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Document publié le Lundi 3 octobre 2022 par la commune de Nandy.
Lien du pdf (PLU - Autres - Projet d’aménagement et de développement durables)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Culture et patrimoine, Transports,
P.L.U. de Nandy - PADD
1
SOMMAIRE
1. LES GRANDES ORIENTATIONS ...........................................................................................2 2. LA PROTECTION D’UN PATRIMOINE DE QUALITE ............................................................3 2.1. LA FORET DE ROUGEAU ET SES DEPENDANCES ....................................................3 2.1.1. le massif forestier et ses lisieres...............................................................................3 2.1.2. le pavillon royal .........................................................................................................3 2.2. UN PATRIMOINE TEMOIN DE L’HISTOIRE ...................................................................5 2.2.1. le patrimoine historique d’exception..........................................................................5 2.2.2. Le patrimoine rural ancestral ....................................................................................6 2.3. LA PROTECTION DES COTEAUX DE SEINE................................................................8 2.3.1. Les richesses écologiques.......................................................................................8 2.3.2. la gestion des zones a risques..................................................................................8 2.3.3. la préservaton de la qualite paysagere.....................................................................9
3. LE DEVELOPPEMENT ET L’URBAIN ..................................................................................10 3.1. LES OBJECTIFS SOCIO DEMOGRAPHIQUES ...........................................................10 3.1.1. la stabilisation démographique ..............................................................................10 3.1.2. le renouvellement de la population .........................................................................10 3.1.3. L'accueil de nouveaux foyers..................................................................................11 3.1.4. le reequilibrage vers l’activité..................................................................................12 3.2. FEDERER LA VILLE ......................................................................................................13 3.2.1. le passage du morceau de ville au quartier ............................................................13 3.2.2. gérer la circulation et qualifier les espaces publics.................................................13 3.2.3. conforter le rôle du centre.......................................................................................14 3.2.4. La restructuration et requalification urbaine............................................................14 3.3. GERER LES ESPACES AU SUD ..................................................................................15 3.3.1. Les espaces paysagers ..........................................................................................15 3.3.2. Le développement urbain .......................................................................................16 3.3.3. Assurer un développement de qualité ....................................................................16
4. OBJECTIFS CONCERNANT LES VOIES ET ESPACES PUBLICS ET LES CIRCULATIONS DOUCES ................................................................................................................................... 17 4.1. LES OBJECTIFS CONCERNANT LES CIRCULATIONS DOUCES ............................. 18 4.2. AFFIRMER LE CARACTERE URBAIN DES VOIES MAJEURES ................................ 19 5. OBJECTIFS DE NATURE A PROTEGER L'ENVIRONNEMENT......................................... 20 5.1. LA GESTION DES EAUX DE RUISSELLEMENT. ........................................................ 20P.L.U. de Nandy - PADD
2
1. LES GRANDES ORIENTATIONS
La commune de NANDY appartient à la ville nouvelle de SENART, en Seine et Marne. Cette ville nouvelle possède encore d’importantes capacités d’urbanisation, tant à usage de logement que pour l’activité et se trouve dans une nouvelle phase de développement.
En
revanche,
le
développement
urbain
de
Nandy,
est
démographiquement relativement réduit, même si les potentiels d’urbanisation restent spatialement étendus.
En outre, située à l’écart des grandes infrastructures de desserte de la ville nouvelle (autoroute A5, voie ferrée …), la commune est couverte en grande proportion de sa superficie par la forêt de Rougeau (54%), accompagnée des coteaux et des rives de la Seine. Ce patrimoine végétal est renforcé par la présence d’un remarquable patrimoine architectural témoin du passé historique royal de cette partie Sud de la ville nouvelle. Nandy dispose d’un espace important pour la détente et le loisir, véritable poumon vert de la ville nouvelle, doublé de remarquables édifices qui, bien que privés pour la plupart, lui font bénéficier d’une image hautement qualitative sur laquelle elle entend s’appuyer pour bâtir son projet de développement urbain. Les principales orientations du projet d’aménagement et de développement durable visent à conforter le patrimoine tant naturel qu’urbain, à fédérer les quartiers autour d’une image Nandéenne et Sénartaise, à répondre aux objectifs démographiques fixés par le schéma directeur, à participer au développement de la ville nouvelle par l’accueil d’activités valorisantes et pour répondre aux besoins nouveaux de ses habitants.P.L.U. de Nandy - PADD
3
2. LA PROTECTION D’UN PATRIMOINE DE QUALITE 2.1. LA FORET DE ROUGEAU ET SES DEPENDANCES 2.1.1. LE MASSIF FORESTIER ET SES LISIERES
La commune est, dans sa très grande part, couverte à l’Ouest et au Sud de son territoire par des boisements. Ces boisements qui originellement couvraient tout ce secteur de l’Ile de France et constituant des chasses royales, témoignent toujours de leur passé historique, même s’ils ont été notablement réduits et nécessiteraient des réaménagements. Le massif de Rougeau est essentiellement composé de la forêt domaniale de Rougeau dont la quasi totalité est localisée sur la commune de Nandy avec de petites extensions sur Savigny le Temple et Saint Pierre du Perray. Toutefois, le massif s’étend largement au-delà de la partie domaniale vers l’Ouest sur le département voisin de l’Essonne et vers le Sud où, par l’intermédiaire des boisements qui accompagnent la boucle de la Seine, il joint les prémices de la forêt de Fontainebleau. Ce boisement a un rôle déterminant tant localement que régionalement du fait de sa qualité forestière certes, son rôle paysager face à l’uniformité des plaines céréalières de la Brie, sa richesse écologique,
mais aussi et surtout par son rôle
ludique du fait de l’ouverture au public et des aménagements très pratiqués qui y ont été mis en place. Les nombreuses qualités de cet espace bénéficient à plusieurs titres de larges protections institutionnelles (site classé, protection aux schémas directeurs, Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique
Faunistique et Floristique inventorié…) que la
commune entend reprendre à son compte. Le Plan Local d’Urbanisme assurera au niveau communal cette protection par le classement des boisements, mais permettra aussi de poursuivre l’aménagement léger du massif pour faciliter la fréquentation du public et son initiation à la richesse de ce
milieu,
ainsi
que
pour
favoriser
des
mises
en
valeur
(création
de
perspectives). En outre, le document veillera à protéger les lisières de ce massif de toute constructibilité.
Enfin
la
commune
sera
particulièrement
vigilante
à
la
conservation
de
la
composition et la structure ordonnancée du massif qui témoignent de son histoire.
2.1.2.
LE PAVILLON ROYAL
En bordure Sud du massif, la commune accueille sur son territoire le magnifique ensemble dit du « Pavillon Royal ». Il est essentiellement composé d’un ensemble parc et constructions du XIXe siècle réalisé sur les traces du parc et du château « Bouret » datant du XVIII
eme
siècle et destiné alors à accueillir les suites royales
lors des chasses pratiquées dans le massif. De ce fait, ses ouvertures et accès principaux font face aux massifs, maintenant l’ensemble à l’écart du bourg et le dissimulant depuis les principaux axes.
Pavillon RoyalP.L.U. de Nandy - PADD
4
Cet ensemble, en partie privé, est composé : -
d’un vaste espace naturel se répartissant entre boisements et prairies, sur les traces
de
l’ancestrale
composition
du
paysagiste
Louis
Sulpice
Varé
(concepteur de l’aménagement du bois de Boulogne),
-
d’un siège d’exploitation agricole composé d’un corps de ferme du XIX
e
siècle,
de hangars, étables … à l’Est du site,
-
des habitations aménagées dans l’ancien pavillon royal, ses dépendances et les anciennes écuries, au Nord, datant tous du milieu du XIX
e
siècle, ainsi que
dans le pavillon Sud édifié au début du XXe siècle sur l’emprise des ruines du château,
-
d’une activité équestre,
-
de quelques petits édifices du type « folies » parsemés dans le parc,
-
le tout ceint d’un mur en moellons calcaires s’effondrant en de nombreux endroits, mais assurant encore la transition paysagère entre cet ensemble cohérent et autocentré et la plaine agricole ou le massif boisé, et de très belles grilles ouvragées.
Cet ensemble a fait l’objet d’une étude menée pour le compte de l’Agence des Espaces Verts de la région d’Ile de France qui a acquis les parties non bâties en vue de la réhabilitation du parc et de son ouverture au public. Pour accompagner cette démarche régionale, la commune assurera par le biais de son document d’urbanisme, une stricte protection de la partie architecturale de cet ensemble. Celle-ci s’attachera à la sauvegarde de la qualité et de la cohérence des parties bâties, mais aussi à leur composition notamment du point de vue de leurs implantations en relation avec la structure du parc (sauvegarde des effets de symétries, de perspectives…), tout en permettant le maintien des occupations existantes. En outre, le PLU veillera à ce que le parc puisse être recomposé dans le cadre d'un effort
de
recomposition
historique
et
valorisante
de
cet
ensemble
tout
en
protégeant strictement les allées de marronniers et de tilleuls bordant le domaine. Enfin, il conviendra de stopper la parcellisation foncière de cette ancienne entité royale.P.L.U. de Nandy - PADD
5
2.2. UN PATRIMOINE TEMOIN DE L’HISTOIRE 2.2.1.
LE PATRIMOINE HISTORIQUE D
’ EXCEPTION
Outre le Pavillon Royal, fortement apparenté au milieu naturel de la forêt de Rougeau, la commune est le siège du château de Nandy (construit par François- Marie de l’Hospital, Duc de Vitry). Ce très bel édifice datant du XVII
e
siècle, bâti à
l’emplacement d’un précédent château, est d’inspiration classique, présentant face à l’allée reliant la forêt de Rougeau, une façade très ordonnancée où alternent la brique et la pierre. Il s’accompagne en façade avant d’une très belle grille majestueuse bordant des douves et d’un parc en partie arrière. Bien que le château soit classé et d’ores et déjà protégé, là encore la commune entend assurer la protection de cet ensemble pour la part qui la concerne : -
la protection de la perspective reliant la forêt à la façade du château mais aussi sa réhabilitation et mise en valeur,
-
les murs d’enceinte,
-
l’intégrité foncière qui fait la valeur de cet ensemble et assure une relation au village ancestral d’une part et à la ville neuve d’autre part,
-
les
bâtiments
annexes
et
dépendances
qui
sont
actuellement,
soit
une
exploitation agricole, soit des bâtiments publics.
Le parc du château doit être conservé. Il doit pouvoir cependant être aménagé pour évoluer avec les édifices auxquels il est étroitement lié.
Château de NandyP.L.U. de Nandy - PADD
6
2.2.2. L
E PATRIMOINE RURAL ANCESTRAL
Ce patrimoine d’exception côtoie un ensemble d’édifices qui, pris individuellement, sont pour la plus grande part considérés comme communs, mais qui entretiennent avec les édifices majeurs, une relation urbaine et qui participent de façon importante à l’image qualitative dont jouit la commune.
2.2.2.1.
La ferme de Nandy Datant du XVIIIeme siècle cette ancienne exploitation agricole assure une part importante de l’image nandéenne du fait de sa localisation en bordure de la route départementale 346 et de sa situation en entrée de village. Edifiés sur un principe de cour fermée par une alternance de bâtiment et de mur, ces anciens bâtiments agricoles étaient tournés vers le centre de la cour qui s’ouvrait vers le village, développant une façade austère vers la plaine et désormais la route départementale. Devant le développement de la ville nouvelle et son corollaire, le recul de l’agriculture, les bâtiments sont
désaffectés puis
reconvertis en zone d’activité artisanale à la fin des années 70. Certaines activités commerciales et artisanales qui se sont installées ont sans doute rencontré des difficultés d’ordre économique. Or, il est certain que la ferme est, du fait de sa qualité potentielle du point de vue architectural et historique et de sa localisation, un atout majeur dans la qualification de cette entrée du centre village, dans l’image patrimoniale de la ville et dans l’articulation prochaine des zones d’extension à développer au Sud. Il convient donc d’y favoriser, plus encore que la stricte protection du bâti qui, force est de le constater, n’a pas permis ces deux dernières décennies d’assurer sa mise en valeur, l’émergence d’un véritable projet de restructuration. Celui-ci pourrait tout en s’appuyant sur ce patrimoine, évoluer dans un rôle de transition entre le village ancien et les extensions futures et s’ouvrant vers l’Ouest. Le jardin et le mur de la ferme faisant face à la RD346 doivent donc particulièrement être valorisés. Par ailleurs, le bâtiment hôtelier dont l’exploitation a cessé depuis plusieurs années doit faire l’objet d’une reconversion vers des logements sociaux de petite taille susceptibles de répondre à une demande spécifique émanant des jeunes, mais également des personnes âgées ou handicapées, qui, confrontées à la difficulté de se déplacer trouveront tout intérêt à loger à cet endroit situé près du centre ville.
2.2.2.2.
L’architecture villageoise rurale Tout au long des deux rues qui forment le village ancestral s’égrènent des constructions
de
facture
XIX
e
siècle,
caractéristiques
du
village
rural
« s’embourgeoisant ». L’ornementation (modénatures, encadrements de baies, soubassements) des façades sur rues, les ferronneries, grilles et portails, les volets persiennes, les lucarnes
enchâssées,
les
« œil
de
bœuf »
…
sont
autant
de
marques
de
l’architecture locale qui doivent être préservées. L’implantation des constructions en alignement, rythmant pignon ou façade selon les rues, intégrant murs de clôture et végétation de cœur d’îlots est tout aussi importante que la préservation de l’architecture dont la qualité n’a de sens que dans son rapport à la forme urbaine.P.L.U. de Nandy - PADD
7
Par ailleurs, certaines bâtisses ou éléments d’architecture du fait de leur originalité ou de leur impact sur le cadre urbain doivent bénéficier d’une protection complémentaire, il s’agit de : -
la maison XIXè en meulières avec têtes en stuc du 46 rue Robert Cousin,
-
la maison et sa clôture située à l’angle de l’avenue du 24 août 1944 et de la rue neuve,
-
le calvaire situé à l’angle de la RD50 et de la RD346,
-
la maison futur siège de la bibliothèque,
-
la porte du champ de tir,
-
le restaurant face à la place de la Libération et son cadran solaire en façade,
-
le puit situé rue de l’Eglise.
2.2.2.3.
Les plantations à caractère urbain La commune de Nandy bénéficie d’une image qualitative liée à l’importance de ces espaces végétalisés. Celle-ci est certes essentiellement attachée à la forêt de Rougeau, mais aussi à une forte présence de plantations urbaines, tant sur le village traditionnel que sur les quartiers récemment développés. Ces plantations les plus anciennes se sont déployées, en accompagnement :
-
des espaces publics sous la forme « d’alignements » d’arbres (le plus souvent des tilleuls) taillés. Les plus significatifs d’entre eux sont celui de l’avenue du 24 août 1944 en ce qu’il accentue l’effet linéaire de la voie et assure la transition entre le village et la plaine ; et celui bordant la rue Robert Cousin car il constitue un élément participant à l'environnement qualitatif du château et annonce l'entrée dans le bourg ancien.
-
des espaces privés, sous la forme d’arbres de haute tige, en port libre, constituant les parcs de grandes demeures (parc du 8 rue de l’Eglise notamment). Ces deux composantes paysagères majeures du paysage et patrimoine rural devront être strictement protégées.P.L.U. de Nandy - PADD
8
2.3. LA PROTECTION DES COTEAUX DE SEINE 2.3.1. L
ES RICHESSES ECOLOGIQUES
L’ensemble des terrains composant les coteaux de la vallée a été répertorié en Zone d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique depuis 1985, plus pour la qualité générale du milieu mésophyle supportant essentiellement des forêts de sol calcaire à humus doux et donc principalement composé de hêtres, chênes, charmes, frênes, que pour un inventaire spécifique d’animaux ou de végétaux. La structure géomorphologique du site ajoutant à son caractère pentu une alternance en affleurement de sol perméable (calcaire fissuré) et imperméables (marne et argiles) génère un milieu sensible aux effets de ruissellement et à l’érosion. Ce milieu nécessite donc une forte protection. Ces dernières années, cependant, des constructions ont été autorisées peut-être malencontreuses : -
ce secteur n'est desservi que par une petite voie traversant la forêt de Rougeau, maintenant ces constructions à l’écart de tout lien avec le reste des noyaux urbains
-
enfin, le secteur ne dispose pas de l’assainissement collectif, alors que l’assainissement autonome est mal aisé du fait de la composition imperméable du sous-sol et de la pente.
L’urbanisation de ce secteur doit donc être stoppée et les boisements qui dissimulent les constructions et maintiennent les sols, strictement protégés.
2.3.2.
LA GESTION DES ZONES A RISQUES
La partie basse des coteaux s’achève directement sur les rives de la Seine. Celles- ci sont essentiellement composées d’une voie longeant le fleuve et desservant côté rive essentiellement, et coté coteau sporadiquement, des constructions de facture architecturale les plus diverses représentatives des modes de construire et d’habiter du XXe siècle. Or, la partie située entre la voie et la rive est inondable et susceptible de supporter des cotes d’inondation dépassant 1 à 2 mètres. Le Plan de Prévention des Risques d’Inondation récemment approuvé impose l’inconstructiblité de ce secteur. En tout état de cause, la commune entend interdire le développement de ce secteur, tout en préservant pour les nombreuses constructions qui y ont été légalement autorisées pendant presque un siècle, les possibilités d’évoluer si tant est, bien évidemment, que cela puisse se faire en toute sécurité. Cette inconstructibilité ne concerne plus que : -
une confirmation de l’impossibilité d’étendre le droit à construire le long de la voie,
-
quelques terrains enclavés entre des parcelles déjà construites.
L’un d'entre eux, occupé par une belle prairie de fauche présente : -
un potentiel écologique certain,
-
une belle ouverture paysagère sur le fleuve et le coteau Sud,
-
une superficie importante.
Toutes occupations de nature à détruire ces éléments qualitatifs doivent être interdites et il conviendra de rechercher une mise en valeur écologique du site éventuellement accompagnée de quelques aménagements succincts permettant l'approche de la rive. Plus à l'Ouest un verger marque la fin de l'urbanisation, avant la lisière de la forêt. La grande
qualité
de
cet
espace
conduit
à
appuyer
sa
protection
et
sa
conservation.P.L.U. de Nandy - PADD
9
2.3.3.
LA PRESERVATON DE LA QUALITE PAYSAGERE
L’ensemble du secteur compris entre le haut des coteaux et les rives est inclut à l’intérieur du site classé dénommé « boucles de la Seine », et ceci depuis décembre 1994. Cette protection n’induit pas par elle-même l’inconstructibilité des terrains. Toutefois, entre les coteaux qu’il convient de préserver et sur lesquels la commune entend interdire toute extension de l’urbanisation et la rive où là encore toute nouvelle urbanisation est proscrite, la commune estime inopportun de permettre la construction de quelques constructions supplémentaires à flanc de coteaux, pour : -
préserver la qualité environnementale et paysagère de ce secteur de Nandy,
-
réduire
les
risques
de
pollutions
sur
des
terrains
non
desservis
par
l’assainissement et sur lesquels les caractéristiques géomorphologiques ne sont pas favorables à l’assainissement autonome.P.L.U. de Nandy - PADD
10
3. LE DEVELOPPEMENT ET L’URBAIN 3.1. LES OBJECTIFS SOCIO DEMOGRAPHIQUES 3.1.1.
LA STABILISATION DEMOGRAPHIQUE
Alors qu’au 3/4 du XXe siècle Nandy ne compte que 350 habitants, en 2001, les Nandéens sont au nombre de 6348. Cet essor est lié à l’incorporation du village à la ville nouvelle de Sénart dont l’objet est de regrouper l’accueil de population sur des villes où sont concentrés les équipements plutôt que de favoriser une dissémination sur des villages aux structures insuffisantes pour absorber la croissance francilienne. Cette croissance
s’est opérée
principalement entre 1975 et
1990 avec les
importants programmes d'urbanisation ; entre 1982 et 1990, la population a été multipliée par 3,5, passant de 1541 à 5428 personnes. Mais depuis 1990, la croissance démographique se ralentit et le taux de croissance annuel chute, passant de presque 25% en 1982 à 1,4% en 1999, du fait du remplissage des zones d'urbanisation.
3.1.2.
LE RENOUVELLEMENT DE LA POPULATION
Ce
tassement
de
la
croissance
démographique
s’accompagne
de
plusieurs
phénomènes dont les plus importants sont le vieillissement de la population et corrélativement la baisse du taux de cohabitation. Même si les moins de 40 ans représentent encore en 1999, 80% de la population et les moins de 20 ans 44%, la population communale globalement jeune est cependant marquée par une tendance à une réduction des moins de 40 ans et une augmentation des plus de 40 ans, notablement des 40 à 60 ans. En effet la stabilisation
de
la
population
corrélative
à
une
forte
proportion
d’occupants
propriétaires de leur logement (+ 60%) induit le maintien sur place des fondateurs des foyers qui vieillissent. Tous ces nouveaux arrivants qui ont emménagé entre 20 et 40 ans, avec de jeunes enfants, vont vieillir ensemble et le phénomène risque de perdurer jusqu’au renouvellement progressif des responsables du foyer.
0
500
1000
1500
2000
2500
3000
- de 20 ans
de 20 à 40 ans de 40 à 60 ans
+ de 60 ans
1999199019821975
évolution démographique
0
2000 4000 6000 8000
-5,0 0,0 5,0 10,0 15,0 20,0 25,0 30,0
Nbre d'Hab
397
326
1541
5428
6156
6348
Tx crois annuelle
-0,4
-2,8
24,8
17,0
1,4
1,5
1968
1975
1982
1990
1999
2001P.L.U. de Nandy - PADD
11
Ce phénomène s’accompagne inévitablement d’une proportion des jeunes enfants en baisse constante quand celle des adolescents augmente. Puis, avec le départ des jeunes adultes, la baisse progressive du taux de cohabitation (nombre de personnes par foyers) est inéluctable.
Ce taux qui reste élevé du fait de l'implantation encore relativement récente des ménages, devrait continuer à notablement diminuer dans les années à venir pour passer à 3,2 au terme du PLU. Par le simple phénomène de desserrement des ménages la commune devrait donc perdre environ 370 personnes, soit l'équivalent d'une bonne centaine de foyers.
3.1.3. L'
ACCUEIL DE NOUVEAUX FOYERS
Le schéma directeur local de Sénart prévoit une population de 6 500 habitants pour 2015. Compte tenu du fléchissement du taux de cohabitation évoqué ci-dessus, seul l'accueil d'au moins une centaine de nouveaux foyers permettra de palier la perte de population à l'horizon 2015 et de tendre vers les objectifs du schéma directeur. Le tissu urbain étant composé pour l'essentiel d'habitat individuel (75%) de surcroît très récent (92% datent d'après 1975), le renouvellement urbain sera quasiment nul (hormis quelques logements en réhabilitation de l’hôtel désaffecté) au cours des prochaines années, qui devrait s’amorcer ensuite avec le renouvellement de population permettant ainsi de satisfaire les objectifs du schéma directeur. Les
seules
possibilités
d'évolution
résident
dans
la
création
de
nouveaux
logements,
sur
les
seuls
espaces
qui
restent
urbanisables
sur
le
territoire
communal, au Sud de la RD 346.
taux de co-habitation
0
2000 4000 6000 8000
0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0 3,5 4,0
nbre foyer
123
495
1485
1808
pers en foyer
318
1541
5428
6156
pers/foyer
2,6
3,1
3,7
3,4
1975
1982
1990
1999
0
1000 2000 3000 4000 5000 6000 7000
-5,0 0,0 5,0 10,0 15,0 20,0 25,0 30,0
Nbre d'Hab
326
1541
5428
6156
6400
6500
taux de croissance annuelle
24,8
17,0
1,4
0,5
0,2
1975
1982
1990
1999
2007
2015
é v o lu t io n
d e s
p o p u la t io n s
s c o la r is a b le s
0
1 0 0 2 0 0 3 0 0 4 0 0 5 0 0 6 0 0 7 0 0 8 0 0
0
à
4
a n s
d e
5
à
9
a n s
d e
1 0
à
1 4
a n s
+
d e
1 5
à
1 9
a n s
1 9 7 5 1 9 8 2 1 9 9 0 1 9 9 9P.L.U. de Nandy - PADD
12
3.1.4.
LE REEQUILIBRAGE VERS L
’ ACTIVITE
Même si l’activité et l’emploi sur Nandy ne peuvent se comprendre au niveau de la ville, mais doivent au minimum s’estimer à l’échelle de Sénart, voire du Sud bassin parisien, force est de constater que Nandy n’a supporté à ce jour qu’une urbanisation à usage de logements. La mixité de la ville l’oblige à désormais favoriser l’accueil d’entreprises. Toutefois cet accueil doit se positionner dans le cadre de Sénart, entre les pôles commerciaux de
Boisénart à l’Est et
du Carré
Sénart au
Nord-Ouest, sur
notamment les pôles logistiques qui longent les grandes infrastructures routières (A5 et la francilienne). Dans ce contexte, la vocation économique de la commune est donc d’accueillir des sociétés en recherche d’amples espaces fortement paysagers, faciles d’accès bien que légèrement à l’écart des grands axes. Dans le cadre du schéma directeur de Sénart, tel qu’il est opposable à la date d’approbation du PLU, une partition des espaces réservés aux activités et celles destinées à l’habitat et aux équipements collectifs conduit à reproduire une division spatiale entre l’activité et les vocations urbaines mixtes. Cependant l’objectif communal est d’œuvrer pour une plus grande mixité urbaine. Aussi dès que le schéma directeur le permettra, l’accueil d’activités devra donc accompagner les logements sur les espaces devant recevoir l’extension urbaine au sud
de
la
RD346,
à
partir
d’aménagements
permettant
une
urbanisation
progressive, fortement structurée et paysagère, en liaison directe avec la forêt de Rougeau et les grands espaces récréatifs de Sénart. En outre, il conviendra de saisir l’opportunité que constitue la création de nouveaux quartiers associant habitat et activité pour accueillir des équipements collectifs ou d’intérêt général (maison de retraite, foyers d’handicapés…) en appui de site fortement paysager (pavillon royal, forêt de Rougeau…).P.L.U. de Nandy - PADD
13
3.2. FEDERER LA VILLE 3.2.1.
LE PASSAGE DU MORCEAU DE VILLE AU QUARTIER
La ville nouvelle s’est construite par opérations successives, parfois concomitantes, confiées à des opérateurs (publics ou privés) qui ont produit de l’habitat visant à satisfaire leur créneau de clientèle. Ces opérations, conçues par des architectes ou des urbanistes différents, sont le plus souvent très dissemblables les unes des autres, rassemblées autour de l’unique fil conducteur que constitue la Zone d’Aménagement Concerté et son Plan d’Aménagement de Zone d'alors. Aujourd’hui la ville de Nandy se compose donc d’une multitude d’ensembles bâtis, reliés par un réseau de voiries primaires essentiellement composées d’un axe Nord/Sud entre le village et Savigny le Temple et d’un axe Est/Ouest, l’avenue Olof Palme, et fonctionnant autour des équipements publics (scolaires principalement). Toutes ces opérations présentent les caractéristiques communes suivantes : -
une facture architecturale très homogène et propre à chacune,
-
une seule fonction urbaine, l’habitat, et le plus souvent, un seul type d’habitat ou une seule gamme de produits (accession aidée, pour les unes, accession libre pour d’autres, location pour d’autres …),
-
une organisation autocentrée et ne se desservant sur la voirie primaire que par un nombre réduit d’intersections,
-
une distribution interne essentiellement composée de voies en impasse ou en boucle,
-
de
nombreux
sentiers
piétons
et
espaces
verts
le
plus
souvent
assez
confidentiels, du fait de leur localisation en cœur d’opération, voire pour certains totalement désaffectés.
Ce mode de production de la ville est aujourd’hui achevé et il convient donc de désormais fédérer toutes ces opérations pour constituer la ville. Chaque opération devra pouvoir évoluer progressivement vers : -
une vie de quartier,
-
une mixité de fonctions,
-
une diversité des modes d’habitat, si possible à l’intérieur même des opérations
-
une transformation architecturale de nature à satisfaire les nouveaux besoins des foyers,
-
une qualification des espaces collectifs mieux affirmée.
3.2.2.
GERER LA CIRCULATION ET QUALIFIER LES ESPACES PUBLICS
Le maintien de la qualité de vie dans les quartiers passe par un entretien des constructions et des espaces collectifs. Or il est certain que des espaces collectifs de qualité dynamisent l’entretien des édifices, et que, à contrario, des espaces collectifs désaffectés conduisent à des dérives se traduisant par un usage inadéquat des espaces communs et un désintérêt de l’image de sa propriété.
3.2.2.1.
Qualifier les espaces publics Les quartiers nouveaux ont, pour la plus grande part, été conçus autour ou avec des espaces dits « verts ». Les plantations y ont essentiellement été créées :
1-
Autour des ouvrages de rétention d’eau, créant alors de véritables espaces de détente ; le plus significatif est celui du Balory par sa surface, sa localisation en prolongement de la forêt de Rougeau et par la colonisation végétale dont il est le support.
Il conviendra de répartir l’action publique entre la protection des étendues qui le
méritent
(partie
Ouest)
et
l’aménagement
urbain
pour
les
espaces
susceptibles de jouer un rôle majeur de l’urbanité (partie Est). 2-
En
bordure
des
voies
principales,
par
la
plantation
de
merlons,
supportant
le
plus
souvent
une
végétation
disparate
en
majorité
arbustive.
Il conviendra par la recherche d’un vocabulaire et d’une architecture végétale de renforcer le caractère urbain et surtout homogène de ces espaces qui supportent les principales « entrées de la ville ». 3-
Les plantations urbaines qui se développent sur de vastes espaces publics,
en
esplanades
centrales
ou
latérales
ainsi
qu’en
accompagnement des contre-allées participent beaucoup à la qualité urbaine de quartiers.
Elles devront faire l’objet d’une protection. 4-
Enfin à l’intérieur de nombreuses opérations, de petits espaces plus ou moins confinés en cœur d’urbanisation reçoivent quelques plantations accompagnant un usage public de quartier.
Ces espaces qui constituent un potentiel pour le développement de la vie de quartier devront pouvoir être restructurés ou aménagés pour favoriser la rencontre et la détente des petits ou des grands.P.L.U. de Nandy - PADD
14
3.2.3.
CONFORTER LE ROLE DU CENTRE
En terme quantitatif, le paysage urbain est marqué par les constructions récentes de ces deux dernières décennies.
En effet, les constructions antérieures
à
1949
ne
représentent que 6% du parc.
Pourtant,
elles
participent indéniablement à
l’image
qualitative
de
NANDY.
Le bourg ancien se situe en limite Sud de l’agglomération. Il possède un caractère rural homogène et préservé concrétisé par un habitat traditionnel dense. Son image de centralité est renforcée par la présence de commerces de proximité, de la mairie, de l’église et du château... La forte protection architecturale imposée par le périmètre de protection du château et la valorisation foncière de ce patrimoine ont conduit à une réhabilitation des édifices du centre ancien. Au-delà de la protection imposée par la servitude du monument, la commune entend préserver non seulement la qualité et la diversité du caractère local essentiellement issu de la facture architecturale du XIX
ème
siècle,
mais aussi la disparité en forme et taille du parcellaire et les implantations des constructions particulières à certaines rues (comme les pignons en front de rue reliés par les hauts murs de clôture). Enfin, le centre ancien doit être un lieu fréquenté par tous les habitants. La commune
y
a
d’ores
et
déjà
entamé
une
procédure
de
déploiement
des
équipements publics communaux (contrat régional en cours) et le document d’urbanisme devra favoriser l’implantation de commerces. Nandy étant très proche de grands centres commerciaux qui captent l’achat de masse, seul le commerce et surtout le service de proximité peuvent constituer une alternative qu’il conviendra de favoriser.
3.2.4. L
A RESTRUCTURATION ET REQUALIFICATION URBAINE
Au sein de la ville nouvelle de Sénart, Nandy est une ville qui s'est faite en une vingtaine d'années. Si certains quartiers vivent et se transforment dans la qualité d'architecture, des espaces publics et des relations de voisinage, d'autres se révèlent présenter de grandes difficultés qui vont croissantes avec la dégradation de l'environnement. La commune a donc adhéré au contrat de ville sénartais et réaffirme les principes suivants dans le cadre du PLU : -
Donner aux bâtiments et aux espaces publics les possibilités réglementaires d'évoluer afin de leur permettre de s'adapter aux nouveaux besoins qui se font jour progressivement.
-
Restructurer et sécuriser les espaces publics de proximité en les faisant évoluer avec les besoins des habitants, ainsi que les espaces destinés aux stationnements.
-
Adapter les circuits de transport en commun en fonction de l'évaluation des besoins et notamment des tranches d'âge de la population.
-
Requalifier le centre commercial de quartier, au Nord de la ville, notamment par le traitement des espaces collectifs extérieurs et intérieurs renforçant la convivialité et la qualité paysagère.
époque des logements
6%
2%
24%
49%
19%
avant 1949 entre 49 et 74 entre 74 et 81 de 82 à 90 après 90P.L.U. de Nandy - PADD
15
3.3. GERER LES ESPACES AU SUD
La commune est actuellement composée de trois grands types d’espaces : -
la partie urbanisée qui couvre le centre ancien et les importantes extensions récentes que la commune ne peut plus développer spatialement,
-
la forêt et ses dépendances, le Pavillon Royal et l’urbanisation des coteaux objet d’une stricte protection,
-
les
terres
agricoles,
essentiellement
au
Sud
du
bourg,
seuls
espaces
susceptibles de connaître une évolution, le schéma directeur de Sénart les destinant, soit à l’urbanisation, soit à la création d’espaces paysagers.
3.3.1. L
ES ESPACES PAYSAGERS
Ces espaces sont localisés par le schéma directeur à la pointe Sud de la commune, en appui de la forêt et sur la parcelle à l’angle de la rue du 24 août 1944 et de la RD 346. La commune est d’ores et déjà particulièrement pourvue en aires de loisir et de détente, tant à l’échelle intercommunale par la forêt de Rougeau qu’à l’intérieur de l’urbanisation par les nombreux parcs urbains. La commune n’a donc pas un besoin à satisfaire spécifiquement sur ces espaces. L’entrée de bourg Est La commune tient à ce que le terrain qui longe la rue du 24 août 1944 conserve le plus longtemps possible son affectation agricole dans la mesure où l’absence de toute construction, mais aussi de toute plantation, met en valeur : -
la frange urbaine soulignée par l’alignement de tilleuls qui prend toute sa force en regard de la plaine,
-
les magnifiques parcs boisés du château et dans une moindre mesure de la demeure bourgeoise de la rue du 24 août 1944, qui abritera la future bibliothèque (courant 2003).
Il conviendra donc surtout d’éviter à cet endroit la création d’un nouveau merlon planté qui dissimulerait la ville. Ces espaces constituent néanmoins une réserve pour la réalisation d’équipements publics de sport ou de détente essentiellement de plein air.
La pointe Sud La pointe la plus au Sud du territoire communal longe le site de la Croix Fontaine, lui-même prolongement du parc du Pavillon Royal. A ce titre, il reçoit par le schéma directeur une vocation d’espace paysager constituant un espace tampon entre ces lieux de prestige et l’urbanisation à venir. Ces territoires à l’opposé des parties urbanisées ne peuvent recevoir de vocation à l’échelle communale. Ces terrains ne peuvent donc être rattachés qu’à deux vocations : 1-
une mise en valeur paysagère conduite par une collectivité supra communale, dans le but d’accompagner les sites historiques de la Croix Fontaine, et du Pavillon Royal, et assurer une continuité des espaces naturels vers le Sud.
2-
la création d’espaces récréatifs destinés aux usagers des urbanisations qui devraient se développer à terme entre la RD 346 et le Sud du territoire communal.
En tout état de cause, ces espaces ne sont pas voués à un aménagement à court terme et la commune s’attachera à simplement veiller au maintien de leur caractère naturel.P.L.U. de Nandy - PADD
16
3.3.2. L
E DEVELOPPEMENT URBAIN
A la date d’approbation du PLU, le schéma directeur de Sénart est en cours de procédure de modification. Cette modification a notamment pour objet de revoir les dispositions spatiales concernant la répartition entre activités et vocations urbaines générales. Les orientations d’aménagement et de développement durable se situent donc à la fois en respect du schéma directeur opposable mais aussi en projection des futures dispositions. Les espaces de développement urbain devront intégrer :
•
Le développement de l’activité
Le schéma directeur de Sénart prévoit une capacité d’accueil de 1138 emplois sur la commune à l’horizon 2015, à raison d’entre 30 à 50 emplois à l'hectare. Le document intercommunal actuellement opposable fait apparaître, au sein des zones à urbaniser, comme existant à usage d’activité, environ 19 hectares situés en limite Sud de la RD 346. A l’heure actuelle, il n’existe encore aucune activité économique implantée sur cet espace. Seul un équipement occupe une parcelle au milieu de la zone dite urbanisée. Cette zone dispose toutefois d’une amorce de réseau d’assainissement. A terme, cet accueil d’activité devra être favorisé à l’intérieur des zones à vocation générale qui devraient s’étendre sur tout le secteur sud de la RD 346. En tout état de cause, la commune située à l’écart des grandes dessertes ferroviaires ou routières, aura principalement vocation à accueillir des activités du secteur tertiaire lié aux services (centre médical, équipements collectifs de service ou d'hébergement, bureaux…) et du secteur secondaire compatible avec une mixité urbaine.
•
L'accueil de l'habitat
Une partie de la zone d'urbanisation prévue au schéma directeur doit pourvoir à la centaine de constructions d'habitation nécessaire au maintien démographique Nandéen.
Par cette extension au Sud la commune souhaite : -
Offrir aux Nandéens un habitat pavillonnaire de qualité, en liaison avec le centre ancien d'une part et avec les espaces verts et récréatifs de la forêt et des bords de Seine d'autre part,
-
Utiliser la capacité d'accueil résiduelle du groupe scolaire du Balory,
-
Répondre à l'objectif du schéma directeur local de Sénart, visant une population de 6500 habitants à Nandy, à l'horizon de 2015.
Cet accueil d’habitat devra s’effectuer sur les réserves d’urbanisation, au sud de la RD 346. Dans la mesure où ces espaces sont largement excédentaires au regard des
objectifs
démographiques,
leur
urbanisation
devra
s’accompagner
d’une
grande diversité d’usage et il conviendra de ne les aménager que progressivement au fur et à mesure des besoins.
•
Les espaces de détente et de loisir
En complément de la zone paysagère localisée entre le parc du Château et la RD 346, un espace paysager devra être ménagé au Sud de cette voie de façon à assurer
une
entrée
qualitative
et
à
dominante
végétale,
de
l'agglomération
nandéenne.
3.3.3. A
SSURER UN DEVELOPPEMENT DE QUALITE
L'ensemble du secteur au Sud de la commune, destiné à recevoir essentiellement des aménagements soit de type urbanisation, soit de type paysager est un site présentant une grande sensibilité du fait : -
de sa situation en prolongement de la forêt de Rougeau,
-
de la proximité immédiate d'éléments notoires du patrimoine (Pavillon Royal, site de la Croix Fontaine),
-
de sa position en surplomb de la vallée de la Seine,
-
de
son
étendue
intercommunale
nécessitant
une
cohérence
dans
l'aménagement.
Des études sont en cours visant à mesurer l'opportunité de classement en site inscrit de tout ou partie des terrains. La commune est favorable à cette protection dans la mesure où elle permettrait d'assurer en intercommunalité avec Savigny le Temple et Cesson, la qualité et la cohérence
de
l'aménagement
et
des
valorisations
de
l'ensemble
sans
compromettre les possibilités d'urbanisation.P.L.U. de Nandy - PADD
17
4. OBJECTIFS CONCERNANT LES VOIES ET ESPACES PUBLICS ET LES CIRCULATIONS DOUCESP.L.U. de Nandy - PADD
18
4.1. LES OBJECTIFS CONCERNANT LES CIRCULATIONS DOUCES
La commune souhaite développer les circulations douces qui permettent les échanges interquartiers et à l’inverse supprimer ceux non utilisés sauf de façon marginale voire d’électuelle. Dans ce cadre, les actions suivantes pourraient être priviliégiées : -Aménager sur la rive Ouest de la rue de l'Etang une circulation cycle distincte de la circulation piétonne, en raccordement de la circulation qui sera réalisée sur l'axe structurant de la zone à urbaniser au Sud. -Prolonger cette liaison pour permettre d'une part l'accès en toute sécurité au groupe scolaire du Balory et d'autre part de gagner le centre bourg. -Déclasser et céder aux riverains de l'étroit passage piéton, comme celui parallèle au Nord, à la promenade du ru de Nandy. -Réintégrer dans l’espace public des extensions de jardin ayant entamé l’emprise des espaces collectifs.P.L.U. de Nandy - PADD
19
4.2. AFFIRMER LE CARACTERE URBAIN DES VOIES MAJEURES
La commune est traversée par trois voies de desserte majeure qui assurent un trafic de transit : l’avenue Olof Palme, la RD 50 et la RD 346. L’avenue Olof Palme constitue un axe majeur à l'échelle intercommunale reliant la RD 50 au centre commercial Boissénart et distribue de nombreux quartiers d'habitat de Nandy et de Savigny le Temple. Conçue
dans
les
années
70 comme
un
axe
de
transit
circulant,
elle
doit
progressivement affirmer son caractère urbain. Des aménagements sécuritaires ont déjà été réalisés aux principaux carrefours avec les voiries principales de desserte de quartiers. Une qualification paysagère et la réalisation d'espaces de circulations douces (cycles et piétons) vont prochainement être mises en œuvre cette diversification des usages étant un nouveau pas vers son urbanité. Cette tendance devra se poursuivre progressivement dans les années à venir et en intercommunalité de façon à lui maintenir son harmonie et son homogénéité et en conservant des aménagements
connexes
assurant
l'isolation
acoustique
et
paysagère
des
riverains. La RD 50 borde l’agglomération et constitue du fait de son important trafic et de sa configuration 2x2 voies avec un très large terre plein central, une barrière entre la ville et la forêt de Rougeau. Des aménagements sont souhaitables pour d’une part donner à cette voie un caractère plus urbain, et pour surtout en permettre la traversée en toute sécurité. Deux points notamment doivent être traités : le premier en prolongement des circulations douces de l’avenue Olof Palme, le second en prolongement des équipements sportifs au nord. La RD 346 sera à terme une voie qui traversera le tissu urbain. Les aménagements devront
veiller
à
intégrer
des
circulations
douces,
piétons
et
cycles
en
accompagnement des dispositions propres à assurer la qualité de l’entrée de ville décrites au chapitre 4.2.P.L.U. de Nandy - PADD
20
5. OBJECTIFS DE NATURE A PROTEGER L'ENVIRONNEMENT 5.1. LA GESTION DES EAUX DE RUISSELLEMENT.
La gestion de l'eau pluviale doit être assurée pour éviter une surcharge ponctuelle des réseaux, et surtout l'émissaire naturel en cas de pluie forte et soudaine. En outre, les mesures devront être prises pour éviter les pollutions de ce milieu naturel. Pour cela, il conviendra de veiller au respect à :
Pourvoir d'un réseau de collecte des eaux de ruissellement :
-
Les aires de
stationnement de plus de
5 emplacements de véhicules
automobiles.
-
Les voiries recevant une circulation automobile.
-
Les constructions de plus de 20 m² d'emprise au sol.
-
Les surfaces imperméabilisées du sol de plus de 200 m².
Diriger les eaux collectées :
-
soit dans le réseau collectif,
-
soit dans un dispositif d'infiltration, sur le terrain propre à l'opération, conçu pour être inspecté facilement et accessible par véhicule à condition que la nature du sol et du sous-sol le permette,
-
soit dans un émissaire naturel.
Ceci, avec un débit régularisé compatible avec les caractéristiques de l'émissaire.
D’épurer
les
eaux
collectées
qui
proviennent
soit
d'une
aire
de
stationnement de véhicules, soit de voiries automobiles. En
outre,
les
constructions
nouvelles
d'habitation
individuelle
pourront
avantageusement être accompagnées d'un réservoir enterré d'au moins 1 m
3, dont
un trop plein sera raccordé au réseau collecté. Ce réservoir, s'il est muni d'une pompe, permettra l'utilisation des eaux de pluie, à des fins ni alimentaires, ni sanitaires.