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PLU - Annexes - charte vivarais
Document publié le Lundi 20 mars 2023 par la commune de Baix.
Lien du pdf (PLU - Annexes - charte vivarais)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Environnement, Culture et patrimoine,
G U I D E D E R E C O M M A N D A T I O N S de la Charte d’architecture, d’urbanisme et des paysages
du Pays d’art et d’histoire
L I V R E T D E P R É S E N T A T I O N
Aménager, réhabiliter et construire en Vivarais méridional
6.4Commanditaire :
Syndicat mixte du Vivarais méridional – Pays d’art et d’histoire du Vivarais méridional Adresse : 32 boulevard Stalingrad, 07400 LE TEIL
Courrier : SMVM, Mairie BP 51, 07402 LE TEIL
04 75 91 45 09 / contact@vivaraismeridional.fr / www.vivaraismeridional.fr
Élaboration de la Charte d’architecture, d’urbanisme et des paysages : Atelier VO - Paysage et Urbanisme - Lyon (69)
Agence Archipat - Architectes du Patrimoine - Lyon (69)
ADP Dubois - Paysage et Urbanisme - Alby-sur-Cheran (74)
Réalisation du guide « Aménager, réhabiliter, construire en Vivarais méridional » : Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement de l’Ardèche
2 bis Avenue de l’Europe Unie BP 07101 Privas Cedex
04 75 64 36 04 / caue-07@wanadoo.fr / www.caue07.fr
I N F O S
1UNE CHARTE, POUR QUI POUR QUOI ?
É D I T O D U P R É S I D E N T
Conscient de la richesse des paysages et de
l’architecture du territoire du Pays d’art et
d’histoire du Vivarais méridional, j’ai souhaité
que l’on porte une véritable attention à leur
évolution.
En effet, quel sens donner à la préservation
des édifices et des sites qui nous ont été
transmis depuis des siècles, si l’on ne prend
pas garde à la qualité de leur environnement,
s’ils sont amenés à disparaître bientôt dans
un développement urbain parfois anarchique ?
Quels paysages souhaitons-nous léguer
aux générations futures ? Quel visage vou -
lons-nous pour notre territoire dans les an-
nées à venir ?
La qualité des paysages de l’Ardèche du
sud, appréciée par tous, est un atout consi-
dérable pour la vie quotidienne des ha-
bitants et pour l’attractivité du territoire,
auprès des touristes comme des nouveaux
venus. Les formes urbaines dont on a hérité
(villages perchés, villes des bords du Rhô-
ne, bastide royale…) sont constitutifs de
notre image. Les différents styles architec -
turaux qui s’y intègrent reflètent la richesse
de notre histoire.
Pourtant, il est essentiel que ce territoire
reste vivant. Qu’il continue à accueillir de
nouveaux habitants, qu’il ne se complaise
pas dans un rôle de carte postale. Mais
comment faire en sorte que les projets éco-
nomiques et le développement urbain ne
le défigurent pas ? Comment conjuguer le
présent et le futur avec notre héritage ?
Les équilibres sont fragiles ; les mutations
des modes de vie et les changements qui
en découlent sont rapides. Leur impact sur
la consommation d’espace et sur la qualité
des architectures n’est pas négligeable. Les
centres anciens et la qualité du bâti sont
parfois les grands perdants de ces évolutions.
C’est à travers ces questions et ces constats
que le Pays d’art et d’histoire a décidé de
s’engager dans une démarche de charte
d’architecture, d’urbanisme et de paysages.
Parce qu’il ne s’agit pas de refuser les chan-
gements, mais de les accompagner et les
anticiper.
La Charte n’est pas un document réglemen-
taire. Elle a valeur d’exemple et d’incitation.
Elle est le fruit d’une minutieuse observa-
tion de notre territoire et de ce qui en fait
sa valeur.
Elle doit nous inciter à un urbanisme cohérent
et réfléchi, nous permettre de produire des
aménagements de qualité, qui limitent les
impacts paysagers, respectent et mettent
en valeur les composantes emblématiques
de notre territoire.
La charte est avant tout un outil pour penser
le territoire de demain, fier de son passé et
confiant en son avenir.
Paul SAVATIER
Président du Pays d’art et d’histoire
2Rendez-vous en Pays d’art et d’histoire du Vivarais méridional...
Délivré par le Ministère de la Culture, le label Pays d’art et d’histoire est la reconnaissance d’un patrimoine exceptionnel et de la volonté des collectivités de le valoriser. Il invite le public à porter une plus grande attention à la qualité des sites ;
Unique en Ardèche, le Pays d’art et d’histoire du Vivarais méridional, labellisé en 2011, fait partie d’un réseau de 190 villes et pays d’art et d’histoire dont 20 sont situés en Auvergne- Rhône-Alpes.
Le Pays d’art et d’histoire en quelques chiffres :
une structure porteuse : le Syndicat mixte du Vivarais méridional (SMVM)
3 communautés de communes : Berg et Coiron, Ardèche Rhône Coiron,
Du Rhône Aux Gorges de l’Ardèche
37 communes et plus de 50000 habitants
Plus de 80 éléments protégés au titre des Monuments historiques
Un engagement en quatre missions clés :
Mieux connaître et valoriser les patrimoines sur l’ensemble du territoire
Promouvoir la qualité architecturale, urbaine et paysagère pour préserver le cadre de vie
Sensibiliser l’ensemble de la population, et notamment les plus jeunes, à ce patrimoine, à l’architecture et au paysage
Favoriser un tourisme patrimonial et culturel de qualité
P R É S E N T A T I O N
D U P A Y S D ’ A R T E T D ’ H I S T O I R E
ILLUSTRATION
3La vallée du Rhône
Le ruban collinéen et la plaine de Saint-Lager
Le plateau du Coiron
Le bassin d’Alba à Lussas
La montagne de Berg et le plateau du Laoul
Les gorges de l’Ardèche
CARTE DES UNITÉS PAYSAGÈRES
L E V I V A R A I S M É R I D I O N A L ,
U N T E R R I T O I R E ,
S I X U N I T É S P A Y S A G È R E S
Formant le tiers Sud-Est du département, le Vivarais méridional couvre un ensemble de basses collines calcaires et marneuses surplombé par un plateau volcanique. Du fait de cette géogra- phie et de la géologie complexe, le Pays d’art et d’histoire du Vivarais méridional est riche d’une grande diversité de paysages agricoles et naturels mais aussi de formes villageoises anciennes et de patrimoines bâtis aux typologies et matériaux de construction contrastés. Six grands ensembles territoriaux partageant les mêmes caractéristiques et présentant de ce fait une certaine unité, peuvent ainsi être distingués : ce sont les unités paysagères.
41 . L A V A L L É E D U R H Ô N E
2 . L E R U B A N C O L L I N É E N
Communes
Baix, Bourg-Saint-Andéol, Cruas,
Le Teil, Meysse, Rochemaure,
Saint-Just-d’Ardèche, Saint-Marcel-
d’Ardèche, Saint-Montan, Viviers
Communes
Saint-Lager-Bressac
Saint-Martin-sur-Lavezon
Saint-Symphorien-sous-Chomerac
Saint-Thomé
Saint-Vincent-de-Barrès
Les éléments identitaires
de la vallée du Rhône
Le Rhône, ses lônes et ses îles,
les quais, les ports
Les coteaux calcaires
Les bourgs castraux
La plaine agricole, les terrasses
alluviales viticoles
Les alignements de platanes
qui structurent le paysage dans
les centres bourgs et le long des routes
Cimenteries, centrale, gravières, carrières
expression de l’activité industrielle passée
ou présente, associée à la vallée
Les éléments identitaires
du ruban collinéen
Le relief vallonné
Les villages médiévaux perchés
(ex. Saint-Vincent-de-Barrès)
Les ouvertures visuelles sur le paysage
environnant avec de grandes profondeurs
de champs
53 . L E P L A T E A U D U C O I R O N
4 . L E B A S S I N D ’ A L B A À L U S S A S
Communes
Berzème
Darbres
Saint-Bauzile
Saint-Gineys-en-Coiron
Saint-Pierre-la-Roche
Communes
Alba-la-Romaine, Aubignas, Lussas
Mirabel, Saint-Germain
Saint-Jean-le-Centenier
Saint-Laurent-sous-Coiron
Sceautres, Saint-Pons, Valvignères
Villeneuve-de-Berg
Les éléments identitaires
du plateau du Coiron
Le relief légèrement ondulé
Le paysage agricole marqué par un bocage
de haies et un bocage lithique de murets en
pierres basaltiques
La grande ouverture visuelle liée au relief
et à l’occupation agricole
Les villages compacts, avec un bâti rural
de faible hauteur
Les éléments identitaires
du bassin d’Alba à Lussas
Paysage agraire de polyculture dominé
par la vigne en plaine
L’aspect «jardiné» du paysage, la relation
villa / vigne, modèle gallo-romain
Villages liés à des figures volcaniques
remarquables : Mirabel, Sceautres
La couronne de la corniche basaltique
du Coiron
Le chemin de fer et ses ouvrages d’art
65 . L A M O N T A G N E D E B E R G
E T L E P L A T E A U D U L A O U L
6 . L E S G O R G E S D E L ’ A R D È C H E
Communes
Gras
Larnas
Saint-Andéol-de-Berg
Saint-Maurice-d’Ibie
Communes
Bidon
Saint-Martin-d’Ardèche
Les éléments identitaires
de la montagne de Berg
et du plateau du Laoul
Caractère sauvage et méditerranéen
affirmé
Micro-vallées valorisées par la polyculture
et les cultures emblématiques : lavande,
amandiers...
Alternance entre des secteurs très ouverts
sur les substrats marneux et des secteurs
fermés par la forêt
Villages et bâti peu développés
Les éléments identitaires
des gorges de l’Ardèche
Le défilé calcaire des gorges et le relief
karstique avec la présence de nombreuses
grottes
La forêt de chênes verts, la garrigue
La dynamique touristique
Les points de vue sur la rivière Ardèche
7UNE CHARTE D’ARCHITECTURE, D’URBANISME
ET DES PAYSAGES POUR QUOI FAIRE ?
Un outil de connaissance et de conseil
au service du territoire
Les paysages du Vivarais méridional sont diversifiés et de
grande qualité. L’urbanisme et l’architecture sont constitutifs
de l’identité du territoire.
Ensemble, ils contribuent à la qualité du cadre de vie, qui attire
toujours plus de nouveaux habitants, et à l’attractivité touris-
tique.
Aussi, le territoire doit faire face à des enjeux d’accueil, de ser-
vices, et de dynamique économique et urbaine qui peuvent
avoir un impact s’ils entraînent un développement non maîtri-
sé.
La charte paysagère est un document qui n’est ni réglemen-
taire, ni opposable.
Il permet de mieux connaître les caractéristiques du territoire
pour être en mesure de les respecter dans les projets d’amé-
nagement urbain, de construction ou de rénovation architec-
turale.
Un outil pour qui ?
Pour aider les collectivités à élaborer leur document
d’urbanisme et à mener leurs projets d’aménagement d’es-
paces publics, de réhabilitation ou de construction de bâti-
ments publics, etc.
Pour guider les professionnels de l’aménagement dans leurs
missions auprès des collectivités.
Pour les particuliers et les professionnels du bâtiment dans
leurs projets d’aménagement, de construction ou de rénova-
tion.
Un outil à partager :
les paysages sont l’affaire de tous !
La qualité des paysages et de l’architecture est ce qui nous
est donné à voir au quotidien. C’est pourquoi c’est l’affaire
de chacun et pas seulement des décideurs : habitant d’un
village, hébergeur touristique, propriétaire foncier, commerçant,
voisin… Tous ont à y gagner.
La charte est donc un outil à connaître, à faire connaître,
à diffuser largement, à partager.
Un outil multiple :
une charte déclinée en plusieurs supports
L’élaboration de la charte s’est déroulée en plusieurs étapes et
s’est fondée sur l’observation de terrain, l’analyse documen-
taire, et de nombreux échanges avec les collectivités et diffé-
rents acteurs.
Elle se décompose en plusieurs éléments :
Le présent dossier pratique
C’est une synthèse opérationnelle : livret de présentation,
fiches-conseil et posters des palettes dans leur pochette.
Les documents de la Charte
C’est une ressource de base, détaillée, qui constituent une
référence sur l’ensemble du territoire et par unité paysagère
Le diagnostic a identifié les composantes identitaires des
paysages et des patrimoines bâtis ainsi que les défis à rele-
ver pour l’avenir.
Le document de cadrage, à destination des collectivités,
définit la stratégie et les grandes orientations d’actions
pour le territoire.
Les tableaux de bord à destination des intercommu-
nalités offrent pour chacune d’entre elles un programme
d’actions à décliner dans leurs différentes politiques secto-
rielles d’aménagement du territoire.
Le cahier de préconisations, à destination des collec-
tivités, des professionnels, des particuliers, constitue le
document central de la charte ; il décline des conseils et
recommandations pour chacun des enjeux identifiés. Les
fiches-conseil du présent guide en sont la traduction grand
public.
Les fiches communales déclinent pour 11 communes
volontaires, une stratégie de mise en valeur de leur territoire.
Les palettes de végétaux et de matériaux rassemblent
des préconisations, par unité paysagère, pour l’emploi des
végétaux et des matériaux dans les aménagements ou les
constructions.
Lien pour accéder à l’ensemble des documents :
www.vivaraismeridional.fr
P R É S E N T A T I O N D E L A C H A R T E
8T R O I S S I T U A T I O N S , T R O I S E N J E U X
PRINCIPES DU GUIDE DE RECOMMANDATIONS
Les conseils et recommandations émis dans le cahier de préconisations sont répartis selon trois situations assorties d’enjeux spécifiques :
les paysages agricoles, naturels
et forestiers à valoriser
les centres anciens (bâtiments et
espaces publics) à reconquérir
les franges urbaines
à (re)qualifier
Les fiches de recommandations présentent les enjeux et les préconisations spécifiques à ces trois situations. Par ailleurs, elles sont réparties en 4 types d’actions :
ACCUEILLIR DE NOUVEAUX HABITANTS
cette dernière étant principalement destinée aux collectivités et bureaux d’études de l’aménagement
AMÉNAGER RÉHABILITER CONSTRUIRE
9Le saviez-vous ?
Le paysage résulte de la somme des actions de chacun.
Ainsi, chacun d’entre nous peut contribuer au maintien
et à la valorisation des richesses du territoire.
L E S T O I T U R E S
FICHE 4
FICHE 4
4
RÉHABILITER / CONSTRUIRE
Reconquête des centres anciens
La toiture, un élément fort dans le paysage
Les toitures marquent l’identité des villes et villages du Vivarais.
Ce patrimoine perceptible depuis des points hauts ou des vues loin-
taines traduit un véritable savoir-faire régional qu’il est important de
préserver et d’entretenir. Le maintien de la simplicité des volumes,
des faibles pentes et du matériau de couverture permet de conserver
l’identité de cette 5e façade.
Respecter les toitures à deux versants avec une pente de toit
inférieure à 20°
Conserver les génoises et les corniches
Profiter de la rénovation pour améliorer l’isolation
Dans le bâti ancien, les déperditions par la toiture représentent
environ 30% des déperditions totales.Pays d’art et d’histoire du Vivarais méridional
Syndicat Mixte du Vivarais méridional
32 boulevard Stalingrad 07400 LE TEIL
04 75 91 45 09 / contact@vivaraismeridional.fr
www.vivaraismeridional.frRÉHABILITER
Rénover une façade
Les façades constituent l’enveloppe extérieure d’un bâtiment. La
qualité d’une façade repose d’une part sur sa composition
d’ensemble (alignement et hauteur des percements, pente
de toiture...) et d’autre part sur les matériaux, les teintes ou
éléments décoratifs présents. La qualité des menuiseries est
également essentielle, on se reportera pour cela à la fiche n°2.
Ces composantes déterminent l’unité architecturale de chaque
immeuble. Celle-ci a pu êtreremodelée au cours du temps.
L’intégration dans le grand paysage dépend beaucoup des maté-
riaux et teintes utilisés dans le traitement des façades.
Maison à couradou Maison vigneronne
L’unité architecturale des immeubles dépend des principes
de composition, des matériaux et teintes utilisés
Façades particulières caractéristiques
Reconquête des centres anciens
La rénovation de ces édifices a dénaturé
la composition de la façade
...pour mieux la respecter
lors de vos travaux de rénovation
La restitution ou la création d’éléments de façade se fera dans
une recherche de valorisation de l’unité architecturale et d’har-
monie avec l’ensemble de la rue. Parfois, il faut savoir minimiser
un peu les attentes de confort intérieur (par exemple, gagner de la
lumière) pour préserver l’harmonie de la façade et ne pas la dénaturer.
L e s f a ç a d e s
c o m p o s i t i o n e t a s p e c t s
INTERVENIR SUR LA COMPOSITION
Préconisations
Composition à baies
superposées décrois-
santes à 1 trame
Composition régulière
à 3 trames
Composition
axiale irrégulière
Le saviez-vous ?
Chaque intervention sur les façades des
centres anciens participe à l’harmonie et la
qualité des paysages. Au cœur de nos villes et
villages, l’intérêt particulier et l’intérêt général
doivent être conjugués pour créer le cadre de
vie que nous recherchons tous.
Je prévois d’intervenir sur la composition :
Quelle est la typologie de mon bâtiment ?
Quelle est la composition et la qualité de la façade existante ?
Comment sont les façades voisines ?
Qu’est-ce qui fait le caractère du bâti du village ou du bourg ?
?
FICHE 1
FICHE 1
1
1
À ÉVITER
Reconnaître la composition existante...
P1Vallée du Rhône et Gorges de l’Ardèche
La pierre calcaire claire est la plus largement employée. Elle se taille facilement (comme la pierre de Cruas), et a facilité une grande richesse d’ornementations et d’en- cadrements sculptés sur les édifices majeurs des bourgs et villages. Les éléments de façades sont souvent agrémentés de décors peints : encadrements des baies, bandeaux sous génoises ou chaînes d’angle sont soulignés d’une teinte plus claire.
Ruban Collinéen
La pierre calcaire claire ou grisée est largement employée dans les constructions traditionnelles. Encadrements, chaînes d’angle et autres ouvrages en pierres de taille étaient réalisés en pierre calcaire plus claire, qui restait apparente. La plupart des façades, notamment dans les bourgs, étaient enduites. Aujourd’hui, un grand nombre d’édifices ruraux, ont perdu leur enduit et présentent leurs pierres apparentes.
Plateau du Coiron
La grande majorité des façades des bâtiments (qu’ils soient situés dans les bourgs, villages ou qu’ils soient isolés) est en pierres apparentes rejointoyées au mortier de chaux. L’utilisation de la pierre basaltique aux teintes sombres et de sables locaux bruns/beiges pour les joints crée une palette de teintes caractéristiques, en harmonie avec le paysage. Quelques pierres calcaires plus claires ou grisées sont employées pour des encadrements ou éléments de décor, du fait de leur facilité de taille.
Plateau du Laoul et Montagne de Berg
Les pierres calcaires ou d’origine volcanique sont principalement employées dans les constructions de ce territoire et offrent des teintes assez variées, liées aux différents sites d’extraction : calcaires beige clair, gris, ou ocre (Larnas). Si la grande majorité des façades est en pierres apparentes rejointoyées au mortier de chaux naturelle, il subsiste encore un grand nombre de façades enduites, principalement en centre bourg.
Bassin d’Alba à Lussas
Les pierres calcaires ou d’origine volcanique sont employées dans la plupart des constructions traditionnelles du bassin d’Alba à Lussas et offrent des teintes assez homogènes, entre beige grisé et brun clair. Si la grande majorité des façades est au- jourd’hui en pierres apparentes rejointoyées au mortier de chaux naturelle, il subsiste encore un certain nombre de façades enduites, principalement dans les centres des plus grand(e)s vill(ag)es, tels qu’Alba-la-Romaine ou Villeneuve-de-Berg.
LES FAÇADES DU VIVARAIS MÉRIDIONAL :
GOÛTEZ LA DIVERSITÉ !
Le Vivarais Méridional offre une grande diversité de typologies architecturales en fonction du secteur géographique, du type de bâtiment et de son usage. Cette diversi- té participe à son identité : bâtiment public, édifice religieux, maison de bourg, hôtel particulier, maison de village, bâtiments ruraux, habitat ouvrier.
Autres facteurs de diversité : les matériaux utilisés créent des palettes de couleurs spécifiques selon les unités paysagères
Saint-Montan
Saint-Symphorien-sous-Chomérac
Darbres
Valvignères
Rochemaure Rochemaure
Bourg-Saint-Andéol
P2Pour les façades destinées
à être enduites
Restaurer les enduits au mortier de chaux naturelle avec des
sables locaux pour obtenir une teinte qui s’intègre dans le pay-
sage (couleur pierre calcaire en général).
Des enduits couvrants, lissés ou frisés fins, pourront mettre
en valeur les bâtiments qui avaient été conçus pour recevoir
des badigeons et des décors peints.
Pour les pierres d’encadrement, de bandeaux et chaînes
d’angle, il s’agira de respecter la structure originelle : soit elles
étaient laissées apparentes, soit elles étaient enduites et recou-
vertes d’un décor peint (maisons de bourg et village surtout).
Les teintes des enduits et des badigeons seront choisies en
fonction de l’environnement immédiat, des caractéristiques
dominantes et de l’unité paysagère (voir palette de matériaux).
Les couleurs choisies reprendront les tonalités chaudes et
ocrées naturelles qui étaient apportées par les sables utilisés
(beige, ocre ou gris) et/ou l’adjonction d’oxydes minéraux natu-
rels (ocre rouge ou jaune, terre de Sienne, poudre de brique, etc.).
A éviter : les façades blanches ou trop rose ou orange, style
« néo-provençal »
Pour les façades en pierre
Les façades en pierres apparentes recevront un rejointoie-
ment au mortier de chaux naturelle et gros grains de sables lo-
caux. Le rejointoiement devra largement garnir les interstices
entre pierres.
On veillera au bon appareillage des pierres lors des transfor-
mations. Un lait de chaux général sur la façade permettra d’at-
ténuer les contrastes entre pierres et joints.
Les teintes des rejointoiements ne doivent pas former de
contrastes trop forts avec les pierres.
Enduit cassé (surépaisseur)
pour laisser apparaître
l’encadrement de fenêtre
et la chaîne d’angle
OU
Mur avec enduit Mur sans enduit
Intérieur Intérieur
Ruissellement
Évaporation =
respiration
Imperméabilité
vers l’intérieur
= protection
Érosion
L’eau emporte
le joint
Les pierres se
déchaussent
La mise à nu des pierres fragilise les murs dont la structure,
traditionnellement conçue pour recevoir une couche de
protection, se trouve ainsi exposée aux éléments climatiques
et se dégrade plus vite.
Exception : Sur le Plateau du Coiron ou la Montagne de
Berg, les façades sont traditionnellement en pierre basal-
tiques apparentes.
La mise à nu des pierres de la façade du milieu est une erreur technique
et historique et ce traitement dénote au sein du front bâti
dont les façades sont toutes enduites
Le saviez-vous ?
Depuis les années soixante, la mode est à la pierre ap-
parente pour répondre à une recherche d’authenticité.
Cependant, cette tendance au « décroûtage » des
façades en moellons de pierre enduits est une erreur
technique et historique. En effet, la grande majorité des
façades étaient destinées à être enduites avec un mor-
tier de chaux lissé ou frisé fin, lui-même souvent recou-
vert d’un badigeon de chaux pour la finition. REFAIRE SA FAÇADE
Préconisations
Comment traiter la façade ?
Enduit ou pierre ? Quels joints ? Comment traiter
les encadrements et les chaînes d’angle ?
?
À ÉVITER
À ÉVITER
Corps d’enduit avec encadrement
de fenêtre et chaîne d’angle droits
et en pierre de taille apparente
Enduit de jointoiement (joints
« beurrés » ) avec encadrement de
fenêtre et chaîne d’angle harpés
en pierre apparente dégrossie
OU
À PRIVILÉGIER
P3
Enduit, badigeons,
avec encadrement
de fenêtre et chaîne d’angle
avec décor peintSur les maisons en pierres apparentes, appliquer des joints épais et large- ment couvrants, proscrire les joints soulignés et en saillie, dits joints SNCF (technique apparue avec les ouvrages ferroviaires).
En ce qui concerne les teintes, il s’agira de rechercher l’harmonie avec les façades de la rue tout en évitant une uniformisation.
Éviter les façades blanches ou trop rose ou avec des enduits trop grossiers ou écrasés, style « néo-provençal » ou autres pastiches de l’architecture provençale.
Éviter le ciment artificiel, il est dangereux pour la tenue de la pierre dans le temps. N’étant pas perméable à l’eau, il est générateur d’humidité interne au mur.
Point réglementation
Une réfection ou un ravalement de façade modifient l’aspect extérieur d’un bâtiment. À ce titre, ils doivent faire l’objet d’une déclaration préalable en mairie, pour être autorisés avant toute exécution.
COULEURS ET MATÉRIAUX
Matériaux et couleurs des enduits ou des joints de façade donnent l’aspect général du bâtiment. L’enduit à la chaux protège le mur tout en le laissant respirer, c’est le matériau le mieux adapté pour la réha- bilitation de l’ancien. Une couche de finition (badigeon, teinté ou non) peut venir renforcer cette protection et l’esthétique de la façade. Elle doit s’harmonier avec les façades voisines. Certaines couleurs autrefois utilisées permettaient de distinguer les usages ou le statut de l’habitant.
Maçonnerie
de pierre
Gobetis, première
couche d’enduit
qui assure
l’accroche
Corps d’enduit,
seconde couche
qui assure la pla-
néité, l’isolation
et la protection
Couche de
finition qui donne
l’aspect final
Les enduits sont la « peau » de la maison
Enduit gratté Enduit taloché avec badigeon à la chaux, deux teintes différentes Joints à la chaux
Enduit écrasé Enduit à effet Enduit projeté ou crépi tout prêt Joints en saillie Joints ciments
I N F O S
P R A T I Q U E S
Pays d’art et d’histoire du Vivarais méridional
Syndicat Mixte du Vivarais méridional
32 boulevard Stalingrad 07400 LE TEIL
04 75 91 45 09 / contact@vivaraismeridional.fr
www.vivaraismeridional.fr
Voir aussi
Fiche n° 2 : Les percements
Fiche n° 2 : Les menuiseries et serrureries
Palette des matériaux
Site internet : www.vivaraismeridional.fr/
À ÉVITER
À PRIVILÉGIER
P4L e s F a ç a d e s
o u v e r t u r e s , m e n u i s e r i e s ,
f e r r o n n e r i e s , d i v e r s
RÉHABILITER
Les ouvertures, question d’équilibre
L’agencement et la proportion des ouvertures dans une façade
contribuent à la valeur du bâti. L’équilibre entre les pleins et les
vides, les rythmes, les axes de symétries sont autant de critères
qui font l’harmonie de la façade et plus généralement de l’en-
semble bâti dont elle fait partie. (cf fiche n°1 Façades : composition
et aspects).
La rénovation des bâtiments anciens donne souvent lieu à des
modifications d’ouvertures ou à de nouveaux percements, notamment
lorsqu’il s’agit d’aménager des combles et des greniers. Il s’agit de
bien comprendre les caractéristiques de la façade existante pour
faire les bons choix quant à l’agrandissement ou la création
d’ouvertures et la nature des encadrements, des menuiseries et
occultations ainsi que des garde-corps éventuels.
Reconquête des centres anciens
Corniche
Porte pleine en bois,
bossage ornemental
Génoises
Tuiles creuses
Linteau à fronton
entrecoupé Encadrement
pierre
Imposte avec
barreaudage
Porte pleine,
planches
jointives
Arcade
Moulure
Portail à
claire-voie
en métal
Différents encadrements de portes et menuiseries ou serrureries associées
Le saviez-vous ?
La richesse décorative des façades du Vivarais méridional repose en grande partie sur le trai- tement des encadrements en pierre des portes, portails, fenêtres et volets, reflets de savoir- faire de différentes époques. La pierre calcaire employée pour la réalisation de ces divers éléments décoratifs (corniche, bandeaux, linteaux, jambages, appuis) est principalement extraite dans les carrières de la vallée du Rhône.
FICHE 2
FICHE 2
2
? Quelle est la composition actuelle de ma façade (voir fiche n°1) ?
Pourquoi réaliser de nouveaux percements ?
Apporter de la lumière, ventiler des locaux...?
Quelle nature, quelles couleurs de menuiseries choisir ?
Pour quelle occultation opter ?
Les percements existants présentent-ils
des encadrements particuliers,
des éléments décoratifs à reproduire ou/et conserver?
2 P1Pour les réhabilitations, les fenêtres seront à dominante verticale, excepté au niveau des combles où d’autres formes existent : carrés, oculus ronds.
Lors de nouveaux percements, on s’attachera à préserver les propor- tions existantes. La somme des percements doit laisser prédominer les surfaces pleines de la façade afin de préserver l’équilibre entre les pleins et les vides.
Les baies et menuiseries doivent être uniformes ou
homogènes sur une façade : dimensions, division des car-
reaux, teintes, présence de persiennes, d’appuis, etc. Des
adaptations peuvent être nécessaires au regard des hauteurs
d’étages différentes.
En restauration, les menuiseries respecteront de préfé-
rence les typologies traditionnelles. L’époque de produc-
tion de l’immeuble sera prise en compte quant au choix des
différents éléments (partition des carreaux de fenêtres,
moulurage des petits bois, ouvrants, etc).
Différentes finitions sont possibles : au broux de noix, à
l’huile de lin, peintes (farine ou huile) : gris perle, gris bleu, vert-
de-gris, brun rouge (‘sang de boeuf’).
1 : Menuiserie début XVIIIe siècle, à ‘petits
carreaux’ (environ 18x15 cm).
La traverse en bois intermédiaire n’est pas
toujours présente.
2 : Menuiserie début XVIIIe siècle. Souvent
installée après dépose d’anciennes menuiseries
à croisée et meneaux de pierre.
3 et 4 : Menuiserie ‘grands carreaux’ fin XVIIIe
début XIXe siècle, six ou huit carreaux de 40x45 cm.
Typologies de menuiseries traditionnelles
Proportions des portes à respecter
Porte simple Porte avec imposte
Proportion d’une fenêtre Proportion des ouvertures sur les combles
2 3 4 1
Ouverture : la bonne proportion
Menuiseries : le choix de l’harmonie pour la façade
CRÉER OU MODIFIER LES OUVERTURES
Préconisations
À ÉVITER
À PRIVILÉGIER
P2Les menuiseries doivent s’adapter à la forme
des percements dans lesquels elles s’insèrent (1).
Les poses ‘en rénovation’ sont à éviter (2).
Dans cet ensemble, les interventions successives sur les menuiseries
ont banalisé le caractère de la façade ( suppression des volets, volets
roulants parfois avec caisson apparent, volets pliants,...).
Éviter les menuiseries en PVC (aspect peu qualitatif, ni réparable, ni
recyclable) et privilégier l’usage du bois pour la réalisation des menuiseries (portes, fenêtres, volets...).
Le bois, matériau sain, durable, réparable et recyclable, permet notamment de conserver la finesse des profils pour plus de luminosité.
Planche de bois
plein à l’extérieur
Penture métallique
Lames horizontales
à l’intérieur
Volets pleins double lame
Persiennes
à l’intérieur
du cadre
Penture à équerre
Persiennes en bois
dépassantes
Menuiserie bois (mêmes
matériaux et couleur)
Lame intermédiaire
Volets de maisons de ville
semi-persiennés Volets de maisons de ville persiennés
Menuiseries : matériaux et profils adaptés
Volets et quincailleries : l’importance du détail
Privilégier la conservation ou la restauration des volets existants. En cas de remplacement, il faudra adapter les dimensions et les profils.
Privilégier les volets à battants aux volets encastrés ou volets rou- lants. Proscrire les volets en Z, ils ne correspondent pas aux typologies locales.
Pour les couleurs des menuiseries, respecter la palette de couleurs et l’harmonie générale (façade, menuiseries, volets, serrureries).
Voir Palette de matériaux.
Privilégier le bois pour la réalisation des volets et menuiseries.
Les volets constituent un élément important dans la lecture de la façade. Ils contribuent à souligner les percements et permettent de moduler l’éclairage intérieur et la température, notamment pour le confort l’été. Les pentures de ferronneries sont souvent liées à l’histoire et constituaient généralement un signe d’appartenance ou d’apparat.
1 2
Le saviez-vous ?
Le bois a une durée de vie (100 ans) plus importante que le PVC
(30 ans dans le meilleur des cas).
Devant la toxicité du PVC, plusieurs pays européens
(Allemagne, Autriche, Danemark et Suède) en ont interdit l’utilisation.
À ÉVITER
À ÉVITER
À PRIVILÉGIER
À PRIVILÉGIER
P3Garde-corps, marquises, impostes, grilles et portails, treilles, ferrures des portes : les ouvrages en ferronnerie participent de la richesse patrimoniale de nos villages. Ils constituent un dispositif à la fois fonctionnel (protection des biens, protection des personnes ou protection solaire) et ornemental qui souligne les éléments de la fa- çade. En fer forgé ou en fonte moulée (très répandue aux XIXe et XXe siècles), les motifs varient selon les époques et le statut social des propriétaires.
Entretenir les ouvrages de ferronnerie régulièrement contre la rouille.
Privilégier la conservation et la restauration des ferronneries plutôt que leur rem- placement. La restitution des parties dégradées, cassées ou manquantes se fait par rivetage ou par soudure selon les cas. Si le remplacement d’une pièce s’avère indis- pensable, il est préférable de partir du dessin d’origine. Il est préférable de consulter un professionnel (artisan-ferronnier et/ou architecte).
Respecter la typologie architecturale et assurer une homogénéité des différents éléments donnant sur la rue (hauteurs, teintes, matériaux, styles).
Éviter les ferronneries complexes étrangères au caractère du site ainsi que les produits standardisés non adaptés à l’esthétique de la maison. Pour la quincaillerie des menuiseries, on évitera les éléments en laiton, proposés en nombre dans le commerce mais étrangers à la tradition française du fer forgé.
Proscrire les garde-corps en bois non constitutifs du patrimoine local.
On pourra procéder à la surélévation d’un garde-corps ancien afin que celui-ci puisse répondre aux normes actuelles en s’inspirant du dessin d’origine de ce dernier.
LES SERRURERIES
Préconisations
Les installations techniques doivent être intégrées et ne peuvent pas être disposées en applique.
Supprimer les climatiseurs, les conduits de fumée, les sorties en ventouse ou autres accessoires des façades sur rue.
Préférer des descentes d’eaux pluviales en zinc.
Marquise et grille
Garde-corps
Garde-corps
Portail, grille à barreaux verticaux en réhausse de mur
Boîtiers électriques à intégrer (si possible grâce à un volet coordonné avec les menuiseries)
LES INSTALLATIONS TECHNIQUES DIVERSES
Préconisations
Point réglementation
Les travaux de modification (réparations, peinture...) ou de remplacement des ouvertures, menuiseries, ferronneries et éléments décoratifs extérieurs devront être soumis à autorisation auprès de l’autorité qui pourra prescrire les formes à respecter, les matières et les couleurs à employer ainsi que leur mise en place. Une déclaration préalable en mairie devra être déposée avant toute exécution.
L’article R.111-15 du Code de la construction et de l’habitation fixe la hauteur réglementaire des garde-corps à 1 mètre.
Pays d’art et d’histoire du Vivarais méridional
Syndicat Mixte du Vivarais méridional
32 boulevard Stalingrad 07400 LE TEIL
04 75 91 45 09 / contact@vivaraismeridional.fr
www.vivaraismeridional.fr
Voir aussi
Fiche n° 1 : Façades, composition et aspects
Palette des matériaux et palette des couleurs
Site internet : www.vivaraismeridional.fr/ I N F O S
P R A T I Q U E S
À ÉVITER
À PRIVILÉGIER
P4L E S R E Z - D E - C H A U S S É E
C O M M E R C I A U X
FICHE 3
FICHE 3
3
RÉHABILITER
Reconquête des centres anciens
L’attractivité des centres bourgs,
c’est aussi une affaire de belles vitrines
Le maintien des fonctions commerciales en centres bourgs est
un enjeu essentiel à la qualité et à la vie de l’espace public et à
l’attractivité d’une commune.
Les vitrines contribuent fortement à l’ambiance générale de la rue.
La devanture commerciale participe à la composition architecturale
globale de l’immeuble, dans l’équilibre des « pleins » (maçonnerie)
et des « vides » (les baies). Elle doit être conçue en harmonie avec la
façade de l’immeuble.
RESPECTEZ LA FAÇADE !
Préconisations
Respecter l’alignement urbain ; respecter la régularité
des hauteurs d’étage afin de préserver la perspective et
d’éviter les ruptures : le recul de la vitrine par rapport à
l’alignement de la façade est à proscrire.
Préserver l’harmonie de la façade : les baies de l’étage
doivent guider la position des éléments porteurs du rez-
de-chaussée et les dimensions de la vitrine.
Les devantures ne doivent pas réunir deux ou plu-
sieurs façades sans marquer la limite séparative entre
les bâtiments.
Veiller à l’harmonisation des couleurs, même si la
devanture peut être d’une couleur différente des menuise-
ries de l’immeuble.
Éviter les surcharges d’enseignes, privilégier une seule enseigne
par ouverture. Chercher l’harmonie avec l’ensemble de la rue.
Privilégier une enseigne de qualité (matériaux et conception),
elle traduit l’image de votre commerce et doit donner envie de pous-
ser la porte : enseigne peinte sur enduit de chaux, enseigne pendante
en ferronnerie, lettrage en relief... faites vous accompagner par un
professionnel.
À LA BELLE ENSEIGNE
Préconisations
La vitrine s’intègre dans la composition de la façade
Des enseignes de qualité qui respectent la façade, l’une dans un style rétro, l’autre plus contemporaine Une juxtaposition d’enseignes difficiles à lire
Couleurs, taille, matériaux de l’enseigne inappropriés
3
Le saviez-vous ?
L’énergie la moins chère est celle que
l’on ne consomme pas.
Pensez à optimiser l’éclairage de la vitrine.
Comment rénover une vitrine existante ?
Comment créer une vitrine
en respectant la façade ?
Comment ajouter des stores
sans dénaturer l’immeuble ?
Puis-je changer l’usage
d’un RDC commercial ?
?
À ÉVITER
À ÉVITER
À PRIVILÉGIER
P1nu du mur
Corniche
Bandeau
Allège
Boiserie
latérale
Devanture en feuillure Devanture en applique
nu du mur
logements
magasin
LA BONNE HARMONIE
Préconisations
Types de devantures :
en applique ou en feuillure
Les devantures qui présentent un intérêt architectural doivent être
préservées et restaurées plutôt que remplacées lorsque leur état de
conservation le permet : bandeaux, corniches, soubassements en bois
mouluré constituent un patrimoine à valoriser.
Pour une devanture nouvelle à créer, la devanture en applique est
la plus appropriée.
Dispositifs de protection : chercher la discrétion
Les caissons ne doivent pas être apparents : ils seront installés soit
à l’intérieur, soit dissimulés dans une corniche dans l’entablement ou
derrière l’enseigne.
Les stores ne doivent pas masquer les encadrements. Les volets
roulants de grille sont à proscrire en façade (réservés pour l’intérieur).
Une superposition d’aménagements malheureux banalisent
la rue et la rendent peu attractive : volet roulant et caissons
apparents, changement d’usage avec transformations
disparates, matériaux inapropriés, rupture de l’alignement...
Changements d’usages
Ils sont à limiter au maximum.
En cas de changement d’usages, veillez à préserver l’aspect de la
devanture. Préserver si possible un usage mutualisable (atelier, stockage...).
Dispositifs de protection intégré
en harmonie avec l’ensemble
À ÉVITER
À ÉVITER
À PRIVILÉGIER
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Voir aussi
Fiches n° 1 : Façades : composition et aspects
Fiche n° 2 : Façades : ouvertures, menuiseries et ferronneries, divers
Fiches n° 9 : Éco construction et impact environnemental
Site Internet : voir le cahier « diagnostic » de la Charte
notamment chapitre 3.3 Patrimoine et identité urbaine
I N F O S
P R A T I Q U E S
Point réglementation
Les travaux de création ou de modification d’une devanture doivent
faire l’objet d’une déclaration préalable de travaux (DP) ou d’une de-
mande de permis de construire (PC). Dans tous les cas, le propriétaire
est tenu de respecter la réglementation en terme d’accessibilité.
Par ailleurs, certains documents d’urbanisme restreignent ou inter-
disent le changement d’usage (par exemple en habitation) d’un rez-
de-chaussé commercial .
Renseignez-vous auprès de votre mairie.
P2L E S T O I T U R E S
FICHE 4
FICHE 4
4
Reconquête des centres anciens
La toiture, un élément fort dans le paysage
Les toitures marquent l’identité des villes et villages du Vivarais.
Ce patrimoine perceptible depuis des points hauts ou des vues loin-
taines traduit un véritable savoir-faire régional qu’il est important de
préserver et d’entretenir. Le maintien de la simplicité des volumes,
des faibles pentes et du matériau de couverture permet de conserver
l’identité de cette 5e façade.
Respecter les toitures à deux versants avec une pente de toit
inférieure à 20°
Conserver les génoises et les corniches
Profiter de la rénovation pour améliorer l’isolation
Dans le bâti ancien, les déperditions par la toiture représentent
environ 30% des déperditions totales.
Tirer parti de la réfection pour remettre des tuiles canal si le
toit était couvert de tuiles mécaniques plates
Poursuivre l’emploi de tuiles creuses traditionnelles
Les tuiles creuses traditionnelles sont souvent plus économiques
que les couvertures en tuiles mécaniques, car elles se prêtent aux
déformations et permettent d’éviter les zingueries de rive servant à
rattraper les biais.
Utiliser la tuile comme unique matériau en couverture
Minimiser les zingueries apparentes
Cheminée traditionnelle en
brique ou en pierre enduite
(couvrement en tôle à éviter)
Châssis de toiture
(à éviter)
Remplacement
en tôle (à éviter)
Tuile canal
traditionnelle
(à privilégier)
Génoise
(à conserver)
RÉNOVER UNE TOITURE
Préconisations
Tuile canal
ou tuile creuse traditionnelle
Tuile canal
à emboîtement mécanique
Les toitures se composent de deux éléments principaux : une couverture
dont le rôle est d’assurer la mise hors d’eau du bâti et une charpente
dont la fonction est de porter la couverture.
La terre cuite, matériau de prédilection des tuiles, présente des
teintes variant de paille à brun rouge, en fonction de la nature des
argiles utilisés, de la température et de la durée de cuisson.
Tuile plate
à côte centrale
Tuile plate
losangée XIXe
Les types de tuiles
4
? Dans quel état est la charpente ?
Une ouverture en toiture est-elle nécessaire ?
A quels besoins répond-elle : réaménagement
des combles, besoin de luminosité ?
Comment sont les couvertures avoisinantes ?
Quel est le type de tuiles utilisées, leur couleur ?
Le saviez-vous ?
La tuile creuse, aussi appelée tuile canal était moulée
« sur la cuisse » puis cuite au four. Les groupements
d’habitations rurales possédaient leur four pour
fabriquer la chaux et cuire les tuiles. Techniquement,
la production va s’industrialiser à partir du XIXe
siècle. Aujourd’hui, les toitures conservent la tuile
canal même si les tuiles mécaniques (tuiles plates)
sont de plus en plus employées dans les nouvelles
constructions.
P1
RÉHABILITERLes panneaux solaires
Installer les panneaux solaires en toiture, de préférence sur des
bâtiments annexes et non visibles de l’espace public, en veillant à :
- respecter l’alignement avec les ouvertures en façade
- intégrer ces éléments à la composition architecturale
(exemple : toiture de terrasse)
LES DÉTAILS ONT LEUR IMPORTANCE
préconisations
Implanter les fenêtres de toiture de manière harmonieuse et homo-
gène, en tenant compte de la composition des façades.
Respecter un retrait d’un mètre par rapport aux rives et faîtage.
Les fenêtres de toit type « velux »© peuvent être autorisées et adaptées
si leur nombre et leur dimension sont réduits (maximum de 60x80 cm).
voir croquis 1.
Les fenêtres de toit
Les cheminées
Conduit en maçonnerie
de pierre enduite
Enduit en
mortier
de chaux
Réaliser les conduits en
maçonnerie de briques ou
de moellons de pierre.
Les briques peuvent
être apparentes mais
les moellons sont enduits.
Sorties en terre cuite.
Coupe de départ de toiture :
génoise de tuiles plates
Tuiles canal
Génoise
en tuiles
Coupe départ de toiture :
corbeau en pierre, saillant du mur qui sou-
tient le départ de toit à chaque extrémité
Tuiles canal
Corniche
de pierre
Coupe de départ de toiture :
génoise avec trois rangées de briques
plates et trois rangées de tuiles creuses,
scellées au mortier
Les débords de toiture
Les cheminées
Tuiles canal
Génoise
en tuiles
et briques
plates
Le saviez-vous ?
La génoise
La toiture dépasse de la façade pour la protéger du
ruissellement des eaux de pluie.
Ce débord de toiture souligné par une génoise ren-
force la qualité de composition des façades, notam-
ment en cas de bâtiments accolés. Ce travail de
maçonnerie est apparu au XVIIe siècle dans l’archi-
tecture rurale. Le nombre de rangs de tuiles canal
renseigne sur la richesse du bâtiment, faisant cor-
respondre le nombre de rangées à l’importance de
l’édifice et de son propriétaire.
croquis 1 croquis 2
À ÉVITER À PRIVILÉGIER
« La génoise est une fermeture d’avant-toit formée de plusieurs rangs de tuiles canal en encorbellement et garnies de mortier. » (Jean Boyer, conservateur en chef honoraire des musées de France)
Point réglementation
Tous les travaux modifiant l’aspect initial extérieur d’une construc-
tion, l’emprise au sol ou la surface de plancher requièrent une au-
torisation d’urbanisme.
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Voir aussi
Fiche n°1 : Les façades, composition et aspects
Fiche n°2 : Les façades, ouvertures, menuiseries, ferronneries, divers
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P R A T I Q U E S P2FICHE 5
FICHE 5
5
RÉHABILITER
Reconquête des centres anciens
S’adapter à de nouveaux besoins
Vivre dans un centre ancien conduit souvent à adapter l’habitat tra-
ditionnel aux modes de vie contemporains.
Des extensions et restructurations sont possibles mais il faut veiller à
réaliser ces transformations en harmonie avec l’architecture existante.
Pour permettre une meilleure insertion des éléments rajoutés, il est
essentiel de respecter les compositions des volumes et façades exis-
tantes, de privilégier des menuiseries fines et de favoriser des teintes
discrètes.
Avant de s’engager dans un projet d’extension, il est important de
vérifier la compatibilité du projet avec les documents d’urbanisme.
Les terrasses couvertes sont une disposition traditionnelle du
Vivarais. Basées sur un principe de transformation des combles en
terrasse, elles pourront être reprises dans un souci d’équilibre entre
espaces ouverts et fermés ou dans la recherche de vues particulières.
RÉALISER DES TERRASSES
Préconisations
Respecter la pente des toitures existantes
(dans le cas de toiture couverte)
Intégrer les terrasses au volume de la construction initiale
Privilégier les garde-corps en pierre ou en ferronnerie simple
Éviter les terrasses de type tropézienne, les balcons saillants
Respecter la culture architecturale locale
Le garde-corps constitué de balustres n’est pas un élément
de l’architecture traditionnelle villageoise. Les balustres
sont généralement associées à un habitat plus bourgeois
(maisons de maître, mas). Ce type de garde-corps n’est pas
adapté en centre ancien .
L’implantation de la terrasse dans le prolongement de
la toiture existante, avec mise en place d’une charpente
traditionnelle en bois et d’une couverture en tuiles, est
une solution adaptée au centre ancien. Le garde-corps
présente un motif simple ; il reste discret dans la percep-
tion générale.
L’ensemble offre une simplicité volumétrique en harmonie
avec la partie existante.
L E S A D J O N C T I O N S
Au fil des ans, des ajouts sont effectués ; si ces derniers permettent de s’adapter aux nouveaux besoins des habitants, ils doivent s’effectuer sans nuire aux bâtiments d’origine. La construction initiale doit être visible, les parties rapportées doivent présenter une unité, une cohérence entre matériaux existants et matériaux rapportés.
pergola bois
véranda menuiseries colorées mur béton gris
muret béton gris
garage parpaings bruts
cabane métallique
Privilégier simplicité et sobriété
Banalisation du bâti par des adjonctions disparates
? Quelle extension pour quels besoins
(annexe, garage, véranda, nouvelle pièce,
terrasse couverte ou découverte) ?
Comment articuler l’extension
avec l’existant ?
Que garder des annexes existantes ?
Quel parti architectural choisir ?
Quelles sont les contraintes
(réglementaires, structurelles) ?
5
À ÉVITER
À PRIVILÉGIER
P1Conserver ou restaurer les adjonctions anciennes (vérandas,
terrasses couvertes, etc.) faisant partie de la construction initiale.
S’appuyer sur des éléments du bâti déjà existants pour créer une
continuité avec les adjonctions.
Privilégier une volumétrie simple et une superficie modeste.
Le bâtiment existant doit rester le bâtiment principal.
Utiliser des matériaux différents pour réaliser les extensions.
Il est intéressant de marquer les deux époques de construction en
démarquant l’extension de la partie existante.
Soigner esthétiquement et techniquement la jonction entre l’existant et
l’extension.
Préférer une implantation volumétrique en retrait de l’espace public.
Supprimer les éléments greffés sur la façade :
climatiseurs, gouttières, antennes, etc.
Respecter la culture architecturale locale.
LES ANNEXES, REUSSIR SON PROJET
Préconisations
Les ajouts isolés cassent la composition d’ensemble. Le manque
de finition du volume rapporté et la juxtaposition d’éléments
disparates nuisent à l’harmonie visuelle.
L’adjonction permet
d’agrandir le bâtiment
existant. Cette partie
ajoutée en pierre et zinc
permet d’allier architec-
ture contemporaine et
traditionnelle.
Exemple d’un hameau agricole reconverti en gîtes ruraux :
Commune de Viscomtat (Puy-de-Dôme) Hameau de la Planche.
Sources photos : http://www.nouvellesrichesses.fr/fr/projets/centre-de-
vacances Copyright : Joel-Damase et MTA
À ÉVITER
Les ajouts isolés, le style du garde-corps, les éléments divers
(climatiseur, bouteilles de gaz) déséquilibrent l’aspect général,
la vue est brouillée par ces différents obstacles visuels. Le tout
manque d’homogénéité.
À ÉVITER
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Voir aussi
Fiche n° 1 : Les façades, composition et aspects
Fiche n° 2 : Façades : ouvertures, menuiseries et ferronneries, divers
Fiche n° 4 : Les toitures
Site internet : www.vivaraismeridional.fr
I N F O S
P R A T I Q U E S
À PRIVILÉGIER
La partie créée est en bois, ce qui permet de différencier l’existant
du neuf. Le volume rapporté s’insère parfaitement ; il respecte
les hauteurs existantes. Les ouvertures reprennent l’esprit des
ouvertures anciennes.
À PRIVILÉGIER
Point réglementation
Une autorisation d’urbanisme est obligatoire dès que la surface de plancher ou l’emprise au sol est supérieure à 5 m². Dans certains cas, si la surface totale (existant + création) est supérieure à 150 m², le recours à un architecte sera obligatoire.
P2P A R C E L L E
E T I M P L A N T A T I O N
péri-urbain
FICHE 6
FICHE 6
6
CONSTRUIRE
Périphérie ou centre bourg ?
Avant de faire le choix de construire, posez-vous la ques-
tion de votre mode de vie, de vos besoins en services,
en espaces extérieurs, des déplacements que vous
êtes prêts à faire quotidiennement et de leur impact
sur votre budget. Vivre en centre bourg présente de
nombreux avantages dans un cadre souvent remar-
quable (proximité des commerces et services, réseaux,
espaces publics, jardins partagés...). Renseignez-vous
sur le foncier disponible dans le périmètre déjà
construit. Il est possible aussi de s’organiser à plusieurs
pour construire ou réhabiliter.
Habiter quelque part,
c’est prendre place dans un paysage singulier
Votre maison fera bientôt partie du paysage que vous avez apprécié et où vous avez choisi de vous installer. La vue sur ce paysage appartient à tous, et la loi vous fait le devoir de vous y intégrer harmonieusement. Une maison n’est pas un objet qui fonctionne isolément ; toute construction entretient une relation avec son environ- nement (la vue, le chemin, le mur, la haie...). S’installer en politesse avec un lieu implique de bien comprendre ce qui en fait la richesse et de regarder au-delà des limites de sa parcelle : le relief, la végétation, les constructions voisines, les points de vue… En observant le village ou le hameau, on découvre les particularités du bâti : gabarits, orientations, implantations des maisons par rapport aux limites, à la rue, aménagements des abords et des jardins, et l’on doit s’en inspirer.
Choisir un terrain, c’est choisir une manière d’habiter.
Prenez le temps d’y réfléchir !
Construire en périphérie implique un coût pour la collectivité (voirie,
réseau) et fragilise l’équilibre de l’activité agricole par la concurrence
qui s’instaure avec les terres agricoles. Les documents d’urbanisme favo-
risent les constructions en sites déjà urbanisés.
Choix du terrain : les bonnes options
Le choix du terrain conditionnera votre mode de vie
et la construction que vous pourrez y bâtir. Soyez
attentifs à ses qualités : vues, orientations, présence
d’arbres et d’arbustes, accès... Pour ce qui est de la taille de
la parcelle, cherchez le bon compromis entre vos besoins,
vos souhaits et le temps que vous êtes prêts à passer à son
entretien !
CHOISIR OÙ HABITER
Préconisations
orientation
du terrain ?
direction
des vents ?
vues à cacher
ou à conserver ?
végétation
existante ?
nature
du sol ?
pente
du terrain ?
constructions
avoisinantes ?
accès depuis
la rue ?
6
Le saviez-vous ?
Si on a bien conscience des vues dont on peut
profiter depuis son terrain, on se pose plus
rarement la question de la perception de son
propre projet depuis l’extérieur. Composer avec
les éléments du paysage renforcera la qualité
et la valeur de votre bien. Eviter un projet
« sur catalogue » qui fera table rase des qualités
du lieu. Une maison n’est pas un simple objet de
consommation.
? Comment choisir mon terrain ?
A quel endroit ?
Quelle dimension au regard
de mon projet de vie ?
P1Afin de bénéficier d’espaces extérieurs optimisés, le positionnement de la maison est essentiel.
Implanter sa maison au centre de la parcelle crée souvent des espaces extérieurs peu utilisables où l’intimité est difficile à obtenir.
Installer le bâti plus près de la rue ou d’une des limites de propriété permet de dégager un jardin plus vaste où il est plus facile, par des plantations judicieuses, de se mettre à l’abri des regards voisins et de mettre en scène les vues sur le paysage.
Pensez à anticiper d’éventuelles extensions ou annexes ultérieures.
L’idée de pouvoir « tourner autour de
sa maison » est fortement ancrée dans
les esprits, mais n’est souvent pas la
meilleure option pour disposer d’un
espace intime optimisé.
Maison en bordure de parcelle :
l’espace utile du jardin en arrière est
plus grand, on dispose d’un jardinet
d’accueil à l’avant, on peut prévoir une
extension ou une annexe (garage)
Sur une même surface, deux maisons
peuvent être implantées avec garages
mitoyens : une économie d’espace à
l’échelle du bourg
A B
C
A
Optimiser l’espace « utile »
TIRER LE MEILLEUR PARTI DE LA PARCELLE
Préconisations
Disposition par rapport à la rue : faire le bon choix
Le choix de la disposition de la maison par rapport
à la rue est important pour son intégration dans le
contexte du quartier où vous vous installez.
Veiller à la continuité de l’alignement sur la
rue, par exemple à l’aide du mur de clôture.
Optimiser l’orientation de l’habitation mais
aussi des espaces extérieurs par rapport à la
course du soleil.
La maison s’adapte au terrain et non l’inverse
Un terrain en pente n’est pas un obstacle à la construction. Il est possible d’en tirer parti pour bénéficier d’un meilleur ensoleillement et de vues plus lointaines sur l’extérieur.
Modifier le moins possible la topographie du terrain et s’intégrer dans la pente par des constructions étagées, soit parallèlement aux courbes de niveau, soit perpendiculairement, selon le contexte : orientation, constructions voisines, voie d’accès...
Implantation de la maison dans la parcelle
B C
Alignement en retrait et
parallèle à la voie
Alignement sur rue par
le long pan arrière
Alignement sur rue par le
pignon perpendiculaire
à la rue
voie
voie
4 à 10m de recul
voie
voie
Alignement sur la rue
Point réglementation
Règles de recul et de distance :
code de l’urbanbisme
Règles de vue :
code civil
Règles de covisibilité :
loi CAP
Renseignez-vous auprès de votre
commune ou du CAUE 07
Pays d’art et d’histoire du Vivarais méridional
Syndicat Mixte du Vivarais méridional
32 boulevard Stalingrad 07400 LE TEIL
04 75 91 45 09 / contact@vivaraismeridional.fr
www.vivaraismeridional.fr
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Voir aussi
Fiche n°11 : Murs de clôture, soutènement et terrassements
Fiche n° 9 : Éco construction et impact environnemental
Fiche n°10 : Les abords de la maison
Palette végétale
Site internet : www.vivaraismeridional.fr
I N F O S
P R A T I Q U E S
À ÉVITER
À PRIVILÉGIER
P2
Intégration dans la penteF O R M E S E T V O L U M E S
Péri-urbain
FICHE 7
FICHE 7
7
CONSTRUIRE
Les composantes bâties du paysage
Le bâti traditionnel, dans ses formes, ses volumes, ses techniques
constructives, son intégration dans le relief, constitue une compo-
sante déterminante de la qualité des paysages du Vivarais méridional.
Dans la logique actuelle de construction neuve, apparaissent des
formes d’habitations individuelles reflétant les aspirations de chacun
en termes d’implantation, de formes, de couleurs : volumes cubiques
aux toits plats, maisons avec des volumes compliqués ou un style
‘néo-provençal’, formes courbes, décors rapportés, toitures complexes.
Ces formes sont en rupture avec l’architecture traditionnelle et l’en-
vironnement paysager du Vivarais méridional et contribuent souvent
à en banaliser les paysages.
L’enjeu de l’architecture contemporaine est d’interpréter les carac-
téristiques locales de l’habitat traditionnel, en l’adaptant aux modes
de vie actuels et en l’ouvrant à la créativité des concepteurs.
Extrait de l’ouvrage de Michel CARLAT
« La maison rurale en Vivarais : habitat rural traditionnel ».
Ed Eclassan par Sarras, 1975 Ferme du plateau du Coiron avec insertion dans la pente du volume bâti, en privilégiant les accès de plain-pied (croquis Michel Carlat)
Ferme à cour et couradou, volumétrie complexe
insérée dans la pente (croquis Michel Carlat)
Corps de ferme de grandes dimensions, volume compact
(croquis Michel Carlat)
INSPIRATIONS TRADITIONNELLES
EN VIVARAIS MÉRIDIONAL
La maison traditionnelle était une ferme comprenant au moins deux
niveaux : au rez-de-chaussée les étables et le matériel agricole, à
l’étage la partie habitation. Des annexes venaient s’adjoindre au vo-
lume principal selon les besoins. Les formes étaient principalement
dictées par les usages et activités exercées.
Adaptation du bâti aux modes de vie
La forme du bâti ancien était déterminée par l’association dans
un même ensemble des fonctions d’habitat et agricoles. Peu
à peu le bâti s’est adapté aux évolutions des modes de vie : le
garage a remplacé l’étable, l’habitation, autrefois à l’étage,
s’ouvre aujourd’hui sur le jardin, etc.
7
Le saviez-vous ?
Les dimensions et proportions du bâti traditionnel
sont notamment déterminées par la portée des
éléments de structure. La charpente, support de
la couverture, est le plus souvent un simple tronc
d’arbre reposant d’un mur à l’autre. La dimension
moyenne des arbres a défini une portée d’environ
cinq mètres de mur à mur. Cette simplicité des
charpentes donne une architecture aux volumes,
relativement imposante, avec une toiture à deux
pentes.
? Comment sont les constructions voisines ?
Dans quelle unité paysagère se situe mon projet ?
Quelles formes pour ma future maison ?
Quels volumes pour quels usages ?
P1L’interprétation architecturale des formes traditionnelles n’entrave pas la liberté de conception ni l’utilisation de formes et matériaux contemporains. Formes et volumes doivent répondre à un programme qui concilie le respect et la mise en valeur du site où s’implante la maison avec les usages et la manière d’habiter spé- cifiques des propriétaires. Les architectures « créatives » feront honneur aux sites si elles sont parfaitement dessinées jusque dans les moindres détails : intégration des volumes dans la pente, ouvertures sur le paysage, proportions des formes par rapport au contexte (paysager ou construit), fonctionnalités des circulations, entre autres.
Rechercher une cohérence avec le bâti avoisinant afin d’éviter la juxtaposition hétéroclite de styles, souvent observée dans les lotissements.
Privilégier des volumes bâtis simples et épurés, de forme rectangulaire, auxquels peuvent venir s’adjoindre une ou deux annexes rectangulaires en conservant l’esprit des constructions du Vivarais méridional.
Éviter fortement les formes complexes avec décrochements, pans coupés, éléments en saillie, tourelles, etc.
Penser le nombre et la taille des ouvertures en tenant compte des vues sur le paysage et des usages sans pour autant les démultiplier. Veiller au juste équilibre entre les « pleins » (les murs) et les « vides » (les ouvertures). Se reporter à la fiche n°2 « Façades, ouvertures, menuiseries, ferronneries ».
Dans les constructions de type « traditionnel », privilégier les toitures à 2 pans avec une pente à 20° et une couverture en tuile canal avec génoises. Mais c’est le site qui dicte le type de toitures qui s’intégrera le mieux. Dans une construction dans la pente, par exemple, une toiture à un pan ou un toit-terrasse peuvent être plus appropriés. De même pour une extension.
Éviter absolument l’architecture pastiche (copie du style ancien) car elle compromet l’authenticité du site et de son histoire.
Exemples d’habitat semi-collectif qui s’intègre dans la
pente et combine pierre et matériaux contemporains
POUR UNE ARCHITECTURE DANS L’ESPRIT DES LIEUX
Préconisations
Une construction aux volumes simples, ancrée dans
le terrain par un soutènement en pierre
Deux exemples d’architecture contemporaine (en bas,
rénovation et extension) intégrée dans la pente avec
l’utilisation de matériaux contemporains et de pierres locales
Cas des bâtiments agricoles : préférez des volumes compacts, des tuiles en couvertures et une végétation locale pour leur intégration dans le paysage. Ils ne devraient pas être implantés au dessus d’une ligne de crête.
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Voir aussi
Fiches : Construire n°6 à 9
Fiches : Aménager n°10 et 11
Fiche n° 2 : Les Façades, ouvertures
menuiseries, ferronnerie
Fiche n° 4 : Les Toitures
Palette de matériaux
Diagnostic de la Charte
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Point réglementation
Des règles particulières sur les hauteurs et les gabarits des constructions ou la forme des toitures peuvent être définies dans les documents d’urbanisme en vigueur sur votre commune. Un règlement de lotissement peut égale- ment contraindre certains aspects des constructions. Renseignez-vous !
P2F A Ç A D E S E T M A T É R I A U X
D E C O N S T R U C T I O N S N E U V E S
Péri-urbain
FICHE 8
FICHE 8
8
CONSTRUIRE
Vers une harmonie paysagère
Le territoire du Pays d’art et d’histoire est riche d’une grande
diversité de paysages dans lesquels sites, édifices et espaces ont été
façonnés par l’homme avec les ressources locales.
Pierres, terres, sables ont ainsi pu donner aux constructions et amé-
nagements leurs teintes, en harmonie avec le paysage. Leur mise
en œuvre a également produit une grande richesse de textures que
la lumière du Vivarais méridional fait vibrer pour offrir une grande
variété de nuances. Ces teintes, textures et nuances sont à considérer
comme des éléments patrimoniaux et doivent constituer une réfé-
rence. Elles sont une source d’inspiration pour réussir l’intégration
de tous projets, constructions, restaurations, aménagements dans le
paysage du Vivarais méridional.
Deux types d’effets peuvent être recherchés...
Le mimétisme consiste à choisir dans une palette les teintes présentes
dans le paysage afin que la construction s’y fonde. Ainsi selon le secteur
géographique de son projet, on choisira plutôt des dégradés de teintes
calcaires (vallée du Rhône, gorges de l’Ardèche), d’ocres (montagne de
Berg) ou encore brun-grisé (ruban collinéen, Coiron). Cette option est à
privilégier en contexte rural (hameau, habitat isolé).
Le contraste harmonieux consiste à choisir des teintes plus
contrastées avec le paysage, faisant ressortir le bâti dans le paysage.
Ce choix sous-entend une conception architecturale exemplaire,
bien implantée dans la pente avec une maîtrise des couleurs et
l’appui d’un architecte professionnel. Les teintes seront dictées par
les matériaux de construction et empruntées à la palette locale des
enduits traditionnels.
... avec une consigne commune :
s’harmoniser avec l’ambiance minérale locale
Chercher une harmonie avec l’ambiance minérale du secteur :
la gamme minérale locale doit servir de base quel que soit l’effet
recherché : intégration, éclairement, contraste harmonieux.
Éviter les couleurs trop vives ou le blanc : ce dernier n’existe pas
ou très peu dans le paysage naturel.
COULEUR DE FAÇADE : S’INSPIRER DU CONTEXTE
Préconisations
Le bâti traditionnel, par les matériaux locaux utilisés pour
sa construction, s’harmonise parfaitement avec le paysage
S’inspirer de la palette
minérale locale
Ci-contre : un échantillonnage
des ambiances minérales des
différentes unités paysagères
du Vivarais méridional. Faites-
vous votre propre palette à par-
tir des paysages environnant
votre projet !
8
? Quelles sont les couleurs qui caractérisent le
bâti et les paysages environnant mon projet ?
Comment choisir les teintes de ma façade ?
Quel type d’enduit ?
8
Le saviez-vous ?
Les bardages en bois naturel prennent une patine
grésée au fil du temps qui s’intègre naturellement
dans le paysage.
P1Texture et couleur, deux choix indissociables
Couleur et matière sont indissociables : la technique choisie, peinture ou enduit, ainsi que la finition de ce dernier, déterminera fortement l’aspect vi- suel du bâtiment. Une même coloration donnera des effets de couleurs très différents selon la texture. Une matière lisse apparaît plus lumineuse, plus « claire » que la même couleur avec une matière rugueuse qui semble plus « sombre ».
L’habitat traditionnel utilisait majoritairement la pierre, matériau brut lais- sant apparaître sa matière et sa texture, protégé par des enduits à la chaux avec des sables locaux et pigments naturels. Ainsi l’habitat se caractérisait en fonction de son aire géographique. Depuis une cinquantaine d’années, la diffusion de matériaux et produits prêts à l’emploi tend à homogénéiser le bâti des différents secteurs du Vivarais méridional. Pourtant, l’emploi de ma- tériaux traditionnels est tout à fait compatible avec l’architecture contem- poraine et assure une meilleure intégration dans le paysage.
TEXTURE ET FINITIONS
Préconisations
Préférer les enduits traditionnels à la chaux avec des pigments naturels (si besoin) aux enduits prêts à l’emploi.
Faire établir des échantillons déclinant les teintes dans différentes fini- tions d’enduits.
Privilégier les textures simples de type taloché à grain fin, feutré (ou grain très fin avec badigeon), frotté ou gratté.
Éviter les enduits écrasés ou de type « tyrolien » ou faussement rustiques.
Éviter les enduits trop blancs ou trop clairs, surtout s’ils sont lisses car ils captent plus la lumière et dénotent dans le paysage.
Il est possible d’animer la façade avec des contrastes de textures ou de teintes pour les bandeaux et/ou les encadrements.
Valoriser l’emploi de matériaux naturels, pierres, sables, bois.
Un ravalement bien choisi permet de redonner vie à une maison typée défraîchie (par exemple, un pavillon des années 30) ou d’intégrer à la rue une façade moderne pauvre.
À ÉVITER
À ÉVITER
La façade est trop claire et attire trop le regard.
Juste en dessous, un habitat traditionnel en harmonie
avec le paysage
Les couleurs des façades sont un peu vives au regard
du contexte. En arrière-plan, le village traditionnel
se fond dans le paysage.
Des façades avec des enduits dans les teintes calcaires
qui répondent aux pierres des terrasses (faïsses).
Taloché Feutré Gratté « Frotassé »
Rustique écrasé Rustique balai Rustique Projeté
Les finitions des enduits
Pour une même teinte, un rendu très différent selon la finition
À PRIVILÉGIER
À PRIVILÉGIER Point réglementation
Des règles particulières peuvent être
définies dans les documents d’urba-
nisme en vigueur sur votre commune.
Une déclaration préalable de travaux
est nécessaire pour le ravalement de
façade. Un règlement de lotissement
peut également contraindre certains
aspects des constructions.
Renseignez-vous !
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Voir aussi
Fiches n°1 : Les façades, composition et aspects
Diagnostic
Palette de matériaux
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E N V I R O N N E M E N T A L
Extensions / centre bourg
FICHE 9
FICHE 9
9
CONSTRUIRE
La conception bioclimatique consiste à adapter un projet aux
caractéristiques et particularités du lieu d’implantation. L’objectif
principal est d’obtenir le confort d’ambiance recherché de manière
la plus naturelle possible en utilisant les moyens architecturaux, les
énergies renouvelables disponibles et en utilisant le moins possible
les moyens techniques mécanisés et les énergies extérieures au site.
Construire bioclimatique, ce n’est pas seulement orienter une façade
au sud, c’est multiplier les apports de chaleur et de lumière natu-
relles, source d’énergie gratuite et inépuisable.
Choisir la bonne implantation
Composer avec les éléments du paysage et la végétation existante
Privilégier un volume compact
La forme compacte limite les déperditions d’énergie et optimise la
répartition de la chaleur.
Disposer judicieusement les pièces de vie
Ces dernières doivent être réparties en fonction de leurs besoins en
chauffage et en lumière naturelle. Le garage, la salle de bains, les toi-
lettes seront placées au nord alors que les pièces de jour (salon, salle
à manger) seront placées sur un arc ouest-sud-est.
L’éco-construction, aussi appelée construction durable, consiste à
réaliser ou rénover un bâtiment ou une pièce de la manière la plus
respectueuse de la nature possible. Le but est d’atteindre un haut
niveau de performance énergétique et de réduire l’impact environ-
nemental de la construction.
L’éco-construction s’appuie sur les principes suivant :
• Le bioclimatisme
• Le choix réfléchi des matériaux
• La maîtrise de l’énergie et de la haute performance énergétique
• La santé et le confort des usagers
Un habitat respectueux et économe
Maison traditionnelle
Mise en application des principes bioclimatiques
L’ARCHITECTURE BIOCLIMATIQUE,
COMPOSER AVEC SON ENVIRONNEMENT
Préconisations
La course du soleil
Un paramètre essentiel dans la disposition des pièces 9
? Comment implanter la construction pour
profiter des apports solaires naturels ?
Quelle est la réglementation thermique
en vigueur ?
Quel niveau de performances choisir ?
Quel système de chauffage,
quelle énergie mettre en place?
Quels matériaux employer (briques, bois) ?
Le saviez-vous ?
L’architecture vernaculaire du Vivarais
était naturellement bioclimatique. Les
anciens en appliquant des principes de
bon sens savaient profiter des apports
solaires et ventiler leur habitation sans
avoir recours à des systèmes mécaniques
(vmc).
P1Renforcer l’isolation thermique et supprimer les ponts
thermiques
Soigner particulièrement la question de la ventilation du bati neuf
Choisir un dispositif de production d’énergie renouvelable
(à intégrer en amont du projet)
S’équiper d’appareils électroménagers à faible consommation
(classe AAA+)
Installer un système de récupération et d’épuration naturelle
de l’eau de pluie
Les nouvelles constructions doivent respecter la réglementation ther-
mique en vigueur. Les dispositions architecturales intégreront donc les
performances d’isolation thermique (tant en hiver qu’en été) et accueil-
leront des dispositifs de production d’énergies renouvelables (capteurs
solaires thermiques, panneaux photovoltaïques, chaudières ou poêles à
bois, pompe à chaleur).
Il conviendra de veiller à l’intégration architecturale et paysagère des
dispositifs de production d’énergie renouvelable, pour que ces disposi-
tifs ne nuisent ni à la qualité architecturale, ni au paysage urbain ou ru-
ral. Les panneaux solaires par exemple seront conçus et intégrés comme
des éléments d’architecture.
Panneaux rajoutés sur la toiture et non intégrés à la pente du toit
En ce qui concerne les enduits, depuis plus de 50 ans, une grande
diffusion de matériaux et produits prêts à l’emploi a tendance à homo-
généiser les paysages des différents secteurs géographiques. Pourtant,
l’emploi de matériaux plus traditionnels, même selon des dessins
contemporains, permet une meilleure insertion dans le paysage.
Parmi les matériaux locaux, le bois est un matériau auquel penser. En
effet, il peut être employé aussi bien pour l’ossature d’une maison que
pour le revêtement extérieur.
Privilégier l’emploi de matériaux naturels et locaux (pierres, sables,
bois). Délaisser les matériaux non recyclables tels que le PVC.
Préférer des matériaux bruts ou à base de produits recyclés
Utiliser des matériaux recyclables ou valorisables
Préférer les enduits réalisés par les artisans locaux aux enduits
prêts à l’emploi
Favoriser des produits ou des matériaux testés et labellisés à faible
émission polluante à l’intérieur des bâtiments
LES MATÉRIAUX,
LOCAUX ET PEU NOCIFS C’EST MIEUX
Préconisations
LA MAÎTRISE DE L’ÉNERGIE
Préconisations
Panneaux intégrés à la pente du toit
Le saviez-vous ?
La RT 2012 (réglementation thermique 2012
en vigueur pour les maisons individuelles) a 3
grands objectifs :
• limiter les consommations d’énergie,
• impulser l’évolution des technologies
pour le bâti et les équipements,
• diminuer les charges des occupants.
BEPOS
Un bâtiment à énergie positive (Bepos) est un
bâtiment qui produit plus d’énergie qu’il n’en
consomme pour son fonctionnement.
Maison passive
Le concept de la maison passive repose sur la
suffisance entre la chaleur dégagée à l’inté-
rieur de la construction (êtres vivants, appareils
électriques) et celle apportée par l’extérieur
(ensoleillement) pour répondre aux besoins de
chauffage.
Avant vos projets de rénovation thermique,
contactez le PRIS (Point Information Réno Ser-
vice) qui vous apportera assistance technique
et financière. 04 75 35 87 34
À ÉVITER
À PRIVILÉGIER
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Voir aussi
Fiche n°6 : Parcelles et implantations
Fiche n°7 : Formes et volumes
Fiche n°8 : Façades et matériaux de constructions neuves
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D E L A M A I S O N
Centre bourg / péri-urbain / espace rural
Le végétal pour composer avec le paysage
FICHE 10
FICHE 10
10
AMÉNAGER
L’aménagement paysager privé perceptible depuis l’espace public contribue à l’ambiance du quartier ou du village. En centre bourg, la végétalisation des pieds d’immeubles ou des fenêtres renforce la convivia- lité des rues. S’inscrire en continuité avec les pratiques traditionnelles et les savoir-faire locaux permet d’assurer une bonne intégration de sa parcelle et de sa maison dans son environnement et de contribuer à la qualité des paysages. Le droit de clôturer sa propriété est inscrit dans le code civil. Cependant, au delà de sa fonction de matérialisation de l’emprise entre espace public et espace privé, la clôture constitue un élément fort du paysage. Avec le développement de l’habitat pavillonnaire, les clôtures se sont standardi- sées et elles banalisent l’espace de la rue ou le paysage rural. Clôtures, haies, végétation, à vous de composer avec le paysage !
DÉCLINER LA PALETTE VÉGÉTALE
Préconisations
Regarder le paysage environnant et s’en inspirer, en prenant
du recul pour visualiser l’impact des aménagements.
Selon la situation de la maison (paysage rural, lotissement,
centre bourg), décliner les formes et les essences végétales
en se référant à la palette végétale. Celle-ci varie aussi selon
la situation géographique (entité paysagère).
Maisons dans le paysage rural
Végétalisation des maisons de bourg
Maison dans un lotissement
? Dans quel environnement se
trouve ma maison ?
Est-il indispensable de clore
mon terrain ?
Haie, clôture ou mur ?
Quels végétaux pour ma haie
ou mon jardin ?
Le saviez-vous ?
Le végétal, bien choisi, en pied de mur ou dans
votre jardin, améliore le confort climatique
des logements et de la parcelle : ombrage des
façades sud, protection des vents dominants,
assèchement des pieds de mur, tout en confor-
tant la biodiversité.
10
L’habitat rural traditionnel s’inscrit toujours dans
une trame de jardins, vergers, arbres qui fait la transition
avec l’espace agricole
Les treilles sont caractéristiques du territoire
et animent les façades
P1Une haie taillée monospécifique animée
par deux amandiers marquant l’entrée
SOIGNER LE LIEN ENTRE LA MAISON ET LA RUE
Préconisations
Qu’elles soient végétales ou en maçonnerie (pierres apparentes ou enduits) ou encore en ferronnerie, les limites séparatives structurent l’espace et contribuent à la particularité d’un territoire. Elles ont également un rôle social : c’est la pre- mière « enveloppe » de la maison. L’utilisation du végétal apporte une dimension plus vivante et plus conviviale à l’intérieur comme à l’extérieur de la parcelle.
Optez pour le végétal !
À peu de frais, vous pouvez délimiter votre parcelle par une haie vive composée d'essences variées, haute ou basse, taillée ou conduite en port libre.
Pour que la haie s'intègre parfaitement, on utilisera de préférence des espèces déjà présentes dans le paysage qui s'adapteront facilement. Les haies mono- spécifiques d'essences exogènes sont à éviter, car nuisibles à la biodiversité et à la qualité du paysage urbain des centres anciens et génératrices d'allergies (cyprès).
Plutôt que de surélever un mur ou d’implanter une haute clôture opaque, optez pour le végétal ! La végétation et les arbustes plantés derrière un muret bas ou une grille en ferronnerie suffisent à protéger des regards et des intrusions, tout en apportant à la rue, au jardin ou à la cour, fraîcheur, ombre, senteurs, animation visuelle et convivialité.
Le mur de galets est surmonté d’un grillage couvert
de grimpantes et animé par un tilleul et un figuier
En plein cœur du village, cette clôture de grillage
est inesthétique
Rue
Garage
Haie libre
Treille
Vue dégagée
sur le grand
paysage
Le végétal pour aménager les limites parcellaires
À ÉVITER
Deux principes d’intégration de la clôture
(cette dernière étant facultative)
Emprise
publique
Grillage
hauteur
1,20m max
Retrait
0,70 à 1 m mini
Rue jardin Rue jardin
Emprise
publique
Emprise
privée
Emprise
privée Clôture
hauteur
1,20m max
Haie
hauteur
max 2m
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Fiche n° 11 : Murs de clôture, soutènement et terrassement
Palette végétale
Diagnostic de la Charte
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Point réglementation
Types et dimensions des clôtures sont réglementés par le plan local
d’urbanisme (PLU). Dans certaines communes une modification
ou une création de clôture ou de portail ou encore la création d’un
nouvel accès à une propriété depuis le domaine public peut nécessi-
ter d’une déclaration préalable en mairie avant toute exécution.
Les articles 668 à 673 du Code civil établissent les règles relatives aux
plantations en limite de propriété. Les arbres et arbustes d’une hauteur
supérieure à 2 mètres à l’âge adulte doivent être plantés à au moins
2 mètres de la limite de propriété ; les arbres et haies ne dépassant pas
2 mètres doivent être plantés à au moins 50 cm du terrain voisin.
Renseignez-vous auprès de votre commune.
Mur surmonté
d’une haie taillée Percée visuelle sur la rue
P2Centre bourg / péri-urbain / espace rural
AMÉNAGER
Principaux types de murs et murets
1 Muret surmonté de pierre en épis
2 Mur en pierre taillée
3 Chaperon arrondi en pierre taillée
4 Mur surmonté de tuiles
5 Mur bas surmonté d’une ferronnerie
6 Mur bas surmonté d’une clôture bois
7 Chaperon en pierre sèche
8 Chaperon arrondi pierre équarrie
9 Chaperon arrondi pierre taillée
7 8 9
1 2 3 4
5 6
Rôle des couronnements
Restaurer les murs traditionnels à l’identique dès que possible
(en pierre sèche ou posés avec mortier selon les cas).
Préserver les murs existants lorsqu’ils ont un sens patrimonial notamment lors du projet de construction : adapter le projet à l’existant plutôt que l’inverse.
Veiller à entretenir les murs, notamment à restaurer les chaperons qui les protègent de la pluie et à maintenir le drainage.
Éviter de laisser des clôtures grillagées apparentes : les intégrer dans une haie ou préférer un mur bahut surmonté d’une grille en ferronnerie
Faites appel aux savoir-faire locaux.
Proscrire les brise-vue synthétiques, opter pour le végétal
Dans les quartiers nouveaux, les murs en pierre créent
une continuité spatiale et historique et contribuent à la
qualité du territoire
Les murs et parapets de pierre
participent fortement à la
qualité des routes du territoire
Chaque entité paysagère
se caractérise par des
styles et matériaux
spécifiques
Les murs anciens témoignent, structurent et ancrent. Ils sont à
préserver ou à restaurer selon les techniques traditionnelles
À ÉVITER
LES MURS, DES CLÔTURES QUI ONT DU STYLE
Préconisations
Les murs façonnent le paysage rural
Les murs sont des figures prégnantes dans le paysage rural, que
ce soit dans l’espace agricole (murs en pierre sèche des restanques
qui structurent les pentes), dans l’espace villageois, ou même dans les
nouveaux quartiers (limites de propriétés, murs de clos).
Les murs constituent des marqueurs territoriaux. A chaque unité
paysagère ou situation (villages, espaces agricoles, centre-bourg,
parapets) correspond un type de mur. Il importe de préserver cette
diversité porteuse de sens.
M U R S D E C L Ô T U R E ,
S O U T È N E M E N T E T T E R R A S S E M E N T
FICHE 11
FICHE 11
11
11
Quels murs utiliser pour clore mon terrain ?
Que faire des murs existants ?
?
P1La prise en compte du relief est essentielle pour ajuster le projet de
construction à son terrain, optimiser son intégration dans le pay-
sage et faciliter les usages entre intérieur et extérieur. Les chemins
d’accès peuvent occasionner des terrassements importants s’ils ne sont
pas conçus en même temps que le projet. Ces terrassements excessifs
dénaturent le site et occasionnent des surcoûts parfois conséquents.
TERRASSEMENTS ET SOUTÈNEMENT
EN POLITESSE AVEC LE TERRAIN
Préconisations
Concevoir son projet de construction ou d’aménagement en
s’inscrivant dans la pente naturelle du terrain, en créant des niveaux
ou demi-niveaux le cas échéant, encastré ou demi-encastré.
Éviter les soutènements trop hauts, préférer des nivellements en
cascade à plusieurs terrasses successives.
Utiliser des matériaux et techniques locaux ou similaires : types,
tailles, couleurs de pierre, appareillage des pierres, etc. En cas de murs
maçonnés, ne pas se dispenser des enduits de finitions.
À ÉVITER
À ÉVITER
Proscrire les soutènements en blocs cyclopéens (ci-dessous),
quand cela est possible limiter leur hauteur, soigner la finition
Les murs de pierre sèche constituent de très bons soutènements
car ils favorisent le bon écoulement des eaux de pluie.
Un nivellement en étages qui s’inscrit dans le paysage de terrasses
Un projet qui s’inscrit dans la pente naturelle
À PRIVILÉGIER
Faire table rase de l’existant en créant une seule plateforme ne permet pas à la maison de s’ancrer dans le paysage. Cela occasionne des terrassements ou soutènements inesthétiques, plus longs à végétaliser, plus coûteux.
Pays d’art et d’histoire du Vivarais méridional
Syndicat Mixte du Vivarais méridional
32 boulevard Stalingrad 07400 LE TEIL
04 75 91 45 09 / contact@vivaraismeridional.fr
www.vivaraismeridional.fr
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Voir aussi
Fiches n° 9 : Éco construction et impact environnemental
Fiche n° 10 : Les abords de ma maison
Palette de matériaux
Site internet : www.vivaraismeridional.fr
I N F O S
P R A T I Q U E S
Le saviez-vous ?
La pierre sèche, une technique ancestrale qui a de l’avenir !
La construction en pierre sèche est à l’origine d’un patrimoine
varié structurant le paysage. Elle est utilisée traditionnellement
pour réaliser des murs de soutènement de chemins ou de ter-
rasses, des enclos et de petites constructions rurales.
La pierre sèche s’inscrit totalement dans une démarche de
développement durable : le matériau est trouvé sur place ; la
pierre est recyclable de nombreuses fois, les couleurs sont na-
turellement en harmonie avec le site. Les murs en pierre sèche
cumulent plusieurs fonctions : patrimoniale, hydraulique, clima-
tique, agricole... et ce sont des ouvrages très solides ! Les pierres
favorisent une biodiversité spécifique.
Point réglementation
Les modifications ou constructions de murs, terrassements
ou soutènements sont réglementées dans les documents
d’urbanisme et nécessitent une déclaration préalable de
travaux.
Dans le cadre de votre permis de construire, ces éléments
d’aménagement de votre terrain doivent être détaillés
(notice descriptive et pièces graphiques : coupes, plans,
perspective d’insertion).
? Comment tirer parti de la pente du terrain
pour implanter sa maison et optimiser
les terrassements ?
Quel soutènement envisager ?
À ÉVITER
P2A C C O M P A G N E R L E S E N T R É E S
D E V I L L A G E S E T D E B O U R G S
FICHE 12
FICHE 12
12
Les entrées de bourg, une vitrine du territoire
Les enveloppes des vill(ag)es ont historiquement toujours été
délimitées par des remparts au Moyen Âge puis par les façades
bâties des faubourgs au XIXe siècles. La transition était progressive
entre l’espace construit et l’espace agricole, caractérisée par une
succession de jardins, haies, murets. Certaines entrées de bourgs sont
marquées par des alignements d’arbres, dont la plantation fut, de
manière récurrente, ordonnée par les pouvoirs en place depuis le
XVIe jusqu’au XIXe siècle.
Cette trame arborée qui annonçait autrefois la proximité d’une
agglomération, structure aujourd’hui l’intérieur de quartiers urbani-
sés. Mais le développement mal maîtrisé d’habitat pavillonnaire ou
d’activités commerciales le long des axes de circulation tend à brouil-
ler la perception des silhouettes villageoises et banalise le paysage.
Arbres isolés, murets de pierre ou encore organisation particulière
du bâti peuvent contribuer à faire « porte » et signifier à l’usager de
la route qu’il arrive en agglomération. Le paysage perçu aux entrées
a une valeur symbolique et signe l’identité du bourg. Pour aménager
les entrées, commencer par identifier les composantes paysagères
et patrimoniales présentes car elles constituent les bases du projet
de mise en valeur :
Les éléments majeurs du paysage
La palette et les formes du végétal
La gestion qualitative des dénivelés (talus, murets...)
Les matériaux : falaises, rochers, murs
L’eau et le patrimoine lié (fossés, cours d’eau, ponts, canaux)
L’implantation du bâti
Les limites entre espace public et espace privé
Les éléments patrimoniaux
La qualité des façades
péri-urbain
REQUALIFIER
S’APPUYER SUR LES COMPOSANTES PAYSAGÈRES
Préconisations
L’alignement de platanes apporte une qualité au paysage
de la route et un confort climatique non négligeable
Le mur de pierre sèche caractérise le bord de route
Bâti, mur de pierre sèche, bordure enherbée suffisent à créer une
ambiance champêtre pour une entrée de village harmonieuse
Vue sur la silhouette du village et
le point de repère que constitue
le clocher
Composante du paysage
agricole, ici les vignes,
formant le premier plan
Paysage lointain
formant l’arrière-plan
Mobilier d’éclairage
à la ligne sobre
Alignement de platanes guidant la
vue vers l’entrée du village, au sol,
une simple bande enherbée
Une entrée de village harmonieuse
? Quelle est la perception de ma commune depuis les routes ? Quelle image mon village
offre-t-il aux visiteurs depuis ses entrées ?
Quelles composantes paysagères ou patrimo-
niales pourraient caractériser ces entrées ?
12 P1VALORISER OU REQUALIFIER LES ENTRÉES
Préconisations
Après avoir identifié les éléments forts et les points noirs à supprimer
ou atténuer, le projet peut être mis en œuvre de manière progressive, en
régie, ou dans le cas d’une requalification requise plus conséquente, en
passant par un marché de maîtrise d’œuvre avec un paysagiste-concepteur.
Utiliser les composantes paysagères et patrimoniales présentes
sur le site ou caractéristiques de l’entité paysagère.
Accompagner la voie par des plantations appropriées : haies
ou alignement d’arbres selon le cas. Un linéaire végétal apporte une
cohérence lorsque l’arrière plan est banalisé par des constructions ou
éléments disparates.
Créer des points de repère par la plantation d’un arbre remarquable,
par exemple, pour marquer une voie secondaire ou un seuil.
Valoriser les points de vue remarquables sur le grand paysage ou la
silhouette du village.
Éviter les sur-largeurs de chaussée et, quand cela est possible, réduire
l’emprise de la voie pour contraindre le ralentissement des véhicules,
favoriser les cheminements piétons et les circulations douces dans un
cadre convivial (ombre, végétation, revêtement de sol adapté...)
Maîtriser la publicité et la signalétique.
Veiller à la cohérence et la sobriété du mobilier d’éclairage.
Sensibiliser les particuliers à la végétalisation des limites de
propriétés et à la qualité architecturale de leur habitation.
Les éléments forts de cette entrée : la vue sur le paysage de la
plaine, le mur de pierre, la falaise. Les atouts pourraient être
valorisés par la rénovation de la façade qui forme seuil et le
traitement qualitatif des sols, par exemple avec un cheminement
piéton délimité par une ligne pavée
Exemple de valorisation d’une entrée de bourg
Valoriser les fortifications et les éléments du patrimoine
Une entrée qui pourrait être requalifiée par
un alignement d’arbres, une haie basse ou
un muret et harmoniser ainsi l’arrière plan
hétérogène des constructions
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Voir aussi
Fiche n°10 : Les abords de ma maison
Fiche n°13 : Valorisation des espaces publics et petits patrimoines
Fiche n°14 : Requalification zone d’activité
Palette matériaux et Palette de vététaux
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P R A T I Q U E S
Le saviez-vous ?
Les documents d’urbanisme
(PLU) constituent un levier
réglementaire pour favoriser
la qualité des entrées d’ag-
glomération et agir sur la
maîtrise de l’urbanisation, ou
la protection des éléments
remarquables (jardins, arbres,
petit patrimoine, points de
vue...)
P2valorisation des espaces
publics et petit patrimoine
Espaces publics / Centres anciens
FICHE 13
FICHE 13
13
AMÉNAGER
Reconnaître la diversité et préserver l’esprit des lieux
La place belvédère :
Souvent associée aux anciennes
fortifications et parfois libérée
par une démolition dans le tissu
médiéval, elle offre des vues loin-
taines sur le paysage et permet
souvent le coup d’œil sur la sil-
houette villageoise.
La place à arcade :
Peu nombreuses sur ce territoire,
ces places constituent toutefois
un patrimoine significatif. Elles
sont malheureusement peu mises
en valeur.
La place centrale
Lieu emblématique et représentatif de la
commune, elle attend un aménagement
très qualitatif. Le végétal, sous différentes
formes, est un élément structurant qui
contribue à la convivialité des lieux tout
en assurant un confort climatique.
Le terrain de pétanque
Lieu central de vie
dans les villages, il
fait partie intégrante
du patrimoine.
Malheureusement,
la concurrence avec
l’automobile en altère
la convivialité.
Les quais
Ce sont des espaces
emblématiques
propices au
développement
de loisirs de toutes
sortes (plaisance,
pêche, loisirs
familiaux...)
Les espaces publics revêtent des formes multiples en fonction des usages développés et de leur situation au sein du village. Ils témoignent d’une organisation sociale, économique, politique de l’espace habité. Ils constituent un patrimoine à part entière, faire-valoir de l’identité du territoire, qui doit pourtant s’adapter pour accueillir des usages en régulière évolution. A la fois espaces de pratiques et espaces de représentation, ils ont un rôle essentiel à jouer dans la dynamique sociale et l’éco- nomie locale (tourisme, cadre de vie, attractivité pour de nouveaux habitants...).
Ces ambiances à chaque fois particulières tiennent à un ensemble de facteurs, parfois ténus, qu’il faut savoir identifier pour préserver cet « esprit des lieux » fil conducteur dans le temps, au gré des aménagements, ou dans l’espace, de place en place.
UNE DIVERSITÉ DE FORMES ET D’AMBIANCES À RECONNAÎTRE ET VALORISER
13
? C’est quoi un espace public ?
« Lieu non bâti ouvert gratuite -
ment au public », c’est un espace
de vie collective des riverains. Il
relève de la compétence commu-
nale dans la majorité des cas mais
peut appartenir à un privé (bail-
leur, entreprises commerciales...)
avec un usage public.
P1Les espaces publics de centres anciens se sont progressivement transformés, notamment par la présence accrue des voitures et par la baisse des pratiques multiples qui caractérisaient cet espace « commun » des villages (activités marchandes, agricoles, activités mutualisée...). Ainsi, le partage de l’espace favorable à la vie collective d’un village s’est peu à peu réduit au seul usage de la voiture. Cette réduction de la fonction des espaces publics s’est souvent accompagnée d’une uniformisation des sols (enrobé omniprésent) et d’une banalisation des ambiances du fait d’interventions disparates souvent dictées par l’usage automobile (ou parfois pour restreindre celui-ci).
Intégrer les pratiques
marchandes à la
réflexion pour que
la réponse aux
besoins soit intégrée
dans le projet
d‘aménagement
La politique de mise en valeur des espaces publics doit être abordée de façon globale à partir d’un état des lieux sur l’ensemble du bourg ou du village afin d’assurer la cohérence des actions dans l’espace et dans le temps. La gestion des déplacements (automobiles, piétons,
vélos) et du stationnement doit être appréhendée elle aussi globalement en croisant avec la politique foncière de la commune. Ces démarches gagneront à être conduites en synergie avec la politique de valorisation des services et commerces. Ainsi, l’aménagement d’espaces publics de qualité, notamment piétons, peut-être catalyseur de développement et renforcer l’attractivité (habitants, visiteurs) des bourgs et villages.
Des espaces publics emblématiques pour la convivialité
et la valorisation des patrimoines se retrouvent dévolus
aux stationnements.
Des aménagements qualitatifs perdent de leur sens par ajouts
de mobiliers (ici des jardinières en béton) pour empêcher le
stationnement. Ceci doit être anticipé dès le départ.
Le recours systématique aux surfaces en enrobées pour traiter
les sols crée des espaces publics sans caractère peu propices à
leur appropriation par les habitants et piétons. D’autres choix
sont fort heureusement possibles pour des coûts similaires.
PROJET D’ESPACE PUBLIC :
DEMANDEZ LE PROGRAMME !
Une démarche globale
Valoriser la place de l’église
Réduire le stationnement
(rechercher des stationnements
alternatifs) au profit des usages piétons
Maillage végétal
Cohérence du mobilier, notamment
pour faciliter les usages piétons modes
doux (bancs, accroches vélo...)
Mettre en scène le petit patrimoine
Valorisation des façades et du patrimoine bâti
Diminuer l’impact des dispositifs publicitaires
Favoriser l’entretien et la réhabilitaton
des bâtiments patrimoniaux
Mettre en valeur le patrimoine de l’espace public :
fontaine, statue, etc.
Conforter les liaisons
piétonnes entre le
fleuve et la place
Dégager et assurer
un espace de transition
entre l’espace public
et les pieds de façade
Assurer la continuité et la lisibilité des déplacements
modes doux
Valorisation des berges du Rhône
Favoriser des usages de loisirs
par des aménagements conviviaux :
prairie de jeux, espace pique-nique,
information...
Renforcer le rapport au fleuve :
mise en valeur des vues, lisibilité
des liens piétons...
? Comment aménager les espaces publics ?
Comment cela peut-il contribuer
à la dynamique de la commune
(habitat, commerces, services publics) ?
Quelle démarche engager ?
Quels matériaux et végétaux utiliser ?
Comment choisir le mobilier ?
P2Constat >> intentions >> programme >> conception >> réalisation
Maîtrise d’œuvre
consultation d’un prestataire
Étude préalable
accompagnement partenaire
ou consultation d’un prestataire
pour les situations les plus complexes
Les étapes d’un projet
Les collectivités ont obligation d’établir un plan de mise en accessibilité
de la voirie et des aménagements des espaces publics (PAVE). Il s’agit
d’organiser la chaîne de déplacement (bâti, voirie, espaces publics, trans -
port) de manière à assurer l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite
sur l’ensemble des cheminements (Art. 45 de la loi du 11 02 2015 pour
« l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des
personnes handicapées, 2005 »). Si la réglementation a été assouplie en
2014, notamment pour les plus petites communes en supprimant la date
butoir, il n’en reste pas moins de la responsabilité des collectivités de tout
mettre en œuvre pour assurer une égale accessibilité des espaces publics
à toutes et tous.
Espaces publics pour tous
Étendre le périmètre d’analyse au-delà du lieu à aménager :
établir un état des lieux à l’échelle du village ou du bourg
Recenser les espaces publics et le foncier potentiel, identifier les
usages existants ou potentiels ainsi que les dysfonctionnements
Adopter une approche pluri-thématique : patrimoine, dépla-
cements, stationnements, habitat, offres de commerces, foncier
disponible, usages, etc.
Se faire accompagner : dans les situations plus complexes,
il peut s’avérer nécessaire de commander une étude de faisabi-
lité préalable, qui peut être incluse dans le marché de maîtrise
d’œuvre et qui permettra de définir les objectifs, les principes,
l’enveloppe financière, le phasage de la maîtrise d’œuvre.
Programmer : établir un plan-guide avec l’aide d’un bureau
d’étude si besoin
Hiérarchiser les enjeux et définir les priorités.
Synchroniser les démarches en cours qui peuvent faire levier
sur la qualité du projet : opération façade, schéma d’assainisse-
ment et d’évacuation des eaux pluviales, OPAH.
Élaborer un plan de circulation et de stationnement après
avoir analysé quantitativement et qualitativement les enjeux.
Établir un plan de valorisation et de gestion des espaces
publics à l’échelle du bourg ou du village (type plan-guide) qui
sert de tableau de bord pour le phasage des projets d’aménage-
ment pour les années à venir.
Estimer les coûts des aménagements et établir un plan de
financement pluriannuel.
Associer les habitants aux différentes étapes du projet
Commander et piloter une étude de maîtrise d’œuvre pour les
phases opérationnelles
1
2
3
4
Fonctions
Contexte
urbain
Perceptions
Représentations
Usages
Appropriations
Histoire
des lieux
Traces du
passé
Projet Paysage
Composition
Site
Économie
du projet
Point réglementation
La loi MOP (maîtrise d’œuvre publique) définit
les obligations du maître d’ouvrage public :
s’assurer de la faisabilité et de l’opportunité de l’ouvrage
arrêter le périmètre de l’opération
définir le programme
arrêter l’enveloppe financière prévisionnelle
s’assurer du financement
choisir la procédure
P3LES COMPOSANTES POUR AMÉNAGER L’ESPACE PUBLIC
Préconisations
Adapter le choix des essences en fonction
des entités paysagères
Chaque entité paysagère possède sa palette végétale en fonc-
tion du contexte climatique, géologique, culturel, de l’altitude,
des activités agricoles.
Adapter les formes végétales et les essences
suivant le type d’espace et les usages
Révéler et valoriser la gestion des eaux pluviales
Sensibiliser à une gestion différenciée des espaces plantés
Préférer des plantations en pleine terre plus durables à des
plantations en jardinières, celles-ci seront restreintes à des sites
particuliers (parvis de bâtiments officiels par exemple). Adapter
l’intensité de la gestion des pelouses et prairies en fonction de la
fréquentation.
Favoriser l’implication des habitants dans la vie de la rue
Initiatives de plantations ‘sur le pas de la porte’, en pied de murs
par exemple.
Penser zérophyto
La loi du 22 juillet 2015 de transition énergétique pour la crois-
sance verte oblige à la mise en place de l’objectif ‘zéro pesticide’
dans l’ensemble des espaces publics depuis le 1er janvier 2017 et
en 2022 pour les particuliers.
Un espace public se caractérise par ce qui l’entoure, notamment le cadre
bâti, ses limites mais aussi par la qualité des sols, la présence du végé-
tal, le mobilier, le traitement des détails : le projet de qualité s’attache à
travailler ces composantes de manière à donner un sens à l’ensemble,
convoquer les savoir-faire traditionnels locaux, adapter le projet aux res-
sources et au climat du territoire.
Treilles, façades de vigne vierge, mail de platanes, arbre isolé, mûrier...
autant de figures récurrentes dans le paysage des bourgs et villages du
Vivarais méridional. Ces formes végétales contribuent à leur convivialité
ainsi qu’à la reconnaissance des fonctions de l’espace public : entrées,
places, allées, montées, parvis de bâtiment officiel seront marqués par
des structures et essences végétales spécifiques.
Le végétal, un marqueur de premier plan
La fenêtre sur le paysage lointain, le cadre bâti, les cyprès, les
arbustes, la treille, l’arbre de la place en arrière-plan, le traitement
des sols qui valorise la fontaine en associant matériaux tradition-
nels et béton désactivé. C’est la somme sobre et harmonieuse de
ces éléments qui crée la convivialité du lieu tout en valorisant le
patrimoine.
Composition autour d’une fontaine
Abri et nourriture
pour la faune
Écran
contre
le vent
Purification
de l’air ambiant
Écran contre les
poussières et le bruit
Contrôle
de l’érosion
Préservation
de la qualité
des sols
et de l’eau
CO2
H2O
O2
Schéma des bénéfices apportés par les arbres en milieu urbain
Le végétal est un élément déterminant de la qualité de vie. Il agit sur différents champs : réduction de la pollution de l’air, abaissement des températures, climatisation, revalorisation du cadre de vie, confortement des usages mode doux, renforcement de la biodiversité.
Le saviez-vous ?
P4Les matériaux : un vocabulaire local à développer
A l’instar du patrimoine bâti, les aménagements d’espaces publics utilisaient traditionnellement des matériaux issus de ressources locales et contribuaient ainsi à l’harmonie des espaces habités. Pierres ou galets étaient mis en œuvre pour marquer des lieux importants (parvis, place d’apparat) ou pour répondre à des fonctions précises (caniveaux, calades, petits patrimoines) composant des figures typiques du territoire. La multiplicité des ressources disponibles à l’échelle du territoire, pierres basaltiques et calcaires, galets des nombreux cours d’eau, a favorisé une écriture contrastée des pavements jouant sur le noir, le beige ou l’ocre.
L’enrobé a recouvert beaucoup d’espaces publics participant à la banalisation des villages. Les projets d’aménagement doivent permettre de retrouver la richesse de la palette de revêtements de sols déclinée en fonction des usages et restaurer les pavages et calades d’origine.
Préserver les revêtements de sol traditionnels et les typologies
d’ouvrage caractéristiques
Pavement à compartiment, pavement en pavé « tête de chat », calades, dalage de pierre calcaire, profils de ruelle en V avec caniveau pavé central...
Valoriser les ressources et savoir-faire locaux
Favoriser l’emploi de matériaux biosourcés (calcaire, basalte, bois...) et inciter au recyclage des matériaux en place (pierre issue de clapas et faïsses à l’abandon).
Lutter contre le réchauffement climatique
Favoriser l’emploi de matériaux clairs, à faible albedo (pouvoir réfléchissant) : calcaire, galets... et des sols perméables (espaces enherbés, stabilisé...) pour assu- rer l’infiltration des eaux pluviales.
Limiter au minimum les surfaces imperméabilisées et intégrer la gestion des eaux de ruissellement dès l’amont du projet, dont elle peut devenir un élément structurant.
Parvis avec pavement traditionnel à compartiments
mêlant galets et pavés de différentes pierres (basal-
tiques, calcaires, granitiques..), vallée du Rhône sud
Aménagement contemporain associant galets sciés
et béton désactivé avec des gravillons roulés, secteur
gorges de l’Ardèche et vallée du Rhône
Pavage en basalte et lignes structurantes
en pierre calcaire, bordures du Coiron
Escalier en pas d’âne, avec motif chamarré de pierres
basaltiques et calcaires, typiques des villages perchés
des franges du Coiron
La pierre calcaire est déclinée sur les sols,
le petit patrimoine et le bâti dans le bassin d’Alba
Le sablé stabilisé à la chaux est une alternative
économique pour traiter les sols de façon perméable
Point réglementation
Le statut de l’espace public au regard du code de la route :
Zone piétonne : interdite à la circulation motorisée
Zone 30 : la circulation est limitée à 30km/h, les flux piétons sont séparés
Zone de rencontre : partage de l’espace entre tous les usagers, la circulation motorisée est limitée à 20 km/h
Dans tous les cas, les statuts de l’espace public doivent être lisibles par des aménagements et une signalétique explicite.
Aménagements avec des bétons sous différentes formes utilisant
des granulats locaux : ceux ci assurent une harmonisation de cou-
leurs et de textures avec le patrimoine construit tout en offrant des
déclinaisons contemporaines
P5Le mobilier est aujourd’hui très présent dans l’espace public sous de nombreuses formes : jardinières, mâts d’éclairage, garde-corps, potelets, corbeilles, appui-vélo, conteneurs, panneaux de signalisation, etc. Ces élé- ments ne sont pas toujours appropriés aux communes rurales. Ils sont sou- vent implantés au coup par coup pour répondre à des besoins ponctuels, principalement pour empêcher les véhicules de stationner. Leur multipli- cation, sans cohérence dans l’espace ou dans le style, encombre les circula- tions piétonnes et banalise l’espace villageois. Des aménagements simples, plus adaptés aux espaces ruraux et plus économiques, peuvent être conçus en cherchant la polyvalence des usages. Ils sont déterminants pour l’atmosphère d’un lieu.
Éviter la surenchère et intégrer le choix de mobiliers dans une approche globale, porteuse de sens, dès la conception des projets de valorisation de l’espace public : usages, emplacements, style, coût, gestion, sont autant de critères déterminants.
Un style commun est à rechercher (bancs, poubelles, éclairage) sans pour autant verser dans l’effet « catalogue ». Les potelets ou les bornes no- tamment sont des produits très urbains à éviter dans les communes rurales. Ils peuvent être remplacés par des aménagements intégrés qui rendent suf- fisament lisibles les usages (nivellement ou traitement différencié des sols par exemple).
Privilégier des installations à usages multiples adaptées pour tout public (par exemple un muret banc qui limite aussi l’espace piéton, une structure qui soit utilisée comme jeux d’enfants ou comme assise). Observer les usages avérés pour répondre au mieux aux besoins.
Favoriser l’emploi des ressources et savoir-faire locaux (pierre, bois, métallerie) pour des mobiliers « sur mesure ».
Préférer des lignes sobres qui ne se démodent pas, éviter les pastiches du style « grand siècle » souvent associés à tort à l’esprit village.
Intégrer le mobilier de tri des déchets (murets, conteneurs enterrés...).
Le mobilier : sens et cohérence à rechercher
Des bornes ont été ajoutées après-coup et
dénaturent quelque peu l’aménagement
L’accumulation de jardinières de styles
différents alourdit l’espace public
Les jardinières font obstacle
à la circulation piétonne
Exemple réussi d’intégration
des conteneurs à ordures
Le type de mobilier utilisé contribue fortement à l’ambiance créée. Souvent coûteux, leur choix ne doit pas être improvisé ; ils doivent correspondre à des usages avérés et situés judicieusement
? Quelle ambiance créer ?
A quel endroit et pour quel usage ?
Quel entretien ?
Quelle lisibilité de l’espace public ?
Artisanal ou manufacturé ?
L’encombrement des trottoirs par des obstacles fixes et mobiles est l’un des problèmes majeurs rencontré par les piétons et les personnes à mobilité ré- duite pour cheminer (voir obligation réglementaire d’établir un PAVE)
Le saviez-vous ?
P6Le paysage nocturne des bourgs et villages mérite aussi l’attention des municipalités. En effet, les activités humaines se déroulent aussi la nuit et la valorisation par la lumière des patrimoines est facteur d’attractivité. Pourtant, les éclairages sont généralement oubliés des projets. Mal optimisés, ils génèrent une pollution lumineuse importante aux effets néfastes sur notre santé, sur la sécurité et sur la biodiversité, et représentent souvent une part importante du budget des petites communes.
La disparition de l’alternance normale du jour et de la nuit a une incidence sur les cycles biologiques et altère le sens de l’orientation ou la communication de nombre d’espèces animales ou végétales. Cette pollution lumineuse impacte aussi la santé humaine, perturbant notre horloge biologique. Ainsi, il importe de la limiter au maximum.
L’éclairage permet aussi de sécuriser, guider, baliser ou mettre en valeur, souvent tout à la fois. Il doit apporter la bonne lumière à chacun des usagers, piétons, cyclistes ou automobilistes et s’adapter aux situations : rue principale, ruelle, place, placette, allée piétonne dans un parc, etc.
Souvent mis en place pour répondre à des enjeux de sécurité, la tendance est à sur- éclairer. Pourtant, en terme de sécurité routière, plus on éclaire, plus les véhicules circulent rapidement. Il n’a pas non plus été démontré que l’éclairage réduit les vols, au contraire.
Adopter une démarche globale à l’échelle de la commune. Une équipe de maî- trise d’œuvre spécialisée (architecte, paysagiste, concepteur-lumière), sur la base d’un diagnostic du parc d’éclairage existant, saura proposer un projet d’ensemble (par exemple un Schéma Directeur d’Aménagement Lumière ou un Plan Lumière) alliant contraintes fonctionnelles, économiques, environnementales et objectifs de mise en valeur. Ce projet permettra l’adoption d’une gamme de luminaires et enfin un phasage de leur mise en œuvre.
Restituer des ambiances lumineuses en adéquation avec les usages et les lieux (centre-bourg, hameau, rue piétonne, place, traversée, zone d’activité...) et adapter le type de dispositifs, leur espacement, leurs dimensions, l’intensité lumineuse, etc.
Éviter de sur-éclairer, espacer au maximum les sources d’éclairage. Éviter la surenchère d’effets et de couleurs pour la valorisation du patrimoine : il s’agit de révéler plus que d’éclairer.
Faire le choix de l’extinction nocturne (de 23h à 5h par exemple) pour réduire consommation électrique et pollution lumineuse. Utiliser des éclairages avec capteurs de luminosité qui se déclenchent automatiquement
Choisir un lampadaire avec des réflecteurs dirigeant la lumière vers le bas et dont l’ampoule n’est pas visible. Bien orienter le luminaire afin de ne pas éclairer les façades des habitations. Choisir des ampoules qui respectent la biodiversité.
Optimiser la maintenance du matériel d’éclairage :
elle peut occasionner d’importantes économies d’électricité.
Éclairage
100 % utile
Pollution du ciel
nocturne réduite 60 % au moins de lumière perdue
40 % au mieux
d’éclairage utile
Traiter l’ambiance lumineuse, une approche globale :
à quels usagers s’adresse-t-on ? Ici, l’espace circulé
central est très éclairé, faisant disparaître la falaise.
Une mise en lumière sobre de celle-ci associée à
un éclairage pertinent de l’espace public, ciblé sur
les piétons, suffirait au confort des usagers tout en
valorisant le patrimoine.
Le choix du mobilier a aussi un rôle important à jouer
dans l’image donnée de la commune :
il peut soit affirmer une identité traditionnelle (en
évitant toutefois le côté trop rétro), soit proposer
une interprétation moderne de celle-ci, soit encore
assumer une écriture contemporaine contrastée.
Quoiqu’il en soit, une même gamme sera déclinée et
le mobilier sera adapté aux usages et situations
? Quelle ambiance lumineuse créer ?
Comment valoriser le patrimoine ?
Quels éclairages pour quels usages ?
Quels mobiliers ?
Mobilier d’éclairage : sobre et adapté
L’ADEME estime que plus de la moitié du parc d’éclai-
rage extérieur est composée de matériels obsolètes et
énergivores : boules diffusantes, lampes à vapeur de
mercure (environ 1/3 du parc) et 40% des luminaires en
service ont plus de 25 ans.
Le saviez-vous ? Point réglementation
La norme NF EN 13201 (non obligatoire) différencie les be-
soins d’éclairage selon l’environnement qu’il soit rural, ur-
bain, résidentiel... Par ailleurs, certaines lampes d’éclairage
extérieur sont interdites par le règlement européen (lampes
fluorescentes T10, T12, lampes à vapeur de mercure haute
pression, lampes fluocompactes à deux broches notamment).
Vérifiez votre parc d’éclairage !
P7Passages avec arcades
Entre deux façades sur ruelle,
les arcs renforcent les murs
dont la mise en œuvre est
souvent moins soignée que
celle des façades sur rue
principale.
Les calades
Ces circulations sont fortement em-
blématiques des villages perchés. La
continuité de la présence de la pierre,
des murs au sol, associée au calme
prégnant issu de leur usage presque
exclusivement piéton, confère aux ca-
lades une ambiance particulière qui
fait l’attractivité de ces villages. Elles
seront réhabilitées en respectant les
formes traditionnelles et matériaux
caractéristiques de l’unité paysagère
(voir palette de matériaux).
Les passages couverts et les arcades
Le réseau de ruelles calades des centres anciens est souvent complété par des passages couverts et des passages à arcades. Ces passages constituent des liaisons piétonnes importantes qui irriguent les noyaux denses médiévaux et contribuent ainsi à l’ambiance spécifique des bourgs et villages du Vivarais méridional. La qualité de ces passages est parfois menacée par des in- terventions architecturales inadaptées au détriment de la valeur patrimoniale de ces circulations intersticielles. Elles méritent pourtant une attention bien particulière. Leur obstruction pour usage privé est à éviter.
Saint-Montan
Saint-Vincent-de-Barrès Saint-Montan Rochemaure Saint-Thomé
Saint-Maurice-d’Ibie
Mirabel
À ÉVITER
PRENDRE SOIN DES STRUCTURES EMBLEMATIQUES
Passages couverts
Tracés sous les immeubles, ils peuvent correspondre aux
ouvertures dans les enceintes fortifiées et étaient dans ce cas
fermés par des portails durant l’époque médiévale.
Alba-la-Romaine
Baix
arcade
passage couvert
Pays d’art et d’histoire du Vivarais méridional
Syndicat Mixte du Vivarais méridional
32 boulevard Stalingrad 07400 LE TEIL
04 75 91 45 09 / contact@vivaraismeridional.fr
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Voir aussi
Fiche n° 12 : Accompagner les entrées de villages et de bourgs
Fiche n° 16 : Reconquérir les centres anciens
Les palettes des matériaux et des végétaux
Diagnostic de la Charte
Site internet : www.vivaraismeridional.fr
Matériaux et forme utilisés
contribuent à banaliser la ruelle
La passage couvert a été obstrué
pour un usage privé
I N F O S
P R A T I Q U E S P8R E Q U A L I F I C A T I O N
D E S Z O N E S D ’ A C T I V I T É S
Péri-urbain
FICHE 14
FICHE 14
14
Des zones d’activités dans le paysage
La requalification des zones d’activité répond à des enjeux multiples
de qualité paysagère, d’attractivité du territoire, de cadre de vie, de
fonctionnalités, d’urbanisme durable.
Du fait de leur situation géographique, leur aménagement rejoint
souvent la problématique de valorisation des entrées de bourgs.
La création de nouvelles zones quant à elle s’envisage à une échelle
intercommunale dans une stratégie qui doit être globale et transver-
sale, en travaillant conjointement sur les problématiques de revita-
lisation des centres-bourgs, de déplacements, de l’offre existante...
à croiser notamment avec les enjeux paysagers et agricoles.
Plusieurs leviers sont possibles pour (re)qualifier ces espaces presque
toujours perçus comme des points noirs paysagers.
Banalisation de l’entrée de ville avec la souveraineté de la voiture,
des espaces de circulation et des parkings
PLANIFICATION URBAINE
Préconisations
Maîtriser le développement et les extensions de zones d’activités
à l’aide des documents d’urbanisme (SCOT, PLU).
Promouvoir un urbanisme durable qui se décline du plan de zone
jusqu’à la parcelle.
Favoriser la requalification ou la reconversion plutôt que des
créations nouvelles. La reconversion doit être pensée comme un
projet global et cohérent, en interrogeant largement les activités
potentielles : Habitat ? Commerces ? Activités artisanales ? Equipe-
ments publics ? Culturels ? Commander une étude préalable d’op-
portunité (se reporter à la fiche n° 15 pour la méthodologie).
Favoriser la mixité fonctionnelle à l’intérieur de la zone et
rationaliser l’usage de l’espace (mutualisation des stationnements,
de la gestion des déchets, de la restauration, etc.).
Réaliser une charte proposant des principes qualitatifs d’intégration
paysagère, d’implantations, d’aménagements, de conception archi-
tecturale, de préconisations environnementales.
Faire levier avec les règlements de zones en y intégrant ces principes.
Proposer des cahiers de cession de terrain axés sur la qualité
paysagère, urbaine et architecturale.
Mettre en place des permanences de conseil architectural et
paysager auprès des entrepreneurs et porteurs de projet.
La rotonde du Teil avant les travaux
de reconversion en centre commercial
Patrimoine industriel
à Villeneuve-de-Berg
AMÉNAGER
14
? Comment apporter de la qualité
dans les zones d’activités ?
Comment rendre ces quartiers
de ville plus agréables à vivre
pour les usagers ?
Comment les relier au bourg voisin ?
Le saviez-vous ?
Il existe des friches artisanales et indus-
trielles sur le territoire du Vivarais méri-
dional, dont le foncier peut être valorisé.
Certaines d’entres elles représentent un
témoignages précieux de l’histoire éco-
nomique du territoire et elles recèlent un
patrimoine culturel et architectural qui
mérite d’être valorisé. Leur reconversion
qualitative constitue un véritable enjeu
économique et culturel pour le territoire du
Vivarais méridional.
P1Maintenir un recul suffisant entre la zone et la voie afin de créer
une lisière plantée. Elle permet de limiter l’impact paysager de la zone
(alignements d’arbres, haies arbustives et/ou herbacées) et de la relier à
l’espace agricole voisin.
Soigner les clôtures : matériaux, couleurs, hauteurs limites ou inté-
gration par des plantations.
Veiller à un traitement homogène pour toutes les parcelles par
exemple à travers une charte ou un pré-verdissement avant commer-
cialisation.
ESPACES PUBLICS ET LISIÈRES
Préconisations
Requalifier l’espace par une trame végétale
Des lisières reliées au paysage
Lors d’une création de zone, les espaces publics doivent être au cœur
de l’aménagement dans un véritable projet qualitatif. Trop souvent ils ne
sont conçus que dans une logique minimum de circulations des véhicules
ou d’espace résiduel. Ils doivent être reliés aux bourgs ou villages voisins.
Créer une trame végétale le long des voies en déclinant la palette
végétale locale.
Qualifier les zones de stationnement par des plantations pour leur
intégration paysagère mais aussi le confort climatique des usagers.
Privilégier les surfaces perméables (un pourcentage minimum peut
être imposé dans les documents d’urbanisme ou règlement de zone) et
une gestion alternative des eaux pluviales. Plutôt que de clore par des
clôtures inesthétiques le bassin de rétention, l’intégrer dans un aména-
gement paysager.
Penser à créer des circulations piétonnes et cyclables pour accé-
der à la zone ainsi qu’à l’intérieur. Veiller à assurer l’accessibilité aux
personnes à mobilité réduite.
Soigner la qualité des enseignes et mettre en place une stratégie
commune de signalétique.
Décliner le mobilier d’éclairage dans une gamme homogène ;
adapter sa hauteur et son intensité aux types de circulations.
Des espaces publics soignés
Une qualité architecturale à retrouver
Rechercher une cohérence dans les implantations. Dans les futures
zones, le découpage parcellaire permet d’anticiper l’organisation
d’ensemble des constructions.
Simplifier les volumes, veiller à leur adaptabilité d’une activité à une autre.
Traiter qualitativement les façades (surtout les façades sur rue) par
le choix des matériaux et de la palette de couleurs.
Intégrer les enseignes dans les volumes.
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Voir aussi
Fiches : Construire » n° 6 à 9 et « Aménager » n° 10 à 13
Fiche n°15 : Accueillir de nouveaux habitants
Palettes de matériaux et de végétaux
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I N F O S
P R A T I Q U E S
Point réglementation
Principaux outils réglementaires à mobiliser :
PLU(i) et PLU : zonage et règlement (par exemple sur les règles de
recul et d’implantation) mais aussi les orientations d’aménagement
et de programmation (OAP)
Code de l’environnement : chapitre relatif à la publicité
Règlement local de publicité (RLP) et charte signalétique
Soigner les clôtures et l’intégration des équipements
techniques par des lisières paysagères
Aménager les espaces publics et voiries en pensant
qualité et convivialité, sans oublier les piétons
P2A C C U E I L L I R
D E N O U V E A U X H A B I T A N T S
Centres anciens / Péri-urbain
De nouveaux habitants
dans un cadre de vie préservé
FICHE 15
FICHE 15
15
ACCUEILLIR
Sur l’ensemble du territoire, les quartiers périphériques tendent à
s’étendre tandis que les centres anciens se vident, désinvestis par
les habitants, les commerces ou les services. Cet étalement urbain
progresse au détriment des terres agricoles, encourage l’usage de
la voiture, coûte cher aux collectivités par les infrastructures qu’il
nécessite. Ainsi, il ne constitue pas un mode de développement
soutenable du territoire.
La reconquête des centres anciens dans les communes rurales, à la
population souvent vieillissante, apparaît alors comme un enjeu es-
sentiel au maintien de leur attractivité : préservation de l’identité des
différents secteurs du Vivarais méridional, maintien de la dynamique
socio-économique des bourgs qui maillent le territoire, qualité du
cadre de vie, adaptation aux nouveaux modes de vie pour attirer de
nouveaux habitants, etc.
L’enjeu des quartiers périphériques, dont certains ont déjà plusieurs
décennies est tout aussi important. Il se joue entre leur extension
maîtrisée et qualitative et la requalification de l’existant, afin de leur
permettre d’accueillir aussi de nouveaux habitants dans des cadres
de vie de qualité tout en limitant l’artificialisation des terres.
METTRE EN PLACE UNE STRATÉGIE GLOBALE
Préconisations
Penser le futur de sa commune et l’accueil de nouveaux habitants
passe par une approche globale et transversale qui mette en pers-
pective les différents enjeux de développement, tant qualitatifs que
quantitatifs : économie, environnement, équipements, services,
logements, énergie, déplacements, etc.
Les documents d’urbanisme (PLU, PLUi, SCOT), à l’échelle com-
munale ou intercommunale, sont élaborés dans ce sens et sont les
premiers outils à mobiliser par les collectivités. Le Projet d’Aménage-
ment et de Développement Durables (PADD) permet à la collectivité
de se fixer un cap assorti d’objectifs concrets. Le PLU (ou PLUi à
l’échelle intercommunale) permet également de définir des Orien-
tations d’Aménagement et de Programmation qui précisent, à une
échelle pré-opérationnelle, les orientations d’aménagement d’une
nouvelle opération, en périphérie ou sur du foncier libéré en secteur
déjà urbanisé : typologie des constructions (individuelles, (semi)col-
lectif, d’activités...), implantation du bâti notamment, espaces col-
lectifs, qualité des aménagements, etc.
Se doter d’outils réglementaires...
... et pré-opérationnels
Pour les communes les plus importantes, une phase pré-opération-
nelle s’avère indispensable. Celle-ci conduira à l’élaboration d’un
plan-guide. Une étude de programmation urbaine et paysagère
qui identifie et hiérarchise les opérations à mener, en fonction
des potentiels de la commune (fonciers, contexte économique,
équipement, dynamique de population...). L’estimation des coûts
d’opérations permettra à la collectivité de les programmer dans le
temps : réhabilitation en centre ancien, requalification de quartiers
périphériques, extension aux lisières du bourg mais aussi struc-
turation des équipements rendus nécessaires pour bien accueillir
de nouveaux habitants : espaces publics, stationnements, écoles,
crèches, jardins partagés, etc.
Se doter d’une vision stratégique globale
en articulant les différentes échelles et leurs outils :
elle permettra de guider la politique foncière
de la commune
UN TERRITOIRE
UNE COMMUNE
UN SITE, UNE OPÉRATION
SCOT, PLUi,
Programme Local
de l’Habitat, Plan
de Déplacements
Urbains, Plan
Climat Énergie
Territorial
PLU
>> Étude urbaine
et paysagère de
programmation
et plan-guide
>> Politique
foncière
Faisabilité
opérationnelle
>> Programmation
de l’opération
>> Acquisition
foncière
>> Maîtrise d’œuvre
15
? Comment aborder la réflexion
sur l’habitat ?
Comment rendre ma commune
attractive pour de futurs habitants ?
Quels sont les besoins ?
Où sont les potentiels de ma commune,
pour quelle capacité d’accueil ?
Quel équilibre entre centre ancien
et extensions périphériques ?
P1POUR DES OPÉRATIONS COHÉRENTES
Préconisations
Identifier les valeurs paysagères, patrimoniales, archi-
tecturales qui guideront le projet et permettront d’établir
plusieurs scénarios.
Calibrer le projet en fonction des besoins identifiés en
termes d’accueil et de dynamique de population, sur la base
d’un état des lieux et/ou du Programme Local de l’Habitat.
Cibler prioritairement des opérations participant à la dyna-
mique du centre bourg ou dans des secteurs déjà bâtis afin de
ne pas étendre d’avantage l’urbanisation et la consommation
de terres agricoles.
Prendre en compte, le plus en amont possible, les impacts
sur la biodiversité afin de privilégier les mesures d’évitement
plutôt que de compensation.
Dans le cas d’un projet communal, définir un règlement de
lotissement et/ou un cahier des charges de cession de terrain
intégrant des prescriptions architecturales, paysagères et environ-
nementales qui s’imposeront ainsi à tous les futurs acquéreurs.
Dans le cas d’un projet privé, sensibiliser les porteurs de projet.
Prévoir des mesures d’accompagnement pour garantir la
réussite d’une «greffe urbaine» dans le cas d’un projet d’extension.
Se faire entourer par les bonnes compétences profession-
nelles selon les phases du projet : urbanistes, architectes,
paysagistes, géomètres, etc.
Impliquer les habitants aux différentes phases de la
démarche.
Espaces
publics Réseaux
Équipements
publics
Restructurer et densifier un
quartier loti existant
Construire en périphérie du centre
ancien, pour relier un lotissement
existant au village
Les hameaux, sauf
exception, ne sont pas des
priorités pour accueillir des
extensions urbaines
Réhabiliter ou construire dans
l’enveloppe du centre ancien
Mettre en place une stratégie urbaine
pour choisir avec cohérence les opérations
à mener et les programmer dans le temps
Fiche n° 18
Fiche n° 17 Fiche n° 16
J’élabore
une stratégie
urbaine et un
programme
d’opérations
Je mène la
politique foncière
correspondante
Je privilégie les opéra-
tions de requalification
ou de constructions en
centre bourg
Contraintes
techniques
Contraintes
règlementaires
et environnementales
Principes
architecturaux
et paysagers
J’étudie la faisabilité
opérationnelle de l’opération
J’identifie les valeurs
paysagères, urbaines,
architecturales de ma
commune
J’anticipe les opérations
d’aménagements et d’équi-
pements garantissant la
réussite de l’opération
J’articule les différentes politiques selon
les dynamiques souhaitées : logements,
déplacements, stationnements, dynamique
commerciale, équipements publics, espaces
publics, activités agricoles...
Le saviez-vous ?
Le CAUE de l’Ardèche peut vous accompagner dans
cette démarche urbaine et paysagère globale :
diagnostic, idenfication des enjeux, aide à la
décision pour la réalisation d’études stratégiques,
choix des compétences professionnelles adaptées
et partenaires concernés pour vous accompagner à
chaque étape (programmation urbaine et paysagère,
plan de circulations et de stationnements, étude
d’opportunités pour localiser un projet de lotissement
ou de réhabilitation d’ilôt en centre ancien...)
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Syndicat Mixte du Vivarais méridional
32 boulevard Stalingrad 07400 LE TEIL
04 75 91 45 09 / contact@vivaraismeridional.fr
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Voir aussi
Fiche n° 12 : Accompagner les entrées de villages et de bourgs
Fiche n° 13 : Valorisation des espaces publics et petits patrimoines
Fiche n°16 : Réconquérir les centres anciens
Fiche n°17 : Structurer les quartiers périphériques
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I N F O S
P R A T I Q U E S
J’implique mes administrés tout au long de la démarche
P2R E C O N Q U É R I R
L E S C E N T R E S A N C I E N S
Centre-bourg
FICHE 16
FICHE 16
16
ACCUEILLIR
Réinvestir les centralités : adaptation et innovation
Emblématiques, historiques et fédérateurs, les centres des villages constituent aussi le cœur des communes. Pourtant, ces dernières années s’y combinent plusieurs signaux alarmants de vieillissement de la population, de déprise commerciale, ou de dépréciation des logements. Au delà de l’héritage culturel et patrimonial à préserver, le défi à relever est d’engager des opérations d’aménagement qui permettent aux centres bourgs de demeurer vivants. Pour cela, il s’agit de mobiliser l’innovation pour renouveler le tissu urbain dense et adapter les bâtiments anciens aux attentes et pratiques contemporaines tout en préservant l’identité des lieux, et se rendre ainsi désirables pour les (futurs) habitants.
Les cœurs de villages avoisinent les 60 logements
à l’hectare, parfois plus. Ce tissu dense doit
s’adapter en douceur aux nouvelles attentes.
INTERVENIR DANS LE TISSU ANCIEN DENSE :
PRÉSERVER L’ESPRIT DES LIEUX
Préconisations
Respecter la structure villageoise existante, préserver les carac-
téristiques patrimoniales de la trame bâtie et l’esprit des lieux.
Comprendre l’évolution historique du cadre bâti, les valeurs
particulières qui créent son identité et composer avec elles les adap-
tations à engager pour s’inscrire dans une logique de continuité.
Dans les opérations de réhabilitation et/ou démolition/reconstruc-
tion, projeter des espaces et volumes qui s’intègrent dans le tissu
bâti : simplicité des volumes, interprétation des formes architecturales
historiques caractéristiques comme les passages couverts, articulation
des pleins et des vides, composition des façades, dessins des toitures...
Soigner le rapport au sol (effet de soubassement, utilisation de la
topographie…) et à l’espace public (entrées, percements, façades
commerciales, passages, etc.).
Favoriser l’emploi de teintes et matériaux locaux dans une asso-
ciation créative possible avec des matériaux plus contemporains.
Placette en belvédère à Saint-Vincent-de-Barrès :
espace de qualité, créé par une démolition
dans le tissu médiéval
Il s’agit de s’appuyer sur la stratégie globale préalablement définie afin de mobi- liser l’ensemble des leviers dont peut se saisir la collectivité : stratégie foncière, état des lieux précis du patrimoine, des commerces, des besoins, activation du tissu socio-culturel, etc.
Maintenir ou relocaliser les services et commerces de proximité au cœur des villages. Mener une politique volontaire et innovante pour accueillir des activités nouvelles qui soient des plus-values pour les bourgs et attirent des jeunes actifs (espaces de coworking, boutiques éphémères...).
Adapter le tissu villageois ancien afin d’offrir des équipements qui répondent aux attentes contemporaines (stationnements, jardins partagés, garages...).
Requalifier les espaces publics, en créer de nouveaux, favoriser les lieux de convivialité. Préserver et renforcer le patrimoine arboré.
Mener des opérations de réqualification d’îlots avec libération de foncier pour construire des stationnements ou de nouveaux logements plus adaptés.
Pérenniser et aménager les liaisons douces qui permettent d’accéder aux espaces publics ainsi qu’aux espaces naturels et agricoles, valoriser les anciennes promenades 19e siècle.
Réhabilitation d’un îlot
dans le quartier médiéval de Cruas
Cette opération s’est inscrite dans une
démarche globale, formalisée dans un
schéma directeur d’aménagement, qui
a permis une mise en œuvre par phases
successives : opération « toiture »,
rénovation des calades, création de
logements... Du fait de cette démarche
de qualité, le classement Monument
Historique n’a pas été un frein à une
écriture architecturale contemporaine
réinterprétant le patrimoine (par
exemple ici, les passage couverts) et
où se mêlent matériaux traditionnels et
matériaux contrastants (bois, métal). Ce
choix permet de valoriser l’histoire tout
en se positionnant dans son époque.
DES LEVIERS À MOBILISER EN SYNERGIE
Préconisations
16 P1Stratégie foncière : une feuille de route
Réaliser une étude de gisement foncier ou un référentiel foncier
pour mieux connaître le tissu urbain de sa commune. Ce diagnostic
permet de comprendre le foncier et sa capacité à évoluer (mutabilité
des parcelles), de situer les difficultés d’une future maîtrise foncière
(repérage des situations complexes liées à la nature juridique des
biens et de leurs propriétaires), de confronter les données « déclaratives »
et les relevés de terrain.
Constituer une feuille de route pour une politique foncière de renou-
vellement qui permette de se positionner rapidement sur le caractère
stratégique d’un bien qui se libère et de saisir les bonnes opportunités.
Diagnostic du patrimoine : anticiper les opportunités
Le bâti ancien a toujours évolué dans le temps et a su faire preuve
d’une grande adaptiblité aux changements successifs d’usages.
Il s’agit de poursuivre cette histoire en adaptant en douceur les
centres anciens aux nouveaux modes de vie. Pour éviter les erreurs,
de type « table rase » et plutôt chercher à faire vivre et valoriser le
patrimoine à travers les futures opérations, une connaissance fine de ce
patrimoine et de ses potentiels est indispensable.
Réaliser un diagnostic patrimonial fin pour identifier et hiérarchi-
ser les principales opérations pertinentes qui valorisent le patrimoine
bâti en améliorant l’habitabilité.
Programmer les opérations dans le temps (avec une flexibilité selon
les opportunités foncières). 3 types d’opération sont possibles : Réhabi-
litation d’un bâtiment - Démolition pour libérer de l’espace et aérer le
tissu urbain - Démolition et reconstruction. Ces opérations permettront
d’améliorer significativement la qualité des logements et du cadre de vie.
LES OUTILS : CONNAISSANCE ET STRATÉGIE
Préconisations
Opération d’adaptation et « d’aération » du tissu urbain
Nouveaux espaces, nouveaux usages
La démolition d’un bâti dégradé permet de créer traverses
piétonnes, jardins privés ou partagés, stationnements
Les jardins et murs de clos
Des jardins privés pourront être créés à l’emplacement des
démolitions, valorisant ainsi les logements. Construits (ou
réhabilités) sur les traces d’anciens murs de bâtiment, des
murs pourront délimiter ces jardins, et témoigneront ainsi
de l’histoire passée. Les plantations pourront apporter de
l’intimité à ces espaces
Les façades arrières
Après démolition, des murs mitoyens seront rendus apparents
et devront être rénovés comme n’importe quelle façade. De
nouvelles ouvertures pourront être créées, offrant un meilleur
ensoleillement des logements.
Réhabilitation et création de logements
au centre de Saint-Marcel-d’Ardèche
Le saviez-vous ?
L’EPORA, un partenaire au service de la
restructuration des centres-bourgs.
Il est possible de faire appel aux services de
l’Etablissement Public Foncier d’Etat de l’Ouest
Rhône-Alpes (EPORA) pour réaliser une étude de
gisement foncier, constituer des réserves foncières
ou opérer des acquisitions en vue de réaliser des
opérations d’aménagement.
Il module ses interventions selon les zones de son
territoire, en fonction des orientations contenues
dans les SCoT, PLH et autres documents de
programmation, du constat porté sur la situation
existante et des attentes exprimées.
L’EPORA intervient dans les zones urbaines
définies dans les documents d’urbanisme.
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Voir aussi
Fiche n° 12 : Accompagner les entrées de villages et de bourgs
Fiche n° 13 : Valorisation des espaces publics et petits patrimoines
Fiche n° 15 : Accueillir de nouveaux habitants
Palettes de végétaux et de matériaux
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I N F O S
P R A T I Q U E S P2STRUCTURER LES QUARTIERS
PÉRIPHÉRIQUES
Péri-urbain
Habitats périphériques existants :
pour une image revalorisée
FICHE 17
FICHE 17
17
ACCUEILLIR
L’habitat pavillonnaire présent sur le territoire s’est déve-
loppé pour la plupart entre 1960 et 2010, à travers des
procédures de lotissements indépendantes les unes des
autres, sans vision globale, entretenant peu de liens avec
les centres anciens. La maison individuelle prédomine
largement dans une densité de logements de l’ordre de 5 à
10 maximum à l’hectare contre une soixantaine en centre
ancien. Cette urbanisation a contribué fortement à la
banalisation des paysages et à une consommation impor-
tante des terres agricoles. La restructuration de ces quar-
tiers s’avère aujourd’hui un enjeu important au regard
d’objectifs de qualités environnementales, énergétiques et
paysagères. La densification est un premier objectif si l’on
souhaite accueillir de nouveaux habitants sans étendre
encore les surfaces artificialisées. Le deuxième objectif
concerne la qualité du cadre de vie : espaces publics vieil-
lissants, calibrés pour la voiture, enclavement, absence de
point de repère dans l’organisation des circulations, mobilier
obsolète... Tous attendent des projets pour en revaloriser
l’image.
POUR UNE CONTINUITÉ URBAINE
Préconisations
Des petites opérations de lotissement ou
d’aménagement d’ensemble pour relier
quartier périphérique et centre ancien
Programmer de petites opérations de lotissement ou de loge-
ments dans des parcellaires disponibles au sein des zones déjà
urbanisées. Ces opérations d’aménagement d’ensemble (espaces
publics, logements) peuvent venir « recoudre » le tissu urbain diffus
avec le centre ancien. Elles peuvent être définies par des Orienta-
tions d’Aménagement et de Programmation (OAP) des PLU ou dans
des études de programmation urbaine.
Division parcellaire à anticiper
Inciter à la densification du tissu existant en favorisant la division par-
cellaire (règlement de PLU, règlement de lotissement, sensibilisation).
Créer ou valoriser les liaisons piétonnes
entre les quartiers
Créer ou valoriser des liaisons piétonnes entre les quartiers
périphériques et plus particulièrement avec le centre-bourg, les
commerces de proximité et équipements publics. Les liaisons
piétonnes au sein d’un lotissement favoriseront des déplace-
ments doux sécurisés, amélioreront le cadre de vie, remédieront aux
impasses courantes, des opérations des décennies passées. Ces
liaisons permettent aussi d’ouvrir sur l’espace naturel et agricole
environnant.
Densification
(petite opération de lotissement
dans un foncier intersticiel)
Création d’une centralité
secondaire autour d’un
équipement public, un jardin
public, un équipement sportif
Création de voies douces pour
relier les quartiers et faciliter
les déplacements piétons
Maintien ou création de
lisières agro-paysagères
Accompagnement
des rues par des
trames paysagères
Maintien et valorisation
d’espaces verts
au cœur de l’urbanisation
Exemple d’une opération d’ensemble permettant de relier le centre
ancien aux quartiers périphériques plus récents (Champagne,
Ardèche). L’opération combine un programme de logements,
espaces publics, équipements publics notamment. Une étude
urbaine de programmation avait permis au préalable à la com-
mune de disposer d’une vision globale des aménagements futurs
et d’un tableau de bord pour les planifier dans le temps.
17 P1Des espaces publics où l’on se sent bien
L’amélioration d’un quartier passe par le traitement qualitatif de ses
espaces publics, voiries, parkings.
Requalifier les voies de circulation en sortant des typologies
« urbaines » standardisées (trottoirs, bordures béton, prédominance
de l’enrobé) pour adopter des profils en continuité avec les rues et
ruelles des villages : réduction de l’emprise de la chaussée, profil avec
caniveau central ou latéral, bordures plantées et enherbées, etc. Privi-
légier leur aménagement en « zones de rencontres » (voiries partagées
avec circulation des véhicules limitée à 20km/h).
Prendre en compte l’évolution des comportements en proposant
aux habitants de nouveaux services (espace de covoiturage, espaces
communs de jardinage...).
Renforcer la présence du végétal : plantations sur les « pas de porte »
(en supprimant des surfaces traitées en enrobé), végétalisation des
zones de stationnement, des limites entre public / privé, etc. Pour inciter
les particuliers, des commandes groupées de végétaux ou des actions
de sensibilisation peuvent être organisées.
Remplacer le mobilier d’éclairage devenu souvent obsolète au
regard des enjeux d’économie d’énergie et choisir un mobilier sobre et
adapté aux usages piétons.
Profiter d’espaces libres pour créer des placettes publiques, des aires
de jeux ou des jardins partagés afin de favoriser les relations conviviales
entre habitants, particulièrement à la jonction entre village et extensions.
ESPACES PUBLICS ET PAYSAGE
Préconisations
Autant que faire se peut, des cheminements piétons
devraient permettre de remédier aux impasses et faci-
liter les circulations. Les clôtures végétales créent des
rues plus accueillantes que les brise-vues synthétiques...
Des espaces publics fréquemment dessinés pour la
voiture et peu adaptés aux usages piétons et à la vie de
voisinage. Cette rue, en continuité avec le vieux village,
pourrait en reprendre les codes.
Quand elles existent, les liaisons piétonnes sont souvent
conçues comme des espaces résiduels entre deux
parcelles. Quand cela est possible, favoriser un aménage-
ment à l’instar des ruelles ou calades traditionnelles avec
des plantations en pied de mur par exemple.
Le traitement des limites entre
espace privé et espace public
doit être soigné, il détermine en
partie la relation au voisinage.
Ménager un espace accueillant,
des lisières plantées d’arbustes,
des murs bas qui valorisent la
façade sur rue plutôt que de
chercher à la masquer.
Pourquoi réserver ce type d’am-
biance aux rues des centres
bourgs ? Pour cela, quelques
adaptations simples : réduction
de la chaussée, transformation
de surfaces en enrobé en surfaces
à végétaliser, aménagements
plus favorables aux piétons,
sensibilisation, mise à disposi-
tion de végétaux, favoriseront
l’appropriation et la créativité
des habitants.
À ÉVITER
A REQUALIFIER
A REQUALIFIER
À PRIVILÉGIER
Pays d’art et d’histoire du Vivarais méridional
Syndicat Mixte du Vivarais méridional
32 boulevard Stalingrad 07400 LE TEIL
04 75 91 45 09 / contact@vivaraismeridional.fr
www.vivaraismeridional.fr
Pays d’art et d’histoire du Vivarais méridional
Syndicat Mixte du Vivarais méridional
32 boulevard Stalingrad 07400 LE TEIL
04 75 91 45 09 / contact@vivaraismeridional.fr
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Voir aussi
Fiche n° 12 : Accompagner les entrées de villages et de bourgs
Fiche n° 13 : Valorisation des espaces publics et petits patrimoines
Fiche n° 15 : Accueillir de nouveaux habitants
Palettes de végétaux et de matériaux
Site internet : www.vivaraismeridional.fr
I N F O S
P R A T I Q U E S P2CRÉER UN NOUVEAU
QUARTIER
Péri-urbain
Soigner les extensions pour un cadre de vie
exemplaire
FICHE 18
FICHE 18
18
ACCUEILLIR
Le Vivarais méridional présente de nombreuses structures urbaines
anciennes emblématiques. La diversité des formes villageoises (village
perché, fortifié, village de plaine, etc.) répond à une nécessaire
adaptation aux caractéristiques du site où ils se sont développés.
Elle invite à s’en inspirer et soigner les projets d’extension afin de les
installer en harmonie avec les silhouettes bâties et le paysage.
La réussite de ces opérations repose autant sur la prise en compte
des objectifs et des capacités d’accueil de nouvelles populations,
que sur les choix d’implantation et les principes de composition et
d’aménagement.
DES OPÉRATIONS À BIEN CALIBRER
Préconisations
Typologies d’opération : favoriser la mixité
S’inscrire dans une stratégie globale de création d’une nouvelle
offre de logements, et projeter les besoins en logements en adéqua-
tion avec les équipements publics, l’évolution démographique.
Anticiper les développements urbains futurs et la mutabilité de
l’espace urbanisé existant.
Sortir de la logique d’urbanisation le long des axes et au coup par coup.
Diversifier les types de logements pour favoriser la mixité et l’ac -
cueil de tous. Proposer des densités plus soutenues que dans les opéra-
tions des précédentes décennies (de l’ordre de 10 logements à l’hectare).
Étudier les possibilités de mixité fonctionnelle (commerces,
artisanat, activités libérales...).
S’interroger sur le type d’aménagement le plus approprié et
choisir les opérateurs en fonction.
Favoriser la combinaison d’opérations groupées et d’habitats
individuels dans un projet d’aménagement d’ensemble.
N 1
3
5
6
4
2
1 Création d’un espace de transition entre l’espace viticole et
l’habitat avec la plantation d’une haie d’essences mixtes
2 Mise en place d’un habitat accolé / implantation en écho aux
formes urbaines traditionnelles
3 Maillage piéton qui assure la liaison avec le lotissement existant
4 Création d’une bande enherbée, d’un chemin piéton et d’un
fossé de récupération des eaux pluviales
5 Traitement des limites par un mur bahut (h=1 m max) et une haie mixte
6 Trame végétale et implantation ‘bioclimatique’ avec une
trame de haie brise-vent et un ombrage arboré pour les façades
exposées Sud et Ouest
Choix du site : bien dans son paysage
Stopper l’urbanisation linéaire le long des axes.
Établir les extensions à proximité du village mais sans dénatu-
rer les vues remarquables sur sa silhouette. Privilégier les espaces
disponibles dans l’enveloppe existante (plus proches des services et
commerces).
S’inscrire en politesse avec le site et le grand paysage.
Tirer judicieusement partie de la pente ; anticiper l’organisation
parcellaire en fonction du dénivelé afin d’éviter les soutènements
disgracieux et les co-visibilités (risquant de générer des installations
privées disparates et disharmonieuses).
Utiliser les composantes et trames paysagères présentes sur le site
pour ancrer le nouveau quartier dans son territoire : murets, haies, arbres
remarquables. Favoriser les continuités des corridors écologiques.
Éviter les implantations en crêtes (les constructions ne doivent
pas dépasser la ligne de crête).
Des silhouettes villageoises à préserver
Créer une transition progressive entre espace agricole et espace
bâti en utilisant les composantes paysagères locales (ici la vigne en
premier plan, la trame de jardins et de vergers en second plan)
Exemple d’insertion d’un nouveau quartier d’habitat
en extension d’un lotissement existant
18 P1ESPACES PUBLICS : CONTINUITÉ ET CONVIVIALITÉ
Préconisations
ORGANISATION PARCELLAIRE
Préconisations
Éviter les organisations avec des impasses en « raquettes » et des
voiries dessinées pour la voiture avec des matériaux standards.
Créer un maillage viaire qui assure la continuité avec le village,
les autres quartiers, et offre des liaisons piétonnes avec l’espace
agricole et naturel avoisinant.
Créer des typologies d’espaces publics différenciées : rue principale,
rue secondaire, ruelle piétonne, place, placette... Les rues seront traitées
préférentiellement en « zones de rencontres » où les usages sont partagés.
Favoriser l’appropriation des espaces publics par les habitants
avec des aménagements adaptés ainsi que des démarches participatives.
Réserver des espaces pour créer des jardins partagés et lieux de
convivialité communs.
Bannir les découpages parcellaires qui ignorent les éléments du site (trames parcellaires historiques, topographies, composantes paysagères telles que chemins, arbres remarquables, haies...).
Varier la taille des parcelles pour créer des lots adaptés à des budgets différents, éviter les parcelles surdimensionnées.
Optimiser l’orientation et la forme des parcelles pour une meilleure exposition du bâti et des jardins, préserver l’intimité des parcelles et des vues sur le paysage.
Prévoir dès l’amont l’emplacement des espaces publics ou espaces communs afin qu’ils ne soient pas traités par défaut dans les espaces résiduels.
Cette organisation parcellaire et viaire crée la continuité avec le centre
ancien : habitat individuel accolé, façade principale orientée au Sud ;
organisation de jardins arborés préférentiellement orientés au Sud ;
différenciation des modes d’implantation avec la variation des dis-
tances d’implantation de la voirie par rapport aux lignes d’habitat.
Un modèle d’organisation parcellaire qui réinterprète le tissu ancien
(Saint-Martin-d’Ardèche)
Transition avec
l’espace rural très
pauvre : le projet
d’aménagement
aurait dû prévoir
la plantation d’une
haie en lisière pour
intégrer les clôtures
et un cheminement
piéton ceinturant les
parcelles.
Voirie à l’ambiance
trop routière :
le projet d’amé-
nagement aurait
dû prévoir la
plantation d’une
haie en lisière pour
intégrer les clôtures
et un cheminement
piéton ceinturant les
parcelles.
Anticiper la gestion de la pente pour éviter des terrassements et soutène-
ments disgracieux et disparates : ces ouvrages devraient être livrés avec les
parcelles permettant d’assurer un traitement homogène et qualitatif. Des lisières et promenades entre l’espace agricole et l’espace construit
Chemin de ceinture
convivial et arboré Liaison avec la trame
viaire rurale
Vues sur le paysage
valorisées
Liaisons piétonnes vers l’intérieur
du quartier, suffisamment larges
et bordées de haies Haies marquant les limites
de propriétés (masquant la
clôture s’il y en a)
Créer des places publiques qui soient des
lieux de rencontre entre habitants des dif-
férents quartiers.
À PRIVILÉGIER
À ÉVITER
À ÉVITER
Pays d’art et d’histoire du Vivarais méridional
Syndicat Mixte du Vivarais méridional
32 boulevard Stalingrad 07400 LE TEIL
04 75 91 45 09 / contact@vivaraismeridional.fr
www.vivaraismeridional.fr
Pays d’art et d’histoire du Vivarais méridional
Syndicat Mixte du Vivarais méridional
32 boulevard Stalingrad 07400 LE TEIL
04 75 91 45 09 / contact@vivaraismeridional.fr
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Voir aussi
Fiches n°6 à 9 : « Construire »
Fiche n° 13 : Valorisation des espaces publics et petits patrimoines
Fiche n° 15 : Accueillir de nouveaux habitants
Palette de matériaux
Site internet : www.vivaraismeridional.fr
I N F O S
P R A T I Q U E S
Point réglementation
Intégrer les préconisations paysagères
et architecturales dans le règlement de
lotissement.
P2