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unknown - Communauté de communes - Val de Saône Centre - Deliberation 2025121617
Document publié le Mercredi 1 janvier 2025
Lien du pdf (unknown - Communauté de communes - Val de Saône Centre - Deliberation 2025121617)
Thèmes du document : Handicap et inclusivité, Famille, Santé,
Département de l’Ain
Arrondissement de Bourg en Bresse
COMMUNAUTE DE COMMUNES VAL DE SAONE CENTRE
DELIBERATION DU CONSEIL COMMUNAUTAIRE
Séance du 16 décembre 2025
Nombre de Conseillers :
En exercice : 36
Quorum : 19
Présents : 27
Représentés : 6
Absents : 9
L’an deux mille vingt-cinq, le 16 décembre et à 18 heures 30, le CONSEIL COMMUNAUTAIRE légalement convoqué le 10 décembre 2025, s’est réuni au lieu habituel de ses séances, sous la présidence de M. Jean-Claude DESCHIZEAUX, Président
Etaient présents : M. Bernard ALBAN, Mme Nathalie BISIGNANO, M. Franck CALAS, M. Jean-Pierre CHAMPION, Mme Patricia CHMARA, Mme Claude CLEYET-MARREL, M. Romain COTTEY, M. Jean- Claude DESCHIZEAUX, M. Renaud DUMAY, Mme Laure FANGET, M. Vincent GELAS, Mme Fabienne GIMARET, M. Richard LABALME, M. Jean-Michel LUX, Mme Patricia MAURY, M. Lucien MOLINES, M. Benoît PEIGNÉ, Mme Magalie PEZZOTTA, M. Alain REIGNIER, Mme Catherine SALVETTI, M. Denis SAUJOT, M. Thierry SEVES, Mme Marie-Monique THIVOLLE, Mme Anne TURREL, Mme Marie-Jeanne VERCHERAT, M. Dominique VIOT, M. Maurice VOISIN, Étaient absents : Mme Nelly DUVERNAY, M. Gaëtan FAUVAIN, Mme Carole FAUVETTE (pouvoir à M. Denis SAUJOT), M. Paul FERRÉ (pouvoir à Mme Anne TURREL), Mme Catherine GUTIERREZ (pouvoir à Mme Magalie PEZZOTTA), Mme Isabelle HELIN (pouvoir à M. Alain REIGNIER), Mme Christelle PAGET (pouvoir à M. Renaud DUMAY), M. Philippe PROST (pouvoir à M. Bernard ALBAN), M. Roger RIBOLLET,
Secrétaire de séance : Mme Laure FANGET
N°2025/12/16/17 – APPROBATION DES PROJETS D’ETABLISSEMENT DE VISIOCRECHE ET DE LA MICRO-CRECHE "MA P'TITE MAISON"
Vu le Code Général des Collectivités Territoriales,
Vu le Code de l’Action Sociale et des Familles, notamment son article R2324-29, Vu la nécessité de mettre à jour les projets d’établissement de VisioCrèche et de la Micro-crèche "Ma P'tite Maison" compte-tenu des évolutions de la réglementation,
Vu le projet d’établissement de VisioCrèche en vigueur depuis le 1er janvier 2008 et dont la dernière version a été modifiée le 19 décembre 2023,
Vu le projet d’établissement de la Micro-crèche "Ma P'tite Maison" adopté en conseil communautaire du 26 juillet 2010 par la Communauté de Communes Val de Saône Chalaronne et dont la dernière version a été modifiée le 19 décembre 2023, Vu le Code de la santé publique dont certains articles relatifs à l’encadrement en micro-crèche ont été modifiés par le décret n°2025-304 du 1er avril 2025 publié par la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles,
Mme BISIGNANO, Vice-Présidente en charge des affaires sociales et de la vie sportive, rappelle que les projets d’établissement doivent avoir une durée similaire à celle de la Convention Territoriale Globale soit du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 sous réserve d’une modification au cours de cette période. Elle précise que les deux projets d’établissement intègrent désormais une terminologie plus conforme à la réalité des missions pour les assistantes d’accueil qui deviennent des assistantes éducatives d’une part, la référente technique de la micro-crèche qui devient directrice d’autre part. Nathalie BISIGNANO informe enfin que les projets d’établissement précisent que les menus des repas et goûters sont inscrits dans la loi issue des États généraux de l'alimentation pour l' « Equilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous » (EGALIM) et dans la loi « Anti-gaspillage pour une économie circulaire » (AGEC).
Après avis favorable de Nathalie BISIGNANO, Vice-Présidente en charge des affaires sociales et de la vie sportive, étant précisé qu’une présentation sera faite en Commission Social et Vie Sportive le 18 décembre 2025,
Le Conseil Communautaire,
Après en avoir délibéré,
A l’unanimité,
APPROUVE et AUTORISE la signature des projets d’établissement respectifs de VisioCrèche et de la Micro-crèche "Ma P'tite Maison", tels que joints en annexe, et ayant une validité du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030.
Pour extrait conforme au registre des délibérations,
Fait à Montceaux, le 16 décembre 2025
Le Président,
Jean-Claude DESCHIZEAUX
Certifié exécutoire compte tenu de la transmission en Préfecture le De la publication sur le site internet le
Le Président,
Jean-Claude DESCHIZEAUXProjet d’établissement EAJE Ma P’tite Maison CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 1
PROJET
D’ETABLISSEMENT valable du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030
Communauté de Communes Val de Saône Centre
Micro-crèche
Ma P’tite Maison
Délibération n°2025/11/25/17 du 16 décembre 2025
Micro-crèche « Ma P’tite Maison »
14 Rue de la Dombes 01140 SAINT-ETIENNE-SUR-CHALARONNE
Tél. 04 74 52 47 50 – Mail : ppe-microcreche@ccvsc01.org – Site : www.ccvsc01.org
Tél. 04 74 06 46 29 - Mail : accueildeloisirs@ccm3r.fr - Site : www.ccm3r.orgProjet d’établissement EAJE Ma P’tite Maison CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 2
L’enfant est une jeune personne en cours de développement et dépendant de son environnement. Il est le cœur de métier des professionnelles auxquelles il est confié et doit être au cœur des orientations politiques qui organisent son accueil. Dans l’œuvre de l’épanouissement de chacun et du bien-être, nous disposons de 2 EAJE (Etablissement d’Accueil du Jeune Enfant) sur le territoire. Les principes sont définis par le code de la santé publique, ils permettent de veiller à la santé, à la sécurité et au bien-être des jeunes enfants.
Quel que soit le mode de vie des familles, quelles que soient leurs situations particulières, sociales, de santé ou de handicap, toutes et tous doivent pouvoir être accueillis ensemble dans une perspective de mixité sociale et de lutte contre les inégalités.
Nos missions se révèlent être les suivantes :
- Offrir aux enfants un lieu où ils puissent s’épanouir dans un cadre sécurisant, riche en possibilité d’éveil, en respectant leur droit, leur rythme et leur différence
- Concourir à l’intégration sociale des enfants porteurs de handicap ou atteints d’une maladie chronique dans le respect de leurs différences et compétences. L’enfant a essentiellement besoin d’être protégé, respecté dans un environnement communautaire et dans des actions de soutien à la parentalité.
Cet écrit a pour objectif de présenter aux familles et aux partenaires les grands axes éducatifs ainsi que les modalités de travail et de réflexion que les équipes mettent en œuvre pour proposer aux enfants un accueil de qualité. Complémentaire au règlement de fonctionnement, le projet d’établissement comprend 3 éléments :
• Le projet d’accueil précisant les prestations d’accueil, les dispositions prises pour
l’accueil d’enfants présentant un handicap ou atteints d’une maladie chronique, la
description des compétences professionnelles
L’objectif est de présenter succinctement les caractéristiques administratives de l’établissement
• Le projet éducatif avec les dispositions prises pour assurer l’accueil, le soin, le déve-
loppement, le bien-être et l’éveil des enfants
Il décrit en préambule les valeurs, les orientations puis les objectifs et moyens éducatifs à travers l’accueil, les relations avec les parents et les activités avec les enfants
• Le projet social et de développement durable
Il précise l’environnement géographique, social économique et démographique en lien avec la Convention Territoriale Globale de la collectivité en intégrant l’établissement dans son activité et dans une démarche en faveur du développement durable.Projet d’établissement EAJE Ma P’tite Maison CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 3
1ère partie : Projet d'accueil
1. Les prestations d'accueil proposées
Ma Ptite Maison est un Etablissement d’Accueil du Jeune Enfant public, géré par la Communauté de Communes Val de Saône Centre. Cette dernière gère aussi un deuxième multi-accueil, VisioCrèche et deux Relais Petite Enfance, VisioRelais et SaôneRelais. L’agrément de la structure est de 10 places par jour et les enfants de 10 semaines à 4 ans sont accueillis du lundi au vendredi. Les horaires d’ouverture sont de 7h30 à 18h30. Toute inscription est soumise à des critères d’admission puis l’attribution des places s’effectue en concertation avec les Relais Petite Enfance et selon les disponibilités. Afin d’assurer la conformité et la sécurité de tous, la PMI (Protection Maternelle et Infantile) du Conseil Départemental de l'Ain autorise l’ouverture des établissements et réalise un suivi médico-législatif des établissements.
Le taux d’encadrement est fixé à une professionnelle pour 6 enfants. A partir du 4ème enfant, les professionnelles doivent être au nombre de 2. Le nombre d’enfants accueillis simultanément peut s’élever à 115 % de la capacité théorique et donc 12 enfants peuvent être accueillis simultanément.
Pour répondre aux besoins de chaque famille du territoire, 3 accueils différents sont proposés :
- L’accueil régulier : la place est réservée avec un contrat d’engagement selon les be-
soins d’accueil.
- L’accueil occasionnel : la place est non-réservée avec une planification sur plusieurs
semaines selon les disponibilités.
- L’accueil d’urgence : accueil ponctuel, en dépannage avec des motifs exception-
nels.
Une période d’adaptation est mise en place avant l’accueil régulier de l’enfant (Cf. règlement de fonctionnement p. 7). L’alimentation (hors lait) et les couches sont fournies par la crèche. La prise en charge de l’enfant est complète avec la fourniture et la mise à disposition du matériel de puériculture, du linge de maison, des produits de soins… Pour toute administration d’un médicament, une ordonnance du médecin avec une autorisation parentale est obligatoire, y compris pour l’homéopathie. Les vaccinations sont effectuées par le médecin traitant. Elles sont obligatoires et sont vérifiées par le Référent Santé, Prévention et Accueil Inclusif de l’établissement, Infirmier.ère diplômé.e d’Etat ou Infirmier.ère puéricultrice diplômé.e d’Etat. Les tarifs sont précisés en annexe du règlement de fonctionnement. L’établissement et sa direction sont en partenariat avec la CAF avec un financement direct par la Prestation de Service Unique (PSU).
La communauté de communes joue un rôle actif dans la mise en place de nos projets. L’équipe de direction est en étroite collaboration avec le Président, la Vice-Présidente en charge des affaires sociales et de la vie sportive ainsi qu’avec le directeur de pôle et les membres de la Commission Social et Vie Sportive.
2. Les dispositions particulières prises pour l’accueil d’enfants en situation de handicap
L’accueil d’un enfant porteur de handicap est tout à fait possible. Au-delà d’un mode d’accueil pour les enfants dont les parents travaillent, l’établissement offre une possibilité de socialisation et d’éveil pour tous les enfants.
Son arrivée a été préparée conjointement entre les professionnelles et ses parents pour un accueil personnalisé, bienveillant et adapté à l’ensemble de ses besoins. La période d’adaptation permet aux professionnelles de rencontrer l’enfant et ses singularités, et pour l’enfant de découvrir un nouvel environnement au sein duquel il va pouvoir grandir. Plus encore que pour les autres enfants, cette période nécessite une grande flexibilité (horaires, activités proposées…) avec une adaptation au cas par cas et une personnalisation à chaque temps d’accueil.
Ce projet mobilise une réflexion au sein de l’équipe puis des rencontres et des actions tout au long de l’année en concertation avec les différents partenaires dont :Projet d’établissement EAJE Ma P’tite Maison CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 4
- La famille
- Le Référent Santé, Prévention et Accueil Inclusif et/ou le médecin
- L’équipe de direction et l’équipe prenant en charge l’enfant
- Le Centre d'Action Médico-Sociale Précoce (CAMPS) ou autres institutions
La mise en place de cet accueil est davantage détaillée dans le règlement de fonctionnement (page 6).
3. Les compétences professionnelles mobilisées
L’équipe est composée de 8 professionnelles : 1 directrice titulaire du diplôme d’Educateur de Jeunes Enfants, 1 Référent Santé, Prévention et Accueil Inclusif Infirmière avec expérience auprès des enfants (10h sur l’année minimum) et 6 assistantes éducatives Auxiliaires de Puériculture ou titulaires du Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP) Petite Enfance ou Accompagnement Educatif Petite Enfance (AEPE) :
• 1 auxiliaire de puériculture à 28h qui assure la continuité de direction • 5 agents Auxiliaire de Puériculture ou titulaires du Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP) Petite Enfance ou assistante maternelle dont 1 assistante éducative qui intervient également au multi-accueil VisioCrèche.
L’ensemble du personnel est désormais assujetti au contrôle des antécédents judiciaires prohibant l’exercice de fonctions dans le secteur de la Petite Enfance : il s’applique à tous les professionnels et bénévoles, également pour l’accueil des stagiaires et des apprentis. Une réflexion a été menée il y a quelques années pour la rédaction d’une charte d’équipe qui est toujours d’actualité et à l’attention des nouvelles collègues (diffusée en annexe 1). Dans l’objectif de garantir un éveil culturel et artistique aux enfants dès le plus jeune âge, des intervenants extérieurs interviennent auprès des enfants. La structure est également en partenariat avec des intervenants locaux avec des intervenants locaux telle que les bibliothécaires du village.
Afin de garantir le bien-être et la sécurité de chaque enfant, les actions sont adaptées au développement de chacun, notamment pour garantir le bien-être des professionnelles et maintenir une dynamique au sein de l’équipe conformément au principe 9 de la charte nationale d’accueil du jeune enfant « Pour que je sois bien traité, il est nécessaire que les adultes qui m’entourent soit bien traités. Travailler auprès des tout-petits nécessite des temps pour réfléchir, se documenter et échanger entre collègues et avec d’autres intervenants ». Ainsi, il est mis en place pour accomplir de manière cohérente notre quotidien : - Plusieurs formations chaque année sur des thèmes variés
- Des formations individuelles accordées selon un projet personnel en lien avec le
monde de la Petite Enfance
- Des réunions entre unités, équipe générale et de service régulièrement
- des échanges quotidiens entre collègues, avec la Direction et avec les différents in-
tervenants
- La mise à disposition de documentations (revues professionnelles ou livres)
- Des séances d’Analyse de la Pratique Professionnelle avec une thérapeute extérieure
à la structure
- Des entretiens individuels annuels
Une attention particulière est donnée à la formation des équipes pour accompagner les familles et les enfants de façon bienveillante et non-jugeante. Ainsi, des formations basées sur différents sujets de la Petite Enfance sont réalisées et l’Analyse de la Pratique Professionnelle consolide ces échanges. L’objectif est de s’interroger sur les fondements des pratiques s’appuyant sur la nécessité de mettre en débat nos méthodes de travail et le besoin d’expliciter les gestes éducatifs.
Une révision des principaux risques et gestes d’urgence concernant le nourrisson, le jeune enfant et l’adulte est proposée également régulièrement (tous les deux ans). Des stagiaires sont également régulièrement accompagnés sous couvert de conventions pour la préparation à un métier médico-social en partenariat avec les écoles If’Aptitude, OCELLIA ou d’autres établissements. Les stagiaires sont soumis aux mêmes vaccinations que le personnel et ne sont pas comptés dans l’encadrement des enfants. Ils s’engagent à respecter et s’approprier les consignes de l’établissement. Chaque stagiaire est accompagné tout au long de son stage par un tuteur.Projet d’établissement EAJE Ma P’tite Maison CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 5
La direction de la Micro-crèche "Ma P'tite Maison" a enfin à cœur de prendre soin de chacun et notamment de l’environnement dans lequel les professionnelles évoluent, se déplacent et travaillent. Le bâtiment agréable, doté de jardins, de climatisation… contribue grandement à cette volonté.
Tous ces projets et aménagements sont réalisés en prévention de l’usure professionnelle en termes d’ergonomie et de conditions de travail avec aussi l’achat de matériel nécessaire à de meilleures postures professionnelles.
2ère partie : Projet Educatif
Introduction
Le projet de cette équipe s’est inspiré de la charte nationale d’accueil du jeune enfant (Annexe 2) et s’est construit sur des valeurs que tous les membres partagent. Ce long travail de réflexion est nécessaire afin de se requestionner sur les conceptions communes des pratiques de chaque professionnelle et surtout sur les valeurs qui habitent chacune. C’est un grand enrichissement car c’est par ce chemin que l’on peut prendre du recul vis à vis des pratiques individuelles. L’équipe peut ainsi juger ce qui lui semble primordial à défendre ou de ce qui lui semble acceptable ou pas. Ce projet apporte cohérence et stabilité dans la façon d’agir auprès des enfants et cela est l’un des fondements inhérents à un accueil de la meilleure qualité possible.
1- Premier accueil/pré-inscription/inscription
Il est important que les lieux soient présentés, que les parents et les enfants les visitent, que le fonctionnement, les rythmes des unités de vie soient expliqués et le personnel présenté. Tout d’abord les familles contactent la Micro-crèche "Ma P'tite Maison" ou VisioCrèche par téléphone, par mail ou encore directement en se rendant dans l’établissement. Dès lors et même si les établissements sont complets, l’Assistante de gestion administrative fixe un rendez-vous dit de pré-inscription où divers renseignements concernant notamment les modalités et besoins d’accueil sont notés afin de définir le futur projet d’accueil. En cas de place disponible et si le dossier de pré-inscription est retenu, l’équipe de Direction (la Directrice et la Directrice Adjointe de VisioCrèche ainsi que la directrice de Ma P’tite Maison) convient d’une deuxième rencontre avec la famille afin de procéder à une visite de l’établissement, veiller à la complétude du dossier administratif et de fixer le premier jour d’adaptation. Cette première visite dite « d’admission » sera suivie d’autres rendez-vous au cours desquels l’enfant sera accueilli de manière progressive afin de lui assurer une adaptation en douceur. Cet accompagnement sera assuré par une assistante éducative travaillant uniquement dans l’unité du nouvel enfant. Progressivement les parents et leur enfant vont faire connaissance avec les autres membres de l’unité. C’est un moment de grande sensibilité émotionnelle. Le rôle de la professionnelle est d’accueillir l’enfant et de rassurer les parents.
2- L’accueil au quotidien
L’accueil est très réfléchi pour chaque moment de la journée. Les enfants sont accueillis en inter-âges et il est fait en sorte que les enfants se retrouvent avec des paires de leur âge afin de grandir ensemble.
Lorsque l’enfant arrive avec son parent un lieu de transition privilégié et d’intimité est créé à l’arrivée et au départ dans le sas d’entrée. Il entre ensuite dans la grande salle avec la personne qui l’accompagne s’il le souhaite où l’une des professionnelles se détache du groupe pour venir l’accueillir. Lorsqu’un enfant est accueilli, une des professionnelles se rend disponible afin d’essayer d’individualiser ce moment.
Le parent est invité à entrer dans la structure à chaque accueil (arrivées et départs). Il est important que l’enfant sente que le parent investit le lieu.
Lors de l’accueil est effectué le recueil des informations utiles pour prendre en charge l’enfant au plus près de ses besoins. Sont notées toutes les informations données sur une fiche de relève. Cette fiche est un outil de transmission que chaque professionnelle de l’équipe consulte lors de sa prise de poste. Sont notés au fur et à mesure du déroulement de laProjet d’établissement EAJE Ma P’tite Maison CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 6
journée, tous les éléments qu’il semble important aux professionnelles de porter à la connaissance des parents ou des autres membres de l’équipe. Cette fiche est un outil exclusivement destiné à l’équipe.
Pour les enfants de moins d’un an environ, un cahier est mis en place pour retracer tous les évènements de leur journée.
Le positionnement de l’équipe est celui de la transparence. Sont mentionnés tout ce qui a été positif mais également les moments de la journée qui ont été plus difficiles (enfant mordu ou mordeur, gestes agressifs, pleurs discontinus, etc…)
3- Démarche pédagogique
a) La prise en considération des émotions : toute une démarche pour l’épanouissement de chaque enfant.
Face à des enfants parfois en difficulté et qui sont débordés par leurs émotions sont recherchées des solutions pour les accompagner et les aider. Il est ainsi visé un mieux-être de l’enfant. Il ne s’agit pas d’annihiler les ressentis de chacun mais plutôt de mieux les exprimer. Les émotions sont nécessaires.
L’équipe est attachée, d’une manière générale, à ce que les enfants se connaissent mieux pour qu’ils puissent prendre des décisions en accord avec eux-mêmes en respectant leurs propres ressentis. Cela permet à chaque enfant de partager ses émotions avec les autres en tant qu’individu à part entière, de reconnaître ce qu’il est pour mieux se poser face aux autres et en accord avec lui-même. La première étape est donc de connaître et reconnaitre ses émotions. Pour cela, il est important de les nommer, de les reconnaître pour qu’il puisse mieux se connaître. L’équipe n’a ainsi pas d’attente de réaction particulière sauf à ce que l’enfant soit lui-même. Il développera ainsi une estime de soi assez forte. L’équipe part du principe que l’enfant réagit comme il peut avec les moyens qu’il a su développer jusque-là et qu’il ne sait donc pas faire autrement. Le principe fondamental est là : il faut s’accueillir soi-même pour pouvoir accueillir l’autre. Les résolutions de conflits sont fondées selon cette base.
L’importance de la répétition, de l’acceptation de soi à travers la verbalisation est reconnue et cela peut s’amorcer dès le premier âge.
Ainsi au sein de la micro-crèche, la communication et le langage sont travaillés autour de deux démarches :
• La mise en place de la communication gestuelle associée à la parole, enrichie par les signes de la langue des signes française pour soutenir l’apprentissage du langage et pour que l’enfant exprime son ressenti et son besoin du moment. Ce projet permet aussi pour les parents d’être en lien direct avec les besoins de leur enfant le plus tôt possible. Les parents sont invités à contribuer à ce projet.
• La verbalisation :
Le langage est une notion essentielle à développer chez l’enfant. Des mots sont posés sur chaque action de la journée afin de prévenir l’enfant et de lui permettre d’anticiper les gestes des professionnelles pour qu’il ne soit pas surpris ou effrayé. Les mots utilisés sont adaptés à l’âge de l’enfant et à son niveau de compréhension. Si besoin, s’il est ressenti que l’enfant n’a pas compris, une reformulation est proposée. Toutefois, le vocabulaire « bébé » n’est pas proposé car il diminue ou atrophie les mots alors que l’acquisition du langage de l’enfant passe par l’utilisation qu’en font les adultes.
Lors de la gestion des conflits entre enfants, une attitude non interventionniste est privilégiée en posant des mots sur le différend entre les enfants et en proposant une autre alternative. L’intervention de l’adulte se fait uniquement si l’un des enfants a des gestes agressifs.
b) Les bénéfices d’un cadre sécurisant pour plus de liberté d’agir
Le cadre qui est posé a pour premier objectif d’assurer la sécurité physique et affective de l’enfant. Certaines règles sont incontournables. À titre d’exemple peut être cité l’interdiction de pénétrer dans certaines pièces sans adulte. Les gestes pouvant être considérés comme agressifs envers les autres enfants font partie des interdits absolus et non négociables. D’autres règles visant plutôt à l’apprentissage de la socialisation et parfois de la frustration sont plus facilement adaptables et négociables. Par exemple, le doudou et sa disponibilité. Les doudous sont très largement les bienvenus à la crèche voire indispensables. Ils peuventProjet d’établissement EAJE Ma P’tite Maison CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 7
être posés à l’arrivée de l’enfant dans la maison à doudous dans laquelle ils restent à la disposition des enfants. Il est demandé aux enfants de les ranger durant certains temps comme le repas, les activités… Concernant la sucette ou tétine, un fonctionnement différent est adopté : les professionnelles tentent de suivre les habitudes familiales mais les sucettes ou tétines ne restent pas à disposition pour tous. En outre, afin de laisser l’enfant communiquer librement, il est encouragé à la poser le plus possible.
Dans ce domaine est recherché l’accès à l’autonomie affective de l’enfant et sa capacité de détachement par rapport à Maman, Papa et la maison.
En s’appuyant sur les connaissances en neurosciences de chaque professionnelle, mais principalement de la directrice et de l’auxiliaire de puériculture assurant la continuité de direction pour développer ce sujet, l’équipe a également beaucoup réfléchi sur les limites et comment elles aidaient à grandir. Aussi, l’enfant, en apprentissage constant et en cours d’intégration des règles posées par l’adulte n’est pas forcément en maîtrise des règles en toute circonstance et il n’a pas encore acquis la notion de bien et de mal (vers 4-6ans). Ainsi, la règle ne contraint pas mais elle ouvre de nouvelles possibilités. Cependant, pour développer ces possibilités, il faut un cadre qui n’a d’autre but que de rendre possible aux enfants d’évoluer. Ces derniers ont donc besoin d’un cadre pour être aussi plus autonomes. La cohérence de l’équipe permet à l’enfant de voir que le cadre est toujours présent, même avec une autre personne que l’adulte.
En outre, l’équipe ne souhaite pas entrer dans un rapport de force qui semble être néfaste pour l’enfant : les enfants qui craignent les adultes n’obéissent pas, ils se soumettent. Aussi, les limites posées, les interventions et les conséquences de sa transgression doivent avoir du sens pour lui et lui être expliquées. Les enfants connaissent en général les règles, ils les intègrent relativement vite car elles sont clairement énoncées et il y a souvent une explication faite à l’enfant quand on lui présente une règle. C’est toute l’estime de soi que l’équipe souhaite préserver par ses actions et paroles.
D’une manière générale, l’aménagement de l’espace est réalisé afin que l’enfant puisse évoluer de façon autonome. Avec cette démarche, l’aménagement de l’espace est un espace de liberté et de contraintes entraînant le libre arbitre de l’enfant.
c) L’éducation non genrée.
L’égalité entre les filles et les garçons fait partie des règles de vie à VisioCrèche. Chaque unité ouvre sur un espace où se mêlent pléthore d’activités, jeux et jouets. L’enfant, en tant qu’individu quel qu’il soit, fille ou garçon, en dispose à sa convenance, en lien avec les autres. L’objectif est d’éviter les stéréotypes liés au masculin et au féminin, en respectant l’enfant sans apriori sur ce qu’il doit faire ou penser en tant que garçon ou fille dans ses choix de jeux, d’activités, etc...
Il observe, compare, expérimente différents styles et parfois un autre genre ou une autre orientation sexuelle. Cela reste un cheminement classique dans la construction de son identité et ne relève pas forcément d’une problématique du genre. Il est dans la découverte absolue de lui-même et des autres. Il est dans l’authentique, dans une émotion pure, immédiate instinctive et spontanée et sans référence au genre. Lors de ces temps de jeux, qu’ils soient libres ou dirigés, aucune différence n’est faite dans les propositions d’activités. L’enfant est accueilli de manière égale avec ses envies, ses émotions, ses compétences…
Pour cela, les professionnelles portent un regard neutre et bienveillant pour défendre l’égalité, la mixité et cultiver l’estime de soi ainsi que la confiance en soi. Deux professionnelles de l’équipe ont été formées sur cette thématique et sensibilisent le reste des membres de l’équipe : aussi, en plus des jeux et des activités, la littérature proposée est réfléchie et sélectionnée en ce sens. L’équipe est sensibilisée aux propos genrés et aux schémas genrés qu’elle peut porter inconsciemment auprès des familles et des enfants. Cette thématique est continuellement remise en question.
4- L’éveil
a) La place des rituels
Les rituels sont très présents dans la structure car les tout-petits ont besoin d'un cadre rassurant, qui évolue avec eux, en fonction de leurs besoins et de leur développement.Projet d’établissement EAJE Ma P’tite Maison CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 8
Une journée à la crèche est rythmée par des temps importants ritualisés comme l'accueil du matin, les regroupements en chansons, le repas, la sieste et le goûter. Il en existe bien d'autres décrits plus loin dans ce projet. Il est important de bien les penser. Le rituel doit s'inscrire dans la durée. Il doit être quasi permanent. Choisir de mettre en place un rituel n'est donc pas anodin. Le professionnel doit s'engager sur une période plus ou moins longue. Cela perdrait dans le cas contraire tout son sens car il ne s'agirait plus que d'un acte isolé. Les rituels ont été réfléchis en équipe ou parfois, un rituel est choisi par l’enfant. C'est par l'observation des enfants que nous avons pu évaluer la nécessité ou non d'en instaurer un. Il ne faut surtout pas s'enfermer dans un rituel qui n'aurait plus lieu d'être. Il faut que cela ait du sens pour les jeunes enfants.
b) Les activités
Une activité dirigée est une activité précise proposée par l’adulte sur un temps défini. Elle s’adresse à un groupe d’enfants. Les temps d’activités sont des temps réguliers, repérés dans la journée. L’équipe est soucieuse de toujours proposer sans jamais imposer mais l’enfant peut être sollicité s’il est estimé que cela lui sera profitable.
Les moyens mis en œuvre :
L’équipe essaye de diversifier les activités, aussi bien en matière de planning que de propositions. Elle fait attention à ne pas proposer de façon systématique la même activité le même jour (pas d’emploi du temps défini sur une semaine) et est attentive à diversifier les propositions en alternant les types d’activités afin que chaque enfant puisse s’y retrouver et développer diverses compétences dans divers domaines.
L’équipe proposera à la fois des activités motrices (parcours de psychomotricité, activités d’extérieur…), des activités manuelles (peinture, dessin, collage...), des activités de manipulation (graines, pâte à modeler, jeux d’eau…), des ateliers musicaux, etc... Chaque activité est pensée et préparée parfois en amont par l’équipe, mais peut, bien entendu, être modifiée en fonction de la dynamique du groupe, des propositions d’enfants ou d’adultes. Les objectifs de l’équipe sont différents selon le nombre d’enfants dans le groupe, selon leurs capacités et la personnalité de chacune. Sont proposées à la fois des activités pour lesquelles les enfants sont nombreux à participer et d’autres pour lesquelles le groupe est scindé en plusieurs parties. Un tel choix s’explique parfois par la volonté de proposer des interactions entre enfants d’âge similaire. Ceci permet aussi à l’enfant de choisir et de s’impliquer en fonction de ce qui est proposé mais aussi des affinités avec certains enfants.
c) L’approche artistique et culturelle
L’équipe met au cœur de chaque projet et activités l’art et la culture. Les professionnelles ouvrent l’enfant sur le monde à travers la littérature et les comptines, en variant les supports et les outils lors des activités et en rendant présente la nature. Des semaines à thème très variées sont également proposées plusieurs fois dans l’année selon le calendrier et les idées de l’équipe (semaine des couleurs, du goût, de Noël, de l’art…) Pour diversifier l’approche avec l’art et la culture, il est fait appel à divers intervenants extérieurs proposant :
- Des ateliers musique avec un musicien
- Des temps lectures avec une bénévole de la bibliothèque du village, le passage du « Bébébus » qui permet d’emprunter un nombre considérable de livres sur des thèmes variés
L’équipe prête attention à changer régulièrement d’intervenants extérieurs afin de garder une ouverture culturelle riche et d’approfondir les connaissances dans différents domaines de la petite enfance.
Enfin, une approche socioculturelle est apportée par les familles qui sont parfois invitées à s’inscrire dans certains projets (semaine du goût, conception de spectacle...)
d) Les jeux libres
Le nombre de jouets à disposition est réduit pour chaque pôle afin d’éviter la surstimulation et la concentration sur certains jeux. Ainsi, chaque jeu est exploré de façon plus approfondie. Certains jeux existent en plusieurs exemplaires afin de permettre à plusieurs enfants de les découvrir simultanément. La présence des membres de l’équipe est bienveillante et nonProjet d’établissement EAJE Ma P’tite Maison CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 9
interventionniste. Si l’enfant sollicite une professionnelle, celle-ci répond à sa demande. Il a conscience que chacune est disponible et peut être à son écoute. Pour toute situation conflictuelle, l’adulte juge de la pertinence de son éventuelle intervention. C’est également un temps durant lequel les professionnelles observent les enfants, les attitudes et les interactions. Afin de garantir la sécurité et l’épanouissement de tous, le jeu libre comporte inévitablement des règles élaborées en équipe et expliquées aux enfants. Elles font l’objet d’un consensus dans l’équipe.
Durant tous ces temps pendant lesquels l’enfant est libre d’aller et venir au sein des différents espaces de jeux de la crèche, il est fait en sorte d’être assez nombreuses pour garantir la sécurité.
Une importance particulière est accordée à :
• La répartition des professionnelles dans l’espace qui se placent à des points straté- giques.
• Disposer d’espaces distincts suffisants pour avoir la possibilité de scinder les groupes dans le but de limiter les transgressions, en prenant en compte les besoins des enfants suivant leur âge.
• Ce que l’aménagement de l’espace ne soit pas figé. Il a besoin d’être réévalué en fonction des besoins et des comportements des enfants.
Il a été décidé de faire un roulement de jeux sur plusieurs thématiques. Chacun aura un espace qui lui sera dédié. 7 Pôles de jeux libres existent :
• Motricité
• Jeux d’exercice : pour la motricité fine
• Jeux symboliques : « faire semblant », jouer au docteur…
• Jeux de mise en scène : mettre en scène des jeux de trains, garage, animaux… • Jeux de constructions : lego…
• Jeux de règles : raisonnement, stratégie, énigme, combinaisons logiques… • Livres
Pour certains espaces, 3 niveaux de difficultés sont déclinés afin de permettre l’accès à chaque enfant quel que soit son âge.
Chaque semaine, les jeux d’un ou deux espaces uniquement sont changés pour préserver les repères créés par ces espaces aménagés. Ainsi chaque espace reste en place pendant 5 ou 6 semaines. En effet, les jeunes enfants ne restent pas longtemps accaparés par les mêmes jeux d’où le besoin de susciter leur intérêt de façon variée tout au long de la journée, des mois et de l’année. Une désinfection des jouets selon des protocoles stricts est régulièrement opérée. En cas d’épidémie de gastroentérite par exemple, davantage de jouets sont désinfectés.
Quelques règles régissent le jeu de l’enfant :
• Chaque enfant peut jouer le temps qu’il souhaite dans un espace. • Il peut se déplacer librement avec le jouet.
• Il doit ranger son jeu lorsqu’il a fini de s’y intéresser
• Avant de passer à une activité dirigée, il est demandé de ranger les jouets.
Lors de chaque réunion annuelle avec les familles, la démarche pédagogique de l’équipe est expliquée.
Ce qui importe à l’équipe est de laisser agir l’enfant par lui-même sans avoir aucune attente qui puisse régir ses décisions. Le jeu est donc gratuit si l’on peut dire. L’enfant joue pour rejouer des situations vécues ultérieurement et ainsi mieux les appréhender. Cela ressort de sa propre intimité et l’équipe n’a pas à s’immiscer sauf si l’enfant le demande. Il se « frotte » aux autres enfants et apprend ainsi à faire sa place en partageant ou en protégeant son jeu. Il développe ainsi son estime de soi car ainsi, tout ce qu’il ressent, ses choix et ses actions sont respectés. Tant qu’il ne brime pas l’autre et qu’il respecte l’autre, l’adulte n’a pas à intervenir. Ses essais, échecs, réussites se font par la répétition des sources d’apprentissages riches sur lui-même et sur ce dont il est capable.
En résumé :
• Pas d’attente de la part de l’équipe.
• Le libre arbitre de l’enfant.
• Laisser l’enfant expérimenter sa vie sociale de lui-même.
• Sécuriser l’espace par l’observation.
• Laisser cours à leur imaginaire.Projet d’établissement EAJE Ma P’tite Maison CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 10
Comme développé dans le projet social, une attention particulière est prêtée au rapprochement entre les éléments naturels et leur relation avec les enfants. Aussi l’équipe essaye de mener le plus possible d’activités à l’extérieur : les activités, les repas, les jeux libres. Un potager est cultivé et entretenu. La pelouse est laissée « tranquille » le plus possible pour laisser la place aux fleurs notamment, un abri à insectes a été construit avec les familles…
5- Le quotidien
a) Les repas
3 menus différents sont proposés :
- Un Repas « Petit » composé d’une purée de légume et d’une purée de fruit
- Un Repas « Moyen » composé d’une purée de légume, complété par des féculents, des
protéines, un laitage et une purée de fruit
- Un Repas « Grand » composé d’un repas en morceaux avec des légumes, des protéines,
des féculents, un laitage et un fruit.
Le goûter est composé d’un laitage, un fruit et un féculent. Ces menus s’inscrivent dans la loi issue des États généraux de l'alimentation pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous (EGALIM) et dans la loi « Anti-gaspillage pour une économie circulaire » (AGEC) qui prévoit plusieurs dispositions qui ont pour but d’améliorer la qualité et la durabilité des repas servis dans le cadre de la restauration collective avec des dates en vigueur. Les repas sont composés à 50% de produits de qualité et durables dont au moins 20% de produits biologiques.
Les menus sont affichés dans les locaux et diffusés sur le site Internet de la Communauté de Communes Val de Saône Centre.
Les repas ne sont pas préparés sur place et sont livrés par un prestataire extérieur. Ils sont stockés au réfrigérateur et réchauffés dans un four prévu à cet effet. La réception et le réchauffage du repas répondent à un protocole sanitaire strict et précis. L’équipe, à tour de rôle, tourne sur la préparation des repas de midi. Le bon déroulement du repas dépend d’un « minutage » serré et cohérent entre la préparation, le service et la prise du repas par les enfants.
Un tableau récapitulatif des aliments introduits dans l’alimentation des enfants a été mis en place. Les professionnelles sont vigilantes à ce que les introductions soient toujours initiées à la maison. Ainsi l’équipe et les parents sont toujours très en lien sur les avancées de l’enfant. Durant les repas, les enfants sont répartis en trois groupes. Le passage d’un « groupe » de repas à un autre n’est en aucun cas une question d’âge mais se fait en fonction du degré d’autonomie. Le rythme de chacun est ainsi respecté et aucune « pression » n’est mise sur un enfant pour qu’il se débrouille de façon plus autonome.
• Le premier groupe est composé d’enfants autonomes qui mangent tous ensemble à une grande table accompagnée par un adulte. Chaque geste est réfléchi et répété à chaque service. Cette démarche est associée à une réflexion autour de l’autonomie de l’enfant. Il existe un rituel de passage à table et de sortie de repas qui aide l’enfant à avoir des repères. Les assiettes ne sont jamais trop remplies pour que l’enfant puisse sentir s’il en veut à nouveau et pouvoir en redemander. Cela évite aussi le gaspillage alimentaire dans une optique éducative. Il n’y a aucune obligation de manger mais goûter au met est tou- jours proposé. L’accompagnement par l’adulte du geste de se nourrir est adapté au degré d’autonomie de l’enfant. Chaque professionnelle nomme ce qui est dans l’assiette, parfois avec des précisions. La séparation des différents aliments est préférable quand cela est pos- sible car cela permet aux enfants de découvrir et identifier le goût de chaque aliment. Les enfants peuvent reprendre de chaque plat si les quantités prévues le permettent. Ce sont des moments favorables à l’apprentissage du partage et du « tenir compte de l’autre ». Le temps de repas est un temps où la parole est ouverte dans le respect de chaque enfant et du groupe. Des conversations peuvent avoir cours entre enfants ou entre enfants et adultes. • Un second groupe est composé d’enfants qui sont en semi-autonomie c'est-à-dire qui commencent à manger seuls mais qui ont besoin de l’aide assez appuyée de l’adulte. Ces enfants mangent dans des sièges adaptés avec des petites tablettes en relation duelle avec l’adulte. Autant que possible, l’enfant peut s’installer seul sur sa chaise pour favoriser sa parti-Projet d’établissement EAJE Ma P’tite Maison CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 11
cipation active. Une cuillère est systématiquement donnée à l’enfant afin de favoriser son apprentissage.
• Le troisième groupe est composé d’enfants qui ne sont pas du tout autonomes. Le re- pas est donné par un adulte qui ne prend en charge qu’un seul enfant à la fois. Comme pour le second groupe, pour ces enfants, les repas peuvent être échelonnés. Les bébés qui n’ont pas encore acquis la position assise sont installés dans des transats. Dans le cas d’un biberon ou d’un repas pris dans une petite chaise, la professionnelle reste auprès de l’enfant, lui parle, le rassure et instaure un climat de confiance et de sérénité. Lorsque le repas ou une partie du repas est composé d’un biberon, il est donné dans les bras si l’enfant l’accepte.
Lorsque l’enfant est allaité, 2 possibilités s’offrent aux parents :
1. Ils peuvent apporter le lait maternel dans un biberon, avec le nom et la date du premier recueil. Le transport du lait maternel doit respecter des conditions d’hygiène et de transport convenables. Le protocole sera expliqué aux parents. 2. Si l’organisation au travail et la proximité avec la structure le permet, la maman peut allaiter son bébé au sein de l’établissement pendant sa pause déjeuner. Elle sera installée au calme autant que possible.
Le choix des familles est respecté et l’équipe les accompagne au mieux. Une fiche récapitulative sur ces modalités est transmise aux familles concernées. Les plus petits peuvent manger séparément afin d’avoir une relation plus individuelle avec l’adulte si besoin. Un enfant peut avoir besoin de moins de stimulation pour avoir plus de concentration sur son repas.
Certains enfants ont des régimes alimentaires particuliers, par exemple sans porc ou sans viande. Si cela donne lieu à des questions de la part des enfants, les professionnelles peuvent expliquer de façon très simple les raisons de cette différence de contenu dans les assiettes. Le prestataire n’est pas en mesure de fournir des repas pour les enfants allergiques. Dans ce cas- là, ce sont les parents qui fournissent le repas de leur enfant. De la même façon, cela peut être le sujet de questions et d’explications. Ce sont les prémices de la compréhension et de l’acceptation de la différence.
b) Les soins
• La santé des enfants accueillis est importante. En effet, un enfant malade ou porteur de handicap nécessite une attention particulière. C’est pourquoi lors de l’inscription, tout besoin d’aménagement doit être étudié ensemble : famille, médecin, direction et Référent Santé, Prévention et Accueil Inclusif afin d‘accueillir au mieux chaque enfant. La directrice peut être amenée à prodiguer des conseils concernant la santé et le développement de l’enfant aux parents qui en sont demandeurs à tout moment : sommeil, alimentation, vacci- nation…
Un certificat de non-contre-indication à la collectivité datant de moins de 2 mois doit être fourni à l’inscription. Les vaccinations obligatoires, soumises au calendrier vaccinal, doivent être réalisées. Il est demandé la preuve de leur réalisation pour l’admission puis le maintien en collectivité. Si toutefois les parents refusent ces vaccins ou si l’enfant présente une intolérance, ils devront fournir un certificat médical de contre-indication aux vaccinations signé par leur médecin.
• Une autre partie des soins consiste à prévenir les infections diverses et à soigner les pe- tites blessures. L’ensemble de l’équipe est amené à prodiguer les soins selon des protocoles stricts. Certains traitements tels que les crèmes pour le change et le paracétamol sont fournis par la structure avec autorisation des parents. Une armoire à pharmacie est à disposition, dans laquelle sont rangés des produits d’utilisation courante comme les désinfectants, les pansements, etc… Du paracétamol est à disposition en cas de besoin pour qu’une profes- sionnelle l’administre en cas de fièvre suivant un protocole précis. Dans ce cas, l’enfant est toujours pesé avant l’administration afin de garantir la dose adéquate au poids de l’enfant. Les parents sont prévenus et il leur est proposé de venir chercher leur enfant plus tôt. L’équipe essaye de lui assurer un certain confort en lui enlevant une partie de ses vêtements et en lui donnant à boire tout en appliquant le protocole en cas d’hyperthermie. L’état général des enfants est également surveillé ce qui permet de détecter des manifestations inhabituelles qui peuvent être annonciatrices d’une maladie ou au moins d’un inconfort : fatigue, perte d’appétit, retrait du groupe, pâleur… Une bonneProjet d’établissement EAJE Ma P’tite Maison CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 12
connaissance des enfants et une capacité à l’observation permettent de mieux repérer les changements.
Chaque matin, une professionnelle demande des nouvelles de l’enfant aux parents et les informations qui sont données permettent aussi d’avoir une attention accrue dans certaines situations. Sont notées toutes les observations dans la fiche de relève. Lorsqu’il y a eu un cas d’une maladie infectieuse transmissible avec un risque d’épidémie, les parents sont avertis par voie d’affichage sur la porte. Des mesures d’éviction sont appliquées le cas échéant. À l’inscription et une fois dans l’année, il est vérifié que les vaccinations de l’enfant sont à jour. Si un enfant se blesse, la blessure est soignée et l’enfant rassuré. Si la blessure semble plus sérieuse, les parents sont appelés et ils sont incités à consulter un médecin. En cas d’urgence avérée sont appliqués les protocoles établis en annexe du règlement de fonctionnement. En cas d’accident léger, le personnel assure les premiers soins nécessaires sous la supervision d’une responsable. En cas d’accident grave, le SAMU (15) est prévenu ainsi que les familles afin qu’elles puissent venir rapidement soutenir leur enfant.
Le Projet d’Accueil Individualisé (PAI) est réfléchi avec la direction, le Référent Santé, Préven- tion et Accueil Inclusif, la famille et le corps médical qui entoure l’enfant. Les enfants en situa- tion de handicap, de maladie chronique ou de problème de santé récurrent nécessitant un traitement ou une attention particulière pourront être accueillis sous condition de la mise en place d’un Projet d’Accueil Individualisé (PAI) avec la participation de la fa- mille et du médecin qui suit l’enfant. Le PAI a pour but de faciliter l’accueil de cet enfant. Ce document organise les modalités particulières de la vie quotidienne au sein de la collectivité. Il définit les adaptations apportées à la vie de l’enfant durant son temps de présence au sein de la collectivité. Il peut s’agir de restrictions alimentaires ou de traitement à administrer au besoin.
Dans le cadre de l’hygiène corporelle : les changes sont réalisés plusieurs fois dans la journée en fonction des besoins indifféremment par toutes les professionnelles de l’équipe. Toutefois, la directrice, l’auxiliaire de puériculture et la Référent Santé, Prévention et Accueil Inclusif sont référentes en matière de soins d’hygiène et d’élaboration des différents protocoles qui en découlent.
Le change est un soin qui répond à un protocole précis. Lors du change, l’autonomie est favorisée par chaque professionnelle par différents moyens : petit escalier… Au cours du temps de change est aussi vérifié l’état cutané de l’enfant.
L’acquisition de la propreté est initiée à la maison par les parents. L’équipe attend que ceux- ci l’informent de son évolution pour assurer la continuité. L’équipe peut être amenée à discuter avec les parents d’une demande qui semble décalée avec l’âge de l’enfant et son niveau de développement et de maturité.
Le rythme de chacun est respecté et là encore, chaque professionnelle essaye de favoriser l’autonomie en laissant l’enfant tenter de s’habiller et de se déshabiller seul, s’essuyer ou tirer la chasse et en l’encourageant dans tous ses gestes même maladroits. Pour aider l’enfant dans cette acquisition, des livres sont utilisés sur ce thème. Cela permet de verbaliser ce que vit l’enfant et tout ce qui se joue autour de cette acquisition.
Sont aussi appris aux enfants les premiers gestes d’hygiène notamment le lavage des mains. Les enfants disposent d’un lavabo à leur hauteur dans la salle de change. Ils se lavent les mains avant de passer à table, après une activité salissante, etc… Une attention particulière est portée à l’hygiène des enfants mais aussi à celle du personnel. Ainsi, s’il est demandé aux enfants de venir après leur petit-déjeuner pris, débarbouillés, changés et habillés de vêtements propres et confortables, il en est de même des professionnelles qui ont des chaussures pour la structure et des vêtements propres. Devant une situation de suspicion d’enfant en danger (maltraitance physique, morale, défaut de soins, négligence...), le personnel est tenu obligatoirement de signaler la situation aux autorités administrative (Conseil Départemental) et/ou judiciaire (Procureur de la République) en déclarant une Information Préoccupante. Un protocole détaillant les conduites à tenir et les mesures à prendre en cas de suspicion de maltraitance ou de situation présentant un danger pour l’enfant est annexé au règlement de fonctionnement.
c) Le sommeil
La structure dispose de deux dortoirs : un dortoir pouvant accueillir jusqu’à 6 lits à barreaux pour les bébés et un deuxième dortoir double pouvant accueillir 2 x 5 couchettes pour les moyens-grands.Projet d’établissement EAJE Ma P’tite Maison CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 13
Un même lit peut servir à deux ou trois enfants au cours d’une journée. Bien évidemment, les draps sont attribués aux enfants de façon individuelle. Dans la mesure du possible, l’équipe tente d’attribuer toujours le même lit aux enfants qui viennent régulièrement afin de favoriser les repères rassurants. Les enfants sont couchés en fonction des informations données par les parents, des signes de fatigue observables et de la connaissance des professionnelles de leurs rythmes propres.
Un « coucher » collectif a lieu en début d’après-midi, après le repas. Un temps de lecture ou de jeu libre se déroule entre la fin du repas et l’accompagnement dans les dortoirs. C’est à la fois un rituel et un moment de détente. Il peut servir aussi de défouloir après ce moment de repas qui peut paraître long pour certains. Le moment du coucher se fait avec le plus d’autonomie possible en assurant la sécurité affective et le confort de l’enfant. Lorsqu’il s’agit d’un coucher individuel, l’équipe s’adapte à l’enfant. Il peut être nécessaire de rester près de lui ou pas. Une professionnelle reste dans un dortoir pour accompagner à l’endormissement avec une présence rassurante. S’il n’y a plus aucun membre de l’équipe dans le dortoir, les babyphones alertent si un enfant est réveillé. Une surveillance programmée est effectuée par les hublots de chaque porte de dortoirs. Le rythme de sommeil de chaque enfant est respecté et une continuité avec la maison est assurée en communiquant très précisément avec les parents au sujet des temps et des besoins de sommeil. Cela conduit à gérer des couchers et des levers à tout moment de la journée. L’intérêt de l’enfant est pris en compte en priorité mais il est aussi nécessaire de tenir compte de la collectivité. C’est pourquoi il est parfois indispensable d’expliquer aux parents qu’il ne sera pas possible de suivre leurs préconisations.
D’une façon générale, un enfant n’est jamais réveillé car s’il dort, c’est que son organisme en a besoin. Lorsqu’il y a des demandes particulières de parents à ce sujet, une discussion s’engage avec eux pour en comprendre les raisons et avoir une attitude cohérente quant au bien-être de l’enfant.
Le temps de sommeil est retranscrit sur la fiche de relève.
Au lever, les activités qui sont alors proposées sont des activités calmes pour respecter le sommeil de certains enfants et le réveil en douceur d’autres.
Conclusion
Le projet éducatif de la Micro-crèche "Ma P'tite Maison" reste évolutif mais il est pourtant toujours attiré par la même volonté : avec toutes ces réflexions, l’équipe souhaite « donner des ailes » aux enfants. Les professionnelles gardent en tête d’aider chaque enfant à se construire avec ses parents vers un idéal illustré par ce proverbe : « Un oiseau perché sur un arbre n’a jamais peur que la branche se brise, parce que sa confiance n’est pas dans la branche, mais dans ses propres ailes. » (Auteur inconnu)
3ème partie : Projet social
et de développement durable
1- Modalités d’intégration des EAJE dans leur environnement social
La Communauté de Communes Val de Saône Centre est un Etablissement Public de Coopération Intercommunale (EPCI) né le 01/01/2017 de la fusion entre la Communauté de Communes Montmerle 3 Rivières et la Communauté de Communes Val de Saône Chalaronne.
La CCVSC regroupe actuellement 15 communes (Chaleins, Francheleins, Garnerans, Genouilleux, Guéreins, Illiat, Lurcy, Messimy sur Saône, Mogneneins, Montceaux, Montmerle- sur-Saône, Peyzieux-sur-Saône, Saint Didier-sur-Chalaronne, Saint-Étienne-sur-Chalaronne et Thoissey) pour une population totale de près de 21 000 habitants. C’est une collectivité active en pleine expansion qui cherche à donner à son secteur une dimension humaine et sociale.
La CCVSC gère plusieurs structures au profit des familles du territoire dans le domaine de la Petite Enfance, l’Enfance, la Jeunesse. Un projet Educatif et Social a été écrit en 2019 avec les grandes orientations communautaires au niveau des structures et services éducatifs et sociaux. Principalement rural, le territoire de la Communauté de Communes devientProjet d’établissement EAJE Ma P’tite Maison CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 14
néanmoins de plus en plus attractif et connaît un dynamisme important ces dernières années. Très proche de Belleville-en-Beaujolais et de Villefranche-sur-Saône, à une demi- heure de Mâcon et de Lyon, le territoire voit son habitat et son tissu économique se densifier progressivement. Favorisée par les nombreux parcs d’activités et l’implantation de nouvelles entreprises, la structure est confrontée à des besoins d’accueil, avec des disparités entre les habitants aux situations socio-économiques fragiles et des ménages aux revenus aisés. L’éducation, l’accès aux loisirs et à la culture sont une source d’épanouissement pour les plus jeunes mais aussi pour les familles qui ont besoin d’être soutenues par des actions liées à la parentalité. Un projet de temps partagé Enfants-Parents a été mis en place en mai 2023 dans le cadre de l’appel à projet du Réseau d'Écoute, d'Appui et d'Accompagnement des Parents (REAPP) de la CAF de l’Ain. Le lien social, le vivre ensemble sont également des aspects à privilégier en provoquant des évènements et des rencontres. Le partenariat, les synergies entre établissements, structures, associations et partenaires méritent aussi d’être continus au profit de tous les habitants.
2- Modalités de participation des familles à la vie des établissements
Les familles sont présentes dans chacun des projets. L’équipe souhaite rendre acteurs les parents dans l’accueil de leur enfant sur le principe phare de la co-éducation.
a) Communication :
Un panneau d’affichage est placé dans le sas de l’entrée pour l’affichage d’informations temporaires qui concernent directement l’établissement comme le rappel d’une fermeture, d’un évènement sur le territoire, de recommandations sanitaires, etc… Il y a également un panneau d’affichage permanent situé dans le hall. Il permet de mettre à disposition des familles le règlement de fonctionnement et divers documents officiels spécifiques à la Petite Enfance.
A l’intérieur de chaque unité, les professionnelles utilisent un tableau afin de marquer les éléments qui ont eu lieu pendant le temps d’accueil de l’enfant (sieste, repas, activités…) Il est un support lors de la relève et du départ de l’enfant. Des temps d’échanges quotidiens s’effectuent également entre la famille et l’équipe et/ou la direction. L’affichage régulier de photos dans le couloir, avec l’accord parental, permet enfin de partager avec les familles ce qui se vit dans l’établissement.
b) Volonté participative :
Les familles sont conviées à diverses rencontres (fête de fin d’année, réunions de rentrée…), le but étant de faire connaissance et de partager un moment ensemble. Les parents sont aussi sollicités pour intervenir auprès des enfants en partageant leur talents et savoir-faire. Ils sont invités à venir, ponctuellement partager des temps d’activité… Afin que les parents s’approprient les lieux et s’intègrent dans les projets et l’organisation de l’établissement, ils sont invités à rentrer dans les locaux lors des accueils, à une certaine distance pour ne pas perturber ces moments. Cela permet aux familles « d’apprivoiser » les espaces pour se sentir à l’aise et en confiance pour confier leur enfant.
c) Participations financières :
Les CAF sont les premiers financeurs des Etablissements d’Accueil du Jeune Enfant, grâce aux aides à l’investissement pour la construction et la rénovation des équipements et aux aides au fonctionnement. Pour réduire les coûts supportés par la CCVSC et permettre aux familles de recourir aux services d’accueil collectif à moindre coût, la CAF de l’Ain verse des subventions à travers la Prestation de Service Unique et des bonus « mixité », « handicap » et « territoire » lors des contractualisations avec des Convention d'Objectifs et de Financement pluriannuelles.
Le barème national des participations familiales, établi par la CNAF est obligatoire pour toutes les familles qui fréquentent l’établissement. Ce barème est proportionnel aux ressources des familles et varie selon le nombre d’enfants à charge. Il définit le tarif horaire. Les factures sont établies au mois échu (autour du 20 du mois suivant) et sont distribuées à laProjet d’établissement EAJE Ma P’tite Maison CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 15
crèche. Elles doivent être réglées dès réception directement auprès du Trésor Public de Châtillon-sur-Chalaronne ou via Internet par carte bancaire sur www.paylib.gouv.fr.
3- Le soutien à la parentalité :
• Dans les établissements communautaires
Le soutien à la parentalité se manifeste dès la préinscription : c’est un entretien individuel approfondi, conduit par les responsables des deux Etablissements d’Accueil du Jeune Enfant communautaires (VisioSport et la Micro-crèche "Ma P'tite Maison"). Cet accompagnement est fait pour entendre la situation de chaque famille et l’accompagner dans sa démarche. Les animatrices des Relais Petite Enfance (RPE) apportent leur contribution en prenant le relais pour trouver une solution d’accueil si nécessaire.
Les éducatrices de jeunes enfants sont formées à une écoute active et bienveillante pour mener cet entretien. Elles jugent aussi de la fragilité des situations familiales et s’adaptent au cas par cas. Si elles le jugent nécessaire, elles feront appel au soutien d’une personne ressource (PMI/ Référent Santé, Prévention et Accueil Inclusif...) faisant partie du réseau de partenaires.
La grille de critères d’attribution permet de prendre en compte les priorités de chaque situation. La grille valorise ainsi la réinsertion professionnelle, la conciliation vie professionnelle et vie personnelle. Un soin particulier est apporté au cours de l’inscription afin de suivre les parents dans leurs projets familiaux et professionnels. Les contrats sont ainsi évolutifs et adaptés le plus possible en fonction des besoins de l’enfant, de la réglementation et du besoin d’accueil.
Le soutien à la parentalité est une préoccupation forte sur le territoire. Afin d’accompagner les parents dans leur rôle, des conférences débats sur des thèmes ciblés ou des réunions sur des thématiques particulières (sommeil, communication gestuelle…) peuvent être mises en place et des entretiens, des ateliers Parentalité, des forums sont aussi proposés.
• Dans une dynamique territoriale
Les besoins des familles en matière d’accueil et dans le cadre du soutien à la parentalité sont recensées par les responsables et partagés avec les élus lors des Commissions SOCIAL et VIE SPORTIVE présidées par la Vice-Présidente en charge des affaires sociales et de la vie sportive en présence d’un élu de chaque commune et du Directeur du Pôle Cadre de Vie. Par ailleurs, les parents, afin de les impliquer pleinement dans la vie de leur enfant au niveau du territoire, ont été invités à participer à plusieurs réflexions lors d’Ateliers Thématiques Petite Enfance dans le cadre de la Convention Territoriale Globale (CTG). Aussi, toujours dans une optique d’accompagner au mieux les familles dans leur fonction parentale, des temps partagés Enfants-Parents ont été mis en place depuis mai 2023 dans l’intention d’offrir aux parents des espaces d’échanges avec des professionnels de la Petite Enfance et plus particulièrement pour les parents d’enfants porteurs de handicap. C’est aussi permettre aux parents de participer à une activité avec leur(s) enfant(s) dans un lieu dédié, aménagé et animé par des professionnels. Ainsi, l’isolement social, les difficultés, les préoccupations psychopédagogiques ont été ciblées dans cette initiative.
4- Des dispositions particulières prises pour l’accueil de tous les enfants
Accueillir, accompagner, soutenir et protéger les enfants avec des parents parfois en difficulté, et en précarité sociale est une priorité. À travers l’inclusion sociale, il ne s’agit pas de gommer les différences, mais de se demander quels sont les aménagements à mettre en place pour cet enfant en particulier au sein des établissements. La mission éducative communautaire traduit une volonté d'accompagner chaque enfant dans son individualité. Dans chaque crèche, « Offrir un environnement qui révèle le potentiel de chaque enfant et qui développe les compétences clefs indispensables pour son avenir » est également une priorité.
a) Accueillir la diversité et favoriser l'inclusion sociale
Accueillir tous les enfants, tous les parents et tous les professionnels sans faire de différence, dans un cadre ouvert à tous inclut évidemment l’accueil des enfants en situation de handicap.Projet d’établissement EAJE Ma P’tite Maison CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 16
Une expertise spécifique de l’accueil et de l’accompagnement de l’enfant handicapé et de sa famille a été développé par l’équipe, avec une priorité à cet accueil. Les critères d’admission sont élaborés en ce sens. Pour accueillir au mieux chaque enfant en situation de handicap, les pratiques d’accueil dans une démarche inclusive sont développées : - En lien avec un réseau local et national autour du handicap et des partenaires institutionnels (CAF, PMI, CAMPS...)
- En soutien à la parentalité en partenariat avec des professionnels de soin et les associations spécialisées
Les professionnelles des structures communautaires sont formées à l’accueil des enfants en situation de handicap en crèche et savent s’adapter pour intégrer au mieux chaque enfant, avec un travail d’accompagnement spécifique.
Que le handicap soit avéré et reconnu avant l’entrée dans la structure ou qu’il soit dépisté en cours d’accueil, un travail d’accompagnement spécifique et de formation des équipes est mis en place autour de 3 axes :
• Le repérage précoce
Les équipes disposent d’outils d’observations facilitant l’identification des éventuels retards de développement et/ou d’acquisition des compétences. La mise en place d’un Projet d’Accueil Individualisé (PAI) avec un référent santé, un aménagement des espaces réfléchi avec des professionnels formés à l’accueil spécifique du handicap de l’enfant sont inéluctables. Une collaboration étroite avec les institutions du médico-social spécialisées est aussi de mise.
• La relation avec les parents
La relation avec les parents est une composante essentielle de l’accompagnement : Dans le cadre du repérage précoce, si les équipes observent et identifient un retard de développement chez l’enfant, elles ne posent pas de diagnostic mais alertent la famille par l’intermédiaire des responsables et du référent santé pour l’aider à trouver le bon interlocuteur et entreprendre des démarches adaptées.
Plus encore que lors d’un accueil ordinaire, les professionnelles des crèches et la famille travaillent main dans la main pour comprendre les besoins spécifiques de l’enfant et lui proposer un environnement adapté au sein de la collectivité. Lors de la définition du Projet d’Accueil Individualisé (PAI), la famille participe activement à l’élaboration du dispositif d’accueil et est tenue informée des aménagements spécifiques mis en place dans la structure pour répondre aux besoins de l’enfant.
Le Référent Santé, Prévention et Accueil Inclusif se tient à disposition des parents pour répondre à toutes leurs interrogations, les conseiller et les soutenir quand cela est opportun.
• L’accueil des familles en parcours d’insertion sociale et professionnelle
L’objectif est d’apporter la plus grande souplesse possible aux solutions d’accueil pour les enfants non scolarisés afin que les familles puissent concilier vie professionnelle, familiale et sociale.
Des critères d’attribution par rapport à l’insertion sociale et à des situations familiales spécifiques sont bel et bien représentés pour l’obtention d’une place au sein des établissements communautaires. Un accueil adapté aux enfants dont les parents sont engagés dans un parcours d’insertion sociale et professionnelle, ou vivant avec des minima sociaux ou étant isolés (conformément à l’article D214-7 du code de la Santé Publique) est accordé dans la mesure du possible. Cet accueil s’effectue en fonction des besoins individuels des familles, sans conditions d’activité professionnelle des deux parents ou du parent unique et pour différents statuts sans critère de priorité (statut étudiant, en formation, en recherche d’emploi, en reconversion professionnelle et/ou avec l’objectif de créer une activité…)
b) Des projets pédagogiques pour tous, inspirés du handicap
Les professionnelles s’appuient sur les plus récentes avancées de la recherche, notamment des neurosciences. Sont développés entre autres des projets inspirés du handicap que nous déployons auprès de tous les enfants : l'approche Snoezelen et la communication gestuelle associée à la parole.
• Les ateliers snoezelenProjet d’établissement EAJE Ma P’tite Maison CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 17
Cette approche offre aux enfants des moments d’émerveillement sensoriel et de bien-être
dans un espace dédié et aménagé spécifiquement. Elle favorise le bien-être et le plaisir de la
découverte dans un univers calme. Certaines activités proposées aux enfants en sont
inspirées.
• La communication gestuelle associée à la parole
Cette communication bienveillante permet à l’enfant de s’exprimer même s’il n’est pas en-
core en capacité de parler, ce qui diminue les frustrations chez le jeune enfant car il est enfin
compris, particulièrement dans l’unité des bébés. Avant l’acquisition du langage, l’enfant
peut ainsi exprimer ses besoins par les gestes (s’il a faim, s’il se sent fatigué ou s’il a besoin
d’être changé).
5- La démarche en faveur du développement durable
Pour réduire l’impact environnemental dans les structures et améliorer durablement la qualité de vie des enfants, des parents et des professionnelles, de nombreux projets sont déployés autour de deux objectifs :
- La réduction de l’impact écologique par une sensibilisation des équipes à la gestion respon- sable des déchets et des énergies
- La sensibilisation des enfants au respect de l’environnement par la proposition d’activités ludiques écologiques
a) Crèches responsables : des fournisseurs sélectionnés
La démarche interne de protection de l’environnement vise à améliorer la qualité de l’air dans les établissements, à protéger la santé des enfants et des professionnelles : la qualité des produits utilisés en crèche fait l’objet d’une attention permanente. • Les produits réutilisables sont privilégiés au détriment du jetable (sur-chaussures, gants de toilette, …)
• Les désinfections des locaux se font le soir et non le matin pour laisser le temps aux es- paces d’être ventilés
• Si cela est possible, des produits d'entretien éco labellisés (dont le vinaigre blanc) sont utilisés
Une alimentation saine est proposée :
Les prestataires pour les repas sont sélectionnés selon un cahier des charges stricts avec des produits frais et locaux, parfois bio. La nutrition, enjeu de santé publique prioritaire, fait partie des engagements fondamentaux de la CCVSC au même titre que l’écologie. La réduction des déchets et la pratique du tri sélectif, au niveau du verre, du papier, et des emballages sont effectifs au sein des établissements.
• En réduisant les impacts sur l’environnement
Du mobilier de crèche issu de fournisseurs engagés dans une démarche de protection de l’environnement (WESCO, NATHAN, CAT Pattes et HABA pour la plus grande partie des jeux, jouets et mobiliers pédagogiques qui répondent aux normes françaises NF Mobilier Crèches, NF Mobilier Education, NF Environnement Ameublement) est sélectionné.
• En limitant le gaspillage : alimentaire ou matériel
Les commandes sont ajustées au nombre réel d’enfants présents (annulation des repas ou des goûters si des absents sont repérés).
Dans une logique d’économie circulaire et solidaire, les crèches communautaires ont pour habitude de donner une seconde vie aux objets pour sensibiliser les enfants et les parents au développement durable et à la solidarité.
• En réduisant notre consommation de papier
Les structures sont engagées dans un plan de transformation digitale et un programme de dématérialisation pour réduire la consommation de papier (archivage numérique…) Les équipes sont également sensibilisées aux bonnes pratiques : réutiliser le papier comme brouillon, limiter voire supprimer l’impression des emails…Projet d’établissement EAJE Ma P’tite Maison CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 18
• En supprimant le plastique autant que faire se peut
Un projet de suppression progressive de la vaisselle en plastique (conforme à la réglementa- tion) afin de la remplacer par de l’inox et du verre est à l’étude.
• En réduisant notre consommation d’eau et d’électricité Au-delà de la sensibilisation des équipes à la consommation d’eau, plusieurs actions pour limiter les consommations de fluides ont été mises en place :
✓ En réduisant le nombre de machines à laver le linge et du lave-vaisselle grâce à l’optimisation du chargement des machines.
✓ Les chasses d’eau ont des doubles boutons (mi-cuve ou pleine cuve). ✓ L’exposition au soleil est prise en compte pour réduire la consommation d’énergie. Une vigilance accrue est en œuvre afin d’avoir une température ambiante suffisante et adaptée.
✓ Des ampoules basse consommation, des détecteurs de mouvements pour déclen- cher l'éclairage sont en place et l’optimisation de l'isolation thermique pour limiter les pertes de chaleur et la consommation d'électricité sont en cours d’étude des suites d’un audit énergétique des structures.
✓ La CCVSC a mis en place un Contrat de Performance Énergétique afin d’offrir des températures de consigne adaptées à l’utilisation réelle des structures (baisse des températures les nuits, week-end et fermetures notamment)
b) Le personnel en crèche est sensibilisé et formé aux pratiques responsables
A travers des activités avec les enfants et en lien avec la faune et la flore, chacun est sensibilisé à la richesse de l’environnement et à l’importance de le protéger : observer le cycle de pousse d’une plantation, l’habitat des oiseaux venus nicher dans les arbres du jardin, les abeilles, les vers de terre… Les enfants sont invités à marcher pieds nus pour ressentir leur environnement. Au-delà de développer la conscience globale de leur corps, c’est la découverte de la sensation des appuis au sol, d’un corps plus agile, d’une vraie source de plaisir qui est prônée.
Ils sont donc, souvent dans les jardins, pied-nus lorsque le temps le permet, bien que les enfants soient sortis en toute saison. D’ailleurs les enfants prennent souvent leurs repas à l’extérieur car les structures disposent de tables, de chaises et d’abris offrant de l’ombre. L’engagement écologique est omniprésent dans chacune des propositions pédagogiques faites aux enfants, au-delà des actions en lien avec la faune ou la flore. Par exemple, sont proposées de nombreuses activités basées sur le recyclage et la récupération de matériaux. Est ainsi démontré aux enfants qu’il est possible de réaliser des productions à partir de peu de choses.
Les équipes confectionnent elles-mêmes leur matériel pédagogique le plus naturellement possible pour éviter les jeux fabriqués avec des produits chimiques. Le sable magique ou la pâte à modeler sont ainsi par exemple des produits « faits maison ». À travers ces différentes activités, les familles sont aussi sensibilisées : les parents sont invités à prendre pleinement part à ces projets qui ont du sens et ils sont régulièrement sollicités pour apporter du matériel de récupération.
L’idée de donner une seconde vie aux objets est également mise en avant. Ainsi, les structures servent de lieu de collecte et de don pour des œuvres caritatives dont les Resto du cœur.
Un parking à vélo est accessible pour les professionnelles et les familles. Ces actions encouragent chacun à utiliser des modes de transport plus respectueux de l'environnement.
Du co-voiturage pour les agents en déplacement (visite médicale, formation, réunion…) est aussi proposé.
Le Président de la Communauté de Communes Val de Saône Centre,
Jean-Claude DESCHIZEAUX
Annexes
Annexe 1 : les valeurs et les objectifs de Ma Ptite Maison
Annexe2 : La charte nationale d’accueil du jeune enfant19
Annexe 1 : les valeurs et les objectifs de Ma Ptite Maison
Cinq valeurs sont défendues :
Respect :
Respecter l’enfant c’est l’accueillir et le considérer comme une personne de même valeur que les autres. Au quotidien cela veut dire prendre en compte son histoire, son bien-être, ses besoins et s’adresser à lui en tant qu’individu. Le respect c’est aussi ne pas tout accepter de l’autre.
Empathie :
Pouvoir se mettre à sa place. C’est essayer d’imaginer au plus près le ressenti, l’émotion ou la douleur de l’autre.
Bienveillance :
C’est se détacher de ce que nous pensons être le mieux, pour voir ce qui est objectivement le mieux. Dans le quotidien c’est le fait de toujours donner la priorité à l’enfant.
Tolérance :
Accepter la différence. Ne pas faire comme on jugerait bon. Ne pas porter de jugement, faire preuve d’adaptabilité et de souplesse.
Equité :
Avoir la même attitude pour tous. Donner de façon égale. Ne pas avoir de préférence et faire en fonction des capacités de l’enfant de son niveau de compréhension et de ses compétences.
Les objectifs :
Placer l’enfant au cœur des préoccupations
L’enfant est un être en devenir et en apprentissage. Les adultes sont là pour l’accompagner dans cette aventure. C’est un explorateur qui a tout à découvrir et à comprendre. A travers ses découvertes il se construit pas à pas.
Il vit dans un monde de sensations et d’émotions qui fourmillent autour de lui et sur lequel il n’a pas la main mise. En même temps il est avide de nouvelles expériences et empreint d’une confiance incroyable envers ce(ux) qui l’entoure(nt).
Le rôle de l’adulte est primordial car l’enfant a besoin de lui pour le guider, le soutenir et lui donner confiance. L’enfant grandit à travers son regard.
Nous souhaitons offrir aux enfants un lieu où ils puissent s’épanouir dans un cadre sécurisant et familial, riche en possibilité d’éveil tout en respectant leurs droits, leurs rythmes et leurs différences.
Aussi nous souhaitons :
• L’éveiller : répondre à la soif de découvrir le monde
• Offrir un cadre de vie sécurisant et ludique : répondre aux besoins quotidiens de l’enfant.
• Le rendre capable de faire des choix
• Laisser l’enfant grandir à son rythme
Soutenir la parentalité : Ou comment permettre la continuité éducative entre la micro crèche et la maison.
Pour atteindre cet objectif nous mettons en œuvre plusieurs démarches en leur direction :
Nous laissons entrer les parents le plus possible dans l’établissement. Nous les intégrons au projet et nous les faisons participer à la vie de la structure. Nous souhaitons échanger et dialoguer tout en étant à leur écoute.
Ces valeurs et ces objectifs sont travaillés avec détails dès l’accueil.20
Annexe 2 : La charte nationale d’accueil du jeune enfantProjet d’établissement EAJE VisioCrèche CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 1
PROJET
D’ETABLISSEMENT Valable du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030
Communauté de Communes Val de Saône Centre
VisioCrèche
Délibération n°2025/12/16/17 du 16 décembre 2025
Multi accueil « VisioCrèche »
Parc Visiosport – 166, route de Francheleins - Le Grand Rivolet 01090 MONTCEAUX
Tél. 04 74 02 51 13 – Mail : ppe@ccvsc01.org – Site : www.ccvsc01.org
Tél. 04 74 06 46 29 - Mail : accueildeloisirs@ccm3r.fr - Site : www.ccm3r.orgProjet d’établissement EAJE VisioCrèche CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 2
L’enfant est une jeune personne en cours de développement et dépendant de son environnement. Il est le cœur de métier des professionnelles auxquelles il est confié et doit être au cœur des orientations politiques qui organisent son accueil. Dans l’œuvre de l’épanouissement de chacun et du bien-être, nous disposons de 2 EAJE (Etablissement d’Accueil du Jeune Enfant) sur le territoire. Les principes sont définis par le code de la santé publique, ils permettent de veiller à la santé, à la sécurité et au bien-être des jeunes enfants.
Quel que soit le mode de vie des familles, quelles que soient leurs situations particulières, sociales, de santé ou de handicap, toutes et tous doivent pouvoir être accueillis ensemble dans une perspective de mixité sociale et de lutte contre les inégalités.
Nos missions se révèlent être les suivantes :
- Offrir aux enfants un lieu où ils puissent s’épanouir dans un cadre sécurisant, riche en possibilité d’éveil, en respectant leur droit, leur rythme et leur différence
- Concourir à l’intégration sociale des enfants porteurs de handicap ou atteints d’une maladie chronique dans le respect de leurs différences et compétences.
L’enfant a essentiellement besoin d’être protégé, respecté dans un environnement communautaire et dans des actions de soutien à la parentalité.
Cet écrit a pour objectif de présenter aux familles et aux partenaires les grands axes éducatifs ainsi que les modalités de travail et de réflexion que les équipes mettent en œuvre pour proposer aux enfants un accueil de qualité. Complémentaire au règlement de fonctionnement, le projet d’établissement comprend 3 éléments :
• Le projet d’accueil précisant les prestations d’accueil, les dispositions prises pour l’accueil
d’enfants présentant un handicap ou atteints d’une maladie chronique, la description
des compétences professionnelles
L’objectif est de présenter succinctement les caractéristiques administratives de l’établissement
• Le projet éducatif avec les dispositions prises pour assurer l’accueil, le soin, le dévelop-
pement, le bien-être et l’éveil des enfants
Il décrit en préambule les valeurs, les orientations puis les objectifs et moyens éducatifs à travers l’accueil, les relations avec les parents et les activités avec les enfants
• Le projet social et de développement durable
Il précise l’environnement géographique, social économique et démographique en lien avec la Convention Territoriale Globale de la collectivité en intégrant l’établissement dans son activité et dans une démarche en faveur du développement durable.Projet d’établissement EAJE VisioCrèche CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 3
1ère partie : Le projet d'accueil
1. Les prestations d'accueil proposées
VisioCrèche étant un Etablissement d’Accueil de Jeune Enfant public, il est géré par la Communauté de Communes Val de Saône Centre au même titre que Ma P’tite Maison, une micro-crèche située à Saint-Étienne-sur-Chalaronne, VisioRelais et SaôneRelais, deux Relais Petite Enfance sur le territoire.
Avec un agrément de 42 places par jour, dans la catégorie des « grandes crèches » selon la classification nationale des Etablissements d’Accueil du Jeune Enfant, les enfants de 10 semaines à 4 ans sont accueillis au sein de 2 unités : bébés et moyens-grands du lundi au vendredi. Nos horaires d’ouverture sont de 7h30 à 18h30.
Toute inscription est soumise à des critères d’admission puis l’attribution des places s’effectue en concertation avec les Relais Petite Enfance et selon les disponibilités. Afin d’assurer la conformité et la sécurité de tous, la PMI (Protection Maternelle et Infantile) du Conseil Départemental de l'Ain autorise l’ouverture des établissements et réalise un suivi médico- législatif des établissements.
Avec une capacité d’accueil de 42 places et un dépassement à 115% possible à certains moments de la journée, nous pouvons accueillir jusqu’à 48 enfants simultanément. Pour des raisons de sécurité, l’effectif du personnel de l’établissement présent auprès des enfants ne peut être inférieur à deux avec un rapport d’un professionnel pour cinq enfants qui ne marchent pas et d’un professionnel pour 8 enfants qui marchent.
Chaque enfant est intégré à un groupe selon son âge et son développement psychomoteur. Pour répondre aux besoins de chaque famille du territoire, 3 accueils différents sont proposés : - L’accueil régulier : la place est réservée avec un contrat d’engagement selon les besoins
d’accueil.
- L’accueil occasionnel : la place est non-réservée avec une planification sur plusieurs se-
maines selon les disponibilités.
- L’accueil d’urgence : accueil ponctuel, en dépannage avec des motifs exceptionnels.
Une période d’adaptation est mise en place avant l’accueil régulier de l’enfant (Cf. règlement de fonctionnement p. 7). L’alimentation (hors lait) et les couches sont fournies par la crèche. La prise en charge de l’enfant est complète avec la fourniture et la mise à disposition du matériel de puériculture, du linge de maison, des produits de soins…
Pour toute administration d’un médicament, une ordonnance du médecin avec une autorisation parentale est obligatoire, y compris pour l’homéopathie. Les vaccinations sont effectuées par le médecin traitant. Elles sont obligatoires et sont vérifiées par le Référent Santé, Prévention et Accueil Inclusif de l’établissement, Infirmier.ère diplômé.e d’Etat ou Infirmier.ère puéricultrice diplômé.e d’Etat.
Les tarifs sont précisés en annexe du règlement de fonctionnement. L’établissement et sa direction sont en partenariat avec la CAF avec un financement direct par la Prestation de Service Unique (PSU).
La communauté de communes joue un rôle actif dans la mise en place de nos projets. L’équipe de direction est en étroite collaboration avec le Président, la Vice-Présidente en charge des affaires sociales et de la vie sportive ainsi qu’avec le directeur de pôle et les membres de la Commission Social et Vie Sportive.
2. Les dispositions particulières prises pour l’accueil d’enfants en situation de handicap
L’accueil d’un enfant porteur de handicap est tout à fait possible. Au-delà d’un mode d’accueil pour les enfants dont les parents travaillent, l’établissement offre une possibilité de socialisation et d’éveil pour tous les enfants.
Son arrivée a été préparée conjointement entre les professionnelles et ses parents pour un accueil personnalisé, bienveillant et adapté à l’ensemble de ses besoins.Projet d’établissement EAJE VisioCrèche CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 4
La période d’adaptation permet aux professionnelles de rencontrer l’enfant et ses singularités, et pour l’enfant de découvrir un nouvel environnement au sein duquel il va pouvoir grandir. Plus encore que pour les autres enfants, cette période nécessite une grande flexibilité (horaires, activités proposées…) avec une adaptation au cas par cas et une personnalisation à chaque temps d’accueil.
Ce projet mobilise une réflexion au sein de l’équipe puis des rencontres et des actions tout au long de l’année en concertation avec les différents partenaires dont : - La famille
- Le Référent Santé, Prévention et Accueil Inclusif et/ou le médecin
- L’équipe de direction et l’équipe prenant en charge l’enfant
- Le Centre d'Action Médico-Sociale Précoce (CAMPS) ou autres institutions
L’enfant sera affecté à un groupe selon ses capacités psychomotrices. La mise en place de cet accueil est davantage détaillée dans le règlement de fonctionnement (page 6).
3. Les compétences professionnelles mobilisées
L’équipe est composée de 17 professionnelles : 1 Directrice Educatrice de Jeunes Enfants, une directrice adjointe Educatrice de Jeunes Enfants à mi-temps auprès des enfants, 1 Assistante de gestion administrative, 1 Référent Santé, Prévention et Accueil Inclusif Infirmière avec expérience auprès des enfants, 11 assistantes éducatives Auxiliaires de Puériculture ou titulaires du Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP) Petite Enfance ou Accompagnement Educatif Petite Enfance (AEPE) dont 1 assistante éducative remplaçante sur les 2 établissements, 2 agents de service en cuisine/lingerie et 1 apprentie CAP AEPE.
L’ensemble du personnel est désormais assujetti au contrôle des antécédents judiciaires prohibant l’exercice de fonctions dans le secteur de la Petite Enfance : il s’applique à tous les professionnels et bénévoles, également pour l’accueil des stagiaires et des apprentis. Une réflexion a été menée il y a quelques années pour la rédaction d’une charte d’équipe qui est toujours d’actualité et à l’attention des nouvelles collègues (diffusée en annexe 1). Dans l’objectif de garantir un éveil culturel et artistique aux enfants dès le plus jeune âge, des intervenants extérieurs interviennent dans chaque unité de vie. La structure est également en partenariat avec des intervenants locaux dont VisioMômes (Accueil de Loisirs Sans Hébergement communautaire) pour des échanges inter-âges.
Afin de garantir le bien-être et la sécurité de chaque enfant, les actions sont adaptées au développement de chacun, notamment pour garantir le bien-être des professionnelles et maintenir une dynamique au sein de l’équipe conformément au principe 9 de la charte nationale d’accueil du jeune enfant « Pour que je sois bien traité, il est nécessaire que les adultes qui m’entourent soit bien traités. Travailler auprès des tout-petits nécessite des temps pour réfléchir, se documenter et échanger entre collègues et avec d’autres intervenants ». Ainsi, il est mis en place pour accomplir de manière cohérente notre quotidien : - Plusieurs jours de formation chaque année sur des thèmes variés
- Des formations individuelles accordées selon un projet personnel en lien avec le monde
de la Petite Enfance
- Des réunions entre unités, équipe générale et de service régulièrement
- des échanges quotidiens entre collègues, avec la Direction et avec les différents interve-
nants
- La mise à disposition de documentations (revues professionnelles ou livres)
- Des séances d’Analyse de la Pratique Professionnelle avec une thérapeute extérieure à
la structure
- Des entretiens individuels annuels
Une attention particulière est donnée à la formation des équipes pour accompagner les familles et les enfants de façon bienveillante et non-jugeante. Ainsi, des formations basées sur différents sujets de la Petite Enfance sont réalisées et l’Analyse de la Pratique Professionnelle consolide ces échanges. L’objectif est de s’interroger sur les fondements des pratiques s’appuyant sur laProjet d’établissement EAJE VisioCrèche CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 5
nécessité de mettre en débat nos méthodes de travail et le besoin d’expliciter les gestes éducatifs.
Une révision des principaux risques et gestes d’urgence concernant le nourrisson, le jeune enfant et l’adulte est proposée également régulièrement (tous les deux ans). L’établissement accueille aussi tous les 2 ans, une apprentie préparant le diplôme de CAP AEPE en partenariat avec la Maison Familiale et Rurale La Palma (L'Arbresle-69) ou d’autres établissements. Des stagiaires sont également régulièrement accompagnés sous couvert de conventions pour la préparation à un métier médico-social en partenariat avec les écoles If’Aptitude, OCELLIA ou d’autres établissements. Les stagiaires sont soumis aux mêmes vaccinations que le personnel et ne sont pas comptés dans l’encadrement des enfants. Ils s’engagent à respecter et s’approprier les consignes de l’établissement. Chaque stagiaire est accompagné tout au long de son stage par un tuteur.
La direction de VisioCrèche a enfin à cœur de prendre soin de chacun et notamment de l’environnement dans lequel les professionnelles évoluent, se déplacent et travaillent. Le bâtiment agréable, doté de jardins, de climatisation au sein des unités, d’escaliers adaptés aux enfants pour faciliter les changes… contribue grandement à cette volonté. Tous ces projets et aménagements sont réalisés en prévention de l’usure professionnelle en termes d’ergonomie et de conditions de travail avec aussi l’achat de matériel nécessaire à de meilleures postures professionnelles (tabourets à roulettes, pinces pour ramasser les jouets…)
2ère partie : Projet éducatif
Une déontologie tournée vers l’intérêt de l’enfant, reprise sous forme de valeurs éducatives est disponible en annexe 2 et inspirée de la charte nationale d’accueil du jeune enfant (Annexe 3). Dans l’équipe, chacune identifie des valeurs personnelles et professionnelles qui relèvent de la bienveillance et de la communication non-violente engageant une posture professionnelle. Ce qui unit les membres de l’équipe, quelles que soient les compétences et expériences professionnelles, c’est une philosophie du « prendre soin », une approche dynamique, douce, tendre, attentionnée et réfléchie envers l’autre. C’est considérer l’enfant comme un réel partenaire dans sa relation avec l’adulte, le connaitre et le prendre en compte dans son individualité, lui donner du temps et de l’espace, lui permettre de grandir avec des repères et des limites. Le jeune enfant est vulnérable, dépendant des adultes pour répondre à ses besoins et lui donner du sens. C’est un être pulsionnel, son monde interne est chaotique. Il est fait de sensations dont il ne perçoit pas encore le sens. Progressivement, ces sensations prennent un sens en fonction des réponses des adultes qui prennent soin de lui. Au travers des liens humains qui se tissent autour et avec lui, il se construit un « petit d’homme ». Il a besoin d’être dans un environnement stable, permanent, cohérent, continu et prévisible. Les enfants sécurisés tout au long de la journée sont des enfants plus calmes, plus participatifs. Ils sont plus joyeux, plus patients, prennent plus d’initiatives dans les activités comme dans la relation.
Une cohérence des pratiques professionnelles à travers le projet pédagogique donnera une plus grande sécurité à l’enfant, ainsi qu’à ses parents en leur permettant d’anticiper sur le déroulement des situations : qui va s’occuper de l’enfant, au lever de sieste, aux retrouvailles… et comment il va s’en occuper, de quelle manière, à quel moment. Cette cohérence est le fruit d’une réflexion régulière et partagée entre professionnelles sur un savoir-faire avec des ajustements afin de garantir aux enfants des repères et une stabilité affective. Les groupes d’enfants changent, se réorganisent, d’autres dynamiques se créent, les enfants grandissent, les familles se diversifient… Nous sommes en constante réflexion sur ce qui permet d’assurer une continuité des pratiques professionnelles avec des repères au sein des unités autour de l’enfant et de sa famille.
L’éducation d’un tout petit correspond surtout à organiser l’environnement lui permettant de faire ses choix et ses expériences d’apprentissage en tenant compte de ce qu’il exprime, montre et dit… d’agir sur des situations pour ne pas les subir.Projet d’établissement EAJE VisioCrèche CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 6
1- Premier accueil/pré-inscription/inscription
Il est important que les lieux soient présentés, que les parents et les enfants les visitent, que le fonctionnement, les rythmes des unités de vie soient expliqués et le personnel présenté. Tout d’abord les familles contactent VisioCrèche par téléphone, par mail ou encore directement en se rendant dans l’établissement.
Dès lors et même si les établissements sont complets, l’Assistante de gestion administrative fixe un rendez-vous dit de pré-inscription où divers renseignements concernant notamment les modalités et besoins d’accueil sont notés afin de définir le futur projet d’accueil. En cas de place disponible et si le dossier de pré-inscription est retenu, l’équipe de Direction (la Directrice et la Directrice Adjointe de VisioCrèche ainsi que la référente technique de Ma P’tite Maison) convient d’une deuxième rencontre avec la famille afin de procéder à une visite de l’établissement, veiller à la complétude du dossier administratif et de fixer le premier jour d’adaptation. Cette première visite dite « d’admission » sera suivie d’autres rendez-vous au cours desquels l’enfant sera accueilli de manière progressive afin de lui assurer une adaptation en douceur. Cet accompagnement sera assuré par une assistante éducative travaillant uniquement dans l’unité du nouvel enfant. Progressivement les parents et leur enfant vont faire connaissance avec les autres membres de l’unité. C’est un moment de grande sensibilité émotionnelle. Le rôle de la professionnelle est d’accueillir l’enfant et de rassurer les parents.
2- L’accueil au quotidien
Chaque enfant est intégré dans une unité de vie selon son âge et son développement psychomoteur. Les espaces sont adaptés et ordonnés de manière à répondre aux besoins physiologiques, de sécurité, de découverte et d’expérimentations des enfants. Pour vivre en collectivité et dans l’harmonie du partage, et du respect il faut avoir intégré l’idée d’être soi… et c’est bien l’exercice de toute une vie !
Autant les imprévus et discontinuités font partie de la vie, autant il importe d’assurer le plus de continuité possible dans les pratiques d’accueil au quotidien et dans les espaces pour que le jeune enfant se sente en sécurité dans l’établissement. Toutes les activités que nous proposons aux enfants ont pour objectif commun de les soutenir dans leur développement, de les accompagner dans leur processus de socialisation. Les enfants interagissent avec nous autour d’activités ludiques faisant appel à leurs aptitudes motrices, leurs talents créatifs, leurs capacités d’éveil au langage.
Le jeu fait partie de l’univers de l’enfant, il est une activité indispensable au développement psychique et physique d’un enfant. Une activité à part entière qui n’est pas proposée pour des apprentissages uniques et précis ni à des fins d’évaluation.
Le jeu est présent tout au long de la journée en activité libre ou en activité dirigée. Conscients de son intérêt pour l’enfant qui grandit, l’espace est régulièrement repensé pour être composé de différents jeux. Le but est de créer des espaces correspondants aux besoins et aux capacités des enfants, à choisir des objets, des jeux adaptés aux différentes étapes du développement moteur de l’enfant avec un environnement qui stimule, amuse les enfants et qui les aide à devenir autonomes. Cet espace ludique reste le même dans chaque unité le temps d’un mois environ pour que les enfants prennent le temps de s’approprier un jeu et de l’investir sous toutes ses formes.
L’enfant qui joue est un enfant qui vit. Il joue, éprouve, découvre, invente et apprends. Pour faire les choses seul il faut comprendre leur fonctionnement. Plus l’enfant manipule, plus il s’interroge, plus il vérifie ses hypothèses… et plus il grandit.
Il est essentiel que les enfants aient des temps de jeux libres pour favoriser la manipulation, l’imagination, la créativité, les relations entre les enfants. Ils permettent à l’enfant le choix de son jeu et d’en disposer. L’enfant est maitre de lui-même.
L’adulte intervient peu dans la construction, l’application du jeu, il reste attentif pour permettre à l’enfant de jouer sereinement, paisiblement en prenant son temps (gestion éventuelle des conflits). C’est un temps privilégié pour entrer en relation avec l’enfant et mieux le connaitre. Les activités dirigées quelles qu’elles soient, artistiques, musicales, créatives imposent des règles et des consignes dans un espace approprié. Elles favorisent l’apprentissage de la vie en groupe, le respect de chacun et de chacune. Lorsqu’on propose une activité il est essentiel d’êtreProjet d’établissement EAJE VisioCrèche CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 7
volontaire, de retenir la notion de plaisir et de partage. On invite les enfants à participer, à coopérer en expliquant les consignes et les règles. Ceci implique une préparation, une installation, une réflexion sur les conditions. Plus les initiatives personnelles de l’enfant sont accueillies et favorisées, plus il devient acteur et moteur.
A propos des horaires, il est impératif de respecter les heures d’arrivée et de départ de chaque enfant pour le respect des règles d’encadrement et des horaires du personnel. L’heure d’arrivée est l’heure à laquelle l’enfant est accueilli dans l’unité et l’heure de départ, l’heure à laquelle l’enfant sort de l’unité, après une relève (temps d’échange sur la journée de l’enfant entre les parents et le personnel). Les horaires sont consignés chaque jour sur un tableau des effectifs.
3- L’alimentation
a) Les repas : le déjeuner et le goûter
Pour l’enfant, le repas est un moment important dans une journée. Il va découvrir une nouvelle cuisine, de nouveaux goûts, de nouvelles textures et va développer ses sens, sa motricité… C’est un moment convivial, de partage et d’échange avec l’adulte et les autres enfants. A travers ce temps quotidien, l’équipe a identifié plusieurs objectifs. Tout d’abord, il y a une volonté forte d’apporter une alimentation saine et équilibrée à l’enfant pour qu’il puisse avoir les apports nutritionnels dont il a besoin. Pour ce faire, un échange est mené avec les familles sur la diversification et leurs habitudes alimentaires afin d’accorder les pratiques. Enfin, les menus sont élaborés par un prestataire, actuellement « Bourgogne Repas », en concertation avec une nutritionniste. Ils sont livrés chaque matin en « liaison froide », puis sont réchauffés et distribués. Le repas est servi à 11 heures dans l’unité des bébés et en plusieurs services dans l’unité des moyens grands.
Trois menus différents sont proposés :
- Un Repas « Petit » composé d’une purée de légumes et d’une purée de fruits
- Un Repas « Moyen » composé d’une purée de légumes, complété par des féculents, des
protéines, un laitage et une purée de fruit
- Un Repas « Grand » composé d’un repas en morceaux avec des légumes, des protéines,
des féculents, un laitage et un fruit.
Le goûter est composé d’un laitage, d’un fruit et d’un féculent. Ces menus s’inscrivent dans la loi issue des États généraux de l'alimentation pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous (EGALIM) et dans la loi « Anti-gaspillage pour une économie circulaire » (AGEC) qui prévoit plusieurs dispositions qui ont pour but d’améliorer la qualité et la durabilité des repas servis dans le cadre de la restauration collective avec des dates en vigueur. Les repas sont composés à 50% de produits de qualité et durables dont au moins 20% de produits biologiques. Les menus sont affichés dans les locaux et diffusés sur le site Internet de la Communauté de Communes Val de Saône Centre.
L’autonomie de l’enfant est favorisée en respectant son développement global. Les biberons sont donnés dans les bras, les professionnelles étant confortablement assises dans des fauteuils. Pour les repas avec une assiette, du mobilier à hauteur d’enfant est disponible (transat, chaise avec tablette, table et tabourets). L’enfant peut ainsi se déplacer, lorsqu’il en est capable et s’installer sur une chaise pour recevoir son repas. Ensuite, un système de double cuillère, où l’adulte en possède une, est proposé. Cela permet à l’enfant d’appréhender la cuillère et petit à petit de se saisir de son fonctionnement. L’adulte, lui, l’accompagne en l’aidant partiellement. Une fois autonome, l’enfant pourra prendre son repas tout seul mais toujours sous la surveillance d’une professionnelle.
Pour finir, l’enfant est accompagné dans la bienveillance. Son appétit est respecté et il n’est pas forcé à manger ou privé d’un aliment. Tout au long du repas, les professionnelles parlent à l’enfant, lui proposent de goûter en servant de petites quantités. Il est accompagné dans la découverte, avec de nouvelles saveurs et textures qui peuvent être parfois surprenantes et différentes de la maison !Projet d’établissement EAJE VisioCrèche CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 8
b) L’allaitement en crèche
Lorsque l’enfant est allaité, 2 possibilités s’offrent aux parents :
➢ Ils peuvent apporter le lait maternel dans un biberon, avec le nom et la date du premier
recueil. Le transport du lait maternel doit respecter des conditions d’hygiène et de trans-
port convenables. Le protocole sera expliqué aux parents par le Référent Santé, Préven-
tion et Accueil Inclusif.
➢ Si l’organisation au travail et la proximité avec notre structure le permet, la maman peut
allaiter son bébé au sein de notre structure pendant sa pause déjeuner. Elle sera installée
au calme dans une pièce différente de l’unité de vie.
Le choix des familles est respecté et un accompagnement le plus approprié possible est dispensé. Une fiche récapitulative sur ces modalités est transmise aux familles concernées.
c) Les biberons
Ils sont préparés en deux fois, en début de matinée et d’après midi, à l’extérieur de l’unité des bébés, en cuisine pour des raisons de sécurité et de respect des protocoles d’hygiène. Ils sont conservés au réfrigérateur et la mise en température se fait avec un chauffe-biberon. L’utilisation du micro-ondes est proscrite pour cet usage.
d) Les régimes alimentaires
Le régime alimentaire lié à une allergie ou une intolérance nécessite l’éviction d’un ou plusieurs aliments. Cette nécessité demande une vigilance sur la composition des repas qu’il n’est pas possible d’assurer sans risque. En effet, les menus ne peuvent être adaptés et il n’est pas possible de s’assurer qu’aucune trace du ou des aliments intolérés ne soit présente. Donc, il est demandé aux familles d’apporter le repas de l’enfant qui doit être transporté dans un sac isotherme et satisfaire tous les besoins nutritionnels de l’enfant. Le Référent Santé, Prévention et Accueil Inclusif fera le lien avec les familles et l’équipe.
Le régime alimentaire lié à des pratiques religieuses est pris en compte. Il est possible d’adapter les menus avec un plat sans viande ou sans porc mais aucun remplacement ne peut être assuré.
e) Les anniversaires
Dans l’unité des Moyens-Grands, les anniversaires peuvent être célébrés à la condition d’apporter un gâteau ou une brioche dont les ingrédients et la date limite de consommation sont mentionnés sur l’emballage dans un souci de traçabilité. Les gâteaux préparés à la maison ne sont pas autorisés pour des raisons sanitaires. L’enfant soufflera ses bougies, en compagnie des autres enfants.
4- Le sommeil
Le sommeil permet au corps de récupérer et de se régénérer. Il aide à grandir, à mémoriser et développe le cerveau. En parallèle, le corps sait montrer lorsqu’il a besoin de repos. Il y a des signes qui ne trompent pas : l’enfant baille, se frotte les yeux, est grognon, irritable… Les professionnelles sont vigilantes à ces signes, et lorsqu’ils apparaissent, l’enfant va être accompagné dans son lit.
Comment les accompagner dans les meilleures conditions ?
Pour apaiser les enfants, les amener à se poser, à lâcher prise, les assistantes éducatives parlent d’une voix douce et basse. Le doudou et/ou la tétine sont proposés aux enfants. Ensuite, des rituels sont en place afin que l’enfant ait des repères et se sente en sécurité. Deux organisations différentes sont mises en place en fonction de l’unité.Projet d’établissement EAJE VisioCrèche CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 9
a) Dans l’unité des bébés :
Elle est composée de 3 dortoirs, tous équipés de lits à barreaux surélevés avec des matelas, d’un babyphone et d’un hublot pour la surveillance avec une fenêtre équipée d’un store pour réduire la luminosité et aérer. Les professionnelles regardent régulièrement si les enfants dorment afin d’avoir des heures d’endormissement précises et interviennent rapidement en cas de pleurs. Le principe de « à chacun son rythme » peut alors être respecté. Bien-sûr, l’accueil reste collectif, donc un enfant peut être réveillé par un autre et la préservation du silence et du noir absolu ne peuvent être garantis.
Les professionnelles sont vigilantes et accompagnent l’enfant. Tout d’abord, l’enfant est prévenu qu’il va être couché. Pour son confort, il va être déshabillé, en body et mis dans une turbulette si nécessaire. Accompagné du doudou et/ou de la sucette, la professionnelle l’emmène dans son lit, lui parle, le rassure et lui souhaite un bon repos. Chaque enfant à un lit qui lui est attribué dans le même dortoir, cela lui permet d’avoir un repère.
b) Dans l’unité des moyens-grands :
Cinq dortoirs sont accessibles depuis l’unité de vie, tous équipés de couchettes au sol. Chaque enfant a un lit qui lui est attribué dans un dortoir et 5 à 7 enfants peuvent dormir dans le même dortoir.
Les enfants du 1er service sont ceux qui seront couchés en premier, aux alentours de 12 heures, dans les dortoirs du fond. Les enfants du 2ème service seront couchés aux alentours de 13h, dans les dortoirs de l’entrée. Avant d’aller se coucher, l’enfant est invité à se déshabiller, en autonomie ou accompagné. Une fois prêt, il peut aller se coucher dans son lit où il retrouvera son doudou et sa tétine. Il est accompagné d’une professionnelle qui l’aide à s’installer. Les 2 dortoirs communiquent ce qui permet à deux professionnelles d’être présentes pendant l’endormissement et une fois que tous les enfants dorment, une seule professionnelle reste pour la surveillance. Les horaires d’endormissement sont notés sur un tableau puis transmis au moment du départ de l’enfant.
Les enfants dorment le temps qui leur est nécessaire. Certains ne s’endorment pas mais profitent de ce moment calme pour se détendre. Un enfant qui dort n’est pas réveillé. Une fois réveillé, l’enfant est invité à se lever dans le calme, pour ne pas réveiller les autres. Il sera accueilli par une professionnelle pour être changé et rhabillé. Nous pratiquons les réveils de façon échelonnée afin de respecter le rythme et les besoins de chacun.
5- Les activités ludiques
a) L’éducation non genrée
L’égalité entre les filles et les garçons fait partie des règles de vie à VisioCrèche. Chaque unité ouvre sur un espace où se mêlent pléthore d’activités, jeux et jouets. L’enfant, en tant qu’individu quel qu’il soit, fille ou garçon, en dispose à sa convenance, en lien avec les autres. L’objectif est d’éviter les stéréotypes liés au masculin et au féminin, en respectant l’enfant sans apriori sur ce qu’il doit faire ou penser en tant que garçon ou fille dans ses choix de jeux, d’activités, etc...
Il observe, compare, expérimente différents styles et parfois un autre genre ou une autre orientation sexuelle. Cela reste un cheminement classique dans la construction de son identité et ne relève pas forcément d’une problématique du genre.
Il est dans la découverte absolue de lui-même et des autres. Il est dans l’authentique, dans une émotion pure, immédiate instinctive et spontanée et sans référence au genre. Lors de ces temps de jeux, qu’ils soient libres ou dirigés, aucune différence n’est faite dans les propositions d’activités. L’enfant est accueilli de manière égale avec ses envies, ses émotions, ses compétences…
Pour cela, les professionnelles portent un regard neutre et bienveillant pour défendre l’égalité, la mixité et cultiver l’estime de soi ainsi que la confiance en soi.Projet d’établissement EAJE VisioCrèche CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 10
b) Le jeu et les activités
Le jeu et les activités sont directement liés au développement de l’enfant. Il découvre, expérimente, apprend, développe ses sens, entre en relation avec ses pairs. Il prend confiance en lui et s’affirme en exprimant ce qu’il vit et ce qu’il ressent. Il apprend à vivre en groupe.
Jeux libres :
Les espaces sont pensés de sorte que l’enfant puisse se diriger vers le jeu qu’il souhaite découvrir. Les jeux sont mis en scène pour donner envie à l’enfant et en quantité suffisante pour éviter les conflits. Nous pouvons retrouver plusieurs sortes de jeux en continu : les jeux symboliques/d’imitation, les jeux de constructions, les jeux de réflexion, les jeux sensoriels… Chaque jeu proposé est adapté à l’âge et au développement des enfants. Chez les bébés, les jeux sont beaucoup axés sur le sensoriel avec les mécanismes action/réaction. Chez les moyens- grands, un système de « jeux du mois » est mis en place pour que l’enfant puisse se l’approprier et le faire évoluer au fils du temps.
Il ne faut pas craindre l’ennui chez un enfant ou le fait d’être inactif. C’est ce qui lui permet de faire une pause, de se ressourcer et d’observer.
L’adulte est présent du fait de sa posture, assis au sol et assure un cadre. Il répond aux sollicitations des enfants, les réconforte, les accompagne dans la relation et observe l’état du groupe pour proposer des activités adaptées.
Jeux et activités dirigés :
Les activités régulières :
• La motricité est une activité présente chaque jour. L’enfant a besoin de se dépenser : mar-
cher, courir, grimper, sauter… Pour répondre à ce besoin, des parcours de motricité sont mis
en place dans la salle de motricité ou dehors. Les voitures, des motos, des vélos sont sortis
dans le couloir ou dans les jardins. Des étirements, de la relaxation, du yoga, de la danse sont
aussi proposés. L’enfant découvre son corps, se l’approprie et voit ses limites. Il apprend
l’équilibre, la latéralisation, la perception de l’espace…
• Le transvasement et la manipulation permettent à l’enfant de découvrir des textures, d’avoir
des sensations, notamment dans la façon d’utiliser ses mains. Cela demande aussi de la con-
centration, de la dextérité : l’enfant expérimente à l’aide d’outils (cuillères, pots, bouteilles…)
L’enfant s’interroge sur tout : la notion de poids, de vitesse, de volume… Cette exploration est
une « histoire » personnelle entre lui et la matière, son individualité, son corps et son propre
rapport aux éléments.
• L’expression artistique développe l’imagination et la créativité. Elle s’identifie par les gom-
mettes, la peinture, le crayon, la craie, des papiers de différentes textures. Elle exige parfois
l’utilisation de différents outils, pinceaux, rouleaux, cotons tiges, éléments de la nature…
L’enfant s’exprime, laisse une trace et crée. Il est libre de ses mouvements, il peut être debout,
assis, allongé, se peindre sur le corps… Il est dans la découverte et l’apprentissage. Sa créa-
tion évolue avec le temps et prend du sens.
• La lecture et le livre sont omniprésents dans chaque unité. Les livres peuvent être à disposition
ou racontés. Les histoires et les supports sont variés, les livres ont différentes formes : accor-
déons, carrousel, pop-up, kamishibaï. Ils ont différentes tailles, formes et textures. On peut les
toucher, les écouter, les regarder, les sentir. Faire découvrir toutes ces possibilités aux enfants
est une intention. Le passage du « Bébébus » et les emprunts d’outils d’animation auprès de la
bibliothèque départementale permettent également de varier les thèmes et les supports.
• Les comptines et les chansons sont proposés plusieurs fois par jour aux enfants. Ils favorisent
l’acquisition du langage, la mémorisation et l’expression corporelle. Différents supports, des
cartes, des marionnettes, des animaux en peluche, des CD sont utilisés.
• Les jeux de règles sont proposés aux plus grands, jeux de cartes, de plateau… Ils apprennent
à jouer avec des règles, à patienter « chacun son tour » et à jouer ensemble en collaboration.
• Des jeux de construction, d’assemblage…Projet d’établissement EAJE VisioCrèche CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 11
Lors de ces temps de jeux, qu’ils soient libres ou dirigés, l’adulte est à l’écoute de l’enfant, il n’intervient pas de manière intempestive, il l’accompagne. L’enfant est libre de passer le temps qu’il souhaite sur une activité et de changer. Il prend du plaisir, rit, pleure, s’énerve lorsqu’il n’y arrive pas… Il vit tout simplement !
c) L’approche artistique et culturelle
L’art et la culture sont au cœur de chaque projet et activité. L’enfant est ouvert sur le monde à travers la littérature et les comptines, en variant les supports et les outils lors des activités et en rendant présente la nature.
Des semaines à thèmes très variés sont aussi proposées plusieurs fois dans l’année selon le calendrier et les idées de l’équipe (semaine des couleurs, du goût, de Noël, de l’art…) Pour diversifier l’approche avec l’art et la culture, il est également fait appel à divers intervenants extérieurs proposant :
- Des ateliers musique avec un musicien
- Des temps lecture avec une bénévole de la bibliothèque
- Des ateliers de motricité
Un groupe d’enfant de l’Accueil de Loisirs Sans Hébergement voisin, VisioMômes, est accueilli au sein de VisioCrèche pour lire des histoires aux plus grands de l’unité des Moyens-Grands. C’est un échange intergénérationnel qui est apprécié.
Des échanges sont aussi parfois mis en place avec des assistants maternels qui fréquentent le Relais Petite Enfance VisioRelais lors d’ateliers partagés.
Des temps d’échanges sont également organisés avec les parents en début et en fin d’année scolaire. Ils sont aussi parfois conviés ponctuellement à partager des temps d’activités durant l’année.
Ils sont régulièrement informés des évènements liés à la Petite Enfance à travers des affiches, des photos, des mails…
6- Le soin
a) Les modalités de délivrance des soins spécifiques et d’accueil de l’enfant malade ou
en situation de handicap ou présentant une affection nécessitant une attention particu-
lière
La santé des enfants accueillis est importante et celle d’un enfant malade ou porteur de handicap nécessite une attention particulière. C’est pourquoi lors de l’inscription, tout besoin d’aménagement doit être étudié ensemble : famille, médecin, direction et Référent Santé, Prévention et Accueil Inclusif afin d‘accueillir au mieux chaque enfant. Un certificat de non-contre-indication à la collectivité de moins de 2 mois doit être fourni à l’inscription.
Les vaccinations obligatoires, soumises au calendrier vaccinal, doivent être réalisées et une preuve de leur réalisation pour l’admission puis le maintien en collectivité est exigée. Si toutefois les parents refusent ces vaccins, ils devront fournir un certificat médical de contre-indication aux vaccinations signé par leur médecin.
Chaque matin, à l’arrivée de l’enfant dans la structure, les parents doivent prévenir la professionnelle qui les accueille de tout problème de santé survenu à leur domicile : fièvre (toute prise d’antipyrétique au cours de la nuit ou de la matinée), chutes, vomissements... La Directrice et son Adjointe se réservent le droit d’apprécier si l’état de santé de l’enfant est compatible avec le rythme de la collectivité et peuvent décider d’un aménagement ou d’une éviction selon les recommandations sanitaires.
Un ensemble de protocoles de soins a été réalisé pour l’équipe. Ils permettent une cohérence dans les pratiques professionnelles, incluant l’accueil de l’enfant malade sous traitement : dans ce cas-là une ordonnance est nécessaire afin que les médicaments puissent être donnés dans la structure. Il est vivement recommandé de discuter avec le médecin de la possibilité d’un traitement matin et soir quand cela est possible. En fonction des signes cliniques : fièvre, vomissements, diarrhées, gêne respiratoire… les professionnelles appliquent les protocoles deProjet d’établissement EAJE VisioCrèche CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 12
soins avec l’autorisation parentale. La direction, de son côté prévient les parents. Il est essentiel de disposer de coordonnées à jour. Si l’état de santé de l’enfant le nécessite, les parents devront venir chercher leur enfant. Si l’état de santé de l’enfant est préoccupant ou le pronostic vital engagé, l’appel des secours (pompiers, SAMU) sera immédiatement effectué et les parents seront prévenus.
b) Le Projet d’Accueil Individualisé (PAI)
Les enfants en situation de handicap, de maladie chronique ou de problème de santé récurrent nécessitant un traitement ou une attention particulière pourront être accueillis sous condition de la mise en place d’un Projet d’Accueil Individualisé avec la participation de la famille et du médecin qui suit l’enfant. Le PAI a pour but de faciliter l’accueil de cet enfant. Ce document organise les modalités particulières de la vie quotidienne au sein de la collectivité et définit les adaptations apportées à la vie de l’enfant durant son temps de présence au sein de la structure. Il peut s’agir de restrictions alimentaires, de traitement à administrer au besoin...
c) Modalités en cas d’accident
En cas d’accident léger, le personnel assurera les premiers soins nécessaires sous la supervision d’une responsable à travers des protocoles affichés dans le service. En cas d’accident grave, le SAMU (15) sera prévenu ainsi que les familles afin qu’elles puissent venir rapidement soutenir leur enfant.
d) L’hygiène et les soins corporels
Une attention particulière est portée à l’hygiène des enfants mais aussi à celle du personnel. Ainsi, s’il est demandé aux enfants de venir après leur petit déjeuner pris, débarbouillés, changés et habillés de vêtements propres et confortables, il en est de même de nos professionnelles qui ont des chaussures dédiées à la structure et des vêtements propres. Lors des changes et tout au long de sa journée, l’enfant sera pris en charge avec soin et respect de son intimité, mais il pourra aussi se « salir » lors de différentes activités et/ou en extérieur. Devant une situation de suspicion d’enfant en danger (maltraitance physique, morale, défaut de soins, négligence...), le personnel est tenu obligatoirement de signaler la situation aux autorités administrative (Conseil Départemental) et/ou judiciaire (Procureur de la République) en déclarant une Information Préoccupante. Un protocole détaillant les conduites à tenir et les mesures à prendre en cas de suspicion de maltraitance ou de situation présentant un danger pour l’enfant est annexé au règlement de fonctionnement.
3ème partie : Projet social
et de développement durable
1- Modalités d’intégration des EAJE dans leur environnement social
La Communauté de Communes Val de Saône Centre est un Etablissement Public de Coopération Intercommunale (EPCI) né le 01/01/2017 de la fusion entre la Communauté de Communes Montmerle 3 Rivières et la Communauté de Communes Val de Saône Chalaronne. La CCVSC regroupe actuellement 15 communes (Chaleins, Francheleins, Garnerans, Genouilleux, Guéreins, Illiat, Lurcy, Messimy sur Saône, Mogneneins, Montceaux, Montmerle-sur- Saône, Peyzieux-sur-Saône, Saint Didier-sur-Chalaronne, Saint-Étienne-sur-Chalaronne et Thoissey) pour une population totale de près de 21 000 habitants. C’est une collectivité active en pleine expansion qui cherche à donner à son secteur une dimension humaine et sociale. La CCVSC gère plusieurs structures au profit des familles du territoire dans le domaine de la Petite Enfance, l’Enfance, la Jeunesse. Un projet Educatif et Social a été écrit en 2019 avec les grandes orientations communautaires au niveau des structures et services éducatifs et sociaux.Projet d’établissement EAJE VisioCrèche CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 13
Principalement rural, le territoire de la Communauté de Communes devient néanmoins de plus en plus attractif et connaît un dynamisme important ces dernières années. Très proche de Belleville-en-Beaujolais et de Villefranche-sur-Saône, à une demi-heure de Mâcon et de Lyon, le territoire voit son habitat et son tissu économique se densifier progressivement. Favorisée par les nombreux parcs d’activités et l’implantation de nouvelles entreprises, la structure est confrontée à des besoins d’accueil, avec des disparités entre les habitants aux situations socio- économiques fragiles et des ménages aux revenus aisés.
L’éducation, l’accès aux loisirs et à la culture sont une source d’épanouissement pour les plus jeunes mais aussi pour les familles qui ont besoin d’être soutenues par des actions liées à la parentalité. Un projet de temps partagé Enfants-Parents a été mis en place en mai 2023 dans le cadre de l’appel à projet du Réseau d'Écoute, d'Appui et d'Accompagnement des Parents (REAPP) de la CAF de l’Ain. Le lien social, le vivre ensemble sont également des aspects à privilégier en provoquant des évènements et des rencontres. Le partenariat, les synergies entre établissements, structures, associations et partenaires méritent aussi d’être continus au profit de tous les habitants.
2- Modalités de participation des familles à la vie des établissements
Les familles sont présentes dans chacun des projets. L’équipe souhaite rendre acteurs les parents dans l’accueil de leur enfant sur le principe phare de la co-éducation.
a) Communication :
Un panneau d’affichage est placé dans le sas de l’entrée pour l’affichage d’informations temporaires qui concernent directement l’établissement comme le rappel d’une fermeture, d’un évènement sur le territoire, de recommandations sanitaires, etc… Il y a également un panneau d’affichage permanent situé dans le hall. Il permet de mettre à disposition des familles le règlement de fonctionnement et divers documents officiels spécifiques à la Petite Enfance.
A l’intérieur de chaque unité, les professionnelles utilisent un tableau afin de marquer les éléments qui ont eu lieu pendant le temps d’accueil de l’enfant (sieste, repas, activités…) Il est un support lors de la relève et du départ de l’enfant. Des temps d’échanges quotidiens s’effectuent également entre la famille et l’équipe et/ou la direction. L’affichage régulier de photos dans le couloir, avec l’accord parental, permet enfin de partager avec les familles ce qui se vit dans l’établissement.
b) Volonté participative :
Les familles sont conviées à diverses rencontres (fête de fin d’année, réunions de rentrée…), le but étant de faire connaissance et de partager un moment ensemble. Les parents sont aussi sollicités pour intervenir auprès des enfants en partageant leur talents et savoir-faire. Ils sont invités à venir, ponctuellement partager des temps d’activité… Afin que les parents s’approprient les lieux et s’intègrent dans les projets et l’organisation de l’établissement, ils sont invités à rentrer dans les locaux lors des accueils, à une certaine distance pour ne pas perturber ces moments. Cela permet aux familles « d’apprivoiser » les espaces pour se sentir à l’aise et en confiance pour confier leur enfant.
c) Participations financières :
Les CAF sont les premiers financeurs des Etablissements d’Accueil du Jeune Enfant, grâce aux aides à l’investissement pour la construction et la rénovation des équipements et aux aides au fonctionnement. Pour réduire les coûts supportés par la CCVSC et permettre aux familles de recourir aux services d’accueil collectif à moindre coût, la CAF de l’Ain verse des subventions à travers la Prestation de Service Unique et des bonus « mixité », « handicap » et « territoire » lors des contractualisations avec des Convention d'Objectifs et de Financement pluriannuelles.Projet d’établissement EAJE VisioCrèche CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 14
Le barème national des participations familiales, établi par la CNAF est obligatoire pour toutes les familles qui fréquentent l’établissement. Ce barème est proportionnel aux ressources des familles et varie selon le nombre d’enfant à charge. Il définit le tarif horaire. Les factures sont établies au mois échu (autour du 20 du mois suivant) et sont distribuées à la crèche. Elles doivent être réglées dès réception directement auprès du Trésor Public de Châtillon-sur-Chalaronne ou via Internet par carte bancaire sur www.paylib.gouv.fr.
3- Le soutien à la parentalité :
• Dans les établissements communautaires
Le soutien à la parentalité se manifeste dès la préinscription : c’est un entretien individuel approfondi, conduit par les responsables des deux Etablissements d’Accueil du Jeune Enfant communautaires (VisioCrèche et la Micro-crèche "Ma P'tite Maison"). Cet accompagnement est fait pour entendre la situation de chaque famille et l’accompagner dans sa démarche. Les animatrices des Relais Petite Enfance (RPE) apportent leur contribution en prenant le relais pour trouver une solution d’accueil si nécessaire.
Les éducatrices de jeunes enfants sont formées à une écoute active et bienveillante pour mener cet entretien. Elles jugent aussi de la fragilité des situations familiales et s’adaptent au cas par cas. Si elles le jugent nécessaire, elles feront appel au soutien d’une personne ressource (PMI/ Référent Santé, Prévention et Accueil Inclusif...) faisant partie du réseau de partenaires. La grille de critères d’attribution permet de prendre en compte les priorités de chaque situation. La grille valorise ainsi la réinsertion professionnelle, la conciliation vie professionnelle et vie personnelle. Un soin particulier est apporté au cours de l’inscription afin de suivre les parents dans leurs projets familiaux et professionnels. Les contrats sont ainsi évolutifs et adaptés le plus possible en fonction des besoins de l’enfant, de la réglementation et du besoin d’accueil. Le soutien à la parentalité est une préoccupation forte sur le territoire. Afin d’accompagner les parents dans leur rôle, des conférences débats sur des thèmes ciblés ou des réunions sur des thématiques particulières (sommeil, communication gestuelle…) peuvent être mises en place et des entretiens, des ateliers Parentalité, des forums sont aussi proposés.
• Dans une dynamique territoriale
Les besoins des familles en matière d’accueil et dans le cadre du soutien à la parentalité sont recensées par les responsables et partagés avec les élus lors des Commissions SOCIAL et VIE SPORTIVE présidées par la Vice-Présidente en charge des affaires sociales et de la vie sportive en présence d’un élu de chaque commune et du Directeur du Pôle Cadre de Vie. Par ailleurs, les parents, afin de les impliquer pleinement dans la vie de leur enfant au niveau du territoire, ont été invités à participer à plusieurs réflexions lors d’Ateliers Thématiques Petite Enfance dans le cadre de la Convention Territoriale Globale (CTG).
Aussi, toujours dans une optique d’accompagner au mieux les familles dans leur fonction parentale, des temps partagés Enfants-Parents ont été mis en place depuis mai 2023 dans l’intention d’offrir aux parents des espaces d’échanges avec des professionnels de la Petite Enfance et plus particulièrement pour les parents d’enfants porteurs de handicap. C’est aussi permettre aux parents de participer à une activité avec leur(s) enfant(s) dans un lieu dédié, aménagé et animé par des professionnels. Ainsi, l’isolement social, les difficultés, les préoccupations psychopédagogiques ont été ciblées dans cette initiative.
4- Des dispositions particulières prises pour l’accueil de tous les enfants
Accueillir, accompagner, soutenir et protéger les enfants avec des parents parfois en difficulté, et en précarité sociale est une priorité. À travers l’inclusion sociale, il ne s’agit pas de gommer les différences, mais de se demander quels sont les aménagements à mettre en place pour cet enfant en particulier au sein des établissements. La mission éducative communautaire traduit une volonté d'accompagner chaque enfant dans son individualité. Dans chaque crèche, « Offrir un environnement qui révèle le potentiel de chaque enfant et qui développe les compétences clefs indispensables pour son avenir » est également une priorité.Projet d’établissement EAJE VisioCrèche CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 15
a) Accueillir la diversité et favoriser l'inclusion sociale
Accueillir tous les enfants, tous les parents et tous les professionnels sans faire de différence, dans un cadre ouvert à tous inclut évidemment l’accueil des enfants en situation de handicap. Une expertise spécifique de l’accueil et de l’accompagnement de l’enfant handicapé et de sa famille a été développé par l’équipe, avec une priorité à cet accueil. Les critères d’admission sont élaborés en ce sens. Pour accueillir au mieux chaque enfant en situation de handicap, les pratiques d’accueil dans une démarche inclusive sont développées : - En lien avec un réseau local et national autour du handicap et des partenaires institutionnels (CAF, PMI, CAMPS...)
- En soutien à la parentalité en partenariat avec des professionnels de soin et les associations spécialisées
Les professionnelles des structures communautaires sont formées à l’accueil des enfants en situation de handicap en crèche et savent s’adapter pour intégrer au mieux chaque enfant, avec un travail d’accompagnement spécifique.
Que le handicap soit avéré et reconnu avant l’entrée dans la structure ou qu’il soit dépisté en cours d’accueil, un travail d’accompagnement spécifique et de formation des équipes est mis en place autour de 3 axes :
• Le repérage précoce
Les équipes disposent d’outils d’observations facilitant l’identification des éventuels retards de développement et/ou d’acquisition des compétences. La mise en place d’un Projet d’Accueil Individualisé (PAI) avec un référent santé, un aménagement des espaces réfléchi avec des professionnels formés à l’accueil spécifique du handicap de l’enfant sont inéluctables. Une collaboration étroite avec les institutions du médico-social spécialisées est aussi de mise.
• La relation avec les parents
La relation avec les parents est une composante essentielle de l’accompagnement : Dans le cadre du repérage précoce, si les équipes observent et identifient un retard de développement chez l’enfant, elles ne posent pas de diagnostic mais alertent la famille par l’intermédiaire des responsables et du référent santé pour l’aider à trouver le bon interlocuteur et entreprendre des démarches adaptées.
Plus encore que lors d’un accueil ordinaire, les professionnelles des crèches et la famille travaillent main dans la main pour comprendre les besoins spécifiques de l’enfant et lui proposer un environnement adapté au sein de la collectivité. Lors de la définition du Projet d’Accueil Individualisé (PAI), la famille participe activement à l’élaboration du dispositif d’accueil et est tenue informée des aménagements spécifiques mis en place dans la structure pour répondre aux besoins de l’enfant.
Le Référent Santé, Prévention et Accueil Inclusif se tient à disposition des parents pour répondre à toutes leurs interrogations, les conseiller et les soutenir quand cela est opportun.
• L’accueil des familles en parcours d’insertion sociale et professionnelle
L’objectif est d’apporter la plus grande souplesse possible aux solutions d’accueil pour les enfants non scolarisés afin que les familles puissent concilier vie professionnelle, familiale et sociale.
Des critères d’attribution par rapport à l’insertion sociale et à des situations familiales spécifiques sont bel et bien représentés pour l’obtention d’une place au sein des établissements communautaires. Un accueil adapté aux enfants dont les parents sont engagés dans un parcours d’insertion sociale et professionnelle, ou vivant avec des minima sociaux ou étant isolés (conformément à l’article D214-7 du code de la Santé Publique) est accordé dans la mesure du possible. Cet accueil s’effectue en fonction des besoins individuels des familles, sans conditions d’activité professionnelle des deux parents ou du parent unique et pour différents statuts sansProjet d’établissement EAJE VisioCrèche CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 16
critère de priorité (statut étudiant, en formation, en recherche d’emploi, en reconversion professionnelle et/ou avec l’objectif de créer une activité…)
b) Des projets pédagogiques pour tous, inspirés du handicap
Les professionnelles s’appuient sur les plus récentes avancées de la recherche, notamment des neurosciences. Sont développés entre autres des projets inspirés du handicap que nous déployons auprès de tous les enfants : l'approche Snoezelen et la communication gestuelle associée à la parole.
• Les ateliers snoezelen
Cette approche offre aux enfants des moments d’émerveillement sensoriel et de bien-être dans
un espace dédié et aménagé spécifiquement. Elle favorise le bien-être et le plaisir de la
découverte dans un univers calme. Certaines activités proposées aux enfants en sont inspirées.
• La communication gestuelle associée à la parole
Cette communication bienveillante permet à l’enfant de s’exprimer même s’il n’est pas encore
en capacité de parler, ce qui diminue les frustrations chez le jeune enfant car il est enfin compris,
particulièrement dans l’unité des bébés. Avant l’acquisition du langage, l’enfant peut ainsi ex-
primer ses besoins par les gestes (s’il a faim, s’il se sent fatigué ou s’il a besoin d’être changé).
5- La démarche en faveur du développement durable
Pour réduire l’impact environnemental dans les structures et améliorer durablement la qualité de vie des enfants, des parents et des professionnelles, de nombreux projets sont déployés autour de deux objectifs :
- La réduction de l’impact écologique par une sensibilisation des équipes à la gestion respon- sable des déchets et des énergies
- La sensibilisation des enfants au respect de l’environnement par la proposition d’activités lu- diques écologiques
a) Crèches responsables : des fournisseurs sélectionnés
La démarche interne de protection de l’environnement vise à améliorer la qualité de l’air dans les établissements, à protéger la santé des enfants et des professionnelles : la qualité des produits utilisés en crèche fait l’objet d’une attention permanente.
• Les produits réutilisables sont privilégiés au détriment du jetable (sur-chaussures, gants de toilette, …)
• Les désinfections des locaux se font le soir et non le matin pour laisser le temps aux es- paces d’être ventilés
• Si cela est possible, des produits d'entretien éco labellisés (dont le vinaigre blanc) sont uti- lisés
Une alimentation saine est proposée :
Les prestataires pour les repas sont sélectionnés selon un cahier des charges stricts avec des produits frais et locaux, parfois bio. La nutrition, enjeu de santé publique prioritaire, fait partie des engagements fondamentaux de la CCVSC au même titre que l’écologie. La réduction des déchets et la pratique du tri sélectif, au niveau du verre, du papier et des emballages, sont effectifs au sein des établissements.
• En réduisant les impacts sur l’environnement
Du mobilier de crèche issu de fournisseurs engagés dans une démarche de protection de l’environnement (WESCO, NATHAN, CAT Pattes et HABA pour la plus grande partie des jeux, jouets et mobiliers pédagogiques qui répondent aux normes françaises NF Mobilier Crèches, NF Mobilier Education, NF Environnement Ameublement) est sélectionné.Projet d’établissement EAJE VisioCrèche CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 17
• En limitant le gaspillage : alimentaire ou matériel
Les commandes sont ajustées au nombre réel d’enfants présents (annulation des repas ou des goûters si des absents sont repérés).
Dans une logique d’économie circulaire et solidaire, les crèches communautaires ont pour habitude de donner une seconde vie aux objets pour sensibiliser les enfants et les parents au développement durable et à la solidarité.
• En réduisant notre consommation de papier
Les structures sont engagées dans un plan de transformation digitale et un programme de dématérialisation pour réduire la consommation de papier (archivage numérique…) Les équipes sont également sensibilisées aux bonnes pratiques : réutiliser le papier comme brouil- lon, limiter voire supprimer l’impression des emails…
• En supprimant le plastique autant que faire se peut
Un projet de suppression progressive de la vaisselle en plastique (conforme à la réglementation) afin de la remplacer par de l’inox et du verre est à l’étude.
• En réduisant notre consommation d’eau et d’électricité Au-delà de la sensibilisation des équipes à la consommation d’eau, plusieurs actions pour limiter les consommations de fluides ont été mises en place :
✓ En réduisant le nombre de machines à laver le linge et du lave-vaisselle grâce à l’optimisation du chargement des machines.
✓ Les chasses d’eau ont des doubles boutons (mi-cuve ou pleine cuve). ✓ L’exposition au soleil est prise en compte pour réduire la consommation d’énergie. Une vigilance accrue est en œuvre afin d’avoir une température ambiante suffisante et adaptée.
✓ Des ampoules basse consommation, des détecteurs de mouvements pour déclencher l'éclairage sont en place et l’optimisation de l'isolation thermique pour limiter les pertes de chaleur et la consommation d'électricité sont en cours d’étude des suites d’un audit énergétique des structures.
✓ La CCVSC a mis en place un Contrat de Performance Énergétique afin d’offrir des tem- pératures de consigne adaptées à l’utilisation réelle des structures (baisse des tempéra- tures les nuits, week-end et fermetures notamment)
b) Le personnel en crèche est sensibilisé et formé aux pratiques responsables
A travers des activités avec les enfants et en lien avec la faune et la flore, chacun est sensibilisé à la richesse de l’environnement et à l’importance de le protéger : observer le cycle de pousse d’une plantation, l’habitat des oiseaux venus nicher dans les arbres du jardin, les abeilles, les vers de terre… Les enfants sont invités à marcher pieds nus pour ressentir leur environnement. Au-delà de développer la conscience globale de leur corps, c’est la découverte de la sensation des appuis au sol, d’un corps plus agile, d’une vraie source de plaisir qui est prônée. Ils sont donc, souvent dans les jardins, pied-nus lorsque le temps le permet, bien que les enfants soient sortis en toute saison. D’ailleurs les enfants prennent souvent leurs repas à l’extérieur car les structures disposent de tables, de chaises et d’abris offrant de l’ombre. L’engagement écologique est omniprésent dans chacune des propositions pédagogiques faites aux enfants, au-delà des actions en lien avec la faune ou la flore. Par exemple, sont proposées de nombreuses activités basées sur le recyclage et la récupération de matériaux. Est ainsi démontré aux enfants qu’il est possible de réaliser des productions à partir de peu de choses. Les équipes confectionnent elles-mêmes leur matériel pédagogique le plus naturellement possible pour éviter les jeux fabriqués avec des produits chimiques. Le sable magique ou la pâte à modeler sont ainsi par exemple des produits « faits maison ». À travers ces différentes activités, les familles sont aussi sensibilisées : les parents sont invités à prendre pleinement part à ces projets qui ont du sens et ils sont régulièrement sollicités pour apporter du matériel de récupération.Projet d’établissement EAJE VisioCrèche CCVSC du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 18
L’idée de donner une seconde vie aux objets est également mise en avant. Ainsi, les structures servent de lieu de collecte et de don pour des œuvres caritatives dont les Resto du cœur. Un parking à vélo est accessible pour les professionnelles et les familles. Ces actions encouragent chacun à utiliser des modes de transport plus respectueux de l'environnement. Du co-voiturage pour les agents en déplacement (visite médicale, formation, réunion…) est aussi proposé.
Le Président de la Communauté de Communes Val de Saône Centre,
Jean-Claude DESCHIZEAUX
Annexes
Annexe 1 : La charte d’équipe
Annexe 2 : Nos valeurs éducatives
Annexe 3 : La charte nationale d’accueil du jeune enfantNos objectifs
Mettre au cœur de notre métier le bien-être de
l’enfant
Être bienveillant envers l’enfant et sa famille
(sans jugement)
Avoir une cohérence dans nos pratiques pour
une cohésion d’équipe et une meilleure collabora-
tion
Respecter le travail de chacun, c’est respecter le
niveau de qualification et les fonctions de chacun
pour un travail d’ensemble et de qualité
Être active au sein de l’équipe avec un regard
bienveillant
Se former continuellement pour garder un esprit
ouvert et développer ses connaissances
Favoriser la dynamique de groupe dans
l’échange et le partage d’idées
Apporter du renouveau pour casser la routine
Savoir prendre du recul et se questionner sur ses
pratiques
Être continuellement en concertation avec
l’ensemble de l’équipe
Trouver écoute et compréhension auprès de la
hiérarchie
Notre attitude
Se respecter, être courtoise, polie et tolérante
Avoir de l’empathie, de l’indulgence envers sa
collègue dans le principe de la communica-
tion non-violente pour une entraide, une com-
préhension
Pas de narcissisme ni d’abus de pouvoir
Être sincère, honnête, exprimer ses ressentis,
ses souhaits, son mal-être en lieux et en mots
appropriés
Exprimer son accord et son désaccord en toute
légitimité
Accepter les critiques, reconnaître ses difficul-
tés sans penser être jugée, dans l’intérêt du
service
Partager ses expériences pour apporter une
richesse dans notre travail et avancer
Respecter la façon de faire de chacune, sans
blâmer sa collègue. Chacun fait de son mieux
en trouvant un bon fonctionnement ensemble
Passer le relais lorsqu’on en ressent le besoin
Savoir reconnaître la disponibilité et le sou-
tien d’une collègue (organisation des horaires
et des congés)
Avoir le sourire er du plaisir à travailler en-
semble
Des principes de conduites
Les portables son sur silencieux et restent dans le
placard au sein de l’unité
Ne pas manger en dehors des repas devant les
enfants au sein des unités
Il est interdit de crier
On ne s’assoit pas sur les tables
Il est interdit d’enjamber les portillons et de cou-
rir dans le couloir
Inviter les enfants à ranger les jeux que nous
leur proposons à chaque changement d’activité
La charte
d’équipe
Annexe 1 : La charte d’équipeNos valeurs
éducatives
Respecter son histoire, sans
jugement de valeur, c’est accepter
ses différences. Ne pas parler de
son environnement familial devant
lui et devant les autres
Notre relation
avec l’enfant est
basée sur l’échange
Le mettre en
confiance pour
être en confiance
Appuyer sur ses
forces et non sur
ses faiblesses
Nommer l’enfant
par son prénom
Verbaliser, c’est mettre des mots
pour expliquer ce qui se « joue » et
c’est le début du langage
Se mettre à sa
hauteur pour
lui parler
Avoir un discours
vrai et honnête vis-
à-vis de lui
C’est
l’accompagner
dans ses
apprentissages
sans le mettre en
difficultés, sans le
forcer
Prévenir l’enfant de tout
changement pour son
confort et ses repères pour
ne pas le brusquer
Les règles sont les mêmes
pour tous (enfants et
adultes) et même ce qui est
interdit !
Annexe 2 : Nos valeurs éducatives
Ici, l’enfant devient
acteur, exploreur, créateur
sous notre regard
bienveillant dans le
respect de son
développement et de ses
enviesAnnexe 3 : La charte nationale d’accueil du jeune enfant