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PLU - Annexes - Guide Paysage
Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Saint-Jurs.
Lien du pdf (PLU - Annexes - Guide Paysage)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Environnement, Espaces terrestres et maritimes,
Mon jardin - un paysage
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Guide pratique du Verdon 4PNNBJSF
NBJTPO
Préambule :
chacun est acteur du paysage
................................................................................................... page 3
7 paysages pour le territoire du Verdon................................................................................................... page 4 La végétation : un élément-clef des abords de maison ........................................................................... page 6
Pourquoi privilégier les plantes présentes sur le territoire ? Les haies : un atout pour nos jardins Ecologie et haies font bon ménage Les haies : un rempart contre le vent La végétation : un écran naturel contre la chaleur et les effets du soleil
Conseils pratiques pour les plantations ................................................................................................ page 12
Comment réussir nos plantations ? Différents types de taille pour varier les formes
Une végétation sous une double influence climatique ......................................................................... page 15 Un large choix d’essences locales pour nos plantations ...................................................................... page 16
Les espèces à proscrire de nos jardins
............................................................................................. page 23
Principes et réglementations ................................................................................................................ page 24 S’inspirer et tirer parti de l’existant ...................................................................................................... page 26
Conserver la végétation locale présente assure une cohérence avec les environs Intégrer et préserver les éléments patrimoniaux : un plus pour nos abords Végétal ou minéral ? Des clôtures au naturel Intégrer les éléments indispensables
Pour en savoir plus ............................................................................................................................... page 29 Lexique
Les mots accompagnés d’une astérisque font l’objet d’une définition dans le lexique
................................................. page 30
Remerciements ..................................................................................................................................... page 31
1SnBNCVMF
Chacun est acteur du paysage Le paysage nait de la confrontation entre l’homme et la nature. Avec le temps, chaque bout de territoire acquiert sa propre personnalité, un visage reconnaissable entre tous. Les paysages du territoire du Parc naturel régional du Verdon sont diversifiés et fortement marqués. Sur 190 000 hectares, espaces naturels, agricoles, pastoraux et villageois se côtoient pour forger une identité remarquée qui attire le monde entier. C’est une vraie richesse. Chacun d’entre nous observe, juge et apprécie le paysage en fonction de la place qu’il y occupe. Le regard n’est pas le même selon que l’on soit agriculteur, visiteur, enfant ou grand-parent, nouvel arrivé ou né sur place. Pour celui qui le souhaite, le paysage est aussi un outil qui permet la compréhension de l’évolution de notre société et de l’adaptation de l’homme aux contraintes naturelles. Enfin, chacun d’entre nous laisse son empreinte dans le paysage. Il est donc intéressant de connaître ce paysage pour faire que notre trace aille dans le sens de sa préservation et de sa mise en valeur. Les abords des maisons sont un élément-clef de nos paysages ruraux. A travers les aménagements extérieurs et la végétation utilisée pour l’ornementation, chacun est directement acteur de la modification ou de la conservation du paysage dans lequel il a choisi de vivre pour la qualité de son cadre de vie. Au travers de ce guide pratique, le Parc naturel régional du Verdon après une brève présentation des 7 entités paysagères de son terriroire, a voulu prodiguer quelques conseils en matière d’intégration paysagère des abords de maisons, sans pour autant prétendre à l’exhaustivité du sujet. Parce que chacun doit garder son esprit critique, il est fait référence à divers ouvrages, organismes ou personnes ressources qui pourront venir compléter les pistes de réflexion ici abordées et vous permettre d’approfondir certains domaines. Pour ne pas incriminer mais plutôt valoriser les actions en accord avec le paysage local, l’ensemble des illustrations présente des exemples à suivre. Les mots accompagnés d’une astérisque font l’objet d’une définition dans le lexique (page30)
QBZTBHFTQPVSMFUFSSJUPJSFEV7FSEPO Paysage du Plateau de Valensole : Le Plateau de Valensole est une vaste étendue quasi linéaire, suspendue entre ciel et terre. Echo aux collines et
moyennes
montagnes
du Verdon,
le
plateau est un hymne aux couleurs. Paysage du lac de Sainte-Croix :
Retenue d’eau au milieu d’un univers minéral.La couleur bleu-vert des eaux du lac contraste avec l’ocre des marnes, le blanc du calcaire et le rouge des argiles. Paysage des lacs et gorges du Bas Verdon : Gorges étroites ou petites étendues des lacs, l’eau est ici l’élément récurrent qui reflète la blancheur du calcaire. Les milieux sont ouverts et cultivés (céréales, lavandin…) en rive gauche et fermés par la végétation en rive droite. Paysage du Haut-Var : Plateau calcaire au doux relief où dominent le chêne et le pin d’Alep. Les paysages sont façonnés par l’homme, entre larges étendues cultivées, petites plaines agricoles et fonds de vallons aux cultures traditionnelles. Paysage des Préalpes : Zone de plissements consécutifs à la formation des Alpes, les Préalpes sont la partie la plus élevée du territoire. Massifs forestiers et roches calcaires dessinent le relief entre larges vallées, rondeurs boisées ou pâturées et falaises accidentées. Paysage karstique du Verdon : Entre grand canyon et causses karstiques, de toutes parts le calcaire domine. Ces paysages fracturés rappellent à quel point la géologie est complexe et l’eau capable de façonner la roche (le grand canyon : jusqu’à 700 mètres de haut). Paysage de l’Artuby : Zone de plissements en terrain calcaire, se succèdent sur ce territoire de larges vallées ensoleillées et de moyennes montagnes. Petits vallons et gorges étroites viennent cisailler ce paysage aux doux reliefs.
-BWnHnUBUJPOVOnMnNFOUDMFGEFTBCPSETEFNBJTPOT Pourquoi privilégier les plantes présentes sur le territoire ?
Un respect du paysage et des traditions : Planter de la végétation déjà présente sur le territoire de façon naturelle ou traditionnelle assure une cohérence avec le paysage et fait perdurer certaines pratiques anciennes faisant partie du patrimoine (arbres fruitiers : olivier, amandier, pommier, ou autres : tilleul, micocoulier…). La meilleure façon de ne pas se tromper dans le choix des essences est d’aller se promener à côté de chez soi pour repérer les principales essences qui poussent dans les bois, les bosquets, les haies champêtres, la garrigue, les bords de cours d’eau, la colline…
Buddleia (espèce invasive) Verger des Préalpes
Lavandin
Un bienfait pour l’environnement : Avoir recours aux espèces végétales locales évite les risques d’invasion d’espèces étrangères au territoire, qui peuvent être amenées à proliférer au détriment de la flore d’origine et dégrader les habitats naturels qui abritent cette flore. Cela évite d’avoir recours à toutes sortes de traitements (engrais, pesticides…) qui peuvent nuire à l’environnement. Certaines espèces sont indispensables. Tel est le cas pour les espèces mellifères* qui permettent aux abeilles de butiner et donc polliniser arbres et fleurs, acte essentiel au maintien de la biodiversité.
Un avantage pour tous : L’usage d’essences locales, climatiquement adaptées au territoire du Verdon, garantit leur bonne tenue dans le temps et leur longévité dans les jardins. Ces espèces nécessitent peu d’entretien et sont peu gourmandes en eau, comparativement à d’autres qui ne sont pas habituées aux conditions climatiques. Elles sont donc une source d’économies de temps (taille, soins, arrosage) et d’argent (eau et produits phytosanitaires*). Les haies : un atout pour nos jardins Un plus pour les sols Les haies freinent le ruissellement de l’eau de pluie et en favorisent l’infiltration. Elles retiennent la terre en amont et limitent l’érosion superficielle des sols, en aval. Grâce
à
leurs
systèmes
racinaires,
les
haies
vont
enrichir
le
sol
en
matière
organique*,
en
oligo-éléments* et permettre le stockage de carbone dans le sol. Purificateur de l’eau Le drainage en douceur de l’eau grâce au système racinaire, permet de dégrader une partie des substances nocives avant l’infiltration de l’eau dans le sol. Les haies disposées sur les talus et qui suivent les courbes de niveau semblent les plus efficaces que ce soit pour la filtration, pour la purification de l’eau et contre l’érosion. Elles ont pour avantages de souligner le relief et de dessiner le paysage. Un talus couvert de plantes permet, en outre, de faire le lien entre une haie située en haut du talus et la végétation présente en contrebas.
Ravinement
des
sols
dû
aux
fortes
précipitations et à l’absence de végétation pour limiter l’érosion. Erosion
du
talus
dûe
au
manque
de
végétation pour retenir la terre.
Talus végétalisé
Haies champêtres
Intégration paysagère Les haies mettent en valeur les habitations dans le paysage. Elles sont également utiles pour dissimuler un bâtiment peu esthétique et l’intégrer dans le paysage. Elles peuvent délimiter les parcelles et éviter la réalisation de clôture en maçonnerie.
-BWnHnUBUJPOVOnMnNFOUDMFGEFTBCPSETEFNBJTPOT Écologie et haies font bon ménage
Entre milieu urbain, milieu agricole et milieu naturel, les haies sont de véritables corridors écologiques* qui favorisent la biodiversité et son déplacement sur le territoire. Les haies sont des lieux de refuge pour de nombreuses espèces d’animaux et de fleurs. Elles stabilisent les écosystèmes* en permettant un équilibre entre prédateur et proie. Sur les secteurs agricoles, les haies peuvent se révéler de précieuses alliées, car elles hébergent les prédateurs des espèces nuisibles aux cultures. Les déchets de haies (résidus de taille, feuillage d’automne) peuvent être utilisés dans le compost, éventuellement après broyage. Ils apportent des matières primordiales à l’équilibre du compost (protéines, azote, carbone, etc.). Les rameaux et autres déchets ligneux (issus du bois) peuvent être valorisés sous forme de petits copeaux de bois (bois raméal fragmenté ou BRF) que l’on épand sur les sols pour augmenter la capacité de fertilisation des sols et stocker l’humidité pour la restituer progressivement dans le temps. Il en est de même avec la paille (paillage). Afin de préserver les sols et la qualité des eaux, il existe de nombreuses méthodes alternatives qui permettent de jardiner sans avoir recours aux pesticides
(cf. page 29)
.
La présence des végétaux tels que le Lierre, le Chèvrefeuille ou la Ronce est inoffensive pour les arbres et indispensable à la survie de certaines espèces. C’est à la fois un refuge et un garde-manger (baies, fruits en hiver). Les arbres vieux ou morts sont un élément essentiel à la diversité des écosystèmes car ils hébergent de nombreuses espèces dont se nourrissent les oiseaux. A condition qu’ils ne remettent pas en cause votre sécurité ou celle du public (risque de chute), mieux vaut conserver ces arbres.
Bruant Proyer : utilise les haies
et
arbustes
pour
se
percher. Petit Mars orangé ou Petit Mars
changeant
(Apatura
ilia): habite dans les bois proches des cours d’eau (apprécie les saules et les peupliers). Sylvain azuré ou Nymphale du
peuplier
(Limenitis
reducta) : a pour habitat les forêts claires et le Chèvre- feuille. Petit
rhinolophe
:
utilise
les haies pour s’orienter et chasser les insectes.
Les haies : un rempart contre le vent Les haies ont un effet brise-vent indéniable. Pour un effet optimal, le feuillage de la haie doit être dense mais perméable. Il doit permettre de fi ltrer le vent et non de le bloquer, sinon cela provoque des tourbillons d’air derrière la haie et cela annule l’effet brise-vent. Pour cela, une haie doit trouver un équilibre entre les arbres de haut-jet, les arbres de taille moyenne souvent en cépée* et les arbustes. Une haie composite, semi-perméable, ralentit le vent et protège sur une distance de 15 à 20 fois sa hauteur. Pour lutter toute l’année contre les vents les plus violents (le Mistral et la Tramontane), il est conseillé de mettre des haies à feuilles persistantes* au nord et à l’ouest de la propriété. Les essences
dites
à
croissance
rapide
consomment
beaucoup
d’eau,
il
est
donc
préférable
d’implanter
profondément
les plants dans le sol (pour un ancrage racinaire optimum) et de s’assurer de la disponibilité en eau. D’autant plus que sous l’effet du vent, la végétation transpire et se dessèche plus rapidement.
-BWnHnUBUJPOVOnMnNFOUDMFGEFTBCPSETEFNBJTPOT La végétation : un écran naturel contre la chaleur et les effets du soleil
Dans le Verdon, la végétation a toujours été utilisée à proximité de la maison pour lutter contre la chaleur estivale. Les haies procurent des zones d’ombres plus ou moins grandes en fonction de leur orientation. Lors de la période hivernale, les gelées matinales seront situées sur le flanc ouest de la haie, flanc opposé au lever du soleil. Il est donc préférable de mettre des espèces peu sensibles au gel de ce coté-ci de la haie. Les haies réfléchissent les rayons du soleil qu’elles reçoivent sur une distance allant jusqu’à 4 fois leur hauteur et absorbent le rayonnement émis par le sol. Elles protègent donc du froid en hiver et de la chaleur en été. Qu’elles soient dans les jardins ou proches des habitations, elles régulent la température en limitant les écarts de température trop élevés. C’est aussi un moyen d’avoir des zones d’ombre importantes sur le terrain.
Lorsqu’une haie haute est proche de l’habitation, l’ombre et l’humidité qu’elle procure
peuvent nuire au confort de l’habitat et transmettre une sensation d’enfermement. Sur une petite
parcelle, cela peut avoir un effet écran et diminuer la sensation de surface du terrain.
Plus la haie est basse, moins elle rompt la visibilité. Implantée proche de l’habitation, la haie amène de l’humidité
dans l’air en saison estivale grâce à la transpiration des végétaux (phénomène d’évapotranspiration). Attention : vérifiez que l’implantation de la végétation ne soit pas trop proche de la maison. Le système racinaire peut endommager les canalisations ou autres installations souterraines. Ces installations n’existaient pas auparavant, ce qui explique la proximité de certains arbres autour des maisons anciennes.
Proche de la maison, il est préférable d’implanter des essences végétales à feuilles caduques*. Elles protègent de la chaleur en été en filtrant les rayons du soleil et laissent passer la lumière en hiver, contrairement à des installations pérennes. Plantes grimpantes Elles permettent d’abaisser la température des murs en été en refroidissant l’air. Parfois perçu comme une contrainte, le ramassage des feuilles permet d’alimenter le compost. Arbres isolés Les arbres isolés sont très décoratifs, ils confèrent un aspect naturel et offrent un coin d’ombrage important. A proximité de la maison, des arbres à feuilles caduques* limitent l’ombrage et l’humidité en période fraiche. Les arbres isolés sont un point d’appel pour l’œil et permettent de rompre la monotonie du paysage. C’est l’occasion de planter des arbres présents traditionnellement sur le territoire et de valoriser d’anciennes espèces d’arbres fruitiers. Les matériaux qui sont soumis au rayonnement solaire durant la journée emmagasinent de la chaleur qu’ils réémettent pendant la nuit sous forme d’infrarouges. Il est donc important pour préserver la fraicheur en été de limiter l’arrivée des rayons solaires jusqu’à l’intérieur de la maison.
Arbres isolés et plantes grimpantes
Plantes grimpantes Plantes grimpantes
$POTFJMTQSBUJRVFTQPVSMFTQMBOUBUJPOT Les haies constituées d’une seule essence végétale (mono spécifiques) augmentent le risque de voir apparaître des foyers d’infection pour les plantes, ce qui remet en cause la survie de la haie mais également de la végétation alentour (risque de contamination). Le seul remède contre ces risques sanitaires est de varier les espèces pour avoir une haie composite. La diversité des espèces aura également un rôle paysager par l’apport de couleurs et de formes multiples. Elle a un rôle écologique car elle
offre un refuge et de quoi se nourrir à une faune diversifi ée. Il est important de toujours choisir l’essence végétale et son implantation en connaissant sa taille adulte et son rythme de croissance, afin d’éviter les mauvaises surprises (exemple : les racines qui endommagent les canalisations). Mieux vaut demander conseil à son pépiniériste.
Comment réussir nos plantations ?
La distance recommandée entre les plants :
La plantation s’effectue préférentiellement en automne pour favoriser le développement des racines, mais peut être réalisée jusqu’au
printemps.
Cela
dépend
également
des
essences
plantées et de la situation sur le terrain. Les périodes de gel ou de neige, de vent fort ou d’engorgement en eau sont à éviter.
Sachant qu’il est préférable de varier les combinaisons plutôt que de répéter les mêmes séquences comme on le voit souvent. La présence de plusieurs strates renforcera les effets bénéfiques de la haie.
Différents types de taille pour varier les formes Les trois premières années suivant la plantation seront déterminantes pour l’avenir de la haie. Il faudra veiller à la concurrence éventuelle d’une autre végétation. Un arrosage limité mais régulier favorisera la croissance et la santé de la végétation. Lors de la taille d’une branche, la plaie se referme en créant un bourrelet cicatriciel. Pour éviter le pourrissement et les maladies, la taille ne doit pas être au ras du tronc, ni trop à l’écart. Demandez conseil à votre pépiniériste pour les soins éventuels à apporter sur la plaie. Les arbres de haut-jet :
un arbre de haut-jet est un arbre ayant un tronc
unique de grande taille et dont le houppier s’évase en haut du tronc. Pour obtenir cet effet, il est nécessaire de tailler les premières années (au printemps) les branches en concurrence avec la cime. Pour avoir un tronc droit, il faut couper toutes les branches du tiers inférieur de l’arbre. Ensuite il est préconisé d’avoir une taille raisonnée pour respecter le port naturel de l’arbre
(cf page suivante).
La taille en têtard :
il s’agit d’élaguer et de couper la tige principale de l’arbre lorsque
celui-ci atteint un diamètre d’environ 5 cm, à une hauteur de 1,6 à 2 mètres. L’opération doit être pratiquée tous les deux ou trois ans jusqu’à ce qu’une « tête » se forme. Ensuite il suffit de tailler les tiges de la « tête » tous les 8 ans environ. Attention ! Ce type de taille n’est préconisé que pour quelques espèces (cf. tableau des essences).
Taille d’une branche
La taille en cépée* ou recépage :
il s’agit de
couper le plant à quelques centimètres du sol (5 à 10 cm). Réalisée à la fin de l’hiver avant les dernières gelées, cette coupe favorise le départ de plusieurs rejets qui formeront un arbuste. Pour obtenir du feuillage sur toute la hauteur de la plante, il est possible de tailler chaque année, 10 à 20 cm au-dessus de la coupe de l’année précédente.
$POTFJMTQSBUJRVFTQPVSMFTQMBOUBUJPOT La taille raisonnée :
elle respecte la physiologie de l’arbre. Il
s’agit d’ôter le strict minimum en respectant le port naturel de l’arbre. L’arbre aura alors un tronc sain (avec le moins de plaies possible), un houppier* et un ancrage racinaire développés. Afin d’éviter certains
obstacles (fils, toitures, routes...), il est possible d’effectuer un relevé de couronne*. Pour cela, les actions seront menées régulièrement sur les branches de petit diamètre. La taille raisonnée est préconisée pour les arbres isolés ayant l’espace pour s’épanouir.
6OFWnHnUBUJPOTPVTVOFEPVCMFJO«VFODFDMJNBUJRVF Secteur Ouest : climat méditerranéen Le Plateau
de Valensole
et
les
reliefs
doux
du
Haut-Var
doivent
au
climat
méditerranéen
leurs
étés chauds et secs. La saison la plus chaude est également la moins arrosée. La pluviométrie est fortement
variable
d’une
année
sur
l’autre
(le
régime des pluies étant irrégulier en automne et au printemps). Ces conditions rendent difficiles la vie de la végétation. Les zones exposées aux vents et au nord connaissent des gelées matinales en hiver. Le secteur Est : entre Méditerranée et montagne L’ambiance est relativement fraîche et humide dans toute la partie nord-est. Les précipitations maximales sont dans l’Artuby (jusqu’à 1100 mm/an). Dans ce secteur, où les hivers sont rudes et longs, les gelées
sont
fréquentes
(notamment
dans
les
Préalpes). Les étés et la période de végétation sont plus courts que sur le reste du territoire.
Le territoire du Parc naturel régional du Verdon est une zone de transition entre climat méditerranéen et climat montagnard. Cette zone de transition n’est pas uniforme. On peut distinguer trois secteurs qui impliquent des choix de végétaux et d’implantation différents.
Valensole
Aups
Comps-sur-Artuby
Castellane
Saint-André- les-Alpes
Vinon-sur-Verdon
Moustiers-Sainte-Marie
Riez
Le
Ve
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Le linéaire humide : un secteur particulier Il correspond aux bords de cours d’eau et aux fonds de vallon humides. La végétation sera différente de celle du reste du territoire, préférant l’humidité et les milieux ombragés.
6OMBSHFDIPJYE¤FTTFODFTMPDBMFTQPVSMFTQMBOUBUJPOT Nom d’espèce com- mun latin provençal
Localisation
Illustration
Feuillage
Période de floraison
Partie
comestible
Milieu propice
Lieu
d’implantation
Exposition
Particularités
Type de taille
possible
Arbre de grande taille (plus de 10 mètres)
Aulne blanc Alnus incana Verno
c
Février- mars
frais à très humide
Tétard
Chêne blanc / pubescent Quercus pubescens Roule /
Role
/ Roure
c
Mai
Fruits en automne
Solfrais à sec
Isolé
Nombreux sont les consommateurs de ces fruits : oiseaux, mammi- fères et l’homme pendant les périodes difficiles. Cet arbre est marcescent*.
Haut-jet ou tétard
Frêne oxyphylle Franxinus angustifolia Frai
c
Mars- avril, avant la feuillaison
Très humide
Isolé
Le bois était utilisé pour faire les sifflets, les rames pour nourrir les chèvres et les feuilles étaient utilisées en tisane pour la sciatique.
Haut-jet ou tétard
Noyer Juglans regia Nouguié
c
Avril-mai
Fruits
Solpro- fond et frais
Isolé
Indifférent
Les noix en sauce accompagnaient les repas de Noël.
Aussi utili-
sées pour l’huile, pour faire du vin et l’écorce pour les sifflets. L
’huile servait à
soigner les brûlures.
Haut-jet
Tilleul à grandes feuilles
/ Hybride
Tilia platyphyllos / vulgaris Tilhu /
Tihu
/ Tihòu
c
Juin-juillet
Fleurs fin juin début juillet
Solfrais à sec
Isolé
De tradition il aurait été mis à proximité des maisons pour éloigner la foudre. En tisane, les fleurs ont plusieurs vertus dont celle d’apaiser.
Haut-jet