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Conseil Municipal - Souvenirs de la guerre 1939 1945
PLU - Autres - Monument aux morts de la Guerre de 1914 1918 IWOIU
unknown - Communauté de communes - Pays d'Huriel - 4. Chemin
Arrêté - Préfecture - Aisne - 20190319 CP Guerre d'Algérie
PLU - Autres - Monument aux morts de la guerre de 1914 1918 IN7YO
Acte - 2014 M04 29 Commémoration+de+la+fin+des+Guerres+en
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PLU - Autres - Monument aux morts de la Guerre de 1914 1918 IWOIU
unknown - mc3a9moire de la guerre 1939 45 la lc3a9chc3a8re
Document publié le Jeudi 1 janvier 2015 par la commune de Marsonnas.
Lien du pdf (unknown - mc3a9moire de la guerre 1939 45 la lc3a9chc3a8re)
Thèmes du document : Guerre en Ukraine, Histoire et mémoire, Armement,
7
MEMOIRE DE LA GUERRE 1939 MEMOIRE DE LA GUERRE 1939 MEMOIRE DE LA GUERRE 1939 MEMOIRE DE LA GUERRE 1939 MEMOIRE DE LA GUERRE 1939 MEMOIRE DE LA GUERRE 1939 MEMOIRE DE LA GUERRE 1939 MEMOIRE DE LA GUERRE 1939 MEMOIRE DE LA GUERRE 1939 MEMOIRE DE LA GUERRE 1939 MEMOIRE DE LA GUERRE 1939 MEMOIRE DE LA GUERRE 1939- - - - - - - - - - - -1945 1945 1945 1945 1945 1945 1945 1945 1945 1945 1945 1945 LE MONUMENT AUX MORTS DE LA LECHERE LE MONUMENT AUX MORTS DE LA LECHERE LE MONUMENT AUX MORTS DE LA LECHERE LE MONUMENT AUX MORTS DE LA LECHERE LE MONUMENT AUX MORTS DE LA LECHERE LE MONUMENT AUX MORTS DE LA LECHERE LE MONUMENT AUX MORTS DE LA LECHERE LE MONUMENT AUX MORTS DE LA LECHERE LE MONUMENT AUX MORTS DE LA LECHERE LE MONUMENT AUX MORTS DE LA LECHERE LE MONUMENT AUX MORTS DE LA LECHERE LE MONUMENT AUX MORTS DE LA LECHERE
A la mémoire des résistants A la mémoire des résistants A la mémoire des résistants A la mémoire des résistants fusillés pendant la deuxième guerre mondiale. fusillés pendant la deuxième guerre mondiale. fusillés pendant la deuxième guerre mondiale. fusillés pendant la deuxième guerre mondiale.
Un monument s’élève au carrefour de la Léchère à
Marsonnas, sur la route Montrevel-Bâgé. Situé à cet
emplacement, il perpétue le souvenir de six jeunes
gens victimes de la barbarie nazie, à l’endroit même
où deux jeunes maquisards furent fusillés le 10 juin
1944, Georges Jacquier et Marcel Paccoud. Postés
au croisement, ceux-ci furent surpris par l’arrivée
d’un convoi allemand qui venait constater les dégâts
subis par leur camp de surveillance aérienne le 8 juin,
lors de l’attaque de la Résistance. Ce convoi avait par
ailleurs semé la panique et la peur par des actions de
représailles tout au long de la route de Mâcon*.
A l’initiative du Groupement de Résistance, secteur
C7** de l’Armée Secrète, ce monument est l’un des
premiers édifiés après la Libération. Il a été réalisé
par les frères Buisson, marbriers à Montrevel et inau-
guré le dimanche 12 juin 1945.
A l’image des stèles funéraires de nos cimetières, il
se compose d’un bloc de marbre de couleur sable, de
la stature d’un homme debout, dressé à l’avant d’une
haie basse de buis taillés tandis qu’à droite une petite
plate-bande, régulièrement entretenue et fleurie à la
belle saison, reçoit les bouquets du souvenir lors des
cérémonies. En haut et à gauche, un bouquet de ro-
ses sculpté signifie le souvenir et la reconnaissance ;
puis à droite se trouve une Croix de Lorraine*** qui
est imbriquée au centre d’un V signifiant la volonté
de vaincre et la victoire.
La mention « Passant incline-toi » est inscrite entre les deux bas-reliefs. Puis au dessous nous pouvons lire la phrase « A la mémoire des victimes de la Résistance du secteur C7, Morts pour la Patrie et pour la Liberté. ». Ensuite les noms des 6 victimes sont gravés ainsi que la date et le lieu de leur mort.
Tout au bas de la stèle, notre mémoire est sollicitée par cette apostrophe : « Français Souviens-toi »
Les noms des deux soldats tués durant cette même guerre, Lucien TEMPOREL en 1940 et André CAVIEUX en 1944, figurent sur une plaque apposée sur le monument aux morts de la place de l’église.
Malgré les deux interpellations très vives qui nous sont adressées sur ce monument, com- bien de personnes y prêtent attention ? Même si le panneau d’indications routières, placé juste à côté, attire le regard …
Une de nos concitoyennes entretient cette année cette mémoire collective par un article concernant M. Robert GADOLLET.
* cf l’article paru dans le journal de janvier 2005 p. 17.
** Le secteur C7 comprenait les cantons de Pont-de-Vaux, Bâgé-le-Châtel, Montrevel et Saint-Trivier de Courtes. *** Dès 1940, où la Lorraine venait d’être annexée par l’Allemagne et où l’on se battait pour la recouvrer, la Croix de Lorraine est un symbole fort, en opposition à la Croix gammée. Cette Croix de Lorraine sera adoptée par De Gaulle et deviendra le signe de ralliement des Forces Françaises Libres (F.F.L) et des Forces Françaises de l’Inté- rieur (F.F.I, encore appelées « Maquis »)8
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En s’arrêtant devant le monument aux morts de Saint Sulpice et devant le monument de La Léchère, à Marsonnas, nous pouvons lire :
Robert GADOLLET
torturé et fusillé
par les Allemands
le 10 juin 1944
Robert naquit à Vernoux le 3 août 1925. Fils d’Adèle et d’Emile Gadollet, agriculteurs, il était l’aîné de cinq enfants René, Odette, Denise et Roger. La famille quitta Vernoux pour s’instal- ler au hameau de Leyssard à Dommartin. C’est en 1937 qu’ils arrivèrent à Saint Sulpice au hameau des Broguets.
Robert quitta l’école communale pour aller « en maître ». Il com- mença sa vie de travailleur à Boissey où il gardait les vaches.
A partir du 11 novembre 1943, il fut commis à la ferme de Langes à Saint Sulpice, chez monsieur et madame Irénée et Stella Du- bois.
Un commis faisait partie intégrante de la famille qui l’employait : il mangeait à la même table, dormait à la ferme, participait aux veillées, partageait les joies et les peines…
Dans l’après-midi du samedi 10 juin 1944, Robert partit avec un tombereau tiré par deux bœufs, chercher du trèfle rouge pour les vaches. En route, il rencontra son frère René avec qui il bavarda et à qui il demanda des cigarettes. Germaine Bérardan les aper- çut. Les deux frères se quittèrent : René allant à Marsonnas chercher du pain et Robert en direction du Champ Cally situé à 250 m de la ferme.
Des Allemands, contre qui nous étions en guerre, passèrent dans la ferme de Langes. C’était leur premier arrêt depuis Mâ- con. Armés et menaçants, ils fouillèrent toute la maison. Leur colère était décuplée par les actions de la Résistance qui avait coupé les lignes téléphoniques vers l’allée de chênes et tenté de freiner la progression allemande en établissant un mini-barrage sur la route, en face des bois de La Faye.
Une fois le convoi passé, Monsieur Dubois prit son vélo et partit à la recherche de Robert Gadollet. Stupeur : plus de Robert…Il ne trouva que ses deux sabots à côté de l’attelage. Ses appels restèrent sourds, ses recherches vaines.
M. Dubois se rendit alors chez ses voisins, Aurélie et Alphonse Ponsard, habitant la ferme de La Poype.
André Ponsard et André Thévenard virent arriver les Alle- mands alors qu’ils fabriquaient des balais de bouleau sous le hangar. Les Allemands avaient fouillé toute la maison et virent les préparatifs (une fournée de pain et quelques tartes) pour le baptême de Paul qui devait avoir lieu le lendemain, diman- che. Ils pensèrent que ces apprêts étaient destinés aux ma- quisards.
Un deuxième groupe composé d’Allemands et de miliciens firent rentrer André Thévenard, commis et frère de Madame Verne, sage-femme à Marsonnas, dans la chambre, l’interro- gèrent et le frappèrent avec une barre de fer. André Ponsard fut aussi secoué.
Suzanne Verger, bonne à la ferme, fut bousculée et balancée contre le poêle de la maison : elle portera, à la jambe, la trace du choc. Madame Ponsard, appuyée contre la porte du côté de la maison, avec Paul dans les bras, avait, collés contre elle, Guy et Odile.9
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L’ennemi voulait exécuter toute la famille et mettre le feu aux bâtiments. Jacqueline Duport, bonne au Château de Loriol qui était venue prêter main forte au travail de la ferme, avait des papiers de zone libre. Elle se posta devant le milicien et insista pour qu’ils ne mettent pas leur plan à exécution. Ce dernier siffla et tous se replièrent vers les bois.
Mon père apprit à ce moment, qu’ils avaient vu Robert sur la cabine d’un des camions. Les Alle- mands, contournant la ferme, par les terres, étaient partis en direction du hameau de Chazelles à Marsonnas.
Mon père prévint le maire de la commune de Saint Sulpice, alla chercher les papiers de Robert chez ses parents et partit, toujours à bicyclette, en passant par les petits chemins, via Le Tourniquet, où ses cousins Octavie et Paul Mignot le dissuadèrent de se rendre au camp de Marsonnas. Ce camp de 18 ha, construit au hameau de Chavanosse en 1943 par des Français du STO fut détruit peu de temps après.
A l’entrée du camp, Monsieur Dubois, se trouva en présence d’Allemands. Il ne put pas savoir où était son commis.
En repartant, il fut mis en joue par l’ennemi quand Monsieur Svetlichny qui se trouvait là, car il avait été raflé à La Léchère, cria : « Arrêtez, arrêtez, ne tirez pas ! » Monsieur Svetlichny, d’origine russe, avait reconnu dans la troupe allemande, des Russes enrôlés de force dans l’armée du Reich. Ma fa- mille doit une reconnaissance éternelle à Monsieur Svetlichny. Il venait de sauver la vie de mon père. Ma maman, tout en nettoyant les écuries, était inconsolable et me répétait : « C’est sûr, nous ne re- verrons ni Robert, ni papa.»
N’ayant pu rentrer dans le camp, M. Dubois rejoignit la ferme familiale tard dans la soirée. Le lendemain matin, le dimanche 11 juin 1944, Monsieur Dubois retourna au camp : il trouva son com- mis, Robert Gadollet, gisant dans un trou, fusillé de trois balles.
Une maman inconsolable par la perte d’un être cher, une famille affligée, des employeurs éplorés, des connaissances attristées : un souvenir qui ne s’efface pas. Robert était innocent. Robert était innocent. Robert était innocent. Robert était innocent. Robert avait 19 ans. Robert avait 19 ans. Robert avait 19 ans. Robert avait 19 ans.
Denise DUBOIS/SAVEY. Langes.01340 SAINT SULPICE
Sources :
René et Lucienne Gadollet Montceindroux 01340 Marsonnas.
Guy Ponsard, Odile Ponsard Chazelles 01340 Marsonnas.
Christophe Svetlichny a habité Marsonnas de 1942 à 1946
avec ses parents. Sa maman, née Balland, était originaire du
village.