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PLU - Annexes - info surf carnet recommandations
Document publié le Jeudi 5 octobre 2023
Lien du pdf (PLU - Annexes - info surf carnet recommandations)
Thèmes du document : Bois et produits du bois, Aménagement du territoire, Culture et patrimoine,
Pt
HE 2: COMMUNAUTÉ
DE COMMUNES 2020
Carnet des
recommandations
architecturales
et paysagères
I le de RÉ - PLU intercommunal
- APPROBATION – DECEMBRE 2019 -NS
Ce guide d’architecture locale est un document de conseil. Il reste soumis à la réglementation en matière d’urbanisme applicable dans chaque commune ainsi qu’aux règles de constructions, normes et D.T.U en vigueur. L’avis du Service des Bâtiments de France est requis sur toute autorisation de travaux.
Carnet des
recommandations
architecturales
et paysagères
I le de RÉ - PLU intercommunal
- APPROBATION – DECEMBRE 2019 -a, F
ee
era
s
es,
%, es 4 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 20195 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Les enjeux de la protection et de la mise
en valeur du patrimoine architectural et
paysager
L’un des objectifs de la
création du PLU intercommunal de l’île
de Ré est la préservation du patrimoine
architectural, urbain et paysager.
Ce carnet est un document de conseil
à vocation pédagogique qui complète
les prescriptions réglementaires
du PLUi. A travers ce document, la
Communauté de Communes poursuit
son engagement en faveur de la
protection et de la valorisation des
patrimoines et souhaite fournir aux
usagers un outil de compréhension et
d’aide au maintien et à la préservation
de la qualité du paysage insulaire et
de l’architecture traditionnelle rétaise.
Le territoire de l’Ile de Ré est un espace fragile où villages
traditionnels et milieu naturel entretiennent depuis toujours des
relations délicates et sensibles. Le grand paysage est le garant de la qualité de vie sur l’île. Cet équilibre tient au maintien scrupuleux des enveloppes urbaines et à la persistance des grands ensembles boisés, des terres agricoles et des marais, ainsi qu’aux silhouettes identitaires qui identifient chaque village au milieu de son
environnement.
Le patrimoine bâti de l’île comporte un nombre important
de constructions singulières et remarquables qui participent
pleinement à l’identité et à la diversité du paysage, mais l’identité patrimoniale majeure de l’île se caractérise principalement par ses ensembles urbains cohérents et un patrimoine immobilier qui, sans être un bâti exceptionnel, présente une réelle harmonie et des caractéristiques homogènes intrinsèques au territoire.
La conservation et la mises en valeur de ces ensembles bâtis
et paysagers de qualité dans le respect de leurs mises en oeuvres originelles est un des enjeux majeurs du PLUi, à la fois pour préserver la qualité de vie des habitants, mais également pour pérenniser l’attractivité de l’île et valoriser les savoir-faire traditionnels.
Le patrimoine doit être considéré comme actif du
renouvellement urbain. Formes urbaines, simplicité morphologique des constructions, techniques de mises en oeuvres durables, autant de sources et de références locales à puiser pour faire émerger les constructions d’aujourd’hui qui sont le patrimoine de demain. Une attention particulière doit ainsi être portée à l’insertion des bâtiments nouveaux dans leur environnement existant : la création architecturale, fortement recommandée, ne peut s’affranchir de l’histoire urbaine et rurale dans laquelle elle s’insère.
L’île de Ré au XVIIIe siècle
Carte de Cassini N°133 © BNF - gallicaSSSR
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6 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 20197 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
ENJEUX .............................................................................................................................................
RESTAURER UNE CONSTRUCTION ANCIENNE ...................................................
.Typologie architecturale ............................................................................................................. .Recommandations de restauration .......................................................................................... .Intégration des dispositifs d’économie d’énergie
.Traitements des abords et des espaces libres (cours et jardins) ............................................ .Les clôtures anciennes ................................................................................................................
CONSTRUIRE, AGRANDIR SON HABITATION ...............................................
.Implantation des constructions nouvelles ................................................................................. .Traitement architectural-paysager et volumétrie des constructions nouvelles ................... .Les clôtures ...................................................................................................................................
ACCUEILLIR, ABRITER, DÉVELOPPER SON ACTIVITÉ ......................................
.Les commerces ............................................................................................................................ .Les bâtiments artisanaux ............................................................................................................. .Les équipements .......................................................................................................................... .Les bâtiments agricoles ............................................................................................................... .Les cabanes ostréicoles .............................................................................................................. .Les cabanes salicoles .................................................................................................................. .Les jardins familiaux ..................................................................................................................... .L’hôtellerie de plein-air ................................................................................................................ .Les stationnements ...................................................................................................................... .Les installations temporaires de plage ..................................................................................... .Les terrasses du port de Saint-Martin-en-Ré .............................................................................
PALETTE DES COULEURS ET DES MATÉRIAUX ......................................................
PALETTE VÉGÉTALE ............................................................................................................
1
2
4
3
5
SOMMAIRE CARNET D E S R E COMMANDATIONS
5
8
10
17
33
37
43
46
49
53
57
62
65
67
71
75
79
83
89
93
97
101
103
108
1141 RESTAURER UNE CONSTRUCTION
ANCIENNE
.Typologie architecturale
.Recommandations de restauration
.Intégration des dispositifs d’économies
d’énergie dans le bâti ancien
.Traitements des abords et des espaces
libres
.Les clôtures-
7
7
cu
Le
ns
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TS
Le
ar %, 10 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
1 RESTAURER UNE CONSTRUCTION
ANCIENNE
.TYPOLOGIE ARCHITECTURALE
.Recommandations de
restauration
.Intégration des dispositifs
d’économies d’énergie dans le
bâti ancien
.Traitements des abords et des
espaces libres
.Les clôtures11 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Typologie architecturale
Le parcellaire le plus
ancien des centres bourgs est de
nature organique : parcelles et
voies forment des cellules qui se
sont développées en rayonnement
à partir d’un îlot central qui
comportait principalement l’église
ou une grosse propriété en clos.
On distingue les bourgs
portuaires des bourgs plus ruraux,
construits en retrait du littoral.
L’habitat traditionnel
rétais, même celui des bourgs, est
majoritairement d’origine rurale.
L’organisation des bâtiments, la
forme des constructions et les
détails architecturaux découlent
de cette fonction originelle. La
taille de la propriété bâtie dans
les bourgs était directement
proportionnelle à la surface des
terres exploitées.
Les types
architecturaux
de l’île de Ré
L’HABITAT TRADITIONNEL
URBAIN
Le volume aligné sur la rue
principale est généralement
simple et régulier. Affecté à
l’habitation, il comporte de 2 à
4 travées régulières. Un passage
couvert peut donner accès au
terrain qui reçoit les dépendances
agricoles : chais, granges,
réserves, ainsi que les abris pour les
animaux.
Au volume simple et
régulièrement ordonnancé de la
maison répondent, à l’intérieur de
la cour, les volumes plus libres des
dépendances qui sont dictés par
la fonction.
Les propriétés à cour fermée se
rencontrent dans les bourgs aussi
bien en tissu dense que sous la
forme de grands clos. Ars-en-Ré
La Couarde-sur-Merà
= =
ms)
12 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Immeuble de rapport
Composition de façade
à préserver
Implantation
Eléments architectuaux
à conserver
Maison bourgeoise
La symétrie est généralement
respectée. Les niveaux sont
soulignés par la présence de
corniche, de bandeau et de
soubassement travaillés
En front de rue , généralement
autour des places
Façade imposante qui présente
un rez-de-chaussée, un a deux
étages et un niveau de comble.
Les niveaux sont soulignés par des
bandeaux et la toiture par une
corniche
- Pierre de taille calcaire
- Bossage en table continu
- Chaînages d’angles
- Encadrements de baies en pierre
de taille calcaire
- Corniches
- Bandeaux
- Encadrements de baies
moulurés
- Perron
- Balcons en fer forgé
Alignée sur la rue ou parfois en
retrait (mur de clôture et avant-cour)
HABITAT URBAINni]
I
1
RARE RER, |
1 da 1 1
| Lee dE ë
13 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Maison de bourg Maison à vocation agricole Maison d’inspiration balnéaire
Les façades sont simples. La
répartition des ouvertures est
très systématique : les baies de
l’étage étant le plus souvent
axées sur celles du rez-de-
chaussée.
Les façades se composent
autour de deux ou trois travées.
Sur certaines constructions, le
niveau du rez-de-chaussée est
rehaussé par rapport au niveau
de la rue de deux ou trois
marches.
Si le logis est placé sur rue, une
porte charretière traversant le
corps de bâtiment ou une venelle
permet d’accéder à la cour
Ces maisons se distinguent
par l’absence totale de
décor et par la disparition
de l’ordonnancement des
ouvertures.
Une autre catégorie présente
des maisons s’inspirant de la
maison bourgeoise du XIXe s.
avec son ordonnancement des
façades, ses encadrement des
baies et ses éléments saillants
Le plus souvent implantée en
retrait de la rue
Généralement implantée en
l’alignement à la rue ou avec
une courette sur rue
- Encadrements de baies
- Façade principale soignée
- Soubassement
- Compositions irrégulières
- Porte cochère
Durant la première moitié du
XXe s., ces maisons restent
rares sur l’Île-de-Ré. Elles font
référence aux chalets du XIXe
s. qui ont été très diffusés à
l’échelle du pays grâce aux
catalogues de construction
- Jeux de volumétrie sur les
toitures
- Épis de faîtage
- Tuiles plates et mécaniques
- Multiplication des matériaux et
des jeux de couleurs14 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
L’HABITAT TRADITIONNEL
RURAL
L’habitat rural comprend les
demeures rurales ou manoirs, les
fermes et l’habitat rural qui porte
une spécificité d’usage : moulins,
fours.
Les bâtiments sont généralement
disposés autour d’une cour,
par laquelle on accède par un
portail, l’ensemble de la propriété
étant clos d’un mur. Si le logis est
composé d’un rez-de-chaussée
surmonté d’un étage et d’un
comble. Les dépendances ne
présentent souvent pas d’étage.
Les Tourettes - Loix © CdC
Four à chaux - La Couarde © CdC
Ferme du Défend -Rivedoux-plage © CdC
Moulin Bellère - Le Bois-Plage-en-Ré © CdC15 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Enclos et ferme
Implantation
Moulins HABITAT RURAL
La vocation agricole a largement
influencé l’architecture rétaise.
On retrouve au centre de
grandes porcelles plantées des
bâtiments utilitaires, d’aspect plus
rustique que les demeures rurales.
Les chais et bâtis agricoles sont
plus nombreux
- Portail d’accès
- Clôture ceinturant les bâtiments
- Séparation du logis et des
dépendances
- Logis composé d’un RDC avec
étage et comble
Parfois regroupés, ils sont
constritués d’une tour et fermés
pa run muret en pierre sèche. Ils
sont accompagnés d’une maison
basse. Le logis comporte un RDC
et un niveau de comble.
Logis sur l’un des côtés de la cour
fermée
Parcelles isolées en bordure des
bourgs
- Tour et son cerne
- Muret en pierre sèche
- Maison basse, écurie et cellier
Composition de façade
à préserver
Eléments architectuaux
à conserverÉLE
ss
TS
Le
ar %, 16 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
1 RESTAURER UNE CONSTRUCTION
ANCIENNE
.Typologie architecturale
.RECOMMANDATIONS DE
RESTAURATION
.Intégration des dispositifs
d’économies d’énergie dans le
bâti ancien
.Traitements des abords et des
espaces libres
.Les clôturesUP QUE
17 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Recommandations de restauration
La grande majorité des toitures
de l’ile de Ré est couverte de tuiles
creuses, également appelées
tuiles canal ou «tiges de botte».
Mais on observe également
des couvertures en ardoises,
principalement sur les maisons
bourgeoises, ou encore des
couvertures en tuiles mécaniques,
sur les constructions plus récentes
ou les maisons d’inspiration
balnéaire par exemple.
LA TUILE CANAL
Il s’agit traditionnellement d’un
matériau de terre cuite moulées à
la main et de facture imprécise.
Ce sont les mêmes éléments qui
servent de tuiles de courant et de
tuiles de couvert. Cette modularité
permet d’adapter la couverture
aux biais des murs.
En site exposé au vent, les
dernières tuiles d’égout, en pied
de versant, sont scellées comme
celles des rives et faîtages. Ces
scellements sont vérifiés chaque
année.
La courbe arrondie des tuiles en
«chapeaux» accroche la lumière
tandis que l’ombre souligne
les sillons verticaux des tuiles
de courant. Les seules ombres
portées sur les façades très plates
des maisons sont celles des égouts
de toit sur les murs gouttereaux et
des rives sur les murs pignons.
LES PENTES DE TOITS
Les toits, à un ou deux versants,
ont le plus souvent leur faîte
parallèle aux voies et apparaissent
plutôt plats. Ils donnent sa grande
simplicité à l’architecture rétaise.
Les tuiles canal ou «tiges de botte»
sont posées selon des pentes
précises pour éviter le glissement
(si la pente est trop forte) ou les
infiltrations (si la pente est trop
faible).
Les toitures
Courant
Couvrant
On observe aujourd’hui une pente
aux alentours de 28 %.
De nos jours, le principe de la
tuile canal a été perfectionné.
Ergots, tenons ou crochets
permettent de fixer les tuiles pour
éviter le glissement.
la tuile canal
environ 28%
Toitures en tuiles canal
Vue depuis les hauteurs de l’église Saint-Martin, SAint-Martin-de-RéCr
TYPES DE DEBORD DE CHEVRONS —
SENS DV VENT
=
MUR PIGNON
RIVE À LA RÉTAISE
CHEVRON-
CHANLATTE
__ ITES
18 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
EGOUTS, CHANLATTES
ET COYAUX
Le débord des tuiles d’égout
de 15 à 20 cm est supporté par
une planche ou «chanlatte», qui
s’appuie tous les 60 ou 80 cm sur
un prolongement des chevrons de
la toiture.
Ces prolongements, appelés
«coyaux», sont de petits corbeaux
de bois rapportés ou parfois de
simples planches ou «coyaux
plats».
Dans le cas où une gouttière
pendante est mise en oeuvre
pour récoller les eaux pluviales,
elle est de forme demi-ronde,
de préférence en zinc teinté, y
compris la descente.
FAITAGES
Le faîtage est réalisé avec des
tuiles scellées au mortier. Elles sont
orientées dans le sens du vent.
RIVES À LA RÉTAISE
Les rives, réalisées sans saillie sur
les murs pignons, sont arrêtées par
deux rangs superposés (doublis)
mais très légèrement décalés
de tuiles de couvert que l’enduit
du mur pignon vient presque
araser. Cette technique donne en
pignon un très léger relief souligné
par une ombre en dents de scie,
car chaque tuile en forme de
trapèze présente une partie large
qui déborde un peu sur la partie
étroite de la tuile qu’elle recouvre.
Pour les rives biaises ou irrégulières,
on emploiera la solution d’un
EGOUTS MAÇONNÉS
Pour les bâtiments ou les
volumes dont l’égout du toit
présente un biais prononcé ou
un arrondi, l’égout est maçonné
avec un simple débord des tuiles
sans coyaux ni gouttière, de 0.10 à
0.16 m du nu du mur.
Recommandation de
restauration
TEINTES
Les teintes des couvertures
en tuiles sont traditionnelement
panachées : du gris clair à l’ocre
foncé, du beige-rosé, du jaune-
sable, etc.
En cas de rénovation de
toiture, les tuiles anciennes doivent
être récupérées et disposées en
couvrants (chapeaux), les tuiles
neuves formant les courants.
Pour les constructions neuves,
les tons trop rouges ou trop bruns
sont à éviter, tout comme l’emploi
de tuiles de récupération trop
noires provenant d’autres régions.
L’emploi d’au moins 4 tons
différents, posés sans ordre, est
conseillé, en évitant les contrastes
trop importants.
Croquis, source ZPPAUP, Paysages de
l’Ouest
^ faîtage de tuiles scellées au mortier
^ faîtage scellé avec casseaux sur le
dernier rang
égout maçonné ou celle d’une
rive droite cachant un chéneau
en zinc sur lequel viennent mourir
les rangs de tuiles.
Source : Guide de l’architecture locale, Île-
de-Ré, CAUE 17
Rive à
la rétaise
Chanlatte
Chevrone
lemme)
ISE
_….
19 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
^ rue de l’Hospice, la Flotte-en-Ré ^ rue Albert Sarrault, Rivedoux-Plage
épi et
faîtage
estampé
L’ARDOISE
Sur l’île de Ré, l’ardoise
couvre quelques immeubles de
rapport, maisons bourgeoises,
édifices religieux ou édifices
publics.
Une pose classique
d’ardoises en toiture correspond
à un assemblage d’éléments plats
indépendants les uns des autres,
qui se recouvrent partiellement.
Trois termes définissent les
différentes parties d’une ardoise
posée en toiture : le recouvrement,
le pureau et le faux pureau (cf.
schéma).
ZINGUERIE ET DÉCORS
Dans l’architecture de la
fin du XIXème siècle, le zinc est très
présent en couverture et peut
donner lieu à des faîtages donnant
des possibilités d’effets décoratifs
de grande qualité : épis
RESTAURATION
Il est indispensable de
vérifier l’état de la charpente et
de la restaurer si nécessaire, avant
de refaire la toiture.
On utilisera pour ces toits
d’ardoise une ardoise naturelle.
Dans le cas d’une reprise partielle
de couverture, l’usage d’ardoises
anciennes de récupération
sera préféré alors que dans le
cas d’une réfection totale de
couverture, le choix d’ardoises
neuves sera privilégié. La valeur
du recouvrement doit être
^ Superposition des ardoises
1- 1er tiers : le recouvrement
2- 2ème tiers : le faux-pureau ou
liaison
3- 3ème tiers : le pureau
1
2
3
suffisamment importante pour
que l’eau de pluie ne remonte
jusqu’au bord supérieur de
l’ardoise par capillarité ou sous
l’action du vent.
Un soin particulier doit être
apporté aux noues et aux arêtiers.
Il sera nécessaire de
reprendre les techniques
d’origine, en sauvegardant
les détails particuliers
(noues en ardoise,
déversées, arêtiers
à ardoise biaise, etc.).20 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
LA TUILE MECANIQUE
Sur l’île de Ré, la
tuile mécanique recouvre
principalement des maisons
bourgeoises ou des maisons
d’inspiration balnéaire, construites
arès 1850.
MISE EN OEUVRE
La tuile à emboîtement,
appelée tuile mécanique, est
un matériau en terre cuite qui a
été inventé et breveté en France
au milieu du XIXe siècle. Rapides
à mettre en oeuvre, ces tuiles
permettent de réduire le nombre
de tuiles, tout en empêchant
le glissement par un système
d’emboîtement. Cette mise en
oeuvre convient aux édifices
construits après 1850, dont la forme
de toit a été dessiné pour recevoir
ce type de tuiles (sa régularité
d’aspect (aplat monochrome) ne
convient pas au bâti ancien).
DÉCORS
Les décors des faîtages et
tuiles de rives sont généralement
dessinés et ornés d’accessoires
à conserver : frontons, faîtages,
estampés, frises, calottes, épis/
poinçons, etc.
^ rue Albert Sarrault, Rivedoux-Plage ^ Solitude, Saint-Clément-des-Baleines
^ Epi de faîtage en terre cuite ^ Tuiles à emboitement
Recommandation de
restauration
tuile
à côte
centrale
tuile
losangée
(XIXe)21 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
LES SOUCHES DE
CHEMINEES
La souche de cheminée
est la partie extérieure du conduit
de cheminée, visible sur le toit.
Les souches de cheminées
sont de petites dimensions. Elles
sont réalisées en maçonnerie, en
briques, en briques et pierres et
peuvent être enduites.
Elles ne comportent jamais
de «fruit» ou d’empâtement.
On observe plusieurs
dispositions de couronnement :
- une absence de couronnement,
finition droite,
- une saillie des derniers rangs de
briques, afin de dévoyer les eaux
pluviales,
- un couronnement biseauté
Des mitres ou des tuiles sont mises
en oeuvre en sortie de toit pour
améliorer le tirage de la cheminée.
Emplacement de la souche de
cheminée
Source : ZPPAUP, Paysages de l’Ouest
Souche enduite Souches et tuiles en sortie de toit Souche en brique Souche en brique et pierre
Protection par mitres de terre cuite iu
tuiles canal scellées au mortier
Source : Guide de l’architecture locale,
Île-de-Ré, CAUE 1722 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Traditionnellement, les murs
étaient construits en moellons
calcaires des carrières de l’île
tandis que les encadrements
des ouvertures (jambages,
appuis, linteaux) étaient
réalisés en pierre de taille ou
en bois pour certains linteaux.
Même appareillées de pierre,
les façades sans relief étaient
enduites de mortier de chaux
et sable taloché grossièrement.
Cet enduit onctueux épousait les
imperfections et se prêtait aux
reprises. Un badigeon blanc au lait
de chaux recouvrait souvent toute
la façade y compris les harpes et
les chaînages.
Seuls les murs des dépendances et
des clôtures pouvaient être laissés
en moellons à joints beurrés . Ce
qu’il est important de préserver : la
finition des bâtiments (enduits ou
non) selon leur vocation initiale.
MACONNERIES DE
MOELLONS APPARENTS
Les moellons sont liés par
un mortier de chaux naturelle et de
sable de pays (joints « beurrés »).
Cet appareillage permet d’utiliser
très peu de mortier. Celui-ci comble
juste les interstices inévitables.
Les altérations d’une
maçonnerie en pierre sont des
phénomènes naturels. L’eau en
est le principal agent dégradant.
Les ventres, gonflements,
lézardes et fissures de la
pierre peuvent être causés par
une infiltration de l’eau (absence
d’enduit, disparition du liant,
trous dans la toiture), par des
remontées capillaires ou une
zinguerie défectueuse, mais aussi
par une surcharge ou une poussée
latérale, par un mouvement de
sol, par la modification de la
teneur en eau du mur et pour
finir par la présence excessive de
végétation.
Les maçonneries
Recommandation de
restauration
Pierres sèches apparaillées
Façade de l’habitation enduite, annexe et
mur de clos en moellons à lits superposés
Source : Guide de l’architecture locale, Île-
de-Ré, CAUE 17
Mur avec un enduit affleurantPAL es
4 HA
MSA AE
23 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
MACONNERIES DE
MOELLONS ET LEURS ENDUITS
COUVRANTS
Les anciens enduits sont
nettoyés à l’eau sous pression ou
refaits à l’identique au mortier
de chaux aérienne éteinte pour
bâtiment et de sable taloché. En
présence d’éléments en pierre de
taille, le mortier vient affleurer la
surface extérieure des pierres sans
sur-épaisseur.
La réfection d’un enduit à la
chaux nécessite généralement le
repiquage complet des anciens
enduits, le piquage des joints et
la dépose de tout matériau de
mauvaise adhérence ou jugé
malsain.
La chaux aérienne
éteinte pour le bâtiment) est
^ Enduit en surépaisseur par rapport à
la pierre de taille
^ Enduit en affleurement
²
Mur de moellons avec un enduit couvrant
Enduit traditionnel chaux et sable
Mur de moellons avec un enduit couvrant
Source : Guide de l’architecture locale, Île-
de-Ré, CAUE 17
recommandée mélangée au
sable blond qui lui donne sa
couleur et laisse respirer la pierre.
Cet enduit est appliqué en
plusieurs couches permettant
de suivre les irrégularités des
moellons, la dernière talochée.Un
gobetis (couche d’accrochage)
et un corps d’enduit de la même
composition que le gobetis sont
appliqués. Un enduit de finition
riche en mortier de chaux grasse
naturelle et de sable viendra
achever cette réfection. La finition
de cette dernière surface ne sera
en aucun cas grattée.
Tout l’enduit sera réalisé au
même nu que les chaînages et
encadrements en pierre de taille,
sans sur-épaisseur.
Il faut éviter de mettre à nu les
murs de moellons qui étaient
auparavant enduits.24 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Recommandation de
restauration
LA PIERRE DE TAILLE
La construction en pierres
appareillées a essentiellement
été utilisée pour l’édification
de bâtiments dont la qualité
architecturale démontrait
l’importance sociale de la
famille du maître d’ouvrage.
Contrairement aux constructions
en murs de moellons où la
pierre locale était utilisée quasi-
brute pour un moindre coût, la
construction d’un mur en pierre
de taille utilise une pierre plus
rare, plus chère et nécessitant la
mobilisation de tailleurs de pierre.
On prendra ici en compte deux
mises en oeuvre de la pierre de
taille calcaire :
- Les encadrements et
modénatures
- Les parements, en
soubassements ou façade
complète
RESTAURATION
Lors des travaux de rénovation
d’une façade ancienne, les
parties de murs en pierre de taille
doivent apparaître sans enduit ni
peinture. Le nettoyage de la pierre
doit se faire délicatement à l’eau
sous pression. Le sablage, l’emploi
du disque abrasif ou du chemin de
fer détruirait la couche naturelle
de calcin protégeant la pierre des
agressions atmosphériques.
Entretien de la pierre : brossage
simple ou lessivage à l’eau douce,
regarnissage des joints défaillants
et remplacement des pierres
altérées.
Pierre de taille apparente
Le grain de la pierre participe à la qualité de
l’aspect traditionnel de la construction
Source : ZPPAUP, Commune de la Flotte,
Gheco, I. Berger-wagon, B. Wagon
Façade en parement de pierre calcaire
Encadrement de baie en pierre calcaire25 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Les joints doivent être
restaurés à l’aide d’un mortier
de chaux grasse et de sable de
carrière locale de même couleur
que la pierre. Les joints en bon état
ne devront pas être refaits. Dans
le cas contraire, les joints les plus
anciens serviront de référence
pour leur épaisseur, souvent très
mince.
LES BADIGEONS
L’enduit ainsi réalisé pourra
être laissé tel quel, lavé au jet
ou à l’éponge, ou recevoir un
badigeon au lait de chaux qui
donne plus d’unité à la façade et
peut s’appliquer chaque année.
Le badigeon protège de l’érosion
le sable de surface et masque
la laitance du talochage. Dans
certaines communes, selon les
prescriptions locales, les pieds
de murs peuvent recevoir un
badigeon à base de goudron.
LES MURS NEUFS EN
PROLONGEMENT DE MURS
ANCIENS
Construits aujourd’hui en
agglomérés de béton ou en briques,
ils doivent être enduits avec soin
en recherchant le même aspect
que les constructions anciennes.
Les enduits hydrauliques prêts à
l’emploi peuvent être utilisés sous
réserve que leur surface soit traitée
de façon homogène, sans motif
particulier. La finition doit être lissée
(talochée) et la tonalité blanche.
L’utilisation de badigeon peut être
conseillée dans certains cas très
précis. Les enduits «rustiques» ou
grattés ainsi que le ton «pierre» sont
étrangers à l’île de Ré, de même
que les enduits en ciment gris.
Joint brossé
JOINTOIEMENT :
Joint lisse
POSE AVANT JOINTOIEMENT :26 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Ensemble architectural ordonnancé
Si les maisons de l’île de Ré
se distinguent par leur grande
simplicité de décoration, on
observe cependant, quelques
éléments architecturaux
incontournables dans les
contructions. Ils font partie
intégrante de la composition
de la façade et ne peuvent être
supprimés.
SOUBASSEMENT
Le soubassement se retrouve
sous différents aspects. Il peut être
marqué par une peinture grise ou
une couche de coaltar.
Il peut être aussi, en pierre de
taille, en saillie de 3 cm environ ou
non. Sa hauteur est variable ; en
pierre de taille, il correspond à 2
ou 3 lits de pierre (0,75 à 1 m).
CHAÎNAGE D’ANGLE
Principalement dans les
maisons d’angle, le chaînage
d’angle se retrouve aussi sur des
maisons encadrées par d’autres
constructions.
Il est toujours en pierre de
taille, permettant d’accroître la
résistance des maçonneries.
BANDEAU
Les bandeaux créent une
légère modénature sur la façade.
Ils soulignent les niveaux du
bâtiment mais également les
ouvertures
Les détails de
construction
Recommandation de
restauration
Soubassement en pierre de taille calcaire
Chaînage d’angle et pilastre— CORNICHE
CHAÏNACE
— D'AN6E
MARPE
-—
+ — ANGLE TROLGLE
rl
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| SOLBRASSE MENT E huh
JE
27 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
ANGLE TRONQUÉ
Prévu pour le passage des
gros gabarits d’automobiles ou
des voitures agricoles, il se situe
aux angles des bâtiments ou
dans l’encadrement des portails.
Certains se distinguent par un
élément sculpté.
ENCADREMENT DE BAIE
Ils sont très généralement en
pierre de taille calcaire, ou en
briques. Ils restent apparents,
affleurant ou en surépaisseur ou
en saillie devant l’enduit.
Les jambages ou pieds
droits qui constituent les parties
verticales de l’encadrement sont
généralement harpés. Les appuis
sont également en pierre et non
saillants sur la façade (hormis les
appuis travaillés des maisons à
modénature). Les encadrements
de fenêtres se particularisent par
la présence presque générale
d’une «rainure coupe vent»
en périphérie de la fenêtre, à
l’intérieur de laquelle s’inscrit
l’épaisseur des volets fermés. Les
portes sont marquées par un seuil
en pierre dure.
CORNICHE
La corniche est un élément
en saillie qui permet de rejeter les
eaux de pluie loin de la façade
ou de dissimuler une gouttière. Elle
a également un rôle esthétique
puisqu’elle est souvent moulurée,
elle souligne le niveau des combles
Angle tronqué parfois sculpté
Encadrement de baie en pierre calcaire28 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Les menuiseries, désignant
ici les fenêtres, portails, les portes
et les volets/contrevents, assurent
la clôture des constructions.
L’art de la menuiserie est
l’un des domaines où les variations
sont les plus importantes au
fil des siècles. Ces variations
vont porter sur l’affinement
progressif de la production des
bois, les assemblages vont aussi
évoluer et se perfectionner, ou se
complexifier : des assemblages de
simples planches à ceux à petits
panneaux et cadres en passant par
l’apparition des moulures à grands
cadres du XVIIe siècle. Chaque
époque, chaque style architural
se caractérise par un dessin des
menuiseries qui lui est propre
et qu’il convient de conserver,
afin de préserver la cohérence
architecturale des édifices.
LES FENETRES
PROPORTIONS
Leurs proportions élégantes et
traditionnelles de l’île de Ré sont
celles d’un rectangle en hauteur.
Les dimensions traditionnelles
d’environ 0,80 m de large x 1,60
m de haut ou 0,90 m x 1,80 m,
sont parfois réduites mais dans la
proportion minimum des 2/ 3 .
Les percements des chais et
des autres bâtiments agricoles
présentent plus de diversité
(fenêtres de plus petites tailles,
linteaux cintrés, etc.)
L’emploi d’oeils-de-
boeuf, réalisés en deux pierres
horizontales, doit rester d’un
emploi limité aux dépendances.
Les menuiseries
Recommandation de
restauration
COMPOSITION DES CARREAUX
Les carreaux traditionnels de
l’île de ré sont appelés «carreaux
charentais». En bois, et posés à
moins de 20 cm du nu extérieur de
la façade, leurs deux ouvrants sont
traditionnellement divisés en 3 ou
4 carreaux égaux légèrement plus
hauts que larges.
Les fenêtres plus récentes (XXe)
des villas et maisons de bourgs,
sont souvent moins verticales et
leurs proportions (d’environ 1 m
lde arge x 1,50 m de haut) sont
acceptables dans la mesure où
la proportion des carreaux reste
verticale.
Percements verticaux
Le percement vertical permet d’apporter le plus de jour possible, les carreaux doivent être carrés ou verticaux Evolution des profils
XVIIIe : Montant à doucine
et contre-doucine
XIXe/début XXe : Montant à
mouton et gueule de loup
Contemporain :
Montant à feuillure29 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
RESTAURATION OU
REMPLACEMENT
Les fenêtres anciennes
de qualité seront conservées et
restaurées.
Si la menuiserie en
place n’est pas contemporaine
du bâtiment, il est préconisé
de restituer une menuiserie
conforme à son architecture. Il
faut notamment s’interroger sur
la partition des carreaux et la
possibilité technique de mettre
en oeuvre du double vitrage,
sans modifier le dessin de la
menuiserie originelle. (cf chapitre
sur les dispositions d’économies
d’énergies).
Dans les cas ou les
menuiseries ne peuvent être
conservées, il peut être fait usage
de menuiseries de même dessin
et mêmes proportions que celles
correspondant à l’architecture
du bâtiment concerné. Ces
menuiseries peuvent être
renforcées de verres épais ou
feuilletés offrant de meilleures
caractéristiques phoniques
ou thermiques. En aucun cas
les dormants existants seront
conservés.
MATÉRIAUX
Sur un bâtiment ancien, l’usage
du bois est toujours préférable et
fortement recommandé. Matériau
durable, il permet l’emploi de
peintures nuancées.
Malheureusement, la
menuiserie traditionnelle en
bois tend à être remplacée par
l’aluminium ou le P.V.C. La section
bien plus importante des montants
en P.V.C. diminue d’autant les
surfaces vitrées et entraîne un
changement inesthétique dans
les proportions des carreaux.
De plus, la facilité de fabrication
conduit souvent à la pose factice
de «petits bois» à l’intérieur du
double vitrage non corforme
aux dispositions traditionnelles
(patiche).
Menuiseries à petits carreaux
Principalement mis en oeuvre aux XVIIe et
XVIIIe siècle - Saint-Martin-de-Ré
Menuiseries à grands carreaux
Principalement mis en oeuvre à partir de la
fin du XVIIIe siècle
1- Menuiserie
2- Ébrasement ( intérieur )
3- Appui
4- Feuillure
5- Tableau ( extérieur )
6- Jet d’eau
2
1
6
3
4
5
COUPE SUR UNE FENÊTRE30 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Recommandation de
restauration
Contrevents de bois en
planches verticales
Persiennes en bois Porte à 2 vanteaux avec
imposte vitrée Porte sculptée
Porte vitrée sur les 2/3
de la hauteur
LES CONTREVENTS
Chaque fenêtre est munie
d’un ou deux contrevents se
rabattant en façade. En planches
larges et verticales assemblées
par des barres sans écharpe,
ni lisse haute ni basse, chaque
contrevent est supporté par des
pentures de fer. Le recouvrement
des 2 contrevents est assuré par
une entaille à mi-bois. Sur les
hautes fenêtres d’étage, il est
préférable que les contrevents
soient persiennés.
Les gonds peuvent être fixés
sur des cadres en bois placés dans
la feuillure de la fenêtre ou
directement fixés dans la
maçonnerie.
Contrevents en bois sans écharpe Contrevents persiennés
Les contrevents et leurs
pentures sont peints de la même
teinte et animent les façades par
leurs couleurs, leur matière, et les
ombres qu’ils projettent.
La pose en façade de volets
en P.V.C. ou de volets roulants
ne peut s’accepter. Leur teinte et
leur matérialité ne s’accorde pas
avec celle du bâti ancien.ar
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31 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
LES PORTES DE GARAGE
La multiplication des
automobiles, la nécessité de les
garer sur les terrains et l’étroitesse
des voies publiques conduisent
à des pratiques souvent très
inesthétiques : succession de
portes et portails en P.V.C. ou en
métal, basculants, coulissants,
télécommandés, de trop grande
largeur ou en net recul de la
façade, créant ainsi un effet de
porche ou de créneau.
Il est important d’aligner
le linteau sur ceux des autres
ouvertures, et sauf exception, de
poser la menuiserie en tableau et
au même nu que les fenêtres pour
ne pas créer de renfoncement
dans la façade. Il est nécessaire
que les portes de garage et
portails s’ouvrent vers l’intérieur
(sauf cas particulier).
La création d’une feuillure
est toujours souhaitable.Une
bonne conception du projet doit
chercher à réduire le nombre
de ces ouvertures sur les voies
publiques et à retrouver la qualité
traditionnelle dans le choix du
matériau (bois à larges lames
verticales), des proportions et de
la couleur.
Porches
Source : Cahier de recommandations,
Sainte-Marie-De-Ré, @ Ponant Porte d’entrée
LES PORTAILS / PORTES DE CHAI
Les portails et portes des
chais sont généralement en
lames de bois jointives, munis de
pentures obliques. Ils s’ouvrent
généralement vers l’intérieur ou
ponctuellement vers l’extérieur
(quéreux).
Leurs linteaux présentent des
formes et matériaux variés (en
bois ou en pierres appareillées,
droits ou cintrés). Pour éviter la
succession de ces portails et portes
de hautes proportions, un portillon
s’ouvre parfois dans les vantaux
de la grande porte cochère.
LES PORTES D’ENTREE
Les portes d’entrée sont
placées à mi-mur et ne peuvent
se dissocier de leur perron.
On trouve deux types de
portes :
- les portes traditionnelles en
planches, le plus souvent sans
aucun ornement, leur largeur est
identique à celle des fenêtres,
- les portes à panneaux moulurés,
généralement sur les plus riches
demeures de l’île.
Une imposte rectangulaire plus
ou moins haute peut quelquefois
servir à l’éclairement naturel de
l’entrée.
Il est préférable d’éviter le choix
de certains modèles proposés sur
catalogue, des modèles s’inspirant
de styles étrangers.
Imposte vitrée
Linteau
Dormant
Ouvrant
Encadrement
Perron
Portail à usage mixte : piétons et véhicules
Source : Guide de l’architecture locale, Île-
de-Ré, CAUE 17ÉLE
RSS
TS
Le
ar %, 32 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
1 RESTAURER UNE CONSTRUCTION
ANCIENNE
..Typologie architecturale
.Recommandations de
restauration
.INTÉGRATION DES DISPOSITIFS
D’ÉCONOMIES D’ÉNERGIE DANS
LE BÂTI ANCIEN
.Traitements des abords et des
espaces libres
.Les clôtures anciennes33 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Intégration des dispositifs d’économies
d’énergies dans le bâti ancien
ISOLATION DES COMBLES
En matière de déperdition
thermique, le toit représente
le premier point faible d’un
logement. Il est la source entre
30% et 50% des pertes thermiques.
La faible pente des toitures en
tuiles ne permet pas forcément
d’aménager les combles. Ces
combles non aménagés forment
un espace tampon intéressant
sur le plan thermique, été comme
hiver, qu’il parait alors judicieux
de bien isoler. Elle peut se faire
par l’intérieur, sans modification
de l’aspect extérieur.
AERATION DE L’ISOLATION
Les combles seront isolés
directement sous les rampants
et/ou entre les pannes, sans
intervention ni surépaisseur
Avant toute intervention, une
étude de diagnostic détaillée
de la maison ou de l’immeuble
est nécessaire pour définir un
projet de rénovation cohérent
et efficace.
La prise en compte des
aspects historiques,
techniques, et esthétiques
rend indispensable la
présence d’un architecte
qualifié dans la restauration
du bâti ancien, qui saura allier
la préservation du caractère
patrimonial de l’immeuble
et l’amélioration de ses
performances énergétiques.
au-dessus des chevrons. Une
lame d’air de quelques cm
doit être réservée entre l’isolant
et les voliges afin de limiter les
surchauffes en été et éviter tout
risque de condensation.
ISOLER LES COMBLES PAR
L’EXTERIEUR : UNE INTERVENTION
COMPLEXE
En cas de travaux lourds
(dépose de la couverture), il
est possible d’isoler un toit par
l’extérieur. Seulement, toute
surépaisseur au niveau de la
rive et de l’égout doit alors être
compensée par une élévation
des murs. Seule l’épaisseur des
chevrons doit en effet dépasser
de la façade au niveau de la
passée de toit, directement sous les
rampants et/ou entre les pannes,
sans intervention ni surépaisseur
au-dessus des chevrons.
Exemple d’isolation
entre pannes et chevrons Exemple d’isolation entre chevrons
Contre chervons et
lame d’air ventilée
Ecran sous-toiture
(étanche et respirant)
Lame d’air
Chevrons
Isolation
(chanvre, laine de
bois, cellulose, etc.)
pare-vapeur
panneIWÇSÇGÇŒÇGANK ANSSINERRRKKKRKRRNEKKK
34 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
ISOLATION PAR L’EXTERIEUR
Le choix de la technique
d’isolation dépend étroitement de
la façade, de ses caractéristiques
architecturales et de l’implantation
du bâti sur la parcelle : ces mesures,
thermiquement intéressantes,
ont par contre l’inconvénient
de modifier totalement l’aspect
extérieur de l’édifice et son
fonctionnement hygrométrique.
RESPECT DU BATIMENT EXISTANT
On distinguera :
- les façades sans décors
construites après la seconde
guerre mondiale, permettant
l’isolation par l’extérieur.
- les façades en pierres
à mur épais et les façades
complexes, présentant des
parement et des encadrements
en pierre ou en briques, des
modénatures, ne permettant pas
de mettre en oeuvre une isolation
par l’extérieur sans dénaturer
le caractère patrimonial de la
construction.
MISES EN OEUVRE
Pour les façade pouvant
recevoir une isolation par
l’extérieur, deux types de finitions
peuvent être envisagés :
- la finition enduite,
- la finition avec bardage
bois (non visible depuis l’espace
public). Les bardages devront soit
être laissés naturels, soit être peints
selon les teintes présentées dans la
palette des couleurs (4).
MENUISERIES A DOUBLE-VITRAGE
Les conditions de
raréfaction et renchérissement
des sources énergétiques amène
à la nécessaire recherche
d’amélioration de l’isolation
procurée par les menuiseries :
portes et fenêtres.
Les mesures d’adaptation
doivent être traitées avec
intelligence et nuance et en tenant
compte des caractéristiques de
l’édifice considéré.
LA PRESERVATION DE LA
COMPOSITION DE LA MENUISERIE
ANCIENNE
Dans le cas de la mise
en oeuvre de double-vitrage sur
une menuiserie ancienne ou sur
DETAIL D’UN JET D’EAU ARRONDI
Double vitrage
Ouvrant
Dormant
Appui maçonné
une menuiserie neuve reprenant
le dessin d’une menuiserie
ancienne, la section des petits
bois doit respecter les sections
traditionnellement utilisées sur des
ouvrages équivalents.
Le profil extérieur devra
être chanfreiné pour rappeler la
forme du solin de mastic. Les pares-
closes posées à l’intérieur devront
être traitées de façon à évoquer
les modénatures caractéristiques
de l’époque considérée.
Les petits bois collés
pourront être acceptés, à
condition d’être accompagné
d’une mise en place, à l’intérieur
du double vitrage, d’un réseau de
cales intérieures correspondant
au réseau de petits bois.
Schéma de principe
isolation par
l’extérieur -
finition
enduite
Schéma de
principe
isolation par
l’extérieur -
finition
bardage boisARE,
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35 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Si la géothermie est difficilement
gérable individuellement en zone
urbaine, elle est plus facilement
exploitable en zone paysagère ou
en ce qui concerne les installations
dites collectives.
Chaque projet relatif à l’installation
d’une pompe à chaleur doit être
étudié au cas par cas.
PANNEAUX SOLAIRES ET
PANNEAUX PHOTOVOLTAÏQUES
En tant que source
d’énergie, l’ensoleillement est un
facteur climatique qui peut être
exploité de manière passive, via
les ouvertures vitrées, et/ou de
manière active pour produire de
l’énergie : il faut privilégier le
recours aux économies d’énergie
avant le recours à l’énergie
solaire active. Il est important
de différencier le solaire
thermique (chauffage) et le solaire
photovoltaïque (électricité).
IMPACT DES INSTALLATIONS
L’intérêt de ces mesures
est à mettre en relation avec leur
coût, leur efficacité comme avec
leur impact sur l’architecture et
le paysage urbain qui est très
important voir dénaturant.
INTÉGRATION DES INSTALLATIONS
On privélégiera les
implantations sur les dépendances
ou les annexes.
L’installation de panneaux
solaires doit faire l’objet d’une
grande attention pour définir
une implantation et un dessin
équilibrés prenant en compte les
éléments caractéristiques de la
construction à aménager ( pente
de toiture, dessin des façades… ).
Si une symétrie régie déjà la
construction, elle sera respectée
et il faudra tenir compte de
la composition de la construction
: lucarnes, cheminées, axes des
baies de façade.
Les capteurs solaires
doivent être incorporés au bâti
ou dans le plan de la toiture
Dans tous les cas, les panneaux
GÉOTHERMIE
La géothermie propose
une exploitation des énergies
renouvelables souvent moins
connue que l’isolation par
l’extérieur. C’est elle qui a le moins
d’impact visuel sur le paysage,
car enterrée, mais sa mise en
placedemeure sensible. Une
attention particulière doit être
portée aux éléments naturels
environnants et à l’intégration de
la pompe à chaleur. capteurs horizontaux
capteurs verticaux
seront posés en «encastré» sans
aucune sailliesur la couverture
et devront assurer une bonne
intégration sur le bâtiment et dans
l’environnement.ÉLE
RSS
TS
Le
ar %, 36 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
1 RESTAURER UNE CONSTRUCTION
ANCIENNE
..Typologie architecturale
.Recommandations de
restauration
.Intégration des dispositifs
d’économies d’énergie dans le
bâti ancien
.TRAITEMENTS DES ABORDS ET DES
ESPACES LIBRES
.Les clôtures anciennes37 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Traitements des abords et des espaces
libres
LES COURS ET JARDINS
PRIVES
La végétation participe à
l’ambiance des rues et permet
d’atténuer le caractère minéral
des séquences urbaines denses.
L’objectif est de planter les cours
et jardins privés afin que le végétal
contribue à l’animation des
espaces publics. Les plantations
permettent également de
maintenir des surfaces de pleine
terre.
VEGETALISATION DES COURS ET
JARDINS
Dans les bourgs, l’habitat
dense, dessinant des ruelles
sinueuses, est accompagné de
murs de clôtures qui dissimulent
des espaces clos et cachés.
La végétalisation de ces cours et
jardins privés est encouragée pour
contribuer à l’ambiance de la rue
mais aussi apporter de l’ombre et
de la fraicheur.
Ces espaces dévoilent leur
richesse par la présence de plantes
grimpantes et la frondaison des
arbres fruitiers (prunier, cognassier,
amandier...) ou d’ombrage
(mûrier, figuier, laurier-sauce, pin
parasol...) qui dépassent des murs.
La végétalisation de ces
espaces (cf. palette végétale) se
traduira par la plantation :
- de plantes grimpantes le long de
la clôture (treille, glycine, églantier,
vigne vierge, ou plus récemment
clématite, bignone ou jasmin...,
- d’arbres de petit à moyen
développement (selon l’emprise
disponible) positionnés en retrait
des murs de clôtures (exemple :
fruitiers...).
Afin de diversifier la palette
végétale et d’encourager la
biodiversité, les jardins peuvent
être personnalisés par des
plantations basses (cf. palette
végétale).
< Le paysage de la rue...
Arbustes et arbres privés dont les masses
foliaires dépassent du mur jusqu’à participer
au décor de la rue. © CAUE 17 (Ed.2014)38 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
LES REVETEMENTS
L’objectif est de préserver
la perméabilité des sols. La
préservation des jardins privés
végétalisés permet de maintenir
des surfaces de pleine terre,
alternatives aux sols urbanisés et
compactés du centre-ville.
- Les matériaux de sol sont à
adapter aux usages (allées,
terrasses, stationnements…).
- Pour les espaces circulés et
stationnés, les revêtements
perméables sont à privilégier :
pelouses, gravillons, sablé, pavés
ou dalles à joint gazons…
A titre d’exemple, un revêtement
en enrobé ou en béton est
considéré imperméable à 100%;
un revêtement en pavés non
jointoyés, posés sur lit de sable est
considéré comme imperméable à
60% et un revêtement gravillonné
est considéré imperméable à 20%.
Pavés et dalles à joints engazonnés Sablé Gravillons Pavés à joints engazonnés
^ Exemple d’aménagement d‘une cour bordée de murs en pierre
banc en bois
ou en pierre
Plante grimpante
(rosier grimpant...)
arbuste
massif bas
massif de
vivaces
v Exemples de revêtements pour les espaces circulés et stationnés
gazon39 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
- Éviter de planter des végétaux à
racines traçantes, qui risqueraient
de soulever les revêtements
de sols. Préférer les vivaces au
système racinaire superficiel (cf.
palette végétale).
- Veiller à ne pas mettre à nu la
base du mur lors de la préparation
du sol. La mise en œuvre de
graviers ou de paillage végétal
entre le mur d’habitation et les
plantations permet d’éviter les
éclaboussures d’eau de pluie sur
la façade.
LA VÉGÉTALISATION DES
PIEDS DE MUR
Les plantations en pied de murs
permettent de valoriser les limites
privées et publiques.
Elles permettent de rompre avec
l’aspect trop minéral des voies
et également de limiter l’érosion
du bas des murs. L’objectif est
de planter les pieds de mur pour
embellir les espaces publics.
Ile-de-Ré
Rue végétalisée : vivaces, valérianes
La Flotte-en-Ré
Rue végétalisée : vivaces, roses trémières
Ile-de-Ré
Rue végétalisée : vivaces dans fosses de
plantation
Saint-Martin-en-Ré
Rue végétalisée : arbustes bas et grimpantes
Saint-Martin-en-Ré
Rue végétalisée : vivaces
- Lorsque le site le permet, les
pieds des murs peut être planté
d’essences à développement
restreint : massifs et plates-bandes
associant vivaces et bulbes en
pleine terre, et/ou semis de graines
sur sol perméable. Si l’espace et
la profondeur de la réservation
de pleine terre le permettent, de
la végétation grimpante pourra
éventuellement être plantée.
- Choisir des végétaux en lien
avec l’orientation solaire des
murs, l’espace disponible, et la
nature du sol.40 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
^ Exemple de rue plantée à la Flotte-en-Ré :
roses trémières, valérianes au pied des murs
et façades, treilles et plantes grimpantes sur
les murs...a,
&
ere
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nas”
41 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019ÉLE
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Le
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1 RESTAURER UNE CONSTRUCTION
ANCIENNE
.Typologie architecturale
.Recommandations de
restauration
.Intégration des dispositifs
d’économies d’énergie dans
le bâti ancien.Traitements des
abords et des espaces libres
.LES CLÔTURES ANCIENNES\
di Lau) lu
Co) 30
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Be = W}_! S, A
43 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Les clôtures anciennes
Les murs de clôture anciens
sont des éléments essentiels de
l’urbanisme des centres anciens
et du paysage des esapces
ruraux. Ils constituent un élément
de patrimoine majeur et sont à
conserver.
LES MURS DE PIERRES
SÈCHES APPARENTES
Réalisés en pierre sèche, ils
sont plus ou mois hauts et dessinent
les limites d’une multitude de
ruelles, d’impasses, de clôtures de
jardins, des cours mais ils limitent
aussi de vastes enclos, grandes
propriétés caractéristiques du
territoire de l’île de Ré
Comme pour l’habitation,
ces murs sont réalisés à double
parement avec un remplissage
central en pierre concassée.
Le chaînage est assuré
par un empilement de pierres
taillées dans les angles et aussi par
le couronnement. Les pierres sont
laissées apparantes et restent au
même nu que le mur de la maison
d’habitation.
Les pierres sont montées au
mortier de chaux aérienne et
sable ; elles sont laissées sèches,
non recouvertes d’enduit. Les
lits sont d’épaisseurs continues
sur la longueur de la journée de
travail et d’épaisseurs différentes
en élévation suivant le tri calibré
des moellons. Le mortier utilisé
est exclusivement de la chaux
aérienne sans joint.
garnis ou
fourrure
centrale
couvrement
parement
boutisse
^ Coupe sur un mur en pierres sèches
Double parement avec remplissage
central
^ Couronnement de pierres en
délit
^ Couronnement de tuiles
creuses et pierres en
attentes
^ Glacis de couronnement
^ Principe de
chaînage d’angle
^ Principe d’harpage
Le couronnement, en pierre,
en tuiles, ou en glacis de mortier
de chaux et sable assure la
stabilité du mur et protège des
infiltrations d’eau.44 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
LES MURS ENDUITS
T r a d i t i o n n e l l e m e n t ,
l’enduit est réalisé en mortier de
chaux et sable de pays, la finition
affleure les pierres d’encadrement
sans surépaisseur interdite. La
finition est lissée (talochée). La
tonalité de l’enduit varie de l’ocre
rouge au blanc selon l’époque
de construction de l’édifice
(les enduits correspondent).
L’utilisation de badigeon peut
être utilisée dans certains cas très
précis pour une harmonisation de
l’ensemble.
La restauration des murs
enduits doit s’appuyer sur les
caractéristiques ci-dessus.
Les chaux hydrauliques artificielles,
les enduits « rustiques » ou grattés
ainsi que le ton «pierre» sont
étrangers à l’île de Ré, de même
que les enduits en ciment gris.
et les crépis acryliques prêts à
l’emploi et dérivés.
^ Mur enduit /// © CAUE 17 (Ed.2014)
LES MURS BAHUTS
Les murs bahuts sont
composés de deux parties : un
muret bas maçonné surmonté de
grilles de ferronnerie ouvragée.
Le traitement des
portillons et portails sera adapté
au type d’habitat édifié, et à
son site : grand portail, portillon
travaillé pour maison bourgeoise
de centre bourg, portail et portillon
plus simples pour maison basse ou
en zone d’extension du bourg.
Suivant l’époque de construction,
elles sont réalisées en fer forgé,
en fonte ou en profils creux
métalliques, traditionnelement
non obstruées.
Les piles en pierre les
plus travaillées présentent des
corniches finement moulurées.
Sur les portails les plus prestigieux,
elles sont couronnées de pots en
pierre.
LES ELEMENTS INTRUS ...
Lors d’une restauration d’un mur,
on évitera :
- d’opacifier les grilles de clôture
(matériau rapporté : brandes
et les claustra en matériaux
synthétiques) ,
- le comblement des manques
par un matériau et une mise en
oeuvre autre que celle d’origine.
- la hauteur variable du mur sur la
même rue ou en angle de deux
voies,
- les portails et portillons P.V.C. ou
aluminium,
- tout élément préfabriqué,
- les couvrements en tuile
préfabriquée, posées à sec.
grille
soubassement piles
Ces murs clôturent les
parcelles de maisons bourgeoises
de ville du 19e siècle ou de maisons
de bourg à courettes, en retrait
par rapport à l’alignement de la
rue. Ils permettant la continuité
d’alignement sans fermer au
regard la façade de la maison de
type bourgeois.
LES PORTAILS
Les murs des grandes
propriétés ou les murs bahuts
présentent généralement un
ou plusieurs portails d’entrée,
encadrés par des piles :
- 1 à 2 vantaux pour les portillons
(passage piéton)
- 2 vantaux pour les portails de
grandes dimensions (passage
charretier ou voiture)J
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45 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Murs en pierres sèches
Murs enduits
Murs bahutsBOSSER
2 CONSTRUIRE, AGRANDIR SON
HABITATION
.Implantation et traitement
architectural des constructiosn
nouvelles
.Traitement paysager
.Intégration des dispositifs
d’économie d’énergie_48 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
2 CONSTRUIRE, AGRANDIR SON
HABITATION
.IMPLANTATION ET TRAITEMENT DES
CONSTRUCTIONS NOUVELLES
.Traitement paysager
.Les clôtures
FORMES URBAINES
RECHERCHÉES
TRACÉ, ALIGNEMENTS ET LIMITES
SÉPARATIVES
Faites pour se protéger des
vents, les rues sont sinueuses et la
perspective s’arrête toujours sur un
front bâti.
L’observation des alignements
montre de fréquents accidents
ou décrochements au droit des
limites de propriété qui contribuent
à animer l’espace.
Les places ne sont bien souvent
qu’un élargissement de la rue.
A la simplicité des volumes
de l’habitat rétais répond une
grande variété, voire même une
complexité dans le découpage
des terrains et donc de
l’organisation des constructions
qui confère à chaque bourg et à
chaque quartier une identité.
Les éléments intrus
•Les tracés de voies orthogonaux
et trop réguliers ;
•Les rues d’égale largeur et sans
hiérarchie ;
•Les perspectives ouvertes sur des
espaces non bâtis ;
•Les parcelles trop étroites ou trop
larges sur la rue principale qui se
prêtent mal à l’alignement des
constructions ;
•Les parcelles de proportion
carrée et les terrains d’égales
dimensions (en lotissements et
groupes d’habitation).
Ars-en-Ré
Rivedoux-plageLH
49 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Implantation et traitement architectural
des constructions nouvelles
Principes
d’implantation -
quartiers neufs
1-2-3- Principe
de base avec
annexes
éventuelles
4- Pirncipe à
l’angle des
voies de même
importance
5- Principe à
l’angle des voies
inégales
© CAUE 17
(Ed.2014)
LES VOLUMÉTRIES
Dans les quartiers neufs,
les constructions, dans leur
volume et leur implantation,
devront respecter ces principes
de composition : simplicité et
régularité de la façade pour les
habitations, alignement sur rues
et les voies, adossement sur les
limites latérales pour les volumes
nécessaires aux annexes de la
maison.
Les éléments à éviter :
•Les étages en retrait de la rue ;
•Les décrochements de toiture en
façade sur les pignons ;
•Les étages partiels ;
•La multiplication des volumes ;
•Les volumes complexes qui
impliquent des emboitements de
toiture ;
•La dispersion des bâtiments
annexes sur un même terrain.
A l’exception des clos et de
quelques grandes propriétés
rurales, le volume à l’étage, ou le
plus haut, sera toujours sur la rue et
à l’alignement.
En règle générale, les étages
des constructions principales ont
la même emprise que les rez-de-
chaussée, sans décrochement de
toiture en pignon ou en façade.
La répartition du programme
dans les volumes simplement
adossés est à privilégier en
jouant sur la répartition étage/
rez-de-chaussée pour éviter les
encastrements complexes des
toitures et la multiplication des
noues et des arêtiers très peu
présents dans l’architecture
traditionnelle.
A l’angle d’une voie
secondaire ou d’une venelle, le
volume à l’étage sera placé sur la
rue principale.
A l’angle de rues d’importance
similaire, le volume à l’étage sera
placé en fonction du contexte
bâti.
Lorsque le programme ne
permet pas une construction qui
jouxte les limites latérales, un mur
clos ou une construction annexe
viendra compléter les alignements
1
2
3
4
5
sur rue. Dans ce cas, le volume
principal sera adossé à une limite
latérale.
Sur des parcelles étroites, où la
conception de plusieurs volumes
est nécessaire au programme,
le plan de masse reprendra
l’organisation traditionnelle :
bâtiment principal aligné sur la
rue, bâtiments secondaires en
arrière sur cour.
La Couarde-sur-Mer © CAUE 17 (Ed.2014)EGOUT A LA RÉTAISE
CHANLATTE
TUILES CREUSES
simple Ç à emots
PLANCHE
CHEVRON-
CHANLATTE
Détail de mise en œuvre des égouts et rives de toits (Service Départemental de l'Architecture)
Souches - protection par mitres de terre cuite ou tuiles canal scellées au mortier
50 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
LES TOITURES ET PENTES DE
TOIT (Volume principal et volume
secondaire)
LA PENTE DES TOITS
Les toits, à un ou deux versants,
ont le plus souvent leur faîte
parallèle aux voies et apparaissent
plutôt plats. Ils donnent sa grande
simplicité à l’architecture rétaise.
Les tuiles canal ou « tiges de
botte » sont posées selon des
pentes précises pour éviter le
glissement (si la pente est trop
forte) ou les infiltrations (si la pente
est trop faible).
La pente traditionnelle de 24%
à 26% à été relevée à 28% pour
correspondre aux normes.
De nos jours, le principe de la
tuile canal a été perfectionné.
Ergots, tenons ou crochets
permettent de fixer les tuiles pour
éviter le glissement.
EGOUTS, CHANLATTES ET
COYAUX
Le débord des tuiles d’égout
de 15 à 20 cm est supporté par
une planche ou « chanlatte », qui
s’appuie tous les 60 à 80 cm sur un
prolongement de la sous toiture.
Ces prolongements, appelés «
coyaux », sont de petits corbeaux
de bois rapportés ou parfois de
simples planches ou « coyaux
plats ».
Dans le cas où une gouttière
pendante est posée, elle est de
forme demi-ronde, de préférence
en zinc, y compris la descente.
EGOUTS MAÇONNÉS
Pour les bâtiments ou les
volumes dont l’égout du toit
présente un biais prononcé ou
un arrondi, l’égout est maçonné
avec un simple débord des tuiles
sans coyaux ni gouttière, de 0.10 à
0.16 m du nu du mur.
RIVES À LA RÉTAISE
Les rives, réalisées sans saillie sur
les murs pignons, sont arrêtées par
deux rangs superposés (doublis)
mais très légèrement décalés de
tuiles de couvert que l’enduit du
mur pignon vient presque araser.
Cette technique donne en
pignon un très léger relief souligné
par une ombre en dents de scie,
car chaque tuile en forme de
trapèze présente une partie large
qui déborde un peu sur la partie
étroite de la tuile qu’elle recouvre.
Pour les rives biaises ou
irrégulières, on emploiera la
solution d’un égout maçonné ou
celle d’une rive droite cachant un
chéneau zinc sur lequel viennent
mourir les rangs de tuiles.
SOUCHES DE CHEMINÉE
Elles ne comportent jamais de
« fruit » ou d’empâtement. Des
mitres ou des tuiles posées servent
de couronnement.
TEINTES DES TUILES
Les teintes patinées des vieilles
tuiles du gris clair à l’ocre foncé se
retrouvent en partie dans les tons
mélangés de beige-rosé et de
sable proposés dans la fabrication
moderne.
En cas de rénovation de
toiture, les tuiles anciennes doivent
être récupérées et disposées
en chapeaux, les tuiles neuves
formant les courants.
Détail de mise en oeuvre des égouts
et rives de toits et souches © CAUE 17
(Ed.2014)er,
a,
ar &
ere
51 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Pour les constructions neuves,
les tons trop rouges ou trop bruns
sont à éviter, tout comme l’emploi
de tuiles de récupération trop
noires provenant d’autres régions.
L’emploi d’au moins 4 tons
différents, posés sans ordre, est
conseillé, en évitant les contrastes
trop importants.
Les éléments intrus
•Les matériaux à usage industriel:
fibro-ciment, P.V.C., bacs aciers,
gouttière alu, tôles… ;
•Les matériaux bitumineux,
shingle, feuille d’étanchéité en
couverture, plaques ondulées… ;
•D’une manière générale, les
tuiles mécaniques plates ou à
emboitement : tuile Jura, Marseille,
manoir, romanes, etc… ;
•Les éléments préfabriqués en
béton imitant la tuile par unité ou
par bloc.
MATÉRIAUX ET COULEURS
LE MATÉRIAU
Sur les constructions neuves,
l’emploi du P.V.C est possible
pour peu que l’on conserve des
dimensions plus verticales et
que les « petits bois » moulurés
soient posés de chaque côté des
vitrages et non à l’intérieur.
Les éléments intrus :
•Les volets roulants et leurs
caissons sur les espaces publics ;
•L’accumulation de fenêtres dites
« décoratives » sur une même
façade.
LA COULEUR
(cf. chapitre palette des
couleurs)ces, ee
>,os 52 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
2 CONSTRUIRE, AGRANDIR SON
HABITATION
.Implantation et traitement des
constructions nouvelles
.TRAITEMENT PAYSAGER
.Les clôtures53 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
LE TRAITEMENT DES
ABORDS
La végétation participe à
l’ambiance des rues mais aussi à
la qualité des lisières urbaines. Elle
permet également de se protéger
du vent et des regards. L’objectif
est de végétaliser les jardins privés
en cohérence avec le contexte
paysager (agricole, boisé ou de
marais) afin de contribuer à la
qualité des quartiers d’habitat,
voire éventuellement d’harmoniser
les constructions disparates.
LES COURS ET JARDINS EN
CONTEXTE URBAIN
La végétalisation des cours
et jardins privés est encouragée,
notamment pour apporter de
l’ombre et de la fraicheur à
ces espaces. Ils pourront être
accompagnés :
- de plantes grimpantes le long
des clôtures,
- d’arbres de petit à moyen
développement (selon l’emprise
disponible), positionnés en retrait
des murs de clôtures. (exemple:
fruitiers..., cf. palette végétale ).
La plantation d’arbres qualifie
les paysages lorsque les arbres
plantés sont en harmonie avec
la palette végétale locale (cf.
palette végétale).
Afin de diversifier la palette
végétale et d’encourager la
biodiversité, les jardins peuvent
être personnalisés par des
plantations basses (cf. palette
végétale).
^ Le paysage de campagne (franges
urbaines)
Figuiers et arbrisseaux s’associent aux
vieux murs pour constituer les clôtures des
parcelles privées © CAUE 17 (Ed.2014)
Plante grimpante
(treille...)
^ Exemple d’aménagement d‘un jardin privé
Plante grimpante
sur pergola (jasmin...)
Massifs arbustifs
et de vivaces
Traitement paysager54 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
LES JARDINS EN CONTACT
AVEC L’ESPACE AGRICOLE ET/OU
EN CONTEXTE RURAL
Au-delà des bourgs, les
paysages ruraux rétais se
caractérisent notamment par
les plaines agricoles, les marais
et les boisements. Le respect
de certaines règles ainsi que
l’utilisation de palettes végétales
adaptées favorisent l’intégration
des nouvelles constructions dans
leur environnement.
Les jardins végétalisés
constituent des refuges pour les
espèces et complètent le maillage
des plantations des espaces
publics et la trame végétale des
espaces agricoles.
- Dans les plaines agricoles
(paysages plats et ouverts,
autrefois caractérisés par des
haies de feuillus qui bordaient
villages et chemins) : privilégier des
essences mélangées adaptées
aux sols superficiels ainsi qu’au
climat venté et salin (cf. palette
végétale).
Photos
© CAUE 17 (Ed.2014)
Saint-Clément-des-Baleines
Ars-en-Ré
Loix
- Dans les marais (terres salées,
peu propices à la végétation) :
privilégier de la végétation locale
(cf. palette végétale).
- Dans les secteurs boisés (dont
l’emprise a diminiué suite à
l’urbanisation): privilégier, par
exemple dans les fonds de jardins,
des végétaux à port remarquable
et une végétation dense de sous-
bois constituée d’arbrisseaux et
d’arbustes (cf. palette végétale).
- Limiter l’emploi des plantes
décoratives (fleurs et plantes
vivaces) aux abords immédiats des
maisons. Les espèces exotiques
ou invasives sont à éviter et les
essences locales sont à privilégier
(cf. palette végétale).
- Afin de favoriser la biodiversité
dans les jardins, il est recommandé
de planter au moins deux strates
végétales: herbacée et/ou
arbustive et/ou arborée.
^ Exemple d’aménagement de jardins au contact de l’espace agricole
Jardin au contact de la
plaine agricole
Fruitiers (figuiers...)
Arbre feuillu
(chêne vert...)
Pin
Petit arbre,
arbuste (arbousier)
Cours plantées
d’un petit arbre et/
ou de grimpantes
Jardin au contact des
boisements[EN à L à A 4
RDS LELT BARRE IPEN |
55 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Les éléments intrus à éviter:
• les végétaux exotiques et
les plantes calcifuges (qui ne
prospèrent pas sur les terrains
calcaires),
• les végétaux trop sophistiqués
(feuilles découpées, panachées,
colorées, fleurs doubles...)
généralement issus de croisements
ou d’hybridation,
• les arbres à port érigé ou
pyramidal (ex: le peuplier d’Italie),
• les éléments «décoratifs»
préfabriqués ou récupérés et
directement visibles depuis les
espaces publics,
• les ambiances végétales trop
complexes (végétaux variés)
qui transforment les jardins en
exposition florale.
STATIONNEMENTS ET
REVETEMENTS
L’objectif est de préserver
la perméabilité des sols. La
préservation des jardins privés
végétalisés permet de maintenir
des surfaces perméables,
alternatives aux sols urbanisés.
- Encourager l’utilisation de
matériaux perméables pour les
espaces non roulés et également
pour les voies de dessertes.
- Implanter les garages et
stationnements au plus près de
la voirie pour limiter les emprises
dédiées.
Dalles à joints engazonnés
Pavés à joints engazonnés
Sablé Gravillonsces, ee
>,os 56 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
2 CONSTRUIRE, AGRANDIR SON
HABITATION
.Implantation et traitement
architectural des constructions
nouvelles
.Traitement paysager
.LES CLÔTURES57 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Les clôtures
Les murs de clôture seront
d’aspect et de hauteur
homogènes.
LES MURETS MAÇONNÉS
MURS DE CLÔTURE NEUFS
Les murs neufs peuvent être
construits en moellons de pays
suivant les techniques anciennes
sus-décrites, ou en maçonnerie
enduite sur les deux faces, comme
les façades de l’habitation.
Ils peuvent également être
réalisés en tout venant banché
côté intérieur, et lits de moellons
côté extérieur.
Pour amincir leur profil suivant
la tradition rétaise, leur épaisseur
doit être de 0,23 m minimum, au
mieux de 0,40 m, en parpaing de
double épaisseur, dont le sommet
sera aminci à l’ancienne.
Ne comportant pas de pilier
saillant de chaque côté des
portails ou des ouvertures, ils
suivent l’alignement des façades
des maisons.
Le traitement des portillons
et portails sera adapté au type
d’habitat édifié, et à son site :
grand portail, portillon travaillé
pour maison bourgeoise de
centre bourg, portail et portillon
plus simples pour maison basse ou
en zone d’extension du bourg.
A part certains portails
en ferronnerie de maisons
bourgeoises de centre bourg,
les portails, portillons, portes de
garage, sont en bois, droits et
pleins à lames verticales, et peints
de même coloris que les portes et
volets.
Les éléments intrus :
•Les clôtures en matériaux
disparates ;
•Les poteaux et les remplissages
béton ;
•La hauteur variable sur la même
rue ou angle de deux voiries ;
•Les grillages métalliques ou
plastiques, les poteaux en acier ;
•Les portails et portillons P.V.C. ;
•Le bois et les brandes ;
•Les enduits monocouche qui
laissent apparaître les parpaings ;
•Les éléments préfabriqués.
LES MURETS ENDUITS
LES MURS NEUFS
Construits aujourd’hui en
agglomérés de béton ou en
briques, ils doivent être enduits
avec soin en recherchant le même
aspect que les constructions
anciennes.
Les enduits hydrauliques prêts
à l’emploi peuvent être utilisés
sous réserve que leur surface soit
traitée de façon homogène, sans
motif particulier.
La finition doit être lissée
(talochée) et la tonalité blanche.
L’utilisation de badigeon peut être
conseillée dans certains cas très
précis.
Les enduits « rustiques » ou
grattés ainsi que le ton «pierre»
sont étrangers à l’île de Ré, de
même que les enduits en ciment
gris.
Les éléments intrus
Pour les enduits :
•Les chaux hydrauliques
artificielles XHA, les ciments gris et
ciments à maçonner sous norme
NFP 15 312 ;
•Les enduits R.P.E, les résines
extérieures, les crépis acryliques
prêts à l’emploi et dérivés ;
•Les finitions rustiques, les enduits à
motifs, les tyroliens…
Mur traditionnel et mur neuf semi banché
© CAUE 17 (Ed.2014)X
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58 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Etat projeté : une harmonisation des clôtures sur l’ensemble de
l’opération : des murs hauts en pierre ouenduits, des portails simples qui ne dépassent pas les murs de clôture
ÉTAT INITIAL (exemple pour la zone U) :
Un mélange de clôtures sans recherche d’harmonie générale entre les propriétés :
• des murs surmonté de grillages
• des portails avec des proportions différentes des murs
Etat projeté : Des haies vives de type champêtre (mélange
d’essences locales persistantes et caduques)
ÉTAT INITIAL (exemple pour la zone AU) :
Un mélange de clôtures sans recherche
d’harmonie générale entre les propriétés :
• des murs pleins en escalier
• des grillages sans haie d’accompagnement
• des haies monospécifiques de thuyas
²
²X Haïie taillée
Haiïe Libre
59 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Rappel PLUi : dans les secteurs
soumis au risque de submersion,
les clôtures devront assurer un
bon écoulement des eaux. La
transparence hydraulique pourra
être assurée par une haie végétale
d’essences locales variées,
implantée en limite de propriété,
le long des voies publiques ou
privées et des emprises publiques,
et doublée d’un grillage implanté
en retrait. Elle devra tenir compte
de la topographie du site (fil
d’eau).
Les éléments intrus à éviter:
• Les haies monospécifiques
constituées de thuyas, cyprès de
Lambert, cupressocyparis...
• Les végétaux exotiques et
les plantes calcifuges (qui ne
prospèrent pas sur les terrains
calcaires)
• Les végétaux trop sophistiqués
(feuilles découpées, panachées,
colorées, fleurs doubles...)
généralement issus de croisements
ou d’hybridation
LES CLOTURES VEGETALES
- Les clôtures végétales, si elles
existent, seront constituées de
haies d’essences locales et variées
(végétaux caducs et persistants,
cf. palette végétale).
- Les formes libres sont à privilégier.
Les haies uniformes taillées, et
monospécifiques banalisent le
paysage. Elles sont à éviter.
- Les haies pourront être doublées
^ Haie de forme libre : forme naturelle plus
rurale, nécessite des tailles moins régulières
^ Haie taillée de forme stricte : forme peu
harmonieuse, nécessite des tailles régulières
²
^ Exemple de grillage positionné en retrait
de la limite de propriété (par exemple en
retrait de 1,00m d’un espace public)
^ Exemple de grillage positionné en limite
séparative.
d’un grillage en fil de fer galvanisé
de type «grillage à mouton»
sur poteaux bois (exemple
chataignier, chêne...).
- Les portails seront en bois, à
claire-voie et dans les mêmes
proportions que la clôture.
Espace public Espace privé
Espace privé Espace privé
Exemple d’une clôture galvanisée sur
poteaux bois- p/ \M, ie au Lun. ua Ua. La Muan lma GW LuvrA À mr
Ml
60 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
LES CLÔTURES EN ZONE
NATURELLE
Les clôtures en zone naturelle
jouent un rôle déterminant dans
la constitution des paysages.
Elles déterminent l’ambiance des
lisières urbaines en frange avec
les paysages ruraux.
L’objectif est de permettre
une intégration des clôtures dans
l’environnement rural, au contact
des boisements et des espaces
cultivés.
LES CLOTURES VEGETALES
En zone naturelle, les clôtures
peuvent être constituées de 3 fils
sur poteaux de châtaignier ou
de grillage en fil de fer galvanisé
de type « grillage à mouton
» sur poteaux bois (exemple
chataignier, chêne...).
Les portails seront de préférence
en bois, à claire-voie et dans les
mêmes proportions que la clôture.
- Les haies seront de préférence
constituées d’essences locales
Portillon
Exemple d’un portillon en bois ajouré
Exemple d’une clôture galvanisée sur
poteaux carrés
Exemple d’une clôture galvanisée sur
poteaux ronds
et variées (végétaux caducs et
persistants, cf. palette végétale).
- Les formes libres sont à privilégier.
Les haies uniformes taillées, et
monospécifiques banalisent le
paysage. Elles sont à éviter.
Exemple d’une clôture sur poteau bois avec 3 fils galva
Piquet bois
Jambe de
force
Tendeurs
Fil galvaniséa,
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en,
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61 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019RS
3 ACCUEILLIR, ABRITER,
DÉVELOPPER
SON ACTIVITÉ
.Les commerces
.Les bâtiments artisanaux
.Les équipements
.Les bâtiments agricoles
.Les stationnements
.Les cabanes ostréicoles
.Les cabanes salicoles
.Les jardins familiaux
.L’hôtellerie de plein-air
(camping)
.Les installations temporaires de
plage
.Les terrasses du port de Saint-
Martin-en-RéF
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>,os 64 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
3 ACCUEILLIR, ABRITER,
DÉVELOPPER
SON ACTIVITÉ
.LES COMMERCES
.Les bâtiments artisanaux
.Les équipements
.Les bâtiments agricoles
.Les cabanes ostréicoles
.Les cabanes salicoles
.Les jardins familiaux
.L’hôtellerie de plein-air
(camping)
.Les stationnements
.Les installations temporaires de
plage
.Les terrasses du port de Saint-
Martin-en-RéEXEMPLE D'ENSEIGNE
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65 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Les commerces
Les devantures
commerciales participent par
la qualité du commerce, à
l’essor économique de la ville
en renforçant ce qui est un des
éléments les plus attractifs du
centre-bourg : le tissu commercial.
Elles peuvent être de deux types :
- devanture en applique rapportée
sur un rez-dechaussée déjà ouvert
- vitrine en tableau (ou en feuillure)
dans le cas d’un rez-de-chaussée
comportant des percements
maçonnés.
LES DEVANTURES
COMMERCIALES : RESPECT
DES COMPOSITIONS
Les façades et devantures
commerciales doivent respecter
le découpage parcellaire existant.
Elles doivent respecter et exprimer
le principe de composition de
l’immeuble dans lequel elles
s’insèrent. Il faut ainsi éviter de
réaliser des devantures filantes sur
plusieurs immeubles.
LES MATÉRIAUX ET LES
COULEURS
Il faut éviter la prolifération
de matériaux et de couleurs afin
de garder une bonne lisibilité de la
façade commerciale : la sobriété
reste le meilleur atout pour être
bien vu.
Un rapport de 3 couleurs
maximum est conseillé pour
éviter un aspect trop bariolé au
magasin.
LES FERMETURES
Le dispositif de fermeture
doit être étudié en même temps
que les autres parties de la
devanture et dissimulé dans la
disposition générale de la façade.
Le vitrage antieffraction est une
bonne alternative ou complément
à la grille métallique.
LES ENSEIGNES
Une enseigne bandeau
et une enseigne drapeau suffisent
largement à l’identification d’un
point de vente : bref et précis.
Le lettrage peut être
réalisé en calligraphie peinte au
graphisme simple sur un support
bois ou en lettres séparées
découpées ou forgées.
L’ÉCLAIRAGE
Les spots extérieurs, dirigés
sur l’enseigne seront discrets
et harmonisés avec le style du
commerce :
- Les spots halogène basse-tension
produisent une lumière très
localisée et éclairante et crue de
couleur blanche.
- Pour des lumières d’ambiance
et un éclairement de grande
superficie, on préférera l’éclairage
jaune des ampoules à krypton et
économie d’énergie.
L’éclairage de l’intérieur
de ses vitrines permet aussi bien
pour mettre en valeur les produits
à présenter que de marquer
l’ouverture du commerce. Un
éclairage ponctuel et adapté
accompagnera la mise en scène
de l’intérieur des vitrines.
Enseigne drapeau - source ZPPAUP Ste
Marie, Paysages de l’Ouest
Devantures commerciales - composition
dessinée et simplificé des couleursESS
ces, ee
>,os 66 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
3 ACCUEILLIR, ABRITER,
DÉVELOPPER
SON ACTIVITÉ
.Les commerces
.LES BÂTIMENTS ARTISANAUX
.Les équipements
.Les bâtiments agricoles
.Les cabanes ostréicoles
.Les cabanes salicoles
.Les jardins familiaux
.L’hôtellerie de plein-air
(camping)
.Les stationnements
.Les installations temporaires de
plage
.Les terrasses du port de Saint-
Martin-en-Ré67 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Les bâtiments artisanaux
Bâtiment d’exploitation – Bruno Mader architecte
Centre technique municipal – collectif COMBO architectes
A part quelques entrepôts, liés
à l’activité du sel, et des petites
cabanes de marais, il existe
peu, dans la tradition rétaise de
bâtiments d’activités situés hors
des bourgs et des villages.
VOLUMETRIE
Les volumes simples et sobres
seront recherchés. Dans la
mesure du possible, les éléments
techniques seront intégrés au
volume principal, les extensions,
les appentis adossés seront évités.
S’ils ne peuvent l’être, ils seront
positionnés et dimensionnés de
façon à ne pas nuire à la lecture
du volume principal.
Les toitures seront adaptées aux
proportions des bâtiments. Pour les
volumes de grandes dimensions,
les toitures seront de préférence
à deux pentes, recoupées en
plusieurs volumes ou invisibles,
derrière un acrotère haut. Il
conviendra d’éviter un aspect
trop aplati du volume. Les toitures
en shed peuvent être utilisées
mais ne devront pas donner
à la construction un aspect
trop industriel. Elles pourront
par exemple être associées à
des bardages bois en façade.
Dans le cas d’une toiture à deux
pentes, associée à l’architecture
traditionnelle, les pentes seront
celles utilisées localement, entre
24 et 26%.
MATERIAUX
Les matériaux de
couverture peuvent être la tuile
traditionnelle sur l’île ou peuvent
être, dans le cas de toitures visibles,
identiques à ceux des façades
pour établir une continuité de
surfaces et affirmer la sobriété
formelle du bâtiment. Dans le cas
de toitures en bac acier, les teintes
trop claires ou trop foncées seront
à éviter. Les toitures végétalisées
peuvent être utilisés pour assurer
un meilleur confort d’été et éviter
les surchauffes dans les locaux.
En façades, les matériaux
traditionnels de maçonnerie
enduite et peinte peuvent
être utilisés, de même que
les bardages bois naturel
pouvant faire référence aux
calepinages traditionnels. Les
bardages métalliques peuvent
être également utilisés dans des
teintes plus soutenues. Ils seront
de préférence mât et auront des
ondes fines.
Pour une présentation plus
qualitative et innovante, des
bardages terre-cuite, gabion ou
des façades végétalisées peuvent
également être utilisées.
Dans tous les cas, l’harmonie des
façades et la fonctionnalité seront
recherchées. On évitera de mettre
en œuvre plus de deux matériaux
différents sur un même bâtiment.68 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Bâtiments techniques - Titan
COULEURS
La construction doit
se dénoter par sa qualité
architecturale et son insertion
paysagère, et non par l’emploi de
couleurs vives attirant le regard.
Pour les volumes
principaux, des couleurs sobres
pourront être recherchées dans la
palette locale de sable clair, gris
perle à gris soutenu.
Les couleurs trop
contrastées (blanc pur, anthracite)
seront évitées.
Pour les volumes
secondaires de faible dimensions,
d’autres couleurs sont
ponctuellement possibles, en
rappel des couleurs utilisées pour
l’habitat traditionnel.
L’usage de la couleur
sera de préférence en lien avec la
volumétrie et les matériaux mis en
œuvre.
PANNEAUX SOLAIRES
Qu’ils soient posés sur
une toiture en pente, sur une
toiture terrasse, en façades ou sur
des éléments rapportés, tels des
brise-soleil, les panneaux solaires
composeront avec les volumes
et les ouvertures et seront de
préférence encastrés.
En haut Ars-en-Ré, zone artisanale / En bas La Flotte, Z.A. La Croix-Michaud © CAUE 17 (Ed.2014)ou fl. e
LL OLIS
CRE
69 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
TRAITEMENT DES ABORDS
INSERTION PAYSAGÈRE
L’objectif est d’inscrire le projet
dans son contexte paysager.
Les aménagements devront :
- s’inscrire au mieux dans le site
d’implantation en s’adaptant à
la topographie et aux conditions
paysagères et hydrologiques du
milieu naturel,
- respecter l’identité des paysages
(bourgs, plaine agricole, marais,
boisement).
STOCKAGE : MATÉRIAUX, ORDURES,
EAUX PLUVIALES
L’activité génère des besoins
de surfaces extérieures (de
stockage...) avec une occupation
parfois peu valorisante. L’objectif
est d’intégrer ces dispositifs afin de
limiter leur impact visuel.
- Maitriser l’intégration visuelle des
aires de stockage en regroupant
les aires extérieures l’arrière du
bâtiment et traiter leur limite
(plantations...). Les mobiliers de
toutes natures (containers…)
devront faire partie d’un projet
d’ensemble et seront regroupés.
- Prévoir des systèmes d’infiltration
de l’eau intégrés d’un point
de vue paysager et limitant
l’imperméabilisation des sols :
noues paysagères, bassins évasés
et plantés. Par exemple, les
espaces libres dans les bandes de
retrait peuvent être utilisés comme
des noues ouvertes pour recevoir
les eaux pluviales.
^ Gestion des eaux pluviales par des noues à proximité des aires de stationnements
Stationnement
Stationnement noue évasée
noue étagée
chemin
piéton
chemin
piéton
^ Exemple de positionnement des aires de stockage, de stationnements, de gestion des eaux pluviales
stockage
intégré
stockage
intégré
noue
Voie d’accès
Voie
Voie
Voie d’accès
chemin
stationnement intégré dans des poches
végétalisées connectés par des chemins
piétons
stationnement intégré dans des
poches végétalisées connectés par
des chemins piétons
noue
noue
Bandes plantées le long des voiesESS
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>,os 70 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
3 ACCUEILLIR, ABRITER,
DÉVELOPPER
SON ACTIVITÉ
.Les commerces
.Les bâtiments artisanaux
.LES ÉQUIPEMENTS
.Les bâtiments agricoles
.Les cabanes ostréicoles
.Les cabanes salicoles
.Les jardins familiaux
.L’hôtellerie de plein-air
(camping)
.Les stationnements
.Les installations temporaires de
plage
.Les terrasses du port de Saint-
Martin-en-RéESPACE EURUREL &
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71 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Les équipements
Une plus grande liberté pourra
être donnée aux bâtiments
publics de composer des volumes
en fonction des espaces et des
activités qu’ils abritent.
VOLUMÉTRIE
Les toitures pourront être à deux
pentes, monopente, en terrasse
ou combiner l’une et l’autre.
Dans le cas d’une toiture à deux
pentes, associée à l’architecture
traditionnelle, les pentes seront
celles utilisées localement, entre
26% et 30% (moyenne 28%).
Le patchwork de styles
architecturaux sera toutefois à
éviter.
Les volumes de toitures
seront adaptés aux dimensions
du bâtiment. Pour les volumes de
grandes dimensions, les toitures
seront de préférence à deux
pentes, recoupées en plusieurs
volumes ou invisibles, derrière
un acrotère haut. Il conviendra
d’éviter un aspect trop aplati du
volume.
La volumétrie tiendra
compte des orientations et des
protections solaires nécessaire au
confort d’été.
MATÉRIAUX
Les matériaux donneront de
préférence un aspect naturel et
qualitatif, tel le bois, la pierre, le
zinc ou le cuivre.
Une attention particulière sera
nécessaire à l’usage du verre sous
forme de façade rideau ou de
toitures. Il devra systématiquement
être associé à des protections
solaires performantes et de
préférence fixes. Les matériaux
permettront une bonne insertion
des constructions dans les
paysages de l’île et seront
compatibles avec les enjeux
environnementaux.
Les matériaux de couverture
peuvent être la tuile traditionnelle
sur l’île ou peuvent être, dans le cas
de toitures visibles, identiques à
ceux des façades pour établir une
continuité de surfaces et affirmer
le caractère monolithique du
bâtiment. Elles pourront ainsi être
en bois, en zinc etc. Les toitures
végétalisées peuvent être utilisés
pour assurer un meilleur confort
d’été et éviter les surchauffes dans
les locaux.
La Couarde-sur-mer - marché - Cabinet
Blanchet architecte
Sainte-Marie-de-Ré - espace culturel - Cyril
Guilmeau architecte
La Flotte-en-Ré - marché - Delavaud-
Duvigneau architecteN
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72 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Ecole « La Riche » Tracs architectes
Pavillon d’accueil Clémenceau – Titan architectes
PANNEAUX SOLAIRES
Qu’ils soient posés sur une
toiture en pente, sur une toiture
terrasse, en façades ou sur des
éléments rapportés, tels des
brise-soleil, les panneaux solaires
composeront avec les volumes
et les ouvertures et seront de
préférence encastrés.
COULEURS
Les couleurs seront de
préférence celles, naturelles, des
matériaux bruts mis en œuvre.
L’usage de la couleur en aplats ou
peintures seront limités.73 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Nantes - Erdre Porterie
Clôture en bois ajouré doublée d’une haie
La Couarde-sur-Mer
Clôture en ganivelles et soubassement bois
LES CLÔTURES
Les clôtures pourront être
constitués de :
- mur de clôtures maçonnés
d’aspect et de hauteur
homogènes, en continuité
d’urbanisation,
- de clôtures en bois ajouré
doublées par de la végétation
grimpantes,
- de grillage en fil de fer galvanisé
de type « grillage à mouton»
sur poteaux bois (exemple
châtaignier, chêne...) doublé par
une haie végétale libre d’essences
variées,
- de haies végétales libres
d’essences variées.
Exemple d’une clôture galvanisée sur
poteaux carrés
Exemple d’une clôture en bois ajouréESS
ces, ee
>,os 74 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
3 ACCUEILLIR, ABRITER,
DÉVELOPPER
SON ACTIVITÉ
.Les commerces
.Les bâtiments artisanaux
.Les équipements
.LES BÂTIMENTS AGRICOLES
.Les cabanes ostréicoles
.Les cabanes salicoles
.Les jardins familiaux
.L’hôtellerie de plein-air
(camping)
.Les stationnements
.Les installations temporaires de
plage
.Les terrasses du port de Saint-
Martin-en-Ré75 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Les bâtiments agricoles
Les constructions agricoles
méritent une attention particulière
sur ces territoires à l’horizon
dégagé. L’objectif est de
conserver une simplicité des
constructions et d’assurer leur
intégration dans le paysage
environnant.
MATERIAUX ET COULEURS
Lorsqu’ils ne sont pas situés
à proximité ou à l’intérieur du
bâti traditionnel, le matériau à
privilégier demeure le bois, en
bardage extérieur façon salines et
à clins horizontaux.
Les bardages peuvent
également être en bois ajouré ou
en acier galvanisé.
Les portails et accès seront
réalisés dans le même matériau
que les façades et l’on utilisera les
portails suspendus sur rails que l’on
rencontre sur les chais.
Un soubassement maçonné
peut être mis en place pour
peu qu’il soit enduit en finition
talochée.
En toiture, on utilisera les
tuiles canal, suivant les mises en
oeuvres traditionnelles. Celles-
ci pourront être, selon les sites,
posées en chapeau sur une
couverture support synthétique
non visible.
1- Ars-en-Ré
2-3- La Couarde-sur-Mer
© CAUE 17 (Ed.2014)
Bois ajouré et bardage métallique
© CAUE 44
1
2
3Arbre isolé ou bosquet
Haie basse
Haie
libre
Bâtiment non intégré Absence de végétation par de la végétation : arbustive où arborée fort impact visuel mn
X \
76 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
INSERTION PAYSAGÈRE
(traitement des abords et
des plantations)
Les constructions agricoles
méritent une attention particulière
sur ces territoires à l’horizon
dégagé. L’objectif est d’assurer
leur intégration paysagère.
- Adapter le projet au terrain afin de
permettre une bonne intégration
au site : minimiser les terrassements,
orienter la grande longueur du
bâtiment parallèlement aux
courbes de niveaux afin d’éviter
les terrassements superflus.
- L’interface entre les espaces
agricoles et l’espace accueillant
des bâtiments bénéficiera d’un
traitement paysager soigné
avec la création d’une bande
végétale ou d’une haie en limite.
Cette bande paysagée sera de
préférence être constituée d’une
végétation locale (chênes verts
pour les zones sèches, et saules
et tamaris pour les zones plus
humides). ^ Exemples et contre-exemple d’intégration paysagère d’un bâtiment agricole
²
²a,
&
ere
en,
nas”
77 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019ESS
ces, ee
>,os 78 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
3 ACCUEILLIR, ABRITER,
DÉVELOPPER
SON ACTIVITÉ
.Les commerces
.Les bâtiments artisanaux
.Les équipements
.Les bâtiments agricoles
.LES CABANES OSTRÉICOLES
.Les cabanes salicoles
.Les jardins familiaux
.L’hôtellerie de plein-air
(camping)
.Les stationnements
.Les installations temporaires de
plage
.Les terrasses du port de Saint-
Martin-en-Ré79 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Les cabanes ostréicoles
constituent une singularité du
territoire rétais. L’objectif est
de maintenir la simplicité des
volumes, de leur coloration et
des aménagements environnant,
afin de garantir la qualité des
constructions.
VOLUMES ET MATÉRIAUX
Les volumes bas sont encouragés
afin de rester proches de la ligne
d’horizon.
Les façades peuvent être en
maçonnerie enduite et blanchie
ou réalisées en bardage bois
ajouré, non peint, à laisser griser.
En toiture, on utilisera les tuiles
canal, suivant les mises en oeuvres
traditionnelles. Celles-ci pourront
être, selon les sites, posées en
chapeau sur une couverture
support synthétique non visible.
Les cabanes ostréicoles= _. =
80 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
^ Exemple d’extension des cabanes ostréicoles : dédoublement du volume principal dans la largeur © ASP
^ Exemple d’extension des cabanes ostréicoles : alongement du volume principal © ASP
Elevation
Elevation
Plan
Plan
Les extensions liées aux espaces
de dégustation (30 m² de surface
maxi imposée dans le règlement),
doivent reprendre la simplicité
des volumes et s’inscrire dans
la continuité des constructions
existantes.81 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
TRAITEMENT DES ABORDS
- Des plantations caractéristiques
du marais et du littoral (tamaris,
atriplex…) sont encouragés
pour contribuer à l’intégration
paysagère des constructions.
- Les matériaux perméables ou
naturels seront privilégiés pour
le traitement des abords (sablé,
terrasses en bois).
- Les stationnements vélos
privilégieront des matériaux
naturels et une simplicité du
mobilier (exemple supports vélos
en bois).
^ Exemples matériaux naturels (sablé, platellage bois)ESS
ces, ee
>,os 82 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
3 ACCUEILLIR, ABRITER,
DÉVELOPPER
SON ACTIVITÉ
.Les commerces
.Les bâtiments artisanaux
.Les équipements
.Les bâtiments agricoles
.Les cabanes ostréicoles
.LES CABANES SALICOLES
.Les jardins familiaux
.L’hôtellerie de plein-air
(camping)
.Les stationnements
.Les installations temporaires de
plage
.Les terrasses du port de Saint-
Martin-en-Ré—#
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83 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Les cabanes salicoles
Le travail d’intégration relève
du domaine architectural.
Dans le paysage ouvert rétais,
la végétalisation n’est pas de
taille suffisante pour masquer
de mauvaises réalisations
architecturales.
L’objectif est de promouvoir une
architecture de qualité et de
valoriser la présence de l’eau
pour préserver l’exceptionnelle
qualité de ces paysages typiques.
L’IMPLANTATION SUR LE
MARAIS
RECOMMANDÉ
Cette disposition traditionnelle
présente un triple avantage :
- la cabane se trouve facilement
accessible depuis un angle
du marais (point par lequel on
accède),
- l’impact paysager depuis les
circulations est faible car la
cabane se découvre latéralement
et laisse toute visiblité sur l’espace
des aires saunantes,
- les terrassements et mouvements
de terre nécessaires s’opèrent
dans l’angle de deux bosses avec
une profondeur de travail plus
importante.
Cette position peut facilement
être choisie pour des cabanes à
construire, y compris en bois.
RECOMMANDÉ
Si l’on souhaite construire un
bâtiment plus long, qui ne logerait
pas dans un angle, il est possible
de le décaler de quelques mètres
depuis l’angle du marais.
Dans ce cas, il convient d’asseoir
le volume au niveau du fil d’eau
(voir chapitre suivant) pour en
diminuer l’impact.
Plans d’implantation © CAUE 17LILI
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84 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
POSSIBLE
Solution généralement adoptée
par les sauniers pour rapprocher la
cabane des aires de collecte, elle
n’est pas sans conséquences sur
l’impact : la cabane est toujours
dans le champ de visibilité quel
que soit le point de vue que l’on a
sur le marais.
Il paraît possible d’admettre ce
type d’implantation lorsque les
caractéristiques techniques du
marais l’imposent, à condition
que la cabane soit de petit ou
de moyen module (voir chapitre
suivant : volumes), ou s’il s’agit
de refaire un trou couvert ou une
petite cabane traditionnelle en
moellons.
DÉCONSEILLÉ
Sauf cas ponctuels qui devront
demeurer l’exception, cette
position est à éviter.
A part une ou deux constructions
anciennes en dur (La Couarde-
sur-Mer, Ars) et une en bois (Loix),
elle correspond souvent au type
du clône ostréicole qu’il n’est pas
nécessaire de voir se développer
sur le marais rétais.
L’IMPLANTATION DANS LA
BOSSE
EN TROU
Cette disposition traditionnelle
est parfaitement adaptée aux
petites cabanes, «trous bâtis» de
moellons de faibles dimensions.
C’est la maçonnerie qui, par
son poids, tient l’argile de la
bosse, d’où les faibles dimensions
adoptées en largeur pour le
contreventement.
Dans des projets de réhabilitation
ou de restitution, la hauteur ne
devra pas dépasser 2,20 m en
faîtage.
La construction sera massive et
exécutée en même temps que le
trou.
Schémas (actualisés) © CAUE 17
2.20m85 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
À MI-BOSSE
Autre position traditionnelle
employée pour les cabanes de
pierre de plus grandes dimensions,
avec toiture à deux pentes et dont
les épaisseurs de mur sont plus
fines.
Le toit à deux pentes reste souvent
perpendiculaire au marais.
Afin de réduire l’impact, on
adaptera la hauteur de ces
volumes traditionnels soit environ
1,80 m maximum en bas de pente,
en s’attachant à ne pas faire
dépasser le faîtage de plus de
0,80m au dessus de la bosse.
À TALUS DANS LA BOSSE
Cette formule est à privilégier
pour les plus grandes cabanes.
Afin de ne pas surcharger la
structure et les parois arrière par la
poussée des terres, la solution d’un
talus 3/2, tenu par un film géotextile
à l’intérieur de la cabane sous la
couverture est souhaitable.
L’espace interne un peu réduit
conserve en hauteur un volume
confortable pour les besoins de
rangement.
Un dépassement de plus de 1m
de la hauteur de bosse n’est pas
acceptable.
ENCASTRÉE
Un encastrement peut être
réalisé pour les cabanes neuves en
bois à condition qu’elles soient de
faibles ou moyennes dimensions,
tant pour des raisons techniques
(tenue des terres à l’arrière) que
d’intégration.
La hauteur du faîtage doit rester le
plus près possible de la hauteur de
la bosse.
1.80m
1m86 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019 Cabanes de sauniers île de Ré
1 - Le trou bâti.
Il en existe 3 ou 4 encore en état ou en cours de restauration. Ces constructions extrêmement discrètes comportaient sous un toit de tuiles canal ou de paille une simple alcôve avec un foyer. D’une superficie hors-œuvre de 9 m 2, elle n’offre à l’intérieur que moins de 5 m 2 du fait de l’épaisseur des murs.
Sur le pignon formant entrée et ouvert sur le marais on trouve une excroissance des murs latéraux à hauteur d’assise avec une pierre plate formant assise.
L’intérêt patrimonial évident exige les plus grands soins quant à la restauration de ces petits édifices : emploi de moellons récupérés sur place, mise en oeuvre des moellons similaire, hourdage au mortier de chaux très maigre, tuiles canal de récu- pération et respect des pentes de couverture plutôt faibles (25%).
La reconnaissance de terrain n’a pas permis
de localiser tous ces anciens trous qui sont
parfois à l’état d’un tas de pierre.
• Il convient de ne pas «détruire» ces
traces même si ces ouvrages semblent
trop petits pour être adaptés aux besoins
d’aujourd’hui.
• Dans certains cas ponctuels il est possible
d’envisager de nouvelles constructions de
ce type pour peu qu’elles respectent stric-
tement les matériaux d’origine, la mise en
œuvre et la localisation dissimulée dans
la bosse.
Une couverture végétale peut être
employée.
L’architecture des cabanes
traditionnelles
41
L’ARCHITECTURE DES
CABANES TRADITIONNELLES
LE TROU BÂTI
Il en existe 3 ou 4 encore en
état ou en cours de restauration.
Ces constructions extrêmement
discrètes comportaient sous un
toit de tuiles canal ou de paille
une simple alcôve avec un foyer.
D’une superficie hors-oeuvre de
9m², elle n’offre à l’intérieur que
moins de 5m² du fait de l’épaisseur
des murs.
Sur le pignon formant entrée et
ouvert sur le marais, on trouve une
ex-croissance des murs latéraux à
hauteur d’assise avec une pierre
plate formant assise.
L’intérêt patrimonial évident exige
les plus grands soins quant à la
restauration de ces petits édifices:
emploi de moellons récupérés
sur place, mise en oeuvre de
moellons similaires, hourdage au
mortier de chaux très maigre,
tuiles canal de récupération et
respect des pentes de couverture
plutôt faibles (25%).
Ces anciens trous ne sont pas
facilement repérables car ils sont
parfois à l’état d’un tas de pierre.
• Il convient de ne pas «détruire»
ces traces même si ces
ouvrages semblent trop petits
pour être adaptés aux besoins
d’aujourd’hui.
• Dans certains cas ponctuels, il est
possible d’envisager de nouvelles
constructions de ce type pour peu
qu’elles respectent strictement les
matériaux d’origine, la mise en
oeuvre et la localisation dissimulée
dans la bosse.
Une couverture végétale peut
être employée.
Schémas >
© CAUE 1787 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Ars-en-Ré, anciennes salines
© CAUE 17 (Ed.2014)
Bois avec feutre bitumineux & clins verticaux
© CAUE 17 (Ed.2000)
Nouvelles cabanes
© CAUE 17 (Ed.2000)
L’ARCHITECTURE DES
NOUVELLES CABANES :
PAROIS ET REVÊTEMENTS
Des matériaux autres que
les matériaux traditionnels ne
peuvent être utilisés que sur de
petits volumes et unités de faible
surface: deux travées maximum
soit 3,20 m x 2,30 m. L’avantage
est principalement économique
mais la mise en oeuvre devra
s’intégrer harmonieusement dans
la composition de la cabane et
dans le paysage environnant.
Le feutre bitumineux en
couverture peut par exemple être
remplacé par :
- un support en mailles plastifiées
type «Griltex» qui recevra un
substrat pour ensemencement
de micro-végétation type sedum.
Dans le temps, l’enracinement
d’une petite végétation : mousse,
etc… viendra naturellement
compléter l’apport végétal.
- des tavaillons de bois, facilement
mis en œuvre en auto-construction
et d’une insertion discrète dans
l’environnement
4 • Bois avec feutre bitumineux & clins verticaux
Ces matériaux simples ne peuvent être utilisés que sur de petits volumes et unités de faible surface : deux travées maximum soit 3,20 m x 2,30 m.
L’avantage est principalement économique.
Le feutre bitumineux peut être remplacé par un support en mailles plastifiées type «Griltex» qui recevra un substrat pour ensemencement de micro-végétation type cedum. Dans le temps, l’enracinement d’une petite végétation : mousse, etc…
L’architecture
des nouvelles cabanes :
parois & revêtementsESS
ces, ee
>,os 88 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
3 ACCUEILLIR, ABRITER,
DÉVELOPPER
SON ACTIVITÉ
.Les commerces
.Les bâtiments artisanaux
.Les équipements
.Les bâtiments agricoles
.Les cabanes ostréicoles
.Les cabanes salicoles
.LES JARDINS FAMILIAUX
.L’hôtellerie de plein-air
(camping)
.Les stationnements
.Les installations temporaires de
plage
.Les terrasses du port de Saint-
Martin-en-Ré89 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Angers - ZAC Plateau des Capucins
Abris de jardins regroupés
Nantes - écoquartier Bottière Chénaie
Abris de jardins regroupés
Les jardins familiaux ont un
rôle social, pédagogique,
économique et écologique non
négligeable dans la vie locale.
L’objectif est d’encourager le
maintien et la création de jardins
potagers partagés.
LES ABRIS
Privilégier :
- le regroupement des abris-jardin
afin de limiter leur impact visuel
dans l’environnement.
- l’intégration et l’homogénéité
des cabanes et des réservoirs
d’eau pluviale à l’échelle d’un
groupement de jardins,
- les constructions et bardages en
bois (bois ajouré...).
Les jardins familiaux
Nantes - écoquartier Bottière Chénaie
Abris de jardins regroupés
^ Exemple de regroupement des jardins
potagersLu"
M
1.
UT
ÿ9]
TRE
90 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
LES CLÔTURES
L’objectif est de garantir
un traitement qualitatif des
clôtures, en cohérence avec leur
environnement proche.
- Elles seront constituées de
haies libres variées d’essences
locales (cf. palette végétale non
exhaustive). Elles pourront être
doublées de grillages de type
« grillage à mouton » en fil de
fer galvanisé sur poteaux bois
(exemple châtaignier, chêne...).
Les grillages seront obligatoirement
doublés par de la végétation
(locale).
Nantes - Erdre Porterie
Portillon en bois ajouréa,
&
ere
en,
nas”
91 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019ESS
ces, ee
>,os 92 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
3 ACCUEILLIR, ABRITER,
DÉVELOPPER
SON ACTIVITÉ
.Les commerces
.Les bâtiments artisanaux
.Les équipements
.Les bâtiments agricoles
.Les cabanes ostréicoles
.Les cabanes salicoles
.Les jardins familiaux
.L’HÔTELLERIE DE PLEIN-AIR
(CAMPING)
.Les stationnements
.Les installations temporaires de
plage
.Les terrasses du port de Saint-
Martin-en-Rédispositif adossé à un mur
et traité avec des matériaux
SJ et couleurs identiques au mur
de la végétalisation adoucit
S ° 2 la minéralité des éléments construits a
93 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
L’hôtellerie de plein-air (camping)
TRAITEMENT DES ABORDS
(plantations, stationnement)
PLANTATIONS DES ESPACES
NON BÂTIS
L’objectif est d’assurer
un couvert végétal minimal
contribuant à l’intégration des
équipements dans le paysage,
mais également à la stabilisation
des sols, au maintien de la
biodiversité…
> Densité minimum à rechercher:
1 arbre-tige par tranches de 250
à 300m² de surface aménagée
(sous forme de bosquets et/ou de
plantations isolées)
> En contexte boisé, la couverture
végétale devra être plus présente
(densité arborée plus forte): la
végétation arborée existante
est à préserver, et compléter
si besoin par des plantations
complémentaires.
TRAITEMENT DES ACCÈS
Les accès aux équipements
doivent être traités avec sobriété:
homogénéité des couleurs et des
matériaux utilisés…
Pour mémoire: les publicités,
enseignes et pré-enseignes
doivent respecter le Règlement
National de Publicité (RNP).
MMUNAL DE L’ILE DE RE – Cahier des recommandations Novembre 2018 DOCUMENT DE TRAVAIL
ON BÂTIS
ouvert végétal
tégration des
aysage, mais
des sols, au
rbre-tige par
² de surface
bosquets et/ou
erture végétale
ensité arborée
borée existante
er si besoin par
taires.
s doivent être
ogénéité des
, enseignes et
respecter le
ité (RNP).
> Exemple de bardage bois
permettant l’intégration
d’élément techniques
AUX EQUIPEMENTS D’HOTELLERIE DE PLEIN AIR
/ INTÉGRATION DES AIRES DE COLLECTE ET DES
ÉLÉMENTS TECHNIQUES
Les aires de collecte des déchets ménagers
ainsi que les éléments techniques ne doivent
pas être visibles depuis l’espace public.
A cette fin, des dispositifs d’intégration sont à
utiliser. Ces dispositifs seront de préférence
associés à un élément construit (construction,
mur…) et traités en cohérence avec celui-ci
(matériaux, couleurs…).
^ Exemple de dispositif d’intégration des conteneurs,
associé à un élément construit
Novembre 2018 DOCUMENT DE TRAVAIL
> Exemple de bardage bois
permettant l’intégration
d’élément techniques
AIR
DE COLLECTE ET DES
s déchets ménagers
chniques ne doivent
space public.
d’intégration sont à
ront de préférence
nstruit (construction,
rence avec celui-ci
INTÉGRATION DES AIRES
DE COLLECTE ET DES ÉLÉMENTS
TECHNIQUES
Les aires de collecte des
déchets ménagers ainsi que les
éléments techniques ne doivent
pas être visibles depuis l’espace
public.
A cette fin, des dispositifs
d’intégration sont à utiliser. Ces
dispositifs seront de préférence
associés à un élément construit
(construction, mur…) et traités
en cohérence avec celui-ci
(matériaux, couleurs…).
AIRES DE STATIONNEMENT
voir partie ci-après sur les
stationnements
^ Exemple de bardage bois permettant
l’intégration d’éléments techniques
© ASP
^ Exemple de dispositif d’intégration des conteneurs associés
à un élément construit © ASPFrange littorale à préserver
D ONE canalisés...)
— K Haïe arbustive libre
MobiGhomesitrés MisDIes Présence forte et répétitive Haïe monospécifique, longue et monotone (absence d’intégration) des nobilhones
À Dispositif d’intégration Présence moins prégnante
continu des mobil-homes Haïe libre plantée en mélange et rythmée par des arbres ou grands arbustes
94 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
LES CLÔTURES
L’objectif est de garantir
un traitement qualitatif des
clôtures, en cohérence avec leur
environnement proche.
Le traitement des limites doit
être adapté en fonction des cas
suivants :
> En limite avec le littoral :
En cas de nécessité de clore :
plantation de haies arbustives
libres (essences adaptées aux
embruns, vents…, cf. palette
végétale).
Il est indispensable que le cordon
dunaire soit préservé de la
sur-fréquentation saisonnière:
cheminements de la dune
canalisés par la mise en place
d’un dispositif séparant les
cheminements de la dune.
PLAN LOCAL D’URBANISME INTERCOMMUNAL DE L’ILE DE RE – Cahier des recommandations
6
Novembre 2018 DOCUMENT DE TRAVAIL
DISPOSITIONS APPLICABLES AUX EQUIPEMENTS D’HOTELLERIE DE PLEIN AIR
/ TRAITEMENT DES LIMITES
L’objectif est de garantir un traitement
qualitatif des clôtures, en cohérence avec
leur environnement proche.
Le traitement des limites doit être adapté en
fonction des cas suivants :
> En limite avec le littoral :
En cas de nécessité de clore: plantation de
haies arbustives libres (essences adaptées
aux embruns, vents…, cf. palette végétale
dans le cahier des recommandations)
Il est souhaitable que le cordon dunaire soit
préservé de la sur-fréquentation saisonnière:
cheminements de la dune canalisés par la
mise en place d’un dispositif séparant les
cheminements de la dune.
> En contact avec des parcelles agricoles :
plantation de haies végétales libres
constituées d’essences en mélange (pas de
haies mono-spécifiques, ni d’essences
exogènes)
> En continuité d’urbanisation avec les
villages : mur de clôtures d’aspect et de
hauteur homogènes (pour les
caractéristiques, voir règlement écrit), ou
haies végétales
^ Exemple de traitement des clôtures en limite avec
une parcelle agricole
^ Contre-exemple
^ Principe de traitement des limites privatives avec le
littoral
> Exemples d’aménagement des cheminements en
limite avec le littoral
> En contact avec des parcelles
agricoles : plantation de haies
végétales libres constituées
d’essences en mélange et en
cohérence avec le contexte
immédiat (marais, plaine....).
> En continuité d’urbanisation
avec les villages : mur de
clôtures d’aspect et de
hauteur homogènes (pour les
caractéristiques, voir règlement
écrit), ou haies végétales.
^ Exemple d’aménagement des
cheminements en limites avec le littoral
^ Exemple de traitement des limites avec le littoral © ASP
^ Exemple de traitement des clôtures en limite avec un parcelle agricole © ASP
^ Contre-exemple © ASP
²a,
&
ere
en,
nas”
95 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019SN
ces, ee
>,os 96 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
3 ACCUEILLIR,
ABRITER,
DÉVELOPPER
SON ACTIVITÉ
.Les commerces
.Les bâtiments artisanaux
.Les équipements
.Les bâtiments agricoles
.Les cabanes ostréicoles
.Les cabanes salicoles
.Les jardins familiaux
.L’hôtellerie de plein-air
(camping)
.LES STATIONNEMENTS
.Les installations temporaires de
plage
.Les terrasses du port de Saint-
Martin-en-Ré97 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
STATIONNEMENT AERIEN
L’objectif est d’intégrer les aires
de stationnement par un traitement
paysager afin de minimiser leur
présence visuelle depuis l’espace
public ou agricole.
- Gérer le stationnement par petites
poches entrecoupées d’espaces
plantés. En implantation contiguë
à une voie, les parkings seront
séparés des voies publiques par
une bande plantée qui masquera
les véhicules stationnés.
- Intégrer les stationnements
par des plantations d’essences
locales en cohérence avec le
milieu naturel proche (cf. palette
végétale) :
. massifs de vivaces, massifs
arbustifs bas et arbres de moyen à
grand développement au sein du
parking sous forme d’arbres isolés
ou de bosquets. Les structures
arborées privilégieront 3 essences
principales et agrémenteront
les stationnements de manière
aléatoire.
. haies variées d’essences locales
en frange des stationnements.
- Prévoir des liaisons douces
bien identifiées et sécurisées,
en utilisant de préférence des
revêtements perméables. Un
accompagnement végétal de
ces cheminements est souhaitable
sous forme de bosquets, de haies
basses, ou de bandes plantées.
le cahier des recommandatio
limiter l’imperméabilisation de
^ Parking en pavés à joints gazon - La
Mer (33)
EXEMPLES DE TRAITEME
STAT
+ Prescriptions sur les revêtements d
apporter dans les carnets des recom
Parking en pavé à joints gazon
La Couarde-sur-Mer (17)
- L’imperméabilisation des sols est à
limiter. Pour cela, il est souhaitable
de minimiser l’emprise des voiries
et de privilégier l’utilisation de
revêtements de sol perméables
(sablé, terre-pierre engazonnés)
ou partiellement perméables
(stationnements à joint gazons).
^ Exemple de traitement permettant
l’intégration des stationnements et
l’imperméabilisation modérée du sol © ASP
Voie de desserte
Poches avec revêtements
perméables (pavés à joint
gazon...)
Paysagement avec deux
strates végétales : haute et
moyenne ou basse (strate
arborée et arbustive - cf
palette végétale)
8
^ Exemple de traitement permettant l’intégration des
stationnements et l’imperméabilisation modérée du sol
^ Parking en sablé - Aix-en-Provence (13) ^ Parking en sablé - Pornic (44)
^ Parking en sablé - Bouaye (44) ^ Parking en sablé - Rivedoux (33)
ENTS D’HOTELLERIE DE PLEIN AIR
?
Parking en sablé
Aix-en-Provence (13)
Les stationnements
PLAN LOCAL D’URBANISME INTERCOMMUNAL DE L’ILE DE RE – Cahier des recommandations DOC
^ Exemple de traitement permettant l’intégration de
stationnements et l’imperméabilisation modérée du
/ AIRES DE STATIONNEMENT
Les aires de stationnement seront intégrées
afin de minimiser leur présence visuelle
depuis l’espace public.
Les principes suivants permettent de
poursuivre cet objectif:
gérer le stationnement par petites poches
(3 à 7 places) entrecoupées d’espaces
plantés,
Végétaliser par la plantation d’essences
choisies en cohérence avec le milieu
naturel proche (cf. palette végétale dans
le cahier des recommandations),
limiter l’imperméabilisation des sols.
^ Parking en ^ Parking en sablé - Pornic (44)
EXEMPLES DE TRAITEMENT D’AIRES DE
STATIONNEMENTS :
DISPOSITIONS APPLICABLES AUX EQUIPEMENTS D’HOTELLERIE DE PLEIN AIR
Parking en sablé
Pornic (44)PTT CLONE & Ti At
| Fra
né Le
98 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
^Exemple de stationnements vélos en bois
^ Exemple de stationnements en silos -
Nantes
STATIONNEMENT VELOS
- Prévoir du stationnement pour
les vélos en utilisant du mobilier en
cohérence avec le site : mobilier
en bois de type arceau, anneau,
appui-vélo, barre.
STATIONNEMENT EN SOCLE
OU SOUS-TERRAIN
Le stationnement visiteur étant
consommateur d’espace, le
principal objectif est de réaliser
des aménagements économes
en foncier.
- Privilégier une gestion verticale
du stationnement : en socle ou en
silos.
- Réaliser des équipements
ayant une insertion urbaine et
architecturale de qualité et
adaptée au contexte.a,
&
ere
en,
nas”
99 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019Se
Set
des,
Eee
ones 100 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
3 ACCUEILLIR, ABRITER,
DÉVELOPPER
SON ACTIVITÉ
.Les commerces
.Les bâtiments artisanaux
.Les équipements
.Les bâtiments agricoles
.Les cabanes ostréicoles
.Les cabanes salicoles
.Les jardins familiaux
.L’hôtellerie de plein-air
(camping)
.Les stationnements
.LES INSTALLATIONS TEMPORAIRES
DE PLAGE
.Les terrasses du port de Saint-
Martin-en-Ré\
101 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Les installations temporaires de plage
LES CABINES DE BAIN
MATÉRIAUX
Le matériau préconisé est le
bois à l’exception des toitures
qui peuvent être en tôle. Les
bardages sont en bois naturel et
posés verticalement.
COULEURS
L’utilisation de bois naturel ou
des couleurs blanches ou vives est
préconisé. Chaque cabine devra
compter 2 couleurs maximum.
LES PISCINES
MATÉRIAUX
Les matériaux recommandés
pour l’habillage extérieur des
piscines sont : les ganivelles en
bois, le bardage en bois posés
verticalement, la tôle.
COULEURS
Les teintes préconisées sont le
bois naturel et les couleurs neutres
et mates.
LES INSTALLATIONS AUTRES
QUE LES CABINES DE BAINS
ET PISCINES
MATÉRIAUX
Le matériau préconisé est le
bois à l’exception des toitures qui
peuvent être en tôle.
Le bois devra être utilisé naturel.
COULEURS
Les teintes préconisées sont
le bois naturel et les couleurs
neutres et mates. Les couleurs
vives et brillantes sont vivement
déconseillées.
LES ENSEIGNES
L’objectif est de limiter les
enseignes à une seule par
installation:
- si l’enseigne est installée sur un
bâtiment, elle est de préférence
installée sur le bardage (et non sur
la toiture), avec une taille limitée
à 1m². Les lettres peuvent être
peintes ou découpées avec une
hauteur de 30cm maximum.
- si l’enseigne n’est pas installée
sur un bâtiment, elle peut prendre
la forme d’un drapeau ou d’un
fanion, avec une taille limitée à
1m². Elle est de préférence installée
à moins de 3m de hauteur.
^Exemple d’installation de plage
La Bernerie-en-retz (44) © ASP
E L’ILE DE RE – Cahier des recommandations Novembre 2018 DOCUMENT DE TRAVAIL
LES
is à
re en
. Les
ence
aturel
is à
re en
posés
el ou
uleurs
INSTALLATIONS TEMPORAIRES DE PLAGE
> LES PISCINES
- Matériaux
Les matériaux recommandés pour l’habillage
extérieur des piscines sont: les ganivelles en
bois, le bardage en bois posés verticalement,
la tôle.
- Couleurs
Les teintes préconisées sont le bois naturel
et les couleurs neutres et mates.
^ Exemple d’installation de plage – La Bernerie-en-Retz (44)Se
Set
des,
Eee
ones 102 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
3 ACCUEILLIR, ABRITER,
DÉVELOPPER
SON ACTIVITÉ
.Les commerces
.Les bâtiments artisanaux
.Les équipements
.Les bâtiments agricoles
.Les cabanes ostréicoles
.Les cabanes salicoles
.Les jardins familiaux
.L’hôtellerie de plein-air
(camping)
.Les stationnements
.Les installations temporaires de
plage
.LES TERRASSES DU PORT DE SAINT-
MARTIN-EN-RÉLS
a,
are
or
103 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Les terrasses du port de Saint-Martin-en-Ré
INTRODUCTION
La Commune de SAINT-
MARTIN DE RE a engagé, en 1996,
la restructuration complète des
quais et de leurs terrasses.
Ce projet de grande a été
réalisé à l’image de la qualité
patrimoniale des lieux.
La qualité d’un site résulte
autant de sa tenue que de
l’existence d’un beau paysage.
L’exploitation commerciale,
par nature, exige toujours plus
en surfaces, en matériel, en
signalisation, etc ... ; il convient
donc de poser les limites
communes à tous les exploitants
pour préserver la simplicité urbain
et faire preuve d’équité dans le
traitement des espaces.
L’occupation du Domaine
Public est accordée à titre
précaire et révocable.
L’occupation du Domaine
Public, qui est le plus souvent
saisonnière, a été conçue dans
un esprit de transparence, pour
maintenir, avant tout, la lecture de
l’architecture des façades, avec
l’obligation de pouvoir replier
toutes les structures de stores,
bannes, hors saison.
La qualité et la simplicité des
matériaux, l’harmonisation
générale, doivent conférer au
port sa «monumentalité» résultat
du dépouillement et de l’unité
des matériaux, en reprenant les
orientations données par la Zone
de Protection du Patrimoine
Architectural, Urbain et Paysager
(Z.P.P.A.U.P.) qui en a fait un
site protégé, à respecter tout
particulièrement.
CADRE DES PRESCRIPTIONS
Tous les éléments non
préconisés dans les articles qui
suivent, sont déconseillés (hors
éléments liés à la sécurité ou à
l’usage des bateaux ; dans ces
derniers cas, le modèle - forme,
matériau, couleur, dimensions
- seront soumis à l‘avis de
l’Architecte des Bâtiments de
France).
LES ENSEIGNES
Rappel : les pré-enseignes
(enseignes non apposées sur
l’établissement d’exploitation)
ne sont pas compatibles avec
la mise en valeur des devantures
commerciales.
Il est préconisé une enseigne
drapeau et une enseigne en
bandeau par façade. Leur
position doit être située à une
hauteur inférieure à l’appui de
fenêtre du premier étage.
Seules sont préconisées :
- la réalisation d’inscriptions sur les
stores-bannes, sur la bordure de
façade, ou perpendiculaire à la
façade,
- les inscriptions sur les coupe-vent
en verre, avec une hauteur de 25
cm maximum et placées sur une
seule ligne.
LES GLACIERES ET BANCS
D’ECAILLERS
LES APPAREILS DE DISTRIBUTION
AUTOMATIQUE
L’installation de glacières
mobiles et de bancs d’écaillers
démontables, en saison, ne pourra
être mise en oeuvre qu’après
l’établissement d’un dossier
de demande d’autorisation
précisant:
- la taille
- la forme
- la couleur
Les éléments mobiles seront
strictement implantés dans la
bande des 3 mètres.
Leur hauteur ne doit pas dépasser
1 m 30 ; leur protection doit être
incluse dans la structure.
Il ne sera pas mis en oeuvre
d’auvent de protection.
Les appareils de distribution
automatique posés à demeure
sur le Domaine Public ou en saillie
de l’alignement des façades sont
déconseillés.0,20 x 0,13
0,20 x 0,18
0,20 x 0,21
0,20 x 0,24
0,15 x 0,22
0,15 x 0,18
0,15 x 0,12
0,15x 0,16
0,15 x 0,10
0,21 x 0,12
0,21 x0,19
0,21x0,18
0,21x0,15
0,21 x 0,14
0,18x0,18
0,18 x 0,12
0,18 x0,15
0,18 x0,31
104 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
LES SOLS
Les sols des espaces publics
des quais de Saint-Martin de Ré
seront réalisés en pierre naturelle.
Tous les éléments rapportés,
tels que caillebotis en bois, sont à
éviter.
Il sera utilisé, en fonction des
caractéristiques des secteurs
et des utilisations, les matériaux
suivants :
- le pavé granit de
récupération, de format 0, 16 x 0,
18 environ
- le pavé calcaire toutes faces
sciées, avec arêtes vieillies et
usure de surface irrégulière et
patinée, de sections (voir tableau
ci-dessous :)
LE MOBILIER URBAIN DU
PORT
Les éléments rapportés pour
l’usage du port, la protection
des espaces piétonniers
et des terrasses, seront similaires
sur tous les quais, pour préserver
l’homogénéité des lieux.
LES POUBELLES
Le modèle communal, à ce
jour : Ref. S.42 de chez Guyon SA
(en acier avec revêtement poudre
polyester cuite au four, couvercle
standard et seau intérieur - Coloris
Bronze RAL 8019) est vivement
préconisé, pour homogénéité
souhaitée du mobilier hurbain.
LA SIGNALISATION ROUTIERE
Elle devra être réduite au
strict minimum réglementaire. Les
implantations seront réfléchies
en fonction des perspectives sur
le Port et les façades, pour ne
pas trop perturber les ensembles
monumentaux.
Le type sera de genre « réduit »
et de même aspect pour tous les
panneaux concernés.
- sur les aires piétonnières : le pavé
calcaire toutes faces sciées, de
sections :
0, 15 X 0, 15 X 0,08
0, 18 X 0, 15 X 0,08
0,24 X 0, 15 X 0,08
avec arêtes vieillies et usure de
surface irrégulière et patinée sauf
pour la surface pour les terrasses.
- des dalles calcaires en pieds de
façades, de même type que les
terrasses décrites ci-dessus.
-des pavés Canada sur la base de
ceux existant sur le Port.
La pierre calcaire sera lavée
régulièrement en particulier en
début de pose, pour accélérer la
formation du calcin.
Les fixations des pare-vent et
haubannages des bannes (par
platine) devront être réalisés sous
la pierre, ou seront démontables
hors saison.; 220, 250
| 5 e
+
k . At LL _ Il 1
BORNE BORNE DU PORT : n
BITE FONTE (protection terrasses) BORNE PIERRE
COTE PORT
+ 2.00_ t
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20
105 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
LES BANCS
Le modèle actuel, dont certains
sont en place sur le Passage de
l’ilot, n’est pas satisfaisant. Un
modèle spécifique devra être mis
en place, soit sur la base d’une
structure métal contemporaine,
soit sur la base d’un banc ton
pierre calcaire, suivant profil ci-
contre. précaire et révocable.
LES BORNES
On distinguera plusieurs
modèles :
- les anciennes bites d’amarrage
en fonte (cylindres verticaux) qui
seront toutes conservées, dans la
mesure du possible.
- les nouvelles bornes métalliques
de quais, supports de chaînes,
dont la section est ci-contre
définie et dessinée (a).
- les petites bornes métalliques de
protection des terrasses, amovibles
ou non, dont le modèe est décrit
et dessiné ci-dessous - dessin (b).
(la couleur de référence est le RAL
7010).
- les bornes pierre, de gabarit
simple (cube chanfreiné ou faces
éclatées) :
* calcaire
* granit éclaté
pourront être mises en oeuvre
dans certains espaces, suivant le
dessin ci-contre.
Source : ancien POS - Saint-Martin-en-Ré21m
39 2180
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106 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
LES STORES
- Un store en toile, placé au-dessus
des baies (ou entre tableaux,
selon le bâtiment concerné) est
préconisé. Il ne peut en aucun
cas être le prétexte à la réalisation
d’une structure pouvant être
fermée (véranda).
- Le store de chaque façade
commerciale devra être
décomposé en autant d’éléments
que les façades concernées ;
chaque emprise parcellaire devra
être visible ; sont déconseillés
les d’éléments en continu, sur
plusieurs façades, même s’il s’agit
d’une même propriété.
- La largeur d’emprise maximum
conseillée, au droit de la façade,
est fixée à 3 mètres.
- Les stores doivent être
obligatoirement repliables en
façades.
Les éléments doivent être
indépendants des structures
des coupe-vent fixés
perpendiculairement à la façade.
LES COULEURS DES STORES
Les couleurs des toiles sont
unies (sans rayures).
Les couleurs préconisées des
stores sont :
- Le BLANC ou BLANC-
CASSE-CREME
- le GRIS (ou beige-
pierre) et GRIS
COLORES
- les BLEUS PASTELS
- les VERTS PASTELS
(Véronèse, gris-vert).
Les couleurs vives, tels le bleu-
marine, le jaune, le rouge, le vert
sont déconseillées.
LES PORTE-MENUS
La mise en place de porte-menus
et l’aspect de ceux-ci sont soumis
aux conditions expresses ci-
dessous.
En premier lieu, leur mise en
place est soumise à autorisation.
Leur emplacement sera
obligatoirement dans la bande
amodiable, pour ne pas gêner la
circulation piétonne.
Leur nombre sera réglementé :
la règle de base est de 1 porte-
menus pour une terrasse mais, si la
terrasse a une largeur de façade
supérieure à 20 m, 2 peuvent être
tolérés ; les emplacements seront
prévus dans l’aménagement
des terrasses (il n’y aura pas de
modification possible).
Le gabarit retenu pour ces porte-
menus est de l m 70 de hauteur et
de 60 cm de largeur maximum.
Leur dessin sera sobre, sans forme
agressive, afin de conserver à ces
porte-menus un aspect discret.
Il est conseillé d’utiliser des
matériaux en harmonie avec le
site : bois, métal de préférence.
Source : ancien POS - Saint-Martin-en-Réa ä
2 Ë la façade. . £
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3m max s
Engravure dans la façade !
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Fixations dans le soi
107 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
LES COUPE-VENT
- Les coupe-vent seront
positionnés exclusivement
perpendiculairement à la façade.
- Tout élément supplémentaire
rapporté parallèlement à la
façade, ou placé au droit du
store, est déconseillé, quel que soit
le matériau.
- Les coupe-vent seront réalisés
en verre transparent, blanc (non
coloré ni fumé) sur toute leur
largeur et leur hauteur.
- La dimension maximum en
largeur est de 3 mètres.
- La dimension maximum en
hauteur est de 2 mètres 10 cm.
- Les structures de verre seront
fixées par encastrement sur des
rails, eux-mêmes encastrés dans
le sol
Les structures seront fixéees dans
des profilés métal qui seront
encastrés ou scellés dans les
façades suivant la nature du
parement.
- Les lettres en applique (collées
ou sérigraphiées) pour signaler le
commerce, uniquement, pourront
être mises en oeuvre sous réserve
que leur hauteur soit de 25 cm
maximum et placées sur une seule
LE MOBILIER DES TERRASSES
Il n’a pas été fixé de dessin
spécifique pour des modèles
particuliers.
Les seuls matériaux préconisés
sont : le bois, le rotin, la toile.
Les surfaces plastifiées des tables
sont tolérées.
Sont fortement déconseillés :
- Le P.V.C. pour les structures des
chaises et tables
- Les jardinières
- Les candélabres (éclairage
extérieur sur pied).
Sont recommandés les éclairages
discrets, individuels pour chaque
table.
- Les parasols doivent être en
toile beige ou grège, sur plan
carré ou rond, ou légèrement
rectangulaire, sur mât central
de préférence ; leur dimension,
en longueur et largeur ne doit
pas dépasser 3,50 m par unité. Ils
doivent être indépendants les uns
des autres.
Les publicités, ou toutes
inscriptions, sont déconseillés sur
les parasols.
L’ECLAIRAGE DES TERRASSES
- Les candélabres sur pied ne
sont pas préconisés sur l’espace
amodiable.
- L’installation de spots ou
appliques sera mise en oeuvre :
. sous les stores,
. sur les façades, en applique
de manière discrète, sur la base
d’éléments simples et de qualité
(métal/verre) ; les modèles leur
nombre est soumis à autorisation.
On évitera les boules sur socle,
ou tout autre matériel dont les
références ne sont pas adaptées
au site spécifique du Port.
Source : ancien POS - Saint-Martin-en-Ré4 PALETTE DES COULEURS ET
MATÉRIAUX
.Les menuiseries
.Les bardagesRÉ
R
,
_
_es
au
es, TR rs 110 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
4 PALETTE DES
COULEURS ET
MATERIAUX
.LES MENUISERIES
.LES BARDAGES— Es
111 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Les menuiseries
La couleur des constructions
participe tout autant que la
proportion des volumes et
la composition des façades
à la qualité des paysages.
L’architecture traditionnelle de l’Ile
de Ré présente sur ce plan un très
bon exemple de qualité visuelle et
d’harmonie. Si les toitures offre une
grande simplicité de couleur ocre
rosé avec la présence dominante
de la tuile canal, les menuiseries
se déclinent sur un nuancier
de gris et de vert. La teinte des
enduits de façade est elle plus
subtile, allant de l’ocre au blanc
pur, largement utilisé depuis ces
dernières décennies.
Références issues de la palette
réalisée par le CAUE (Conseil
d’Architecture, d’Urbanisme et de
l’Environnement)
MATERIAU
Sur un bâtiment ancien, l’usage
du bois est toujours préférable. Il
permet la respiration naturelle de
l’ouvrage et l’emploi de peintures
nuancées.
La section bien plus importante
des montants en P.V.C. diminue
d’autant les surfaces vitrées,
entraîne un changement
inesthétique dans les proportions
des carreaux et crée une
étanchéité à l’air incompatible
avec la construction ancienne.
PRÉPARATION
Le décapage, lorsqu’il
s’agit d’ouvrages anciens, devra
être effectué avec une attention
particulière : c’est souvent de
cette façon que se repèrent
les traitements et les tonalités
antérieurs.
LES FENÊTRES
Les fenêtres de l’île de
Ré concervent une teinte proche
de celle de la pierre calcaire et
des enduits, se déclinant autour
du bnac cassé ou de la couleur
crème :
RAL 1013
RAL 9001
RAL 1015
^ Fenêtre , contrevents et lambrequin
SAinte-Marie-de-Ré © ASP
^ Fenêtres et contrevents
La Flotte-en-Ré © CdC112 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
LES PORTES, PORTES
VITRÉES, CONTREVENTS,
PORTAILS ET GRILLES
La couleur des contrevents et
des portes représente l’apport
principal de polychromie et donne
par le contraste avec les enduits
de façade, un caractère unique à
cette architecture modeste.
CONSTRUCTIONS ENDUITES AVEC/
SANS MODENATURES
Plusieurs nuances de la gamme
des verts se retrouvent dans
les couleurs traditionnellement
employées sur l’île. Du vert
très soutenu, presque noir du
cupressus, au gris-vert pâle de
l’arroche marine en passant par
le vert fougère, ces couleurs en
se patinant perdent leur brillant et
leur opacité, elles se délavent et
donnent à la fois une grande unité
et une grande variété aux villages.
RAL 6028
RAL 6021 RAL 6032
RAL 6005
RAL 6016
RAL 6003
RAL 6009
RAL 6000
RAL 7040 dit «Gris Fenêtre»
RAL 7035 dit «Gris Clair»
RAL 7005 dit «Gris Souris»
CONSTRUCTIONS AVEC PAREMENT
EN PIERRE DE TAILLE
Est préconisée sur ces façades
de grande qualité architecturale,
une teinte gris clair, pouvant
être déclinée du gris clair au gris
moyen.
Traditionnellement, le coloris gris
clair des volets était réservé aux
maisons avec façade entièrement
en pierre de taille des armateurs
protestants sur les ports de La Flotte
et St Martin de Ré (obtenu avec
blanc d’Espagne et charbon de
bois).113 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
RAL 9017
RAL 9001
RAL 7005
LES BARDAGES BOIS
Pour les bardages bois, on
privilégiera les essences de bois
imputrescibles comme le mélèze,
le douglas, le châtaignier...
Ils seront laissés naturels ou peints
selon les tientes suivantes :
RAL 7040
RAL 7035
RAL 7005
RAL 9001
LES BAIES ATELIERS,
PORTES FENÊTRES ET BAIES
VITRÉES (SEULEMENT POUR
LES FAÇADES NON VISIBLES
DU DOMAINE PUBLIC)
Pour ces baies de grandes
dimentions sont préconisées les
teintes suivantes :
Les bardages5 PALETTE VÉGÉTALE
.Les plantes autorisées
.Les plantes interditesRE
Le
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116 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
5 PALETTE VÉGÉTALE
.LES PLANTES AUTORISÉES
.Les plantes interditesI
117 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
5 PALETTE VÉGÉTALE
Les plantes autorisées
L’objectif est de conserver et
de trouver une unité d’ensemble,
en privilégiant des essences
traditionnelles, notamment pour
les plantations structurantes du
paysage : arbres de haut jet
qui émergent au-dessus des
constructions, arbustes constituant
les haies et formant le premier
plan de certains paysages bâtis
ou non. Les essences présentées
ci-après sont à privilégier.
L’emploi des végétaux est à ajuster
en fonction de chaque type de
paysage (marais, boisement,
plaine…), en privilégiant les
essences locales :
- Dans le marais, les essences
à utiliser sont de préférence le
tamaris, l’arroche de mer ou le
figuier.
- Les espaces boisées accueillent
des essences telles que le pin
maritime, le chêne vert (plantés en
retrait des habitations), l’arbousier,
le mimosa ou le fusain.
- Dans la plaine, la plantation
d’arbres fruitiers est encouragée.
Des plantations basses (arbustes
bas, vivaces) plus libres peuvent,
trouver place dans les jardins
derrière les clôtures.
Les plantes adaptées aux sols
secs (plantes xérophiles) sont
encouragées, notamment pour
limiter l’arrosage (pâquerette des
murailles, valériane, graminées
(pennisetum…), rose trémière,
perovskia, pittospore, sauges
vivaces et arbustives, arbousier,
pin, chêne vert…). Les plantes
gourmandes en eau nécessitant
un arrosage régulier (arrosage
intégré…) sont à éviter.
POUR LES ESPACES PRIVÉS :
STRATE ARBUSTIVE
- troène commun (Ligustrum
vulgare)
- genet d’Espagne (Spartium
junceum)
- argousier (Hippophae
rhamnoides)
- prunellier (Prunus spinosa)
- fusain d’Europe (Euonymus
europaeus)
- arbousier (Arbutus unedo)
- tamaris (Tamarix gallica)
- nerprun alaterne (Rhamnus
alaternus)
- arroche marine (Atriplex
halimus)
- églantier (Rosa sp.)
- cornouiller (Cornus sp.)
- lilas (Sirynga vulgaris)
STRATE ARBORÉE
> ARBRES ISOLÉS
- chêne vert (Quercus ilex), car
traditionnel sur l’île : petit arbre
convenant aux parcelles de
250/300m²
- le chêne pubescent (Quercus
pubescens), le pin maritime
(Pinus pinaster), le pin parasol
(Pinus pinea) sont déconseillés
dans les petits jardins < 300m²
(port trop important, racines
traçantes…). Ils doivent être
éloignés systématiquement des
habitations, des murs et des voies
publiques.
> VERGERS
Essentiellement des espèces
et variétés cultivées pour leur
production de fruits comestibles.
- figuier (Ficus carica)
- amandier (Amygdalus
communis)
- pommier (Malus sp.)
- cerisier (Cerasus sp.)
- pêcher (Persica vulgaris)118 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
- abricotier (Anneniaca vulgaris)
- prunier (Prunus sp.)
- poirier (Pyrus communis)
- noyer (Juglans regia)
STRATES ARBUSTIVE ET
HERBACÉE
> VIVACES TAPISSANTES
- pervenche (Vinca minor)
- géraniums (Geranium
macrorrhizum ‘Spessart‘,
Geranium cantabrigiense
‘Biokovo)
- lierre tapissant (Hedera algerian
‘Bellecour’)
- aspérule odorante (Galium
odoratum)
- liriopes (Liriope spicata, Liriope
muscarii)
> VIVACES (TOUFFES ET BULBES) ET
ARBUSTES BAS
- ail d’ornement (Allium
aflatunense ‘Purple Sensation’ ou
Allium sphaerocephalon)
- anémone (Anemone x hybrida
‘Honorine Jobert‘)
- valériane (Centranthus ruber)
- Tellima grandiflora
- lavande (Lavandula
angustifolia)
- acanthe (Acanthus mollis)
- agapanthe (Agapanthus
praecox)
- sauge arbustive ou vivace
(Salvia uliginosa, Salvia jamensis,
Salvia grahamii)
- pennisetum (Pennisetum
alopecuroides ou Pennisetum
hameln)
- canche cespiteuse
(Deschampsia cespitosa)
- carex (Carex grayi ou Carex
morrowii)
- perovskia (Perovskia atriplifolia)
- hortensia (Hydrangea
arborescens ‘ Annabelle’,
Hydrangea quercifolia....)
- deutzia (Deutzia gracilis)
- spirée (Spiraea thunbergii, …)
- pittospore (Pittosporum tobira
‘Nana’)
…
> POUR LES PLANTATIONS EN PIED
DE MUR
- iris (Iris sibirica ‘Snow Crest‘,Iiris
sibirica ruffled velvet, Iris sibirica
‘Snow Queen‘, Iris sibirica ‘Weisser
Orient‘…)
- ail d’ornement (Allium
aflatunense ‘Purple Sensation’ ou
Allium sphaerocephalon)
- géraniums (Geranium
macrorrhizum ‘Spessart‘,
Geranium cantabrigiense)
- acanthes (Acanthus hungaricus,
Acanthus mollis)
- carex (Carex grayi, Carex
foliosissima ‘Irish Green‘)
- fougères (Dryopteris)
- bergenia (Bergenia cordiflora)
- pâquerette des murailles
(Erigeron karvinskianus)
- alchémille (Alchemilla mollis)
- achillées (Achillea millefolium)
- anémone (Anemone x hybrida
‘Honorine Jobert‘)
- valérianes (Valeriana officinalis,
Centranthus ruber)
- campanule (Campanula
muralis)
- sauges (Salvia uliginosa, Salvia
jamensis, Salvia grahamii)
- roses trémières (Alcea rosea ou
Alcea ficifolia)
> PLANTES GRIMPANTES
- rosier grimpant
- chèvrefeuille (Lonicera henryi) -
persistant
- jasmin (Trachelospermum
jasminoides) - persistant,
(Jasminum officinale) - caduc
- clématite (Clematis ‘Jackmanii
superba’) - caduc, (Clematis
armendii) - persistant
- glycine (Wisteria sinensis)
- faux-jasmin (Solanum
jasminoides) - semi-persistant
- hortensia grimpant (Hydrangea
petiolaris) - semi-persistant
POUR LES MASSIFS ARBORÉS:
- pin parasol (Pinus pinea),
à la condition de l’éloigner
systématiquement des voies
publiques et des murs
- pin d’Alep (Pinus halepensis)
- pin maritime (Pinus pinaster)
- chêne vert (Quercus ilex),
- chêne pédonculé (Quercus
robur),
- chêne pubescent (Quercus
pubescens),
- frêne commun (Fraxinus
excelsior),
- frêne à feuilles étroites angustifila
(Fraxinus angustifolia),
- frêne à fleur (Fraxinus ornus)
POUR LES PLANTATIONS
D’ALIGNEMENT:
- marronnier (Aesculus
hippocastanum)
- tilleul (Tillia sp.)
- erable (Acer sp.), mais
éviter l’erable négundo
fondamentalement invasif
- chêne
- frêne119 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
P la nte s autorisée s
t roène commun (Ligustrum vulgare)
genet d’espagne (Spartium junceum)
arbousier (Arbutus unedo)
t amaris (Tamarix gallica)
églantier (Rosa sp.)
cornouiller (Cornus sp.)
pin marit
pin paras
argousier (Hippophae rhamnoides)
prunellier (Prunus spinosa)
fusain d’europe (Euonymus europaeus)
sureau noir (Sambucus nigra)
nerprun alaterne (Rhamnus alaternus)
arroche marine (Atriplex halimus)
l ilas (Sirynga vulgaris)
chêne vert (Quercus ilex)
chêne pubescent (Quercus pubescens)
pin d’ale
marronie
t illeul (T
Plantes autorisées120 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
pin maritime (Pinus pinaster)
pin parasol (Pinus pinea) figuier
f ruitie rs a mandier
noyer
bescens)
pin d’alep (Pinus halepensis)
marronier (Aesculus hippocastanum)
t illeul (Tillia sp.) erable (Acer sp.)
pommier c erisier
pêcher a bricotier
prunier poiriera,
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121 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019es
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122 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
5 PALETTE VÉGÉTALE
.Les plantes autorisées
.LES PLANTES INTERDITES123 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Les plantes interdites
(voir quelques illustrations pages
suivantes)
- bambou, tous genres et espèces
- herbes de la pampa (Cortaderia
selloana)
- canne de provence (Arundo
donax)
- laurier palme ou laurier cerise
(Prunus laurocerasus)
- ailanthe (Ailanthus altissima)
- robinier faux accacia (Robinia
pseudaccacia)
- baccharis ou séneçon du cap
(Baccharis halimifolia)
- yucca (Yucca gloriosa)
- cotonéaster, toutes espèces
- pyracantha, toutes espèces
- buddleya de david (Budleya
davidii)
- griffes de sorcière (Cortaderia
selloana)
- chalef (Elaeagnus sp.), toutes
espèces
- gaura (Gaura lindheimeri)
- cheveux d’ange (Nassella
tenuissima = Stipa tenuissima)
- fausse vigne vierge
(Parthenocissus quinquefolia)
- phytolaque ou raisin
d’amérique (Phytolaca
americana)
- renouée du Japon (Reynoutria
japonica)
- renouée de sakhaline
(Reynoutria saccalinensis)
- morelle du cap (Solanum
aviculare)
- verge d’or (Solidago
canadensis)
- peupliers (Populus sp.), toutes
espèces
- thuya, toutes espèces, en raison
de leur mode de croissance et
leur aspect paysager
- cyprès de Leyland, en raison
de sa faible résistance aux vents
littoraux
- pin noir (Pinus nigra), en raison
de sa très grande sensibilité vis à
vis des chenilles processionnaires
du pin, très allergisantes.
- séneçon du Cap (Senecio
inaequidens)124 CARNET DE RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES ET PAYSAGÈRES/ ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
Aire de mise en Valeur de l’Architecture et du Patrimoine de la commune de Sainte-Marie-de-Ré PONANT Stratégies Urbaines
P la nte s interdites
bambou, tous genres et espèces
herbes de la pampa (Cortaderia selloana)
canne de provence (Arundo donax)
l aurier palme (Prunus laurocerasus)
ailanthe (Ailanthus altissima)
r obinier faux accacia (Robinia pseudaccacia)
baccharis (Baccharis halimifolia)
Yucca (Yucca gloriosa)
cotonéaster, toutes espèces
pyracantha, toutes espèces
buddleya de david (Budleya davidii)
griffes de sorcière (Cortaderia selloana)
chalef (Elaeagnus sp.), toutes espèces
gaura (Gaura lindheimeri)
cheveux d’ange (Stipa tenuissima)
fausse vigne vier
phytolaque (P
r enouée du J
r enouée de sak
morelle du ca
Plantes interdites125 CARNET D E R E COMMANDATIONS A R CHITECTURALES E T P A Y S A G È R E S / ILE DE RÉ - PLU INTERCOMMUNAL / APPROBATION – DECEMBRE 2019
31
davidii)
ria selloana)
es espèces
ssima)
fausse vigne vierge (Parthenocissus quinquefolia)
phytolaque (Phytolaca americana)
r enouée du Japon (Reynoutria japonica)
r enouée de sakhaline (Reynoutria saccalinensis)
morelle du cap (Solanum aviculare)
Verge d’or (Solidago canadensis)
peupliers (Populus sp.), toutes espèces
t huya, toutes espèces
cyprès de l eyland
pin noir (Pinus nigra)
Plantes interdites