Offres
API
Connexion
Documents similaires
Acte - canicule depliant
unknown - Dépliant canicule
Acte - depliant canicule
unknown - fusion pdf affiche et fiche inscription
unknown - depliant canicule 2015
unknown - 2025 06 29 ORANGE Canicule
Acte - depliant canicule 2017
unknown - depliant canicule 2015
unknown - 2025 0629 Vigilance Orange Canicule
Acte - depliant canicules fortes chaleur
Acte - affiches et depliants canicule fusionnes
Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Saint-Maixant.
Lien du pdf (Acte - affiches et depliants canicule fusionnes)
Thèmes du document : Handicap et inclusivité, Santé, Vieillesse,
Canicule,
fortes chaleurs
Protégez-vous avant
les premiers effetsQuels sont les effets de la chaleur ?
Fatigue
inhabituelle
Maux
de tête
Crampes
Propos
incohérents
Fièvre > 38°C Vertiges /
Nausées
BON À SAVOIR
À partir de 65 ans ou en situation de handicap, je peux
bénéficier d’un accompagnement personnalisé. Il me suffit
de contacter ma mairie ou mon Centre Communal d’Action
Sociale (CCAS).
Si vous voyez quelqu’un victime
d’un malaise, de propos incohérents
ou de fortes fièvres, appelez le 15.Comment me protéger ?
Je prends
des nouvelles
des plus fragiles
Je me mouille
le corps
Je privilégie des
activités douces
ATTENTION
Je suis particulièrement concerné si je suis enceinte,
si j’ai un bébé ou si je suis une personne âgée.
Si je prends des médicaments : je demande conseil
à mon médecin ou à mon pharmacien.
Je reste au frais
chez moi ou dans un lieu rafraîchi
Je bois de l’eau
sans attendre d’avoir soif
Je ferme les volets
et fenêtres
J’évite de boire
de l’alcool
Je mange frais
et équilibréEn cas de malaise, APPELEZ LE 15
La canicule, c’est quoi ?
Il fait très chaud.
Cela dure 3 jours ou plus.
La température ne descend
pas la nuit, ou très peu.
DT08-337-23DE
POUR EN SAVOIR PLUS : 0 800 06 66 66* (appel gratuit)
https://sante.gouv.fr
www.meteo.fr pour consulter la météo
et la carte de vigilance
*Canicule info service au 0800 06 66 66, appel et service gratuits. Ouvert uniquement pendant les périodes de fortes chaleurs.DT08-285-21A –
Pour plus d’informations :
0 800 06 66 66 (appel gratuit)
meteo.fr • #canicule
EN CAS DE MALAISE,
APPELEZ LE 15
RESTEZ AU FRAIS BUVEZ DE L’EAU
NAUSÉES CRAMPES MAUX DE TÊTE
N’attendez pas
les premiers effets
des fortes chaleurs.
Protégez-vous
*Canicule info service au 0800 06 66 66, appel et service gratuits.
Ouvert uniquement pendant les périodes de fortes chaleurs.Pendant les fortes chaleurs
Protégez-vous
RESTEZ AU FRAIS BUVEZ DE L’EAU
Évitez
l’alcool
Mangez en
quantité suffisante
Fermez les volets et fenêtres
le jour, aérez la nuit
Mouillez-vous
le corps
Donnez et prenez des
nouvelles de vos proches
Préférez des activités
sans efforts
EN CAS DE MALAISE,
APPELEZ LE 15
Pour plus d’informations :
0 800 06 66 66 (appel gratuit)
meteo.fr • #canicule
DT08-338-22A –Les enfants, notamment ceux âgés de moins de cinq
ans, constituent des populations à risque d’accidents
graves, tels que le coup de chaleur ou la déshydratation rapide.
Ces pathologies, potentiellement sévères, en particulier chez le
nourrisson ou si elles sont associées à une pathologie sous-jacente,
sont pour partie évitables par la prévention. Les professionnels
de santé peuvent réduire les conséquences sanitaires des fortes
chaleurs par une information adaptée à l’état de santé de l’enfant
et aux conditions de vie des familles et par la mise en œuvre de
mesures préventives, au domicile et sur le lieu garde de l’enfant.
REPÈRES POUR VOTRE PRATIQUE
Repères pour
votre pratique
SANTÉ PUBLIQUE FRANCE / PRÉVENIR LES RISQUES LIÉS AUX FORTES CHALEURS CHEZ L’ENFANT 1
PRÉVENIR LES RISQUES LIÉS AUX FORTES
CHALEURS CHEZ L’ENFANT
Critères de vulnérabilité
Pathologie ou traitement médicamenteux Conditions de vie
Pertes hydriques cumulées avec la perte liée
à la chaleur : diarrhée, vomissements
Protection du soleil déficiente
(absence de volets ou de rideaux occultant)
Fièvre Température intérieure du logement > 28° C
Présence d’une pathologie chronique (asthme, mucoviscidose,
drépanocytose, maladies rénales et cardiaques chroniques,
autisme, pathologies neurologiques et psychiatriques…)
Absence d’eau potable ou approvisionnement en
boissons non disponible
Situation de handicap
Traitement médicamenteux au long cours
En dehors du jeune âge, certains enfants sont particulièrement vulnérables à la chaleur en raison de la présence de pathologies, de traitements médicamenteux ou en lien avec leurs conditions de vie.
Au cours de l’été 2019, 1 646 enfants âgés de moins de six ans ont été pris en charge par un service d’urgence hospitalière pour une pathologie en lien avec la canicule. Une déshydratation a été le principal motif de consultation (60% des passages) et a nécessité une hospitalisation dans trois quarts des cas. Le coup de chaleur représentait 40% des passages et a rarement nécessité une hospitalisation (7%). Les fortes chaleurs contribuent aussi à une augmentation des noyades.
Pourquoi les enfants sont-ils vulnérables aux fortes chaleurs ?Avant une vague de fortes chaleurs,
quels conseils donner aux parents ?
• Faire le point sur l’aménagement du domicile
- S’assurer du bon fonctionnement des stores,
volets, rideaux
- Envisager la possibilité d’aménager la pièce la
plus fraîche pour l’enfant
- En l’absence de possibilité d’aménagement du
domicile, envisager de séjourner dans un autre
logement frais : famille, amis…
• S’assurer qu’ils disposent du matériel
nécessaire pour rafraichir et protéger l’enfant
- Aérosol(s) d’eau
- Ventilateur(s) en état de marche
- Vêtements adaptés (légers, amples, de couleur
claire)
• Leur demander de vérifier la boîte à
pharmacie
- Thermomètre médical (non frontal car non
fiable en cas de pathologie liée à la chaleur)
- Paracétamol
- Solution de réhydratation orale (SRO)
- Pour les enfants sous traitement au long
cours, vérifier sur les notices les modalités de
conservation et les risques éventuels en cas de
fortes chaleurs. Au moindre doute, demander
conseil au prescripteur ou au pharmacien
Pour en savoir plus : canicule et produits
de santé (Agence nationale de sécurité des
médicaments)
Pendant une vague de fortes chaleurs,
quels conseils donner aux parents ?
• Limiter l’augmentation de température de
l’habitation
- En journée, laisser les fenêtres et les volets
(rideaux, stores…) fermés
- Éviter d’utiliser des appareils chauffants,
y compris pour la cuisine
- Dès que la température extérieure est
inférieure à la température intérieure : ouvrir
les fenêtres et faire des courants d’air en
laissant ouvertes, les persiennes
Pour éviter les défenestrations accidentelles,
rappelez de ne jamais laisser, même quelques
secondes, un enfant seul près d’une fenêtre
ouverte ou sur un balcon.
• Comment limiter autant que possible
l’exposition de l’enfant aux fortes chaleurs
A l’intérieur
- Garder l’enfant dans la pièce la plus fraîche
du domicile
- Laisser les bébés en simple couche et, les
plus grands, en sous-vêtements (sans les
recouvrir d’un drap ou d’une couverture)
- Privilégier les activités calmes, tout en évitant
une surexposition aux écrans. En l’absence de
rafraîchissement possible dans l’habitation,
on peut conseiller de passer plusieurs heures
par jour dans un lieu public frais proche de
son domicile, voire de séjourner dans un autre
logement (famille, amis...)
En extérieur
- Éviter d’être dehors avec l’enfant aux
heures les plus chaudes de la journée,
particulièrement s’il s’agit d’un nourrisson.
Préférer les sorties le matin avant 11 heures
ou le soir après 21 heures
- Si une sortie se fait en journée, conseiller
aux parents de vêtir l’enfant légèrement en
préférant des vêtements amples, légers,
de couleur claire, couvrant, sans oublier
un chapeau à large bord, des lunettes de
soleil avec une protection adaptée et de la
crème solaire (indice de protection élevé)
sur les zones découvertes, rester à l‘ombre
le plus possible. Protéger les bébés dans
les poussettes ou les porte-bébés dorsaux
des rayons directs du soleil. Pour les bébés
en porte-bébés éviter l’enfouissement des
voies aériennes supérieures (nourrissons
de moins de 4 mois). Éviter les activités
physiques aux heures chaudes de la journée
En voiture
- Prévoir d’emporter pour tout déplacement
en voiture des quantités d’eau suffisantes
Rappeler aux parents qu’un jeune enfant ne
doit jamais être laissé dans une pièce mal
ventilée ou un véhicule, même pendant une
très courte durée.
• Rafraîchir l’enfant régulièrement
Proposer des bains tièdes (de l’ordre de 2°C
de moins que la température corporelle)
fréquemment dans la journée sans sécher
l‘enfant. Penser à mouiller les vêtements,
SANTÉ PUBLIQUE FRANCE / PRÉVENIR LES RISQUES LIÉS AUX FORTES CHALEURS CHEZ L’ENFANT 2pulvériser de l’eau sur le visage et le corps avec
un aérosol d’eau. Favoriser l’évaporation de
cette eau par un léger courant d’air (éventail,
ventilateur...)
Rappeler aux parents qu’un enfant ne doit
jamais rester sans surveillance, même
quelques instants, pendant un bain ou une
baignade. La surveillance doit être assurée par
un adulte responsable.
• Hydrater
- Pour l’enfant au sein exclusif, l’allaitement à
la demande apporte l’hydratation suffisante.
La composition du lait maternel s’adapte ;
rappeler toutefois à la mère de bien s’hydrater
- Dans les autres cas (substitut de lait maternel,
alimentation diversifiée), lui proposer de
l’eau à boire régulièrement même si l’enfant
ne manifeste pas sa soif : au moins toutes
les heures dans la journée et au moment
des réveils la nuit. L’eau est la seule boisson
indispensable. L’eau du robinet convient pour
l’hydratation des nourrissons et des enfants,
sauf interdiction communale. Elle peut être
proposée au biberon, à la tasse ou au verre. Il
faut éviter les boissons sucrées, dont les jus de
fruits, nectars et sodas, mêmes lights
• Adapter l’alimentation
- Conserver l’alimentation habituelle de l’enfant,
avec toutes les familles d’aliments, y compris
les produits laitiers, comme le yaourt qui
est source d’hydratation. Pour les fruits et
légumes, privilégier ceux qui sont riches
en eau (pastèque, melon, fraises, tomate,
concombre…). Des soupes froides peuvent être
proposées
Dans le coup de chaleur, les mécanismes
qui contribuent normalement à la régulation
thermique sont inopérants. La température
corporelle augmente rapidement, pouvant
dépasser 40°C. L’hyperthermie peut
s’accompagner de troubles de la conscience
(somnolence ou au contraire, irritabilité,
agitation inhabituelle) et d’une pâleur.
Chez le jeune enfant, le coup de chaleur est
principalement lié à une exposition prolongée
à des températures ambiantes élevées :
expositions prolongée au soleil ou en endroits
clos (voiture, pièce mal ventilée…).
Canicule et pollution atmosphérique
Si la vague de chaleur intervient en même temps
qu’une alerte à la pollution atmosphérique, la
lutte contre la chaleur est prioritaire.
Les parents doivent continuer à provoquer des
courants d’air aux heures les plus fraiches.
Les enfants atteints de pathologies cardiaque ou
respiratoire sont particulièrement sensibles à
la pollution atmosphérique. Les parents doivent
être avertis que :
• Le traitement habituel doit être
scrupuleusement suivi
- Les traitements à suivre en cas de crise ainsi
que leur ordonnance (et le carnet de santé de
l’enfant) doivent être emportés sur les lieux de
vacances et de loisirs
- La dyspnée favorise les pertes hydriques
et l’intolérance digestive de gravité
supplémentaire
- Une consultation rapide s’impose en cas de
gêne respiratoire inhabituelle
Canicule et Covid
- Chez l’enfant, ne pas retarder la prise en
charge des pathologies favorisées par la
chaleur qui constituent le plus grand risque à
cet âge
- Bien respecter les mesures barrières pendant
l’examen clinique avec port du masque
chirurgical par le soignant, lavage des mains
avant et après, y compris pour l’appréciation
au doigt de l’humidité gingivo-jugale pour
différencier coup de chaleur et déshydratation
Consignes de surveillance et premiers
gestes en cas de complications liées
aux fortes chaleurs
• Fièvre
- La mesure de la température doit être
envisagée en présence de signes d’alerte
(abattement, diminution de réactivité,
comportement anormal, signes digestifs)
- En cas de température supérieure à 38°C, le
paracétamol est à privilégier (pas d’ibuprofène
ou d’aspirine) dans l’attente d’un avis médical,
en respectant le dosage et les intervalles de
prise
SANTÉ PUBLIQUE FRANCE / PRÉVENIR LES RISQUES LIÉS AUX FORTES CHALEURS CHEZ L’ENFANT 3SOURCES
— Recommandations sanitaires du plan national canicule 2014 - Haut Conseil de santé publique
— Avis du Haut Conseil de santé publique relatif à la gestion de l’épidémie de Covid-19 en cas d’exposition de la population à des vagues de chaleur - 6 mai 2020
• Diarrhée
- En cas de diarrhée, la perte d’eau (et de sels
minéraux) majorée par la transpiration peut
nécessiter une réhydratation intense
- Plus l’enfant est jeune, plus la déshydratation
peut évoluer rapidement vers un déséquilibre
métabolique majeur pouvant aller jusqu’à la
défaillance multiviscérale
- Pour les moins de deux ans, la réhydratation
orale passe par le lait maternel - en veillant
que la mère s’hydrate bien elle-même - ou
une SRO fraiche (pour être mieux acceptée),
donnée à volonté, sans restriction et sans la
mélanger à un autre liquide (ni jus, ni sirop).
Pour les plus grands des potages salés ou
toute autre boisson peuvent être utilisés, à
condition d’une diversification des produits
• Vomissements
- Une réhydratation peut être tentée à domicile
en proposant une SRO en la fractionnant
(petites quantités fréquentes, par exemple
10 à 20 ml toutes les 10 à 15 minutes). Si
les vomissements persistent (plus de 2 à 3
heures) ou en cas de signes de déshydratation
débutante, une consultation en urgence
s’impose
- Une réhydratation intraveineuse pourra être
administrée en cas de perte de poids supérieur
à 10%
Consignes en cas de signes d’alerte
ou de signes de gravité
En cas de signes d’alerte (fièvre ≥ à 38°C,
respiration ou pulsations cardiaques rapides,
somnolence ou agitation inhabituelle, soif
intense avec une perte de poids (>5 %), urines
moins fréquentes et plus foncées), les parents
doivent :
- mettre l’enfant dans une pièce fraîche
- lui donner à boire (SRO) ou le lait maternel si
l’enfant est au sein
- d’appeler sans tarder un médecin ou amener
l’enfant aux urgences
En cas de signes de gravité (troubles de la
conscience, refus ou impossibilité de boire,
couleur anormale de la peau, fièvre > à 39°C),
appeler immédiatement le SAMU en composant
le 15
Conseiller aux parents de consulter
www.ameli.fr/assure/sante/urgence/
pathologies/deshydratation
S’INFORMER ET INFORMER DES RISQUES SUR SON TERRITOIRE
— Avis de vigilance orange ou rouge relayés par les médias radiotélévisés : Prévisions Météo France - Site Officiel de Météo-France - Prévisions gratuites à 15 jours sur la France et sur le monde
— Chaque jour le ministère des solidarités et de la santé met en ligne la liste des départements pour lesquels un risque est identifié : Canicule et fortes chaleurs - Ministère des Solidarités et de la Santé (solidarites-sante.gouv.fr)
— Canicule Info Service 0800 06 66 66 (appel gratuit depuis un poste fixe). Du 1er juin au 15 septembre, du lundi au samedi de 8 heures à 20 heures (au minimum), en cas de vigilance orange.
— www.santepubliquefrance.fr/determinants-de-sante/climat/fortes-chaleurs-canicule/outils
Document destiné aux professionnels de santé - Etat des connaissances : juin 2021 - Réf. W-3035-001-2106Pourquoi la personne âgée est-elle particulièrement à risque ?
En plus de la fragilité liée aux maladies chroniques, à la perte d’autonomie et aux médicaments, la personne âgée présente une capacité réduite d’adaptation à la chaleur, caractérisée par une réduction :
- de la perception de la chaleur,
- des capacités de transpiration,
- de la sensation de soif,
- de la capacité de vasodilatation du système capillaire périphérique
limitant la possibilité d’augmentation du débit sudoral en réponse à la chaleur.
De plus, la personne âgée a souvent une fonction rénale altérée, qui nécessite une vigilance parti- culière pour maintenir un équilibre hydro-électrolytique correct. Il s’agit alors plus de prévenir une hyponatrémie de dilution (par hypercompensation des pertes de faible volume) que l’apparition d’une déshydratation.
Fortes chaleurs
prévenir les risques sanitaires
chez la personne âgée
Document destiné aux professionnels de santé - Etat des connaissances : mars 2015
Rappel de physiopathologie : la place prépondérante de la thermolyse par évaporation(1)
- Par temps chaud, chez un adulte en bonne santé, les pertes de chaleur se font au niveau de la peau par deux mécanismes principaux : l’évacuation passive de la chaleur cutanée (le débit cardiaque augmente et apporte plus de volume à rafraîchir à la surface de la peau) et, le plus important, l’évacuation active par évaporation sudorale (la sueur produite rafraîchit le corps quand elle s’évapore à la surface de la peau). C’est donc l’évaporation de la sueur qui refroidit, et non sa production. Cette évaporation nécessite beaucoup d’énergie. En cas de vague de chaleur, le mécanisme par évaporation devient presque exclusif et assure 75 % de la thermolyse (versus 20 % en « temps normal »), à condition que la personne soit capable de produire de la sueur et de l’évaporer : il ne faut donc pas qu’elle soit déshydratée et il faut que l’air qui l’entoure soit aussi sec que possible au contact de la sueur. C’est le rôle joué par des ventilateurs, des éventails, qui améliorent l’évaporation sudorale en chassant la vapeur d’eau produite.
- Chez la personne âgée, le nombre de glandes sudoripares est diminué, du fait de l’âge. En cas de vague de chaleur (diurne et nocturne), ces glandes sont stimulées en permanence. Au bout de quelques jours, elles « s’épuisent » et la production de sueur chute. La température corporelle centrale augmente, du fait, essentiellement, d’une réduction des capacités de thermolyse par évaporation. Ce phénomène est accentué par le fait que l’énergie demandée est alors importante et dépasse les capacités d’une personne âgée, souvent malade...
En cas de vague de chaleur, la personne âgée est exposée à des pathologies diverses dont la plus grave est le coup de chaleur (forme d’hyperthermie) et ce, d’autant plus qu’elle présente souvent des risques de vulnérabilité (existence de maladies chroniques, prise de certains médicaments, perte d’autonomie). Ces pathologies graves surviennent par anomalie des phénomènes de régulation de la température corporelle. Il s’agit donc avant tout d’assurer une PREVENTION EFFICACE (rafraîchir, éventer, hydrater, nourrir) pour éviter l’apparition de pathologies graves liées à la chaleur.
1- Lavallart B., Bourdon L., Gonthier R., Dab W. Pathologies consécutives à une exposition prolongée à la chaleur. Rev. Prat. 2004 ; 54 : 1298-304.
Repères pour
votre pratiquePrincipaux facteurs de risques à prendre en
compte :
Individuels
• Grand âge, dépendance ou invalidité, isole-
ment social, précarité, désocialisation.
• Méconnaissance des mesures de prévention,
tenue vestimentaire inadaptée, consommation
d’alcool.
• Présence de certaines pathologies chro-
niques et prise de certains médicaments pou-
vant interférer avec l’adaptation de l’orga-
nisme à la chaleur (cf. ci-contre), antécédents
de troubles liés à la chaleur.
• Troubles de la mémoire, troubles mentaux,
troubles du comportement, difficultés de
compréhension et d’orientation, etc.
Environnementaux
• Habitat difficile à rafraîchir (dernier étage
d’un immeuble, logement mansardé, im-
meuble à toit plat, grandes baies vitrées, mau-
vaise isolation, absence de volets ou de stores,
absence de climatisation).
• Environnement urbanisé (asphalte, pas
d’ombre...), pas de possibilité d’accès à un lieu
rafraîchi pendant la journée.
En pratique, avant la vague de chaleur,
recommander aux personnes âgées
vulnérables de :
- se signaler à la mairie de leur domicile afin que les
services sociaux puissent organiser des visites régu-
lières (par des bénévoles et/ou des professionnels)
en cas de forte chaleur ;
- indiquer sur un document mis en évidence près
du téléphone les coordonnées des personnes réfé-
rentes (famille, médecin traitant, auxiliaire de vie,
service de soins, etc.) ;
- rendre facilement accessibles les derniers docu-
ments médicaux (ordonnances, résultats d’analyse,
comptes rendus, etc.).
Principales maladies chroniques susceptibles
de décompenser en cas de canicule et/ou mé-
dicaments associés à risque
• Maladies psychiatriques : en particulier les
patients traités par neuroleptiques, agonistes
sérotoninergiques, antidépresseurs tricycliques
ou médicaments altérant la vigilance (benzo-
diazépines notamment) . Vigilance particulière
pour les psychotropes (neuroleptiques et anti-
dépresseurs), a fortiori en association à un diu-
rétique ;
• Maladies neurologiques : maladie de Parkin-
son et en particulier les patients traités par des
antiparkinsoniens anticholinergiques ; maladie
d’Alzheimer et troubles apparentés ;
• Pathologies cardiovasculaires : en particulier
les patients traités par des médicaments ayant
une influence directe sur la volémie (diuré-
tiques, inhibiteurs de l’enzyme de conversion
de l’angiotensine, antagonistes des récepteurs
de l’angiotensine II) et ceux traités par des
agents anti-arythmiques ;
• Pathologies endocriniennes : en particulier
diabète, hyperthyroïdie, hypercalcémie, insuffi-
sance surrénalienne ;
• Pathologies uro-néphrologiques : en particu-
lier insuffisances rénales chroniques non termi-
nales (notamment les patients sous diurétiques),
personnes dialysées, lithiase ;
• Autres médicaments à risque : les anti-
inflammatoires non stéroïdiens (aspirine, AINS
classiques et inhibiteurs de la COX-2), les
antihistaminiques H1 (en particulier les déri-
vés des phénothiazines), les anti-spasmodiques
anticholinergiques à visée digestive ou urinaire.
Pour toute information liée aux médicaments, voir aussi le
site de l’ANSM : http://ansm.sante.fr
Source : Plan canicule et ses recommandations.
Quel est le rôle du professionnel de santé ?
Avant la vague de chaleur
Identifier les personnes âgées les plus vulnérables
Pendant la vague de chaleur
Prévenir l’apparition d’une pathologie grave liée à la chaleur
L’objectif est de mettre en œuvre, en amont, une série de mesures simples pour éviter la constitution d’un tableau grave (à ce stade, il serait alors souvent trop tard pour intervenir). Se rappeler qu’il existe un décalage temporel entre le ressenti de l’adulte en bonne santé et celui de la personne âgée. Savoir que, en cas de forte chaleur, quand vous éprouvez un inconfort, la personne âgée, qui ne la perçoit pas encore, est peut-être déjà en difficulté.En pratique, les médicaments
- Réévaluer l’intérêt de chacun des médicaments en
termes de bénéfice-risque individuel, supprimer tout
médicament qui apparaît soit inadapté, soit non
indispensable, en tenant compte de la pathologie
traitée, du risque de syndrome de sevrage et d’effets
indésirables ; en particulier, faire très attention chez
le sujet âgé à l’association de médicaments néphro-
toxiques et à l’association d’un neuroleptique avec
un médicament anticholinergique.
- Recommander au patient de ne prendre aucun mé-
dicament, y compris les médicaments délivrés sans
ordonnance, sans l’avis d’un professionnel de santé.
http://ansm.sante.fr/
Pour en savoir plus :
- Le dossier canicule sur le site du ministère chargé
de la Santé http://www.sante.gouv.fr/canicule ;
- Les recommandations sanitaires du Plan national
canicule 2014, émises par le HCSP sur www.hcsp.fr
(rapport du 15 avril 2014).
Donner des conseils aux personnes âgées et à leur
entourage
u Limiter l’augmentation de température de l’habita-
tion
• Fermer les volets et les rideaux des façades exposées
au soleil. Maintenir les fenêtres fermées tant que la
température extérieure est supérieure à la température
intérieure. Ouvrir les fenêtres tôt le matin, tard le soir
et la nuit.
• Provoquer des courants d’air dans tout le logement
dès que la température extérieure est plus basse que la
température intérieure.
• Éviter d’utiliser des appareils électriques chauffants
(four...).
u Éviter les expositions à la chaleur
• Éviter de sortir aux heures les plus chaudes et rester
dans les pièces les plus fraîches du domicile. Eviter les
activités extérieures nécessitant des dépenses d’énergie
trop importantes (courses, jardinage, bricolage, sport...).
• En l’absence de rafraîchissement possible dans l’ha-
bitation, passer au moins deux ou trois heures par jour
dans un endroit frais, voire climatisé (grands magasins,
cinémas, lieux publics...).
• En cas de sortie, préférer le matin tôt (avant 11 heures)
ou le soir tard (après 21 heures), rester à l’ombre, por-
ter un chapeau d’été, des vêtements légers (coton) et
amples, de préférence de couleur claire (les personnes
âgées craignent souvent d’ôter leur gilet...).
u Se rafraîchir régulièrement, s’hydrater et adapter son
alimentation
• Se mouiller régulièrement la peau :
- appliquer des linges ou un gant humide(s) sur le visage, le
cou, les bras, les avant-bras, les jambes. Vaporiser de l’eau sur
le visage et les autres parties du corps à l’aide de brumisateurs
(éviter les appareils sous pression, trop coûteux ; préférer les
vaporisateurs, type repassage ou arrosage de plantes). Selon la
mobilité, prendre, si possible, des douches ou des bains frais,
sans se sécher ;
- favoriser l’évaporation de cette eau par un léger courant
d’air : éventail, ventilateur...
• Boire régulièrement sans attendre d’avoir soif et conti-
nuer à manger normalement (apports d’eau et de sel
suffisants) :
- boire environ 1,5 litre d’eau par jour. Eviter de boire ou de
manger « trop froid » : la sensation de soif s’atténue plus vite
en cas de consommation de boissons glacées ;
- éviter l’alcool, qui altère les capacités de lutte contre la cha-
leur et favorise la déshydratation ;
- diversifier l’apport d’eau : thé ou café frais (avec modéra-
tion), sirop très dilué dans de l’eau, soupes froides, compotes de
fruits, sorbets (préférables aux glaces, car plus riches en eau),
jus de fruits, fruits et légumes riches en eau (pastèque, melon,
fraises, pêches, tomates, courgettes et concombres), yaourts (un
yaourt hydrate aussi bien qu’un verre d’eau).
Attention à l’hyponatrémie de dilution : boire et
continuer à manger normalement. La production de
sueur engendre une perte en eau et en sel qui doit être
compensée. Ne pas oublier d’accompagner la prise de
boissons d’une alimentation variée, en fractionnant si
besoin les repas, pour maintenir le sel de l’organisme
(pain, soupes...).
• Aborder la question de l’incontinence urinaire avec la
personne âgée, qui pourrait être réticente à boire plus si
elle a ce type de problème.
u Éviter certains médicaments
• Les antipyrétiques (paracétamol, aspirine) sont inef-
ficaces pour traiter le coup de chaleur et potentiel-
lement délétères (peut aggraver l’atteinte hépatique
souvent présente).
• Les AINS (dont l’aspirine) sont particulièrement né-
phrotoxiques pour les patients déshydratés.
Réévaluer les traitements face à la situation
de fortes chaleurs
Attention, en aucun cas il n’est justifié d’envisager d’em-
blée et systématiquement une diminution ou un arrêt
des médicaments pouvant interagir avec l’adaptation
de l’organisme à la chaleur, sans s’être assuré que les
mesures hygiéno-diététiques appropriées ont été mises
en œuvre (rafraîchissement, aération, hydratation...) et
sans évaluation clinique et biologique préalable de l’état
d’hydratation.
Dépliants et affiches de conseils pour les patients
sont disponibles à l’Inpes
sur www.inpes.sante.fr, ou à commander gratuite-
ment par mail : edif@inpes.sante.fr
Surveiller l’état général
lors des visites
Les premiers signes d’alerte
Un des signes suivants :
perte de poids, crampes, absence d’urine depuis 5 heures,
sensation de malaise/étourdissement au lever
L’apparition de signes en rapport avec une pathologie
liée à la chaleur signe l’échec des mesures préventives.135-85714-DE
Le dépistage repose sur le frottis cervico-vaginal
Il est important de rappeler et d’expliquer aux femmes le « pourquoi » d
et efficace qui permet de diagnostiquer les lésions précancéreuses
transformation en cancer. Le frottis de dépistage est remboursé à 65
Attention :
En France, le test HPV seul n’est pas recommandé pour
le dépistage du cancer du col. La seule indication est le
résultat ASC-US (atypie des cellules malpighiennes de
signification indéterminée) lors d’un frottis.
Le dépistage : à poursuivre, à renforcer
Une meilleure couverture du dépistage permettrait de diminuer en
donc important de le proposer systématiquement à toutes les femme
Que faire en cas d’anomalies cytologiques du frottis ?
La patiente doit être adressée à un spécialiste pour contrôle et exam
Il est indispensable de s’assurer du suivi dans le cadre du parcours d
sur le site.
L’essentiel
• La vaccination contre les HPV est proposée aux filles
doses espacées de six mois.
• La vaccination de rattrapage est proposée jusqu’à 19
à trois doses.
• La vaccination contre les HPV ne protège pas de tout
ni de tous les cancers du col.
• Le plan de gestion des risques de l’ANSM et les donn
l’absence de complications significatives associées à
• Des frottis de dépistage doivent être réalisés régulièr
vaccinées ou non.
Rédaction : K. Chemlal (INPES) et I. Heard (Centre de référence HPV, Institut Pasteur).
Ont contribué à ce document : R. Ancelle-Park, D. Bessette, F. Billiaert, I. Chevalier, M. Cohen, F. De C. Jestin, O. Launay, X. Lesaffre, D. Lévy-Bruhl, I. Parent du Châtelet, H. Peigue-Lafeuille.
Pour en savoir plus
• Agence nationale du médicament et des produits de santé : www
• Haut Conseil de la santé publique : www.hcsp.fr
• Haute Autorité de santé : www.has-sante.fr
• Institut national du cancer : www.e-cancer.fr
• Site Internet d’information sur les papillomavirus humains : www
Ce document est disponible en téléchargement sur le site : www
La Haute A
réaliser un
femmes de
sans anoma
Remerciements : la SFGG, Pr Jean-Louis San Marco (Marseille), Dr Patrick Plaisance (Lariboisière Paris), commission scientifique SOS médecins, les professionnels de la DGS, de l’InVS, de l’ANSM, de l’Inpes.
135-42816-DE
Document réalisé dans le cadre du Plan canicule
Canicule Info Service
080 06 66 66
Appel gratuit depuis un poste fixe.
du 1er juin au 31 août septembre, du lundi au samedi
de 8 heures à 20 heures (au minimum)
Départements concernés
par une vague de chaleur
La préfecture met en place un numéro d’information téléphonique
départemental afin d’informer le public (localisation des lieux publics
rafraîchis, conseils de prévention...).
S’informer, informer et relayer
l’information
- Situation météorologique : Météo-France
www.meteofrance.com . Les avis de vigilance
orange ou rouge sont relayés par les médias
radiotélévisés.
- Niveaux d’alerte du plan canicule : ru-
brique alerte sanitaire du ministère de la Santé
www.sante.gouv.fr. Chaque jour, le ministère
met en ligne la liste des départements pour
lesquels un risque est identifié.
- Menaces sanitaires graves : DGS urgent. Ce
service du ministère de la Santé, réservé à tout
professionnel de santé détenteur d’un numéro
RPPs et/ou ADELI, permet de recevoir direc-
tement des messages électroniques, en temps
réel, sur la thématique « problèmes sanitaires
urgents ». Pour bénéficier de ce service (gra-
tuit), inscrivez-vous sur le site du ministère
https://dgs-urgent.sante.gouv.fr.
- Autorités sanitaires : de la même fa-
çon que vous signalez tout effet indésirable
grave ou inattendu susceptible d’être lié à la
prise d’un médicament au Centre régional
de pharmacovigilance dont vous dépendez
(coordonnées sur le site Internet de l’ANSM,
http://ansm.sante.fr ou dans le cahier complé-
mentaire du Dictionnaire Vidal®). Et n’hésitez
pas, si vous avez une présomption sérieuse de
menace sanitaire grave, de la signaler au méde-
cin inspecteur de santé publique de votre ARS.
sence d’une fièvre > 40°C orienteront vers un coup de
chaleur sans importante déshydratation associée. Dans
ce cas, on évitera donc toute réhydratation intensive
dans l’attente du bilan électrolytique.
Diagnostiquer les pathologies
graves liées à la chaleur
Deux urgences vitales, avec des symptômes et
une prise en charge spécifiques :
- la déshydratation grave (muqueuses sèches,
perte de poids, hypotension) nécessitant la
mise en place d’une réhydratation en urgence.
- le coup de chaleur (peau rouge sèche
contrastant avec muqueuses humides, tem-
pérature ≥ 40°C, troubles neurologiques cen-
traux, contractures musculaires) nécessitant
la mise en place d’une réanimation intensive
associée à une humidification cutanée par de
l’eau fraiche associée à une ventilation favo-
risant son évaporation.
Agir = refroidir rapidement et
contrôler les effets de l’hyperthermie
- Allonger, dévêtir, rafraîchir, hydrater, éventer...
- Faire le point et, selon l’évolution et la pré-
sence d’aidants (familiaux, professionnels),
discuter d’une hospitalisation.
- Pour une assistance devant un patient pré-
sentant une pathologie grave liée à la chaleur,
appeler le 15.
NB : Il est important de distinguer si le problème, au
premier plan est une déshydratation ou un coup de cha-
leur (même si les deux phénomènes peuvent coexister).
En effet, le risque est d’« hyperhydrater » une personne
souffrant de coup de chaleur : ceci est à la fois inutile et
potentiellement délétère surtout chez les personnes âgées
(risque d’hyponatrémie de dilution ou de surcharge hy-
drique).
Avant l’obtention du bilan biologique qui objectivera
ou non la déshydratation, l’absence de sécheresse de la
muqueuse gingivo-jugale, d’hypotonie oculaire et la pré-
Rappel : la déshydratation
Signes peu spécifiques chez la personne âgée. La
déshydratation globale (extra- et intracellulaire) est
la plus fréquente. L’hypotonie des globes oculaires
et la sécheresse de la muqueuse labiale (et non de
la langue, qui est sèche si la respiration se fait par
la bouche) sont les signes les plus évocateurs.
Déshydratation extracellulaire : hypotonie des globes ocu-
laires, perte de poids, hypotension, tachycardie, veines plates,
pli cutané persistant (peu spécifique chez la personne âgée),
protides et hématocrites augmentés...
Déshydratation intracellulaire : soif intense, sécheresse des
muqueuses, troubles neurologiques, hypernatrémie.Au cours de l’été 2019, 8 617 personnes âgées
de 15 à 74 ans ont été prises en charge par
un service d’urgence hospitalière pour une
pathologie en lien avec la canicule. Pour les
15-45 ans, l’hyperthermie est le principal
motif de recours aux urgences (64 %) alors
que l’hyponatrémie est responsable d’une part
croissante des passages aux urgences selon l’âge
(7 % pour les 15-44 ans ; 38 % pour les 45-64 ans
et 45 % pour les 65-74 ans). La déshydratation
représente environ un tiers des passages aux
urgences. En période caniculaire, les passages
aux urgences pour ces pathologies augmentent
fortement, plus particulièrement lorsque
l’épisode survient en début d’été.
Quelles sont les personnes
vulnérables en période de fortes
chaleurs ?
Les personnes ne pouvant transpirer
normalement sont à risque de coup de chaleur
et celles ne pouvant ajuster à temps leurs
apports hydriques et sodés sont à risque de
déshydratation en période de fortes chaleurs.
Il s’agit en particulier :
• de personnes présentant une maladie
chronique ou un traitement médicamenteux
au long cours
- Maladies psychiatriques et syndromes
dépressifs : patients traités par neuroleptiques,
agonistes sérotoninergiques, antidépresseurs
tricycliques ou médicaments altérant la
vigilance (benzodiazépines…). Vigilance pour les
neuroleptiques et les antidépresseurs, a fortiori
en association à un diurétique
- Maladies neurologiques : maladie de
Parkinson ; maladie d’Alzheimer et troubles
apparentés
- Pathologies cardiovasculaires : surtout
les patients traités par diurétiques,
inhibiteurs de l’enzyme de conversion de
l’angiotensine, antagonistes des récepteurs
de l’angiotensine II et/ou anti-arythmiques
- Pathologies endocriniennes : diabète,
hyperthyroïdie, hypercalcémie, insuffisance
surrénalienne
En dehors du grand âge, de nombreuses
pathologies et certaines conditions de vie
aggravent la vulnérabilité des personnes en
période de fortes chaleurs. Les professionnels
de santé peuvent en réduire les conséquences
sanitaires par une information adaptée à l’état
de santé ou aux conditions de vie des patients
et par la mise en œuvre de mesures préventives.
REPÈRES POUR VOTRE PRATIQUE
Repères pour
votre pratique
SANTÉ PUBLIQUE FRANCE / CANICULE ADULTE 1
CANICULE
ADULTES VULNÉRABLES- Pathologies uro-néphrologiques : insuffisance
rénale chronique non terminale (notamment
les patients sous diurétiques), personnes
dialysées, lithiase urinaire
- Pathologies cancéreuses
- Utilisation d’autres médicaments à risque :
anti-inflammatoires non stéroïdiens,
antihistaminiques H1 (surtout dérivés
des phénothiazines), antispasmodiques
anticholinergiques à visée digestive ou urinaire
- Handicap physique ou mental
- Infection, diarrhées, vomissements
- Difficultés dans l’observance des traitements
ou suivi médical défectueux
• de personnes adoptant des comportements
à risque
- Les sportifs (vêtement non adapté ou chaleur
avec ambiance humide et absence de vent,
surcharge pondérale, défaut d’entrainement,
antécédents de mauvaise tolérance à la
chaleur)
- Sous-estimation du besoin hydrique
(travailleurs, sportifs amateurs, problèmes
psychiatriques…)
- Consommation d’alcool ou de substances
toxiques
• de personnes occupant un milieu à risque
- Absence de volets ou de rideaux occultant au
domicile
- Température intérieure du logement > 28°C
- Habitation en étages sans ascenseur ou sous
les toits
- Exposition professionnelle à la chaleur
Le risque sera d’autant plus élevé que la
personne est isolée ou ne peut comprendre les
mesures de prévention
Rappel des pathologies graves
liées aux fortes chaleurs
Il existe deux pathologies liées à la chaleur :
déshydratation et coup de chaleur. Les deux
peuvent survenir dès les premiers jours de
chaleur et sont potentiellement mortels.
Les principales manifestations cliniques sont les
suivantes (des plus précoces au plus tardives) :
- déshydratation : oligurie (pas d’urine depuis
plus de 5h/urines foncées) sauf chez les
patients diabétiques où une polyurie survient
associée à une hyperglycémie, bouffées de
sueurs en buvant un verre d’eau/crampes,
fatigue/soif intense accompagnée d’une
sécheresse de la peau et des muqueuses,
pli cutané et/ou perte de poids et/ou
fatigue extrême, vertiges, tachypnée et/ou
somnolence, perte de connaissance
- coup de chaleur : bien-être général en
se passant les avant-bras sous un filet
d’eau, fatigue, maux de tête, nausée, peau
généralement rouge, chaude, sèche, beaucoup
plus rarement moite (contrastant avec une
muqueuse gingivo-jugale humide), le pouls
est rapide, température supérieure à 39° C,
et/ou maux de tête violents et/ou nausées
vomissements et/ou propos incohérents et/
ou perte de connaissance, convulsions. Une
atteinte respiratoire avec polypnée, qui peut
se manifester sous la forme d’un syndrome de
détresse respiratoire aiguë est possible ; de
même un syndrome de réponse inflammatoire
systémique ou une coagulation intravasculaire
disséminée peuvent s’observer. Le risque de
thrombose coronaire ou cérébrale est majeur,
particulièrement chez les personnes âgées
Devant les 1ers signes de déshydratation
(crampes, sensation de malaise au lever…),
mettre la personne au frais et faire boire
immédiatement même en l’absence de soif et
augmenter les boissons en maintenant une
alimentation normale. Adapter le cas échéant
le traitement médicamenteux habituel.
Devant les 1ers signes de réchauffement du
corps (bien-être en se passant les bras sous
l’eau…), mettre la personne au frais, augmenter
l’humidification et la ventilation de la peau.
Devant des signes tardifs (céphalée, fatigue
extrême, cernes sous les yeux, malaise,
désorientation perte de connaissance…), le risque
vital est engagé. Appeler le 15 (ou 114 pour
les malentendants). En attendant les secours,
rafraîchir le plus vite possible :
- coucher la personne et l’envelopper dans un
drap humide (à défaut l’asperger d’eau) ou
- au mieux lui donner une douche fraîche sans
l’essuyer
- faire le plus possible de ventilation (ventilateur,
courant d’air)
SANTÉ PUBLIQUE FRANCE / CANICULE ADULTE 2SANTÉ PUBLIQUE FRANCE / CANICULE ADULTE 3
- donner de l’eau fraîche si la personne est lucide
- les médicaments contre la fièvre (paracétamol,
aspirine) sont à éviter car inefficaces, voire
dangereux
Bien distinguer une déshydratation d’un coup
de chaleur pour ne pas « hyperhydrater » une
personne souffrant de coup de chaleur.
Devant l’absence de sécheresse de la
muqueuse gingivo-jugale, d’hypotonie
oculaire et la présence d’une fièvre > 40°C qui
orienteront vers un coup de chaleur, on évitera :
- toute réhydratation intensive dans l’attente
du bilan électrolytique
- l’utilisation de paracétamol qui est
possiblement mortel
L’hyponatrémie de dilution est fréquente
chez les personnes âgées et s’observe
notamment quand les recommandations
d’hydratation sont suivies par excès.
La présence de symptômes (asthénie,
nausées, vomissements) ou de signes
cliniques suggestifs (œdèmes chez les
insuffisants cardiaques et hépatiques) impose
le dosage de la natrémie. La présence des
symptômes neuropsychiatriques (léthargie,
état confusionnel, convulsions et coma) est
le signe d’une hyponatrémie aiguë sévère.
Canicule et pollution atmosphérique
Lors d’une alerte à la pollution atmosphérique,
la lutte contre la chaleur est prioritaire.
On conseille donc de continuer à provoquer
des courants d’air aux heures les plus fraîches.
Les personnes atteintes de pathologies
cardiaque ou respiratoire (asthme…) sont
particulièrement sensibles à la pollution
atmosphérique. Elles doivent être averties que :
- le traitement habituel doit être
scrupuleusement suivi
- une consultation rapide s’impose en cas de
gêne respiratoire inhabituelle
Canicule et Covid
La pathologie liée à la chaleur doit être le
diagnostic à poser en priorité.
Penser au port du masque et au lavage des
mains avant et aprés vérification de l’humidité
de la muqueuse gingivo-jugale pour différencier
coup de chaleur et déshydratation.
Avant une vague de fortes chaleurs,
quels conseils donner au patient ou
à son entourage ?
La prévention doit être mise en place précocement.
Elle doit s’appuyer sur des affiches visibles par
le plus grand nombre et sur des conseils oraux
adaptés.
Recommander de vérifier que l’accès à
un environnement rafraîchi est possible :
• Point sur l’aménagement du domicile
- S’assurer du bon fonctionnement des stores,
volets, rideaux
- Envisager la possibilité d’aménager la pièce
la plus fraîche
- En l’absence de possibilité d’aménagement
du domicile, envisager de séjourner dans un
autre logement frais : famille, amis…
• Point sur le matériel nécessaire pour
rafraîchir :
- Aérosol(s) d’eau
- Ventilateur(s) en état de marche
Au-delà des conseils de prévention sur
l’hydratation et le maintien au frais en période
de canicule, recommander :
- d’indiquer sur un document mis en évidence
près du téléphone les coordonnées des
personnes référentes (famille, auxiliaire de vie...)
- de rendre facilement accessibles les derniers
documents médicaux
- de se signaler à la mairie de leur domicile afin
que les services sociaux puissent organiser
des visites régulières en cas de forte chaleur :
• les personnes âgées de 65 ans et plus
résidant à leur domicile
• les personnes âgées de plus de 60 ans
reconnues inaptes au travail résidant à leur
domicile
• les personnes adultes handicapées
bénéficiant de l’un des avantages prévus au
titre IV du livre II du code de l’action sociale
et des familles [AAH, ACTP, carte d’invalidité,
reconnaissance de la qualité de travailleur
handicapé], ou d’une pension d’invalidité
servie au titre d’un régime de base de la
sécurité sociale ou du code des pensions
militaires d’invalidité et des victimes de
guerre, résidant à leur domicile).SOURCES
— Recommandations sanitaires du plan national canicule 2014 - Haut Conseil de santé publique
— Avis du Haut Conseil de santé publique relatif à la gestion de l’épidémie de Covid-19en cas d’exposition de la population à des vagues de chaleur - 6 mai 2020
Pendant une vague de fortes
chaleurs, quels conseils donner au
patient ou à son entourage ?
Dans la pratique, il faut s’hydrater et rester au
frais. Pour cela, recommander de :
- Maintenir fraîche l’habitation : fermer les
volets (rideaux, stores…) et les fenêtres le
jour. Les ouvrir lorsque que la température
extérieure est inférieure à la température
intérieure. Éviter d’utiliser des appareils
chauffants
- Éviter les expositions à la chaleur. Éviter de
sortir aux heures les plus chaudes. En l’absence
de rafraîchissement possible dans l’habitation,
passer plusieurs heures par jour dans des
lieux publics frais proche du domicile. Éviter
les activités extérieures (courses, jardinage,
bricolage, sport...). En cas de sortie, préférer le
matin tôt ou le soir tard, rester à l’ombre, porter
un chapeau d’été, des vêtements légers (coton)
amples et de couleur claire
- Se rafraîchir régulièrement, s’hydrater
et adapter son alimentation. Appliquer
régulièrement des linges humides ou vaporiser
de l’eau sur le visage et le corps à l’aide de
vaporisateurs, type arrosage de plantes.
Prendre, si possible, des douches ou des bains
frais sans se sécher ; favoriser l’évaporation de
cette eau par un léger courant d’air : éventail,
ventilateur... Boire régulièrement sans attendre
d’avoir soif (environ 1,5 l/jour) et continuer à
manger normalement. Éviter de boire ou de
manger « trop froid » : la sensation de soif
s’atténue plus vite en cas de consommation de
boissons glacées ; éviter l’alcool, qui altère les
capacités de lutte contre la chaleur et favorise
la déshydratation ; diversifier l’apport d’eau :
thé ou café frais (avec modération), soupes
froides, compotes de fruits, sorbets , fruits
et légumes riches en eau (pastèque, melon,
fraises, concombres…), yaourt (hydrate aussi
bien qu’un verre d’eau ou une eau gélifiée) pour
éviter l’hyponatrémie de dilution
- Éviter certains médicaments : paracétamol
aspirine anti-inflammatoires non stéroïdiens
(dont l’aspirine) particulièrement
néphrotoxiques pour les patients déshydratés
- Réévaluer les traitements face à la situation
de fortes chaleurs. Ne pas changer d’emblée
un traitement. En pratique, réévaluer l’intérêt
de chacun des médicaments ; faire très
attention chez le sujet âgé à l’association de
médicaments néphrotoxiques et à l’association
d’un neuroleptique avec un médicament
anticholinergique. Recommander de ne
prendre aucun médicament, y compris ceux
délivrés sans ordonnance, sans l’avis d’un
professionnel de santé
Pour en savoir plus, canicule et produits de
santé (Agence nationale de sécurité des
médicaments).
S’INFORMER ET INFORMER
— Avis de vigilance orange ou rouge relayés par les médias radiotélévisés P révisions Météo France - Site Officiel de Météo-France - Prévisions gratuites à 15 jours sur la France et sur le monde
— Mise en ligne chaque jour par le ministère des solidarités et de la santé de la liste des départements à risque Canicule et fortes chaleurs - Ministère des Solidarités et de la Santé (solidarites-sante.gouv.fr)
— Canicule Info Service 0800 06 66 66 (appel gratuit depuis un poste fixe). Du lundi au samedi de 8 heures à 20 heures (au minimum) en cas de vigilance orange.
— www.santepubliquefrance.fr/determinants-de-sante/climat/fortes-chaleurs-canicule/outils
Document destiné aux professionnels de santé -
Réf. W-3024-001-2105