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Document publié le Mardi 12 décembre 2023 par la commune de Luc.
Lien du pdf (PLU - Annexes - annexes sanitaire notice)
Thèmes du document : Eau et assainissement, Environnement, Aménagement du territoire,
1
SOMMAIRE
1.L’EAU POTABLE ............................................................................................................................................................... 2
1.1. Présentation du service ................................................................................................................................ 2
1.1.1. Usagers du service.................................................................................................................................................... 2
1.2. Ressources, réseau et équipements ............................................................................................................. 2
1.2.1.Situation et origine de la ressource ........................................................................................................................... 2
1.3.Projets en cours et perspectives d’amélioration et de diversification ........................................................................... 8
2. L’ASSAINISSEMENT DES EAUX USEES.............................................................................................................................. 8
2.1. Présentation du service ................................................................................................................................ 8
2.2. Usagers du service ....................................................................................................................................... 9
2.3. Etablissement industriel ............................................................................................................................... 9
2.4. Réseau et ouvrages .................................................................................................................................... 10
2.4.1. Bilan des réseaux et ouvrages ................................................................................................................................ 10
2.4.2. Linéaire de réseau .................................................................................................................................................. 10
2.4.3. Déversoirs d’orage et poste de refoulement........................................................................................................... 10
2.4.5. Stations d’épuration ............................................................................................................................................... 11
2.5. Projets en cours ......................................................................................................................................... 12
3. L’ASSANISSEMENT NON COLLECTIF .............................................................................................................................. 12
3.1 Les contrôles de 2011 .................................................................................................................................. 12
3.1.1 Les contrôles de conception et de réalisation .......................................................................................................... 12
3.1.2. Les contrôle de l’existant ....................................................................................................................................... 13
3.2 Nombre d’installation d’assainissement non collectif de 2002 à 2011 ......................................................... 13
4. L’ASSAINISSEMENT PLUVIAL ........................................................................................................................................ 13
5. L’ELIMINATION DES DECHETS ....................................................................................................................................... 14
5.1. Population et territoire desservi ............................................................................................................... 14
5.2. Organisation générale du service .............................................................................................................. 15
5.3. La collecte et le traitement des ordures ménagères .................................................................................. 16
5.4. La collecte et le traitement des produits recyclables ................................................................................. 16
5.5. Le réseau de 3 déchèteries intercommunales ........................................................................................... 182
1.L’EAU POTABLE
1.1. Présentation du service
La commune du Luc en Provence (9 400 habitants) est une ville au cœur du Var, au carrefour des principaux axes de communication du département. La Commune est couverte sur une grande partie de son territoire par un réseau d’alimentation en eau potable.
Ce réseau dépend du service public d’alimentation en eau potable de la Mairie du Luc en Provence. Le service public d’alimentation en eau potable est entièrement délégué à la société varoise d’Aménagement et de gestion (SVAG) au travers d’un contrat d’affermage prenant effet le 1er avril 2005 pour une durée de 10 ans.
Le Luc en Provence fait partie du Syndicat Intercommunal d’Adduction des Eaux de la source d’Entraigues, qui regroupe neuf collectivités : Saint Antonin, Lorgues, Taradeau, Le Thoronet, Le Luc, Le Cannet des Maures, Gonfaron, Les Mayons et la Garde Freinet. Le SIAA a pour vocation le secours en eau de ses communes adhérentes.
1.1.1. Usagers du service
2005 2006 2007 2008 2009 2010 N/N-1 Nombre total
d’abonnés
3 357 3 741 3 833 4 008 4 020 4 114 2.3 %
Domestiques ou
assimilés
3 357 3 741 3 833 4 001 4 015 4 406 2.3 %
Autres que
domestique
7 5 8 60.0 %
Nombre d’habitants
desservis total
(estimation)
7 282 9 000 8 936 8 936 8 825 8 919 1.1 %
En 2010, le réseau d’alimentation en eau potable dessert 8 916 habitants de la commune du Luc en Provence. Ceux-ci se répartissent en 4 114 abonnements. On constate une augmentation de 2.3 % du nombre de clients entre 2009 et 2010.
1.2. Ressources, réseau et équipements
1.2.1.Situation et origine de la ressource
L’alimentation en eau potable de la commune du Luc en Provence se fait actuellement à partir de 3 ressources :
-La source du Gamaton, située au niveau du parking Carnot au centre nord du village, - Le forage du Défens, implanté à flanc de colline au nord-ouest de l’agglomération,3
- Une interconnexion avec le Syndicat d’Entraigues qui trouve son origine à l’ouest de la commune de Vidauban.
Les deux captages sollicitent un aquifère de type karstique. L’alimentation en eau brute des fontaines du village est assurée par la source de Saint Antoine, située au sud de la source du Gamaton en bordure du Coudounier. Il existe en outre un forage de reconnaissance privé, réalisé au sud ouest du village au niveau du quartier de la Mascaronne. Il n’est à ce jour pas en exploitation.
1.2.2.Etat de la ressource
1.2.2.1.Caractéristiques de principale des ouvrages
La source du Gamaton est captée au niveau d’un puits de faible profondeur situé à une cote altimétrique d’environ 180 m. le forage du Defens (139 mètres de profondeur) est quant à lui situé à une cote altimétrique d’environ 225 mètres, avec un niveau statique à environ 53 m. L’eau provient dans les deux cas d’une nappe karstique et le forage du Défens se fait dans un environnement naturel, tandis que celui de Gamaton est situé dans un environnement urbain.
1.2.2.2.Aspect qualitatif
Les eaux contenues dans l’aquifère sollicité au niveau du forage sont globalement de bonne qualité. Elles sont de type bicarbonaté calcique et magnésienne. Les analyses régulières d’eau réalisées pour le compte de la Mairie du Luc font apparaitre une eau conforme à la règlementation en vigueur. D’un point de vue bactériologique, la ressource ne présente pas de germes pathogènes. Toutefois, une pollution aux matières fécales est ponctuellement constatée au niveau de la source du Gamaton qui présente en outre une forte vulnérabilité aux contaminations par les hydrocarbures compte tenu de son implantation en milieu urbain.
1.2.2.3 Aspect quantitatif
L’acquifère considéré est sollicité par un certain nombre de forages et captages pour des usages particuliers ou des besoins AEP des communes voisines. L’estimation des réserves de ces aquifère est comprise entre 3 et 20 millions de mètres cubes (BRGM 1985).
En 2007, le volume distribué annuel a été de 796 000 m3 avec :
- Environ 206 000 m3 issus du forage du Défens,
- Environ 270 000 m3 au niveau de la source du Défens,
- 320 000 m3 en provenance du Syndicat d’Entraigues (source VEOLIA eau)
Le volume d’eau produit par la Commune présente ainsi environ 60 % du volume annuel distribué (de l’ordre de 800 000 m3) ; l’alimentation en eau de la commune est majoritairement assurée par de l’interconnexion avec le Syndicat d’Entraigues créé pour cela.4
FORAGE DU DEFENS FORAGE DE GAMATON
Capacité de la
ressource une
année sèche
Capacité de la
ressource une
année normale
Capacité de la
ressource une
année sèche
Capacité de la
ressource une
année normale
Année 160 000 m3/an 185 000 m3/an 447 000 m3/an 460 000 m3/an Jour de pointe 710 m3/j 710 m3/j 1 290 m3/j 1 710 m3/j Eté (juillet/Août) 44 000 m3 44 000 m3 80 000 m3 106 000 m3 Débit de pompage
et autorisé 60 m3/h 125 m3/h Capacité des ressources selon le SDRAE du Var
2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Forage du
Défens
167 657 157 612 182 025 368 816 237 232 206 023 202 115 276 830 207 477
Forage du
Gamaton
388 162 447 917 452 179 214 328 329 500 269 465 408 309 355 923 405 160
Ressources
propres
555 819 605 529 634 204 583 144 566 732 475 488 610 424 632 753 612 637
Entraigues 241 290 221 527 264 910 319 404 254 618 321 542 233 768 290 893 247 574
TOTAL 797 109 827 056 899 114 902 548 821 350 797 030 844 192 923 646 860 211
Volumes produits sur la commune du Luc en Provence entre 2002 et 2010
Au cours des dernières années une tendance à la baisse du niveau piézométrique est observée, notamment au niveau de la source de Gamaton où l’appauvrissement de la ressource en période estivale tend à s’intensifier (source VEOLIA eau)
Le niveau de la nappe au niveau du pompage de Gamaton a fortement diminué depuis septembre 2007.
Sur le forage du Défens, il n’y a pas de problème de nappe et le pompage s’effectue 24h/24.
2006 2007 2008 2009 2010 N/N-1 Volume comptabilisé municipaux 23 136 14 751 24 217 38 912 36 800 - 5.4 % Bâtiment communaux 20 073 12 211 27 312 27 082 25 162 - 7.1 % Appareils publics 3 063 2 540 6 905 11 830 11 638 - 1.6 % Volume comptabilisé des autres
clients
423 105 496 841 458 878 486 808 513 221 5.4 %
Volume sans comptage 1 678 1 678 1 678 1 678 1 676 - 0.1 % Volume non facturé 1 678 1 678 1 678 1 676 - 0.1 % Volume consommé total (m3) 447 919 513 270 494 773 527 398 551 697 4.6 %
Répartition de volumes consommés par catégorie de client segmentation détaillée
1.2.3.Les interconnexions
Concernant l’alimentation en eau potable, la commune du Luc fait partie du Syndicat Intercommunal d’adduction de la Source d’Entraigues. Les neufs Communes composant le Syndicat : Le Luc en Provence, Gonfaron, La Garde Freinet, Le Cannet des Maures, Le Thoronet, Les Mayons, Lorgues, Saint Antonin, Taradeau, sont alimentées par des forages d’exhaure profonds et de surface, situés à la cote altimétrique de 75 mNGF.5
L’eau de ces forages est traitée à l’usine de traitement du Syndicat, située sur la commune du Cannet des Maures et transite dans des canalisations syndicales pour l’alimenter le réservoir du Vieux Cannet, à partir duquel la Commune du Luc en Provence est desservie. Les Canalisation syndicales traversent le territoire communal pour alimenter les communes de Gonfaron et des Mayons.
Le point de livraison de l’eau du Syndicat d’Entraigues se situe en limite de Commune entre le Luc et le Cannet des Maures, au niveau du compteur syndical. En période de pointe estivale, la Commune s’alimente 24h/24 par le Syndicat.
1.2.4.Le traitement
L’eau du Syndicat d’Entraigues étant déjà traitée lorsqu’elle arrive au niveau du point de livraison, les seuls ouvrages de traitement sur la commune sont des injections de chlore gazeux au niveau des forages du Défens et de Gamaton. Cet agent stérilisant est utilisé afin de prévenir les risques éventuels de pollution pouvant survenir lors du transport ou du stockage.
L’eau potable est ensuite distribuée par l’intermédiaire du réseau communal.
1.2.5.Equipements et réseaux
1.2.5.1.Les ouvrages
1.2.5.1.1. Les réservoirs
La commune dispose de trois ouvrages de stockage :
- Le réservoir du Bon Pin, composé de deux cuves d’une capacité de 100 m3, qui alimente le quartier des Muraires,
- Le réservoir de Vergeiras Haut, d’une capacité de 800 m3,
- Le réservoir de Vergeiras Bas ou réservoir St Antoine, d’une capacité de 500 m3,
Le tableau ci-après présente une synthèse des données des ouvrages de stockage sur la commune :
Nom Volume (m3) Cote radier (m) Cote trop plein (m) Réservoir du Bon Pin 2 x 100 m3 291 295 Réservoir de Vergeiras
Haut
800 231 237
Réservoir de Vergeiras Bas 500 196 200 Caractéristiques des ouvrages de stockage sur la Commune.
1.2.5.1.2. Les forages6
INSTALLATION DE PRODUCTION Capacité de production normale (m3/j) Forage du Défens 710 m3/j
Forage du Gamaton 1 710 m3/j
Synthèse des volumes de production des ouvrages
1.2.5.1.3. Les suppresseurs
Il existe deux ouvrages de pompage sur le réseau de la Commune :
- Le pompage de Bon Pin haut qui surpresse la distribution du réservoir de Bon Pin, - Le pompage de Bon Pin bas qui pompe l’eau du forage du Défens à Bon Pin.
SURPRESSEUR Débit nominal (m3/h)
Pompage du Bon Pin haut 2 x 8
Pompage du Bon Pin bas 2 x 22
Caractéristiques des ouvrages de pompage
1.2.5.1.4. Les ouvrages de régulation
Il existe quatre ouvrages de régulation sur le réseau de la commune du Luc, dont les caractéristiques sont reprises dans le tableau ci-dessous.
REGULATEUR Type Diamètre Consigne
Rue Méric Monostab DN 200 De 6.5 à 3.2 bars
Quartier Retraches Monostab DN 150 De 8.6 à 4.8 bars
Cimetière Monostab DN 150 HS
Canalisation syndicale au
niveau du compteur
Liébauds
Monostab DN 200 De 10.2 à 4.2 bars
Caractéristiques des ouvrages de régulation de la commune7
1.2.5.1.5.Le réseau de distribution
1.2.5.1.5.1.Les secteurs de distribution
Sept compteurs de sectorisation ont été mis en place en 2006. Il s’agit de compteurs de type Voltex qui ont été équipés de tête émettrices.
SITE Equipement de comptage Caractéristiques de la canalisation
Site 1 : Méric 1 compteur mécanique (C1) Fonte 200 mm Site 2 : Appolinaire 1 compteur mécanique (C2) Fonte 150 mm Site 3 : Cabasse 1 compteur mécanique (C3) Fonte 150 mm Site 4 : Bon Pin 1 compteur mécanique (C4) Fonte 100 mm Site 5 : Liébauds 1 compteur mécanique (C5) Fonte 200 mm Site 6 : Retraches 1 compteur mécanique (C6) Fonte 150 mm Site 7 : Cimetière 1 compteur mécanique (C7) 150 mm Caractéristiques des débitmètres mis en place
1.2.5.1.5.2.Le patrimoine réseau
L’évolution du patrimoine d’alimentation en eau potable de la commune est extraite des rapports du délégataire et est présentée dans le tableau suivant :
CANALISATIONS 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Longueur totale
du réseau (km)
69.6 71.4 73.3 75.9 76.9 77.4 78.3 78.6 85.7 90.7
Longueur de
distribution (m)
69 574 71 376 73 260 75 916 76 912 77 444 78 279 78 601 85 749 90 670
Dont
canalisations
50 379 51 487 52 707 54 382 54 657 54 830 55 446 55 532 62 464 66 492
Dont
branchements
- - - - - 22 614 22 833 23 069 23 285 24 178
BRANCHEMENTS
Nombre de
branchements
3 040 3 129 3 278 3 324 3 389 3 389 3 493 3 527 3 551 3 599
Dont
branchements
plomb
229 180 130 128 128 126 122 92 92
Nombre de
branchements
plomb
supprimés
49 50 2 0 2 4 30 0
POTEAUX
INCENDIES
Nombre de
poteaux
incendie
87 89 92 94 95 95 95 94 94 149
COMPTEURS
Nombre de
compteurs
3 249 3 343 3 471 3 536 3 715 3 773 3 839 3 933 4 049 4 114
Nombre de 328 300 265 257 235 219 290 252 208 1758
compteurs
remplacés
Taux de
compteurs
remplacés (%)
10.10 8.97 7.63 7.27 6.33 5.8 7.6 6.4 5.1 4.3
1.3.Projets en cours et perspectives d’amélioration et de diversification
Le schéma directeur d’alimentation en eau potable est en cours de finalisation.
1.3.1.Préservation de la ressource
Dans l’optique de contribuer à la préservation de la qualité des eaux de l’aquifère sollicité au niveau des forages, le recensement des forages privés permet de contrôler les volumes prélevés et de rappeler aux propriétaires l’entretien obligatoire des ouvrages de protection des forages, qui mal entretenu peuvent être une source importante de détérioration des la qualité des la ressource (pollution accidentelle).
Par ailleurs, la politique de renforcement du contrôle et de réhabilitation des dispositifs d’assainissement autonomes engagée depuis quelques années devrait contribuer à limiter les risques de pollution chronique bactériologiques induits par la présence d’habitat dispersé.
1.3.2.Diversification de la ressource
Actuellement la pérennité de l’approvisionnement en eau de la commune est assurée par le Syndicat d’Entraigues. La cessation prochaine de l’exploitation de la source du Gamaton (47 % de la ressource distribuée) réduira la part d’eau produite par la commune à seulement 25 %.
Afin d’envisager de remplacer le forage de Gamaton, un forage de 120 m de profondeur a été réalisé au quartier la Mascaronne dans les années 90. Ce forage, en terrain privé situé très loin du réseau ne peut être utilisé dans l’avenir pour soutenir l’alimentation en eau potable de la Commune. De nouvelles recherches sont envisagées en liaison avec l’hydrogéologue du Conseil Général.
2. L’ASSAINISSEMENT DES EAUX USEES
2.1. Présentation du service
La commune du Luc en Provence (9 400 habitants) est couverte sur une partie de son territoire par un système d’assainissement des eaux usées (collecte et traitement). Ne sont pas raccordés au réseau d’assainissement collectif les quartiers de :
- Route de Brignoles (RD7)
- Route des Mayons (RD33)9
- Route de Cabasse.
La commune a signé un contrat de délégation de service public avec la société varoise l’aménagement et de gestion (SVAG) de type affermage.
Le service concerne l’assainissement collectif de 8 919 habitants du Luc en Provence.
Dans le cadre de ce contrat, le délégataire a en charge les prestations suivantes :
- La collecte des eaux usées,
- La reprise des eaux usées,
- L’épuration des eaux usées,
- Le renouvellement des équipements électroniques et des branchements des eaux usées, - Le service à la clientèle comprenant la souscription des abonnements, l’information des consommateurs, l’émission et le recouvrement des factures.
Le contrat a débuté le 1er avril 2005 et son terme est fixé au 31 mars 2015.
2.2. Usagers du service
2006 2007 2008 2009 2010 N/N-1 Nombre d’abonnés (clients) desservis 3 042 3 132 3 237 3 263 3 340 2.4 % Assiette de la redevance (m3) 386 922 388 858 371 529 380 176 385 988 1.5 % Effluents collectés sur le périmètre du
service
386 922 388 858 371 529 380 176 385 988 1.5 %
Assiette de la redevance comptable
(volume commercial) (m3)
391 114 377 919 -3.4 %
Nombre d’habitant desservis total
(estimation)
7 282 8 936 8 936 8 825 8 919 1.1 %
En 2010, le réseau de collecte des eaux usées dessert 8 919 abonnés de la commune. On constate une augmentation de 1.1 % % du nombre de clients par rapport à 2009.
2.3. Etablissement industriel
Aucun établissement industriel n’a signé de convention spécifique de rejet en 2010 et 2011 avec la collectivité pour déverser des eaux usées non domestiques dans le réseau d’assainissement. Une convention de rejet a été signé en 2012 avec une laverie industrielle, plusieurs sont encore en cours de finalisation.10
2.4. Réseau et ouvrages
2.4.1. Bilan des réseaux et ouvrages
Canalisation 2006 2007 2008 2009 2010 N/N-1 Longueur totale du réseau (km) 38.8 38.8 38.8 38.7 41.0 5.9 % Canalisation gravitaire (ml) 36 933 36 933 36 988 36 732 39 100 6.4 % Dont eaux usées (séparatif) 36 933 36 933 36 988 36 732 39 100 6.4 % Canalisation de refoulement (ml) 1 860 1 860 1 860 1 924 1 924 0.0 % Dont eaux usées (séparatif) 1 860 1 860 1 860 1 924 1 924 0.0 % Branchements 2006 2007 2008 2009 2010 N/N-1 Nombre de branchements eaux usées
séparatifs ou unitaires
2 821 2 834 2 852 2 856 2 868 0.4 %
Ouvrages annexes 2006 2007 2008 2009 2010 N/N-1 Nombre de regards 622 622 623 1 008 1 080 7.1 %
Evolution globale du patrimoine de 2006 à 2010
2.4.2. Linéaire de réseau
Le réseau de collecte des eaux usées, intégralement séparatif, est constitué de 41 024 mètres linéaires de canalisations réparties comme suit :
− Canalisations gravitaires : 39 100 mètres linéaires
− Canalisations de refoulement : 1 924 mètres linéaires.
2.4.3. Déversoirs d’orage et poste de refoulement
Les déversoirs d’orage et les trop plein de poste de refoulement permettent de maitriser les déversements d’effluents au milieu naturel par les réseaux unitaires en temps de pluie.
La connaissance fine de ces points de rejet et l’évaluation de la pollution sont nécessaires pour maitriser l’impact sur l’environnement du réseau d’assainissement.
Il existe deux déversoirs d’orage installés sur le réseau de collecte des eaux usées
Il existe 2 postes relèvement sur la Commune du Luc, un à la ZI des Lauves, l’autre à Rocmaures. Ces postes permettent l’acheminement des eaux usées par pompage dans les canalisations quelque soit leur pente.
Nombre de points de rejet 2006 2007 2008 2009 2010 Nombre d’usines de dépollution 1 1 1 1 1 Nombre de déversoirs d’orage 2 2 2 2 2 Nombre de trop-pleins de postes de
refoulement
2 2 2 2 2
Points de rejets en milieux naturels11
2.4.5. Stations d’épuration
Les eaux usées de la commune du Luc en Provence sont épurées une station d’épuration dont les caractéristiques sont décrites dans le tableau ci-dessous :
Capacité nominale 9 000 équivalents habitant
Volume journalier 2 000 m3/j DBO 30 mg/l
DCO 90 mg/l
Concentration à ne pas dépasser
MES 30 mg/l
DBO 70 %
DCO 75 %
Prescriptions de rejet
Rendement minimum à atteindre
MES 90 % Quantité de boues en matière sèche 149 t/an
La conformité des systèmes de traitement aux prescriptions règlementaires, tant concernant les ouvrages eux même que la qualité des rejets et leur impact sur le milieu naturel, est appréciée au travers d’indicateurs introduits par le décret du 2 mai 2007 .
2006 2007 2008 2009 2010
Evolution de la charge entrante (m3/j) 1 415 1 236 1 774 1 978 2 045 Capacité hydraulique (m3/j) 2 000 2 000 2 000 2 000 2 000 Charge DBO5 entrante (kg/j) 479 605 511 469 356 Capacité épuratoire en DBO5 (kg/j) 540 540 540 540 540
Boues évacuées (tonnes de MS) 218 200.3 192.1 174 176.7
Evolution de la charge entrantes et quantité de boues issues de l’ouvrage d’épuration
Volume
(m3/j)
DCO
(kg/j)
DBO5
(kg/j)
NK (kg/j) NGL (kg/j) Pt (kg/j)
Charge moyenne annuelle entrante 2 045 1 288 356 89.4 90.9 10.6 Capacité épuratoire 2 000 1 050 540 800 - - Occurrence de dépassement de
capacité *
42 % 25 % 8 % 0 % - -
Adéquation de la capacité à la charge
* Pourcentage de bilans d’auto surveillance de hors du domaine de traitement garanti. Valeur non calculée dans le cas où l’installation n’est pas dimensionnée pour le paramètre12
DCO DBO5 MES NK NGL Pt
Nombre de bilans disponibles 24 24 24 7 7 7 Charge moyenne annuelle entrante
(kg/j)
1 288 356 353 89.4 90.9 10.6
Charge moyenne annuelle en sortie
(kg/j)
74.5 9.3 15.3 7.4 26.3 4.2
Rendement moyen annuel ( %) 94 97 96 92 71 61 Concentration moyenne annuelle en
sortie (mg/l)
37.8 4.8 8.1 3.7 14.3 2.4
Prescription de rejet – concentration
ma (mg/l)
90.0 30.0 30.0 40.0 - -
Rendement épuratoire et qualité du rejet
2.5. Projets en cours
La réalisation d’une nouvelle unité de traitement ou l’extension de l’existant est à l’étude. Cette station d’épuration sera programmée pour traiter 17 000 EH en fonction des capacités d’accueil du PLU.
En parallèle, afin de réduire les pollutions non domestiques, la commune a réalisé un recensement des structures susceptibles d’avoir des rejets non domestiques. Un diagnostic doit être engagé pour permettre d’identifier les structures concernées par la mise en place d’Autorisations Municipales de Rejets (AMR) et de Conventions Spéciales de Déversement (CSD), documents permettant de règlementer ces rejets.
3. L’ASSANISSEMENT NON COLLECTIF
Le service public d’assainissement non collectif (SPANC) est délégué à la Communauté de Communes Cœur du Var.
3.1 Les contrôles de 2011
Le projet de règlement de l’assainissement non collectif a été examiné en commission le 11 janvier 2011 et adopté par délibération du conseil communautaire du 8 mars 2011.
Le règlement de service adopté en Mars 2011 prévoit la périodicité des contrôles tous les 6 ans. On distingue deux types de contrôles :
- Le contrôle de conception et de réalisation dans le cadre d’une installation neuve ou réhabilitée,
- Le contrôle de l’existant pour les installations anciennes.
3.1.1 Les contrôles de conception et de réalisation13
La mission du SPANC se décompose en deux phases :
o La contrôle de conception dénommé FO1 sur la base du dossier fourni par le demandeur au service urbanisme de la commune dans le cadre d’un permis de construire.
o Le contrôle de réalisation dénommé FO2 qui consiste au contrôle sur place des ouvrages avant remblaiement.
Dans le cadre d’une réhabilitation la procédure est la même mais en dehors de l’instruction d’un permis de construire.
13 contrôle de type FO1 et 23 contrôle de type FO2 ont été réalisé sur la commune en 2011 soit un total de 36.
3.1.2. Les contrôle de l’existant
Trois situations peuvent se présenter :
o Lors du 1er contrôle dénommé contrôle de l’existant FO3
o Lors du 2ème contrôle ou suivant, dénommé contrôle périodique FO4
o Lors d’une cession immobilière, dénommé contrôle diagnostic vente FO5
Dans ce dernier cas, le contrôle sur le terrain n’est réalisé que si le précédent contrôle date de plus de 3 ans.
Pour la Commune du Luc en Provence, le SPANC a réalisé 29 contrôles FO3, 7 contrôles FO4, 27 contrôles FO5 soit un total de 63 contrôles.
3.2 Nombre d’installation d’assainissement non collectif de 2002 à
2011
2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 Existant FO3 0 252 98 33 78 105 34 0 0 29 Neuf
réalisation
FO2
0 16 42 35 30 20 18 11 7 23
Total/an 0 268 140 68 108 125 520 11 7 52 TOTAL 831
4. L’ASSAINISSEMENT PLUVIAL
La Commune du Luc en Provence réalise actuellement un Schéma Directeur d’Assainissement des Eaux Pluviales sur l’ensemble de son territoire14
Bien que le schéma directeur d’assainissement n’ait pas d’existence « règlementaire » (terme utilisé par les Agences de l’Eau et repris dans la circulaire du 12 mai 1995) il comprend le diagnostic (au même titre que le zonage) et le programme d’assainissement, qui lui, est communal et obligatoire. Il consiste à évaluer les dysfonctionnements et les conséquences des insuffisances des aménagements sous l’effet d’évènements de différentes périodes de retour et à programmer la réalisation des ouvrages.
Aussi, au travers du schéma directeur d’assainissement pluvial et de son zonage, la ville du Luc en Provence aura la possibilité de limiter le ruissellement par différents moyens (zonage, grands aménagements, etc) et par la mise en œuvre de techniques alternatives dans son programme d’assainissement, dans l’esprit de la circulaire du 12 mai 1995.
Pour atteindre ces objectifs, la commune a lancé l’étude de Schéma Directeur Pluvial selon les trois phases suivantes :
Phase 1 : Etat initial et gestion patrimoniale des réseaux :
- Campagne de mesures terrain, topographiques réseaux,
- Élaboration du modèle hydraulique,
- Diagnostic hydraulique du réseau pluvial.
Phase 2 : Scénarii pour la prévention des risques liés au ruissellement :
- Simulation d’évènements d’occurrences définies,
- Proposition d’aménagement hydraulique.
Phase 3 : Programme des travaux :
- Programmation pluriannuelle de travaux,
- Zonage pluvial et règlement
Le zonage et le schéma directeur d’assainissement pluvial de la Commune est décliné en un unique rapport regroupant trois pièces constitutives :
- Une note de présentation décrivant les principes de zonage et l’établissement du schéma directeur,
- Une proposition de règlement d’assainissement pluvial,
- Un Plan de zonage.
En parallèle, et suite aux évènements pluviaux de 2010 et 2011 la Commune du Luc en Provence a délibérée pour être associée à la mis en œuvre du PAPI (Plan d’Aménagement et de Prévention des Inondations) géré par les services de l’Etat.
5. L’ELIMINATION DES DECHETS
5.1. Population et territoire desservi
La Communauté de Communes « Cœur du Var » regroupe 11 communes du moyen pays varois et compte au 1 er Janvier 2010, 37 012 habitants.15
La Communauté de Communes « Cœur du Var » a été créée en janvier 2002, en se substituant au SIVOM Centre Var. Elle exerce aujourd’hui des compétences notamment dans les domaines :
- de l’aménagement du territoire ;
- du développement économique ;
- de la protection et de la mise en valeur de l’environnement ;
- de l’animation jeunesse et de l’action sociale.
Depuis le 1 er janvier 2004, la Collectivité exerce dans ce cadre les compétences de collecte et de traitement des déchets ménagers pour le compte de l’ensemble de ses communes adhérentes.
5.2. Organisation générale du service
La collecte s’effectue en porte à porte pour les ordures ménagères et les emballages. Elle est réalisée en régie pour 10 des 11 communes. La Communauté de Communes a signé une convention du 1 er janvier 2009 au 31 décembre 2010 qui maintient pour une phase transitoire, la collecte en régie du ramassage des ordures ménagères et des encombrants.
La collecte des ordures ménagères et des encombrants du Luc en Provence est assurée quant-à elle par la société Dragui-transports. Ce contrat a été conclu par la Communauté de Communes du 1 er Avril 2007 jusqu’au 31 décembre 2008 puis reconduit 2 fois 1 an en 2009 et 2010.
Le verre et le papier sont collectés en points d’apport volontaire. Les prestations de collecte et de tri des produits recyclables ont été confiées à la société SMA (Groupe Pizzorno Environnement) ; ce marché court jusqu’au 31/12/2013.
En 2010, les élus ont acté le principe d’une gestion intercommunale de la collecte des ordures ménagères avec un transfert des biens et des personnels au 01/01/2011.
Les efforts du service collecte se sont essentiellement portés sur l’élaboration d’un schéma de collecte intercommunale opérationnel au 01/01/2011 avec pour objectifs :
- Une amélioration et une harmonisation du service rendu aux usagers ; - Une maîtrise des coûts ;
- Une préservation des ressources naturelles en économisant notamment les énergies.
Les principes retenus sont les suivants :
- Une harmonisation des fréquences sur l’ensemble du territoire
- Une collecte en C5 pour les villages et une collecte supplémentaire le dimanche matin pour le centre ancien du Luc ;
- Une collecte en C2 pour les écarts ;
- Une collecte en C1 pour les emballages ;
- Une généralisation de la collecte en porte à porte des emballages le mercredi pour réduire les quantités de déchets mis en décharge ;
- Un développement de la conteneurisation avec la distribution de conteneurs individuels et la mise en place de conteneurs enterrés ;16
- Un équilibrage des tournées ;
- Une limitation des kilométrages des circuits en s’affranchissant des limites communales ; - Une optimisation des capacités des bennes ;
La création d’un numéro de téléphone unique pour centraliser toutes les questions relatives aux ordures ménagères ;
La mise en place d’un service de collecte d’encombrants à domicile.
Pour mener à bien ces missions un responsable collecte a été recruté le 01/05/2010 et cinq chauffeurs ont été embauchés au 01/12/2010.
Des marchés ont été lancés pour l’acquisition de nouvelles bennes à ordures ménagères, de conteneurs et de colonnes.
5.3. La collecte et le traitement des ordures ménagères
En 2010, 15 595 tonnes d’ordures ménagères ont été collectées, soit 421 kg/hab/an.
L’augmentation de la production d’ordures ménagères par habitant (+3.38%) est à mettre en corrélation avec la diminution des déchets triés 55 kg/hab/an en 2010 contre 58 kg en 2009, d’où une baisse de 3.98%. Ce rapprochement montre la nécessité d’action de communication et de sensibilisation du public largement mis en œuvre par la Communauté de Communes.
La Communauté de Communes « Cœur du Var » a conclu un marché avec la société SOVATRAM (Groupe PIZZORNO Environnement) pour le traitement des ordures ménagères et des encombrants du 1 er Octobre 2006 jusqu’au 31 Décembre 2010. Ce marché a été reconduit en 2010 et 2011. Un nouveau marché a été conclu avec la Société GPE/SOVATRAM pour deux fois deux ans à compter du 01/01/2012.
5.4. La collecte et le traitement des produits recyclables
Les produits recyclables issus des ordures ménagères sont collectés en 3 flux : - Le papier journaux magazines ;
- Le verre ;
- Les emballages (acier, aluminium, plastique, cartonnettes et briques alimentaires).
Le papier et journaux magazines ainsi que le verre sont collectés sur toutes les communes en colonnes d’apport volontaire.
Pour les emballages, toutes les communes sont en porte à porte sauf les Mayons, Gonfaron et Cabasse. Le passage de la collecte en porte à porte s’est traduit par une augmentation des tonnages collectés.
La collecte des points d’apport volontaire est confiée à la société SMA (groupe Pizzorno).
La collecte en porte à porte des emballages est réalisée par un prestataire privé, la17
société Dragui-transports, pour la commune du Luc et par les services municipaux pour les autres communes.
Résultats de la collecte sélective par Flux en 2010 :
Type de
colelcte
Tonnages
collectés en
2010
Tonnages
collectés en
2009
Tonnages
collectés en
2008
Performances
Kg/Hab/an 2010
Evolution
performance
VERRE PAV * 774 805 782 20.90 PAPIER PAV * 555 611 627 15.00 EMBALLAGES PAP + PAV * 719 669 632 19.42 TOTAL Tous types 2 048 2 085 2 041 55.32 *PAV : Points d’Apports Volontaires
* PAP : Porte à Porte
2048 tonnes de produits recyclables ont été collectées soit 55.32 kg pour un habitant du Cœur du Var en 2010 (contre 58 kg en 2009). Les produits recyclables sont envoyés au centre de tri du Muy, géré par la société SMA (Groupe PIZZORNO Environnement).
Caractéristiques des produits recyclés
Tonnage 2010 Tonnage 2009 Tonnage 2008 Tonnage 2007 ACIER 48 42 36 36 ALU 4 3 3 3 CARTONNETTES ET
BRIQUES ALIMENTAIRES
243 244 182 158
JOURNAUX MAGAZINE
REVUES (provenant du flux
papier + emballages)
667 649 750 677
PLASTIQUE 155 126 120 99 VERRE 774 838 782 772 Autres valorisation (acier,
aluminium, films et
barquettes plastiques)
44
Refus emballages 101 183 169 164 Autres refus (colonne verre
+ papier)
11
TOTAL 2 048 2 085 1 909 1 706
94.5% de ces déchets ont effectivement été recyclés (contre 91% en 2009). Le taux de refus des emballages est en net recul avec 14.11 % en 2010 contre 27.35% en 2009.
La chute du taux de refus des emballages s’explique par le tri de nouveaux produits commercialisés directement par la société SMA (produits non soutenus par la société Eco-18
emballages). Il s’agit notamment de l’acier, de l’aluminium, des films et barquettes plastiques.
Les filières de recyclage
Les matériaux recyclables sont envoyés sur les sites de repreneurs désignés par Eco Emballages
- Acier : ARCELOR PACKAGING INTERNATIONAL (Usine Sollac à Fos sur Mer) - Aluminium : AFFIMET (Compiègne)
- ELA : STORA ENSO (Castellbisbal-Espagne)
- EMR : PAPETERIE EMIN LEYDIER (Champblain)
- Plastiques : VALORPLAST ( le Pont d'ain)
- Verre : OI manufacturing (la begude)
- Les journaux magazines : PAPETERIE de VOREPPE (Isère) à titre principal
Les performances de tri en 2010
Tonnage 2010 Performance
kg/hab/an 2010
Performance
kg/hab/an 2009
Moyenne
nationale PAP
Kg/Hb/an
Moyenne
nationale PAV
Kg/Hab/an
ACIER 48 1.31 1.16 2.28 1.07 ALU 4 0.10 0.07 0.11 0.07 CARTONNETTES ET
BRIQUES ALIMENTAIRES
243 6.58 6.74 9.27 4.96
PLASTIQUE 155 4.20 3.48 4.9 3.1 Total emballages légers 451 12.18 11.46 16.56 9.2 VERRE 774 20.90 23.16 48.6 38.5 JMR 667 18.01 17.93 25 22
Les performances pour les trois flux sont inférieures aux moyennes nationales ; le plus fort potentiel d’amélioration se situe dans la collecte du verre, avec une possibilité de progression de+ 18 kg/hab/an contre + 4kg/hab/an pour le papier et les emballages.
5.5. Le réseau de 3 déchèteries intercommunales
Un réseau de 3 déchèteries intercommunales au service des administrés depuis le 01/06/2007
Les horaires d’ouverture19
Les déchets acceptés
5 gardiens travaillent pour la gestion des déchèteries et une personne encadre ces agents et fait le lien avec la personne responsable du service élimination des déchets.
Le rôle du gardien concerne l’accueil des usagers, leur orientation sur le site, l’entretien des locaux, la gestion des demandes d’enlèvements de caissons.
Ces missions demandent une connaissance du secteur des déchets, un relationnel irréprochable, un sens de l’organisation et de l’anticipation aigu.
Depuis le 1 er janvier 2008, les professionnels sont acceptés sur les déchèteries de Pignans et du Cannet des Maures. Ils doivent au préalable, se procurer un badge « compte payant ». A chaque passage, leurs déchets sont pesés et ils reçoivent trimestriellement une facture.
En 2010 : 37 nouveaux comptes payants ont été ouverts soit 108 comptes depuis 200820
La fréquentation des déchèteries
Sur les déchèteries, en 2010, 46 984 passages ont été enregistrés, soit une augmentation de +6.6% par rapport à 2009.
2010 2009 Evolution
Administrés 43 162 39 617 8.95 % Service technique +
organisme publics
2 820 3683 -23.43 %
Professionnels 1 002 777 28.96 % TOTAL 46 984 44 077 6.60 %
Les administrés et surtout les professionnels prennent l’habitude d’utiliser le réseau de déchèteries avec une augmentation oscillant entre + 8.95% à + 28.96%.
Fréquentation mensuelle du réseau de déchèteries
Le pic de fréquentation se situe en été avec un doublement du nombre de passages par jour.
Les filières
Des nouveaux marchés ont été lancés pour le transport et le traitement des déchets issus des déchèteries. Ces marchés courent du 01/01/2010 au 31/12/2013.
Le carton/verre
L’entreprise titulaire du marché est la société Dragui-transports (Groupe PIZZORNO Environnement). Les bennes sont transférées au centre de Tri du Muy exploité par la société SMA (Groupe PIZZORNO Environnement). Les cartons et verre triés sont valorisés par les repreneurs agréés désignés dans le cadre du contrat éco-emballages.21
Les déchets verts broyés
La société PASINI est titulaire du marché de transport des déchets verts broyés. Les déchets verts sont utilisés en BRF, Bois Raméal Fragmenté, ou traditionnellement « Mulch ». Cette technique est autorisée par le règlement CE N°1073/2000 du 19/05/05.
Les avantages de ce procédé sont les suivants :
-Une fabrication d’un engrais naturel avec incorporation lente et régulière dans le sol ; -Un stockage dans le sol du carbone des déchets verts (lors du compostage 70% du carbone est expulsé dans l’atmosphère) ;
-Un coût énergétique limité (manutention moindre par rapport au compostage) ; -Un maintien de l’humidité avec un paillage au sol ;
- Une meilleure résistance des sols à l’érosion ;
- Un traitement efficace contre les plantes adventices.
Le BRF s’utilise principalement dans des zones boisées après un incendie ou dans des zones agricoles en jachère.
Plusieurs agriculteurs sont intéressés par cette technique et ont donné leur accord à PASINI pour l’épandage de BRF dans leurs parcelles:
- M. REVEST à la Crau (spécialisé dans la culture de fleurs) ;
- M. AIME à Hyères pour du fourrage ;
- M. DISDIER à Hyères pour les vignes et les oliviers.
Pasini s’engage en outre à assurer un suivi agronomique et visuel en établissant un rapport annuel avec les résultats.
Les inertes
La société Pasini transporte les bennes de gravats encore appelés inertes vers le site de valorisation à la Farlède.
Les métaux ferreux
La société AZUR recyclage est mandatée pour la récupération des bennes de métaux, puis leur valorisation. La prestation est gratuite.
Les encombrants
La société Pasini récupère les encombrants et les envoie au centre d’enfouissement du Balançan situé sur la commune du Cannet des Maures.
Les déchets ménagers spéciaux
La société SOFOVAR située à Fréjus est prestataire pour la mise à disposition de contenant de récupération, de l’enlèvement des fûts et de la valorisation matière. Une convention a été signée avec l’agence de l’eau pour bénéficier de soutiens à la tonne triée.
Les pneus
Les pneus de la Communauté de Communes sont récupérés par la société Provence Recyclage dans le cadre d’une convention Aliapur et conduits à Istres. Les pneus sont broyés et réutilisés dans la production de bitume ou autres enrobés.22
L’Amiante
Les plaques en fibro-ciment amiante, uniquement des particuliers de la Communauté de Communes Cœur du Var, sont acceptées sur la déchèterie du Cannet des Maures. Les particuliers les déposent dans des big bag spécifiques, qui sont ensuite récupérés par la société Provence Recyclage et conduits à Istres. Ces déchets sont enfouis dans une unité de stockage spécialisée.
Le bois
La société Pasini est prestataire pour la mise à disposition des bennes de bois non traité et leur enlèvement. Le bois est envoyé sur le site de de Koc’bois. A partir de novembre 2010, tous les bois, traités et non traités ont été valorisés par la société PASINI.
Les D3E
Pour l’année 2010, la Communauté de Communes a traité avec l’éco-organisme Ecosystème pour la collecte des Ecrans, PAM (Petits Appareils électroMénagers), GEM F (Gros ElectroMénagers Froids) GEM HF (Gros ElectroMénager Hors Froid). Pour les ampoules, la Communauté de Communes a contractualisé avec la société Recylum.
340 tonnes de DEEE ont été collectées en 2010 soit 29 161 appareils électriques. La performance reste largement supérieure à la moyenne nationale 9.18 kg/hab/an contre 6.5 kg/hab/an. 275.1 tonnes de matières ont été recyclées et 14.9 tonnes valorisées énergétiquement.
Les vêtements
A partir du 01/07/2010, Une nouvelle convention a été passée avec la société éco-textile pour la collecte des vêtements. Prestation gratuite.
Les tonnages
9 224 tonnes de déchets, soit 249 kg/hab/an ont été récupérés sur les déchèteries. Nous notons toujours une augmentation des tonnages par habitant +5 kg/hab/an qui se traduit notamment sur les apports de déchets verts et de déchets Dangereux des Ménages.23
Répartition des apports sur les déchèteries (en tonnage) :
68% des déchets apportés en déchèterie sont valorisés et 32% sont enfouis (il s’agit des encombrants).