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PLU - Règlements - Secteur avec interdiction de constructibilité pour des raisons environnementales, de risques, d’intérêt général
Document publié le Lundi 28 octobre 2024 par la commune de Mont-Saint-Martin.
Lien du pdf (PLU - Règlements - Secteur avec interdiction de constructibilité pour des raisons environnementales, de risques, d’intérêt général)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Espaces terrestres et maritimes, Eau et assainissement,
PREFET DE MEURTHE-ET-MOSELLE
Plan de Prévention des Risques Miniers
des communes de
Cosnes-et-Romain, Haucourt-Moulaine,
Herserange, Lexy, Longlaville, Longwy, Mexy,
Mont-Saint-Martin, Réhon et Saulnes.
RAPPORT JUSTIFICATIF ET
DE PRESENTATIONRapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
SOMMAIRE
SOMMAIRE...............................................................................................................................................2 INTRODUCTION......................................................................................................................................3 1. Les textes............................................................................................................................................3 2. Les particularités des PPRM..............................................................................................................4 3. La procédure d'élaboration, d'approbation, de révision et de modification des PPRM ...................4 4. Validité du PPR..................................................................................................................................5 5. L’information du citoyen....................................................................................................................6 6. L'élaboration du PPRM......................................................................................................................6 7. Le présent PPRM................................................................................................................................6 CHAPITRE 1 – LE RISQUE MINIER.......................................................................................................7 1. Introduction - l’exploitation minière – ..............................................................................................7 2. La connaissance de l’aléa..................................................................................................................8 3. Les différents types d’aléa minier : caractéristiques et critères de définition....................................9 4. Les effets sur le bâti – la sécurité des personnes et des biens...........................................................15 CHAPITRE 2 – LA DOCTRINE DE CONSTRUCTIBILITE.................................................................19 1. La directive territoriale d'aménagement (D.T.A.)............................................................................19 Aléas miniers et zones urbanisées................................................................................20 2. Les zones réglementaires des PPRM ...............................................................................................20 4. De l’aléa au zonage réglementaire...................................................................................................24 5. Interdictions, prescriptions et recommandations.............................................................................25 CHAPITRE 3 : LES COMMUNES COUVERTES PAR LE PPR.......................................................................................27 1. Commune de Cosnes-et-Romain.......................................................................................................27 2. Commune de Haucourt-Moulaine....................................................................................................28 3. Commune de Herserange.................................................................................................................30 4. Commune de Lexy.............................................................................................................................32 5. Commune de Longlaville..................................................................................................................34 6. Commune de Longwy.......................................................................................................................35 7. Commune de Mexy...........................................................................................................................37 8. Commune de Mont-Saint-Martin......................................................................................................39 9. Commune de Réhon..........................................................................................................................40 10. Commune de Saulnes......................................................................................................................42
Page 2 / 44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
INTRODUCTION
1. Les textes
Le plan de prévention des risques miniers (PPRM) détermine les mesures de prévention, de
protection et de sauvegarde à mettre en œuvre contre les risques miniers, et notamment
les affaissements progressifs, les effondrements brutaux et les fontis. Ces règles sont
définies en application de :
La loi n° 87-565 du 22 juillet 1987 modifiée relative à l'organisation de la sécurité civile,
à la protection de la forêt contre l'incendie et à la prévention des risques majeurs ;
La loi n° 95-101 du 2 février 1995 relative au renforcement de la protection de
l'environnement ;
La loi n° 99-245 du 30 mars 1999 relative à la responsabilité en matière de dommages
consécutifs à l'exploitation minière et à la prévention des risques miniers après la fin de
l'exploitation ;
L'ordonnance n° 2011-91 du 20 janvier 2011 portant codification de la partie législative
du code minier
Du livre I, titre VII, chapitre IV du code minier ;
La Directive Territoriale d'Aménagement (DTA) des Bassins Miniers Nord-lorrains,
approuvée le 02 août 2005 ;
Le décret n° 95-1089 du 5 octobre 1995 modifié relatif aux plans de prévention des
risques naturels prévisibles ;
Le décret n° 2000-465 du 29 mai 2000 relatif à l'application des articles 75-2 et 75-3
du code minier ;
Le décret n° 2000-547 du 16 juin 2000 relatif à l'application des anciens articles 94 et
95 du code minier ;
Décret n° 2011-765 du 28 juin 2011 relatif à la procédure d'élaboration, de révision et de
modification des plans de prévention des risques naturels prévisibles ;
La loi du 2 février 1995 relative au renforcement de la protection de l’environnement a
instauré les plans de prévention des risques naturels prévisibles (PPR).
Son décret d’application n° 95-1089 du 5 octobre 1995 modifié a défini la procédure et le
contenu de ce document : le P.P.R. est prescrit et approuvé par le préfet ; il fait l’objet
d’une consultation des communes et services intéressés par le projet ainsi que d’une enquête
publique.
Il comporte :
•Un rapport de présentation qui indique le secteur géographique concerné, la nature
des phénomènes pris en compte, et leurs conséquences possibles compte tenu de l’état
des connaissances,
•Un règlement qui définit les mesures d’interdiction et les prescriptions applicables
dans chacune des zones ainsi que les mesures de prévention, protection et de
sauvegarde mentionnées au 3° de l’article 40-1 de la loi du 22 juillet 1987,
P 3/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
•Un plan de zonage qui délimite les zones mentionnées aux 1 et 2 de l’article 40-1 de la
loi du 22 juillet 1987.
La loi du 30 mars 1999 relative à la responsabilité en matière de dommages consécutifs à
l’exploitation minière et à la prévention des risques miniers a étendu le régime des PPR au
risque minier.
Le décret n° 2000547 du 16 juin 2000 pris pour l'application de la loi précédente a calqué la
procédure des PPR miniers sur celle des PPR naturels. Elle est identique pour l'élaboration
du document ou sa révision.
2. Les particularités des PPRM
Le décret du 16 juin 2000 prévoit des spécificités portant sur :
•Le champ d’application : les risques pris en compte sont notamment les
affaissements, effondrements, fontis, inondations, émanations de gaz dangereux,
pollution des sols ou des eaux, émissions de rayonnements ionisants. Dans le présent
PPRM, l'état de la connaissance ne permet de prendre en compte que l'aléa de
mouvements de terrains dus aux mines.
•La procédure : les chambres de commerce et des métiers sont le cas échéant
consultées.
•Le contenu : le règlement rappelle les mesures de prévention et de surveillance
édictées au titre de la police des mines.
3. La procédure d'élaboration, d'approbation, de révision et de modification des
PPRM
La procédure d’élaboration du PPR minier est définie par les décrets n° 95-1089 du
5/10/95, n°2000-547du 16 juin 2000 et n° 2005-4 du 4 janvier 2005 et est codifiée aux
articles R562-1 à R562-10 du code de l’environnement.
Le PPR est prescrit par arrêté préfectoral, soumis à une consultation obligatoire des
communes concernées, de la chambre départementale d’agriculture et du centre régional de
la propriété forestière, de la chambre des métiers et de la chambre du commerce et de
l'industrie. Le PPR fait également l’objet d’une enquête publique dont les modalités ont
défini aux articles L123-1 et suivants du code de l’environnement.
A son approbation par le préfet, le P.P.R. devient une servitude d’utilité publique qu’il
convient d’annexer au PLU conformément à l’article L126-1 du code de l’Urbanisme.
Les plans de prévention des risques miniers peuvent être révisés en fonction par exemple
de l'évolution de la connaissance, selon une procédure identique à son élaboration.
Les plans de prévention des risques miniers peuvent être modifiés lorsque les
modifications sont mineures ( ex : rectification d’erreurs matérielles, modification d’un
élément mineur du règlement ou de la note de présentation, modification du zonage pour
prendre en compte un changement de circonstances de fait..).
P 4/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Le schéma ci-dessous résume la procédure :
arrêté de prescription
Concertation de la population
Association des collectivités compétentes projet de P.P.R.
- Commune (2 mois) et EPCI ayant la
compétence "documents d'urbanisme"
- Chambres consulaires (agriculture,
commerce et industrie, métiers : 2 mois)
- Centre Régional de la Propriété Forestière
(2 mois)
Consultations réglementaires
- Enquête Publique (1 mois, enquête prévue
par le code de l’environnement avec audition
du maire
Enquête publique
projet éventuellement
modifié
arrêté d’approbation
S.U.P. annexée au P.L.U mise en demeure du maire
si urgence
dispositions immédiatement
opposables
réponse sous délai de 1 mois maximum consultation des maires
arrêté préfectoral
publicité
4. Validité du PPR
Le P.P.R. vaut servitude d'utilité publique opposable à toute personne publique ou privée. A
ce titre, il doit être annexé au Plan d'Occupation des Sols (POS) ou Plan Local d'Urbanisme
(PLU) suivant les cas, conformément à l'article R.126-1 du Code de l'urbanisme. Le maire est
responsable de la prise en considération du risque minier via le PPRM, notamment lors de
l'élaboration ou de la révision du PLU.
P 5/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
5. L’information du citoyen
Les citoyens des communes couvertes par le présent PPRM sont informés de l'élaboration du
PPRM tout au long de la procédure et après celle-ci :
•L'arrêté de prescription est notifié aux maires et publié au recueil des actes
administratifs du département et dans la presse.
•Le PPRM fait l'objet d'une délibération du conseil municipal (DCM) soumise aux mêmes
obligations de publicité que n'importe quelle autre DCM.
•Le PPRM fait l'objet d'une enquête publique avec toutes les mesures de publicité
nécessaires: affichage de l'arrêté préfectoral, double publication dans 2 journaux.
•Le PPRM est approuvé par arrêté préfectoral, qui fait l'objet d'une publication dans le
recueil des actes administratifs du département, dans la presse et est affiché 1 mois
en mairie.
•Une information est organisée par les maires au moins tous les 2 ans après approbation
du PPR (article L125-2 du code de l'environnement).
6. L'élaboration du PPRM
La réalisation d’un P.P.R. nécessite :
•Une connaissance de l’aléa et des conséquences de sa réalisation sur la sécurité des
personnes et des biens
•Une doctrine de constructibilité définissant les modalités de prise en compte de l’aléa
en matière d’urbanisme et d’aménagement : documents d’urbanisme (PLU, SCOT)
autorisations d’occuper le sol
Les chapitres 1 et 2 du présent rapport s’attacheront à définir l’évolution de la
connaissance de l’aléa minier sur le bassin ferrifère ainsi que la politique de
constructibilité mise en place.
Le chapitre 3 présentera le territoire couvert par le présent PPR.
Le chapitre 4 fait le point sur l'état des procédures.
7. Le présent PPRM
Le présent PPRM couvre le territoire des communes de Cosnes-et-Romain, Haucourt-
Moulaine, Herserange, Lexy, Longlaville, Longwy, Mexy, Mont-Saint-Martin, Réhon
et Saulnes.
Il a été prescrit par arrêté préfectoral du 10 janvier 2008, paru au recueil des actes
administratifs du département de Meurthe-et-Moselle (n° 3 du 31 janvier 2008) qui
indique que les risques pris en compte sont principalement les affaissements
progressifs, les effondrements brutaux et les fontis, et désigne la DDE, en liaison avec
la préfecture et la DRIRE, comme service chargé d'élaborer le PPRM.
P 6/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
CHAPITRE 1 – LE RISQUE MINIER
1. Introduction - l’exploitation minière –
1.1. Historique
L’exploitation du fer en Lorraine a débuté au 19e siècle puis s’est intensifiée à la fin du
19e et pendant le 20e pour s’achever en 1997.
De la deuxième moitié du 19e siècle jusqu’en 1997, les mines de fer de Lorraine ont exploité
la couche ferrifère entre les vallées de la Meuse et de la Moselle. L’exploitation par traçage
et dépilage a conduit au foudroyage des galeries abandonnées et à la fissuration des
terrains au-dessus des zones exploitées. Près de 40 000 km de galerie ont été creusés
créant un vide résiduel estimé à plus de 500 millions de m3. Ainsi, 3,1 milliards de tonnes de
minerai de fer ont été ainsi extraites sur 1300 km2.
Le mode d’exploitation par la méthode dite des chambres et piliers, la géométrie de ces
chambres, la profondeur de l’exploitation, la nature du sol, le vieillissement des piliers
résiduels, la qualité des foudroyages, la situation vis à vis de l’ennoyage constituent les
paramètres essentiels permettant d’apprécier l’évolution des anciens travaux miniers. Le
risque est principalement évalué sur la base de ces éléments, de l’intensité du mouvement de
terrain éventuel et de l’enjeu de surface potentiellement affecté.
Le pronostic ou le calcul de la probabilité d’une ruine des édifices miniers constitue
néanmoins une démarche délicate. Il n’est pas possible en pratique de chiffrer la probabilité
d’un phénomène non reproductible comme un affaissement minier. Il a été possible en
revanche d’ordonner les zones où l’apparition d’un sinistre est le plus susceptible d’avoir lieu
(hiérarchisation).
1.2. Historique des affaissements
Ces évaluations se basent en outre sur les informations disponibles sur les sinistres
historiques à savoir Jarny (1932-49), Auboué (1972), Crusnes (1977), Ville au Montois
(1982), Auboué (1996), Moutiers (1997) et Roncourt (1998-99) pour les affaissements
progressifs, ainsi que AudunleTiche (1902), Escherange (1919), Sainte-Marie (1932),
Moutiers (1940), Roncourt (1954-59), Rochonvillers (1973-74) pour les effondrements
brutaux et Thil (1946-57) et MoyeuvreGrande (1998) pour les fontis.
1.3. L’ennoyage
Durant l’exploitation, les eaux du réservoir aquifère des calcaires du Dogger ont été mises
en communication avec la couche exploitée. Cette eau a été pompée (exhaure) et utilisée à
des fins d’alimentation en eau potable ou industrielle ou a été rejetée en surface dans les
cours d’eau. Une fraction de l’ordre de 15% était utilisée pour l’alimentation à moindre coût
des collectivités et des industries. La majeure partie était rejetée dans les cours d’eau dont
les débits de base étaient ainsi artificiellement soutenus.
L’arrêt des exploitations et surtout l’arrêt des pompages d’exhaure entraînent à l’inverse
l’ennoyage progressif du réseau de galeries et de la base des calcaires aquifères du Dogger
et modifient la distribution des eaux en surface.
Les bassins sud et centre ont été ennoyés de 1994 à 1999
Sur le bassin Nord, l'ennoyage a été engagé le 1er décembre 2005. Il fait l'objet d'un suivi
particulier et devrait s'achever à la cote 207 NGF, au début de l'année 2008.
P 7/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
L'exploitant a été tenu, par arrêté préfectoral du 29 octobre 1998, de mettre en place une
surveillance microsismique des zones à risque d'affaissement progressif, ainsi qu'un réseau
de piézomètres assurant sur l'ensemble du bassin le contrôle régulier des niveaux et des
caractéristiques physico-chimiques de l'eau.
Le CSTB a procédé, pour chaque commune du périmètre d'ennoyage concernée par des aléas
d'affaissement progressif, à une étude visant à recenser et classifier le bâti existant, à
définir en fonction des caractéristiques de ces bâtiments leur comportement en cas de
réalisation de l'aléa, ainsi que leur niveau d'endommagement.
2. La connaissance de l’aléa
Les risques liés à l'après-mines comprennent les mouvements de terrains en surface, les
modifications et pollutions des nappes, les émanations de gaz toxiques (radon et
autres), les pollutions des sols, etc. Le seul aspect pris en compte dans le présent
PPRM est l'aléa de mouvements de terrain en surface.
Au fur et à mesure de l’arrêt des exploitations minières, les cartes des zones
d’affaissement potentiel différé (Z.A.P.D.) ont été publiées entre 1988 et 1998.
Ces cartes identifiaient la localisation en surface des effets d’une éventuelle rupture des
vides résiduels significatifs au fond. La cartographie ne portait que sur des zones où la
connaissance de l'aléa, à cette époque, permettait de penser qu'il était particulièrement
important. Le reste des zones influencées par l'exploitation minière (ZIPEM = ensemble des
zones exploitées et/ou tracées) était considéré comme sans risque connu et cartographié en
bleu (zones bleues).
Ont ensuite été produites les cartes hiérarchisant des zones de surveillance. Celles-ci
ont fait l'objet d'une analyse complémentaire dite de modélisation, dont les résultats
ont été présentés en 2002 (bassin nord) et 2003 (bassins centre et sud).
Ces études de modélisation ont permis de définir :
•La typologie des effets en surface : 4 types d’aléas ont été identifiés : fontis,
effondrement, affaissement, éboulement de front de mines à ciel ouvert;
•Le classement des zones présentant une vulnérabilité de surface (bâti ou
infrastructure) afin de définir la surveillance à mettre en place (zones dites
hiérarchisées).
•Les paramètres des effets en surface pour les affaissements progressifs :
pourcentage de pente, déformation maximale en compression ou traction, amplitude
de l’affaissement au centre de la cuvette.
A partir de 2003, l’analyse précise de l'aléa a été étendue aux autres zones influencées par
l’exploitation minière (ZIPEM) et non encore expertisées dites "zones bleues", en
commençant par les 25 communes (13 en Meurthe & Moselle et 12 en Moselle) sur lesquelles
avaient été prescrits des PPRM.
Ces études ont montré que l'innocuité supposée des zones bleues n'était pas une certitude,
et mis en évidence l'existence d'un aléa faible de type nouveau qualifié de "mouvements
résiduels".
P 8/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Depuis mars 2005, les services de l'État disposent, pour les communes pour lesquelles
un PPRM a été prescrit, d'une carte de tous les aléas avec notamment l'expertise des
zones d'effondrement brutal non écarté sous enjeux. Le résultat de ces études traduit
l’état actuel des connaissances.
En outre, depuis 2004, les zones bâties à risque de fontis font l'objet d'investigations plus
fines intégrant d'autres données que la seule profondeur des galeries (importance en
volume des travaux miniers, état de ces travaux, nature des couches de recouvrement).
Une méthodologie de gradation de l'aléa de fontis proposée par Geoderis a été validée en
conseil scientifique le 12 septembre 2006, permettant de caractériser l'aléa à la fois par
l'intensité et par la prédisposition du phénomène.
Une révision générale des cartes d'aléas a été entreprise depuis 2009 et a conduit à la
production de nouvelles cartes d'aléas miniers.
Le croisement de l'aléa et des enjeux en surface permet de définir un risque faible, moyen
et fort auxquels sont associées des mesures de surveillance adaptées :
-risque de fontis faible : pas de surveillance ;
-risque de fontis moyen : surveillance lorsque celle-ci est possible ;
-risque de fontis fort : surveillance obligatoire (en cas d'impossibilité il est alors
fait application des dispositions de l'article L174-6 du code minier).
3. Les différents types d’aléa minier : caractéristiques et critères de définition
La ruine des édifices souterrains dans les mines de fer de Lorraine est de nature à
provoquer en surface des effets de différents types :
3.1. Le fontis
Description
L'effet du fontis est l’apparition soudaine en surface d’un entonnoir de quelques mètres de
rayon et quelques mètres de profondeur au maximum.
Les dimensions du fontis dépendent de l’importance du vide et de la nature des terrains qui
le séparent de la surface.
Ce phénomène a affecté en 1998 et 2002 la commune de Moyeuvre-Grande (cité Curel).
Le fontis fait suite à une dégradation progressive de la voûte d’une galerie qui remonte
généralement de manière très lente dans le recouvrement, mais se manifeste ensuite de
manière brutale dès qu'il atteint la surface.
Le fontis ne se produira pas si la galerie est suffisamment profonde car le foisonnement
des blocs du toit vient combler le vide avant qu’il n’atteigne la surface. Le risque de fontis
peut également être écarté si un banc épais et résistant arrête la dégradation progressive.
Une caractérisation plus fine de l’aléa fontis nécessite une expertise, zone par zone,
prenant en compte des données précises sur la géométrie des vides (position, longueur,
hauteur) et sur la nature du recouvrement.
P 9/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Critères de définition
Cet aléa regroupe :
•Les fontis sur galeries, chambres et piliers : les zones dans lesquelles des travaux
miniers ont été détectés à moins de 50 m de la surface ont été classées dans cette
catégorie. Pour préciser le niveau d'aléa de type fontis, des données précises sur la
géométrie des vides miniers (position, largeur, hauteur) et sur la nature du
recouvrement sont nécessaires et nécessitent une caractérisation du site. Ces études
sont et seront réalisées dans les années à venir et conduiront à une redéfinition des
zones d’aléas correspondantes selon la méthodologie de gradation.
•Les fontis sur dépilages anciens: des phénomènes analogues peuvent se produire sur
des exploitations anciennes par dépilage où le foudroyage complet du toit n'a pas été
réalisé lors de l'exploitation. Certains vides résiduels peuvent en effet subsister dans
des zones ayant fait l’objet de dépilage, à faible profondeur et dans des conditions mal
maîtrisées. Par précaution, en l’absence d’autres informations, les dépilages à moins de
50 m et antérieurs à 1945 sont considérés comme des travaux où l’aléa fontis ne peut
pas être exclu.
•Les fontis sur puits: un puits mal remblayé peut se vider (débourrage) et la tête de
puits se rompre en surface provoquant un phénomène de type fontis.
3.2. L’affaissement progressif
Description
Il se traduit par la formation en surface d’une cuvette de quelques dizaines à quelques
centaines de mètres de diamètre.
Au centre de la cuvette, les terrains descendent verticalement. Sur les bords, les terrains
se mettent en pente avec un étirement sur les bords extérieurs (ouverture de fractures) et
un raccourcissement sur les bords intérieurs (apparition de bourrelets).
Ce phénomène a été constaté entre 1996 et 1999 sur les communes d’Auboué, Moutiers en
Meurthe et Moselle, et Roncourt en Moselle.
P 10/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
L’affaissement de surface est analogue à celui qui est volontairement produit par un
dépilage intégral. Il fait suite à la ruine de travaux miniers souterrains suffisamment
étendus pour que les effets remontent jusqu’en surface.
Les bords de la cuvette d’affaissement débordent la verticale des travaux effondrés au
fond (cf. schéma).
L’angle d’influence varie entre 10 et 35 ° selon l’environnement de la zone au fond. Plus les
travaux sont profonds, plus la cuvette d’affaissement est étalée.
L’affaissement de la surface se produit généralement progressivement en quelques jours ou
en quelques mois selon une dynamique propre au contexte minier et géologique.
Les bâtiments en surface sont sensibles à la mise en pente des terrains ainsi qu’aux effets
d’extension dans la zone d’étirement et de compression dans la zone de raccourcissement.
Les effets sont d’autant plus élevés que l’amplitude de l’affaissement au centre de la
cuvette est grande et que la profondeur des travaux miniers est faible.
Critères de définition
L’aléa affaissement correspond aux zones de chambres et piliers pour lesquelles la
contrainte dans certains piliers est suffisamment forte (≥ 7, 5 Mpa) où l’intercalaire entre
deux couches exploitées est peu épais (< 7 m) et où le risque d’effondrement a pu être
écarté.
Aléas retenus
Pour chaque zone d'affaissement, ont été modélisés les effets qu'un tel phénomène pourrait
produire en surface (étude de modélisation). Ces paramètres accompagnent les cartes d’aléa
:
L'amplitude maximale de l'affaissement (en mètres) : Am
La déformation maximale : Dm
La pente maximale : Pm
P 11/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Les quelques zones qui ont des effets indécelables ou très faibles en surface ne sont pas
retenues en aléa affaissement :
- les zones d’affaissement inférieur à 10 cm et dont la déformation est
inférieure à 1 mm/m ne sont pas considérées comme des zones d'aléa.
- les zones d’affaissement dont les pentes sont inférieures à 0.8% et dont la
déformation est inférieure à 4 mm/m sont assimilées à des zones d’aléa
« mouvements résiduels ».
3.3. L’effondrement brutal
Description
Dans certains cas, la ruine de l’édifice minier ne se fait pas progressivement, mais on
observe l’effondrement en bloc de l’ensemble des terrains compris entre le fond et la
surface.
L’effondrement de la surface se produit alors de manière dynamique, en quelques secondes.
Une forte secousse sismique est ressentie.
Les bords de la zone affectée sont plus abrupts que dans le cas de la cuvette
d’affaissement, des crevasses ouvertes y apparaissent.
Critères de définition
Pour qu’un effondrement brutal se produise, deux conditions doivent être remplies :
•Les travaux de fond doivent être très fragiles (fort taux de défruitement, piliers
élancés) = critère géométrique.
•Un banc épais et résistant doit exister dans le recouvrement. La rupture de ce banc
qui protégeait les piliers du poids des terrains déclenche le processus d’effondrement =
critère géologique.
P 12/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Aléas retenus
Dans le cas où l’application des deux critères (géométrique et géologique) ne permet pas
d’écarter un effet d’effondrement brutal, même si l’affaissement progressif reste possible,
il a été choisi par précaution l’aléa majorant : l’effondrement brutal.
Les cartes comportent ainsi :
des zones où le risque d'effondrement brutal n'a pu être écarté.
des zones où l'étude du critère géologique est en cours. -
3.4. Les mouvements résiduels
description
Cette catégorie regroupe divers aléas présentant des origines différentes au regard
des phénomènes en sous-sol, mais une traduction commune sous la forme de
mouvements de terrains d’incidences généralement très faibles, voire nulles sur les
enjeux de surface.
En effet, il s’agit essentiellement d’un classement par défaut, qui avait été défini à
l’origine afin de garder la mémoire de risques pouvant se concrétiser uniquement dans
certaines conditions très particulières d’enjeux de surface, tels que des immeubles de
grande hauteur.
Contrairement aux zones d'affaissements progressifs, il n'est pas possible de
préciser pour chacune des zones concernées les paramètres de l'aléa (amplitude,
pente, déformation).
Aussi, par convention, GEODERIS et la DREAL retiennent sur ces zones un aléa au
plus égal à celui d'un affaissement progressif avec un pourcentage de pente moyenne
de 1%.
En effet, même s’il n’est pas possible de garantir absolument l’impossibilité d’un
mouvement d’ampleur supérieure, l’aléa mouvement résiduel est plus faible que l’aléa
affaissement progressif avec une telle pente moyenne.
La valeur de 1% couvre la plus grande part des cas et n’est susceptible d’être
dépassée qu’avec une probabilité très faible.
Avec des constructions limitées à R+3, des prescriptions en terme de renforcement des
constructions peuvent être définies afin de résister à ce niveau de pente.
Critères de définition
Les tassements sont susceptibles d’apparaître au droit de dépilages récents et peu
profonds : ceux réalisés après 1945 à moins de 50m ; on peut les retrouver également
sur les secteurs de dépilage ancien d’une profondeur supérieure à 50 m (cf page 13).
P 13/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Aléas retenus
Mouvements résiduels sur dépilages récents.
Les mouvements résiduels concernent en premier lieu les zones dépilées récemment (après
1945) à moins de 50 m de profondeur où un simple effet de tassement est éventuellement
attendu.
Mouvements résiduels sur dépilages anciens.
Lorsque les dépilages sont plus anciens, potentiellement moins bien foudroyés, mais plus
profonds, les effets parvenant en surface vont être de même limités. Des phénomènes
d'affaissement résiduel localisé sont exceptionnellement possibles au dessus de ces
dépilages anciens. Par assimilation on inclut dans les zones de mouvements résiduels les
dépilages antérieurs à 1945 à plus de 50 m de profondeur.
Mouvements résiduels sur chambres et piliers.
Les effets de type affaissement sur chambres et piliers mais de faible intensité (pente
inférieure à 0.8%, déformation inférieure à 4 mm/m) sont également assimilés à des
mouvements résiduels.
Aléas de fontis très faible.
Les aléas de fontis très faible (intensité limitée ou très limitée, soit un diamètre inférieur à
3 m et une profondeur inférieure à 50 cm) sont aussi assimilés à des mouvements résiduels.
3.5. les éboulements fronts de mines
Certains fronts d’arrêt des mines à ciel ouvert sont susceptibles de présenter des
instabilités telles que chutes de blocs, glissements de terrains, éboulements analogues à
ceux que présentent les pentes naturelles.
P 14/44
50 m
Travaux miniers
en place
Terrains
effondrés
50 m
Travaux miniers
en place
Terrains
effondrés
Travaux miniers
Terrains
effondrés
Mouvements
décimétriquesRapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
3.6. Conclusion
Le tableau ci-dessous résume la classification retenue :
Conditions d’exploitation minière Classification en type d’aléa1
-chambres et piliers très défruitées avec banc raide Effondrement brutal non écarté
ou en cours d’étude
- galerie ou chambres et piliers à mois de 50m
-puits traitement non pérenne
-dépilages anciens à moins de 50 m
Fontis
- sur chambres et piliers
- sur puits
- sur dépilage
-chambres et piliers non stables/effets notables en
surface
-dépilages incomplets signalés sur les plans Affaissement progressif
-dépilages récents à moins de 50 m
-dépilages anciens à plus de 50 m
-chambres et piliers avec effets limités en surface
(déformation < 4 mm /m, pente <=0,8%)
- fontis aléa très faible
Mouvements résiduels
-dépilages récents à plus de 50 m
-chambres et piliers stables
-puits à traitement pérenne
Sans aléa
4. Les effets sur le bâti – la sécurité des personnes et des biens
4.1. Les effets sur le bâti
Dans les zones d’effondrement et de fontis, la ruine de l’édifice minier est susceptible
de provoquer des dégâts soudains et irréversibles sur le bâti.
Dans ces zones, la sécurité des personnes peut être directement compromise. Des
procédures d’expropriation, en application du code minier (L174-6), pourront être mises
en œuvre.
1 Les paramètres qui caractérisent les aléas (hauteur d'affaissement, déformation, pente) sont données dans le tableau qui accompagne chaque carte d'aléas publiées par Géodéris. Pour les informations relatives aux travaux du fond, il convient de se rapprocher de la commune ou de la DREAL Lorraine qui disposent des plans de travaux.
P 15/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Dans les zones d’affaissement progressif, les bâtiments sont soumis à un phénomène se
déroulant en 3 phases :
1.– le sol s’incurve avec un centre de courbure vers le bas (formation convexe, dite
en dôme) : la distance entre les constructions s’agrandit.
2. – le sol s’incurve avec un centre de courbure vers le haut (formation concave dite
« en cuvette ») : la distance entre les constructions diminue.
3. – les contraintes du sol se compensent pour trouver leur équilibre et les
constructions reviennent à une position proche de l’horizontale (sauf bords de
cuvette)
Le schéma suivant représente le phénomène de compression/ extension lors d'un
affaissement minier :
Une étude confiée en 2002 au Centre Scientifique et de Techniques du Bâtiment
(C.S.T.B) a mis en évidence le fait que les dommages subis par un bâtiment soumis à un
affaissement minier pouvaient être importants pour des valeurs de pente faible
(inférieure à 0,8 %), mais que le renforcement du bâti permet d’améliorer notablement
leur comportement.
Cette étude a été établie à partir :
-de la classification de différents niveaux d’impact (de 1 à 4 ) représentant les coûts de
réparation en cas de dégâts sur le bâti allant de 2 à 15%
-de la définition de différents modes constructifs d’un surcoût à la construction allant
jusqu’ à 15%
4.1.1. Étude "ossature béton".
En 2003, a été confiée au C.S.T.B. une étude permettant d’analyser le comportement du bâti
disposant de dispositions de renforcement et de définir ces dispositions.
La méthodologie a donc été la suivante :
définition de 5 classes de bâti
Cette étude a été établie selon une typologie du bâti en cinq classes:
1.bâtiment à rez-de-chaussée à ossature béton avec façade ouverte,
2.bâtiment à rez-de-chaussée et un étage partiel, à ossature béton
3.bâtiment à rez-de-chaussée et un étage, à ossature béton,
4.bâtiment à rez-de-chaussée et trois étages, à ossature béton,
P 16/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
5.bâtiment à rez-de-chaussée à ossature métallique.
Cette typologie est détaillée en annexe 1 du règlement du P.P.R.M.
•définition de 5 niveaux d’endommagement
Niveau d’endommagement Importance du dommage
N 1 très léger ou négligeable
N 2 léger
N 3 appréciable
N 4 sévère
N 5 très sévère.
En cas de survenance de l’aléa, pour les niveaux N1 à N3 une remise en état du bâtiment
est envisageable sans diagnostic particulier. Pour le niveau N4 un diagnostic préalable
de la structure est nécessaire et une reprise en sous-œuvre généralisée est souvent
nécessaire. Pour le niveau N5 une remise en état n’est pas envisageable.
Au-delà du niveau N3, compte tenu des dégâts prévisibles sur le bâti, il y a lieu de
considérer en outre que la sécurité des occupants des constructions en l’absence de
dispositifs de surveillance adaptés peut être mise en jeu.
En conséquence c'est le niveau N3 qui a été retenu comme niveau d'endommagement
maximal admissible.
Pour chaque type de bâti, l'étude CSTB a défini le niveau de pente maximal pour lequel
des mesures de renforcement des constructions garantissent un niveau
d'endommagement n'excédant pas un niveau N3.
Cette étude a donc permis d'analyser le comportement du bâti en cas de réalisation de
l'aléa au regard des sollicitations auxquelles il peut être soumis : inclinaison d'ensemble,
déformation horizontale et courbure du terrain.
Des mesures dites allégées applicables pour les bâtiments situés sur les secteurs où les
paramètres de l’aléa sont le plus faible et représentant un surcoût moindre (6%) ont été
définis on parle alors de bâtiment « faiblement renforcé ». Il s'agit de règles relatives
aux dimensions, ouvertures, à l'implantation des bâtiments et à la forme des
bâtiments.... Ces règles sont définies en annexe 2 du présent PPR.
Dans les secteurs d'aléas plus forts d'autres règles et dispositions constructives (choix
des matériaux, fondations, superstructure etc..) visant à améliorer le comportement du
bâti en cas de réalisation de l'aléa ont été étudiées. Elles représentent un surcoût à la
construction n’excédant pas 15 % on parle alors de bâtiment « fortement renforcé ».
Ces règles sont également définies en annexe 2 du présent PPR.
4.1.2. Étude "ossature bois-acier"
Dans le courant de l'année 2005 le CSTB a mené une étude similaire dans sa méthodologie,
portant sur les bâtiments à ossature bois et acier.
P 17/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
L'étude « vulnérabilité des modes constructifs alternatifs vis-à-vis des risques
d'affaissements miniers » CSTB mai 2006 a analysé le comportement des constructions
neuves renforcées, à ossature bois ou acier.
Elle a été établie selon une méthodologie similaire à l 'étude précédente sur les bâtiments à
ossature béton (définition de mesures de renforcement, niveaux d'endommagement limités
au niveau N3 ...).
« Le choix des matériaux et celui des systèmes constructifs jouent un rôle déterminant
dans la résistance des constructions aux effets de l'affaissement minier (mise en courbure,
déformation horizontale du sol, et inclinaison du bâtiment).
L'aptitude des systèmes à se déformer plastiquement lors des efforts élevés (...) constitue
une solution préférable à certains procédés constructifs traditionnels plus fragiles ».
L'étude a porté sur les bâtiments de type 3 et 4 ; les dispositions constructives
correspondent à un renforcement dont le surcoût est limité à 10%.
Les résultats de cette étude ont mis en évidence les avantages que présentent ces
structures: (emprise de bâtiment plus importante qu'un bâtiment ossature béton, possibilité
de décrochements horizontaux limités, implantation possible sur des secteurs d'aléa à pente
plus élevée ). Les éléments issus de cette étude ont permis de compléter le règlement du
P.P.R.M. sur ce point.
4.1.3. Étude sur la définition de prescriptions spécifiques aux zones de mouvements
résiduels
La quantification par la DREAL et GEODERIS de l'aléa dans les zones de mouvements
résiduels (ZMR) ont permis, nonobstant son caractère hétérogène, de l'assimiler
globalement à celui d'un affaissement progressif avec une pente inférieure à 1%. Dès lors, il
devenait possible d'étudier plus précisément la constructibilité dans les ZMR.
Dans le dernier trimestre de l'année 2006 et le début de l'année 2007, le CSTB a mené une
étude, portant sur la vulnérabilité des bâtiments dans les zones de mouvements résiduels.
Il en ressort principalement, tous matériaux confondus, que les prescriptions (bâtiments
« faiblement renforcées » étude CSTB 2003) doivent être respectées à l'exception de :
- l'obligation de réaliser une tranchée périphérique remplie d'éléments compressibles qui
disparaît,
-et les dimensions maximales autorisées sont un peu plus grandes pour les types 3, 4 et 5.
En outre, les décrochements horizontaux limités (étude CSTB Bois acier 2005) sont
étendues à tous les types de bâtiments en zone de mouvements résiduels.
4.1.4. Études particulières pour les bâtiments hors typologie
Le règlement du PPRM est établi sur la base d'une typologie de bâtiments définie par
les différentes études du CSTB et reprise en annexe 1 du PPRM.
Des constructions ne respectant pas cette typologie (volumes, dimensions, ouvertures,
…) peuvent néanmoins être autorisées à condition que le projet fasse l'objet d'une
étude réalisée par un bureau d'études selon un cahier des charges imposé et contrôlée
par un organisme agréé. Cette étude devra justifier que, compte tenu des dispositions
prises lors de la conception et de la réalisation du projet, le niveau d'endommagement
P 18/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
du bâtiment, en cas de réalisation de l'aléa, n'excédera pas le niveau N3 tel que défini
en page 16 du présent rapport. Un cahier des charges à usage des bureaux d'études
est annexé au règlement (annexe 3). Conformément au code de l'urbanisme, seule sera
exigée dans le dossier de permis de construire une attestation signée de l'auteur de
l'étude, qui doit être un ingénieur compétent en calcul de structures, selon laquelle
l'étude a bien été réalisée selon le cahier des charges et a bien abouti au résultat
recherché, soit un endommagement au plus égal à N3.
CHAPITRE 2 – LA DOCTRINE DE CONSTRUCTIBILITE
Le P.P.R.M. constitue la traduction réglementaire de la cartographie de l’aléa : son
élaboration nécessite donc outre la connaissance de l’aléa la définition d’une politique de
constructibilité.
En l’absence de référence réglementaire ou doctrinale, c’est la directive territoriale
d’aménagement (D.T.A.) approuvée le 2 août 2005 qui a déterminé la politique de
constructibilité sur le bassin ferrifère et défini les principes qui ont conduit au zonage et
au règlement du présent P.P.R.M.
1. La directive territoriale d'aménagement (D.T.A.)
Le nombre de communes touchées, l’importance non seulement des zones influencées par
l’exploitation minière, mais aussi des secteurs urbains ou urbanisables touchés par les
différents aléas ont milité en faveur de la définition d’une politique globale de
constructibilité à l’échelle du bassin.
Le dispositif mis en place par la D.T.A., adapté aux risques miniers tout en reposant sur les
grandes orientations de la politique de l'État de prévention des risques, repose sur un
principe d’équilibre entre :
•Les besoins de la vie locale ;
•La nécessaire prise en compte des risques dans les choix d’aménagement.
La politique de constructibilité définie par la D.T.A. repose sur les principes suivants :
•Assurer la sécurité des personnes : les zones de fontis ou effondrement brutal
potentiel sont totalement inconstructibles à l’exception de l’entretien courant du bâti
existant.
•Assurer les mutations du tissu bâti existant dans les zones n'affectant pas
directement la sécurité des personnes.
•Réorienter le développement en priorité vers les secteurs non contraints ; cette
politique trouve ses limites dans les secteurs particulièrement contraints ; la D.T.A. a
introduit la notion de "communes très contraintes" : il s’agit des communes dont plus de
50% des zones Urbaines (ou de la partie actuellement urbanisée –PAU- au sens du
règlement national d'urbanisme) sont touchées par les risques miniers et/ou rendus
inconstructibles par des risques naturels (mouvements de terrains, inondations...) et
technologiques. Dans ces communes des possibilités de construction dans les secteurs
urbanisés ne mettant pas en jeu la sécurité des personnes sont reconnues.
P 19/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Aléas miniers et zones urbanisées
COMMUNES Total aléas en zone U Zones U 2010 Aléas miniers en zone U Aléas inondations en zone U
en % en ha en ha en % en ha en %
Cosnes-et-Romain 0,5 109 0,6 0,5 - -
Haucourt-Moulaine 3,8 108 4,1 3,8 - -
Herserange 3,2 87 2,8 3,2 - -
Lexy 2,5 158 0,05 0,03 3,9 2,5
Longlaville 14 50 0 0 7 14
Longwy 7,2 334 23,3 7 0,5 0,2
Mexy 5,5 90 5 5,5 - -
Mont-Saint-Martin 2,3 267 6,2 2,3 - -
Réhon 3,7 134 2,3 1,7 2,7 2
Saulnes 0,8 66 0,5 0,8 - -
2. Les zones réglementaires des PPRM
En dehors des zones non concernées par l'aléa, les zones définies par le PPRM sont de 2
sortes:
R: zone "rouge" inconstructible où tout est interdit sauf certains travaux
On peut y trouver d’une part des zones d’aléas pouvant mettre en cause la sécurité des
personnes (zones R1) et d’autre part des zones d'aléas sans risque direct pour les personnes
mais avec risque pour les biens (zones R2 et R3).
Les travaux autorisés diffèrent selon la nature des aléas :
R1 zone à risque
direct et immédiat
pour les
personnes :
R2 zone sans risque
direct pour les
personnes mais avec
risque pour les
biens :
R3 zone de fontis
expertisés sans risque
direct pour les
personnes mais avec
risque pour les biens :
Bâtiments existants Maintien en l’état Maintien en l’état +
mutations + mises
aux normes
Maintien en l’état +
mutations + mises aux
normes
Constructions nouvelles NON NON sauf... NON
P 20/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
O et J: zones "orange" et "jaune" à risque constructibles sous conditions
Il s’agit de zones d’aléas sans risques directs et immédiats pour les personnes mais avec
risques de dommages aux biens, dans les communes très contraintes au sens de la
Directive Territoriale d'Aménagement (DTA) pour les zones O et J mais aussi dans les
communes significativement concernées par les aléas pour la zone J. Certaines
constructions sont admises avec des prescriptions techniques ayant pour objet de minimiser
les dégâts et le coût des réparations en cas d’affaissement.
En fonction des aléas, les types de constructions admis et les prescriptions techniques
diffèrent.
O: affaissements
progressifs, pentes faibles
et moyennes en communes
très contraintes
J: aléas mouvements résiduels en
communes très contraintes ou
significativement affectées
Bâtiments existants Maintien en l’état +
mutations
Toutes extensions et modifications
admises avec prescriptions légères
Constructions
nouvelles
Certains types de
constructions admis avec
prescriptions renforcées
Constructions admises avec
prescriptions légères
La zone O se subdivise en sous-zones qui peuvent, suivant l'étude de constructibilité
réalisée par le CSTB, accueillir tels ou tels types de bâtiments, au sens de l'annexe 1 du
règlement (cf. tableaux pages suivantes). L’affaissement progressif se traduit par la
formation d’une cuvette. En surface, les terrains se mettent en pente. La pente, calculée par
Geoderis et indiquée dans le tableau suivant correspond à l’inclinaison maximale prévisible,
du terrain au cours du phénomène d’affaissement occasionnant des endommagements sur le
bâti.
La zone J, affectée par l'aléa de mouvements résiduels, a fait l'objet d'une étude
spécifique réalisée par le CSTB pour le compte de l'Etat (direction régionale de
l'Equipement). Les principales différences avec les zones O les moins sévèrement
concernées (zones O1 par exemple) sont :
Les dimensions des bâtiments des familles 3 ou 4 autorisés sont un peu plus
importantes (se reporter à l'annexe 1, « 1.2. Typologie pour zones de mouvements
résiduels »);
Des décrochements horizontaux peuvent être autorisés, y compris pour les
constructions à ossature béton ;
La réalisation d'une tranchée emplie d'éléments compressibles autour des fondations
n'est plus prescrite.
P 21/44Bâtiments-types autorisés dans les diverses zones Ox et prescriptions applicables
Pentes sous-zones O
< 2 %
de 2 à
3 %
de 3 à 4 %
de 4 à 5 %
de 5 à
6 %
de 6 à 7 %
de 7 à 11 %
de 11 à 14%
de 14 à 23 %
O1
O2
O3
O4
O5
O6
O7
O8
O9
TYPE 1: Bâtiment RdC, une façade ouverte Dimensions maxi: 32 m², hauteur maxi 3 m
Pas de prescriptions
TYPE
2 :
Bâtiment
à
rez-de-chaussée
et
un
étage
partiel,
à
ossature en béton Dimensions maxi : 240 m², hauteur 7 m
prescriptions faibles (*)
prescriptions
fortement renforcées (**)
Constructions interdites
TYPE 3 :
Bâtiment à rez-de-chaussée et un étage, à ossature en
béton Dimensions maxi : 126 m², longueur 14 m, hauteur 6 m
prescriptions faibles (*)
prescriptions
fortement renforcées (**)
Constructions interdites
TYPE 3bis: Bâtiment à rez-de-chaussée et un étage, à ossature en bois ou acier, dimensions réduites Dimensions maxi : 126 m², longueur 14 m, hauteur 6 m
prescriptions
" bois-acier" (***)
Constructions
interdites
TYPE 3MI: Bâtiment à rez-de-chaussée et un étage, à ossature en bois ou acier Dim. maxi pour 3MI1 à 3: 170 m², longueur 17 m, hauteur 6 m Dim. maxi pour 3MI4:
209 m², longueur 19 m, hauteur 6 m
prescriptions
" bois-acier" (***)
Constructions interdites
TYPE 4 :
Bâtiment à rez-de-chaussée et trois étages, à ossature
en béton Dimensions maxi : 375 m², longueur 25 m, hauteur 12 m
prescriptions faibles (*)
prescriptions
fortement
renforcées (**)
Constructions interdites
TYPE
4 bis:
Bâtiment
à
rez-de-chaussée
et
deux
étages,
à
ossature en bois ou acier Dimensions maxi : 375 m², longueur 25 m, hauteur 9 m
prescriptions
" bois-acier" (***)
Constructions interdites
TYPE
4
C :
Bâtiment
à
rez-de-chaussée
et
deux
étages,
à
ossature en bois ou acier Dim. maxi pour 4 C 1 à 3: 510 m², longueur 30 m, hauteur 9 m Dim. maxi pour 4 C 4: 665 m², longueur 35 m, hauteur 9 m
prescriptions
" bois-acier" (***)
Constructions interdites
TYPE
5 :
Bâtiment
à
rez-de-chaussée,
à
ossature
métallique
Dimensions maxi : 540 m², longueur 30 m, hauteur 5 m
270 m², longueur 18 m, hauteur 10 m
prescriptions faibles (*)
prescriptions
fortement
renforcées (**)
Uniquement pour entrepôts et bâtiments d'activité
(*)
Prescriptions faibles
: ensemble des prescriptions techniques figurant au règlement et à l'annexe 2 (chapitre A sauf la partie de l'article A.c qui concerne les mouvements résiduels, et chapitre B sauf les articles B.c..2 , B.c.3
et B.d.1, B.d.2 et B.d.3) (**)
Prescriptions fortement renforcées:
toutes les prescriptions faibles, plus celles des articles B.c.3 et B.d.1 et B.d.2 de l'annexe 2
(***)
Prescriptions «
bois-acier
» :
Toutes les prescriptions faibles, plus celles des articles B.c.2 et B.d.3 de l'annexe 2Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Le tableau ci-dessus distingue plusieurs types de prescription :
Prescriptions faibles :
Les prescriptions faibles (*) concernent le renforcement des fondations du bâtiment,
(les fondations sont reliées entre elles sur un même niveau, à moins de 80 cm de
profondeur, indépendantes d’ouvrages secondaires et entourées par une tranchée
d’éléments très compressibles…), les formes et dimensions des bâtiments, le choix des
matériaux, des éléments non structuraux (par exemple : la limitation de la taille des
ouvertures). Les canalisations doivent être raccordées aux bâtiments par un dispositif
souple. Ces prescriptions s'appliquent à tous les types de bâtiments autorisés dans les
zones réglementées par le PPRM, à l'exception de ceux qui en sont explicitement
exemptés par le PPRM, et notamment les constructions de type 1.
Prescriptions fortement renforcées :
Les prescriptions fortement renforcées (**) comprennent les prescriptions faibles
auxquelles s’ajoutent un renforcement accru des fondations (elles doivent être
étroitement maillées, les soubassements doivent être rigidifiés…) et un renforcement de
la superstructure (toutes les ouvertures doivent être encadrées par des chaînages…).
Elles s'appliquent aux bâtiments des types 2, 3, 4 et 5.
Prescriptions " bois-acier":
Les prescriptions "bois-acier" (***) comprennent les prescriptions faibles auxquelles
s’ajoutent un renforcement accru des fondations et des dispositions particulières
concernant le contreventement des superstructures. Elles s'appliquent aux bâtiments
des types 3 bis, 3 MI et 4 C.
Enfin, il est rappelé que les dispositions du PPRM s'appliquent à des constructions qui
respectent intégralement les règles de l'art que sont notamment les documents
techniques unifiés (DTU) et sans préjudice de mesures constructibles liés à d'autres aléas.
Ces prescriptions, extraites d'une "étude des conditions de constructibilité dans le bassin
sidérurgique et ferrifère nord-lorrain" réalisée par le CSTB pour le compte de la DRE
Lorraine, représentent l'état de la connaissance en ce domaine, et sont à considérer
comme un complément des DTU, et donc à respecter avec rigueur par les constructeurs,
les maîtres d'œuvre et les entreprises.
B: zone blanche sans risque où tous les types de constructions sont admis
Cette dernière zone comprend les zones influences par l'exploitation minière (ZIPEM)
où l'aléa est considéré nul après expertise, et les zones non influencées par
l'exploitation minière (NIPEM) ; elle ne figurera pas en tant que telle sur la
cartographie du PPRM.
La nature et les conditions d'exécution des mesures de prévention prises pour
l'application du règlement sont définies et mises en œuvre sous la responsabilité du
maître d'ouvrage et du maître d'œuvre concernés par les constructions, travaux et
installations visés. Le maître d'ouvrage a également obligation d'entretien des mesures
exécutées.
P 23/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Le P.P.R. vaut servitude d'utilité publique opposable à toute personne publique ou privée.
A ce titre, il doit être annexé au Plan d'Occupation des Sols (POS) ou Plan Local
d'Urbanisme (PLU) suivant les cas, conformément à l'article R.126-1 du Code de
l'urbanisme. Le maire est responsable de la prise en considération du risque minier en
général, et de l'application du P.P.R. sur sa commune en particulier, notamment lors de
l'élaboration ou de la révision du PLU.
4. De l’aléa au zonage réglementaire
4.1. Généralités
Les critères de définition du zonage prennent en compte :
•La nature de l’aléa : les zones d’aléa de type fontis, effondrement, de nature à
présenter un risque pour la sécurité des personnes sont en toute hypothèse
inconstructibles. Suivant les autres critères, les zones d'aléa progressif (affaissement
ou mouvements résiduels) peuvent être plus ou moins constructibles.
•Le niveau de contraintes des communes : dans les communes considérées comme
fortement contraintes au sens de la directive territoriale d’aménagement, des
constructions assorties de dispositions constructives sont autorisées dans les secteurs
déjà urbanisés et ne mettant pas en jeu la sécurité des personnes ou celle des
occupants des bâtiments.
•Le caractère urbain ou naturel du secteur considéré. En effet, un des fondements de
la politique de prévention des risques est d'éviter d'installer de nouveau enjeu en zone
naturelle d'aléa, quelle que soit la qualification de celui-ci, pour ne pas créer de nouveau
risque. Cependant, pour les communes fortement contraintes ou significativement
concernées par les PPRM, on admettra des extensions d'urbanisation dans les secteurs
concernés par l'aléa de mouvements résiduels.
4.2. Mise en œuvre des critères
L'application des principes précédents est résumé dans le tableau suivant :
P 24/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
ALEA Communes très contraintes Communes
significativement
concernées
Communes peu concernées
Secteurs Zonage Secteurs Zonage Secteurs Zonage
Mouvements
rapides
mettant en
jeu la sécurité
des personnes:
fontis non
expertisés ou
aléa fort non
surveillé,
effondrements
brutaux,
éboulements
Secteur urbanisé:
principe
d'inconstructibilité R1
Secteur urbanisé:
principe
d'inconstructibilité R1
Secteur urbanisé:
principe
d'inconstructibilité R1
Secteur naturel :
principe
d'inconstructibilité
R1
Secteur naturel :
principe
d'inconstructibilité
R1
Secteur naturel :
principe
d'inconstructibilité
R1
Fontis fort-
surveillé,
moyen ou
faible
Tous secteurs:
principe
d'inconstructibilité
R3 Tous secteurs:
principe
d'inconstructibilité
R3 Tous secteurs:
principe
d'inconstructibilité
R3
Affaissements
progressifs
Secteur urbanisé :
constructibilité
limitée sous
conditions
O
Secteur urbanisé :
principe
d'inconstructibilité
R2
Secteur urbanisé :
principe
d'inconstructibilité
R2
Secteur naturel :
->principe
d'inconstructibilité
et/ou
-> ouverture limitée
à l'urbanisation
R2
O
Secteur naturel :
principe
d'inconstructibilité
R2 Secteur naturel :
principe
d'inconstructibilité
R2
Mouvements
résiduels
Secteur urbanisé :
constructibilité
sous conditions
J
Secteur urbanisé :
constructibilité
sous conditions
J
Secteur urbanisé :
principe
d'inconstructibilité
R2
Secteur naturel :
-> ouverture à
l'urbanisation sous
conditions
J
Secteur naturel :
-> ouverture à
l'urbanisation sous
conditions
J
Secteur naturel :
principe
d'inconstructibilité
R2
5. Interdictions, prescriptions et recommandations
D'une manière générale, les interdictions, prescriptions et recommandations définies par le
PPRM se fondent principalement sur les études de la vulnérabilité des bâtiments réalisées
par le CSTB.
Celles-ci ont permis de mettre en évidence les niveaux d'endommagement de plusieurs types
de construction en cas de réalisation de l'aléa, et de définir des dispositions constructives
propres à en réduire les conséquences.
Le PPRM se compose du présent rapport, d'un règlement et de différentes annexes.
Les types de bâtiments étudiés figurent en annexe 1 du règlement du présent PPRM.
P 25/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Les dispositions constructives figurent en annexe 2 du même règlement et représentent
pour les constructeurs et leurs maîtres d'œuvre les règles de l'art à respecter au
même titre que les DTU. On trouve également dans le corps du règlement les prescriptions
qui peuvent être contrôlées au titre du code de l'urbanisme.
L'annexe 3 correspond au cahier des charges pour l'étude d'une construction hors typologie
et l'annexe 4 est le modèle d'attestation pour des constructions hors typologie à remplir
lors du dépôt de permis de construire.
L'annexe 5 recense enfin les mesures de prévention et de surveillance des aléas miniers
mises en œuvre par les pouvoirs publics.
5.1. Interdictions.
Sont d'une manière générale interdites toutes les constructions et installations
susceptibles d'aggraver les risques en créant de nouveaux enjeux ou en augmentant,
directement ou indirectement, la vulnérabilité des enjeux existants.
Par ailleurs, les constructions qui ne respecteraient pas les types de bâtiments ou les
prescriptions constructives étudiés par le CSTB sont en général interdites (sauf
type 1).
Le règlement du PPRM est établi sur la base d'une typologie de bâtiments définie en
annexe 1 du règlement et des règles définies en annexe 2. Des constructions ne
respectant pas cette typologie (volumes, dimensions, ouvertures,…) ou ces règles
peuvent néanmoins être autorisées à condition que le projet fasse l'objet d'une étude
réalisée par un bureau d'études compétent. Cette étude devra justifier que, compte
tenu des dispositions prises lors de la conception et de la réalisation du projet, le niveau
d'endommagement du bâtiment, en cas de réalisation de l'aléa, n'excédera pas le niveau
N3 tel que défini en page 16 du présent rapport. Un modèle de cahier des charges à
destination des bureaux d'études est annexé au règlement, ainsi qu'un formulaire
d'attestation (pour le dossier de permis de construire) à remplir et signer par l'auteur
de l'étude.
5.2. Prescriptions
Pour les constructions autorisées le règlement du P.P.R.M. définit en outre les
prescriptions d’urbanisme (ex : gabarit des constructions, ouvertures, implantation) ou
les règles particulières de construction en application de l'article R 126-1 du code de la
construction et de l'habitat (ex : dispositions relatives au choix des matériaux,
fondations, superstructures, éléments non structuraux, raccordements aux réseaux
publics) qui s’imposent aux projets. Ces règles particulières de construction sont de
deux ordres (bâtiments faiblement ou fortement renforcés) en fonction de
l'importance de l'aléa.
Le respect des dispositions d'urbanisme est sanctionné dans le cadre de l'instruction
des dossiers d'autorisations d'occuper le sol; la mise en oeuvre des dispositions
constructives particulières relève de la responsabilité du maître d'ouvrage.
Les prescriptions de renforcement d'urbanisme ou de nature constructive sont issues
des études confiées au C.S.T.B ci -avant rappelées. Elles concernent directement la
stabilité et la tenue du clos et couvert de la construction.
P 26/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Ces études comportent également des recommandations: il s'agit de dispositions visant
à « améliorer le bon comportement de l’ouvrage par des choix constructifs judicieux »
(extrait étude C.S.T.B). Elles constituent parfois un rappel des divers D.T.U. et
pourront utilement être consultées et prises en compte par les maîtres d'ouvrage.
Le règlement comporte également des croquis qui ne présentent pas de valeur
réglementaire par eux–mêmes mais n'ont qu'une fonction d'illustration des règles
écrites.
CHAPITRE 3 : LES COMMUNES COUVERTES PAR LE PPR
1. Commune de Cosnes-et-Romain.
1.1 Géographie
La commune de Cosnes-et-Romain se situe à l'extrémité Nord du bassin ferrifère dans
le département, à la frontière avec la Belgique.
Cosnes-et-Romain adhère à la communauté de communes de l’agglomération de Longwy.
La commune de Cosnes-et-Romain occupe une superficie de 1623 ha.
La desserte de Cosnes-et-Romain se fait essentiellement par la RN 18 qui permet de
rejoindre Longwy ou Longuyon puis la Meuse.
1.2 Démographie
Cosnes-et-Romain compte une population de 2 211 habitants au recensement de 2007
contre 1 417 en 1968, soit une hausse de 56% due essentiellement à la construction de
nouvelles zones d’habitations.
L'indice de "jeunesse" J (nombre des moins de 19 ans sur nombre des plus de 60 ans) de
la commune en 2007 est de 1.09 pour une moyenne départementale de 1,214.
La dominante socio-professionnelle par rapport à la moyenne départementale est
fortement ouvrière 33.1% (département 23.1%), les professions libérales représentent
11.5% (département 4.6%) alors que les employés sont sous-représentés 17.8%
(département 30.8%).
Le nombre de contribuables non imposés est de 48.1 % (département 52 %).
En 2007 le taux de chômage est de 6.5% alors que celui du département est de 11.0%.
1.3 Habitat
Le nombre de logements est de 959 en 2007 soit 17.4% de plus qu’en 1999.
La vacance a tendance à s’accroître, 47 logements sont vacants en 2007 soit 20 de plus
qu’en 1999, ce qui représente, en 2007, 5% du parc immobilier contre 3.3% en 1999.
1.4. Emploi
En 2007 la population de 15 ans ou plus ayant un emploi est de 1042.
Le nombre d’actifs habitant et travaillant sur Cosnes-et-Romain a baissé de 16.5 %
entre 1999 et 2007 passant de 97 à 81.
P 27/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Parallèlement le nombre d’emplois sur la commune a baissé lui aussi, il était de 498 en
1999 contre 447 en 2007.
Le nombre d’actifs de Cosnes-et-Romain travaillant hors de la commune a
augmenté depuis 1999 et représente 92.2 % des actifs en 2007. Environ 53.4%
travaillent dans les pays limitrophes et principalement au Luxembourg et en Belgique.
1.5. Équipement commercial
La commune de Cosnes-et-Romain est située à proximité des zones commerciales de
Longwy, de Mont-Saint-Martin mais aussi de Belgique et du Luxembourg.
1.6. Perspectives d’évolution
Le secteur de Cosnes-et-Romain est très proche des pôles d’emplois du Luxembourg et
est un lieu de passage important des migrations quotidiennes de frontaliers.
L’amélioration des liaisons avec le Luxembourg et la réalisation du projet BELVAL
pourraient avoir, à terme, des conséquences bénéfiques sur l’attractivité foncière et
sur le niveau des revenus de la population.
1.7. Situation au regard des exploitations minières
La commune est concernée par 5 concessions minières, dont principalement celles de
Romain, Warnimont et Mont-Saint-Martin. Le territoire communal est peu concerné par
les aléas miniers. Après expertise, la plus grande partie des ZIPEM est devenue des
zones vertes (aléa nul) ou jaunes (mouvements résiduels), et des zones d'aléa de type
fontis dans quelques secteurs.
Les aléas sont de 2 sortes :
· Aléas "brutaux" (fontis, effondrement brutal ou front de mine à ciel ouvert) dus à la
faible profondeur des exploitations qui touchent légèrement les zones situées au Nord
de la commune. Les parties urbanisées de la commune ne sont pas affectées par du
fontis.
· Aléas de "mouvements résiduels", principalement au nord est de la commune dont une
petite partie en zone urbanisée (environ 0,6 ha).
1.8. Perspectives urbaines
Compte tenu de la topographie favorable du site, la commune de Cosnes-et-Romains
dispose de nombreuses possibilités d'extensions dans les secteurs sans aléa, avec
l'avantage supplémentaire qu'elles permettent sans difficultés d'assurer la continuité
du tissu urbain.
2. Commune de Haucourt-Moulaine.
2.1 Géographie
La commune de Haucourt-moulaine se situe à l'extrémité Nord du bassin ferrifère dans
le département de Meurthe-et-Moselle, à la limite du Luxembourg.
Haucourt-Moulaine adhère à la communauté de communes de l'agglomération de Longwy.
P 28/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
La commune de Haucourt-Moulaine occupe une superficie de 742 ha.
La desserte de Haucourt-Moulaine se fait essentiellement par la RN 52 qui permet de
rejoindre Metz (via l'A30 et A31) ou Longwy puis le Luxembourg.
2.2 Démographie
Haucourt-Moulaine compte une population de 2 938 habitants au recensement de 2007
contre 4 651 en 1968, soit une baisse de 36,8 %, due essentiellement à la fin de
l'exploitation des ressources minières.
L'indice de "jeunesse" J (nombre des moins de 19 ans sur le nombre des plus de 60 ans)
de la commune en 2007 est faible (0,90 pour une moyenne départementale de 1,214).
La dominante socio-professionnelle par rapport à la moyenne départementale est
ouvrière 21,2% (département 23,1%), les professions libérales représentent 2,4%
(département 4,6%) alors que les employés sont à 17.7% (département 30.8%).
Le nombre de foyers fiscaux non imposés est de 66,6 % (département 52 %).
En 2007 le taux de chômage est de 14,9% alors que celui du département est de 11.0%.
2.3 Habitat
Le nombre de logements est de 1 244 en 2007 soit 2,5% de moins qu'en 1999.
La vacance a sensiblement diminué, 28 logements sont vacants en 2007 soit 133 de
moins qu'en 1999, ce qui représente, en 2007 2,25% du parc immobilier contre 12,62%
en 1999.
2.4. Emploi
En 2007 la population de 15 ans ou plus ayant un emploi est de 1 115.
Le nombre d’actifs habitant et travaillant sur Haucourt-Moulaine a baissé de 3,36 % de
1999 à 2007 et s'établit donc à 115. Le nombre d’emplois sur la commune a cependant
augmenté (+ 29,72 %).
Le nombre d’actifs de Haucourt-Moulaine travaillant hors de la commune a
augmenté depuis 1999 de + 19,19 % et représente 89,7 % des actifs en 2007. Environ
46.2% travaillent dans les pays limitrophes et principalement au Luxembourg et en
Belgique.
2.5. Équipement commercial
La commune de Haucourt-Moulaine est située à proximité des zones commerciales de
Longwy, de Mont-Saint-Martin mais aussi de Belgique et du Luxembourg.
2.6. Perspectives d’évolution
Le secteur de Haucourt-Moulaine est très proche des pôles d’emplois du Luxembourg et
est un lieu de passage important des migrations quotidiennes de frontaliers.
L’amélioration des liaisons avec le Luxembourg et la réalisation du projet BELVAL
pourraient avoir, à terme, des conséquences bénéfiques sur l’attractivité foncière et
sur le niveau des revenus de la population.
P 29/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
2.7. Situation au regard des exploitations minières
La commune est concernée par 2 concessions minières, dont principalement celle de
Moulaine. Le territoire communal est peu concerné par les aléas miniers. Après
expertise, la plus grande partie des ZIPEM est devenue des zones vertes (aléa nul) ou
jaunes (mouvements résiduels), et des zones d'aléa de type fontis dans quelques
secteurs. Suite à la gradation fontis de juin 2010, les zones touchées par les fontis ont
sensiblement diminué.
Les aléas sont de 2 sortes :
· Aléas "brutaux" (fontis, effondrement brutal ou front de mine à ciel ouvert) dus à la
faible profondeur des exploitations qui touchent légèrement les zones situées au Nord
de la commune. Les parties urbanisées de la commune sont peu affectées par du fontis
(pas de bâtiments concernés).
· Aléas de "mouvements résiduels", principalement au nord est de la commune dans une
partie non urbanisée mais aussi une petite partie en zone urbanisée.
2.8. Perspectives urbaines
Compte tenu de la topographie favorable du site (coté Haucourt), la commune de
Haucourt-Moulaine dispose de nombreuses possibilités d'extensions dans les secteurs
sans aléa, avec l'avantage supplémentaire qu'elles permettent sans difficultés
d'assurer la continuité du tissu urbain.
La gradation de l'aléa fontis (juin 2010) permet de clarifier la situation des zones
urbaines affectées par cet aléa (coté Moulaine). Toutes les zones classées en fontis
fort surveillé, moyen et faible, grâce au classement en zone R3, permettent les
modifications du bâti existant.
3. Commune de Herserange.
3.1 Géographie
La commune de Herserange se situe à l'extrémité Nord du bassin ferrifère dans le
département de Meurthe-et-Moselle, à la limite de la commune de Longwy.
Herserange adhère à la communauté de communes de l’agglomération de Longwy.
La commune de Herserange occupe une superficie de 354 ha.
La desserte de Herserange se fait essentiellement par la RD 26 qui permet de
rejoindre Longwy et la RN 52.
3.2 Démographie
Herserange compte une population de 4 465 habitants au recensement de 2007 contre
7 044 en 1968 et 4 240 en 1990 ce qui représente une baisse de 36.6% par rapport à
1968. Toute fois on notera une augmentation de 5.3% du nombre d’habitants depuis
1990.
L'indice de "jeunesse" J (nombre des moins de 19 ans sur nombre des plus de 60 ans) de
la commune en 2007 est de 1.09 pour une moyenne départementale de 1,214.
P 30/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
La dominante socio-professionnelle par rapport à la moyenne départementale est
fortement ouvrière 26.3% (département 23.1%), alors que les cadres sont sous-
représentés 8.7% (département 14.5%).
Le nombre de contribuables non imposés est de 67.1 % (département 52 %).
En 2007 le taux de chômage est de 16.8 % alors que celui du département est de 11.0%.
3.3 Habitat
Le nombre de logements est de 2 167 en 2007 soit 5.4 % de plus qu’en 1999.
La vacance augmente légèrement, 207 logements sont vacants en 2007 soit 39 de plus
qu’en 1999, ce qui représente 8.2 % du parc immobilier en 2007 contre 9.5 % en 1999.
3.4. Emploi
En 2007 la population de 15 ans ou plus ayant un emploi est de 1 755.
Le nombre d’actifs habitant et travaillant sur Herserange a baissé de 16.4 % entre
1999 et 2007 passant de 225 à 188.
Parallèlement le nombre d’emplois sur la commune a baissé lui aussi, il était de 795 en
1999 contre 562 en 2007.
Le nombre d’actifs d’Herserange travaillant hors de la commune a augmenté depuis 1999
et représente 89.3 % des actifs en 2007. Environ 42% travaillent dans les pays
limitrophes (principalement au Luxembourg mais aussi Belgique).
3.5. Équipement commercial
La commune de Herserange est située à proximité des zones commerciales de Longwy,
de Mont-Saint-Martin mais aussi de Belgique et du Luxembourg.
3.6. Perspectives d’évolution
Le secteur de Herserange est très proche des pôles d’emplois du Luxembourg et est un
lieu de passage important des migrations quotidiennes de frontaliers.
L’amélioration des liaisons avec le Luxembourg et la réalisation du projet BELVAL
pourraient avoir, à terme, des conséquences bénéfiques sur l’attractivité foncière et
sur le niveau des revenus de la population.
3.7. Situation au regard des exploitations minières
La commune est concernée par 2 concessions minières, celles de Senelle et de Mont-de-
Chat. Le territoire communal est peu concerné par les aléas miniers. Après expertise la
plus grande partie des ZIPEM est devenue des zones vertes (aléa nul) ou jaunes
(mouvements résiduels), et des zones d'aléa de type fontis dans quelques secteurs.
Suite à la gradation fontis de mars 2010, les zones touchées par les fontis ont
sensiblement diminué. Suite à la gradation fontis de juin 2010, les zones touchées par
les fontis ont sensiblement diminué.
Les aléas sont de 2 sortes :
· Aléas "brutaux" (fontis, effondrement brutal ou front de mine à ciel ouvert) dus à la
faible profondeur des exploitations qui touchent légèrement les zones situées au Nord-
P 31/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Ouest et Sud-Ouest de la commune. Les parties urbanisées de la commune sont peu
affectées par du fontis.
· Aléas de "mouvements résiduels", principalement au nord-ouest de la commune en
dehors des parties urbanisées.
3.8. Perspectives urbaines
Le relief et les contraintes dues aux différents risques, ainsi que la forte connotation
post-industrielle, rendent l'expansion urbaine difficile.
La gradation de l'aléa fontis (juin 2010) permet de clarifier la situation des zones
urbaines affectées par cet aléa. Toutes les zones classées en fontis fort surveillé,
moyen et faible, grâce au classement en zone R3, permettent les modifications du bâti
existant.
4. Commune de Lexy.
4.1 Géographie
La commune de Lexy se situe à l'extrémité Nord du bassin ferrifère dans le
département de Meurthe-et-Moselle, à la limite de la commune de Longwy.
Lexy adhère à la communauté de communes de l’agglomération de Longwy.
La commune de Lexy occupe une superficie de 599 ha.
La desserte de Lexy se fait essentiellement par la RN 18 qui permet de rejoindre
Longwy ou Longuyon puis la Meuse.
4.2 Démographie
Lexy compte une population de 2 840 habitants au recensement de 2007 contre 2 727
en 1968 et 2 990 en 1999 ce qui représente une baisse de 5% par rapport à 1999.
L'indice de "jeunesse" J (nombre des moins de 19 ans sur nombre des plus de 60 ans) de
la commune en 2007 est de 0.73 pour une moyenne départementale de 1,214.
La dominante socio-professionnelle par rapport à la moyenne départementale est
fortement ouvrière 31.7% (département 23.1%).
Le nombre de contribuables non imposés est de 51.5 % (département 52 %).
En 2007 le taux de chômage est de 7.0 % alors que celui du département est de 11.0%.
4.3 Habitat
Le nombre de logements est de 1 271 en 2007 soit 4.7 % de plus qu’en 1999.
La vacance baisse légèrement, 31 logements sont vacants en 2007 soit 2 de moins qu’en
1999, ce qui représente 2.4 % du parc immobilier en 2007 contre 2.7 % en 1999.
4.4. Emploi
En 2007 la population de 15 ans ou plus ayant un emploi est de 1 210.
P 32/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Le nombre d’actifs habitant et travaillant sur Lexy a baissé de 2.6 % entre 1999 et
2007 passant de 194 à 189.
Cependant le nombre d’emplois sur la commune a augmenté, il était de 672 en 1999
contre 848 en 2007.
Le nombre d’actifs de Lexy travaillant hors de la commune a augmenté depuis 1999 et
représente 84.4 % des actifs en 2007. Environ 42,5% travaillent dans les pays
limitrophes (principalement au Luxembourg mais aussi en Belgique).
4.5. Équipement commercial
La commune de Lexy possède une zone commerciale et est située à proximité des zones
commerciales de Longwy, de Mont-Saint-Martin mais aussi de Belgique et du
Luxembourg.
4.6. Perspectives d’évolution
Le secteur de Lexy est très proche des pôles d’emplois du Luxembourg et est un lieu de
passage important des migrations quotidiennes de frontaliers.
L’amélioration des liaisons avec le Luxembourg et la réalisation du projet BELVAL
pourraient avoir, à terme, des conséquences bénéfiques sur l’attractivité foncière et
sur le niveau des revenus de la population.
4.7. Situation au regard des exploitations minières
La commune est concernée par 2 concessions minières, celles de Lexy et du Pulventeux.
Le territoire communal est très peu concerné par les aléas miniers. Après expertise,
une partie des ZIPEM est devenue des zones vertes (aléa nul) ou jaunes (mouvements
résiduels), et des zones d'aléa de type fontis dans quelques secteurs.
Les aléas sont de 2 sortes :
· Aléas "brutaux" (fontis, effondrement brutal ou front de mine à ciel ouvert) dus à la
faible profondeur des exploitations qui touchent légèrement les zones situées au Nord-
Est de la commune. Les parties urbanisées de la commune ne sont pas affectées par du
fontis.
· Aléas de "mouvements résiduels", principalement au Nord-Est de la commune dont une
petite partie en zone urbanisée (environ 0,05 ha).
4.8. Perspectives urbaines
Compte tenu de la topographie favorable du site, la commune de Lexy dispose de
nombreuses possibilités d'extensions dans les secteurs sans aléa, avec l'avantage
supplémentaire qu'elles permettent sans difficultés d'assurer la continuité du tissu
urbain.
P 33/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
5. Commune de Longlaville.
5.1 Géographie
La commune de Longlaville se situe à l'extrémité Nord du bassin ferrifère dans le
département, à la limite du Luxembourg.
Longlaville adhère à la communauté de communes de l'agglomération de Longwy.
La commune de Longlaville occupe une superficie de 321 ha.
La desserte de Longlaville se fait essentiellement par la RN 52 qui permet de rejoindre
Metz (via l'A30 et A31) ou le Luxembourg mais aussi par la RD 918a pour rejoindre
Longwy, commune riveraine.
5.2 Démographie
Longlaville compte une population de 2 481 habitants au recensement de 2007 contre 3
355 en 1968, soit une baisse de 26,05 %, due essentiellement à la fin d'exploitation des
ressources minières.
L'indice de "jeunesse" J (nombre des moins de 19 ans sur le nombre des plus de 60 ans)
de la commune en 2007 est moyen (1,12 pour une moyenne départementale de 1,214).
La dominante socio-professionnelle par rapport à la moyenne départementale est
ouvrière 22,3% (département 23,1%), les professions libérales faibles représentent
1,6% (département 4,6%) alors que les employés sont à 23.4% (département 30.8%).
Le nombre de foyers fiscaux non imposés est de 65,0 % (département 52 %).
En 2007 le taux de chômage est de 10,9% alors que celui du département est de 11.0%.
5.3 Habitat
Le nombre de logements est de 1 158 en 2007 soit 5,46% de plus qu'en 1999.
La vacance a légèrement augmenté, 77 logements sont vacants en 2007 soit 15 de plus
qu'en 1999, ce qui représente, en 2007, 6,65% du parc immobilier contre 5,65% en
1999.
5.4. Emploi
En 2007 la population de 15 ans ou plus ayant un emploi est de 1 030.
Le nombre d’actifs habitant et travaillant sur Longlaville est resté le même de 1999 à
2007 (155). Le nombre d’emplois sur la commune a lui augmenté (+ 9,86 %).
Le nombre d’actifs de Longlaville travaillant hors de la commune a augmenté depuis 1999
de + 11,32 % et représente 84,9 % des actifs en 2007. Environ 47.1% travaillent dans
les pays limitrophes et principalement au Luxembourg et en Belgique.
5.5. Équipement commercial
La commune de Longlaville est située à proximité des zones commerciales de Longwy, de
Mont-Saint-Martin mais aussi de Belgique et du Luxembourg.
P 34/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
5.6. Perspectives d’évolution
Le secteur de Longlaville est très proche des pôles d’emplois du Luxembourg et est un
lieu de passage important des migrations quotidiennes de frontaliers.
L’amélioration des liaisons avec le Luxembourg et la réalisation du projet BELVAL
pourraient avoir, à terme, des conséquences bénéfiques sur l’attractivité foncière et
sur le niveau des revenus de la population.
5.7. Situation au regard des exploitations minières
La commune est concernée par la concession minière de Longlaville. Le territoire
communal est peu concerné par les aléas miniers. Après expertise, la plus grande partie
des ZIPEM est devenue des zones vertes (aléa nul) et des zones d'aléa de type fontis
dans quelques secteurs.
Les aléas sont :
· Aléas "brutaux" (fontis, effondrement brutal ou front de mine à ciel ouvert) dus à la
faible profondeur des exploitations qui touchent légèrement les zones situées au
Sud/Est de la commune. Les parties urbanisées de la commune ne sont pas affectées
par du fontis.
5.8. Perspectives urbaines
Le relief et les contraintes dues aux différents risques, ainsi que la forte connotation
post-industrielle, rendent l'expansion urbaine difficile.
6. Commune de Longwy.
6.1 Géographie
La commune de Longwy se situe à l'extrémité Nord du bassin ferrifère dans le
département, à la limite du Luxembourg.
Longwy adhère à la communauté de communes de l'agglomération de Longwy.
La commune de Longwy occupe une superficie de 500 ha.
La desserte de Longwy se fait essentiellement par la RN 52 qui permet de rejoindre
Metz (via l'A30 et A31) ou le Luxembourg.
6.2 Démographie
Longwy compte une population de 14 346 habitants au recensement de 2007 contre 21
076 en 1968, soit une baisse de 31,93 %, due essentiellement à la fin de l'exploitation
des ressources minières.
L'indice de "jeunesse" J (nombre des moins de 19 ans sur le nombre des plus de 60 ans)
de la commune en 2007 est faible (0,87 pour une moyenne départementale de 1,214).
La dominante socio-professionnelle par rapport à la moyenne départementale est
ouvrière 16,9% (département 23,1%), les professions libérales représentent 1,9%
(département 4,6%) alors que les employés sont à 20,5% (département 30.8%).
P 35/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Le nombre de foyers fiscaux non imposés est de 63,6 % (département 52 %).
En 2007 le taux de chômage est de 15,0% alors que celui du département est de 11.0%.
6.3 Habitat
Le nombre de logements est de 7 403 en 2007 soit 4,08% de plus qu'en 1999.
La vacance a diminué, 588 logements sont vacants en 2007 soit 25 de moins qu'en 1999,
ce qui représente, en 2007, 7,94% du parc immobilier contre 8,62% en 1999.
6.4. Emploi
En 2007 la population de 15 ans ou plus ayant un emploi est de 5 778.
Le nombre d’actifs habitant et travaillant sur Longwy a baissé de 5,03% de 1999 à 2007
et s'établit donc à 1 775. Le nombre d’emplois sur la commune a cependant augmenté de
+ 9,28 %(5 792 en 2007) .
Le nombre d’actifs de Longwy travaillant hors de la commune a augmenté depuis 1999 de
+ 18,08 % et représente 69,3 % des actifs en 2007. Environ 37.9% travaillent dans les
pays limitrophes (principalement au Luxembourg mais aussi en Belgique.
6.5. Équipement commercial
La commune de Longwy est bien équipée en commerces de proximité et possède
plusieurs grandes zones commerciales. Elle est aussi située à proximité des zones
commerciales de Mont-Saint-Martin mais aussi de Belgique et du Luxembourg.
6.6. Perspectives d’évolution
Le secteur de Longwy est très proche des pôles d’emplois du Luxembourg et est un lieu
de passage important des migrations quotidiennes de frontaliers.
L’amélioration des liaisons avec le Luxembourg et la réalisation du projet BELVAL
pourraient avoir, à terme, des conséquences bénéfiques sur l’attractivité foncière et
sur le niveau des revenus de la population.
6.7. Situation au regard des exploitations minières
La commune est concernée par 5 concessions minières, dont principalement celles de
Mexy et Mont-Saint-Martin. Le territoire communal est peu concerné par les aléas
miniers. Après expertise, la plus grande partie des ZIPEM est devenue des zones
vertes (aléa nul) ou jaunes (mouvements résiduels), et des zones d'aléa de type fontis
dans quelques secteurs. Suite à la gradation fontis de mars 2010, les zones touchées
par les fontis ont sensiblement diminué.
Les aléas sont de 2 sortes :
· Aléas "brutaux" (fontis, effondrement brutal ou front de mine à ciel ouvert) dus à la
faible profondeur des exploitations qui touchent légèrement les zones situées au Nord
et au Sud de la commune. Globalement, les parties urbanisées de la commune sont
affectées à moins de 1% par du fontis.
P 36/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Aléas de "mouvements résiduels", principalement au nord (secteur urbanisé) et à
l'extrémité Nord-Ouest de la commune (partie à urbaniser) mais aussi au Sud de la
commune.
6.8. Perspectives urbaines
Le relief et les contraintes dues aux différents risques, ainsi que la forte connotation
post-industrielle, rendent l'expansion urbaine difficile proche du centre-ville.
Dans ces conditions, il est envisagé d'ouvrir, grâce au classement en zone J toutes les
zones de mouvements résiduels, afin de permettre les modifications sur le bâti existant
mais aussi de nouvelles constructions.
La gradation de l'aléa fontis (mars 2010) permet de clarifier la situation des zones
urbaines affectées par cet aléa. Toutes les zones classées en fontis fort surveillé,
moyen et faible, grâce au classement en zone R3, permettent les modifications du bâti
existant.
7. Commune de Mexy.
7.1 Géographie
La commune de Mexy se situe à l'extrémité Nord du bassin ferrifère dans le
département de Meurthe-et-Moselle, à la limite de la commune de Longwy.
Mexy adhère à la communauté de communes de l’agglomération de Longwy.
La commune de Mexy occupe une superficie de 490 ha.
La desserte de Mexy se fait essentiellement par la RN 52 qui permet de rejoindre
Longwy ou la Moselle.
7.2 Démographie
Mexy compte une population de 2 196 habitants au recensement de 2007 contre 1 684
en 1968, 2 496 en 1975 et 1 996 en 1999 ce qui représente une baisse de 12% par
rapport à 1975 (population maximum). Toutefois on notera une augmentation de 10% du
nombre d’habitants depuis 1999.
L'indice de "jeunesse" J (nombre des moins de 19 ans sur nombre des plus de 60 ans) de
la commune en 2007 est de 0.99 pour une moyenne départementale de 1,214.
La dominante socio-professionnelle par rapport à la moyenne départementale est
constituée à 40% d’employés (département 30.8%).
Le nombre de contribuables non imposés est de 55.2 % (département 52 %).
En 2007 le taux de chômage est de 7.5 % alors que celui du département est de 11.0%.
7.3 Habitat
Le nombre de logements est de 902 en 2007 soit 12.7 % de plus qu’en 1999.
La vacance augmente très légèrement, 28 logements sont vacants en 2007 soit 3 de plus
qu’en 1999, ce qui représente 3.1 % du parc immobilier en 2007 comme en 1999.
P 37/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
7.4. Emploi
En 2007 la population de 15 ans ou plus ayant un emploi est de 881.
Le nombre d’actifs habitant et travaillant sur Mexy a baissé de 18 % entre 1999 et
2007 passant de 72 à 59.
Parallèlement le nombre d’emplois sur la commune a baissé lui aussi, il était de 233 en
1999 contre 226 en 2007.
Le nombre d’actifs de Mexy travaillant hors de la commune a augmenté depuis 1999 et
représente 93.3 % des actifs en 2007. Environ 49,5% travaillent dans les pays
limitrophes (principalement au Luxembourg mais aussi en Belgique.
7.5. Équipement commercial
La commune de Mexy est située à proximité des zones commerciales de Longwy, de
Mont-Saint-Martin mais aussi de Belgique et du Luxembourg.
7.6. Perspectives d’évolution
Le secteur de Mexy est très proche des pôles d’emplois du Luxembourg et est un lieu
de passage important des migrations quotidiennes de frontaliers.
L’amélioration des liaisons avec le Luxembourg et la réalisation du projet BELVAL
pourraient avoir, à terme, des conséquences bénéfiques sur l’attractivité foncière et
sur le niveau des revenus de la population.
7.7. Situation au regard des exploitations minières
La commune est concernée par 3 concessions minières, dont principalement celles de
Senelle et Mexy. Le territoire communal est concerné par les aléas miniers. Après
expertise, la plus grande partie des ZIPEM est devenue des zones vertes (aléa nul) ou
jaunes (mouvements résiduels), et des zones d'aléa de type fontis dans quelques
secteurs.
Les aléas sont de 2 sortes :
· Aléas "brutaux" (fontis, effondrement brutal ou front de mine à ciel ouvert) dus à la
faible profondeur des exploitations qui touchent légèrement les zones situées au Nord
de la commune. Les parties urbanisées de la commune ne sont pas affectées par du
fontis.
· Aléas de "mouvements résiduels", principalement au Nord de la commune dont une
petite partie en zone urbanisée (environ 5,0 ha).
7.8. Perspectives urbaines
Compte tenu de la topographie favorable du site, la commune de Mexy dispose de
nombreuses possibilités d'extensions dans les secteurs sans aléa, avec l'avantage
supplémentaire qu'elles permettent sans difficultés d'assurer la continuité du tissu
urbain.
P 38/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
8. Commune de Mont-Saint-Martin.
8.1 Géographie
La commune de Mont-Saint-Martin se situe à l'extrémité Nord du bassin ferrifère dans
le département, à la limite du Luxembourg.
Mont-Saint-Martin adhère à la communauté de communes de l'agglomération de Longwy.
La commune de Mont-Saint-Martin occupe une superficie de 531 ha.
La desserte de Mont-Saint-Martin se fait essentiellement par la RN 52 qui permet de
rejoindre Metz (via l'A30 et A31) ou Longwy ou le Luxembourg.
8.2 Démographie
Mont-Saint-Martin compte une population de 8 078 habitants au recensement de 2007
contre 10 035 en 1968, soit une baisse de 19,5 %, due essentiellement à la fin
d'exploitation des ressources minières.
L'indice de "jeunesse" J (nombre des moins de 19 ans sur le nombre des plus de 60 ans)
de la commune en 2007 est moyen (1,12 pour une moyenne départementale de 1,214).
La dominante socio-professionnelle par rapport à la moyenne départementale est
ouvrière 19,0% (département 23,1%), les professions libérales représentent 2,0%
(département 4,6%) alors que les employés sont à 18,8% (département 30.8%).
Le nombre de foyers fiscaux non imposés est de 68,1 % (département 52 %).
En 2007 le taux de chômage est de 17,6% alors que celui du département est de 11.0%.
8.3 Habitat
Le nombre de logements est de 3 345 en 2007 soit 5,09% de plus qu'en 1999.
La vacance a augmenté, 202 logements sont vacants en 2007 soit 46 de plus qu'en 1999,
ce qui représente en 2007, 6,04% du parc immobilier contre 4,9% en 1999.
8.4. Emploi
En 2007 la population de 15 ans ou plus ayant un emploi est de 2 834.
Le nombre d’actifs habitant et travaillant sur Mont-Saint-Martin a baissé de 14,36 %
de 1999 à 2007 et s'établit donc à 644. Cependant pour la même période, le nombre
d’emplois sur la commune a augmenté de + 8,92 % (3 016).
Le nombre d’actifs de Mont-Saint-Martin travaillant hors de la commune a
augmenté depuis 1999 de + 7,46 % et représente 77,3 % des actifs en 2007. Environ
44,5% travaillent dans les pays limitrophes (principalement au Luxembourg mais aussi en
Belgique).
8.5. Équipement commercial
La commune de Mont-Saint-Martin est bien équipée en commerces de proximité et
possède plusieurs grandes zones commerciales. Elle est aussi située à proximité des
zones commerciales de Longwy ainsi que celle de Belgique et du Luxembourg.
P 39/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
8.6. Perspectives d’évolution
Le secteur de Mont-Saint-Martin est très proche des pôles d’emplois du Luxembourg et
est un lieu de passage important des migrations quotidiennes de frontaliers.
L’amélioration des liaisons avec le Luxembourg et la réalisation du projet BELVAL
pourraient avoir, à terme, des conséquences bénéfiques sur l’attractivité foncière et
sur le niveau des revenus de la population.
8.7. Situation au regard des exploitations minières
La commune est concernée par 2 concessions minières, celles de Coulmy et Mont-Saint-
Martin. Le territoire communal est peu concerné par les aléas miniers. Après expertise,
la plus grande partie des ZIPEM est devenue des zones vertes (aléa nul) ou jaunes
(mouvements résiduels), et des zones d'aléa de type fontis dans quelques secteurs.
Suite à la gradation fontis de novembre 2007, les zones touchées par les fontis ont
sensiblement diminué.
Les aléas sont de 2 sortes :
· Aléas "brutaux" (fontis, effondrement brutal ou front de mine à ciel ouvert) dus à la
faible profondeur des exploitations qui touchent légèrement les zones situées au Sud et
au Sud-Est de la commune. Les parties urbanisées de la commune sont faiblement
affectées par du fontis.
. Aléas « affaissement progressifs » sur une petite partie de la zone urbanisée.
· Aléas de "mouvements résiduels", principalement au Sud-Est de la commune dont une
petite partie en zone urbanisée (environ 6,0 ha).
8.8. Perspectives urbaines
Compte tenu de la topographie favorable du site, la commune de Mont-Saint-Martin
dispose de nombreuses possibilités d'extensions dans les secteurs sans aléa, avec
l'avantage supplémentaire qu'elles permettent sans difficultés d'assurer la continuité
du tissu urbain.
La gradation de l'aléa fontis (novembre 2007) permet de clarifier la situation des zones
urbaines affectées par cet aléa. Toutes les zones classées en fontis fort surveillé,
moyen et faible, grâce au classement en zone R3, permettent les modifications du bâti
existant.
9. Commune de Réhon.
9.1 Géographie
La commune de Réhon se situe à l'extrémité Nord du bassin ferrifère dans le
département, à la limite de la Belgique.
Réhon adhère à la communauté de communes de l'agglomération de Longwy.
La commune de Réhon occupe une superficie de 373 ha.
La desserte de Réhon se fait essentiellement par la RN 52 qui permet de rejoindre
P 40/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Metz (via l'A30 et A31) ou Longwy puis le Luxembourg.
9.2 Démographie
Réhon compte une population de 3 731 habitants au recensement de 2007 contre 5 174
en 1968, soit une baisse de 27,89%, due essentiellement à la fin d'exploitation des
ressources minières.
L'indice de "jeunesse" J (nombre des moins de 19 ans sur le nombre des plus de 60 ans)
de la commune en 2007 est moyen (1,06 pour une moyenne départementale de 1,214).
La dominante socio-professionnelle par rapport à la moyenne départementale est
ouvrière 22,7% (département 23,1%), les professions libérales représentent 2,8%
(département 4,6%) alors que les employés sont à 20,0% (département 30.8%).
Le nombre de foyers fiscaux non imposés est de 61,1 % (département 52 %).
En 2007 le taux de chômage est de 12,4% alors que celui du département est de 11.0%.
9.3 Habitat
Le nombre de logements est de 1 697 en 2007 soit 21,56% de plus qu'en 1999.
La vacance a augmenté, 142 logements sont vacants en 2007 soit 27 de plus qu'en 1999,
ce qui représente, en 2007, 8,37% du parc immobilier contre 8,24% en 1999.
9.4. Emploi
En 2007 la population de 15 ans ou plus ayant un emploi est de 1 522.
Le nombre d’actifs habitant et travaillant sur Réhon a augmenté de 13,33% de 1999 à
2007 et s'établit donc à 136. De même, le nombre d’emplois sur la commune a augmenté
de + 25,27 % (352).
Le nombre d’actifs de Réhon travaillant hors de la commune a augmenté depuis 1999 de
+ 35,85 % et représente 91,1 % des actifs en 2007. Environ 44,0% travaillent dans les
pays limitrophes (principalement au Luxembourg mais aussi en Belgique).
9.5. Équipement commercial
La commune de Réhon est située à proximité des zones commerciales de Longwy, de
Mont-Saint-Martin mais aussi de Belgique et du Luxembourg.
9.6. Perspectives d’évolution
Le secteur de Réhon est très proche des pôles d’emplois du Luxembourg et est un lieu
de passage important des migrations quotidiennes de frontaliers.
L’amélioration des liaisons avec le Luxembourg et la réalisation du projet BELVAL
pourraient avoir, à terme, des conséquences bénéfiques sur l’attractivité foncière et
sur le niveau des revenus de la population.
9.7. Situation au regard des exploitations minières
La commune est concernée par 3 concessions minières, celles du Pulventeux, de Mexy et
de Réhon. Le territoire communal est concerné par les aléas miniers. Après expertise, la
plus grande partie des ZIPEM est devenue des zones vertes (aléa nul) ou jaunes
P 41/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
(mouvements résiduels), et des zones d'aléa de type fontis dans quelques secteurs.
Suite à la gradation fontis de juillet 2007, les zones touchées par les fontis ont
sensiblement diminué.
Les aléas sont de 2 sortes :
· Aléas "brutaux" (fontis, effondrement brutal ou front de mine à ciel ouvert) dus à la
faible profondeur des exploitations qui touchent les zones situées au Nord de la
commune. Les parties urbanisées de la commune sont faiblement affectées par du
fontis.
· Aléas de "mouvements résiduels", au Nord de la commune dont une petite partie en
zone urbanisée (environ 2 ha).
9.8. Perspectives urbaines
Compte tenu de la topographie favorable du site, la commune de Réhon dispose de
nombreuses possibilités d'extensions dans les secteurs sans aléa, avec l'avantage
supplémentaire qu'elles permettent sans difficultés d'assurer la continuité du tissu
urbain (Cités d'Heumont).
La gradation de l'aléa fontis (juillet 2007) permet de clarifier la situation des zones
urbaines affectées par cet aléa. Toutes les zones classées en fontis fort surveillé,
moyen et faible, grâce au classement en zone R3, permettent les modifications du bâti
existant.
10. Commune de Saulnes.
10.1 Géographie
La commune de Saulnes se situe à l'extrémité Nord du bassin ferrifère dans le
département de Meurthe-et-Moselle, à la frontière avec le Luxembourg.
Saulnes adhère à la communauté de communes de l’agglomération de Longwy.
La commune de Saulnes occupe une superficie de 400 ha.
La desserte de Saulnes se fait essentiellement par la RD 26 qui permet de rejoindre
Longwy ou Villerupt puis la Moselle.
10.2 Démographie
Saulnes compte une population de 2 349 habitants au recensement de 2007 contre
3 418 en 1968, soit une baisse de 31 %.
L'indice de "jeunesse" J (nombre des moins de 19 ans sur nombre des plus de 60 ans) de
la commune en 2007 est de 0.71 pour une moyenne départementale de 1,214.
La dominante socio-professionnelle par rapport à la moyenne départementale est
fortement ouvrière 45.9% (département 23.1%), alors que les cadres sont sous-
représentés 3.2% (département 14.5%).
Le nombre de contribuables non imposés est de 60.4 % (département 52 %).
En 2007 le taux de chômage est de 10.2 % alors que celui du département est de 11.0%.
P 42/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
10.3 Habitat
Le nombre de logements est de 1 137 en 2007 soit 3.6 % de plus qu’en 1999.
La vacance augmente légèrement, 57 logements sont vacants en 2007 soit 9 de plus
qu’en 1999, ce qui représente, en 2007, 5 % du parc immobilier contre 4.4 % en 1999.
10.4. Emploi
En 2007 la population de 15 ans ou plus ayant un emploi est de 997.
Le nombre d’actifs habitant et travaillant sur Saulnes a baissé de 14.7 % entre 1999 et
2007 passant de 109 à 93.
Parallèlement le nombre d’emplois sur la commune a baissé lui aussi, il était de 315 en
1999 contre 241 en 2007.
Le nombre d’actifs de Saulnes travaillant hors de la commune a augmenté depuis 1999
et représente 90.7 % des actifs en 2007. Environ 46.9% travaillent dans les pays
limitrophes (principalement au Luxembourg mais aussi en Belgique.
10.5. Équipement commercial
La commune de Saulnes est située à proximité des zones commerciales de Longwy, de
Mont-Saint-Martin mais aussi de Belgique et du Luxembourg.
10.6. Perspectives d’évolution
Le secteur de Saulnes est très proche des pôles d’emplois du Luxembourg et est un lieu
de passage important des migrations quotidiennes de frontaliers.
L’amélioration des liaisons avec le Luxembourg et la réalisation du projet BELVAL
pourraient avoir, à terme, des conséquences bénéfiques sur l’attractivité foncière et
sur le niveau des revenus de la population.
10.7. Situation au regard des exploitations minières
La commune est concernée par 4 concessions minières, dont principalement celles de
Longlaville et Saulnes. Le territoire communal est assez concerné par les aléas miniers.
Après expertise, la plus grande partie des ZIPEM est devenue des zones vertes (aléa
nul) ou jaunes (mouvements résiduels), et des zones d'aléa de type fontis dans quelques
secteurs. Suite à la gradation fontis de juin 2010, les zones touchées par les fontis ont
sensiblement diminué.
Les aléas sont de 2 sortes :
· Aléas "brutaux" (fontis, effondrement brutal ou front de mine à ciel ouvert) dus à la
faible profondeur des exploitations qui touchent les zones situées au Nord de la
commune. Les parties urbanisées de la commune sont faiblement affectées par du
fontis. En effet, seul le collège est concerné par cet aléa.
· Aléas de "mouvements résiduels", au Nord de la commune en dehors des parties
urbanisées.
P 43/44Rapport de présentation - PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
10.8. Perspectives urbaines
Le relief et les contraintes dues aux différents risques, ainsi que la forte connotation
post-industrielle, rendent l'expansion urbaine difficile.
La gradation de l'aléa fontis (juin 2010) permet de clarifier la situation des zones urbaines
affectées par cet aléa. Toutes les zones classées en fontis fort surveillé, moyen et faible,
grâce au classement en zone R3, permettent les modifications du bâti existant.
P 44/44PREFET DE MEURTHE-ET-MOSELLE
Plan de Prévention des Risques Miniers
des communes de
Cosnes-et-Romain, Haucourt-Moulaine,
Herserange, Lexy, Longlaville, Longwy, Mexy,
Mont-Saint-Martin, Réhon et Saulnes.
RÈGLEMENTRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
SOMMAIRE
I. PORTEE DU PPR : DISPOSITIONS GENERALES.....................................................................4
A. CHAMP D'APPLICATION.............................................................................................................4
B. EFFETS DU PPR.............................................................................................................................4
R : zone inconstructible où tout est interdit sauf certains travaux ...........................................4 B : zone "blanche" sans risque où tous les types de constructions sont admis..........................4 C.APPARTENANCE DES COMMUNES...........................................................................................5
II.REGLEMENT....................................................................................................................................6
A. Dispositions applicables à la zone R1.........................................................................................6 a.1. Sont interdits :........................................................................................................................6 a.2. Sont autorisés :.......................................................................................................................6 a.2.1. Transformations, extensions et annexes des biens existants2........................................6 a.2.2. Biens futurs.....................................................................................................................6 a.3. Prescriptions concernant les voiries, infrastructures et réseaux............................................7 a.4. Implantation des constructions..............................................................................................7 a.5. Dimensions des constructions................................................................................................7 a.6. Fondations..............................................................................................................................7 a.7. Ouvertures..............................................................................................................................7 a.8. Éléments non structuraux.......................................................................................................7 a.9. Exceptions à la règle..............................................................................................................7 1. Traitement ou absence du risque..........................................................................................7 2. Construction hors projets-types définis par l'annexe 1.........................................................7 B. Dispositions applicables aux zones R2 et R3..............................................................................8 b.1. Sont interdits..........................................................................................................................8 b.2. Sont autorisés ........................................................................................................................8 b.2.1. Transformations, extensions et annexes des biens existants dans les zones R2 et R3...8 b.2.2. Bien futurs dans les zones R2.........................................................................................9 b.3. Prescriptions concernant les voiries, infrastructures et réseaux..........................................10 b.4. Implantation des constructions autorisées...........................................................................10 b.4.1. Implantation (cf annexe 2, article A.a) ....................................................................10 b.4.2. Voisinage (cf. annexe 2, articles A.b et B.a)...........................................................11 b.5. Dimensions des constructions autorisées (cf. annexe 2, article A.c)..................................11 Constructions en secteur d'affaissements progressifs ............................................................14 Construction en secteur de mouvements résiduels ................................................................15 b.6. Fondations (cf. annexe 2, articles A.d et B.c).....................................................................17 b.7. Ouvertures (cf. annexe 2, article A.e).................................................................................17 b.8. Éléments non structuraux (cf. annexe 2, article A.f et B.e)................................................19 1. Menuiseries extérieures et façades ....................................................................................19 2. Éléments en console...........................................................................................................19 b.9. Exceptions à la règle............................................................................................................19 1. Traitement ou absence du risque........................................................................................19 2. Construction hors projets-types définis par l'annexe 1.......................................................19 C. Dispositions applicables à la zone O........................................................................................20 D. Dispositions applicables à la zone J.........................................................................................20 d.1. Sont interdits .......................................................................................................................20 d.2 Sont autorisés :......................................................................................................................21 d.2.1. Transformations, extensions et annexes des biens existants........................................21
p 2/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
d.2.2. Biens futurs...................................................................................................................22 d.3. Prescriptions concernant les voiries, infrastructures et réseaux..........................................23 d.4. Implantation des constructions autorisées...........................................................................23 d.4.1. Implantation (cf annexe 2, article A.a).........................................................................23 d.4.2. Voisinage (cf. annexe 2, articles A.b et B.a)...............................................................24 d.5. Dimensions des constructions autorisées (cf. annexe 2, article A.c)..................................24 d.6. Fondations (cf. annexe 2, articles A.d et B.c).....................................................................29 d.7. Ouvertures (cf. annexe 2, article A.e).................................................................................30 d.8. Éléments non structuraux (cf. annexe 2, article A.f et B.e)................................................31 1. Menuiseries extérieures et façades ....................................................................................31 2. Éléments en console ..........................................................................................................31 d.9. Exceptions à la règle............................................................................................................31 1. Traitement ou absence du risque........................................................................................31 2. Construction hors projets-types définis par l'annexe 1.......................................................32
III. MESURES GÉNÉRALES DE PRÉVENTION, DE PROTECTION ET DE SAUVEGARDE ................................................................................................................................................................33
III.1. INFORMATION DES POPULATIONS ET DES CONCESSIONNAIRES DE RÉSEAUX..................................................33
III.2. MESURES DE PROTECTION.................................................................................................................33
III.3. MESURES DE SAUVEGARDE...............................................................................................................33
III.3.1. Plan communal ou intercommunal de sauvegarde............................................................33 III.3.2. Mesures de prévention et de surveillance prévues aux articles L.174-1, L.174-2, L.174-3 et L.174-4 du code minier..............................................................................................................34 III.3.3. Préparation à la gestion des crises....................................................................................34
GLOSSAIRE.........................................................................................................................................35
p 3/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
I. PORTEE DU PPR : DISPOSITIONS GENERALES
A. CHAMP D'APPLICATION
Le présent règlement s'applique au territoire délimité par l'arrêté préfectoral de
prescription du PPRM, sur les communes de Cosnes-et-Romain, Haucourt-moulaine,
Herserange, Lexy, Longlaville, Longwy, Mexy, Mont-Saint-Martin, Réhon et
Saulnes.
B. EFFETS DU PPR
Le zonage réglementaire du PPR résulte du croisement du niveau d’aléa avec le niveau
de contrainte de la commune suivant les lois de passage exprimées dans le tableau de
l'article 4 du chapitre 2 du rapport de présentation "De l'aléa au zonage
réglementaire":
Le PPR détaille les types de zones auxquelles se réfèrent les interdictions, autorisations
et prescriptions, objets du règlement.
Plusieurs zones sont définies :
R : zone inconstructible où tout est interdit sauf certains
travaux
Il s'agit des :
Zone R1 : zones d’aléas pouvant mettre en cause la sécurité des personnes à divers
degrés
Zones R2 et R3 : zones d'aléas sans risque direct pour les personnes mais avec risque
de dommage pour les biens
O et J: zones à risque constructibles sous conditions
Il s'agit des :
Des zones O1 à 09 : zones d'aléas sans risque direct pour les personnes mais avec
risque de dommage aux biens. Ces zones sont présentes uniquement dans les communes
très contraintes au sens de la DTA.
Des zones J : zones d'aléas sans risque direct pour les personnes mais avec risques de
dommages aux biens.
Dans ces zones, les constructions sont admises avec des limitations et des prescriptions
techniques ayant pour objet de minimiser les dégâts en cas d’affaissement.
B : zone "blanche" sans risque où tous les types de
constructions sont admis
Cette zone comprend les zones influencées par l'exploitation minière (ZIPEM ) pour
lesquelles les aléas miniers sont considérés nuls ainsi que les zones non influencées par
l'exploitation minière (NIPEM), et ne figure pas en tant que telle sur la cartographie
du PPRM.
p 4/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
C.APPARTENANCE DES COMMUNES
Dans le cadre du présent PPRM, les communes peu concernées sont : Cosnes-et-Romain,
Haucourt-Moulaine, Herserange Lexy, Mexy, Mont-Saint-Martin, Réhon et Saulnes
Dans le cadre du présent PPRM, les communes significativement concernées(*) sont :
Longlaville et Longwy.
Dans le cadre du présent PPRM, la commune très contrainte (*)est : il n'y a pas de
communes très contraintes.
p 5/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
II.REGLEMENT
A. Dispositions applicables à la zone R1
La zone R1 correspond à des secteurs pour lesquels l'aléa est susceptible d'affecter la
sécurité des personnes. Il s'agit :
•des zones pour lesquelles les études n'ont pas permis d'écarter le risque
d'effondrement brutal (cf. rapport de présentation, chapitre 1, section 2),
•des zones de fontis expertisés1 de niveau fort sans surveillance
•des zones d’aléa de type fontis non expertisées.
•des zones d'aléa éboulement front de mines
Compte tenu de la nature de l'aléa, ces zones sont réputées inconstructibles.
Seuls les travaux d'entretien courant du bâti existant peuvent y être admis, et
seulement dans les parties de la zone qui ne sont pas soumises aux dispositions de
l'article L174-6 du code minier.
On entend par biens existants les constructions, ouvrages et installations existants à la
date de première mise en application2 du PPRM.
a.1. Sont interdits :
Tous travaux, constructions et installations, à l'exception de ceux explicitement
autorisés par l'article a.2 ci-après.
a.2. Sont autorisés :
Les travaux autorisés ne le sont que pour les parties de la zone R1 non soumises aux
dispositions de l'article L174-6 du code minier.
a.2.1. Transformations, extensions et annexes des biens existants2
Sont autorisés sans prescriptions techniques particulières :
-les travaux sans rapport avec le risque tels que ravalement, changement de toiture,
mise aux normes sanitaires….
- les travaux ayant pour effet de diminuer la vulnérabilité de la construction ou
d’augmenter la sécurité des personnes
a.2.2. Biens futurs
Sans objet, sauf voiries et réseaux décrits à l'article a.3 ci-après.
1
L'expertise des zones de fontis sous les zones contenant des enjeux est en cours et permettra
de distinguer des aléas faible, moyen et fort. Seuls les aléas forts sans surveillance possible
déclencheront les procédures prévues par l'article L174-6 (*) du code minier. 2 On entend par biens existants, les constructions, ouvrages et installations existants à la date de
première mise en application du PPRM. Pour la commune de Longwy, il s'agit du 13/01/2009. Pour
les autres communes, il s’agit de la date d’approbation.
p 6/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
a.3. Prescriptions concernant les voiries, infrastructures et réseaux
La réalisation et l'entretien de voiries, d'infrastructures et de réseaux, sont autorisés
et ne sont soumis à aucune prescription particulière au titre du présent PPRM.
Il appartiendra au maître d'ouvrage de s'assurer, notamment dans le cadre des
procédures relatives à ces opérations (DUP, DICT, etc.), que la conception de ses
ouvrages n'est pas de nature à créer, en cas de réalisation de l'aléa minier, des risques
pour les personnes, usagers et occupants de la voirie, de l'infrastructure ou de la zone.
Dans un délai global de cinq (5) ans à compter de l'approbation du présent PPR, les
concessionnaires de réseaux existants de la zone (transport d'énergie, de produits
liquides ou gazeux toxiques, inflammables et/ou explosifs) devront s'assurer que leurs
réseaux, en cas de réalisation de l'aléa, ne créeront pas de risque supplémentaire.
Les travaux éventuellement nécessaires seront réalisés dans le même délai par des
entreprises agréées par les concessionnaires des réseaux, lesquels en constateront la
bonne réalisation.
a.4. Implantation des constructions
Sans objet
a.5. Dimensions des constructions
Sans objet
a.6. Fondations
Sans objet
a.7. Ouvertures
Sans objet
a.8. Éléments non structuraux
Sans objet
a.9. Exceptions à la règle
1. Traitement ou absence du risque.
Les dispositions du présent PPRM ne sont pas applicables si :
•le risque a été supprimé sur l’unité foncière du projet notamment dans le cas de
travaux de comblement des galeries réalisés par le maître d’ouvrage.
•le pétitionnaire apporte la preuve de l'absence de risque
Les éléments apportés par le maître d'ouvrage seront soumis à l'accord explicite et
écrit de la DREAL qui indiquera si compte tenu des éléments apportés par le
pétitionnaire l'aléa sur la zone est supprimé.
2. Construction hors projets-types définis par l'annexe 1
Sans objet.
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Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
B. Dispositions applicables aux zones R2 et R3
La zone R2 correspond à des secteurs d'aléa minier où la sécurité des personnes n'est
pas directement menacée. Elle comprend
-Des secteurs soumis à l'aléa d'affaissement progressif ;
-Des secteurs soumis à l'aléa de mouvements résiduels dans les communes peu
concernées.(*)
La zone R3 correspond à des secteurs de fontis expertisé, d'aléa fort (mais soumis à
une surveillance), moyen et faible.
Dans cette zone, le principe est une interdiction générale des constructions, des
installations et travaux à l'exception toutefois des cas explicitement énumérés à
l'article b.2 et b.3 ci-dessous.
b.1. Sont interdits.
Tous travaux, constructions et installations, à l'exception de ceux explicitement
autorisés par l'article b.2 et b.3 ci-après.
b.2. Sont autorisés
b.2.1. Transformations, extensions et annexes des biens existants3 dans les
zones R2 et R3
Sont autorisés, sans qu'il soit imposé de respecter les prescriptions techniques des
articles b.3 à b.8 ci-après et de l'annexe 24:
•Les travaux de réhabilitation (*) notamment ceux visant à apporter des éléments de
confort ou s'inscrivant dans un programme de lutte contre l'habitat indigne ;
•Les travaux d'entretien courant des bâtiments existants (ex : ravalement,
changement de fenêtres, réfection de toiture …) ;
•Les modifications d'aspect des bâtiments existants (ex : les percements) à condition
qu'elles soient conduites dans le strict respect des règles de l'art, et notamment des
DTU ;
•Les annexes(*) non habitables séparées du bâtiment principal, d'une emprise au sol
inférieure à 32 m², dans la limite d'une annexe par bâtiment principal ou par logement.
La limite s'entend globalement, pour une même unité foncière, que l'annexe soit
réalisée en une ou plusieurs fois. On entend par annexe un nouveau corps de bâtiment
strictement de type 1 au sens de l'annexe 1 tels que garages, abris de jardin, piscines,
etc., et non attenant au(x) bâtiment(s) existant(s) ;
3
On entend par biens existants, les constructions, ouvrages et installations existants à la date de
première mise en application du PPRM. Pour la commune de Longwy, il s'agit du 13/01/2009.
Pour les autres communes, il s’agit de la date d’approbation.
4
L'annexe 2 comprend 2 chapitres distincts : le chapitre A où l'on trouve les prescriptions
portant sur des points habituellement visibles sur les plans du dossier de permis de construire et
donc vérifiables par l'instructeur (elles sont rappelées dans le règlement), et le chapitre B dont
les prescriptions et recommandations relèvent du seul code de la construction et de l’habitation.
p 8/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
•Les extensions habitables ou non lorsqu'elles n'ont pas pour effet d'augmenter la
capacité d'accueil d'habitants5 soumis au risque potentiel :
- Les extensions, dont la SHOB (*) est inférieure à 20% de la
SHOB de l'ensemble des constructions existantes6 sur l'unité foncière, peuvent être
réalisées sans qu'il soit imposé de respecter les prescriptions techniques des
articles b.3 à b.8 ci-après et des annexes 1 et 27.
Par dérogation à cette règle, les extensions pourront atteindre 20 m² de SHOB (*)
même si la SHOB de l'ensemble des constructions existantes6 sur l'unité foncière est
inférieure à 100m².
La limite d'extension s'entend globalement, que les extensions soient réalisées en une
ou plusieurs fois.
- Les extensions, dont la SHOB (*) est supérieure à 20% de la
SHOB de l'ensemble des constructions existantes6 sur l'unité foncière, sont
considérées au sens du PPRM comme des biens futurs autorisés à l'article b.2.2 ce qui
implique le respect strict des prescriptions techniques détaillées aux articles b.3 à b.8
ci-après et aux annexes 1 et 27 du règlement.
•Les reconstructions à SHOB (*) inchangée ou réduite en cas de sinistre lié à d'autres
causes que les affaissements miniers (incendie par exemple). Dans ce cas, la capacité
d'accueil5 de la construction sera inchangée ou réduite ;
•Les changements de destination. Lorsqu'ils sont destinés à de l’habitat, ils sont limités
à un nouveau logement pour l'ensemble des biens existants6 présentes sur l'unité
foncière ;
•Les constructions et installations résultant d'une obligation réglementaire comme la
mise aux normes d'une installation agricole ou d'une installation classée pour la
protection de l'environnement (ICPE) ;
•L'aménagement des combles, sauf s'il conduit à la création de nouveaux logements ;
•Les terrasses et clôtures désolidarisées des autres constructions ;
•L'ensemble des travaux et installations divers tels que : exhaussements du sol,
affouillements du sol (sauf en zone R3), aires de jeux et de sport, aire de
stationnement.
b.2.2. Bien futurs dans les zones R2
Les dispositions du présent article ne s'appliquent pas dans les zones R3
Sont autorisés, sous réserve de respecter les prescriptions techniques des articles
b.3 à b.8 ci-après et des annexes 1 et 28 du règlement selon le type d’aléa
5
La capacité d'accueil doit s'apprécier en nombre de ménages.
6
On entend par biens existants, les constructions, ouvrages et installations existants à la date de
première mise en application du PPRM. Pour la commune de Longwy, il s'agit du 13/01/2009. 7 L'annexe 2 comprend 2 chapitres distincts : le chapitre A où l'on trouve les prescriptions
portant sur des points habituellement visibles sur les plans du dossier de permis de construire et
donc vérifiables par l'instructeur (elles sont rappelées dans le règlement), et le chapitre B dont
les prescriptions et recommandations relèvent du seul code de la construction et de l’habitation.
p 9/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
rencontré (affaissement progressif ou mouvements résiduels) ou les dispositions
prévues à l'article b9 :
•Les équipements et installations nécessaires au fonctionnement des services assurant
une mission de service public ou d'intérêt général à l'exception totale des locaux
destinés à l'habitation, même occasionnelle ou saisonnière. ex : équipements
sportifs, services techniques municipaux, etc.)
•Les bâtiments destinés à l'activité agricole, à l'exception totale des locaux destinés
à l'habitation, même occasionnelle ou saisonnière.
•L'ensemble des travaux et installations divers tels que : exhaussements du sol,
affouillements du sol, aires de jeux et de sport, aire de stationnement.
b.3. Prescriptions concernant les voiries, infrastructures et réseaux
La réalisation et l'entretien de voiries, d'infrastructures et de réseaux, sont autorisés
et ne sont soumis à aucune prescription particulière au titre du présent PPRM.
Il appartiendra au maître d'ouvrage de s'assurer, notamment dans le cadre des
procédures relatives à ces opérations (DUP, DICT, etc.), que la conception de ses
ouvrages n'est pas de nature à créer, en cas de réalisation de l'aléa minier, des risques
pour les personnes, usagers et occupants de la voirie, de l'infrastructure ou de la zone.
Dans un délai global de cinq (5) ans à compter de l'approbation du présent PPR, les
concessionnaires de réseaux existants de la zone (transport d'énergie, de produits
liquides ou gazeux toxiques, inflammables et/ou explosifs) devront s'assurer que leurs
réseaux, en cas de réalisation de l'aléa, ne créeront pas de risque supplémentaire.
Les travaux éventuellement nécessaires seront réalisés dans le même délai par des
entreprises agréées par les concessionnaires des réseaux, lesquels en constateront la
bonne réalisation.
b.4. Implantation des constructions autorisées
b.4.1. Implantation (cf annexe 2, article A.a)
•La construction ne doit pas être implantée à proximité d’un rebord de crête ou d’un
pied de talus (ou d’une falaise) dont la pente est supérieure aux valeurs indiquées dans
le tableau ci-après :
-Il ne sera pas tenu compte des talus d'une hauteur inférieure ou égale à 1
mètre.
8
L'annexe 2 comprend 2 chapitres distincts : le chapitre A où l'on trouve les prescriptions
portant sur des points habituellement visibles sur les plans du dossier de permis de construire et
donc vérifiables par l'instructeur (elles sont rappelées dans le règlement), et le chapitre B dont
les prescriptions et recommandations relèvent du seul code de la construction.
p 10/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlement
Pente d'affaissement jusqu'à
1%
jusqu'à
5%
jusqu'à
14%
plus de
14%
Pente limite de talus 35% 30 % 21 % 12%Règlement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
-Cette zone de proximité s’étend jusqu’à une distance égale à deux fois et demie
la hauteur du talus ou de la falaise, la distance étant mesurée horizontalement à partir
du pied de talus pour une construction en rebord de crête et à partir de la crête pour
une construction en pied de talus.
•Les bâtiments doivent être implantés en dehors d’un terrain dont la pente moyenne
(terrain naturel (*)) est supérieure à :
•Lorsque le terrain naturel (*) est en déclivité, les constructions seront implantées sur
une plate-forme (*) reconstituée.
b.4.2. Voisinage (cf. annexe 2, articles A.b et B.a)
Les constructions doivent être séparées par des joints d’affaissement. L'espace occupé
par le joint d'affaissement sera considéré comme faisant partie du bâtiment9,
notamment pour les implantations en limite de propriété ou sur une unité foncière déjà
bâtie.
b.5. Dimensions des constructions autorisées (cf. annexe 2, article A.c)
• • • • Les bâtiments doivent avoir, en dessous de la charpente, une forme de parallélépipède rectangle10 dont le rapport entre la longueur et la largeur ne doit pas excéder 2. (sauf bâtiments de type 1).
9
Cela implique notamment que la présence d'un joint d'affaissement ne saurait justifier
l'injonction de construire à H/2 minimum 3 m.
10
Les parties de murs pignons (au dessus du bas de la charpente) ne sont pas comptées comme
décrochements verticaux.
p 11/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlement
Pente d'affaissement jusqu'à
1%
jusqu'à
5%
Au delà de
5%
Pente moyenne du terrain naturel 25% 20 % 10 %Règlement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Par dérogation à cette règle, pour les bâtiments de type 5 (définis dans l'annexe 1 du
règlement), on admettra que l'emprise puisse être circulaire, elliptique, polygonale ou
trapézoïdale. Il ne sera pas admis d'angle inférieur à 60°, ni de partie concave.
•Les décrochements verticaux(*) sont interdits.
Légende :
p 12/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
• Les décrochements horizontaux (*)
Les constructions ne doivent posséder aucun décrochement horizontal (*) au
niveau du sol. Dans le cas de formes complexes, elles doivent être ramenées à
des éléments simples indépendants, tant au niveau des fondations qu’au niveau de
la superstructure(*). En particulier, les vérandas, garages, murs de clôture, etc.
doivent impérativement être désolidarisés du bâtiment.
- Il sera cependant autorisé pour la porte d'entrée un porche de 1,50 m de large pour
1 m de profondeur au maximum sans décrochement au niveau des fondations, qui sera
compté comme ouverture pour porte-fenêtre.
- Dispositions spéciales en matière de décrochements horizontaux pour les
constructions à structure bois ou acier (types 3 bis, 3 MI et 4 C définis dans
l'annexe 1) ainsi que pour tous les types de bâtiments en zone de mouvements
résiduels : les constructions pourront présenter des décrochements horizontaux
limités, tout en restant à l'intérieur des dimensions horizontales maximales définies à
l’article « dimensions » ci-après ).
Il est admis pour les faces les plus longues du module (*) de construction deux
(2) décrochements de face(s) et pour les faces les plus courtes un (1)
décrochement. Dans les 2 cas, le total de la profondeur des décrochements ne
doit pas excéder respectivement le quart (25 %) de la longueur de la face la plus
courte et de la longueur de la face la plus longue.
p 13/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
• Les dimensions :
Pour chaque type de bâtiment, les dimensions maximales sont données dans les tableaux
ci-dessous, respectivement en zone d'affaissement progressif et en zone de
mouvements résiduels.
A titre d'exemple, une construction de type 3 peut avoir une emprise de
11x11=121 m², mais pas de 15x8=120 m², la plus grande dimension étant trop
grande (limite à 14 m) ;
Constructions en secteur d'affaissements progressifs
Dimensions
maximales
Emprise
maximale
m²
Longueur
maximale
(m)
Hauteur
maximale
H (m)
Nombre maximum
de niveaux
Type 1 32m² 3 1
Type 2 240 m² 20 7 1 + 1 partiel
Type 3 126 m² 14 6 2
Type 3 bis 126 m² 14 6 2
Type 3 MI 1 à 3 170 m² 17 6 2
Type 3 MI 4 209 m² 19 6 2
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Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Type 4 375 m² 25 12 4
Type 4 bis 375 m² 25 9 3
Type 4 C 1 à 3 510 m² 30 9 3
Type 4 C 4 665 m² 35 9 3
Type 5a
Type 5b
540 m²
270 m²
30
18
5
10
1
1
Construction en secteur de mouvements résiduels
Dimensions
maximales
Emprise
maximale
m²
Longueur
maximale
(m)
Hauteur
maximale
H (m)
Nombre maximum
de niveaux
Type 1 32m² 3 1
Type 2 240 m² 20 7 1 + 1 partiel
Type 3 MR 170m² 17 6 2
Type 3 MI 1 à 3 170 m² 17 6 2
Type 3 MI 4 209 m² 19 6 2
Type 4 MR 510 m² 30 12 4
Type 4 C 1 à 3 510 m² 30 9 3
Type 4 C 4 665 m² 35 9 3
Type 5 MR 540 m² 30 12 1
Ces dimensions sont des limites qui ne doivent pas être dépassées, que ce soit en
hauteur, surface, longueur. Le nombre de niveaux11 est aussi une limite qui ne doit
pas être dépassée ;
La hauteur H d’un bâtiment correspond à la distance entre le terrain fini et le
dessous de la charpente. En pratique, on mesurera la hauteur du bâtiment à l'égout
de toiture.
11
Les combles aménageables sont considérées comme des niveaux
p 15/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
•Les constructions, quelle que soit leur structure (béton, bois ou acier) ne doivent
comporter aucun niveau en infrastructure(*), même partiel.
Désordre attendu dans le cas de sous-sol partiel
•Par ailleurs, dans les seuls secteurs d'affaissement progressif, pour des
constructions en limite de propriété, et pour pouvoir réaliser la tranchée emplie de
matériaux compressibles demandée dans l'annexe 2 (chapitre B, article c.1), sont
autorisées les dalles en console .
p 16/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
b.6. Fondations (cf. annexe 2, articles A.d et B.c)
Toutes les fondations doivent être fondées sur un même niveau, aucun décrochement
vertical n’est permis.
Plan d’assise des fondations
Elles doivent être aussi superficielles que possible et ne pas descendre plus bas que la
cote hors gel (80 cm en dessous du terrain fini). La fondation pourra cependant reposer
sur un massif plus profond (béton, matériau rapporté, etc.), sans lui être lié (joint de
glissement en feutre bitumineux, téflons, polymère, etc).
Profondeur d’ancrage des fondations
b.7. Ouvertures (cf. annexe 2, article A.e)
Nota: Les prescriptions concernant les ouvertures12, leur position, leur nombre et leurs
dimensions, ne s'appliquent pas aux constructions de type 5 pour lesquelles les "murs"
ne sont qu'une "peau" qui ne joue aucun rôle significatif dans la structure dès lors que
la structure remplit son rôle.
Les prescriptions concernant les ouvertures12, leur position, leur nombre et leurs
dimensions, ne s'appliquent pas également aux constructions de type 1.
• • • •Les ouvertures seront placées afin de conserver deux pans de murs sans aucune ouverture, sur chaque face du bâtiment et sur toute la hauteur de celle-ci, de largeur minimum de :
12
Il s'agit bien des ouvertures dans la structure, et non des menuiseries qu'on y place. Dans une
ouverture pour porte, celle-ci peut être indifféremment (pour le risque) pleine, vitrée, blindée,
coulissante, etc.
p 17/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
-1,50m pour les constructions à structure béton ;
-1,20m pour les constructions à structure bois et acier, ainsi que pour toutes les
constructions situées dans les zones de mouvements résiduels.
• • • •La distance horizontale ou verticale entre 2 ouvertures ne sera en aucun cas inférieure à 0,50 m.
• • • •Les ouvertures pour fenêtres devront s'inscrire dans un carré de 1,50 m de côté, leur forme étant libre. Pour les ouvertures de forme rectangulaire, l'emploi de linteaux cintrés est interdit.
• • • •Il sera autorisé au maximum, et par module(*) de construction:
une grande ouverture porte de garage ou pour porte-fenêtre qui s'inscrira dans un carré de côté 2,50 m.
deux ouvertures pour portes d'entrée ou de service , pleines ou vitrées, dont les dimensions seront de 1,30 m de large pour 2,20 m de haut au maximum.
deux ouvertures par face de 10m de large ou plus et une par face de largeur inférieure à 10m pour des portes-fenêtres ou un porche d'entrée, dont les
dimensions seront de 1,50 m de large pour 2,20 m de haut au maximum. Deux
portes-fenêtres sur une même face seront séparées par un pan de mur plein de
1,50 m de large au moins sur toute la hauteur du bâtiment.
p 18/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Autant de fenêtres qu'on voudra pourvu qu'elles s'inscrivent dans un carré des 1,50 m de côté y compris les fenêtres de toit.
Si le projet est constitué de plusieurs modules séparés par des joints d'affaissement,
les ouvertures permettant la communication entre les modules sont comprises dans les
ouvertures autorisées énumérées ci-dessus.
b.8. Éléments non structuraux (cf. annexe 2, article A.f et B.e)
1. Menuiseries extérieures et façades
Les verrières, inclinées à plus de 15° par rapport à la verticale sont interdites, et
notamment pour les toits des vérandas et loggias.
2. Éléments en console
Les éléments en console horizontale (*) (balcons, auvents, marquises) sont autorisés
dans la limite de 1,80 m de large sur 1 m de profondeur. Tout appui sur pilier ou colonne
à l'extérieur des fondations est proscrit.
b.9. Exceptions à la règle
1. Traitement ou absence du risque.
Les dispositions du présent PPRM ne sont pas applicables si :
• le risque a été supprimé sur l’unité foncière du projet notamment dans le cas de
travaux de comblement des galeries réalisés par le maître d’ouvrage
• le pétitionnaire apporte la preuve de l'absence de risque
Les éléments apportés par le maître d'ouvrage seront soumis à l'accord explicite et
écrit de la DREAL qui indiquera si compte tenu des éléments apportés par le
pétitionnaire l'aléa sur la zone est supprimé.
2. Construction hors projets-types définis par l'annexe 1
Un projet qui déroge aux dispositions des annexes 1 et/ou 2 du présent règlement
pourra être autorisé s'il a fait l'objet au préalable d'une étude réalisée par un expert
compétent en matière de structure et conforme au cahier des charges annexé au
présent PPRM (annexe 3 du règlement) ; Cette étude sera transmise au préfet (service
DDT).
Le dossier de permis de construire comportera une attestation de l'auteur de l'étude
rédigée selon le modèle joint en annexe 4 au présent règlement.
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Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
C. Dispositions applicables à la zone O
Sans objet
D. Dispositions applicables à la zone J
La zone J correspond à des secteurs d'aléa de mouvements résiduels, où la sécurité des
personnes n'est pas directement menacée. Le principe est donc l'ouverture à
l'urbanisation dans cette zone.
d.1. Sont interdits
Tous travaux, constructions et installations, à l'exception de ceux explicitement
autorisés par l'article d.2 , d.3
p 20/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
d.2 Sont autorisés :
d.2.1. Transformations, extensions et annexes des biens existants13
Sont autorisés, sans qu'il soit imposé de respecter les prescriptions techniques des
articles d.3 à d.8 ci-après et de l'annexe 214 :
•Les travaux de réhabilitation (*) notamment ceux visant à apporter des éléments
de confort ou s'inscrivant dans un programme de lutte contre l'habitat indigne;
•Les travaux d'entretien courant des bâtiments existants (ex : ravalement,
changement de fenêtres, réfection de toiture... ) ;
•Les modifications d'aspect des bâtiments existants (ex : les percements) à
condition qu'elles soient conduites dans le strict respect de règles de l'art, et
notamment des DTU ;
• Les annexes(*) non habitables séparées du bâtiment principal, d'une emprise au sol
inférieure à 32 m². On entend par annexe un nouveau corps de bâtiment
strictement de type 1 au sens de l'annexe 1 tels que garages, abris de jardin,
piscines, etc., et non attenant au(x) bâtiment(s) existant(s).
• Les extensions habitables ou non lorsqu'elles n'ont pas pour effet d'augmenter la
capacité d'accueil d'habitants15 soumis au risque potentiel :
- Les extensions, dont la SHOB (*) est inférieure à 20% de la
SHOB de l'ensemble des constructions existantes17 sur l'unité foncière, peuvent
être réalisées sans qu'il soit imposé de respecter les prescriptions techniques
des articles d.3 à d.8 ci-après et des annexes 1 et 216.
Par dérogation à cette règle, les extensions pourront atteindre 35 m² de SHOB
(*) même si la SHOB de l'ensemble des constructions existantes17 sur l'unité
foncière est inférieure à 175m².
La limite d'extension s'entend globalement, que les extensions soient réalisées
en une ou plusieurs fois.
13
On entend par biens existants, les constructions, ouvrages et installations existants à la date de
première mise en application du PPRM. Pour la commune de Longwy, il s'agit du 13/01/2009. Pour les
autres communes, il s ‘agit de la date d’approbation.
14
L'annexe 2 comprend 2 chapitres distincts: le chapitre A où l'on trouve les prescriptions portant sur des
points habituellement visibles sur les plans du dossier de permis de construire et donc vérifiables par
l'instructeur (elles sont rappelées dans le règlement), et le chapitre B dont les prescriptions et
recommandations relèvent du seul code de la construction et de l’habitation.
15
La capacité d'accueil doit s'apprécier en nombre de ménages.
16
L'annexe 2 comprend 2 chapitres distincts: le chapitre A où l'on trouve les prescriptions portant sur des
points habituellement visibles sur les plans du dossier de permis de construire et donc vérifiables par
l'instructeur (elles sont rappelées dans le règlement), et le chapitre B dont les prescriptions et
recommandations relèvent du seul code de la construction et de l’habitation.
p 21/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
- Les extensions, dont la SHOB (*) est supérieure à 20% de la
SHOB de l'ensemble des constructions existantes17 sur l'unité foncière, sont
considérées au sens du PPRM comme des biens futurs autorisés à l'article d.2.2
ce qui implique le respect strict des prescriptions techniques détaillées aux
articles d.3 à d.8 ci-après et aux annexes 1 et 216 du règlement.
•Les reconstructions à SHOB (*) inchangée ou réduite en cas de sinistre lié à
d'autres causes que les affaissements miniers (incendie par exemple). Dans ce cas,
la capacité d'accueil15 de la construction sera inchangée ;
•Les changements de destination ;
•L'aménagement des combles, sauf s'il conduit à la création de logements
supplémentaires ;
•Les terrasses et clôtures désolidarisées des autres constructions.
•Les constructions et installations résultant d'une obligation réglementaire comme
la mise aux normes d'une installation agricole ou d'une ICPE.
•L'ensemble des travaux et installations divers tels que : aires de jeux et de sport,
aire de stationnement, affouillements et exhaussements du sol.
d.2.2. Biens futurs
Sont autorisés :
- L'ensemble des travaux et installations divers tels que : exhaussements du sol,
affouillements du sol, aires de jeux et de sport, aire de stationnement.
- les constructions de type 1 (annexes(*)) définies dans l'annexe 1 du règlement,
- et sous réserve de respecter les prescriptions techniques des articles d.3 à d.8 ci-
après et des annexes 1 et 218 du règlement ou les dispositions prévues à l'article
d.9 les types de constructions19 suivantes :
- type 2
- types 3 MR et 3 MI
- types 4 MR et 4 C
17
On entend par biens existants, les constructions, ouvrages et installations existants à la date de première
mise en application du PPRM. Pour la commune de Longwy, il s'agit du 13/01/2009. Pour les autres
communes, il s’agit de la date d’approbation.
18
L'annexe 2 comprend 2 chapitres distincts : le chapitre A où l'on trouve les prescriptions portant sur des
points habituellement visibles sur les plans du dossier de permis de construire et donc vérifiables par
l'instructeur (elles sont rappelées dans le règlement), et le chapitre B dont les prescriptions et
recommandations relèvent du seul code de la construction.
19
Les types de constructions sont définis dans l'annexe 1 du règlement
p 22/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
- type 5 MR
d.3. Prescriptions concernant les voiries, infrastructures et réseaux
La réalisation et l'entretien de voiries, d'infrastructures et de réseaux, sont autorisés
et ne sont soumis à aucune prescription particulière au titre du présent PPRM.
Il appartiendra au maître d'ouvrage de s'assurer, notamment dans le cadre des
procédures relatives à ces opérations (DUP, DICT, etc.), que la conception de ses
ouvrages n'est pas de nature à créer, en cas de réalisation de l'aléa minier, des risques
pour les personnes, usagers et occupants de la voirie, de l'infrastructure ou de la zone.
Dans un délai global de cinq (5) ans à compter de l'approbation du présent PPR, les
concessionnaires de réseaux existants de la zone (transport d'énergie, de produits
liquides ou gazeux toxiques, inflammables et/ou explosifs) devront s'assurer que leurs
réseaux, en cas de réalisation de l'aléa, ne créeront pas de risque supplémentaire.
Les travaux éventuellement nécessaires seront réalisés dans le même délai par des
entreprises agréées par les concessionnaires des réseaux, lesquels en constateront la
bonne réalisation.
d.4. Implantation des constructions autorisées
d.4.1. Implantation (cf annexe 2, article A.a)
•La construction ne doit pas être implantée à proximité d’un rebord de crête ou d’un
pied de talus (ou d’une falaise) dont la pente est supérieure à 35%.
- Cette zone de proximité s’étend jusqu’à une distance égale à deux fois et demie
la hauteur du talus ou de la falaise, la distance étant mesurée horizontalement à
partir du pied de talus pour une construction en rebord de crête et à partir de la
crête pour une construction en pied de talus.
- Il ne sera pas tenu compte des talus d'une hauteur inférieure ou égale à 1
mètre.
p 23/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
•Les bâtiments doivent être implantés en dehors d’un terrain dont la pente moyenne
(terrain naturel(*)) est supérieure à 25 % .
•Lorsque le terrain naturel(*) est en déclivité, les constructions seront implantées
sur une plate-forme(*) reconstituée.
d.4.2. Voisinage (cf. annexe 2, articles A.b et B.a)
Les constructions doivent être séparées par des joints d’affaissement. L'espace occupé
par le joint d'affaissement sera considéré comme faisant partie du bâtiment20,
notamment pour les implantations en limite de propriété ou sur une unité foncière déjà
bâtie.
d.5. Dimensions des constructions autorisées (cf. annexe 2, article A.c)
Les bâtiments doivent avoir, en dessous de la charpente, une forme de
parallélépipède rectangle21 dont le rapport entre la longueur et la largeur ne doit pas
excéder 2. (sauf bâtiments de type 1).
20
Cela implique notamment que la présence d'un joint d'affaissement ne saurait justifier
l'injonction de construire à H/2 minimum 3 m.
21
Les parties de murs pignons (au dessus du bas de la charpente) ne sont pas comptées
comme décrochements verticaux.
p 24/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
− Par dérogation à cette règle, pour le type 5 MR, on admettra que
l'emprise soit circulaire, elliptique, polygonale ou trapézoïdale. Il ne sera pas
admis d'angle inférieur à 60°, ni de partie concave.
•Les décrochements verticaux sont interdits (*)
p 25/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Légende :
• • • • Les décrochements horizontaux
Les constructions ne doivent posséder aucun décrochement horizontal(*). Dans le
cas de formes complexes, elles doivent être ramenées à des éléments simples
indépendants, tant au niveau des fondations qu’au niveau de la superstructure(*). En
particulier, les vérandas, garages, murs de clôture, etc. doivent impérativement être
désolidarisés du bâtiment.
p 26/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
- On admettra cependant que les constructions puissent présenter des
décrochements horizontaux limités, tout en restant à l'intérieur des dimensions
horizontales maximales définies à l'article « dimensions » ci-dessus).
Il est admis pour les faces les plus longues du module (*) de construction deux
(2) décrochements de face(s) et pour les faces les plus courtes un (1)
décrochement. Dans les 2 cas, le total de la profondeur des décrochements ne
doit pas excéder respectivement le quart (25 %) de la longueur de la face la
plus courte et de la longueur de la face la plus longue.
− Il sera par ailleurs autorisé pour la porte d'entrée un porche de 1,50 m de
large pour 1 m de profondeur au maximum sans décrochement au niveau des
fondations, qui sera compté comme ouverture pour porte-fenêtre.
Les dimensions :
Pour chaque type de bâtiment, les dimensions maximales sont données dans le
tableau ci-dessous. A titre d'exemple, une construction de type 3MR peut avoir
une emprise de 13x13=169 m², mais pas de 18x9=162 m², la plus grande
dimension étant trop grande (limite à 17 m), ni de 17x8=136 m² (longueur
supérieure à deux fois la largeur).
p 27/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Dimensions
maximales
Emprise
maximale
m²
Longueur
maximale
(m)
Hauteur
maximale
H (m)
Nombre maximum
de niveaux
Type 1 32m² 3 1
Type 2 240 m² 20 7 1 + 1 partiel
Type 3 MR 170m² 17 6 2
Type 3 MI 1 à 3 170 m² 17 6 2
Type 3 MI 4 209 m² 19 6 2
Type 4 MR 510 m² 30 12 4
Type 4 C 1 à 3 510 m² 30 9 3
Type 4 C 4 665 m² 35 9 3
Type 5 MR 540 m² 30 12 1
Ces dimensions sont des limites qui ne doivent pas être dépassées, que ce soit en
hauteur, surface, longueur. Le nombre de niveaux22 est aussi une limite qui ne doit pas
être dépassée ;
La hauteur H d’un bâtiment correspond à la distance entre le terrain fini et le dessous
de la charpente. En pratique, on mesurera la hauteur du bâtiment à l'égout de toiture.
22
Les combles aménageables sont considérées comme des niveaux
p 28/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
• Les constructions, quelle que soit leur structure (béton, bois ou acier) ne doivent
comporter aucun niveau en infrastructure(*), même partiel.
Désordre attendu dans le cas de sous-sol partiel
d.6. Fondations (cf. annexe 2, articles A.d et B.c)
- Toutes les fondations doivent être fondées sur un même niveau, aucun décrochement
vertical n’est permis.
Plan d’assise des fondations
- Elles doivent être superficielles et ne doivent pas descendre plus bas que la cote hors
gel (80 cm par rapport au terrain fini(*)). La fondation pourra cependant reposer sur un
massif plus profond (béton, matériau rapporté, etc.), sans lui être lié (joint de
"glissement" assurant la séparation en feutre bitumineux, téflons, polymère, etc.).
p 29/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Profondeur d’ancrage des fondations
d.7. Ouvertures (cf. annexe 2, article A.e)
Nota: Les prescriptions concernant les ouvertures23, leur position, leur nombre et leurs
dimensions, ne s'appliquent pas aux constructions de type 5 MR pour lesquelles les
"murs" ne sont qu'une "peau" qui ne joue aucun rôle significatif dans la structure dès
lors que la structure remplit son rôle.
Les prescriptions concernant les ouvertures23, leur position, leur nombre et leurs
dimensions, ne s'appliquent pas également aux constructions de type 1.
Elles seront placées afin de conserver deux pans de murs sans aucune ouverture, sur
chaque face du bâtiment et sur toute la hauteur de celle-ci, de largeur minimum de
1,20m :
•La distance horizontale ou verticale entre 2 ouvertures ne sera en aucun cas inférieure
à 0,50 m.
23
Il s'agit bien des ouvertures dans la structure, et non des menuiseries qu'on y place. Dans une
ouverture pour porte, celle-ci peut être indifféremment (pour le risque) pleine, vitrée, blindée,
coulissante, etc.
p 30/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
• • • •Les ouvertures pour fenêtres devront s'inscrire dans un carré de 1,50 m de côté, leur forme étant libre. Pour les ouvertures de forme rectangulaire, l'emploi de linteaux cintrés est interdit.
•Il sera autorisé au maximum, et par module(*) de construction:
une grande ouverture porte de garage ou pour porte-fenêtre qui s'inscrira dans un carré de côté 2,50 m.
deux ouvertures pour portes d'entrée ou de service , pleines ou vitrées, dont les dimensions seront de 1,30 m de large pour 2,20 m de haut au maximum.
deux ouvertures par face de 10m de large ou plus et une par face de largeur
inférieure à 10m pour des portes-fenêtres ou un porche d'entrée, dont les
dimensions seront de 1,50 m de large pour 2,20 m de haut au maximum. Deux
portes-fenêtres sur une même face seront séparées par un pan de mur plein de
1,50 m de large au moins sur toute la hauteur du bâtiment.
Autant de fenêtres qu'on voudra pourvu qu'elles s'inscrivent dans un carré des 1,50 m de côté y compris les fenêtres de toit.
Si le projet est constitué de plusieurs modules séparés par des joints
d'affaissement, les ouvertures permettant la communication entre les
modules sont comprises dans les ouvertures autorisées énumérées ci-dessus.
d.8. Éléments non structuraux (cf. annexe 2, article A.f et B.e)
1. Menuiseries extérieures et façades
Les verrières, inclinées à plus de 15° par rapport à la verticale sont interdites, et
notamment pour les toits des vérandas.
2. Éléments en console
Les éléments en console horizontale(*) (balcons, auvents, marquises) sont autorisés dans
la limite de 1,80 m de large sur 1 m de profondeur. Tout appui sur pilier ou colonne à
l'extérieur des fondations est proscrit.
d.9. Exceptions à la règle
1. Traitement ou absence du risque.
Les dispositions du présent PPRM ne sont pas applicables si :
• • • •le risque a été supprimé sur l’unité foncière du projet notamment dans le cas de travaux de comblement des galeries réalisés par le maître d’ouvrage,
•le pétitionnaire apporte la preuve de l'absence de risque.
p 31/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Les éléments apportés par le maître d'ouvrage seront soumis à l'accord explicite et
écrit de la DRIRE qui indiquera si compte tenu des éléments apportés par le
pétitionnaire l'aléa sur la zone est supprimé.
2. Construction hors projets-types définis par l'annexe 1
Un projet qui déroge aux dispositions des annexes 1 et/ou 2 du présent règlement
pourra être autorisé s'il a fait l'objet préalablement d'une étude réalisée par un expert
compétent en matière de structure et conforme au cahier des charges annexé au
présent PPRM (annexe 3 du règlement) ; Cette étude sera transmise au préfet (service
DDT).
Le dossier de permis de construire comportera une attestation de l'auteur de l'étude
rédigée selon le modèle joint en annexe 4 au présent règlement.
p 32/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
III. MESURES GÉNÉRALES DE PRÉVENTION, DE
PROTECTION ET DE SAUVEGARDE
III.1. Information des populations et des concessionnaires
de réseaux.
Tous les deux ans au moins, en application de l'article L125-2 du code de l'environnement, à
compter de l'approbation du présent PPRM, les maires des communes couvertes par le PPRM
organiseront l'information des populations sur l'existence et le contenu du présent PPRM,
suivant des formes qui leur paraîtront adaptées, et avec le concours, en tant que de besoin,
des services de l'État.
Dans les six (6) mois suivant la première mise en application du PPRM24, ils notifieront aux
concessionnaires de réseaux présents sur les territoires qu'ils administrent, et dont ils ont
connaissance, le PPRM et les informeront de la disponibilité des documents dans les mairies,
à la sous-préfecture, au siège de la DDT et, sous forme de fichiers électroniques, sur le
site Internet de la préfecture de Meurthe-et-Moselle.
III.2. Mesures de protection.
Elles sont détaillées dans les articles des chapitres précédents, et concernent
principalement les mesures concernant les concessionnaires de réseaux.
III.3. Mesures de sauvegarde.
III.3.1. Plan communal ou intercommunal de sauvegarde.
Dans un délai qui ne saurait excéder 2 ans, à compter de l'approbation du présent PPRM,
chacune des communes concernées élaborera un plan communal de sauvegarde (PCS), qui
sera compatible avec les dispositions du plan départemental d'intervention du bassin
ferrifère approuvé par le préfet de Meurthe-et-Moselle le 5 mars 2004.
Le PCS approuvé par arrêté motivé du maire de la commune comprendra notamment:
La définition des moyens d'alerte qui seront utilisés pour avertir la population: sirène,
communiqués radiodiffusés, etc.
La définition des lieux de rassemblement et d'hébergement provisoire en cas de
réalisation de l'aléa.
La définition des moyens mis en réserve pour assurer l'hébergement provisoire et la
sécurité sanitaire de cette même population.
Le PCS pourra être complété par un plan intercommunal de sauvegarde (PICS) portant sur
totalité ou partie des communes concernées par le PPRM. Dans ce cas, l'objectif
d'hébergement et rassemblement provisoire sera adapté aux populations concernées. Le
PICS est arrêté par le président de l'établissement public et par chacun des maires des
communes concernées.
24
Pour la commune de Longwy, il s'agit du 13/01/2009.
p 33/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
III.3.2. Mesures de prévention et de surveillance prévues aux
articles L.174-1, L.174-2, L.174-3 et L.174-4 du code
minier.
Un tableau récapitulatif de ces mesures par commune figure en annexe 5 du présent
règlement.
Ces mesures ont pour but d'exercer une surveillance sur les zones soumises à un aléa
pouvant mettre en danger la sécurité des occupants, et de permettre de donner l'alerte, le
cas échéant, dans des délais compatibles avec une mise en sûreté ordonnée.
III.3.3. Préparation à la gestion des crises
Tous les deux ans au minimum à compter de l'approbation du présent PPRM, un exercice
d'alerte sera organisé sur le territoire couvert par le PPRM par les maires et les présidents
d’EPCI en collaboration avec la préfecture (SIDPC), la sous-préfecture de Briey, le SDIS et
la compagnie de gendarmerie la plus proche. Les autres administrations ou services
éventuellement concernés par le plan de secours pourront y être associés.
L'exercice pourra être total ou partiel, concerner une ou plusieurs communes.
Une réunion destinée à tirer les enseignements de l'exercice sera organisée dans un délai
n'excédant pas trois semaines après l'exercice. Elle associera la ou les communes et tous
les services concernés. Ses conclusions pourront servir à éventuellement modifier ou
améliorer les PCS ou PICS.
p 34/37
Les termes suivis de (*) sont expliqués dans le glossaire en fin de règlementRèglement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
GLOSSAIRE
Aléa : phénomène naturel de probabilité d’occurrence et d'intensité données. L'aléa
peut par exemple être faible avec une probabilité moyenne et une intensité très faible
ou avec une probabilité très faible et une intensité moyenne.
Aléas miniers : aléas résultant de l'exploitation des mines tels que mouvements de
terrains en surface (fontis, effondrements, affaissements, tassements), modification
des ressources en eau, dégagements de radon, etc. Les définitions des divers types
d'aléas figurent dans le rapport de présentation du PPRM.
Annexe : nouveau corps de bâtiment non habitable strictement de type 1 au sens de
l'annexe 1 tels que garages, abris de jardin, piscines, etc., et non attenant au(x)
bâtiment(s) existant(s).
Article L174-6 du code minier : "…en cas de risque minier menaçant gravement la
sécurité des personnes, les biens exposés à ce risque peuvent être expropriés par
l'État, dans les conditions prévues par le code de l'expropriation pour cause d'utilité
publique, lorsque les moyens de sauvegarde et de protection des populations s'avèrent
plus coûteux que l'expropriation". Il y a donc dans ce cas choix économique entre
l'expropriation et la suppression de l'aléa (comblement).
Communes très contraintes : selon la DTA, il s'agit des communes dans lesquelles plus
de 50% de la zone urbanisée est affectée par des zones d'aléas miniers et/ou
inconstructibles au regard d'autres risques, naturels ou technologiques.
Communes significativement concernées : selon la DTA, il s'agit des communes qui
sans être très contraintes, le sont suffisamment pour justifier la possibilité de rendre
constructibles les zones de mouvements résiduels.
Communes peu concernées : il s'agit des communes qui ne sont pas considérées comme
très contraintes ou significativement concernées au sens de la DTA.
Concession: périmètre dans lequel un industriel est autorisé à rechercher et exploiter
une ressource naturelle relevant du code minier (charbon, minerai de fer, bauxite,
potasse, sel, etc.)
Console horizontale : élément horizontal de construction (balcon, auvent, marquise)
mécaniquement uni avec le mur qui le supporte
CSTB : centre scientifique et technique du bâtiment, établissement public industriel et
commercial (EPIC) dépendant du ministère chargé du logement.
Déclaration d'intention de commencer des travaux (DICT) :
La DICT (Déclaration d'Intention de Commencement de Travaux) est une déclaration
que doit transmettre chaque entreprise ou particulier à tous les exploitants de réseaux
aériens ou souterrains (eau, électricité, gaz, télécommunications...) avant de commencer
des travaux.
Il s'agit d'une mesure de sécurité qui vise à éviter d'endommager un réseau lors des
travaux, particulièrement les réseaux haute tension, de gaz ou les dorsales de
transmissions.
p 35/37Règlement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Déclaration d'utilité publique (DUP) : La déclaration d'utilité publique (DUP) est l'acte
par lequel l'autorité administrative déclare, par décret, arrêté ministériel ou
préfectoral, et après enquête publique, la nécessité d'une procédure d'expropriation.
Décrochement horizontal : retrait ou excroissance en plan horizontal de la forme de
base de la structure du module (en général rectangulaire).
Décrochement vertical : retrait ou excroissance en plan vertical de la forme de base
de la structure du module (en général rectangulaire). Les parties de murs pignons au
dessus du bas de la charpente ne sont pas comptées comme décrochements verticaux,
mais les frontons le sont s'ils font partie de la structure du bâtiment.
Dispositions constructives : mesures qu'il appartient au constructeur de concevoir et
de mettre en œuvre afin d’assurer l'intégrité de son ouvrage. Elles relèvent du code de
la construction et non du code de l'urbanisme, mais celles qui sont visibles sur le dossier
de permis de construire peuvent être contrôlées.
DTA : directive territoriale d'aménagement des bassins miniers Nord-Lorrains
approuvée le 2 août 2005
Enjeux : personnes, biens, activités, moyens, patrimoine...susceptibles d’être affectés
par un phénomène naturel (appréciation des situations présentes et futures), plus ou
moins suivant leur vulnérabilité (voir ci-après)
Extension : un nouveau corps de bâtiment au contact direct du(des) bâtiment(s)
existant(s). La présence éventuelle d'un joint d'affaissement ne sera pas considérée
comme un espace entre l'extension et l'existant.
Fronton : ornement de forme triangulaire ou en cintre couronnant la partie supérieure
d'une fenêtre, d'une lucarne, ou d'une construction.
Infrastructure : tout ce qui appartient à la structure du bâtiment ou de l'ouvrage et se
trouve en-dessous du sol fini (un sous-sol, des fondations).
Maître d’œuvre : chargé de la réalisation de l'ouvrage
Maître d'ouvrage : bénéficiaire de l'ouvrage
Module de construction : partie d'un projet conforme à un des types définis par
l'annexe 1 du règlement de PPRM. Si un projet est constitué de plusieurs modules, ceux-
ci sont séparés par des joints d'affaissement.
Plate-forme : partie de terrain sub-horizontale, destinée à recevoir un bâtiment ou un
ouvrage, et obtenue en général par terrassement du terrain naturel.
Prescriptions : voir dispositions constructives
Prévention : ensemble des dispositions visant à réduire les impacts d'un phénomène
naturel (connaissance des aléas ; réglementation de l'occupation des sols ; mesures
actives et passives de protection ; information préventive ; prévisions ; alerte ; plans de
secours...)
Probabilité : la probabilité d'un événement est le rapport du nombre de cas
"favorables" au nombre de cas possible. C'est un nombre compris entre 0 (impossibilité)
et 1 (certitude), qui peut s'exprimer en pourcentage.
Réhabilitation : ensemble des travaux visant à remettre aux normes d'habitabilité
actuelle un bâtiment ancien sans modification notable de sa structure.
p 36/37Règlement – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Risque majeur : risque dont les effets prévisibles mettent en jeu un grand nombre de
personnes, des dommages importants et dépassent les capacités de réaction des
instances directement concernées
Risques miniers : risques résultant des suites de l'exploitation des mines.
Risques naturels prévisibles : pertes probables en vies humaines, en biens et en
activités consécutives à la survenance à l'échelle humaine d'un aléa naturel
Servitude d'utilité publique : charge instituée en vertu d'une législation propre ;
affectant l'utilisation du sol, elle doit figurer en annexe au plan local d'urbanisme (PLU)
SHOB : Surface Hors Œuvre Brute : la surface de plancher hors œuvre brute d’une
construction est égale à la somme des surfaces de plancher de chaque niveau de la
construction. A compter du 01 mars 2012, la notion de « SHOB » est remplacée par la
notion de « surface de construction» dont la définition est : somme des surfaces de
planchers de chaque niveau clos et couvert, calculée à partir du nu intérieur des
façades. Cette surface correspond à celle définie au 1er alinéa de l'article R112-2 du
code de l'urbanisme avant les déductions énumérées à cet article pour le calcul de la
surface de plancher.
Superstructure : tout ce qui appartient à la structure du bâtiment ou de l'ouvrage et
se trouve au-dessus du sol fini (murs, toiture, cheminée, etc.).
Terrain fini : état des sols à la fin de la réalisation du projet, il tient évidemment
compte des terrassements et modelages.
Terrain naturel : surface du terrain avant commencement de réalisation du projet
Traitement du risque : ce peut être la suppression de l'aléa, par exemple par
comblement des galeries (cas de la cité du Stock à Thil) ou l'adoption de techniques
supprimant totalement la vulnérabilité des installations projetées en cas de réalisation
de l'aléa (il en existe notamment pour les voiries en zone de fontis).
Unité foncière : l'ensemble des terrains d'un seul tenant appartenant au même
propriétaire.
Vulnérabilité : elle exprime le niveau de conséquences prévisibles d'un phénomène
naturel sur les enjeux. La vulnérabilité peut être humaine, économique ou
environnementale.
ZIPEM : zones influencées par l'exploitation minière. Elles sont à l'intérieur de
concessions et on y a procédé à divers travaux d'exploration ou d'exploitation. Par
opposition, les zones NIPEM ne sont pas influencées par l'exploitation minière
p 37/37R2
R1
R1
R1
R2
R3
R1 R3
R3
R3 R2
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J
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J
J
R3
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R1
R1
J
R3
R1
J
J
OCTOBRE 2011
Plan de Prévention des Risques Miniers
échelle
1/20 000
=
e
Communes de Cosnes-et-Romain, Haucourt-Moulaine, Herserange, Lexy, Longlaville, Longwy, Mexy, Mont-Saint-Martin, Réhon, Saulnes. Plan d'ensemble
PRÉFET DE MEURTHE-ET-MOSELLE
Zonage PPRM Direction Départementale des Territoires. Service aménagement durable, urbanisme, risques Unité prévention des risques
Conditions d'utilisation.
* Cette carte fait partie d'un P.P.R. (loi n°
95-101 du 02/02/1995).
* Elle prend en compte les risques connus à la date d'approbation du PPR * Le fond cadastral sur lequel elle est dessinée fait l'objet d'un droit réservé. Toute utilisation en dehors de ces conditions ne saurait engager la responsabilité de l'administration.
Fond : scan 25 ©IGN - 2007 Source : DREAL 08/2010
LEGENDE
Périmètre PPRM R2 R1 J R3R2
R1
R1
R1
R2
R3
R1 R3
R3
R3 R2
R1
R3
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R2
R1
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R1
R3
R3
R2
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R3
R3
R2
R1
R3
Légende :
Conditions d'utilisation.
* Cette carte fait partie d'un P.P.R. (loi n°
95-101 du 02/02/1995).
* Elle prend en compte les risques connus à la date d'approbation du PPR * Le fond cadastral sur lequel elle est dessinée fait l'objet d'un droit réservé. Toute utilisation en dehors de ces conditions ne saurait engager la responsabilité de l'administration.
R2 R1 R3
Les parties Nord et Est du territoire communal ne sont pas affectées par les aléas miniers.
R3
R1 ECHELLE: 1/2 500
R1
R1
R3
R2
R2
R3
R3
R2
R1
R3
ECHELLE: 1/2 500
échelle : 1/5 000
=
Direction Départementale des Territoires.
PRÉFET DE MEURTHE-ET-MOSELLE
Service aménagement durable, urbanisme, risques Unité prévention des risques
è
Plan de Prévention des Risques Miniers Commune de Mont-Saint-Martin
OCTOBRE 2011
Zonage PPRM
Fond : BD Parcellaire©IGN - 2007 Source : DREAL 08/2010PREFET DE MEURTHE-ET-MOSELLE
Plan de Prévention des Risques Miniers Plan de Prévention des Risques Miniers
des communes de des communes de
Cosnes-et-Romain, Haucourt-Moulaine, Cosnes-et-Romain, Haucourt-Moulaine,
Herserange, Lexy, Longlaville, Longwy, Mexy, Herserange, Lexy, Longlaville, Longwy, Mexy,
Mont Mont - - Saint Saint - -Martin, Réhon et Saulnes. Martin, Réhon et Saulnes.
Règlement Règlement
Annexes 1 et 2 Annexes 1 et 2
1.Typologie des bâtiments
2.Prescriptions techniquesAnnexes 1 et 2 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
SOMMAIRE : SOMMAIRE :
ANNEXE 1 - TYPOLOGIE DU BÂTI......................................................................................3
ANNEXE 2 - DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES...............................................................10
p 2/30Annexes 1 et 2 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
ANNEXE 1 - TYPOLOGIE DU BÂTI
1.Les hauteurs maximales données pour les divers types de bâtiments sont mesurées à l'égout de toiture.
2.Les dimensions (y compris nombre de niveaux) doivent être comprises comme des enveloppes maximales. Les bâtiments doivent avoir, en dessous de la charpente, une forme de parallélépipède rectangle dont le rapport entre la longueur et la largeur ne doit pas excéder 2 (sauf bâtiments de type 1).
3.Les types sont des types techniques, les exemples d'usages n'étant donnés qu'à titre d'illustration.
1.1.Typologie pour zones d'affaissements progressifs
Type 1 - Bâtiment à rez-de-chaussée avec façade ouverte.
Un mur de façade ouvert.
Bâtiment à simple rez-de-chaussée sans sous-sol.
Surface au sol : limitée à 32m² (hauteur 3 m)
Exemples d’usage: annexe, garage, piscine, abri, etc.
Type 2 - Bâtiment à rez-de-chaussée et un étage partiel, à ossature en béton.
Murs porteurs en béton armé, remplissage de murs en blocs de béton. Ossature sans
éléments fragiles tels que murs rideau, grands porte-à-faux, éléments très élancés. Dimensions régulières et vastes (hauteur de mur supérieure à 3 m par niveau, nombreuses ouvertures…).
Bâtiment sur un seul niveau (rez-de-chaussée de grande hauteur), plus une partie à
deux niveaux (rez-de-chaussée et un étage de hauteur courante) et sans sous-sol. Surface au sol : limitée à 240 m², longueur maxi 20 m (hauteur 7 m )
Exemples d’usage : salle des fêtes, cantine, petit ERP, grande maison individuelle, etc.
Type 3 - Bâtiment à rez-de-chaussée et un étage, à ossature en béton. Murs chaînés en blocs de béton et charpente traditionnelle. Ossature sans éléments
fragiles tels que grandes trémies, grands balcons, éléments très élancés.
Dimensions standard (hauteur de mur inférieure à 3m pour chaque niveau, petites
ouvertures…).
Surface au sol : limitée à 126 m², longueur maxi 14 m , hauteur 6 m.
Bâtiment de forme compacte, sans sous-sol et sur deux niveaux (rez-de-chaussée et
un étage sans combles aménageables ou RdC avec combles aménageables) au maximum.
Exemples d’usage : maison individuelle, maison médicale, cabinet de services, etc.
p 3/30Annexes 1 et 2 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Type 3 bis - Bâtiment à rez-de-chaussée et un étage, à ossature en bois ou en acier, de dimensions réduites.
Ossature bois ou acier:
1.Structure poteaux-poutres en bois
2.Structure en panneaux de bois
3.Structure poteaux-poutres en profilés minces métalliques
4.Structure poteaux-poutres métalliques en profilés standards
Dimensions standard (hauteur de mur inférieure à 3m pour un niveau, petites ouvertures…).
Surface au sol : limitée à 126 m², longueur maxi 14 m (hauteur 6 m)
Bâtiment de forme compacte, sans sous-sol et sur deux niveaux (rez-de-chaussée et
un étage sans combles aménageables ou RdC avec combles aménageables) au maximum.
Exemples d’usage : maison individuelle, maison médicale, cabinet de services, etc.
Type 3 MI - Bâtiment à rez-de-chaussée et un étage, à ossature en bois ou en acier
Ossature bois ou acier:
3 MI 1.Structure poteaux-poutres en bois
3 MI 2.Structure en panneaux de bois
3 MI 3.Structure poteaux-poutres en profilés minces métalliques
3 MI 4.Structure poteaux-poutres métalliques en profilés standards
Dimensions standard (hauteur de mur inférieure à 3m pour un niveau, petites ouvertures…).
Surface au sol pour 3 MI 1, 3 MI 2 et 3 MI 3: limitée à 170 m², longueur maxi 17 m
(hauteur 6 m)
Surface au sol pour 3 MI 4: limitée à 209 m², longueur maxi 19 m (hauteur 6 m)
Bâtiment de forme compacte, sans sous-sol et sur deux niveaux (rez-de-chaussée et
un étage sans combles aménageables ou RdC avec combles aménageables) au maximum.
Exemples d’usage : maison individuelle, maison médicale, cabinet de services, etc.
p 4/30Annexes 1 et 2 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Type 4 - Bâtiment à rez-de-chaussée et trois étages, à ossature en béton.
Façades en blocs de béton chaînés, refends en béton armé et charpente traditionnelle ou toiture terrasse inaccessible. Ossature sans éléments fragiles tels que grandes trémies, grands balcons, éléments très élancés.
Dimensions standard (hauteur d’étage inférieure à 3m par niveau, petites
ouvertures…).
Surface au sol : limitée à 375 m², longueur maxi 25 m, hauteur 12 m.
Bâtiment de forme compacte sur quatre niveaux au maximum : rez-de-chaussée et
trois étages au plus, ou RdC et 2 étages avec combles aménageables, sans sous-sol. Exemples d’usage : bâtiment d’habitation collectif, bureaux, grande habitation individuelle, etc.
Type 4 bis - Bâtiment à rez-de-chaussée et 2 étages, à ossature en bois ou en acier, de dimensions réduites.
Ossature bois ou acier:
1.Structure poteaux-poutres en bois
2.Structure en panneaux de bois
3.Structure poteaux-poutres en profilés minces métalliques
4.Structure poteaux-poutres métalliques en profilés standards
Dimensions standard (hauteur d’étage inférieure à 3m par niveau, petites
ouvertures…).
Surface au sol : limitée à 375 m², longueur maxi 25 m , hauteur 9 m.
Bâtiment de forme compacte sur trois niveaux au maximum : rez-de-chaussée et deux
étages au plus, ou RdC et un étage avec combles aménageables, sans sous-sol. Exemples d’usage : bâtiment d’habitation collectif, bureaux, grande habitation individuelle, etc.
Type 4 C - Bâtiment à rez-de-chaussée et 2 étages, à ossature en bois ou en acier.
Ossature bois ou acier:
4C 1.Structure poteaux-poutres en bois
4C 2.Structure en panneaux de bois
4C 3.Structure poteaux-poutres en profilés minces métalliques
4C 4.Structure poteaux-poutres métalliques en profilés standards
Dimensions standard (hauteur de mur inférieure à 3m par niveau, petites
ouvertures…).
Surface au sol pour 4 C1, 4 C2 et 4 C3 : limitée à 510 m², longueur maxi 30 m
(hauteur 9 m)
Surface au sol pour 4 C4: limitée à 665 m², longueur maxi 35 m (hauteur 9 m)
Bâtiment de forme compacte, sans sous-sol et sur trois niveaux (rez-de-chaussée et
deux étages) au maximum.
Exemples d’usage : bâtiment d’habitation collectif, bureaux, grande habitation individuelle, etc.
p 5/30Annexes 1 et 2 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Type 5 - Bâtiment à rez-de-chaussée, à ossature métallique.
Structure porteuse de type portique métallique et façades en bardage métallique. Ossature régulière et ne comportant pas d'éléments fragiles (grands porte-à-faux, éléments très élancés…).
Revêtements de sol non fragiles, pas d'exigence particulière pour la planéité du
plancher bas.
Bâtiment sur un seul niveau (rez-de-chaussée).
Dimensions :
- Type 5a: surface limitée à 540 m², longueur maxi 30 m (hauteur 5 m)
- Type 5b: surface limitée à 270 m², longueur maxi 18 m (hauteur 10 m)
Bâtiment de forme compacte. Pour le type 5, on admettra que l'emprise soit circulaire, elliptique, polygonale ou trapézoïdale. Il ne sera pas admis d'angle inférieur à 60°, ni de partie concave.
Exemples d’usage : entrepôt, bâtiment d’activité, hangar agricole, dispensaire, etc.
p 6/30Annexes 1 et 2 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
1.2.Typologie pour zones de mouvements résiduels
Type 1 - Bâtiment à rez-de-chaussée avec façade ouverte.
Un mur de façade ouvert.
Bâtiment à simple rez-de-chaussée sans sous-sol.
Surface au sol : limitée à 32m² (hauteur 3 m)
Exemples d’usage: annexe, garage, abri, etc.
Type 2 - Bâtiment à rez-de-chaussée et un étage partiel, à ossature en béton.
Murs porteurs en béton armé, remplissage de murs en blocs de béton. Ossature sans éléments fragiles tels que murs rideau, grands porte-à-faux, éléments très élancés.
Dimensions régulières et vastes (hauteur de mur supérieure à 3 m par niveau,
nombreuses ouvertures…).
Bâtiment sur un seul niveau (rez-de-chaussée de grande hauteur), plus une partie à
deux niveaux (rez-de-chaussée et un étage de hauteur courante) et sans sous-sol. Surface au sol : limitée à 240 m², longueur maxi 20 m (hauteur 7 m )
Exemples d’usage : salle des fêtes, cantine, petit ERP, grande maison individuelle, etc.
Type 3 MR - Bâtiment à rez-de-chaussée et un étage, à ossature en béton.
Murs chaînés en blocs de béton et charpente traditionnelle. Ossature sans éléments fragiles tels que grandes trémies, grands balcons, éléments très élancés.
Dimensions standard (hauteur de mur inférieure à 3m pour chaque niveau, petites
ouvertures…).
Surface au sol : limitée à 170 m², longueur maxi 17 m , hauteur 6 m.
Bâtiment de forme compacte, sans sous-sol et sur deux niveaux (rez-de-chaussée et
un étage sans combles aménageables ou RdC avec combles aménageables) au maximum.
Exemples d’usage : maison individuelle, maison médicale, cabinet de services, etc.
p 7/30Annexes 1 et 2 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Type 3 MI - Bâtiment à rez-de-chaussée et un étage, à ossature en bois ou en acier
Ossature bois ou acier:
3MI 1. Structure poteaux-poutres en bois
3MI 2. Structure en panneaux de bois
3MI 3. Structure poteaux-poutres en profilés minces métalliques
3MI 4. Structure poteaux-poutres métalliques en profilés standards
Dimensions standard (hauteur de mur inférieure à 3m pour un niveau, petites ouvertures…).
Surface au sol pour 3 MI 1, 3 MI 2 et 3 MI 3: limitée à 170 m², longueur maxi 17 m
(hauteur 6 m)
Surface au sol pour 3 MI 4: limitée à 209 m², longueur maxi 19 m (hauteur 6 m)
Bâtiment de forme compacte, sans sous-sol et sur deux niveaux (rez-de-chaussée et
un étage sans combles aménageables ou RdC avec combles aménageables) au maximum.
Exemples d’usage : maison individuelle, maison médicale, cabinet de services, etc.
Type 4MR - Bâtiment à rez-de-chaussée et trois étages, à ossature en béton.
Façades en blocs de béton chaînés, refends en béton armé et charpente traditionnelle ou toiture terrasse inaccessible. Ossature sans éléments fragiles tels que grandes trémies, grands balcons, éléments très élancés.
Dimensions standard (hauteur d’étage inférieure à 3m par niveau, petites
ouvertures…).
Surface au sol : limitée à 510 m², longueur maxi 30 m , hauteur 12 m).
Bâtiment de forme compacte sur quatre niveaux au maximum : rez-de-chaussée et
trois étages au plus, ou RdC et 2 étages avec combles aménageables, sans sous-sol. Exemples d’usage : bâtiment d’habitation collectif, bureaux, grande habitation individuelle, etc.
Type 4 C - Bâtiment à rez-de-chaussée et 2 étages, à ossature en bois ou en acier.
Ossature bois ou acier:
4C 1. Structure poteaux-poutres en bois
4C 2. Structure en panneaux de bois
4C 3. Structure poteaux-poutres en profilés minces métalliques
4C 4. Structure poteaux-poutres métalliques en profilés standards
Dimensions standard (hauteur de mur inférieure à 3m par niveau, petites
ouvertures…).
Surface au sol pour 4 C1, 4 C2 et 4 C3 : limitée à 510 m², longueur maxi 30 m
(hauteur 9 m)
Surface au sol pour 4 C4: limitée à 665 m², longueur maxi 35 m (hauteur 9 m)
Bâtiment de forme compacte, sans sous-sol et sur trois niveaux (rez-de-chaussée et
deux étages) au maximum.
Exemples d’usage : bâtiment d’habitation collectif, bureaux, grande habitation individuelle, etc.
p 8/30Annexes 1 et 2 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Type 5 MR - Bâtiment à rez-de-chaussée, à ossature métallique.
Structure porteuse de type portique métallique et façades en bardage métallique. Ossature régulière et ne comportant pas d'éléments fragiles (grands porte-à-faux, éléments très élancés…).
Revêtements de sol non fragiles, pas d'exigence particulière pour la planéité du
plancher bas.
Bâtiment sur un seul niveau (rez-de-chaussée).
Dimensions : surface limitée à 540 m², longueur maxi 30 m (hauteur 12 m)
Bâtiment de forme compacte. Pour le type 5, on admettra que l'emprise soit
circulaire, elliptique, polygonale ou trapézoïdale. Il ne sera pas admis d'angle inférieur à 60°, ni de partie concave.
Exemples d’usage : entrepôt, bâtiment d’activité, hangar agricole, dispensaire, etc.
p 9/30Annexes 1 et 2 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
ANNEXE 2 - DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES
N.B. 1. Sauf précision contraire indiquant des recommandations, les dispositions constructives sont des prescriptions.
2.Les prescriptions sont contenues dans le texte, les croquis et schémas n'étant donnés qu'à titre d'illustrations.
A.Dispositions contrôlées au titre du code de
l'urbanisme.
a)Implantation
Prescriptions communes à tous les bâtiments qu'ils soient faiblement ou fortement renforcés et quelle que soit la nature de leur structure (béton, bois ou acier).
La construction ne doit pas être implantée à proximité d’un rebord de crête ou d’un pied de talus (ou d’une falaise) dont la pente est supérieure aux valeurs indiquées dans le tableau ci-dessous.
Pente d'affaissement Jusqu'à
1%
Jusqu'à
5%
Jusqu'à
14%
Plus de
14%
Pente limite de talus 35 % 30 % 21 % 12%
−Cette zone de proximité s’étend jusqu’à une distance égale à deux fois et demie la hauteur du talus ou de la falaise, la distance étant mesurée horizontalement à partir du pied de talus pour une construction en rebord de crête et à partir de la crête pour une construction en pied de talus.
−Il ne sera pas tenu compte des talus de moins de 1 m de hauteur.
Les bâtiments doivent être implantés en dehors d’un terrain dont la pente moyenne (terrain fini) est supérieure à :
Lorsque le terrain d'assiette est en déclivité, les constructions seront implantées sur une
plate-forme reconstituée.
p 10/30
Pente d'affaissement jusqu'à
1%
jusqu'à
5%
Au delà de
5%
Pente moyenne du terrain naturel 25% 20 % 10 %Annexes 1 et 2 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
b)Voisinage
Prescriptions communes à tous les bâtiments qu'ils soient faiblement ou fortement renforcés et quelle que soit la nature de leur structure (béton, bois ou acier).
Les constructions doivent être séparées par des joints d’affaissement. L'espace occupé par le joint d'affaissement sera considéré comme faisant partie du bâtiment, notamment pour les implantations en limite de propriété ou sur une unité foncière déjà bâtie.
c)Formes et dimensions générales
Prescriptions communes à tous les bâtiments qu'ils soient faiblement ou fortement renforcés et quelle que soit la nature de leur structure (béton, bois ou acier).
La conception d'un nouveau bâtiment doit répondre aux prescriptions suivantes:
Les bâtiments doivent avoir, en dessous de la charpente, une forme de parallélépipède rectangle1 dont le rapport entre la longueur et la largeur ne doit pas excéder 2. (sauf bâtiments de type 1).
Par dérogation à cette règle, pour le type 5, on admettra que l'emprise soit circulaire, elliptique, polygonale ou trapézoïdale. Il ne sera pas admis d'angle inférieur à 60°, ni de partie concave.
1
Les parties de murs pignons (au-dessus du bas de la charpente) ne sont pas comptées comme
décrochements verticaux.
p 11/30Annexes 1 et 2 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Les décrochements verticaux(*) sont interdits.
Les constructions ne doivent posséder aucun décrochement horizontal (*) au niveau du sol. Dans le cas de formes complexes, elles doivent être ramenées à des éléments simples indépendants, tant au niveau des fondations qu’au niveau de la superstructure(*). En particulier, les vérandas, garages, murs de clôture, etc. doivent impérativement être désolidarisés du bâtiment.
- Il sera cependant autorisé pour la porte d'entrée un porche de 1,50 m de large pour 1 m de profondeur au maximum sans décrochement au niveau des fondations, qui sera compté comme ouverture pour porte-fenêtre.
p 12/30Annexes 1 et 2 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
- Dispositions spéciales en matière de décrochements horizontaux pour les constructions à structure bois ou acier (types 3 bis, 3 MI et 4 C définis dans l'annexe 1) ainsi que pour tous les types de bâtiments en zone de mouvements résiduels : les constructions pourront présenter des décrochements horizontaux limités, tout en restant à l'intérieur des dimensions horizontales maximales définies ci- dessus).
Il est admis pour les faces les plus longues du module (*) de construction deux (2) décrochements de face(s) et pour les faces les plus courtes un (1) décrochement. Dans les 2 cas, le total de la profondeur des décrochements ne doit pas excéder respectivement le quart (25 %) de la longueur de la face la plus courte et de la longueur de la face la plus longue.
Les dimensions :
Pour chaque type de bâtiment, les dimensions maximales sont données dans le tableau ci- dessous. A titre d'exemple, une construction de type 3 peut avoir une emprise de 11x11=121 m², mais pas de 15x8=120 m², la plus grande dimension étant trop grande (limite à 14 m).
p 13/30Annexes 1 et 2 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
En zone d'affaissements progressifs
Dimensions
maximales
Emprise
maximale
m²
Longueur
maximale
(m)
Hauteur
maximale
H (m)
Nombre maximum
de niveaux
Type 1 32m² 3 1
Type 2 240 m² 20 7 1 + 1 partiel
Type 3 126 m² 14 6 2
Type 3 bis 126 m² 14 6 2
Type 3 MI 1 à 3 170 m² 17 6 2
Type 3 MI 4 209 m² 19 6 2
Type 4 375 m² 25 12 4
Type 4 bis 375 m² 25 9 3
Type 4 C 1 à 3 510 m² 30 9 3
Type 4 C 4 665 m² 35 9 3
Type 5a
Type 5b
540 m²
270 m²
30
18
5
10
1
1
En zone de mouvements résiduels
Dimensions
maximales
Emprise
maximale
m²
Longueur
maximale
(m)
Hauteur
maximale
H (m)
Nombre maximum
de niveaux
Type 1 32m² 3 1
Type 2 240 m² 20 7 1 + 1 partiel
Type 3 MR 170m² 17 6 2
Type 3 MI 1 à 3 170 m² 17 6 2
Type 3 MI 4 209 m² 19 6 2
Type 4 MR 510 m² 30 12 4
Type 4 C 1 à 3 510 m² 30 9 3
Type 4 C 4 665 m² 35 9 3
Type 5 MR 540 m² 30 12 1
Ces dimensions sont des limites qui ne doivent pas être dépassées, que ce soit en hauteur, surface, longueur. Le nombre de niveaux2 est aussi une limite qui ne doit pas être dépassée ;
2
Les combles aménageables sont considérées comme des niveaux
p 14/30Annexes 1 et 2 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
La hauteur H d’un bâtiment correspond à la distance entre le terrain fini et le dessous de la charpente. En pratique, on mesurera la hauteur du bâtiment à l'égout de toiture.
Hauteur du bâtiment
Les constructions, quelle que soit leur structure (béton, bois ou acier) ne doivent comporter aucun niveau en infrastructure, même partiel.
Désordre attendu dans le cas de sous-sol partiel
d)Fondations
Prescriptions communes à tous les bâtiments qu'ils soient faiblement ou fortement renforcés et quelle que soit la nature de leur structure (béton, bois ou acier).
Toutes les fondations doivent être fondées sur un même niveau, aucun décrochement vertical n’est permis.
Plan d’assise des fondations
p 15/30Annexes 1 et 2 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Elles doivent être superficielles et ne doivent pas descendre plus bas que 80 cm par rapport au terrain fini. La fondation pourra cependant reposer sur un massif plus profond (béton, matériau rapporté, etc.), sans lui être lié (joint de glissement).
Profondeur d’ancrage des fondations
e)Superstructure
Prescriptions communes à tous les bâtiments qu'ils soient faiblement ou fortement renforcés et quelle que soit la nature de leur structure (béton, bois ou acier).
Ouvertures dans la superstructure :
Nota: Les prescriptions concernant les ouvertures3, leur position, leur nombre et leurs dimensions, ne s'appliquent pas aux constructions de type 5 pour lesquelles les "murs" ne sont qu'une "peau" qui ne joue aucun rôle significatif dans la structure dès lors que la structure remplit son rôle.
Les prescriptions concernant les ouvertures3, leur position, leur nombre et leurs dimensions, ne s'appliquent pas également aux constructions de type 1.
Les ouvertures seront placées afin de conserver deux pans de murs sans aucune ouverture, sur chaque face du bâtiment et sur toute la hauteur de celle-ci, de largeur minimum de : - 1,50m pour les constructions à structure béton ;
- 1,20m pour les constructions à structure bois et acier, ainsi que pour toutes les constructions situées dans les zones de mouvements résiduels.
3
Il s'agit bien des ouvertures dans la structure, et non des menuiseries qu'on y place. Dans une
ouverture pour porte, celle-ci peut être indifféremment (pour le risque) pleine, vitrée, blindée,
coulissante, etc.
p 16/30Annexes 1 et 2 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
La distance horizontale ou verticale entre deux ouvertures ne sera en aucun cas inférieure à 0,50 m.
Les ouvertures pour fenêtres devront s'inscrire dans un carré de 1,50 m de côté, leur forme étant libre. Pour les ouvertures de forme rectangulaire, l'emploi de linteaux cintrés est interdit.
Il sera autorisé au maximum, et par module(*) de construction :
- une grande ouverture porte de garage ou pour porte-fenêtre qui s'inscrira dans un carré de côté 2,50 m.
- deux ouvertures pour portes d'entrée ou de service , pleines ou vitrées, dont les
dimensions seront de 1,30 m de large pour 2,20 m de haut au maximum.
- deux ouvertures par face de 10m de large ou plus et une par face de largeur inférieure à 10m pour des portes-fenêtres ou un porche d'entrée, dont les dimensions seront de 1,50 m de large pour 2,20 m de haut au maximum. Deux portes-fenêtres sur une même face
seront séparées par un pan de mur plein de 1,50 m de large au moins sur toute la hauteur du bâtiment.
- Autant de fenêtres qu'on voudra pourvu qu'elles s'inscrivent dans un carré des 1,50 m de côté y compris les fenêtres de toit.
Si le projet est constitué de plusieurs modules séparés par des joints d'affaissement, les ouvertures permettant la communication entre les modules sont comprises dans les ouvertures autorisées énumérées ci-dessus.
p 17/30Annexes 1 et 2 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
f)Éléments non structuraux
Prescriptions communes à tous les bâtiments qu'ils soient faiblement ou fortement renforcés et quelle que soit la nature de leur structure (béton, bois ou acier).
f.1. Menuiseries extérieures et façades
- Les verrières, inclinées à plus de 15° par rapport à la verticale sont interdites, et
notamment pour les toits des vérandas.
f.2. Éléments en console
Les éléments en console horizontale (balcons, auvents) sont autorisés dans la limite de 1,80 m de large sur 1 m de profondeur. Tout appui sur pilier ou colonne à l'extérieur des fondations est proscrit.
p 18/30Annexes 1 et 2 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
B.Dispositions relevant du seul code de la construction
a)Voisinage
Prescriptions communes à tous les bâtiments qu'ils soient faiblement ou fortement renforcés et quelle que soit la nature de leur structure (béton, bois ou acier).
Les constructions doivent être séparées par des joints d’affaissement, dont la largeur, exprimée en centimètre, est donnée dans le tableau ci-après selon le type de bâtiment et le type d'aléa.
Si le joint sépare 2 bâtiments de types différents, l'épaisseur à prendre est la plus faible des deux.
Les joints d'affaissement doivent être maintenus, en permanence et dans tous les cas, libres et dégagés d'objets ou matériaux susceptibles de les obstruer et/ou de les rendre impropres à leur destination première. Ils peuvent cependant être garnis de polystyrène expansé de faible densité (classe CP5 selon norme NF EN 13163). Ils peuvent être protégés par un couvre-joint coulissant ou par un matériau "fusible" (détruit par le mouvement de la construction) et inoffensif pour les occupants.
Affaissements progressifs
Pour les valeurs de pente situées entre les valeurs indiquées dans le tableau, il convient de prendre la largeur du joint la plus importante (exemple : le bâtiment en type 3 situé dans une zone d’affaissement à pente de 13 % doit disposer d’un joint d’affaissement de largeur 30 cm).
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Pentes maxi d'affaissement % 5 10 15 20 25
Typologie du bâti Largeur du joint (cm) Type 1 10 10 20 20 30
Type 2 20 30
Type 3 10 20 30
Type 3 bis
Structure bois ou acier dimensions réduites 10 20 30
Type 3 MI
Structure bois ou acier 10 20 30
Type 4 ou 4 bis 30 60
Type 4 C 15 30
Type 5 20 30 50 60 80Annexes 1 et 2 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Mouvements résiduels
Hauteur du bâtiment 3 m 6 m 9 m 12 m
Largeur des joints
d'affaissement (cm)
5 10 15 20
Pour les valeurs de hauteur situées entre les valeurs indiquées dans le tableau, il convient de prendre la largeur du joint la plus importante (exemple : un bâtiment de hauteur 5m doit disposer d’un joint d’affaissement de largeur 10 cm).
b)Matériaux
Prescriptions communes à tous les bâtiments qu'ils soient faiblement ou fortement renforcés et quelle que soit la nature de leur structure (béton, bois ou acier).
b.1. Béton
Pour tout élément de structure, les gravillons utilisés seront de granulométrie 5/15. Le dosage minimum de ciment sera de 350 kg de ciment par m3 de béton.
Les aciers utilisés pour constituer les armatures du béton doivent être à haute adhérence, de nuance Fe E 500 (limite élastique à 500 Mpa) et disposer d'un allongement garanti sous charge maximale d'au moins 5%.
b.2. Aciers pour charpente métallique
Les aciers utilisés pour la construction métallique doivent disposer d’une nuance minimale de Fe E 235 (limite élastique à 235 Mpa).
Pour l'ossature métallique, tous les assemblages doivent être boulonnés, les assemblages soudés sont proscrits. Dans le cas d'ossatures constituées de profilés minces, l'assemblage par vissage est admis.
Au droit de poteaux métalliques assurant le contreventement, la liaison doit être prolongée jusqu'au bas des fondations par des chaînages verticaux. Dans le cas d'utilisation de chevilles métalliques, celles-ci doivent relever d'un agrément technique européen.
b.3. Éléments de maçonneries
Les éléments de maçonneries peuvent être pleins ou creux. Ils peuvent être : -en blocs pleins de béton courant ou de béton cellulaire,
-en blocs perforés de béton à perforations verticales,
-en blocs creux en béton courant,
-en briques creuses de terre cuite à perforations horizontales,
-en briques pleines de terre cuite,
-en blocs perforés de terre cuite à perforations verticales.
Les blocs pleins ou assimilés doivent disposer d’une épaisseur minimale de 15 cm. Les éléments présentant des fissures ou des épaufrures significatives (pouvant nuire à la résistance) sont systématiquement à retirer de la construction.
b.4. Mortier de jointoiement
Les grains de sable, constitutifs du mortier, ne doivent pas excéder 5 mm.
L’épaisseur des joints ne doit pas être inférieure à 15 mm.
p 20/30Annexes 1 et 2 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
b.5. Bois pour ossature principale
Les panneaux utilisés dans la composition des murs doivent être résistants à l'humidité: les contreplaqués sont au moins NF Extérieur CTBX et les panneaux de particules doivent être CTBH;
Le nombre de panneaux de contreventement doit être identique à tous les étages; Le contreventement est assuré soit par un système triangulé, soit par un voile rigide constitué d'un panneau en contreplaqué d'au moins 14 mm d'épaisseur cloué sur tous le montants de l'ossature;
La répartition des panneaux doit permettre leur superposition dans la hauteur de la construction.
Les parements extérieurs en maçonnerie sont proscrits pour les maisons à ossature bois.
c)Fondations
c.1. Prescriptions communes à tous les bâtiments faiblement ou fortement renforcés et quelle que soit la nature de leur structure (béton, bois ou acier) :
Les fondations doivent être entourées par une tranchée d’éléments très compressibles, le plus proche possible du bâtiment et descendue au même niveau que les fondations. Cette tranchée pourra être recouverte et une géomenbranne pourra être interposée entre les fondations et la tranchée.
La tranchée d'éléments compressibles n'est pas exigée en zone de mouvements résiduels.
La tranchée périphérique, remplie de matériaux très compressible (tourbe par exemple) avec un module d'élasticité inférieur à 10 MPa, est susceptible d’encaisser en grande partie les déformations du sol (en zone de courbure et de compression) et de protéger ainsi les murs enterrés.
Exemple de tranchée compressible périphérique
Pour les constructions en limite de propriété, et par dérogation à la règle interdisant les décrochements horizontaux, on autorisera, pour permettre la réalisation de la tranchée, une fondation déportée et une dalle en léger porte-à-faux.
p 21/30Annexes 1 et 2 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Les fondations doivent être dimensionnées au plus juste vis-à-vis de la contrainte de calcul du sol.
Contrainte de sol sous les fondations
Les fondations doivent être filantes et constituer un système homogène.
Dans le cas de fondations isolées, elles doivent être reliées aux autres fondations par un réseau de longrines interdisant tout déplacement relatif.
Liaisonnement des fondations
L’ensemble des fondations doit être ferraillé conformément au BAEL 91 sous combinaisons accidentelles, pour résister à un effort de traction égal à Px0,35, selon les deux axes du bâtiment, P étant le poids du bâtiment.
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Efforts horizontaux dans les fondations
Les fondations d’ouvrages secondaires, tels que murets, terrasse, doivent être indépendants et désolidarisés de l’ouvrage principal.
Désolidarisation des ouvrages secondaires
c.2. Prescriptions supplémentaires applicables aux bâtiments à structure bois ou acier :
Le soubassement doit être conçu comme des longrines en béton armé, désolidarisées de la semelle de fondation par un joint de glissement.
Le plancher bas doit être sur vide sanitaire.
p 23/30Annexes 1 et 2 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
c.3. Dispositions supplémentaires applicables aux seules constructions fortement renforcées :
Le réseau des fondations doit avoir la forme d’un caisson, de maille maximum 5x5 m.
Maillage des fondations
Les soubassements doivent être rigidifiés, la partie « semelle » étant désolidarisée de la partie rigide par un joint de glissement permettant notamment d’échapper aux efforts horizontaux.
Le plancher bas doit être sur vide sanitaire, accessible et liaisonné aux soubassements par des armatures de rive.
Afin de lier toutes les fondations et longrines entre elles, un diaphragme en béton armé de faible épaisseur doit être réalisé sur toute la superficie du bâtiment, au-dessus du joint de glissement.
La base de ce diaphragme pourra être séparée du sol en place par un espace. Pour une meilleure maîtrise de l’interaction sol-structure, les fondations doivent être coulées sur le sol avec interposition d’une couche de sable de 10 cm d’épaisseur minimum ou d'un joint de glissement dans le cas où l'ancrage de la fondation doit être supérieur à 80 cm.
Le plancher bas doit être sur vide sanitaire, accessible et liaisonné aux soubassements par des armatures de rive.
p 24/30Annexes 1 et 2 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
d)Superstructure
Nota: Les prescriptions de l'article "d. Superstructure" s'appliquent seulement aux constructions fortement renforcées à structure béton (articles d1 et d2) et aux constructions à structure bois ou acier des types 3 bis, 4 bis, 3 MI et 4 C (article d3).
d.1. Cas des murs maçonnés
Des chaînages continus constitués d’armatures filantes à recouvrement ou ancrage total doivent être disposés aux extrémités des voiles ou des panneaux, à toutes les intersections de murs porteurs, à toutes les intersections des murs et de planchers.
Toutes les ouvertures doivent être encadrées par des chaînages.
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d.2. Cas des murs en béton armé
- Des chaînages continus constitués d’armatures filantes à recouvrement ou ancrage total doivent être disposés aux extrémités des voiles ou des panneaux, à toutes les intersections de murs porteurs, à toutes les intersections des murs et de planchers.
Toutes les ouvertures doivent être encadrées par des chaînages.
- Les poteaux doivent avoir une capacité portante d’au moins 1,4 fois celle correspondant à la somme des poutres aboutissant au nœud poteau-poutre considéré.
- Les planchers ne doivent pas comporter de décaissés, ils doivent être plans sur toute la surface du bâtiment.
- Les éléments maçonnés de grande dimension doivent être recoupés d’un chaînage vertical tous les 3,00 m maximum.
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C 1 : chaînage vertical
C 2 : chaînage horizontal
C 3 : chaînage des ouvertures (2 armatures HA Ø 10).Annexes 1 et 2 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
d.3. Cas des murs pour structures bois ou acier
• Les poteaux doivent avoir une capacité portante d’au moins 1,4 fois celle correspondant à la somme des poutres aboutissant au noeud poteau-poutre considéré.
• Dans le cas particulier des constructions métalliques :
- les pieds de poteaux doivent être articulés, et non encastrés,
- les assemblages doivent être boulonnés ou vissés, et non soudés.
- les planchers ne doivent pas comporter de décaissés, ils doivent être plans sur toute la surface du bâtiment.
- les assemblages entre éléments porteurs doivent être renforcés. Ils doivent être calculés pour des valeurs de réaction égales à 1,5 fois les réactions calculées en vent extrême (en zone 2, pression dynamique extrême de base de 105 daN/m² majorée à 157,5 daN/m²). Dans le cas des structures porteuses de type poteaux-poutres en bois ou en acier, le contreventement devra être assuré soit par cadres, soit par des croix de Saint-André, les contreventements en V et en K étant proscrits.
p 27/30Annexes 1 et 2 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
e)Éléments non structuraux
Prescriptions communes à tous les bâtiments qu'ils soient faiblement ou fortement renforcés et quelle que soit la nature de leur structure (béton, bois ou acier).
e.1. Les menuiseries extérieures et façades
Les menuiseries extérieures :
Les menuiseries utiliseront des systèmes de fixation dotés d'un jeu et permettant quelques mouvements.
Liaisons rigides
Gros oeuvre
Jeux périphériques
de l’ordre de 20 mm
Jeu périphérique
Les façades légères sont interdites :
- Les façades rideaux, situées entièrement en avant du nez de plancher,
- Les façades semi-rideaux, dont la paroi extérieure est située en avant du nez de plancher
et la paroi intérieure située entre deux planchers consécutifs,
- Les façades panneaux, insérées entre planchers.
- Les verrières, inclinées à plus de 15° par rapport à la verticale, et notamment les toits en
verre des vérandas.
e.2. Escaliers
Les escaliers maçonnés et ceux sur voûte sarrasine sont interdits. Les marches en console sont proscrites.
e.3. Éléments en console verticale
Il peut s’agir d’acrotères, de garde corps, de corniches ou de tout autre élément en maçonnerie fixé uniquement à leur base.
Compte tenu de la mise en pente de la construction lors de l’affaissement, les éléments en console verticale quand ils sont réalisés en maçonnerie doivent être encadrés par des chaînages horizontaux et verticaux (espacés tous les 3 mètres) et reliés à la structure porteuse.
e.4. Les conduits maçonnés
p 28/30Annexes 1 et 2 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Du fait de l’inclinaison du bâtiment lors de l’affaissement et des sollicitations induites sur la souche, les cheminées doivent systématiquement être pourvues de raidisseurs métalliques situés à chaque angle du terminal (les souches peuvent être aussi munies de haubanage). Les conduits de fumée doivent être adossés aux murs intérieurs sans affaiblir la section résistante du mur.
A l’intérieur de la construction, les conduits doivent être liaisonnés à la charpente et à chaque plancher par des attaches métalliques.
e.5. Les toitures
La pente de la toiture doit tenir compte de la pente prévisible en cas d’affaissement afin de continuer à assurer la fonction d’étanchéité (définie en situation de concomitance du vent et de la pluie) et du clos et couvert. Il en découle les recommandations et prescriptions suivantes :
Les couvertures en petits éléments :
On doit prévoir une pente de toiture au moins égale à la somme de la pente minimale admissible requise dans le DTU (correspondant au type de toiture retenu) et de la pente prévisible d’affaissement.
Exemple : couvertures en tuile en terre cuite petit moule à emboîtement ou à glissement à relief (DTU 40) situées en site normal, zone III (selon la carte définissant les zones d’application du DTU 40.21), avec pente prévisible d’affaissement 10 % et disposant d’un écran de sous toiture :
Pente à prévoir = 60 % + 10 % = 70 %
Étanchéité des toitures :
Compte tenu du risque d’effondrement sous accumulation d’eau inhérent aux toitures en tôles d’aciers nervurées, les revêtements d’étanchéité sur support en tôles d’aciers nervurées sont proscrits pour les pentes de toiture inférieures à 3 %.
e.6. Les cloisons
p 29/30Annexes 1 et 2 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Les cloisons en carreaux de plâtre sont proscrites pour les constructions à ossature métallique (types 3bis, 3MI, 4C et 5).
f)Réseaux
Prescriptions communes à tous les bâtiments qu'ils soient faiblement ou fortement renforcés et quelle que soit la nature de leur structure (béton, bois ou acier).
La pénétration des canalisations dans le bâtiment doit s’effectuer par un dispositif souple – dispositif en ligne ou éléments de liaison en métal déformable.
Aucune canalisation n’est à prévoir dans l’emplacement libre des joints d’affaissements. Il est interdit de disposer des canalisations, quelles que soient leurs dimensions, dans les chaînages et dans les panneaux de contreventement.
p 30/30PREFET DE MEURTHE-ET-MOSELLE
Plan de Prévention des Risques Miniers
des communes de
Cosnes-et-Romain, Haucourt-Moulaine, Herserange,
Lexy, Longlaville, Longwy, Mexy,
Mont-Saint-Martin, Réhon et Saulnes.
Règlement
Annexe 3
Cahier des charges pour l'étude
d'une construction hors typologieSOMMAIRE
ANNEXE À L'ARRÊTÉ DU ..................................................................................................1
1. DOMAINE D’APPLICATION...............................................................3
1.1 CONTEXTE..............................................................................................................3 1.2 DÉFINITION DE L’AFFAISSEMENT MINIER...........................................................................3 1.3 OBJECTIFS DE L’ÉTUDE..............................................................................................4
2. HYPOTHÈSES GÉNÉRALES ............................................................7
2.1 ANALYSE DES SOLLICITATIONS.....................................................................................7 2.2 EFFET DE LA DÉFORMATION HORIZONTALE DU SOL SUR LE BÂTI............................................8 2.3 EFFET DE LA COURBURE DU TERRAIN SUR LE BÂTI............................................................9 2.3.1 Augmentation des contraintes de sol............................................................................................9 2.3.2 Décollement des fondations..........................................................................................................9 2.4 EFFET DE LA PENTE DU TERRAIN SUR LE BÂTI................................................................11 2.4.1 Augmentation des contraintes de sol..........................................................................................11 2.4.2 Traction dans les façades...........................................................................................................11 2.5 COMBINAISONS D’ACTIONS À RETENIR POUR LES CALCULS.................................................12
3. DISPOSITIONS GÉNÉRALES DE CONSTRUCTIBILITÉ –
RECOMMANDATIONS DE CONCEPTION...........................................12
3.1 IMPLANTATION ......................................................................................................12 3.2 VOISINAGE...........................................................................................................13 3.3 FORMES, FONDATIONS ET SUPERSTRUCTURE ...............................................................13Annexe 3 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
1.Domaine d’application
1.1Contexte
Les problèmes posés par les risques d’affaissement minier résiduels dans les bassins miniers Nord-lorrains ont conduit l’Etat à définir ses orientations fondamentales en matière d’aménagement dans le cadre d’une Directive Territoriale d’Aménagement (DTA), et à engager un programme d’élaboration des Plans de Prévention des Risques Miniers (PPRM), outils opérationnels permettant de gérer le risque minier.
Ce document constitue la base d’un outil d’aide à la décision pour les maîtres d’ouvrages, maîtres d’œuvre et les acteurs de la construction en général, dans le cas de conception d’un ouvrage sortant de la typologie définie dans les PPRM.
Des études particulières reposant sur des hypothèses plus larges sont en effet envisageables dans la mesure où elles sont effectuées par des bureaux d’études spécialisés, sur la base du présent document.
1.2Définition de l’affaissement minier
Le phénomène d’affaissement minier en surface peut être résumé en quatre phases successives :
-dans un premier temps on observe les bâtiments avant déformation ; -dans un deuxième temps on remarque que la partie du sol s’est incurvée avec un centre de courbure vers le bas (formation convexe dite « en dôme ») et la distance entre les constructions s’agrandit ;
-dans un troisième temps, apparaît une formation du sol incurvé avec un centre courbure vers le haut (formation concave dite « en cuvette ») et la distance entre les constructions diminue ;
-dans un dernier temps, les contraintes du sol se compensent pour trouver leur équilibre et les constructions reviennent à une position proche de l’horizontale.
Les figures ci-après illustrent ce phénomène.
Page 3/13Annexe 3 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
En fin d’affaissement, le bâti se trouve sur l’une de ces quatre configurations. A moins de prévoir la position finale exacte du bâti par rapport à la cuvette définitive, l’analyse du bâti doit tenir compte successivement des quatre configurations.
La déformation horizontale, nettement plus prépondérante que la mise en pente dans le dimensionnement du bâtiment, se traduit par un allongement ou un raccourcissement du sol, qui induit des efforts de traction ou de compression dans les fondations de la construction.
L’incurvation du sol provoque une courbure du sol d’assise. Ce phénomène sollicite particulièrement les pans de murs de contreventement au niveau de la superstructure.
1.3Objectifs de l’étude
Les bâtiments étudiés sont supposés respecter les règles de l’art de la construction : les Normes Françaises – Documents Techniques Unifiés (et les Avis Techniques) régissant notamment les modes de mise en œuvre de techniques de construction et les règles usuelles de conception et de calculs (BAEL ou EC2 pour les structures en béton armé, CM 66 ou EC5 modifiées pour les structures métalliques et CB 71 ou EC3 pour les structures en bois).
Les effets prévisibles en surface des affaissements miniers éventuels sont fournis par GEODERIS sous forme de tableaux et de cartes. Ces documents permettent de définir : -la pente maximale du sol due à l’affaissement,
-la courbure,
-la déformation horizontale du sol due à l’affaissement.
Les hypothèses de travail considèrent que les affaissements sont de type progressif et qu’ils n’exigent pas d’analyse dynamique de la structure.
Cas des mouvements résiduels :
En zone d'aléa « mouvements résiduels », deux cas de figure seront distingués :
- Si l'une des dimensions de la construction (longueur, largeur, hauteur, surface) est deux fois supérieure à la dimension définie dans le type qui s’en rapproche le plus : Il est nécessaire de prendre contact avec le service compétent en matière d'aléa minier. Il vous renseignera sur la nature réelle de l'aléa et les paramètres à prendre en compte pour l'étude.
- Dans les autres cas : Par convention, les critères à prendre en compte seront une pente maximale du sol due à l’affaissement égale à 1% et une déformation horizon- tale du sol due à l’affaissement égale à 4 mm/m.
L’étude doit déterminer le niveau d’endommagement en fonction de l’échelle de sinistralité suivante :
Page 4/13Annexe 3 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
sécurité des occupants assurée
car absence de risque de chutes
d’éléments porteurs ou
d’équipements
N 1 Fissures d’aspect
N 2 Fissures légères dans les murs
N 3 Portes coincées et canalisations rompues
sécurité des occupants menacée
N 4 Poutres déchaussées et murs bombés
N 5 Planchers et murs désolidarisés et instables
Du niveau N1 à N3, les désordres prévisibles ne provoquent aucun effondrement. A partir du niveau N4, des effondrements sont possibles et menacent la sécurité des occupants.
L’étude est chargée de limiter au niveau N3 les impacts prévisibles sur le bâti en fonction des intensités des aléas et de leur niveau de renforcement.
Cette étude, menée par le Bureau d'étude de l’opération, devra définir :
-les matériaux utilisés,
En infrastructure, en superstructure et en éléments du second œuvre. En particulier, valeur caractéristique du béton, nuance des aciers, classe des bois utilisés, etc…
Autres.
-les principes et règles de conception,
Type du plancher bas et types de fondations retenus (semelles isolées, superficielles, radier…).
Description des éléments porteurs (murs, poteaux-poutres, planchers). Règles de calculs utilisées (BAEL 91, EC 5…).
Autres.
-le contexte géologique,
Pente du terrain
Type de sol.
Connaissance sur la présence d’eau (nappe phréatique, ruisseau…). Autres.
-les points dérogeant à la typologie des PPRM,
Type d’ouvrage hors typologie.
Dimensions en plan importante ou sortant de la forme rectangulaire. Fondations profondes.
Autres.
Page 5/13Annexe 3 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
-les principes architecturaux et techniques permettant d’améliorer qualitativement le comportement vis-à-vis des affaissements miniers.
Fractionnement de la structure du bâtiment.
Principes de contreventement.
Protection vis-à-vis des ouvrages voisins.
Traitement de l’interface sol/soubassement.
Appréciation de la ductilité d’ensemble.
Autres.
-Synthèse des points précédents,
Conclusion sur l’appréciation de limitation des désordres au niveau N3.
Sur la base de cette synthèse, l'auteur de l’étude atteste que la construction ne dépassera pas le niveau d’endommagement N3 (absence de risque pour les occupants) en cas d’affaissement minier.
Page 6/13Annexe 3 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
2.Hypothèses générales
2.1 Analyse des sollicitations
Chaque type de bâtiment peut être étudié en fonction de trois sollicitations, dépendantes de la pente prévisible de l’affaissement. Elles se caractérisent par l’inclinaison d’ensemble, la déformation horizontale du sol et la courbure du terrain.
ouvrage sur
terrain plan ouvrage sur terrain affaissé
TRANSLATION INCLINAISON
DEFORMATION
HORIZONTALE COURBURE
SOLLICITATIONS ELEMENTAIRES A L'ORIGINE DES DEGRDATIONS
Mouvement de corps rigide
Déformation de l'ouvrage
R ε
Décomposition des sollicitations sur le bâti
Les niveaux d’endommagement peuvent être reliés à la variation de longueur du bâtiment (en %, ou cm/m) par le tableau suivant :
Niveau
d’endommagement
Variation de longueur
du bâtiment Importance du dommage
N1 jusqu’à 0,1 % très léger ou négligeable
N2 0,1 à 0,2 % léger
N3 0,2 à 0,3 % appréciable
N4 0,3 à 0,4 % sévère
N5 au-delà de 0,4 % très sévère
Niveaux d’endommagement en fonction du changement de longueur du bâtiment
Nota : d’autres valeurs peuvent être retenues, en fonction des dimensions et des matériaux constituants l’ouvrage étudié.
Page 7/13Annexe 3 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
2.2 Effet de la déformation horizontale du sol sur
le bâti
La valeur de déformation horizontale ε du sol se déduit directement de la pente prévisible par la relation suivante :
3 x p (%) = ε (mm/m)
A titre d’exemple, une pente de 4 % correspond à une déformation horizontale de 4 x 3 = 12 mm/m.
Les déformations horizontales induites par l’affaissement peuvent être traduites en effort de traction ou de compression au droit des fondations et des murs d’infrastructure.
Au droit des fondations, l’effort maximum de glissement est égal à F = ½.μ.P, avec comme paramètres :
- le coefficient μ de frottement sol/fondation,
- le poids P du bâtiment (charges permanentes et d’exploitation).
Au-delà, le sol glisse sous les fondations, sans augmentation de F.
Illustration des effets des déformations horizontales du sol sur le bâti
Afin de s’affranchir des efforts dus à la déformation du sol et de maintenir les types de bâtiment en niveau d’endommagement N1 ou N2, les fondations doivent être dimensionnées et ferraillées afin de résister à la force F.
Page 8/13Annexe 3 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
2.3 Effet de la courbure du terrain sur le bâti
L’affaissement du terrain a pour conséquence une incurvation du sol d’assise du bâtiment, et qui provoque des déformations importantes des planchers et des fissures obliques dans les murs intérieurs et façades :
Illustration des effets de l’incurvation du sol sur le bâti
2.3.1 Augmentation des contraintes de sol
Si le bâtiment n’est pas suffisamment souple pour suivre la courbure du terrain, ses fondations vont se décoller partiellement de leurs assises, provoquant ainsi une augmentation des contraintes là où les fondations sont encore en contact avec le sol. Cet effet se cumule avec une perte de raideur du sol dans les zones d’extension (en haut de cuvette). Il en résulte un tassement généralisé important du bâtiment qu’il est possible d’estimer par connaissance du taux de contrainte dans le sol, et en estimant la perte de raideur du terrain. A défaut de valeur précise, on peut estimer que la raideur du terrain peut diminuer de 80 % maximum dans les zones d’extension.
2.3.2 Décollement des fondations
Une fois le tassement du sol estimé, on constate que le contact entre le sol et les fondations n’est pas entièrement rétabli. Les fondations sont alors soumises à des moments de flexion très importants, fonction de la longueur du décollement, et maximum lorsque la fondation se trouve en porte-à-faux.
De tels efforts ne sont pas compatibles avec les dimensions et le ferraillage des fondations. Il convient alors de concevoir des pans de contreventement suffisamment ductiles en superstructure.
Page 9/13Annexe 3 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
Variation des contraintes sous les fondations, selon l’incurvation du sol
Le calcul du rayon de courbure minimal peut être estimé par la formule suivante :
Rmin = K.H²/Am [m]
Avec K = 0,05 à 0,3 en fonction du type d’exploitation,
H, profondeur de l’exploitation [m],
Am, affaissement maximal au centre de la cuvette [m].
Finalement, le niveau d’endommagement et la déformation verticale prise par l’ouvrage peuvent être reliés par le tableau suivant :
Niveau
d’endommagement
Déformation verticale de la fondation
bâtiment peu ductile bâtiment ductile
N1 jusqu’à l/500 jusqu’à l/500
N2 de l/500 à l/400 de l/500 à l/300
N3 de l/400 à l/200 de l/300 à l/100
N4 de l/200 à l/100 de l/100 à l/50
N5 au-delà de l/100 au-delà de l/50
Niveaux d’endommagement en fonction de la déformation verticale des fondations
Nota : d’autres valeurs peuvent être retenues, en fonction des dimensions, des matériaux et des types de liaisons réalisés dans l’ouvrage étudié.
Page 10/13Annexe 3 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
2.4 Effet de la pente du terrain sur le bâti
L’affaissement du terrain a pour conséquence une inclinaison généralisée du bâtiment, que l’on ne peut pas négliger pour des valeurs de pentes élevées, et qui provoque deux phénomènes : l’augmentation des contraintes de sol et la mise en traction des façades.
2.4.1 Augmentation des contraintes de sol
L’inclinaison d’une charge verticale centrée sur une fondation provoque une redistribution des contraintes du sol : celles-ci seront plus élevées du côté de l’inclinaison, plus faible du côté opposé.
Il convient donc de s’assurer que l’augmentation des contraintes ne risque pas de provoquer un poinçonnement du sol, qui peut entraîner le basculement de l’ouvrage.
Variation des contraintes sous les fondations, selon la pente du sol
2.4.2 Traction dans les façades
En dehors des phénomènes d’affaissements, le poids du bâtiment permet de maintenir les façades comprimées. Lorsque le bâtiment s’incline, les façades sont plus comprimées du côté de l’inclinaison et peuvent être soumises à des tractions du côté opposé.
Il convient donc de s’assurer que les façades soient dimensionnées pour supporter une traction généralisée, ou de vérifier que la résultante des efforts ne sorte pas du « tiers central ».
Modification des efforts dans les façades, selon la pente du sol
Page 11/13Annexe 3 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
2.5 Combinaisons d’actions à retenir pour les
calculs
L’action due à l’affaissement est considérée comme accidentelle.
Les combinaisons d’actions à retenir pour les calculs de sollicitations sont issues de l’EN 1990 et relèvent des considérations suivantes :
1 – Les actions dues aux charges permanentes sont prises en totalité (coefficient=1). 2 – Les actions dues aux affaissements sont prises en totalité (coefficient=1). 3 – Les actions dues à la neige sont affectées d’un coefficient de 0,20. 4 – Les actions dues aux charges d’exploitation sont prises avec leur valeur quasi- permanente, c’est-à-dire affectées d’un coefficient ψ2, qui dépend du type d’ouvrage : - Bâtiment de stockage : ψ2 = 0,80.
- Bâtiment d’habitation ou de bureaux : ψ2 = 0,30.
- Établissement recevant du public : ψ2 = 0,60.
- Autres destinations : ψ2 = 0,60.
3.Dispositions générales de constructibilité –
Recommandations de conception.
Les recommandations suivantes proviennent des études typologiques et peuvent servir de guide pour les études au cas par cas.
3.1 Implantation
Le phénomène d’affaissement minier modifie, par nature, l’organisation originelle du sol. C’est pourquoi une topographie accidentée et un relief de terrain accusé peuvent avoir des conséquences amplifiées sur les constructions environnantes. Prescription :
La construction ne doit pas être implantée à proximité d’un rebord de crête ou de pied de talus (ou d’une falaise) dont la pente est supérieure à
(30 – p) %,
où p, en %, est la pente prévisible maximale de l’affaissement.
A défaut du respect de ces mesures d’implantation, une justification de stabilité des sols doit être fournie.
Page 12/13Annexe 3 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
3.2 Voisinage
Dans le cas d’ouvrages accolés, on doit prévoir un vide entre chacun, que l’on appelle joint d’affaissement.
La largeur des joints dépend du type de la construction et doit prendre en compte la pente (ou le rayon de courbure) et le raccourcissement de la distance d’isolement entre les bâtiments lors de la formation « en cuvette ».
La largeur du joint doit être suffisamment large pour éviter tout contact avec un ouvrage voisin.
3.3 Formes, fondations et superstructure
•Afin d’éviter toute amplification d’impact des affaissements miniers, le bâtiment doit avoir une forme aussi compacte que possible. Des analyses tridimensionnelles peuvent justifier d’un comportement satisfaisant d’un bâtiment dont la géométrie en plan est complexe. Rappelons cependant qu’une bonne conception et la présence de joints de fractionnement sont de toute évidence un bon moyen pour augmenter la robustesse des ouvrages.
•Dans la mesure du possible, les charges seront réparties au mieux sur l’ensemble des fondations et la contrainte du sol sera la plus homogène possible. Les fondations doivent être dimensionnées au plus juste vis-à-vis de la contrainte de calcul du sol.
•Il convient de concevoir des pans de contreventement suffisamment ductiles afin de résister aux sollicitations dues aux affaissements miniers, en particulier celles dues à la courbure du terrain. Ainsi, la répartition des pans de contreventement doit être le plus homogène possible. Dans le cas contraire, il convient de justifier le bâtiment à la torsion d’ensemble.
Page 13/13PREFET DE MEURTHE-ET-MOSELLE
Plan de Prévention des Risques Miniers
des communes de
Cosnes-et-Romain, Haucourt-Moulaine,
Herserange, Lexy, Longlaville, Longwy, Mexy,
Mont-Saint-Martin, Réhon et Saulnes.
Règlement
Annexe 4
Attestation de l'expert pour
construction hors typologieAnnexe 4 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
PROJET DE CONSTRUCTION DEROGEANT A LA TYPOLOGIE DEFINIE PAR LE PPRM
ATTESTATION DE L'EXPERT
Je soussigné ……………………………………………………………………………………...........................…………1,
Ingénieur, expert en conception de structures de bâtiments,
Agissant pour le compte de ………………………………………………………………………………………………,2
pour le projet présenté sous le dossier n°………………………………...........................…………..3,
présenté par ……………………………….............................................................................…………….4,
ATTESTE
Avoir pris connaissance du plan de prévention des risques miniers de
………………………...........................................5, et notamment du cahier des charges qui y est
annexé;
Avoir constaté que le projet de construction se situe en zone ………6 du PPRM et qu'en
conséquence les dispositions de ladite zone s'appliquent;
Avoir conçu la structure du bâtiment selon la procédure dérogatoire prévue par le
règlement du PPRM, article[ b.9.2, c.9.2, d.9.2,.]7
A ce titre, avoir mené l'étude de la structure selon le cahier des charges annexé au
PPRM, en définissant:
les matériaux utilisés
les principes et règles de conception
le contexte géologique
les points dérogeant à la typologie du PPRM
les principes architecturaux et techniques permettant d'améliorer qualitativement
le comportement du bâtiment vis-à-vis des affaissements miniers
•Avoir, compte tenu des éléments précédents, conclu que la réalisation de l'aléa ne produirait
pas sur le bâtiment des dommages d'un niveau supérieur au niveau N3 tel que défini à l'article
1.3 du cahier des charges.
Fait à …………………………………………………………………….. , le ……………………………………………….
Signature,
1 NOM, Prénom
2 bureau d'études, cabinet d'architecture, etc., chargé de réaliser l'étude
3 N° du dossier de permis de construire
4 Nom, Prénom ou raison sociale du pétitionnaire
5 périmètre du PPRM (AP d'approbation ou d'application immédiate)
6 Préciser zone J, O1 à O9 ou R2, et pour cette dernière la catégorie d'aléa (mouvements résiduels, ou affaissement
progressif avec pente de …. %) 7
Rayer les mentions inutilesPREFET DE MEURTHE-ET-MOSELLE
Plan de Prévention des Risques Miniers
des communes de
Cosnes-et-Romain, Haucourt-Moulaine,
Herserange, Lexy, Longlaville, Longwy, Mexy,
Mont-Saint-Martin, Réhon et Saulnes.
Règlement
Annexe 5
Mesures de prévention et de surveillanceAnnexe 5 – PPRM du secteur de Longwy Octobre 2011
La surveillance des zones de risques miniers est confiée au DPSM (Département de
Prévention et de Surveillance Minière du BRGM) par arrêté ministériel du 21 décembre
2007.
Commune Concessions Mesures de surveillance ou de suivi actuelles
Mont-saint-Martin
Zone R005C2 Inspection fond
le plateau Réseau de nivellement
Réhon Pulventeux Inspection fond