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PLU - Annexes - Autre périmètre, secteur, plan, document, site, projet, espace. (2)
Document publié le Mercredi 12 octobre 2022 par la commune de Mortcerf.
Lien du pdf (PLU - Annexes - Autre périmètre, secteur, plan, document, site, projet, espace. (2))
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Espaces terrestres et maritimes, Animaux,
Rapport de présentation et évaluation environnementale Page 2
Commune de MORTCERF
Modification n°1 du Plan Local
d’Urbanisme
Pièce n°5 : Annexe : études environnementales
« Vu pour être annexé à la délibération du………………….approuvant la modification n°1 du Plan Local d’Urbanisme.»1
Agencity Immobilier
8 Place de la Libération
77600 Bussy-St-Georges
Etude faune – flore -
Zones humides
Relative au projet d’aménagement urbain sur
la commune de Mortcerf (77)
Septembre 2022
Phase 1 : Diagnostic2
REALISATION
Pierre DUFRENE
MILIEUX NATURELS
FLORE
INVERTEBRES
VERTEBRES
ZONES HUMIDES
Remarque : Sauf indication contraire, toutes les photographies ont été prises sur le site ou à partir d'échantillons prélevés sur place (à l'exception des icônes ci-dessus et des icônes du chapitre méthodes).3
Sommaire Introduction 5
Présentation générale du site 5 A.- LOCALISATION 5 B.- CONTEXTE ECOLOGIQUE 8 I.- DEFINITION DES DIFFERENTS ZONAGES 8 1.- LES ZNIEFF 8
2.- LES PROTECTIONS REGLEMENTAIRES 8 2.1.- Les réserves naturelles régionales ou nationales (RNR & RNN) 8 2.2.- Les arrêtés préfectoraux de protection de biotope (APPB) 9 2.3.- Les Espaces Naturels Sensibles (ENS) 9 3.- LES PARCS NATURELS 9 4.- ENGAGEMENTS INTERNATIONAUX 10 4.1.- Convention de Ramsar 10 4.2.- Inventaires Natura 2000 10 5.- LE SRCE (SCHEMA REGIONAL DE COHERENCE ECOLOGIQUE) 11
II.- STATUTS SUR LA ZONE D'ETUDE 12 1.- LES INVENTAIRES PATRIMOINE NATUREL 12 2.- LES ESPACES REGLEMENTES 13 3.- LE SCHEMA REGIONAL DE COHERENCE ECOLOGIQUE (SRCE) 14
Diagnostic écologique 15 A.- METHODES 15 I.- CARTOGRAPHIE DESCRIPTION DES HABITATS NATURELS 15
II.- REALISATION DES INVENTAIRES 15 1.- FLORE 16 1.1.- Flore supérieure (fougères et plantes à fleurs) 16 1.2.- Flore inférieure (champignons, lichens, algues et mousses) 16 2.- FAUNE 17 2.1.- Avifaune 17 2.2.- Mammifères 17 2.3.- Amphibiens et reptiles 20 2.4.- Invertébrés 20
III.- ETUDE ZONES HUMIDES 21
IV.- ETABLISSEMENT DES STATUTS DE RARETE 22 1.- FLORE 22 1.1.- Flore supérieure 22 1.2.- Flore inférieure 22 2.- FAUNE 23 2.1.- Avifaune 23 2.2.- Mammifères 234
2.3.- Amphibiens et reptiles 23 2.4.- Invertébrés 24
V.- ETABLISSEMENT DE LA VALEUR PATRIMONIALE 26 1.- GROUPES SYSTEMATIQUES 26 2.- HABITATS NATURELS 27 3.- SYNTHESE 28
VI.- INTEGRATION DES LISTES ROUGES DANS L'ANALYSE 29
VII.- ANALYSE DES CONTRAINTES LEGALES 30
B.- RESULTATS 32 I.- FLORE SUPERIEURE 32 1.- DESCRIPTION DES UNITES ECOLOGIQUES CARTOGRAPHIEES 32 2.- ANALYSE PATRIMONIALE 33 2.1.- Espèces 33 2.2.- Habitats naturels 33 3.- ESPECES EXOTIQUES ENVAHISSANTES 34
II.- FLORE INFERIEURE 35
III.- FAUNE 35 1.- VERTEBRES 35 1.1.- Avifaune 35 1.2.- Mammifères 37 1.3.- Amphibiens et reptiles 41 2.- INVERTEBRES 41 2.1.- Lépidoptères, Orthoptères et Odonates 41 2.2.- Autres invertébrés 44
IV.- SYNTHESE ET CONCLUSION DU DIAGNOSTIC 45
V.- ANALYSE DES CONTRAINTES LEGALES 46 1.- ESPECES LEGALEMENT PROTEGEES 46 1.1.- Avifaune 47 1.2.- Mammifères 47 1.3.- Amphibiens et reptiles 47 1.4.- Invertébrés 47 1.5.- Conclusion 48 2.- DIRECTIVE HABITAT ET ESPACES REGLEMENTES 48 3.- ESPACES BOISES ET HAIES 49
VI.- ZONES HUMIDES 50
BIBLIOGRAPHIE 51
ANNEXES 595
Introduction
Cette étude a pour objectif de réaliser un diagnostic écologique détaillé du périmètre, d'en établir l'intérêt patrimonial et d'évaluer les impacts du projet d’aménagement sur le patrimoine naturel. A l'issue de cette phase d'analyse (phase 1), des mesures correctrices, de suppression, de réduction et/ou, le cas échéant, de compensation des impacts seront proposées (phase 2). Les contraintes réglementaires (espèces protégées et espaces réglementés) seront prises en compte.
Présentation générale du site
A.- LOCALISATION
Le périmètre du projet couvre une superficie d’environ 1,2ha. Il est localisé sur la marge Est de l’urbanisation de Mortcerf (77).
Carte n°1 : Localisation de la zone d’étude6
Le site est occupé par un fourré de Saule marsault, une ancienne marnière et une bande boisée périphérique résiduelle.
L’occupation du sol en Mai 2020 est illustrée par la carte n°2.
Carte n°2 : Occupation du sol en Mai 2020 (Géoportail)
La carte géologique montre un écorché des couches présentes localement. Le périmètre du projet est localisé à cheval sur le Stampien inférieur (Argiles vertes de Romainville : g1a) et du Ludien inférieur (Marnes à Pholadomyes : e7a).7
Carte n°3 : Contexte géologique (infoterre)
Les sondages pédologiques réalisés sur le site confirment la présence de marnes dans les sols dont une partie a fait l’objet d’une exploitation historique à l’Est du périmètre (ancienne marnière).8
B.- CONTEXTE ECOLOGIQUE
I.- DEFINITION DES DIFFERENTS ZONAGES
1.- LES ZNIEFF
Les Zones Naturelles d'Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF) sont établies suivant une méthodologie nationale, en fonction de leur richesse ou de leur valeur en tant que refuges pour les espèces rares ou relictuelles pour la région (circulaire du 14 Mai 1991 du ministère chargé de l'environnement).
On distingue deux types de zones :
les ZNIEFF de type I : ce sont des sites remarquables, de superficie généralement limitée qui concentrent un nombre élevé d'espèces animales ou originales, rares ou menacées, ou caractéristiques du patrimoine régional ou national ;
les ZNIEFF de type II : ce sont généralement de grands ensembles naturels diversifiés, sensibles et peu modifiés, qui correspondent à une unité géomorphologique ou à une formation végétale homogène de grande taille.
En tant que telles, les ZNIEFF n'ont pas de valeur juridique directe et ne constituent pas de documents opposables au tiers. Toutefois, les ZNIEFF de type 1 doivent faire l'objet d'une attention toute particulière lors de l'élaboration de tout projet d'aménagement ou de gestion. Les ZNIEFF de type 2 doivent être prises en compte systématiquement dans les programmes de développement afin de respecter la dynamique d'ensemble des milieux.
L'inventaire ZNIEFF vise les objectifs suivants :
le recensement et l'inventaire, aussi exhaustifs que possible, d'espaces naturels dont l'intérêt repose soit sur l'équilibre et la richesse de l'écosystème, soit sur la présence d'espèces de plantes ou d'animaux rares ou menacés ;
la constitution d'une base de connaissances accessible à tous et consultable avant tout projet, afin d'améliorer la prise en compte de l'espace naturel et d'éviter autant que possible que certains enjeux environnementaux ne soient trop tardivement révélés.
2.- LES PROTECTIONS REGLEMENTAIRES
2.1.- Les réserves naturelles régionales ou nationales (RNR & RNN)
Les réserves naturelles s'appliquent à des parties du territoire dont la faune, la flore, le sol, les eaux, les gisements de minéraux ou de fossiles ou le milieu naturel présente une importance particulière qu'il convient de soustraire à toute intervention artificielle susceptible de la dégrader.9
Les territoires classés en réserve naturelle ne peuvent être ni détruits ni modifiés dans leur état ou dans leur aspect, sauf autorisation spéciale du préfet, ou dans certains cas, du ministre chargé de la protection de la nature. Le décret de classement d'une RNN peut soumettre à un régime particulier voire interdire, à l'intérieur de la réserve, toute action susceptible de nuire au développement naturel de la faune et de la flore ou au patrimoine géologique et, plus généralement, d'altérer le caractère de la réserve.
Les activités pouvant être réglementées ou interdites sont notamment : la chasse, la pêche, les activités agricoles, forestières et pastorales, industrielles, minières et commerciales, l'exécution de travaux publics ou privés, l'extraction de matériaux concessibles ou non, l'utilisation des eaux, la circulation du public, la divagation des animaux domestiques et le survol de la réserve.
2.2.- Les arrêtés préfectoraux de protection de biotope (APPB)
Afin de prévenir la disparition des espèces figurant sur la liste prévue à l'article R211.1 (espèces protégées), le Préfet peut fixer, par arrêté, les mesures tendant à favoriser, sur tout ou partie du territoire d'un département (à l'exclusion du domaine public maritime), la conservation des biotopes tels que mares, marécages, marais, haies, bosquets, landes, dunes, pelouses ou toutes autres formations naturelles, peu exploitées par l'homme, dans la mesure où ces biotopes ou ces formations sont nécessaires à l'alimentation, la reproduction, le repos ou la survie des espèces (art. 4 du décret n°77-1295 du 25 Novembre 1977).
Un arrêté de protection de biotopes peut interdire ou réglementer certaines activités susceptibles de nuire à la conservation des biotopes nécessaires aux espèces protégées.
Les interdictions édictées dans les APB ne doivent pas être formulées de façon générale, imprécise ou absolue et ne doivent pas être trop lourdes. Les finalités poursuivies n'étant pas les mêmes que lors de l'institution d'une réserve naturelle, l'APB ne peut pas imposer systématiquement les mêmes servitudes qu'en réserve naturelle.
2.3.- Les Espaces Naturels Sensibles (ENS)
Un "Espace naturel Sensible" est une notion définie par la loi du 18 Juillet 1985, modifiée par celle du 2 Février 1995. Le texte officiel dispose "qu'afin de préserver la qualité des sites, des paysages, des milieux naturels et d'assurer la sauvegarde des habitats naturels, le Département est compétent pour élaborer et mettre en œuvre une politique de protection, de gestion et d'ouverture au public des espaces naturels sensibles, boisés ou non".
3.- LES PARCS NATURELS
Ce classement ne concerne en IDF que les Parcs Naturels Régionaux (PNR). Les Parcs Naturels Régionaux ont été créés par décret du 1er Mars 1967 pour donner des outils spécifiques d'aménagement et de développement du territoire, à l'équilibre fragile et au patrimoine naturel et culturel riche et menacé, faisant l'objet d'un projet de développement fondé sur la préservation et la valorisation du patrimoine.
Le PNR est régi par sa charte, mise en œuvre sur le territoire du parc par un syndicat mixte de gestion. Elle définit les domaines d'intervention du syndicat mixte et les engagements de l'Etat et des collectivités territoriales permettant de mettre en œuvre les orientations de protection, de mise en valeur et de développement qu'elle détermine.10
La charte n'entraîne aucune servitude ni réglementations directes à l'égard des citoyens. En revanche, les schémas de cohérence territoriale (SCOT), les plans locaux d'urbanisme (PLU) ou tout document d'urbanisme en tenant lieu ainsi que les cartes communales doivent être compatibles avec les orientations et les mesures de la charte du parc. Le Parc donne son avis lors des études ou des notices d'impact des aménagements, ouvrages ou travaux envisagés sur le territoire du parc.
4.- ENGAGEMENTS INTERNATIONAUX
4.1.- Convention de Ramsar
La convention de Ramsar, relative à la conservation des zones humides d'importance internationale a été signée le 2 Février 1971 à Ramsar en Iran et ratifiée par la France en Octobre 1986. Elle vise à favoriser la conservation des zones humides de valeur internationale du point de vue écologique, botanique, géologique, limnologique ou hydrographique et en premier lieu les zones humides ayant une importance internationale pour les oiseaux d'eau en toute saison.
L'inscription d'une zone humide sur la " liste Ramsar " est faite sans préjudice des droits exclusifs de souveraineté des Etats concernés. Les zones concernées ne sont juridiquement protégées que si elles sont par ailleurs soumises à un régime particulier de protection de droit national. Il s'agit généralement de réserves naturelles. En France, la désignation de sites Ramsar se fait aujourd'hui aussi en lien avec l'outil Natura 2000, dont la mise en œuvre et la constitution du réseau progressent.
4.2.- Inventaires Natura 2000
La "Directive habitat"
Le décret n°95-631 du 5 mai 1995 relatif à la conservation des habitats naturels et des habitats d'espèces sauvages d'intérêt communautaire définit le cadre de la mise en œuvre de la directive CEE 92-43 du 21 mai 1992 dite "directive habitat" concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvage.
La procédure établie une liste nationale des sites susceptibles d'être reconnus d'importance communautaire (Site d'Intérêt Communautaire - SIC) et d'être désignés ultérieurement par la France comme Zone Spéciale de Conservation (ZSC) en application des articles 3 et 4 de la directive et appelés, à ce titre, à faire partie du réseau européen "NATURA 2000".
Le contrat Natura 2000 relève d'une démarche volontaire, désireuse de participer activement au développement durable d'un territoire remarquable par sa biodiversité. Il est conclu pour cinq ans entre le préfet et le titulaire de droits réels ou personnels conférant la jouissance des terrains concernés (propriétaire, personne bénéficiant d'une convention, d'un bail civil…).
Les Zones d'Importance Communautaire pour les Oiseaux (ZICO)
Les Zones d'Importance Communautaire pour les Oiseaux (ZICO) correspondent à un site de grand intérêt ornithologique (aires de reproduction, de mue, d'hivernage, zones de relais de migration) d'importance internationale ou européenne". Elles constituent le premier inventaire des sites de valeur européenne pour l'avifaune, établi en phase préalable de la mise en œuvre de la directive CEE n°79/409/ du 2 Avril 1979 ("directive oiseaux") concernant la conservation des oiseaux sauvages.11
En France, les inventaires des ZICO ont été établis en 1980 par le Muséum National d'Histoire Naturelle et complétés jusqu'en 1992 par la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO). Il s'agit d'un outil de connaissance appelé à être modifié et n'a pas en lui-même de valeur juridique de protection réglementaire. Pour autant, il est recommandé une attention particulière aux espèces qui ont servi à la définition de ces zones.
La "Directive oiseaux"
Les Zones de Protection Spéciale (ZPS) sont des espaces protégés préalablement identifiés au titre de l'inventaire des ZICO. Elles visent à assurer la préservation durable de toutes les espèces d'oiseaux vivant naturellement à l'état sauvage et de leurs habitats dans la cadre de la "directive oiseaux". Les ZPS ont vocation à intégrer le réseau NATURA2000 avec les mêmes valeurs juridiques que celles imposées par la "Directive habitats".
Le Réseau NATURA2000
Le réseau Natura 2000 formera à terme un ensemble européen réunissant les ZSC et les ZPS. Dans les sites de ce réseau, les états membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les habitats et espèces concernés. Dans ce contexte, la France a choisi la contractualisation sur la base des préconisations contenues dans les Documents d'Objectifs (DOCOB). La protection des sites Natura 2000 a une valeur réglementaire sans pour autant être opposable au projet.
5.- LE SRCE (SCHEMA REGIONAL DE COHERENCE ECOLOGIQUE)
Le Schéma Régional de Cohérence Ecologique (SRCE) d’Ile-de-France a été adopté le 22 octobre 2013. Ce schéma fournit une image synthétique des grands enjeux de « continuité écologique » en identifiant les principaux réservoirs et corridors à l’échelle régionale.12
II.- STATUTS SUR LA ZONE D'ETUDE
1.- LES INVENTAIRES PATRIMOINE NATUREL
La carte n°2 montre les différents zonages inscrits au titre du patrimoine naturel autour de la zone d'étude. Le périmètre du projet est localisé à environ 500m de la ZNIEFF 2 « Forêt domaniale de Crécy ».
Carte n°2 : Inventaires patrimoine naturel aux alentours de la zone d’étude
(Source : driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/)
Aucune ZNIEFF de type 1 n’est signalée dans un rayon de 5km autour du périmètre du projet. La carte n°3 montre le détail de la position du site vis-à-vis de cette ZNIEFF13
Carte n°3 : Zoom montrant le recoupement entre le périmètre du projet et la ZNIEFF 2
2.- LES ESPACES REGLEMENTES
Le périmètre du projet ne comporte aucun espace réglementé, également absent dans un rayon de 10km. Il présente des contraintes faibles vis-à-vis des espaces réglementés et, en particulier, le réseau Natura 2000.
Projet
Voie ferrée14
3.- LE SCHEMA REGIONAL DE COHERENCE ECOLOGIQUE (SRCE)
La carte n°4 présente un extrait du Schéma Régional de Cohérence Ecologique (SRCE).
Carte n°5 : Extrait du SRCE (Schéma Régional de Cohérence Ecologique)
(Source : http://carmen.application.developpement-durable.gouv.fr/8/srce.map)
La carte n°5 confirme que le site est localisé en dehors des principaux corridors d’intérêt écologique mais à proximité d’un réservoir de biodiversité (Forêt domaniale de Crécy).15
Diagnostic écologique
A.- METHODES
I.- CARTOGRAPHIE ET DESCRIPTION DES HABITATS NATURELS
Les unités écologiques ont été identifiées sur la base de la structure
de la végétation (cultures, haies, prairies, bois...) et de la
composition floristique (groupements végétaux, associations
végétales). Une découpe préalable des unités a été réalisée à partir
de la photographie aérienne et confirmée, vérifiée et/ou modifiée
à partir des campagnes de terrain.
Les habitats ont été codés selon la nomenclature EUNIS, Corine
Biotope et, pour les habitats Natura 2000, à l’aide des cahiers
d’habitats (Bensettiti & al., 2001 à 2005).
Les groupements végétaux ont été étudiés à partir de relevés phytosociologiques standards (Guinochet, 1973). Lors de ces relevés, toutes les espèces présentes sur une superficie « floristiquement homogène » sont listées et il leur est attribué un coefficient d’abondance selon l’échelle suivante :
+ taxon simplement présent
1 individus peu abondants, recouvrement <5%
2 individus abondants ou très abondants, recouvrant de 5 à 25% de la surface 3 taxon recouvrant 25 à 50% de la surface
4 taxon recouvrant 50 à 75% de la surface
5 taxon dont le recouvrement est >75%
L’interprétation de ces relevés permet ensuite de rattacher la végétation observée à une association (ou éventuellement à une alliance) à l’aide de la bibliographie existante (baseflore, Fernez & Causse (2015), Catteaux & al. (2021) etc.).
II.- REALISATION DES INVENTAIRES
Dates Prospections
30 Mars 2022 Flore, groupements végétaux, pédologie (étude zones humides)
31 Juillet
01 Août 2022 Multigroupe16
1.- A FLORE
1.1.- Flore supérieure (fougères et plantes à fleurs)
Dans la mesure du possible et à chaque passage sur le terrain, tous les
taxons observés de la flore supérieure ont été identifiés au moins jusqu’à
l’espèce à l'exception de quelques groupes complexes (Rubus ou Taraxacum par exemple).
Si nécessaire, des échantillons sont récoltés sur le site et étudiés en
laboratoire, à l’aide d’une loupe binoculaire, parfois d’un microscope,
ainsi que de nombreux ouvrages de référence. Ces spécimens sont parfois
herborisés pour alimenter un important herbier de référence qui est
fréquemment consulté.
1.2.- Flore inférieure (champignons, lichens, algues et mousses)
L'étude des champignons, lichens, algues et mousses n'est en général pas demandée dans les dossiers réglementaires (sauf cas particulier où des enjeux seraient pressentis), et ces groupes n'ont pas fait l'objet d'une étude détaillée. Seules quelques espèces ont été notées au gré des prospections effectuées pour la flore supérieure.
Morille Cladonia mitis Colonie de Nostoc Bryum argenteum
Pour les quelques espèces identifiées, l'identification a été réalisée avec une loupe binoculaire et un microscope de bonne qualité (observation des cellules et des spores) ainsi que, pour les lichens, des réactifs chimiques nécessaires (potasse, chlore, iode, paraphényl diamine...).
Microscope optique x1000
Loupe binoculaire modèle
Stemi 2000 Zeiss
Réactifs chimiques17
2.- FAUNE
2.1.- Avifaune
Les oiseaux ont été identifiés à vue et aux chants.
Toutes les espèces contactées ont été prises en compte
mais en il n’a pas été effectué d’IPA en raison des
dates d’intervention tardives en dehors de la période
de reproduction.
2.2.- Mammifères
Les mammifères sont, d’une façon générale, des hôtes particulièrement discrets et la plupart sont nocturnes. Leur observation
n’est donc pas aisée.
L'inventaire des mammifères, en dehors des Chiroptères, a été basé sur l'observation directe et sur la recherche d'indices de présence (terriers, nids, cris, couches, empreintes, fèces, reliefs de repas...).
Pour les Chiroptères, Deux enregistreurs SM4 full spectrum ont été posés sur le site durant une nuit entière consécutives du 31 Juillet au 1er Août. Ces machines enregistrent automatiquement les émissions d’ultrasons lorsque des chauves-souris passent à proximité.
Enregistreur automatique SM4 bat full spectrum18
Carte n°8 : Localisation des SM4
Toutes les espèces n’émettent pas aussi fortement et leur « détectabilité » n’est pas identique comme le montre le schéma ci-dessous. Ainsi, les espèces qui émettent fortement comme les noctules seront plus facilement enregistrées que les rhinolophes dont les émissions ultrasoniques ont des portées très faibles.
Distances d’émissions ultrasonores des principales espèces de Chiroptères19
Les résultats ont fait l’objet d’une analyse statistique à l’aide du logiciel Tadarida dans le cadre du protocole VigieChiro. Le logiciel Tadarida identifie les espèces en fournissant un indice de fiabilité entre 0 et 1. Cette analyse automatique permet de quantifier l’activité globale sur le site et de fournir une image de l’activité espèce par espèce.
Le système est très fiable pour certaines espèces ou groupes d’espèces mais plus approximatif pour d’autres comme les murins ou les oreillards où il est souvent prudent de s’arrêter au genre en l’absence de vérification manuelle classique par la méthode Barataud (2012). Dans bien des cas, lorsque l’indice fourni par Tadarida sur ces groupes difficiles est faible, l’identification manuelle ne sera également pas possible.
L’activité des Chiroptères est mesurée en nombre de contacts fixé arbitrairement à une durée de 5 secondes. L’estimation de l’activité est ensuite analysée sur la base de la méthode préconisée par le protocole Vigie-Chiro (cf. tableau n°1).
Les valeurs données dans le tableau sont des nombres de contacts cumulés sur une nuit complète en point fixe.
Tableau n°1 : Indice d’activité des Chiroptères préconisé par le protocole Vigie-Chiro
Elles permettent d’interpréter objectivement l’activité mesurée sur le site pour chaque espèce par rapport à la moyenne observée sur la France entière sur un grand nombre de données :20
Une activité supérieure à la valeur Q98% indique une activité très forte, particulièrement notable pour l’espèce
Une activité supérieure à la valeur Q75%, indique une activité forte,
révélant l’intérêt de la zone pour l’espèce
Une activité supérieure à la valeur Q25%, indique une activité modérée, dans la norme nationale
Une activité inférieure à la valeur Q25%, indique une activité faible pour l’espèce
2.3.- Amphibiens et reptiles
Amphibiens Reptiles
Il n’a pas été mis en œuvre de protocole particulier pour l’inventaire des amphibiens et des Reptiles en raison de la période d’intervention trop tardive.
2.4.- Invertébrés
Orthoptères (Sauterelles, grillons, criquets)
Les Orthoptères ont été recherchés à vue avec si nécessaire capture au filet fauchoir notamment pour les Tetrix mais aussi les larves et imagos de criquets et de sauterelles. La période estivale, et en particulier le mois d’Août, est le moment le plus favorable à la recherche de ce groupe d’espèces à phénologie majoritairement tardive.
Des écoutes diurnes à l'oreille ont complété utilement l'inventaire de ces espèces dont le chant est le plus souvent caractéristique.
Un détecteur à ultrasons en expansion de temps (D240x) a été utilisé de jour et au crépuscule. Cette technique apporte souvent d’importants compléments, notamment pour les espèces inaudibles à l’oreille. Si nécessaire, des enregistrements permettent de travailler ensuite au laboratoire sur les chants détectés. Parfois, les enregistrements réalisés avec les SM4 pour les Chiroptères apportent des données originales en enregistrant des stridulations au cours de la nuit. D240x21
Odonates (Libellules et demoiselles)
Les Odonates ont été recherchées systématiquement à vue avec, si nécessaire, capture au filet pour identification. Cependant, l’absence de point d’eau permanent limite fortement les potentialités d’accueil pour ce groupe d’insectes aquatiques (ancienne marnière à sec et trop ombragée).
Lépidoptères (Papillons)
Les papillons ont été recherchés à vue avec, si nécessaire, capture au filet pour identification. Les larves (chenilles) sont également prises en compte dans la mesure du possible.
Tous les individus de papillons de jour (Rhopalocères) et de macro-hétérocères diurnes (« gros papillons de nuit » volant de jour) rencontrés sur le site ont été systématiquement pris en compte à chacune des sorties effectuées sur le site.
Capture d’une Pieridae au filet afin de vérifier les
nervures de la face inférieure des ailes montrant ici les
nervures enfumées de Pieris napi (Sartilly, Manche,
2010).
Autres invertébrés
A l'exclusion des coléoptères saproxylophages de la Directive Habitats (Grand capricorne, Lucane cerf-volant et Pique prune), il n’a pas été mis en œuvre de protocoles spécifiques pour l’inventaire des autres invertébrés. Quelques espèces ont été notées et/ou photographiées au hasard des prospections (Coléoptères, Diptères, gastéropodes terrestres, galles...).
III.- ETUDE ZONES HUMIDES
On se réfèrera à l’étude qui a fait l’objet d’un rendu anticipé pour la méthodologie appliquée pour la délimitation des zones humides sur le site (Dufrêne, 2022).22
IV.- ETABLISSEMENT DES STATUTS DE RARETE
1.- FLORE
1.1.- Flore supérieure
Les statuts de la flore supérieure sont extraits de l’atlas et de la flore d'Ile-de-France (Jauzein, 2011 & 2013).
CC = espèce très commune
C = espèce commune
AC = espèce assez commune
PC = espèce peu commune
AR = espèce assez rare
R = espèce rare
RR = espèce très rare
RRR = espèce exceptionnelle
D’autre part, des catégories plus spécifiques ont pu être ajoutées en fonction des besoins : espèces de détermination incertaine (?), espèces naturalisées, subspontanées, plantées, etc. (N), espèces aux statuts mal connus (SMC), variétés, formes, etc.
Les espèces aux Statuts Mal Connus (SMC) regroupent des taxons souvent difficiles à identifier (groupes complexes) ou ignorés des botanistes (sous-espèces). C'est pourquoi les données sont insuffisantes et/ou soumises à caution et permettent pas d'établir un statut fiable. Le statut probable fourni pour ces taxons a donc été établi à "dire d'expert".
Les cartes de répartition du Conservatoire
Botanique National du Bassin Parisien
(CBNBP) ont également été consultées pour
les espèces remarquables
(http://cbnbp.mnhn.fr/cbnbp/ ).
Répartition du Brome variable (Bromus
commutatus) par maille communale sur le
territoire d’agrément du CBNBP (2019)
1.1.- Flore inférieure
Les données chorologiques (connaissances sur la répartition des espèces) sur la flore inférieure (champignons, lichens, algues et mousses) sont beaucoup plus éparses et ne permettent pas d’établir une analyse aussi fine.
Les cotations de rareté à l'échelle régionale ont été établies sur la base d’une synthèse des publications disponibles (échelle d’expert) et reconnues à l'échelle régionale et/ou nationale, notamment Roux (2011) pour les lichens de France ainsi que les cartes de répartition du Conservatoire Botanique National du bassin parisien (CBNBP) (http://cbnbp.mnhn.fr/cbnbp/ ).23
2.- FAUNE
2.1.- Avifaune nicheuse
Les statuts de rareté nationaux et régionaux ont été établis d’après
les publications suivantes :
Le Maréchal, P., D. Laloi, et al. (2013). Les oiseaux d'Ile-de-
France : Nidification, migration, hivernage. Paris, Delachaux
& Niestlé. 511p.
Issa & Muller (2015). Atlas des oiseaux de France
métropolitaine tome 1 & 2. 1408p.
2.2.- Mammifères
Pour les mammifères (hors Chiroptères), les statuts ont été établi à
partir de la publication de Lacoste, Birard & Zucca (2015) : « Les
mammifères non volants en IDF : fiches par espèce ».
Pour les Chiroptères : Biotope (2017). Plan régional d'actions en
faveur des chiroptères en Île-de-France 2012-2016. Bilan des 5
années, DRIEE Île-de-France, 152p.
2.3.- Amphibiens et reptiles
Les statuts de rareté nationaux et régionaux ont été établis d’après les publications suivantes :
Lescure, G. and J.-C. Massary (2012).
Atlas des Amphibiens et Reptiles de
France. Paris, Biotope - MNHN
Collection Inventaires et Biodiversité.
272.
Massary, J.-C. and G. Lescure (2006). Inventaire des Amphibiens et Reptiles d'Ile-de-France : bilan 2006, Société Herpétologique de France. 38p.24
2.4.- Invertébrés
Pour les trois ordres d’insectes habituellement étudiés, les statuts de rareté sont fournis dans les listes rouges d’Ile-de-France par les experts régionaux en supplément des indications de vulnérabilité dont elles font l’objet. Ce sont ces cotations de rareté qui ont été reprises dans cette étude.
Odonates (Libellules et demoiselles)
Houard, X. and F. Merlet (2014). Liste
rouge régionale des libellules d’Île-de-
France. Paris, Natureparif OPIE SFO.
80p.
Dommanget (1994), Atlas préliminaire des Odonates de France, 92p.
Dupont P. coordination, 2010. Plan national d’actions en faveur des Odonates. Office pour les insectes et leur environnement. Société française d’Odonatologie. Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, 170p.
Orthoptères (Sauterelles, grillons, criquets)
Houard, X. and S. Gadoum (2018).
Évaluation des Orthoptera, Phasmida et
Mantodea d’Île-de-France pour
l’élaboration d’une Liste rouge régionale,
Opie. 24p. + annexes.
Voisin, J.-F. (Coordinateur), 2003.- Atlas
des Orthoptères (Insecta : Orthoptera) et
des Mantidés (Insecta : Mantodea) de
France. MNHN, coll. Patrimoine naturel
n°60. 104p.
Sardet E., Roesti C.& Braud Y., 2015. Orthoptères de France - Biotope Editions25
Lépidoptères (Papillons)
Dewulf, L. and X. Houard (2016). Liste rouge régionale des
Rhopalocères et des Zygènes d’Île-de-France. Paris, Natureparif
OPIE Ass. des Lépidoptéristes de France. 88p.
Lafranchis, T., 2000.- Les papillons de jour et leurs chenilles.
Biotope. 448p.
Autres invertébrés
Les statuts de rareté des autres espèces d'invertébrés ont été établis à partir de sources diverses et de notre connaissance personnelle des espèces (échelle d'expert).26
IV.- ETABLISSEMENT DE LA VALEUR PATRIMONIALE
1.- GROUPES SYSTEMATIQUES
Les milieux artificiels et/ou très dégradés (friches anthropiques, décharges, etc.) peuvent héberger de nombreuses espèces, parfois d'avantage que des milieux naturels en bon état de conservation ! C’est pourquoi la richesse spécifique (nombre d’espèces) n’est pas un bon critère d’estimation de la valeur patrimoniale dont l’évaluation est essentiellement basée sur la rareté à l'échelle régionale et nationale des taxons (espèces & sous-espèces) et des habitats autochtones.
Certaines espèces emblématiques ne présentent pas pour autant une valeur patrimoniale. C’est le cas par exemple de l’Ophrys abeille (Ophrys apifera), une orchidée banale en Ile-de-France et par conséquent sans valeur patrimoniale. On pourrait attribuer à cette orchidée une valeur sociale, culturelle ou encore esthétique mais qui sortiraient du cadre de cette expertise.
Ophrys abeille (Ophrys apifera)
(photographie hors site) Répartition sur le territoire d’agrément du CBNBP (2021)
Les espèces allochtones (introduites, plantées, naturalisées et/ou subspontanées), les formes et les variétés ne sont pas prises en compte dans l’estimation de la valeur patrimoniale floristique.
C’est le cas par exemple
de l’Hydrocotyle fausse-
renoncule (Hydrocotyle
ranunculoides), espèce
allochtone rare en Ile-de-
France dont la rareté ne
peut pas être prise en
compte dans la valeur
patrimoniale.
Hydrocotyle fausse-renoncule
(Itteville, 91, 2022) Répartition (CBNBP, 2021)27
La valeur patrimoniale liée aux espèces est ensuite déterminée en se basant sur l’échelle présentée dans le tableau n°1.
Tableau n°1 : Critère de détermination de la valeur patrimoniale des groupes systématiques
Caractéristiques de la station Valeur patrimoniale
Absence d’espèce remarquable FAIBLE
Quelques espèces assez rares MOYENNE
Quelques espèces assez rares, 1 ou 2 espèces rares ou très rares ASSEZ FORTE
Plusieurs espèces assez rares, rares et/ou très rares FORTE
Nombreuses espèces assez rares, rares et très rares TRES FORTE
Cette échelle indicative est adaptée en fonction des groupes systématiques. Ainsi, pour les groupes à faible richesse spécifique, le nombre d’espèces remarquables nécessaire sera moins élevé. Un oiseau nicheur ou un amphibien "assez rare" auront plus de valeur qu’une plante "assez rare".
Au final, il convient de souligner que l’estimation de la valeur patrimoniale n’est pas « mathématique » mais reste une appréciation (expertise).
2.- HABITATS NATURELS
Le tableau n°2 page suivante résume la méthode utilisée pour déterminer la valeur patrimoniale des habitats.
A l’instar de la méthode utilisée pour les espèces, elle n’est pas mathématique mais indicative de la démarche d’expertise appliquée dans cette étude.28
Tableau n°2 : Détermination de la valeur patrimoniale des habitats au niveau régional
Types d’habitats Exemples Valeur patrimoniale
Habitats fréquents et hautement artificialisés dont la
flore est banale
Cultures et prairies intensives, maraîchages, zones
urbanisées, plantations de résineux, etc.
FAIBLE
« Nature dégradée »
Habitats fréquents mais peu artificialisés hébergeant
parfois quelques espèces assez rares
Cultures et prairies extensives, boisements spontanés, vieilles
haies, bocage, ourlets et friches herbeuses : « nature ordinaire
bien conservée »
MOYENNE
« Nature ordinaire »
Habitats peu fréquents et peu dégradés, ponctuels ou
linéaires, disséminés sur le territoire et hébergeant
parfois des espèces remarquables
Rivières, mares, friches hygrophiles, vieux arbres creux,
certains ourlets et landes, etc.
ASSEZ FORTE
« nature ordinaire
spécialisée »
Habitats spécialisés et rares, hébergeant le plus
souvent des espèces remarquables et/ou légalement
protégées
Pelouses calcicoles, pelouses siliceuses, prairies
marécageuses oligotrophes, bas-marais acides ou alcalins,
certaines landes à Ericacées, etc.
FORTE
« Hot spot »
Habitats spécialisés et très rares, hébergeant le plus
souvent un grand nombre d’espèces remarquables
et/ou légalement protégées
Tourbières actives, havres, pannes dunaires, etc. TRES FORTE « Monument naturel »
3.- SYNTHESE
Un croisement des critères utilisés pour la flore, la faune et les habitats naturels permet de hiérarchiser le territoire en 5 niveaux de sensibilité écologique : faible, moyenne, assez forte, forte et très forte. Ces résultats sont reportés sur une carte de synthèse.29
VI.- INTEGRATION DES LISTES ROUGES DANS L'ANALYSE
La classification dans les listes rouges est basée sur les critères UICN (2001) qui intègrent les notions de menaces et de vulnérabilité qui pèsent sur les espèces. Les catégories sont les suivantes :
L'analyse est réalisée pour un territoire dont l'échelle peut varier de la région au monde entier : régionale, nationale, européenne et mondiale. La liste complète des publications utilisées est fournie dans la bibliographie.30
D'une manière générale, les espèces menacées sont souvent des espèces rares et les listes rouges recoupent le critère de rareté utilisé pour l'analyse patrimoniale auquel elles s'ajoutent. En effet, entre plusieurs espèces rares, celles qui sont "en danger" ou "vulnérables" auront plus de valeur que celles classées en "préoccupations mineures".
Parfois, et surtout pour la faune, on relève des espèces communes dans une région ou sur le territoire français ayant un statut UICN en général parmi les moins importants (quasi menacées ou vulnérables). C'est le cas en Normandie par exemple de la Linotte mélodieuse. Dans ce cas, c'est à nouveau le critère de rareté qui sera prépondérant et ces espèces ne présenteront que peu de contraintes vis à vis des éventuels projets même si une attention particulière peut leur être portée parmi l'ensemble des espèces banales dont elles se distinguent par leur vulnérabilité.
Dans certains cas, il n'existe pas d'atlas de répartition mais seule une liste rouge est publiée (par exemple les Odonates en IDF). La liste rouge, et notamment les commentaires des experts, permet alors une première évaluation de la rareté des espèces. Parfois une cotation de rareté est fournie dans ces listes.
Enfin, pour certains groupes d’espèces peu étudiés, le recours à certaines listes telles que la liste d’espèces déterminantes ZNIEFF, établie par le CSRPN sur la base de propositions d’experts, peut parfois être utilisée.
VII.- ANALYSE DES CONTRAINTES LEGALES
Les contraintes légales doivent être différenciées de la valeur patrimoniale écologique telle que définie précédemment. Ces contraintes réglementaires « écologiques » couvrent de nombreux aspects sans rapport direct avec la valeur patrimoniale déterminée par ailleurs dans le diagnostic et dont elles doivent être bien distinguées même si des liens existent. Elles concernent :
les espaces signalés au titre du patrimoine naturel :
les espaces protégés à divers titre divers comme les APPB (Arrêtés Préfectoraux de Protection de Biotope), les ENS (Espaces naturels Sensibles), les EBC (Espaces Boisés Classés), les RNN et RNR (Réserves Naturelles Nationales et Régionales), le réseau Natura 2000. Les ZNIEFFs s’inscrivent à ce niveau mais constituent un simple inventaire sans contrainte légale ;
le SRCE (Schéma Régional de Cohérence Ecologique) et les différentes trames écologiques (corridors & corridors étapes, réservoirs biologiques).
les espèces légalement protégées au niveau national et régional par des arrêtés ministériels
La protection des espèces doit être différenciée de la valeur patrimoniale écologique. En effet, la présence d'espèces protégées ou d'intérêt communautaire mais banales ne confère aucune valeur patrimoniale écologique mais peut induire une contrainte légale :
une espèce rare présente une valeur patrimoniale forte mais souvent pas de protection réglementaire ;31
beaucoup d’espèce légalement protégées sont communes et ne présentent pas de valeur patrimoniale, et dans ce cas, ne justifient pas en général la constitution de dossier de dérogation ;
une espèce peut aussi être rare ET légalement protégée, et c’est dans ce cas que la constitution de dossier de dérogation sera envisagée en cas d’impact significatif sur l’espèce et/ou son habitat.
les zones humides dont le cadre législatif est défini par l’arrêté du 24.06.08 modifié par l’arrêté du 01.10.2009 et de sa circulaire d’application ainsi que par le SDAGE (Schéma Départemental d’Aménagement et de Gestion des Eaux) et de l’arrêté du Conseil d’Etat du 22.02.17.
La présence de zones humides peut induire des contraintes réglementaires fortes, même si celles-ci sont d’une valeur écologique et/ou fonctionnelle faible.
la Directive Habitats (Natura 2000)
La présence d’espèces et/ou d’habitats d’intérêt communautaire ne présage pas d’une contrainte réglementaire forte.
En effet, dans le cadre de l’application de la Directive, ce sont les
incidences significatives sur le réseau Natura 2000 qui sont prises en
compte. Cependant, un impact sur une espèce ou un habitat directive sur
la zone étudiée peut parfois avoir indirectement une incidence sur le bon
état de conservation du réseau Natura 2000.
Contraintes liées aux espaces boisés et aux haies
Les Espaces Boisés Classés (EBC), boisement ou haie, au titre de l’article L130-1 du code de l’urbanisme bénéficient d’une protection stricte et ne peuvent être défrichés.
Pour les espaces boisés non classés, la Loi du 13 octobre 2014 d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt (LAAF) définie le cadre des autorisations de défrichement. Le seuil nécessitant une autorisation diffère selon les départements ainsi que le taux de boisements compensatoires. Le cas échéant, une compensation financière peut également être fixée par les services administratifs (Instruction Technique du 20.11.14).
L’arrachage des haies peut également être soumis à déclaration préalable auprès de la DDT et faire l’objet d’une demande de plantation compensatoire d’un linéaire suivant un facteur fixé par les services administratifs (par exemple un linéaire deux fois supérieur).
Défrichement de haies à Amigny (50) 2020 dans le cadre d’un projet de carrière32
B.- RESULTATS
I.- FLORE SUPERIEURE
1.- DESCRIPTION DES UNITES ECOLOGIQUES CARTOGRAPHIEES
Cette partie de l’étude est exposée dans l’étude zones humides qui a fait l’objet d’un rendu anticipé et à laquelle on se reportera pour la description des groupements végétaux et des habitats. La carte de localisation des unités de végétation est rappelée ci-dessous.
Carte n°7 : Localisation des unités de végétation33
2.- ANALYSE PATRIMONIALE
2.1.- Espèces
96 taxons (espèces ou sous-espèces) de plantes autochtones ont été inventoriées auxquelles s’ajoutent une espèce indéterminée 7 naturalisées et 7 variétés et formes.
Ce chiffre est moyen si l’on tient compte de la faible superficie du périmètre et de la diversité des habitats. Cependant, rappelons que la richesse spécifique (le nombre d'espèces), n'est pas le principal critère pour établir la valeur patrimoniale qui est basée sur la rareté des taxons. D'autre part, les espèces allochtones, plantées, subspontanées et naturalisées ne sont pas prises en compte dans la valeur patrimoniale.
Figure n°1 : Répartition des espèces végétales recensées par classes de statut (? = indéterminées N. = naturalisées, cultivées, plantées, subspontanées… V = variétés & formes TC = très communes C = communes AC = assez communes PC = peu communes AR = assez rares R = rares RR = très rares RRR = rarissimes)
D’un point de vue qualitatif, aucune espèce susceptible de présenter un intérêt patrimonial n’a été recensée et l’intérêt de du site pour la flore supérieure apparait comme faible.
2.2.- Habitats naturels
Le périmètre du projet est essentiellement occupé par un gaulis dense de Saule marsault. Il forme avec l’ourlet herbeux bordant le périmètre au Sud du site un ensemble de milieux naturels d’un intérêt moyen et limité pour la biodiversité.
V N ? SMC CC C AC PC AR R RR
7 7
1 1
71
22
2 0 0 0 034
3.- ESPECES EXOTIQUES ENVAHISSANTES (EEE)
4 espèces signalées dans la liste des espèces exotiques
envahissantes avérées, potentielles ou en alerte (Wegnez,
2018) ont été inventoriées sur le site.
Ce chiffre élevé s’explique par l’artificialisation importante
du site (parc de château).
D’autre part, si l’on exclut le cas particulier des espèces
aquatiques, soulignons que ces PEE se développent le plus
souvent dans des habitats rudéraux perturbés.
Tableau n°4 : Liste des espèces exotiques envahissantes avérées, potentielles et en veille
Noms scientifiques Noms français Statuts Populations sur le site
Solidago canadensis Solidage du Canada Avérée installée Petite population en lisière Est du périmètre
Epilobium ciliatum Épilobe cilié Potentielle implantée Présence ponctuelle
Erigeron sumatrensis Vergerette de Sumatra Potentielle implantée Présence ponctuelle
Prunus laurocerasus Laurier-palme Potentielle implantée Introduit au niveau des pavillons proches
Solidage du Canada en lisière Est du site
4 plantes exotiques envahissantes sont présentes de manière ponctuelle sur le site.35
II.- FLORE INFERIEURE
L'étude des champignons, lichens, algues et mousses n'est en général pas abordée dans les dossiers réglementaires (sauf cas particuliers où des enjeux seraient pressentis), et ces groupes n'ont pas fait l'objet d'une étude détaillée par ailleurs peu pertinente compte tenu du potentiel local en termes d’habitat qui est faible à moyen.
Peu d'espèces d'algues se développent en zone continentale en eau douce, parfois en milieu terrestre sur la terre, les troncs d'arbres, les pierres... Les mousses (Bryophytes) et les lichens (Champignons lichénisés) se rencontrent sur les substrats les plus divers : sol, bois mort, écorce, rochers, substrats artificiels, etc.
Sur le site, en l’absence d’affleurements rocheux naturels, on relève surtout des peuplements banaux corticoles et terricoles.
La zone d'étude présente des potentialités globalement faibles pour la flore inférieure.
III.- FAUNE
1.- VERTEBRES
1.1.- Avifaune
17 espèces d'oiseaux ont été contactées sur la zone d’étude ou à proximité immédiate. Cette richesse spécifique moyenne est en adéquation avec la période d’inventaire et les habitats présents localement. Parmi celles-ci, peu d’espèces sont potentiellement nicheuses sur le site, la plupart étant des espèces de passage à grand rayon d’action ou des anthropophiles nichant dans les jardins et les pavillons proches.
D’un point de vue qualitatif, les espèces contactées sont des nicheurs banaux (abondant, très commun ou commun) dans la région. On relève seulement 3 espèces peu communes mais qui ne nichent pas sur le site :
Le héron cendré observé en vol de passage ;
La buse variable observé en vol de passage ;
Le Loriot dont un chanteur a été entendu dans le bosquet au Sud du site.
Les habitats présents sur le site ne sont pas favorables à la nidification de ces 3 espèces.
On notera également la présence de 3 espèces banales mais signalées dans la liste rouge régionale (quasi menacé ou vulnérable) : l’Hirondelle rustique, le Moineau domestique et le Verdier d’Europe.
Ces 3 espèces anthropophiles ne nichent pas sur le site.36
Tableau n°5 : Liste des oiseaux contactés sur le site et statuts
Noms français IDF LRR LRN Arrêté 29.10.09 Arrêté 26.06.87 DO
Buse variable PC LC LC Article 3 - non
Corneille noire TC LC LC - Article 1 II/2
Faisan de Colchide AC LC LC - Article 1 non
Geai des chênes C LC LC - Article 1 II/2
Héron cendré PC LC LC Article 3 - non
Hirondelle de fenêtre C LC NT Article 3 - non
Hirondelle rustique C VU NT Article 3 - non
Loriot d'Europe PC LC LC Article 3 - non
Mésange charbonnière AB LC LC Article 3 - non
Moineau domestique AB VU LC Article 3 - non
Pic vert C LC LC Article 3 - non
Pie bavarde TC LC LC - Article 1 II/2
Pigeon ramier TC LC LC - Article 1 II/1 & III/1
Rouge-gorge familier AB LC LC Article 3 - non
Tourterelles turque C LC LC - Article 1 non
Troglodyte mignon AB LC LC Article 3 - non
Verdier d’Europe AB VU VU Article 3 - non
AB = nicheur abondant en IDF TC = très commune C = commun PC = peu commun LRR = liste rouge régionale LRN = liste rouge nationale LC = préoccupations mineures NT = quasi menacé VU = vulnérable DO = Directive Oiseaux
L'intérêt patrimonial de la zone d'étude apparait comme potentiellement faible pour l’avifaune nicheuse.37
1.2.- Mammifères
L’inventaire des mammifères n’a permis d’inventorier que quelques espèces de Chauves-souris. Le site présente des potentialités limitées pour les mammifères, notamment en raison de sa faible superficie.
Les enregistrements réalisés avec deux SM4 et traité avec le protocole Vigie Chiro (cf. § méthodes) ont permis d’identifier 3 espèces probables utilisant le site comme zone de transit et/ou de territoire de chasse.
La richesse spécifique des Chiroptères fréquentant le site est forte.
La liste des espèces potentielles de Chiroptères et leurs statuts sont exposés dans le tableau n°10.
Tableau n°6 : Liste des Chiroptères inventoriés sur le site
Noms vernaculaires IDF LRR LRN DH Arrêté du 23.04.07
Espèces probables
Murin de Naterrer AC LC LC IV Article 2
Pipistrelle commune TC NT NT IV Article 2
Sérotine commune C VU NT IV Article 2
Espèces à confirmer
Murin à moustaches AC LC LC IV Article 2
Murin de Daubenton AC EN LC IV Article 2
Noctule de Leisler C NT NT IV Article 2
LRR = Liste rouge régionale LRN = Liste rouge nationale LC = préoccupations mineures NT = quasi menacé = VU = vulnérable EN = en danger TC = espèce très commune en IDF C = commune AC = assez commune DH = Directive habitats
Les cartes de répartition des Chiroptères en IDF (Biotope, 2017) donne une indication de la rareté de ces espèces.
Répartition en IDF de la Sérotine commune Répartition en IDF du Murin de Natterer38
Répartition en IDF de la Pipistrelle commune
Ces cartes ne donnent pas forcément une bonne image de la rareté de ces espèces. Le caractère colonial de ces espèces à grand rayon d’action rend difficile leur interprétation. D’autre part, ces cartes peuvent aussi présenter des lacunes de prospection. Cependant, elles montrent que ces 3 espèces ne sont « rares ».
D’autre part, soulignons également que c’est surtout les mesures d’activité exposées plus loin qui seront importantes plutôt que la richesse spécifique. En effet, un enregistrement en continu sur une longue période permettrait dans la plupart des cas de répertorier la totalité des espèces potentielles d’un vaste secteur géographique, les Chiroptères étant des animaux à grand rayon d’action qui finissent toujours par « passer par là ».
Comme déjà évoqué, les Chiroptères sont des espèces à grand rayon d’action capable de parcourir des distances importantes dans la nuit. Il est donc fréquent que les enregistreurs automatiques mettent en évidence des contacts ponctuels pour diverses espèces en transit. L’étude de ce groupe est difficile et son écologie complexe. L’interprétation des résultats doit par conséquent également tenir compte des potentialités en termes d’habitats :
potentialités en termes de gites ;
potentialités en termes de territoire de chasse.
Les chiroptères utilisent différentes cavités comme gîtes de transit ou de reproduction, notamment dans les bâtiments, modernes ou anciens, mais aussi dans les cavités favorables des arbres.
Exemple de gîtes arboricoles possibles (in Lois, 2017)39
Exemples de gîtes possibles dans les bâtiments anciens ou modernes
(PNR des Marais du Cotentin et du Bessin, 2010)
Les cavités favorables aux chauves-souris sont difficiles à localiser sur le terrain et la plupart passent le plus souvent inaperçues. C’est pourquoi il est préférable de réfléchir en termes de potentialités.
Les potentialités de gite sur la zone d’étude sont faibles en termes de gîtes arboricoles (bande boisées résiduelles) et nulles en termes de gîtes artificiels (absence de bâtiment).
Les Chiroptères utilisent préférentiellement le
réseau paysager dont elles suivent les lisières
pour chasser comme l’illustre le schéma ci-
dessous. Des transits aériens plus directs et à
plus haute altitude peuvent aussi avoir lieu lors
de déplacement vers les zones de chasse ou en
migration.
Les résultats quantitatifs des enregistreurs
automatiques d’ultrasons posés sur le site sont
présentés dans les tableaux n°11 et 12. Le niveau
de l’activité est comparé à la moyenne française
pour chaque espèce. Une activité forte montre
un intérêt particulier de la zone pour l’espèce,
une activité modérée est dans la moyenne
française.
Utilisation du paysage par les chiroptères
(Arthur & Lemaire, 1999)
Activité très forte forte modérée faible40
Tableau n°11 : Synthèse des résultats des enregistrements au point d’écoute n°1
Espèces probables Contacts probables Meilleur indice Indices > 0,5 Indices > 0,9 Contacts / nuit (moyenne)
Sérotine commune 32 0,98 13 7 32
Murin de Natterer 28 0,99 1 22 28
Pipistrelle commune 350 0,99 54 230 350
Espèces à confirmer
Murin de Daubenton 9 0,93 0 1 9
Murin à moustaches 15 0,93 5 2 15
Noctule de Leisler 14 0,98 8 1 14
Pipistrelle (Pipistrellus sp) 15 15
Murin (Myotis sp.) 3 3
Chiroptères indéterminés 0 0
Nombre total de contact 466 466
Tableau n°12 : Synthèse des résultats des enregistrements au point d’écoute n°2
Espèces probables Contacts probables Meilleur indice Indices > 0,5 Indices > 0,9 Contacts / nuit (moyenne)
Sérotine commune 6 0,97 1 2 6
Pipistrelle commune 371 0,99 54 264 371
Espèces à confirmer
Murin à moustaches 9 0,97 2 2 9
Murin de Natterer 1 0,99 0 1 1
Noctule de Leisler 2 0,73 1 0 2
Murin (Myotis sp.) 3 3
Chiroptères indéterminés 13 13
Nombre total de contact 405 405
Le site présente un intérêt patrimonial faible pour les mammifères, essentiellement en raison de sa faible dimension et/diversité.
Les lisières constituent ponctuellement des territoires de chasse d’un intérêt assez fort pour quelques espèces de Chiroptères banaux, mais limité à nouveau par sa dimension réduite.41
1.3.- Amphibiens et reptiles
Aucune espèce d’Amphibien et de Reptile n’a été inventoriée. L’ancienne marnière à l’Ouest du périmètre est un site de reproduction potentiel dont l’intérêt n’a pas été évalué (période d’inventaire défavorable).
2.- INVERTEBRES
2.1.- Lépidoptères, Orthoptères et Odonates
Seize espèces d'invertébrés ont été inventoriées parmi les trois ordres d'insectes classiquement étudiés dans le cadre des études d'impacts :
1 papillons de jour (Lepidoptera Rhopalocera) ;
11 sauterelles, grillons et criquets (Orthoptera) ;
1 libellules et demoiselles (Odonata).
Tableau n°8 : Liste des espèces d’invertébrés inventoriées et statuts
Noms scientifiques Noms français IDF LRR LRN DH
Lepidoptera
Clossiana dia Linnaeus, 1767 Petite Violette PC NT LC Non
Orthoptera
Chorthippus dorsatus (Zetterstedt, 1821) Criquet verte-échine AC LC 4 Non
Conocephalus fuscus (Fabricius, 1793) Conocéphale bigarré C LC 4 Non
Gomphocerippus rufus (Linné, 1758) Gomphocère roux AC LC 4 Non
Leptophyes punctatissima (Bosc, 1792) Leptophye ponctuée AC LC 4 Non
Nemobius sylvestris (Bosc, 1792) Grillon des bois C LC 4 Non
Phaneroptera falcata (Poda, 1761) Phanéroptère porte-faux AC LC 4 Non
Pholidoptera griseoaptera (Degeer, 1773) Decticelle cendrée C LC 4 Non
Pseudochorthippus parallelus (Zetterstedt, 1821) Criquet des pâtures C LC 4 Non
Roeseliana roeselii (Hagenbach, 1822) Decticelle bariolée C LC 4 Non
Ruspolia nitidula (Scopoli, 1786) Conocéphale gracieux AC LC 4 Non
Tettigonia viridissima (Linnaeus 1758) Grande sauterelle verte TC LC 4 Non
Odonata
Platycnemis pennipes (Pallas, 1771) Agrion à larges pattes C LC LC Non
LRR = Liste rouge régionale LRN = Liste rouge France IDF = rareté en IDF TC = très commun C = commun AC = assez commun DH = Directive Habitats LC ou 4 = préoccupations mineures42
La richesse spécifique du site apparait comme faible pour les Odonates et les Rhopalocères mais elle est corrélée avec l’absence de point d’eau sur le site pour les Odonates et l’inventaire basé sur un seul passage au cours de la saison pour les papillons de jour. Elle est assez forte pour les Orthoptères pour lesquels l’été est la période la plus favorable aux inventaires et en raison de la présence sur le site et à proximité d’habitats favorables (friches herbeuses et lisières extensives).
Friche herbeuse extensive jouxtant le site Lisière
D’un point de vue qualitatif, toutes les
espèces sont banales dans la région
(assez commune, commune ou très
commune) à l’exception de la Petite
violette qui est peu commune et dont
deux individus volaient au-dessus de la
parcelle en friche herbeuse jouxtant le
site.
Petite violette, individu capturé au filet puis relâché
Agrion à larges pattes
Parmi les Orthoptères, plusieurs espèces ont été détectées grâce à l’utilisation d’un détecteur à ultrasons à main (D240x) et/ou des enregistrements nocturnes effectués avec les enregistreurs automatique (SM4). Cette méthode permet de détecter facilement les espèces difficilement audibles comme le Conocéphale brun et qui n’est pas toujours aisé à découvrir visuellement lorsque les populations sont faibles, ou encore la Decticelle cendrée, la Leptophye ponctuée, le Conocéphale gracieux, etc.43
Sur le spectrogramme ci-dessous, 3 espèces sont bien visibles sur l’enregistrement et leur écoute en expansion de temps est caractéristique.
Exemple d’enregistrement effectué dans la nuit du 31 Juillet au 1er Août 2020 à l’aide d’un SM4 et traité avec le logiciel Batsound
Répartition régionale de la Leptophye ponctuée d’après
Houard & Gadoum (2018) Leptophye ponctuée
Gomphocère roux Criquet des pâtures (mâle) Criquet des pâtures (femelle)
Ruspolia nitidula
Pholidoptera
griseoaptera
Leptophyes
punctatissima44
Phanéroptère porte-faux Conocéphale gracieux Decticelle bariolée
Le site présente un intérêt patrimonial globalement faible pour les Odonates et les papillons de jour à moyen pour les Orthoptères.
2.2.- Autres invertébrés
Les autres invertébrés n’ont pas été étudiés en détail, mais à l’instar des trois ordres d’insectes principalement étudiés, le site présente des potentialités faibles à moyennes pour les autres invertébrés.
Argiope bruennichi
(Arachnidae)
Diacrisia sannio
(Lepidoptera Arctiidae)
Mouche scorpion
(Mecoptera)45
IV.- SYNTHESE ET CONCLUSION DU DIAGNOSTIC PATRIMONIAL
La carte n°9 synthétise l’analyse de la valeur patrimoniale écologique effectuée. Rappelons que celle- ci doit être différenciée de l’analyse des contraintes réglementaires qui seront traitées dans les paragraphes suivants.
Carte n°9 : Synthèse de la valeur patrimoniale écologique du site
Le périmètre du projet, d’une superficie limitée, est essentiellement occupé par gaulis de Saule marsault bordé d’un ourlet herbeux d’un intérêt patrimonial moyen (nature ordinaire).46
V.- ANALYSE DES CONTRAINTES LEGALES
Rappelons que la protection légale des espèces doit être différenciée de la valeur patrimoniale écologique. En effet, la présence d'espèces protégées ou d'intérêt communautaire mais banales ne confère aucune valeur patrimoniale écologique mais peut induire une contrainte légale :
une espèce rare présente une valeur patrimoniale forte mais souvent pas de protection réglementaire ;
beaucoup d’espèce légalement protégées sont communes et ne présentent pas de valeur patrimoniale, et dans ce cas, ne justifient pas en général la constitution de dossier de dérogation ;
une espèce peut aussi être rare ET légalement protégée, et c’est dans ce cas que la constitution de dossier de dérogation sera envisagée en cas d’impact significatif sur l’espèce et/ou son habitat.
Ce chapitre analyse les enjeux relatifs aux aspects réglementaires afin d’identifier les espèces susceptibles de nécessité d’établir des dossiers de dérogation en cas d’impacts significatifs.
1.- ESPECES LEGALEMENT PROTEGEES
11 espèces d’oiseaux protégés et 3 (6) chauves-souris légalement protégées ont été recensées dans l’étude.
Tableau n°9 : Nombre d'espèces protégées observée sur le site par groupe systématique
Groupes Protection régionale Protection national
Avifaune potentiellement nicheuse 0 3
Avifaune non nicheuse 0 8
Mammifère hors Chiroptères 0 0
Chiroptères 0 3 (6)
Amphibiens & Reptiles 0 0
Invertébrés 2 0
Flore 0 047
1.1.- Avifaune
Seulement 11 espèces protégées potentiellement nicheuses sur le site ont été inventoriées et parmi celles-ci, seulement 3 d’entre elles sont susceptibles de nicher sur le périmètre du site au sens strict : Troglodyte mignon, Rougegorge familier et Mésange charbonnière.
Ce sont des nicheurs abondants et non menacée dans la région (signalées en catégorie « préoccupations mineures » sur la liste rouge régionale). Ces espèces constituent une contrainte réglementaire faible ne nécessitant pas le plus souvent d’établir des dossiers de dérogation.
1.2.- Mammifères
Toutes les espèces de Chiroptères sont légalement protégées. Parmi les espèces recensées sur le site, deux d’entre elles sont communes dans la région mais vulnérable (Sérotine commune) et quasi menacée (Pipistrelle commune). Ces deux espèces anthropophiles utilisent les marges du site (lisières) comme territoire de chasse. Là encore, la superficie et le linéaire de lisière en jeu relativisent l’intérêt du site comme territoire de chasse pour ces deux espèces par ailleurs banales.
Le périmètre du projet présente des contraintes faibles vis-à-vis des mammifères légalement protégés, notamment vis-à-vis des Chiroptères.
1.3.- Amphibiens et reptiles
Aucune espèce d’Amphibien et de Reptile n’a été inventoriée.
1.4.- Invertébrés
2 invertébrés protégés en Ile-de-France ont été découvertes :
Le Conocéphale gracieux, assez commun et non menacé dans la région (préoccupations mineures) dont une petite population est présente dans la friche herbeuse bordant le site, incluant la bande herbeuse en lisière du gaulis de Saule marsault et incluse dans le périmètre du projet ;
Conocéphale gracieux
(femelle)
Conocéphale gracieux
(mâle)
Répartition régionale
d’après Houard & Gadoum (2018)48
La Petite violette, dont deux individus ont été observés dans la friche herbeuse en marge du périmètre du projet. Peu commune dans la région, elle est également quasi menacée dans la région.
Petite violette (photographie hors site)
Le périmètre du projet présente des contraintes faibles vis-à-vis des invertébrés légalement protégés, dont le projet ne concerne qu’une bande étroite de la friche herbeuse où les deux espèces protégées dans la région ont été découverte.
1.5.- Conclusion
Les contraintes réglementaires relatives aux espèces protégées apparaissent comme faibles en l’état actuel des connaissances.
2.- DIRECTIVE HABITAT ET ESPACES REGLEMENTES
Le contexte réglementaire exposé au début du document montre que le périmètre du projet ne comporte aucun espace réglementé également absent d’un large périmètre.
D’autre part, aucune espèce ni aucun habitat d’intérêt communautaire n’ont été inventoriés dans l’étude.
Le projet présente des contraintes faibles vis-à-vis des espaces réglementés, et notamment vis à vis du réseau Natura 2000.49
3.- ESPACES BOISES ET HAIES
Le projet intéresse une « surface boisée » constituée d’un jeune gaulis de recolonisation. Sa surface est inférieure à 4ha mais ce gaulis est susceptible d’être considéré comme attenant à un massif de plus de 4ha. Sa connexion avec les massifs boisés proches et en particulier la forêt domaniale de Crécy étant loin d’être évidente (coupure importante de la ligne de chemin de fer, espace ouvert…).
Position du site vis-à-vis des boisements proches
Voie ferrée50
VI.- ZONES HUMIDES
On se réfèrera au rapport qui a fait l’objet d’un rendu anticipé pour le détail de la délimitation des zones humides sur le site. La carte de synthèse est rappelée ci-dessous.
Carte n°10 : localisation des zones humides sur le site en application de l’arrêté ministériel
L’article R211-108 du code de l’environnement relatif aux zones humides précise : « Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux cours d'eau, plans d'eau et canaux, ainsi qu'aux infrastructures créées en vue du traitement des eaux usées ou des eaux pluviales ». Par conséquent, cet article ne s’applique à l’ancienne marnière (« plan d’eau »).
Ces éléments pourraient éventuellement présenter d’autres contraintes légales, par exemple relatives à la présence d’Amphibiens légalement protégés s’y reproduisant mais ne constituent pas une contraintes légale « zones humides » et n’entrent pas dans le champ d’application de l’arrêté.
Les contraintes réglementaires relatives aux zones humides sont faibles.51
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Arrêté du 23 Avril 2007 fixant les listes des insectes protégés sur l'ensemble du territoire et les modalités de leur protection.: 4.
Arrêté ministériel du 19 novembre 2007 fixant la liste des amphibiens et reptiles protégés sur l’ensemble du territoire, abrogeant l’arrêté du 22 juillet 1993 fixant la liste des amphibiens et reptiles protégés sur l'ensemble du territoire et l'arrêté du 5 juin 1985 relatif à la production des spécimens de Grenouille rousse.
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EUROPE
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ZONES HUMIDES Arrêté du 1er Octobre 2009 modifiant l'arrêté du 24.06.2008 précisant les critères de définition et de
délimitation des zones humides en application des articles L. 214-7-1 et R. 211-108 du code de l'environnement: 8.
Arrêté du 24 juin 2008 précisant les critères de définition et de délimitation des zones humides en application des articles L. 214-7-1 et R. 211-108 du code de l'environnement. 72.
Arrêt du Conseil d'Etat du 22.02.2017 relatif à la définition des zones humides. Loi du 26.07.19 reprenant dans son article 23 la rédaction de l’article L. 211-1 du code de l’environnement portant sur la caractérisation des zones humides, afin d’y introduire un "ou" qui permet de restaurer le caractère alternatif des critères pédologique et floristique. L’arrêt du Conseil d’État du 22 février 2017 est donc désormais caduc
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ANNEXES
Liste des espèces végétales observées sur la commune de Mortcerf (77) en 2022 et statuts
Noms scientifiques Noms français IDF LRR
Solidago canadensis L., 1753 Solidage du Canada, Gerbe-d'or N NA
Epilobium ciliatum Raf., 1808 Épilobe cilié N NA
Erigeron sumatrensis Retz., 1810 Vergerette de Barcelone, Vergerette de Sumatra N NA
Prunus laurocerasus L., 1753 Laurier-cerise, Laurier-palme N NA
Acer campestre L., 1753 Érable champêtre, Acéraille CC LC
Acer pseudoplatanus L., 1753 Érable sycomore, Grand Érable N NA
Achillea millefolium L., 1753 Achillée millefeuille, Herbe au charpentier, Sourcils-de-Vénus CC LC
Agrimonia eupatoria subsp. eupatoria L., 1753 Francormier, Aigremoine eupatoire CC LC
Agrostis capillaris L., 1753 Agrostide capillaire CC LC
Agrostis stolonifera L., 1753 Agrostide stolonifère CC LC
Agrostis stolonifera var. stolonifera L., 1753 Agrostide stolonifère variété typique CC -
Angelica sylvestris subsp. sylvestris L., 1753 Angélique sauvage C LC
Anthoxanthum odoratum L., 1753 Flouve odorante C LC
Anthriscus sylvestris subsp. sylvestris (L.) Hoffm., 1814 Persil des bois, Cerfeuil sauvage CC LC
Argentina anserina (L.) Rydb., 1899 Potentille des oies C LC
Arum maculatum L., 1753 Gouet tacheté CC LC
Bellis perennis L., 1753 Pâquerette vivace CC LC
Betula pendula Roth, 1788 Bouleau verruqueux CC LC
Betula pubescens Ehrh., 1791 Bouleau blanc, Bouleau pubescent C LC60
Brachypodium rupestre (Host) Roem. & Schult., 1817 Brachypode des rochers CC LC
Brachypodium sylvaticum (Huds.) P.Beauv., 1812 Brachypode des bois, Brome des bois CC LC
Campanula rapunculus L., 1753 Campanule raiponce C LC
Cardamine hirsuta L., 1753 Cardamine hérissée, Cresson de muraille CC LC
Carex flacca Schreb., 1771 Laîche glauque, Langue-de-pic C LC
Carex sylvatica Huds., 1762 Laîche des bois CC LC
Carpinus betulus L., 1753 Charme, Charmille CC LC
Centaurium erythraea subsp. erythraea Rafn, 1800 Erythrée petite-centaurée C LC
Cirsium arvense (L.) Scop., 1772 Cirse des champs, Chardon des champs CC LC
Clematis vitalba L., 1753 Clématite des haies, Herbe aux gueux CC LC
Convolvulus arvensis L., 1753 Liseron des champs, Vrillée CC LC
Cornus sanguinea subsp. sanguinea L., 1753 Cornouiller sanguin, Sanguine CC LC
Corylus avellana L., 1753 Noisetier, Avelinier CC LC
Crataegus laevigata (Poir.) DC., 1825 Aubépine à deux styles C LC
Crataegus monogyna Jacq., 1775 Aubépine à un style, Épine noire, Bois de mai CC LC
Dactylis glomerata subsp. glomerata L., 1753 Pied-de-poule, Dactyle aggloméré CC LC
Dipsacus fullonum L., 1753 Cabaret des oiseaux, Cardère à foulon, Cardère sauvage CC LC
Dryopteris carthusiana (Vill.) H.P.Fuchs, 1959 Dryoptéris des chartreux , Fougère spinuleuse C LC
Dryopteris filix-mas (L.) Schott, 1834 Fougère mâle CC LC
Elytrigia repens (L.) Desv. ex Nevski, 1934 Chiendent commun, Chiendent rampant CC LC
Epilobium hirsutum L., 1753 Épilobe hérissé, Épilobe hirsute CC LC
Epilobium parviflorum Schreb., 1771 Épilobe à petites fleurs C LC
Epipactis helleborine subsp. helleborine (L.) Crantz, 1769 Elléborine à larges feuilles C LC
Fagus sylvatica L., 1753 Hêtre, Hêtre commun, Fouteau C LC
Festuca rubra subsp. rubra L., 1753 Fétuque rouge CC LC
Ficaria verna Huds., 1762 Ficaire fausse-renoncule CC LC
Ficaria verna subsp. fertilis (A.R.Clapham ex Laegaard)
Stace, 2009 Ficaire fertile cytotype -61
Fragaria vesca L., 1753 Fraisier sauvage, Fraisier des bois CC LC
Fraxinus excelsior L., 1753 Frêne élevé, Frêne commun CC LC
Galium aparine L., 1753 Gaillet gratteron, Herbe collante CC LC
Geranium dissectum L., 1755 Géranium découpé, Géranium à feuilles découpées CC LC
Geranium molle L., 1753 Géranium à feuilles molles, Géranium mou CC LC
Geranium robertianum L., 1753 Herbe à Robert CC LC
Geum urbanum L., 1753 Benoîte commune, Herbe de saint Benoît CC LC
Hedera helix L., 1753 Lierre grimpant, Herbe de saint Jean CC LC
Heracleum sphondylium subsp. sphondylium L., 1753 Grande Berce, Berce des prés CC LC
Holcus lanatus L., 1753 Houlque laineuse, Blanchard CC LC
Jacobaea erucifolia (L.) G.Gaertn., B.Mey. & Scherb., 1801 Séneçon à feuilles de Roquette C LC
Juncus effusus L., 1753 Jonc épars, Jonc diffus CC LC
Juncus inflexus L., 1753 Jonc glauque C LC
Lapsana communis subsp. communis L., 1753 Lampsane commune CC LC
Leucanthemum ircutianum DC., 1838 Marguerite AC LC
Ligustrum vulgare L., 1753 Troène commun, Raisin de chien CC LC
Lolium perenne L., 1753 Ivraie vivace, Ray-grass commun CC LC
Lotus corniculatus subsp. corniculatus L., 1753 Sabot-de-la-mariée, Lotier corniculé CC LC
Myosotis arvensis (L.) Hill, 1764 Myosotis des champs CC LC
Neottia ovata (L.) Bluff & Fingerh., 1837 Grande Listère, Listère ovale C LC
Paris quadrifolia L., 1753 Parisette à quatre feuilles, Étrangle loup PC LC
Pastinaca sativa subsp. sativa L., 1753 Pastinacier, Panais cultivé RR? ?
Pastinaca sativa var. arvensis Pers., 1805 Panais cultivé variété des champs variété -
Picris hieracioides subsp. hieracioides L., 1753 Picride fausse-épervière CC LC
Plantago lanceolata L., 1753 Plantain lancéolé, Herbe aux cinq coutures CC LC
Poa trivialis subsp. trivialis L., 1753 Gazon d'Angleterre, Paturin commun CC LC
Populus tremula L., 1753 Peuplier Tremble C LC62
Potentilla reptans L., 1753 Potentille rampante, Quintefeuille CC LC
Primula veris L., 1753 Coucou, Primevère officinale, Brérelle C LC
Primula veris var. veris L., 1753 Primevère officinale variété typique variété -
Primula vulgaris subsp. rubra (Sm.) Arcang., 1882 Primevère rouge N NA
Prunella vulgaris subsp. vulgaris L., 1753 Herbe au charpentier, Brunelle vulgaire CC DD
Prunus avium (L.) L., 1755 Merisier vrai, Cerisier des bois N LC
Prunus avium var. avium (L.) L., 1755 Merisier variété typique variété -
Prunus spinosa L., 1753 Épine noire, Prunellier, Pelossier CC LC
Quercus robur L., 1753 Chêne pédonculé, Gravelin CC LC
Ranunculus acris subsp. friesianus (Jord.) Syme, 1863 Renoncule de Steven, Renoncule de Fries C ?
Ranunculus repens L., 1753 Renoncule rampante CC LC
Rosa arvensis Huds., 1762 Rosier des champs, Rosier rampant CC LC
Rosa canina L., 1753 Rosier des chiens, Rosier des haies, Eglantier des chiens CC LC
Rubus L., 1753 [nom. et typ. cons.] groupe des Ronces des bois CC -
Rumex crispus L., 1753 Patience crépue, Oseille crépue CC LC
Rumex crispus var. crispus L., 1753 Patience crépue variété typique variété -
Rumex sanguineus L., 1753 Patience sanguine, Patience des bois CC LC
Salix caprea L., 1753 Saule marsault, Saule des chèvres CC LC
Salix cinerea L., 1753 Saule cendré C LC
Sambucus nigra L., 1753 Sureau noir, Sampéchier CC LC
Schedonorus arundinaceus (Schreb.) Dumort., 1824 Fétuque Roseau CC LC
Sonchus asper subsp. asper (L.) Hill, 1769 Laiteron piquant, Laiteron épineux CC LC
Sonchus oleraceus L., 1753 Laiteron potager, Laiteron lisse, Laiteron maraîcher CC LC
Stachys palustris L., 1753 Épiaire des marais, Ortie bourbière AC LC
Stachys sylvatica L., 1753 Épiaire des bois, Ortie à crapauds CC LC
Taraxacum F.H.Wigg., 1780 groupe des Pissenlits officinaux ? -
Torminalis glaberrima (Gand.) Sennikov & Kurtto, 2017 Alisier torminal C LC63
Trifolium fragiferum L., 1753 Trèfle Porte-fraises C LC
Trifolium pratense L., 1753 Trèfle des prés, Trèfle violet CC LC
Trifolium pratense var. pratense L., 1753 Trèfle des prés variété typique variété -
Trifolium repens L., 1753 Trèfle rampant, Trèfle blanc, Trèfle de Hollande CC LC
Trifolium repens var. repens L., 1753 Trèfle blanc variété typique variété -
Ulmus minor Mill., 1768 Orme champêtre CC LC
Urtica dioica subsp. dioica L., 1753 Ortie dioïque, Grande ortie CC LC
Verbena officinalis L., 1753 Verveine officinale CC LC
Viburnum opulus L., 1753 Viorne obier, Viorne aquatique C LC
Vicia segetalis Thuill., 1799 Vesce des moissons CC ?
Viola odorata L., 1753 Violette odorante CC LC
Viscum album subsp. album L., 1753 Gui des feuillus CC LC
CC = espèces très communes en Basse-Normandie C = communes AC = assez comunnes PC = peu communes AR = assez rares R = rares RR = très rares RRR = rarissimes SMC = Statut de rareté mal connu
LRR = Liste rouge régionale LC = préoccupations mineures NA = non évaluable (espèces allochtones)