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Déliberation - 99 CP 20220708 bis prevention feu de forets
PLU - Annexes - Prévention feux de forét
Arrêté - joe 20230503 0103 0003
PLU - Annexes - Risque feu foret
PLU - Annexes - risque feu foret
PLU - Annexes - PAC feux foret
unknown - 1. Carte aleas feux de foret
Compte-Rendu - Compte Rendu du Conseil Municipal du 14 10 2019
unknown - Dossier de presse Prevention des feux de foret 1
Document publié le Mercredi 18 août 2021 par la commune d'Aujargues.
Lien du pdf (unknown - Dossier de presse Prevention des feux de foret 1)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Assurance, Consommateurs,
MINISTÈRE
DE LA TRANSITION
ÉCOLOGIQUE .
ET DE LA COHÉSION
DES TERRITOIRES
Liberté
Egalité
Fraternité
DOSSIER
DE PRESSE
PRÉVENTION DES FEUX
DE FORÊT ET DE VÉGÉTATION
JUIN 20222
INTRODUCTION
Le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, le ministère
de l’Intérieur et le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire lancent
la 5e édition de la campagne de sensibilisation et de prévention du risque d’incendie
« Prévention des feux de forêt et de végétation ».
Elle vise à sensibiliser tous nos concitoyens, ainsi que les touristes, sur les bons
réflexes à adopter pour éviter de déclencher des incendies de forêt et de végétation,
et pour s’en protéger.
Comme en 2020 et 2021, elle sera diffusée dans toute la France hexagonale.
L’écoute d’un panel de citoyens représentatifs de la France du nord au sud, des
moins aux plus exposés, a permis de mesurer à quel point les citoyens ont une assez
faible connaissance du risque.
L’un des principaux enseignements : beaucoup pensent que le feu est allumé par
les autres et que l’incendie ne peut pas atteindre nos lieux de vie ou de villégiature,
alors même que « 9 feux sur 10 sont d’origine humaine et pour la moitié du fait d’une
imprudence ».
La campagne a été repensée afin de faire prendre conscience qu’un geste anodin
peut provoquer des dégâts irréparables, briser des vies, détruire des paysages. En
parallèle, l’accent est mis cette année sur la nécessité d’adopter et de faire connaître
les bons réflexes.
Cette année, la campagne fait donc peau neuve et met en exergue trois gestes clés
à prohiber. Ils sont mis en scène pour souligner que le feu ne vient pas de nulle part
mais de nos attitudes du quotidien :
• Soraya, en jetant son mégot en bord de route, va entraîner la destruction
d’une ferme ;
• Luc, en grillant ses guimauves sur un feu de camp, va brûler une forêt ;
• Hervé, avec les étincelles produites par sa meuleuse, va incendier un camping.
Le drame de l’an passé, dans le Var, en témoigne. Du 16 au 18 août 2021,
l’incendie de Gonfaron a ravagé la réserve naturelle nationale de la Plaine des
Maures. Deux personnes sont mort es. 7 500 personnes, habitants et touristes,
ont dû être mis à l'abri dans des g ymnases. 6 832 hectares sont partis en fumée.
Soit 9 800 terrains de football. Selo n toute vraisemblance l'origine de cet incendie
serait liée à un mégot jeté sur une aire d'autoroute. Ce drame aurait pu être é vité.
Les incendies peuvent aussi frapper de manière irréversible les espèces animales
et végétales les plus fragiles. L’incendie du Var a ainsi aggravé le risque
d’extinction de la tortue d’Hermann.3
Nous avons tendance à croire qu’un incen-
die de forêt et de végétation est causé
majoritairement par un aléa naturel telle
que la foudre, alors que l’action humaine,
intentionnelle ou non, est 9 fois sur 10 la
source du départ de feu.
La forêt brûle mais, le plus souvent, le
feu débute en dehors de la forêt, dans
des friches, des bords de route, de voies
ferrées, des jardins, des chantiers, des
champs, des vignes. Plus la végétation
est fine et sèche, plus elle s’enflamme
vite. Aucun espace végétalisé n’est à
l’abri du feu.
Le changement climatique, qui contri-
bue à l’assèchement de la végétation,
augmente le risque des feux de forêt et
de végétation.
9 feux sur 10 sont d’origine anthropique
L’activité humaine est la principale
cause de déclenchement d’incendies,
que ce soit du fait d’une activité écono-
mique (chantiers de BTP, activités
agricoles notamment lors des moissons
ou des écobuages mal maîtrisés, distri-
bution d’électricité (ligne électrique
qui se dilate...) ou bien d’une activité
du quotidien (travaux des particuliers,
mégots de cigarette, barbecues ou
feux de camp, feux d’artifice, pétards,
brûlage de déchets verts, incendies de
véhicules ou de poubelles...).
La moitié de ces feux d’origine anthro-
pique est due à des imprudences ou
des comportements dangereux. Ces
imprudences sont aussi bien le fait des
touristes que des résidents.
80 % des feux se déclenchent à moins
de 50 mètres des habitations
Les imprudences liées aux travaux et
aux diverses activités de loisirs (pique-
nique, camping sauvage, feux d’artifice,
bricolage, etc.) se déroulent souvent à
proximité de parkings, aux abords des
forêts ou dans les jardins. La plupart
des feux prennent naissance près des
zones habitées. Peu d’imprudences
ont lieu au cœur des forêts.
Par ailleurs, les études scientifiques
concluent que le dérèglement clima-
tique, par l’augmentation de l’intensité
et de la durée des sécheresses et des
températures caniculaires, favorisera
l’éclosion et le développement des feux.
En effet, lorsque la végétation est
asséchée par manque de pluie, elle
permet le départ d’un feu à la moindre
étincelle ou braise (mégot mal éteint)
et sa propagation rapide.
Le risque s’intensifie encore d’avantage
s’il y a du vent. Le vent attise le feu et
favorise le transport de flammèches à
plusieurs centaines de mètres du front
de flammes.
QUELLE EST L’ORIGINE
DES FEUX DE FORÊT
ET DE VÉGÉTATION ?
9 feux sur 10 sont
causés par l’hommeUE Niveau table : Moins de 5 feux
LA Niveau modéré : 5 à 10 feux
D Niveau moyen : 10 à 15 feux
EI Niveau fort : plus de 15 feux
Indicateur départemental
000 ha de végétation
4
QUELLES ZONES
PRINCIPALEMENT
IMPACTÉES ?
Les régions les plus touchées sont situées dans la moitié sud du pays. L’aire méditerranéenne est l’un des 35 réservoirs de biodiversité en danger, aujourd’hui reconnue dans le monde entier pour sa richesse écologique en espèces naturelles menacées d’extinction. Elles le sont également par le risque incendie. Même si c’est à un moindre degré, les autres régions sont également exposées aux feux de forêt et de végétation.
Ratio du nombre moyen annuel d’incendies pour 100 000 ha de végétation combustible par département sur la période 2006-2020
source ONF10 000 à 17 000 ha brûlés chaque année en France
Surface de forêts et nombre d'incendies
, CPE Nombre hectares France métropolitaine (2007-2021) de feux
30000 8 000
7 000
25 000
6 000
20000
5 000
15 000 4 000
3 000
10 000
2 000
5 000
| u | Ï h 0 0 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 Ex Surface (ha) === /\ombre
Surface de forêts incendiées en France (2007-2021)
20 000
18 000
16 000
14 000
12 000
10 000
8 000
©
& Zone méditerranéenne Hors zone méditerranéenne
6 000
4 000
N 1h | u I | | 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
5
source BDIFF
3 000 à 4 500 feux et 10 000 à 17 000 ha brûlés chaque année en France
2/3, en moyenne, des surfaces brûlées situées en zone méditerranéenneEL + . d 2 h MINISTÈRES Écoidoiae Territoires avec risque de sécheresse
FER ON DES TERRITOIRES d'ici à la fin de l'été 2022
Probable Région
Possible
Niveau de risque Limites administratives
Très probable | Département .
M Arrêtés préfectoraux de restriction en vigueur
Débits (données observées)
M Eaux souterraines (données observées et prévisions*)
m Déficit (supérieur à 20%) du cumul de précipitations de septembre 2021 à avril 2022
= Sécheresse des sols (prévisions**)
M Suivi ONDE (assecs, ruptures ou baisses des écoulements observés sur le département)
Source : Météo-France, BRGM, OFB, SHAPI, projet AQUIFR
Données avec période de retour d'au moins 5 ans pour les prévisions
€): Prévisions pour les eaux souterraines : risque de sécheresse des nappes dont la période de retour d'au moins 5 ans {7 Prévisions sur la sécheresse des sol : forte probabilité (supérieur à 80%) de sols plus secs que la normale
6
La récurrence des étés secs et de plus en
plus chauds a créé un dessèchement des
marais, des forêts, engendrant des feux
qui ont été particulièrement atypiques
(feux dans des champs et dans le nord de
la France en 2019, hors saison et nombreux
dès le printemps en 2020 et de taille et
intensité exceptionnelles en 2021).
Les feux de forêt et de végétation ne
frappent plus uniquement le sud de la
France. Ils commencent déjà à s’étendre
sur l’ensemble du territoire métropolitain.
Dans les zones déjà touchées, le risque
s’intensifie et commence à atteindre la
moyenne montagne. C’est pourquoi,
pour la troisième année consécutive, la
campagne porte sur l’ensemble du terri-
toire métropolitain et concerne tout type
de végétation.
À l’avenir, sous l’effet du changement
climatique, la saison des incendies de
forêt va s’allonger dans l’année (de 3 mois
actuellement à 6 mois dans un avenir
proche) et concernera l’ensemble du
territoire métropolitain d’ici le milieu du
siècle.
Une idée fausse est de croire que seuls
les habitants de l’aire méditerranéenne
sont concernés par les incendies de forêt.
Chacun d’entre nous est concerné par
la campagne de prévention des feux de
forêt et de végétation.
Les territoires littoraux des façades atlan-
tique et méditerranéenne connaissant
une forte affluence touristique estivale,
qu’il s’agisse des résidents et des touristes
(français ou étrangers), les messages de
prévention doivent être compris et suivis
par chacun.
Les usagers de la route sont aussi concer-
nés par les feux car ces derniers peuvent
être à l’origine d’un geste imprudent.
Même s’il est désormais interdit de jeter
un mégot sur la voie publique sous peine
d’amende, cette mauvaise habitude est
encore présente. Un mégot mal éteint,
abandonné dans la végétation sur une
aire d’autoroute ou jeté par la fenêtre d’un
véhicule, peut être à l’origine d’un feu. Les
vacanciers sont tout autant concernés
que les résidents.
Bien souvent, ce sont les gestes réflexes du
quotidien qui sont à l’origine des départs de
feux, tels que jeter un mégot de cigarette,
allumer son barbecue au milieu de son
gazon, faire des travaux provoquant des
étincelles à proximité d’herbes desséchées.
Ces gestes a priori anodins peuvent avoir de
lourdes conséquences.
QUI EST CONCERNÉ ?
Toute la France métropolitaine est concernée par les incendies de forêt et végétation
Toute l’Europe est concernée
À l’occasion de la réunion du groupe
d’experts européens sur les feux de forêt
(EGFF), les délégués de la plupart des
pays européens ont signalé une situation
similaire à celle connue en France, avec une
sécheresse marquée et des feux d’hiver et
de printemps plus importants qu’habituel-
lement.) Plus chaud
50 * que les aies
de saison
i Plus chaud
70 * Lots normales
de saison
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OCR ES:
nl
9 Li A
7
Les conditions météorologiques (séche-
resse, température et vent) ont une forte
influence sur la sensibilité de la végétation
au feu et sur la vitesse de propagation.
Selon Météo-France, le printemps (mars-avril-
mai) 2022 se range au troisième rang des
printemps les plus secs depuis le début du
XXe siècle, derrière 2011 et 1976, année de
sécheresse historique. Il s’est également
classé troisième printemps le plus chaud. Ceci
est lié notamment à un mois de mai le plus sec
jamais enregistré, avec des cumuls de pluies
inférieurs à 20 mm sur une grande partie du
territoire, et le plus chaud avec une tempé-
rature moyenne de 17 ,8°C, soit un degré de
plus que le précédent record de mai 2011.
La sécheresse des sols correspond à celle
habituellement relevée mi-juillet.
En ce début d’année 2022, toutes les
régions enregistrent un nombre de feux
au-dessus des moyennes enregistrées au
cours des 10 dernières années. En surface
brûlée, le département des Pyrénées-
Atlantiques est le plus concerné avec
3 fois plus de surfaces incendiées que la
moyenne 2013-2019. La moitié nord de
la France se distingue car la moyenne
2011-2020 de janvier à mai s’établit à
153 feux pour 343 ha alors qu’il y a déjà eu
422 feux pour 526 ha brûlés. Il y a donc
eu déjà plus du double de départs de
feux dans des territoires habituellement
peu concernés. Trois feux remarquables
se sont produits dans la moitié nord de
la France : le 11 mars à Haspelschiedt en
Moselle, le 22 mars à Breille-les-pins dans
le Maine-et-Loire et enfin le 16 mai à Liffré
en forêt domaniale de Rennes.
La prévision pour les mois de juin-juillet
-août sur le territoire métropolitain,
prévue et publiée par Météo-France,
fait état de températures au-dessus des
normales climatiques et d’un déficit en
précipitations. Il est donc attendu un
maintien de conditions chaudes et sèches
au-delà des valeurs normales.
2022, des conditions météorologiques qui nécessitent de redoubler de prudence
Tendances de l’été 2022
Pour connaître les bons réflexes pour économiser l’eau :
https://www.ecologie.gouv.fr/secheresse-economiser-leau
Pour connaître les risques cet été :
https://meteofrance.fr/sites/meteofrance.fr/files/files/editorial/
Tendances%20climatiques_juin-aou%CC%82t_01062022.pdf
Carte des incendies de forêt de plus de 25 ha
France Métropolitaine - fin mai 20228
La prévention du risque incendie de forêt et végétation passe avant tout par des comportements responsables. Bien que les acteurs de tous nos territoires soient très impliqués et mènent des actions de prévention récurrentes, certains conseils et bons réflexes méritent encore et toujours d’être diffusés et rappelés.
Pour l’été 2022, le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires lance une nouvelle campagne grand public basée sur un concept émotionnel, interpellant et bienveillant visant à responsabiliser l’individu sur les imprudences pouvant générer de graves conséquences.
L’objectif de cette campagne est de diffuser et faire connaître les bons réflexes à adopter face au risque de feu tant pour veiller à ne pas en être la cause que pour s’en protéger.
ELLE VISE AINSI TROIS ENJEUX PRINCIPAUX :
• la sensibilisation des publics sur les feux de forêt et de végétation
• la protection des espaces naturels et des zones habitées
• le développement d’une culture du risque auprès du grand public
UN PLAN MÉDIA NATIONAL :
Cette campagne de communication sera déployée sur l’ensemble du territoire hexagonal du 17 juin au 30 août via de la radio, de l’affichage, du digital et une opération spéciale sur TikTok pour interpeller et mobiliser toutes les tranches d’âge, les résidents comme les touristes.
COMMENT S’EN PR ÉVENIR ?
Passons de bonnes vacances,
protégeons-nous et
protégeons nos proches.
Ayons les bons réflexes !»
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Les conditions météorologiques sont de plus en plus propices au feu, mais 9 feux sur 10 pourraient être évités grâce à une plus grande vigilance et à l’adoption de quelques gestes simples :
• Vous êtes fumeur ? Jetez vos mégots dans des cendriers. Si vous fumez dans votre voiture, soyez vigilant concernant les cendres incandescentes qui peuvent partir depuis une fenêtre ouverte.
• Vous coupez de la végétation dans votre jardin ? Mettez vos déchets verts à la déchèterie au lieu de les brûler chez vous.
• Vous aimez les feux d’artifice ? Laissez les professionnels les organiser pour le plaisir de tous.
• Vous organisez un barbecue ? Faites-le chez-vous ou dans un espace dédié, sur une terrasse, plutôt qu’en pleine nature et loin des broussailles qui peuvent flamber.
• Vous bricolez en plein air ? Pensez à débroussailler votre jardin. Travaillez loin des espaces sensibles afin de les protéger des étincelles et prévoyez un extincteur pour éteindre le feu immédiatement.
• Vous stockez du bois ou du gaz en extérieur ? Éloignez les des murs de votre maison et si possible mettez-les dans un abri.
Les feux de forêt ne sont pas une fatalité. Ayons les bons réflexes !
Ayons les bons réflexes :
ainsi les feux de forêt et de
végétation pourront être
évités toute l’année.SORAYAL
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son mégot
feux sur 10 sont d'origine
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aux abords de la végétation. LL.
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En cas d’incendie, avoir les bons réflexes peut aider à se protéger et à protéger autrui :
Respecter les règles édictées localement
est bien sûr la première des mesures de
prévention. Des interdictions d’accès aux
massifs en période de risque élevé (forts
vents, chaleur, sécheresse) peuvent être
édictées par les maires ou les préfets.
En période à risque, le plus souvent
de juin à octobre, la présence dans les
massifs de randonneurs et de prome-
neurs augmente les risques : elle peut se
traduire par des départs de feu au cœur
des massifs, d’autant plus dangereux qu’ils
se produisent loin de pistes et de routes
nécessaires à la lutte.
Les usagers (à pied ou à vélo) peuvent se
retrouver piégés par le feu et la rapidité
du développement de l’incendie peut les
empêcher d’atteindre des zones de repli
et de sécurité. La présence de personnes
en forêt nécessiterait une priorisation
des missions de sauvetage et de secours,
qui pénaliserait d’autant la lutte active
contre la propagation de l’incendie.
Il est fortement recommandé de se
renseigner localement sur les condi-
tions d’accès avant de prévoir toute
activité en extérieur dans les massifs
forestiers.
Le ministère de l’Intérieur est chargé du
dispositif national de lutte contre les
feux de forêts.
La stratégie mise en place pour lutter de
manière pérenne contre le feu s’intègre
dans la stratégie générale et repose sur
plusieurs piliers :
• une détection précoce des incen-
dies et une prise en charge rapide. En
période de risque élevé, tout feu doit
être attaqué dans les 10 minutes suivant
sa détection pour pouvoir être contenu,
ce qui suppose la mobilisation prévi-
sionnelle des moyens de lutte terrestres
et aériens (sapeurs-pompiers, moyens
nationaux), un dispositif de surveillance
aérien et une veille permanente ;
• une évaluation précise et quotidienne
du risque pour mobiliser des moyens
dimensionnés aux événements ;
• une analyse permanente du risque
incendie sur l’ensemble du territoire
et plus particulièrement en région
méditerranéenne, ainsi que le déploie-
ment important de forces de préven-
tion en période critique (modules de
surveillance, colonnes zonales et natio-
nales de sapeurs-pompiers, hélicoptères
de manœuvre...) ;
• des campagnes de sensibilisation à l’atten-
tion du grand public et des usagers de la
forêt, complémentaires à la présente
campagne, pour faire de la protection
des espaces forestiers l’affaire de tous
au quotidien.
La direction générale de la Sécurité
civile et de la gestion des crises dispose
d’une importante flotte d’avions
bombardiers d’eau, d’avions de liaison
et coordination et d’hélicoptères de
commandement. Par ailleurs, certains
départements se dotent également de
moyens aériens de surveillance ou lutte
contre les incendies de forêts (avions ou
hélicoptères).
COMMENT S’EN PROT ÉGER ?
La lutte contre les incendies
En cas de feu, suivez les consignes des pompiers, votre habitation est le meilleur abri si vous avez bien débroussaillé votre jardin et éloigné les combustibles des murs.
Si vous êtes témoin d’un début d’incendie, prévenez le 18
ou le 112 et localisez le départ de feu en indiquant l’adresse
ou si possible la géolocalisation au moyen d’un téléphone portable.
114 112
1832 départemen
par le risque incendie
au sens du code forestier
12
L’assistance météorologique à la prévision du
danger d’incendie de forêt et de végétation
Les conditions météorologiques (vent, chaleur, hygro-
métrie, sécheresse) ont une grande influence sur le
développement et la propagation des incendies de
forêt et végétation. Ceux-ci se produisent principale-
ment en été, mais peuvent également se développer
en hiver, notamment en montagne lors de conditions
sèches et ventées.
Météo-France, au titre de ses attributions en matière
de sécurité des personnes et des biens et de services
climatiques, fournit un soutien au ministère de l’Inté-
rieur, sur l’ensemble du territoire métropolitain.
L’établissement élabore des cartes de dangers météo-
rologiques d’incendie, des données météorologiques
et des indices spécifiques, dont les cartes d’indice
forêt météo (IFM) à partir de données météorolo-
giques de température, d’humidité de l’air, de vitesse
du vent et des précipitations. Elles alimentent un
modèle numérique qui simule pour les trois prochains
jours l’état hydrique de la végétation et le danger
météorologique d’incendie qui en découle. Les obser-
vations et les prévisions météorologiques permettent
de calculer un IFM au jour le jour. L’IFM permet d’esti-
mer le danger météorologique de feux de forêts en
tenant compte de la probabilité de son éclosion et de
son potentiel de propagation.
En complément, chaque été, des prévisionnistes de
Météo-France sont détachés auprès des autorités
qui coordonnent la lutte contre les feux de forêt et
de végétation depuis les centres opérationnels de
Marseille (Bouches-du-Rhône pour la zone Sud) et
Bordeaux (Gironde pour la zone Sud-Ouest).
La stratégie de défense de la forêt contre l’incendie
Élaborée en 1995, la stratégie de défense des
forêts contre les incendies a fait de la maîtrise
des feux naissants une priorité. À nombre de
départs de feux équivalent, cette stratégie a
permis de diviser
par 3 les superficies
brûlées en France.
Néanmoins, elle
doit se conjuguer
avec un ensemble
de mesures pour
éviter les incendies
ou leur propaga-
tion, réduire les
dommages et le
cas échéant traiter
au mieux les suites
de l’incendie.
Face au risque d’incendie grandissant en France,
l’État mène une politique de prévention active
qui articule gestion adaptée de la forêt, mais
aussi de l’espace entre la forêt et les habitations,
information du public et des usagers de la forêt,
surveillance et lutte contre les feux de forêt.
Cette politique mobilise tout particulièrement
les ministères de l’Intérieur, de l’Agriculture et
de la Souveraineté alimentaire et de la Transi-
tion écologique et de la Cohésion des territoires.
Les collectivités locales sont également très
mobilisées. Par exemple, deux réseaux régio-
naux incendies de forêt ont été constitués, l’un
dans le Sud-Ouest et l’autre dans le Sud-Est, qui
permettent aux services concernés d’échanger
leurs bonnes pratiques et de développer leurs
stratégies de prévention et de lutte sur le sujet.
Ces dispositifs et mesures concernent les 32
départements les plus exposés. Ils sont dimen-
sionnés aux enjeux et au risque. Dans ces dépar-
tements, un plan de protection des forêts contre
l’incendie est établi. Ce document, arrêté par
le préfet en concertation avec l’ensemble des
partenaires, établit un diagnostic et précise les
mesures et les moyens nécessaires.
Cette politique est soutenue par l’application
du code forestier et notamment les dispositions
qui encadre l’obligation de débroussailler son
terrain et la lisière de forêt mitoyenne.
Les obligations légales de débroussaillement
(OLD)
• Maillon essentiel de la prévention, elles sont
portées par le Ministère de l’Agriculture et de la
Souveraineté alimentaire.
• Elles participent activement aux bons résultats
constatés depuis les années 1990, hors événe-
ment climatique exceptionnel.
Retrouvez en ligne :
• L’instruction technique OLD (https://www.
legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=44405)
• Le guide des OLD (https://agriculture.gouv.
fr/un-guide-technique-sur-les-obligations-le-
gales-de-debroussaillement-old).
• Toutes les informations (https://www.onf.fr/
vivre-la-foret/+/1470::feux-de-foret-comment-
proteger-sa-maison-avec-les-obligations-legales-
de-debroussaillement.html)13
Le ministère de la Transition écologique
et de la Cohésion des territoires mène
une politique pour intégrer le risque
dans l’aménagement du territoire et
l’urbanisme.
Le plan de prévention des risques incen-
dies de forêt (PPRIF), élaboré sous l’égide
du préfet, permet de limiter, voire inter-
dire, le développement de l’urbanisa-
tion dans les zones exposées. Il peut
prescrire des mesures de prévention, de
protection et de réduction de la vulné-
rabilité pour les constructions existantes
ou nouvelles dans les zones exposées au
risque. Le PPRIF n’empêche pas l’incen-
die mais vise à éviter la mise en danger
de vies humaines et la destruction
d’habitations ou d’entreprises par des
incendies de forêt.
Il existe ainsi différents degrés de
prévention selon l’exposition au risque
du territoire, pouvant s’appuyer sur des
prescriptions de mesures de sécurité
individuelles et sur des règles en matière
d’urbanisme pouvant aller jusqu’à rendre
inconstructibles certaines parcelles.
À ce jour, près de 200 PPRIF ont été
approuvés : 46 % en région Provence-
Alpes-Côte d’Azur (PACA), 22 % en
région Occitanie, 18 % en région
Nouvelle-Aquitaine, 9 % en région Corse
et 5 % dans les autres régions métro-
politaines. Leur élaboration requiert
pédagogie et concertation avec les élus
et les habitants.
La prévention s’appuie également sur le
porter-à-connaissance transmis par le préfet
aux élus qui doit être pris en compte dans le
plan local d’urbanisme (PLU) comme le PPRIF.
Dans les territoires dotés d’un plan de
prévention des risques (PPR), le fonds de
prévention des risques naturels majeurs
(FPRNM) peut être mobilisé pour appor-
ter un soutien financier aux études et
travaux de réduction de la vulnérabilité
de la collectivité et aux mesures de réduc-
tion de la vulnérabilité des bâtiments.
Le risque lié à l’incendie : il faut s’assurer !
Le code des assurances fixe un cadre légis-
latif à la commercialisation de produits
d’assurance couvrant les dommages
aux biens provoqués par incendie. Le
feu, comme la tempête, la grêle ou la
neige, est considéré par la loi comme
un risque assurable et ne relève pas du
régime d’indemnisation des catastrophes
naturelles défini aux articles L.125-1 et
suivants du même code.
Contrairement à la garantie contre les
effets des catastrophes naturelles («Cat-
Nat»), la garantie contre le risque lié à
l’incendie n’est pas obligatoire dans
un contrat d’assurance dommages aux
biens. Dans les faits, les garanties incen-
die sont extrêmement courantes et
incluses dans les contrats multirisques
habitation ou automobile.
Les niveaux de couverture et de capital
garanti, d’indemnisation, de franchise,
de délai de déclaration du sinistre et
de déclenchement de l’indemnisation
relèvent des conditions contractuelles
définies dans chaque produit d’assurance.
Les constructions sinistrées situées dans
un secteur classé en zone rouge dans le
PPRIF avant l’incendie peuvent voir leur
reconstruction interdite ou subordon-
née à la mise en œuvre de prescriptions
particulières. Le PPRIF peut prescrire
des débroussaillements au-delà de la
réglementation générale et fixe des
règles sur la largeur des voies d’accès et
des plateformes de retournement pour
permettre l’accès des pompiers.
Près de 200 plans
de prévention des
risques incendie
de forêt : 46 % en
région Provence-
Alpes-Côte d’Azur
Un urbanisme qui tient compte du risque incendieOgra
AGRISUR. préveumon ons) lEN Prévention des risques professionnels agricoles Les assureurs se mobilisent
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14
• Une maison construite en dur constitue le
meilleur refuge lors d’un incendie de forêt,
à condition qu’elle respecte une série de
consignes et de règles de construction et de
sécurité.
• Les ouvertures, qui constituent souvent le point
d’entrée du feu dans l’habitation, doivent être
en bois plein ou en aluminium, le PVC est forte-
ment déconseillé. L’étanchéité des ouvertures
à l’air et aux fumées est impérative.
• Les toitures doivent être régulièrement
nettoyées, afin d’éviter que ne s’accumulent
des feuilles et des aiguilles, y compris dans
les gouttières et les angles. Le PVC doit être
impérativement évité pour les gouttières.
• Les aérations doivent être équipées de grillages
à mailles très fines, afin d’éviter l’entrée de
débris enflammés, qui pourraient mettre le feu
à l’intérieur de la maison.
Au-delà de la maison proprement dite, il convient d’éloigner d’au moins 10 mètres de l’habitation les tas de bois, cannisses, abris de jardin, haies, objets divers, et de façon générale tous les vecteurs potentiels du feu. Les citernes de gaz et de fioul doivent en outre être enterrées quand cela est possible. Un guide relatif aux aménagements des haies à proximité des habitations a été rédigé par l’ONF ; il précise le degré de sensibilité des différentes espèces ornementales.
Une anticipation en adaptant sa maison
Dès sa conception (choix de matériaux, aménagement…) et par l’entretien qui en sera fait, un bâtiment pourra être moins vulnérable à l’incendie.
• DPFM : délégation à la protection de la forêt
méditerranéenne
• DFCI Aquitaine : association régionale de
défense des forêts contre l’incendie
• GIP ATGeRi : groupement d’intérêt public aména-
gement du territoire et gestion des risques
• Prévention Maïf
• ONF : Office national des forêts
• IGN : Institut national de l’information géogra-
phique et forestière
• INRAE : Institut national de recherche pour
l’agriculture, l’alimentation et l’environnement
• AMF : Association des maires de France et des
présidents d’intercommunalité
• ADF : Assemblée des départements de France
• ARF : Association des régions de France
• Météo-France
• Agrisur
• Assurance Prévention
• Radio VINCI Autoroutes
• Routard.com
• NRJ
• Gites de France
• ADN Tourisme
• Conservatoire du Littoral
• La Poste
• OFB : Office français de la biodiversité
• Teragir « La Forêt et Nous »
Pour aller plus loin sur la connaissance des feux de forêt
et de végétation, rendez-vous sur le site feux-foret.gouv.fr
Ils se sont engagés avec nous :
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