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Arrêté - Préfecture - Puy-de-Dôme - 6 PDA Clermont Ferrand Hotel Dieu Ballainvilliers
Document publié le Mardi 18 mars 2025
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Puy-de-Dôme - 6 PDA Clermont Ferrand Hotel Dieu Ballainvilliers)
Thèmes du document : Culture et patrimoine, Aménagement du territoire, Histoire et mémoire,
clermont
auvergne
métropole
VILLE DE
CLERMONT FERRAND
MINISTÈRE
DE LA CULTURE
Liiberté
Egalité
Fraternité
PERIMETRE DELIMITE DES ABORDS (PDA) DES
MONUMENTS HISTORIQUES
COMMUNE DE CLERMONT-FERRAND
HÔTEL-DIEU - BALLAINVILLIERS
JANVIER 2023
CLERMONT AUVERGNE M ETROPOLE2
S OMMAIRE
I. Le cadre réglementaire ............................................................................................................... 3
a. Les textes de référence ........................................................................................................... 3
b. Mise en œuvre......................................................................................................................... 3
c. Application............................................................................................................................... 4
d. Synthèse pour la commune de Clermont-Ferrand .................................................................. 4
II. Présentation générale de la commune ....................................................................................... 5
1. Situation .................................................................................................................................. 5
2. Histoire .................................................................................................................................... 5
3. Sites patrimoniaux remarquables ............................................................................................... 6
4. Sites protégés au titre du Code de l’environnement .................................................................. 7
III. Les Monuments historiques .................................................................................................... 8
1. Halle aux blés........................................................................................................................... 8
2. Hôtel-Dieu ............................................................................................................................... 9
3. Immeuble Bargoin ................................................................................................................. 10
4. Gare routière ......................................................................................................................... 10
5. Immeuble .............................................................................................................................. 11
6. Fontaine de la Pyramide ........................................................................................................ 11
IV. Présentation du secteur ........................................................................................................ 12
1. Histoire du secteur ................................................................................................................ 12
2. Analyse du développement urbain ....................................................................................... 12
3. Morphologie du secteur ........................................................................................................ 14
4. Vues et environnement actuel du Monument historique .................................................... 17
V. Définition du projet de modification du périmètre de protection ......................................... 22
1. Analyse du périmètre actuel ................................................................................................. 22
2. Proposition de périmètre délimité des abords ..................................................................... 223
I. LE CADRE REGLEMENTAIRE
Le Périmètre délimité des abords (PDA) introduit par la loi relative à la Liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine (LCAP) du 7 juillet 2016, vise à définir des périmètres de protection pour les immeubles ou ensembles d’immeubles qui forment avec un Monument historique un ensemble cohérent ou qui sont susceptibles de contribuer à sa conservation ou à sa mise en valeur.
L’article L. 621-31 du Code du patrimoine prévoit la possibilité de créer des Périmètres délimités des abords (PDA) sur proposition de l’Architecte des bâtiments de France (ABF), mais également sur proposition de l’autorité compétente en matière de Plan local d’urbanisme (PLU) ou de document d’urbanisme en tenant lieu. La création de PDA peut concerner les Monuments historiques classés ou inscrits.
a. Les textes de référence
- L’ordonnance n°2005-1128 du 8 septembre 2005 relative aux Monuments historiques (MH) et Espaces protégés.
- La loi SRU n°2000-1208 du 13 décembre 2000, notamment l’article 40.
- Le décret n°2007-487 du 30 mars 2007 relatif aux MH et Zones de protection du patrimoine, de l’architecture et du paysage (ZPPAUP).
- La circulaire du 6 août 2004 relative aux PPM.
- La circulaire du 4 mai 2007 relative aux MH et aux ZPPAUP.
- La note d’octobre 2007 de la Direction de l’architecture et du patrimoine (DAPA) sur la réforme des périmètres de protection autour des Monuments historiques.
- Le Code du patrimoine, concernant les dispositions relatives aux immeubles adossés aux immeubles classés et aux immeubles situés dans le champ de visibilité des immeubles classés ou inscrits (article L. 621-30-1).
- Le Code de l’environnement, relatif au champ d’application et objet de l’enquête publique, notamment les articles L. 123-1 et suivants, et les articles R. 123-1 et suivants. - La loi n°2016-925 du 7 juillet 2016 relative à la Liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine, notamment l’article 75, modifiant le Code du patrimoine aux articles L. 621-30 et L. 621- 32 portant sur les « abords » et R. 621-92 à R. 621-95.
b. Mise en œuvre
En application des articles L. 621-30 à L. 621-32 du Code du patrimoine, les immeubles ou ensembles d’immeubles qui forment avec un Monument historique un ensemble cohérent ou qui sont susceptibles de contribuer à sa conservation ou à sa mise en valeur sont protégés au titre des abords. La protection au titre des abords a le caractère de Servitude d’utilité publique (SUP) affectant l’utilisation des sols dans un but de protection, de conservation et de mise en valeur. La protection s’applique à tout immeuble, bâti ou non bâti situé dans un périmètre délimité par le préfet de Région, autorité administrative compétente. Ce périmètre peut être commun à plusieurs Monuments historiques.
Le périmètre est créé par décision du préfet de Région, sur proposition de l’Architecte des bâtiments de France, après enquête publique, consultation du propriétaire ou de l’affectataire, et le cas échéant de la ou des communes concernées et accord de l’autorité compétente en matière de PLU ou de document en tenant lieu.
L’organe délibérant de la collectivité territoriale compétente se prononce sur le projet de périmètre en même temps qu’il arrête le projet de Plan local d’urbanisme, conformément à l’article L. 153-14 du Code de l’urbanisme. Lorsque cet avis est favorable, l’enquête publique prévue par l’article L. 153- 19 du Code de l’urbanisme porte à la fois sur le projet de Plan local d’urbanisme et sur le projet de Périmètre délimité des abords (article R. 621-93 du Code du patrimoine).4
Le commissaire enquêteur consulte le propriétaire ou l’affectataire domanial des Monuments historiques concernés. Le résultat de cette consultation figure dans le rapport du commissaire enquêteur. Après avoir reçu le rapport et les conclusions motivées du commissaire enquêteur ou de la commission d'enquête, le préfet demande à l'autorité compétente en matière de Plan local d'urbanisme ou de document d'urbanisme en tenant lieu un accord sur le projet de Périmètre délimité des abords, éventuellement modifié pour tenir compte des conclusions de l'enquête publique. En cas de modification du projet de Périmètre délimité des abords, l’autorité compétente consulte, le cas échéant, à nouveau la ou les communes concernées. A défaut de réponse dans les trois mois suivants la saisine, l'autorité compétente est réputée avoir donné son accord. En cas de modification du projet de PDA, l’ABF est également consulté.
La décision de création d'un PDA est notifiée par le Préfet de Région à la commune ou à l’EPCI compétent en matière de Plan local d'urbanisme ou de document d'urbanisme en tenant lieu. Elle fait l'objet des mesures de publicité et d'information prévues à l'article R. 153-21 du Code de l'urbanisme.
Lorsque le territoire concerné est couvert par un PLU, un document d'urbanisme en tenant lieu ou une Carte communale, l'autorité compétente annexe le tracé des nouveaux PDA à ce plan, dans les conditions prévues aux articles L. 153-60 ou L. 163-10 du Code de l'urbanisme.
c. Application
Le PDA se substitue au « rayon de 500 mètres », ainsi la protection au titre des abords s’applique à tout immeuble, bâti ou non bâti et le critère de (co)visibilité ne s'applique alors plus. Le régime d'autorisation pour les travaux situés à l'intérieur de cette servitude est inchangé. Il est régi par l’article L. 621-32 du Code du patrimoine.
L’ABF sera consulté pour tout projet modifiant l’aspect extérieur d’un immeuble bâti ou non bâti protégé au titre des abords. Le projet ne pourra être accepté sans l'accord de l’ABF dès lors que le projet concerne un immeuble protégé au titre des abords.
Tout projet non soumis à autorisation au titre du Code de l'urbanisme, devra faire l'objet d'une demande préalable au titre du Code du Patrimoine (article L. 621-32). Lorsque la délivrance du permis ou la décision de non-opposition à la déclaration préalable est subordonnée à l'accord de l’ABF, le délai d'instruction est prolongé d’un mois lorsque les travaux portent sur un immeuble situé dans les abords des Monuments historiques.
L’ABF dispose d’un délai d’un mois pour se prononcer sur un dossier de demande d’autorisation de travaux relevant du Code du patrimoine. Le périmètre de protection du monument ne s'accompagne pas d'un règlement propre, contrairement aux Sites patrimoniaux remarquables (SPR).
d. Synthèse pour la commune de Clermont-Ferrand
Nombre de Monuments historiques 180
Nombre de Monuments historiques
concernés par le présent dossier 6
Règlement urbain en vigueur
PLU approuvé le 4 novembre 2016 (Modification simplifiée
n°1 du PLU approuvée le 18 décembre 2020)
SPR Clermont centre en cours d’étude
Autorité compétente Clermont Auvergne Métropoleà fin
5
II. PRESENTATION GENERALE DE LA COMMUNE
1. Situation
Située dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, capitale historique de l’Auvergne, Clermont-Ferrand fait partie des grands pôles urbains qui structurent le territoire national, et rayonne sur l’ensemble du Massif central. La commune compte près de 145 000 habitants (en 2020).
Clermont-Ferrand constitue la ville-centre de Clermont Auvergne Métropole, composée de 21 communes, qui entend se positionner comme une métropole d’équilibre de l’ouest régional. La ville est installée sur une butte d’origine volcanique et se situe dans un amphithéâtre bordé au nord par le plateau basaltique des Côtes de Clermont, au sud par la coulée de Saint-Jacques, et à l’ouest par les contreforts de la Chaîne des puys (et la faille de Limagne). A l’est, la cité s’ouvre sur la plaine de Limagne.
Clermont-Ferrand est implantée au carrefour de plusieurs axes autoroutiers : un axe nord-sud avec l’A75 et un axe est-ouest avec l’A89. Par la route, la ville est située à 420 km de Paris, 370 km de Bordeaux, 165 km de Lyon et 50 km de Vichy.
La ville est traversée par plusieurs cours d’eau : la Tiretaine, l’Artière et le Bédat. La Tiretaine, qui prend sa source à Orcines, descend la vallée de Royat et se scinde en plusieurs bras avant de se jeter dans l’Artière et le Bédat.
2. Histoire
L’histoire de la ville remonte à l’Antiquité, période au cours de laquelle elle a été une cité gallo- romaine prospère. Elle porte au cours de son histoire plusieurs noms : Augustonemetum - qui signifie « le sanctuaire d’Auguste » (du Ier au IIIe siècle), Arvernis - à la fin de l’Antiquité (à partir du IIIe siècle et pour plusieurs siècles), Clermont depuis l’époque carolingienne, et enfin Clermont-Ferrand à partir du XVIIe siècle après l’union avec la cité de Montferrand.
L’enceinte aux cinq portes du Bas-Empire qui protégeait le haut de la butte est encore en partie visible dans le tracé de certains axes. Cependant, malgré l’existence d’une trame viaire orthonormée à l’époque gallo-romaine, la trame urbaine de Clermont découle d’un urbanisme spontané, comme le prouvent nombre de rues à la fois sinueuses et non calibrées.
Durant le Moyen Age, trois faubourgs se développent, l’un à l’est, autour de l’église de Notre-Dame- du-Port, l’autre à l’ouest, autour de l’église Saint-Pierre (appelé quartier des Gras) et enfin au sud, autour de l’église Saint-Genès.
La nouvelle enceinte de la fin du Moyen Age englobe ces faubourgs. Elle est percée de trois portes principales : la porte Neuve au sud, la porte des Gras à l’ouest, et la porte Champet à l’est (nommée aussi porte Royale).
La cité épiscopale occupe alors le sommet de la butte, autour de la cathédrale. Tout comme à Montferrand et Riom, une grande vague de reconstruction suivit les tremblements de terre de la fin du XVe siècle. Dès lors, les propriétaires les plus fortunés se firent construire de riches logis. Les couvents de la Contre-Réforme se multiplient, ils s’installent dans les vides à l’intérieur et à l’extérieur des fortifications, figeant durablement la physionomie de la ville.
L’édit de Troyes du 15 avril 1630 rassemble autoritairement Clermont et Montferrand. Cette union est confirmée en 1731 par Louis XV avec le second édit d’Union. La situation centrale de Clermont protège la ville des guerres et des assauts des armées étrangères. Ainsi, l’enceinte est progressivement laissée à l’abandon.
La suppression des remparts permet, dès la fin du XVIIe siècle, l’aménagement de la périphérie de la ville.6
Les XVIIIe et XIXe siècles sont marqués par les aménagements et l’embellissement de la ville : aménagement de places, création de boulevards et constructions de nombreux équipements.
L’activité industrielle du caoutchouc et l’industrie mécanique inscrivent de leurs empreintes l’histoire de la ville. La première usine Michelin s’installe place des Carmes en 1889. L’expansion de l’entreprise entraîne la création des Cités Michelin où est logé le personnel. La ville connaît une forte augmentation de sa population avec l’expansion de l’activité industrielle dans les années 1920. Le développement urbain de Clermont-Ferrand reprend dans les années 1960 pour aboutir à la création d’une véritable agglomération, offrant une continuité de l’habitat avec les communes avoisinantes, tel que l’on peut le voir de nos jours.
3. Sites patrimoniaux remarquables
Les Sites patrimoniaux remarquables sont des périmètres dans lesquels ont été identifiés des enjeux de conservation des qualités urbaines, architecturales et paysagères, et où l’avis de l’ABF est systématique. Il s’agit d’une Servitude d’utilité publique (SUP). Le SPR est doté d’un outil de gestion qui définit les éléments à protéger et les règles de construction. Ces règles s’appliquent à l’intérieur du périmètre identifié. La publicité est interdite dans les SPR, sauf s’il existe un Règlement local de publicité (RLP/RLPi) autorisant la publicité dans certains secteurs.
A Clermont-Ferrand, le centre ancien de Montferrand est doté d’un SPR (ancien Secteur sauvegardé créé dans les années 1960). Depuis 1997, un Plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) règlemente les aménagements et les constructions à l’intérieur du SPR.
Cartographie des SPR à Clermont-Ferrand. Extrait de l’Atlas des Patrimoines.environnement sur la commune de Clermont
l'environnement. Extrait de l’Atlas des
7
4. Sites protégés au titre du Code de l’environnement
Les Sites inscrits et classés ont pour objectif la préservation et la mise en valeur d’espaces naturels ou artificiels présentant un intérêt certain au regard de critères artistiques, historiques, scientifiques, légendaires ou pittoresques, conformément à la loi du 3 mai 1930. Cette législation fait référence aux articles L. 341-1 et suivants du Code de l’environnement.
Deux sites sont protégés au titre du Code de l'environnement sur la commune de Clermont-Ferrand :
Centre ancien de Clermont Inscrit 27/02/1979 Surface : 36,7 ha
Ensemble urbain de Montferrand Inscrit 04/04/1972 Surface : 24 ha
Cartographie des sites protégés au titre du Code de l'environnement. Extrait de l’Atlas des Patrimoines.tion de l'édifice
8
III. LES MONUMENTS HISTORIQUES
Les données présentées correspondent aux informations communiquées par les Services de l'État (base Mérimée et archives de l'UDAP). Les Monuments historiques présentés ci-dessous correspondent aux 6 immeubles concernés par le présent dossier.
1. Halle aux blés
© Ministère de la Culture (France), Médiathèque de
l'architecture et du patrimoine - diffusion RMN-GP.
Localisation :
11, rue Ballainvilliers, Clermont-Ferrand
Références cadastrales :
IN 1
Date et niveau de protection :
2002/02/12
Inscrit MH
Précision sur la protection de l'édifice :
La halle (cad. IN 1)
Auteur de l’œuvre :
Dijon François-Charles (architecte, ingénieur) ; Ledru Louis
(architecte)
Description :
Construite de 1762 à 1771 par l'ingénieur Dijon, puis surélevée en 1822 par l'architecte Louis Ledru, la halle s'inscrit dans la politique urbanistique de la fin du XVIIIe siècle. Elle correspondait au souci de développer les échanges et la circulation, et d'assurer au commerce des locaux vastes, commodes et facilement contrôlables. L'édifice de style néoclassique a été conçu selon un plan rectangulaire avec quatre galeries voûtées d'arêtes entourant une cour centrale, et surmontées d'un étage destiné à l'entrepôt des grains. Au XIXe siècle, l'édifice servit également à l'enseignement du dessin et des arts et métiers. Cette école des Beaux-Arts occupa l'ensemble des locaux jusqu'en 1999.9
2. Hôtel-Dieu
© Ministère de la Culture (France), Médiathèque de
l'architecture et du patrimoine - diffusion RMN-GP.
Localisation :
Boulevard Charles de Gaulles, rue Lagarlaye, Clermont-
Ferrand
Références cadastrales :
HR 287
Date et niveau de protection :
2004/12/29
Inscrit MH
Précision sur la protection de l'édifice :
L'Hôtel-Dieu comprenant les bâtiments du XVIIIe siècle de
Dijon et Rousseau avec leur porche d'entrée, l'escalier de la
cour d'honneur, la colonnade sud, la grande galerie des
donateurs et la salle Duprat, l'école de sages-femmes de
Teilhard, les pavillons Hacquart et Tixier d'Amadon, la
polyclinique d'Amadon avec sa clôture et ses grilles et les
pavillons en brique d'Aubert (cad. HR 287)
Auteur de l'édifice :
Dijon (architecte) ; Rousseau (architecte) ; Teillard Jean
(architecte) ; Amadon Jean (architecte) ; Gournier Gustave
(sculpteur) ; Aubert Albéric (architecte) ; Méry Emile (peintre)
Description :
L'Hôtel-Dieu de Clermont-Ferrand se compose d'un ensemble de bâtiments datant des XVIIIe, XIXe et XXe siècles. Le bâtiment du XVIIIe siècle a été construit entre 1767 et 1773, probablement par l'architecte Dijon, et agrandi entre 1808 et 1815 par l'architecte Rousseau. Le côté ouest, en terrasse de la cour, donne accès à un escalier monumental édifié vers 1860. A l'intérieur subsistent les galeries basses bordant la cour sur trois côtés, ainsi que la salle Duprat, ornée d'une fontaine placée dans une niche et d'une peinture murale d'Emile Méry. Le grand corps de bâtiment sud, œuvre de Rousseau, présente une colonnade qui se rattache au dorique grec de Paestum.
L'école de sages-femmes a été construite en 1891-1892 par l'architecte Jean Teillard et était considérée comme la plus moderne de France. C'est un édifice rectangulaire, flanqué d'une tour d'escalier à pans coupés, sauf le dernier niveau sur trompes, et d'une tourelle carrée. L'édifice associe les styles gothiques et Louis XIII à des éléments caractéristiques de l'architecture rationaliste. Au sud- est du complexe hospitalier s'élèvent trois pavillons destinés aux enfants et construits en 1920 par l'architecte des hospices Jean Amadon. L'architecte est également l'auteur de la polyclinique, édifice de plan en T, de style Art Déco italianisant, orné de bas-reliefs du sculpteur Gustave Gournier.
L'architecte Albéric Aubert a construit les deux pavillons qui encadrent le portail est de l'Hôtel-Dieu. Le pavillon Emile Roux (1931-1935) est remarquable par son revêtement en brique à motifs géométriques et ses bas-reliefs en grès qui relèvent de l'Art Déco. Le second pavillon (1933-1936) offre des façades d'inspiration plus moderniste. Cet ensemble représente un musée des styles architecturaux.10
3. Immeuble Bargoin
Localisation :
27, rue Ballainvilliers, Clermont-Ferrand
Références cadastrales :
IN 103
Date et niveau de protection :
1992/06/09
Inscrit MH
Précision sur la protection de l'édifice :
Façades et toitures sur rue et sur cour ; passage d'entrée couvert ;
première cage d'escalier avec la guérite de son vestibule (cad. IN
103)
Auteur de l'édifice :
Tachet (architecte)
Description :
Immeuble réalisé pour le pharmacien botaniste Bargoin, par l'architecte Tachet. Deux corps de logis successifs et quadrangulaires sont séparés par une cour intérieure centrale bordée latéralement par les anciens garages et remises. Un passage d'entrée couvert relie la rue à la cour intérieure, desservant la cage d'escalier de l'aile sur rue. A droite du passage d'entrée couvert se trouve l'escalier en vis, suspendu, qui abrite une curieuse guérite à ailerons sculptés, pinacles et fronton, élément pouvant abriter une descente de cave ou un placard à balais. Sur la façade sur rue, deux colonnes corinthiennes supportant un entablement à frise d'entrelacs, accostent la porte. La travée centrale du premier étage est également encadrée de colonnes composites supportant un fronton cintré. Toutes les fenêtres et portes-fenêtres des travées latérales de deux premiers étages sont coiffées de corniches reposant sur consoles à volutes, caractéristiques des constructions clermontoises de cette période. Le passage d'entrée couvert est entièrement garni de stucs intégrés dans une architecture classique. Cette ordonnance classique se retrouve dans le vestibule d'escalier.
Cet immeuble constitue l'exemple le plus achevé de l'art de Tachet. Il réunit la synthèse de toutes ses recettes décoratives et stylistiques.
4. Gare routière
Localisation :
69, Boulevard François-Mitterrand Clermont-Ferrand
Références cadastrales :
HR 57
Date et niveau de protection :
2006/04/19
Inscrit MH
Précision sur la protection de l'édifice :
La façade nord et les quatre travées de façade est ; le hall
d'accueil avec ses piliers et sa coupole
Auteur de l'édifice :
Vigneron Valentin (architecte) ; Mosnier Jean (artiste)
Description :
Gare routière réalisée de 1961 à 1964 par l'architecte Valentin Vigneron. La construction est caractérisée par l'ordonnance de son classicisme structurel, unifiée par la répétition d'un module de base et une colonnade discontinue. Le bâtiment possède une ossature en béton armé organisée selon une trame régulière de murs porteurs qui encadre les vitrages, claustra et les panneaux de remplis- sage en lave émaillée. La façade sur rue comporte onze travées rythmées par des colonnes tronco- niques. La façade arrière présente des quais d'embarquement destinés au chargement des bagages et11
colis sur le toit des autocars, et dotés d'auvents-passerelles en porte-à-faux. Le hall central est couvert d'une coupole surbaissée surmontée d'un lanterneau et reposant sur des colonnes. Il a fait l'objet d'un programme décoratif complet incluant des sols à dessin géométrique en granito et comblanchien ainsi que des décors en béton de Jean Mosnier.
5. Immeuble
6. Fontaine de la Pyramide
Localisation :
Croisement du boulevard Lafayette, de l’avenue Vercingétorix, de la
rue Ballainvilliers, Clermont-Ferrand
Références cadastrales :
Non cadastré
Date et niveau de protection :
1992/03/05
Inscrit MH
Précision sur la protection de l'édifice :
Fontaine avec son bassin, son piédestal et son obélisque
Auteur de l'édifice :
Laurent (maître de l'œuvre) ; Poncelet (maître de l'œuvre) ; Chinard
Joseph (sculpteur)
© Ministère de la Culture (France),
Médiathèque de l'architecture et du
patrimoine - diffusion RMN-GP.
Localisation :
22, rue Georges-Clémenceau, Clermont-Ferrand
Références cadastrales :
IO 183
Date et niveau de protection :
1990/03/23 Inscrit MH
Précision sur la protection de l'édifice :
Façade sur rue et toiture correspondante ; cage d'escalier avec sa
rampe en fer forgé (cad. IO 183)
Auteur de l'édifice :
-
Description :
Cet immeuble dresse sa façade sur la rue Georges Clémenceau, percée au XVIIIe siècle à l'emplacement des remparts de la ville. La frange d'immeubles formant l'alignement ouest de la rue, constitue le dernier rideau de constructions anciennes face aux quartiers neufs. Dans la cage d'esca- lier, la ferronnerie à motifs d'entrelacs possède une main courante en bois rajoutée probablement au XIXe siècle. Il s'agit là, en développement, d'une des plus grandes cages du XVIIIe siècle à Cler- mont. En façade, l'avant-corps, en légère avancée, présente un chambranle saillant nu à fronton cintré, accosté de chaînes de bossages amorties par des modillons à volutes feuillagées qui portent la corniche d'appui du premier étage. Baies du rez-de-chaussée et fenêtres, aux chambranles saillants, comportent des plates-bandes légèrement cintrées à clefs nues.12
Description :
Ouvrage commémoratif dédié à un personnage d'intérêt majeur pour l'Auvergne : Desaix, chef d'état-major de l'armée d'Angleterre sous Napoléon (1787), mort pendant la bataille de Marengo, en 1800. La ville confia le projet à l'architecte Laurent. Bonaparte écrivit à la ville pour approuver ce projet. La première pierre est posée en 1801. Il s'agit d'un bassin supportant un obélisque surmonté d'une urne destinée à recevoir le cœur de Desaix. Le monument, baptisé "pyramide", est en lave de Volvic. La partie décorative fut sculptée par Joseph Chinard, mais les relations entre le sculpteur et la ville devinrent difficiles, faute de paiements. Seuls furent envoyés à Clermont les mascarons en métal (gueulardes), les sphinx et un trophée représentant Desaix mourant. En 1903, l'ornementa- tion fut complétée avec des écussons armoriés, des vases d'angle, et des plaques de marbre.
Entouré d'un bassin octogonal, le piédestal se présente comme un cube à pans coupés, terminé par une corniche. Sa construction est ornée, sur les 3/4 de la hauteur, de bossages vermiculés, laissant au centre de chaque face d'importantes tables. Celles-ci sont occupées par des plaques en marbre gravées d'inscriptions et par des plaques en marbre blanc supportant des masques de lion crachant l'eau. De part et d'autre de ces tables, deux pilastres se terminant par des chapiteaux à cannelures sont reliés sous une sorte d'entablement, par une guirlande de laurier. Chaque angle supérieur porte un masque de faune barbu. Au-dessus de la corniche reposent différents éléments sculptés : à chaque angle, un pot-à-feu orné de guirlandes de laurier ; au centre, des écussons aux armes d'Auvergne encadrés sur deux faces de cornes d'abondance et sur les deux autres de larges palmes. L'obélisque se présente comme une aiguille en pierre appareillée sans autre décor qu'une table en légère saillie. Il est surmonté d'une urne ovoïde ornée d'un drapé.
IV. PRESENTATION DU SECTEUR
1. Histoire du secteur
Ce quartier est situé sur le flanc sud de la butte de Clermont, entre le tracé sud de l’enceinte fortifiée et le boulevard Jean Jaurès. Situé en partie hors les murs de l’enceinte médiévale, le quartier est occupé par de nombreuses congrégations religieuses : les Jésuites, les Capucins, les Frères de la Charité et les Bénédictines.
Au sud du monticule appelé Le Taureau marquant la limite de l’enceinte sud, le secteur est histo- riquement occupé par le château « Fadar », puis par l’hôpital des Pères de la Charité. Il connaît une grande restructuration avec l’aménagement du boulevard du Taureau et de la Pyramide (aujourd’hui boulevards Lafayette et Léon Malfreyt), le prolongement du cours Sablon et le percement de l’avenue Vercingétorix. Ces aménagements sont réalisés dans la seconde moitié du XIXe siècle, à l’emplacement des anciennes emprises religieuses.
Les vastes îlots délimités par ces voies nouvelles sont investis par le jardin botanique, prémice du jardin Lecoq, à l’est, et par l’Hôtel-Dieu, à l’ouest. La construction de l’Hôtel-Dieu débute dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, elle se poursuit jusqu’au début du XXe siècle.
A l’ouest, un vaste îlot libre de construction accueille le jardin Lecoq. Les travaux d’aménagement de ce jardin débutent en 1863 sur la base du jardin botanique. Le sud du boulevard Pasteur est investi par les bâtiments universitaires, la gare routière et le siège du Crédit Agricole, édifices majeurs de la construction moderne à Clermont-Ferrand.
2. Analyse du développement urbain
Sur le cadastre napoléonien, les immeubles protégés au titre des Monuments historiques sont en grande partie déjà repérables en-dehors de la gare routière et des édifices de l’Hôtel-Dieu, bâtis à la fin du XIXe et au début du XXe siècle (école de sages-femmes, pavillons destinés aux enfants et pavillon Emile Roux).
Les grandes rues du secteur : Ballainvilliers et Maréchal Joffre, sont ouvertes à l’emplacement de l’enceinte fortifiée et ses fossés comblés. Ces travaux réalisés au milieu du XVIIIe siècle s’accompa- gnent de la construction de la Halle aux blés, bâtie entre 1762 et 1771. Le tracé des voies qui13
traversent le secteur est orthonormé. Les îlots situés au nord du boulevard du Taureau (aujourd’hui boulevard Lafayette) sont déjà constitués. Le long du cours Sablon, de nombreuses parcelles restent cependant libres de construction dans la première moitié du XIXe siècle. Le secteur conserve encore de très larges parcelles correspondant aux anciennes emprises conventuelles.
Le quartier accueille au sud, le long du boulevard Lafayette, le musée Bargoin et le musée Lecoq, ouverts au début du XXe siècle, ainsi que des bibliothèques universitaires.
L’Hôtel-Dieu est bâti dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, le site, initialement plus étendu, fut réduit d’abord à l’ouest et au sud entre 1858 et 1862 pour la création des boulevards, puis en 1968 pour la construction d’un ensemble d’immeubles résidentiels et commerciaux. Ces immeubles accueillent aujourd’hui la librairie Les Volcans.
Le nord du futur jardin Lecoq, nommé jardin botanique, commence à être aménagé au début du XIXe siècle. Les travaux d’aménagement du jardin tel qu’on le connaît aujourd’hui débuteront en 1863, sous l’égide d’Henri Lecoq, professeur de minéralogie et de botanique, et seront achevés en 1909.
A l’est du jardin Lecoq, le long de l’avenue Vercingétorix, le terrain est choisi pour la construction de l’École normale d’instituteurs et la résidence du recteur. Les travaux commencés en 1846 sont brutalement interrompus pour créer un « Palais » dit de l’université en 1859. Cet édifice abrite aujourd’hui le Rectorat.
Le sud du secteur s’organise autour du boulevard Mitterrand (anciennement Gergovia). Il est aménagé sur la base d’anciens chemins (chemin de la Pépinière et rue de l’Eche).
Le secteur se densifie au cours des XIXe et XXe siècles. Les îlots inscrits entre la place de Jaude et la rue Ballainvilliers sont totalement restructurés lors de l’opération du « Centre Jaude » à la fin des années 1970.
Cadastre dit Napoléonien, 1831, AD Puy-de-Dôme.500 m
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14
Photographie aérienne, IGN.fr.
3. Morphologie du secteur
Ce quartier est situé sur le flanc sud de la butte de Clermont, entre le tracé sud de l’enceinte fortifiée et le boulevard Jean Jaurès. La morphologie du secteur s’en trouve influencée.
Le secteur présente un tissu très hétérogène, au plus proche de la butte, les parcelles sont de petites à moyennes dimensions et supportent des immeubles d’habitation, le sud du secteur est principale- ment occupé par des équipements, la densité bâtie y est bien moins importante.
• Ballainvilliers / Lecoq
Ce secteur se caractérise par la présence de deux grands équipements et présente des tissus très hétérogènes. Entre le boulevard Lafayette et la rue du Maréchal Joffre, le secteur est aménagé au cours du XVIIIe et du XIXe siècle sur l’emprise d’anciens couvents. Ainsi, il présente une grande régularité de la trame viaire et du parcellaire, correspondant à une logique de lotissement.
Au sud de cette première entité, le long du boulevard Lafayette, face au boulevard Lafayette, le musée Bargoin et le musée Lecoq, ouverts au début du XXe siècle ainsi que des bibliothèques universitaires.
• Saint-Eloy
A l’ouest de la rue Ballainvilliers, le quartier Saint-Eloy est l’héritage de deux grandes périodes d’aménagements.
Le plan de 1780, établit par l’ingénieur LOMET prévoit une très large restructuration avec une trame viaire rectiligne et orthonormée de ce quartier de faubourg. Le plan adopté partiellement permet l’alignement de la rue du Pendart (boulevard Léon Malfreyt).
La seconde période qui va laisser durablement une empreinte dans le tissu est le XXe siècle avec la réalisation de la Poste Saint-Eloy et des opérations de logements accompagnant la restructuration du Fond de Jaude.
Le tissu se caractérise ainsi par la confrontation entre un parcellaire étroit et régulier accueillant des immeubles clermontois de trois à quatre niveaux installés à l’alignement sur rue et de très larges parcelles sur lesquelles sont bâtis équipements ou immeubles modernes de plus de 8 niveaux.Grandes parcelles, Poste St Eloy Lotissement du | Anciennes emprises immeubles de XVIIIe siècle, conventuelles, vaste logements collectifs, trame viaire espaces non bâti en opération du fond et parcellaire coeur d’îlots de Jaude réguliers
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• Hôtel-Dieu
L’îlot de l’Hôtel-Dieu, même s’il a connu des divisions et restructurations depuis les années 1960, est toujours lisible entre la rue Lagarlaye, l’avenue Vercingétorix et les boulevards Charles de Gaulle et François Mitterrand.
Il supporte au nord l’IAE Clermont Auvergne dont l’édifice à l’architecture contemporaine s’installe en retrait de la rue.
Au sud, l’ensemble Oceania présente des immeubles de logements collectifs en plots ou barres installés sur une dalle commerciale. Enfin, les parcelles de l’ancien Hôtel-Dieu, font aujourd’hui l’objet d’un vaste projet. Le bâtiment DIJON de l’Hôtel-Dieu accueillera la Bibliothèque métropo- litaine avec une entrée rue Lagarlaye. Le reste du site est destiné à un nouveau quartier de loge- ments prévoyant la réhabilitation des édifices protégés au titre des Monuments historiques et la construction de nouveaux immeubles. Cette opération a profondément transformé l’équilibre entre espaces bâtis et espaces libres de l’équipement hospitalier.
• Jardin Lecoq
A l’ouest, un vaste îlot libre de construction se distingue. Il accueille le jardin Lecoq. Une parcelle adressée sur l’avenue Vercingétorix se distingue. Elle supporte le Rectorat.
• Ilot Poterat
Au nord de l’Hôtel-Dieu, un îlot se dégage. Son tissu se caractérise par de petites et moyennes parcelles relativement régulières et densément bâties. Les élévations sur le boulevard Léon Malfreyt et l’avenue Vercingétorix s’illustrent par des immeubles de quatre à cinq niveaux alignés sur la rue.
Sur les rues Meyrand des Pradeaux et Poterat, les constructions sont moins homogènes, traduisant la probable fonction de service et le caractère de desserte de ces deux voies.Logements
collectifs,
opération de
1968
Future
bibliothèque
métropolitaine
Nouvelles
constructions,
restructuration
de l’îlot de
l'Hôtel Dieu
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régulières
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16
• Boulevard François Mitterrand et universités
Le sud du boulevard Pasteur se caractérise par de très grandes parcelles. Ces dernières supportent des équipements culturels, hôteliers et universitaires.unique.
17
4. Vues et environnement actuel du Monument historique
L’environnement de chacun des Monuments historiques n’est pas unique.
• Autour de la rue Ballainvilliers
La rue Ballainvilliers, qui relie la place Renoux au carrefour de la Pyramide, se caractérise par un double alignement arboré et le front bâti continu d’immeubles clermontois. La voie assez large permet un dégagement sur les façades des constructions. Ainsi, les deux immeubles Monuments historiques adressés sur cette rue - la Halle aux blés et l’immeuble Bargoin - se distinguent dans la rue. Le premier par sa géométrie et le recul offert par la place Renoux, le second par sa façade réalisée en pierre de Volvic et la richesse de ses décors.
Dans la perspective de la rue Ballainvilliers, la fontaine de la Pyramide se distingue par la hauteur de l’obélisque. Ce monument funéraire, installé au croisement de quatre voies, profite ainsi du dégagement offert par le carrefour, mais également de sa situation sur un point haut.
1. Vue sur la Halle aux blés
depuis le croisement de la rue
du Maréchal Foch et la rue
Saint-Genès.
2. Vue sur la Halle aux blés
depuis la rue du Maréchal Foch.
3. Vue sur la Halle aux blés
depuis la rue Ballainvilliers.AO (Mi
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18
4. Vue sur l’immeuble Bargoin
depuis le boulevard Léon
Malfreyt.
5. Vue sur l’immeuble Bargoin
depuis la rue Ballainvilliers
(façade principale).
6. Vue sur l’immeuble Bargoin
depuis la rue Ballainvilliers.
7. Vue sur la fontaine de la
Pyramide depuis le boulevard
Léon Malfreyt.
8. Vue sur la fontaine de la
Pyramide et le musée Bargoin
depuis le boulevard Léon
Malfreyt.
9. Vue sur la fontaine de la
Pyramide depuis la rue
Ballainvilliers.
• Autour de l’Hôtel-Dieu
L’Hôtel-Dieu s’installe sur un îlot compris entre l’avenue Vercingétorix, la rue Lagarlaye, le boulevard Charles de Gaulle et le boulevard François Mitterrand.
Si les édifices de l’Hôtel-Dieu étaient entourés jusqu’au milieu du XXe siècle par des jardins d’agré- ment et potagers, les espaces libres ont progressivement été bâtis. A l’angle de la rue Lagarlaye et du boulevard Charles de Gaulle se trouve l’Ecole de commerce IAE Clermont Auvergne.
Sur le boulevard François Mitterrand, des plots sur dalle ont été bâtis dans les années 1960. Par ailleurs, une vaste opération de restructurations de l’îlot mené depuis une dizaine d’années a totalement transformé l’inscription de l’Hôtel-Dieu dans son environnement proche, les espaces non bâtis ont laissé place à des immeubles de 5 à 8 niveaux. De nouvelles artères piétonnes ont égale- ment été aménagées.
Les vues sur les immeubles protégés au titre des Monuments historiques s’en trouvent modifiées. Depuis le boulevard Charles de Gaulle, l’ancienne polyclinique est surtout identifiable par son portail majestueux. Le double alignement qui borde la voie limite les vues sur l’édifice.
Le pavillon Emile Roux, qui s’ouvre sur l’avenue Vercingétorix, s’inscrit aujourd’hui entre deux immeubles contemporains, les vues sur ces façades sont donc limitées.
Le bâtiment Dijon, destiné à accueillir la bibliothèque métropolitaine, s’ouvre sur la rue Lagarlaye. Bien qu’un alignement d’arbres limite les vues lointaines, le gabarit de la construction permet de distinguer son dernier niveau. Cette façade s’inscrit en continuité du front bâti des immeubles de l’îlot Poterat. Côté ouest, l’édifice demeure peu visible en raison de l’échelle de l’Ecole de commerce.ments
ur la
19
1. Vue sur le portail et le
bâtiment de l’ancienne
Polyclinique - boulevard
Charles de Gaulle.
2. Vue sur l’Hôtel-Dieu depuis
le boulevard François
Mitterrand (hôtel Oceania au
premier plan).
3. Vue sur l’ancienne école des
sages-femmes et le pavillon
Emile Roux - des immeubles
contemporains sont en cours de
construction.
4. Vue sur la nouvelle artère
percée le long du pavillon
Emile Roux.
5. Vue sur le bâtiment Dijon,
depuis la rue Lagarlaye.
6. Vue sur le bâtiment Dijon,
sur le boulevard Léon Malfreyt.
• Rue George Clémenceau
L’immeuble adressé sur la rue George Clémenceau demeure isolé par rapport aux autres Monuments historiques du secteur. Il s’inscrit dans une rue profondément modifiée dans les années 1970. Sur la rive est, un ensemble de logements collectifs bâtis dans les années 1970 articule la rue George Clémenceau avec la rue Lagarlaye, une fois passée l’impasse du Tournet, on retrouve un tissu traditionnel et de petits immeubles clermontois qui répondent à la rive ouest de la rue.»_
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20
L’immeuble protégé Monument historique se distingue dans le front bâti car sa façade a été entièrement bâtie en pierre de Volvic. Le bâtiment est construit sur trois niveaux. Les autres immeubles de la rue présentent des façades enduites et des modénatures réalisées en pierre de Volvic et s’élèvent sur quatre à cinq niveaux. L’alignement arboré planté de part et d’autre de la voie limite les vues lointaines sur l’édifice.
1. Vue sur la rue George
Clémenceau - vers le nord.
2. Vue sur la façade principale de
l’immeuble.
3. Vue sur la rue George
Clémenceau - vers le sud.
• Le long du boulevard François Mitterand
L’ancienne gare routière s’ouvre sur le boulevard François Mitterrand. Cet axe très large supporte aujourd’hui une voie automobile à double sens et la ligne A du tramway. Le boulevard se caractérise par une hétérogénéité de constructions : équipements universitaires, hôteliers, logements et com- merces se succèdent.
L’ancienne gare routière se distingue par un gabarit très faible par rapport à la hauteur des constructions mitoyennes. Sa façade, d’écriture moderniste, fait écho aux architectures de la Maison de la Culture et du siège régional du Crédit Agricole. La gare routière s’inscrit en léger retrait par rapport à la voie avec l’aménagement d’un petit parvis au nord. L’édifice a perdu sa vocation initiale et accueille désormais un équipement culturel avec la Comédie, lieu dédié au spectacle vivant avec deux salles de spectacle et une brasserie/restaurant (Scène nationale).21
1. Vue sur le boulevard
François Mitterrand (siège du
Crédit Agricole et Maison de la
Culture.
2. Vue sur la façade de la
Comédie et son petit parvis.
3. Vue sur la façade de la
Comédie depuis le trottoir nord
du boulevard François
Mitterand.d’un
NN
NA)
2 l’ensemble de la butte,
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22
V. D EFINITION DU PROJET DE MODIFICATION DU PERIMETRE DE PROTECTION
Au regard de la localisation des Monuments historiques, nous proposons l’élaboration d’un Périmètre délimité des abords unique pour ces 6 Monuments historiques.
1. Analyse du périmètre actuel
La carte ci-après rappelle la géométrie et la localisation du périmètre actuel.
Le périmètre de protection actuel s’étend très largement. Il prend en compte l’ensemble de la butte, une très large partie du quartier Blatin et Jaude, et s’étend au sud au-delà du boulevard Jean Jaurès. Côté est, le périmètre de protection porte presque que jusqu’aux voies ferrées.
Les périmètres automatiques regroupent donc ainsi des tissus très hétérogènes, des quartiers les plus anciens de la butte aux constructions contemporaines du Carré Jaude 2. Ainsi, ces abords ne forment pas un secteur cohérent autour des Monuments historiques.
2. Proposition de périmètre délimité des abords
• Philosophie générale
Pour définir les PDA autour des immeubles protégés au titre des Monuments historiques, plusieurs choix ont dicté la géométrie présentée dans les différents secteurs :
- La mise en valeur des Monuments historiques, leurs abords directs, mais également les vues et perspectives de qualité se dégageant sur eux ;
- La prise en compte des architectures et ensembles repérés dans le cadre de la définition du SPR, participant à la qualité patrimoniale du secteur et assurant la cohérence des abords autour des Monuments historiques du secteur.urd’hui
23
Ces différents choix conduisent à présenter un périmètre délimité réduit par rapport aux secteurs automatiquement protégés.
• Description du périmètre proposé
Le périmètre de protection propose un périmètre bien plus resserré autour des Monuments historiques. Les monuments ayant été bâtis à des époques diverses et les quartiers les bordant présentant des formes urbaines très hétérogènes, le périmètre proposé prend en compte les vues et les îlots situés en covisibilité avec les différents Monuments historiques.
Le périmètre est délimité selon les modalités suivantes :
- Au nord :
- Sur la place et la rue de la Treille, la rue Forosan, afin de prendre en compte l’ensemble des îlots en covisibilité avec la Halle aux blés.
- Sur la rue Neuve des Carmes, en intégrant le Conservatoire mais également la place Michel de l’Hospital, écrin de la Halle aux Blés.
- A l’est :
- Le périmètre s’étend jusqu’au boulevard Trudaine jusqu’à la rue d’Amboise, puis intègre le cours Sablon jusqu’à l’avenue des Paulines, la topographie mettant en valeur les longues perspectives sur la fontaine de la Pyramide dans ce secteur.
- Les parcelles de la rive est de l’avenue des Paulines sont intégrées dans le PDA (parcelles en covisibilité avec la fontaine de la Pyramide et l’Hôtel-Dieu).
- Au sud :
- Le long du boulevard Pasteur, l’ensemble des parcelles supportant des universités est intégré, ce choix permettant une cohérence de traitement des abords de l’Hôtel-Dieu et s’appuie sur l’histoire de l’aménagement du secteur.
- Les îlots qui bordent la place des Salins sont également proposés dans le PDA, avec des vues lointaines sur l’Hôtel-Dieu.
- A l’ouest :
- le périmètre intègre le lotissement bâti autour de l’école professionnelle (aujourd’hui CPAM), quartier qui présente une grande cohérence architecturale et urbaine en confrontation directe avec l’ancienne polyclinique.
Le périmètre ainsi proposé tend à réduire la protection sur la butte, les quartiers de Jaude et des Salins. A l’est, le PDA proposé déborde du périmètre automatique (sur l’avenue des Paulines) afin de prendre en compte l’intégralité de l’îlot compris entre l’avenue des Paulines, l’avenue d’Amboise et la rue Paul Collomp.24
Surface du périmètre actuel : 1 823 475 m², soit 182,3 ha.
Surface du périmètre proposé : 630 205 m², soit 62,5 ha, soit une réduction de 65,44 %.