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Convocation - AG ANCIENS COMBATTANTS
Déliberation - cms viewFile.php?idtf=8465&path=Mandat special pou
PLU - Annexes - avap doc graphique
Déliberation - 2021.01.06.14 anciens combattants
unknown - la voix du combattant
Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Vitré.
Lien du pdf (unknown - la voix du combattant)
Thèmes du document : Histoire et mémoire, Guerre en Ukraine, Armement,
Un peu d'histoire + Le
18
janvier
1921,
Louis
Barthou,
ministre
de
la
Guerre,
préside
la
céré-
monie
de
mise
au
tombeau
du
Soldat
Inconnu,
sous
l'Arc de
Triomphe.
e En
mars
1921,
le sculpteur
ariégeois,
Grégoiré
Calvet,
soumet
l’idée
d'instal-
ler une flamme
du
souvenir près du tom-
beau. I projette d'installer
au sommet
de
la voûte
une
barrière
lumineuse
-une
ampoule
électrique- pour marquer
l'em-
placement
du soldat sans nom.
Son
pro-
jet
de
lumière
éternelle
est
repris
en
octobre
1923
par
l'écrivain
et journa-
liste Gabriel
Boissy,
ancien
combattant
et un
des
fondateurs
de
l'Association
des écrivains combattants. e
Le
11
novembre
1923,
André
Magi-
not,
ministre
de
la
Guerre,
allume
la
Flamme
sacrée
pour
la
première
fois,
en
présence
d’une
multitude
d'anciens
combattants.
Elle ne devait plus s’étein-
dre, même
pendant
l'Occupation, grâce
à la naissance
du
comité
de
la Flamme,
qui garantit son caractère
sacré
au
ravi-
vage,
rite quotidien
immuable
lancé
par
Jacques
Péricard et Maurice
Brunet, tous
deux
anciens
combattants.
e Le
11
novembre
1940,
les manifesta-
tions
lycéennes
et
étudiantes
dans
le
quartier de l'Étoile et le dépôt de gerbe sur la tombe
du Soldat Inconnu, en dépit
de
l'interdiction
émise
par
l'occupant,
font figure,
dans
notre
mémoire
collec-
tive,
de premier
acte d'opposition
et de
résistance. Le
premier
allumage
de
la Flamme
par
André
Maginot,
ministre
de
la
guerre,
le 11
novembre
1923.
el
Le coup de cœur de
la rédaction
Le président de l'UNC-Paris, après avoir assisté récemment au ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe, a souhaité revenir sur la symbolique de cette cérémonie. Ainsi, avec l'aimable autorisation de son auteur, nous reproduisons ici le texte écrit par le général d'armée Bruno Dary, président de l'association La Flamme sous l'Arc de Triomphe, flamme de la nation. Ce texte est lu tous les soirs avant le début de la cérémonie, puisque la Flamme sur la tombe du Soldat inconnu est ravivée tous les joursà 18h30, depuis le 11 novembre 1923.
La Flamme
e
ravivage
de
la
Flamme
sous
l'Arc
de
Triomphe
va
bientôt
commencer.
Ce
geste
immuable,
dont
la
grandeur
tient
autant
à sa
sobriété
qu’à
sa
symbo-
lique,
mérite
d’être
expliqué,
pour
que
notre
démarche, à
la
fois
individuelle
et
collective,
s'inscrive
dans
cette
longue
tradition
et qu'elle
garde
le sens
profond voulu dès son origine
par
ses
pères-fondateurs.
La
tombe,
devant
laquelle
nous
sommes
réu-
nis, est à la fois le tombeau
d’un
soldat dont
nul
ne
connaît
le nom,
et le cénotaphe
de tous
ses
compagnons
d’armes,
d’hier
et
d'aujourd'hui,
morts
pour
la France
au champ
d'honneur; elle
a
été
conçue
pour
nous
souvenir
du
sacrifice
immense
que
l’armée française a consenti
durant
la 1® Guerre
mondiale
pour défendre
la France
;
les
quelque
1400000
soldats
tués
au
combat
constituèrent
le
prix
à
payer
pour
défendre
chaque
arpent
de terre de
notre
pays
et parve-
nir ainsi
à la victoire.
À ces
morts,
il faut ajouter
tous
ceux
de
la
2° Guerre
mondiale,
ceux
des
guerres
d’Indochine
et
d'Algérie
et
enfin
ceux
des
opérations
extérieures.
Par
leur
mort,
ces
soldats
nous
permettent,
aujourd’hui
encore,
de
vivre
dans
un
pays
libre.
Et pour
que
ce soldat,
à la fois inconnu
et célèbre et dont le silence et
le
sacrifice
font
la
grandeur,
ne
voie
pas
sa
mémoire
se
perdre
dans
l'oubli,
ce
monument
a
été
magnifié,
trois
ans
plus
tard,
par
une
flamme
; c’est
la “Flamme
du
Souvenir”
!
La Voix du
Combattant
octobre 2017
Mais si l'œuvre
de mémoire
est indispensable, elle
n'est pas suffisante, car il nous faut
aussi chercher
à comprendre
le sens
de
ces
sacrifices
inouïs
et
incompréhensibles
à
notre
regard
d'homme
contemporain.
Car
le
prix
des
combats
fut
à
l'époque
et
reste
encore
aujourd’hui
supporté
par
l’ensemble
de
la
nation
française,
avec
ses
destructions,
son cortège
de blessés, ses veuves
de guerre
et ses orphelins, qui portèrent
et conti-
nuent
de
porter
le prix
de
la victoire
dans
leur
cœur,
leur
corps
et
leur
âme
! Afin
que
nous
comprenions
qu'aucune
souffrance
n’est vaine,
quand
le but est compris
et partagé
par tout
un
peuple,
cette flamme
a dépassé
le symbole
de
la
“fraternité
d'armes”,
pour devenir désormais
la
/
“Flamme
de la Nation”
!
fi
Mais
la vie
nous
apprend
que
rien
n’est jamais
acquis
définitivement
et
que
vivre
librement
dans
un
pays
en
paix
se
mérite
chaque
jour.
Chacun
de
nous
doit donc
être
conscient
qu’en
rendant
hommage
au
Soldat
Inconnu,
il rend
hommage
à
ceux
qui
ont
servi
la
France,
qui
ont bâti et défendu
la nation,
qui ont payé
le prix
du
sang
et des
larmes,
et qui, aujourd’hui,
nous
servent
d'exemple.
Aussi,
chacun
de
nous,
en
venant
honorer
le Soldat
Inconnu,
doit-il s'en-
gager
personnellement
à
servir
son
pays,
ne
serait-ce
qu’en
faisant
son
devoir
d'Etat
par-
tout
où
il se trouvera.
L'avenir
de
notre
pays
est
à ce
prix
! C'est
la
“Flamme
de l’Espérance”
! BlGénéral Bruno Dary