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unknown - journc3a9e nationale d hommage aux harkis et autre
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Arrêté - Préfecture - Haute-Savoie - Circulaire préfectorale du 23 septembre 2025 Journée nationale d’hommage aux harkis, aux moghaznis et aux personnels des diverses formations supplétives et assimilés
Document publié le Mardi 23 septembre 2025
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Haute-Savoie - Circulaire préfectorale du 23 septembre 2025 Journée nationale d’hommage aux harkis, aux moghaznis et aux personnels des diverses formations supplétives et assimilés)
Thèmes du document : Histoire et mémoire, Guerre en Ukraine, Droits de l'homme,
Ex
tendue
PRÉFETE
irection du
cabinet
DE
LA
HAUTE-SAVOIE
Liberté Égalité Fraternité
Annecy,
le
2
3
SEP.
2095
Bureau
de
la représentation
et
de
la communication
de
l'État
La
préfète
à Mesdames
et
Messieurs
les
maires
du
département
- copie
à Monsieur
le président
du
Conseil
départemental - copie
à Mesdames
et
messieurs
les sous-
préfets
Objet
:
Journée
nationale
en
hommage
aux
Harkis
et
autres
membres
des
formations
supplétives
le
jeudi
25
septembre
2025
PJ : Message
officiel
Par
décret
du
31
mars
2003,
le
président
de
la
République
a
instauré
une
« journée
nationale
en
hommage
aux
Harkis
et
autres
membres
des
formations
supplétives
»
afin
de
permettre
à
la
nation
toute
entière
de
leur
exprimer
sa
reconnaissance
pour
leur
courage
et
leur
dévouement
à
la
patrie.
Cette
journée
nationale
est
fixée
le
25
septembre
2025.
La
cérémonie
organisée
à cette
occasion
au
niveau
départemental
se
déroulera
le
jeudi
25
septembre
à
11h00,
au
Mémorial
des
victimes
d'Afrique
du
Nord
à Annecy.
Vous
avez
toute
latitude
pour
organiser
dans
votre
commune
la
manifestation
que
vous
jugerez
utile,
à
condition
que
celle-ci
soit,
dans
sa
forme,
adaptée
au
contexte
local.
Je
vous
prie
de
bien
vouloir
trouver
ci-joint
le
message
officiel
à lire
à cette
occasion.
Je
vous
rappelle
enfin,
comme
pour
toute
journée
nationale,
que
les
édifices
publics
devront
être
pavoisés
aux
couleurs
françaises
ce
jeudi
25
septembre
2025
et
qu'il
convient
de
veiller
à ce
que
l'état
des
drapeaux
utilisés
soit
toujours
conforme
au
respect
dû
à l'emblème
de
la
nation.
Emmanuelle
DUBÉEMessage
de
Patricia
Miralles
Ministre
déléguée
auprès
du
ministre
des
Armées,
chargée
de
la
mémoire
et
des
anciens
combattants
Journée
nationale
d'hommage
aux
Harkis
et
autres
membres
des
formations
supplétives
25
septembre
2025
Nous
célébrons
aujourd'hui
la
mémoire
des
Harkis,
ces
combattants
qui
ont
écrit
une
page
singulière
et
importante
de
notre
histoire.
Célébrer
les harkis
et les autres
membres
de
formations
supplétives,
c'est
admirer
un
engagement,
honorer
un
destin
et
reconnaitre
une
dette.
C'est
aussi
dire
que
la France
ne
serait
pas
tout-à-fait
la même
sans
les
traces
laissées
par
cette
histoire
qui
fut
à
la fois
lumineuse
et
tragique.
L'histoire
d’un
engagement,
d’abord.
Celui
de
ces
hommes
issus
de
toute
l'Algérie,
qui
ont
fait
le choix
de
servir
une
France
généreuse.
Leur
histoire
est
celle
du
don
de
soi,
du
combat,
de
l'effort,
de
la
fidélité
à
la
promesse
républicaine
qui
avaient
tant
à
donner,
et
dont
ils
espéraient
tant.
C'est
aussi
celle
d’une
communauté
soudée,
dont
la solidarité
s'est forgée
dans
le feu
des
combats
et
les
nuits
d’insomnies.
Dans
les
Aurès,
dans
les
Hauts
Plateaux,
à
Constantine
et
à
Oran,
partout
en
Algérie,
ils
ont
servi.
Et
malgré
les
euphémismes,
ils
savaient,
eux,
qu'ils
étaient
embarqués
dans
une
guerre.
Page
1 sur5Une
guerre
terrible
où
chacun
est
sommé
de
choisir
un
camp.
Une
guerre
fratricide,
avec
son
lot
de
haines
qui
s'aiguisent,
de
villages
qui
se
disloquent
et
de
familles
qui
se
divisent.
Ils sont
les
témoins
déchirés
d'une
époque
fracturée
par
la
marche
de
l'histoire.
Une
histoire
qui
se
poursuit
par
un
abandon
dont
la
douleur
s'est
faite
ressentir
deux
fois,
sur
chacune
des
rives
de
la
Méditerranée.
En
effet,
quand
la guerre
prend
fin
pour
beaucoup
de
soldats
venus
de
métropole,
leurs
frères
d'armes,
les
Harkis,
sont,
pour
nombre
d'entre
eux,
laissés
sur
place.
Ils
voient
alors
redoubler
la
violence
du
conflit,
et
avec
elle
son
lot
d'exactions,
de
tortures,
de
familles
éplorées
et
de
vies
brisées.
Arrachés
par
le
tragique
de
l'histoire
à
la
terre
de
leurs
parents,
beaucoup
n'ont
trouvé
d'autres
refuges
que
leur
fidélité
à
cette
France
qu'ils
avaient
pourtant
davantage
imaginée
que
connue.
Is
ne
pourront
oublier
ni
cela,
ni
celles
et
ceux
qui,
dans
cette
histoire
par-delà
l'indifférence
et
l'abandon,
leur
ont
un jour
tendu
la
main,
ne
trahissant
ainsi
ni
leurs
principes,
ni
la
France.
Ils
étaient
officiers,
institutrices,
instituteurs,
employeurs,
élus
de
la
République
ou
simples
citoyens.
Ceux
qui
parviennent
à
poser
le
pied
sur
le
sol
de
ce
pays
pour
lequel
ils
ont
combattu
sont
seuls,
parfois
accompagnés
de
leurs
familles.
Sous
le
choc
d’une
vie
qui
bascule,
ils
sont
accueillis
avec
méfiance,
circonspection
ou
suspicion,
sans
considération
pour
l'immensité
des
sacrifices
qui
furent
les
leurs.
Beaucoup
sont
enfermés
dans
des
camps,
dans
des
hameaux
de
forestage,
dans
des
conditions
indignes,
incompatibles
avec
le
Page
2sur5respect
qu'une
Nation
doit
à
celles
et
ceux
qui
ont
pris
les
armes
pour
la défendre.
Le
destin
tragique
des
Harkis
est
une
blessure
de
notre
histoire
qui
nous
concerne
tous.
Mais
il
est
aussi
devenu
une
part
de
notre
mémoire
nationale.
Cette
part
est
celle
de
la
mémoire
de
combattants
qui
ont
connu
l'irréversibilité
de
leurs
choix,
de
ces
Harkis,
Moghaznis,
membres
des
groupes
d'autodéfense,
des
groupes
mobiles
de
sécurité
ou
des
sections
administratives
spécialisées.
Cette
communauté
de
mémoire,
c'est
aussi
celle
des
familles
de
Harkis. Ce
sont
les
souvenirs
de
ces
femmes,
dont
certaines
furent
elles-
mêmes
combattantes,
et
qui
ont
suivi
leur
mari
dans
cet
exil
dont
la
brutalité
ne
permettait
aucun
espoir
de
retour.
Elles
se
souviennent
de
leur
arrivée
en
métropole,
du
bruissement
omniprésent
d'une
langue
et d’une
culture
qu'elles
ne
connaissaient
pas
toujours.
Certaines
se
souviennent
aussi
de
la
beauté
des
tapis
de
Lodève,
tissés
de
leurs
mains
dépositaires
d'un
savoir-faire
ancestral.
Elles
se
souviennent
de
l'apprentissage
d’une
nouvelle
vie
dans
la
douleur
du
déracinement
subi.
Si nous
célébrons
aujourd'hui
les combattants,
que
cette
année
soit
aussi
l'occasion
d'un
hommage
renouvelé
aux
femmes
de
Harkis
qui,
dans
toutes
les
familles,
ont
été
des
piliers
souvent
peu
reconnus.
En
soutenant
leur
mari,
en
permettant
à
leurs
enfants
de
grandir
dans
les
meilleures
conditions
possibles,
en
trouvant
quelque
chose
en
elles
après
le
désenchantement,
elles
ont,
elles
aussi,
écrit
l'histoire
des
Harkis.
Page
3sur5La
mémoire
des
Harkis,
c'est
aussi
celle
qui
repose
dans
les
souvenirs
des
enfants
qui
ont
grandi
à
Rivesaltes,
Bias,
Saint-
Maurice-l'Ardoise,
Bourg-Lastic,
au
Larzac
et
dans
tous
les
autres
camps.
Arrivés
ou
nés
dans
ces
camps,
en
France
mais
pas
tout-à-
fait
dans
la
République,
ils
ont
grandi
comme
des
reclus,
évoluant
dans
les
limites
de
cet
espace
qui
leur
était
dévolu
et
auquel
ils
étaient
assignés.
Assignés
à
une
vie
dans
laquelle
même
la
devise
républicaine
avait
été
oubliée.
Ce
sont
aussi
les
souvenirs
de
ces
enfants
ou
petits-enfants
de
Harkis
qui,
sans
avoir
fait
l'expérience
du
déracinement
ou
des
camps,
ont
reçu
l'histoire
de
leurs
parents
en
héritage.
Une
histoire
difficile,
douloureuse,
qu'ils
ont
parfois
dû
s'approprier
entre
non-dits
ou
silence
gênés,
qui
a d’autres
fois
été
expliquée
et
répétée.
Une
histoire
à
laquelle
ils ont
dû
faire
une
place
dans
leur
vie,
comme
le feront
à
leur
tour
leurs
enfants
après
eux,
car
elle
doit
être
une
source
de
fierté.
En
rendant
hommage
aujourd'hui
aux
Harkis
et à leurs familles,
nous
célébrons
ce
qu'ils
ont
apporté
à
la
France
en
la
défendant
mais
aussi
la fidélité
remarquable
dont
ils ont
témoigné.
La
mémoire
des
Harkis
est
un
hommage
à
la
meilleure
part
de
la
France.
Elle
doit
être
valorisée,
cultivée,
diffusée.
Plus
que
tout,
elle
doit
être
respectée.
Mais
aujourd'hui
encore,
des
lieux
dédiés
aux
Harkis
sont
vandalisés
ou
dégradés,
quand
ils
ne
deviennent
pas
le
support
d'inscription
haineuse.
Ces
gestes
de
lâcheté
blessent
la
mémoire
des
familles,
insultent
l'honneur
des
combattants,
offensent
la
République
elle-même.
La
Nation
ne
peut
le tolérer.
Car
la
France
ne
peut
oublier
celles
et
ceux
parmi
les
siens
qui
ont
été
si cruellement
meurtris
pour
croire
en
elle.
Vive
la
République
!
Page
4
sur5Vive
la
France!
Page
5 sur5