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PLU - Rapport de présentation - Rapport
Document publié le Jeudi 24 février 2011 par la commune de Saint-Jean-de-Fos.
Lien du pdf (PLU - Rapport de présentation - Rapport)
Thèmes du document : Eau et assainissement, Aménagement du territoire, Environnement,
C O M M U N E D E S A I N T- J E A N - D E - F O S
( 3 4 1 5 0 )
Département de l’Hérault
PLAN LOCAL D’URBANISME
RAPPORT DE PRÉSENTATIONCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 2 2
Sommaire
I. ANALYSE DU TERRITOIRE VÉCU ET DU FONCTIONNEMENT URBAIN................................3
1. Présentation de la commune de Saint-Jean-de-Fos.............................................................4
1.1 Saint-Jean-de-Fos, une commune rurale de la vallée de l’Hérault...................................5
1.2 Un fort ancrage historique.................................................................................................7
1.3 Le contexte institutionnel..................................................................................................9
1.4 Le pôle d’équipements et de services.............................................................................13
2. Le territoire vécu...................................................................................................................14
2.1 Les dynamiques démographiques..................................................................................15
2.2 Les dynamiques résidentielles........................................................................................17
2.3 Les dynamiques socio-économiques..............................................................................20
3. Le fonctionnement urbain....................................................................................................24
3.1 La composition urbaine...................................................................................................25 .
3.2 Les échanges extra et intra-communaux.........................................................................30
II. ÉTAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT ET ANALYSE PAYSAGÈRE....................................35
1. Environnement naturel et équilibres écologiques.............................................................37
1.1 Les composantes du territoire.........................................................................................38
1.2 Habitats naturels et biodiversité.......................................................................................45
2. Approche paysagère du territoire.......................................................................................61
2.1 Les unités paysagères....................................................................................................62
2.2 Les motifs paysagers......................................................................................................66
3. Les pressions exercées sur le milieu...................................................................................75
3.1 Les pressions sur la ressource en eau.............................................................................76
3.2 Les nuisances liées à l’urbain.........................................................................................80
3.3 Les risques naturels........................................................................................................84
3.4 Les servitudes d’utilité publique......................................................................................88
III. EXPLICATION ET JUSTIFICATION DES CHOIX RETENUS POUR ÉTABLIR LE PLAN........89
1. Des enjeux aux orientations générales du PADD..............................................................88
1.1 L’héritage du plan d’occupation des sols........................................................................90
1.2 Les enjeux liés à l’attractivité et au développement durable du territoire.......................92
1.3 Explication des orientations générales du PADD............................................................96
2. Motifs de délimitation des zones........................................................................................104
2.1 Les principes retenus pour la délimitation des zones...................................................105
2.2 Les motifs des changements affectant le zonage..........................................................115
2.3 Les motifs des prescriptions complémentaires figurant aux documents graphiques.....125
3. Motifs de délimitation des règles applicables et des orientations d’aménagement......129
3.1 Les motifs de définition des règles applicables...............................................................130
3.2 Les motifs des orientations d’aménagement et de programmation................................153
IV. INCIDENCES DE LA MISE EN OEUVRE DU PLAN SUR L’ENVIRONNEMENT ET PRISE EN COMPTE DE SA PRÉSERVATION ET DE SA MISE EN VALEUR......................156
1. Incidences du plan sur les équilibres écologiques et les ressources naturelles.........157
1.1 Incidences sur les équilibres écologiques.....................................................................158
1.2 Incidences sur la ressource en eau..............................................................................159
1.3 Incidences sur le potentiel agronomique des sols........................................................163
1.4 Incidences sur la maîtrise de l’énergie.........................................................................164
2. Incidences du plan sur le patrimoine paysager...............................................................165
2.1 Incidences sur les paysages naturels et forestiers........................................................166
2.2 Incidences sur les paysages agricoles..........................................................................166
2.3 Incidences sur les paysages bâtis et péri-urbains..........................................................167
2.4 Incidences sur les sites classés.....................................................................................168
3. Incidences du plan sur les risques et nuisances..............................................................169
3.1 Incidences sur les risques naturels...............................................................................170
3.2 Incidences sur les nuisances........................................................................................172
4. L’articulation du plan avec les plans et programmes supra-communaux.....................175
RAPPORT DE PRÉSENTATIONCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 3
I - ANALYSE DU TERRITOIRE VÉCU
ET DU FONCTIONNEMENT URBAINCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 4
1. Présentation de la commune de Saint-Jean-de-FosCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 5
1. Présentation de la commune de Saint-Jean-de-Fos
1.1 SAINT-JEAN-DE-FOS, UNE COMMUNE RURALE DE LA
VALLÉE DE L’HÉRAULT
La commune de Saint-Jean-de-Fos est située en région Languedoc-Roussillon,
au Nord-Est du département de l’Hérault, dans l’arrondissement de Lodève.
Couvrant une superficie de 1419 hectares, elle s’implante au cœur de la vallée
de l’Hérault, entre le Causse du Larzac et les Garrigues héraultaises. Le lit de
l’Hérault dessine les limites Est et Sud du territoire communal. Au pied des
Monts de Saint-Guilhem, le village s’élève à 95 mètres au dessus du niveau de
la mer, lui permettant de dominer la plaine agricole vallonnée qui s’étend vers
le Sud.
D’abord inscrit dans la mouvance de l’abbaye de Gellone, le village millénaire
a bâti sa réputation au fil des siècles sur l’art de la céramique et la qualité
de ses productions viticoles et oléicoles. Un temps disparus, ces savoir-faire
multiséculaires fondent aujourd’hui l’image de marque de la commune. Les
pratiques agricoles ont façonné un paysage rural remarquable.
La commune est située à une vingtaine de kilomètres à l’Est de Lodève
(sous-préfecture de l’Hérault) et à une trentaine au Nord-Ouest de Montpellier
(préfecture du département et de région). La commune bénéficie d’un
positionnement stratégique à la confluence des aires d’influence de Montpellier,
de Béziers et de Millau, à proximité de la route N109 et de l’autoroute A75. Cette
situation favorable a conduit, ces dernières décennies, à un développement
démographique et urbain accéléré. La commune compte 1517 habitants en
2009. (1)
La commune s’est dotée en 1989 d’un plan d’occupation des sols qui a porté le
développement urbain du territoire sur ces deux dernières décennies. Sous le
coup d’une forte pression démographique et foncière, il est apparu nécessaire de
définir un nouveau projet de territoire dans une perspective de développement
durable. Par délibération du 24 février 2011, le Conseil Municipal a prescrit sa
révision et sa transformation en plan local d’urbanisme (2) .
(1) Source INSEE : Populations légales 2009 entrées en
vigueur le 1 er janvier 2012 (2)
Un premier plan local d’urbanisme, approuvé en 2008, a
été annulé pour vice de forme en 2010
Saint-Jean-de-Fos, une position
stratégique en coeur d’Hérault
SAINT-JEAN-DE-FOS
Région Languedoc-Roussillon
Département de l’Hérault (34)
Arrondissement de Lodève
Canton de Gignac
Superficie : 1419 ha
Population totale (2009) : 1541 hab. (2)
Population municipale (2009) : 1517 hab. (2)
Altitudes : 30 m - 528 m
Saint-Jean-de-Fos
dans la région et le département
Montpellier
Nîmes
Mende
Béziers
Narbonne
Carcassonne
Perpignan
HERAULT
GARD
LOZÈRE
AUDE
PYRÉNÉES
ORIENTALES
Méditerranée
N
Source carte : www.coeur-herault.frCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 6
1. Présentation de la commune de Saint-Jean-de-Fos
LES LIMITES COMMUNALESCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 7
1. Présentation de la commune de Saint-Jean-de-Fos
1.2 UN FORT ANCRAGE HISTORIQUE
1.2.1 Les origines de la commune
Les vestiges archéologiques attestent d’une présence et d’une industrie humaines sur le territoire communal depuis
la préhistoire et l’époque romaine mais la naissance de la commune ne remonte qu’au début du IX e siècle. En 804,
Saint Guilhem, duc d’Aquitaine et comte de Toulouse, cousin de Charlemagne, fait don à l’abbaye de Gellone du fisc
royal de Litenis et des églises Saint-Geniès et Saint-Jean. Sanctuaire de style roman, l’abbaye de Gellone constitue
l’un des plus importants foyers spirituels et culturels du Languedoc médiéval, bénéficiant à travers les siècles du
rayonnement de son saint fondateur et de la présence en ses murs des trésors qu’il y abrita.
L’abbé de Gellone devient ainsi le seigneur de Saint-Jean-de-Fos jusqu’à la Révolution. Litenis reste un petit village
jusqu’à l’édification du pont sur l’Hérault reliant les deux grandes abbayes de Gellone et d’Aniane : le Pont du Diable.
Entrepris en 1030 par les deux abbayes, le Pont du Diable constitue le plus vieux pont roman encore existant en
France et une étape pour les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, dont les chemins sont classés au Patrimoine
Mondial de l’UNESCO.
Le village commence alors à se développer, en circulade, autour de l’église. En 1162, des remparts sont édifiés pour
protéger les villageois, essentiellement des agriculteurs et des éleveurs. La commune prend le nom de Saint-Jean-
de-Fortis.
1.2.2 La commune au fil du temps
Au XIVe siècle, l’économie communale entre dans une grande période de prospérité avec l’apparition des ateliers de
potiers exploitant les importantes carrières d’argile offertes par le sol communal. La commune se développe et sort
de ses remparts. Les poteries de Saint-Jean-de-Fos rayonnent dans toute la région jusqu’au milieu du XIXe siècle. En
1828, la commune atteint son apogée démographique et économique : 1600 habitants, 70 fours de potiers.
À la fin du XIXe siècle, s’enclenche un vif déclin : les ateliers de potiers ferment un à un. Le dernier four est arrêté
en 1920. L’économie s’oriente alors vers la tonnellerie pour le conditionnement des olives confites et du vin de pays,
activité qui périclite avec les grandes gelées des cultures.
De nos jours, Saint-Jean-de-Fos est une petite commune médiévale, agricole et touristique pourvue de formidables
richesses patrimoniales : village en circulade, Pont du Diable, Grotte de Clamouse, Gorges de l’Hérault, proximité de
l’abbaye de Gellone. L’activité céramique a repris depuis 1992 avec l’installation de nouveaux ateliers qui perpétuent
la tradition artisanale et sa gloire passée.
L’abbaye de Gellone sur la commune
de Saint-Guilhem-le-Désert
Le Pont du DiableCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 8
Site archéologique
Site étendu
Localisation incertaine
1. Présentation de la commune de Saint-Jean-de-Fos
1.2.3 Le patrimoine historique
Les vestiges archéologiques
L’inventaire et la carte des sites archéologiques établis par le Service Régional de l’Archéologie
et reproduits ci-contre reflètent l’état des connaissances au 15 avril 2011 sans préjuger des
éventuelles découvertes à venir.
Ces sites font l’objet d’une protection réglementaire : Livre V du Code du Patrimoine relatif à
l’archéologie et en particulier le Titre II relatif à l’archéologie préventive et l’article L114-2 relatif
aux sanctions pénales ; article R111-4 du Code de l’Urbanisme.
Les Monuments Historiques
Le Pont du Diable constitue un élément patrimonial dont l’intérêt historique justifie qu’il fasse
l’objet d’une protection accrue, au titre de la Loi du 31 décembre 1913 sur les Monuments
Historiques. Entrepris à partir de 1036 pour franchir l’Hérault, il serait le plus vieux pont de style
roman de France. Appelé « Pont du Gouffre Noir » jusqu’au XIVe siècle en raison de l’étroitesse
des gorges de fleuve, l’ouvrage permettait de faire communiquer les deux grandes abbayes
de Gellone et d’Aniane. Sa fondation a donné naissance à une légende selon laquelle Saint
Guilhem aurait déjoué les méfaits d’un Diable réduisant à néant chaque nuit les travaux du
jour. En 1932, l’accès au pont est fermé. Un nouveau pont est érigé pour relier les deux rives
du fleuve. Cœur du Grand Site de France® St-Guilhem-le-Désert - Gorges de l’Hérault, le Pont
du Diable, lieu de passage millénaire, est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre
des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Par arrêté ministériel du 12 décembre 1996,
le pont est classé Monument Historique.
L’ancien atelier de potier Albe Sabadel avec notamment, son four et tous les éléments immeubles
liés à l’activité de poterie, dont le puits, est inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques
par arrêté préfectoral en date du 10 octobre 2005, en raison de la rareté de ce témoignage
authentique d’une production de céramique traditionnelle. Un périmètre de protection modifié
est en cours d’étude, sur proposition de l’Architecte des Bâtiments de France.
En 2011, la mairie a formulé auprès du Service Territorial de l’Architecture et du Patrimoine
(STAP) une demande d’inscription aux Monuments Historiques de la chapelle Saint-Geniès et
de l’église Saint-Jean.
LES SITES ARCHÉOLOGIQUES
1. Grotte sépulcrale néolithique
de la Clamouse
2. Église médiévale de Saint-Geniès
3. Moulins à eau de Clamouses
(Moyen-âge classique)
4. Village médiéval
5. Occupation gallo-romaine
à Sesquière
6. Occupation néolithique/âge du fer
à Sesquière
8. Pont du DiableCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 9
1. Présentation de la commune de Saint-Jean-de-Fos
1.3 LE CONTEXTE INSTITUTIONNEL
Si la commune est une échelle pertinente pour une gestion humaine de proximité, elle
relève aussi d’autres périmètres de solidarité intercommunale ayant vocation à intervenir
sur le sol communal.
La commune de Saint-Jean-de-Fos est engagée dans plusieurs structures intercommunales
lui permettant de mettre en commun ses moyens avec des communes voisines qui
partagent des enjeux analogues, pour une gestion stratégique (intercommunalité de projet)
et technique (intercommunalité de gestion) du territoire à une échelle supracommunale.
Leur description favorisera la lisibilité de l’action publique et de ses potentialités.
LES INTERCOMMUNALITÉS
DE PROJET
Communauté de communes
de la Vallée de l’Hérault
28 communes
32.298 habitants
481 km²
Pays Coeur d’Hérault
77 communes
3 intercommunalités
70.000 hab.
1300 km²
SCOT du Coeur d’Hérault
49 communes
2 intercommunalités
55.500 hab.
720 km²
HÉRAULT
Méditerranée
Montpellier
Béziers
Grand Site de France®
St-Guilhem-le-Désert - Gorges de l’Hérault
5 communes
6132 hab.
132,8 km²
N
Saint-Jean-de-FosCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 10
1. Présentation de la commune de Saint-Jean-de-Fos
1.3.1 Les intercommunalités de projet
La Communauté de Communes de la Vallée de l’Hérault
Créée le 23 décembre 2004, la Communauté de Communes de la Vallée de l’Hérault
(CCVH), réunit les 28 communes des cantons de Gignac et d’Aniane et notamment Saint-
Jean-de-Fos, soit une population de 32.298 habitants (en 2008). Elle est traversée par
l’Hérault (N/SO) et l’A750 (E/O).
1. Les compétence obligatoires
▪ Aménagement de l’espace communautaire : SCOT, aménagement rural, Zones
d’Aménagement Concerté d’intérêt communautaire, outils d’analyse et de gestion de
l’espace (SIG), ...
▪ Développement économique : zones d’activités d’intérêt communautaire, actions de
développement économique, ...
2. Les compétences optionnelles
▪ Voirie communautaire : création, aménagement et entretien de la voirie communautaire
▪ Élimination et valorisation des déchets des ménages et déchets assimilés
3. Les compétences facultatives et supplémentaires
▪ Protection et mise en valeur de l’environnement, le cas échéant dans le cadre de schémas
départementaux et de soutien aux actions de maîtrise de l’énergie
▪ Politique du logement social d’intérêt communautaire et action, par des opérations
d’intérêt communautaire, en faveur du logement des personnes défavorisées (Programme
local de l’habitat, opérations programmées d’amélioration de l’habitat...)
▪ Construction et gestion des aires d’accueil et de stationnement des gens du voyage
▪ Sport et culture
▪ Opération Grand Site de France® Saint-Guilhem-le-Désert - Gorges de l’Hérault
▪ Tourisme
▪ Schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE)
▪ SYDEL Coeur d’Hérault : actions relatives au Pays Cœur d’Hérault
▪ Centre local d’information et de coordination (CLIC) gérontologique :
▪ Zones de développement de l’éolien (ZDE)
▪ Enfance / jeunesse
Le Grand Site de France® Saint-Guilhem-le-Désert - Gorges de l’Hérault
Cette opération constitue un instrument de remise en état et de valorisation du patrimoine
naturel et bâti remarquable. Mise en œuvre depuis 1998 et gérée par la Commission
Grand Site, elle regroupe les communes de Saint-Guilhem-le-Désert, Saint-Jean-de-Fos,
Aniane, Puéchabon et Montpeyroux.
Elle vise à permettre sur ce territoire remarquable, avec le partenariat de l’État (Ministère
de l’Écologie, Préfecture, DREAL, DRAC, STAP, ONF), des collectivités territoriales
(Conseil Régional et Conseil Général) ainsi que d’autres structures (Pays, Offices du
Tourisme, associations), la réalisation d’un équilibre entre développement économique,
protection et mise en valeur du site et qualité de vie.
Elle a permis la rénovation de la Place de la Mairie à Saint-Jean-de-Fos et de la Place de
l’Église à Puéchabon, la restauration du chemin caladé jusqu’au Porchet à Saint-Guilhem-
le-Désert et la mise en place d’un point d’accueil au Pont du Diable et d’un point d’accueil
environnement à la Croix-de-Jean.
Sont à l’étude un plan de circulation et de stationnement dans les Gorges de l’Hérault et
un PLAC concernant la restauration d’olivettes à Saint-Guilhem-le-Désert.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 11
1. Présentation de la commune de Saint-Jean-de-Fos
Le Pays Coeur d’Hérault
Au sein d’un espace géographique de centralité, le Pays «Cœur d’Hérault » regroupe 77
communes du département constituées en 3 structures intercommunales (CC Vallée de
l’Hérault, CC Lodévois et Larzac, CC du Clermontais) et deux communes indépendantes
(Saint-Félix-de-Lodez et Lacoste) pour une population totale de 70.000 habitants.
Constituée en association depuis 2001, la structure porteuse du Pays est devenue un
syndicat mixte courant 2005 (SYDEL Coeur d’Hérault). La Charte de Développement
durable 2003-2013, approuvée en février 2003, consacre les orientations, les objectifs
de développement et les méthodes de fonctionnement souhaités par les acteurs locaux
(élus, socioprofessionnels, associatifs, …). Elle est structurée autour de 4 grands axes
(voir ci-contre) qui ont débouché sur la définition de programmes d’action et d’un contrat
de pays.
Le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) du Coeur d’Hérault
Par arrêté préfectoral du 11 octobre 2012, le périmètre du SCOT Cœur d’Hérault incluant
le territoire de la CCVH, de la CC du Clermontais et de la commune de Saint-Félix-de-
Lodez (prochainement intégrée à la CC du Clermontais) a été arrêté.
La CCVH, compétente en matière d’élaboration du SCOT, a validé la proposition de ce
périmètre le 6 février 2012 et le Conseil Général a émis un avis favorable le 24 mai 2012.
Le périmètre doit être arrêté par le préfet.
Les 4 grands axes de la charte du Pays et les mesures induites
1. L’organisation et l’union des acteurs du territoire
Mettre en place une organisation et une régulation à l’échelle du Pays pour mettre en cohérence les actions du développement et obtenir une cohésion territoriale : - structurer l’organisation des acteurs locaux à l’échelle du Pays pour faciliter leur mise en relation,
- définir les missions et périmètres d’intervention pertinents des différents acteurs du territoire (locaux ou extérieurs intervenants localement),
- se concerter avec les territoires voisins et construire des partenariats externes.
2. Un urbanisme cohérent harmonieux, maîtrisé et intégré
Mettre en œuvre une politique d’urbanisme, de maîtrise de la croissance et de gestion des espaces à l’échelle du Pays :
- renforcer le maillage du territoire par un réseau de bourgs centre (Aniane, Clermont- l’Hérault, Gignac, Lodève, Saint-André-de-Sangonis), source d’équilibre, d’équité et de complémentarité,
- concrétiser une politique foncière d’accueil de population et d’activités qui respecte les équilibres, le patrimoine et la qualité paysagère des villages,
- mener une politique agri-environnementale volontariste pour que l’agriculture continue d’être un facteur de cohérence du territoire,
- préserver et valoriser les espaces naturels.
3. La qualité de vie et la cohésion sociale
Considérer la personne, animer le cadre de vie et préserver sa qualité pour satisfaire les besoins essentiels des individus et conserver un lien social facteur d’intégration et de cohésion :
- rechercher une mixité démographique sociale et d’âge qui soit source de cohésion et d’équilibre par une offre complète et accessible de services aux personnes et par une lutte contre les facteurs d’exclusion et de disparité sociale,
- consolider le lien social en favorisant l’animation et la vie associative.
4. La création d’emplois et de richesses localement
Valoriser les ressources locales, se positionner sur de nouveaux créneaux et appuyer les innovations pour générer un développement dynamique ancré localement et en capacité d’évolution :
- renforcer les filières et les secteurs d’activités présents sur le territoire, - diversifier l’économie locale en alternative et en complémentarité avec le littoral héraultais (en particulier l’agglomération de Montpellier),
- encourager et soutenir l’innovation localement et valoriser le potentiel de la ressource humaine pour consolider l’emploi.
Source : www.coeur-herault.frCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 12
1. Présentation de la commune de Saint-Jean-de-Fos
1.3.2 Les intercommunalités techniques
Alimentation en eau potable, irrigation
Créé en 1984, le Syndicat Intercommunal d’Alimentation en Eau du Puits du Drac exploite
en régie un réseau d’eau potable alimentant les communes de Saint-Jean-de-Fos,
Montpeyroux, Arboras et Lagamas, soit 3000 habitants.
L’Association Syndicale Autorisée du Canal de Gignac est l’une des plus anciennes
associations d’usagers pour l’irrigation en France (1890). Ayant fait réaliser la canal de
Gignac pour acheminer l’eau puisée dans l’Hérault pour l’irrigation des cultures, l’ASA
est chargée de la distribution d’eau brute, de la gestion et de l’entretien des ouvrages et
installations reliés au canal.
Gestion des eaux et inondation
Le Syndicat mixte du Bassin du fleuve Hérault, créé en 2009, est chargé de mettre en
œuvre la politique de l’eau définie par le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux
(SAGE) du fleuve Hérault.
Voirie
Le Syndicat intercommunal de voirie regroupe les communes de Saint-Jean-de-Fos,
Lagamas, Aniane et Montpeyroux. Il est compétent pour la gestion et la mise en commun
de matériel pour l’entretien et les travaux de voirie.
Déchets
En 1998, les CC Vallée de l’Hérault, du Clermontais et Lodévois et Larzac se sont regroupées
au sein du Syndicat Centre Hérault pour lui confier la compétence « traitement des déchets
ménagers » et assurer un service mutualisé et adapté au territoire. Le Syndicat gère un
réseau de 14 déchetteries, traite les biodéchets sur une plate-forme de compostage et
enfouit les déchets résiduels. Il a également en charge les colonnes de tri sélectif (papier,
verre et emballages).
Énergie
Créé en 1990, le Syndicat mixte Hérault Énergies est l’autorité organisatrice de distribution
publique d’énergie pour près de 320 communes de l’Hérault. Il programme les travaux et
autres dispositions locales à mettre en œuvre afin d’organiser au mieux la distribution. Le
syndicat contrôle que le réseau est correctement exploité et entretenu.
Le Syndicat d’Électrification de la Clamouse regroupe depuis 1969 les communes de
Saint-Jean-de-Fos, Jonquières, Montpeyroux et Saint-Saturnin-de-Lucian soit 3500
habitants. Il est compétent en matière d’électrification rurale et adhère au syndicat mixte
Hérault Énergies.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 13
1.4 LE PÔLE DE SERVICES ET ÉQUIPEMENTS PUBLICS
Les services et équipements communaux constituent un pôle de proximité adéquat pour
une commune de 1517 habitants, d’autant qu’il est complété par ceux des communes de
l’intercommunalité. Pour une offre plus ciblée ou spécialisée (enseignement secondaire,
établissements hospitaliers, ...), il convient toutefois de se déplacer sur un bassin de vie
assez vaste allant de Clermont-l’Hérault à Montpellier.
Le pôle d’équipements communal constitue un facteur d’attractivité pour l’installation de
nouvelles populations, soutenu et animé par un réseau associatif très actif sur le plan
culturel, sportif et de loisirs. Ce pôle nécessite non seulement d’être maintenu et entretenu
pour pérenniser l’offre aux habitants mais au delà, d’être développé pour affirmer
l’attractivité de la commune.
Dans le cadre du réseau public départemental Num’hér@ult, la commune est éligible au
haut débit via deux technologies, l’ADSL - via le réseau téléphonique et les NRA (Noeud
de Raccordement d’Abonnés) de Gignac et d’Aniane - et le Wifimax - via l’antenne-relais
radio située sur la commune.
1. Présentation de la commune de Saint-Jean-de-Fos
Services administratifs et techniques, équipements municipaux :
- services municipaux (mairie)
- bureau de Poste
- Syndicat d’Électrification de la Clamouse (siège)
- salle polyvalente
- cimetière municipal
Équipements scolaires :
- une école maternelle publique
- une école primaire publique (117 élèves)
- une école primaire privée (45 élèves)
Équipements culturels, sportifs et de loisirs :
- Argileum La Maison de la Poterie
- bibliothèque
- stade
- boulodrome
- courts de tennis (2)
- baignade en rivière
Services sanitaires :
- aucun établissement public de santé
Établissements sociaux :
- halte-garderie (1)
- Familles rurales (animation adolescents)
- Accueil de loisir sans hébergement (ALSH) - hors période scolaire
- Accueil de loisir associé à l’école (ALAE) - hors horaires scolaires et vacancesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 14
2. Le territoire vécuCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 15
2. Le territoire vécu
2.1 LES DYNAMIQUES DÉMOGRAPHIQUES
2.1.1 Tendances démographiques et caractéristiques de la population
Une augmentation démographique issue d’un important solde migratoire
La forte attractivité du département de l’Hérault se traduit par l’augmentation démographique
annuelle la plus forte de France : 1000 arrivants supplémentaires par mois dans le
département. Si le littoral s’avère une terre d’accueil privilégiée (40% des nouveaux arrivants),
le prix du foncier conjugué à la proximité de l’agglomération de Montpellier desservie par
une infrastructure routière performante (A750), le Cœur d’Hérault se trouve exposé à une
croissance démographique soutenue.
La CCVH a ainsi accueilli près de 6800 habitants supplémentaires entre 1999 et 2009 sur la
base d’une variation annuelle due au solde migratoire de + 2,3 % par an. Le Programme Local
de l’Habitat (PLH) (1) table d’ailleurs sur une croissance équivalente sur la période 2007-2013.
La population nouvelle se fixe essentiellement dans les principaux pôles urbains de la CCVH
(Gignac, Saint-André-de-Sangonis, Saint-Pargoire, Le Pouget, Aniane à l’exception de
Montarnaud) et dans les communes riveraines de l’Hérault.
En 2009, la population municipale s’élève à 1517 habitants, plaçant Saint-Jean-de-Fos
parmi les sept communes les plus peuplées de la CCVH. La croissance démographique se
fonde sur un important flux migratoire de + 3,1 % par an entre 1999 et 2009. La croissance
enregistrée depuis 1999 (+ 355 habitants) excède ainsi d’un tiers la croissance totale qu’a
connu la commune sur les trois décennies précédentes.
Cette forte dynamique migratoire s’explique par deux phénomènes :
- pour une part, Saint-Jean-de-Fos bénéficie de l’attractivité du département, avec l’installation
de nouveaux arrivants originaires de la France entière ;
- pour une autre part, bien plus marquée, la commune bénéficie d’un report des populations des
zones urbaines du département (littoral, agglomération de Montpellier, zone Lodève/Clermont-
l’Hérault) vers les communes de l’arrière-pays où le prix du foncier est plus accessible.
Cette forte tendance permet de compenser un solde naturel négatif qui tend toutefois à
s’améliorer sous l’impulsion de la dynamique migratoire.
La tendance à la croissance démographique se confirme sur les années 2009-2011 au vu de
l’effectif de logements autorisés (+ 58 logements). La population en juillet 2012 pourrait ainsi
avoisiner les 1650 habitants.
0 2 km
> 4
3 - 3,99
2 - 2,99
1 - 1,99
0 - 0,99
Taux de croissance
annuel moyen en %
Saint-Guilhem
le-Désert
Puéchabon
Aniane
Saint-Jean
de-Fos
Montpeyroux
Arboras
Saint-Saturnin
de-Lucian
Saint-Guiraud
Jonquières
Saint-André
de-Sangonis
Lagamas
Gignac
La Boissière
Argelliers
Montarnaud
Saint-Paul
et-Valmalle
Aumelas Vendémian
Popian
Pouzols
Saint-Bauzille
de-la-Sylve
Le Pouget
Tressan
Puilacher
Plaissan Bélarga
Campagnan
Saint-Pargoire
N
ÉVOLUTION DÉMOGRAPHIQUE COMPARÉE 1999-2009 - CCVH
ÉVOLUTION DE LA POPULATION MUNICIPALE 1968-2009-2012
Source des données : INSEE Données locales 2009 et extrapolation 2012
(1) Programme Local de l’Habitat - Communauté de Communes Vallée de l’Hérault et Communauté de Communes du Clermontais - Février 2008
années 1968 1975 1982 1990 1999 2009 2012
population 939 861 905 1011 1162 1517 1650 ?Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 16
2. Le territoire vécu
Le rajeunissement de la population
De manière générale, la France connaît un vieillissement de sa population avec une
érosion par le bas de la pyramide des âges. Saint-Jean-de-Fos enregistre une tendance
contraire insufflée par la dynamique migratoire : l’installation de familles avec enfants sur
la commune permet de renverser la pyramide des âges et d’instiguer un rajeunissement
notable de la population. Entre 1999 et 2009, l’indice de jeunesse s’améliore en passant
positif, indiquant qu’aujourd’hui les moins de 20 ans sont plus nombreux que les 60 ans et
plus, tant en effectif qu’en proportion dans la population globale.
Ce rajeunissement constaté de la population se pose en écho à l’amélioration lente
mais progressive du solde naturel, à son meilleur niveau depuis 1968 (bien que toujours
négatif), et permet d’envisager à terme un renouvellement endogène de la population
comme composante de la dynamique démographique.
Le rajeunissement de la population pose toutefois la question des services et équipements
disponibles (établissements scolaires et éducatifs, de petite enfance, équipements sportifs,
...) et des usages qui en découlent (déplacements, ...).
Le desserrement des ménages
La structure des ménages est marquée par une mutation progressive caractérisée
par un phénomène de ‘‘desserrement’’. « Le desserrement des ménages résulte de la
décohabitation définie comme le moment où une personne quitte un ménage pour en
former un autre. Les formes de décohabitations sont multiples mais les deux principales
sont la décohabitation juvénile (un jeune quitte le domicile de ses parents pour habiter de
façon indépendante) et la décohabitation par éclatement familial consécutif à la séparation
du couple » (Jean-Claude DRIANT - « Les marchés locaux du logement » - 1995)
2009 1999
Effectif % Effectif %
Moins de 20
ans 369 24,32 259 22,30
60 ans et
plus 394 25,97 391 33,65
Indice de
jeunesse 0,93 0,66
Source des données : INSEE Données locales 2009 et RGP 1999
Le desserrement des ménages est un phénomène d’ampleur nationale qui se déploie
aussi bien dans les milieux urbains et péri-urbains que dans les communes rurales. Il est le
corollaire des mutations sociétales contemporaines qui affectent la structure classique de
la cellule familiale (décohabitation, augmentation des familles monoparentales, ...). Il est
déjà en plein exercice dans les aires métropolitaines et notamment autour de Montpellier.
À Saint-Jean-de-Fos, le phénomène se fait encore peu sentir, le nombre moyen de
personnes par ménage restant relativement stable depuis 1982 (autour de 2,4 pers./ mén.).
Il commence toutefois à s’infléchir depuis les années 2000 (48 % des Jeannifossiens de
15 ans et plus étant aujourd’hui célibataire, divorcé ou veuf).
La prise en compte de l’effet de desserrement constitue un paramètre singulier du projet
de territoire car, pour une population donnée, les besoins en logement s’accroissent sous
le coup du desserrement des ménages.
2.1.2 Les perspectives d’évolution démographique
Saint-Jean-de-Fos bénéficie d’un contexte départemental et intercommunal favorable
et de dynamiques endogènes positives. Tous les marqueurs communaux et supra-
communaux permettent d’envisager une poursuite de la croissance démographique à un
rythme soutenu.
Une croissance «au fil de l’eau» reposant sur les dynamiques intercommunales 1999-
2009 (une variation annuelle de + 2,4 %) équivaudrait à l’accueil d’environ 480 nouveaux
habitants à l’horizon 10 ans.
Pour autant, pression démographique et consommation foncière étant intimement liées,
il n’est pas souhaitable que la commune connaîsse une croissance démographique
susceptible de mettre à mal l’équilibre de la commune et de son cadre de vie. Un tel flux
pose en effet l’enjeu de l’organisation de l’espace pour accueillir les populations nouvelles
dans les conditions d’un développement durable.
Par ailleurs, il convient de maîtriser la croissance démographique au regard des pressions
induites sur les équipements et ressources de la commune.
L’objectif démographique pour les 10 années à venir est ainsi fixé à l’accueil de 300
habitants supplémentaires, correspondant à un scénario démographique modéré.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 17
2. Le territoire vécu
1946 1970 2000
Source vues aériennes IGN
2.2 LES DYNAMIQUES RÉSIDENTIELLES
2.2.1 Évolution historique du cadre bâti
« Un village dont les origines remontent à l’an 1000 et qui s’est développé autour de son église
de style roman. Construit d’abord comme un quadrilatère, il s’est ensuite inclus dans une
ellipse (ses remparts) pour se donner une forme arrondie afin de pallier les angles morts et
s’assurer, ainsi, une meilleure protection ». (1)
L’église de Saint-Geniès-de-Liténis, fondée au VIIe siècle, correspond au berceau du premier
village. Au XI e siècle, avec la création du Pont du Diable, le village se déplace vers sa position
actuelle perchée au-dessus de l’Hérault.
Fortifié au XIIe siècle, le village est sorti de ses remparts au XIIIe siècle : des faubourgs, au plan
orthonormé autour de la circulade, se construisent alors vers la plaine entre les XIIIe et XVI e
siècles.
À partir du XIXe siècle, avec l’essor de la vigne, les maisons s’ornent de décorations évoquant
cette culture. Des mas isolés liés aux activités agricoles s’implantent ponctuellement dans
l’ensemble du territoire communal.
Depuis 1950, la surface habitée a triplé, se développant entre les principaux axes de
communication. Les extensions de la deuxième moitié du XX e siècle correspondent à de
l’habitat individuel très consommateur d’espace. Elles se sont réalisées en deux temps. Dans
les années 1960-1970, le village s’est étendu vers le fleuve au-delà du ruisseau de l’Abus,
profitant de l’axe important vers Aniane. Dans les années 1980-1990, les constructions se sont
répandues en direction de la plaine à l’ouest.
(1) Marie-Claire Pit. Vent Sud. «Les belles médiévales». Trimestriel. Mars 2005. n°10. Page 74
ÉVOLUTION DU CADRE BÂTICommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 18
2.2.2 Tendances résidentielles et caractéristiques du parc de logements
Un phénomène de résidentialisation affirmé
Depuis la fin des années 1960, le parc résidentiel n’a cessé de croître sous le coup de
la dynamique démographique. Le nombre de logements a ainsi été multiplié par 1,85 en
quatre décennies, pour compter 840 logements en 2009. Entre 1999 et 2009, la forte
poussée démographique (+ 355 habitants) a induit une accélération de la dynamique
résidentielle (+ 186 logements), reposant à 90 % sur les résidences principales. Celle-
ci se confirme au vu de l’effectif de logements autorisés sur la période 1999-2009 (+ 58
unités)
Le parc de logements actuel se caractérise par une forte prédominance des résidences
principales (75,1 %). Saint-Jean-de-Fos présente donc une vocation résidentielle
sédentaire affirmée, liée au report d’actifs sur les communes de l’arrière-pays. La dynamique
résidentielle s’est peu appuyée sur le renouvellement du parc existant, au bénéfice d’une
dynamique constructive massive. Le parc de logements vacants est resté stable entre
1999 et 2009 (respectivement 71 et 70 logements vacants), correspondant à cette dernière
date à 8,4 % du parc (légèrement au-dessus de la moyenne intercommunale). On estime
la vacance nécessaire à la mobilité et à la fluidité du marché entre 2 et 4 %. Le fichier
FILOCOM (1) mentionne 101 logements potentiellement indignes en 2007, soit environ
17 % des résidences principales à cette date. Au regard de la vétusté des logements du
centre ancien, les nouveaux arrivants ont délaissé le réinvestissement des logements
vacants pour préférer un habitat récent proposant un meilleur niveau de confort et un
espace extérieur.
La dynamique constructive s’est traduite spatialement par une extension du cadre bâti se
caractérisant par une multiplication des maisons individuelles, réalisées individuellement
ou dans le cadre de lotissements. Malgré ce phénomène de résidentialisation, la tâche
urbaine est restée concentrée autour du village initial.
(1) Fichier du logement communal (FILOCOM) établi par la Direction Générale des Impôts
2. Le territoire vécu
ÉVOLUTION DU PARC DE LOGEMENTS 1968-2009-2012
Années 1968 1975 1982 1990 1999 2009 2012
Parc (log.) 448 477 556 595 654 840 898 ?
Variation (log.) - + 29 + 79 + 39 + 59 + 186 + 58
Source des données : INSEE Données locales 2009
et logements autorisés sur la commune pour les années 2009, 2010 et 2011
Les déséquilibres du parc de logements
Modes d’habitat
La résidentialisation de la commune et la primeur donnée à la construction neuve se
prolongent dans un fort déséquilibre des modes d’habitat. Sur la période 1999-2009, la
dynamique constructive a privilégié à 75 % la maison individuelle.
Pour autant, l’écart très prononcé en 1999 entre maisons et appartements s’est réduit dans
les années 2000 avec la réalisation de logements collectifs (+ 47). La maison individuelle
reste néanmoins le mode d’habitat le plus usuel dans la commune (92,1 % du parc).
L’habitat collectif est favorable à une gestion économe des espaces. L’effort doit donc être
maintenu.
L’analyse de l’évolution du nombre de pièces par logement confirme la préférence donnée
à la maison individuelle et le profil démographique privilégié des nouveaux habitants
(familles avec enfants). Les résidences principales composées de 4 pièces et plus ont
fortement progressé entre 1999 et 2009 (+146 logements).
2009 1999
Effectif % Effectif %
Logements 840 100 654 100
Résidences principales 631 75,1 460 70,3
Résidences secondaires 139 16,5 123 18,8
Logements vacants 70 8,4 71 10,9
RÉPARTITION PAR CATÉGORIE DE LOGEMENTS
Source des données : INSEE Données locales 2009
RÉPARTITION PAR TYPE DE LOGEMENTS
2009 1999
Effectif % Effectif %
Maisons 774 92,1 624 95,4
Appartements 65 7,7 18 2,8
Source des données : INSEE Données locales 2009Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 19
2. Le territoire vécu
2.2.3 Évaluation quantitative des besoins en logements
Nombre de logements nécessaires pour accompagner la croissance démographique
Les perspectives d’évolution démographiques tendent, selon une croissance au fil de
l’eau, à une augmentation démographique de l’ordre de 300 habitants à l’horizon 10 ans.
Cette pression démographique induit une pression foncière qui nécessite d’étoffer l’offre
en logements en terme quantitatif.
Sur la base d’une hypothèse de 2,3 personnes par ménage à l’horizon 10 ans,
l’accroissement prévisible de la population (+300 habitants) pourrait se traduire
par un besoin de l’ordre de 217 résidences principales nouvelles :
300 hab. / 2,3 pers. /mén. = 130 log.
Nombre de logements nécessaires pour contenir l’effet de desserrement
L’effet de desserrement des ménages a une répercussion directe sur le parc de logements
puisque, pour une population donnée, les besoins en logements s’accroissent au vu de la
réduction de la taille des ménages.
Considérant une population estimée à 1650 habitants en 2012 et un parc résidentiel
estimé à 689 résidences principales (RP) en 2012 et sur la base d’une hypothèse de
2,3 personnes par ménage à l’horizon 10 ans, l’effet de desserrement pourrait se
traduire par un besoin de l’ordre de 28 résidences principales nouvelles :
(1650 hab. / 2,3 pers./mén.) - 689 RP = 28 log.
Nombre total de logements nécessaires à l’horizon 10 ans
158 nouvelles résidences principales, arrondies à 160, seraient nécessaires pour
répondre à la croissance démographique et contenir l’effet de desserrement.
Le déficit de logement social
Pour répondre aux pressions démographiques qui s'exercent sur le département et aux
objectifs de la loi SRU, le Conseil Régional Languedoc-Roussillon et le Conseil Général
de l'Hérault mènent une politique volontariste en matière d'habitat social.
La commune ne compte aucun logement HLM, le taux d'équipement en matière de logement
social est nul. Pourtant, une étude du Conseil Général de l’Hérault menée en 2005 montre
qu’il existe une demande non satisfaite de la part de ménages jeannifossiens auprès des
offices HLM du département. En 2009, 54,5 % des foyers fiscaux de la commune sont non
imposables. À l’échelle intercommunale, le Programme Local de l’Habitat (PLH) constate
une carence manifeste de l’offre de logements très sociale.
Bien qu'elle ne soit pas soumise au 20% de logements sociaux imposés par la loi SRU,
la commune souhaite relayer cette politique sur son territoire pour répondre notamment à
l'enjeu de mixité sociale. Elle s’appuiera sur le PLH qui assigne à la commune un objectif
de rattrapage de son déficit en logements sociaux par une production correspondant à 30
% de l’offre nouvelle.
Modes d’habiter
Le déséquilibre des modes d’habitat fait largement écho à celui qui caractérise les modes
d’habiter : 72,3 % des résidences principales sont tenues en propriété par leurs occupants,
contre 24,5 % pour les locataires. La maison individuelle répond le plus souvent à un désir
d’accession à la propriété et semble mieux adaptée à la demande des nouveaux arrivants
(familles avec enfants). Si l’augmentation du logement collectif a permis d’améliorer
le taux locatif sur les résidences principales, l’insuffisance de l’offre locative empêche
certaines catégories de ménages (jeunes, ménages à revenu modeste, ...) de construire
un véritable parcours résidentiel
RÉPARTITION DES RÉSIDENCES PRINCIPALES PAR STATUT D’OCCUPATION
2009 1999
Effectif % Effectif %
Propriétaires 456 72,3 325 70,7
Locataires 155 24,5 99 21,5
Logés gratuitement 20 3,1 36 7,8
Source des données : INSEE Données locales 2009Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 20
2. Le territoire vécu
2.3 LES DYNAMIQUES SOCIO-ÉCONOMIQUES
2.3.1 Tissu économique et secteurs d’activité
L’activité économique de Saint-Jean-de-Fos s’exprime quasi exclusivement dans
des domaines de la sphère résidentielle, qui revêtent des dynamiques différenciées :
commerces et services, artisanat d’art, tourisme et agriculture.
La relative vitalité de l’économie locale et la présence de commerces et services contribuent
à l’attractivité du territoire en terme de dynamique démographique.
La dynamique commerciale et de services
Saint-Jean-de-Fos dispose d’un pôle commercial et de services de proximité qui permet
aux habitants de satisfaire les besoins quotidiens : denrées de base (boulangerie,
alimentation générale, ...), services du quotidien (presse, coiffeur, banque, pharmacie,
garage automobile, ...). Le pôle commercial et de services de base confère à la commune
rurale de Saint-Jean-de-Fos un certain dynamisme économique local, conforté par des
commerces et services plus spécialisés qui étoffent et diversifient l’offre sur le commune.
Les exploitants viticoles et oléicoles se sont saisis de la potentialité marchande de la
production agricole et commercialisent sur place et à l’export les produits du terroir. Cette
activité marchande tient une place importante dans la dynamique économique locale, tout
en valorisant les exploitations et les savoir-faire.
Les services spécialisés aux personnes et aux entreprises se sont développés ces
dernières années pour compléter le panel de services présents sur la commune : artisans
du bâtiment et de la construction (menuisier, chauffagiste, plombier, maçon, paysagiste,
carreleur, travaux publics, ...), ingénierie et études techniques, conseil en informatique,
enseignement linguistique, taxi, photographe, agence immobilière, ...
En 2010, 33 entreprises d’activités marchandes (hors agriculture) ont été créées, dont
23 dans les domaines du commerce, des transports et des services divers et 7 dans
le domaine de la construction. Cette dynamique est directement liée à la forme auto-
entreprenariale puisque, selon l’INSEE, 72,7 % des créations d’entreprises revêtent la
forme d’une auto-entreprise.
Sans surconsidérer la vitalité économique du pôle commercial et de services de la
commune, il apparaît que celui-ci s’affirme comme pilier de l’économie jeannifossienne.
Toutefois, sa zone d’influence transcende peu les limites communales, d’autant que
de nombreux équipements commerciaux et services principaux ou secondaires restent
manquants. Le Schéma de Développement Commercial (SDC) de l’Hérault, adopté en
septembre 2005 par l’Observatoire Départemental d’Équipement Commercial (ODEC)
de l’Hérault, classe Saint-Jean-de-Fos parmi les villages diversifiés sans locomotive
commerciale. Saint-Jean-de-Fos entre ainsi largement dans la zone de chalandise des
communes de Gignac, Aniane et Saint-André-de-Sangonis (à l’échelle intercommunale)
et dans les pôles intermédiaires du Coeur d’Hérault (Lodève, Clermont-l’Hérault), voire
de l’agglomération de Montpellier (habillement, électroménager, mobilier, bricolage, …).
La croissance démographique constitue un enjeu majeur qui nécessite le renforcement
de la locomotive alimentaire. Le SDC préconise de conforter l’identité commerciale du
bassin de vie du Centre Hérault contre le risque majeur d’une annexion progressive dans
le bassin de vie de Montpellier.
À l’échelle du sous-bassin de la Vallée de l’Hérault, la stratégie définie consiste à :
• développer une offre équilibrée et non concurrentielle en moyennes surfaces commerciales
sur le binôme Gignac / Saint-André-de-Sangonis pour contenir l’évasion vers Montpellier
et favoriser un comportement de «premier pas» favorable à l’alternative clermontaise ;
• conforter la consommation locale par l’équipement de locomotives alimentaires sur les
villages diversifiés sans pour autant disperser les pôles commerciaux du bassin de vie ;
• renforcer l’attractivité des centres-villes par des actions foncières favorables à des
implantations commerciales et artisanales, améliorer leur accessibilité et gérer le
stationnement.
La CCVH, compétente en matière de développement économique, a entrepris la création
ou l’extension de 4 parcs d’activités à Gignac (ZAC de La Croix), Aniane (ZAE «Les
Treilles»), Saint-André-de-Sangonis (ZAE «La Garrigue») et Montarnaud (ZAE «La Tour»)
en complément de ceux existants.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 21
2. Le territoire vécu
L’artisanat d’art
La poterie est porteuse d’une partie importante de l’image et de l’identité de la commune.
Dès le XIVe siècle, Saint-Jean-de-Fos se spécialise dans l’art de la poterie en exploitant
les richesses argileuses du sol communal. Après un lourd déclin au cours du XIXe
siècle, l’activité connaît aujourd’hui un nouvel essor, les ateliers et les fours ont repris
du service et perpétuent une tradition artisanale de qualité consacrée par l’ouverture
de la Maison de la Poterie Argileum dédiée à l’art céramique dans l’ancien atelier Albe-
Sabadel et qui expose et commercialise les créations. La douzaine d’artisans céramistes
est réunie en association, « Les potiers de Saint-Jean-de-Fos » qui constitue un véritable
label garantissant une méthode de travail artisanal et l’origine locale des productions.
L’association participe à plusieurs manifestations au cours de l’année et en particulier au
« Marché des Potiers », le plus grand de l’Hérault, au rayonnement régional.
Le tourisme, une potentialité à saisir
Saint-Jean-de-Fos bénéficie d’un patrimoine historique et naturel de grande qualité :
Grotte de Clamouse, Pont du Diable, Gorges de l’Hérault, village circulade, proximité de
l’abbaye de Gellone et village médiéval de Saint-Guilhem, …
La mise en valeur de ce potentiel touristique constitue un enjeu majeur l’économie locale.
Les structures d’accueil touristique sont en nombre insuffisant pour répondre à ce potentiel
: aucun hôtel ni camping. Avec 7 chambres d’hôtes, 3 gîtes ruraux et quelques locations,
la capacité d’hébergement touristique communale est évaluée à 100 personnes (hors
résidences secondaires).
La commune constitue la porte d’entrée du Grand Site de France® Saint-Guilhem-le-
Désert - Gorges de l’Hérault. Elle doit intégrer dans ses stratégies d’aménagement l’impact
des équipements et des outils existants pour tirer profit de l’attractivité de Saint-Guilhem.
Commerces
- alimentation générale, épicerie (2)
- boulangerie (2)
- boucherie, charcuterie (1)
- librairie, papeterie, journaux (1)
- café, débit de boissons (1)
- fruits, vins, produits du terroir (11)
- bureau de tabac (1)
- droguerie, quincaillerie
- restaurants (6)
- luthier
- brocante
- ateliers de potier (12)
Secteur santé
- médecin généraliste (2)
- infirmière libérale (3)
- pharmacie (1)
- sage-femme (1)
- masseur kinésithérapeute (2)
- psychologue (1)
- pédicure, podologue (1)
- maison médicale
Action sociale
- maison de retraite Roc Pointu (28 lits)
Artisans du bâtiment et de la construction
- maçon (2)
- électricien (5)
- plombier, couvreur, chauffagiste (2)
- plâtrier, peintre (1)
- menuisier, charpentier, serrurier (2)
Autres prestataires de service
- garage automobile (1)
- banque (1)
- salon de coiffure (3)
- agence immobilière (1)
- taxi (1)
Hébergement touristique
- chambres d’hôtes (7)
- gîtes ruraux (3)
- locationsCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 22
La dynamique agricole
Saint-Jean-de-Fos est une commune rurale qui a su faire de l’agriculture, activité historique,
un atout économique. Le développement urbain du village s’est opéré de manière
relativement compacte, permettant de conserver les meilleures terres agricoles du coteau
et de la plaine de l’Hérault. Les grands paysages de vignes et d’oliviers témoignent d’une
identité et d’une économie résolument tournées vers l’agriculture.
Au vu des résultats du Recensement Général Agricole (RGA) 2010, la commune
enregistre un déclin de 38 exploitations entre 1988 et 2010 pour compter à cette date
75 exploitations, dont une trentaine d’exploitations professionnelles. La diminution de
la Surface Agricole Utilisée (SAU) des exploitations sièges (de 704 ha en 1988 à 533
ha en 2010) accompagne la baisse d’effectif d’exploitations. S’ensuit un recul de la
population active agricole (de 108 unités de travail annuel (UTA) en 1988 à 64 UTA en
2010). Mais en réalité, ce sont essentiellement les petites exploitations qui ont disparu
Une enquête a été menée dans le cadre de l’élaboration du plan local d’urbanisme
auprès des 32 exploitants de la commune pour caractériser l’activité, ses besoins et ses
perspectives. Le taux de réponse est de 72 % (23 exploitants ont répondu à l’enquête). Ce
bon taux de réponse permet de tirer des enseignements crédibles de l’activité.
De la pérennité des exploitations
Au vu de l’âge moyen des chefs d’exploitation (47,1 ans), les exploitations présentent
une certaine pérennité pour la décennie à venir, fondée sur la présence de 11 chefs
d’exploitation de moins de 50 ans (dont 4 ont moins de 35 ans). Toutefois, seul 1/4 des
exploitants de plus de 50 ans formalise une perspective de reprise de leur activité une fois
arrivé à la retraite, le repreneur étant le plus souvent un membre de la famille.
Un autre indice fort de la pérennité des exploitations est lié aux déclarations de projets de
réalisation de bâtiments agricoles, qui témoignent de besoins accrus pour le fonctionnement
des exploitations : 52 % des exploitants enquêtés envisagent de construire de nouveaux
bâtiments agricoles.
2. Le territoire vécu
Paysage de vignes et d’olivettes
De l’orientation technico-économique des exploitations
L’orientation technico-économique des exploitations favorise très nettement la culture
fruitière (viticulture, oléiculture, culture de la pêche et autres vergers) qui représente 98 %
de la SAU. 100 % des exploitants ayant répondu à l’enquête cultivent la vigne, qui reste
la culture dominante, 15 % d’entre eux cumulent d’autres cultures fruitières ou céréalières
(blé tendre, tournesol). L’élevage reste très secondaire mais l’essor du cheptel (de 16
têtes en 1988 à 146 têtes en 2010) montre un intérêt grandissant. Les terres labourables
ont quasiment disparu selon le 2010 (4 ha contre 57 ha en 1988).
La viticulture constitue la principale culture sur la commune de Saint-Jean-de-Fos. Des
projets d’arrachage sont toutefois envisagés si la crise viticole perdure mais concernent
peu d’exploitants et peu de SAU au vu de l’enquête.
Depuis 1947, la cave coopérative des Graves, implantée sur la commune, recueille les
productions de 240 vignerons de Saint-Jean-de-Fos et de cinq communes alentours
(vignoble de 510 ha pour une production annuelle de 28.000 hl). Spécialisée dans la
production de vin rouge mais produisant également des vins blancs et rosés, la cave
commercialise trois gammes de vins de qualité, «Clamouse», «Les Graves» et «Jeanne
de Fos», en AOC ou en vin de pays (d’Oc, d’Hérault, de Saint-Guilhem). Le territoire
entre dans l’aire AOC/AOP Languedoc «Terrasses du Larzac» (décret n°2009-1339 du 29
octobre 2009) (Appellation à titre dérogatoire « Coteaux du Languedoc » jusqu’au 3 mai 2012)
Il existe en outre six caves particulières (production inférieure à 250 hl à l’année), dont
trois produisant des vins issus de l’agriculture biologique.
L’oléiculture s’inscrit dans une forte tradition locale. Économiquement, cette activité
reste modeste (une dizaine d’hectares de production) mais elle présente un fort intérêt
paysager. Chaque année, la « Journée de l’Olive » draine des dizaines de producteurs et
de consommateurs et met en exergue un savoir-faire et une production de qualité.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 23
2. Le territoire vécu
2.3.2 Les dynamiques socioprofessionnelles
Une forte augmentation de la population active
Entre 1999 et 2009, la population active de 15 à 64 ans a fortement progressé (+ 210
actifs), laissant transparaître deux phénomènes :
- le report résidentiel des populations actives du bassin d’emplois de Montpellier et du
bassin intermédiaire de Lodève / Clermont-l’Hérault vers les communes de l’arrière-pays,
- une forte dynamique entreprenariale, notamment liée à la forme de l’auto-entreprise,
favorisant la création d’emplois locaux (+ 41 emplois). Le nombre d’emplois locaux en
2009 est de 238, les secteurs d’activité commerciale et de services et l’agriculture étant
les principaux pourvoyeurs d’emplois locaux.
L’augmentation de la population (+ 210 actifs) est comparable avec l’évolution de la
population active ayant un emploi (+ 210 individus). La dynamique ne bénéficie donc
pas aux chômeurs de la commune, dont l’effectif reste équivalent en 1999 et 2009 (93
chômeurs), bien que le taux de chômage ait nécessairement baissé en proportion compte
tenu de l’augmentation de la population active. Le chômage touche principalement les 15-
24 ans et plus particulièrement les femmes.
L’accroissement de la mobilité professionnelle
Si la création de nouveaux emplois locaux a permis de sédentariser une partie de la
population active sur la commune (lieu de travail à Saint-Jean-de-Fos) et de faire bénéficier
à la commune d’une attractivité locale en terme d’emploi, il n’en demeure pas moins que
le report résidentiel des populations actives sur la commune accroît un phénomène bien
identifié de mobilité professionnelle.
En 2009, avec 575 actifs de 15 ans et plus ayant un emploi résidant à Saint-Jean-de-
Fos, l’indicateur de concentration d’emplois est de 40,9 alors qu’il atteignait 54 en 1999.
Ainsi, seuls 25,4 % de la population active ayant un emploi résidant à Saint-Jean-de-Fos
travaillent sur la commune (contre 40 % en 1999) et 74,6 % se déplacent quotidiennement
hors de la commune pour se rendre sur leur lieu de travail, principalement vers les bassins
d’emplois de Montpellier et de Lodève / Clermont-l’Hérault.
effectif %
365 100,0
146 40,0
219 60,0
210 57,5
2 0,5
6 1,6
1 0,3
effectif %
Ensemble 581 100,0
Travaillent :
dans la commune de résidence 148 25,4
dans une autre commune que la commune de résidence 434 74,6
située dans le département de résidence 406 69,8
située dans un autre département de la région de résidence 8 1,4
située dans une autre région en France métropolitaine 20 3,4
située dans une autre région hors France métropolitaine 0 0,0
2009 1999
Source INSEE Données locales 2009
Source INSEE Données locales 2009
LES MOBILITÉS PROFESSIONNELLES DES ACTIFS COMMUNAUX DE 15 ANS ET PLUS AYANT UN EMPLOI - 1999 / 2009
POPULATION DE 15 À 64 ANS PAR TYPE D’ACTIVITÉ - 1999 / 2009
2009 1999
Ensemble 901 686
Actifs en % 74,3 67,1
dont :
. actifs ayant un emploi en % 63,9 53,2
. chômeurs en % 10,4 13,6
Inactifs en % 25,7 32,9
. élèves, étudiants et
stagiaires non rémunérés en % 6,5 7,3
. retraités ou préretraités en % 9,2 12,0
. autres inactifs en % 10,0 13,7Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 24
3. Le fonctionnement urbainCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 25
3.1 LA COMPOSITION URBAINE
3.1.1 La répartition spatiale de l’habitat
Un village circulaire en piémont, des écarts auréolant la plaine
Deux types de bâti se trouvent sur la commune : un habitat groupé constitué par le village de Saint-
Jean-de-Fos et un habitat dispersé représenté par les mas.
Le village de Saint-Jean-de-Fos s’est édifié au pied du mont du Roc Pointu, en rive droite de l’Hérault.
Le coeur historique est une circulade languedocienne de l’an 1000, de forme ovale.
Les écarts se sont installés en plaine et en piémont sur des petits reliefs impropres à la culture au
coeur de leur terroir agricole. Souvent accompagnés de bosquets ou d’alignements de vieux arbres,
ils animent le territoire rural.
Les vues remarquables
Depuis le sommet des monts ou depuis le coteau, la perception du village diffère. Tenter de lire le
village dans sa globalité demande toujours de prendre un recul nécessaire. Les vues remarquables
permettent de comprendre la position de l’habitat dans le territoire et mettent en évidence un cadre
de vie reconnu et partagé par tous.
l’église fortifiée avec son toit vert signale le village médiéval habitat contemporain
ateliers de potiers l’Hérault moulin cimetière circulade cave coopérative habitat contemporain
3. Le fonctionnement urbain
RÉPARTITION SPATIALE
DE L’HABITATCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 26
3.1.2 Typologie du parcellaire bâti
Le parcellaire urbain ancien
De petite taille, plus ou moins rectangulaire, il se répartit selon deux formes. La circulade
offre une composition « organique » de forme ovale particulièrement compacte. De
rares parcelles non construites offrent des aérations riches à la vie sociale extérieure
comme les petites placettes. Le cercle est à la base de l’organisation du système
parcellaire. Cette organisation du parcellaire serait liée au symbolisme chrétien, aux
impératifs de défense et à la technique d’arpentage.
Dans les faubourgs, le bâti s’aligne le long des rues de façon très géométrique. Les
maisons sont mitoyennes, composant un front urbain dense. En périphérie, à l’arrière
de la maison, un jardin ou une courette prolonge le lieu de vie.
Densité moyenne : 50 logements / ha
Le parcellaire contemporain
Le parcellaire contemporain s’est insinué dans le parcellaire agricole en le redécoupant
mais en gardant ses lignes de force. À raison, d’une maison par parcelle, l’habitat
récent s’est souvent calé selon le principe d’organisation du parcellaire agricole : des
parcelles étroites et longues, perpendiculaires au chemin principal.
Différence notable par rapport à la composition urbaine ancienne, les maisons ne
se touchent plus et ne s’alignent plus sur la voie principale mais présentent un recul
notable, se protégeant de l’axe de circulation.
Densité moyenne : 6 logements / ha
3. Le fonctionnement urbain
LA DUALITÉ DE TYPOLOGIE
DU PARCELLAIRE BÂTICommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 27
3. Le fonctionnement urbain
Le centre ancien, la Circulade
Le centre ancien est occupé par des hautes maisons serrées dans des ruelles étroites et organisées
de façon circulaire autour de l’église romane. Le bâti est très dense et implanté à l’alignement
des voies et emprises publiques. Les constructions sont des immeubles de ville de deux étages
auxquels s’ajoutent éventuellement les combles, aux façades enduites de couleur pastel ou en
pierre apparente. Les toitures, généralement à deux pentes, sont constituées de tuiles canal
ornées de génoises dans un style pittoresque.
Les bâtiments relèvent d’une esthétique emprunte des activités qui se développent sur la commune.
Tout un petit patrimoine de céramique verte décore les ruelles et les habitations : tuiles vernissées,
gouttières, … La viticulture marque elle aussi l’architecture par quelques belles ornementations
indiquant la profession d’anciens propriétaires. Par endroits, les pavés et les arches constituent de
véritables chefs-d’œuvre qui ornent les vieilles ruelles.
3.1.3 Typologies architecturales
L’urbanisation de Saint-Jean-de-Fos s’est réalisée en 3 phases : le village ancien organisé en circulade (dès le XI e siècle), le développement des faubourgs en dehors des remparts (à
partir du XIVe siècle) et les extensions pavillonnaires récentes (XX e siècle). À chacune de ces périodes correspond un bâti spécifique lié à une architecture commandée par le contexte
historique et économique. La commune se caractérise également par des édifices remarquables qui marquent son identité.
Le village circulade de Saint-Jean-de-Fos : un habitat ancien et dense
Décor vigneron Toiture en tuiles canal surmontées
de tuiles vernissées et ornée d’une
génoise à trois rangées
Ruelle avec trois arches
Gargouille en céramique Gouttière en céramique Ruelle étroiteCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 28
3. Le fonctionnement urbain
L’habitat contemporain
L’habitat contemporain s’est développé sur d’anciennes oliveraies, vers la plaine, le long des axes de communication. La
typologie du bâti relève d’un modèle architectural plus contemporain. Les habitations correspondent souvent au standard
pavillonnaire. Elles s’implantent sur des parcelles plus vastes que dans le village, présentant une densité faible et assurant
une urbanisation plus aérée. Les parcelles sont faiblement clôturées, les maisons possèdent des jardins privatifs. Le
volume des constructions est simple, généralement parallélépipédique rectangle, avec un toit à deux pentes en tuiles
canal. Les façades sont enduites de couleurs pastel (gammes des blancs, ocres, jaunes, rosés, gris, beige), avec des
percements verticaux. La hauteur des constructions reste compatible avec le respect des perspectives (R+1).
Extensions pavillonnaires sur les anciennes oliveraies
À gauche : extensions
pavillonnaires au nord
du village
À droite : au hameau
de Saint-Geniès
Entre centre ancien et extensions contemporaines, un paysage urbain transitionnel
Les faubourgs
Suivant les axes de circulation menant au village, les faubourgs assurent la
transition entre les caractéristiques architecturales et urbanistiques du centre
ancien et des extensions pavillonnaires. Les maisons de ville relèvent du modèle
villageois mais sont édifiées sur de larges parcelles. La densité urbaine plus
lâche s’apparente fortement à celle des extensions contemporaines. Implantées
aléatoirement le long des voies ou en retrait, les constructions s’accompagnent
souvent de jardins, formant un écrin végétal à préserver autour du centre ancien à
forte densité urbaine. Sur les abords immédiats de la Circulade et de la partie sud
du centre ancien, une implantation des constructions à l’alignement des voies et
emprises publiques permettrait de réorganiser cette transition avec le cadre bâti
du village médiéval en prolongeant ses caractéristiques urbanistiques.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 29
3. Le fonctionnement urbain
3.1.5 La végétation urbaine
Les végétaux plantés en contexte urbain constituent la trame verte du village et font partie des éléments
fédérateurs du paysage urbain. Les platanes ombrent la place centrale de la Mairie, le boulodrome, les
routes aux entrées du village et l’avenue du Monument aux Morts. Les jardins particuliers contribuent
également à créer un cadre verdoyant. Vers l’ouest, les maisons individuelles se sont implantées sur
d’anciennes olivettes, les habitants ont fait le choix de garder les vieux arbres et même d’en replanter.
Le quartier a ainsi acquis une forte identité végétale.
1. Le boulodrome ombragé par des
platanes taillés en marquise
2. La circulade et ses platanes
longilignes
3. La RD9 E2 bordée de mélias
4. Placette ombrée de mûriers de
Chine
cyprès du cimetière platanes de la circulade église Saint-Jean Maison de la Poterie Argileum
1
2 3 4
LA TRAME VERTE DU VILLAGECommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 30
3. Le fonctionnement urbain
3.2 LES ÉCHANGES EXTRA ET INTRA-COMMUNAUX
3.2.1 Le réseau viaire
Le réseau viaire communal est constitué de trois routes départementales et d’un maillage de
routes secondaires et chemins. Le territoire n’est traversé par aucune infrastructure de transport
d’importance mais se situe à 4 kilomètres au nord de la route nationale N109 qui relie Montpellier
à l’autoroute A75. Saint-Jean-de-Fos est ainsi à une demi-heure de voiture de Montpellier et à 20
minutes de Lodève.
Le réseau primaire
Datant du XIXe siècle, la route départementale RD4 (ou route de Ganges) emprunte les gorges
de l’Hérault vers Saint-Guilhem-le-Désert et traverse la commune dans une diagonale nord/est -
sud/ouest en empruntant la circulade. Elle est rejointe par la D27 à la hauteur du Pont du Diable,
en direction d’Aniane.
La RD141 constitue le prolongement ouest de la circulade vers Montpeyroux.
La RD9 E2 traverse la plaine agricole depuis Gignac pour rejoindre la circulade.
Deux routes départementales fréquentées encadrent le territoire communal : la RD32 partant de
Saint-Martin-de-Londres vers la RN113 et la RD9 entre Le Caylar et Gignac.
Le réseau secondaire
Le réseau secondaire est formé par les routes communales qui assurent une desserte localisée
des secteurs de la commune (village et plaine agricole). L’état du réseau est plutôt satisfaisant.
Dans le village, l’avenue Gaston-Brès et les rues de la circulade ont été requalifiées dans le cadre
de l’opération Grand Site de France® St-Guilhem-le-Désert - Gorges de l’Hérault.
Un réseau dense de chemins et de drailles sillonne le territoire traduisant un paysage exploité et
parcouru depuis longtemps. Il se décline avec beaucoup de diversité : chemins bordés de murets
de pierres sèches dans la plaine, chemins montant à l’assaut des monts vers la Vierge du Roc
Pointu, chemins d’accès aux grands mas et sentiers de grande randonnée.
LE RÉSEAU VIAIRE COMMUNALCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 31
3. Le fonctionnement urbain
La trame viaire
Trois formes de tracés sont à distinguer qui traduisent, chacun, un rapport
particulier à l’espace public.
Le maillage circulaire du coeur médiéval, lié à la topographie du site
originel et au système défensif, possède une seule rue traversante, la rue
de l’Horloge et plusieurs impasses. De minuscules placettes rythment la
circulation intérieure.
Le maillage orthogonal des faubourgs cernent des îlots composés
d’une ou de deux maisons. Il ne présente pas d’espace public. Il a été
totalement pensé dans sa relation à la place de la Mairie. En effet, six
rues viennent se positionner perpendiculairement à la place, créant une
véritable mise en scène par des perspectives courtes.
Le maillage de la deuxième moitié du XX e siècle se compose de routes et
non de rues. Il dessert de façon très ample des quartiers d’habitat lâche
dans lesquels il n’y aucun espace public, aucune circulation piétonne.
La logique d’accès au centre est une logique uniquement routière.
LA TRAME VIAIRECommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 32
3. Le fonctionnement urbain
3.2.2 Mobilités et déplacements
Entre transit et desserte, une confusion d’usages
Les routes départementales forment un réseau en étoile qui irrigue la plaine et relie Saint-
Jean-de-Fos aux communes voisines. Ce réseau convergeant sur le village, il en résulte
une certaine confusion entre trafic de desserte et trafic de transit. Ce phénomène génère
un trafic urbain auquel l’organisation villageoise traditionnelle (rues étroites et sinueuses)
est mal adaptée.
Des déplacements de courte à moyenne distance
Les motifs de déplacements relèvent essentiellement des navettes domicile / travail mais
concernent également les déplacements domicile / école, loisirs, services et commerces. De
manière générale, l’accès à l’emploi génère des déplacements quotidiens hors commune.
En 2009, près des 3/4 des actifs communaux exercent leur activité professionnelle sur une
autre commune, dans un bassin allant de Lodève à Montpellier, en passant par Clermont-
l’Hérault, Aniane et Gignac.
L’étude de la mobilité montre que le besoin de transports rapides pour les déplacements
liés à l’emploi est très important et que les transports en commun sont à cet égard
insuffisamment structurés.
Ces usages induisent une utilisation régulière et croissante du véhicule particulier pour
des déplacements de courte à moyenne distance. L’augmentation du recours quotidien
à la voiture particulière induit un accroissement du parc automobile communal. En 2009,
91,8 % des foyers possèdent au moins une voiture contre 84,8 % en 1999 et 44,3 %
foyers possèdent au moins deux voitures, contre 36,7 % en 1999.
Le déficit de modes de déplacement alternatifs
Les transports collectifs
Le réseau départemental de transports en commun dessert le territoire par une unique
ligne d’autocar quotidienne qui relie les gares routières de Clermont-l’Hérault et de Gignac
et, partant, Lodève et Montpellier. Les transports collectifs sont toutefois peu utilisés pour
l’accès au lieu de travail, notamment en direction de l’agglomération montpelliéraine
compte tenu du temps de trajet (1h10 pour Montpellier).
La commune dispose de six points de dépose pour les transports collectifs. L’abribus
de l’avenue du Monument est accessible et sécurisé (retrait de l’avenue assuré par
trois poteaux, passage piéton en direction du centre ancien). L’abribus sur la route de
Montpeyroux a reçu un traitement sécuritaire au cours de l’année 2011 (marquage au
sol, revêtement de sol et éclairage). Les abribus de la route d’Aniane et du stade sont
positionnés en retrait de la voie tandis que les déposes Pont du Diable et Grotte de
Clamouse se font directement sur la chaussée.
Le Conseil Général de l’Hérault étudie la possibilité de mettre en place une ligne de bus
régulière permettant de relier les communes de la CCVH et de la CC du Clermontais aux
bourgs centres (Saint-André-de-Sangonis, Gignac, Clermont-l’Hérault) et à Montpellier.
Le parc d’activités de La Croix à Gignac accueillera à terme une gare routière, un projet
pilote qui reliera Gignac à Montpellier via un car à haut-niveau de service.
Le transport scolaire vers les collèges et lycées de Saint-André-de-Sangonis, Gignac et
Clermont-l’Hérault est assuré par le Département.
Depuis l’été 2009, des navettes gratuites ont été mises en place à l’initiative de la CCVH
entre le Pont du Diable et Saint-Guilhem-le-Désert lors de la saison touristique (68.000
passagers de mai à septembre 2010). La mise en place d’une navette gratuite entre le
Pont du Diable et la Maison de la Poterie Argileum à Saint-Jean-de-Fos a été initiée en
mars 2012 par la CCVH.
Les modes doux de déplacement
De manière générale, les déplacements piétons sont intrinsèquement favorisés par
l’organisation urbaine de la circulade mais les cheminements entre le centre et les écarts
favorisent peu les modes doux du fait d’un manque d’infrastructures sécurisées.
Les connexions extra-urbaines par voie cyclable sont déficientes mais impliquent en tout
état de cause une démarche supra-communale.
Le Plan de mise en accessibilité de la voirie et des espaces publics (PAVE)
En application de la loi du 11 janvier 2005 sur l’égalité des droits et des chances, la
participation et la citoyenneté des personnes handicapées, un Plan de mise en accessibilité
de la voirie et des espaces publics (PAVE) a été lancé par la commune, avec pour objet
d’améliorer les conditions de circulation piétonne et pour les personnes handicapées.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 33
3. Le fonctionnement urbain
Des conditions de sécurité routière satisfaisantes
La qualité du réseau routier départemental et communal permet de satisfaire aux conditions
de sécurité routière. L’Observatoire local de l’accidentalité ne relève d’ailleurs pour la
période janvier 2007 - octobre 2011 aucun accident impliquant des dommages causés
aux personnes survenu sur le territoire de Saint-Jean-de-Fos.
Au cours de l’année 2011, des travaux ont été entrepris pour sécuriser les entrées Ouest
et Sud du village : bandes rugueuses et plateau traversant, panneaux de signalisation,
limitation de vitesse.
La traversée du village ne pose pas de difficultés notables bien que les aménagements
piétons sur l’avenue du Monument, principal axe de transit, sont peu sécurisés en dehors
des passages piétons bien signalés. La municipalité et la CCVH sont porteuses d’un
projet d’embellissement et de mise en sécurité de l’avenue du Monument dans le cadre
de l’opération Grand Site de France® St-Guilhem-le-Désert - Gorges de l’Hérault. Cette
requalification apparaît nécessaire pour sécuriser les déplacements piétons sur cet axe,
à l’instar de l’avenue Gaston-Brès où ont été aménagés des trottoirs. Le retraitement de
l’avenue s’intègre par ailleurs dans la mise en oeuvre de l’itinéraire de découverte de
l’A750 «entre vignes et garrigues».
Au cours de l’année 2011, près de 2 km de chemins ruraux de desserte agricole ont été
reprofilés et ont reçu un nouveau revêtement (chemin du Maoulaïdou, chemin du Mas
Zénitude, chemin des Issarts).
Concernant la circulation piétonne, la commune a fait procéder au cours de l’année 2011
à des travaux de voirie destinés à l’aménagement sécuritaire du village, en particulier
pour les circulations piétonnes. La rue Jules-Ferry a ainsi fait l’objet d’une requalification
pour laisser une large place au cheminement piéton et assurer un accès piéton sécurité
à l’école, au parking du Plantier et à la maison médicale. Par ailleurs, l’entrée du village
depuis la route de Gignac a été dotée de trottoirs.
La problématique du stationnement
Si dans les écarts résidentiels, le stationnement est organisé à la parcelle, la problématique
de stationnement se pose avec acuité dans le centre ancien. Un tiers des foyers communaux
ne disposent pas d’emplacement de stationnement particulier alors que 91,8 % des foyers
possèdent au moins une voiture.
Historiquement, le centre ancien s’est développé et organisé sans considération de la
problématique de stationnement et sa typologie urbaine dense est aujourd’hui mal adaptée
pour aménager des places de parking. À l’intérieur de la circulade, seule la place de la
Mairie accueille un espace de stationnement (très limité), qui se caractérise par un conflit
d’usages entre le stationnement des résidents et l’accès aux commerces et équipements.
Le stationnement est reporté sur les espaces périphériques, de part et d’autre de la
circulade :
- en bordure de l’avenue du Monument,
- aire publique de stationnement devant la Maison de la Poterie Argileum,
- aire publique de stationnement du Plantier (avenue Pierre-Razimbaud).
On constate néanmoins le développement d’un stationnement anarchique le long des
voies carrossables et sur les délaissés viaires de la circulade, pour un stationnement de
courte à moyenne durée (accès aux habitations, accès aux commerces), susceptible de
troubler les conditions de circulation. Et les difficultés se ressentent plus particulièrement
en période estivale avec le doublement de la population et la fréquentation touristique.
L’école dispose d’un dépose minute et les deux pôles touristiques du Pont du Diable
et la Maison de la Poterie Argileum sont quant à eux équipés d’aires de stationnement
spécifiques.
La signalétique
Le Pays Coeur d’Hérault a mis en place une charte signalétique, initiative suivie par la
CCVH qui a réalisé un diagnostic mettant en évidence la non-conformité de panneaux
signalétiques. La commune s’est inscrite dans ce mouvement en faisant réaliser l’étude
d’un schéma directeur ayant pour objectif de préciser, par une signalétique claire et
accueillante, les sens de circulation et de cheminement, les éléments de patrimoine,
les équipements municipaux et les activités. La nouvelle signalétique repose sur une
signalétique directionnelle, une signalétique d’intérêt local (SIL), une signalétique piétonne
et un Relais d’Information Service (RIS).Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 34
3.2.3 Les espaces publics, lieux de vie et d’échange
Les espaces publics sont peu nombreux mais jouent un grand rôle de lien social entre les habitants et avec les visiteurs. Ils sont exclusivement implantés à l’intérieur de la circulade. Les
extensions urbaines ont été pensées dans leur relation au centre ancien, qui constitue l’unique pôle public et social de la commune. La Place du Calvaire et la Place des Potiers, malgré
leur intitulé, constituent des espaces publics voués aux déplacements qui ne remplissent pas de fonction socialisante.
Le boulodrome
Dotés de plusieurs pistes, le boulodrome est un véritable
lieu d’échange, de discussion et de passion. Très fréquenté
en été, il constitue le seul espace marqué de mixité sociale
avec la place de la Mairie.
Les placettes
Les ruelles de la circulade présentent ça et là de petits
renfoncements découvrant de minuscules placettes
ombragées flanquées de bancs publics. Elles sont un lieu
de rencontre pour les habitants et permettent une aération
de l’urbanisation grâce à une végétation apaisante.
La place de la Mairie
Refaite depuis quelques années avec le concours des
potiers du village dans le cadre de l’opération Grand Site
de France® Saint-Guilhem-le-Désert - Gorges de l’Hérault,
la place de la Mairie constitue le principal espace public
de la commune. Située au cœur de la circulade, elle est
un espace de détente et de rencontre avec ses cafés, ses
brasseries et ses bancs publics. Chaque année, elle reçoit
le Marché des Potiers. Mêlant jeunes, personnes âgées,
habitants, commerçants et touristes, elle est le point de
rendez-vous, le poumon social de la commune, le théâtre
de Saint-Jean-de-Fos.
3. Le fonctionnement urbainCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 35
II - ÉTAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT
ET ANALYSE PAYSAGÈRECommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 36
AVANT-PROPOS
L’analyse du territoire permet de donner des clefs de lecture (composantes
physiques du territoire, unités paysagères, patrimoine paysager, ...)
utilisables pour le développement de la commune. L’étude réalisée est
une lecture sensible et pédagogique, aboutissant au décryptage d’enjeux
paysagers pour le territoire communal.
Un territoire à la charnière de grands paysages héraultais
La commune de Saint-Jean-de-Fos se situe à la confluence de grands
paysages héraultais : les Hautes Garrigues Montpelliéraines, la vallée de
l’Hérault, le piémont des Causses et les derniers reliefs en continuité avec
le massif de la Séranne.
Véritable seuil sur la moyenne vallée de l’Hérault, son territoire participe de
la plaine et annonce le début des gorges. Saint-Jean-de-Fos appartient au
pays « Coeur d’Hérault », centre géographique du département, entre les
deux principaux pôles urbains de Montpellier et de Béziers. Ce pays est
composé de trois communautés de communes, Saint-Jean-de-Fos faisant
partie des 28 communes de la Vallée de l’Hérault.
La vallée de l’Hérault
En transition entre les grands causses et le littoral, la vallée de l’Hérault
abrite une grande diversité de paysages : plaine viticole aux couleurs
changeantes, gorges profondes et plages de galets de l’Hérault, versants
engarrigués traversés de drailles, univers souterrains majestueux des
grottes, villages aux formes architecturales étonnantes. La vallée de
l’Hérault restitue le rôle majeur joué par l’eau sous toutes ses formes :
canaux d’irrigation, moulins, paysages karstiques, fleuve capricieux aux
multiples usages...
État initial de l’environnement et analyse paysagère
Une commune en rive droite de l’Hérault
Positionné en rive droite du fleuve de l’Hérault, le territoire de Saint-Jean-de-Fos s’organise en une
succession de paysages entre plaine et monts. Leur lecture révèle des ambiances diverses : les
landes sèches et les garrigues caillouteuses basses des monts contrastent avec le piémont et la
plaine alluviale riches et cultivés.
La découverte successive du pays, à travers les routes et les points hauts, permet d’appréhender un
espace investi depuis le III e siècle.
Le labeur de l’homme sur son territoire a laissé des thématiques fortes d’éléments paysagers notables
: thématique de l’eau (canaux d’irrigation, puits, moulins...), thématique du végétal (grande diversité
de milieux postculturaux...), thématique de la pierre (bâti traditionnel rural, éléments patrimoniaux
historiques, petit patrimoine vernaculaire…).Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 37
1. Environnement naturel et équilibres écologiquesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 38
1. Environnement naturel et équilibres écologiques
1.1 LES COMPOSANTES DU TERRITOIRE
1.1.1 La géologie, actrice de l’implantation et de l’activité humaines
Les richesses du sol ont constitué de véritables ressources. La présence d’argile de qualité a
favorisé l’activité de poterie, les calcaires ont été utilisés dans la construction, les sols alluvionnaires
et caillouteux ont été particulièrement propices à l’implantation de la vigne, les sables et les graviers
constituent toujours la principale source régionale en matériau de viabilité et agrégats à béton.
La commune de Saint-Jean-de-Fos se caractérise par trois grands types de formations
géologiques.
Les formations de l’ère secondaire, issues des transgressions marines du Jurassique, constituent
les reliefs nord. Ce sont des calcaires divers - calcaires massifs gris beiges lapiazés, calcaires fins à
pâte siliceuse, calcaires graveleux, calcaires à chailles - et des dolomies grenues grises ou beiges.
Les formations de l’ère tertiaire, au centre du territoire, correspondent à une première vague de
plissement puis à une forte érosion conduisant à la formation d’un bassin avec des petits reliefs
résiduels. Elles sont constituées de sédiments fluviolacustres, calcaires fins blancs ou crème dits
lutétiens, calcaires bréchiques et marnes jaunes de Gignac.
Les formations de l’ère quaternaire ont été façonnées par les aléas du fleuve de l’Hérault dont il
reste aujourd’hui des terrasses alluviales. En piémont des reliefs calcaires se distingue un glacis
d’accumulation de cailloutis calcaires d’origine cryoclastique riche en argile. Viennent ensuite
les hautes terrasses rissiennes, composées de sables et de galets puis les moyennes terrasses,
formées de sables et graviers. Enfin, les basses terrasses et le lit majeur de l’Hérault sont constitués
d’alluvions sablo-limoneuses avec chenaux de graviers et de galets.
1. Tuiles cantonyères
sur le faîtage du mas
de Latreille
2. Mur de
soutènement en
pierres calcaires
grises
3. Linteaux et
contours de fenêtres
en calcaire blond 1 2 3
CARTE GÉOLOGIQUECommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 39
1. Environnement naturel et équilibres écologiques
1.1.2 Le contexte climatique
Saint-Jean-de-Fos bénéficie du climat caractéristique de la zone méditerranéenne : des étés chauds
et secs, des hivers doux à la pluviométrie moyenne. Les fortes pluies automnales engendrent
régulièrement d’importantes crues de l’Hérault, capables d’élever le niveau du fleuve de 10 mètres.
1.1.3 Un relief en « crescendo » : plaine, coteaux, monts
Le territoire communal, orienté nord/ouest - sud/est, s’incline avec une amplitude altimétrique de
500 mètres vers le fleuve de l’Hérault. Il se décline en trois grands ensembles géomorphologiques
: la plaine de l’Hérault, les coteaux et les monts. Le fleuve de l’Hérault coule dans un lit surcreusé
pouvant atteindre 25 mètres de dénivelé et traverse la succession de ces trois ensembles.
La plaine oscille entre 50 et 70 mètres. Elle compose la partie sud du territoire communal. Sa
largeur et son caractère viticole font d’elle un paysage très ouvert. Plus finement, une succession
de paliers délimités par des talus la caractérise. Ces amples paliers correspondent à d’anciennes
terrasses alluviales formées par les sédimentations successives de l’Hérault : les hautes terrasses
s’individualisent entre 20 et 25 mètres au-dessus du lit majeur, les moyennes se positionnent entre
10 à 20 mètres au-dessus du lit majeur.
Les coteaux, en transition entre la plaine et les monts, se situent entre 70 et 150 mètres d’altitude. À
l’ouest, cet ensemble est plus mouvementé et présente des petits puechs aux modelés doux.
Les monts, entre 150 et 530 mètres d’altitude, se détachent très lisiblement du piémont par une
rupture de pente nette. Ils sont fortement dessinés par des versants prononcés entaillés de combes
d’orientation nord/sud. Leurs sommets offrent des points de vue panoramiques remarquables sur la
vallée et sur le village de Saint-Jean-de-Fos.
CARTE DU RELIEFCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 40
Combe de La Paille La Réserve
Les Fourches
Bosmals
Les Condomines
Satels
Le Plantier
Mayral
La Borde
Fontenilles
Les Combarels
Combals
L'Abus
1. Environnement naturel et équilibres écologiques
1.1.4 Le réseau hydrographique : l’eau structure et organise le territoire
Naturelle ou canalisée, l’eau structure et organise le territoire. Apparente ou souterraine, elle dessine
des paysages aux multiples visages. Le territoire communal est situé dans le bassin versant de
l’Hérault.
Le réseau de surface
Au nord, des valats et ruisseaux secs drainent le territoire entaillant les roches calcaires. Deux
grands cours d’eau dessinent les limites communales, le ruisseau de l’Avenc à l’ouest, le fleuve de
l’Hérault au sud et à l’est. Le réseau secondaire est riche : de nombreux ravins, ruisseaux et fossés
alimentent l’Hérault et l’Avenc.
L’Hérault prend naissance au Mont Aigoual (1228 m) et parcourt 160 km pour se jeter dans la
Méditerranée à Agde. Le fleuve est pérenne sur tout son parcours et possède les caractéristiques
des cours d’eau méditerranéens avec des crues torrentielles. Caractérisé par des gorges profondes
et des écoulements rapides à l’entrée du territoire de Saint-Jean-de-Fos, le cours du fleuve s’élargit
après le Pont du Diable dans la plaine alluviale. Parfois soumis à de fortes crues, il longe la commune
sur une dizaine de kilomètres, dessinant des limites naturelles au territoire communal.
La section du fleuve passant à Saint-Jean-de-Fos est identifiée par le SDAGE comme faisant partie
de la masse d’eau superficielle - cours d’eau FRDR169 « L’Hérault du barrage de Moulin Bertrand
au ruisseau de Gassac ».
Le ruisseau de l’Avenc prend sa source à Montpeyroux (ruisseau d’Aigues-Vives) pour confluer avec
l’Hérault en pointe Sud de Saint-Jean-de-Fos, dessinant la limite Ouest du territoire. Le ruisseau est
identifié par le SDAGE comme masse d’eau superficielle - cours d’eau (FRDR12034).
Le canal de Gignac est un vaste réseau d’irrigation en mode gravitaire fonctionnant depuis 1897
et desservant onze communes de Saint-Guilhem-le-Désert à Puilacher sur 3000 hectares. La prise
d’eau est réalisée à partir d’un barrage implanté dans les gorges en amont de Saint-Guilhem-le-
Désert. Géré par l’Association Syndicale Autorisée du canal d’irrigation de Gignac, il se subdivise en
565 km de grand gabarit, 70 km de canaux secondaires et 250 km de rigoles et filioles.
CARTE DU RÉSEAU HYDROGRAPHIQUE
SUPERFICIELCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 41
1. Environnement naturel et équilibres écologiques
Le réseau souterrain
Dans les massifs calcaires très fissurés et fracturés, l’eau s’écoule, dessine des réseaux compliqués
de galeries, puits, cavités et grottes puis ressort en de nombreuses sources. Les paysages
calcaires créés par l’eau sont appelés « karts ». Ainsi, le secteur de Clamouse comprend une
centaine de cavités et une vingtaine de sources. La commune possède deux grottes, la « grotte
du Contrebandier » et la « grotte de Clamouse » remarquable par l’abondance et la diversité du
concrétionnement.
Le réseau souterrain est constitué de 4 masses d’eau souterraine identifiées par le SDAGE
Rhône Méditerranée :
• Calcaires et marnes jurassiques des garrigues nord-montpelliéraines (W faille de Corconne)
(FRDG115)
• Calcaires et marnes causses et avant-causses du Larzac sud, Campestre, Blandas, Séranne,
Escandorgue (FRDG125)
• Alluvions de l’Hérault (FRDG311)
• Formations tertiaires et crétacées du bassin de Béziers-Pézenas (y compris all. du Libron)
(FRDG510)
La Grotte de Clamouse, découverte en 1945, est « une grotte vivante toujours en cours de
creusement par une rivière souterraine alimentée par les infiltrations d’eau de pluie et de neige
sur la chaîne de la Séranne et la partie sud du Causse du Larzac.
Le site de Clamouse constitue la résurgence de cette rivière souterraine qui ennoie les parties
basses de la grotte en période de crue et se déverse dans l’Hérault par une quinzaine de sources
dont la principale, au-dessus du moulin de Clamouse, atteint des débits de crue de 10 m3/s. Cette
Grotte a été découverte durant l’été 1945 par une équipe du Spéléo-Club de Montpellier, sous la
conduite de Maurice Laurès après franchissement d’un siphon asséché. Sa longueur totale est
d’environ 4 km dont près d’1 km est aménagé pour la visite touristique depuis 1965 » .
Elle a fait l’objet d’un classement au titre des Sites et Monuments Naturels par l’arrêté ministériel
en date du 12 février 2005 et est en cours de classement au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Son exceptionnelle richesse en concrétions d’aragonite et de calcite, en font une cavité parmi les
plus visitées de France.
CARTE DES MASSES D’EAU
SOUTERRAINE
Conception : Urbanisme et Territoires
Sources : Cartes IGN série bleue 1/25000
2645 E Clermont-l’Hérault et 2642 ET St-Guilhem-le-Désert
N
0 500 m
Calcaires et marnes causses et avant-causses
du Larzac sud, Campestre, Blandas, Séranne,
Escandorgue (FRDG125)
Formations tertiaires et crétacées du bassin de Béziers-
Pézenas (y compris all. du Libron) (FRDG510)
Alluvions de l’Hérault
(FRDG311)
Calcaires et marnes jurassiques
des garrigues nord-montpelliéraines
(W faille de Corconne) (FRDG115)
Grotte de ClamouseCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 42
1. Environnement naturel et équilibres écologiques
1.1.5 Une végétation anthropisée dictée par le relief
La végétation, en grande partie induite par le relief et la qualité du sol manifeste le résultat d’une
longue histoire d’appropriation du territoire par les habitants.
Les espaces naturels
Les bois ont constitué une ressource locale importante pour le pâturage, le bois de chauffage et
les industries locales. Ils avaient pratiquement disparu au XIX e siècle du fait de leur surexploitation.
Depuis le XX e siècle, ils se reconstituent lentement. Ces espaces forestiers sur les monts calcaires
se composent de taillis de chênes verts et de pins de Salzmann. Le sous-bois est riche en viornes-
tins, lentisques, érables de Montpellier, filaires, buis, aubépines, pistachiers-térébinthes et églantiers.
La garrigue est une formation végétale dégradée après une surexploitation du sol. Elle revêt divers
aspects selon son degré de reconquête végétale. À Saint-Jean-de-Fos, la garrigue basse à chênes
Kermès domine sur les versants des monts caillouteux. Il s’y développe le prunellier, le genêt-scorpion,
le genévrier, le cade, l’euphorbe-characias, la lavande-aspic, le romarin, le thym, la sarriette, la
salsepareille, la clématite brûlante et la bruyère arborescente.
Les ripisylves sont des cordons de feuillus luxuriants et fragiles accompagnant l’Hérault et l’Avenc.
Ils possèdent une flore riche en chênes blancs, saules, frênes, peupliers noirs et blancs, aulnes
glutineux, lianes, chèvrefeuilles et cannes de Provence.
Les espaces cultivés
Le piémont ensoleillé et sec est favorable à la culture de l’olivier et de la vigne. Les terrasses alluviales
irriguées sont propices aux vergers et à la vigne. Les parcelles de vignes structurent et rythment
visuellement l’espace. La production se décline en vins de pays et AOC « Terrasses du Larzac ». Les
cépages sont nombreux : grenache, syrah, carignan, mourvèdre...
CARTE DU COUVERT VÉGÉTALCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 43
La forêt domaniale de Saint-Guilhem-le-Désert
Le massif forestier de Saint-Guilhem-le-Désert (2451 hectares) s’avance au sud sur le territoire de Saint-Jean-de-
Fos (combe de Valloubière se caractérisant par une garrigue basse surplombée d’un îlot de conifères). Une partie
de ce massif est aujourd’hui classé à l’inventaire des sites.
Autrefois, les terrains dolomitiques, d’aspect gris et poreux, étaient recouverts par le pin laricio de Salzmann. Les
terrains calcaires, d’aspect blanchâtre, portaient des peuplements de chênes verts et de chênes pubescents. En
raison de la topographie accidentée, (pentes supérieures à 80% sur les 2/3 de la surface), la forêt n’a pas été
défrichée par les moines pour pourvoir à leur subsistance. Ils se contentaient de la traverser par le chemin pastoral
de l’Ermitage qui franchit « la reculée du Bout du monde », pour aller chercher les céréales sur le plateau du
Larzac.
Au cours des siècles, alors qu’elle était propriété communale, la forêt a servi de support à trois activités :
- le pâturage des chèvres qui ont fait à cette époque la renommée de Saint-Guilhem, les Montpelliérains venant y
acheter les gigots et les côtelettes de chèvre ;
- le chauffage domestique et l’alimentation des fours des potiers de Saint-Jean-de-Fos, générant des conflits
entre les habitants des deux villages. Le chêne ne suffisait pas à la demande, le genêt scorpion (l’argeollas) était
également exploité ;
- la cueillette des truffes et la chasse des grives musiciennes, à l’origine d’une activité de conserverie.
Ces trois activités et les incendies ont modifié le paysage. Sur les versants sud et les terrains dolomitiques, la
forêt a régressé et laissé la place à des milieux ouverts à base de romarin aux vertus mellifères. Sur les terrains
calcaires, le chêne pubescent a disparu, le chêne vert a résisté grâce à la puissance de ses racines qui colonisent
ces rochers sans sol et grâce à sa capacité à faire des rejets après le passage des incendies. Sur les hauteurs, le
pin laricio de Salzmann se maintient malgré les incendies répétés. Ce pin est une relique de l’époque tertiaire. La
forêt de Saint-Guilhem constitue la principale station française de cette espèce.
La forêt communale de Saint-Jean-de-Fos
La forêt communale s’applique à la partie nord du territoire (lieu-dit La Réserve), où se mêlent bois de chêne vert
et futaies de conifères. L’Office National des Forêts (ONF) mène une étude sur l’intérêt de promouvoir le retour du
paturâge sur ce secteur.
1. Environnement naturel et équilibres écologiques
Forêt domaniale
de Saint-Guilhem
Forêt communale
de Saint-Jean-de-FosCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 44
POTENTIALITÉ DES SOLS
Source : DDTM 34 - Carte réalisée par l’INRA et le Cemagref pour la DRAAF «Appréciation d’un potentiel d’utilisation globale d’un sol long ou très long terme»
La carte ci-contre met en évidence les potentialités du sol de la commune au regard de
ses caractéristiques agropédologiques.
Il s’agit de pouvoir comparer les sols de façon simple. La qualité globale du sol pour
un usage futur est évaluée par un indice privilégiant le potentiel agronomique et la
capacité maximum de diversification des usages du sol.
L’approche retenue est une approche par combinaison logique de classes de sol qui
prend en compte les contraintes rencontrées en milieu méditerranéen.
L’indicateur peut être présenté sous la forme d’un arbre de décision avec trois niveaux
hiérarchisées de classification.
1- Les contraintes « absolues » qui peuvent discréditer le potentiel du sol lorsqu’elles
existent (salinité supérieure à 15%), correspondant à la classe 4.
2- La réserve utile (RU) qui est le paramètre principal de hiérarchisation. La réserve
utile du sol correspond à la capacité de rétention du sol : volume d’eau que le sol peut
absorber. Plus la RU est élevée, plus le sol a la capacité d’accueillir une diversification
agricole.
• classe 1 : RU ≥ 125 mm
• classe 2 : RU entre 75 et 125 mm
• classe 3 : RU ≤ 75 mm
3- Les contraintes secondaires :
• la battance : caractère d’un sol tendant à se désagréger et à former une croûte
en surface sous l’action de la pluie ;
• l’hydromorphie : saturation en eau ;
• la pierrosité : proportion relative des pierres à la surface des sols ;
• le pH.
Globalement, la potentialité des sols de Saint-Jean-de-Fos est limitée du fait d’une RU
faible (≤ 75 mm) sur les 3/4 du territoire même si les contraintes secondaires restent
modérées (classement 3-0 et 3-1). Les sols marneux et alluviaux sur le piémont et
dans la plaine offrent une RU bonne (≥ 125 mm) mais présentent de fortes contraintes
secondaires (classement 1-3).
En d’autres termes, les modes culturaux se sont adaptés à la potentialité modérée des
sols en s’orientant de manière privilégiée vers la vigne et l’olive, dont les besoins en
eau sont plus faibles que d’autres types de cultures (céréales, ...).
Zones urbaines
ou à urbaniser
Potentialité des sols
1-0
1-1
1-2
1-3
2-0
2-1
2-2
2-3
3-0
3-1
3-2
3-3
4
Potentialit des sols
4 km
DTM
d'utilisation globale d'un sol long ou trs long terme . Etude DRAAF -
007-2010
/250 000
unale n'est donc pas pertinente.
Conception : DDTM 34
Date d'impression : 04-10-2011
0 1 km N
1. Environnement naturel et équilibres écologiques
1.1.6 Le potentiel agronomique des solsCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 45
1. Environnement naturel et équilibres écologiques
1.2 HABITATS NATURELS ET BIODIVERSITÉ
La commune de Saint-Jean-de-Fos est dotée d’un patrimoine naturel d’une extrême richesse
écologique, faunistique et floristique. Dans le cadre de l’élaboration du PLU, il s’agit dès lors de
prendre en compte les zones présentant ces qualités, cette sensibilité et conserver l’équilibre
écologique de la zone.
L’inventaire du patrimoine naturel en Languedoc-Roussillon recense plusieurs zones devant faire
l’objet d’une préservation poussée, par des protections réglementaires ou nationales.
1.2.1 La Zone d’Importance pour la Conservation des Oiseaux sauvages (ZICO)
« Hautes Garrigues du Montpelliérais »
Les ZICO sont instituées par la Directive européenne du 6 avril 1979 dite « Oiseaux ». Elles
ont pour objet la protection, la gestion et la régulation de toutes les espèces d’oiseaux vivant
naturellement à l’état sauvage et en réglemente l’exploitation. Le niveau de protection est différencié
en fonction d’un classement des espèces selon, notamment, leur rareté. Au niveau local, il est
important d’intégrer la notion de ZICO lors de l’établissement du Plan local d’urbanisme de façon à
éviter toute destruction d’habitat d’oiseaux supplémentaire, en tenant compte des secteurs et des
espèces les plus sensibles pour les espèces à protéger.
La ZICO n°LR14 « Hautes Garrigues du Montpelliérais » a une superficie totale de 90.700 hectares
dont une partie est située sur le territoire de Saint-Jean-de-Fos (Monts de Saint-Guilhem). Elle
fait partie des rares ZICO forestières dont l’avifaune présente un intérêt ornithologique au niveau
national.
Parmi les espèces recensées, on trouve l’Aigle de Bonelli, le Vautour percnoptère, la Bondrée
avipore, le Milan royal et le Milan noir, le Circaète Jean-le-Blanc, le Busard des roseaux, le Busard
Saint-Martin et le Busard cendré, l’Aigle royal et l’Aigle botté, le Faucon d’Eléonore et le Faucon
pèlerin, l’Outarde canepetière, l’Oedicnème criard, le Grand-duc et l’Engoulevent d’Europe, le
Martinet à ventre blanc, le Martin pêcheur, le Guêpier et le Rollier d’Europe, l’Alouette calandre
et l’Alouette lulu, l’Hirondelle rousseline et le Pipit rousseline, la Fauvette pitchou, la Pie-grièche
écorcheur, la Pie-grièche grise et la Pie-grièche à tête rousse, le Crave à bec rouge et le Bruant
ortolan.
ZONE D’IMPORTANCE POUR
LA CONSERVATION DES OISEAUX SAUVAGES
Conception : Urbanisme et Territoires
Sources : Cartes IGN série bleue 1/25000
2645 E Clermont-l’Hérault et 2642 ET St-Guilhem-le-Désert
N
0 500 m
ZICO LR14
Hautes Garrigues du MontpelliéraisCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 46
1.2.2 Les Zones Naturelles d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique
Le territoire de Saint-Jean-de-Fos est concerné par la délimitation de trois ZNIEFF :
• ZNIEFF de type I n°3418-3150 « Rivière de l’Hérault de Gignac à Canet »
• ZNIEFF de type II n°3418-0000 « Cours moyen de l’Hérault et de La Lergue »
• ZNIEFF de type II n°3422-0000 « Massif des Gorges de l’Hérault et de la Buège ».
Les ZNIEFF sont des inventaires réalisés par le Muséum d’Histoire Naturelle sans valeur juridique.
Elles constituent des outils d’expertise environnementale d’aide à la décision et au partage des
connaissances scientifiques.
Les ZNIEFF de type I correspondent à des espaces naturels d’exception ou représentatifs
(patrimonialité de la zone). Il convient de les protéger particulièrement pour leurs richesses
biologiques, la constructibilité y étant exclue par principe. Seul un aménagement de découverte
peut y être envisagé.
Les ZNIEFF de type II sont constituées de grands ensembles naturels, riches et peu modifiés,
pouvant englober des ZNIEFF de type I. En dehors de celles-ci ou des zones intéressées par un
type particulier de protection (arrêt de biotope, zone humide, Natura 2000, …), ces grands espaces
remarquables sont susceptibles d’aménagements, uniquement si leur intégration dans le site et
leurs impacts sont maîtrisés.
1. Environnement naturel et équilibres écologiques
ZNIEFF
Conception : Urbanisme et Territoires
Sources : Cartes IGN série bleue 1/25000
2645 E Clermont-l’Hérault et 2642 ET St-Guilhem-le-Désert
N
0 500 m
ZNIEFF n°3418-3150
Rivière de l’Hérault de Gignac à Canet
ZNIEFF n°3422-0000
Massif des Gorges de l’Hérault et de la Buège
ZNIEFF n°3418-0000
Cours moyen de l’Hérault et de La LergueCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 47
ZNIEFF de type I
La ZNIEFF n°3418-3150 « Rivière de l’Hérault de Gignac à Canet » est constituée d’un linéaire
d’environ 16 km de la rivière de l’Hérault entre les communes de Gignac et de Canet. Ce territoire
couvre une superficie de près de 320 ha. Son périmètre comprend le lit mineur de la rivière et les
zones humides riveraines (bras morts, prairies et ripisylves).
À l’amont de la ZNIEFF, exploitant aussi bien le cours d’eau que les boisements riverains, on trouve le
Castor d’Eurasie (Castor fiber), le plus gros rongeur d’Europe (espèce quasiment disparue protégée
aux niveaux national et européen).
Les anciennes gravières présentes à l’aval de la ZNIEFF accueillent deux espèces d’oiseaux
appréciant les marais et/ou les zones de galets peu végétalisées : le Héron pourpré (Ardea purpurea),
espèce en déclin protégée aux plans national et européen et l’Échasse blanche (Himantopus
himantopus), espèce protégée en France et en Europe.
Les petites étendues d’eau associées à la rivière accueillent les deux seules espèces autochtones
de tortue d’eau douce de France, toutes deux protégées en France comme en Europe : la Cistude
d’Europe (Emys orbicularis) et l’Emyde lépreuse (Mauremys leprosa).
La ZNIEFF compte aussi plusieurs espèces déterminantes d’odonates.
Dans les parties calmes de ce tronçon de l’Hérault, il est possible d’observer : le Gomphe à cercoïdes
fourchus (Gomphus graslinii), protégé en France et en Europe, la Cordulie splendide (Macromia
splendens), protégée aux niveaux national et européen, la Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii),
protégée au niveau national (unique espèce du genre au niveau mondial), le Gomphe à crochets
(Onycogomphus uncatus), indicateur d’une bonne qualité physico-chimique des cours d’eau.
La ZNIEFF traverse une plaine agricole (essentiellement viticole) et se trouve à proximité de plusieurs
villages. De nombreuses stations de pompage ou d’épuration (une dizaine en tout) sont implantées
à proximité du périmètre. Le lit de la rivière a fait l’objet d’importantes extractions de matériaux
comme en témoignent les quelques anciennes gravières présentes.
Toutes les espèces présentes dépendent directement du cours d’eau et/ou des ripisylves et de leur
état de conservation.
Tout type de pollution (effluents agricoles, eaux usées des agglomérations alentours), de modification
de la dynamique de la rivière (seuils, aménagements hydroélectriques, captages, consolidation ou
rectification des berges, extraction de matériaux, apports de sédiments) ou de travaux d’entretien/
d’exploitation des zones riveraines (et notamment les coupes et le défrichage), peut constituer une
menace pour le maintien des espèces et de leurs habitats.
1. Environnement naturel et équilibres écologiques
ZNIEFF DE TYPE I
Conception : Urbanisme et Territoires
Sources : Cartes IGN série bleue 1/25000
2645 E Clermont-l’Hérault et 2642 ET St-Guilhem-le-Désert
N
0 500 m
ZNIEFF n°3418-3150
Rivière de l’Hérault de Gignac à CanetCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 48
ZNIEFF de type II
La ZNIEFF n°3418-0000 « Cours moyen de l’Hérault et de La Lergue »
D’une surface de 970 ha, elle se développe du creuset géologique du Salagou jusqu’à la plaine de
l’Hérault en suivant le cours du fleuve.
L’inventaire floristique réalisé recense 5 espèces végétales déterminantes et remarquables :
- végétaux vasculaires : Ibéris intermédiaire (Iberis linifolia L. subsp. intermedia (Guers.) Kerguélen),
Mélilot élégant (Melilotus elegans Salzm. ex Ser.), Bugrane pubescent (Ononis pubescens L.),
Silène de Porto (Silene portensis L.), Tamaris d’Afrique (Tamarix africana Poir.).
Les richesses faunistiques se caractérisent par une variété d’espèces animales déterminantes et
remarquables :
- amphibiens : Grenouille de Perez ou de Graf (Rana perezi/ kl grafi)
- lépidoptères : Diane (Zerynthia polyxena)
- mammifères terrestres : Castor (Castor fiber)
- mollusques : Belgrandia gibberula, Bythinella navacellensis, Heraultiella exilis
- odonates : Gomphe à cercoïdes fourchus (Gomphus graslinii), Cordulie splendide (Macromia
splendens), Gomphe à crochets (Onychogomphus uncatus), Cordulie à corps fin (Oxygastra
curtisii)
- oiseaux : Chevalier guignette (Actitis hypoleucos), Circaète Jean-le-Blanc (Circaetus gallicus),
Coucou geai (Clamator glandarius), Rollier d’Europe (Coracias garrulus), Faucon pèlerin (Falco
peregrinus), Hirondelle rousseline (Hirundo daurica), Pie-grièche à tête rousse (Lanius senator),
Guêpier d’Europe (Merops apiaster), Huppe fasciée (Upupa epops)
- orthoptères : Magicienne dentelée (Saga pedo)
- poissons et écrevisses : Anguille (Anguilla anguilla), Barbeau méridional (Barbus meridionalis),
Toxostome (Chondrostoma toxostoma)
- reptiles : Cistude d’Europe (Emys orbicularis), Emyde lépreuse (Mauremys leprosa), Lézard ocellé
(Timon lepidus)
1. Environnement naturel et équilibres écologiques
ZNIEFF - COURS MOYEN DE
L’HÉRAULT ET DE LA LERGUE
Conception : Urbanisme et Territoires
Sources : Cartes IGN série bleue 1/25000
2645 E Clermont-l’Hérault et 2642 ET St-Guilhem-le-Désert
N
0 500 m
ZNIEFF n°3418-0000
Cours moyen de l’Hérault et de La LergueCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 49
La ZNIEFF n°3422-0000 « Massif des Gorges de l’Hérault et de la Buège »
Ce vaste espace de 21.370 ha se caractérise par une dominance de forêts et milieux semi-naturels
(95 %). Elle intersecte six ZNIEFF de type I, une ZICO et huit périmètres réglementaires d’intérêt
écologique (SIC, ZPS, APB, ENS).
Les richesses floristiques sont importantes. Parmi les espèces déterminantes et remarquables :
- lichens : Degelia atlantica (Degel.) M. Jorg. & P. James, Leptogium coralloideum (Meyen & Flot.)
Vain., Petractis crozalsii (B. de Lesd.) n.c., Strigula jamesii (Swinsc.) R. C. Harris
- végétaux vasculaires : 60 espèces dont Orchis punaise (Anacamptis coriophora (L.) Bateman,
Pridgeon & Chase), Sabline hérissée (Arenaria hispida L.), Laîche des montagnes (Carex montana
L.), Centranthe de Lecoq (Centranthus lecoqii Jord.), Jonc des chaisiers (Schoenoplectus lacustris
(L.) Palla), Anthyllide à quatre feuilles (Tripodion tetraphyllum (L.) Fourr.), ...
L’inventaire faunistique recense 72 espèces animales remarquables et déterminantes au nombre
desquelles :
- amphibiens : Pélobate cultripède (Pelobates cultripes), Triton marbré (Triturus marmoratus), ...
- araignées : Lycosa narbonensis
- chiroptères : Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersii), Murin de Capaccini (Myotis
capaccinii), Rhinolophe euryale (Rhinolophus euryale), ...
- coléoptères tenebrionidae : Heliopathes luctuosus, Melanimon tibiale, Omophlus picipes
- coléroptères saproxylique : Ampedus praeustus, Ogmoderes angusticollis, ...
- lépidoptères : Hermite (Chazara briseis), Thécla du frêne (Laeosopis evippus), Diane (Zerynthia
polyxena), Proserpine (Zerynthia rumina)
- mammifères terrestres : Castor (Castor fiber), Loutre (Lutra lutra)
- mollusques : Belgrandia gibba, Belgrandia gibberula, Belgrandia marginata, Belgrandiella dunalina,
Bythinella cebennensis, Henrigirardia wienini, Heraultiella exilis, Paladilhia conica, ...
- odonates : Agrion délicat (Ceriagrion tenellum), Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale),
Gomphe à cercoïdes fourchus (Gomphus graslinii), Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii), ...
- oiseaux : 18 espèces dont Pipit rousseline (Anthus campestris), Aigle royal (Aquila chrysaetos),
Chevêche d’Athéna (Athene noctua), Busard cendré (Circus pygargus), Coucou geai (Clamator
glandarius), Traquet oreillard (Oenanthe hispanica), Huppe fasciée (Upupa epops), ...
- orthoptères : Antaxius sorrezensis, Chorthippus binotatus algoaldensis, ...
- poissons et écrevisses : Anguille (Anguilla anguilla), Barbeau méridional (Barbus meridionalis),
Chabot (Cottus gobio), ...
- reptiles : Couleuvre d’Esculape (Elaphe longissima), Cistude d’Europe (Emys orbicularis),
Psammodrome algire (Psammodromus algirus), Psammodrome d’Edwards (Psammodromus
hispanicus ), ...
1. Environnement naturel et équilibres écologiques
ZNIEFF - MASSIF DES GORGES
DE L’HÉRAULT ET DE LA BUÈGE
Conception : Urbanisme et Territoires
Sources : Cartes IGN série bleue 1/25000
2645 E Clermont-l’Hérault et 2642 ET St-Guilhem-le-Désert
N
0 500 m
ZNIEFF n°3422-0000
Massif des Gorges de l’Hérault et de la BuègeCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 50
1. Environnement naturel et équilibres écologiques
1.2.3 Les sites Natura 2000
La Zone de Protection Spéciale (ZPS) n°FR9112004 « Hautes Garrigues du Montpelliérais »
Sur 45.443,72 ha, le site des Hautes Garrigues du Montpelliérais est classé par arrêté du 29 octobre
2003 au réseau Natura 2000 comme Zone de Protection Spéciale au titre de la Directive européenne
« Oiseaux » du 6 avril 1979. À Saint-Jean-de-Fos, la ZPS concerne principalement les monts boisés
de Saint-Guilhem.
DESCRIPTION DU SITE
La ZPS englobe un vaste territoire de collines calcaires au Nord-Est du département de l’Hérault.
Plusieurs ensembles morphologiques peuvent y être individualisés : massif de la Serrane, causse
de la Selle, gorges de l’Hérault, massifs du Pic-Saint-Loup et de l’Hortus, colline de la Suque et
puech des Mourgues.
Le pastoralisme a fortement régressé depuis plusieurs décennies et la garrigue puis la forêt gagnent
du terrain au détriment des pelouses. La viticulture connaît un regain d’intérêt, notamment sur les
coteaux avec des objectifs d’amélioration de la qualité, compatibles avec la préservation des habitats
et des ressources alimentaires des oiseaux. Situé aux portes de l’agglomération de Montpellier, le
site est très fréquenté car il permet la pratique de loisirs et de sports de nature variée.
L’ensemble de l’avifaune justifiant le classement du site est inscrit à l’annexe I de la Directive Oiseaux
et fait à ce titre l’objet de mesures de conservation spéciale concernant leur habitat, afin d’assurer
leur survie et leur reproduction dans leur aire de distribution.
COMPOSITION DU SITE
Landes, broussailles, recrus, maquis et garrigues, phrygana 25%
Forêts sempervirentes non résineuses 20 %
Forêts de résineux 15 %
Pelouses sèches, steppes 15 %
Forêts mixtes 10 %
Autres terres (incluant les zones urbanisées et industrielles, routes, décharges, mines) 5 %
Forêts caducifoliées 5 %
Rochers intérieurs, éboulis rocheux, dunes intérieures, neige ou glace permanente 2 %
Autres terres arables 2 %
Prairies améliorées 1 %
ZONE DE PROTECTION SPÉCIALE
Conception : Urbanisme et Territoires
Sources : Cartes IGN série bleue 1/25000
2645 E Clermont-l’Hérault et 2642 ET St-Guilhem-le-Désert
N
0 500 m
ZPS FR9112004
Hautes Garrigues du MontpelliéraisCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 51
1. Environnement naturel et équilibres écologiques
ESPÈCES ANIMALES RECENSÉES SUR LA ZPS (1/2)
HABITATS FAVORABLES COMPTAGE
massifs accidentés avec garrigue dégradée 26 couples en France
et hautes falaises, (en 1998)
milieux ouverts pour la chasse 3 couples sur le site
escarpements rocheux et milieux ouverts pour 274 à 288 couples
la chasse en France (en 1992)
milieux ouverts avec quelques buissons et bosquets, 50.000 couples en France
vignobles à flanc de coteau et cultures céréalières
boisements entrecoupés d’espaces ouverts 8000 à 12.000 couples
de plaines et collines en France (fin années 1990)
milieux ouverts variés (steppes, cultures, garrigue 10.000 à 25.000 couples
à chêne kermès, landes à buis et genévriers, en France
pelouses sèches)
régions de basse et moyenne altitude et milieux 4000 couples en France
très ouverts (prairies de fauche et cultures céréalières) (années 1990)
effectif significatif sur le site
reproduction : coupes forestières, jeunes plantations 3000 à 4000 couples
arbustives, cultures, abords de marais, bocages en France (fin années 1990)
hivernage : milieux ouverts (friches, landes, cultures)
régions accidentées où alternent 1300 couples
milieux ouverts (landes et pelouses) et boisements en France (en 1998)
effectif significatif sur le site
haute montagne et falaises côtières avec des pâturages 1000 à 2000 couples en
adjacents où l’herbe est courte (milieux très ouverts) France (années 1990)
effectif significatif sur le site
OISEAUX ACTIVITÉ SUR LE SITE
1. Aigle de Bonelli (Hieraaetus fasciatus) Résidente
2. Aigle royal (Aquila chrysaetos) Résidente
3. Alouette lulu (Lullula arborea) Résidente
4. Bondrée apivore (Pernis apivorus) Reproduction
Étape migratoire
5. Bruant ortolan (Emberiza hortulana) Reproduction
6. Busard cendré (Circus pygargus) Reproduction
7. Busard Saint-Martin (Circus cyaneus) Hivernage
8. Circaète Jean-le-blanc (Circaetus gallicus) Reproduction
Étape migratoire
9. Crave à bec rouge (Pyrrhocorax pyrrhocorax) ReproductionCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 52
1. Environnement naturel et équilibres écologiques
OISEAUX ACTIVITÉ SUR LE SITE
10. Engoulevent d’Europe (Caprimulgus europaeus) Reproduction
11. Faucon pèlerin (Falco peregrinus) Résidente
12. Fauvette pitchou (Sylvia undata) Résidente
13. Grand-duc d’Europe (Bubo bubo) Résidente
14. Martin-pêcheur d’Europe (Alcedo atthis) Résidente
15. Milan noir (Milvus migrans) Reproduction
Étape migratoire
16. Oedicnème criard (Burhinus oedicnemus) Reproduction
17. Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio) Reproduction
18. Pipit rousseline (Anthus campestris) Reproduction
19. Rollier d’Europe (Coracias garrulus) Reproduction
HABITATS FAVORABLES COMPTAGE
végétation basse clairsemée (dunes, landes, friches, tourbières, 20.000 à 40.000 couples
régénérations forestières), sous-bois buissonneux en France (fin années 1990)
(chênaies pubescentes, taillis clairs, lisières de pinèdes, coupes) effectif significatif sur le site
régions accidentées avec des falaises ; 800 à 1000 couples en
en hiver, milieux plus ouverts, grandes plaines agricoles France (fin années 1990)
milieux fermés bas (garrigues à chênes kermès ou romarin, 200.000 à 300.000 couples
landes, régénérations forestières en France
collines avec quelques barres rocheuses à proximité de 1000 couples en France
milieux ouverts pour la chasse (fin années 1990)
effectif significatif sur le site
cours d’eau et étangs, cavités des troncs d’arbres 10.000 à 20.000 couples
dans les bois et forêts (fin années 1990)
boisements proches de l’eau 10.000 couples en France
(en 1998)
plaines agricoles, bords graveleux des rivières, dunes, 5000 à 9000 couples en
friches, landes, pelouses sèches, bocages, vignobles France (années 1990)
milieux semi-ouverts riches en buissons, 150.000 à 300.000 couples
en zones herbeuses et en perchoirs naturels en France (fin années 1990)
milieux sablonneux ou rocailleux ouverts, steppes, pelouses, 15.000 à 20.000 couples
garrigues, lit sec des cours d’eau, gravières, lavandaies en France (fin années 1990)
milieux ouverts (steppes, prairies, cultures) au voisinage 520 à 620 couples
de vieilles ripisylves ou d’allées de platanes en France (en 1998)
effectif significatif sur le site
ESPÈCES ANIMALES RECENSÉES SUR LA ZPS (2/2)Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 53
ENJEUX ET VULNÉRABILITÉ
Les menaces potentielles sur les habitats
Pour les espèces privilégiant les milieux ouverts : Les prairies et terres pâturées, les pelouses sèches
et milieux herbacés, les steppes, les cultures basses constituent des territoires de chasse de premier
ordre pour la plupart des espèces d'oiseaux recensées sur la ZPS (Aigle de Bonelli, Bruant Ortolan,
Busard cendré, Crave à bec rouge, Hibou Grand-duc, Rollier d'Europe, ...). Dans ces milieux ouverts, les
proies sont très visibles, la variété des milieux diversifie les types de proies, peu d'obstacles obstruent
l'accessibilité et le vol. Il est donc impératif de préserver ce type d'habitat contre le démantèlement
de la structure paysagère, la fermeture et la banalisation du paysage : abandon du pâturage, mise en
culture des pelouses sèches, culture extensive, reboisements et artificialisation.
Pour les espèces privilégiant les milieux semi-ouverts et les milieux fermés : Certaines espèces
d'oiseaux comme le Busard Saint-Martin, l'Engoulevent d'Europe ou la Pie-grièche écorcheur nichent
et chassent dans les milieux semi-ouverts (garrigue, landes, cultures hautes, vergers, bocages, haies)
où une végétation arbustive ou arborée permet de trouver proies et perchoirs naturels.
Les bois, les forêts et la végétation basse constituent des habitats favorables pour certaines espèces
d'oiseaux (Fauvette pitchou). D'autres espèces comme la Bondrée apivore ou le Circaète Jean-le-
Blanc nichent dans les milieux forestiers et chassent dans les espaces semi-ouverts.
Pour protéger ces habitats, il convient de lutter contre les déboisements forestiers, de lutter contre les
colonisations de résineux, de maintenir les haies arborées et les réseaux bocagers dans les espaces
agricoles, de pérenniser les activités sylvopastorales, d'éviter l'arasement des talus et des haies et
l'artificialisation.
Le Martin-pêcheur et le Milan noir affectionnent les milieux boisés près des cours d'eau. Il s'agit de
veiller à limiter la rectification et l'artificialisation des berges, de maintenir les biotopes riverains et
notamment les ripisylves afin de préserver cet habitat.
De manière générale, le développement des projets de centrales éoliennes constitue l’une des
principales menaces identifiées sur le secteur. L’évolution des pratiques agricoles joue un rôle
important dans la conservation des habitats des espèces concernées et une concertation étroite avec
les représentants des différentes productions locales, en particulier les crus AOC, doit être engagée.
Le développement des activités de plein air et, notamment, de l’escalade doit également faire l’objet
de concertations avec les acteurs locaux pour éviter le développement des perturbations liées à ces
activités.
TYPOLOGIE DES HABITATS NATURELS
SUR LE SITE DE LA ZPS
1. Environnement naturel et équilibres écologiquesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 54
1. Environnement naturel et équilibres écologiques
Le Site d’Importance Communautaire n°FR9101388 « Gorges de l’Hérault »
Le site des Gorges de l’Hérault (21.460 ha) a été inventorié par le Muséum d’Histoire Naturelle
comme susceptible d’être classé au réseau Natura 2000 comme Zone Spéciale de Conservation
(ZSC) au titre de la Directive européenne « Habitat naturels » du 21 mai 1992. Il constitue pour
l’heure un pré-Site d’Importance Communautaire (SIC).
DESCRIPTION DU SITE
Le site est défini autour de l’Hérault qui entaille un massif calcaire vierge de grandes infrastructures.
Les habitats forestiers (forêt de Pins de Salzmann et chênaie verte) et rupicoles sont bien conservés.
L’ensemble de l’hydrosystème du fleuve est encore peu perturbé.
La pinède de Pins de Salzmann de Saint-Guilhem est une souche pure et classée comme porte-
graines par les services forestiers. Il s’agit d’une forêt développée sur des roches dolomitiques.
Des espèces rares d’insectes sont notées sur cette forêt dont une espèce endémique (Cryptocephalus
mayeti). La qualité de l’eau de l’Hérault et la relative tranquillité le long de ses berges permettent
la conservation de plusieurs espèces d’intérêt communautaire. Les parois calcaires abritent des
sites d’hibernation et/ou de mise bas de nombreuses espèces de chauves-souris insectivores ou
frugivores.
COMPOSITION DU SITE
Landes, broussailles, recrus, maquis, garrigues, phrygana 23%
Forêts de résineux 17%
Pelouses sèches, steppes 15%
Forêts caducifoliées 15%
Forêts mixtes 10%
Rochers intérieurs, éboulis rocheux, dunes intérieures, neige ou glace permanente 10%
Autres terres arables 7%
Eaux douces intérieures (eaux stagnantes, eaux courantes) 2%
Autres terres (incluant les zones urbanisées et industrielles, routes, décharges, mines) 1%
SITE D’IMPORTANCE
COMMUNAUTAIRE
Conception : Urbanisme et Territoires
Sources : Cartes IGN série bleue 1/25000
2645 E Clermont-l’Hérault et 2642 ET St-Guilhem-le-Désert
N
0 500 m
SIC FR9101388
Gorges de l’HéraultCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 55
ESPÈCES ANIMALES RECENSÉES SUR LE SIC (1/2)
INVERTÉBRÉS POPULATION HABITATS FAVORABLES
RELATIVE(2)
1. Barbot ou Scarabée Pique-brune (Osmoderma eremita)* B cavités profondes des vieux arbres
2. Écaille chinée (Callimorpha quadripunctaria)* C milieux humides ou xériques, naturels ou anthropisés
3. Écrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes) C eaux douces, claires et peu profondes, de très bonne qualité
4. Gomphe à cercoïdes fourchus (Gomphus graslinii) C milieux lotiques permanents dont les eaux sont claires et bien
oxygénées, végétation aquatique et riveraine
5. Lucane cerf-volant (Lucanus cervus) C système racinaire des souches et arbres dépérissants
6. Grand capricorne (Cerambyx cerdo) C milieux forestiers, arbres isolés même en milieu anthropisé
(parcs urbains, alignements de bords de route)
7. Rosalie des Alpes (Rosalia alpina)* C arbres isolés, alignements arborés, ripisylves, hêtraies
1. Environnement naturel et équilibres écologiques
HABITATS NATURELS COUVERTURE SURFACE
(en %) RELATIVE (1)
Forêts à Quercus ilex et Quercus rotundifolia 15 % C
Parcours substeppiques de graminées et annuelles du Thero-Brachypodietea* 10 % C
Matorrals arborescents à Juniperus spp. 7 % C
Pinèdes (sub-)méditerranéennes de pins noirs endémiques* 5 % B
Formation stables xérothermophiles à Buxus sempervirens des pentes rocheuses (Berberidion p.p.) 5 % C
Pelouses sèches semi-naturelles et faciès d’embuissonnement sur calcaires (Festuco Brometalia) (*sites d’orchidées remarquables)* 5 % C
Éboulis ouest-méditerranéens et thermophiles 3 % C
Pentes rocheuses calcaires avec végétation chasmophytique 3 % C
Mares temporaires méditerranéennes* 1 % B
Rivières permanentes méditerranéennes à Glaucium flavum 1 % B
Rivières permanentes méditerranéennes du Paspalo-Agrostidion avec rideaux boisés riverains à Salix et Populus alba 1 % B
Sources pétrifiantes avec formation de travertins (Cratoneurion)* 1 % C
Forêts alluviales à Alnus glutinosa et Fraxinus excelsior (Alno-Padion, Alnion incanae, Salicion albae)* 1 % C
Frênaies thermophiles à Fraxinus angustifolia 1 % A
(1) Surface relative :
Superficie du site couverte parle type d’habitat
naturel par rapport à la superficie totale couverte
par ce type d’habitat naturel sur le territoire
national (en %).
A = site remarquable pour l'habitat (15 à 100%)
B = site très important pour l'habitat (2 à 15%)
C = site important pour l'habitat (inférieur à 2%)
(2) Population relative :
Taille et densité de la population de l’espèce
présente sur le site par rapport aux populations
présentes sur le territoire national (en %).
A = site remarquable pour l’espèce (15 à 100%)
B = site très important pour l’espèce (2 à 15%)
C = site important pour l’espèce (inférieur à 2%)
D = espèce présente mais non significative
* Habitats ou espèces prioritaires :
Habitats ou espèces en danger de disparition sur
le territoire européen des États membres et pour
la conservation desquels l’Union européenne
porte une responsabilité particulière
1Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 56
1. Environnement naturel et équilibres écologiques
ESPÈCES ANIMALES RECENSÉES SUR LE SIC (2/2)
MAMMIFÈRES POPULATION HABITATS FAVORABLES
RELATIVE(2)
Rongeurs
8. Castor d’Europe (Castor fiber) C réseau hydrographique, ripisylve
compatibilité avec l’occupation humaine et une eau de moindre qualité
Chiroptères Les chiroptères sont des espèces cavernicoles qui investissent des cavités
naturelles (grottes), voire artificielles (greniers, ...)
9. Grand Rhinolophe (Rhinolophus ferrum-equinum) C chasse dans les milieux semi-ouverts à forte diversité d’habitats (boisements
de feuillus, herbage, boisements pâturés, ripisylves, landes, friches, vergers)
10. Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersi) C chasse dans les milieux ouverts, les lisières et les milieux forestiers
11. Petit Murin (Myotis blythii) C chasse dans les milieux herbacés ouverts (prairies, pâturages, steppes,
pelouses sèches)
12. Petit Rhinolophe (Rhinolophus hipposideros) C chasse dans les paysages semi-ouverts où alternent bocage et forêt avec
des corridors boisés ; milieux humides
13. Rhinolophe Euryale (Rhinolophus euryale) C habitats mal connus
14. Vespertilion de Capaccini (Myotis capaccinii) B chasse au-dessus des surfaces d’eau libre
POISSONS
15. Barbeau méridional (Barbus meridionalis) B eaux fraîches et bien oxygénées
16. Blageon (Leuciscus souffia) C eaux claires et courantes avec substrat pierreux, zone à ombre
17. Chabot (Cottus gobio) C cours d’eau à fond rocailleux, eau de très bonne qualité
18. Lamproie de Planer (Lampetra planeri) C eau douce dans les têtes de bassin et les ruisseaux
19. Loche de rivière (Cobitis taenia) B fonds sableux à court lent
20. Toxostome (Chondrostoma toxostoma) C eaux claires et bien oxygénées, zone à ombreCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 57
ENJEUX ET VULNÉRABILITÉ
Les menaces potentielles sur les habitats
Pour les espèces privilégiant les milieux ouverts : Le Petit Murin privilégie les milieux herbacés
ouverts pour la chasse (prairies, pâturages, steppes, pelouses sèches). Il est donc impératif de
préserver ce type d'habitat contre le démantèlement de la structure paysagère, la fermeture et la
banalisation du paysage : abandon du pâturage, mise en culture des pelouses sèches, culture
extensive, reboisements et artificialisation.
Pour les espèces privilégiant les milieux semi-ouverts et les milieux fermés : Le Grand Rhinolophe, le
Petit Rhinolophe et le Minioptère affectionnent les milieux semi-ouverts, en particulier les sous-bois,
lisières et haies arborées.
Les bois, les forêts et la végétation basse constituent des habitats favorables pour les insectes
qui nichent, s'alimentent et se reproduisent dans les cavités des vieux arbres, les souches et les
racines.
Pour protéger ces habitats, il convient de lutter contre les déboisements forestiers, de lutter contre
les colonisations de résineux, de maintenir les haies arborées et les réseaux bocagers dans les
espaces agricoles, de pérenniser les activités sylvopastorales, d'éviter l'arasement des talus et des
haies et l'artificialisation.
Pour les espèces fréquentant les grottes et cavités naturelles : L'ensemble des chiroptères niche
et se reproduit dans les grottes et cavités naturelles qu'il convient de protéger de la fréquentation
touristique.
Pour les espèces aquatiques ou fréquentant les biotopes riverains des cours d'eau : Il s'agit de veiller
à la qualité des eaux et des fonds des cours d'eau, de limiter la rectification et l'artificialisation des
berges, de maintenir les biotopes riverains et notamment les ripisylves afin de préserver un habitat
favorable à une piscifaune fragile, à l’Écrevisse à pattes blanches, au Castor d'Europe, au Gomphe
de Graslin, au Petit Rhinolophe ou encore au Vespertilion de Capaccini.
TYPOLOGIE DES HABITATS NATURELS
SUR LE SITE DU SIC
1. Environnement naturel et équilibres écologiquesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 58
1. Environnement naturel et équilibres écologiques
1.2.4 La zone humide de la Ripisylve de l’Hérault et ses espaces fonctionnels
La zone humide de la Ripisylve de l’Hérault et ses espaces fonctionnels sont inscrits à l’inventaire
des zones humides du Languedoc-Roussillon.
FONCTIONS ET VALEURS MAJEURES
• Régulation des crues
• Stabilisation des berges
• Rôle épurateur (zone tampon jouant le rôle de filtre entre la plaine agricole et le cours d’eau)
• Accueil potentiel et refuge pour la faune (oiseaux, batraciens, mammifères)
• Intérêt paysager : coupure verte dans la plaine agricole
INTÉRÊT PATRIMONIAL
L’Hérault, cours d’eau large et sinueux, présente des habitats variés (atterrissements, bras morts,
anciennes gravières, belle ripisylve) favorables à la biodiversité :
• La ripisylve est apparentée aux Forêts-galeries à Salix alba et Populus alba, habitat d’intérêt
communautaire au regard de la directive habitat (92A0)
• Abri pour l’avifaune nicheuse et migratrice. L’inventaire ZNIEFF de première génération mentionne
la présence notamment du Héron pourpré (Ardea purpurea), du Martin-Pêcheur (Alcedo atthis), du
Guêpier (Merops apiaster), du Petit Gravelot (Charadrius dubius) et de la Locustelle luscinioïde
(Locustella luscinioides)
• Espèce végétale remarquable (Utricularia vulgaris)
• Présence d’amphibiens dont la Grenouille de Perez (Rana perezi), le Crapaud des joncs (Bufo
calamita), le Pélobate cultripède (Pelobates cultripes),
• Présence de plusieurs espèces de chiroptères : Grand Rhinolophe (Rhinolophus ferrum-equinum),
Petit Rhinolophe (Rhinolophus hipposideros), Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus) et
Minioptère de Screibers (Miniopterus schreibersii)
ENJEUX ET VULNÉRABILITÉ
• Risque de dégradation de la qualité des eaux (augmentation de la population, accroissement des
prélèvements d’où une capacité de dilution plus faible, rejets d’épuration)
• Menace potentielle de réduction de l’étendue de la ripisylve (aménagements pour lutter contre les
inondations, artificialisation liée au développement des villes riveraines)
• Tendance à l’eutrophisation du cours d’eau : menaces de prolifération de la Jussie (déjà présente)
et autres espèces à caractère invasif.
ZONE HUMIDE
ET ESPACES FONCTIONNELS
Conception : Urbanisme et Territoires
Sources : Cartes IGN série bleue 1/25000
2645 E Clermont-l’Hérault et 2642 ET St-Guilhem-le-Désert
N
0 500 m
ZH 34CG340047
Ripisylve de l’Hérault
Espaces fonctionnelsCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 59
1. Environnement naturel et équilibres écologiques
1.2.5 L’espace boisé de l’Avenc
Principalement situé sur la commune de Lagamas mais débordant sur le territoire de
Saint-Jean-de-Fos, l’espace boisé de l’Avenc est identifié par la CCVH comme espace
naturel d’intérêt écologique de l’espace communautaire. Il se caractérise par une forêt
riveraine méditerranéenne de peupliers, d’ormes et de frênes, riche en espèces, en très
bon état de conservation (strates arbustive et arborée bien développées) et forêt de chêne
vert et pinède.
L’intérêt écologique est lié à la présence de milieux frais et humides au niveau de la
ripisylve du ruisseau de l’Avenc, et d’un espace boisé qui contraste avec la plaine viticole
alentour.
ESPACE NATUREL
D’INTÉRÊT COMMUNAUTAIRE
Conception : Urbanisme et Territoires
Sources : Cartes IGN série bleue 1/25000
2645 E Clermont-l’Hérault et 2642 ET St-Guilhem-le-Désert
N
0 500 m
ENIC
Espace boisé de l’AvencCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 60
1. Environnement naturel et équilibres écologiques
1.2.6 Trame verte et trame bleue
Au terme de la loi n°2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour
l’environnement (dite Grenelle II), la trame verte et la trame bleue ont pour objectif d’enrayer
la perte de biodiversité en participant à la préservation, à la gestion et à la remise en bon
état des milieux nécessaires aux continuités écologiques, tout en prenant en compte les
activités humaines, et notamment agricoles, en milieu rural.
Les notions de trame verte et de trame bleue sont définies à l’article L371-1 du Code de
l’Environnement.
À Saint-Jean-de-Fos, la trame verte et bleue est constituée par un coeur de nature et les
corridors écologiques de l’Hérault et de l’Avenc.
Le coeur de nature constitue l’ossature de la trame verte et bleue concentrant la
biodiversité. Il s’articule sur les périmètres d’intérêt écologique appliqués sur les monts de
Saint-Guilhem (ZPS, SIC, ZICO et ZNIEFF).
Les corridors écologiques ont pour fonction de relier les coeurs de nature afin de permettre
les flux indispensables de déplacement des espèces. Le corridor écologique de l’Hérault
s’articule sur les périmètres d’intérêt écologique appliqués sur le fleuve (SIC, ZNIEFF
et zone humide), comprenant le lit du fleuve et ses milieux fonctionnels. Le corridor
écologique de l’Avenc s’applique sur le ruisseau, ses ripisylves et forêts riveraines.
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0 750 1 500 375
Mètres
LA TRAME VERTE ET BLEUE
coeur de nature
corridors écologiques
N
Hérault
Hérault
AvencCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 61
2. Approche paysagère du territoireCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 62
2.1 LES UNITÉS PAYSAGÈRES
Les unités paysagères sont définies comme des morceaux du territoire qui s’organisent et
s’individualisent selon des caractères géographiques et humains (relief, hydrographie, végétation,
occupation du sol...) bien précis. Elles s’articulent entre elles grâce à des zones de transition ou, au
contraire, par des limites franches (boisements, voies, cours d’eau...).
La commune de Saint-Jean-de-Fos s’organise en trois unités paysagères : les monts et les gorges,
le coteau habité, la plaine irriguée. L’harmonie du paysage tient à la complémentarité et à la
déclinaison de ces portions de territoire. Chaque unité paysagère appartient à un grand paysage
dépassant largement l’échelle communale.
les Plos
les Gorges
de l’Hérault
le plateau de Puéchabon
la Réserve Saint-Jean
de-Fos
l’église
Saint-Geniès
canal d’irrigation l’Avenc l’Hérault canal d’irrigation
2. Approche paysagère du territoire
LES UNITÉS PAYSAGÈRESCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 63
Les monts forment un cadre naturel
remarquable pour le territoire communal.
Paysage aride recouvert de garrigue
basse pierreuse et de bois de chênes et
de pins, ils contrastent fortement avec
le coteau et la plaine fertiles et cultivés.
Fond de scène vert foncé, ces reliefs
magnifient la présence du village de
Saint-Jean-de-Fos implanté à leur pied.
Le travail de l’eau a entaillé leur charpente
créant des combes et des valats secs.
Après le Pont du Diable, apparaît le
paysage karstique le plus spectaculaire :
les gorges de l’Hérault avec leur drapure
de rochers. Depuis le sommet du Roc
Pointu, on peut apprécier de magnifiques
vues sur le village et la vallée de
l’Hérault.
la combe de
la Valloubière
le ruisseau
de la Paille
la combe
de Brunan
la grotte
du Contrebandier
la résurgence de la
Grotte de Clamouse
le Pont
du Diable
le Rocher des Vierges (536 m)
le Mont Haut (459 m) le Pioch Canis (451 m) le mont Saint-Baudile (848 m) la Croix de Fer (587 m)
les Plos (359 m)
le Roc Pointu (233 m) Saint-Jean
de-Fos
l’entrée des Gorges
de l’Hérault
le Roc de
la Vigne (709 m)
le plateau de
Puechabon (297 m)
2.1.1 Les monts et les gorges
2. Approche paysagère du territoireCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 64
2.1.2 Le coteau habité
Puechs couverts
de bosquets
et de garrigue
Petit parcellaire
portant vignes
et olivettes
Saint-Jean
de-Fos
des écarts disséminés
dans le paysage viticole
l’église
Saint-Geniès
le ruisseau
l’Avenc
canal d’irrigation
de Gignac
l’église
Saint-Geniès
extensions récentes
du village
puechs engarrigués
Gignac
le domaine
Sainr-Raphaël
la ripisylve
de l’Avenc vergers d’oliviers
le Puech Couyoul
Le coteau correspond à d’anciennes
terrasses de l’Hérault. Le canal d’irrigation
de Gignac dessine la limite de cette unité
à l’est. Ces terrasses riches en argile
de qualité sont à l’origine de l’activité de
poterie depuis l’époque romaine. Plusieurs
gisements se trouvaient à proximité du
village. Ce dernier s’est développé sur
un lieu de passage stratégique, favorable
au commerce de la poterie. Le coteau
présente un paysage soigné et jardiné où
s’étend une mosaïque de petites parcelles
de vignes et d’olivettes.
Des puechs recouverts de garrigue
animent le paysage agricole et créent
des lieux plus fermés et plus intimes. Les
grands domaines agricoles se partagent
l’espace et sont marqués par la présence
de mas accompagnés de bosquets de pins
parasols, de cyprès et de chênes.
2. Approche paysagère du territoireCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 65
La plaine irriguée est une unité comprise
entre le canal d’irrigation de Gignac et
l’Hérault. Le fleuve est l’élément fort du
paysage créant autour de ses ressources
une multitude d’usages. Il attire le regard
par la présence de son épaisse ripisylve.
Il offre une qualité paysagère unique par
ses ambiances arborées fraîches ou de
pleine lumière de ses plages de galets
clairs.
Les anciens moulins et les gravières
contemporaines qui jalonnent son cours
prouvent une utilisation continuelle par
les hommes. Pour les terres proches du
fleuve, l’irrigation a permis de diversifier
les cultures en maraîchage, vignes et
vergers. Le paysage apparaît très ouvert,
la vue porte loin, seuls quelques arbres
isolés créent des repères verticaux.
plage de galets carrière
le moulin
de l’Hérault
l’opulente ripisylve
de l’Hérault
le ruisseau
de Bosmals
les Issarts :
culture de pêchers
précoces
vergers de pêchers ancienne route
menant à Aniane
talus boisé mazet arbres isolés la ripisylve
de l’Hérault
Gignac
2.1.3 La plaine irriguée
2. Approche paysagère du territoireCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 66
2. Approche paysagère du territoire
2.2 LES MOTIFS PAYSAGERS
Le patrimoine paysager participe à l’image de la commune, permet de comprendre son histoire et les
valeurs portées par son paysage. Ce patrimoine fait partie intégrante des stratégies d’aménagement
et de valorisation de la commune.
2.2.1 Les paysages karstiques : gorges et rochers dolomitiques
L’eau crée des paysages calcaires souterrains et aériens aux formes inattendues, appelés karts.
Les éléments du paysage karstique sont nombreux tels que les grottes, les avens, les gours,
les marmites de géant et les rochers dolomitiques. Les formations caverneuses forgées par le
travail du temps et de l’eau constituent des atouts patrimoniaux de premier ordre, favorables au
développement d’un tourisme de découverte.
L’érosion intense des eaux de pluie chargées
d’acide carbonique a façonné des reliefs
ruiniformes au sommet du Roc Pointu. Les
rochers se décalcifient peu à peu, leur chaux
s’élimine et laisse place aux arêtes vives de la
magnésie plus résistante.
Par décret ministériel du 22 février 2001, les
Gorges de l’Hérault situées sur les communes
de Saint-Jean-de-Fos, Aniane, Argeliers,
Brissac, Causse-de-la-Selle, Notre-Dame-de-
Londres, Puéchabon, Saint-Guilhem-le-Désert
et Saint-Martin-de-Londres (8871,38 ha) sont
classées parmi les sites du département de
l’Hérault.
Par arrêté ministériel en date du 15 février
2005, la Grotte de Clamouse est classée
parmi les monuments naturels et les sites du
département, pour son intérêt scientifique et
pittoresque.
Drapure de rochers des gorges de l’Hérault
Source carte : DREAL Languedoc-Roussillon
LES SITES ET
MONUMENTS NATURELS CLASSÉSCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 67
2. Approche paysagère du territoire
2.2.2 Les entrées du territoire
Les entrées du territoire marquent très fortement et influencent la perception
de l’ensemble du territoire. Elles définissent la première image du lieu, elles
accueillent. Les entrées du territoire peuvent exprimer la façon dont le paysage
se prolonge ou se finit au niveau des limites communales.
Des entrées marquées par un élément naturel remarquable : Les entrées
sur le territoire sont toutes marquées par la présence de l’eau. Trois entrées
sont matérialisées par le franchissement du ruisseau de l’Avenc et une par le
franchissement de l’Hérault. Les ripisylves signalent le passage des cours d’eau.
Par la présence de grands arbres, leur impact visuel est fort.
Des entrées marquées par des éléments architecturaux remarquables : Les
entrées deviennent des repères dans le paysage local quand elles possèdent
un élément architectural de qualité. L’entrée depuis Lagamas est marquée par
le mas de Laval. L’entrée depuis Saint-Guilhem-le-Désert ou depuis Aniane est
fortement symbolisée par l’enfilade des trois ponts sur l’Hérault.
Des entrées représentant de véritables seuils paysagers : Les entrées constituent
parfois des articulations entre deux entités de paysages, elles deviennent alors
de véritables seuils. L’entrée depuis Saint-Guilhem-le-Désert ou Aniane se situe
à l’articulation entre l’ample plaine cultivée et les gorges sauvages, entre le
coteau viticole et les monts engarrigués.
1. Entrée depuis Saint-Guilhem ou Aniane :
enfilade des trois ponts au début des gorges de
l’Hérault
2. Entrée depuis Montpeyroux : en continuité
dans le paysage de coteau, présence du ruisseau
de l’Avenc
3. Entrée depuis Lagamas : vue sur le Mont Saint-
Baudile, présence du ruisseau de l’Avenc, repère
du mas de Laval
4. Entrée depuis Gignac : présence de l’épaisse
ripisylve de l’Avenc
1
2
3 4Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 68
olivette vignes pin parasol
cyprès olivette
le beffroi
l’église
Le village historique de Saint-Jean-de-Fos
2. Approche paysagère du territoire
2.2.3 La silhouette urbaine
La petite route RD 27 E1, allant vers Puéchabon, offre une découverte inattendue de la silhouette
de Saint-Jean-de-Fos. Le premier plan, créé par le paysage viticole ouvert de la commune d’Aniane,
permet d’en apprécier le rythme et la forme urbaine tant historique que contemporaine.
Le village ancien, aux maisons hautes et serrées, forme un mouvement ascensionnel vers l’église
fortifiée, élément architectural tendu vers le ciel. Le choix du site originel devient alors parfaitement
compréhensible : un village perché sur un petit relief dominant le fleuve. Le dense cordon de feuillus
s’étendant à ses pieds signe la présence évidente de l’Hérault. Le village contemporain s’étale de
part et d’autre de la circulade mais n’en perturbe pas sa lecture. L’harmonie de la silhouette a été
jusqu’à présent préservée.
Le végétal, s’insinue judicieusement entre les constructions contemporaines : olivettes et parcelles
de vignes rappellent l’identité rurale; cyprès de Provence et pins parasols animent la silhouette de
touches verticales.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 69
2. Approche paysagère du territoire
2.2.4 Les entrées du village ancien
Quatre entrées permettent de pénétrer dans le village ancien depuis les routes principales. Elles mettent en
scène des vues sur les éléments symboliques du village. Elles offrent souvent un dialogue intéressant entre
le bâti historique, le végétal et la campagne environnante. Elles aboutissent à des articulations urbaines ou
des places. L’entrée par la route historique de Saint-Geniès et l’entrée par la route de Gignac amènent à la
place de la Mairie. Les entrées par Montpeyroux et Lagamas convergent vers la place du Calvaire. L’entrée
d’Aniane arrive sur la circulade.
1. Les routes de Montpeyroux et de Lagamas sont bordées de platanes
formant un lien entre le village et la campagne cultivée. Voies de
communication anciennes, ces routes aboutissent à une place marquée
par le plus grand calvaire de la commune. Cette place fonctionne
comme une véritable articulation d’où partent l’avenue du Monument
aux Morts, le chemin des Potiers et le chemin de Coste. Ce lieu,
symboliquement fort, pourrait s’embellir par un traitement particulier
du sol et la suppression de certains éléments peu valorisants.
2. L’entrée depuis Aniane offre un dialogue entre le
début des gorges de l’Hérault et les remparts de la
circulade. L’église fortifiée, avec son toit vert, crée un
appel visuel impressionnant. Cette entrée représente
aussi un véritable «axe de poterie» par les nombreux
ateliers de potiers qui la jalonnent. Elle mériterait d’être
réaménagée pour un plus grand confort des piétons et
pour la mise en scène des remparts.
Le calvaire du Christ noir à la croisée des chemins Perspective sur l’église fortifiée de Saint-Jean
Premier plan peu valorisant : panneaux publicitaires et
routiers, grillage, garage en parpaings et tôles ondulées
Platanes et murets
Vue sur l’église fortifiée de Saint-Jean Vue sur le plateau de Puéchabon en quittant le villageCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 70
La chapelle Saint-Geniès-de-Liténis est un édifice, de
grès jaune et de calcaire blond, isolé à 3 km au sud du
village. Sanctuaire roman à nef unique, elle comporte
un mur-clocher ajouré de quatre baies et une abside
semi-circulaire. La chapelle actuelle date des Xe et XIe
siècles mais des fouilles archéologiques ont révélé
l’existence de tombes des VI e -VIIIe siècles prouvant
l’existence d’un sanctuaire paléochrétien bien plus
important. Elle a été restaurée entre 1987 et 2000.
De nombreux calvaires animent la campagne, souvent
été placés à l’intersection des chemins. Le plus
remarquable se trouve à l’entrée du village en arrivant
de Montpeyroux ou de Lagamas.
L’église paroissiale Saint-Jean est une église
fortifiée construite aux XIe et XIIe siècles. Elle
constitue un véritable repère dans le paysage
annonçant le village médiéval. Son clocher
massif dont le toit est orné de tuiles vertes
vernissées est visible de toute part. 2. Approche paysagère du territoire
2.2.5 Les motifs paysagers
liés au patrimoine religieuxCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 71
Les petits éléments construits tels que les puits, les sources captées, les lavognes, les
bassins révèlent une utilisation ancienne de l’eau pour l’agriculture et l’élevage ainsi
que les efforts mis en oeuvre pour la recueillir et la conserver auprès de l’habitat.
Les ouvrages d’art de Saint-
Jean-de-Fos, petits et grands
ponts ont été construits pour
traverser les cours d’eau.
Ceux traversant l’Hérault
représentent des ouvrages
en pierres calcaires taillées
de très belle qualité.
Moulin au bord de l’Hérault Canal d’irrigation
Le Pont Canal Le Pont Neuf construit en 1932
Le Pont du Diable
2. Approche paysagère du territoire
2.2.6 Les motifs paysagers construits liés à l’eau
Les moulins ponctuent régulièrement les berges de l’Hérault. Celui-ci, depuis les Romains, a facilité les échanges commerciaux
puis il a été domestiqué au Moyen-Âge par des digues et des barrages pour alimenter des moulins. La commune possède deux
moulins sur son territoire, un à proximité du village, l’autre dans la direction d’Aniane.
Le canal de Gignac, depuis la fin du XIXe siècle, transporte 44 Mm 3 d’eau dérivée de l’Hérault pour l’irrigation des cultures (vignes,
arboriculture, maraîchage) de mars à octobre. Le système d’irrigation du Canal de Gignac a permis de diversifier les cultures.
Ainsi, même si la vigne est dominante, l’arboriculture de pêchers précoces comme sur les terres des « Issarts » est présente. Le
canal assure une double fonction d’irrigation et de lutte antigel.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 72
2. Approche paysagère du territoire
2.2.7 Les motifs paysagers liés au patrimoine agricole et vernaculaire
L’activité agricole a donné naissance à une grande
diversité de bâti : cave viticole, mas et masets.
Cette richesse d’expression architecturale constitue
un patrimoine mémoire d’un grand intérêt pour
comprendre l’évolution du paysage.
Les mas ou « campagnes » sont visibles dans
le paysage par leur forme sobre et imposante,
souvent un parallélépipède à deux niveaux,
accompagné de bosquets ou d’alignements
d’arbres remarquables.
Le mazet est une petite construction
en pierres, carrée ou rectangulaire,
d’une seule pièce, avec un toit en tuiles
canal généralement à deux pentes.
Il possède très peu d’ouvertures, au
demeurant petites : une porte et une
fenêtre. Il servait à ranger les outils
agricoles et à abriter le viticulteur en
cas d’intempéries.
Mazet avec des murs en galets
Le mas de Latreille repérable par ses grands cyprès
Le mas de Laval ombré de trois mûriers centenaires
Le mas de Saint-Raphaël avec son allée d’honneur en pins parasols
Mazet peint d’enduits teintés avec les terres
locales
Mazet avec des murs en calcaire blondCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 73
2. Approche paysagère du territoire
Tout un petit patrimoine
vernaculaire en pierre
calcaire se lit à travers
des éléments construits
issus de la mise en
culture des terres et des
pratiques pastorales.
Les murets de pierres sèches permettent de retenir les
sols arables et de lutter contre le ravinage intempestif lors
de pluies torrentielles. Dans le piémont et dans la plaine,
les jeux de hauteur créés par les différentes terrasses
alluviales ont été profilés par des murets.
Les clapas, visibles d’un peu partout sur les monts, traduisent
un travail important d’épierrage par un amoncellement régulier
de pierres. Cette technique permettait de dégager les parcelles
en vue de favoriser la pousse de l’herbe pour les animaux.
Les chemins en creux, bordés de murets, protégeaient
les cultures et canalisaient les troupeaux vers les aires
de parcours sur les monts. Ces drailles ont été souvent
agrandies et goudronnées pour s’adapter au trafic
automobile.
Muret de soutènement entre deux parcelles de vigne
Galets de l’Hérault Culture de l’olivier en terrasse
Calcaire gris
Calcaire blondCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 74
2. Approche paysagère du territoire
2.2.8 Des arbres symboliques et des structures végétales remarquables
Des structures végétales remarquables comme les ripisylves et les talus boisés
constituent de véritables liens verts dans les espaces agricoles. Des arbres singuliers
s’érigent en symboles culturels et repères visuels.
Les silhouettes des arbres isolés
et des bosquets à proximité du bâti
rural animent le paysage. Pins,
cyprès, chênes, micocouliers,
mûriers ombrageant un mas ou
en limite de parcelle, racontent la
volonté de l’homme d’aménager
son cadre de vie.
Des oliviers millénaires sont présents à Saint-Jean-
de-Fos. Les olivettes ont un impact important dans
le paysage par leur reflet argenté. L’olivier est un des
grands symboles de la civilisation méditerranéenne.
La Lucques, olive verte allongée très parfumée,
est la variété la plus représentative de la vallée de
l’Hérault.
La ripisylve de l’Hérault est une forêt-galerie,
composée de divers feuillus, contrastant fortement
dans le paysage viticole. Elle constitue une enclave
biogéographique d’un grand intérêt écologique.
Elle accueille de nombreuses espèces animales
recherchant la fraîcheur.
Par ailleurs, représentant l’interface entre la rivière
et les milieux riverains, elle forme une “zone
tampon” qui protège le cours d’eau des milieux
plus artificialisés. Les arbres stabilisent et fixent
les berges par leurs racines, ils permettent ainsi de
lutter contre l’érosion lors de crues.
Les petits reliefs boisés, talus et puechs recouverts de pins parasols, chênes verts, oliviers et amandiers, attirent le regard dans le paysage viticole ouvert.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 75
3. Les pressions exercées sur le milieuCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 76
3.1 LES PRESSIONS SUR LA RESSOURCE EN EAU
3.1.1 Les pressions sur les masses d’eau
Les pressions sur le bassin versant de l’Hérault
Le SDAGE identifie le sous bassin versant de l’Hérault (CO-17-08) comme bassin versant
prioritaire pour les thématiques suivantes :
• pollutions aux substances dangereuses et pollutions diffuses
• eutrophisation
• déséquilibre quantitatif
• restauration de la continuité écologique
• transit sédimentaire
• restauration de la diversité morphologique
• réservoirs biologiques
• ressources d’intérêt départemental et régional pour l’alimentation en eau potable
Les pressions sur les masses d’eau superficielle
L’Hérault du barrage de Moulin Bertrand au ruisseau de Gassac (FRDR169)
État chimique
État chimique 2009 : pas de données
Objectif de bon état chimique : 2015
État écologique
État écologique 2009 : moyen (faible indice de confiance de l’état évalué)
Objectif de bon état écologique : 2015
Ruisseau de l’Avenc (FRDR12034)
Prélèvements pour l’alimentation en eau potable (captage du puits du Drac).
État chimique
État chimique 2009 : bon (indice de confiance moyen)
Objectif de bon état chimique : 2015
État écologique
État écologique 2009 : moyen (indice de confiance faible)
Objectif de bon état écologique : 2021
Les pressions sur les masses d’eau souterraine
Calcaires et marnes causses et avant-causses du Larzac sud, Campestre, Blandas,
Séranne, Escandorgue (FRDG125)
État chimique
État chimique 2009 : bon. Tendance à la baisse des concentrations des pollutions d’origine
humaine. Les surplus agricoles sont faibles du fait d’une faible occupation agricole.
Objectif de bon état chimique : 2015.
État quantitatif
État quantitatif 2009 : bon. Les systèmes karstiques sont peu exploités (Syndicat du Puits
du Drac à hauteur de 0,5 Mm 3/an). Des prélèvements superficiels (ASA de Gignac).
Objectif de bon état quantitatif : 2015.
Alluvions de l’Hérault (FRDG311)
État chimique
État chimique 2009 : bon. Tendance à la baisse des concentrations des pollutions d’origine
humaine mais le rejet de pesticides d’origine agricole reste notable.
Objectif de bon état chimique : 2015.
État quantitatif
État quantitatif 2009 : mauvais. La sollicitation de la masse d’eau pour l’alimentation en
eau potable est très importante (captage de Florensac : 22 Mm 3 /an). Il existe en outre
des prélèvements pour l’irrigation. Cette masse d’eau est classée ressource d’intérêt
départemental et régional à préserver pour l’alimentation en eau potable.
Objectif de bon état quantitatif : 2015.
Formations tertiaires et crétacées du bassin de Béziers-Pézenas (y compris all. du Libron)
(FRDG510)
État chimique
État chimique 2009 : bon. Tendance à la baisse des concentrations des pollutions d’origine
humaine. À noter toutefois des pollutions locales par les pesticides d’origine viticole.
Objectif de bon état chimique : 2015.
État quantitatif
État quantitatif 2009 : bon. Les ressources sont peu importantes et probablement sous-
exploitées. La sollicitation pour l’alimentation en eau potable est en baisse.
Objectif de bon état quantitatif : 2015.
3. Les pressions exercées sur le milieuCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 77
PUITS LE PONT
PUITS LA MEUSE
FORAGE DRAC EST
FORAGE DRAC OUEST
Masse d’eau souterraine FRDG115 Calcaires et marnes jurassiques des garrigues nord-
montpelliéraines (W faille de Corconne)
État chimique
État chimique 2009 : bon. Tendance à la baisse des concentrations des pollutions d’origine
humaine. Les surplus agricoles sont faibles étant donné la faible occupation agricole du
sol. La zone est par ailleurs peu fréquentée.
Objectif de bon état chimique : 2015.
État quantitatif
État quantitatif 2009 : bon. Les systèmes aquifères sont peu exploités pour l’alimentation
en eau potable. Aucun prélèvement pour l’irrigation. Mais la sensibilité aux étiages est
notable.
Objectif de bon état quantitatif : 2015.
3.1.2 Les eaux de baignade
Le territoire de Saint-Jean-de-Fos accueille un lieu de baignade dans l’Hérault (plage du
Labadou en aval du Pont du Diable).
Au vu des mesures effectuées par l’Agence Régionale de Santé (ARS) Languedoc-
Roussillon, la plage du Labadou affiche depuis 2005 une qualité des eaux de baignade
globalement bonne.
Dans le cadre du Grand Site de France® Saint-Guilhem-le-Désert - Gorges de l’Hérault,
une mission spécifique de suivi de la qualité des eaux de baignade a été mise en place.
3.1.3 Les périmètres de protection des captages d’eau potable
Le territoire de Saint-Jean-de-Fos est couvert dans son intégralité par des périmètres de
protection de captages d’eau potable résultant de l’application de Déclarations d’Utilité
Publique (DUP) ou de rapports hydrogéologiques préalables et destinés à assurer la
protection des nappes et des eaux captées :
• forages du Drac Est et Ouest (commune de Montpeyroux) : DUP du 27 août 1985, le
territoire de Saint-Jean-de-Fos étant concerné par le périmètre de protection éloignée,
• captage de la Meuse (commune de Gignac) : DUP du 5 juin 1967 et avis hydrogéologique
du 18 février 2006, le territoire de Saint-Jean-de-Fos étant concerné par les périmètres de
protection rapprochée et éloignée,
3. Les pressions exercées sur le milieu
• captage du Pont (commune de Saint-André-de-Sangonis) : DUP du 20 juin 2011, le
territoire de Saint-Jean-de-Fos étant concerné par le périmètre de protection éloignée,
• source du Bout-du-Monde (commune de Saint-Guilhem-le-Désert) : non régularisé, avis
hydrogéologique du 2 juin 1987, le territoire de Saint-Jean-de-Fos étant concerné par le
périmètre de protection éloignée (périmètre calqué sur celui du captage du Drac, en le
limitant à la partie libre de la nappe).
N
PPE Forages du Drac
PPE Puits Le Pont
PPE Puits La Meuse
PÉRIMÈTRES DE PROTECTION
ÉLOIGNÉE (PPE) DES CAPTAGESCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 78
3.1.4 L’alimentation en eau potable
La gestion de l’eau potable est assurée en régie directe par la commune. Le Syndicat du
Puits du Drac assure la mise en commun des ouvrages de production, d’élévation, de
refoulement et de stockage des eaux destinées à l’alimentation en eau potable des quatre
communes membres (Saint-Jean-de-Fos, Arboras, Lagamas et Montpeyroux), soit 3000
habitants.
La ressource
Le réseau est alimenté à partir des forages du Drac Est et Ouest implantés sur la commune de
Montpeyroux. Les forages prélèvent l’eau au niveau d’une résurgence karstique alimentée
par des écoulements souterrains issus du drainage d’une très importante surface calcaire
de la partie méridionale du Larzac (masse d’eau souterraine FRDG125).
Le captage fait l’objet d’un arrêté préfectoral de déclaration d’utilité publique en date du 27
août 1985, dont résultent des périmètres de protection. Le débit autorisé du captage est
de 100 m³ / h, à hauteur de 1800 m³ / jour.
Cette unique ressource permet une autonomie de production tout au long de l’année mais
peut toutefois constituer une limite au bon fonctionnement du service (étiage, risque de
pollution ponctuelle ou durable, ...).
Qualité de l’eau
De bonne qualité, l’eau prélevée bénéficie d’un traitement désinfectant à base de chlore
gazeux. Le SIAEP est garant de la qualité de l’eau distribuée. Les analyses d’eau de
distribution sont effectuées par un laboratoire privé mensuellement et bi-mensuellement
en Juin - Juillet et Août.
Fonctionnement du réseau
L’eau traitée est stockée dans le réservoir syndical d’une capacité de 2 x 1000 m³ (le
réservoir communal est déconnecté du réseau). La distribution se fait gravitairement par
des canalisations en fonte (dans le centre ancien) et en PVC (dans les écarts résidentiels).
En 2010, la commune compte 874 branchements actifs individuels, pour la desserte d’une
population estimée à 1529 habitants.
3. Les pressions exercées sur le milieu
Ces branchements sont à grande majorité domestiques. Seules la cave coopérative et
la borne de puisage de l’eau à destination des agriculteurs constituent les gros volumes
distribués.
Volumes distribués
Les volumes distribués au cours des années 2009 et 2010 sont respectivement de 88.666
m 3 et 90.682 m 3 , indiquant une légère augmentation de la consommation domestique.
Cette consommation correspond à une consommation quotidienne moyenne par habitant
de l’ordre de 162,50 litres. Les volumes achetés au Syndicat du Puits du Drac correspondent
en moyenne à 28 % de la capacité quotidienne de production du captage.
À l’échelle syndicale, le Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable (SDAEP)
établi en 2002 constate que le débit autorisé de prélèvement du puits de Drac permet,
en principe, d’alimenter 9230 personnes sur la base d’une consommation quotidienne
moyenne de 195 litres par individu (soit plus du triple de la population syndicale actuelle).
Mais il constate aussi que, compte tenu du faible rendement du réseau intercommunal
(36,28%), il s’avère insuffisant en période estivale où la production journalière s’élève à
2065 m³.
En 2002, l’indice de perte est important, induisant un rendement médiocre. Un diagnostic
du réseau réalisé en 2004 par SIEE et Ginger Environnement témoignait de fuites
importantes. L’indice de perte doit toutefois être relativisé dans la mesure où ces pertes
englobent les volumes d’eau non facturés (nettoyage des machines agricoles, sulfatage,
lutte contre les incendies, ...). Certains prélèvements d’eau communaux sont en outre
directement tirés du réseau sans être comptabilisés (arrosage du stade municipal et des
espaces verts, nettoyage des espaces publics, ...).
2009 2010
Volumes achetés (en m 3 ) 183.092 184.670
Volumes distribués (en m 3 ) 88.666 90.682
Pertes (en m 3 ) 94.426 93.988
Rendement technique 48 % 49 %
Source : Service de l’eau et de l’assainissement de Saint-Jean-de-Fos - Rapport sur l’eau 2010Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 79
Travaux entrepris sur le réseau
Afin d’améliorer le fonctionnement et le rendement du réseau, des travaux ont été engagés
par la commune.
En 2010, le Service des Eaux a procédé au remplacement systématique des vieux
compteurs. Cet acte d’exploitation a été groupé avec des travaux de traitement des fuites
du réseau.
Par ailleurs, la commune a fait procéder à des travaux sur le réseau du centre ville, qui
se poursuivront sur les années à venir, notamment par le remplacement des réseaux de
l’avenue du Monument à l’occasion de la requalification de la voie prévue en 2013.
Enfin, une attention particulière a été portée sur la maîtrise des usages communaux à
destination de l’arrosage afin de limiter les consommations et les pertes.
En 2012, le Service des Eaux de la commune fait état des consommations suivantes :
Les volumes non comptés sont une estimation du Service des Eaux à partir des usages
en eau connus mais non facturés (grue de puisage agricole, arrosage et nettoyage des
espaces publics, test des poteaux incendie, ...).
On constate une augmentation du rendement du réseau par rapport aux données de
2010 qui met en exergue l’effet positif des travaux entrepris sur le réseau. Il n’existe plus
aujourd’hui de fuites importantes sur le réseau mais on relève toutefois un écart notable
entre les volumes achetés d’une part et les volumes distribués et non comptés d’autre
part, qui doit être imputé à la vétusté des compteurs, aux branchements non autorisés et
aux autres volumes non comptabilisés.
Dès 2013, le Service des Eaux mettra en service un mécanisme sur la grue de puisage
agricole (travaux déjà effectués) permettant de limiter les prélèvements d’eau et d’enrayer
une pratique d’usages non agricoles.
Un compteur d’eau a été posé à la Maison du Grand Site (commune d’Aniane) desservie à
partir du réseau AEP de Saint-Jean-de-Fos jusqu’alors sans comptage. Le stade pourrait
également être équipé à terme d’un compteur d’eau.
Vers un schéma prospectif de l’utilisation de la ressource en eau
La CCVH a lancé une étude prospective d’utilisation de la ressource en eau. Couvrant le
périmètre des SIAEP du Puits du Drac, Aïgue et Puits de Rabieux ainsi que les communes
de Gignac, Saint-André-de-Sangonis, Aniane, Puéchabon, La Boissière, Saint-Guilhem-
le-Désert, Pouzols et Le Pouget, l’étude réalisée en 2010-2011 a été validée par le
bureau de la CCVH en janvier 2012. Cette étude doit permettre de définir les projections
d’investissements nécessaires pour assurer une continuité du service jusqu’en 2030.
Ces investissements seront financés dans le cadre d’un accord-cadre entre la CCVH,
l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée et le Conseil Général de l’Hérault, intégrant les
points suivants :
- mise en place d’une politique de gestion concertée de la ressource avec un objectif
d’optimisation des usages actuels et futurs,
- amélioration de l’efficience des ouvrages,
- maîtrise des consommations publiques des abonnés,
- substitution de la ressource nappes alluviales, en déséquilibre quantitatif, selon les
préconisations du SAGE et mise en service de la combe Salinière avec une approche
intercommunale,
- redéfinition des compétences et structuration de la maîtrise d’ouvrage, tant sur l’aspect
ressource que sur la gestion des milieux aquatiques.
3. Les pressions exercées sur le milieu
2012
Volumes achetés (en m 3 ) 228.600
Volumes distribués (en m 3 ) 102.396
Volumes non comptés (en m 3 ) 20.000
Rendement technique 53,5 %Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 80
3. Les pressions exercées sur le milieu
3.2 LES NUISANCES LIÉES À L’URBAIN
3.2.1 Les eaux usées
L’assainissement collectif
La gestion du réseau public de collecte des eaux usées et des ouvrages épuratoires
est assurée en régie directe par la commune. Celle-ci a fait établir en octobre 2007 un
Schéma Directeur d’Assainissement (SDA).
Le réseau de collecte
La commune est équipée d’un réseau public de collecte des eaux usées (séparatif) qui
dessert aujourd’hui l’ensemble des espaces urbains du village.
En 2008, une extension du réseau dans le quartier de Las Paures (40 logements) a été
réalisée avec la mise en place d’un poste de relèvement ; cette opération de conversion
du quartier vers l’assainissement collectif a permis de démanteler une vielle canalisation
aérienne cheminant le long d’un affluent de l’Hérault.
En 2010, on dénombre 874 raccordements.
Au vu de désordres pointés par le SDA sur le réseau et entraînant un apport d’eaux
claires parasites par temps de pluie, des travaux sur le réseau ont été réalisés par la
commune, en particulier le renouvellement de canalisations en centre ville, réalisé lors de
la réhabilitation du centre du village en 2007 et 2010.
La station d’épuration
La station d’épuration fait l’objet d’un arrêté préfectoral de déclaration d’utilité publique
en date du 14 novembre 1991. Le système d’épuration est basé sur la technique du
lagunage naturel. Les effluents entrent dans la station par un canal Venturi et passent
successivement sur deux bassins de traitement pour une finition dans un troisième avant
rejet au milieu naturel. Les boues font l’objet d’une valorisation agricole. En période
estivale, le lagunage est suivi par deux bassins d’infiltration
D’une capacité nominale de 1600 Équivalents Habitants (EH) et 375 m 3 /jour, la station
permet de traiter efficacement les effluents de la commune. La mise en place du système
d’auto-surveillance sur l’entrée de la station d’épuration en 2008 laisse apparaître un
traitement quotidien moyen de 180 m 3 . Ces relevés incluent les débits par temps d’orage.
Selon les données de la police de l’eau (1) , les résultats de l’auto-surveillance pour l’année
2010 font apparaître une charge entrante maximale d’environ 1000 EH, indiquant que
la capacité de traitement de la station est adéquate et permet de traiter des effluents
supplémentaires. Pour rappel, les résultats pour l’année 2009 montraient une charge
maximale entrante de 2300 EH bien supérieure à la capacité de la station.
Sur le plan organique, le rapport annuel 2010 du Service d’Assistance Technique aux
Exploitants de Station d’Épuration (SATESE) de l’Hérault indique que la station fonctionne
autour de 80% de ses possibilités épuratoires. Entre le 19 août 2009 et le 26 juillet 2010,
l’auto-surveillance montre que la charge quotidienne en DBO 5 a été réduite de plus de la
moitié, passant de 137,64 kg /jour à 62,8 kg /jour.
Cette amélioration des performances de la station est directement liée aux travaux de
réhabilitation du réseau d’eaux usées en centre ancien engagés en 2010 par la commune.
Préconisés par le Schéma directeur pour optimiser la capacité de traitement de la station,
ils ont permis la suppression des eaux parasites à caractère permanent et des désordres
structurels majeurs.
Toutefois, la station est en limite haute de fonctionnement en terme d’abattement de la
pollution. En effet, le taux de remplissage en DBO 5 reste très important puisqu’il s’élève à
97,32 % sur le bilan du 26 juillet 2010.
La commune, avec l’appui du Conseil Général, définit un programme de requalification de
la lagune à court terme. Un dispositif d’aération forcée des eaux résiduelles doit permettre
d’accélérer l’oxygénation des boues et d’accroître l’abattement de la pollution. Cette
solution mise en oeuvre en 2013 permettra d’optimiser la capacité résiduelle de traitement
de la station (autour de 600 EH et 300 EH en charge organique). Cette solution pourrait
être précédée d’un curage en profondeur de la lagune.
À plus longue échéance (5-10 ans), la station d’épuration sera l’objet de travaux de
redimensionnement avec transformation du lagunage naturel actuel en traitement
tertiaire, qui permettront une augmentation de la capacité nominale de traitement (le
dimensionnement pressenti étant de 2500 EH et 2250 en charge organique selon le SDA)
et une amélioration de la qualité bactériologique des eaux de rejet.
(1) Avis du 27 avril 2011 - DDTM 34 - Service Eau et RisquesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 81
3. Les pressions exercées sur le milieu
L’assainissement non collectif
L’assainissement non collectif concerne 53 logements soit une population d’environ 130
personnes. Selon les données du SDA, 85 % des installations assurent un traitement
complet des effluents contre 15 % mettant en oeuvre une filière de traitement incomplète.
Un programme de travaux de réhabilitation des dispositifs d’assainissement non collectif
est préconisé par le SDA.
La CCVH a créé un Service Public de l’Assainissement Non Collectif (SPANC) qui a en
charge l’application du règlement de l’assainissement autonome.
Le zonage d’assainissement
À l’occasion de l’élaboration du Schéma Directeur d’Assainissement, un zonage
d’assainissement a été établi en application de l’article L2224-10 du Code Général des
Collectivités Territoriales. Celui-ci impose en effet aux communes de définir un zonage qui
doit délimiter les zones d’assainissement collectif et non collectif.
Il sera mis à l’enquête publique conjointement avec le plan local d’urbanisme.
Au vu de ce zonage, l’ensemble du village se positionne en zone d’assainissement collectif,
à l’exception de quelques terrains du quartier de La Font des Horts. En dehors du secteur
d’assainissement collectif, le traitement des eaux usées nécessite la mise en oeuvre d’un
dispositif d’assainissement non collectif.
Au terme des études du SDA sur l’aptitude des sols à l’assainissement autonome, les
sols sont globalement favorables au géoassainissement de type tranchées d’infiltration.
Pour les sols d’aptitude médiocre, le SDA préconise des filières sur sol reconstitué afin
d’assurer une bonne épuration-dispersion des effluents.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 82
3. Les pressions exercées sur le milieu
3.2.2 Les déchets
Depuis 1998, la CCVH a délégué sa compétence en matière de traitement et de valorisation
des déchets au Syndicat Centre Hérault, qui intervient également sur le territoire des CC
du Clermontais et Lodévois et Larzac. Chaque intercommunalité assure elle-même le
service de collecte. La collecte et le traitement des déchets sont organisés conformément
au Plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés révisé par arrêté
préfectoral n°2002-1-1333 en date du 19 mars 2002, qui impose pour la zone ouest de
l’Hérault le compostage et le recyclage.
La collecte des déchets
La collecte sélective des déchets ménagers est mise en place sur le territoire du Syndicat
par l’intermédiaire de colonnes de tri (verre, papier, emballages ménagers en métal, en
carton, en plastique) dans lesquels les habitants apportent volontairement leurs déchets.
Saint-Jean-de-Fos dispose de trois points de tri situés rue Neuve, près de la salle des
fêtes et chemin de l’Abus en face des ateliers municipaux.
Pour une collecte à la source, les particuliers ont à disposition des bacs individuels :
• un bac vert pour la collecte des déchets verts et bio-déchets (épluchures, serviettes
en papier, fleurs fanées, …). Le ramassage est effectué deux fois par semaine. Des bio-
composteurs sont également disponibles.
• un bac gris réservé aux déchets résiduels qui ne peuvent pas faire l’objet d’une valorisation
(bris de verres, papiers gras, sacs plastiques, …). La collecte des bacs gris est assurée
trois fois par semaine.
Le Syndicat Centre Hérault gère par ailleurs 14 déchetteries qui acceptent les déchets
suivants : bois, déchets verts, cartons, métaux, gravats et inertes, encombrants, déchets
ménagers spéciaux, huiles de vidange. Concernant Saint-Jean-de-Fos, les déchetteries les
plus proches sont celles de Montpeyroux et d’Aniane. Chaque déchetterie est également
équipée de colonnes de tri comparables à celles disposées dans les communes et de
lieux spécifiques de dépôt de batteries, de cartouches d’imprimantes usagées et des
radios médicales argentiques. Les déchetteries d’Aspiran, de Gignac et de Lodève sont
également équipées d’un fût destiné à la collecte des huiles alimentaires usagées.
Pour les Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques (DEEE), le Syndicat Centre
Hérault privilégie le principe de la responsabilité élargie du producteur qui permet de
rapporter l’appareil usager chez le revendeur.
Le traitement des déchets
Le tri sélectif permet de recycler et de valoriser une quantité importante d’ordures
ménagères. En 2009, près de 47% des déchets ménagers produits (en poids) sur le
territoire du syndicat sont valorisés via le compostage ou le recyclage.
Les bio-déchets et déchets verts collectés en bacs verts sont amenés à la plate-forme de
compostage d’Aspiran (34). Le compost est ensuite commercialisé pour les professionnels,
les collectivités et les particuliers.
Les déchets résiduels collectés en bacs gris sont conduits au centre de stockage des
déchets non dangereux de Soumont (34).
Les emballages ménagers collectés dans les colonnes de tri sont acheminés vers le
centre de tri « Delta Recyclage » de Lansargues (34), où chaque emballage suit la filière
de valorisation correspondante au type de matériau (acier, aluminium, cartonnette, brique
alimentaire, plastique transparent et plastique opaque).
Le papier est également acheminé vers le centre de tri de Lansargues où il est compacté
pour être transporté jusqu’à la papeterie AVP Matussieret Forest à Turkeim (67).
Le verre est acheminé à la verrerie du Languedoc à Vergèze (30).Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 83
3.2.3 Sites et sols pollués
Un site pollué est site qui, du fait d’anciens dépôts de déchets ou d’infiltration de substances
polluantes, présente une pollution susceptible de provoquer une nuisance ou un risque
pérenne pour les personnes ou l’environnement.
À Saint-Jean-de-Fos, la base de données BASOL ne relève aucun site et sol pollué
ou potentiellement pollué. En revanche, l’inventaire BASIAS recense 4 anciens sites
industriels et d’activités de services potentiellement pollués :
• garage automobile de la Clamouse (chemin de l’Abus), en activité de 1865 à 1944,
• ancienne fabrique de savon dans l’enclos de l’ancien cimetière, en activité dès 1837,
• ancien site de stockage d’huiles usagées puis atelier de potier, en activité dès 1848,
• ancien dépôt de liquides inflammables au lieu-dit La Navette, en activité dès 1970.
3.2.4 Les pollutions atmosphériques
La dégradation de l’air constitue une menace importante pour la santé humaine, la faune,
la flore et les matériaux. Les principales sources de pollution atmosphérique sont d’origine
humaine. Les transports et l’habitat en sont les sources principales avant l’industrie, la
production d’énergie électrique, le traitement des déchets et l’agriculture.
L’État et la région mènent une politique attentive à la pollution atmosphérique : objectif
de réduction des émissions de polluants atmosphériques dans la veine du Protocole de
Kyoto, surveillance des rejets atmosphériques et de la qualité de l’air, plan de protection
de l’atmosphère de Montpellier, ... En matière de composants organiques volatiles (COV),
les efforts régionaux aboutissent à une réduction continue des émissions et atteint 40 %
entre 2000 et 2006.
Le Registre Français des Émissions Polluantes ne recense aucune activité générant
des pollutions atmosphériques à Saint-Jean-de-Fos ni sur les communes alentours. La
principale source de pollution atmosphérique relève vraisemblablement du trafic routier
généré par la traversée des trois routes départementales. Pour autant, la situation de
ces infrastructures en milieu ouvert est plutôt favorable à la dispersion des polluants,
empêchant de fortes concentrations. Cette circonstance, ajoutée à ce qui précède, permet
de considérer un indice de la qualité de l’air plutôt bon sur le territoire communal.
3. Les pressions exercées sur le milieu
3.2.5 Les nuisances sonores
Le territoire communal est traversé par trois routes départementales. Pour autant, ces
voies ne constituent pas des axes majeurs de transit de véhicules et de marchandises.
L’intensité des nuisances sonores induites par un trafic routier moyen ne justifie pas leur
classement au titre des arrêtés préfectoraux relatifs au classement bruit des infrastructures
de transport terrestre de l’Hérault.
Il n’en demeure pas moins que les nuisances liées au trafic routier doivent être prises en
compte dans les stratégies de développement de la commune de manière à minimiser
l’exposition des personnes au bruit.
3.2.6 Le risque d’exposition au plomb
L’arrêté préfectoral n°2002-01-1486 du 27 mai 2002 classe le département de l’Hérault en
zone à risques d’exposition au plomb.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 84
3. Les pressions exercées sur le milieu
3.3 LES RISQUES NATURELS
3.3.1 Le risque naturel « inondation »
Risque par crue et débordement
Saint-Jean-de-Fos se situe dans le bassin versant de l’Hérault. « Comme tout bassin de
la façade méditerranéenne, le bassin de l’Hérault est soumis aux fortes précipitations
caractéristiques de la région. Qu’elles soient ponctuelles sous forme d’orage, ou
généralisées comme les épisodes « cévenols », ces précipitations intenses génèrent un
risque inondation élevé sur la quasi totalité du bassin versant. (...) Les crues sont de type
torrentielles, rapides sur le bassin amont et les affluents. Par contre, dans la plaine aval,
l’Hérault déborde largement, la crue devient alors plus lente ». (SAGE de l’Hérault)
Localement, la pluviométrie décennale sur 24 heures varie de 150 à 169 mm et la
pluviométrie centennale de 260 à 289 mm. L’ensemble de la plaine agricole est soumis
à un risque d’inondation de niveau moyen en cas de forte crue de l’Hérault et de ses
ruisseaux affluents. Les fortes pluies automnales peuvent faire augmenter le niveau du
fleuve de 10 mètres.
Après les inondations des 11 et 12 décembre 2002 causées par la crue des cours d’eau
et les coulées de boues, la commune a été classée en état de catastrophe naturelle par
arrêté du 24 février 2003. D’autres évènements marquants ont eu lieu en 1907 et en
2003. La crue de 1907 reste la référence pour le cours aval de l’Hérault.
Le Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) de la Haute Vallée de l’Hérault
Sud approuvé le 11 juin 2007 couvre le territoire de Saint-Jean-de-Fos. Il identifie des
zones inondables par débordement de l’Hérault, du ruisseau de l’Avenc et du ruisseau
des Fontenilles (voir carte ci-après). Les zones inondables sont classées au PPRI de la
Haute Vallée de l’Hérault Sud selon l’intensité du risque : les zones rouges désignent
un risque grave et les zones bleues correspondent à un risque important. Les zones
rouges sont elles-même divisées en zones inondables naturelles (R) et zones inondables
urbanisées (RU). La totalité des zones inondables identifiées sur la commune est classée
en zone rouge R, à l’exception de plusieurs secteurs urbanisés RU et BU situés le long
du ruisseau des Fontenilles.
Les enjeux identifiés se situent essentiellement au niveau du ruisseau des Fontenilles
dont « les débordements (...) sont les conséquences de l’insuffisance des ouvrages se
trouvant sur son linéaire (...). Les débordements les plus notables sont ceux générés en
rive gauche de la rue de Combarels qui, empruntant ensuite la rue de la Grave, inondent
quelques maisons en aval (dans des proportions cependant limitées) ».
L’Hérault et le ruisseau de l’Avenc en limite communale, dont les zones d’expansion de
crue ne concernent pas les secteurs urbanisés, ainsi que le ruisseau de l’Abus dans la zone
agglomérée et les autres cours d’eau n’occasionnent que des débordements sans graves
dégâts bien que l’intensité de l’aléa puisse être très forte. L’Atlas des zones inondables
de l’Hérault réalisé en juin 2007 indique que la zone inondable liée aux crues de l’Hérault
concerne environ 25 personnes et plus particulièrement le Mas de la Navette.
Risque par effet de ruissellement pluvial
Un phénomène de ruissellement pluvial est en outre envisageable dans les secteurs
urbanisés de la commune. Le réseau de collecte des eaux pluviales est peu structuré. Il
se compose majoritairement de fossés et de caniveaux à ciel ouvert qui acheminent les
eaux pluviales vers deux exutoires :
- le ruisseau de l’Abus pour la partie Nord du village : traversant les espaces urbanisés
de la commune, il recueille les ruissellements pluviaux qui s’écoulent dans les ravins des
monts de Saint-Guilhem et du chemin du Réservoir. Il se déverse lui-même dans l’Hérault
en aval du Pont du Diable.
- les ruisseaux des Fontenilles et de l’Avenc pour la partie Sud-Ouest, vers lesquels sont
drainés les écoulements pluviaux au moyen d’un réseau de fossés jusqu’à un méandre
de l’Hérault au sud du territoire communal.
Le réseau souterrain est constitué d’antennes peu développées qui permettent
ponctuellement de collecter les écoulements de surface pour les renvoyer dans des fossés
ou pour les dévoyer d’un fossé à un autre.
Suite aux épisodes pluvieux de décembre 2002, la commune a fait réaliser une étude de
ruissellements pluviaux (SERI, septembre 2006). Cette étude préconise notamment de
délimiter des marges de recul des constructions par rapport aux berges des ruisseaux
exutoires.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 85
CARTOGRAPHIE DES ZONES
INONDABLES (PPRI)
3. Les pressions exercées sur le milieu
Le P Le P Le P Le Le Le Le Le Le
Comb Comb Comb Comb Comb Comb Comb Comb Comb
Combe de Valloubiers Combe de Valloubiers Combe de Valloubiers Combe de Valloubiers Combe de Valloubiers Combe de Valloubiers Combe de Valloubiers Combe de Valloubiers Combe de Valloubiers
L'Hérault L'Hérault L'Hérault L'Hérault L'Hérault L'Hérault L'Hérault L'Hérault L'Hérault
Ruisseau des Fontanilles Ruisseau des Fontanilles Ruisseau des Fontanilles Ruisseau des Fontanilles Ruisseau des Fontanilles Ruisseau des Fontanilles Ruisseau des Fontanilles Ruisseau des Fontanilles Ruisseau des Fontanilles
Rau de Naussiac Rau de Naussiac Rau de Naussiac Rau de Naussiac Rau de Naussiac Rau de Naussiac Rau de Naussiac Rau de Naussiac Rau de Naussiac
Vala Vala Vala Vala Vala Vala Vala Vala Vala
Le Combescure Le Combescure Le Combescure Le Combescure Le Combescure Le Combescure Le Combescure Le Combescure Le Combescure
Ravin de Brumas Ravin de Brumas Ravin de Brumas Ravin de Brumas Ravin de Brumas Ravin de Brumas Ravin de Brumas Ravin de Brumas Ravin de Brumas
Combe de la Paille Combe de la Paille Combe de la Paille Combe de la Paille Combe de la Paille Combe de la Paille Combe de la Paille Combe de la Paille Combe de la Paille
Ravin de la Combe Ravin de la Combe Ravin de la Combe Ravin de la Combe Ravin de la Combe Ravin de la Combe Ravin de la Combe Ravin de la Combe Ravin de la Combe
Ravin de la réserve Ravin de la réserve Ravin de la réserve Ravin de la réserve Ravin de la réserve Ravin de la réserve Ravin de la réserve Ravin de la réserve Ravin de la réserve
Le Joncas Le Joncas Le Joncas Le Joncas Le Joncas Le Joncas Le Joncas Le Joncas Le Joncas
fous fous fous fous fous fous fous fous fous
L' Aigues Vives L' Aigues Vives L' Aigues Vives L' Aigues Vives L' Aigues Vives L' Aigues Vives L' Aigues Vives L' Aigues Vives L' Aigues Vives
Les Armilliéres Les Armilliéres Les Armilliéres Les Armilliéres Les Armilliéres Les Armilliéres Les Armilliéres Les Armilliéres Les Armilliéres
Le Rieussec Le Rieussec Le Rieussec Le Rieussec Le Rieussec Le Rieussec Le Rieussec Le Rieussec Le Rieussec Le Cap Le Cap Le Cap Le Cap Le Cap Le Cap Le Cap Le Cap Le Cap Le Gassac Le Gassac Le Gassac Le Gassac Le Gassac Le Gassac Le Gassac Le Gassac Le Gassac
Le Combarel Le Combarel Le Combarel Le Combarel Le Combarel Le Combarel Le Combarel Le Combarel Le Combarel
Le Mayral Le Mayral Le Mayral Le Mayral Le Mayral Le Mayral Le Mayral Le Mayral Le Mayral
L' Avenq L' Avenq L' Avenq L' Avenq L' Avenq L' Avenq L' Avenq L' Avenq L' Avenq
Rau de Roubes Rau de Roubes Rau de Roubes Rau de Roubes Rau de Roubes Rau de Roubes Rau de Roubes Rau de Roubes Rau de Roubes
Ravin Les Besombes Ravin Les Besombes Ravin Les Besombes Ravin Les Besombes Ravin Les Besombes Ravin Les Besombes Ravin Les Besombes Ravin Les Besombes Ravin Les Besombes
Rau Les Besombes Rau Les Besombes Rau Les Besombes Rau Les Besombes Rau Les Besombes Rau Les Besombes Rau Les Besombes Rau Les Besombes Rau Les Besombes
L'Hérault L'Hérault L'Hérault L'Hérault L'Hérault L'Hérault L'Hérault L'Hérault L'Hérault
Rau de Rau de Rau de Rau de Rau de Rau de Rau de Rau de Rau de Font Caude Font Caude Font Caude Font Caude Font Caude Font Caude Font Caude Font Caude Font Caude
Rau de Peyre Brune Rau de Peyre Brune Rau de Peyre Brune Rau de Peyre Brune Rau de Peyre Brune Rau de Peyre Brune Rau de Peyre Brune Rau de Peyre Brune Rau de Peyre Brune
Rau de Lagamas Rau de Lagamas Rau de Lagamas Rau de Lagamas Rau de Lagamas Rau de Lagamas Rau de Lagamas Rau de Lagamas Rau de Lagamas
Le Bosc Viel Le Bosc Viel Le Bosc Viel Le Bosc Viel Le Bosc Viel Le Bosc Viel Le Bosc Viel Le Bosc Viel Le Bosc Viel
Rau de Lagarel Rau de Lagarel Rau de Lagarel Rau de Lagarel Rau de Lagarel Rau de Lagarel Rau de Lagarel Rau de Lagarel Rau de Lagarel
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Données générales
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pour la crue de référence
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3g - CARTE DE ZONAGE 3g - CARTE DE ZONAGE 3g - CARTE DE ZONAGE 3g - CARTE DE ZONAGE 3g - CARTE DE ZONAGE 3g - CARTE DE ZONAGE 3g - CARTE DE ZONAGE 3g - CARTE DE ZONAGE 3g - CARTE DE ZONAGE
Combe de Lou Castel Combe de Lou Castel Combe de Lou Castel Combe de Lou Castel Combe de Lou Castel Combe de Lou Castel Combe de Lou Castel Combe de Lou Castel Combe de Lou Castel
Combe de Carrelles Combe de Carrelles Combe de Carrelles Combe de Carrelles Combe de Carrelles Combe de Carrelles Combe de Carrelles Combe de Carrelles Combe de Carrelles
Combe Fourmen Combe Fourmen Combe Fourmen Combe Fourmen Combe Fourmen Combe Fourmen Combe Fourmen Combe Fourmen Combe Fourmen
Com Com Co Com Co Com Com Co Com
Rau de Naussiac Rau de Naussiac Rau de Naussiac Rau de Naussiac Rau de Naussiac Rau de Naussiac Rau de Naussiac Rau de Naussiac Rau de Naussiac
Valat de Larrières Valat de Larrières Valat de Larrières Valat de Larrières Valat de Larrières Valat de Larrières Valat de Larrières Valat de Larrières Valat de Larrières
Le Combescure Le Combescure Le Combescure Le Combescure Le Combescure Le Combescure Le Combescure Le Combescure Le Combescure
Ravin de Brumas Ravin de Brumas Ravin de Brumas Ravin de Brumas Ravin de Brumas Ravin de Brumas Ravin de Brumas Ravin de Brumas Ravin de Brumas
Le Verdus Le Verdus Le Verdus Le Verdus Le Verdus Le Verdus Le Verdus Le Verdus Le Verdus
Ravin du Roc Ravin du Roc Ravin du Roc Ravin du Roc Ravin du Roc Ravin du Roc Ravin du Roc Ravin du Roc Ravin du Roc de la Candelle de la Candelle de la Candelle de la Candelle de la Candelle de la Candelle de la Candelle de la Candelle de la Candelle
Ravin de Barbajols Ravin de Barbajols Ravin de Barbajols Ravin de Barbajols Ravin de Barbajols Ravin de Barbajols Ravin de Barbajols Ravin de Barbajols Ravin de Barbajols
La Candelle La Candelle La Candelle La Candelle La Candelle La Candelle La Candelle La Candelle La Candelle
Combe de la Paille Combe de la Paille Combe de la Paille Combe de la Paille Combe de la Paille Combe de la Paille Combe de la Paille Combe de la Paille Combe de la Paille
Ravin de la Combe Ravin de la Combe Ravin de la Combe Ravin de la Combe Ravin de la Combe Ravin de la Combe Ravin de la Combe Ravin de la Combe Ravin de la Combe
Ravin de la rés Ravin de la rés Ravin de la rés Ravin de la rés Ravin de la rés Ravin de la rés Ravin de la rés Ravin de la rés Ravin de la rés
Le Joncas Le Joncas Le Joncas Le Joncas Le Joncas Le Joncas Le Joncas Le Joncas Le Joncas
Combe de Goufous Combe de Goufous Combe de Goufous Combe de Goufous Combe de Goufous Combe de Goufous Combe de Goufous Combe de Goufous Combe de Goufous
Ravin de la Côte Ravin de la Côte Ravin de la Côte Ravin de la Côte Ravin de la Côte Ravin de la Côte Ravin de la Côte Ravin de la Côte Ravin de la Côte
L' Aigues V L' Aigues V L' Aigues V L' Aigues V L' Aigues V L' Aigues V L' Aigues V L' Aigues V L' Aigues V
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LEGENDE
Les enjeux par commune
Zonage
Données générales
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pour la crue de référence
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Combe de Valloubiers Combe de Valloubiers Combe de Valloubiers Combe de Valloubiers Combe de Valloubiers Combe de Valloubiers Combe de Valloubiers Combe de Valloubiers Combe de Valloubiers
L'Hérault L'Hérault L'Hérault L'Hérault L'Hérault L'Hérault L'Hérault L'Hérault L'Hérault
Ruisseau des Fontanilles Ruisseau des Fontanilles Ruisseau des Fontanilles Ruisseau des Fontanilles Ruisseau des Fontanilles Ruisseau des Fontanilles Ruisseau des Fontanilles Ruisseau des Fontanilles Ruisseau des Fontanilles
Ravin de la réserve Ravin de la réserve Ravin de la réserve Ravin de la réserve Ravin de la réserve Ravin de la réserve Ravin de la réserve Ravin de la réserve Ravin de la réserve
L' Aigues Vives L' Aigues Vives L' Aigues Vives L' Aigues Vives L' Aigues Vives L' Aigues Vives L' Aigues Vives L' Aigues Vives L' Aigues Vives
Rau de Saint-Jean Rau de Saint-Jean Rau de Saint-Jean Rau de Saint-Jean Rau de Saint-Jean Rau de Saint-Jean Rau de Saint-Jean Rau de Saint-Jean Rau de Saint-Jean
Rau des Juges Rau des Juges Rau des Juges Rau des Juges Rau des Juges Rau des Juges Rau des Juges Rau des Juges Rau des Juges
Font de Limoge Font de Limoge Font de Limoge Font de Limoge Font de Limoge Font de Limoge Font de Limoge Font de Limoge Font de Limoge
Les Armilliéres Les Armilliéres Les Armilliéres Les Armilliéres Les Armilliéres Les Armilliéres Les Armilliéres Les Armilliéres Les Armilliéres
Le Rieussec Le Rieussec Le Rieussec Le Rieussec Le Rieussec Le Rieussec Le Rieussec Le Rieussec Le Rieussec Le Capion Le Capion Le Capion Le Capion Le Capion Le Capion Le Capion Le Capion Le Capion Le Gassac Le Gassac Le Gassac Le Gassac Le Gassac Le Gassac Le Gassac Le Gassac Le Gassac
Le Combarel Le Combarel Le Combarel Le Combarel Le Combarel Le Combarel Le Combarel Le Combarel Le Combarel
Le Mayral Le Mayral Le Mayral Le Mayral Le Mayral Le Mayral Le Mayral Le Mayral Le Mayral
L' Avenq L' Avenq L' Avenq L' Avenq L' Avenq L' Avenq L' Avenq L' Avenq L' Avenq
Rau de Roubes Rau de Roubes Rau de Roubes Rau de Roubes Rau de Roubes Rau de Roubes Rau de Roubes Rau de Roubes Rau de Roubes
Les Dourmettes Les Dourmettes Les Dourmettes Les Dourmettes Les Dourmettes Les Dourmettes Les Dourmettes Les Dourmettes Les Dourmettes
Rau de Barcelonnette Rau de Barcelonnette Rau de Barcelonnette Rau de Barcelonnette Rau de Barcelonnette Rau de Barcelonnette Rau de Barcelonnette Rau de Barcelonnette Rau de Barcelonnette
Le Rieutord Le Rieutord Le Rieutord Le Rieutord Le Rieutord Le Rieutord Le Rieutord Le Rieutord Le Rieutord
Ravin Les Besombes Ravin Les Besombes Ravin Les Besombes Ravin Les Besombes Ravin Les Besombes Ravin Les Besombes Ravin Les Besombes Ravin Les Besombes Ravin Les Besombes
Rau Les Besombes Rau Les Besombes Rau Les Besombes Rau Les Besombes Rau Les Besombes Rau Les Besombes Rau Les Besombes Rau Les Besombes Rau Les Besombes
L'Hérault L'Hérault L'Hérault L'Hérault L'Hérault L'Hérault L'Hérault L'Hérault L'Hérault
Rau de Rau de Rau de Rau de Rau de Rau de Rau de Rau de Rau de Font Caude Font Caude Font Caude Font Caude Font Caude Font Caude Font Caude Font Caude Font Caude
Rau de Peyre Brune Rau de Peyre Brune Rau de Peyre Brune Rau de Peyre Brune Rau de Peyre Brune Rau de Peyre Brune Rau de Peyre Brune Rau de Peyre Brune Rau de Peyre Brune
Rau de Lagamas Rau de Lagamas Rau de Lagamas Rau de Lagamas Rau de Lagamas Rau de Lagamas Rau de Lagamas Rau de Lagamas Rau de Lagamas
Le Bosc Viel Le Bosc Viel Le Bosc Viel Le Bosc Viel Le Bosc Viel Le Bosc Viel Le Bosc Viel Le Bosc Viel Le Bosc Viel
Rau de l'Arnède Rau de l'Arnède Rau de l'Arnède Rau de l'Arnède Rau de l'Arnède Rau de l'Arnède Rau de l'Arnède Rau de l'Arnède Rau de l'Arnède
Le Vallon Le Vallon Le Vallon Le Vallon Le Vallon Le Vallon Le Vallon Le Vallon Le Vallon
Ravanières Ravanières Ravanières Ravanières Ravanières Ravanières Ravanières Ravanières Ravanières
Rau de Lagarel Rau de Lagarel Rau de Lagarel Rau de Lagarel Rau de Lagarel Rau de Lagarel Rau de Lagarel Rau de Lagarel Rau de Lagarel
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N
Mas de la NavetteCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 86
3. Les pressions exercées sur le milieu
3.3.2 Le risque naturel « feu de forêt »
La commune est classée en risque faible « feu de forêt » au Dossier Départemental des Risques
Majeurs (DDRM) approuvé le 11 février 2005. Le risque d’incendie s’exprime principalement sur
les massifs boisés des Monts de Saint-Guilhem et les garrigues (ravagées pendant l’été 2005)
avec un aléa moyen à très fort localement ainsi que sur les îlots boisés des Combarels et du Mas
des Pougets (aléa faible à moyen). Le Plan Départemental de Protection des Forêts contre les
Incendies (PDFCI) 2005-2011 recense pour Saint-Jean-de-Fos treize incendies de forêts sur la
période 1974-2003, pour une surface brûlée de 10,75 ha. Il n’existe pas d’interface directe entre
les espaces urbains et les espaces boisés vulnérables à l’incendie de forêt, les espaces agricoles
constituant des zones tampon / coupure de combustible évitant la propagation du feu.
Au Schéma Départemental d’Aménagement des Forêts contre l’Incendie (SDAFI) élaboré en
mai 1994, Saint-Jean-de-Fos fait partie du massif n°4 « Garrigues de la Vallée de l’Hérault » et
est classée parmi les communes de massifs forestiers sensibles au feu et menacées de grands
incendies. Concernant ce massif, les grandes orientations stratégiques du SDAFI sont :
- le maintien des coupures agricoles existantes,
- le soutien aux nouvelles formes d’élevage en cours de développement,
- le maintien des équipements DFCI existants,
- le développement des infrastructures au sol favorisant la lutte aérienne,
- la réglementation des exploitations de bois de chauffage.
Une piste DFCI serpente au cœur de la forêt domaniale de Saint-Guilhem, permettant
l’acheminement des véhicules de lutte contre l’incendie dans ce secteur boisé. Elle est classée
parmi les équipements DFCI du schéma stratégique du massif avec le réservoir d’eau de
Montpeyroux et deux poteaux incendie.
Les espaces urbanisés de la commune sont équipés de 20 poteaux incendie. Plusieurs poteaux
sont connectés à des conduites dont le diamètre (63 mm) est sous-dimensionné pour assurer un
débit suffisant pour la lutte contre l'incendie, nécessitant un renforcement de ces canalisations.
Les travaux entrepris sur le réseau AEP ont permis de réaliser deux bornes supplémentaires.
ESPACES VULNÉRABLES
À L’INCENDIE DE FORÊTCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 87
3. Les pressions exercées sur le milieu
3.3.3 Le risque lié aux mouvements de terrain
Risque de glissement de terrain
Aléa moyen à fort dans les marnes de l’Éocène inférieur et de l’Aquitanien.
Risque de chute de blocs
Aléa moyen à fort dans les calcaires du Jurassique.
Retrait-gonflement des argiles
Le territoire communal est concerné par un risque de mouvement de terrain lié au
phénomène de retrait-gonflement des argiles. L’aléa se caractérise par une zone
faiblement à moyennement exposée (zone B2), qui concerne la plaine agricole, la corniche
de l’Hérault (incluant les secteurs Nord et Est du village) et l’essentiel du coteau jusqu’au
pied des Monts de Saint-Guilhem.
3.3.4 Le risque sismique
L’ensemble du territoire communal est concerné par un risque sismique d’aléa faible (zone
de sismicité 2) en application de la cartographie des zones de sismicité issue du décret
n°2010-1255 du 22 octobre 2010.
RETRAIT-GONFLEMENT DES ARGILES
CARTE D’ALÉA
Conception : Urbanisme et Territoires
Sources : Cartes IGN série bleue 1/25000
2645 E Clermont-l’Hérault et 2642 ET St-Guilhem-le-Désert
N
0 500 m
Zone faiblement à moyennement
exposée (B2)
Glissement de terrainCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 88
3. Les pressions exercées sur le milieu
3.4 LES SERVITUDES D’UTILITÉ PUBLIQUE
Les servitudes d’utilité publique sont affectant l’utilisation des sols sont des limitations
administratives au droit de propriété, instituées par des actes spécifiques en application
de législations particulières. Elles visent notamment à préserver le fonctionnement de
certains équipements publics, le patrimoine naturel ou culturel, la salubrité et la sécurité
publiques.
Servitude de protection des Monuments Historiques (AC1) - voir supra (page 8)
• Pont du Diable, classé par arrêté ministériel du 12 décembre 1996
• Atelier de potier Albe-Sabadel, inscrit par arrêté préfectoral du 10 octobre 2005
Servitude de protection des Sites et Monuments Naturels (AC2) - voir supra (page 66)
• Gorges de l’Hérault, site classé par décret ministériel du 22 février 2001
• Grotte de Clamouse, site classé par arrêté ministériel du 15 février 2005
Servitude de protection des eaux potables et minérales (AS1) - voir supra (page 77)
• forages du Drac Est et Ouest (commune de Montpeyroux) : DUP (1) du 27 août 1985
• captage de la Meuse (commune de Gignac) : DUP du 5 juin 1967 et avis hydrogéologique
du 18 février 2006
• captage du Pont (commune de Saint-André-de-Sangonis) : DUP du 20 juin 2011
• source du Bout-du-Monde (commune de Saint-Guilhem-le-Désert) : non régularisé, avis
hydrogéologique du 2 juin 1987 - application anticipée des périmètres de protection
Plan de prévention des risques naturels prévisibles (PM1) - voir supra (pages 84 et 85)
• Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) de la Haute Vallée de l’Hérault Sud
approuvé par arrêté préfectoral du 11 juin 2007
Servitudes aéronautiques (T7)
• couloir d’entraînement au vol à basse altitude des aéronefs de la Défense
(1) Déclaration d’Utilité PubliqueCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 89
III - EXPLICATION ET JUSTIFICATION
DES CHOIX RETENUS POUR ÉTABLIR LE PLANCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 90
1. Des enjeux aux orientations générales du PADDCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 91
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ND NDb
U2
U2
NC
U3
INA
U3
IINA
UE
U1
NC
NC
NC
NC1
NC1
1. Des enjeux aux orientations générales du PADD
Le plan d’occupation des sols (POS) de Saint-Jean-de-Fos a été approuvé
par le conseil municipal le 13 février 1989. Ce document a déterminé
le développement de la commune sur ces deux dernières décennies.
Comptant alors une population d’environ 1000 habitants, la commune était
engagée dans une dynamique de croissance démographique significative
qui s’accélère encore aujourd’hui.
Le POS propose 82,65 ha de zones urbaines à vocation résidentielles
réparties entre la zone d’habitat dense (U1) et les zones d’habitat
pavillonnaire (U2 et U3), auxquels s’ajoutent 1,15 ha à vocation économique
(UE) et 13,72 ha de zone d’urbanisation future (INA et IINA), soit 97,53 ha
représentant 6,89 % du territoire voués à l’urbain. Le reste du territoire est
classé en zones agricole NC (946,76 ha) et naturelle ND (370,54 ha).
Entre 1989 et 2009, le parc de logements s’est accru de près de 245
habitations sur la base de 90 % de résidences principales, en écho à la
croissance démographique. Si la zone INA délimitée autour du chemin de
Lacoste et la zone U3 de la Font des Horts, à dominante agricole, n’ont
pas été urbanisées, le développement urbain s’est exprimé spatialement
vers le coteau à l’ouest et le Pont du Diable au nord-est, avec une dernière
tendance vers la plaine au sud. Se faisant, la tâche urbaine a été multipliée
par deux, la consommation foncière s’exerçant au détriment des terres
agricoles périphériques.
Le mode d’urbanisation privilégié a été la maison individuelle hors
procédure ou sous forme de lotissements, les ensembles de logements
collectifs restant peu développés. Ce mode d’urbanisation débouche sur
une mono-orientation de la typologie de l’habitat et des modes d’habiter,
au détriment de la mixité sociale et générationnelle.
Les zones du POS destinées à l’urbain présentent une capacité résiduelle
de 24,57 ha, dont 21,32 ha faisant l’objet d’une valorisation agricole.
ND
parcelles cultivées
autre occupation (friche, jardin...)
zone inondable
CAPACITÉ RÉSIDUELLE
N
N
0 200 m
CAPACITÉ RÉSIDUELLE DES ZONES CONSTRUCTIBLES DU POS
1.1 L’HÉRITAGE DU PLAN D’OCCUPATION DES SOLSCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 92
1.2.1 Les enjeux de développement
L’attractivité du territoire ouvre des perspectives d’évolution démographique favorables.
La croissance démographique nécessite d’être maîtrisée pour permettre l’accueil des
populations et un développement du territoire dans les conditions d’un développement
durable. La pression démographique et la mutation de la structure familiale (desserrement
des ménages) induisent des besoins en logements accrus. Cette pression foncière
conduit à envisager un développement urbain qu’il convient d’anticiper et d’organiser
autant dans sa dimension quantitative que qualitative.
Enjeu n°1 : La dimension quantitative du développement urbain
• délimiter des enveloppes foncières constructibles adaptées aux perspectives d’évolution
démographique et prenant en compte les opportunités de renouvellement urbain,
• maîtriser la croissance démographique au regard de la capacité des réseaux d’eau
potable et d’assainissement,
• trouver un équilibre entre le développement urbain et la préservation de l’environnement
et de ses richesses,
• trouver un équilibre entre le développement urbain et la préservation des terres à
potentiel agronomique.
Enjeu n°2 : La dimension qualitative du développement urbain
• satisfaire la diversité de la demande en logement, notamment pour les ménages les
plus modestes, en étoffant l’offre en matière locative, le logement social, ...
• maintenir l’attractivité du territoire en terme d’équipements et de services publics,
• maintenir l’attractivité du territoire en terme de dynamique économique et d’emploi,
• prendre en compte les besoins en déplacement et en stationnement,
• préserver la patrimonialité et l’image qualitative du village, en prenant en compte le
patrimoine construit, la trame végétale urbaine et les liens d’aménité entre l’espace
urbain et l’espace agricole,
• valoriser le traitement social des extensions et leur lien avec le reste du village,
• anticiper les risques naturels et les nuisances et pollutions liées à l’urbain.
Dimension qualitative
du développement urbain :
choisir des extensions urbaines
respectueuses du site
Principes d’extensions urbaines à privilégier
(densification, remodelage de la tâche urbaine)
Travail sur les franges urbaines
Épaisseur agricole à maintenir
1. Des enjeux aux orientations générales du PADD
1.2 LES ENJEUX LIÉS À L’ATTRACTIVITÉ ET AU DÉVELOPPEMENT DURABLE DU TERRITOIRECommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 93
1.2.2 Les enjeux environnementaux
Enjeu n°1 : les valeurs écologiques du territoire
L’analyse des composantes du territoire (relief et géologie, hydrographie, couverture
végétale, ...), des habitats naturels et de la biodiversité présents sur le territoire communal
permet de dégager des niveaux de valeur écologique des espaces.
De manière générale, la valeur écologique du territoire est assez importante. Les secteurs
les plus riches et les plus sensibles se composent des monts de Saint-Guilhem et de
l’Hérault et des milieux connexes. Leur valeur écologique est reconnue par la définition
et la superposition de périmètres d’intérêt écologique (sites Natura 2000, ZNIEFF, ZICO,
zones humides, ENIC).
Enjeu n°2 : les pressions sur les ressources naturelles
La qualité de sols, des sous-sols et des eaux superficielles et souterraines est plutôt
bonne mais les menaces sont nombreuses et pèsent aussi sur les habitats naturels et la
biodiversité. La maîtrise des pollutions de toute nature (rejets dans le milieu des effluents
domestiques et non-domestiques, pesticides et produits utilisés par l’agriculture, activités
polluantes des sols et des sous-sols, ...) s’avère d’une importance primordiale pour
pérenniser les ressources.
Une gestion rationnelle de la ressource en eau pour la satisfaction des besoins de
consommation et de l’irrigation, permettra de limiter les prélèvements et d’économiser la
ressource.
L’agriculture, activité multiséculaire, bénéficie d’espaces de forte valeur agronomique.
Dans un souci de préservation des ressources naturelles, les terres agricoles du coteau
et de la plaine, parce qu’elles représentent un potentiel agronomique et économique,
doivent être au maximum préservées de toute urbanisation.
Enjeu n°3 : les risques naturels
Inondation, retrait-gonflement des argiles, feu de forêt sont autant de contraintes
environnementales qui doivent intégrer les stratégies de développement urbain afin
d’assurer la sécurité des personnes et des biens.
ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX
Conception : Urbanisme et Territoires
Sources : Cartes IGN série bleue 1/25000
2645 E Clermont-l’Hérault et 2642 ET St-Guilhem-le-Désert
N
0 500 m
espaces de forte valeur
écologique
espaces cultivés ou de
valeur agronomique
zones inondables
identifiées au PPRI
Ravin du Roc Ravin du Roc Ravin du Roc Ravin du Roc Ravin du Roc Ravin du Roc Ravin du Roc Ravin du Roc Ravin du Roc de la Candelle de la Candelle de la Candelle de la Candelle de la Candelle de la Candelle de la Candelle de la Candelle de la Candelle
Ravin de Barbajols Ravin de Barbajols Ravin de Barbajols Ravin de Barbajols Ravin de Barbajols Ravin de Barbajols Ravin de Barbajols Ravin de Barbajols Ravin de Barbajols
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Combe de Goufous Combe de Goufous Combe de Goufous Combe de Goufous Combe de Goufous Combe de Goufous Combe de Goufous Combe de Goufous Combe de Goufous
Ravin de la Côte Ravin de la Côte Ravin de la Côte Ravin de la Côte Ravin de la Côte Ravin de la Côte Ravin de la Côte Ravin de la Côte Ravin de la Côte
LEGENDE
Les enjeux par commune
Zonage
Données générales
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1. Des enjeux aux orientations générales du PADDCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 94
1.2.3 Les enjeux paysagers
Enjeu n°1 : Les structures paysagères fondamentales
La diversité topographique (monts, puechs, talus)
Les reliefs offrent un cadre singulier, véritable atout pour la commune. Les monts, couverts
de garrigue basse et de bois, créent un fond de scène d’une grande qualité à l’habitat,
formant un contraste fort avec la plaine ouverte. Les sommets caillouteux constituent de
véritables tremplins vers l’horizon. De petits puechs animent le coteau habité. Les talus,
boisés ou soulignés de murets, marquent les anciennes terrasses alluviales.
Toute intervention urbaine ou agricole sur ces reliefs demande une réflexion pour limiter
les modifications topographiques.
Le paysage viticole et fruitier
La vigne omniprésente dans la plaine participe à la création d’un paysage soigné et ouvert.
La recherche de cépages de qualité a permis de maintenir cette activité économique.
Il paraît important de soutenir la pérennité de cette viticulture et de veiller à ce que
l’urbanisation future ne vienne pas en contradiction avec elle en déstructurant le parcellaire
ou en s’emparant des meilleures terres.
La culture ancienne des oliviers renvoie une image qui semble immuable. Le paysage des
olivettes s’insinue entre les lieux d’habitat et offre un environnement de valeur.
La richesse végétale
Avec sa diversité, la couverture végétale raconte, à la fois, la dynamique d’un paysage
méditerranéen par l’évolution de la garrigue sur les reliefs et un paysage composé par
l’homme depuis des siècles, visible à travers les motifs végétaux anciens comme les
mûriers et les oliviers centenaires.
Les ripisylves des cours d’eau, les alignements d’arbres, les bosquets remarquables, les
vieux arbres de la campagne ou des espaces publics, sont autant d’éléments à valoriser,
à conserver et qui pourraient être inscrits au Plan Local d’Urbanisme au titre « d’espaces
boisés classés ».
Enjeu n°2 : Les éléments patrimoniaux
Le patrimoine construit agricole, industriel et religieux
Disséminés dans toute la commune, de nombreux éléments construits animent le territoire
et lui confèrent son caractère particulier. Le patrimoine industriel se décline en ateliers de
potiers et moulins.
Le patrimoine religieux de l’église Saint-Geniès devrait être protégé avec ses bosquets et
ses parcelles agricoles proches dans un paysage environnant toujours ouvert. Les petits
calvaires doivent être restaurés si besoin est et maintenus lisibles.
Le petit patrimoine vernaculaire
La qualité du paysage s’enrichit de tout un petit patrimoine lié au travail de l’homme
sur son territoire, rapport étroit et quotidien par lequel celui-ci a façonné son cadre de
vie. Les murets bordant les chemins, les constructions pour récupérer et canaliser l’eau
(puits, sources captées, canaux...) méritent d’être conservés, restaurés et mis en valeur
si nécessaire.
Enjeu n°3 : La découverte du territoire
Les entrées du territoire
Plusieurs entrées du territoire s’alimentent de la qualité du paysage en place (éléments
construits comme le mas de Laval, les ponts ou éléments naturels comme un cours d’eau).
Pour la plupart de ces entrées, il suffit de respecter leur identité propre en maintenant
leur lisibilité. Par contre, l’entrée du pont du Diable, très populaire, mérite une attention
particulière touchant à des préoccupations intercommunales (éviter l’avancée du front
urbain, gestion des voitures, gestion de la propreté, sécurité du public).
Les points de vue remarquables
Des points de vue depuis les routes, les chemins, et les hauteurs permettent de lire le
territoire communal. Il est important de préserver les vues sur les mas et le village. Ainsi,
depuis la plaine viticole, le maximum d’ouvertures visuelles en direction du coteau habité
doit être préservé. Le site du Roc Pointu et l’ascension vers la grotte du Contrebandier
offrent une appréhension globale de tout le territoire.
1. Des enjeux aux orientations générales du PADDCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 95
ENJEUX PAYSAGERS
Mont, fonds de scène à préserver
Puechs emblématiques, micro-paysages fragiles
Talus soulignant des terrasses alluviales
Paysage agricole soigné
Alignements d’arbres en bord de route
Ripisylves à préserver
Oliviers millénaires
Murets de pierres sèches soulignant les chemins
Patrimoine bâti agricole (masets, mas)
Patrimoine construit lié à l’eau (moulins, ponts, canaux)
Petit patrimoine religieux
Patrimoine architectural historique
Circulade médiévale et centre historique
Sites pittoresques à valoriser
Vues panoramiques
Ouvertures visuelles vers le village
Vues sur le village depuis le coteau
Entrées du territoire à entretenir
1. Des enjeux aux orientations générales du PADDCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 96
1. Des enjeux aux orientations générales du PADD
Le nouveau projet de territoire défini dans le cadre du présent plan s’inscrit dans le
cadre réglementaire de la hiérarchie des normes d’urbanisme et des textes européens.
Il prend en compte les objectifs assignés aux documents d’urbanisme issus du nouveau
cadre législatif et réglementaire (loi SRU, loi Urbanisme et Habitat, loi DALO, loi de
programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement (Grenelle
I, loi portant engagement national pour l’environnement (Grenelle II), ...), les objectifs et
orientations des documents supra-communaux qui lui sont opposables par un rapport de
compatibilité en application de l’article L123-1-9 du Code de l’Urbanisme (SDAGE Rhône
Méditerranée, SAGE Hérault, Programme Local de l’Habitat) ainsi que les textes issus
du droit communautaire, notamment en matière environnementale.
1.3.1 L’environnement, acteur de l’aménagement et du développement
durable
La qualité de l’environnement, dans son acception la plus large, constitue l’une des
forces du territoire communal et de son identité. La commune dispose de grands
ensembles environnementaux, écologiques et paysagers identifiés dans l’état initial de
l’environnement, dont l’équilibre a pu être maintenu malgré l’extension progressive de
l’urbanisation.
Dans la lignée des objectifs réglementaires assignés par la loi SRU, le Grenelle de
l’Environnement et les directives européennes et lois nationales relatives à l’environnement
et au paysage, le PADD vise à concilier aménagement du territoire, urbanisation future et
protection de l’environnement, des paysages et de la biodiversité qu’ils recèlent, de façon
à ce que le patrimoine naturel et ses richesses ne soient pas condamnés. Au-delà de la
protection, il s’agit aussi de valorisation. La découverte de l’environnement constitue un
levier efficace pour sensibiliser les populations à la préservation de l’environnement.
C’est dans cette double optique que le projet de territoire intègre le cadre environnemental
et paysager comme acteur et cadre de l’évolution urbaine dans une perspective de
développement durable. Cette orientation générale du PADD se fonde sur trois axes
majeurs.
1.3 EXPLICATION DES ORIENTATIONS GÉNÉRALES DU PADD
1. Préserver les grands équilibres environnementaux et écologiques
Entre massifs forestiers, espaces agricoles et couloir vert de l’Hérault, trois entités
environnementales fondent l’identité et la richesse du territoire communal. Chacune de
ces grandes entités participe aux grands équilibres environnementaux et aux continuités
écologiques à une échelle supra-communale.
C’est dans une optique de maintien de l’équilibre de ces trois grandes entités, de la trame
verte et bleue, que le projet de territoire intègre le cadre environnemental comme acteur et
cadre de l’évolution urbaine, de façon à garantir un développement durable du territoire. Il
s’agit de respecter leurs caractéristiques propres et leurs interactions les unes par rapport
aux autres par la limitation d’une anthropisation dommageable et un maintien en l’état des
occupations.
Le PADD consacre la volonté de préserver et de pérenniser les richesses écologiques
du territoire, sur la base de la trame verte et bleue et de la carte des valeurs écologiques
établies, en créant les conditions d’un maintien en l’état des habitats naturels les plus
sensibles et les plus remarquables.
2. Le paysage, acteur de l’aménagement et du développement durable
Le PADD place le paysage, élément fondateur de l’identité du territoire, au coeur des
stratégies de développement et d’aménagement. Si le grand paysage se pose comme
un cadre général, le paysage urbain constitue un paramètre essentiel du cadre de vie du
village.
Au niveau du grand paysage, les orientations sont multiples :
• préserver les structures paysagères fondamentales qui caractérisent le territoire
communal (les monts et les gorges, le coteau habité, la plaine irriguée),
• préserver la diversité topographique liée à la présence sur le territoire de monts, puechs
et talus,
• sauvegarder la richesse végétale,Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 97
1. Des enjeux aux orientations générales du PADD
• protéger les secteurs naturels fondamentaux de la trame verte et bleue,
• protéger et/ou valoriser les éléments patrimoniaux (patrimoine bâti et religieux, petit
patrimoine vernaculaire),
• mettre en scène le territoire pour le révéler (soigner l’accueil du territoire, intégrer les
points de vue remarquables aux stratégies de développement urbain).
Au niveau du village, la stratégie consiste à intégrer et maîtriser l’impact visuel de
l’urbanisation existante et à venir en valorisant le patrimoine bâti et les espaces publics,
en favorisant la présence du végétal dans l’espace minéral du village et en préservant les
motifs patrimoniaux qui contribuent à l’animation et à la valorisation du cadre de vie.
3. La prise en compte et la maîtrise des pressions sur le milieu
Anticiper et maîtriser les risques naturels
Le territoire subit des pressions importantes liées aux risques naturels prévisibles :
inondation, feu de forêt, mouvement de terrain et risque sismique).
Ces pressions doivent être anticipées (éviter l’exposition au risque) et maîtrisées (mise en
oeuvre des mesures constructives et de gestion) en fonction de la connaissance du risque
et de son intensité afin de garantir la sécurité et la sérénité du cadre de vie.
En particulier, il s’agit d’intégrer dans en amont de l’élaboration du projet les zones
inondables identifiées par le Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI)
Haute Vallée de l’Hérault Sud pour produire un projet de territoire compatible avec les
vulnérabilités connues et éviter d’exposer au risque les personnes et les biens.
Par ailleurs, il s’agit de ne pas créer d’interfaces entre les massifs forestiers et les zones
habitées en maintenant des espaces tampons pour limiter le risque de feu de forêt (départs
de feu, propagation des incendies des forêts vers l’habitat et réciproquement).
Enfin, il s’agit de définir les mesures constructives adéquates pour maîtriser le phénomène
de retrait-gonflement des argiles et le risque sismique qui assujettissent le territoire.
Anticiper et gérer les nuisances et pollutions liées à l’urbain
L’accroissement des nuisances, des pollutions et des pressions sur le milieu liées au
développement démographique et urbain nécessitent d’être anticipées et gérées pour
lutter contre la dégradation du cadre de vie, de la qualité des milieux (masses d’eau, ...)
et des habitats naturels.
Cette gestion, traditionnellement effectuée a posteriori, doit également trouver des
réponses appropriées en amont tendant à réduire la production de nuisances.
En la matière, les objectifs sont multiples : veiller à la qualité de l’eau, de l’air et des sols,
sécuriser et rationaliser l’approvisionnement en eau potable, assurer le traitement des
déchets, maîtriser l’assainissement et les rejets dans le milieu, économiser les énergies
et favoriser les énergies renouvelables.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 98
1. Des enjeux aux orientations générales du PADD
1.3.2 Maîtriser et rationaliser l’urbanisation
Le nouveau projet de territoire prend pour base de réflexion les enjeux démographiques
et de développement identifiés afin de définir un projet de territoire cohérent, rationnel et
durable.
Les perspectives d’évolution démographique permettent d’envisager une croissance de
l’ordre de 300 habitants supplémentaires à l’horizon 10 ans correspondant à un besoin de
160 résidences principales.
Afin de trouver des réponses adéquates à ces enjeux, le projet de territoire s’exprime à
travers une stratégie privilégiant le renouvellement urbain, une gestion foncière économe
et maîtrisée du territoire, la définition de sites de développement urbain et de formes
urbaines favorisant une diversification de l’offre en logement.
1. Favoriser le renouvellement urbain
Réhabiliter le centre ancien
Depuis plusieurs décennies, la commune connaît un phénomène de résidentialisation qui
se manifeste par un développement de zones résidentielles autour du centre ancien, où
le niveau de confort résidentiel correspond mieux aux attentes des nouvelles populations.
Ce faisant, les logements du centre ancien ont subi un délaissement notable responsable
d’un fort taux de vacance dans ce secteur. Or le centre historique constitue la figure
de proue de la commune et son délabrement serait susceptible de porter préjudice à
l’attractivité du territoire.
Le nouveau projet de territoire vise ainsi à réhabiliter le centre historique en portant
l’effort, d’une part, sur la rénovation des logements délabrés ou insalubres pour favoriser
le réinvestissement des logements vacants et revitaliser la fonction résidentielle de la
circulade. À cet effet, la conduite d’opérations programmées d’amélioration de l’habitat
(OPAH) ou d’actions de résorption de l’habitat insalubre (RHI) sera déterminante pour
mobiliser l’engagement des propriétaires privés des logements du centre historique. À
noter qu’un Programme d’Intérêt Général (PIG) pour la réhabilitation des centres anciens
de la CCVH sera mis en place en octobre 2012 avec pour objectif, notamment, de lutter
contre l’habitat indigne et dégradé.
L’objectif chiffré en terme de réinvestissement du logement vacant est d’atteindre 20
logements, soit 30 % de l’effectif de logements vacants actuel et 12,5 % des besoins en
logement estimés.
D’autre part, il s’agit de valoriser les espaces publics du centre ancien comme facteur
d’attractivité en continuant les actions de réfection des rues et places publiques initiées
dans le cadre du Grand Site de France® Saint-Guilhem-le-Désert - Gorges de l’Hérault..
Optimiser la capacité résiduelle des zones constructibles
Il existe dans les zones constructibles de nombreuses «poches» non urbanisées
constitutives d’une capacité résiduelle, évaluée à 24,57 ha dans le cadre du POS.
Elle est rapportée à 10,09 ha au PLU après remaniement du zonage (fermetures et
ouvertures), hors zones à urbaniser.
Cette capacité résiduelle est pleinement intégrée à la définition du nouveau projet de
territoire comme composante fondamentale du renouvellement urbain. Elle est mise à
contribution dans la stratégie de répartition foncière pour les besoins en logements de
façon à limiter les ouvertures à l’urbanisation et la consommation d’espaces.
L’exercice du phénomène de rétention foncière pourrait amputer ce potentiel. Sur la base
d’une hypothèse de rétention foncière de l’ordre de 30 %, le potentiel d’urbanisation de la
capacité résiduelle serait de l’ordre de 40 logements (sur la base d’une densité moyenne
de 6 logements à l’hectare constatée dans les écarts résidentiels).
Intervenir sur des sites à potentiel de renouvellement urbain
À l’intérieur de la tâche urbaine, plusieurs sites sont identifiés comme secteurs privilégiés
de renouvellement urbain. Ils représentent une superficie d’environ 6,90 ha.
Certains de ces secteurs seront porteurs d’opérations d’aménagement d’ensemble à
vocation d’habitat qui permettront, à travers un travail sur les formes urbaines, de proposer
70 logements. En particulier, le secteur du stade fera l’objet d’une action de renouvellement
urbain. En effet, la délocalisation du stade sur le secteur du Plantier libérera un espace
d’environ 1 ha au coeur du tissu urbain. Cet espace, de propriété communale, sera mis à
contribution pour une opération de renouvellement urbain à vocation de logements, dans
laquelle est prévue la réalisation de 20 logements.
D’autres, dont les modalités d’urbanisation restent à définir lors d’une modification du
plan, sont pressentis pour recevoir une trentaine de logements à plus long terme.
Au total, le renouvellement urbain sur les sites désignés représente un potentiel de 100
logements.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 99
1. Des enjeux aux orientations générales du PADD
2. Dégager des sites de développement urbain
Des ouvertures à l’urbanisation se sont imposées car il ne pouvait être question de faire
peser sur les seuls quartiers existants l’accueil des nouveaux résidents. Leur délimitation
s’est fondée sur une série de critères déterminants : intégration au fonctionnement urbain
de la commune, possibilité de desserte par les réseaux secs et humides, préservation des
grands tènements agricoles, enjeux paysagers, contraintes liées aux risques naturels.
Pour ces raisons, deux sites de développement urbain proposés dans le POS (zone INA,
zone U3) ont été remis en cause et restitués aux secteurs agricoles et naturels au profit
de nouveaux sites répondant mieux aux critères définis plus haut (voir infra «Motifs des
ouvertures à l’urbanisation» et «Motifs des déclassements»).
Les ouvertures à l’urbanisation se positionnent en frange urbaine pour respecter les
principes de continuité et de compacité et favoriser un développement rationnel du village.
Aucune ouverture n’est effectuée au nord du village afin de préserver une épaisseur
agricole entre le village et les monts de Saint-Guilhem et ses enjeux patrimoniaux (site
classé des Gorges de l’Hérault, sites Natura 2000).
Ces ouvertures à l’urbanisation ne constituent pas toutes une mise à disposition de
nouveaux terrains dans la mesure où certaines relèvent d’un repositionnement des limites
constructibles du village pour intégrer des habitations édifiées sur les franges du village.
Le potentiel d’accueil résidentiel des ouvertures à l’urbanisation n’équivaut donc pas à la
superficie ouverte à l’urbanisation. Il est inclus dans le calcul de la capacité résiduelle des
zones constructibles.
3. Diversifier l’offre en logement
Agir sur les formes urbaines
Le développement de zones pavillonnaires monofonctionnelles favorise la banalisation
des formes urbaines sans permettre une réelle diversification de l’offre en logement.
L’objectif est donc de proposer une pluralité des formes urbaines favorisant la diversification
des modes d’habitat (habitat individuel pur, habitat groupé, voire petit collectif) et des
modes d’habiter (propriété, primo-accession, locatif, logement aidé). Ceci permettra de
répondre à la pluralité de la demande en logement et d’ouvrir l’offre à une multiplicité de
catégories de population (familles, jeunes ménages, ménages à faible revenu, ...) tout en
valorisant la mixité sociale et générationnelle.
La pluralité des formes urbaines sera rendue effective par l’identification d’enveloppes
foncières de densité variée et la mise en oeuvre d’opérations d’aménagement sur les sites
retenus pour la mise en oeuvre du renouvellement urbain. Elle est donc intimement liée à
la stratégie de renouvellement et de développement urbains : l’optimisation de la capacité
résiduelle des zones constructibles (incluant les ouvertures à l’urbanisation) correspondra
plus vraisemblablement à un habitat individuel hors procédure tandis que les opérations
de logements sur les sites de renouvellement urbain permettront la mise en oeuvre d’un
habitat groupé, voire d’un petit collectif.
Étoffer l’offre locative et sociale
La diversification de l’offre en logement s’inscrit par ailleurs dans une démarche volontariste
en matière d’offre locative et de logement social.
En matière locative, les leviers d’action sont relativement limités en ce qui concerne le
parc privé de logements. La démarche pourra s’appuyer sur les éventuelles actions de
renouvellement urbain dans le centre ancien (OPAH, RHI, ...) ainsi que sur les aides
et mécanismes fiscaux favorisant la rénovation et le réinvestissement des logements
délabrés ou insalubres.
Elle sera néanmoins sous-tendue par le logement social. Dans le prolongement du PLH,
certains programmes immobiliers (publics ou privés) se verront imposés la réalisation de
surfaces d’habitation affectées à des logements aidés à vocation d’habitat social. Pour
rappel, le PLH impose à la commune de Saint-Jean-de-Fos un niveau de production de
logements sociaux équivalent à 30 % de l’offre résidentielle nouvelle. À cet égard, les
sites retenus pour des opérations d’aménagement revêtent un rôle déterminant car les
logements sociaux seront réalisés de manière privilégiée dans ces secteurs.
LA RÉPARTITION DU POTENTIEL D’URBANISATION :
ENTRE RENOUVELLEMENT URBAIN ET EXTENSIONS, UN OBJECTIF DE MODÉRATION DE LA CONSOMMATION DE L’ESPACE ET DE LUTTE CONTRE L’ÉTALEMENT URBAIN
BESOIN EN LOGEMENTS
Effectif %
160 log. 100 %
RÉPARTITION STRATÉGIQUE DU POTENTIEL D’URBANISATION :
Logements vacants à réinvestir 20 log. 12,50 %
Secteurs à potentiel de renouvellement urbain 100 log. 62,50 %
Capacité résiduelle (dont ouvertures) 40 log. 25 %Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 100
1. Des enjeux aux orientations générales du PADD
Leur localisation relève d’un choix délibéré : intégrer les logements sociaux à l’intérieur du
village par la mise en oeuvre du renouvellement urbain. Il s’agit de ne pas «ghettoïser» les
occupants et de favoriser la mixité sociale et la solidarité entre les habitants. Par ailleurs,
la situation de ces secteurs au sein du village permet un accès rapide aux services et
équipements du centre.
La commune souhaite répartir l’affectation de l’habitat social entre l’offre locative et
l’accession à la propriété (et en particulier la primo-accession) pour les ménages aux
revenus les plus modestes. Les aides de l’État permettront d’aider le financement du
logement social, que la maîtrise d’ouvrage soit publique ou privée. La répartition des
logements sociaux par produit et par type de financement (PLAI, PLUS) devra être
compatible avec les objectifs du PLH. Cette politique pourra s’appuyer sur le PIG dont
l’un des objectifs est de produire une offre locative à loyer maîtrisé.
La traduction de cet objectif dans le plan s’exprime par la désignation de secteurs «de
mixité sociale» au titre de l’article L123-1-5 16° du Code de l’Urbanisme, de laquelle
découle une obligation de réserver au moins 30 % de la surface de plancher à destination
d’habitation créée à la réalisation de logements financés avec un prêt aidé par l’État dans
toute opération de logements.
Cette stratégie permettra de créer une vingtaine de logements aidés sur les sites
désignés en secteurs de mixité sociale. Elle se prolongera par une politique publique
«d’opportunisme» permettant de créer des logements aidés en fonction des capacités de
la commune. L’opportunité de désigner en secteurs de mixité sociale les zones à urbaniser
à moyen/long terme s’appréciera en fonction des besoins non satisfaits.
4. Conjuguer développement urbain et développement durable
Économiser l’espace
Les actions de renouvellement urbain visent à limiter l’étalement urbain et à densifier
le tissu bâti existant à l’intérieur de la tâche urbaine. Elles sont ainsi au coeur de la
réflexion sur la gestion économe et rationnelle du territoire. Il s’agit également d’éviter une
surconsommation foncière et un mitage du territoire qui seraient susceptibles de porter
atteinte à l’identité rurale de la commune.
Des formes urbaines valorisantes
Des formes urbaines valorisantes sont recherchées pour lutter contre la banalisation du
paysage urbain et des perspectives urbaines. Dans les zones résidentielles, on jouera sur
une variation des densités, des hauteurs et des implantations des constructions, grâce
notamment à la mise en oeuvre d’opérations d’ensemble. Dans la circulade et ses faubourgs,
le maintien des typologies urbaines existantes constitue un impératif pour valoriser le
patrimoine bâti dans une optique de développement touristique. Ces typologies seront
prolongées sur l’axe stratégique d’extension des faubourgs vers le secteur d’équipements
afin de lui conférer une nouvelle identité et de maintenir une ambiance villageoise.
Développement résidentiel et capacité des réseaux
Dans un sens de rationalisation des développements urbains et de maîtrise des nuisances
et pollutions potentielles sur le milieu, il est important de mettre en adéquation les besoins
induits par la croissance démographique avec la capacité des réseaux d’eau potable et
d’assainissement. La stratégie consiste tout d’abord à maîtriser l’essor démographique
au regard des ressources en eau potable et de la capacité de traitement actuelle et
future de la station d’épuration. Ensuite, il s’agit d’introduire un phasage temporel des
développements urbains en fonction des travaux effectués sur les ouvrages. À cet effet,
une partie des développements urbains sera assujettie au redimensionnement préalable
de la station d’épuration.
La valorisation environnementale des constructions
Le projet de territoire s’inscrit dans une perspective de valorisation environnementale de
l’urbanisation en produisant les conditions réglementaires encourageant les démarches
d’éco-quartiers, HQE, d’architecture bioclimatique (maisons passives, BBC, BEPOS, ...).
À cet égard, il est important de noter que le PIG vise à lutter contre la précarité énergétique.
UNE STRATÉGIE DE DIVERSIFICATION DE L’OFFRE EN LOGEMENTS EN CORRÉLATION AVEC LA STRATÉGIE DE RÉPARTITION DU POTENTIEL D’URBANISATION
BESOIN EN LOGEMENTS Effectif 160 log.
DIVERSIFICATION STRATÉGIQUE DE L’OFFRE EN LOGEMENTS :
Habitat groupé ou
petit collectif
Habitat individuel
hors opération
Logements vacants à réinvestir 20 log. 0 log.
Secteurs à potentiel de renouvellement urbain 100 log. 0 log.
Capacité résiduelle (dont ouvertures) 0 log. 40 log.
TOTAL 120 log. 40 log.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 101
1. Des enjeux aux orientations générales du PADD
1.3.3 Rationaliser les déplacements et mobilités
La préoccupation des déplacements et des mobilités est au coeur du fonctionnement
urbain de la commune, tant dans sa relation avec l’extérieur que dans son fonctionnement
interne. Elle fait l’objet d’une réflexion dans le cadre du nouveau projet de territoire
visant à réorganiser les circulations dans la commune et se traduisant par la définition
d’orientations d’aménagement et d’emplacements réservés.
1. Entre trafic de transit et trafic de desserte
Le réseau viaire communal se caractérise par la convergence des voiries structurantes
(routes départementales) vers le centre ancien. La circulade constitue ainsi le nœud viaire
de la commune où se confondent les trafics de transit (traversée de la commune) et les
trafics de desserte (accès au village). Le passage des poids-lourds dans le centre ancien
n’est pas sans poser de difficultés.
Le projet de territoire se place alors dans une perspective de réorganisation et de
hiérarchisation du réseau viaire communal en formulant un projet de délestage de la
circulade pour les trafics de transit entre Gignac et Saint-Guilhem-le-Désert. Il se concrétise
par un projet d’aménagement d’une voie de contournement Est de la circulade connectant
directement la route d’Aniane (RD4) en amont du village à la route de Gignac (RD9 E2)
en aval du village, via le recalibrage de voiries existantes.
2. Renforcer les voiries structurantes
Le réseau viaire principal est constitué de trois routes départementales qui assurent
les liaisons inter-communales de Saint-Jean-de-Fos avec les communes limitrophes et
les pôles urbains du Coeur d’Hérault. Ce réseau viaire est le réceptacle des mobilités
pendulaires quotidiennes et d’un trafic routier grandissant.
Si les conditions de sécurité routière y sont satisfaisantes (aucun accident de la route
n’impliquant des dommages corporels sur la période 2007-2011), l’accroissement du trafic
routier lié à l’augmentation démographique pourrait, à terme, préjudicier à la sécurité
routière. Le projet de territoire se positionne donc sur un renforcement des emprises
routières départementales avec l’appui du Conseil Général de l’Hérault.
Ces projets seront en même temps l’occasion de requalifier des entrées de village parfois
peu valorisantes.
3. Créer des circulations douces
En dehors du centre historique où la densité urbaine et l’exiguïté des rues ne permettent
pas de circulation automobile, aucune réflexion sur les circulations douces n’a imprégné
le développement urbain. L’extension de l’urbanisation s’est réalisée en suivant le tracé
des grands axes de communication, en créant des voies de desserte localisée dans la
seule optique des déplacements motorisés.
Pour s’inscrire dans une démarche de développement durable mais aussi pour améliorer
les liaisons inter-quartier de la cité, le projet de territoire mise sur l’aménagement d’un
réseau de cheminements piétons :
• réalisation de chemins piétons dans le tissu pavillonnaire,
• réalisation de cheminements piétons sécurisés le long des voies de desserte du pôle
d’équipements du Plantier à l’occasion de leur requalification (contournement de la
circulade, avenue Pierre-Razimbaud),
• mise à contribution des secteurs d’urbanisation nouvelle par l’aménagement de liaisons
piétonnes internes (trottoirs, chemins piétons) et connectées aux quartiers alentours.
Par ailleurs, dans le cadre de l’opération Grand Site de France® Saint-Guilhem-le-Désert
- Gorges de l’Hérault, la municipalité et la CCVH ont initié un programme de travaux
destinés à sécuriser les cheminements piétons aux abords de l’avenue du Monument
(aménagement de trottoirs). Le traitement de l’avenue s’intègre par ailleurs dans la mise
en oeuvre de l’itinéraire de découverte de l’A750 «entre vignes et garrigues» et présente
donc un attrait pour le développement touristique de la commune.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 102
1. Des enjeux aux orientations générales du PADD
1.3.4 Soutenir le développement économique
En matière économique, les stratégies de développement doivent être pensées et
harmonisées à l’échelle du Centre Hérault pour conforter l’identité commerciale du bassin
de vie contre le risque majeur d’une annexion progressive dans le bassin de vie de
Montpellier. La compétence «développement économique» de la CCVH et la définition
d’un SCOT prennent à cet égard tout leur sens.
Pour autant, la commune dispose d’atouts qui, valorisés et optimisés, peuvent contribuer
au développement économique local.
Le projet de territoire vise à s’appuyer sur la sphère résidentielle pour pérenniser et
dynamiser l’économie locale et l’emploi : commerces et services, agriculture et tourisme.
1. Développer l’offre commerciale et de services
Bien que modeste, le pôle commercial et de services de la commune constitue l’un des
piliers de l’économie locale.
Si le nouveau projet de territoire ne prévoit pas de créer d’espace d’activités économiques,
il s’efforce néanmoins de créer les conditions nécessaires au développement de l’offre
commerciale et de services par une stratégie de diversification des fonctions urbaines
et de renforcement de l’attractivité du centre ville (améliorer l’accessibilité automobile
et piétonne, rénover les espaces publics, valoriser le patrimoine bâti, développer une
nouvelle clientèle et de nouveaux besoins par la revalorisation de la fonction résidentielle
du centre ancien).
Par ailleurs, un espace libre positionné dans le quartier des services et équipements
existants (écoles, pharmacie, maison médicale, ...) est dédié à l’accueil de nouveaux
commerces et services en complément de ceux existants dans le village ou pour pallier
leur disparition.
Le projet de territoire se place ainsi dans le prolongement de la stratégie définie par le
SDC de l’Hérault à l’échelle du sous-bassin de la vallée de l’Hérault pour les «villages
diversifiés sans locomotive alimentaire».
2. Valoriser l’activité agricole
Activité multiséculaire sur le territoire jeannifossien, l’agriculture bénéficie d’un potentiel
agronomique notoire pour la viticulture et l’oléiculture. Si l’activité connaît un déclin
notable en terme d’effectif d’exploitations, le projet de territoire mise sur l’affirmation et le
renforcement de l’activité agricole pour appuyer le développement économique local. Il
s’agit de créer les conditions de préservation et de valorisation du potentiel agronomique,
de pérennisation, de développement et de diversification des exploitations.
3. Soutenir le développement touristique
Entre Saint-Guilhem-le-Désert et les gorges de l’Hérault, la potentialité touristique de la
commune n’est plus à démontrer.
Il s’agit d’organiser et de tirer profit de l’engouement actuel pour le tourisme vert et le
tourisme culturel en soutenant les équipements touristiques et de loisirs existants, en
misant sur les filières de l’artisanat traditionnel (poterie d’art) et de l’oenotourisme, en
valorisant le patrimoine naturel et bâti.
Il s’agit également de cadrer avec la mutation du rythme de l’activité touristique.
L’augmentation de la mobilité des personnes et la planification des temps de travail et de
loisirs ont favorisé le développement d’un tourisme de proximité en séjours courts (week-
ends), plus nombreux et peu prévisibles, pour lequel la commune n’est que peu équipée.
Il convient enfin d’organiser les retombées du tourisme en vue d’en faire un facteur de
valorisation du territoire, des acteurs et des habitants.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 103
1. Des enjeux aux orientations générales du PADD
1.3.5 Des équipements structurants pour l’avenir
En matière d’équipements structurants, la municipalité se positionne sur deux projets
d’envergure.
1. Créer un pôle d’équipements publics performant et attractif
Au sud du village, le site du Plantier est retenu pour la création d’équipements sportifs
et de loisirs. Il s’agit de regrouper, moderniser et compléter les installations sportives
et de loisirs de la commune pour créer une nouvelle polarité attractive et performante.
Le stade actuel, encaissé dans les zones pavillonnaires, se trouve sans possibilité de
développement. Il sera déplacé dans le nouveau pôle du Plantier.
Le choix du site est stratégique : il s’agit de créer un axe socio-culturel Nord-Sud de la
Maison de la Poterie Argileum au nouveau secteur d’équipements sportifs et de loisirs,
articulé sur le coeur de ville et le secteur des écoles / salle polyvalente.
Le choix du site se justifie par ailleurs au regard des projets de requalification des voiries
périphériques qui favoriseront la desserte automobile et piétonne du site.
2. Renouveler la station d’épuration
La maîtrise de l’assainissement constitue un enjeu fondamental du développement
durable. L’adéquation entre la capacité des ouvrages de collecte et de traitement des
effluents, d’une part, et l’extension du cadre bâti et de la démographique, d’autre part, est
une nécessité impérieuse qui doit être intégrée au projet de territoire.
La station d’épuration communale présente des difficultés en terme d’abattement de
la pollution et pourrait à terme fonctionner en limite de capacité au vu des pressions
démographiques. Il est donc impératif de procéder à des travaux permettant la mise à
niveau de la station d’épuration communale.
Dans un premier temps, il s’agit de procéder à la requalification de la lagune existante par
un système d’aération forcée des boues.
Ces travaux, engagés sur l’année 2013, permettront d’améliorer l’abattement de la
pollution et d’optimiser la capacité résiduelle de la station estimée à 600 EH et 300 EH en
charge organique.
Dans un second temps, il sera nécessaire de procéder au renouvellement de la station
d’épuration pour accroître sa capacité de traitement (2500 EH et 2250 en charge organique)
par une extension de la lagune et pour améliorer la qualité bactériologique des rejets.
Afin de mettre en adéquation les capacités de la station avec l’évolution démographique de
la commune, les travaux de redimensionnement de la station conditionneront l’ouverture à
l’urbanisation de certaines zones (le site du stade et les zones à urbaniser dites fermées).
Les travaux de requalification de la lagune pourront prendre en charge les développements
prévus à court terme, estimés à 115 EH.
3. Les communications numériques
À travers l’action du département de l’Hérault en matière de développement des
communications numériques (réseau Num’hér@ult), la commune bénéficie d’ores et déjà
de communications numériques haut débit de type ADSL et Wifimax.
L’objectif en la matière est de conserver un bon niveau d’accès aux communications
numériques.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 104
2. Motifs de délimitation des zonesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 105
Pour répondre et traduire les orientations du PADD, le territoire communal est découpé
en zones à vocations différenciées. Le PLU institue quatre types de zones selon les
caractéristiques définies au Code de l’Urbanisme, pouvant elles-mêmes être divisées en
secteurs pour prendre en compte certaines spécificités.
Les zones urbaines (U) correspondent aux secteurs déjà urbanisés de la commune et aux
secteurs où les équipements publics existants ou en cours de réalisation ont une capacité
suffisante pour desservir les constructions à implanter. (R123-5 CU)
Les zones à urbaniser (AU) correspondent aux secteurs naturels de la commune
destinés à être ouverts à l’urbanisation. Lorsque les voies publiques et les réseaux d’eau,
d’électricité et, le cas échéant, d’assainissement existant à la périphérie immédiate d’une
zone AU ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans
l’ensemble de cette zone, les orientations d’aménagement et de programmation et le
règlement définissent les conditions d’aménagement et d’équipement de la zone. Les
constructions y sont autorisées soit lors de la réalisation d’une opération d’aménagement
d’ensemble, soit au fur et à mesure de la réalisation des équipements internes à la zone
prévus par les orientations d’aménagement et de programmation et le règlement. Lorsque
les voies publiques et les réseaux d’eau, d’électricité et, le cas échéant, d’assainissement
existant à la périphérie immédiate d’une zone AU n’ont pas une capacité suffisante pour
desservir les constructions à implanter dans l’ensemble de cette zone, son ouverture à
l’urbanisation peut être subordonnée à une modification ou à une révision du plan local
d’urbanisme. (R123-6 CU)
Les zones agricoles (A) correspondent aux secteurs de la commune, équipés ou non,
à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres
agricoles. (R123-7 CU)
Les zones naturelles et forestières (N) correspondent aux secteurs de la commune,
équipés ou non, à protéger en raison soit de la qualité des sites, milieux et espaces
naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique
ou écologique, soit de l’existence d’une exploitation forestière, soit de leur caractère
d’espaces naturels. (R123-8 CU)
2.1 LES PRINCIPES RETENUS POUR LA DÉLIMITATION DES ZONES
2. Motifs de délimitation des zones ï ï ï ï ï ï ï ï ï ï ï ï
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0 750 1 500 375
Mètres
N
DÉCOUPAGE DU TERRITOIRE
EN QUATRE TYPES DE ZONES
U
AU
A
N
Types de zonesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 106
2. Motifs de délimitation des zones
2.1.1 Les zones urbaines (U)
Les zones urbaines désignent les secteurs urbanisés et suffisamment équipés de la
commune.
La typologie des zones urbaines retient cinq types de zones (comprenant éventuellement
des secteurs spécifiques), cette nomenclature étant fondée sur la vocation et les
caractéristiques de chacune des zones délimitées :
• les zones urbaines à vocation principale d’habitat : UA, UB, UC
• les zones urbaines à vocation spécialisée : UE, UP.
La superficie totale des zones urbaines s’élève à 85,14 ha, soit 6,01 % du territoire
communal.
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LES ZONES URBAINES
N
UA
UB
UC
UCa
UCy
UE
UP
Zones urbainesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 107
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2. Motifs de délimitation des zones
LES ZONES URBAINES À VOCATION PRINCIPALE D’HABITAT
ZONE UA
Superficie : 7,17 ha
Vocation : habitat, activités et équipements connexes à la vie urbaine
Caractéristiques : bâti historique de la commune présentant une forte patrimonialité
(circulade et faubourgs développés entre le XI e et le XIXe siècle)
Forme urbaine dominante : forte densité avec implantation préférentielle en ordre continu
à l’alignement des voies, sur un parcellaire dense et serré
Objectifs de la zone : diversifier les fonctions urbaines, préserver la patrimonialité du centre
ancien
ZONE UB
Superficie : 23,90 ha
Vocation : habitat, activités et équipements connexes à la vie urbaine
Caractéristiques : extensions urbaines développées en première couronne dans la première
moitié du XX e siècle
Forme urbaine dominante : maisons de ville relevant du modèle villageois, densité faible à
moyenne avec implantation hétérogène (ordre discontinu, implantation à l’alignement ou en
retrait des voies) sur de larges parcelles
Objectifs de la zone : diversifier les fonctions urbaines, créer une typologie urbaine
transitionnelle entre le centre ancien (UA) et les zones pavillonnaires (UC)
ZONE UC
Superficie : 51,41 ha
Vocation : habitat principalement
Caractéristiques : extensions urbaines développées en seconde couronne dans la seconde
moitié du XX e siècle
Forme urbaine dominante : modèle pavillonnaire, faible densité avec implantation en retrait
des voies et des limites parcellaires
Objectifs de la zone : fonction résidentielle, optimiser la capacité résiduelle
Secteurs spécifiques :
• UCa : secteur du stade (1,01 ha), destiné à recevoir à moyen/long terme (après
redimensionnement de la station d’épuration et délocalisation du stade) une opération de 20
logements groupés sous maîtrise d’oeuvre publique dans le cadre du renouvellement urbain
• UCy : secteur d’assainissement non collectif (0,77 ha)
LES ZONES URBAINES À VOCATION PRINCIPALE D’HABITAT
N
UA
UB
UC
UCa
UCy
autres UCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 108
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2. Motifs de délimitation des zones
LES ZONES URBAINES À VOCATION SPÉCIALISÉE
ZONE UE
Superficie : 0,77 ha
Vocation : activités vinicoles et connexes (cave coopérative)
Forme urbaine dominante : forte volumétrie
Objectifs de la zone : fonctionnement de la cave coopérative, soutenir le développement
économique
ZONE UP
Superficie : 1,89 ha
Vocation : équipements de services publics ou d’intérêt collectif (écoles, terrains de sports)
aire publique de stationnement) et activités de services scolaires, sanitaires, sociaux,
culturels, sportifs ou de loisirs (maison médicale)
Forme urbaine dominante : variable selon les équipements
Objectifs de la zone : fonctionnement et développement des équipements publics et
activités de services assimilés
LES ZONES URBAINES À VOCATION SPÉCIALISÉE
N
UE
UP
autres UCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 109
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2. Motifs de délimitation des zones
2.1.2 Les zones à urbaniser (AU)
Les zones à urbaniser désignent les secteurs destinés à accueillir les développements
futurs de la commune, qu’elles entrent dans une logique d’extension urbaine ou de
renouvellement urbain.
La typologie des zones à urbaniser retient trois types de zones (comprenant éventuellement
des secteurs spécifiques), cette nomenclature étant fondée sur leur vocation et leur
phasage et modalités d’urbanisation :
• les zones à urbaniser à court terme (1AU, AUP),
• les zones à urbaniser à moyen / long terme (2AU).
La superficie totale des zones à urbaniser s’élève à 8,75 ha, soit 0,62 % du territoire
communal.
LES ZONES À URBANISER
N
1AUA
1AUB
2AU
AUP
U
Zones à urbaniser
Zones urbainesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 110
LES ZONES À URBANISER À COURT OU MOYEN TERME
ZONE 1AUA
Superficie : 2,98 ha
Vocation : habitat groupé dans le cadre d’opérations d’ensemble sous maîtrise d’ouvrage publique ou privée dans le
cadre d’actions de renouvellement urbain
Description : deux secteurs non urbanisés positionnés dans les limites de la zone agglomérée, caractérisés par une
occupation agricole des sols ou par des espaces en friche
Objectifs de la zone : renouvellement urbain ; mettre en oeuvre deux opérations d’aménagement d’ensemble
proposant une diversité de formes urbaines pour diversifier l’offre en logement (respectivement 30 et 20 logements) et
un aménagement qualitatif du cadre de vie afin de créer des conditions favorables à l’accueil de nouvelles populations
Phasage de l’ouverture à l’urbanisation : urbanisation à court terme dès requalification de la lagune et réalisation des
équipements internes à la zone
ZONE 1AUB
Superficie : 0,99 ha
Vocation : commerces, services, bureaux, équipements de services publics ou d’intérêt collectif et, de façon subsidiaire,
habitat groupé et/ou collectif,
Description : secteur non urbanisé positionné dans les limites de la zone agglomérée, à proximité des équipements
publics et constitutif d’une friche urbaine
Objectifs de la zone : mettre en oeuvre une mixité d’usages dans un secteur stratégique (commerces, services et
équipements, voire habitat)
Phasage de l’ouverture à l’urbanisation : urbanisation à court terme dès requalification de la lagune et réalisation des
équipements internes à la zone
ZONE AUP
Superficie : 2,84 ha
Vocation : secteur d’équipements sportifs et de loisirs
Description : secteur du Plantier, positionné entre la zone agglomérée et les rives de l’Hérault, dans le quartier de la
Font des Horts
Objectifs de la zone : regrouper les équipements sportifs et de loisirs sur un site unique et attractif
Phasage de l’ouverture à l’urbanisation : urbanisation à moyen/long terme dès réalisation des équipements internes
à la zone
2. Motifs de délimitation des zones
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0 750 1 500 375
Mètres
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N
N
1AUA
1AUB
AUPCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 111
LES ZONES À URBANISER À MOYEN/LONG TERME (DITE «FERMÉES»)
ZONE 2AU
Superficie : 1,94 ha
Vocation : habitat principalement
Description : trois secteurs non urbanisés positionnés dans les limites de la zone
agglomérée, caractérisés par une occupation agricole des sols ou par des espaces
enherbés et nécessitant de créer des dessertes sécurisées
Objectifs de la zone : constituer des réserves pour proposer du foncier à moyen/long
terme sur des sites favorables dans le cadre d’actions de renouvellement urbain
Phasage de l’ouverture à l’urbanisation : urbanisation à moyen/long terme après
redimensionnement de la station d’épuration ; ces zones sont dites «fermées» car leur
ouverture à l’urbanisation se réalisera par le biais d’une modification préalable du plan
déterminant les conditions d’urbanisation
2. Motifs de délimitation des zones
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N
2AU
U
Zones à urbaniser
à long terme
Zones urbaines
LES ZONES À URBANISER «FERMÉES»Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 112
2. Motifs de délimitation des zones
LES ZONES AGRICOLES
2.1.3 Les zones agricoles (A)
La préservation des terres agricoles constitue un objectif primordial du présent document.
Les zones d’exploitations agricoles, les terrains présentant un intérêt du point de vue de
l’agronomie et de la richesse du sous-sol sont classés en zone agricole.
La surface globale des zones agricoles représente 844,43 ha, soit 59,69 % du territoire
communal, exprimant l’extrême potentiel agricole des sols et la sensibilité paysagère d’un
territoire rural.
La classification des zones agricoles est basée sur le niveau de protection appliqué aux
espaces agricoles. Cette distinction, inexistante au POS, permet d’identifier les secteurs
agricoles sensibles ou à protéger pour des motifs paysagers par rapport aux terres sur
lesquelles des constructions agricoles sont autorisées.
ZONE A1
Superficie : 82,95 ha
Vocation : terres agricoles bénéficiant d’un niveau de protection fort (inconstructibilité de
principe)
Description : cultures (vignes, vergers), prairies et friches agricoles péri-urbaines
Objectifs de la zone :
• préservation du potentiel agronomique péri-urbain
• valorisation paysagère du village et des espaces agricoles péri-urbains
ZONE A2
Superficie : 761,48 ha
Vocation : terres agricoles affectées au développement des exploitations (constructions
possibles sous réserves)
Description : cultures (vignes, vergers), prairies et friches agricoles de plaine et de coteau
Objectifs de la zone :
• préservation du potentiel agronomique de la plaine et du coteau
• valorisation de l’activité agricole dans sa dimension économique en permettant le
développement des exploitations
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0 750 1 500 375
Mètres
N
A1
A2
U, AU
Zones agricoles
Zones constructiblesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 113
2.1.4 Les zones naturelles et forestières (N)
La préservation des espaces naturels et forestiers est élevée au rang d’orientation générale
du nouveau projet de territoire.
ZONE N
Superficie : 476,50 ha
Vocation :
• espaces naturels ou forestiers à protéger en raison essentiellement de leur qualité
écologique et paysagère (prise en compte de la tramae verte et bleue),
• espaces présentant un caractère d’espaces naturels
Description :
• espaces naturels ou forestiers à protéger en raison essentiellement de leur qualité
écologique et paysagère :
- les monts boisés de Saint-Guilhem, pour leur valeur écologique (coeur de nature) -
incluant l’ensemble des habitats naturels d’intérêt communautaire prioritaire des sites
Natura 2000 conformément aux conclusions de l’évaluation environnementale et aux
préconisations des services de l’État - et paysagère (site classé des Gorges de l’Hérault
pour partie)
- le couloir vert de l’Hérault (fleuve et ripisylves), pour sa valeur écologique (corridor
écologique) et paysagère (site classé des Gorges de l’Hérault pour partie)
• espaces présentant un caractère d’espaces naturels :
- boisements du Rieusselat,
- respiration verte sur l’ancien site d’extraction d’argile situé au village, par ailleurs soumis
à un risque d’inondation,
- abords du ruisseau des Fontenilles (zones R du PPRI)
Objectifs de la zone :
• proscrire l’urbanisation dans les espaces les plus sensibles du point de vue
environnemental (réservoirs de biodiversité, corridors écologiques)
• valoriser le grand paysage et les fonds de scène verts
• prendre en compte les secteurs contraints par les risques naturels majeurs (inondation,
incendie de forêt)
2. Motifs de délimitation des zones
LES ZONES NATURELLES
ET FORESTIÈRES
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0 750 1 500 375
Mètres
N
N
U, AU
Zones naturelles
et forestières
Zones constructiblesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 114
TABLEAU SYNOPTIQUE DES ZONES DU PLAN LOCAL D’URBANISME
2. Motifs de délimitation des zones
ZONES NOMENCLATURE VOCATION SUPERFICIE (ha) SUPERFICIE (%) POTENTIEL D’URBANISATION
ZONES URBAINES
UA Centre ancien 7,17 0,51 • objectif de réinvestissement des
logements vacants :
20 logements
• capacité résiduelle :
40 logements
UB Premières extensions (première moitié du XX e siècle) 23,90 1,69
UC/UCy Extensions contemporaines (seconde moitié du XXe siècle) 50,40 3,56
UCa Secteur du stade : opération de logements groupés 1,01 0,07 20 logements
UE Activités vinicoles et connexes 0,77 0,05 -
UP Équipements et services d’intérêt collectif 1,89 0,13 -
TOTAL ZONES U 85,14 6,01 80 logements
ZONES À URBANISER
1AU Zones à urbaniser à court terme 3,97 0,28 50 logements
1AUA Opérations de logements groupés 2,98 0,21 50 logements
1AUB Vocation mixte (commerces, services, équipements, voire habitat) 0,99 0,07 -
2AU Zones à urbaniser à long terme (soumises à modification du plan) 1,94 0,14 30 logements
AUP Développement d’équipements publics sportifs et de loisirs 2,84 0,20 -
TOTAL ZONES AU 8,75 0,62 80 logements
ZONES AGRICOLES
A1 Espaces à potentiel agronomique (inconstructibilité de principe) 82,95 5,87 -
A2 Espaces à potentiel agronomique (constructions sous réserves) 761,48 53,82 -
TOTAL ZONES A 844,43 59,69 -
ZONES NATURELLES
ET FORESTIÈRES
N Espaces naturels, milieux forestiers, paysages et sites 476,50 33,68 -
TOTAL ZONES N 476,50 33,68 -Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 115
2.2 LES MOTIFS DES CHANGEMENTS AFFECTANT LE ZONAGE
2. Motifs de délimitation des zones
Au terme de l’article R123-2 du Code de l’Urbanisme, le rapport de présentation doit
exposer les motifs des changements apportés au document antérieur, changements qui
justifient l’évolution du document et traduisent le nouveau projet de territoire.
2.2.1 Les fondements légaux et réglementaires des changements affectant le
zonage
Le présent plan procède à des modifications du document d’urbanisme antérieur, le plan
d’occupation des sols, tant sur la forme que sur le fond. Ces changements interviennent
dans un cadre législatif renouvelé qui procède lui-même à des modifications du contenu
et des objectifs des documents d’urbanisme.
De manière générale, les changements opérés dans le cadre du plan local d’urbanisme
ont pour motif de :
• s’adapter au nouveau cadre législatif et notamment :
- la loi n°2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement
urbains (SRU),
- la loi n°2003-590 du 2 juillet 2003 Urbanisme et Habitat,
- la loi n°2009-323 du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement et la lutte contre
l’exclusion,
- la loi n°2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement
(Grenelle II),
- la loi n°2010-874 du 27 juillet 2010 de modernisation de l’agriculture et de la pêche,
- l’ordonnance n°2012-11 du 5 janvier 2012 portant clarification et simplification des
procédures d’élaboration, de modification et de révision des documents d’urbanisme,
- l’ordonnance n°2011-1539 du 16 novembre 2011 relative à la définition des surfaces de
plancher prises en compte dans le droit de l’urbanisme,
- le décret n°2001-260 du 27 mars 2001 modifiant le code de l’urbanisme et le code de
l’expropriation pour cause d’utilité publique et relatif aux documents d’urbanisme,
- le décret n°2012-274 du 28 février 2012 relatif à certaines corrections à apporter au
régime des autorisations d’urbanisme,
- le décret n°2012-290 du 29 février 2012 relatif aux documents d’urbanisme et pris pour
l’application de l’article 51 de la loi n°2010-874 du 27 juillet 2010 de modernisation de
l’agriculture et de la pêche,
- le décret n°2012-1492 du 27 décembre 2012 relatif à la trame verte et bleue.
• définir et mettre en oeuvre un nouveau projet de territoire respectant les principes du
développement durable,
• prendre en compte et intégrer au projet de territoire les documents qui lui sont opposables
et notamment :
- le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion de l’Eau (SDAGE) Rhône -
Méditerranée 2010-2015 entré en vigueur le 17 décembre 2009,
- le Schéma d’Aménagement et de Gestion de l’Eau (SAGE) du bassin du fleuve de
l’Hérault, approuvé par arrêté inter-préfectoral du 8 novembre 2011,
- le Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) de la Haute Vallée de l’Hérault
Sud approuvé par arrêté préfectoral du 11 juin 2007,
- le Programme Local de l’Habitat (PLH) de la Communauté de Communes de la Vallée
de l’Hérault adopté par délibération du 18 février 2008 et modifié par délibération du 27
septembre 2010 (en cours de révision),
- le zonage d’assainissement établi en application de l’article L2224-10 du Code Général
des Collectivités Territoriales,
- les servitudes d’utilité publique.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 116
2. Motifs de délimitation des zones
2.2.2 Exposé des changements affectant le zonage
De manière générale, la nomenclature des zones est revisitée pour prendre acte de la
nouvelle réglementation concernant les types de zones, les zones NA devenant des
zones AU, les zones NC des zones A et les zones ND des zones N (voir articles R123-5
à R123-8 du Code de l’Urbanisme). Dans les développements suivants, la référence aux
zones du POS est marquée par un caractère italique.
Outre ces modifications terminologiques, des modifications de zonage sont effectuées
au vu du nouveau projet de territoire. Elles se présentent comme suit.
Zones constructibles :
• réajustement du périmètre de la zone UA (ancienne zone U1) aux contours du centre
ancien ;
• création d’une zone UB en transition entre la zone UA (centre ancien) et la zone UC
(extensions contemporaines) correspondant aux extensions de la première couronne ;
• réajustement du périmètre de la zone UC (ancienne U2) avec intégration des espaces
urbanisés des zones U3 et IINA ;
• création d’un secteur UCa sur le site du stade pour définir des prescriptions réglementaires
favorables à la mise en oeuvre d’une opération de logements sous maîtrise d’ouvrage
publique ;
• création d’un secteur UCy d’assainissement non collectif pour prendre en compte le
zonage d’assainissement et définir les mesures réglementaires adéquates ;
• réduction du périmètre de la zone UE (ancienne zone UE) à vocation d’activités vinicoles
à l’emprise de la cave coopérative ;
• création d’une zone UP pour donner une lecture plus nette des secteurs à vocation
d’équipements de services publics et d’intérêt collectif et d’activités de services et leur
appliquer une réglementation adaptée (pas d’équivalent dans le POS) ;
• au sein des espaces urbanisés, reclassement des grands tènements résiduels et non
ou insuffisamment équipés en zones 1AU et 2AU pour la mise en oeuvre d’actions de
renouvellement urbain ;
• création d’une zone AUP dans le secteur du Plantier à vocation d’équipements sportifs
et de loisirs (sans équivalent dans le POS).
Zones agricoles, naturelles et forestières :
• création d’une zone agricole A1 non constructible autour de la zone agglomérée du
village ; cette zone destinée à la valorisation paysagère de la silhouette villageoise et des
espaces agricoles périurbains a été délimitée en fonction des cônes de vue sur le village
depuis les trois routes départementales qui mènent au village ; d’où sa délimitation en
forme courbe non calquée sur les limites parcellaires ;
• réajustement des zones A2 (anciennes zones NC et NC1) et N (ancienne zone ND) en
fonction de l’utilisation réelle des sols, en privilégiant un classement naturel du couloir
vert de l’Hérault, des boisements de Rieusselat, des habitats d’intérêt communautaire
prioritaire des sites Natura 2000 et des zones rouges (R) du PPRI ;
- cas des habitats naturels d’intérêt communautaire : les parcelles section A n°15, 40 à
42, 45 à 51, 69 à 72, 79, 84 à 86b, 90, 91 et 588, ainsi que la partie des parcelles 80 et 83
située au-dessus de la courbe de niveau IGN - 120 m, toutes classées au POS en zone
agricole, sont reclassées en zone naturelle pour tenir compte de la présence d’habitats
naturels d’intérêt communautaire prioritaire ;
- cas du secteur de Rieusselat : si ce secteur accueille actuellement quelques
constructions, il n’est pas paru opportun de renforcer l’urbanisation dans ce secteur à
caractère principalement naturel pour préserver les boisements mais également au regard
de l’absence de réseaux, d’une position enclavée ne participant pas au fonctionnement
général de la commune, de la présence, sur une partie du site, de zones rouges (R)
du PPRI ainsi que d’un positionnement à la convergence des corridors écologiques de
l’Hérault et de l’Avenc.
• restitution de l’ancienne zone INA de la Coste à la zone agricole pour sa bonne valeur
agronomique et son impact paysager.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 117
2. Motifs de délimitation des zones
DU POS AU PLU : SYNTHÈSE DES CHANGEMENTS AFFECTANT LE ZONAGE
LE DEVENIR DES ZONES DU POS DANS LE NOUVEAU PROJET DE TERRITOIRE
Zones NA du POS Zones R du PPRI
ZONES POS ZONES PLU CARACTÉRISTIQUE DE L’ÉVOLUTION
U, IINA U maintien du caractère constructible
U, IINA AU maintien du caractère constructible pour une urbanisation future
INA, NC, ND U, AU ouvertures à l’urbanisation
U, INA, ND A restitution aux espaces agricoles
NC A maintien du caractère agricole
U, NC N restitution aux espaces naturels
ND N maintien du caractère naturel ou forestier
N NCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 118
PLAN D’OCCUPATION DES SOLS PLAN LOCAL D’URBANISME ÉVOLUTION SURFACES
POS / PLU
OBSERVATIONS / COMMENTAIRES
TYPES ZONES SUPERFICIE % TYPES ZONES SUPERFICIE %
U 83,80 ha 5,92 U 85,14 ha 6,02 + 1,34 ha
• Légère augmentation
• Surfaces POS augmentées de :
- intégration de la zone IINA urbanisée
- ouvertures à l’urbanisation en zone UC
- repositionnement de bâtiments existants en zones UB et UC
• Surfaces POS réduites de :
- secteurs reclassés en zones 1AU et 2AU
- secteurs restitués aux zones A ou N (Font des Horts, secteurs inondables...)
NA 13,72 ha 0,97 AU 8,75 ha 0,62 - 4,97 ha
• Devenir des zones NA du POS :
- restitution de la zone INA de La Coste à la zone A
- intégration de la partie urbanisée de la zone IINA à la zone UC
- intégration de la partie non urbanisée de la zone IINA à la zone 2AU • Reclassement de zones constructibles au POS en zones 1AU et 2AU • Ouvertures à l’urbanisation en zone AUP
NC 946,76 ha 66,92 A 844,43 ha 59,68 - 102,33 ha
• Forte diminution, à nuancer :
- consommation d’espaces agricoles pour l’urbanisation : 9,27 ha
- le reste relève d’un repositionnement de secteurs non agricoles en zone N (couloir vert de l’Hérault, secteurs inondables, habitats prioritaires d’intérêt communautaire, secteur de la station d’épuration, secteur de Rieusselat - voir supra page 116, ...)
- la zone A reste la principale zone du nouveau plan (près de 60 %)
ND 370,54 ha 26,19 N 476,50 ha 33,68 + 105,96 ha
• Forte augmentation (voir ci-dessus) :
- repositionnement de secteurs non agricoles en zone N (couloir vert de l’Hérault, secteurs inondables, habitats prioritaires d’intérêt communautaire, secteur de la station d’épuration, secteur de Rieusselat - voir supra page 116, ...)
2. Motifs de délimitation des zones
DU POS AU PLU : SYNTHÈSE DES CHANGEMENTS AFFECTANT LE ZONAGE
TABLEAU COMPARATIF DES SURFACES POS / PLU PAR TYPE DE ZONESCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 119
Limite des zones constructibles du POS
Zones du PLU
UA
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UCa
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2.2.3 Motifs des ouvertures à l’urbanisation
Le nouveau projet de territoire détermine des ouvertures à l’urbanisation qui s’appréhendent
au regard des limites des zones constructibles du POS.
Elles sont appliquées :
- soit à des secteurs recevant des constructions autorisées sous l’empire du plan
local d’urbanisme approuvé en 2008 (et annulé en 2010) ; il s’agit, dans ce cas, d’un
repositionnement des zones constructibles prenant en compte un état bâti ;
- soit sur les dentelures des franges urbaines de la zone agglomérée, permettant de
libérer du foncier tout en harmonisant les limites de la tâche urbaine ; il s’agit dans ce
cas d’ouvertures à l’urbanisation stricto sensu, un espace agricole ou naturel du POS
devenant constructible au PLU.
La superficie totale des ouvertures à l’urbanisation s’élève à 9,27 ha dont :
- 6,43 ha pour l’habitat,
- 2,84 ha pour des équipements publics.
Toutefois, une partie étant déjà urbanisée ou en cours d’urbanisation, les ouvertures
à vocation d’habitat ne peuvent être directement mises en relation avec le potentiel
d’urbanisation pour l’habitat (pour la détermination du potentiel d’urbanisation à vocation
d’habitat, voir supra pages 98 à 100 et 114). La capacité résiduelle des ouvertures à
l’urbanisation disponible pour l’habitat n’est que de 4,2 ha environ.
Les ouvertures à l’urbanisation s’insèrent dans un projet de territoire prédéterminé qui a
permis la définition d’un cadre stratégique pour l’extension de l’urbanisation future. Leur
positionnement est défini en fonction des enjeux de développement, environnementaux
et paysagers définis plus haut (voir supra pages 92 à 95).
Les ouvertures à l’urbanisation ne doivent pas être confondues avec les zones à urbaniser
car une partie d’entre elles est classée en zones urbaines tandis que les zones à urbaniser
à vocation d’habitat ne constituent pas des ouvertures à l’urbanisation mais plutôt des
secteurs de renouvellement urbain.
Les ouvertures à l’urbanisation repérées sur la carte ci-contre font l’objet ci-après d’une
explication et d’une justification par secteur.
2. Motifs de délimitation des zones
LOCALISATION DES OUVERTURES À L’URBANISATION
Espaces ouverts à l’urbanisation
1. Secteur de La Grave
2. Secteur du Four des Houles
3. Secteur du Plantier
4. Secteur de La Font des Horts
5. Secteur du Labadou
6. Secteur du Rouanel
UCy
UE
UP
1AUA
1AUB
2AU
AUP
N
1
2
3
4
5
6
4
NCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 120
Limite des zones constructibles du POS
Zones du PLU
UB
UC
UCa
1AUA
N
1. Le secteur de La Grave
Au lieu-dit La Grave, les zones pavillonnaires sont étendues vers l’ouest en direction de
la plaine sur une emprise de 3,41 ha, la capacité résiduelle n’étant que de 2,2 ha environ.
Au-dessus de la Route de Montpeyroux (D141), les limites à l’extension sont marquées
par un seuil naturel, le ruisseau des Fontenilles. Au Sud de la route, le franchissement du
ruisseau est déjà réalisé. Les ouvertures à l’urbanisation enjambent le cours d’eau pour
englober les constructions existantes édifiées sous l’empire du POS ou du PLU annulé
en 2010.
Cette ouverture à l’urbanisation permettra une lecture plus cohérente de la forme urbaine
et bénéficie de la proximité des réseaux.
Les berges du ruisseau des Fontenilles sont inondables mais les documents graphiques
du PPRI envisagent eux-mêmes une extension urbaine sur ce secteur. La zone rouge (R)
soumise à un risque grave d’inondation reste néanmoins classée en zone naturelle pour
interdire toute construction nouvelle.
Destiné à de l’habitat pavillonnaire (individuel hors opération), le secteur fait l’objet d’un
classement en zone UC.
2. Le secteur du Four des Houles
À l’extrême Sud des quartiers pavillonnaires, une ouverture à l’urbanisation de 0,78 ha
environ est effectuée. Elle concerne en tout ou partie une demi-douzaine de parcelles,
dont plusieurs sont déjà bâties. La capacité résiduelle s’applique sur deux parcelles
uniquement pour une surface totale de 0,33 ha environ.
À vocation d’habitat pavillonnaire, ces parcelles sont dotées des réseaux humides (eau
potable, assainissement) et reliées au Chemin du Four des Houles, voie publique ouverte
à la circulation générale. Seule l’une d’entre elles nécessitera l’acquisition d’une servitude
de passage pour être désenclavée.
Cette ouverture à l’urbanisation permet de redessiner la forme urbaine en complémentarité
de l’ouverture à l’urbanisation du secteur de La Grave, pour donner une forme linéaire à la
limite Ouest des extensions urbaines jusqu’ici dentelée.
2. Motifs de délimitation des zones
SECTEUR DE LA GRAVE / SECTEUR DU FOUR DES HOULES
Espaces ouverts à l’urbanisation
1. Secteur de La Grave
2. Secteur du Four des Houles
Ruisseau des Fontenilles
1
2 N
route
de
Montpeyroux
(RD 141)
chemin
du
Four
des
HoulesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 121
Limite des zones constructibles du POS
Zones du PLU
UA
UB
UC
3. Le secteur du Plantier
Dans le secteur du Plantier, 3,41 ha de terrains équipés en réseaux sont ouverts à
l’urbanisation par un classement mixte en zone UC à vocation habitat (0,57 ha) et en
zone AUP à vocation d’équipements sportifs et de loisirs (2,84 ha). Certaines parcelles
nécessitent néanmoins la création d’accès à une voie publique.
L’ouverture englobe une construction existante. La capacité résiduelle pour l’habitat est
de 0,49 ha.
La zone AUP permettra de créer un pôle d’équipements sportifs et de loisirs constitué autour
d’un nouveau stade sur un secteur stratégique en lien avec les projets de requalification de
la route de Gignac et de contournement du centre ancien. Ce nouveau pôle d’équipements
permettra d’affirmer un axe socio-culturel Maison de la Poterie / centre ancien / secteur
des écoles / secteur d’équipements sportifs et de loisirs.
4. Le secteur de La Font des Horts
Ce secteur composé de deux unités pour une surface totale de 1,43 ha est classé en
zone constructible pour des raisons tenant à la présence des réseaux d’eau potable et
d’assainissement, d’accès à des voies publiques et leur situation en continuité des zones
d’habitat existantes. La capacité résiduelle est de 1,17 ha environ.
D’autre part, pour chacune des deux unités ouvertes à l’urbanisation, ce classement permet
de mettre en connexion les extensions pavillonnaires avec les quelques constructions
isolées existantes.
L’ouverture à l’urbanisation constitue un repositionnement de l’ancienne zone U3 du POS
rencontrant un fort enjeu paysager en lien avec les perspectives paysagères sur le village
depuis la route de Saint-Guilhem (RD 27).
Ces secteurs étant en tout ou partie situés dans le périmètre du SIC des Gorges de
l’Hérault, ils ont pu être retenus au regard de l’absence d’incidences notable sur le site
Natura 2000. (cf. «Évaluation environnementale»)
2. Motifs de délimitation des zones
UCy
UE
UP
SECTEUR DU PLANTIER / SECTEUR DE LA FONT DES HORTS
Espaces ouverts à l’urbanisation
3. Secteur du Plantier
4. Secteur de la Font des Horts
Ruisseau du Plantier
Fleuve Hérault
3
4
4
N
route
de
Gignac
(RD
9E)
1AUB
2AU
AUP
N
écoles
ancienne zone
U3 du POSCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 122
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5. Le secteur de Labadou
Au nord-est du village, à l’extrémité de la zone UC, le long de la Route d’Aniane (RD4),
la parcelle 1047 d’une superficie de 203 m² environ reçoit un classement en zone UC
pour prendre acte de la réalisation d’un poste de relevage sur le réseau d’assainissement
collectif qui a permis de connecter le quartier de Las Paures au réseau public.
6. Le secteur du Rouanel
Au croisement du chemin de la Coste et du chemin du Rouanel, un repositionnement de
la zone constructible est effectué sur environ 2200 m² pour tenir compte d’un groupe de
bâtiments existants classés en zone INA au POS. La capacité résiduelle de ce secteur est
nulle.
Les limites de cette ouverture respectent le périmètre du site classé des Gorges de
l’Hérault qui vient s’appliquer jusqu’en limite de parcelle. 2. Motifs de délimitation des zones
Limite des zones constructibles du POS
Zones du PLU
UA
UB
UC
2AU
N
SECTEUR DE LABADOU / SECTEUR DU ROUANEL
Espaces ouverts à l’urbanisation
5. Secteur de Labadou
6. Secteur du Rouanel
5
6
N
route
d’Aniane
(RD4)Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 123
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2. Motifs de délimitation des zones
2.2.4 Motifs des déclassements
Au regard du POS, le présent plan formalise un nouveau projet de territoire plus rationnel,
au terme duquel un certain nombre d’espaces constructibles du POS (U et INA) sont
restitués à la zone agricole (A) ou à la zone naturelle et forestière (N). On qualifiera ce
phénomène de «déclassement».
Les critères de déclassement
Les déclassements sont opérés à partir des grandes orientations d’aménagement et
d’urbanisme du PADD. Ils reposent sur une série de critères pré-définis et concertés :
• une gestion économe du territoire par la rationalisation de l’offre foncière au vu des
objectifs démographiques et la maîtrise de l’extension du cadre bâti,
• la sauvegarde des espaces naturels sensibles sur le plan environnemental, écologique
et/ou paysager,
• la préservation du potentiel agronomique des sols,
• la rationalisation et l’optimisation des réseaux secs et humides existants, la prise en
compte du coût et des contraintes d’extension des réseaux,
• la prise en compte du risque d’inondation.
Globalement, les déclassements représentent 12,82 ha, dont 9,45 ha restitués à la zone
agricole et 3,37 ha restitués à la zone naturelle.
Ces déclassements génèrent une incidence positive sur l’environnement par la restitution
de 12,78 ha environ aux secteurs naturels et agricoles et par le maintien en l’état des
richesses et des potentiels. Ils illustrent la volonté municipale de protéger le patrimoine
environnemental de la commune et d’adhérer aux principes et objectifs de la loi SRU et
des lois relatives à la protection de l’environnement et du paysage.
En terme quantitatif, les déclassements (12,82 ha) permettent de compenser les ouvertures
à l’urbanisation (9,27 ha) et de faire une économie foncière de 3,64 ha par rapport au
POS. Ce document offrait en effet 97,53 ha de zones constructibles (U et NA) tandis que
le PLU, après ajustements des zones constructibles et ouvertures à l’urbanisation, ne
mobilise plus que 93,89 ha de zones U et AU, témoignant d’un projet de territoire portant
une gestion économe de l’espace.
LES DÉCLASSEMENTS
N
Zones U du POS
Zones NA du POS
Zones U et AU du PLU
Zones R du PPRI
Déclassement en zone A
Déclassement en zone N
Secteurs déclassés
1. Secteur de La Coste
2. Secteur des Fontenilles
3. Secteur du Village
4. Secteur de La Font des Horts
5. Secteur de Labadou
6. Secteur du Mas des Elfes
3
6
1
2
4
5Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 124
N° SECTEURS SUPERFICIE
APPROXIMATIVE
(m²)
ENJEUX DE FONCTIONNEMENT ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX CLASSEMENT PLU
1 La Coste (ancienne zone INA du POS) 94.095 m²
• absence de réseaux publics d’alimentation
en eau potable, de collecte des eaux usées et
d’électricité
• urbanisation induisant une forte consommation
foncière
• potentiel agronomique des sols (classé 2-2),
grand tènement agricole cultivé (vignes, vergers,
...)
• forte modification paysagère de l’entrée de ville
zone A1
2 Fontenilles 5280 m² • risque d’inondation : zones R du PPRI zone N
3 Village 3360 m² • ancien site d’extraction d’argile • risque d’inondation zone N
4 La Font des Horts 23.000 m²
• fort impact paysager d’une éventuelle
urbanisation dans les perspectives visuelles sur
le village depuis la route de Saint-Guilhem (RD
27)
• potentiel agronomique des sols (classé 1-2),
grand tènement agricole cultivé en vignes
zone N
5 Labadou 2042 m²
• parcelles enclavées
• contrainte topographique (forte pente) pour
le raccordement aux réseaux humides
• promiscuité des boisements rattachés au
couloir vert de l’Hérault zone N
6 Mas des Elfes 440 m² • positionnement dans le périmètre du site classé des Gorges de l’Hérault zone A1
Exposé des enjeux justifiant un déclassement par secteur
2. Motifs de délimitation des zonesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 125
2.3 LES MOTIFS DES PRESCRIPTIONS COMPLÉMENTAIRES FIGURANT AUX DOCUMENTS GRAPHIQUES
2. Motifs de délimitation des zones
Outre la délimitation des zones, les documents graphiques du plan font apparaître un
certain nombre de prescriptions complémentaires en application du Code de l’Urbanisme.
Ces informations revêtent un caractère réglementaire et trouvent, le cas échéant, leur
prolongement ou leur traduction dans les prescriptions du règlement. Elles sont ainsi
opposables à toute demande d’autorisation d’urbanisme au même titre que le zonage et
les dispositions du règlement.
2.3.1 Des outils de gestion des risques et nuisances
En application de l’article R123-11 b) du Code de l’Urbanisme, les documents graphiques
du plan doivent faire apparaître les secteurs où les nécessités du fonctionnement des
services publics, de l’hygiène, de la protection contre les nuisances et de la préservation
des ressources naturelles ou l’existence de risques naturels, tels qu’inondations, incendies
de forêt, érosion, affaissements, éboulements, avalanches, ou de risques technologiques
justifient que soient interdites ou soumises à des conditions spéciales les constructions et
installations de toute nature, permanentes ou non, les plantations, dépôts, affouillements,
forages et exhaussements des sols.
Les zones inondables
Sont figurées aux documents graphiques du plan les zones inondables délimitées au
zonage réglementaire du PPRI «Haute Vallée de l’Hérault Sud» approuvé par arrêté
préfectoral du 11 juin 2007.
Cette mesure permet de renvoyer, dans le règlement de chaque zone concernée par une
zone inondable, aux dispositions réglementaires du PPRI, joint en annexe du plan local
d’urbanisme en tant que servitude d’utilité publique.
Pour assurer une bonne lisibilité des zones inondables et de leur aléa et de permettre une
application conforme et éclairée du PPRI, sont distinguées, par un graphisme spécifique,
les zones R, RU et BU.
Les zones à risque de mouvement de terrain lié au phénomène de retrait-gonflement
des argiles
Sont figurées aux documents graphiques du plan les zones présentant un risque de
mouvement de terrain lié au phénomène de retrait-gonflement des argiles (zone faiblement
à moyennement exposée de type B2).
Cette mesure permet de déterminer, dans une annexe technique du règlement, les
mesures constructives et de gestion à mettre en oeuvre lors de tout projet et permettant
de garantir la sécurité des biens au regard du risque.
Le périmètre sanitaire de la station d’épuration
Est figuré aux documents graphiques du plan un périmètre non aedificandi, dit «périmètre
sanitaire», d’un rayon de 100 mètres mesuré à partir des limites extérieures des parcelles
supportant la station communale d’épuration des eaux usées et des emplacements
réservés destinés à son redimensionnement, en application de l’article 2 de l’arrêté
préfectoral n°92-III-3 du 28 septembre 1992.
Cette mesure permet, dans le règlement des zones concernées, d’interdire toutes les
occupations et utilisations du sol non liées au fonctionnement de la station (et aux réseaux
d’intérêt public) et de limiter l’exposition des zones bâties aux nuisances sonores, olfactives
et/ou sanitaires liées à l’ouvrage.
Un périmètre similaire est appliqué autour du bassin d’évaporation des effluents de la
cave coopérative.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 126
2.3.2 Des outils de protection du patrimoine environnemental et paysager
Les espaces boisés classés
L’article L130-1 du Code de l’Urbanisme permet de classer comme espaces boisés, les bois,
forêts, parcs à conserver, à protéger ou à créer, qu’ils relèvent ou non du régime forestier,
enclos ou non, attenant ou non à des habitations. Ce classement peut s’appliquer également
à des arbres isolés, des haies ou réseaux de haies, des plantations d’alignements. Ce
classement interdit tout changement d’affectation ou tout mode d’occupation du sol de
nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements. Il
entraîne le rejet de plein droit de la demande d’autorisation de défrichement prévue au
Code Forestier.
En application de l’article R123-11 a) du Code de l’Urbanisme, les documents graphiques
du plan font apparaître les espaces boisés classés (EBC). Dans le cadre du présent
plan, des EBC correspondants aux espaces boisés remarquables et dont la préservation
est souhaitable sont délimités. Ils couvrent d’une part les ripisylves de l’Hérault et des
ruisseaux de l’Avenc, de l’Abus, des Condomines, de Bosmals, des Fourches et des
Combarels dont la préservation est indispensable à la fois sur le plan paysager et pour
la sauvegarde de nombreuses espèces végétales et animales. Ils couvrent d’autre part
les massifs boisés du Mas des Pougets, du Mas de la Cour, de Font de Mourgue, de
Rieusselat, de Prat Deves, de Pommières, de Méjeanne, des Avalenques, des Combarels
et du Saut ainsi que quelques bosquets remarquables éparses, dont la situation dans la
plaine agricole cultivée est susceptible d’entraîner la disparition.
Les éléments du patrimoine à protéger
L’article L123-1-5 7° du Code de l’Urbanisme permet d’identifier et localiser les éléments
de paysage et de délimiter les quartiers, îlots, immeubles, espaces publics, monuments,
sites et secteurs à protéger, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d’ordre
culturel, historique ou écologique et de définir, le cas échéant, les prescriptions de nature
à assurer leur protection.
Compte tenu de la forte valeur historique et paysagère de l’église Saint-Geniès, l’application
de cet article a été retenue autour de cet élément incontournable du patrimoine de Saint-
Jean-de-Fos (voir page suivante).
2. Motifs de délimitation des zones
2.3.3 Des outils d’urbanisme pré-opérationnel
Les emplacements réservés
L’article L123-1-5 8° du Code de l’Urbanisme permet de fixer des emplacements réservés
aux voies et ouvrages publics, aux installations d’intérêt général ainsi qu’aux espaces
verts. En application de l’article R123-11 d), ils sont reportés aux documents graphiques
du plan local d’urbanisme, en précisant leur destination et leur bénéficiaire.
La municipalité s’est saisie de cet outil afin de permettre la mise en oeuvre de projets
d’équipements et d’ouvrages publics (voir infra page 128).
Les secteurs de mixité sociale
L’article L123-1-5 16° du Code de l’Urbanisme permet de délimiter, dans les zones
urbaines ou à urbaniser, des secteurs dans lesquels, en cas de réalisation d’un programme
de logements, un pourcentage de ce programme doit être affecté à des catégories de
logements qu’il définit dans le respect des objectifs de mixité sociale. En application de
l’article R123-12 4° f du Code de l’Urbanisme, les documents graphiques du plan font
apparaître ces secteurs dits «de mixité sociale».
La volonté de diversification de l’offre en logement à destination de toutes les catégories
de ménages qui imprègne le nouveau projet de territoire se traduit par l’application de
secteurs de mixité sociale sur les zones UCa, 1AUA et 1AUB.
Cette mesure permet de définir, dans le règlement des zones concernées, des obligations
en matière de réalisation de logements aidés qui s’imposent à tout aménageur public et
privé et permettent de traduire, pour partie, les objectifs du PLH intercommunal.
Les règles d’implantation des constructions
En application des articles R123-9 et R123-11 du Code de l’Urbanisme, sont figurées aux
documents graphiques du plan les règles d’implantation des constructions par rapport aux
voies et emprises publiques qui ne sont pas fixées dans le règlement.
Sont ainsi figurés des alignements obligatoires et des reculs minimum des constructions
le long de certaines voies et emprises publiques exprimant le parti d’aménagement et
architectural sur les secteurs concernés.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 127
2. Motifs de délimitation des zones
Élément de patrimoine à protéger (L123-1-5 7° CU)
L’église Saint-Geniès occupe une place de choix dans le paysage
de Saint-Jean-de-Fos. Au coeur de la plaine, le paysage viticole
largement ouvert met en scène l’église. La situation de cette
dernière, légèrement en surplomb et le bosquet d’arbres qui
l’accompagne en font un repère fortement visible. C’est cette
complémentarité entre le bâti et le paysage qu’il faut sauvegarder.
Trois zones entretiennent un rapport visuel en crescendo avec le
monument. Le grand contexte paysager (3) est celui de la plaine
viticole délimité par les talus au dessus de l’Hérault à l’Est et au
Sud, le ruisseau des Combarels au Sud, un puech avec des îlots
de garrigue à l’Ouest et un chemin souligné de murets à l’Ouest
et au Nord. Le contexte paysager médian (2) dessine un halo de
500 mètres autour de l’église et englobe les vues remarquables
depuis les diverses routes et chemins convergeant vers Saint-
Geniès. Enfin, le contexte paysager rapproché (1) s’appuie sur des
éléments paysagers forts à préserver également dont le passage
du ruisseau des Combals à l’Ouest, les chemins en creux et le
calvaire menant à l’église, le grand bosquet d’arbres côtoyant le
bâtiment, le talus s’abaissant vers le canal d’irrigation à l’Est. La
zone médiane est protégée au titre de l’article L123-1-5 7° afin de
garder une covisibilité de qualité.
Église Saint-Geniès l’Hérault la plaine viticole ouverte le village historiqueCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 128
2. Motifs de délimitation des zones
N° LOCALISATION BÉNÉFICIAIRE OBJET ET JUSTIFICATION
1 Le village / cimetière Commune de Saint-Jean-de-Fos extension du cimetière pour pourvoir aux besoins induits par l’accroissement démographique
2 Le Village / La Maison de la Poterie Argileum Commune de Saint-Jean-de-Fos création d’une aire de stationnement pour la desserte du musée et du centre ancien
3 Rouanel Commune de Saint-Jean-de-Fos création d’une voie reliant le chemin du Cimetière à la rue de l’Aire pour desservir la zone 2AU
4 Rouanel / rue de l’Aire Commune de Saint-Jean-de-Fos élargissement de la rue de l’Aire (largeur 9 m) pour améliorer les connexions intra-urbaines entre les extensions Nord et le coeur du village
5 Rouanel Commune de Saint-Jean-de-Fos élargissement du chemin de service pour desservir la zone 2AU
6 Le Village Est Commune de Saint-Jean-de-Fos élargissement (6,50 m) de la rue du Labadou, du chemin des Verdiers et du chemin de Cabanis pour l’aménagement d’une voie de contournement Est du village et d’un cheminement piéton
7 Le Plantier Commune de Saint-Jean-de-Fos élargissement (10 mètres) du chemin dit de la Carrière Coulette pour l’aménagement d’une voie de contournement Est du village et d’un cheminement piéton
8 Le Moulin Commune de Saint-Jean-de-Fos prolongement du chemin de service pour améliorer la desserte de constructions existantes
9 La Grave / chemin des Plantades Commune de Saint-Jean-de-Fos création d’un chemin piéton entre le chemin des Plantades et le secteur du stade (largeur 2 m) pour améliorer les connexions intra-urbaines
10 La Grave / chemin de la Grave Commune de Saint-Jean-de-Fos création d’un chemin piéton entre la route de Lagamas (RD 4) et le chemin de la Grave (largeur 2 m) pour améliorer les connexions intra-urbaines
11 La Grave / chemin des Fontenilles Commune de Saint-Jean-de-Fos élargissement (2 m) du chemin des Fontenilles pour améliorer la desserte de constructions existantes
12 Le Village / RD 9E Commune de Saint-Jean-de-Fos création d’un carrefour giratoire (diamètre 25 mètres) pour sécuriser le croisement de la route de Gignac (RD 9E) et de l’avenue Pierre-Razimbaud dans le cadre de leur requalification
13 Le Plantier
Commune de
Saint-Jean-de-Fos
création d’un carrefour giratoire (diamètre 30 mètres) pour sécuriser le croisement de la route de Gignac (RD 9E) et du chemin dit de Carrière Coulette dans le cadre de leur requalification et de l’aménagement du contournement Est du village
14 RD 9E Conseil Général de l’Hérault élargissement (9 mètres) de la route de Gignac (RD 9E) pour améliorer et sécuriser les grandes infrastructures d’accès au village par anticipation des trafics futurs
15 RD 4 Conseil Général de l’Hérault élargissement (11 mètres) de la route de Lagamas (RD 4) pour améliorer et sécuriser les grandes infrastructures d’accès au village par anticipation des trafics futurs
16 RD 141 Conseil Général de l’Hérault élargissement (9 mètres) de la route de Montpeyroux (RD 141) pour améliorer et sécuriser les grandes infrastructures d’accès au village par anticipation des trafics futurs
17 Cabanis / station d’épuration Commune de Saint-Jean-de-Fos extension de la station d’épuration des eaux usées en vue d’augmenter la capacité de traitement et satisfaire les besoins futurs
18 Rouanel Commune de Saint-Jean-de-Fos élargissement du chemin du Rouanel pour améliorer les connexions intra-urbaines entre les extensions Nord et le coeur du village et améliorer l’accès aux monts de Saint-Guilhem
19 Le Village / avenue Pierre-Razimbaud Commune de Saint-Jean-de-Fos requalification de l’avenue Pierre-Razimbaud pour améliorer les conditions de circulation et aménager les abords (traitement paysager, cheminement piéton)
20 Le Plantier Commune de Saint-Jean-de-Fos création d’un secteur d’équipements sportifs et de loisirs destiné à regrouper et développer les équipements existants et accroître l’attractivité et la qualité de vie de la commune
Emplacements réservés (L123-1-5 8° CU) La numérotation des emplacements réservés ne correspond en rien à un ordre de priorité.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 129
3. Motifs de définition des règles applicables
et des orientations d’aménagement et de programmationCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 130
3.1 LES MOTIFS DE DÉFINITION DES RÈGLES APPLICABLES
3. Motifs de délimitation des règles applicables et des orientations d’aménagement
La division du territoire en zones permet, outre la traduction du parti d’aménagement
et une meilleure lisibilité de l’occupation des sols, d’imposer des règles d’urbanisme
différenciées adaptées à leur environnement, à leur vocation et à leurs spécificités. Elles
comportent néanmoins des règles communes.
De manière générale, les nouvelles règles sont définies dans le prolongement de celles
régissant le POS lorsqu’il existe une correspondance entre les zones afin de garder une
cohérence entre le document antérieur et la nouvelle réglementation. Elles sont ajustées
ou complétées de façon à traduire le projet nouveau de territoire et prendre en compte les
nouveaux documents applicables au territoire. Les changements seront, le cas échéant,
indiqués et justifiés dans les développements suivants.
Sur la forme, la structure du règlement est modifiée au regard du nouveau cadre législatif
issu de la loi SRU et des textes postérieurs :
• changement de la nomenclature des zones en application des articles R123-5 à R123-8
du Code de l’Urbanisme et du nouveau projet de territoire,
• évolution des articles 1 et 2 du corps du règlement de chaque zone (constructions
interdites et constructions admises sous conditions),
• suppression de l’article concernant les possibilités de dépassement de COS,
• création de deux articles concernant les obligations imposées en matière de performances
énergétiques et environnementales et en matière d’infrastructures et réseaux de
communications électroniques.
3.1.1 Les règles communes à tout ou partie des zones
Occupations et utilisations du sol (articles 1 et 2)
Ces articles déterminent respectivement, compte tenu de la vocation et des spécificités de
la zone, les occupations et utilisations du sol interdites et celles qui ne sont admises que
sous réserve de conditions particulières. Les occupations et utilisations du sol admises
sur la zone sont donc définies par la négative mais peuvent faire l’objet de conditions
spéciales au titre de l’article 2.
De manière générale, sont exclues les occupations et utilisations du sol incompatibles avec
la vocation de la zone et soumises à conditions les occupations susceptibles d’entraîner
des nuisances au milieu environnant (installations classées, ...).
Dans les zones d’habitat, les principes de mixité et de diversification des fonctions urbaines
ont amené à autoriser une variété d’occupations et d’utilisations des sols permettant
de mêler habitat, activités, équipements et espaces publics. Toutefois, les activités peu
ou pas compatibles avec la vocation d’habitat sont exclues par principe de la zone et
reportées éventuellement dans les zones à vocation spécifique (vocation économique,
d’équipements ou agricole).
Dans les zones constructibles, les exhaussements et les affouillements du sol ne seront
admis que lorsqu’ils sont nécessaires à l’exécution d’une autorisation d’urbanisme délivrée
sur la zone afin de préserver la structure environnementale des sols, dans les limites de
hauteur et de profondeur définies.
Pour chaque zone concernée, le règlement établit à travers les articles 1 et 2 les règles
constructives à mettre en oeuvre au regard de la maîtrise des risques naturels.
Risque d’inondation
Dans les zones inondables identifiées aux documents graphiques, les articles 1 et 2
renvoient au règlement du Plan de Prévention des Risques d’Inondation annexé au plan
et valant servitude d’utilité publique.
Les interdictions prévues au PPRI s’appliquent en plus de celles prévues à l’article 1 de
chaque zone ; les occupations et utilisations soumises à conditions au titre de l’article 2
devront, le cas échéant, respecter les prescriptions définies par le PPRI.
En cas de contradiction entre les prescriptions du règlement du plan local d’urbanisme et
celles du PPRI, ces dernières priment de façon absolue, étant précisé que les occupations
et utilisations du sol admises limitativement et sous conditions par le PPRI ne s’entendent
pas de façon générale : ne doivent être retenues que celles admises sur la zone par le
règlement du plan local d’urbanisme.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 131
3. Motifs de délimitation des règles applicables et des orientations d’aménagement
Risque de mouvement de terrain (retrait-gonflement des argiles)
Dans les zones à risque de mouvement de terrain identifiées aux documents graphiques,
les articles 1 et 2 renvoient à l’annexe technique du règlement qui définit les mesures
constructives et de gestion destinées à maîtriser le risque de mouvement de terrain lié au
phénomène de retrait-gonflement des argiles.
Accès et voirie (article 3)
L’article 3 définit les caractéristiques générales des accès aux parcelles et des voies
publiques, dans une préoccupation dominante de sécurité :
• sécurité routière (gêne ou risque pour la circulation automobile et piétonne),
• protection civile (permettre l’accès des véhicules de sécurité publique, de lutte contre
l’incendie, des ambulances, ...),
• prise en compte du phénomène de ruissellement pluvial.
Par principe, tout terrain enclavé est inconstructible à moins d’obtenir une servitude de
passage suffisante en application de l’article 682 du Code Civil. La réalisation d’une
construction sur un terrain est ainsi subordonnée à la création d’un accès à une voie
publique ou privée carrossable et correspondant à la destination de la construction projetée.
Dans une préoccupation majeure de sécurité routière, la création d’accès nouveaux sur
toute voie publique est soumise à l’autorisation préalable du gestionnaire de voirie.
L’article 3 de chaque zone renvoie aux prescriptions techniques générales et particulières
(reportées en annexe du règlement) établies par le Service Départemental Incendie et
Secours (SDIS) et relatives aux contraintes liées à l’accessibilité des engins de secours.
Desserte par les réseaux (article 4)
Ces dispositions régissent les conditions de raccordement aux réseaux publics d’eau
potable, eaux usées, eaux pluviales, distribution d’énergie et télécommunication.
Le principe général est le raccordement obligatoire pour toutes les constructions lorsque
les réseaux publics d’eau potable, de collecte d’eaux usées et d’eaux pluviales sont
présents, de manière à assurer une gestion publique des prélèvements et des rejets dans
le milieu.
Eau potable
Le raccordement est réseau public de distribution d’eau potable est obligatoire pour toute
construction nécessitant une alimentation en eau potable. En l’absence de réseau public
(cas pouvant se présenter en zones A et N), l’alimentation des constructions pourra être
assurée par un ouvrage privé conforme à la réglementation sanitaire.
Eaux usées
Contrairement au POS, il n’existe plus de règlement alternatif concernant le traitement
des eaux usées, les modalités d’assainissement étant déterminées au regard du zonage
d’assainissement.
Assainissement collectif : Le raccordement au réseau public de collecte des eaux usées
est obligatoire dans toutes les zones d’assainissement collectif identifiées au zonage
d’assainissement et correspondant aux zones U (excepté UCy) et AU.
Afin de garantir le bon fonctionnement des ouvrages d’épuration et de maintenir la
conformité des rejets dans le milieu aux indicateurs réglementaires, l’évacuation des
eaux non domestiques dans le réseau public pourra être subordonnée à un pré-traitement
conforme à la réglementation en vigueur.
Assainissement non collectif : Un dispositif d’assainissement non collectif sera, le cas
échéant, mis en oeuvre dans les zones d’assainissement non collectif (zones UCy,
A et N). Tout rejet direct dans le milieu naturel est interdit pour limiter les atteintes
environnementales. Il conviendra alors de satisfaire aux prescriptions de l’article 5 relatives
aux caractéristiques des terrains.
Eaux pluviales
Le principe est un raccordement au réseau public de collecte des eaux pluviales lorsqu’il
existe. À défaut, le pétitionnaire sera tenu de réaliser les aménagements nécessaires
au libre écoulement des eaux et à leur évacuation directe sans stagnation vers un
déversoir approprié. Les rejets devront être conformes à la législation sanitaire en vigueur.
Le règlement renvoie à la Mission Inter-Services de l’Eau (MISE) de l’Hérault pour la
détermination des volumes de stockage nécessaires.
Aux abords des routes départementales, les Dispositions Générales du règlement
rappellent les préconisations du Département concernant la gestion des eaux pluviales.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 132
3. Motifs de délimitation des règles applicables et des orientations d’aménagement
- lorsque les règles de prospect se réfèrent à la hauteur du bâtiment, cette notion s’entend
de la hauteur au faîtage de la construction.
Pour des motifs de sécurité et afin de ne pas exposer les personnes et les biens au risque
d’inondation, des implantations en retrait sont imposées de part et d’autre des berges
du ruisseau de l’Abus (10 mètres minimum) et de l’axe des chemins et des berges des
ruisseaux indiqués aux documents graphiques et soumis à un risque de débordement par
effet de ruissellement (5 mètres minimum).
Lorsque des constructions existantes ne respectent pas les reculs imposés par rapport à
la limite d’emprise publique, le règlement permet leur évolution par extension sous réserve
que celle-ci n’ait ni pour objet ni pour effet de réduire le recul existant par rapport à la limite
d’emprise publique. Pour les constructions existantes situées à l’intérieur des marges de
recul définies aux abords des ruisseaux et chemins inondables identifiés aux documents
graphiques, s’ajoute l’exigence que l’extension ne soit pas de nature à augmenter la
vulnérabilité de la construction à l’inondation.
De manière générale, une obligation d’implantation des constructions en recul minimum
de 15 mètres de l’emprise du canal de Gignac est introduite afin de ne pas entraver le
fonctionnement et la gestion du canal.
Emprise au sol (article 9)
L’emprise au sol des constructions correspond à la projection verticale du volume de la
construction, tous débords et surplombs inclus (article R420-1 du Code de l’Urbanisme
issu du Décret n°2011-2054 du 29 décembre 2011). Lorsqu’il est réglementé, le coefficient
d’emprise au sol (CES) a pour finalité principale de préserver des espaces libres
perméables à l’eau de pluie et de favoriser la végétalisation du cadre bâti.
Hauteur des constructions (article 10)
Les règles sont spécifiques à chaque zone en fonction de ses caractéristiques urbaines et
de ses enjeux paysagers. Elles visent à préserver l’harmonie du paysage urbain et à ne
pas dépasser les seuils de covisibilité tout en permettant de répondre à la vocation de la
zone. Elles reprennent largement celles pratiquées dans les zones équivalentes du POS.
Réseaux de distribution d’énergie et de télécommunication
Les branchements se feront, dans la mesure du possible, en souterrain afin de limiter la
prolifération de câbles aériens qui préjudicient aux perspectives visuelles.
Risque d’incendie
L’article 4 renvoie aux prescriptions techniques établies par le SDIS et relatives à
l’organisation de la défense incendie et à la prise en compte des risques majeurs.
Caractéristiques des terrains (article 5)
Cet article n’est réglementé qu’en lien avec l’article 4, dans le cas d’une installation
d’assainissement non collectif. Toute construction nécessitant un équipement sanitaire
devra disposer d’une surface suffisante pour permettre, en fonction de la nature des sols
et de la filière retenue, un fonctionnement satisfaisant des ouvrages d’assainissement non
collectif dans le respect des réglementations sanitaires en vigueur.
Implantation des constructions (articles 6, 7 et 8)
Ces dispositions ont pour objet de déterminer les règles d’implantation des constructions
par rapport aux voies et emprises publiques, aux limites séparatives et les unes par rapport
aux autres sur une même propriété.
Ces règles, dites de prospect, sont définies en fonction de la nature et de la vocation
de chacune des zones. Elles reprennent largement les règles définies dans les zones
équivalentes du POS et permettent la maîtrise de la forme urbaine, la prévention des
conflits d’usage (circulation, voisinage, ...).
Des modulations sont toutefois introduites pour libéraliser certaines règles, favoriser la
densité et l’optimisation de la capacité résiduelle. Par exemple, les distances imposées
dans le POS entre deux bâtiments situés sur un même fonds (article 8) sont supprimées
car elles peuvent représenter un obstacle à la densification.
Pour une lecture éclairée des règles de prospect, il convient de définir trois notions :
- l’alignement se définit comme la limite entre le domaine public existant, à créer ou à
modifier et le domaine privé ;
- la limite parcellaire ou séparative recouvre à la fois les limites latérales et les limites de
fond de parcelle et s’apprécie au regard de chaque unité foncière ;Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 133
3. Motifs de délimitation des règles applicables et des orientations d’aménagement
En tout état de cause, l’insertion dans l’environnement et le paysage reste un impératif
rappelé par l’applicabilité de l’article R111-21 du Code de l’Urbanisme.
Concernant les capteurs solaires (thermiques ou photovoltaïques), des conditions
particulières sont toutefois imposées de manière à ce que ces éléments soient bien
intégrés au volume de la construction à laquelle ils se rapportent. Néanmoins, ils sont
interdits en façade visible depuis le domaine public car ce type de dispositifs s’avère peu
compatible avec la qualité architecturale du bâti à préserver. Par ailleurs, leur caractère
réfléchissant peut constituer une gêne à la sécurité routière. Ils pourront également être
interdits en toiture dans les périmètres de protection des Monuments Historiques.
Une attention particulière devra être apportée à la préservation des nids d’hirondelles
dans les conditions précisées aux Dispositions Générales du règlement et visant à limiter
la destruction des habitats de cette espèce déterminante protégée en France.
En cas de rénovation de façades accueillant des nids d’hirondelles, les travaux seront de
préférence exécutés hors période de nidification de l’espèce, c’est-à-dire dans une période
allant du 15 septembre au 15 mars. En cas contraire, toutes mesures de préservation des
nids habités devront être prises. En tout état de cause, il est possible d’installer des nids
artificiels avec un dispositif de planchettes de protection visant à protéger la façade des
déjections des oiseaux.
Autre mesure à vocation environnementale : l’interdiction de détruire les murets de pierres
sèches existants. En effet, ces murets constituent un habitat favorable au Lézard des
murailles (espèce protégée observée sur la commune) et à d’autres espèces endogènes
(alyte, ...). Plus que préserver, il s’agit en outre d’encourager leur restauration sur la base
des techniques traditionnelles (pas de joints apparents).
Stationnement des véhicules (article 12)
Ces dispositions déterminent les obligations en matière de réalisation d’aires de
stationnement. Si le POS reste très laconique à l’égard des obligations en matière de
stationnement (aucune obligation chiffrée), l’enjeu que représente le stationnement dans
le fonctionnement urbain commande qu’elles soient quantifiées afin de répondre aux
besoins de la construction.
Le mode de calcul est défini de façon plus intelligible avec l’introduction de précisions :
- sur les points de référence (point haut et point bas) à prendre en compte pour le calcul
de la hauteur dans chaque zone ;
- sur les modalités de calcul de la hauteur en cas de terrain en pente, compte tenu des
contraintes topographiques du territoire communal.
Les règles de hauteur s’appliquent aux constructions neuves mais aussi à celles
existantes faisant l’objet de travaux. Pour ces dernières, des possibilités de déroger à la
hauteur maximum sont introduites selon les zones, permettant l’extension d’un immeuble
dépassant la hauteur maximale autorisée à hauteur de l’existant afin de garantir la
cohérence architecturale des extensions avec le bâti auxquelles elles se rapportent.
En toutes hypothèses, la hauteur des annexes indépendantes sera limitée à 3,50 mètres
au faîtage.
Aspect extérieur des constructions (article 11)
Les règles sont déclinées pour chaque zone en fonction de sa vocation, de sa patrimonialité
et de ses caractéristiques architecturales, dans une optique générale de préservation de
l’identité et d’une cohérence architecturale de la commune. Les règles définies s’attachent
notamment aux caractéristiques des toitures, au traitement des façades, des menuiseries
et huisseries extérieures, des annexes et/ou des clôtures en complétant significativement
les dispositions très laconiques du POS.
Si les règles définies relèvent globalement du standard architectural régional, la mise
en oeuvre d’une architecture de facture contemporaine ne semble pas préjudiciable à
l’harmonie du paysage urbain dans la mesure où elle répond aux critères d’insertion dans
le site. Il n’est en effet pas question de muséifier le patrimoine bâti mais plutôt de préserver
l’harmonie générale tout en permettant des expressions architecturales de qualité plus
contemporaines.
Cette possibilité s’apprécie en particulier pour la réalisation de constructions remplissant
des critères de performance énergétique ou comportant des équipements de production
d’énergie renouvelable. Le pétitionnaire disposera ainsi d’une certaine liberté de choix lui
permettant d’adapter au mieux la construction aux besoins techniques des installations.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 134
3. Motifs de délimitation des règles applicables et des orientations d’aménagement
Les obligations en matière de stationnement sont fixées, le cas échéant, selon la nature
du projet (habitation, activités, équipements) mais peuvent faire l’objet de dérogations,
notamment lorsqu’en cas de travaux sur un bâtiment existant, la surface de plancher reste
inchangée et, le cas échéant, que le nombre de logements n’augmente pas.
Les places de stationnement doivent être réalisées sur le terrain d’assiette de la
construction ou de l’opération, en dehors des voies publiques, sur des emplacements
prévus à cet effet. En cas d’impossibilité de satisfaire à ces obligations, les alternatives
légales à la disposition du pétitionnaire sont rappelées dans les dispositions générales du
règlement. Ce dernier rappelle en outre que, conformément à l’article L123-1-13 du Code
de l’Urbanisme, il ne peut être exigé la réalisation de plus d’une aire de stationnement
par logement lors de la construction de logements locatifs financés avec un prêt aidé par
l’État.
Outre le stationnement des véhicules automobiles, des obligations en matière de
stationnement des véhicules deux-roues sont définies aux abords des établissements
ouverts au public afin de favoriser les modes doux de déplacements.
Espaces libres et plantations (article 13)
Cet article détermine les conditions de l’accompagnement végétal des constructions. Les
mesures édictées visent à mettre en oeuvre une végétation urbaine valorisant l’image et
la qualité de vie dans le tissu urbain.
Le règlement vise à favoriser :
- la préservation des structures végétales existantes
- la végétalisation des espaces libres des parcelles privatives, des aires de stationnement
et, le cas échéant, des voiries (voies, pistes cyclables, chemins piétons).
De manière générale, les essences introduites devront être des essences régionales car
elles s’adaptent mieux au climat local. Sont toutefois interdites les espèces exogènes
et envahissantes (telles que Herbe de la Pampa, Buddléia, Mimosa, Ailante, Robinier
faux-acacia, Griffes de sorcières, Renouée du Japon, …). Ces espèces sont en effet
susceptibles de menacer les habitats naturels endogènes, dont certains sont d’intérêt
communautaire prioritaire.
Enfin, la prise en compte du risque d’incendie de forêt se traduit par un rappel des
obligations en matière de débroussaillement issues de l’arrêté préfectoral n°2004-1-907
du 13 avril 2004 modifié.
Coefficient d’occupation du sol (article 14)
Au terme de l’article R123-10 du Code de l’Urbanisme, le coefficient d’occupation du sol
qui détermine la densité de construction admise est le rapport exprimant le nombre de
mètres carrés de plancher susceptibles d’être construits par mètre carré de sol. Cette
règle est par nature déterminée dans les zones urbaines (U) et les zones à urbaniser (AU)
en fonction des caractéristiques urbaines de chaque zone.
Les COS définis pour chaque zone sont fonction de la typologie du bâti et de la vocation
de la zone. Ils sont au moins équivalents à ceux applicables dans les zones du POS mais
sont globalement libéralisés pour optimiser le renouvellement urbain, en particulier dans
les zones destinées à recevoir des opérations d’ensemble pour permettre la densité des
formes urbaines et la diversification des modes d’habitat.
Obligations imposées aux constructions, travaux, installations et aménagements
en matière de performances énergétiques et environnementales (article 15)
Cet article n’est pas réglementé au profit des dispositions législatives et réglementaires
applicables en la matière au niveau national (réglementation thermique, ...).
Obligations imposées aux constructions, travaux, installations et aménagements
en matière d’infrastructures et réseaux de communications électroniques (article
16)
Comme le prévoit l’article L123-1-5 du Code de l’Urbanisme, le règlement peut, notamment
dans les secteurs qu’il ouvre à l’urbanisation, imposer aux constructions, travaux,
installations et aménagements de respecter en matière d’infrastructures et réseaux de
communications électroniques des critères de qualité renforcés qu’il définit.
Cet article n’est pas réglementé car il n’est pas prévu de déterminés des critères renforcés
par rapport à la législation nationale.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 135
3. Motifs de délimitation des règles applicables et des orientations d’aménagement
3.1.2 Les règles propres à chacune des zones
ZONE UA
La réglementation vise à préserver et mettre en valeur la patrimonialité de la zone
(circulade) en respectant la typologie urbaine, et à favoriser le renouvellement urbain, la
mixité et la diversification des fonctions urbaines. Elle s’apparente à celle de la zone U1
du POS avec un certain nombre de modulations.
Occupations et utilisations du sol (articles 1 et 2)
De manière générale, la zone UA admet une variété d’occupations du sol compatibles
avec la vocation d’habitat (commerces, services, équipements, ...) et soumet à conditions
certaines occupations susceptibles de produire des nuisances ou des risques pour l’habitat
(installations classées, constructions à usage artisanal, sièges d’exploitation agricole,
caves vinicoles particulières). Les autres types d’occupations seront exclus.
Accès et voirie (article 3)
Voir les règles communes à tout ou partie des zones
Desserte par les réseaux et caractéristiques des terrains (articles 4 et 5)
Voir les règles communes à tout ou partie des zones, étant précisé que l’ensemble de la
zone se trouve en secteur d’assainissement collectif
Implantation par rapport aux voies et emprises publiques (article 6)
La réglementation est plus contraignante que dans le POS dans la mesure où le principe
général est l’implantation à l’alignement des voies et emprises publiques (sauf recul
imposé le long du ruisseau de l’Abus pour prendre en compte le risque d’inondation). Il
s’agit de garder la forte densité du quartier et de créer, maintenir ou rétablir des fronts
bâtis continus sur les voies correspondant à la typologie dominante de la zone.
Des dérogations sont introduite sur le modèle du POS : une implantation en retrait pourra
être admise en cas d’impossibilité technique ou architecturale, ou lorsqu’il existe déjà des
bâtiments en retrait sur le terrain ou sur les propriétés riveraines, ou lorsque le terrain
présente sur le front de rue une longueur de façade supérieure à 15 mètres. Dans ce cas,
l’édification d’un mur de clôture permettra de rétablir le front bâti continu sur la voie.
Implantation par rapport aux limites séparatives (article 7)
La souplesse des règles du POS ne permet pas de garantir la pérennité de la forme urbaine
dense de la zone. C’est pourquoi les règles d’implantation sont revues, en distinguant
deux cas de figure qui ne peuvent être traités de la même façon.
Les constructions en façade sur rue doivent être édifiées en ordre continu (d’une limite
latérale à l’autre), une implantation en retrait ne pouvant être admise qu’à partir d’une
seule limite latérale sous réserve que le front bâti continu soit assuré par l’édification d’un
mur de clôture appuyé sur le mur pignon jusqu’à la limite latérale ;
Les constructions situées à l’arrière des constructions en façade sur rue seront édifiées en
retrait des limites séparatives latérales et de fond de parcelle de façon à limiter les conflits
d’usage et de voisinage. La distance comptée horizontalement de tout point du bâtiment
au point de la limite parcellaire qui est le plus rapproché sera alors au moins égale à la
moitié de la différence d’altitude entre ces deux points, sans pouvoir être inférieure à 4 m.
Des dérogations sont introduites, permettant une implantation en limite séparative :
- lorsque la construction jouxte un bâtiment voisin implanté en limite séparative sous
réserve de constituer avec lui une unité de volume,
- pour les annexes indépendantes, sous conditions de nombre, de surface, de hauteur et
de longueur en limite.
Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même
propriété (article 8)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zones
Emprise au sol (article 9)
Non réglementé
Hauteur des constructions (article 10)
La réglementation s’aligne sur celle du POS en limitant les hauteurs à R+2, en introduisant
toutefois une limite chiffrée à 10 mètres à l’égout de la toiture et 12 mètres au faîtage afin
de respecter l’épannelage général de la zone.
La distinction entre constructions en façade sur rue et constructions situées à l’arrière
est reprise pour la détermination du point bas de référence à prendre en compte pour le
calcul de la hauteur.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 136
3. Motifs de délimitation des règles applicables et des orientations d’aménagement
En effet, le principe d’une implantation des constructions à l’alignement des voies
et emprises publiques commande que le point bas soit pris au niveau de la rue ou de
l’emprise publique, tandis qu’à l’arrière, il sera pris au niveau du terrain naturel.
Aspect extérieur des constructions (article 11)
Les règles du POS étant particulièrement laconiques et considérant des enjeux importants
en terme de patrimoine et de paysage urbain, une série de règles est définie concernant
les toitures (matériaux, superstructures), le traitement des façades (matériaux, ouvertures,
finitions, superstructures), les bâtiments annexes et les éventuelles clôtures sur rue.
Ces règles se fondent sur les caractéristiques architecturales du bâti existant de façon à
maîtriser l’impact visuel des constructions neuves et permettre une insertion harmonieuse
dans l’environnement urbain. Elles s’entendent avec plus de fermeté dans le cas de
travaux sur l’existant.
Elles pourront toutefois faire l’objet de dérogations pour la mise en oeuvre d’une architecture
de facture contemporaine de qualité ou pour les architectures dites «bioclimatiques».
Stationnement des véhicules (article 12)
En centre ancien, la densité du tissu urbain et la typologie des parcelles s’adapte mal
aux enjeux du stationnement. L’obligation de créer des places de stationnement pour
la création de surfaces de plancher nouvelles est susceptibles de contrevenir à la
densification et au réinvestissement des logements vacants et insalubres. Les obligations
en matière de stationnement sont par conséquent allégées au regard des autres zones ;
elles s’apparentent à celles du POS.
La problématique du stationnement en centre ville a été soulignée par le diagnostic et
constitue un enjeu de fonctionnement urbain mais le choix a été fait de privilégier le
renouvellement urbain dans le coeur du village. En réponse, la municipalité prévoit le
réalisation de places supplémentaires sur des aires de stationnement publiques disposées
aux portes de la circulade.
Espaces libres et plantations (article 13)
Si le POS prévoyait la végétalisation des espaces libres, la nouvelle réglementation
assouplit l’obligation en introduisant la notion de «mesure du possible» car l’obligation
absolue peut s’avérer inadéquate selon la surface libre et la composition du projet.
En revanche, les projets devront s’efforcer de préserver les plantations existantes pour
leur valeur ornementale et d’habitats naturels.
En tout état de cause, l’obligation de végétalisation demeure absolue pour les aires de
stationnement et est désormais quantifiée à raison d’au moins un arbre de haute tige pour
2 emplacements. Cette disposition est favorable au développement de la présence verte
dans le village.
Coefficient d’occupation du sol (article 14)
Non réglementé dans le POS, le COS demeure non plafonné pour garder la densité du
bâti et favoriser le renouvellement urbain.
Obligations en matière de performances énergétiques et environnementales
(article 15)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zones
Obligations en matière d’infrastructures et réseaux de communications électroniques
(article 16)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zonesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 137
3. Motifs de délimitation des règles applicables et des orientations d’aménagement
ZONE UB
La zone UB n’a pas d’équivalent dans le POS mais son positionnement correspond
partiellement à la zone U2. L’ensemble des règles définies vise à créer une articulation
urbaine et architecturale entre le centre ancien, zone patrimoniale, et les extensions
pavillonnaires, en se fondant sur une typologie de maisons de ville. Comme dans l’ensemble
des zones urbaines, la réglementation vise également à favoriser le renouvellement
urbain, la mixité et la diversification des fonctions urbaines.
Occupations et utilisations du sol (articles 1 et 2)
Les occupations et utilisations du sol sont définies sur le même modèle qu’en zone UA
dont la vocation générale est analogue : vocation d’habitat et mixité des fonctions urbaines
(commerces, services, équipements, ...) avec exclusion ou admission sous conditions
des occupations potentiellement génératrices de nuisances ou de risques pour la sécurité
et la tranquillité de l’habitat.
Accès et voirie (article 3)
Voir les règles communes à tout ou partie des zones
Desserte par les réseaux et caractéristiques des terrains (articles 4 et 5)
Voir les règles communes à tout ou partie des zones, étant précisé que l’ensemble de la
zone se trouve en secteur d’assainissement collectif
Implantation par rapport aux voies et emprises publiques (article 6)
La zone se caractérise par une implantation aléatoire à l’alignement ou en retrait des
voies et emprises publiques à la faveur d’un POS libéral à cet égard. La réglementation
est revue de manière globale.
Le long de l’Avenue du Monument aux Morts, des Rues Jules Ferry, de la Coopérative, du
Jeu de Ballon et des Écoles Laïques, les documents graphiques imposent une implantation
des constructions à l’alignement des voies et emprises publiques qui permettra de
réorganiser la transition avec la circulade et les faubourgs orthogonaux en prolongeant
leurs caractéristiques urbanistiques.
Sur une partie de la Rue de la Coopérative, le front bâti sera reculé à 5 mètres pour prendre
en compte la présence d’un fossé de drainage des eaux pluviales. Il se prolongera sur
l’avenue Pierre-Razimbaud comme contribution au travail de sa requalification paysagère.
Une implantation en recul minimum de 5 mètres est imposée aux abords des routes
départementales, pour des raisons de sécurité routière et pour prendre en compte les
emplacements réservés destinés à l’élargissement des voies.
Pour le reste, l’implantation en recul de 5 mètres minimum imposée par le POS est
reconduite avec une modulation (réduction à trois mètres minimum) pour les bâtiments
en plain-pied, sauf pour les garages et sauf retrait supérieur imposé aux abords des
ruisseaux et chemins inondables indiqués aux documents graphiques.
Implantation par rapport aux limites séparatives (article 7)
À l’instar du POS, une liberté de choix est offerte entre une implantation en limite ou une
implantation en recul calculée sur la base de la moitié de la hauteur du bâtiment avec un
minimum de 3 mètres.
En revanche, l’implantation des annexes indépendantes en limite séparative est
strictement réglementée pour limiter les conflits d’usage et de voisinage. Les possibilités
d’implantation en limite sont réduites de manière analogue à la zone UA.
En revanche, pour installer un dialogue végétal entre les franges urbaines du village et
les espaces agricoles périphériques, aucune construction ne pourra s’implanter en limite
de la zone A1.
Par ailleurs, les documents graphiques font apparaître une marge de recul de 3 mètres
en limite de l’aire de stationnement de la zone UP dans laquelle aucune construction ne
pourra être admise afin de privilégier la plantation de haies végétales et ainsi constituer
un fond de scène vert au parking.
Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même
propriété (article 8)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zones
Emprise au sol (article 9)
Compte tenu de la typologie du parcellaire de la zone (grandes parcelles), un coefficient
d’emprise au sol est défini pour maintenir des espaces libres sur au moins 50 % de la
superficie du terrain d’assiette de la construction ou de l’opération. Cette mesure est
favorable à la végétalisation du tissu urbain et à la limitation du phénomène de ruissellement
en laissant les eaux de pluie pénétrer le sol.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 138
3. Motifs de délimitation des règles applicables et des orientations d’aménagement
Hauteur des constructions (article 10)
La réglementation s’aligne sur celle du POS en limitant les hauteurs à R+1 et 6 mètres à
l’égout de la toiture. Une condition supplémentaire est introduite en posant une hauteur
limitée à 9 mètres au faîtage, afin de respecter l’épannelage général de la zone et maintenir
le mouvement ascensionnel de l’épannelage général du village, des extensions vers la
circulade.
Compte tenu des modulations des règles d’implantation de l’article 6, la distinction entre
constructions en façade sur rue et constructions situées à l’arrière est reprise pour la
détermination du point bas de référence à prendre en compte pour le calcul de la hauteur,
selon les mêmes principes qu’en zone UA.
Aspect extérieur des constructions (article 11)
Les règles du POS sont particulièrement laconiques à cet endroit. Elles sont largement
complétées en fonction de la typologie et de la vocation transitionnelle de la zone entre la
circulade et les écarts pavillonnaires.
Une série de règles est définie concernant les toitures, le traitement des façades, les
menuiseries et huisseries extérieures, les bâtiments annexes et les éventuelles clôtures
sur rue.
Les projets de construction pourront toutefois bénéficier de dérogations pour la mise en
oeuvre d’une architecture de facture contemporaine de qualité ou pour les architectures
dites «bioclimatiques».
Une disposition spécifique est prise concernant le traitement des clôtures en limite de la
zone A1. De manière à installer un dialogue végétal entre les franges urbaines du village
et les espaces agricoles périphériques, le règlement impose une végétalisation des limites
séparatives par la plantation de haies, en limitant strictement les murets de clôture.
Stationnement des véhicules (article 12)
Compte tenu de la morphologie urbaine de la zone, la problématique du stationnement
peut et doit être gérée à la parcelle.
Des obligations strictes et chiffrées sont déterminées selon la destination de la construction
et pallient les insuffisances du POS à cet endroit :
- pour les habitations : 2 places par logement,
- pour les activités et établissements ouverts au public (commerces, services, bureaux,
restaurants, ...) : une surface affectée au stationnement au moins égale à 50 % de la
surface de plancher affectée à l’activité.
Pour les habitations, la problématique dit «du stationnement de midi» a induit l’obligation,
sauf pour les constructions implantées à l’alignement des voies publiques, de réaliser
l’une des deux places de stationnement entre le domaine public et le mur de clôture, sur
le terrain même de la construction.
Espaces libres et plantations (article 13)
L’obligation de végétalisation des espaces libres imposée dans le POS est reconduite.
Contrairement à la zone UA, la typologie urbaine de la zone UB (parcellaire de surface
moyenne à grande) et un COS limité permettent de ménager des espaces libres. Leur
végétalisation permettra de favoriser la présence verte dans le village.
Les projets devront par ailleurs s’efforcer de préserver les plantations existantes pour leur
valeur ornementale et d’habitats naturels.
L’obligation de végétalisation demeure absolue pour les aires de stationnement et est
désormais quantifiée à raison d’au moins un arbre de haute tige pour 2 emplacements.
Une bande végétale constituée de haies devra par ailleurs être aménagée le long de la
limite séparative de l’aire de stationnement de la zone UP pour mettre en oeuvre un fond
de scène vert au parking.
Coefficient d’occupation du sol (article 14)
Le COS est libéralisé par rapport au POS et relevé jusqu’à 0,50 pour permettre une
densification, lutter contre la rétention foncière et favoriser la mise en oeuvre du
renouvellement urbain. Cette libéralisation est par ailleurs le corollaire de l’objectif ayant
conduit à la délimitation de la zone : assurer une transition de forme urbaine entre le
centre ancien et les écarts contemporains en jouant sur la densité.
Il n’est, de plus, pas limité pour les équipements de services publics ou d’intérêt collectif
tels qu’établissements scolaires, sociaux, sanitaires, ...
Obligations en matière de performances énergétiques et environnementales
(article 15)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zones
Obligations en matière d’infrastructures et réseaux de communications électroniques
(article 16)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zonesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 139
3. Motifs de délimitation des règles applicables et des orientations d’aménagement
ZONE UC
La réglementation reprend largement celle applicable aux zones U2, U3 et IINA du POS
correspondant aux écarts pavillonnaires contemporains. Cette analogie permettra de
conserver l’équilibre général de la zone, avec toutefois des modulations favorables au
renouvellement urbain, à la mixité et à la diversification des fonctions urbaines.
Occupations et utilisations du sol (articles 1 et 2)
Les occupations et utilisations du sol sont définies sur le même modèle qu’en zones UA
et UB dont la vocation générale est analogue : vocation d’habitat et mixité des fonctions
urbaines avec exclusion ou admission sous conditions des occupations potentiellement
génératrices de nuisances ou de risques pour la sécurité et la tranquillité de l’habitat.
Le secteur du stade (UCa) est désigné pour la mise en oeuvre d’une opération de
logements groupés dans le cadre d’une action de renouvellement urbain.
Deux prescriptions spécifiques s’appliquent sur ce secteur :
• le secteur est désigné en secteur de mixité sociale en application de l’article L123-1-5
16° du Code de l’Urbanisme. L’opération devra ainsi réserver au moins 30 % de la surface
de plancher à destination d’habitation créée à la réalisation de logements financés avec
un prêt aidé par l’État. Cette désignation contribuera à la diversification de l’offre en
logements et permettra de répondre à des besoins catégoriels.
• l’urbanisation du secteur devra être compatible avec les orientations d’aménagement et
de programmation qui lui sont applicables.
Accès et voirie (article 3)
Voir les règles communes à tout ou partie des zones
Dans les opérations d’ensemble à vocation d’habitat, et notamment en secteur UCa, la
volonté de favoriser les modes de doux de déplacement dans un sens de développement
durable et de valorisation du cadre de vie se traduit par une obligation de créer des
cheminements piétons. De manière à ce qu’ils entrent pleinement dans le fonctionnement
urbain de l’opération, ils devront être judicieusement positionnés pour desservir les
habitations, les espaces communs et les aires de stationnement.
Desserte par les réseaux et caractéristiques des terrains (articles 4 et 5)
Voir les règles communes à tout ou partie des zones, étant précisé que seul le secteur
UCy se trouve en secteur d’assainissement non collectif
Dans les opérations d’ensemble, le règlement encourage, en l’absence de réseau pluvial,
la mise en place d’ouvrages de récupération et de réutilisation des eaux de pluie pour des
usages domestiques ne nécessitant pas de qualité d’eau potable (arrosage, ...).
Implantation par rapport aux voies et emprises publiques (article 6)
La zone se caractérise par une implantation quasi généralisée en retrait des voies et
emprises publiques. L’implantation en recul de 5 mètres minimum imposée par le POS est
reconduite avec une modulation (réduction à trois mètres minimum) pour les bâtiments
en plain-pied, sauf pour les garages et sauf retrait supérieur imposé aux abords des
ruisseaux et chemins inondables indiqués aux documents graphiques ou aux abords des
routes départementales.
Toutefois, afin de favoriser la densité et une composition urbaine alternative au standard
pavillonnaire, une modulation est introduite pour les opérations d’ensemble, et notamment
pour la zone UCa : une implantation à l’alignement des voiries internes de l’opération
pourra être admise.
Implantation par rapport aux limites séparatives (article 7)
À l’instar du POS, le choix est ouvert entre une implantation en limite ou selon un recul
calculé sur la base de la moitié de la hauteur du bâtiment avec un minimum de 3 mètres.
Cette règle est favorable à la pratique des maisons jumelées ou mitoyennes et donc à la
densification.
En revanche, l’implantation des annexes indépendantes en limite séparative est
réglementée pour limiter les conflits d’usage et de voisinage. Les possibilités d’implantation
en limite sont réduites de manière analogue aux zones UA et UB.
Par ailleurs, aucune construction ne pourra s’implanter en limite de la zone A1 pour installer
un dialogue végétal entre les franges urbaines du village et les espaces agricoles.
Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même
propriété (article 8)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zonesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 140
3. Motifs de délimitation des règles applicables et des orientations d’aménagement
Emprise au sol (article 9)
Compte tenu de la typologie du parcellaire de la zone (grandes parcelles), un coefficient
d’emprise au sol est défini pour maintenir des espaces libres sur au moins 50 % de la
superficie du terrain d’assiette de la construction ou de l’opération. Cette mesure est
favorable à la végétalisation du tissu urbain et à la limitation du phénomène de ruissellement
en laissant les eaux de pluie pénétrer le sol.
Hauteur des constructions (article 10)
La réglementation s’aligne sur celle du POS en limitant les hauteurs à R+1 et 6 mètres à
l’égout de la toiture. Une condition supplémentaire est introduite en posant une hauteur
limitée à 9 mètres au faîtage, qui permettra de respecter l’épannelage général de la
zone et maintenir le mouvement ascensionnel de l’épannelage général du village, des
extensions à la circulade.
Aspect extérieur des constructions (article 11)
Les règles du POS, particulièrement laconiques, méritent d’être complétées. Si les enjeux
en terme de patrimoine sont moins importants qu’en zones UA et même UB, l’insertion
paysagère des constructions reste primordiale pour un développement harmonieux
de l’urbanisation et le respect des perspectives paysagères. Une série de règles est
définie concernant les toitures, le traitement des façades, les menuiseries et huisseries
extérieures, les bâtiments annexes et les éventuelles clôtures sur rue.
Les projets de construction pourront toutefois bénéficier de dérogations pour la mise en
oeuvre d’une architecture de facture contemporaine de qualité ou pour les architectures
dites «bioclimatiques».
Une disposition spécifique est prise concernant le traitement des clôtures en limite de la
zone A1. De manière à installer un dialogue végétal entre les franges urbaines du village
et les espaces agricoles périphériques, le règlement impose une végétalisation des limites
séparatives par la plantation de haies, en limitant strictement les murets de clôture.
Stationnement des véhicules (article 12)
Compte tenu de la morphologie urbaine de la zone, la problématique du stationnement
peut et doit être gérée à la parcelle.
Des obligations chiffrées analogues à celles applicables en zone UB sont définies :
- pour les habitations : 2 places par logement,
- pour les activités et établissements ouverts au public (commerces, services, bureaux,
restaurants, ...) : une surface de stationnement au moins égale à 50 % de la surface de
plancher affectée à l’activité.
Dans les opérations d’ensemble, notamment en secteur UCa, des aires de stationnement
destinées à l’usage des visiteurs seront aménagées à raison d’une place pour 2 logements.
Espaces libres et plantations (article 13)
L’obligation de végétalisation des espaces libres imposée dans le POS est reconduite. Leur
végétalisation permettra de favoriser l’accompagnement végétal des écarts résidentiels.
Les projets devront par ailleurs s’efforcer de préserver les plantations existantes pour leur
valeur ornementale et d’habitats naturels.
L’obligation de végétalisation demeure absolue pour les aires de stationnement et est
désormais quantifiée à raison d’au moins un arbre de haute tige pour 2 emplacements.
Dans les opérations d’ensemble, et notamment en secteur UCa, deux dispositions
réglementaires visent favoriser la qualité du cadre de vie :
- les opérations d’ensemble auront l’obligation d’aménager des espaces verts communs
sur au moins 15 % du terrain d’assiette de l’opération ; il s’agit non seulement de porter
un traitement végétal des opérations mais aussi un traitement social avec des espaces de
rencontre, vecteurs de solidarités entre les habitants et les générations ;
- les voiries et les cheminements piétons internes des opérations devront être traités
qualitativement et arborés d’arbres de haute tige.
Coefficient d’occupation du sol (article 14)
Le COS défini au POS est reconduit (0,30) pour garder l’homogénéité du bâti.
Il n’est en revanche pas limité pour les équipements de services publics ou d’intérêt
collectif tels qu’établissements scolaires, sociaux, sanitaires, ...
Il n’est pas non plus limité en secteur UCa pour favoriser la densité urbaine de l’opération
d’ensemble et contribuer à la diversification de l’offre en logements.
Obligations en matière de performances énergétiques et environnementales
(article 15)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zones
Obligations en matière d’infrastructures et réseaux de communications électroniques
(article 16)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zonesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 141
ZONE UE
La réglementation vise à permettre le fonctionnement de la cave coopérative vinicole. Elle
s’apparente à celle applicable à la zone UE du POS mais des compléments sont apportés
pour maîtriser l’impact des activités sur l’environnement bâti.
Occupations et utilisations du sol (articles 1 et 2)
La zone admet les constructions et installations liées ou nécessaires au fonctionnement
de la cave coopérative et à la valorisation commerciale et touristique des produits. Cela
inclut les logements d’accompagnement de l’activité, déjà autorisés dans le POS mais trois
conditions supplémentaires sont introduites de manière à limiter les dérives résidentielles
dans la zone. Les logements devront ainsi :
- être réalisés simultanément ou postérieurement aux bâtiments d’activité,
- être incorporés ou associés aux volumes des bâtiments d’activité,
- leur surface ne pourra excéder celle affectée aux bâtiments d’activité, dans la limite
d’une surface de plancher de 250 m² par logement.
Accès et voirie (article 3)
Voir les règles communes à tout ou partie des zones
Desserte par les réseaux et caractéristiques des terrains (articles 4 et 5)
Voir les règles communes à tout ou partie des zones, étant précisé que la zone se trouve
en secteur d’assainissement collectif
Le règlement reprend la disposition du POS selon laquelle les eaux de refroidissement ne
peuvent être rejetées en milieu naturel que si leur température est inférieure à 30°.
Implantation par rapport aux voies et emprises publiques (article 6)
Le règlement s’aligne sur l’obligation d’une implantation en recul minimum de 6 mètres de
l’emprise des voies établie par le POS.
Implantation par rapport aux limites séparatives (article 7)
À l’instar du POS, le règlement impose un recul des constructions par rapport aux limites
séparatives afin d’anticiper les conflits d’usage et les nuisances potentielles portées au
voisinage. Le recul correspondra au moins à la moitié de la hauteur du bâtiment, avec un
minimum de 5 mètres. 3. Motifs de délimitation des règles applicables et des orientations d’aménagement
Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même
propriété (article 8)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zones
Emprise au sol (article 9)
Non réglementé
Hauteur des constructions (article 10)
Compte tenu de la dualité des constructions admises sur la zone, un traitement différencié
est introduit dans la réglementation.
Comme au POS, les bâtiments d’activités pourront atteindre 15 mètres au faîtage, les
nécessités techniques de fonctionnement de la cave requérant de grandes hauteurs.
Pour autant, il n’est ni nécessaire ni souhaitable que les constructions liées telles que
logements d’accompagnement, bureaux, locaux commerciaux puissent bénéficier d’une
telle hauteur. La nouvelle réglementation limite alors leur hauteur sur le modèle de celles
pratiquées dans les écarts résidentiels contigus (R+1 dans la limite de 6 mètres à l’égout
du toit et 9 mètres au faîtage).
Aspect extérieur des constructions (article 11)
Une fois encore, les règles du POS sont très laconiques à l’égard de l’aspect extérieur
des constructions. Pourtant, l’enjeu en terme paysager est important compte tenu de
l’exposition visuelle de la cave qui excède l’épannelage général des zones résidentielles
contiguës.
D’autre part, il est paru nécessaire de maîtriser l’aspect extérieur des constructions
d’accompagnement (logements, bureaux, commerces). Une série de règles est ainsi
définie concernant les toitures, le traitement des façades, les bâtiments annexes et les
éventuelles clôtures sur rue.
Les projets de construction pourront toutefois bénéficier de dérogations pour la mise en
oeuvre d’une architecture de facture contemporaine de qualité ou pour les architectures
dites «bioclimatiques».Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 142
3. Motifs de délimitation des règles applicables et des orientations d’aménagement
Stationnement des véhicules (article 12)
Les obligations en matière de stationnement sont chiffrées de manière à pouvoir répondre
aux besoins des constructions :
- 1 place par logement,
- une surface de stationnement au moins égale à 20 % de la surface de plancher affectée
à l’activité pour les activités et les établissements ouverts au public.
Espaces libres et plantations (article 13)
L’obligation de végétalisation des espaces libres imposée dans le POS est reconduite pour
favoriser l’accompagnement végétal de la cave et son insertion paysagère. Les projets
devront par ailleurs s’efforcer de préserver les plantations existantes pour leur valeur
ornementale et d’habitats naturels.
L’obligation de végétalisation demeure absolue pour les aires de stationnement et reprend
les dispositions du POS (au moins un arbre de haute tige pour 2 emplacements).
L’insertion paysagère de la zone sera par ailleurs assurée par la réalisation d’écrans
végétaux à feuillage persistant permettant de masquer tout dépôt ou stockage à l’air libre.
Coefficient d’occupation du sol (article 14)
À l’instar du POS, le COS n’est pas réglementé de façon à permettre une optimisation de
la zone et pour ne pas contrevenir aux besoins de fonctionnement et de développement
de la cave.
Obligations en matière de performances énergétiques et environnementales
(article 15)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zones
Obligations en matière d’infrastructures et réseaux de communications électroniques
(article 16)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zones
ZONE UP
La zone UP est une création du plan, sans équivalent dans le POS. La réglementation
vise à répondre aux besoins spécifiques des équipements de services publics ou d’intérêt
collectif et aux activités de services.
Occupations et utilisations du sol (articles 1 et 2)
La zone a vocation à recevoir des constructions et installations telles que des établissements
administratifs, scolaires, sanitaires, sociaux, culturels, sportifs ou de loisirs ou des aires
publiques de stationnement, et des activités de services de même nature, à l’exclusion de
tout autre type de construction, notamment les habitations.
Accès et voirie (article 3)
Voir les règles communes à tout ou partie des zones
Desserte par les réseaux et caractéristiques des terrains (articles 4 et 5)
Voir les règles communes à tout ou partie des zones, étant précisé que la zone se trouve
en secteur d’assainissement collectif
Implantation par rapport aux voies et emprises publiques (article 6)
Compte tenu de la volumétrie que certains équipements peuvent nécessiter, une obligation
de recul minimum de 5 mètres de l’alignement est imposée.
Implantation par rapport aux limites séparatives (article 7)
Pour limiter les conflits d’usage au voisinage des zones d’habitat, et compte tenu de
la volumétrie que certains équipements peuvent nécessiter, une obligation de recul est
imposée, qui correspondra au moins à la moitié de la hauteur du bâtiment, avec un
minimum de 3 mètres.
Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même
propriété (article 8)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zones
Emprise au sol (article 9)
Non réglementéCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 143
3. Motifs de délimitation des règles applicables et des orientations d’aménagement
Hauteur des constructions (article 10)
Compte tenu de la dualité des constructions admises sur la zone, un traitement différencié
est introduit dans la réglementation. Certains équipements peuvent nécessiter de grandes
hauteurs. Le plafond est donc établi à 15 mètres au faîtage.
En revanche, les activités de services ne nécessitent pas une telle hauteur. La
réglementation s’aligne sur celle des écarts résidentiels contigus (R+1 dans la limite de 6
mètres à l’égout du toit et 9 mètres au faîtage).
Aspect extérieur des constructions (article 11)
L’enjeu en terme paysager est important compte tenu de l’exposition visuelle des
équipements de grande hauteur. D’autre part, il est paru nécessaire de maîtriser l’aspect
extérieur des activités de services.
Une série de règles analogues à celles régissant les zones résidentielles contiguës est
ainsi définie pour garantir l’homogénéité architecturale.
Les projets de construction pourront toutefois bénéficier de dérogations pour la mise en
oeuvre d’une architecture de facture contemporaine de qualité ou pour les architectures
dites «bioclimatiques».
Stationnement des véhicules (article 12)
Les obligations en matière de stationnement sont chiffrées de manière à pouvoir répondre
aux besoins des constructions :
- pour les bureaux et services : une surface de stationnement au moins égale à 20 % de
la surface de plancher affectée à l’activité,
- pour les équipements de services publics ou d’intérêt collectif : une surface de
stationnement au moins égale à 30 % de la surface de plancher affectée à l’équipement.
Espaces libres et plantations (article 13)
Il est imposé une végétalisation des espaces libres et des aires de stationnement (au
moins un arbre de haute tige pour 2 emplacements) pour favoriser l’accompagnement
végétal de la zone et l’insertion paysagère des constructions. Les projets devront par
ailleurs s’efforcer de préserver les plantations existantes pour leur valeur ornementale et
d’habitats naturels.
Coefficient d’occupation du sol (article 14)
Concernant les équipements, le COS n’est pas réglementé : la surface de plancher sera
définie par les besoins intrinsèques de l’équipement ou de l’activité sans qu’il soit utile ni
opportun de la plafonner.
En revanche, un COS important mais limitatif de 0,60 est déterminé pour les activités de
services.
Obligations en matière de performances énergétiques et environnementales
(article 15)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zones
Obligations en matière d’infrastructures et réseaux de communications électroniques
(article 16)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zonesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 144
ZONE 1AU
La réglementation vise à permettre et maîtriser les développements urbains à court terme
en privilégiant la densité, la diversification des formes urbaines et des fonctions urbaines.
Occupations et utilisations du sol (articles 1 et 2)
Les occupations et utilisations admises sur la zone sont analogues à celles définies dans
les zones d’habitat, favorisant une mixité des fonctions urbaines. La vocation principale
des secteurs 1AUA reste l’habitat alors que le secteur 1AUB a plutôt vocation à recevoir
des commerces, des services et des équipements publics.
Modalités d’urbanisation
Secteurs 1AUA : La zone est destinée à recevoir un habitat groupé, voire du petit collectif,
dans le cadre d’actions de renouvellement urbain. À cet effet, l’urbanisation de la zone est
soumise à la réalisation d’opérations d’aménagement d’ensemble de manière à pouvoir
mettre en oeuvre une composition cohérente des nouveaux quartiers, en menant une
réflexion d’ensemble sur le fonctionnement urbain et la qualité du cadre de vie à l’échelle
du quartier et sur sa connexion au fonctionnement général de la commune. Cette modalité
permet par ailleurs une approche globale des problématiques, des enjeux et des solutions.
Secteur 1AUB : dent creuse dans le quartier d’équipements publics, ce secteur a une
vocation mixte. L’urbanisation de la zone se réalisera au fur et à mesure de la réalisation
des équipements internes à la zone.
En tout état de cause, l’urbanisation des secteurs sera encadrée par les orientations
d’aménagement et de programmation définies pour chacun d’eux.
Mixité sociale
Chaque secteur de la zone est désigné en secteur de mixité sociale. Les opérations de
logements devront ainsi réserver au moins 30 % de la surface de plancher à destination
d’habitation créée à la réalisation de logements financés avec un prêt aidé par l’État.
Cette désignation contribuera à la diversification de l’offre en logements et permettra de
répondre à des besoins catégoriels.
Accès et voirie (article 3)
Voir les règles communes à tout ou partie des zones
Dans chaque opération d’ensemble, la volonté de favoriser les modes de doux de
déplacement dans un sens de développement durable et de valorisation du cadre de
vie se traduit par une obligation de créer des cheminements piétons. De manière à ce
qu’ils entrent pleinement dans le fonctionnement urbain de l’opération, ils devront être
judicieusement positionnés pour desservir les habitations, les espaces communs et les
aires de stationnement.
Desserte par les réseaux et caractéristiques des terrains (articles 4 et 5)
Voir les règles communes à tout ou partie des zones, étant précisé que l’ensemble de la
zone se trouve en secteur d’assainissement collectif
Dans les opérations d’ensemble, le règlement encourage, en l’absence de réseau pluvial,
la mise en place d’ouvrages de récupération et de réutilisation des eaux de pluie pour des
usages domestiques ne nécessitant pas de qualité d’eau potable (arrosage, ...).
Implantation par rapport aux voies et emprises publiques (article 6)
Si une implantation en recul minimum de 5 mètres est imposée aux abords des routes
départementales, une liberté d’implantation est proposée à l’aménageur aux abords des
autres voies (alignement ou recul minimum de 3 mètres) dans les secteurs 1AUA. Il s’agit
de favoriser la densité des opérations et une composition urbaine alternative au standard
pavillonnaire.
En secteur 1AUB, la réglementation s’aligne sur celle applicable en zone UC.
Implantation par rapport aux limites séparatives (article 7)
Une liberté de choix est offerte entre une implantation en limite ou une implantation en
recul calculée sur la base de la moitié de la hauteur du bâtiment avec un minimum de 3
mètres.
En revanche, l’implantation des annexes indépendantes en limite séparative est
réglementée pour limiter les conflits d’usage et de voisinage. Les possibilités d’implantation
en limite sont réduites de manière analogue aux zones urbanisées.
Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même
propriété (article 8)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zones 3. Motifs de délimitation des règles applicables et des orientations d’aménagementCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 145
3. Motifs de délimitation des règles applicables et des orientations d’aménagement
Emprise au sol (article 9)
Non réglementé
Hauteur des constructions (article 10)
La réglementation s’aligne sur celle admise dans les écarts résidentiels : R+1 dans la
limite de 6 mètres à l’égout de la toiture et 9 mètres à l’égout de la toiture, qui permettra de
respecter l’épannelage général du tissu urbain et maintenir le mouvement ascensionnel
de l’épannelage général du village, des extensions à la circulade. Cette hauteur n’est
pas incompatible avec la réalisation d’un petit collectif et limitera, au contraire, l’effet de
«barre» qui n’est pas souhaitable sur un plan paysager comme social.
En secteur 1AUB, les équipements publics pourront s’élever jusqu’à 15 mètres au faîtage,
à l’instar de la zone UP.
Aspect extérieur des constructions (article 11)
Compte tenu du positionnement des secteurs 1AU à l’intérieur de la zone UB ou à son
interface, les règles sont largement alignées sur celles applicables dans la zone UB
pour assurer une homogénéité architecturale des nouveaux quartiers avec ce secteur
à vocation transitionnelle entre la zone patrimoniale UA et les écarts résidentiels. Une
série de règles est ainsi définie concernant les toitures, le traitement des façades, les
menuiseries et huisseries extérieures, les bâtiments annexes et les éventuelles clôtures
sur rue.
Les projets de construction pourront toutefois bénéficier de dérogations pour la mise en
oeuvre d’une architecture de facture contemporaine de qualité ou pour les architectures
dites «bioclimatiques».
Stationnement des véhicules (article 12)
La zone relevant d’une action de renouvellement urbain, la problématique du stationnement
doit être gérée sur le terrain d’assiette des opérations pour ne pas reporter la problématique
sur d’autres quartiers et pour apporter une solution sur le site même.
Des obligations chiffrées analogues à celles applicables dans les écarts résidentiels sont
définies :
- pour les habitations : 2 places par logement,
- pour les activités et établissements ouverts au public (commerces, services, bureaux,
restaurants, ...) : une surface de stationnement au moins égale à 50 % de la surface de
plancher affectée à l’activité.
Dans chaque opération d’ensemble, des aires de stationnement destinées à l’usage des
visiteurs seront aménagées à raison d’une place pour 2 logements.
Espaces libres et plantations (article 13)
Afin de favoriser l’accompagnement végétal des constructions, une obligation de
végétalisation des espaces libres est imposée, les projets devant s’efforcer de préserver
les plantations existantes pour leur valeur ornementale et d’habitats naturels.
Les aires de stationnement seront également végétalisées à raison d’au moins un arbre
de haute tige pour 2 emplacements.
Les voiries et les cheminements piétons internes des opérations devront être traités
qualitativement et arborés d’arbres de haute tige.
Plus largement, chaque opération d’ensemble devra être composée d’espaces verts
communs sur au moins 15 % du terrain d’assiette de l’opération afin de porter un traitement
végétal des opérations mais aussi un traitement social avec des espaces de rencontre,
vecteurs de solidarités entre les habitants et les générations.
Coefficient d’occupation du sol (article 14)
Le COS n’est pas limité pour favoriser la densité urbaine des opérations d’ensemble et
contribuer à la diversification de l’offre en logements.
Obligations en matière de performances énergétiques et environnementales
(article 15)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zones
Obligations en matière d’infrastructures et réseaux de communications électroniques
(article 16)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zonesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 146
ZONE 2AU
La réglementation de la zone sera déterminée par le biais d’une modification du plan local
d’urbanisme visant à ouvrir à l’urbanisation un ou plusieurs secteurs de la zone, suite au
redimensionnement de la station d’épuration des eaux usées.
Occupations et utilisations du sol (articles 1 et 2)
Aucune occupation ni utilisation du sol n’est autorisée dans l’attente de l’ouverture à
l’urbanisation de la zone par le fait de la modification.
Articles 3 à 16
Les articles 3 et 16 sont sans objet et seront, le cas échéant, réglementés à l’occasion de
la modification ultérieure du plan.
ZONE AUP
La réglementation vise à répondre aux besoins spécifiques des équipements et installations
sportives et de loisirs. La réglementation est analogue à celle de la zone UP.
Occupations et utilisations du sol (articles 1 et 2)
La zone a vocation à recevoir des équipements sportifs et de loisirs, à l’exclusion de tout
autre type de construction, notamment les habitations.
Modalités d’urbanisation
Compte tenu de la vocation de la zone, il est paru nécessaire, afin que la municipalité,
maître d’ouvrage, puisse maîtriser la réalisation des équipements sportifs et de loisirs en
fonction de ses moyens financiers, de privilégier une urbanisation au fur et à mesure de
la réalisation des équipements internes à la zone plutôt qu’une opération d’ensemble.
Accès et voirie (article 3)
Voir les règles applicables à la zone UP
Desserte par les réseaux et caractéristiques des terrains (articles 4 et 5)
Voir les règles applicables à la zone UP, étant précisé que la zone se trouve en secteur
d’assainissement collectif
Implantation par rapport aux voies et emprises publiques (article 6)
Voir les règles applicables à la zone UP
Implantation par rapport aux limites séparatives (article 7)
Voir les règles applicables à la zone UP
Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même
propriété (article 8)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zones
Emprise au sol (article 9)
Non réglementé
3. Motifs de délimitation des règles applicables et des orientations d’aménagementCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 147
3. Motifs de délimitation des règles applicables et des orientations d’aménagement
Hauteur des constructions (article 10)
Voir les règles applicables à la zone UP
Aspect extérieur des constructions (article 11)
Voir les règles applicables à la zone UP
Une disposition spécifique est prise concernant le traitement des clôtures en limite de la
zone A1. De manière à installer un dialogue végétal entre les franges urbaines du village
et les espaces agricoles périphériques, le règlement impose une végétalisation des limites
séparatives par la plantation de haies, en limitant strictement les murets de clôture.
Stationnement des véhicules (article 12)
Voir les règles applicables à la zone UP
Espaces libres et plantations (article 13)
Voir les règles applicables à la zone UP
Coefficient d’occupation du sol (article 14)
Voir les règles applicables à la zone UP
Obligations en matière de performances énergétiques et environnementales
(article 15)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zones
Obligations en matière d’infrastructures et réseaux de communications électroniques
(article 16)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zones
ZONE A1
La réglementation vise à protéger strictement les espaces agricoles péri-urbains pour
valoriser la silhouette villageoise et le paysage agricole en périphérie du village.
Occupations et utilisations du sol (articles 1 et 2)
Aucune construction n’est admise, y compris celles nécessaires aux exploitations agricoles,
à l’exception de certaines constructions à caractère de service public ou d’intérêt collectif.
Celles-ci sont énumérées de manière exhaustive dans l’article 2, sous réserve, le cas
échéant, des mesures constructives déterminées par le règlement du PPRI.
Ainsi, la zone admet globalement les constructions, installations et aménagements
nécessaires aux infrastructures, aux réseaux publics ou d’intérêt collectif.
Dans le périmètre sanitaire de la station d’épuration, sont en outre admis ceux nécessaires
au fonctionnement, à l’entretien et à l’extension de la station d’épuration.
Dans les zones inondables, sont admis les travaux et aménagements destinés à la gestion
du risque d’inondation.
Accès et voirie (article 3)
Voir les règles communes à tout ou partie des zones
Desserte par les réseaux et caractéristiques des terrains (articles 4 et 5)
Voir les règles communes à tout ou partie des zones, étant précisé que l’ensemble de la
zone se trouve en secteur d’assainissement non collectif
Implantation par rapport aux voies et emprises publiques (article 6)
L’implantation en recul minimum de 15 mètres de l’axe des routes départementales
imposée dans le POS est maintenue dans une préoccupation de sécurité routière et
d’insertion paysagère. Mais pour les autres voies, le recul minimum est réduit à 3 mètres
au regard de la nature des constructions admises sur la zone.
Ces reculs s’appliquent sans préjudice des reculs plus importants imposés aux abords
des cours d’eau par anticipation sur le risque d’inondation ou aux abords du canal de
Gignac.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 148
3. Motifs de délimitation des règles applicables et des orientations d’aménagement
Implantation par rapport aux limites séparatives (article 7)
L’implantation au regard des limites séparatives sera effectuée en recul calculé sur la
base de la moitié de la hauteur de la construction, avec, à l’instar du POS, un minimum
de 4 mètres, afin d’anticiper sur les risques de conflits d’usages et de nuisances portées
au voisinage.
Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même
propriété (article 8)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zones
Emprise au sol (article 9)
Non réglementé
Hauteur des constructions (article 10)
Compte tenu de l’intérêt paysager de la zone, la pratique de grandes hauteurs est interdite
au profit d’une limitation à 3 mètres au faîtage, sauf nécessité technique liée à la nature
de la construction.
Aspect extérieur des constructions (article 11)
Compte tenu de la nature des constructions admises sur la zone, la réglementation
est relativement souple pour ne pas contrevenir à leur réalisation. Pour autant, l’intérêt
paysager de la zone commande que des précautions soient établies concernant leur aspect
extérieur. Par exemple, est ainsi interdit l’emploi extérieur à nu de matériaux préfabriqués
sans parement ou enduit tels que carreaux de plâtre, briques creuses, agglomérés de
ciment et blocs de panneaux de béton cellulaire.
Stationnement des véhicules (article 12)
La problématique du stationnement n’a pas cours dans cette zone. Les éventuels besoins
en stationnement devront toutefois être aménagés en dehors de voies publiques.
Espaces libres et plantations (article 13)
Pour s’assurer du maintien des plantations existantes dans un secteur d’intérêt paysager,
celles-ci devront être conservées ou, à défaut, reconstituées sur la même unité foncière.
Coefficient d’occupation du sol (article 14)
Sans objet
Obligations en matière de performances énergétiques et environnementales
(article 15)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zones
Obligations en matière d’infrastructures et réseaux de communications électroniques
(article 16)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zoneCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 149
ZONE A2
La réglementation vise à conjuguer protection et valorisation des espaces à potentiel
agronomique. Elle reprend globalement les dispositions de la zone NC du POS en tenant
compte des évolutions législatives et jurisprudentielles.
Occupations et utilisations du sol (articles 1 et 2)
Au vu de la vocation de la zone, seules peuvent être admises les constructions et
installations nécessaires aux exploitations agricoles et aux services publics ou d’intérêt
collectif. Celles-ci font l’objet d’une énumération exhaustive dans l’article 2, sous réserve,
le cas échéant, des conditions d’admissibilité qu’il définit et des mesures constructives
déterminées par le règlement du PPRI.
Constructions et installations nécessaires à l’exploitation agricole :
- les constructions et installations nécessaires au fonctionnement d’une exploitation agricole
(telles que hangars, bâtiments techniques, de stockage, de logement des récoltes, des
animaux et du matériel agricole, serres de production, …), sous réserve, le cas échéant,
des distances de réciprocité résultant de la réglementation agricole ; pour commodité, ces
bâtiments s’entendent comme constituant la catégorie des «bâtiments agricoles»,
- les installations classées ou non et ouvrages techniques nécessaires à l’exploitation
agricole et à la transformation des produits de l’exploitation, sous réserve de s’implanter
à plus de 100 mètres des zones d’habitat,
- les constructions à usage d’habitation (et leurs annexes) nécessaires au logement des
exploitants agricoles ou de leur personnel, dans la limite d’une habitation par exploitation
- les constructions nécessaires à l’exercice d’une activité dans le prolongement d’une
activité agricole ou complémentaire à l’activité agricole, dans la mesure où celles-ci restent
compatibles avec le caractère agricole de la zone,
- les constructions nécessaires à la vente, à l’exposition, à la dégustation ou la valorisation
touristique des produits de l’exploitation agricole,
- les activités d’agritourisme (camping à la ferme, ferme auberge) sous réserve de la
réglementation en vigueur,
- les abris de jardin d’une surface au sol inférieure à 10 m², d’une hauteur maximale au
faîtage de 2,50 mètres et ne comportant pas plus d’une ouverture,
- les exhaussements et les affouillements du sol nécessaires aux besoins de l’agriculture
ou à l’exécution d’une autorisation d’urbanisme délivrée sur la zone.
Constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif :
- les constructions, installations et aménagements nécessaires aux infrastructures, aux
réseaux publics ou d’intérêt collectif,
- les constructions, installations et aménagements nécessaires à la gestion des risques
naturels s’ils ne peuvent pas être réalisés dans une autre zone,
- les exhaussements et les affouillements du sol nécessaires aux constructions, installations
et aménagements ci-dessus
- dans le périmètre sanitaire de la station d’épuration, seuls seront admis les constructions,
installations et aménagements nécessaires au fonctionnement, à l’entretien et à l’extension
de la station d’épuration, ainsi que ceux nécessaires aux infrastructures, aux réseaux
publics ou d’intérêt collectif.
Élément de patrimoine à protéger
L’église Saint-Geniès et ses abords sont désignés en élément du patrimoine au titre de
l’article L123-1-5 7° du Code de l’Urbanisme. À ce titre, des prescriptions particulières
sont établies par le règlement afin de garantir la préservation de la qualité paysagère du
secteur. Ces prescriptions concernent non seulement les travaux portant sur l’église mais
également les projets nouveaux et les travaux exécutés sur l’existant compris dans le
périmètre de protection.
Accès et voirie (article 3)
Voir les règles communes à tout ou partie des zones
Desserte par les réseaux et caractéristiques des terrains (articles 4 et 5)
Voir les règles communes à tout ou partie des zones, étant précisé que l’ensemble de la
zone se trouve en secteur d’assainissement non collectif
Implantation par rapport aux voies et emprises publiques (article 6)
L’implantation en recul minimum de 15 mètres de l’axe des routes départementales
imposée dans le POS est maintenue dans une préoccupation de sécurité routière et
d’insertion paysagère. Pour les autres voies, le recul minimum est réduit à 5 mètres de
l’emprise et 10 mètres de l’axe de la voie pour limiter la longueur des chemins d’accès
créés dans les espaces agricoles, sans pour autant compromettre la sécurité routière et
l’insertion paysagère des constructions.
3. Motifs de délimitation des règles applicables et des orientations d’aménagementCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 150
Ces reculs s’appliquent sans préjudice des reculs plus importants imposés aux abords
des cours d’eau par anticipation sur le risque d’inondation ou aux abords du canal de
Gignac.
Des implantations différentes pourront être admises ou imposées pour conserver ou
mettre en valeur l’église Saint-Geniès désignée comme élément de patrimoine à protéger.
Implantation par rapport aux limites séparatives (article 7)
L’implantation au regard des limites séparatives sera effectuée en recul calculé sur la
base de la moitié de la hauteur de la construction, avec, à l’instar du POS, un minimum
de 4 mètres, afin d’anticiper sur les risques de conflits d’usages et de nuisances portées
au voisinage. Ces dispositions ne font toutefois pas obstacle aux distances de réciprocité
déterminées par la législation agricole comme rappelé à l’article 2.
Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même
propriété (article 8)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zones
Emprise au sol (article 9)
Non réglementé
Hauteur des constructions (article 10)
Le POS ne limite pas les hauteurs des bâtiments agricoles. Les nécessités techniques
des bâtiments agricoles peuvent en effet exiger de pratiquer de grandes hauteurs. Pour
autant, l’insertion environnementale des constructions implique de trouver un compromis.
La hauteur des bâtiments agricoles est donc limitée à 12 mètres au faîtage, sauf pour les
installations dont la nature commande intrinsèquement d’excéder ce plafond (type silo ou
réservoir).
En revanche, comme le prévoit le POS, toute autre construction, notamment l’habitation,
ne pourra excéder les hauteurs pratiquées dans les écarts résidentiels du village, soit 6
mètres à l’égout de la couverture, à quoi s’ajoute l’exigence d’une hauteur maximale au
faîtage de 9 mètres.
Pour prendre en compte la multiplicité des cas de figure, la hauteur pourra être portée à
12 mètres au faîtage si l’habitation se positionne à l’étage d’un bâtiment agricole, sans
condition de hauteur à l’égout.
Aspect extérieur des constructions (article 11)
Les dispositions du POS à cet endroit sont très laconique et le présent plan vise à introduite
des règles permettant une meilleure insertion paysagère des constructions.
Si la nature spécifique des bâtiments agricoles a déterminé une souplesse de la
réglementation, les règles applicables aux autres constructions s’alignent sur celles
régissant les écarts résidentiels du village.
Stationnement des véhicules (article 12)
Les enjeux en terme de stationnement sont marginaux dans la zone agricole. C’est
pourquoi aucune obligation n’est déterminée sauf à réaliser les éventuelles places de
stationnement en dehors des voies publiques pour des raisons de sécurité.
Espaces libres et plantations (article 13)
Les règles visent à garantir la préservation du paysage agricole et des habitats naturels.
L’insertion paysagère des constructions sera assurée par le maintien des plantations
existantes et, si exigé, l’aménagement d’écrans végétaux, notamment dans le secteur
protégé de l’église Saint-Geniès.
Concernant les habitats naturels, l’exigence de maintien des plantations existantes
s’apprécie aussi à cet égard. En cas de destruction, les plantations devront être remplacées
par des plantations équivalentes permettant de recréer des habitats naturels sur l’unité
foncière même.
Coefficient d’occupation du sol (article 14)
Sans objet
Obligations en matière de performances énergétiques et environnementales
(article 15)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zones
Obligations en matière d’infrastructures et réseaux de communications électroniques
(article 16)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zone
3. Motifs de délimitation des règles applicables et des orientations d’aménagementCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 151
ZONE N
La réglementation vise à préserver les espaces naturels et les espaces à enjeux
environnementaux ou paysagers. Elle reprend globalement les dispositions de la zone
ND du POS en tenant compte des évolutions législatives et jurisprudentielles.
Occupations et utilisations du sol (articles 1 et 2)
La zone se caractérise par une inconstructibilité de principe. Toute construction nouvelle
sera interdite, à l’exception de certaines constructions à caractère de service public ou
d’intérêt collectif. Celles-ci sont énumérées de manière exhaustive dans l’article 2, sous
réserve, le cas échéant, des mesures constructives déterminées par le règlement du
PPRI.
Ainsi, la zone admet globalement les constructions, installations et aménagements
nécessaires aux infrastructures, aux réseaux publics ou d’intérêt collectif.
Dans le périmètre sanitaire de la station d’épuration, sont en outre admis ceux nécessaires
au fonctionnement, à l’entretien et à l’extension de la station d’épuration.
Dans les zones inondables, sont admis les travaux et aménagements destinés à la gestion
du risque d’inondation.
Au regard de l’article R123-7 du Code de l’Urbanisme, le choix a été fait de ne pas autoriser
les constructions et installations nécessaires à l’exploitation agricole et forestière afin de
renforcer la vocation protectrice de la zone portant essentiellement sur des espaces à
enjeux environnementaux et/ou paysagers.
Accès et voirie (article 3)
Voir les règles communes à tout ou partie des zones
Desserte par les réseaux et caractéristiques des terrains (articles 4 et 5)
Voir les règles communes à tout ou partie des zones, étant précisé que l’ensemble de la
zone se trouve en secteur d’assainissement non collectif
Implantation par rapport aux voies et emprises publiques (article 6)
L’implantation en recul minimum de 15 mètres de l’axe des routes départementales
imposée dans le POS est maintenue dans une préoccupation de sécurité routière et
d’insertion paysagère.
3. Motifs de délimitation des règles applicables et des orientations d’aménagement
Pour les autres voies, le recul minimum est réduit à 5 mètres de l’emprise et 10 mètres
de l’axe de la voie pour limiter la longueur des chemins d’accès créés dans les espaces
naturels, sans pour autant compromettre la sécurité routière et l’insertion paysagère des
constructions.
Ces reculs s’appliquent sans préjudice des reculs plus importants imposés aux abords
des cours d’eau ou aux abords du canal de Gignac.
Implantation par rapport aux limites séparatives (article 7)
L’implantation au regard des limites séparatives sera effectuée en recul calculé sur la
base de la moitié de la hauteur de la construction, avec, à l’instar du POS, un minimum
de 4 mètres, afin d’anticiper sur les risques de conflits d’usages et de nuisances portées
au voisinage.
Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même
propriété (article 8)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zones
Emprise au sol (article 9)
Non réglementé
Hauteur des constructions (article 10)
Compte tenu de l’intérêt paysager de la zone, la pratique de grandes hauteurs est interdite
au profit d’une limitation à 3 mètres au faîtage, sauf nécessité technique liée à la nature
de la construction.
Aspect extérieur des constructions (article 11)
Compte tenu de la nature des constructions admises sur la zone, la réglementation
est relativement souple pour ne pas contrevenir à leur réalisation. Pour autant, l’intérêt
paysager de la zone commande que des précautions soient établies concernant leur
aspect extérieur. Les dispositions afférentes sont analogues à celles de la zone A1.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 152
Stationnement des véhicules (article 12)
La problématique du stationnement est marginale dans la zone. Les éventuels besoins en
stationnement devront toutefois être aménagés en dehors de voies publiques.
Espaces libres et plantations (article 13)
Pour s’assurer du maintien des plantations existantes dans un secteur d’intérêt écologique
et/ou paysager, celles-ci devront être conservées ou, à défaut, reconstituées sur la même
unité foncière.
Coefficient d’occupation du sol (article 14)
Sans objet. Pas de possibilité de transfert de COS.
Obligations en matière de performances énergétiques et environnementales
(article 15)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zones
Obligations en matière d’infrastructures et réseaux de communications électroniques
(article 16)
Non réglementé : voir les règles communes à tout ou partie des zone
3. Motifs de délimitation des règles applicables et des orientations d’aménagementCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 153
3.2 LES MOTIFS DES ORIENTATIONS D’AMÉNAGEMENT ET DE PROGRAMMATION
3. Motifs de délimitation des règles applicables et des orientations d’aménagement
Le présent plan local d’urbanisme définit des orientations d’aménagement et de
programmation au sens de l’article L123-1-4 du Code de l’Urbanisme (voir Document
d’orientations d’aménagement et de programmation). Ces orientations ont paru
impératives pour exprimer la volonté de la commune sur certains secteurs à aménager
ou à requalifier au regard des enjeux en terme d’aménagement, d’habitat, de transports
et de déplacements.
3.2.1 Les orientations en matière d’aménagement et d’habitat
Les zones UCa, 1AUA, 1AUB et 2AU sont constitutives d’espaces destinés à être urbanisés
dans le cadre de la mise en oeuvre d’une politique de renouvellement urbain. La définition
d’orientations d’aménagement s’est imposée pour favoriser une réflexion cohérente et
accompagner l’aménagement de ces secteurs.
Si les zones 2AU doivent être ouvertes à l’urbanisation par le biais d’une modification du
plan, des enjeux déjà ciblés ont conduit à la définition d’orientations d’aménagement dans
le cadre du présent plan qui guideront l’ouverture à l’urbanisation ultérieure de ces zones.
De manière générale, les orientations définies visent à établir, le cas échéant, les objectifs
en terme de production de logements ainsi que les orientations en matière de composition
viaire et de fonctionnement urbain et de qualité du cadre de vie.
Les objectifs en terme de logement et d’habitat
Les secteurs en cause sont désignés pour être le support d’un développement résidentiel
dans le cadre de la mise en oeuvre du renouvellement urbain du village. La stratégie
en matière de production de logement s’appuie sur les besoins en logements en terme
quantitatif mais aussi en terme de modes d’habitat et de modes d’habiter. Elle est
indissociable d’une politique de gestion économe du territoire et c’est pourquoi la densité
est l’un des principes directeurs de l’aménagement de ces secteurs, dont trois sont soumis
à la réalisation d’une opération d’ensemble.
Chaque secteur d’urbanisation à court terme à vocation principale d’habitat se voit ainsi
assigner un objectif chiffré en terme de production de logements (en fonction de sa
superficie) et de diversification de l’offre en logements en fonction des besoins ressentis.
Concernant la zone 1AUB, aucun objectif chiffré n’est déterminé étant donné que la zone
a vocation à recevoir principalement des équipements publics, des commerces et des
services.
Concernant les zones 2AU, les objectifs ne sont pas définis strictement mais ces zones
calibrées en fonction des prospectives de développement démographique.
Les orientations en terme de composition et de fonctionnement
Les orientations misent sur la diversification des formes urbaines pour initier la diversification
des modes d’habitat (individuel / collectif) et d’habiter (propriété / location). En ouvrant
ainsi l’offre en logement à toutes catégories de population, l’objectif est de relancer le
processus de parcours résidentiel et de contribuer à la mixité sociale de l’habitat.
Par ailleurs, la diversification des formes urbaines contribuera à une composition urbaine
alternative au standard pavillonnaire limitant la banalisation du paysage urbain.
Les orientations définissent pour certains secteurs, en fonction de leur positionnement
dans la ville et par rapport aux voiries existantes, à modifier ou à créer, des principes
d’organisation viaire (accès, circulations) dont la vocation est d’orienter l’aménageur vers
une composition harmonieuse et un fonctionnement rationnel du quartier et de favoriser
la sécurité routière et les connexions avec les quartiers alentours.
L’accent est globalement mis sur la simplicité du réseau viaire à créer, la rationalisation
des accès et la faveur donnée aux modes doux de circulation (cheminement piétons).
L’urbanisation des zones 2AU du Rouanel nécessitera la réalisation préalable ou
concomitante des travaux de voirie prévus par les emplacements réservés n°3 et 5, les
voiries étant respectivement absentes ou insuffisamment calibrées pour recevoir les futurs
trafics induits par l’urbanisation.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 154
3. Motifs de délimitation des règles applicables et des orientations d’aménagement
Les orientations en terme de qualité du cadre de vie
Les orientations sont par ailleurs porteuses d’un volet «cadre de vie». Elles prétendent
en effet à garantir une certaine qualité du cadre de vie de façon à ce que les nouveaux
quartiers soient attractifs et agréables à vivre pour les futurs résidents.
Elles s’attachent, d’une part, à la préservation, le cas échéant, des éléments du patrimoine
végétal ou vernaculaire (tels que les arbres remarquables, les murets de pierres sèches,
...) pour favoriser l’insertion de l’urbanisation dans le site et, d’autre part, à promouvoir
l’accompagnement végétal des espaces publics.
Elles s’attachent également, le cas échéant, à définir des principes d’intégration paysagère
des constructions (principe d’implantation prenant en compte le relief et les interfaces
paysagères) et des aménagements (valoriser le cône de vue depuis le bas de la rue de
l’Horloge sur les monts de Saint-Guilhem en arrière-plan en affectant à la rue de l’Aire un
rôle de travée verte ouverte sur la perspective).
3.2.2 Les orientations en matière de transport et de déplacements
Le plan local d’urbanisme est porteur d’un projet de réorganisation des déplacements
et des circulations dans la ville tendant à désengorger le centre ancien et à favoriser les
déplacements piétons.
Ce projet se formalise par :
- l’aménagement d’un contournement Est de la circulade par la requalification de voiries
existantes,
- la réalisation d’une voirie de desserte de la zone 2AU du Rouanel,
- la requalification de l’avenue Pierre-Razimbaud.
Chacun de ces aménagements fait l’objet d’un emplacement réservé pour garantir leur
mise en oeuvre.
De manière générale, les orientations d’aménagement et de programmation définies sur
ces trois secteurs tendent à porter un traitement qualitatif aux voiries selon les dimensions
urbaine, paysagère et «sociale».
Porter un traitement urbain
Globalement, les trois projets création/requalification de voiries ont pour objet d’améliorer
le fonctionnement urbain de la commune en organisant ou en réorganisation les accès,
les déplacements et les circulations automobiles :
- délester la circulade et faciliter le lien routier RD 4 / RD 9E2,
- desservir des parcelles ouvertes à l’urbanisation,
- fluidifier et sécuriser le trafic.
À cet effet, les orientations d’aménagement comprennent des schémas d’intention sous
forme de coupes de principes précisant le gabarit des voies à créer ou élargir. Elles
se déterminent pour une circulation automobile à double sens sur chacune des voiries
concernées en définissant des gabarits de 5 à 6 mètres de large et prennent en compte, le
cas échéant, les contraintes qui assujettissent les abords des voies à élargir (urbanisation
existante le long du contournement et de l’avenue Pierre-Razimbaud).
Porter un traitement paysager
La requalification ou l’aménagement des voies ont également pour objet de porter un
traitement paysager aux abords des voies. Il s’agit de valoriser l’espace public pour
valoriser le cadre de vie, tant dans la dimension du paysage urbain en général que pour
les utilisateurs des voies et de leurs abords. Il s’agit également de mettre en rapport
l’espace public et l’espace privé des parcelles attenantes par des transitions végétales et
esthétiques.
Le traitement paysager se manifeste par une végétalisation des abords de voiries. À cet
effet, les schémas d’intention fixe les principes d’alignements d’arbres de haute tige à
réaliser, de mails piétons à créer, de plantation de haies végétales à effectuer en fonction
des contraintes existantes (habitations existantes, murets, clôtures).
Concernant la voie de contournement du centre ancien portant sur un linéaire de plus de
1,3 km, il conviendra de créer des séquences paysagères différenciées tenant compte des
éléments existants pour créer des rythmes différents tout en introduisant des éléments
d’harmonisation et de continuité.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 155
3. Motifs de délimitation des règles applicables et des orientations d’aménagement
Porter un traitement «social»
Le traitement «social» des voiries consiste à aménager des parcours piétons aux abords
des voies, aux ambiances ombragées qui appellent à la déambulation. Il s’agit également
de sécuriser les parcours au niveau des franchissements.
À cet effet, les schémas d’intention fixe les principes d’aménagement des parcours piétons
(trottoirs ou cheminements piétons) en fonction des contraintes existantes.
Le développement des parcours piétons vise par ailleurs le double objectif :
- d’améliorer le fonctionnement urbain de la commune en créant de nouvelles connexions
intra-urbaines desservant notamment les pôles d’équipements (écoles, foyer communal,
futur secteur d’équipements sportifs et de loisirs du Plantier) et en offrant la possibilité de
délaisser la voiture au bénéfice d’une réduction du trafic automobile,
- de favoriser les modes doux de déplacement dans le village au bénéfice d’une réduction
des pollutions atmosphériques et des nuisances sonores.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 156
IV - INCIDENCES DE LA MISE EN OEUVRE DU PLAN SUR L’ENVIRONNEMENT ET PRISE EN COMPTE DE SA PRÉSERVATION ET DE SA MISE EN VALEURCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 157
1. Incidences du plan sur les équilibres écologiques
et les ressources naturellesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 158
1.1 INCIDENCES SUR LES ÉQUILIBRES ÉCOLOGIQUES
À l’échelle du territoire communal, le projet de territoire vise à préserver les richesses
écologiques en définissant un parti d’aménagement respectueux des habitats naturels
les plus remarquables. Il s’agit de préserver les habitats naturels des espèces identifiées
(milieux de reproduction, de nidification et d’alimentation) stigmatisés par les périmètres
d’intérêt écologique (sites Natura 2000, ZNIEFF, ZICO, zones humides).
Un ensemble de dispositions prises par le plan local d’urbanisme tend à éviter, réduire
et compenser les effets potentiellement dommageables de sa mise en oeuvre sur le
patrimoine écologique :
• établir une carte des valeurs écologiques du territoire permettant la prise en compte
des secteurs à enjeux (périmètres d’intérêt écologique, trame verte et bleue) dans la
formulation du projet de territoire ;
• rationaliser les ouvertures à l’urbanisation en terme quantitatif (renouvellement urbain)
pour limiter la consommation d’espaces et la destruction d’ habitats ;
• limiter les atteintes aux zones d‘intérêt écologique dans les stratégies de
développement urbain (concernant les impacts sur les sites Natura 2000, voir «Évaluation
environnementale») ;
• instituer une zone naturelle et forestière permettant de circonscrire l’urbanisation dans
les secteurs à enjeux et la modification de la structure environnementale des sites ;
le classement en zone N concerne plus d’un tiers du territoire communal et concerne
notamment les habitats naturels d’intérêt communautaire prioritaire ;
• classer en espaces boisés les ripisylves de l’Hérault et des ruisseaux de l’Avenc, de
l’Abus, des Condomines, de Bosmals, des Fourches et des Combarels pour leur valeur
écologique et préserver les continuités écologiques liées aux cours d’eau ;
• classer en espaces boisés les îlots boisés du coteau et de la plaine agricole pour leur
valeur d’habitats en milieu ouvert ;
• restituer l’ancienne zone INA du POS (secteur de la Coste) à la zone agricole pour
préserver un espace tampon entre le village et les monts de Saint-Guilhem en complément
d’une bande agricole non constructible (A1) ;
• favoriser le maintien des plantations existantes dans les zones agricoles et constructibles
pour préserver les habitats naturels en l’état et la faune les fréquentant ;
• définir une gestion raisonnée des prélèvements et des rejets dans le milieu (eau potable,
assainissement, déchets) pour limiter les risques d’altération de la qualité des habitats.
De la nécessité d’une évaluation environnementale
En application des articles L121-10 et R121-14 du Code de l’Urbanisme, une évaluation
environnementale est effectuée dans le cadre de l’élaboration du plan local d’urbanisme
au titre de l’article L414-4 du Code de l‘Environnement dès lors que le document entre
dans le champ d’application défini auxdits articles.
Champ d’application de l’évaluation environnementale
En l’absence de SCOT
Critères de superficie
et de population :
• territoire ≥ 5000 ha
• population ≥ 10.000 hab.
Saint-Jean-de-Fos :
• 1419 ha
• 1517 hab. en 2009
(1650 hab. estimés en 2012)
Nécessité d’une évaluation
environnementale :
NON
Critères de superficie des
ouvertures à l’urbanisation :
> 200 ha
Saint-Jean-de-Fos :
9,27 ha (toutes vocation
confondues)
Nécessité d’une évaluation
environnementale :
NON
PLU en zone de montagne
créant une UTN
Saint-Jean-de-Fos :
NON
Nécessité d’une évaluation
environnementale :
NON
PLU en zone littorale
créant des ouvertures à
l’urbanisation > 50 ha
Saint-Jean-de-Fos :
NON
Nécessité d’une évaluation
environnementale :
NON
En présence d’un site Natura 2000
PLU permettant la
réalisation de programmes
ou de projets de nature à
affecter de façon notable un
site Natura 2000
Saint-Jean-de-Fos :
• ZPS «Hautes Garrigues du
Montpelliérais»
• SIC «Gorges de l’Hérault»
Nécessité d’une évaluation
environnementale :
OUI
Concernant le plan local d’urbanisme de Saint-Jean-de-Fos, une évaluation
environnementale s’est avérée nécessaire au vu de l’impact potentiel de la mise en
oeuvre du plan sur les sites Natura 2000. L’évaluation environnementale fait l’objet
d’un document annexe au rapport de présentation. Elle a débouché sur la mise en
oeuvre de mesures de réduction (telles que le reclassement en zone naturelle des habitats
d’intérêt communautaire prioritaire, la préservation des nids d’hirondelles existants et la
préservation des murets de pierres sèches) et conclut à l’absence d’effets notables de la
mise en oeuvre du plan sur les sites Natura 2000.
1. Incidences du plan sur les équilibres écologiques et les ressources naturellesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 159
1. Incidences du plan sur les équilibres écologiques et les ressources naturelles
1.2 INCIDENCES SUR LA RESSOURCE EN EAU
La protection de la ressource en eau est devenue un enjeu fondamental du développement
durable. Elle appelle une anticipation et un engagement pour répondre à cet enjeu d'avenir.
Il convient de veiller à la protection de la ressource en eau contre toute source de
pollution, non seulement pour préserver cette ressource naturelle vitale pour la planète
mais également pour créer les conditions d'un approvisionnement en eau potable de
qualité et durable sur la commune.
Des risques d'incidences négatives sur la qualité de l’eau sont concomitants du
développement urbain. L'augmentation de la population et des activités font pression sur
les besoins en eau et les capacités des stations de traitement des eaux.
Le présent plan émet donc une série de mesures destinées à limiter et maîtriser les
incidences négatives de sa mise en oeuvre sur la ressource en eau.
1.2.1 Contribuer à l’objectif de bon état des masses d’eau superficielle et
souterraine
Situé dans le sous-bassin versant de l’Hérault, le territoire de Saint-Jean-de-Fos est
concerné par deux masses d’eau superficielle et par quatre masses d’eau souterraine
identifiées au SDAGE. L’objectif de bon état général de chacune de ces masses d’eau
est fixé à l’horizon 2015 (bien que l’objectif de bon état écologique de la masse d’eau
superficielle «Ruisseau de l’Avenc» soit fixé à l’horizon 2012).
Pour le présent plan, il s’agit dès lors de contribuer, à sa mesure, à l’objectif de bon état
général des masses d’eau. Cette contribution constitue l’une des orientations générales
du PADD en matière environnementale. Plusieurs mesures ont été déterminantes à cet
égard dans l’élaboration du plan local d’urbanisme :
• privilégier un classement des principaux cours d’eau et du couloir vert de l’Hérault en
zone non constructible afin d’éviter les modifications morphologiques ;
• classer en zone non constructible le périmètre de protection rapproché du captage de la
Meuse pour limiter les risques de pollutions de la nappe ; pour rappel, les périmètres de
protection des captages définis par arrêtés préfectoraux et les mesures réglementaires
afférentes sont constitutifs de servitudes d’utilité publique et sont, à ce titre, annexés au
présent plan ; en toutes hypothèses, il conviendra de s’y reporter pour une utilisation et
une occupation des sols conformes aux dispositions définies ;
• maîtriser l’assainissement pour ne pas compromettre la qualité du réseau hydrographique
superficiel comme souterrain par un phénomène d’eutrophisation.
1.2.2 Développer une gestion rationnelle de la consommation en eau
Mettre en adéquation la ressource et les besoins en eau potable
La mise en adéquation des projections d’évolution démographique avec les capacités de
production d’eau potable est impérative pour garantir l’accès de tous à la ressource sans
l’épuiser. Une surpopulation aurait des conséquences désastreuses sur la ressource et
l’environnement en général, la sursollicitation des ressources en eau étant susceptible
de porter un grave préjudice à la qualité des eaux et à l’équilibre quantitatif des masses
d’eau.
Sur la base d’une population sédentaire raccordée qui pourrait atteindre 4000 habitants
d’ici 10 ans selon le SDAEP, le débit autorisé du captage semble suffisant puisqu’il permet,
dans l’absolu, d’alimenter 9230 personnes sur la base d’une consommation quotidienne
moyenne de 195 litres par individu. Cette capacité est en adéquation avec les projections
démographiques ci-dessus mais elle est amputée par le rendement du réseau.
Si celui-ci permet, à court terme, d’accueillir 600 habitants permanents supplémentaires
sur le territoire syndical, le SDAEP préconise de procéder à des travaux d’amélioration
du réseau pour réduire les fuites et optimiser la capacité de production du réseau sans
nécessiter de nouvelles ressources. En effet, un rendement rapporté à 57% permettrait
d’alimenter les populations futures permanentes et estivales sur l’ensemble du syndicat.
À cet effet, la commune a fait procéder à des travaux sur le réseau d’eau potable (réparation
des fuites, changement de vieux compteurs, comptage de volumes sans comptage)
permettant d’améliorer son rendement (estimé à 53,5 % en 2012 contre 49 % en 2010).
La poursuite des travaux sur le réseau contribuera à l’amélioration des performances
du réseau. Le comptage des volumes non facturés permettra par ailleurs d’apprécier le
rendement réel du réseau.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 160
De son côté, la CCVH s’investit, avec divers partenaires dont le SIAEP DU Puits du Drac
et l’Agence de l’Eau, dans l’élaboration d’un schéma prospectif d’utilisation de la ressource
en eau visant notamment l’amélioration de l’efficience des ouvrages.
Une gestion économe de la ressource en eau
Les objectifs du SDAGE visent à économiser la ressource en eau. Le plan local d’urbanisme
détermine plusieurs mesures susceptibles de contribuer à une gestion économe de l’eau :
• exiger un raccordement des constructions au réseau public de distribution d’eau potable
afin de maîtriser et limiter les prélèvements individuels et permettre une gestion de la
demande ;
• privilégier la plantation dans les espaces publics et privés d’essences végétales adaptées
au climat local (plus économes en eau) ;
• encourager, dans les opérations d’ensemble, les dispositifs de récupération des eaux
pluviales afin de les réutiliser pour les besoins en eau hors consommation humaine
(arrosage, nettoyage, ...).
Hors PLU, la commune s’engage sur des mesures qui contribueront à économiser la
ressource :
• poursuivre les travaux d’entretien et d’amélioration du réseau (changement des vieux
compteurs, ...) pour maintenir et améliorer le rendement du réseau,
• mettre en service la borne sur la grue agricole permettant de limiter les prélèvements en
eau et d’exclure les usages non agricoles,
• maîtriser les usages communaux à destination de l’arrosage afin de limiter les
consommations et les pertes.
Une politique de gestion économe de la ressource en eau est par ailleurs conduite à
plus large échelle, sur la base du schéma prospectif de la CCVH dont les objectifs en la
matière sont les suivants :
• mise en place d’une politique de gestion concertée de la ressource avec un objectif
d’optimisation des usages actuels et futurs,
• maîtrise des consommations publiques des abonnés.
1.2.3 La compatibilité du plan avec les SDAGE et le SAGE
En application de l’article L123-1-9 du Code de l’Urbanisme, «Le plan local d’urbanisme
doit (...) être compatible avec les orientations fondamentales d’une gestion équilibrée de
la ressource en eau et les objectifs de qualité et de quantité des eaux définis par les
schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux en application de l’article
L212-1 du code de l’environnement ainsi qu’avec les objectifs de protection définis par
les schémas d’aménagement et de gestion des eaux en application de l’article L212-3 du
même code».
Le territoire de Saint-Jean-de-Fos entre dans le champ d’application du Schéma Directeur
d’Aménagement et de Gestion de l’Eau (SDAGE) Rhône - Méditerranée 2010-2015 entré
en vigueur le 17 décembre 2009 ainsi que dans celui du Schéma d’Aménagement et
de Gestion de l’Eau (SAGE) du bassin du fleuve de l’Hérault, approuvé par arrêté inter-
préfectoral du 8 novembre 2011.
Les tableaux ci-après mettent en évidence la compatibilité du plan avec le SDAGE et la
SAGE au regard de chacun de leurs objectifs respectifs.
1. Incidences du plan sur les équilibres écologiques et les ressources naturellesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 161
OBJECTIFS ET ACTIONS DU SDAGE ÉLÉMENTS PRIS EN COMPTE DANS LE PLU
Orientation 1 : privilégier la prévention et les interventions à la source pour plus d’efficacité
Inscrire le principe de prévention de façon systématique dans la conception des projets et les outils de planification locale
Le zonage du PLU prend en compte les risques d’inondations et le règlement encadre la gestion de l’eau pour chaque zone (articles 4)
Orientation 2 : concrétiser la mise en oeuvre du principe de non dégradation des milieux aquatiques
Élaborer chaque projet en visant la meilleure option environnementale compatible avec les exigences du développement durable
• Le zonage du PLU a été élaboré en fonction des sensibilités et des enjeux du territoire. Le projet communal permet le maintien du bon état écologique de l’Hérault au droit du périmètre communal et maintient le rôle des corridors écologiques aquatiques et terrestres. • La future extension des capacités de la STEP permettra la compatibilité entre le développement démographique de la commune et le respect des normes de rejets.
• Le règlement encadre la gestion de l’eau pour chaque zone (articles 4)
Orientation 3 : intégrer les dimensions sociale et économique dans la mise en oeuvre des objectifs environnementaux
Privilégier les financements efficaces, susceptibles d’engendrer des bénéfices et d’éviter certaines dépenses
Choix d’un compromis entre coût financier et moyen technique pour améliorer et augmenter les capacités de traitement de la STEP (études en cours sur la requalification de la lagune, redimensionnement à plus long terme, …)
Orientation 4 : organiser la synergie des acteurs pour la mise en oeuvre de véritables projets territoriaux de développement durable
Intégrer les différents enjeux de l’eau dans les projets d’aménagement du territoire
• Le projet communal s’insère dans une volonté forte des élus de préservation du patrimoine naturel, paysager, historique et culturel.
• Le développement raisonné des zones à urbaniser et la maîtrise de la gestion de l’eau par un cadrage au sein du règlement permet la prise en compte des enjeux de l’eau au travers du PLU.
Orientation 5 : lutter contre les pollutions, en mettant la priorité sur les pollutions toxiques et la protection de la santé
Poursuivre les efforts de lutte contre les pollutions d’origine domestique et industrielle > Adapter les conditions de rejet pour préserver les milieux récepteurs particulièrement sensibles aux pollutions
Études en cours pour améliorer et augmenter les capacités de traitement de la STEP (études en cours sur la requalification de la lagune, redimensionnement à plus long terme, …)
Lutter contre l’eutrophisation des milieux aquatiques
Préservation des haies en zones agricoles afin de lutter contre le lessivage et le ruissellement de l’azote, des nitrates et des produits phytosanitaires
Lutter contre la pollution par les pesticides par des changements conséquents dans les pratiques actuelles
> Inciter à l’adoption de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement
Orientation 6 : préserver et développer les fonctionnalités naturelles des bassins et des milieux aquatiques
Agir sur la morphologie et le décloisonnement pour préserver et restaurer les milieux aquatiques
> Préserver et/ou restaurer l’espace de bon fonctionnement des milieux > Préserver et restaurer les bords de cours d’eau et les boisements alluviaux
Le projet communal s’insère dans une volonté forte des élus de préservation du patrimoine naturel et paysager. Le lit et la ripisylve de l’Hérault et autres cours d’eau sont ainsi préservés au travers de la zone N et des EBC mis en place.
Prendre en compte, préserver et restaurer les zones humides
> Préserver les zones humides à l’amont des projets
Le lit et la ripisylve de l’Hérault et autres cours d’eau sont ainsi préservés au travers de la zone N et des EBC mis en place.
Intégrer la gestion des espèces faunistiques et floristiques dans les politiques de gestion de l’eau
> Identifier et préserver les secteurs d’intérêt patrimonial et les corridors écologiques > Favoriser les interventions préventives pour lutter contre les espèces exotiques envahissantes
• Le lit et la ripisylve de l’Hérault et autres cours d’eau, corridors écologiques aquatiques et terrestres sont ainsi préservés au travers de la zone N et des EBC mis en place. • Le règlement de zonage mentionne à titre préventif qu’il faut proscrire toute espèce floristique envahissante afin de ne pas favoriser la prolifération de ces mêmes espèces dans les zones A1, A2 et N au fil du temps.
COMPATIBILITÉ DU PLAN AVEC LES ORIENTATIONS FONDAMENTALES D’UNE GESTION ÉQUILIBRÉE DE LA RESSOURCE EN EAU ET LES OBJECTIFS DE QUALITÉ ET DE QUANTITÉ DES EAUX DÉFINIS PAR LE SDAGE RHÔNE MÉDITERRANÉE 2010-2015 (1/2)
1. Incidences du plan sur les équilibres écologiques et les ressources naturellesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 162
OBJECTIFS ET ACTIONS DU SDAGE ÉLÉMENTS PRIS EN COMPTE DANS LE PLU
Orientation 7 : atteindre et pérenniser l’équilibre quantitatif en améliorant le partage de la ressource en eau et en anticipant l’avenir
Promouvoir une véritable adéquation entre l’aménagement du territoire et la gestion des ressources en eau
• Les objectifs démographiques du PLU sont compatibles avec la ressource en eau disponible. Les zones à urbaniser sont conçues de manière à tendre vers une distribution équitable de la ressource en eau via l’adaptation du réseau de distribution d’eau potable.
• Le règlement du PLU prévoit la limitation de la consommation d’eau au travers du règlement de zonage avec l’incitation au choix d’espèces végétales locales peu consommatrices d’eau pour orner les espaces verts publics et privés et l’incitation à la réutilisation des eaux pluviales dans les opérations d’ensemble.
Orientation 8 : gérer les risques d’inondation en tenant compte du fonctionnement naturel des cours d’eau
Éviter d’aggraver la vulnérabilité en orientant l’urbanisation en dehors des zones à risque
• Prise en compte des périmètres du PPR Haute Vallée de l’Hérault Sud et du risque d’inondation des ruisseaux de l’Avenc, de l’Abus et des Fontenilles dans l’élaboration des zonages et de leurs règlements.
• Les nouvelles zones à urbaniser ne sont pas concernées par les zones inondables du PPRI.
OBJECTIFS ET ACTIONS DU SAGE ÉLÉMENTS PRIS EN COMPTE DANS LE PLU
Objectif 1 : mettre en oeuvre une gestion quantitative durable, permettant de satisfaire les usages et les milieux
> Améliorer les connaissances
> Organiser la gestion de la ressource
> Protéger quantitativement les ressources en eau
> Optimiser l’utilisation des ressources en eau
> Favoriser et promouvoir une utilisation économe de l’eau
• Le zonage du PLU prend en compte les risques d’inondations et le règlement encadre la gestion de l’eau pour chaque zone (articles 4).
• Les objectifs démographiques du PLU sont compatibles avec la ressource en eau disponible. • Les zones à urbaniser sont conçues de manière à tendre vers une distribution équitable de la ressource en eau via l’adaptation du réseau de distribution d’eau potable. • Le règlement du PLU prévoit la limitation de la consommation d’eau au travers du règlement de zonage avec l’incitation au choix d’espèces végétales locales peu consommatrices d’eau pour orner les espaces verts publics et privés et l’incitation à la réutilisation des eaux pluviales dans les opérations d’ensemble.
Objectif 2 : maintenir ou restaurer la qualité de la ressource et des milieux pour permettre l’expression de leur potentialité biologique et leur compatibilité avec les usages
> Améliorer les connaissances
> Définir les objectifs de qualité
> Protéger la qualité des ressources et des milieux
> Réduire et maîtriser les sources de pollution
> Maintenir ou restaurer les fonctionnalités des milieux aquatiques
• Préservation des haies en zones agricoles afin de lutter contre le lessivage et le ruissellement de l’azote, des nitrates et des produits phytosanitaires.
• Le projet communal s’insère dans une volonté forte des élus de préservation du patrimoine naturel et paysager. Le lit et la ripisylve de l’Hérault et autres cours d’eau sont ainsi préservés au travers de la zone N et des EBC mis en place.
Objectif 3 : limiter et mieux gérer le risque inondation
> Définir précisément l’aléa pluviométrique
> Mieux prendre en compte le risque pluvial
> Stabiliser ou diminuer la vulnérabilité
> Limiter et gérer l’aléa
> Limiter les érosions et la production d’embâcle
> Améliorer l’information, l’alerte et les secours
Les nouvelles zones à urbaniser ne sont pas concernées par le PPRI Haute Vallée de l’Hérault Sud.
Objectif 4 : développer l’action concertée et améliorer l’information
> Développer l’action concertée
> Améliorer l’information et le partage des connaissances
COMPATIBILITÉ DU PLAN AVEC LES ORIENTATIONS FONDAMENTALES D’UNE GESTION ÉQUILIBRÉE DE LA RESSOURCE EN EAU ET LES OBJECTIFS DE QUALITÉ ET DE QUANTITÉ DES EAUX DÉFINIS PAR LE SDAGE RHÔNE MÉDITERRANÉE 2010-2015 (1/2)
COMPATIBILITÉ DU PLAN AVEC LES OBJECTIFS DE PROTECTION DES EAUX DÉFINIS PAR LE SAGE DU FLEUVE HÉRAULT
1. Incidences du plan sur les équilibres écologiques et les ressources naturellesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 163
1.3 INCIDENCES SUR LE POTENTIEL AGRONOMIQUE DES SOLS
Le projet de territoire définit un objectif de préservation et de valorisation du potentiel
agronomique des sols qui tend à porter des incidences positives à son égard et permet de
réduire et compenser les incidences négatives.
1.3.1 Préserver le potentiel agronomique des sols
Le projet de territoire vise à assurer une gestion équilibrée entre le développement urbain
et la préservation des espaces à potentiel agronomique. Il s’agit d’éviter la compromission
qualitative de ces espaces par une maîtrise de la consommation foncière et du mitage.
À cette fin, le plan définit les mesures suivantes :
• instituer des zones agricoles au sens de l’article R123-7 du Code de l’Urbanisme qui
porte sur plus de 844 ha de terres cultivées ou à potentiel agronomique, soit près de 60 %
du territoire communal (la plus importante zone du plan en terme de surface) ;
• limiter les ouvertures à l’urbanisation et retenir un positionnement opportun au regard des
terres à meilleur potentiel définies par la cartographie des potentialités des sols établie par
l’INRA et le Cemagref (voir supra page 44), en privilégiant des ouvertures sur les espaces
de classe 3 ;
• déclasser la zone INA de la Coste pour restituer 9,41 ha à bon potentiel agronomique à
la zone agricole.
Il s’agit par ailleurs de maîtriser les nuisances et pollutions ponctuelles ou durables
susceptibles d’affecter la qualité des sols et en particulier le rejet des eaux usées (voir
infra page 172).
1.3.2 Valoriser le potentiel agronomique des sols
En parallèle de l’objectif de préservation, le projet de territoire mise sur une valorisation
des espaces à potentiel agronomique. L’activité agricole, multiséculaire sur ce terroir et
bénéficiant de labels de qualité pour ses productions et savoir-faire (AOC, AOP, IGP), doit
pouvoir se développer et contribuer à la dynamique économique de la commune.
Avec l’institution de la zone A2, 90 % de la zone A sont affectés au développement des
exploitations agricoles en y autorisant les constructions et installations nécessaires à
l’exploitation. Celles-ci sont limitativement énumérées par le règlement de la zone. Des
activités connexes à l’exploitation pourront également y être autorisées, en particulier
les activités d’agritourisme, afin de favoriser la diversification technico-économique des
exploitations et contribuer à leur développement et à leur pérennisation.
L’institution de la zone A1 de protection renforcée n’entre pas en conflit avec l’objectif de
valorisation du potentiel agronomique dans la mesure où elle ne concerne aucun siège
d’exploitation et où, à l’issue de l’enquête menée auprès des agriculteurs de la commune,
aucun projet de construction agricole n’a été formulé dans ce périmètre.
1.3.3 La consommation d’espaces agricoles
La principale incidence négative sur les espaces agricoles est une consommation de 4,20
ha de secteurs agricoles ou à potentiel agronomique sur les pourtours du village, à laquelle
s’ajoute une consommation de 9,62 ha à l’intérieur du village (zones AU à occupation
agricole et capacité résiduelle des zones U), soit 13,82 ha au total. Cette consommation
ne représente que 1,64 % de la zone A préservée au PLU et ne semble pas susceptible
de remettre en cause l’activité sur la commune. Elle est par ailleurs largement compensée
par la restitution du secteur de la Coste à la zone A (9,41 ha).
En tout état de cause, les incidences du plan seront appréciées par les organismes
spécialisés lors des consultations obligatoires prévues par le Code de l’Urbanisme dans
la cadre de l’élaboration du présent plan :
• en application de l’article L121-4 du Code de l’Urbanisme : association de la Chambre
d’Agriculture de l’Hérault à l’élaboration du plan local d’urbanisme ;
• en application des articles R123-17 du Code de l’Urbanisme et L112-3 du Code Rural
et de la Pêche maritime : avis de la Chambre d’Agriculture de l’Hérault et de l’Institut
national de l’origine et de la qualité (INAO) dans la mesure où le plan prévoit la réduction
d’espaces agricoles ;
• en application de l’article L123-6 du Code de l’Urbanisme : avis de la Commission
départementale de consommation des espaces agricoles (CDCEA) dans la mesure où,
la commune étant située en dehors du périmètre d’un schéma de cohérence territoriale
approuvé, le plan a pour conséquence une réduction des surfaces des zones agricoles. 1. Incidences du plan sur les équilibres écologiques et les ressources naturellesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 164
1.4 INCIDENCES SUR LA MAÎTRISE DE L’ÉNERGIE
La maîtrise de l’énergie et la production énergétique à partir de sources renouvelables
constituent deux objectifs assignés aux documents d’urbanisme par la loi n°2010-788 du
12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement (dite Grenelle II).
1.4.1 Les mesures tendant à la maîtrise et à l’économie d’énergie
Afin de contribuer à l’économie des énergies fossiles, le présent plan porte un projet de
territoire visant à limiter les parcours automobiles :
• privilégier le renouvellement urbain pour bénéficier des réseaux viaires existants,
• privilégier le principe de continuité et de compacité dans le développement de
l’urbanisation,
• soutenir le développement économique pour renforcer l’emploi local et rapprocher les
lieux de vie et les lieux d’emploi.
Par ailleurs, il s’agit de favoriser les modes doux de déplacements :
• prévoir l’aménagement d’un cheminement piéton à l’occasion de la réalisation du
contournement du village et de la requalification de l’avenue Pierre-Razimbaud,
• imposer l’aménagement de circulations piétonnes dans les opérations de logements,
• instituer des obligations de réalisation de parkings pour les véhicules deux-roues aux
abords des établissements ouverts au public.
1.4.2 Les mesures tendant à promouvoir le recours aux énergies renouvelables
• permettre un assouplissement des règles d’aspect extérieur pour les constructions
favorisant les pratiques de constructions environnementales et bioclimatiques (HQE,
maisons passives, BBC, BEPOS, éco-quartiers, ...) ;
• encourager, dans les opérations d’ensemble, les dispositifs de récupération des eaux
pluviales afin de les recycler pour les besoins en eau hors consommation humaine
(arrosage, nettoyage, ...).
Concernant l’énergie éolienne, aucune zone de développement de l’éolien n’est prévue
sur le territoire communal. L’édification d’éoliennes particulières reste autorisée dans le
cadre de la réglementation en vigueur (R421-1, R421-2 et R421-9 du Code de l’Urbanisme
et autres législations spécifiques).
De la même manière, les ouvrages de production d’électricité à partir de l’énergie solaire
installés sur le sol peuvent être mis en oeuvre dans les conditions prévues aux articles
susvisés et autres législations spécifiques.
1. Incidences du plan sur les équilibres écologiques et les ressources naturellesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 165
2. Incidences du plan sur le patrimoine paysagerCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 166
Les dispositions du plan local d’urbanisme prennent en compte les objectifs de
développement qui s’inscrivent naturellement dans la géographie communale en intégrant
les éléments caractéristiques et en les mettant en valeur par la prise en compte de la
qualité des paysages.
La commune s’engage dans la préservation et la mise en valeur de son patrimoine naturel
et de l’environnement. Les objectifs de préservation de l’environnement ont conduit à la
recherche d’un équilibre entre le milieu naturel d’une part et les espaces urbains d’autre
part. L’inscription de zones d’urbanisation future a pu être retenue avec la prise en compte
des conditions de leur intégration dans l’environnement. Le principe est de conserver
l’identité paysagère de Saint-Jean-de-Fos tout en favorisant l’évolution socio-économique
de la commune.
2.1 INCIDENCES SUR LES PAYSAGES NATURELS ET FORESTIERS
Le territoire communal bénéficie de vastes ensembles naturels et forestiers qui constituent
un formidable patrimoine paysager. Ces espaces jouent avec le relief pour offrir de vastes
panoramas qui forment un cadre de qualité pour l’urbanisation comme autant de fonds de
scène verts.
Le projet de territoire vise à sauvegarder les éléments forts du paysage naturel et les
grandes entités naturelles et forestières qui constituent les fondements paysagers de
Saint-Jean-de-Fos à travers une série de mesures spécifiques :
• instituer une zone naturelle et forestière (N) sur les espaces forestiers des monts de Saint-
Guilhem et le couloir vert de l’Hérault, avec un règlement appliquant une inconstructibilité
de principe (y compris les bâtiments nécessaires aux exploitations agricoles) afin d’éviter
le mitage et les opérations de défrichement ; représentant plus de 476 ha soit un tiers du
territoire communal, cette zone exprime les sensibilités environnementales du territoire ;
• instituer des espaces boisés classés sur les ripisylves qui sont susceptibles de
défrichement ;
• procéder à des «déclassements» dans les zones constructibles du POS pour les restituer
aux espaces naturels, notamment sur les secteurs en bordure de l’Hérault ;
• éviter de créer des interfaces forêt / urbain de manière à ne pas augmenter la vulnérabilité
des espaces forestiers au risque incendie.
2.2 INCIDENCES SUR LES PAYSAGES AGRICOLES
Les paysages agricoles qui caractérisent le coteau et la plaine de l’Hérault stigmatisent
l’identité rurale du territoire communal. Les espaces agricoles, non bâtis, sont favorables
à une ouverture visuelle et à un cadre de qualité pour le village.
Si l’agriculture participe à l’économie et au développement de la commune, elle constitue
également un moyen efficace d’entretien du paysage.
Le projet de territoire vise à préserver la qualité des paysages agricoles :
• instituer une zone agricole de plus de 844 ha, permettant de circonscrire l’urbanisation
des espaces cultivés ou à potentiel agronomique ; représentant près de 60 % du territoire
communal, cette proportion révèle les fondements d’un paysage composé de cultures qui
mettent en valeur le cadre bâti et les perspectives paysagères ;
• renforcer la protection paysagère des espaces agricoles péri-urbains par l’institution de
la zone A1 (voir page suivante) ;
• définir un projet de territoire limitant la consommation d’espaces agricoles en privilégiant
le renouvellement urbain ;
• exiger le maintien (ou le remplacement) des plantations existantes (telles que les linéaires
de haies, les bosquets, les ripisylves ou les arbres isolés) afin de préserver les motifs
paysagers qui animent les espaces agricoles ;
• instituer des espaces boisés classés sur les îlots boisés du coteau et de la plaine qui
animent et valorisent les paysages agricoles ;
• préserver les éléments remarquables du petit patrimoine rural et vernaculaire, tels que
les mazets, en interdisant toute extension et tout changement de destination susceptibles
de préjudicier à leur nature et à leurs caractéristiques architecturales ;
• établir un dialogue végétal entre les franges urbaines du village et les espaces agricoles
périphériques en interdisant l’implantation des constructions en limite séparative et en
favorisant les plantations ;
• limiter les hauteurs et maîtriser l’aspect extérieur des constructions susceptibles d’être
édifiées en zone agricole pour ne pas préjudicier aux perspectives paysagères ;
• favoriser un accompagnement végétal des constructions et l’aménagement d’écrans
végétaux permettant une meilleure intégration au site et aux perspectives.
2. Incidences du plan sur le patrimoine paysagerCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 167
2.3 INCIDENCES SUR LES PAYSAGES BÂTIS ET PÉRI-URBAINS
La préservation de la silhouette villageoise et des perspectives sur le village
Le centre ancien est implanté sur un petit relief dominant l’Hérault. Les extensions contemporaines se
sont réparties en contre-bas du village médiéval vers la plaine agricole. Le bâti marque un mouvement
ascensionnel dont le clocher de l’église constitue le point haut. C’est cette caractéristique qu’il convient
de conserver dans le cadre de l’élaboration du plan local d’urbanisme.
Les ouvertures à l’urbanisation sont délimitées suivant la logique de développement historique de la
commune épousant les formes actuelles de la tâche urbaine en remodelant toutefois la forme urbaine.
Dans les extensions, la hauteur des constructions est maîtrisée de façon à limiter les préjudices visuels
sur les perspectives donnant sur le village.
Le village est par ailleurs ceint par une bande agricole inconstructible (zone A1) visant à empêcher le mitage
des abords du village et des premiers reliefs des monts de Saint-Guilhem. Cette zone agricole inconstructible
permettra, d’une part, de valoriser le paysage agricole aux abords du village en maintenant les aménités
entre le village et les espaces cultivés périphériques, d’autre part, de préserver les perspectives sur le
village dont la silhouette constitue à la fois une identité mais également un patrimoine qu’il convient de
protéger. En effet, les constructions agricoles pourraient préjudicier aux vues remarquables sur le village
depuis les routes et chemins. Les seules structures verticales qui ponctueront les perspectives seront les
arbres hauts. La délimitation de la bande inconstructible a fait l’objet d’une étude de terrain associant les
services du STAP, à partir des perspectives sur le village offertes depuis les routes départementales. Ce
classement ne saurait s’interpréter comme une réserve foncière pour le développement futur du village
mais plutôt comme un réel dispositif de protection du patrimoine dans la durée.
Perception horizontale
Perception
verticale
Perception
aérienne
Circulade
Village
La silhouette villageoise, préservée dans sa morphologie générale, dans ses perceptions aérienne, horizontale et verticale
N
zones constructibles (U et AU)
ouvertures à l’urbanisation
2. Incidences du plan sur le patrimoine paysagerCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 168
L’insertion paysagère des constructions
L’insertion paysagère des constructions est un enjeu paysager de premier ordre : la maîtrise de
l’impact visuel des constructions sur l’environnement naturel et bâti est organisée par les dispositions
du règlement. Le plan trouve ainsi des réponses adaptées et inscrit son projet urbain dans un cadre
paysager préservé et maîtrisé.
Les contraintes de l’insertion environnementale des constructions s’expriment principalement aux
travers de prescriptions architecturales. Le règlement s’efforce de maintenir le caractère pittoresque
et l’harmonie du patrimoine bâti. Il impose une série de conditions tenant à l’aspect extérieur des
constructions dans un souci de respect de l’environnement et de préservation des paysages naturels
et urbains.
Les constructions et installations nouvelles doivent s’intégrer harmonieusement dans l’environnement
bâti de façon à créer une homogénéité architecturale avec les autres constructions et respecter les
critères d’insertion dans l’environnement.
La hauteur des constructions dans les zones constructibles est limitée de façon à ne pas dépasser
les seuils de co-visibilité avec les sites environnants et la silhouette villageoise.
L’implantation, le volume, les couleurs des façades, les matériaux utilisés et les clôtures font l’objet
de dispositions spécifiques.
L’accompagnement végétal des constructions est favorisé par le règlement pour favoriser la nature
en ville et mêler le minéral au végétal : végétalisation des espaces libres privatifs, encouragement à
la plantation d’oliviers dans les ouvertures à l’urbanisation pour créer un dialogue avec les espaces
agricoles alentours, réalisation d’espaces plantés dans les opérations d’ensemble sur un minimum
de 15 % de la surface de l’opération, ...
Le maintien de la qualité des entrées de ville
Le plan prévoit des emplacements réservés sur les trois routes départementales (RD 141, RD 4 et
RD 9E2) donnant accès au village afin de favoriser leur requalification qui s’attachera à conforter le
caractère des entrées de village.
2.4 INCIDENCES SUR LES SITES CLASSÉS
Les sites classés des Gorges de l’Hérault et de la Grotte de Clamouse font l’objet d’un classement en
zone N, ou en zone A1 sur les pourtours agricoles du village, afin d’assurer une stricte préservation
des caractères et des qualités qui justifient leur classement.
L’extension du Mas Saint-Raphaël : une intégration paysagère discrète
Des constructions basses et végétalisées
pour respecter les seuils paysagers et les perspectives
Des extensions pavillonnaires intégrées dans l’environnement urbain
2. Incidences du plan sur le patrimoine paysagerCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 169
3. Incidences du plan sur les risques et les nuisancesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 170
3. Incidences du plan sur les risques et les nuisances
3.1 INCIDENCES SUR LES RISQUES NATURELS
À titre préliminaire, il faut noter qu’au regard de l’information et de la gestion préventive
des risques, la municipalité n’a pas encore fait établir de Plan Communal de Sauvegarde
(PCS) ni de Document d’information communal sur les risques majeurs (Dicrim).
La prise en compte des risques naturels dans l’élaboration du présent plan s’appuie sur
les différents études, schémas, plans et doctrines existants ainsi que sur l’état initial de
l’environnement. Érigée au rang des orientations générales du PADD, elle a servi de
postulat à l’établissement du zonage et trouve sa traduction dans les prescriptions du
règlement. Le présent plan vise à limiter l’exposition aux risques des populations et des
biens et, le cas échéant, à définir les mesures de nature à maîtriser ou réduire le risque.
Il trouve son prolongement, le cas échéant, dans le respect des arrêtés préfectoraux
applicables en la matière.
3.1.1 Le risque d’inondation
Le Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) de la Haute Vallée de l’Hérault
Sud, approuvé par arrêté préfectoral du 11 juin 2007, localise les emprises inondables,
identifie leur niveau d’aléa et définit les mesures réglementaires afférentes (interdictions,
conditions, mesures préventives).
Le PPRI a constitué un paramètre déterminant dans l’élaboration du plan et y trouve sa
traduction tant sur le fond que sur la forme :
• les ouvertures à l’urbanisation sont effectuées en dehors des emprises inondables
identifiées par le PPRI ;
• des reclassements en zone naturelle de zones constructibles ou agricoles du POS sont
effectués au niveau des emprises les plus gravement soumises au risque (zones R), en
application de la doctrine de l’État pour traduire les interdictions émanant du PPRI ;
• les zones inondables sont identifiées au documents graphiques au titre de l’article R123-
11 b) du Code de l’Urbanisme pour une meilleure lisibilité du risque ;
• le règlement de chacune des zones concernées par un risque d’inondation identifié
renvoie de manière explicite aux prescriptions réglementaires du PPRI ; il conviendra en
toute hypothèse de se référer et de se conformer à ces prescriptions ;
• le PPRI est annexé au plan en application de l’article R123-14 1° du Code de l’Urbanisme
en tant qu’il constitue une servitude d’utilité publique.
Par ailleurs, une connaissance empirique ou scientifique du risque d’inondation sur des
secteurs non identifiés par le PPRI a déterminé les dispositions suivantes :
• reclassement en zone naturelle de l’ancien site d’extraction d’argile situé au coeur du
village (classé en zone constructible au POS) et vulnérable à l’inondation par effet de
stockage des eaux de ruissellement ;
• définition de marges de recul des constructions aux abords du ruisseau de l’Abus (10
mètres), des ravins affluents et du chemin du Réservoir (5 mètres) en application des
préconisations de l’étude SERI sur les ruissellements pluviaux ;
• dans les marges définies, sont interdites :
- les constructions et installations nouvelles,
- les clôtures en dur (car non perméables aux écoulements),
- les remblais,
- la reconstruction à l’identique d’une construction sinistrée lorsque la cause du sinistre
est l’inondation, sauf à mettre en oeuvre des mesures de réduction de vulnérabilité de la
construction (création d’un plancher refuge, mise en place de batardeaux, ouvertures en
toiture pour l’évacuation, ...)
- l’extension des constructions existantes sauf si les travaux ont pour objet ou pour effet
de réduire la vulnérabilité des constructions au risque (création d’un plancher refuge, ...).
La gestion des eaux pluviales
Au niveau des zones constructibles, l’artificialisation des sols est susceptible d’augmenter
le phénomène de ruissellement et d’augmenter les débits déversés dans les exutoires
naturels. Le plan définit les mesures préventives et de gestion destinées à maîtriser le
risque :
• maintenir des espaces libres non imperméabilisés laissant les eaux pluviales pénétrer
le sol et minimisant le phénomène de ruissellement (à la faveur, le cas échéant, d’une
limitation du COS et/ou de l’emprise au sol des constructions) ;
• gérer, pour chaque construction ou chaque opération, les eaux pluviales par les
aménagements et dispositifs adéquats en fonction de la présence ou non du réseau de
collecte d’eaux pluviales.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 171
Concernant la gestion des eaux pluviales aux abords des routes départementales, les
Dispositions Générales du règlement rappellent les préconisations faites par le Conseil
Général de l’Hérault. En particulier, le rejet d’eaux pluviales d’origine urbaine dans les
fossés des routes départementales doivent faire l’objet d’une demande d’autorisation
auprès de l’administration départementale.
L’ensemble de ces dispositions est de nature à n’induire aucune incidence négative sur
l’environnement au regard du risque d’inondation et permet, au delà, une meilleure gestion
du risque.
3.1.2 Le risque d’incendie de forêt
La commune est classée en risque faible « feu de forêt » au Dossier Départemental des
Risques Majeurs (DDRM) bien que certains secteurs forestiers connaissent un aléa très
fort localement. Le développement de l’urbanisation et des infrastructures de transport
terrestre est un facteur de risque aggravant car il multiplie les risques de départ de feu.
Par ailleurs, il accroît les populations et les biens exposés au risque d’incendie.
La prise en compte du risque d’incendie de forêt a conduit à la mise en oeuvre de mesures
préventives pendant la phase d’élaboration du zonage :
• identifier les zones les plus exposées au risque pour délimiter les ouvertures à
l’urbanisation en retrait des zones forestières afin de limiter les risques de départ de feu
et la propagation des incendies depuis les zones habitées vers les zones boisées et
réciproquement.
De cette façon, il n’existe pas d’interface directe entre les espaces urbains et les espaces
boisés vulnérables à l’incendie de forêt, les espaces agricoles constituant des zones
tampon / coupure de combustible évitant la propagation du feu.
Au niveau du règlement :
• imposer un accès à toute construction répondant aux exigences du passage des engins
de lutte contre les incendies ;
• annexer au règlement les prescriptions techniques du SDI) de l’Hérault relatives aux
contraintes liées à l’accessibilité des engins de secours, à l’organisation de la défense
incendie et à la prise en compte des risques majeurs.
3. Incidences du plan sur les risques et les nuisances
Comme en matière d’inondation, la mise en oeuvre du plan ne produit pas d’incidences
négatives sur l’environnement au regard du risque d’incendie de forêt et permet au
contraire une meilleure prise en compte du risque.
Pour autant, plusieurs poteaux sont connectés à des conduites dont le diamètre (63
mm) est sous-dimensionné pour assurer un débit suffisant pour la lutte contre l’incendie,
nécessitant un renforcement de ces canalisations.
Il revient en toutes hypothèses aux propriétaires fonciers de respecter les conditions
d’emploi du feu et les obligations en matière de débroussaillement et de maintien en état
débroussaillé déterminées par l’arrêté préfectoral n°2004-01-907 du 13 avril 2004 modifié
par l’arrêté préfectoral n°2005-01-539 du 7 mars 2005 et l’arrêté n° 2007-1-703 du 4 avril
2007 relatifs à la prévention des incendies de forêt «débroussaillement et maintien en état
débroussaillé».
3.1.3 Le risque de mouvement de terrain
La prise en compte du risque de mouvement de terrain se manifeste à deux égards en vue
de sécuriser les populations et les biens contre le risque :
• positionner les ouvertures à l’urbanisation hors des secteurs présentant un risque identifié
de glissement de terrain ou de chute de blocs ;
• définir en annexe du règlement les mesures constructives nécessaires à la gestion du
phénomène de retrait-gonflement des argiles dans les zones à risque repérées sur les
documents graphiques.
3.1.4 Le risque sismique
Le règlement rappelle que le classement du territoire communal en zone sismique de
catégorie 2 (sismicité faible) induit la mise en oeuvre d’une série de règles de construction
parasismiques applicables aux bâtiments nouveaux et aux bâtiments anciens (dans
certaines conditions) déterminées par l’arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification
et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite «à
risque normal».Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 172
3.2 INCIDENCES SUR LES NUISANCES
Le développement de l’urbanisation est concomitant d’un accroissement des pressions
et nuisances portées à l’environnement. Conformément à l’article L121-1 du Code de
l’Urbanisme, le présent plan doit déterminer les conditions permettant d’assurer, dans
le respect des objectifs du développement durable, la prévention des pollutions et des
nuisances de toute nature.
3.2.1 La gestion des eaux usées
La croissance démographique et le développement des activités engendrent une
augmentation de la production d’eaux usées. Le rejet des eaux usées sans traitement
préalable est de nature à porter une pollution ponctuelle ou durable au milieu, altérant
la qualité des eaux superficielles comme souterraines, des sols, des sous-sols et de la
biodiversité avec les risques sanitaires et dégâts environnementaux induits. La maîtrise
des eaux usées constitue donc une préoccupation de premier ordre dans le présent
document.
La commune est équipée d’une station d’épuration mais certains dysfonctionnements
entament son efficacité. Par ailleurs, le capacité de traitement s’avère insuffisante au regard
des perspectives de croissance démographique. Le Schéma Directeur d’Assainissement
établit les travaux nécessaires à l’optimisation du réseau et au renouvellement de la station
d’épuration sur une échéance 2012-2017.
Dans l’attente de sa livraison, la commune va engager des travaux de requalification de
la lagune afin d’améliorer le processus de traitement des eaux usées en phase transitoire
pour permettre un développement résidentiel à court terme. La Direction de l’assistance
technique du Pôle Développement Durable du Conseil Général s’est engagée à apporter
l’assistance nécessaire pour faire un bilan du fonctionnement de la station et définir un
cahier des charges de consultation de maîtrise d’oeuvre pour la requalification du système
(lettre du président du Pôle Développement Durable en date du 21 décembre 2012).
3. Incidences du plan sur les risques et les nuisances
Au niveau du plan local d’urbanisme, des mesures spécifiques tendent à une gestion
intégrée et efficace de l’assainissement :
• définir dans le règlement les modalités d’assainissement zone par zone (articles 4 et
5) en fonction du zonage d’assainissement établi en application de l’article L2224-10 du
Code Général des Collectivités Territoriales ;
• privilégier des ouvertures à l’urbanisation dans les secteurs d’assainissement collectif
pour garantir la collecte et le traitement des effluents par la station d’épuration et limiter
les équipements sanitaires autonomes ;
• phaser l’urbanisation des développements urbains en fonction des travaux projetés sur la
station d’épuration pour mettre en adéquation les capacités de la station et les évolutions
démographiques :
- phase 1 (court terme) : les travaux de requalification de la lagune à entreprendre en
2013 permettront d’améliorer l’abattement de la pollution et ainsi d’optimiser la capacité
résiduelle de la station estimée à 600 EH et 300 EH en charge organique ; la station
pourra ainsi absorber les effluents produits par la population accueillie à court terme,
estimée à 115 EH, soit 1115 EH au total pour une capacité nominale de 1600 EH et 1300
EH en charge organique (voir tableau ci-après) ;
- phase 2 (moyen/long terme) : le redimensionnement de la station d’épuration, au terme
duquel la capacité de traitement sera portée à 2500 EH et 2250 EH en charge organique,
permettra d’absorber les effluents produits par la population accueillie à moyen/long terme,
estimée à 115 EH soit 1230 EH au total (voir tableau ci-après) ; dans cette perspective,
l’ouverture à l’urbanisation des zones 2AU est assujettie à la mise en service de la station
redimensionnée ; le redimensionnement de la capacité de la STEP s’apprécie également
sur une échelle de temps excédant celle du PLU et constitue déjà une anticipation d’une
éventuelle croissance démographique à plus longue échéance ;
• appliquer des périmètres inconstructibles d’une largeur de 100 mètres autour des
ouvrages épuratoires existants et projetés (la station d’épuration et les emplacements
réservés pour son redimensionnement et le bassin d’évaporation de la cave coopérative)
afin de se prémunir des nuisances potentielles (notamment olfactives) vis-à-vis des
premières habitations.Commune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 173
PHASE 1
Court terme
requalification de la lagune
PHASE 2
Moyen/long terme
redimensionnement de la station
Répartition
nouveaux
logements
Effectif
de logements
correspondant
Équivalent
-Habitants
Répartition
nouveaux
logements
Effectif
de logements
correspondant
Équivalent
-Habitants
1. Population hydraulique à raccorder - 80 log. 115 EH - 80 log. 115 EH
UCa 0 % 0 0 100 % 20 log. 30 EH
1AU 100 % 50 log. 70 EH 0 % 0 0
2AU 0 % 0 0 100 % 30 log. 40 EH
Logements vacants à réinvestir 50 % 10 log. 15 EH 50 % 10 log. 15 EH
Capacité résiduelle des zones U 50 % 20 log. 30 EH 50 % 20 log. 30 EH
2. Population hydraulique déjà raccordée 1000 EH 1115 EH
TOTAL 1+2 1115 EH 1230 EH
Capacité nominale STEP 1600 EH 2500 EH
Capacité charge organique STEP 1300 EH 2250 EH
Adéquation besoins / capacité OUI OUI
3. Incidences du plan sur les risques et les nuisances
EAUX USÉES :
L’ADÉQUATION DES BESOINS ET DES CAPACITÉS DE TRAITEMENT EN FONCTION DU PHASAGE DE L’URBANISATION
Fonctionnement en limite haute de la charge
organique potentiellement acceptable
ayant déterminé la nécessité de
redimensionnement de la capacité de
traitement de la station à moyen termeCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 174
3.2.2 La gestion des déchets ménagers
L’essor démographique et le développement urbain induisent une augmentation des
déchets ménagers. Comme les eaux usées, les déchets ménagers sont susceptibles
d’impacter lourdement la qualité de l’environnement et nécessitent une gestion efficace.
La collecte et le traitement des déchets relèvent de la compétence du Syndicat Centre
Hérault, engagé dans la mise en oeuvre d’une collecte sélective. Ces filières restent
organisées conformément au Plan départemental d’élimination des déchets ménagers
et assimilés de l’Hérault révisé par arrêté préfectoral n°2002-1-1333 en date du 19 mars
2002.
3.2.3 Les nuisances sonores
Les infrastructures de transports terrestres sont génératrices de nuisances sonores plus
ou moins importantes selon le trafic qu’elles supportent.
À Saint-Jean-de-Fos, aucune infrastructure routière ne fait l’objet d’un classement «bruit»
au titre par des arrêtés préfectoraux applicables en la matière dans le département.
Globalement, la tranquillité sonore valorise le cadre de vie de la commune.
Le projet de contournement Est du coeur de village n’a pas vocation à devenir un axe
de grande circulation mais il sera amené à supporter un trafic quotidien de transit plus
important et la tranquillité des riverains pourrait s’en trouver troublée. Le cas échéant, son
aménagement devra se conformer aux dispositions du décret n°95-22 du 9 janvier 1995
relatif à la limitation du bruit des aménagements et infrastructures de transports terrestres
de façon à ne pas créer des nuisances sonores excessives sur cet axe.
En tout état de cause, le nouveau projet de territoire mise sur le développement des
déplacements piétons pour contribuer à la réduction des pollutions sonores dans la
commune.
3.2.4 La préservation de la qualité de l’air et la prévention des pollutions
atmosphériques
En l’absence d’activités générant des pollutions atmosphériques sur la commune comme
sur l’ensemble du territoire intercommunal, l’indice de la qualité de l’air est localement
plutôt bon.
Depuis la loi de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement
du 3 août 2009 (dite Grenelle I), l’action des collectivités publiques en matière d’utilisation
du sol doit s’inscrire dans une démarche de réduction des émissions des gaz à effet de
serre. La loi portant engagement national pour l’environnement du 12 juillet 2010 (dite
Grenelle II) prescrit aux documents d’urbanisme d’assurer la réduction des émissions de
gaz à effet de serre et la préservation de la qualité de l’air.
Le présent plan s’inscrit dans cette démarche en prenant des mesures favorables à la
rationalisation des déplacements et au développement des modes de déplacement doux.
On se reportera aux mesures mises en oeuvre pour maîtriser la consommation d’énergies
fossiles (voir supra page 164).
Par ailleurs, le plan encourage la végétalisation du tissu urbain et des aménagements
routiers comme élément de contribution à l’absorption des gaz à effet de serre.
3. Incidences du plan sur les risques et les nuisancesCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 175
4. L’articulation du plan avec les plans
et programmes supra-communauxCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 176
En application des articles L111-1-1 et L123-1-9 du Code de l’Urbanisme, les plans
locaux d’urbanisme doivent être compatibles, le cas échéant, avec une série de plans
et programmes supra-communaux qui s’imposent à eux dans la hiérarchie des normes
d’urbanisme, tels que les schémas de cohérence territoriale (SCOT), les chartes des
parcs naturels régionaux et des parcs nationaux, les schémas régionaux de cohérence
écologique (SRCE), les plans climat-énergie territoriaux (PCET), les programmes locaux
de l’habitat (PLH), les plans de déplacements urbains (PDU), ...
Certains organismes gérant ou organisant le cadre de vie du territoire ont un rôle dans le
développement du territoire. Sans avoir de plans ou programmes à portée réglementaire,
ils peuvent être consultés pour une bonne gestion du territoire et de son projet de
développement.
4. L’articulation du plan avec les plans et programmes supra-communauxCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 177
PLAN OU PROGRAMME ÉTAT D’AVANCEMENT ORIENTATIONS / OBJECTIFS ÉLÉMENTS PRIS EN COMPTE DANS LE PLU
Schéma Directeur
d’Aménagement et de Gestion
des Eaux :
SDAGE Rhône Méditerranée
2010-2015
entrée en vigueur
le 17.12.2009 8 orientations
Les orientations du SDAGE sont prises en compte au travers de
l’élaboration des orientations du PADD, du plan, du zonage et du
règlement (voir supra pages 161 et 162)
Schéma de Cohérence
Territoriale :
SCOT Pays Coeur d’Hérault
en cours de création
Aucun pour le moment, mais suite à l’approbation du SCOT, le PLU
devra, si nécessaire, faire l’objet d’une procédure de mise en com-
patibilité
Schéma d’Aménagement et de
Gestion des Eaux :
SAGE du fleuve Hérault
approuvé par
arrêté inter-préfectoral
du 08.11.2011
• Mettre en oeuvre une gestion quantitative durable, permettant
de
satisfaire les usages et les milieux
• Maintenir ou restaurer la qualité de la ressource et des milieux
pour permettre l’expression de leur potentialité biologique et
leur compatibilité avec les usages
• Limiter et mieux gérer le risque inondation
• Développer l’action concertée et améliorer l’information
Les orientations du SAGE sont prises en compte au travers de
l’élaboration des orientations du PADD, du plan, du zonage et du
règlement (voir supra pages 161 et 162)
Programme Local de l’Habitat :
PLH de la Communauté de
Communes de la Vallée de
l’Hérault
adopté par délibération
du 18.02.2008
modifié par délibération
du 27.09.2010
révision en cours
• Transcription des objectifs de production du PLH dans les
documents d’urbanisme
• Recours aux procédures d’aménagement concerté
• Mobilisation des outils permettant la constitution de réserves
foncières
• Diversification de l’offre en logement et des modes d’habitat à
travers la réalisation d’opérations de logements groupés
• Création de secteurs de mixité sociale permettant la création de
logements aidés
Plan de Prévention des Risques
d’Inondation :
PPRI «Haute Vallée de l’Hérault
Sud»
approuvé par
arrêté préfectoral
du 11.06.2007
• Amélioration des connaissances et du renforcement de la
culture du risque
• Amélioration de la surveillance des crues et de la prévision et
de l’alerte
• Élaboration des PPRi et d’actions de réduction de la
vulnérabilité
• Amélioration de la gestion dynamique des cours d’eau et de la
restauration des zones d’expansion des crues
• Aménagement de protection localisée des lieux habités
• Classement en zone naturelle des zones inondables R et RU
• Positionnement des ouvertures à l’urbanisation hors des zones
inondables BU
• Renvoi au règlement du PPRI (interdictions, autorisations sous
conditions et mesures constructives)
• Mise en annexe du PPRI en tant que servitude d’utilité publique
ZPS FR 9112004
« Hautes garrigues du
Montpelliérais »
DOCOB : diagnostic en
cours d’élaboration
• Prise en compte du périmètre des sites Natura 2000 et de leurs
richesses patrimoniales
• Évaluation environnementale (L121-10 et R121-14 du Code de
l’Urbanisme, L414-4 du Code de l’Environnement)
• Classement en zone naturelle des habitats prioritaires d’intérêt
communautaire
• Définition de mesures de réduction des incidences de la mise en
oeuvre du PLU sur l’environnement (préservation des plantations
existantes, des murets de pierres sèches comme habitats naturels,
des nids d’hirondelles, interdiction d’introduire des espèces
végétales exogènes et envahissantes, favoriser les modes doux de
déplacement et le recours aux énergies renouvelables, ...)
SIC FR 9101388
« Gorges de l’Hérault »
DOCOB: plan d’actions
en cours d’élaboration
PRISE EN COMPTE DES PLANS ET PROGRAMMES SUPRA-COMMUNAUX (1/2)
4. L’articulation du plan avec les plans et programmes supra-communauxCommune de Saint-Jean-de-Fos Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation Janvier 2013 178
PLAN OU PROGRAMME ÉTAT D’AVANCEMENT ORIENTATIONS / OBJECTIFS ÉLÉMENTS PRIS EN COMPTE DANS LE PLU
Schéma Régional de Cohérence
Écologique :
SRCE Languedoc-Roussillon
en cours d’élaboration • Par anticipation, définition et prise en compte de la trame verte et bleue et des corridors écologiques du territoire communal
Charte de développement
durable :
Pays Coeur d’Hérault
approuvée en février
2003
• L’organisation et l’union des acteurs du territoire
• Un urbanisme cohérent harmonieux, maîtrisé et intégré
• La qualité de vie et la cohésion sociale
• La création d’emplois et de richesses localement
Les orientations 2 et 3 sont prises en compte au travers de
l’élaboration des orientations du PLU, du plan de zonage, du
règlement d’urbanisme.
Contrat de rivière :
Fleuve Hérault en cours d’élaboration
• Un principe de préservation de l’Hérault (qualité chimique et
écologique) et de son patrimoine naturel a été pris en compte afin
d’anticiper les objectifs du contrat de rivière
Schéma Directeur de Partage de
la Ressource en Eau
sur le bassin de l’Hérault
en cours d’élaboration
• Les objectifs démographiques du PLU sont compatibles avec la
ressource en eau disponible.
• Les zones à urbaniser sont conçues de manière à tendre vers
une distribution équitable de la ressource en eau via l’adaptation du
réseau de distribution d’eau potable
• Mesure d’encouragement à la réutilisation des eaux de pluie dans
les opérations d’ensemble pour les usages en eau non domestique
(hors consommation humaine)
Plan départemental d’élimination
des déchets ménagers et
assimilés de l’Hérault
arrêté préfectoral
n°2002-1-1333
du 19.03.2002 (révision)
• Prévenir ou réduire la production et la nocivité des déchets,
notamment en agissant sur la fabrication et sur la distribution
des produits
• Organiser le transport des déchets et le limiter en distance et
en volume
• Valoriser les déchets par réemploi, recyclage ou toute autre
action visant à obtenir, à partir des déchets, des matériaux
réutilisables ou de l’énergie
• Assurer l’information du public sur les effets pour
l’environnement et la santé publique des opérations de
production et d’élimination des déchets.
Prise en compte au travers de l’élaboration du zonage en évitant
l’étalement urbain (principe de continuité et de compacité des
extensions)dans un souci de limitation des distances pour la
collecte des déchets ménagers
Programme de développement
économique du territoire de la
Communauté de Communes de
la Vallée de l’Hérault
en application
• Un bassin de vie aménagé, harmonieux, équilibré
• Un bassin de vie économique, dynamique, attractif
• Un bassin de vie quotidienne au service des habitants
Prise en compte au travers des orientations, du plan de zonage et
du règlement
Contrat de canal - gestion des
niveaux d’eau et de l’entretien
des canaux :
Association Syndicale Autorisée
(ASA) du Canal de Gignac
en application
• Sécuriser la ressource en eau pour garantir
l’approvisionnement du canal en préservant la qualité de la
ressource et en protégeant les milieux aquatiques
• Favoriser le développement d’une irrigation agricole
performante et d’une utilisation de l’eau rationnelle à partir de
l’aménagement existant
• Mettre en oeuvre une gestion économe et partagée de l’eau,
ambitieuse, cohérente avec les spécificités du territoire
• Faire valoir la multifonctionnalité du canal et ouvrir le
patrimoine syndical au public
• Renforcer l’implication des acteurs locaux et se doter d’outils
de concertation transparents
• Contribuer à une gestion rationnelle de la ressource en eau
• Contribuer à la préservation de la qualité chimique et écologique
de la ressource en eau
• Classement en zone naturelle ou agricole du canal de Gignac
et application d’une obligation de recul des constructions de 15
mètres minimum
PRISE EN COMPTE DES PLANS ET PROGRAMMES SUPRA-COMMUNAUX (2/2)
4. L’articulation du plan avec les plans et programmes supra-communaux