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unknown - Communauté de communes - Île d'Oléron - OLERON MAGAZINE DEC25 5
Document publié le Mercredi 1 janvier 2025
Lien du pdf (unknown - Communauté de communes - Île d'Oléron - OLERON MAGAZINE DEC25 5)
Thèmes du document : Logement, Aménagement du territoire, Environnement,
Le magazine de la communauté de communes de l’île d’Oléron
Numéro 69 Janvier 2026
Page 9
DOSSIER
Logement à l’année
versus locations
saisonnières :
en quête d’équilibre. WWW.CDC-OLERON.COM2
Plongée libre • Retour en images
#1 Forum de l’Habitat
Point d’orgue de la dynamique communautaire
en matière de rénovation énergétique des
logements et de l’accompagnement des
propriétaires, le Forum de l’Habitat et de l’Énergie
a eu lieu le 8 novembre. Il a offert au public
(250 personnes) l’opportunité de rencontrer
des professionnels, de bénéficier de conseils
techniques, financiers et juridiques adaptés au
projet de rénovation. La fin du forum ne signe
pas la fin des conseils : la Maison de l’Habitat et
de l’Énergie reste ouverte toute l’année à la CdC.
#2 Boucle Rose
Le 19 octobre, la solidarité fut au rendez-vous.
Elle portait le rose comme couleur symbolique
de lutte contre le cancer du sein. La 7e Boucle,
organisée dans le cadre du Contrat Local de
Santé de la CdC avec la commune du Château,
a mobilisé 500 participants. De l’âge de la
poussette à celui de 96 ans, 80 participants
ont bouclé 9 km, 6 km ou 2 km dans une
marche inclusive ! Même élan, même raison
d’être là, le village prévention (MSA, Ligue
contre le cancer, etc.) et le Ukelele Social Club
ont contribué à la collecte de 2200 € de dons !
#3 Oléron Ligue Emploi
Les mots du sport sont aussi ceux
de l’entreprise. L’équipe de la CdC,
avec sa Marque Employeurs Territoriale
et ses coéquipiers, a donc placé près de
100 participants, dirigeants, DRH, salariés,
demandeurs d’emploi, personnes en
reconversion au complexe sportif l’Oumière.
La règle du jeu : le collectif, l’entraide ;
la coach : Isabelle Laccours-Danjou,
championne d’aviron. Le 14 octobre a ainsi
marqué le 1er Oléron Ligue Emploi et hissé sur
le podium les filières, les valeurs humaines,
les talents du territoire. Le jeu a été fluide, pas
de cartons rouges, seulement des CV qui ont
circulé !
Retour
en images
#1
#2
#3
ÉCRIVEZ-NOUS !
SUIVEZ-NOUS !
Magazine Vent Portant
Communauté de Communes
de l’île d’Oléron CS70085
17310 Saint-Pierre-d’Oléron
05 46 47 24 68
accueil@cdc-oleron.fr
Inscrivez-vous à la lettre
d'information mensuelle
de la CdC sur cdc-oleron.com
Suivez notre actu
sur les réseaux sociaux
@communautede.liledoleron
@cdciledoleronMadame, Monsieur,
Le mandat de la Communauté de
Communes va se terminer avec les
élections municipales des 15 et 22 mars
2026.
Notre magazine « Vent portant » vous
a régulièrement informé des initiatives
prises, des chantiers réalisés, des
ambitions exprimées, en s'appuyant
sur une feuille de route « Oléron 2035 »
finalisée en 2021. Un rapport d'étape vous
a permis de mesurer l'état d'avancement
de cette volonté.
Lors de la genèse de ce programme,
une priorité absolue s'était imposée :
le logement.
Se loger pour les saisonniers, les actifs
à l'année et pour tous est devenu
extrêmement difficile. Mais sans faire
preuve d'un optimisme béat, les choses
avancent.
Pour les saisonniers avec plusieurs
chantiers en voie d'achèvement :
• St Denis : 24 logements ;
• St Pierre : 77 studios à la place
de l’ancienne caserne de gendarmerie ;
• Dolus : 9 studios, 2 T2 ;
• Le Château : projet de reconversion
du centre de classes en mer.
Pour le logement à l'année :
• St Georges : 2 lotissements en cours
d'achèvement ;
• St Denis : 1 lotissement ;
• La Brée : 4 terrains nus ;
• Et d'autres projets en cours sur toutes
les communes de l'île.
Michel Parent
Président de la Communauté
de Communes
Édi -to
Nous sommes conscients de travailler
dans un temps long. Entre l'achat
d'un terrain et la mise à disposition
de logements, plusieurs années peuvent
s’écouler. Or le temps presse : menaces
de fermeture de classes et problèmes
de recrutement pour les entreprises
ou le service public, liés à la pénurie
de logement.
La Communauté de Communes,
les communes et leurs partenaires
travaillent à marche forcée, sachant que
la loi Le Meur, votée en novembre 2024,
va nous permettre de stabiliser au fil
du temps l'équilibre résidences à l'année
et résidences secondaires.
Mais soyons clairs, il n'est pas question
pour autant de contester la présence de
résidents secondaires, ils sont bienvenus.
Ils sont eux aussi des moteurs de
l’économie et des associations locales.
Mais l'île d'Oléron, comme beaucoup
de territoires touristiques, a besoin
de retrouver cet équilibre perdu.
SOM-
MAIRE
Vent Portant est une publication de la communauté de communes de l’île d’Oléron. Directeur de la publication : Michel Parent - Comité de rédaction : Chantal Chartier, Patrick Gazeu, Micheline Humbert, Patrick Livernais, Patrice Robillard - Rédacteur : Elian Monteiro Da Silva - Conception/ Réalisation : Agence KA2 - Crédits photos : CdC de l’île d’Oléron, communes du Château-d’Oléron, Kévin Gayrin, Atelec, Un jardin dans les bois,
AdobeStock, Freepik - Impression : Atlantique Offset - Vent Portant intègre dans sa fabrication une réflexion environnementale et fait appel à un imprimeur certifié PEFC utilisant un papier certifié PEFC 100 %, issu de la gestion durable des forêts et de sources contrôlées.
Page 2
Plongée libre
Page 3
Édito
Page 4-5
Le singulier au pluriel
Page 6-7
Écoléronais
• Ouvrages de défense : transfert de la
compétence érosion... en un tour de CLECT !
• Transport à la Demande :
Vrai ! Il roule pour tous
Page 8
Décryptage
Élections communautaires
Page 9-12
Longue vue
Logement à l’année versus
locations saisonnières :
En quête d’équilibre
Page 13
Levons l’ancre
• Mission paysage, mission possible :
Que dans les centralités fleurissent cohérence
et harmonie !
• Le bien-être paysager : dites-le avec
des fleurs... et bien plus.
Page 14-17
De l’air frais
• OLEI application 100% IO
• Enfants d’Erasmus+, en route pour
la Macédoine !
• Nouveau lieu d’accueil : enfants et parents,
le mardi allez-y !
Page 18
Les visages d’Oléron
Page 19
Agenda4
Les travaux ont débuté le 12 novembre pour une période de 5 mois. Ici, les deux parkings de plages se transforment afin d’améliorer l’accueil du public dans un environnement préservé en favorisant les mobilités douces. Les cyclistes y trouveront des parkings à vélo redimensionnés et les piétons une sécurité accrue sur des cheminements dédiés. Les automobilistes adopteront une circulation réorganisée et stationneront sur des places désimperméabilisées : revêtement en plaquettes forestières, infiltration directe des eaux de pluie ! À Foulerot on passe de 150 à 78 emplacements de voitures et de 30 à 200 vélos ; on installe des toilettes écologiques, des tables de pique-nique. À Plaisance on revisite le mobilier, on plante des arbres pour ombrager le parking. Partout on renature, conforte et protège dune et forêt. Cela pour 696 000€ financés à 20% par la CdC avec les aides du Département, de la Région et en concertation avec la commune.
Saint-Georges-d’Oléron
OQL modèle à Plaisance et Foulerot
Avec l’automne et l’hiver arrivent les migrateurs. Pour le service Espaces naturels de la CdC, c’est le temps de suivre les populations d’oiseaux, notamment sur les sites du Douhet. Depuis 2018, les espèces côtières sont comptées au long de l’année sur dix points littoraux avec un pic d’observations en cette période migratoire. 10 188 volatiles de 23 espèces, dont de nombreux limicoles (bécasseaux, gravelots...) ainsi que sternes et bernaches ont été dénombrés en 2024. La pointe de Prouard, deuxième site le plus fréquenté, semble être leur reposoir favori à marée haute. Les ardéidés (aigrettes et hérons) sont également sujets d’un recensement effectué d’octobre à février sur la dune, au moment du retour au dortoir. Il documente la taille des regroupements et la fidélité des oiseaux aux sites. Ce travail contribue aussi à adresser un battement d’aile amical aux usagers de ces lieux : appréciez la présence des oiseaux mais respectez-les, et participez à la préservation de leurs zones de quiétude et d’habitat !
La Brée-les-Bains
Pour les oiseaux de l’île, on compte sur vous !
Avec son projet d’autoconsommation collective Solair’IØ, la CdC développe sa production d’énergie en circuit court. L’objectif est d’installer 10 000 m2 de panneaux photovoltaïques en toitures, ombrières ou au sol sur 13 sites. Ils généreront une électricité décarbonée qui alimentera en direct et à distance 65 bâtiments de l’île. À l’exemple de L’Oumière dont le parking sera couvert de 1 200 m 2 de panneaux en ombrière d’une puissante de 250 kW (consommation électrique annuelle de 250 personnes en électroménager, ordinateurs, éclairage, etc.) L’électricité produite à L’Oumière à tarif maîtrisé (la CdC est propriétaire des installations et productrice d’énergie), sera injectée dans le réseau, consommée par le complexe sportif lui-même et à distance par d’autres équipements publics. Travaux et mise en fonctionnement dans l’année, moyennant 500 000 € investis par la CdC avec l’aide attendue du FEDER (Europe) à hauteur de 45%.
Saint-Pierre-d’Oléron
Dans le cadre – c’est le cas de le dire ! – du Plan Vélo III de la CdC*, le permis d’aménager des sections 62,63 et 64 a (enfin !) été signé le 8 octobre. En langage plus roulant, cela signifie que cette suite de sections, située sur la commune de Saint-Denis, étire une voie verte piétons/vélos, essentiellement littorale, qui débute au nord de la rue du Bois et se termine en accotement de la départementale jusqu’au parking du phare sur un linéaire total d’environ 2,1 km. Sa réalisation permettra donc de rallier Chassiron à vélo et d’étendre le maillage cyclable de la pointe nord de l’île... Ce qui sera tout de même plus confortable et moins risqué que la seule RD734 pour se rendre au phare ! Le projet est estimé à 710 000 €, la CdC ayant obtenu les aides de la Région (20%) et du Département (60%). Les travaux doivent débuter très bientôt.
Saint-Denis-d’Oléron
À vélo et en sécurité jusqu’au phare !
Le tour de l’île • Le singulier au pluriel
À la lumière de l’ombrière de L’Oumière
* Le Plan Vélo III se déploie sur la majeure partie du territoire et sur un linéaire à créer de 60 km. Les aménagements proposés visent une insertion optimale dans les milieux traversés (accotements, anciennes voies ferroviaires historiques)5
Le singulier au pluriel • Le tour de l’île
Il n’y a pas d’autre terme pour qualifier le Brico-tech : un succès ! Celui des volumes, celui aussi des bénévoles. Leur participation (tri, rangement, petites réparations) est capitale dans cette "entreprise" du réemploi voulue par la CdC. Saluons l’engagement des 5 à 8 personnes volontaires et assidues...! Quant aux volumes, ce sont près de 120 t (sur 142 t collectées) que le Brico-tech a écoulées de janvier à septembre 2025. On avait compté 83 t sur l’année 2024, autant dire, à période équivalente, le doublement des matériaux redirigés vers le bricolage. Les usagers sont invités à déposer leurs dons dans les bacs de réemploi de chaque déchèterie. Les dons des professionnels sont reçus à l’Ecopole. Une collecte peut avoir lieu chez les particuliers et professionnels sous conditions (tél. au 05 17 25 05 91) Ouverture du magasin : mercredi et vendredi, 13h30-17h ; samedi, 9h-12h Atelier partagé à la location du mardi au samedi matin.
Dolus-d’Oléron
La dynamique d’érosion rend les dunes protectrices vulnérables au recul du trait de côte. Sous la menace, se trouvent les bassins d’infiltration de Trillou qui reçoivent les eaux traitées venues de la station d’épuration. Des eaux de qualité “baignade”, autorisées à se déverser dans le milieu naturel. Il convient donc de protéger ces bassins d’une éventuelle montée des eaux. La solution choisie du renvoi des eaux traitées vers un autre exutoire au sud de La Cotinière ne pouvant être opérationnelle qu’en 2029, la CdC et Eau17, dans un cofinancement (580 000 € HT au total), entreprennent en ce moment des travaux provisoires d’urgence : l’installation de 600 m linéaires de gabions souples constitués de filets garnis en blocs pierreux. Une protection repositionnable en cas de déstabilisation après tempête, démontable à l’achèvement du transfert prévu des eaux traitées, et réutilisables ailleurs.
Le Grand-Village-Plage
Classée monument historique et bien sûr emblématique de la commune, la citadelle contient en sous-sol de sa courtine nord-ouest une casemate. Un espace parmi les sites les plus fréquentés du Château. La galerie en forme de salle voûtée est pour l’heure l’expression d’un vide que la ville souhaite pertinemment combler à proximité immédiate de la poudrière et de la maquette de la citadelle. Les élus veulent y voir s’installer un professionnel porteur d’une activité économique de vente de produits régionaux, de petite restauration, et d’animations ponctuelles à destination des visiteurs. Avec l’aide d’un architecte des Monuments Historiques, la salle devrait être ainsi réagencée dès l’été, non sans avoir repensé l’accessibilité : aujourd’hui une peu sûre volée de marches, demain un élévateur utilisable par tous les publics. Le montant total des travaux est estimé à 137 429 € ; la CdC y apporte 22 700 € du fonds de concours Oléron 2035.
Le Château-d’Oléron
Casse-croûte à la casemate
Dans le prolongement de la semaine du goût et fortement ancrée au Programme Alimentaire Territorial, les tout petits ont consacré la matinée du lundi 3 novembre à leurs papilles... et à leurs menottes. Des ateliers de sensibilisation, animés par une nutritionniste sur l’ensemble des crèches de l’île, ont été consacrés à l’éveil des cinq sens. Pour les enfants de Boule de Gomme, on avait choisi les textures. Donc une relation à l’aliment liée au toucher invitant à mettre les mains dans la matière, à éprouver celle-ci et chercher les différences entre le doux, le mou, le dur ; ce qu’il faudra mâcher ou simplement avaler. En clair, les bambins étaient invités à manger avec les doigts la compote de pommes, les carottes en purée (ou pas) et à distinguer le cru du cuit. L’expérience concernait 16 enfants de 0 à 3 ans. Notons au passage que la crèche a été joliment réhabilitée, au dehors comme au-dedans : sécurisation des espaces, salle à plafond rafraîchissant, végétalisation, pergola, aire de jeux, etc.
Saint-Trojan-les-Bains
Crèche Boule de gomme : les enfants, mangez avec les doigts !
Brico-tech : bénévolat et deuxième vie des matériaux
Bassin de Trillou : en attendant, on protège6
Ouvrages de défense
Transfert de la compétence
érosion... en un tour de CLECT !
Écoléronais • Littoral - Environnement
Les compétences en lien avec l’érosion n’étaient pas clairement définies. On ne savait pas toujours dire, lorsque des digues, épis, etc. avaient subi les assauts de la mer, qui ou quelle collectivité se devait d’intervenir en entretien pour les remettre en état de fonctionner. On le sait désormais : le transfert vers la CdC a été acté.
Le cas de Grand-Village est simple : il n’y en
a pas sur son territoire, mais la commune,
par solidarité, participe au dispositif. Quant
à La Brée, elle ne s’est pas inscrite dans
la démarche. Une liste d’ouvrages situés
sur les six autres communes et candidats
à l’entrée en gestion communautaire a été
établie.
Pour un transfert de compétence limpide,
il a fallu évaluer les coûts d’entretien de
ces systèmes de défense et ceux des res-
sources humaines à mobiliser - a minima
un technicien à temps plein. La démarche
a été validée en Commission Locale d’Eva-
luation des Charges Transférées (la CLECT,
composée d’élus oléronais), puis par les
communes et enfin en préfecture. En ce
début d’année, le transfert est conclu et les
premiers travaux d’entretien pourront dé-
buter. Reste à en établir la programmation
pluriannuelle. Ce n’est pas rien puisqu’il y a
5 650 mètres linéaires d'ouvrages à surveil-
ler et bichonner !
Dans le cas d’une réhabilitation lourde d’un
ouvrage transféré (La Remigeasse, lire
ci-dessous), des fonds communaux seront
sollicités.
S on président a souhaité que l’intercommunalité, jusque-là concernée par les risques de submersion et/ou d’érosion pou- vant entraîner la submersion, se saisisse, en plus, de cette compétence érosion. De nombreux ouvrages sur l’île sont dits "orphelins". Ils n’ont pas de gestionnaire
clairement identifié auprès des services
de l’État, ce sont donc par défaut les com-
munes qui en ont la responsabilité. Une
étude technique et juridique, action de la
Stratégie Locale de Gestion de la Bande Cô-
tière (SLGBC), a ainsi diagnostiqué plus de
200 ouvrages "sans famille", identifié leur
état, leur utilité, leur transparence absolue
quand ils ne servent plus à rien, voire leur
contre-productivité ! Selon ces divers de-
grés et les enjeux de protection à l’arrière,
les communes ont inventorié les ouvrages
dont elles souhaitaient transférer l’entretien
à la CdC. On parle bien d’entretien. C’est-à-
dire de maintien en état de fonctionnement,
pas de réhabilitation lourde.
On parle
de maintien en état
de fonctionnement,
pas de réhabilitation
lourde.
La Rémigeasse, protection renforcée
Les choses vont bouger à La Rémigeasse,
secteur situé sur la commune de Dolus. L’épi
rocheux surtout. Encore des travaux dictés
par le risque d’érosion et un risque induit de
submersion marine à plus long terme. Les
études ont mis en évidence la nécessaire
réhabilitation d’une protection importante
dans la préservation des zones basses à
l’arrière et d’un accès mer. Estimés à un peu
moins de 300 000 €, les travaux consiste-
ront à reculer et raccourcir l’épi existant ap-
pelé à être repositionné au droit de la passe.
D’une pierre faisant deux coups, celui-ci
servira d’appui pour les descentes d’accès
à la mer. Les solutions retenues allient ainsi
efficacité (150 m d’enrochements en protec-
tion frontale, 45 m d’épi) et moindre impact
sur l’environnement du site renaturé sur les
200 m linéaires de l’ancienne protection.
Les travaux réalisés cet hiver dans le cadre
SLGBC promettent un équipement opéra-
tionnel dès l’été, ce qui permettra aussi de
réinstaller le poste de secours (actuelle-
ment aux Tamaris) à l’endroit attendu et de
faciliter l’accès à la plage. Le tout en cohé-
rence avec le retraitement du parking OQL
déjà accompli sur le site.7
Transport à la Demande
Vrai ! Il roule pour tous
Ce qu’en disent
les usagers oléronais...
Christophe Latour, 55 ans, est
handicapé et se déplace en
fauteuil. Son père Yves s’exprime
pour lui :
Mon fils utilise le service pour se
rendre deux fois/semaine des Allards,
où il réside, chez son kiné au centre
médical de Saint-Pierre. Quand s’est
posé ce problème d’un transport ré-
gulier, c’est le service d’action sociale
de Dolus qui m’a dirigé vers le TAD.
C’est très facile d’utilisation, ponc-
tuel, économique. Je mets en place
les plannings sur deux mois au niveau
du centre de gestion et j’ai de très
bonnes relations avec le chauffeur.
La seule chose que je déplore, c’est
qu’en juillet-août le service s’arrête.
Pendant deux mois on est obligés de
recourir au taxi qui coûte beaucoup
plus cher. C’est le seul point noir, si-
non le TAD est excellent, efficace. En
tant que parent aidant je suis tran-
quille, très content, et ça permet à
mon fils de sortir de sa maison, d’avoir
du lien avec d’autres personnes.
Michel Plisson, 68 ans, utilise lui
aussi régulièrement le TAD depuis
son domicile aux Allards pour se
rendre jusqu’à Saint-Pierre :
Je le prends pour aller faire mes
courses. J’ai un scooter, je m’en sers
aussi, mais avec le mauvais temps
et suivant les courses qu’on prend le
transport est plus pratique. J’utilise
le TAD depuis bientôt deux ans. C’est
simple et pour 4€ c’est honnête. On
n’a pas de souci. J’ai appelé tout à
l’heure (NDLR : nous étions un mardi
matin) pour être pris soit mercredi soit
jeudi, et après ils me rappellent. Si par
exemple je veux ma réservation pour
jeudi ils me rappellent le mercredi soir
pour me dire à quelle heure ils vien-
dront me chercher devant chez moi.
Après ils me laissent par exemple
à l’entrée de chez Leclerc ou place
Gambetta et ils me reprennent à la
place où ils m’ont déposé. Je le prends
jusqu’à deux fois par semaine !
Souvent mal compris parce que mal connu des usagers, le TAD de la CdC s’adresse à toutes et tous, jeunes, séniors, personnes à mobilité réduite... De septembre à juin, moyennant 4€ l’aller-retour – 3 fois rien ! –, il peut dépanner, entrer dans les habitudes, voire offrir une alternative à la voiture individuelle. Pour lever les idées reçues, trions le vrai du faux et écoutons quelques témoins...
Mobilité • Écoléronais
Le TAD est réservé
aux personnes âgées.
FAUX ! Le service et acces-
sible à toute personne sou-
haitant se déplacer sur le ter-
ritoire oléronais. L’objectif ?
Garantir une mobilité inclu-
sive pour tous ceux qui en ont
besoin.
Le TAD vient me chercher
à mon domicile.
VRAI ! Le service est acces-
sible depuis le domicile, quel
que soit le lieu de résidence
de la personne sur Oléron, et
il dessert jusqu’à 23 destina-
tions. Néanmoins, la destina-
tion doit se trouver à plus
d’1km du domicile de départ.
Le TAD, c’est cher
FAUX ! Le service propose
des tarifs adaptés avec un
trajet simple à 2 €, l’aller-re-
tour à 4€. Le coût est inférieur
à celui d’un taxi ou d’un VTC
classique.
Le TAD n’est pas accessible
aux enfants.
FAUX ! Les enfants peuvent
tout à fait l’emprunter, sous
certaines conditions : être ac-
compagnés d’un adulte pour
les moins de 14 ans ; disposer
d’une autorisation parentale
pour les mineurs de plus de
14 ans.
Je suis obligé de réserver mon trajet.
VRAI ! Pour organiser au
mieux les parcours et garantir
un service fluide, la
réservation est obligatoire et
très facile par téléphone au
05 33 09 47 60, jusqu’à 17h la
veille du départ. Cette étape
permet d’offrir un service
ponctuel et personnalisé.
En fauteuil roulant, je peux
me déplacer avec le TAD.
VRAI ! Le service est conçu
pour être accessible aux per-
sonnes en fauteuil roulant.
L’un des deux véhicules de
TAD étant équipé pour cet ac-
cueil, il est important de préci-
ser ce besoin au moment de la
réservation. Pour un ren-
dez-vous médical, une sortie
ou un trajet quotidien, on
voyage confortablement avec
le TAD !
Il est possible de prendre des sacs de
courses ou des bagages.
VRAI ! Dans la limite
de trois sacs.
Voir brochure insérée
à ce numéro de Vent Portant8
Décryptage • Retour en images
Conseillers communautaires Les élections municipales ont lieu les 15 et 22 mars 2026.
Vous élirez en même temps les conseillers communautaires.
1 Un conseiller communautaire, ça sert à quoi ? Les conseillers communautaires sont des conseillers municipaux avec deux casquettes ! Ils s’engagent pour la commune mais aussi
pour l’île d’Oléron.
4 Et après ? Le nouveau conseil communautaire, composé d’élus des huit communes, est réuni dans le mois qui suit l’élection des maires.
Comment sont désignés les élus
de la Communauté de Communes ? 2
Lors de l'élection
municipale, vous
votez avec le même
bulletin pour la liste
communale et la liste
communautaire.
Dans les communes de
moins de 1000 habitants,
c’est le maire et le
poste de 1er adjoint
qui prennent
place au conseil
communautaire.
3Combien y a-t-il d’élus communautaires ? Le conseil communautaire de l’île d’Oléron est composé de 30 membres.
Saint-Pierre-
d’Oléron : 8 sièges
Le Château-
d’Oléron :
5 sièges
Saint-Georges-
d’Oléron : 5 sièges
Dolus-
d’Oléron :
4 sièges
Saint-Trojan-
les-Bains :
2 sièges
Saint-Denis-d’Oléron : 2 sièges
Le
Grand-
Village-
Plage
2 sièges
La Brée-les-Bains :
2 sièges
La répartition
du nombre
d’élus par
commune tient
compte de
la population
municipale.
Lors de cette séance d’installation,
les élus communautaires se prononcent sur : l'élection
à la présidence de la Communauté de Communes, le nombre
de vice-présidents et l’élection des vice-présidents.
Ils sont membres du
conseil communautaire.
Ils votent les
orientations politiques
sur des sujets d’intérêt
intercommunal.
Par exemple le soutien
au développement
des entreprises,
la politique du
logement, les services
aux familles,
la protection du littoral,
la gestion des déchets...9
Dossier
Logement à l’année
versus locations
saisonnières :
en quête d’équilibre
Se loger à l’année sur l’île est devenu très
difficile. Les élus en ont eu conscience très
tôt : les Oléronais qui vivent et travaillent sur
le territoire se heurtent souvent aux portes
closes des résidences secondaires et meublés
saisonniers. Dès le début du mandat, la CdC
a décidé de mettre en œuvre des mesures
visant à ramener de l’habitat dans le parc des
résidents permanents et à favoriser les projets de
construction de logements qui échappent à la fois
au fait touristique et à la spéculation immobilière.
Six ans après, les résultats sont lisibles
sur le papier comme dans la pierre.Longue vue • Dossier
Sur une île qui compte
62% de résidences
secondaires et dont le
nombre de meublés mis en
location touristique grimpe
au rythme de + 400 chaque
année depuis 2020, pas
besoin d’être grand clerc
pour saisir la hauteur du
problème. Les élus y sont
confrontés toutes les fois
qu’un potentiel habitant
cherche un logement,
souhaite construire sa
maison, ou qu’un chef
d’entreprise recrute une
personne désireuse de
s’installer... Mais où donc ?
C’est toujours la question.
En réponse une déclinaison
de mesures ont été prises,
avec tact, sans opposer
résidents à l’année et
résidents secondaires,
d’autant que ces derniers
deviennent parfois les
premiers, télétravail aidant
ou retraite venue.
Maîtriser le foncier,
bâtir, vendre à prix encadrés
D ès 2021, ce fut une priorité du programme Oléron 2035. La CdC s’est positionnée en bâtisseur. Mais construire signifie tenir en amont le nerf de la guerre : le foncier. Raison pour laquelle 10M€ ont été destinés à l’acquisition de terrains garantissant la construction de logements à l’année. La CdC a pris la main et propose désormais diverses pistes d’accès à la location ou à la propriété, à budgets abordables. Car l’offre et la demande sont tendues à l’extrême sur le territoire : avec la rareté, se pose le problème des prix. Déjà des programmes sont livrés, d’autres lancés, d’autres encore à l’étude. Cette forte volonté politique, favorable en priorité au logement de ceux qui tout au long de l’année font vivre un tissu d’entreprises, des écoles, des commerces, des associations cultu- relles et sportives, les élus l’ont assortie d’autres types d’actions. Au nombre de celles-ci, la régulation des meublés de tourisme ; la prime à leur conversion en location à l’année ; l’ac- compagnement des propriétaires dans la rénovation d’un logement à l’année ; l’incitation des
bailleurs (fiscalité avantageuse à la clé) à proposer la location de leur logement.
2, 9 M€ engagés par la CdC = 100 logements abordables à l’année
Avec la loi Le Meur*...
Facile à mettre en place avec des effets
rapides attendus, la loi dispose que toute
construction nouvelle peut intégrer jusqu’à
100% de logements à l’année. À Dolus et
Le Château, la CdC a accompagné la réé-
criture des documents locaux d’urbanisme
à partir de la volonté des élus d’intégrer ce
dispositif entré en vigueur en décembre.
Pour Saint-Trojan et Grand-Village, cela
sera effectif dès ce trimestre. Saint-Denis
vient d’engager la procédure de modifi-
cation avec une position médiane sur cer-
taines zones de son territoire : ce ne sera
pas partout 100%.
... et avec le SCoT :
Le Schéma de Cohérence Territoriale édicte
des règles que sont appelées à reprendre
les communes dans leur Plan Local d’Ur-
banisme, notamment celle des 50% de lo-
gements sociaux ou abordables dans tout
nouveau programme. Une ligne directrice
inspiratrice pour la CdC, courroie de trans-
mission auprès d’élus locaux de plus en
plus volontaires en la matière.
*La loi du 19/11/2024 introduit une fiscalité moins
favorable à la location meublée, un Diagnostic de
Performance Energétique obligatoire, un pouvoir
renforcé des maires.
10
Le Château-d’Oléron :
• Au Clos Sourbier
3 843 m2
20 à 25 logements
abordables (étude
du projet en cours)
• À La pièce Cayanne
13 700 m2
50 logements
abordables
(étude en cours)
Saint-Georges-
d’Oléron :
Rue de la Couture
3 497 m2
10 maisons en BRS
et 5 maisons en
VEFA (Vente en l’Etat
Futur d’Achèvement,
commercialisation en
cours, livraison en 2026).
La Brée-les-Bains :
Au Prée de La Brée
1 218 m2
4 terrains à
bâtir en BRIØ
(commercialisation
1 er trimestre 2026)
Dolus-d’Oléron :
Ancien cabinet médical
1 507 m2
4 à 6 logements dont
une Maison Assistante
Maternelle (étude
du projet en cours).
La construction du programme Couture à St-Georges11
Dossier • Longue vue
Tour d’horizon sur
les dispositifs
Le Bail Réel Solidaire
Il rend accessible le logement aux
familles à revenus moyens. Le principe est
simple : l’acquéreur devient propriétaire
du bâtiment tandis que le terrain reste
propriété de l'Office Foncier Solidaire. Il
s’agit d’un bail emphytéotique (99 ans)
"rechargeable" à chaque vente. L’acheteur
économise ainsi le prix du foncier, jusqu’à
30 % de la valeur d’un bien. Toute cession
est garantie et encadrée quant aux prix
afin que le logement reste en quelque sorte
éternellement accessible aux ménages
modestes.
Et en plus : le BRS bénéficie de la TVA
à 5,5 %, du prêt à taux zéro.
Des logements réalisés sont encore
disponibles* dans les programmes de
La Bétaudière (Saint-Denis) ; Couture et
Trait d’Union (Saint-Georges) ; Les Bains
d’Oléron (La Brée). D’autres sont à venir
à Saint-Pierre et Dolus.
Le BRS de l’île d’Oléron : le BRIØ
*Les personnes intéressées peuvent contacter le promoteur partenaire Prim’Access au 02 51 07 07 01 **Montant déterminé par la surface du logement. 5000 € accordés aux meublés à partir de 25 m2, chaque m2 supérieur offrant 100 € supplémentaires dans la limite de 10 000 € pour 75m2.
C’est le principe d’un BRS augmenté
d’intentions locales précises, c’est-à-
dire sans plafond de ressources des
bénéficiaires qui ont aussi et surtout,
dans le cas du BRIØ, la liberté de
construire leur maison selon leur goût.
Avec la constante d’un engagement
à ce qu’elle demeure en résidence
principale, dans la durée et jusque dans
la transmission de la construction.
Le foncier, selon le principe du bail
emphytéotique, reste propriété de la
CdC, aux acquéreurs reviennent les
droits réels de construire.
Un BRIØ sera commercialisé dès ce
premier trimestre 2026 à La Brée sur
4 terrains acquis par la CdC.
Une politique de régulation des meublés de tourisme
4000 meublés de tourisme recensés sur l’île – ce n’est qu’une estimation ! – c’est beaucoup. Les élus ont donc décidé d’arrêter là. Par conséquent de tenir ce chiffre comme un quota, définitivement gelé. Entendons bien qu’il y aura toujours de la place pour toutes les locations saisonnières ayant une antériorité et se trouvant en règle d’acquittement de la taxe de séjour. Mais l’idée la mieux partagée par tous, communes et CdC, c’est : Stop ! à toute velléité de nouvelles locations saisonnières dont le volume s’est alourdi de 1 434 meublés sur la seule période 2021-2024. C’est aussi inciter fortement ces propriétaires de meublés saisonniers à les transformer en locations à l’année. D’où l’encourageante prime à la conversion**. Avec elle, tout propriétaire volontaire qui souhaite changer la nature de son logement temporaire en logement pérenne, recevra entre 5000 et 10 000 €. Un coup de pouce convaincant. Déjà des dossiers de conversion sont enregistrés.
St Denis, le programme de la Bétaudière
est en cours de commercialisation
Les terrains BRIO à La Brée12
Longue vue • Dossier
Bénédicte,
bientôt
propriétaire
au Trait d’Union...
Elle et son conjoint ont entre 35 et
45 ans d’âge, vivent et travaillent
sur l’île où leurs deux enfants de 9
et 13 ans sont scolarisés. Ils habi-
taient jusque-là Le Château-d’Olé-
ron et se sont vus remettre mi-dé-
cembre les clés d’une maison en
BRS.
Ça tournait sur facebook comme
quoi il y avait ce programme im-
mobilier. On a contacté Prim’accès
par mail et Manon, la conseillère,
nous a proposé un rendez-vous.
Elle nous a présenté le projet Trait
d’Union avec les maisons qui al-
laient être construites, à partir de
là on a choisi celle qui nous corres-
pondait le plus, un T4 avec un petit
terrain.
Le dispositif du BRS représente
une offre intéressante ?
Tout à fait. C’est ce qui nous a per-
mis d’acheter sur Oléron en sa-
chant que ça revient moins cher
qu’une location, c’est surtout ça qui
nous a décidés.
On était dans une location et trou-
ver une autre location c’est très
compliqué et c’est la perspective de
l’économie réalisée qui nous a fait
sauter le pas pour l’achat.
Cette économie, vous l’évaluez
à combien ?
200 euros par mois ! On est très
contents.
Résidence Hôtelière
à Vocation Sociale
La CdC, propriétaire du foncier, l’association
Le Prado, porteuse de projet, et le promoteur
ont signé le 21 octobre dernier en faveur de
la RHVS qui élèvera 77 logements neufs en
place de l’ancienne gendarmerie de Saint-
Pierre. La résidence proposera, pour une
durée de un jour à six mois et à prix modique
(de 15 à 19€/jour/personne), un logement
temporaire à des populations de tous âges,
saisonniers ou travailleurs, sans solution de
logement ou de relogement (après sinistre
ou autre). Une installation provisoire mais
confortable.
Les travaux ont débuté en novembre ; fin
prévue courant 2027, pour un montant de
5,4 M€ avec 685 000 € de participation CdC.
Foyer des Jeunes Travailleurs
Récemment livré, il sera opérationnel en
ce début d’année à Dolus. Ouvert aux
16-30 ans en phase d’apprentissage ou
de qualification, le nouveau FJT est une
offre de logement complémentaire de la
RHVS. Sur l’ancienne maison de retraite
réhabilitée, avec 1,1 M€ de travaux dont
175 000 € de la CdC, la résidence jeunes
ouvre les portes de 13 logements.
Anciennes colonies de vacances
Il y a du logement à gagner sur d’anciennes
colonies de vacances inutilisées.
Un premier travail d’étude a été réalisé sur
7 établissements de l’île. Le 24 novembre
dernier, Le Préfet, très facilitateur prévoit
une visite sur les sites les plus pertinents :
au Château, Le Moulin de la Côte et la
colo de Saint-Martin-d’Hères ; à Dolus, La
Cailletière ; à Saint-Pierre, La Giboire. Reste
à faire évoluer le PLU afin de poursuivre vers
la mutation de ces colonies en logement
pérenne ou pour des saisonniers.
Et aussi....
Intensification des rénovations par des
aides financières aux propriétaires :
pour l’amélioration des performances
énergétiques des logements, la CdC
apporte jusqu’à 6 500 € en complément
des aides nationales. Et une continuité
de l’accompagnement des bailleurs dans
le cadre du financement de logements
sociaux.
La déconstruction/reconstruction de l'ancienne gendarmerie à Saint-Pierre a débuté en fin d'année 2025.
Foyer des jeunes travailleurs à Dolus Maison de l'habitat et de l'énergie de la CdC 05 46 47 68 6613
Économie – Aménagement • Levons l’ancre
Obtenir des
réalisations
qui engagent
un attachement
au territoire
Que dans les centralités
fleurissent cohérence
et harmonie !
Lorsqu’on dit
“paysage” de quoi
parle-t-on ?
D’une portion de territoire perçue
par un usager. À la différence
de la dimension géographique,
le paysage intègre un vécu ;
chacun le perçoit avec ses yeux,
son attachement. Celui d’un
touriste en saison ne sera pas
le même que celui d’un habitant
à l‘année, et ce qu’on doit c’est
permettre à tous de se retrouver
dans un projet. Il y a donc
beaucoup d’observation, d’écoute ;
il faut étudier la morphologie d’une
rue, trouver la palette végétale,
mettre en œuvre ce qui valorise
l’existant tout en suivant les
politiques publiques : développer
les mobilités douces, l’accessibilité,
la sécurité, la transition écologique.
De façon naturelle et agréable,
au-delà du « beau », faire
fonctionnel.
Mission paysage, mission possible :
Au début du mandat,
les élus avaient un mot joli :
celui de réenchantement
des centres bourgs.
Une sorte de quête de sens
et de bien-être paysager.
Depuis 2022, le mot est dans
bien des cas devenu réalité.
Cela grâce à la paysagiste
que ces mêmes élus ont
associée à la promesse
de réenchantement.
C amille a été recrutée sur ce poste créé pour mener à bien la mission Aménagements et paysages des centralités au sein du pôle Économie et Territoire. Réponse aux engagements d’Oléron 2035 : maintenir l’attractivité de l’île en conciliant la qualité de vie des habitants et la préservation du
patrimoine naturel et paysager - si besoin,
le réinventer – ; développer la biodiversité ;
réduire l’artificialisation des sols ; peu à
peu, à la vitesse tranquille de la poussée
des plantes, restaurer le règne végétal.
C’est le travail de la paysagiste conceptrice,
qui accompagne transversalement les
communes et services dans la définition de
leurs projets d’aménagement de l’espace
public. Sans jamais perdre de vue les enjeux
d’adaptation aux effets du changement
climatique, c’est-à-dire en utilisant des
techniques et en organisant des choix
de plantation qui tiennent compte de
l’environnement local, des périodes sèches,
du manque d’eau.
« La dimension environnementale est
fortement associée à celle des usages,
voilà pourquoi nous faisons participer les
habitants aux projets, pour obtenir, au-delà
de l’esthétique pure, des réalisations qui
engagent un attachement au territoire »
explique Camille.
Une trentaine de projets ont été lancés,
beaucoup sont en cours en raison d’un
considérable travail d’études. Aménager
un espace c’est œuvrer dans le temps long
car la paysagiste anime la concertation
avec les élus, se tient à l’écoute des
habitants, s’occupe de la stratégie comme
de l’opérationnel, et du trottoir au plantoir,
cherche à révéler des ambiances en
s’attachant à des éléments qui forgent
l’identité du territoire. « L’ambition c’est
que tout cela soit cohérent et harmonieux,
à l’aide de réponses modestes et les mieux
adaptées ».
Plusieurs réalisations ont déjà été livrées
comme en témoignent les distinctions
récemment obtenues (lire ci-contre).14
Le bien-être paysager
Dites-le avec des fleurs...
et bien plus
Levons l’ancre • Économie – Aménagement – Tourisme
Quand le travail est accompli,
les fleurs ne poussent pas
qu’au sol. Elles éclosent aussi
sur les panneaux d’entrée des
villages. Le vénérable label*
Villes et Villages Fleuris est
passé de la simple volonté de
« faire joli » à la dimension
des nouveaux enjeux de
transition écologique et de
la participation des habitants.
Il récompense des actions
durables et vertueuses.
Les 68 critères de sa grille
d’évaluation convoquent
l’exigence et la cohérence
de l’action municipale...
Bien plus que ne semblent
l’annoncer les petites fleurs
du panneau !
Saint-Georges et Saint-Denis, ar- rivés au terme de la validité de leurs 2 et 3 fleurs, devaient re- nouveler leur label. « 68 critères, ça peut effrayer les élus, mais la mission paysage a accompagné leur candidature. Cela les pousse aussi à se questionner sur une stratégie pour structurer les actions à
mener en faveur de l’amélioration durable
du cadre de vie. »
À Saint-Denis, par exemple, la cour d’école
a été désimperméabilisée, mais la com-
mune a aussi imaginé la plantation d’un
potager avec les enfants ; l’équipe péda-
gogique a été mobilisée, les parents égale-
ment, et les légumes sont cueillis... pour la
soupe !
Partout une aide est apportée à la végé-
talisation des rues, à l’aménagement des
abords d’équipements publics, à l’harmo-
nisation de la palette végétale**. Et l’exper-
tise de Camille Courtine sert aussi l’optimi-
sation des moyens humains dédiés et des
déplacements d’engins.
Des villages, des paysages, des prix : Les distinguées communes d’Oléron !
Quand le label national à fleurs tire le paysage des villages vers le haut, plus localement et dans le prolongement de cette dynamique, Saint-Pierre, Saint-Georges, Saint-Denis, épau- lés à divers degrés par la CdC, participent au concours « Ma commune, mon paysage » du conseil départemental et en reçoivent les lauriers***.
Saint-Denis :
Prix spécial du jury pour sa façon de repen-
ser l’espace public, avec les habitants et les
équipes, qui favorise un sentiment d’appar-
tenance, de fierté, à travers des choix exi-
geants. Végétaux adaptés demandant peu
d’entretien ; diminution de l’empreinte car-
bone... tout fut évalué.
Saint-Georges :
Prix de l’engagement en faveur du végétal.
La mission paysage a accompagné le réamé-
nagement du parvis de l’école Trait d’Union,
les abords de la salle du Chai et du gymnase
(valorisation du passé viticole, création d’un
verger dont la récolte grand public, dans
quelques années, vise le lien social) ; soutien
aux dossiers de labellisation.
Saint-Pierre :
Prix de L’engagement en faveur du végétal,
a été suivie sur l’environnement du skate
parc, les abords de l’OT/rue du Port à La
Cotinière dans un travail transversal CdC/
commune.
*Créé en 1959 en quête de renouveau et dynamisme pour embellir les territoires et stimuler le tourisme. **Le Département a élaboré une charte Arbre et Paysage pour les services techniques et les élus. Une palette végétale présentée lors des Rencontres du Paysage et que la Mission paysage de la CdC fait vivre auprès des communes. ***Les prix de la 1 ère édition du concours organisée par le Département ont été remis le 6 octobre pour l’action des communes en faveur de l’arbre, du végétal et du paysage. 45 communes étaient candidates.
Structurer
les actions à
mener en faveur
de l’amélioration
durable du cadre
de vie.OLEI
Application 100% IO
Économie – Tourisme • De l’air frais
Ce qu’en disent
les concepteurs...
« Partant du constat que les gens sont
souvent connectés à tout, sauf à ce qui
les entoure, on a créé cette plateforme qui
permet aux professionnels de publier leur
communication et aux utilisateurs d’y ac-
céder facilement. On est humains, alors
notre déploiement se fait par contacts
auprès des créateurs d’événements. On
les rencontre, on les accompagne pour
entrer dans Olei, publier, etc.
Conscients de la fracture numérique du
territoire nous avons réalisé une appli
hyper simple : créer un compte, c’est 30
secondes ; publier, c’est 30 secondes. Le
bouche-à-oreille a fonctionné et un bon
80% des événements locaux sont main-
tenant présents. Notre objectif c’est d’ap-
porter un service et une dynamique pour
rendre visibles les institutionnels, profes-
sionnels, associatifs présents à l’année.
Et permettre aux petits événements d’être
visibles à la même hauteur que les gros.»
Pour rassurer sur certains dérapages
(qui n’ont jamais eu lieu mais mieux vaut
prévenir...), Markus et Hipolyte sont d’at-
tentifs vérificateurs de contenus, la com-
munauté jouant aussi son rôle de signa-
lement. Les professionnels ont obligation
de s’identifier avec leur numéro SIRET, et
les concepteurs développent actuelle-
ment un système de certification des évé-
nements. Cela pour notamment répondre
à la demande de fiabilité exprimée par la
CdC et l’OT.
Remarquée pour son modèle économique
et bientôt accompagnée par le Techno-
pole de La Rochelle, la startup oléronaise
se développe en ce moment sur Royan.
En complément des efforts classiques de communication
déployés par l’Office de Tourisme (OT), des jeunes oléronais
ont développé l’application OLEI, informative, gratuite,
participative.
L’intérêt pour nous
est que les gens
utilisent l’appli pour
aller en rencontrer
d’autres dans le
réel. Juste faire
gagner du temps !
Chaque Oléronais
devient source
d’informations.
Olei !... Cri de joie, contrac- tion d’Oléron avec soleil (à prononcer pareil), ou en- core héritage d’une culture de l’huile (d’olive) propre à fluidifier (en leur donnant du goût) les rouages du local. Olei a été lancée en mai 2024 par Marc Bécaud, dit Markus, et Hipolyte
Martin. Les deux Oléronais ont visé juste,
car leur dosage d’Olei a bien pris auprès
des insulaires. Ce qui est rarement le
cas s’agissant d’applications locales. Le
seuil de 40 000 téléchargements franchi
l’été dernier et un fort noyau d’utilisa-
teurs à l’année (près de 6000 connexions
régulières) signent une réussite. Le fruit
d’un ancrage au territoire et d’une start-
up postée à la fenêtre des habitants.
L’OT en est utilisateur. Pour son direc-
teur, Lionel Pacaud, « Ils font des choses
que nous ne pouvons pas faire. Nous dis-
posons par exemple de toutes les infor-
mations sur les manifestations publiques
organisées mais pas de tout ce qui relève
de soirées dans les bars et autres, or il y
en a tant sur Oléron qu’il est très difficile
d’en avoir connaissance. Eux récupèrent
une partie de notre base de données Api-
dae et en plus ouvrent leur canal à des
particuliers et professionnels qui peuvent
renseigner leur base. Chaque Oléronais
devient source d’informations. Olei est
un bon complément de nos supports
classiques. »
Raison pour laquelle la CdC et l’OT
n’ont pas hésité à collaborer avec la
plateforme. « L’utilité première, c’est de
cibler les habitants. Lesquels ne viennent
pas nécessairement à l’office qu’ils
pensent seulement – à tort – dédié aux
touristes pour recueillir de l’info sur les
divers événements de l’île ».
L’OT édite ses propres documents, dont
la brochure Oléron Animations portée
par la CdC en collaboration avec les
mairies, et anime son site ile-oleron-
marennes.com ; il alimente la base de
données, générée par l’ensemble de
ses agents, reprise par des centaines
d’autres sites et médias. Ce n’est pas
ce qui brille le plus au soleil, justement,
mais c’est un travail important. Ajoutons
qu’il participe aussi activement à certains
événements avec une stratégie hors
période estivale – Ultratrail, triathlon,
etc. – que reprend et diffuse Olei. « On
joue donc intelligemment avec ces
jeunes du territoire qui ont une démarche
collective. »
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sur Google Play
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l’application
sur Apple StoreDe l’air frais • Jeunesse – Culture
Enfants d’Erasmus+,
en route pour la Macédoine !
Les élus du conseil communau- taire sont insulaires et ils ont été jeunes !... Aussi savent-ils bien – et ils le professent et le portent dans les actes – combien c’est au travers des autres que l’on apprend sur soi, et en découvrant d’autres territoires que l’on comprend mieux les particularités du sien. C’est en ces termes
et sur ce terrain que le programme européen
d’apprentissage non-formel Erasmus+ a pris
corps sur Oléron.
Accréditée depuis février 2022 dans le cadre
de sa compétence Enfance-jeunesse, la CdC,
grâce à ce dispositif, a permis à de nombreux
jeunes insulaires âgés de 14 à 17 ans, peu ha-
bitués à s’extraire de leur territoire, de vivre
des expériences interculturelles dans divers
pays d’Europe autour de thèmes touchant à la
citoyenneté et à l’environnement. Cela dans
des échanges qui favorisent l’engagement,
l’ouverture à d’autres cultures et à de nou-
veaux territoires.
Bien encadrés par l’équipe du service, les
jeunes ont pu élaborer divers projets sur des
sujets de développement durable comme sur
le numérique. Ils forment le socle de l’échange
avec des camarades espagnols, italiens,
belges, portugais et, l’été prochain, macédo-
niens.
Le principe est chaque fois identique : un même
groupe qui fait un aller-retour sur un même su-
jet d’étude, puis on change de groupe dès que
l’on change de projet. Travailler ensemble per-
met de montrer son territoire,
ensuite d’aller découvrir celui
de l’autre et d’autres réalités.
Il en résulte une émulation et
la création de liens forts entre
ces ados, enfants d’Erasmus !
Apprendre dans le voyage et dans l’échange avec d’autres, toujours avec une thématique étudiée en amont qui sera travaillée en commun, tel est le propos d’Erasmus+ qui conduit les jeunes à se questionner sur la nature d’une rencontre, la tolérance, le groupe, et à acquérir confiance, autonomie, compétences.
Jaca (Espagne) :
Aller-retour
en juillet 2022
"De la mer
à la montagne"
Prochain échange
2026-2027 avec
la Macédoine du Nord.
Une réunion d’information a
eu lieu en décembre à la CdC,
la thématique est en cours de
définition.
Il y a peut-être encore des places
disponibles, les jeunes ou leurs
parents intéressés par cet échange
peuvent contacter le service
enfance-jeunesse à la CdC qui,
faut-il le rappeler, n’est pas une
agence de voyages !
Namur (Belgique) :
Accueil sur Oléron
en août 2022
Retour en juillet 2023
"Sauvons la planète
et nos vies !"
Ils sont allés à :
Majorque (Espagne) :
Accueil sur Oléron
en juillet 2023
Retour en juillet 2024
"La vie sans déchets"
(la réduction, le tri
des déchets, le dév. durable)
Cascais
(Portugal) :
Accueil sans
retour en 2024
"Protection du
territoire marin"
Roccantica (Italie)
Accueil sur Oléron
août 2025
Retour en Italie
en 2026
"Montagnes
et marées"
Ibiza (Espagne) :
Accueil en Espagne
en août 2025
"Protection
des océans"
Thématique de travail
Majorque
Ibiza
1617
Jeunesse – Culture • De l’air frais
Nouveau lieu d’accueil
Enfants
et parents,
le mardi allez-y !
Aider ATELEC,
la formation,
la lutte contre
l’illettrisme
L es parents ou référents d’enfants de 0 à 6 ans peuvent s’y retrouver en présence de leurs petits et en toute convivia- lité chaque mardi matin en période scolaire. Mais pour quoi faire ?... Des rencontres bien sûr ! Pouvoir échanger des points de vue avec d’autres ; recevoir une écoute, des conseils, certainement pas d’injonctions ! Car des professionnels de la petite enfance sont présents, et ils ont du tact, des propos valori- sants et des réponses tout en douceur puisqu’ils sont formés à l’ac- compagnement des plus jeunes et au soutien à la parentalité. Pour les enfants, c’est un espace de jeu et de socialisation, une pre- mière marche vers l’autonomie ; pour leurs parents, c’est un temps pour souffler, rencontrer d’autres familles sans distinction sociale, et pour (se) poser des questions sur l’éducation.
Ce dispositif résulte du diagnostic mené par la CdC dans le cadre de la construction de la Convention Territoriale Globale (CTG) si- gnée avec la CAF sur la période 2024-2028. Laquelle a mis en évi- dence un besoin d’accompagnement à la parentalité et le manque d’un lieu d’accueil dédié. Manque désormais comblé avec ce lieu et les missions qu’il s’est données en plus de l’aide et de la rencontre : rompre l’isolement de certaines
structures familiales, devenir un
espace-relais entre la famille, les
institutions et les autres services
du territoire. Toutes choses que la
CdC, consciente de la spécificité
insulaire, prend en compte en ren-
forçant les liens de proximité et en
proposant un accueil souple, sans
inscription, gratuit, anonyme. C’est
le credo du LAEP désormais ouvert.
Pouvoir échanger
des points
de vue avec
d’autres ; recevoir
une écoute,
des conseils,
certainement pas
d’injonctions !
E n trente ans, l’association est intervenue auprès de 3 520 adultes et 4 889 enfants et jeunes du territoire. Ces pu- blics y reçoivent un accompagnement s’ils veulent acqué- rir, retrouver ou consolider une maîtrise de la lecture, de l’écriture, des bases mathématiques, de l’anglais ou des outils infor- matiques. On le voit, ATELEC est là pour qui veut se saisir des cartes essentielles au quotidien et à la vie professionnelle. Notamment agréé Jeunesse et Éducation Populaire, l’Atelier pro- pose un large panel d’acquisition de savoirs, du numérique au Fran- çais Langues Etrangères (FLE), de l’anglais au code de la route et à l’accompagnement à la scolarité (CLAS). Ce type d’endroit manquait sur l’île, ce n’est plus le cas en ce début d’année. Le Lieu d’Accueil Enfants-Parents (LAEP) d’Oléron
a trouvé sa place au Ludocafé de Dolus.
Installé à Grand-Village-Plage, l’Atelier
Lire Écrire Compter (on ne peut mieux
dire !) Marennes-Oléron œuvre contre
l’illettrisme et à l’apprentissage des savoirs
fondamentaux.
L’association est soutenue par
de nombreux partenaires parmi
lesquels la CdC. Elle apporte
18 000 €/an au fonctionnement
de la structure et un co-finan-
cement de 17 000 € avec la CAF
dans le cadre du CLAS. Mais
pour renforcer la stabilité de
ses actions, ATELEC souhaite
élargir ses financements par
des entreprises et particuliers
du territoire. Sa reconnais-
sance "d’intérêt général" per-
met à ces derniers de bénéfi-
cier d’une réduction d’impôt de
66% du montant de leurs dons
et aux entreprises d’une réduc-
tion de 60%.
L’appel est lancé :
helloasso.com/
associations/atelec-
marennes-oleron/formulaires
En
chiffres
3 520 adultes
4 889 enfants
accompagnés
La CDC apporte
18 000€
/an au fonctionnement
de la structure
+17 000€
/an en co-financement
avec la CAF dans
le cadre du CLASLes visages d’Oléron • Entretien
Nicolas Giraud
is back !
18
*Cut Back, festival de courts-métrages réalisés par les 11-18 ans et organisé par la CdC, a eu lieu les 17 et 18 octobre. Le jury professionnel a récompensé le court-métrage de Hugo Sabourin “Merci d’être venu” **Liberté Oléron (2001), Bruno et Denis Podalydès. ***L’Astronaute (2022), réalisé et joué par Nicolas Giraud.
Ma réponse à la
peur, c’est le travail.
Je crois au travail,
moi. Et en l’émulation.
À la veille d’un départ au
Maroc pour un rôle dans
le prochain film de Radu
Mihaileanu et au lendemain
du festival Cut-Back* dont
il était le parrain et membre
du jury professionnel,
Nicolas Giraud a évoqué sa
rencontre avec la très jeune
création cinématographique
mise en lumière par la CdC.
L’occasion de se remémorer
sa propre jeunesse sur l’île,
sa découverte de L’Eldorado,
du cinéma. Aujourd’hui,
il s’apprête à tourner son
troisième long métrage en
tant qu’auteur-réalisateur.
Qu’est-ce qui vous a motivé à aller vers
ces jeunes, à passer avec eux cette
édition du festival ?
N.G. Évidemment, mon lien à l’île d’Oléron.
Elle a changé ma vie puisque c’est ici,
à Saint-Pierre, que j’ai découvert le cinéma.
Au départ, il y a un drame intime, mes
parents se séparent et mon père vient vivre
en face de L’Eldorado. Comme un papillon,
je suis attiré par les néons, j’ai 8 ans,
L’Eldorado prend le relais du traumatisme.
À 10 ans je regarde les affiches changer, à
12 je vais au ciné tout seul, à 15 je déchire
les tickets. Philippe Chagneau qui a fait mon
éducation me permet de voir In the Mood for
Love et les films espagnols, japonais... Ça
m’a ouvert l’esprit. À 18 ans, je suis apprenti
prothésiste dentaire à Marennes, la journée
au labo, le soir bénévole au ciné. Et quand
il y a eu Liberté Oléron**, j’ai fait le casting
pour être figurant et j’ai obtenu mieux que
ça dans ce film. J’avais 20 ans. Pour moi,
une révélation. Alors quand on m’a contacté
pour Cut Back, j’ai eu envie de venir voir
le travail des jeunes d’ici puisqu’avant j’en
faisais partie, de ces jeunes. Je voulais
voir leur manière d’appréhender le monde,
leur sensibilité. Je n’ai pas été déçu. J’ai
découvert la belle salle de l’Arsenal, une
équipe dynamique et du public. C’était très
agréable.
Les jeunes ont manifesté une attente ?
Que pensez-vous leur avoir apporté ?
N.G. De la considération. Je les ai regardés,
je les ai écoutés, ils avaient une bonne cu-
riosité. Ce qui les intéressait, c’était de se
dire qu’un gars d’ici, dont personne dans la
famille n’appartenait au milieu du cinéma,
et que rien ne prédestinait, a trouvé son
chemin et son moyen d’y aller. C’est la pos-
sibilité d’un parcours... Comme La possibi-
lité d’une île, pour citer notre cher Houlle-
becq !... Je leur ai dit que rien n’était simple,
mais que tout était possible, qu’il fallait ab-
solument s’axer sur ses rêves.
À réaliser un premier film, lorsqu’on
débute, ou même aujourd’hui, est-ce
qu’il y a des doutes, des peurs ?
N.G. Pas de peur, mais une pression parce
qu’il y a beaucoup d’argent en jeu et qu’il ne
faut pas se planter. Mais on travaille telle-
ment en amont... En fait ma réponse à la
peur, c’est le travail. Je crois au travail, moi.
Et en l’émulation.
Justement, votre prochain travail ?...
Un film qui se déroulerait
en Antarctique, une fiction ?
N.G. Absolument. L’écriture est terminée.
Une idée originale car j’essaie de faire exis-
ter les idées originales, c’est important.
Vous vous êtes déjà rendu dans
ces paysages pour des repérages ?
N.G. Vous savez je ne suis pas allé dans
l’espace avant de tourner L’Astronaute*** !
Je n’ai pas besoin de faire des repérages,
je ne fais pas un documentaire. L’Antarc-
tique, c’est la destination d’une mission
scientifique et de personnages que l’on va
suivre, je creuse des humanités. La destina-
tion promet un voyage, et c’est le voyage qui
compte.
Cut-Back est peut-être un début
de voyage pour de jeunes réalisateurs.
Qu’avez-vous pensé de leur travail ?
N.G. Il y avait de belles propositions avec de
belles questions. On a primé Hugo Sabourin
qui a tout fait seul. Il a eu le mérite de propo-
ser un court métrage évidemment imparfait
mais qui nous a beaucoup fait parler de sa
mise en scène. Son travail est audacieux,
avec une vraie écriture cinématographique,
la valeur des cadres. C’était le Dupieux de
la sélection. Je suis sûr que ce garçon fera
quelque chose. Je l’avais croisé y a trois ans
et j’en revenais pas de ce gars plein d’au-
dace et d’humilité qui me dit à 12 ans, "Moi
aussi je suis réalisateur". J’adore les gens qui
osent dire "Je suis ça". C’est déjà sa vie, il
ne "s’amuse" pas à faire du cinéma. On sait
qu’on n’a pas primé un désir évanescent.
Vous avez gardé l’île dans votre cœur et
vous habitez tout près, n’est-ce pas ?
N.G. Voilà trois ans j’ai eu envie de revenir.
J’ai acheté une maison dans le coin. Je suis
là très discrètement. J’adore prendre le
pont, venir passer une journée de "va-
cances" à Oléron.
Pour vous c’est un lieu de repos ou de
création ?
N.G. De calme, d’oxygénation, de rafales de
vent, d’océan... J’arpente le littoral dans le
silence. J’ai ici une vie monacale qui me va
bien.19
Temps forts • Agenda
À ne pas manquer
Nos rendez-vous Retrouvez l’ensemble de notre programmation sur CDC-OLERON.COM
16 février 14h-16h
Les végétaux :
ressources
dans mon jardin
Divers résidus, jardin en friche
à la sortie de l’hiver.
Comment préparer son jardin
pour le printemps ?
Sur réservation :
05 46 47 71 00
28 février 10h30-12h
Dolus-d’Oléron
Visite de l’Écopôle
Visite guidée de la plateforme
de valorisation des déchets
& matériauthèque de l’île
d’Oléron.
Sur réservation :
05 46 47 71 00
04 & 05 avril 14h-18h
Maison éco-paysanne
Le Grand-Village-Plage
Chasse aux œufs
de Pâques
En famille, trouvez vos œufs,
déchiffrez les énigmes et
découvrez le message caché
de Pâques pour remporter votre
lot chocolaté. Une chasse aux
œufs ludique et gourmande !
Compris dans le billet d’entrée
de la Maison éco-paysanne :
adulte 4,50 €, 6-18 ans 1 €,
gratuit pour les moins de 6 ans.
Sur réservation :
05 46 85 56 45
14 mars 8h30 à 12h et de
13h30 à 16h
Écopôle
Dolus-d’Oléron
Broyage de végétaux
Apportez vos branchages et
repartez avec du broyat pour
pailler votre extérieur.
+ d’infos :
05 46 47 71 00
1er avril Moulin de la Brée/Maison
éco-paysanne/Port-des-
Salines/La Brée les Bains/
Le Grand-Village Plage
Ouverture des sites
pour la saison 2026
28 mars 14h-17h
Lieu non connu à ce jour
Forum Jobs d’été
6e forum de l’emploi saisonnier
organisé avec la Mission Locale
Rochefort Marennes Oléron :
offres d’emploi saisonnier,
rencontres et recrutements.
+ d’infos :
Au BIJ
05 46 76 63 07
bij@cdc-oleron.fr
Février
2026 Saint-Pierre d’Oléron
Musée de l’île d’Oléron
Premiers
coups de pelle
Lancement du chantier
de l’extension du musée
de l’île d’Oléron qui va
permettre de doubler
la surface d’exposition.
Mars
Août
2026
Appel à films
CUT BACK
Réservée aux apprentis
réalisateurs âgés de
11-18 ans, la 10e édition
du festival de courts-
métrages reçoit pendant
6 mois les films. Envoyez
vos créations et faites
partie de notre sélection
projetée lors des séances
du festival.
+ d’info :
festivalcutback
@gmail.com
www.cdc-oleron.com.
Du 16
au 21 mars Toutes les communes
de l’île d‘Oléron
Digital Clean up Day :
Ensemble, nettoyons
notre empreinte
numérique !
Ateliers numériques,
découvertes et actions
concrètes pour apprendre
à mieux utiliser, réparer,
reconditionner, réemployer
nos équipements et nettoyer
nos données.
Découvrez l’envers du
décor : Qu’y a-t-il dans un
smartphone ? Comment
prolonger la vie de nos
appareils ? Comment allonger
la durée de vie de nos
équipements numériques ?
Sensibilisez-vous : Comprenez
l’impact réel du numérique sur
l’environnement et adoptez les
bons réflexes.
+ d’infos :
Gratuit sur inscription.
Suivez l’actualité de la CdC
pour plus d’infos.
15 avril Différents lieux
Journée
paysages & nature
Dans le cadre de la Semaine de
l’Arbre et du Paysage 2026, la
CdC propose des ateliers, des
animations et des rencontres
ouverts au public pour
approfondir ses connaissances
sur les espèces végétales
et leurs caractéristiques,
comprendre les aménagements
paysagers ou encore les actions
mises en œuvre pour préserver
la biodiversité.
+ d’infos :
Suivez l’actualité de la CdC
pour plus d’infos.« Nous ne saurons dire si nos amis Sylvère & Dédé ont le vent en poupe mais ce qui est sûr, c’est qu’ils ont bien compris l’intérêt et le besoin de changer nos modes de production d’énergie. Utiliser nos ressources locales pour produire des énergies renouvelables permet de limiter l’utilisation d’énergies fos- siles, très émettrices de gaz à effet de serre. Adopter la sobriété (ce que savent très bien mettre en œuvre nos deux compères), optimiser la performance énergétique et développer le solaire photovoltaïque ou thermique diminue notre dépendance aux énergies émettrices de CO2 ».
La Communauté de Communes et l’ensemble des acteurs du territoire ont conçu le Plan Climat d’Oléron pour répondre à ces enjeux cruciaux : www.cdc-oleron.com agir-pour-lenvironnement transition-energetique-et-climatique plan-climat-oleron