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Document publié le Lundi 1 janvier 2024 par la commune de Seclin.
Lien du pdf (unknown - Tribunes SMV avril 2024)
Thèmes du document : Handicap et inclusivité, Démocratie locale et participation citoyenne, Économie et finances,
Ils ne nous ont pas laissé le choix !
Chaque année, l’exercice budgétaire constitue un temps
fort de la vie municipale. C’est ce budget qui détermine la
faisabilité de nos actions.
Cette année plus encore, alors que les prix des matières
premières et de l’énergie ont explosé ; que l’étude sur les
bâtiments laissés en héritage chiffre les investissements
à réaliser entre 30 et 60 M d’€.
Sans nos efforts considérables, le budget ne serait pas
à l’équilibre et le spectre d’une mise sous tutelle de la
Préfecture serait réel.
Dans les faits, l’ampleur des investissements à réaliser
est telle que nous n’avons pas d’autres choix que de
rétablir notre épargne dégradée année après année
depuis plus de 10 ans.
Cela passe par la réalisation d’importantes économies,
par un re-questionnement sur nos pratiques, pour faire
mieux sans nécessairement dépenser plus, par un travail
en profondeur sur notre masse salariale bien supérieure à
la moyenne. Autre héritage laissé par nos prédécesseurs.
Parce que nous voulons éviter par tout moyen
d’augmenter les impôts, comme Faches-Thumesnil l’a
fait à hauteur de 25 % ou comme le proposait le groupe
Seclin en commun en 2023, nous faisons le choix de
réhausser nos tarifs tout en conservant une tarification
basse.
Il ne s’agit pas d’une décision prise de gaieté de cœur.
Mais Seclin n’a plus les capacités de vivre au-dessus
de ses moyens et de voir se creuser les déficits de
fonctionnement.
Il nous paraît, dès lors, plus équitable que ce soit
les utilisateurs d’un service qui contribuent à son
financement.
Aussi, nous avons opté pour le maintien de la même
qualité de service public, à des prix majorés de l’inflation
et d’une augmentation maximale de 20 %. Prix restant
néanmoins compétitifs en comparaison de ceux
proposés par les villes voisines.
Malgré nos appels réitérés auprès de l’opposition pour
obtenir des propositions concrètes et nous aider à sortir
de la situation dans laquelle ils nous ont placés, rien n’est
venu.
Un héritage trop lourd à porter pour eux.
En résumé, les responsables de la situation sont
désormais contre tout, sans faire la moindre contre-
proposition, tout en réclamant vouloir en faire davantage
sans évoquer les modes de financement.
Une vision détachée de la réalité alors que nous
défendons quant à nous un budget sincère, ambitieux et
courageux.
Christian BACLET
1er Adjoint, délégué aux Finances
et aux Ressources Humaines
Hausse inacceptable des tarifs municipaux !
Pour combler le déficit de l’Etat, le gouvernement a
annoncé une politique de rigueur avec des pistes
d’économie, notamment la réduction des dépenses
sociales et la mise à contribution des collectivités locales.
Les conséquences vont être multiples pour notre vie
quotidienne : des atteintes plus fortes au droit à la santé
et des difficultés budgétaires plus importantes pour notre
commune.
Est-il normal de faire peser la solidarité financière sur
les épaules de ceux qui subissent déjà les différentes
hausses de prix des loyers, du gaz, de l’alimentation
ou de l’essence ?
Est-il normal de réduire encore les dépenses de
fonctionnement des communes ? Cela conduira à moins
de services publics locaux, à moins de subventions
pour les associations, à moins de culture, à moins
de sport, à moins d’éducation bref, à moins de vie
sur nos territoires.
L ’Association Nationale des Maires de France dénonce
cette décision : « Des milliards d’euros ont déjà été
soustraits aux dotations des collectivités, depuis
20 ans ».
Ne devrions-nous pas plutôt taxer les superprofits
et les actionnaires, se demandent de plus en plus
de citoyens ?
Sur le plan local, la majorité municipale applique
la même logique de rigueur, avec une augmentation,
comme en 2023 de tous les tarifs municipaux : 20%
dans certains cas ! Ce tour de vis va impacter toutes
les tarifications : la restauration scolaire, la piscine,
la culture ou les centres aérés.......
Nous partageons l’inquiétude et la colère des seclinois.
Une pétition a été lancée par des usagers de la piscine.
Une hausse aussi importante risque de réduire
la fréquentation des services publics et de favoriser
le privé !
C’est d’autant inacceptable que la commune pourrait
faire d’autres choix : depuis 3 ans, elle se constitue
un bas de laine important, de plusieurs centaines
de milliers d’euros !
Nous dénonçons également le retour en arrière que
vivent nos associations avec les mutualisations
de salles qui vont handicaper la vie associative.
Pour Seclin en Commun, être élu, c’est avant tout
défendre les seclinois, les services publics locaux
et sa commune.
Éric Corbeaux
Conseiller municipal
Seclin en commun
Majorité municipale Minorité municipale
TRIBUNE