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Arrêté - Préfecture - La Réunion - Arrêté n° 350 déterminant les taux de l’aide apportée par l’Etat pour le financement du Parcours Emploi Compétences (PEC) et du contrat Initiative Emploi (CIE)
Document publié le Lundi 1 janvier 2035
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - La Réunion - Arrêté n° 350 déterminant les taux de l’aide apportée par l’Etat pour le financement du Parcours Emploi Compétences (PEC) et du contrat Initiative Emploi (CIE))
Thèmes du document : Travail et emploi, Handicap et inclusivité, Formation,
PRÉFET Direction
; LA RÉGION de l'économie, de l'emploi,
RSMION du travail et des solidarités Égalité
Fraternité
Saint-Denis, le 2 7 FEV, 2024
Arrêté n°250
déterminant les taux de l'aide apportée par l'Etat
pour le financement du Parcours Emploi Compétences (PEC) et du Contrat Initiative
Emploi (CIE)
LE PREFET DE LA REUNION
VU la loi n° 2008-1249 du 1° décembre 2008 généralisant le revenu de solidarité active
et réformant les politiques d'insertion, notamment son article 21 instituant le contrat
unique d'insertion ;
VU la loi n°2015-990 du 6 aout 2015 pour la croissance, l'activité et l'égalité des
chances économiques notamment son article 275 ;
VU la loi n° 2015-994 du 17 aout 2015 relative au dialogue social et à l'emploi ;
VU les articles L.5134-19-1 et suivants et R.5134-14 et suivants du code du travail relatifs
au contrat unique d'insertion et les articles L.5134-20 et suivants et R.5134-26 et
suivants du code du travail relatifs au contrat d'accompagnement dans l'emploi ;
VU l'ordonnance n°2015-1578 du 03 décembre 2015 portant suppression du contrat
d'accès à l'emploi et du contrat d'insertion par l'activité, et extension et adaptation
du contrat initiative-emploi à la Guadeloupe, à la Guyane, à la Martinique, à la Réunion, à Saint-Barthélemy, Saint- Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon ; VU le décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 modifié relatif aux pouvoirs des préfets, à l'organisation et à l'action des services de l'Etat dans les régions et départements ;
Vu le décret du 20 juillet 2022 portant nomination de Monsieur Jérôme FILIPPINI,
préfet de la région Réunion, préfet de La Réunion ;
VU l'arrêté préfectoral n°444 du 28 février 2023 déterminant les taux de l'aide
apportée par l'Etat pour le financement du parcours emplois compétences ;
VU la circulaire °DGEFP/MIP/METH/MPP/2024/14 du 07 février relative au Fonds
d'inclusion dans l'emploi (FIE) en faveur des personnes les plus éloignées du marchédu travail (parcours emploi compétences, contrats initiatives emploi, insertion par l'activité économique, entreprises adaptées, groupements d'employeurs pour l'insertion et la qualification) ;
Considérant que le contrat aidé est un parcours emploi compétences recentré sur son seul objectif d'insertion professionnelle des publics éloignés de l'emploi associant mise en situation professionnelle et accès facilité à la formation et l'acquisition de compétences ;
Sur proposition de la directrice de l'économie, de l'emploi, du travail et des
solidarités :
ARRETE
Article 1°- Publics éligibles et modalités de sélection des employeurs
L'aide de l'Etat pour les parcours emploi compétences (PEC) et le Contrat Initiative Emploi (CIE) dont le cadre juridique est celui du contrat unique d'insertion telle que défini aux articles L. 5134-30 et suivants du code du travail, contrat d'accompagnement dans l'emploi (CUI-CAE) et L. 5134-72 et suivants du code du travail, contrats initiative-emploi (CUI-CIE), est attribuée en faveur des publics les plus éloignés du marché du travail au sens de « personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières d'accès à l'emploi» pour lesquelles :
-__ la formation, seule, n'est pas l'outil approprié (le frein à l'accès à l'emploi ne relève pas d'un défaut de qualification mais plutôt d'expérience et de savoir-être professionnels d'une rupture trop forte avec le monde de l'école et de la formation, etc.);
-__les raisons de l'éloignement de l'emploi ne relèvent pas de freins périphériques
lourds justifiant d’un parcours dans une structure dédiée à l'insertion (type SIAE,
EA).
Une attention particulière doit être portée aux publics seniors et travailleurs handicapés et 25 % des entrées en contrat aidé doivent bénéficier aux habitants des QPV (Quartiers politique de la ville).
S'agissant des contrats initiative emploi (CIE), seuls sont éligibles :
- les personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles
particulières d'accès à l'emploi et âgées de 50 ans et plus,
- les demandeurs d'emploi de très longue durée (inscrits depuis plus de 24 mois), - les demandeurs d'emploi en situation de handicap (bénéficiaires de l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés),
- les jeunes de moins de 26 ans rencontrant des difficultés sociales et
professionnelles d'accès à l'emploi et jusqu'à 30 ans s'agissant des bénéficiaires en
situation de handicap (CIE jeunes),
- les personnes habitants en QPV.La prescription d'un PEC ou d'un CIE s'effectue à partir d'un diagnostic global conduit par le conseiller de France Travail, de la mission locale où de Cap Emploi, du Conseil Départemental avec le demandeur d'emploi.
Pour permettre la construction d'un parcours d'insertion professionnelle insérant, le
prescripteur sélectionnera les employeurs en fonction de leur capacité à offrir des
postes et Un environnement de travail propices à un parcours d'insertion.
Les critères principaux examinés sont :
- la nature de l'emploi occupé et la définition des compétences à acquérir : le poste
doit permettre de développer la maitrise de comportements professionnels et des
compétences techniques qui répondent à des besoins du bassin d'emploi ou
transférables à d'autres métiers qui recrutent ;
- la capacité de l'employeur à accompagner le salarié au quotidien notamment au
regard du nombre de contrats aidés par rapport aux effectifs totaux et de
l'effectivité de la désignation et mobilisation d’un tuteur.
- la formation, obligatoire dans le cadre d'un parcours en PEC : les employeurs
proposant des formations a minima pré-qualifiantes doivent être prioritaires.
S'agissant des CIE, les engagements en matière de formation sont encouragés, sans
être obligatoires.
- le cas échéant, la capacité de l'employeur à pérenniser le poste doit être valorisée.
Article 2 : Engagements de formation et d'accompagnement par l'employeur
La demande d'aide à l'insertion professionnelle indique les modalités d'accompagnement et les actions de formation professionnelle et de validation des acquis de l'expérience prévues par l'employeur. Cet accompagnement s'articule en quatre phases complémentaires :
- le diagnostic;
-_ l'entretien tripartite: il réunit le prescripteur, l'employeur et le futur salarié au moment de la signature de la demande d'aide. Il doit permettre la formalisation des engagements ainsi que la déclinaison des compétences que le poste doit permettre d'acquérir parmi les compétences définies ;
- le suivi pendant la durée du contrat : il prend la forme selon le prescripteur d’un
suivi dématérialisé avec, le cas échéant, un livret et/ou des entretiens ciblés dans
leur contenu (entretiens physiques ou téléphoniques, visites sur le lieu de travail).
Il a pour objectif de s'assurer du bon déroulement du parcours, de vérifier la mise
en œuvre effective des actions de formation et d'accompagnement définies
pendant l'entretien tripartite et anticiper la fin du contrat. Il doit a minima
comprendre 3 étapes : un suivi à l'issue de la période d'essai à un mois, un suivi à
mi contrat et Un suivi aux 34 du contrat;
-__ l'entretien de sortie, 1 à 3 mois avant la fin du contrat, pour les salariés sans solution
à l'issue du contrat: il doit permettre de maintenir le bénéficiaire dans une posture
3de recherche active d'emploi, de faire le point sur les compétences acquises,
d'évaluer le cas échéant l'opportunité d'un renouvellement de l’aide au regard de l'intérêt pour le bénéficiaire et des actions de formation engagées et de mobiliser des prestations ou des actions de formation notamment dans le cadre du plan d'investissement dans les compétences. L'emploi accompagné pourra former l’un des relais d'accompagnement possibles pour les personnes en situation de handicap.
A la décision attributive (Cerfa) sera annexé un document listant les compétences que
le poste faisant l'objet d'un parcours emploi compétences, doit permettre de
développer.
L'employeur désignera un tuteur parmi les salariés qualifiés et volontaires pour
assumer cette fonction conformément aux articles R.5134-38 et R. 5134-61 du code du
travail.
Parmi les actions d'accompagnement, l'employeur, en lien avec les acteurs de l'insertion, permettra au salarié de réaliser des périodes d'immersion en entreprise.
Article 3 - Taux de prise en charge
L'aide relative au PEC et au CIE est attribuée dans la limite des crédits disponibles.
Les taux de prises en charge sont définis dans l'annexe au présent arrêté.
Le taux de prise en charge de l'Etat est fixé en pourcentage du taux horaire brut du
salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC).
Article 4 - Durée de l'aide à l'insertion professionnelle
Le PEC et le CIE peuvent prendre la forme d'un contrat à durée indéterminée (CDI) ou
d'un contrat à durée déterminée (CDD).
Les durées de prise en charge en mois et hebdomadaires sont définies dans l'annexe au présent arrêté.
Afin de faciliter la construction d'un parcours d'insertion professionnelle cohérent, la durée de l'aide à l'insertion professionnelle est examinée lors de la conclusion de la convention initiale.
Elle est déterminée en fonction de la nature de l'emploi occupé, du profil de la
personne et du projet de parcours d'insertion professionnelle.Article 5 - Renouvellement de l’aide
Les renouvellements ne sont ni prioritaires ni automatiques. Ils doivent être
conditionnés à l'évaluation par le prescripteur, de leur utilité pour le bénéficiaire et autorisés sous réserve du respect des engagements de l'employeur.
La demande de renouvellement doit être motivée, et accompagnée d'un bilan des actions d'accompagnement et de formation réalisées, notamment d'aide à la prise de poste, de remise à niveau, d'acquisition de nouvelles compétences, de formation qualifiante, ou de réalisation d'une période d'immersion ou de professionnalisation. L'employeur devra également joindre un document répertoriant les actions d'accompagnement et de formation qu'il mettra en œuvre pendant la période de prolongation.
Le renouvellement de l’aide à l'insertion professionnelle pourra être accordé au vu des nouveaux engagements que prend l'employeur pour favoriser le parcours du bénéficiaire, tels que :
- des actions d'orientation et d'accompagnement professionnels, dont la remise à niveau ou le suivi d'un parcours d'insertion professionnelle ;
- des actions de formation, dont l'acquisition de savoir-faire professionnels ou de nouvelles compétences ;
- UN parcours qualifiant, notamment dans le cadre d'une période de
professionnalisation, comprenant au moins 100 heures de formation ;
- des actions de validation des acquis de l'expérience ;
- une période de mise en situation en milieu professionnel (PMSMP) d'au moins 15 jours, visant au développement de compétences transférables ;
- Un recrutement sous forme de CDI.
En cas de renouvellement, la durée de l’aide à l'insertion professionnelle ne peut
excéder 24 mois au total.
Les renouvellements sont limités à une durée de 11 mois maximum.
Pour le CIE, la durée de l'aide versée dans le cadre d'un CDD est limitée à 8 mois,
renouvellements inclus.
L'éligibilité du salarié n'est pas à reconsidérer au moment du renouvellement.
Article 6 - Prolongation de l’aide à titre dérogatoire
L'article L 5134-23-1 du code du travail prévoit des prolongations dérogatoires du
contrat et de l’aide au-delà de la durée maximale de 24 mois. La décision motivée du
prescripteur doit impérativement justifier l'objet de la prolongation et sa conformité aux textes.
Les prolongations dérogatoires à la durée maximale sont, de manière exhaustive, les
suivantes :
1- jusqu'à l'achèvement d'une action de formation initiée avant la durée
5maximale de 24 mois, sans que la durée totale de l’aide puisse dépasser 60
mois, la demande de prolongation faite par l'employeur est accompagnée
de tout justificatif visant à établir que l'action de formation professionnelle
qualifiante définie dans l’aide initiale est en cours de réalisation :
2- jusqu'à 60 mois, lorsqu'un salarié est reconnu travailleur handicapé, sans
condition d'âge. (Cette disposition peut également être appliqué au
bénéfice des allocataires de l’'AAH qui ne seraient pas reconnus travailleurs
handicapés et ne rempliraient pas la condition d'âge de 50 ans ou plus à
l'expiration de la durée maximale de 24 mois couverte par l'aide.) ;
3- jusqu'à 60 mois pour les salariés âgés de 50 ans et plus et rencontrant des
difficultés particulières qui font obstacle à leur insertion durable dans
l'emploi (Cette prolongation n'ouvre aucun droit automatique à une durée
totale de 60 mois, mais un délai pour continuer des actions d'insertion que
les circonstances ont retardées ou compromises.) ;
4- jusqu'à la date à laquelle ils sont autorisés à faire valoir leurs droits à la
retraite, pour les salariés âgés de 58 ans et plus.
La condition d'âge est satisfaite dès lors que le salarié a atteint l'âge de 50 ans pendant
les deux années de la convention.
Article 7 - Contrôle du dispositif
Les principes et les modalités de mises en œuvre des parcours emploi compétences
pourront faire l'objet de contrôles par les prescripteurs des contrats aidés que sont
France Travail, les missions locales, CAP Emploi, le Conseil départemental et par les
services de la Direction de l'Economie, de l'Emploi, du Travail et des Solidarités
(DEETS).
S'il apparaît lors de ces contrôles que les modalités de mise en œuvre des contrats
sont contraires aux dispositions législatives et réglementaires, le prescripteur pourra
dénoncer les conventions conclues avec les organismes employeurs et demander le
reversement des aides apportées conformément à l'article R 5134-29 et 5134-54 du
code du travail.
Article 8 - Date d'effet
Le présent arrêté est applicable aux nouvelles conventions et aux renouvellements
conclus sur le territoire de La Réunion à compter du lendemain de sa publication au
recueil des actes administratifs de la préfecture.
L'arrêté préfectoral n° 444 du 28 février 2023 déterminant les taux de l'aide apportée
par l'Etat pour le financement du PEC et du CIE, est abrogé.
Article 9 - Exécution du présent arrêté
Le secrétaire général de la préfecture, la secrétaire générale aux affaires régionales, la sous-préfète à la cohésion sociale et à la jeunesse, les sous-préfets d'arrondissement,
6la directrice de l'Economie, de l'emploi, du travail et des solidarités, le directeur
régional de France Travail, les présidents des missions locales de La Réunion, le
directeur de Cap-Emploi et le directeur régional de l'Agence de services et de
paiement sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent
arrêté, qui sera inséré au recueil des actes administratifs de la préfecture de La
Réunion.
Jérôme/FILIPPINIAnnexe : Taux de prise en charge de l’aide de l'Etat
Taux de Durée
Lima : : prise en | hebdomadaire | Durée de l’aide Bénéficiaires / Situations à :
charge de prise en (en mois)
Etat charge
la b f i ic i LR Sur la base d'un Sisnoatl du prescripteur, De 20 à 25 Aide initiale de 9 personnes sans emploi rencontrant des HUS : Vers : ; 60% heures mois à 11 mois
difficultés sociales et professionnelles s = : $ Le : maximum maximum
particulières d'accès à l'emploi
De 20 à 25
Renouvellement d'un PEC 60% heures 11 mois maximum
maximum Parcours RER -
Emploi qu Aide initiale dés
£ Bénéficiaires du RSA dans le cadre de la : 11 mois maximum Compétences ' Fes ë De 20 à 25
Convention annuelle d'objectifs et de moyens 60% pa et
(CUI-CAE) (CAOM) signée entre l'Etat et le Conseil A rUrR renouvellements
départemental (PEC bRSA) de 11 mois
maximum
Aide initiale et e De 20 à 25
PECS signés dans le cadre de la lutte anti renouvellements: : 60% heures :
vectorielle 1 AIN de 11 mois
maximum
Sur la base d'un diagnostic du prescripteur :
- les personnes sans emploi âgées de 50 ans
et plus et rencontrant des difficultés
os et Moce particulières 8 mois si CIE signé
accès à l'emploi ; : en CDI
- Les demandeurs d'emploi en situation de 30% F Ne : 6
handicap (bénéficiaires de | EU) 6 mois si CIE signe
Contrat - Les demandeurs d'emploi de très longue en CDD de 12 Initiative durée (inscrits depuis plus de 24 mois) De 20 à mois et plus 2
Emploi - Les personnes résidant en quartier Politique 28 heures ïi imum ce se _ DÉRMIe és 3 mois si CIE signé (CUI-CIE)
en CDD d'une
Sur la base d'un diagnostic du prescripteur, durée comprise jeunes de moins de 26 ans rencontrant des entre 6 mois et
difficultés particulières d'accès au marché du 35% moins de 12 mois? 6 travail, à l'exception des bénéficiaires en
situation de handicap, pour lesquels la limite
d'âge est portée à 30 ans (CIE jeunes)
! Les bénéficiaires de parcours emploi compétences recrutés au titre de la lutte anti vectorielle, seront
affectés à des missions d'entretien des ravines urbaines, d'actions de salubrité publique (entretien du
domaine public) au sein des quartiers identifiés prioritaires au regard des enjeux de lutte anti-vectorielle.
Le dispositif est mis en œuvre selon les modalités prévues par le cahier des charges 2018 « Plan de lutte
anti vectorielle » et ses annexes, transmis aux collectivités locales en date du 27 avril 2018.
2 Pour les CDD, la durée de l'aide est plafonnée à 8 mois renouvellement inclus.