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PLU - Annexes - Périmètre des zones délimitées divisions foncières soumises à déclaration préalable
Document publié le Mardi 19 mars 2024 par la commune de Fleury-Mérogis.
Lien du pdf (PLU - Annexes - Périmètre des zones délimitées divisions foncières soumises à déclaration préalable)
Thèmes du document : Eau et assainissement, Justice et droit, Aménagement du territoire,
10
RÈGLEMENT
d’assainissement11
SOMMAIRE
CHAPITRE 1 - DISPOSITIONS GENERALES . . . . . . . . . . . . .13
Article 1 – CADRE ET OBJET DU RÈGLEMENT . . . . . . . . . . . . . .13
Article 2 – MISSION DE LA COMMUNAUTÉ
D’AGGLOMÉRATION DU VAL D’ORGE EN MATIÈRE
D’ASSAINISSEMENT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .13
Article 3 – CARACTÉRISATION DES EAUX ADMISES
AU DÉVERSEMENT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .13
Article 4 – DÉVERSEMENTS INTERDITS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .13
CHAPITRE 2 - EAUX USEES DOMESTIQUES . . . . . . . . . . . .13
Article 5 – DÉFINITION DES EAUX USÉES DOMESTIQUES . . . .13
Article 6 – OBLIGATION DE RACCORDEMENT . . . . . . . . . . . . . .13
Article 7 – PARTICIPATION FINANCIÈRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .14
CHAPITRE 3 - EAUX USEES AUTRES QUE DOMESTIQUES . .14
Article 8 – DÉFINITION DES EAUX USÉES AUTRES QUE
DOMESTIQUES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .14
Article 9 – CONDITIONS DE RACCORDEMENT POUR LE REJET
DES EAUX USÉES AUTRES QUE DOMESTIQUES . . . . . . . . . . . .14
Article 10 – DEMANDE D’AUTORISATION DE DÉVERSEMENT
DES EAUX USÉES AUTRES QUE DOMESTIQUES . . . . . . . . . . . .14
Article 11 – CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES
DES BRANCHEMENTS POUR REJET D’EAUX USÉES
AUTRES QUE DOMESTIQUES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .14
Article 12 – PRÉLÈVEMENTS ET CONTRÔLES DES EAUX USÉES
AUTRES QUE DOMESTIQUES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .14
Article 13 – OBLIGATIONS D’ENTRETENIR
LES INSTALLATIONS DE PRÉTRAITEMENT . . . . . . . . . . . . . . . . .14
Article 14 – PARTICIPATIONS FINANCIÈRES SPÉCIALES . . . . . .14
CHAPITRE 4 - EAUX PLUVIALES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .15
Article 15 – DÉFINITION DES EAUX PLUVIALES . . . . . . . . . . . . .15
Article 16 – CONDITIONS DE RACCORDEMENT
POUR LE REJET DES EAUX PLUVIALES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .15
Article 16.1 – Principes Généraux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .15
Article 16.2 – Des Modalités d’application différenciées . . . . . . . . . . . . .15
CHAPITRE 5 - BRANCHEMENTS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .15
Article 17 – DÉFINITION DU BRANCHEMENT . . . . . . . . . . . . . . .15
Article 18 – MODALITÉS D’ÉTABLISSEMENT
DU BRANCHEMENT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .16
Article 19 – DEMANDE DE BRANCHEMENT . . . . . . . . . . . . . . . . .16
Article 20 – MODALITÉS PARTICULIÈRES DE RÉALISATION DES
BRANCHEMENTS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .16
Article 21 – RÉGIME DES EXTENSIONS RÉALISÉES
SUR L ’INITIATIVE DES PARTICULIERS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .16
Article 22 – FACTURATION DES TRAVAUX
DE BRANCHEMENT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .16
Article 23 – SURVEILLANCE, ENTRETIEN, RÉPARATIONS,
RENOUVELLEMENT DES BRANCHEMENTS SITUÉS
SOUS LE DOMAINE PUBLIC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .16
Article 24 – CONDITIONS DE SUPPRESSION ET
DE MODIFICATION DES BRANCHEMENTS . . . . . . . . . . . . . . . . .16
Article 25 – CESSATION, MUTATION ET TRANSFERT
DE L ’AUTORISATION DE DÉVERSEMENT DES EAUX USÉES
NON DOMESTIQUES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .17
Article 26 – CONTRAINTES PARTICULIÈRES
AUX BRANCHEMENTS D’EAUX PLUVIALES . . . . . . . . . . . . . . . .17
CHAPITRE 6 - INSTALLATIONS SANITAIRES
INTERIEURES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .17
Article 27 – DISPOSITIONS GÉNÉRALES SUR
LES INSTALLATIONS SANITAIRES INTÉRIEURES . . . . . . . . . . . .17
Article 28 – PROTECTION DE LA QUALITÉ . . . . . . . . . . . . . . . . .17
Article 29 – RACCORDEMENTS ENTRE CANALISATIONS
DU DOMAINE PUBLIC ET DES PROPRIÉTÉS PRIVÉES . . . . . . . .17
Article 30 – INDÉPENDANCE DES RÉSEAUX INTÉRIEURS D’EAU
POTABLE ET D’EAUX USÉES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .17
Article 31 – ETANCHÉITÉ DES INSTALLATIONS
ET PROTECTION CONTRE LE REFLUX DES EAUX . . . . . . . . . .17
Article 32 – SÉPARATION DES EAUX - VENTILATION . . . . . . . .17
Article 33 – BROYEURS D’ÉVIERS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .17
Article 34 – DESCENTES DE GOUTTIÈRES . . . . . . . . . . . . . . . . . .17
Article 35 – POSE DE SIPHONS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .18
Article 36 – TOILETTES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .18
Article 37 – COLONNES DE CHUTES D’EAUX USÉES . . . . . . . .18
Article 38 – ENTRETIEN, RÉPARATION ET
RENOUVELLEMENT DES INSTALLATIONS INTÉRIEURES . . . . .18
Article 39 – MISE EN CONFORMITÉ DES INSTALLATIONS
INTÉRIEURES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .18
Article 40 – SUPPRESSION DES ANCIENNES
INSTALLATIONS – ANCIENNES FOSSES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .18
CHAPITRE 7 - RESEAUX PRIVES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .18
Article 41 – DISPOSITIONS GÉNÉRALES POUR
LES RÉSEAUX PRIVÉS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .18
Article 41.1 – Règles techniques d’établissement des projets
d’assainissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .18
Article 41.2 – Formalités à accomplir avant le dépôt des demandes
d’autorisation d’urbanisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .18
Article 41.3 – Contrôle des Travaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .18
Article 41.4 – Perturbations sur le réseau public . . . . . . . . . . . . . . . . . . .18
Article 41.5 – Implantations des canalisations et ouvrages . . . . . . . . . . .18
Article 41.6 – Raccordement au réseau public . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .19
Article 41.7 – Remise des plans après exécution des travaux . . . . . . . . .19
Article 41.8 – Réception des ouvrages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .19
Article 41.9 – Contrôles de déversement sur les installations privatives . .20
Article 42 – CONDITIONS D’INTÉGRATION D’OUVRAGES
PRIVÉS DANS LE DOMAINE PUBLIC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .20
CHAPITRE 8 - PAIEMENT DES PRESTATIONS,
REDEVANCES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .20
Article 43 – REDEVANCES D’ASSAINISSEMENT . . . . . . . . . . . . .20
Article 44 – ASSIETTE ET TAUX DE LA REDEVANCE
D’ASSAINISSEMENT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .20
Article 45 – CAS DES USAGERS S’ALIMENTANT EN TOUT
OU PARTIE À UNE AUTRE SOURCE DE DISTRIBUTION
QUE LE RÉSEAU PUBLIC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .20
Article 46 – CAS DES EXPLOITATIONS AGRICOLES . . . . . . . . . .20
Article 47 – PARTICIPATION FINANCIÈRE
DES PROPRIÉTAIRES D’IMMEUBLES NEUFS . . . . . . . . . . . . . . . .20
Article 48 – PAIEMENT DES REDEVANCES . . . . . . . . . . . . . . . . . .20
Article 49 – DATE D’EXIGIBILITÉ DE LA REDEVANCE . . . . . . . .21
CHAPITRE 9 - MANQUEMENTS AU PRESENT
REGLEMENT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .21
Article 50 – INFRACTIONS ET POURSUITES . . . . . . . . . . . . . . . .21
Article 51 – VOIES DE RECOURS DES USAGERS . . . . . . . . . . . . . .21
Article 52 – MESURES DE SAUVEGARDE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .21
CHAPITRE 10 - DISPOSITIONS D’APPLICATION . . . . . . . . .21
Article 53 – JURIDICTION COMPÉTENTE . . . . . . . . . . . . . . . . . .21
Article 54 – DATE D’APPLICATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .21
Article 55 – MODIFICATIONS DU RÈGLEMENT . . . . . . . . . . . . . .21
Article 56 – EXÉCUTION DU RÈGLEMENT . . . . . . . . . . . . . . . . . .2112
CHAPITRE 1 - DISPOSITIONS GENERALES
Article 1 – Cadre et Objet du Règlement
Le présent règlement est établi en application du Code
Civil, du Code Général des Collectivités Territoriales, du
Code de l’Environnement, Code de la Santé Publique, de la
Loi sur l’Eau du 3 Janvier 1992 des décrets d’application qui
en découlent. Il concerne toutes les installations privatives
d’assainissement situées sur le territoire de la Communauté
d’Agglomération du Val d’Orge. Les rejets émanant de toute
installation classée pour la protection de l’environnement
doivent respecter la réglementation existante les concernant.
L ’objet du présent règlement est de définir les conditions et
modalités auxquelles est soumis le déversement des eaux
usées et pluviales sur les limites administratives de la
Communauté d’Agglomération du Val d’Orge.
Article 2 – Mission de la Communauté d’Agglomération
du Val d’Orge en matière d’assainissement
Les missions de la Communauté d’Agglomération du Val
d’Orge sont :
• identifier et réduire la pollution du milieu naturel à la source,
notamment en agissant pour la suppression de tout rejet
d’eaux usées vers le réseau d’eaux pluviales ou le milieu
naturel et en agissant pour la dépollution des eaux pluviales,
• optimiser la gestion des réseaux et faciliter le traitement
des effluents transportés, notamment en agissant pour la
suppression de tout rejet d’eaux pluviales vers le réseau
d’eaux usées,
• maintenir une qualité des effluents transportés pour
garantir la sécurité des personnes intervenant sur les
réseaux et pour maintenir le rendement de la station d’épuration
(de Valenton ou d’Evry),
• assurer un rôle de conseil vis-à-vis des usagers en matière
d’assainissement.
Article 3 – Caractérisation des eaux admises
au déversement
Le système d’assainissement appliqué est le système séparatif.
Dans les réseaux Eaux Usées sont susceptibles d’être déversées :
• les eaux usées domestiques, telles que définies à l’article 5
du présent règlement,
• les eaux usées autres que domestiques, définies par les
autorisations de déversement délivrées par la Communauté
d’Agglomération du Val d’Orge et les Services Assainissement
des autres collectivités concernées aux établissements
industriels, commerciaux ou artisanaux (publics et privés).
Dans les réseaux Eaux Pluviales sont susceptibles d’être
déversées :
• les eaux pluviales définies à l’article 15 du présent règlement,
• exceptionnellement, les eaux de drainage, de sources ou
des pompes à chaleur
En aucun cas, des eaux pluviales ou claires ne devront
rejoindre le réseau Eaux Usées. De la même façon, les Eaux
Usées ne devront pas rejoindre le réseau d’Eaux Pluviales.
Il appartiendra au propriétaire de se renseigner auprès de la
Communauté d’Agglomération du Val d’Orge sur la nature
du système desservant sa propriété. Le propriétaire devra
réaliser les installations intérieures d’évacuation des eaux
usées et pluviales selon la conception séparative.
Article 4 – Déversements Interdits
Il est formellement interdit de déverser dans les collecteurs
Eaux Usées et Eaux Pluviales :
• les déchets solides divers, tels que les ordures ménagères
(même après broyage), bouteilles, feuilles, etc…
• des liquides ou vapeurs corrosifs, des acides, des cyanures, des
sulfures, des produits radioactifs, des matières inflammables
ou susceptibles de provoquer des explosions,
• des composés cycliques hydroxylés et leurs dérivés,
notamment tous les carburants et lubrifiants,
• des solvants chlorés, peintures, laques et blancs gélatineux…
• des corps gras, huile de friture, pain de graisse…,
• des déchets d’origine animale (sang, poils, crins, matières
stercorales, etc..)
• des rejets susceptibles de porter l’eau des égouts à une
température supérieure à 30 °C,
• le contenu des fosses fixes et les effluents des fosses de
type dit « fosse septique »,
• des eaux non admises en vertu de l’article précédent.
Plus généralement, toute substance pouvant dégager soit
par elle-même soit après mélange avec d’autres effluents
des gaz ou vapeurs dangereux, toxiques ou inflammables et
d’une façon générale, tout corps solide ou non susceptible
de nuire soit au bon état, soit au bon fonctionnement du
réseau d’assainissement et le cas échéant, des ouvrages
d’épuration, soit au personnel d’exploitation des ouvrages
d’évacuation et de traitement.
La Communauté d’Agglomération du Val d’Orge se réserve
le droit de faire procéder sur les réseaux où elle exerce sa
compétence, chez tout usager, et à tout moment, tout pré-
lèvement de contrôle qu’elle estimerait utile.
CHAPITRE 2 - EAUX USEES DOMESTIQUES
Article 5 – Définition des Eaux Usées Domestiques
Les eaux usées domestiques comprennent les eaux ménagères
(rejets des cuisines, salles de bains, lessives) et les eaux vannes
(urines, matières fécales).
Article 6 – Obligation de raccordement
L ’article L.1331-1 du Code de la Santé Publique rend obligatoire
le raccordement des immeubles bâtis situés en bordure
d’une voie publique pourvue d’un réseau d’évacuation des
eaux usées, ou qui y ont accès, soit par une voie privée soit
par une servitude de passage. Ce raccordement (y compris
les branchements intérieurs) doit être réalisé dans un délai
de deux ans à compter de la date de mise en service du réseau.
L ’obligation de raccordement s’applique également aux
immeubles situés en contrebas de la chaussée. Dans ce cas,
le dispositif de relèvement des eaux usées est à la charge du
propriétaire.
S’il s’agit d’un réseau existant, le raccordement effectif ou
la mise en conformité de l’installation générale doit intervenir
dans un délai de deux ans à compter de la date à partir de
laquelle la non-conformité a été reconnue par la Communauté
d’Agglomération du Val d’Orge, laquelle dispose du même
délai pour réaliser le cas échéant la partie de branchement
sous voie publique.
Le délai de deux ans est ramené à néant :
• lorsqu’il y a trouble de voisinage ou préjudice à la santé publique,
• pour toute construction nouvelle,
• dans le cadre d’une mutation de propriété,
• pour tout aménagement confortatif y compris la création
de locaux annexes (garages, remises, abris de jardin,…)
Il est précisé que les modifications sont exclusivement à la
charge des usagers, y compris lorsque l’installation doit être
transformée pour son adaptation au système séparatif.
Au terme du délai de deux ans, conformément aux prescriptions
de l’article L.1331-8 du Code de la Santé publique, tant que
le propriétaire ne s’est pas conformé à cette obligation, il est
astreint au paiement d’une somme au moins équivalente à13
la redevance d’assainissement qu’il aurait payé si son
immeuble avait été raccordé au réseau, et qui pourra être
majorée dans une proportion fixée par la collectivité.
Si l’obligation de raccordement n’est pas respectée dans le
délai imparti, la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge
peut procéder, après mise en demeure, aux travaux nécessaires,
y compris en domaine privé, aux frais du propriétaire(Art.
L35.3 du Code de la Santé Publique).
Un immeuble existant, riverain d’un réseau d’assainissement,
peut être exonéré de se raccorder s’il entre dans le champ
des exonérations prévues par l’arrêté interministériel du
19 Juillet 1960 complété par l’arrêté du 28 février 1986
(immeuble non habité, insalubre, devant être démoli ou dif-
ficilement raccordable) et dans la condition qu’il dispose
d’une installation d’assainissement autonome en bon état
de fonctionnement.
Article 7 – Participation Financière
Conformément à l’article L.1331-7 du Code de la Santé
Publique, les propriétaires des immeubles édifiés postérieurement
à la mise en service des collecteurs d’eaux usées auxquels
ces immeubles doivent être raccordés sont astreints à verser
une participation financière pour tenir compte de l’économie
réalisée par eux, en évitant une installation d’évacuation ou
d’épuration individuelle.
Les conditions de perception et les taux de cette participation
sont fixés par l’assemblée délibérante de chaque collectivité
compétente.
Les travaux de raccordement, y compris ceux concernant
le branchement sous domaine public, sont à la charge des
propriétaires.
CHAPITRE 3 - EAUX USEES AUTRES
QUE DOMESTIQUES
Article 8 – Définition des Eaux Usées
autres que domestiques
Les Eaux Usées autres que domestiques correspondent à
utilisation de l’eau autre que domestique au sens de la définition
des eaux domestiques donnée à l’article 5.
Leurs natures quantitatives et qualitatives sont précisées dans
les autorisations de déversement délivrées par la Communauté
d’Agglomération du Val d’Orge aux organismes publics ou privés
avant le raccordement au réseau d’évacuation public.
Pour leur admission éventuelle dans un réseau public, les
eaux telluriques (eaux provenant de forages, eaux de drainage
de la nappe phréatique, eaux de refroidissement,…), les
eaux de vidange des piscines ainsi que les eaux prélevées
dans les rivières seront assimilées à des eaux usées autres
que domestiques. Elles doivent de ce fait faire l’objet d’une
autorisation de rejet par la Communauté d’Agglomération
du Val d’Orge et seront rejetés soit dans le réseau d’eaux
usées, soit dans le réseau d’eaux pluviales en fonction de
leur qualité et de leur température.
Article 9 – Conditions de raccordement pour le rejet
des eaux usées autres que domestiques
Le branchement des établissements commerciaux, industriels
ou artisanaux, publics ou privés, au réseau public est soumis
à autorisation, conformément à l’article L.1331-10 du Code
de la Santé Publique.
L ’autorisation de déversement sera attribuée dans la mesure
où ces déversements sont compatibles avec les conditions
générales d’admissibilité des eaux usées autres que domestiques
et la capacité des installations publiques à les recevoir.
Les arrêtés d’autorisation pourront faire référence à une
convention détaillant les modalités de déversement, de prétrai-
tement et d’autocontrôle.
Article 10 – Demande d’autorisation de déversement
des eaux usées autres que domestiques
La demande de branchement pour rejet d’eaux usées autres
que domestiques sera formulée auprès de la Communauté
d’Agglomération du Val d’Orge et donnera lieu à l’établissement
d’une autorisation prévue à l’article 8 selon le modèle annexé
au présent règlement.
T oute modification de la nature ou de l’importance des eaux
usées autres que domestiques rejetées fera l’objet d’une
nouvelle autorisation.
Article 11 – Caractéristiques techniques des branche-
ments pour rejet d’eaux usées autres que domestiques
Les usagers rejetant des eaux usées autres que domestiques
devront être pourvus d’un branchement distinct pour ces eaux :
• un branchement Eaux Domestiques,
• un branchement Eaux Usées autres que Domestiques.
Les conditions techniques particulières d’établissement de ces
branchements seront définies dans l’autorisation de déversement.
Dans le cas des aires de lavages, un dispositif de débourbage-
déshuilage situé en domaine privé devra être installé en
amont de la boîte de branchement eaux usées.
Article 12 – Prélèvements et contrôles des eaux usées
autres que domestiques
Les établissements qui rejettent des Eaux Usées non
domestiques sont soumis à un autocontrôle défini dans la
convention de déversement.
Outre les analyses prévues dans l’autorisation, des prélèvements
et contrôles pourront être effectués à tout moment par la
Communauté d’Agglomération du Val d’Orge, sur instructions
de celui-ci, dans les regards de visite, afin de vérifier si les
eaux usées autres que domestiques déversées dans le réseau
public sont en permanence conformes aux prescriptions et
correspondent à l’autorisation de déversement établie.
Les analyses seront faites par tout laboratoire agréé par la
Communauté d’Agglomération du Val d’Orge.
Les frais de contrôle seront supportés par le propriétaire de
l’établissement concerné si un résultat au moins démontre
que les effluents ne sont pas conformes aux prescriptions, sans
préjudice des sanctions prévues à l’article 49 du présent
règlement.
Article 13 – Obligations d’entretenir les installations
de prétraitement
Les dispositifs de prétraitement prévus par les autorisations
devront être en permanence maintenus en bon état de fonc-
tionnement. Les usagers doivent pouvoir justifier à la
Communauté d’Agglomération du Val d’Orge du bon état
d’entretien de ces installations. Un cahier d’entretien des
installations devra être tenu à jour par chaque propriétaire et
transmis à la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge
annuellement.
En particulier, les séparateurs à hydrocarbures, huiles et
graisses, les bacs à fécules, les débourbeurs devront être
vidangés régulièrement.
L ’usager, en tout état de cause, demeure seul responsable de
ses installations.
Article 14 – Participations Financières Spéciales
Les participations financières aux frais de premier équipement,14
d’équipement complémentaire et d’exploitation, à la charge
de l’auteur du déversement en application de l’article
L.1331-10 du code de la Santé publique, sont définies, le cas
échéant, par la Communauté d’Agglomération du Val
d’Orge. L ’autorisation de déversement précise le calcul de la
nouvelle redevance d’assainissement.
CHAPITRE 4 - EAUX PLUVIALES
Article 15 – Définition des Eaux Pluviales
Sont considérées comme eaux pluviales celles qui proviennent
des précipitations atmosphériques, des eaux d’arrosage des
voies publiques et privées, des jardins, des cours d’immeubles
sans ajout de produit lessiviel. Cependant, les eaux ayant transité
sur une zone de voirie sont susceptibles d’être chargées en
hydrocarbures et en métaux lourds, elles devront dans ce cas
être traitées.
Les eaux de sources ou de résurgences ne sont pas considérées
comme des eaux pluviales. Leur régime est défini dans le code
civil (art. 640 et 641), ces eaux s’écoulant naturellement vers
le fond inférieur. Les écoulements ne doivent être ni aggravés,
ni limités.
Article 16 – Conditions de raccordement
pour le rejet des eaux pluviales
Article 16.1 – Principes Généraux
Les principes de gestion des eaux pluviales sont édictés par
le Code Civil, notamment par l’article 640 qui stipule :
«Les fonds inférieurs sont assujettis envers ceux qui sont
plus élevés, à recevoir les eaux qui en découlent naturellement
sans que la main de l’homme y ait contribué. Le propriétaire
inférieur ne peut élever de digue qui empêche cet écoulement.
Le propriétaire supérieur ne peut rien faire qui aggrave la
servitude du fonds inférieur.»
Les eaux pluviales collectées à l’échelle des parcelles privées
ne sont pas admises directement dans le réseau d’assainissement.
Elles seront infiltrées, régulées ou traitées suivant les cas.
Dans tous les cas, la recherche de solutions permettant l’absence
de rejet d’eaux pluviales sera la règle générale (Notion de
«zéro rejet»).
Les eaux pluviales pourront être évacuées exceptionnellement
au caniveau de la voie publique ou directement au réseau
pluvial si celui-ci existe et si le réseau situé à l’aval ou le cours
d’eau possède la capacité suffisante pour l’évacuation. Ce
rejet est soumis à l’accord préalable de la Communauté
d’Agglomération du Val d’Orge.
Tous les dispositifs décrits dans l’article 16.2 sont à la charge
du propriétaire.
T ous les dispositifs d’écoulement, de traitement et d’infiltration
doivent être entretenus régulièrement à une fréquence qui
garantit leur efficacité. Cet entretien est à la charge du pro-
priétaire du dispositif.
Article 16.2 – Des Modalités d’application différenciées
• Les eaux des toitures
Les eaux pluviales des toitures sont infiltrées directement
dans les terrains, par tous dispositifs appropriés : puits
d’infiltration, drains, fossés ou noues. La Communauté
d’Agglomération du Val d’Orge pourra être contactée
pour fournir un conseil technique.
• Les eaux de drainage
Les eaux de drainage peuvent être des eaux de drainage
agricole ou de drainage de terrains construits. Ces eaux
sont dans la mesure du possible infiltrées directement par
touts dispositifs appropriés : puits d’infiltration, drains, fossés
ou noues. La Communauté d’Agglomération du Val d’Orge
pourra être contactée pour fournir un conseil technique.
Exceptionnellement, ces eaux pourront être évacuées
vers le réseau pluvial si celui-ci existe et si les réseaux et
cours d’eau situés à l’aval possèdent la capacité suffisante
pour l’évacuation. Ce rejet est soumis à l’accord préalable
de la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge.
• Les eaux des parkings
Les eaux issues des parkings et voiries privées sont traitées
(débourbées et déshuilées) avant infiltration à la parcelle
dans le milieu naturel. L ’obligation concerne les parkings
d’une taille supérieure à 20 places pour véhicules légers ou
10 places de véhicules de type poids-lourds. Les séparateurs
à hydrocarbures sont à obturation automatique avec
rétention des hydrocarbures et doivent garantir une vitesse
de chute des particules d’au plus 3 mètres par heure et un
rejet dont la concentration en hydrocarbures est inférieure
à 5 mg/l. Les dispositifs de traitement sont suffisamment
dimensionnés pour traiter l’intégralité des flux courants
ainsi que les premiers volumes d’eau en cas de précipitation
exceptionnelle. Les dispositifs de traitement et d’évacuation
des eaux font l’objet d’une inspection et d’une maintenance
régulière par leurs propriétaires. Les débourbeurs-séparateurs
à hydrocarbures font l’objet des curages nécessaires pour
garantir leur efficacité, avec au minimum un curage par an.
Les attestations d’entretien devront être fournies annuel-
lement à la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge.
• Si l’infiltration n’est pas possible
Dans le cas où l’infiltration, du fait de la nature du sol ou de
la configuration de l’aménagement, nécessiterait des travaux
disproportionnés, les eaux pluviales des parcelles sont stockées
avant rejet à débit régulé dans le réseau d’assainissement
Eaux Pluviales. Le stockage et les ouvrages de régulation
sont dimensionnés de façon à limiter à 1 l/s par hectare de
terrain aménagé le débit de pointe ruisselé, soit 550 mètres
cubes à stocker pour 1 hectare. La capacité de stockage est
établie pour limiter ce débit de restitution pour une pluie
d’occurrence vingtennale et d’une durée de quatre heures,
soit 40,6 mm en 240 minutes. Si le stockage est effectué
dans le sol au moyen de matériau de porosité contrôlée, la
vidange de restitution du stockage au réseau est munie d’un
clapet de protection contre les reflux des eaux du réseau.
• Les nouvelles constructions
La mise en œuvre de ces dispositions nécessite une étude
hydraulique à fournir par les maîtres d’œuvre avec les projets
d’aménagement et de construction : cette étude est exigée
avant tout projet de ZAC, de demande de permis de lotir
et de permis de construire. Les modalités pratiques sont
étudiées au cas par cas en coordination avec la Communauté
d’Agglomération du Val d’Orge. Pour les habitations
individuelles, la description des ouvrages prévus et
leurs emplacements sont seuls demandés.
• Les extensions
Pour les projets d’aménagement ou de construction de
parcelles déjà construites, les mesures prises pour limiter les
eaux pluviales rejetées au réseau public doivent permettre
au minimum de stabiliser les rejets à ce qu’ils sont préalablement
aux travaux projetés, le cas échéant à les diminuer.
• Les contrôles
L ’ensemble des mesures citées fait l’objet d’un contrôle de
la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge ou par
des entreprises agrées dans le cadre de la délivrance des
certificats de conformité des installations.
En cas de non-conformité aux dispositions prévues, le pro-
priétaire est mis en demeure de procéder aux mesures
nécessaires à la maîtrise des eaux pluviales et sera sanction-
né conformément aux textes en vigueur.15
Ces dispositions ne sont pas exclusives des dispositions prévues
au titre de la loi sur l’eau du 3 Janvier 1992, notamment les
procédures de déclaration ou d’autorisation instituées par
les décrets 93-742 et 93-743 du 29 mars 1993 : rubriques
5.3.0 et 6.4.0.
CHAPITRE 5 - BRANCHEMENTS
Article 17 – Définition du branchement
Le branchement est le dispositif raccordant le réseau intérieur
de collecte au réseau de collecte situé sous le domaine public.
Le branchement comprend, depuis la canalisation publique :
• un dispositif permettant le raccordement au réseau public,
• une canalisation de branchement située sous le domaine public,
• un ouvrage visitable dit « regard de façade » ou « regard de
branchement », placé sur le domaine public ou accessible
sous le domaine privé, le plus près possible de la limite de
propriété, permettant le contrôle et l’entretien du branche-
ment. Au-delà s’étend la partie privée assurant le raccorde-
ment de l’immeuble.
Les branchements seront exécutés par la Communauté
d’Agglomération du Val d’Orge dans les conditions fixées
par les fascicules n°70 et ultérieurs – CCTG, canalisations
d’assainissement et ouvrages annexes – complétés éventuel-
lement par des prescriptions techniques particulières définies
soit par le permis de construire, soit au cours de l’instruction
de la demande de branchement.
Article 18 – Modalités d’établissement du branchement
Un branchement ne doit recueillir les eaux que d’un seul
immeuble. Il est donc interdit de raccorder plusieurs propriétés
sur un branchement unique, même riveraines.
Toutefois, la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge
peut faire raccorder plusieurs immeubles dans un regard de
façade, dénommé alors boîte de jonction, relié au réseau par
un conduit unique, de sorte que la totalité de la partie commune
soit située en domaine public.
Il ne sera construit qu’un branchement par propriété, sauf dans
le cas où la longueur de façade et les difficultés inhérentes aux
aménagements intérieurs justifieraient un ou plusieurs
branchements supplémentaires. Ces derniers seront facturés
au coût réel au propriétaire.
Si, après établissement d’un branchement, des modifications
devaient être apportées à l’ouvrage, elles seraient supportées par
le propriétaire dans le cas ou elles seraient faites à sa requête. Par
contre, si ces modifications sont inévitables du fait de l’exécution
de travaux d’intérêt général dans le sous-sol du domaine
public, les frais associés seront pris en charge par la collectivité.
Le Service Assainissement fera exécuter par des entreprises
agréées par lui et sous sa direction les branchements de tous
les immeubles riverains, partie comprise sous le domaine public
jusqu’au regard de façade. Ces travaux seront facturés selon
un barème validé par délibération du Conseil Communautaire.
Article 19 – Demande de Branchement
Tout branchement doit faire l’objet d’une demande adressée
à la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge.
Cette demande formulée selon le modèle ci-annexé, doit
être signée par le propriétaire ou son mandataire. Elle entraîne
l’acceptation des dispositions du présent règlement.
Elle est établie en trois exemplaires dont l’un est conservé
par la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge, un
second remis à la Commune et le troisième à l’usager.
L ’acceptation par la Communauté d’Agglomération du Val
d’Orge crée la convention de déversement entre les parties.
Compte tenu des renseignements fournis par le demandeur,
le dossier est instruit sur le plan technique et administratif.
Au vu de la demande, la Communauté d’Agglomération du
Val d’Orge fixe :
• le réseau sur lequel se raccorder,
• les caractéristiques techniques du ou des branchements,
• leur nombre.
Article 20 – Modalités particulières de réalisation
des branchements
Conformément aux articles L.1331-2 et L.1331-6 du Code
de la Santé Publique, la Communauté d’Agglomération du Val
d’Orge fera exécuter d’office les branchements de tous les
immeubles riverains, partie comprise sous le domaine public
jusque et y compris le regard le plus proche des limites du domaine
public, lors de la construction d’un nouveau réseau d’eaux usées.
La Communauté d’Agglomération peut se faire rembourser
auprès des propriétaires de tout ou partie des dépenses
entraînées par les travaux d’établissement de la partie publique
du branchement, dans des conditions définies par l’assemblée
délibérante.
Pour les immeubles édifiés postérieurement à la mise en service
de l’égout, la partie du branchement située sous le domaine
public, jusque et y compris le regard le plus proche des limites
du domaine public, est réalisée à la demande du propriétaire,
par la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge ou sous
sa direction, par une entreprise agréée par elle.
Article 21 – Régime des extensions réalisées sur l’initiative
des particuliers
Lorsque la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge
réalise des travaux d’extension sur l’initiative de particuliers,
ces derniers s’engagent à lui rembourser le montant des travaux
correspondants.
Dans le cas où les engagements de remboursement des
dépenses sont faits conjointement pas plusieurs usagers le
Service Assainissement détermine la répartition des dépenses
entre ces usagers en se conformant à l’accord spécial intervenu
entre eux.
A défaut d’accord spécial, la participation totale des usagers
dans la dépense de premier établissement est partagée entre
eux proportionnellement aux distances qui séparent l’origine
de leurs branchements de l’origine de l’extension.
Article 22 – Facturation des Travaux de branchement
Les travaux de branchement demandés par le propriétaire
de l’immeuble ou exécutés d’office sont à sa charge et facturés
par la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge.
Article 23 – Surveillance, entretien, réparations,
renouvellement des branchements situés sous le
domaine public
Les branchements particuliers sont incorporés au réseau
public dès leur réalisation. Une visite de contrôle de la
conformité est alors réalisée et un certificat de conformité
est remis au propriétaire.
La surveillance, l’entretien, les réparations et le renouvellement
de tout ou partie des branchements situés sous le domaine
public sont à la charge de la Communauté d’Agglomération
du Val d’Orge.
Dans le cas où il est constaté par la Communauté
d’Agglomération du Val d’Orge que les dommages sont dus
à la négligence, à l’imprudence ou à la malveillance d’un usager,
les interventions pour entretien ou les réparations sont à la
charge du responsable des dégâts.
La Communauté d’Agglomération du Val d’Orge est en
droit d’exécuter d’office et aux frais de l’usager s’il y a lieu,tous les travaux dont il serait amené à constater la nécessité,
notamment en cas d’inobservation du présent règlement,
d’atteinte à la sécurité, sans préjudice des sanctions prévues
à l’article 50.
Article 24 – Conditions de suppression et de modification
des branchements
Lorsque la transformation d’un immeuble entraînera la
modification du branchement, les frais correspondants
seront totalement à la charge de la personne ou des personnes
ayant déposé le permis de démolir ou de construire.
La suppression totale du branchement sera exécutée à ses
frais sous le contrôle de la Communauté d’Agglomération
du Val d’Orge ou d’une entreprise agréée par celle-ci.
L ’inobservation de ces mesures conduit, après mise en
demeure sans effet, aux sanctions définies par les textes en
vigueur.
Article 25 – Cessation, mutation et transfert de l’autori-
sation de déversement des eaux usées non domestiques
Le certificat de conformité est à délivrer obligatoirement
pour toute vente d’immeuble.
L ’autorisation de déversement n’est pas transférable d’un
usager à un autre. Chaque nouvel usager doit faire l’objet
d’une autorisation propre.
L ’autorisation n’est pas transférable d’un immeuble à un autre.
Il en est de même en cas de division de l’immeuble, chacune
des fractions devant alors faire l’objet d’une autorisation distincte.
Article 26 – Contraintes particulières aux branchements
d’eaux pluviales
Nonobstant les dispositions prévues à l’article 16, il appartiendra
au demandeur de se prémunir, par des dispositifs qu’il jugera
appropriés, des conséquences de l’apparition d’un phénomène
pluvieux qui entraînerait un débit supérieur à celui fixé par la
Communauté d’Agglomération du Val d’Orge comme
admissible dans le réseau public (cf. instruction technique
relative aux réseau d’assainissement en vigueur).
La Communauté d’Agglomération du Val d’Orge peut, en
particulier, limiter le diamètre du branchement en vue de ne
permettre que l’évacuation du débit théorique correspondant
au seuil de 1 litre par seconde et par hectare (soit une rétention
de 550 mètres cubes par hectares) si les conditions requises
pour infiltrer les eaux sur la parcelle ne sont pas réunies.
CHAPITRE 6 - INSTALLATIONS SANITAIRES
INTERIEURES
Article 27 – Dispositions générales sur les installations
sanitaires intérieures
L ’aménagement des installations sanitaires intérieures des
immeubles est réalisé sous la responsabilité exclusive du
propriétaire et relève du règlement sanitaire départemental.
Article 28 – Protection de la qualité
La Communauté d’Agglomération du Val d’Orge peut
imposer à l’usager qui rejette des eaux usées non domestiques
la construction de dispositifs particuliers de prétraitement
tels que dessableurs, déshuileurs ou dégrilleurs à l’exutoire
du réseau privé.
L ’entretien, les réparations et le renouvellement de ces dispositifs
sont alors à la charge de l’usager, sous le contrôle de la
Communauté d’Agglomération du Val d’Orge.
En particulier, les usagers principaux pour lesquels un tel dispositif
est obligatoire sont les suivants :
Article 29 – Raccordements entre canalisations
du domaine public et des propriétés privées
Les raccordements effectués entre les canalisations posées
sous le domaine public et celles posées à l’intérieur des propriétés,
y compris les jonctions de tuyaux de descente des eaux pluviales,
sont à la charge exclusive des propriétaires.
Article 30 – Indépendance des réseaux intérieurs
d’eau potable et d’eaux usées
Tout raccordement direct entre les conduites d’eau potable
et les canalisations d’eaux usées est interdit ; sont de même
interdits tous les dispositifs susceptibles de laisser les eaux
usées pénétrer dans la conduite d’eau potable, soit par aspiration
due à une dépression accidentelle, soit par refoulement du à
une surpression créée dans la canalisation d’évacuation.
Article 31 – Etanchéité des installations et protection
contre le reflux des eaux
Le reflux des eaux usées et pluviales des collecteurs publics
dans les caves, sous-sols et cours, lors de leur élévation jusqu’au
niveau de la chaussée, les canalisations intérieures et,
notamment, leurs joints sont établis de manière à résister à
la pression correspondante au niveau fixé ci-dessus. Les
seuils des portes ou portails devront être à un niveau supérieur
au point le plus haut de la voie publique (bordure de trottoir
ou axe médian de la chaussée).
De même, tous orifices sur ces canalisations ou sur les appareils
reliés à ces canalisations, situés à un niveau inférieur à celui
de la voie vers laquelle se fait l’évacuation doivent être
normalement obturés par un tampon étanche résistant à
ladite pression.
Enfin, tout appareil d’évacuation se trouvant à un niveau
inférieur à celui de la chaussée dans laquelle se trouve le
collecteur public devra être muni d’un dispositif anti-refoulement
contre le reflux des eaux usées et pluviales. Si la continuité
d’écoulement doit être assurée, elle le sera par un dispositif
élévatoire.
Les frais d’installation, l’entretien et les réparations sont à la
charge totale du propriétaire.
Toute inondation intérieure, due soit à l’absence de dispositif
de protection ou à son mauvais fonctionnement, soit à
l’accumulation des propres eaux de l’immeuble pour une
cause quelconque, ne saurait être imputée à la Communauté
d’Agglomération du Val d’Orge.
Article 32 – Séparation des Eaux - Ventilation
Il est interdit d’évacuer des eaux usées dans les ouvrages
d’évacuation des eaux pluviales et réciproquement.
Etablissements :
Cuisines de collectivités,
restaurants, hôtels,
Stations-service automobiles et
postes de lavage automobile
Garages automobiles et ateliers
mécaniques
Laboratoires de boucherie,
charcuterie, triperie
Parkings imperméabilisés de plus
de 20 places véhicules légers ou
de plus de 10 places poids lourds
Type de prétraitement :
Séparateurs à graisses, et
éventuellement protection par
séparateur à fécules, débourbeur.
Décanteur-séparateur
à hydrocarbures.
Séparateur à hydrocarbures et
éventuellement protection par
préfiltre coalescence post-filtration
Dégrillage, séparateur à graisses.
Décanteur-séparateur hydrocarbures
1617
En particulier, les syphons de sols sont obligatoires pour
toute bouche d’évacuation située au sol (cuisine, sous-sol,..)
et leur raccordement doit obligatoirement se faire sur le
réseau d’eaux usées.
La circulation de l’air devra rester libre entre le collecteur public
et les évents établis sur les chutes ou descentes d’eaux usées.
Il sera prévu obligatoirement au moins un évent en toiture par
habitation raccordée dont la section sera au moins équivalente
à un tuyau circulaire de huit centimètres de diamètre.
Article 33 – Broyeurs d’éviers
L ’évacuation par les collecteurs d’eaux usées ou d’eaux pluviales
des ordures ménagères même après broyage préalable est
interdite.
Article 34 – Descentes de gouttières
Les descentes de gouttières qui sont, en règle générale,
fixées à l’extérieur des bâtiments, doivent être complètement
indépendantes et ne doivent servir en aucun cas à l’évacuation
des eaux usées.
Au cas où elles se trouvent à l’intérieur de l’immeuble, les
descentes de gouttières doivent être accessibles à tout
moment.
Article 35 – Pose de Siphons
Tous les appareils raccordés doivent être munis de siphons
empêchant la sortie des émanations provenant de l’égout et
l’obstruction des conduites par l’introduction de corps solides.
T ous les siphons sont conformes à l a normalisation en vigueur.
Le raccordement de plusieurs appareils à un même siphon
est interdit.
Aucun appareil sanitaire ne peut être raccordé sur la conduite
reliant une cuvette de toilettes à la colonne de chute.
Article 36 – Toilettes
Les toilettes seront munies d’une cuvette siphonnée qui doit
pouvoir être rincée moyennant une chasse d’eau ayant un
débit suffisant pour entraîner les matières fécales.
Article 37 – Colonnes de chutes d’eaux usées
Toutes les colonnes de chutes d’eaux usées, à l’intérieur des
bâtiments doivent être posées verticalement et munies de
tuyaux d’évents prolongés au-dessus des parties les plus élevées
de la construction. Les colonnes de chutes doivent être
totalement indépendantes des canalisations d’eaux pluviales.
Article 38 – Entretien, réparation et renouvellement
des installations intérieures
L ’entretien, les réparations et le renouvellement des installations
intérieures sont à la charge totale du propriétaire de la
construction à desservir par le réseau public d’évacuation.
Ces opérations concernent également tous les ouvrages de
régulation des eaux pluviales (noues, puisards, stockages, …).
Article 39 – Mise en conformité des installations
intérieures
La Communauté d’Agglomération du Val d’Orge pourra
vérifier que les installations intérieures remplissent bien les
conditions requises. Dans le cas où des défauts sont constatés
par la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge, le
propriétaire doit y remédier à ses frais.
A chaque mutation immobilière, le vendeur devra produire
un certificat attestant de la conformité des branchements.
Article 40 – Suppression des anciennes installations –
anciennes fosses
Conformément à l’article L.1331-5 du Code de la Santé
publique, lors de la mise en service du branchement, les fosses
et autres installations de même nature seront mises hors
d’état de servir ou de créer des nuisances à venir. Elles
seront vidangées, nettoyées et désaffectées par les soins et
aux frais du propriétaire.
En cas de défaillance, la Communauté d’Agglomération du
Val d’Orge pourra se substituer aux propriétaires, agissant
alors aux frais et aux risques de l’usager, conformément à
l’article 1331-6 du Code de la Santé publique.
CHAPITRE 7 - RESEAUX PRIVES
Les articles 41 et 42 concernent les réseaux privés des
lotissements ou des ZAC dont les voiries et les réseaux
seraient éventuellement rétrocédés au domaine public.
Article 41 – Dispositions Générales pour les Réseaux
Privés
Article 41.1 – Règles techniques d’établissement des projets
d’assainissement
Ces règles sont celles de :
- l’instruction technique relative aux réseaux d’assainissement
des agglomérations (circulaire n° 77.284 Int. du 22 juin 1977) ;
- du C.C.T .G., notamment du fascicule 70.
Article 41.2 – Formalités à accomplir avant le dépôt
des demandes d’autorisation d’urbanisme
Le promoteur adresse à la Communauté d’Agglomération
du Val d’Orge deux exemplaires du projet sur lesquels figurent
les réseaux d’assainissement projetés ainsi que la note de
calcul des débits les concernant.
Le projet doit indiquer, notamment, le nombre de logements
à construire, la surface totale du terrain, celle des parties
bâties et des bassins d’apports ainsi que les surfaces imper-
méabilisées.
La Communauté d’Agglomération du Val d’Orge retourne
au promoteur l’un des exemplaires du projet dûment complété,
le cas échéant, de ses observations.
Suite à l’obtention du permis de construire ou de lotir, toutes
les modifications ayant pu intervenir sur le projet initialement
approuvé devront faire l’objet d’un nouvel accord de la
Communauté d’Agglomération du Val d’Orge qui devra
être informée, en temps utile, du commencement des travaux,
qui aura fait l’objet d’une déclaration en trois exemplaires à
la mairie (R.421-40 du Code de l’Urbanisme).
Pendant la durée des travaux, un représentant de la
Communauté d’Agglomération du Val d’Orge sera convié
aux réunions de chantier. La Communauté d’Agglomération
du Val d’Orge sera destinataire des comptes rendus de chantier.
Article 41.3 – Contrôle des Travaux
La Communauté d’Agglomération du Val d’Orge visite et
vérifie l’exécution et la conformité des travaux. En conséquence,
ses représentants auront libre accès sur les chantiers et
seront habilités à émettre auprès du promoteur ou de son
représentant des avis ou observations sur la façon dont les
travaux sont exécutés, de manière à ce qu’ils soient conformes
aux prescriptions du présent document.
Un certificat est délivré par la Communauté d’Agglomération
du Val d’Orge attestant de la conformité des réseaux Eaux
Usées et Eaux Pluviales, précisant la date et le contrôleur.
Article 41.4 – Perturbations sur le réseau public
Pendant toute la durée du chantier, si la Communauté
d’Agglomération du Val d’Orge l’estime nécessaire, un décanteur
avec regard de visite et grille (ou batardeau) sera installé18
avant le point de jonction sur le réseau public.
Dès la fin des travaux, le décanteur sera désaffecté et
l’écoulement direct à cunette filante sera rétabli.
Toute perturbation grave se produisant sur le réseau public
du fait des travaux impliquant la responsabilité du promoteur
ou de ses entrepreneurs, entraînera une remise en état
immédiate à la charge de ces derniers.
Article 41.5 – Implantations des canalisations et ouvrages
Conformément à l’article 16 du présent règlement, il ne sera
pas envisagé de canalisation pour la collecte des eaux pluviales.
Pour les canalisations d’eaux usées, et dans les cas exceptionnels
d’installation de canalisations destinées aux eaux pluviales,
les canalisations seront implantées dans l’emprise des voies.
Les éléments de réseaux situés en dehors de l’emprise des
voies ou des chemins d’exploitation de moins de 4 m de largeur
ne pourront être pris en charge par la Communauté
d’Agglomération du Val d’Orge.
Ces voies ou ces chemins devront permettre la libre circulation
de véhicules d’entretien et être traités en chaussées lourdes
revêtues ou non.
En aucun cas, les canalisations d’assainissement ne devront
être implantées sous des immeubles ou sous des plantations.
T out ouvrage ou réseau situé en dehors de l’emprise publique
devra faire l’objet d’une servitude. Il en sera de même pour
les ouvrages situés sous les voies lorsque celles-ci demeureront
privées.
Les regards de visite ou d’exploitation seront espacés au maxi-
mum de 80 m dans les parties rectilignes du tracé, positionnés
également à chaque raccordement de réseau, changement de
pente, de section, de direction et en tête de réseau. Les regards
borgnes sont interdits.
Article 41.6 – Raccordement au réseau public
La partie du raccordement au réseau public d’eaux usées,
située en domaine public, sera réalisée exclusivement par la
Communauté d’Agglomération du Val d’Orge, y compris le
regard en limite de propriété, aux frais du lotisseur ou du
promoteur. Il en sera de même pour l’éventuel raccordement
au réseau eaux pluviales.
Le raccordement sera réalisé après la réception des ouvrages
telle que définie à l’article 36-8.
Article 41.7 – Remise des plans après exécution des travaux
Après exécution des travaux et avant leur réception, le promoteur
adressera à la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge,
en deux exemplaires, au 1/200 e et sur fichier au format infor-
matique, les plans de récolement des réseaux d’assainissement
ainsi que les profils en long.
Les canalisations et ouvrages d’assainissement, y compris
les branchements, seront côtés et situés par triangulation par
rapport à des repères très visibles et fixes (angle de bâtiments).
Le sens d’écoulement, les diamètres des collecteurs et des
branchements, le positionnement exact des collecteurs et
des branchements, la limite des voies et les immeubles
devront également figurer sur les plans.
Les longueurs réelles seront chaînées après exécution et les
profondeurs des ouvrages et des canalisations mesurées et
nivelées en NGF .
Pour les particuliers, un schéma de principe pourra être
accepté.
Article 41.8 – Réception des ouvrages
Les inspections visuelles ou télévisuelles, les contrôles
d’étanchéité, les tests de compactage, seront effectués par
une société indépendante aux frais du propriétaire.
a) Inspection visuelle ou télévisuelle
L ’ensemble du linéaire objet des travaux y compris les
branchements fera l’objet d’une inspection visuelle ou télévisuelle
suivant la nature de l’ouvrage (visitable ou non visitable). Chaque
regard et boîte de branchement fera l’objet d’une inspection
visuelle.
Les objectifs de l’inspection sont les suivants :
• déceler les défauts structurels et/ou fonctionnels du réseau,
• localiser les infiltrations éventuelles si le collecteur est dans
la nappe ou dans un environnement humide,
• localiser les branchements,
• vérifier la profondeur et les dimensions des ouvrages.
La vérification porte sur :
• la pose des canalisations,
• la réalisation des regards de visite :
- finition de la surface des parois,
- présence ou non des échelons et crosses,
- finition des cunettes et des plages
• l’alignement des tuyaux en plan et en profil,
• la qualité des emboîtements :
- emboîtements des tuyaux, (régularité, anomalie),
- raccordement aux regards,
- positionnement apparent des joints.
• l'identification du type de raccordement et la qualité du
raccordement des branchements sur la canalisation (bran-
chement pénétrants etc.),
• la régularité de la pente :
- en positionnant les points hauts et les points bas,
- en indiquant la longueur des flaches éventuels.
Le mode d’exécution de l’inspection devra respecter les
prescriptions suivantes :
• La position de la caméra sera toujours notée par rapport à
l'axe du regard de visite origine de l'inspection (cote zéro).
• L'inspection se fera d'axe en axe de regard en plaçant
rigoureusement la tête de la caméra à la cote O.
• La distance cumulée est notée depuis l'axe du regard de
visite origine de l'inspection.
• Le sens d'inspection doit être noté. Dans la mesure du
possible il se fera de l’aval vers l’amont.
• Chaque emboîtement fera l'objet d'un examen circulaire.
• Devront être photographiés les défauts, l’ensemble des
branchements et un emboîtement sur quatre.
Chaque constatation devra être :
• positionnée par rapport à la cote O,
• définie et caractérisée selon la terminologie du glossaire
établi par l’AGHTM,
• illustrée par une photographie couleur numérotée axiale
et/ou latérale.
Les raccordements seront caractérisés (évaluation du diamètre,
position horaire dans la section verticale, distance, nature).
Une photographie systématique de chaque branchement sera
présentée, même s'il est jugé correct. La dernière photographie
devra se situer dans le regard d'arrivée.
La caméra couleur devra être adaptée au diamètre de la
canalisation et centrée par rapport à l'axe de la canalisation.
Elle devra être munie :
• d’une tête tournante et pivotante. L ’utilisation d’une caméra
à tête fixe est autorisée uniquement pour les branchements
de petit diamètre (< à 200 mm)
• d’un cercle virtuel portée à l’écran permettant de vérifier
l’ovalisation du collecteur,
• d’un inclinomètre,
• d’un axe téléscopique permettant l’inspection des bran-
chements.
b) Contrôles de compactage
L ’exécution des essais sera conforme à la norme XP 94 063.
La fréquence minima des contrôles en fonction du linéaire
de collecteur posé est définie comme suit :
• Un essai pour chaque tronçon de canalisation principale
entre deux regards de visite ou au minimum tous les 50m,• Un essai sur tranchée de branchement pour 4 essais réalisés
sur tranchée principale.
Les contrôles seront effectués à l’aide d’un pénétromètre
dynamique du type PDG 1000 ou LRS. L ’entreprise qui réalise
les travaux devra fournir la coupe type des tranchées qui ont
été réalisées au bureau de contrôle . Elles comprendront
notamment les informations suivantes :
• Epaisseur de la structure de chaussée,
• Epaisseur des parties inférieures (PIR) et supérieures de
remblai (PSR),
• Epaisseur de la zone d’enrobage et du lit de pose,
• Diamètre des canalisations,
• Identification GTR du ou des matériaux de remblai.
L ’épaisseur des PIR et des PSR aura été déterminée à partir
des classes de trafic des chaussées considérés, conformément
au guide SETRA de remblayage des tranchées. Les objectifs
de compactage seront de q3 pour la PSR et q4 pour la PIR.
c) Essais d’étanchéité
Les contrôles d'étanchéité porteront sur :
• Les canalisations principales,
• Les canalisations de branchements,
• Les regards de visite,
• Les boites de branchements.
En ce qui concerne les canalisations, Ils suivront le protocole
à l’air ou à l’eau “W et L ”de 1990 prévu au chapitre 13 de la norme
européenne NF EN 1610. Les essais à l’eau s’effectueront
après un temps d’imprégnation de 1 heure.
Pour les essais des regards et des boites de branchements,
seul le protocole à l’eau « W » de la norme NF EN 1610 est
admis. Le temps d’imprégnation sera de une demi heure.
Le procès verbal de réception sera signé conjointement
entre Maître d’œuvre, Maître d’Ouvrage et entrepreneur
en fin de travaux, après les contrôles décrits ci-dessus.
Article 41.9 – Contrôles de déversement sur les installations
privatives
Des contrôles de déversement seront réalisés par la
Communauté d’Agglomération du Val d’Orge sur les installations
privatives.
Leur coût est pris en charge par la Communauté
d’Agglomération.
Article 42 – Conditions d’intégration d’ouvrages
privés dans le domaine public
Dans le cas où la demande de prise en charge est faite par les
copropriétaires après mise en service et utilisation des
réseaux, la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge se
réserve le droit de faire effectuer, à la charge de la copropriété,
tous les contrôles qu’il jugera utiles.
L ’intégration au réseau public ne pourra avoir lieu que :
• si tous les ouvrages privés d’assainissement sont en bon état
d’entretien, de conservation, et conformes aux prescriptions
administratives et techniques ;
• ou après remise en état éventuelle aux frais des copropriétaires.
La décision d’incorporation au réseau public des ouvrages
résultera d’une délibération du Conseil Communautaire.
CHAPITRE 8 - PAIEMENT DES PRESTATIONS,
REDEVANCES
Article 43 – Redevances d’assainissement
Conformément aux dispositions des articles R.2333-121 et
suivants du Code Général des Collectivités Territoriales,
une redevance d’assainissement est applicable à tous les
usagers du Service Assainissement et aux personnes assimilées.
Sont usagers toutes les personnes raccordées au réseau
d’assainissement pour le déversement de leurs eaux usées.
Sont assimilées aux usagers toutes les personnes raccordables
au réseau d’assainissement dans les conditions définies par
l’article 7.
Article 44 – Assiette et taux de la redevance
d’assainissement
La redevance due pour l’évacuation des eaux usées, domestiques
ou usées autres que domestiques, est assise sur la quantité
d’eau facturée aux abonnés par le distributeur d’eau potable
ou prélevée sur toute autre source d’eau lorsque les usagers
s’alimentent en eau, partiellement ou totalement, à une
autre source que celle du distributeur d’eau potable.
Pour l’évacuation des eaux usées autres que domestiques, la
redevance due est établie suivant l’arrêté d’autorisation de
déversement du Service Assainissement, et le cas échéant
suivant la convention d’autorisation de déversement établie
entre l’établissement et le(s) gestionnaire(s) du réseau.
Le taux de la redevance – en euros par mètre cube d’eau – est
déterminé par le Conseil Communautaire de la Communauté
d’Agglomération du Val d’Orge.
Article 45 – Cas des usagers s’alimentant en tout ou partie
à une autre source de distribution que le réseau public
En application des dispositions de l’article R.2333-125 du
Code Général des Collectivités Territoriales, toute personne
raccordée ou tenue de se raccorder au réseau d’assainissement
et s’alimentant en eau totalement ou partiellement à une source
autre qu’un service public doit en faire la déclaration à la Mairie
ainsi qu’à la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge.
Le nombre de mètres cubes d’eau prélevés à la source privée
est déterminé par un dispositif de comptage posé et entretenu
aux frais de l’usager.
Article 46 – Cas des exploitations agricoles
Pour les usagers ayant la qualité d’exploitant agricole, la
redevance est assise sur le nombre de mètres cubes d’eau
prélevés (Service des Eaux plus, éventuellement, autre
source) servant à leur consommation professionnelle rejetée
dans le réseau d’assainissement.
Article 47 – Participation financière des propriétaires
d’immeubles neufs
La participation pour le raccordement aux réseaux d’eaux
usées des immeubles neufs et agrandissements d’immeubles
y compris les constructions publiques est obligatoire au vu de
l’article L.1331-7 du Code de la Santé Publique (voir Article 8).
Conformément à l’article L.1331-7 du Code de la Santé
publique, les propriétaires des immeubles édifiés postérieurement
à la mise en service des égouts auxquels ces immeubles doivent
être raccordés sont astreints à verser une participation financière
appelée “Participation pour Raccordement à l’Egout” pour tenir
compte de l’économie réalisée par eux, en évitant une installation
d’évacuation ou d’épuration individuelle.
Le montant ainsi que la date d’exigibilité du droit de raccordement
sont déterminés par le Conseil Communautaire.
Article 48 – Paiement des redevances
La facturation et l’encaissement des redevances sont à la
charge de la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge
ou de son délégataire.
Le paiement des factures relatives aux redevances d’assainisse-
ment est exigible dans les mêmes délais et conditions que celles
fixées au Règlement du Service Eau de la collectivité ou de son
délégataire. Les autorisations de déversement fixent les
modalités particulières de paiement.
1920
Un dégrèvement de la redevance d’assainissement pourra
être accordé si une fuite non détectable survient après un
compteur, à condition que l’eau perdue n’emprunte pas le
réseau d’eaux usées.
Le dossier de demande de dégrèvement devra contenir les pièces
suivantes :
• demande circonstanciée de l’usager,
• schéma de localisation explicite de la fuite,
• factures des travaux ou des fournitures attestant de la
réparation,
• attestation sur l’honneur de la personne qui a procédé à la
réparation dans le cas où la fuite est réparée sans qu’il y ait
achat de fournitures,
• récapitulatif des dernières consommations, si le volume de
la fuite est supérieur à 300 m3.
Article 49 – Date d’exigibilité de la redevance
Les redevances seront dues par les usagers ou assimilés
(raccordés ou raccordables) dès que le branchement est
réalisé et utilisé.
CHAPITRE 9 - MANQUEMENTS AU PRESENT
REGLEMENT
Article 50 – Infractions et poursuites
Sans qu’il soit besoin d’une mise en demeure préalable, les
infractions au présent règlement sont constatées, soit par
les agents de la Communauté d’Agglomération du Val
d’Orge, soit par le représentant légal ou le mandataire de la
Collectivité et peuvent donner lieu à des poursuites devant
les tribunaux compétents.
Dans le cas de déversements délictueux de conséquences
limitées, la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge
pourra proposer aux contrevenants le règlement d’une indemnité
forfaitaire amiable destinée à couvrir les frais des mesures
conservatoires et suspensives de procédure ultérieure.
Si le déversement délictueux est issu d’un collecteur d’Eaux
Pluviales, la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge
pourra procéder à son obturation temporaire.
Article 51 – Voies de recours des usagers
En cas de faute de la Communauté d’Agglomération du Val
d’Orge, l’usager qui s’estime lésé peut saisir les tribunaux
judiciaires, compétents pour connaître des différends entre
les usagers d’un service public industriel et commercial et ce
service, ou les tribunaux administratifs si le litige porte sur
l’assujettissement à la redevance d’assainissement ou le
montant de celle-ci.
Préalablement à la saisine des tribunaux, l’usager peut
adresser un recours gracieux au Président de la Communauté
d’Agglomération. L ’absence de réponse à ce recours dans
un délai de deux mois vaut décision de rejet.
Article 52 – Mesures de Sauvegarde
Si des déversements autres que ceux définis dans les autori-
sations de déversement passées entre la Communauté
d’Agglomération du Val d’Orge et les usagers troublent
gravement, soit l’évacuation des eaux usées ou portent
atteinte à la sécurité du personnel d’exploitation, la
Communauté d’Agglomération du Val d’Orge pourra mettre
en demeure l’usager concerné par lettre recommandée avec
demande d’avis de réception, de cesser tout déversement
irrégulier dans un délai inférieur à 48 heures.
Si un établissement industriel raccordé, non titulaire d’une
autorisation de déversement, provoque par des rejets intempestifs
des préjudices sur le réseau, les postes de relèvement, le
remboursement des frais relatifs à ces travaux sera demandé
par la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge à cet
établissement. En cas de désaccord, le litige sera soumis au
juge, les montants réclamés étant consignés sur un compte
bloqué. Si aucun paiement ni aucune consignation n’est
effectué, le branchement de l’établissement pourra être occlus
à titre provisoire ou définitif. Le rétablissement du branchement
sera subordonné à l’établissement d’une autorisation de
déversement.
En cas d’urgence, ou lorsque les rejets sont de nature à
constituer un danger immédiat, le branchement peut être
obturé sur-le-champ sur constat d’un agent de la
Communauté d’Agglomération du Val d’Orge ou de la force
publique.
CHAPITRE 10 - DISPOSITIONS D’APPLICATION
Article 53 – Juridiction compétente
La Communauté d’Agglomération du Val d’Orge est habilitée
à prendre toutes les mesures de sauvegarde nécessitées par
l’urgence en cas de non-observation des clauses du présent
règlement et à poursuivre devant les tribunaux compétents
toute personne en infraction.
Article 54 – Date d’application
Le présent règlement entre en vigueur dès sa mise à disposition.
Tout règlement antérieur est abrogé de ce fait.
Article 55 – Modifications du règlement
Des modifications au présent règlement peuvent être décidées
par la collectivité et adoptées selon la même procédure que
celle suivie pour le règlement initial. T outefois, ces modifications
doivent être portées à la connaissance des usagers du service
trois mois avant leur mise en application.
Article 56 – Exécution du Règlement
Le Président de la Communauté d’Agglomération, les
Maires de Communes membres, les éventuels délégataires
distributeur d’eau potable sont chargés, chacun pour ce qui
les concerne, de l’exécution du présent règlement.