Offres
API
Connexion
Documents similaires
PLU - Rapport de présentation - Rapport
PLU - Rapport de présentation - Rapport
PLU - Rapport de présentation - Rapport
PLU - Rapport de présentation - Rapport
PLU - Rapport de présentation - Rapport
PLU - Rapport de présentation - Rapport
PLU - Rapport de présentation - Rapport
PLU - Rapport de présentation - Rapport
PLU - Rapport de présentation - Rapport
PLU - Rapport de présentation - Rapport
PLU - Rapport de présentation - Rapport
Document publié le Lundi 25 mars 2013 par la commune de Montaut.
Lien du pdf (PLU - Rapport de présentation - Rapport)
Thèmes du document : Eau et assainissement, Aménagement du territoire, Environnement,
AGENCE DEPARTEMENTALE D’AIDE AUX COLLECTIVITES LOCALES Maison des Communes - 175 place de la Caserne Bosquet - BP 30069 - 40002 MONT DE MARSAN CEDEX Tél.: 05 58 85 80 50 - Fax: 05 58 85 80 51 - www.adacl40.fr
1. Rapport de présentation
REVISION N° 1 DE
LA CARTE COMMUNALE
Commune de MONTAUT
Janvier 2013
Vu pour être annexé à la
présente délibération
Le Maire,3
SOMMAIRE
1. PREAMBULE................................................................................................ 5
1.1. LES PROCEDURES ANTERIEURES................................................................................................. 5
1.2. LA REVISION N°1 DE LA CARTE COMMUNALE .............................................................................. 5
1.3. PROCEDURE ET CONTENU DE LA REVISION N°1 DE LA CARTE COMMUNALE.................................. 8
2. L’OBJET DE LA REVISION N°1 DE LA CARTE COMMUNALE ..................................... 10
2.1. SITUATION DU PROJET ............................................................................................................. 10
2.2. LE PORTEUR DE PROJET............................................................................................................ 11
2.3. DESCRIPTION DU PROJET ......................................................................................................... 11
3. ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DU SITE ET DE L’ENVIRONNEMENT ............................ 12
3.1. LA TOPOGRAPHIE ..................................................................................................................... 12
3.2. L’HYDROGRAPHIE..................................................................................................................... 12
3.3. LES PLANS ET PROGRAMMES SUPRA-COMMUNAUX ..................................................................... 14
3.4. LE PAYSAGE ............................................................................................................................. 16
3.5. L’AGRICULTURE ....................................................................................................................... 19
3.6. LE PATRIMOINE ........................................................................................................................ 21
3.7. LES ESPACES NATURELS D’INTERET .......................................................................................... 23
3.8. L’ASSAINISSEMENT COLLECTIF ................................................................................................. 24
3.9. LE RESEAU VIAIRE ................................................................................................................... 25
3.10. LES RISQUES ........................................................................................................................... 26
3.10.1 LE RISQUE NATUREL INONDATION ........................................................................................... 26
3.10.2 LE RISQUE NATUREL MOUVEMENT DE TERRAIN « RETRAIT / GONFLEMENT DES SOLS ARGILEUX 29
3.10.3 LE RISQUE SISMIQUE .............................................................................................................. 30
3.11. LES NUISANCES ....................................................................................................................... 30
3.12. LE PLAN DEPARTEMENTAL DES ITINERAIRES DE PROMENADE ET DE RANDONNEE ....................... 31
4. JUSTIFICATION DES CHOIX RETENUS DANS LA REVISION N°1 DE LA CARTE COMMUNALE ......................................................................................................... 32
4.1. LES ORIENTATIONS DU DEVELOPPEMENT COMMUNAL DANS LA REVISION DU DOCUMENT D’URBANISME .......................................................................................................................... 32
4.2. L’EXTENSION D’UNE ZONE A VOCATION D’ACTIVITES................................................................ 32
5. L’EVALUATION DES CHOIX DE LA REVISION N°1 DE LA CARTE COMMUNALE .............. 33
CETTE PARTIE TRAITE DES EVENTUELLES INCIDENCES DU PROJET DE REVISION N°1 DE LA CARTE COMMUNALE SUR L’ENVIRONNEMENT, DES MESURES DE PRISE EN COMPTE, DE PRESERVATION ET DE MISE EN VALEUR DE L’ENVIRONNEMENT. ............................................................................. 33
5.1. LE RELIEF ................................................................................................................................. 33
5.2. L’ENVIRONNEMENT ................................................................................................................... 33
5.3. LES PLANS ET PROGRAMMES SUPRA-COMMUNAUX ..................................................................... 34
5.4. LE PAYSAGE ............................................................................................................................. 34
5.5. L’AGRICULTURE ....................................................................................................................... 34
5.6. LES NUISANCES ....................................................................................................................... 35
5.7. L’EVALUATION ENVIRONNEMENTALE ......................................................................................... 354
PRINCIPES GENERAUX
Les cartes communales doivent respecter les principes généraux énoncés aux articles L. 110 et L. 121-1 du Code de l’Urbanisme, notamment les objectifs d’équilibre, de diversité des fonctions urbaines et de mixité sociale et de gestion économe de l’espace, traduisant les principes mêmes de la notion de « développement durable ».
Article L. 110 du Code de l’Urbanisme
« Le territoire français est le patrimoine commun de la nation. Chaque collectivité publique en est le gestionnaire et le garant dans le cadre de ses compétences. Afin d'aménager le cadre de vie, d'assurer sans discrimination aux populations résidentes et futures des conditions d'habitat, d'emploi, de services et de transports répondant à la diversité de ses besoins et de ses ressources, de gérer le sol de façon économe, de réduire les émissions de gaz à effet de serre, de réduire les consommations d'énergie, d'économiser les ressources fossiles d'assurer la protection des milieux naturels et des paysages, la préservation de la biodiversité notamment par la conservation, la restauration et la création de continuités écologiques, ainsi que la sécurité et la salubrité publiques et de promouvoir l'équilibre entre les populations résidant dans les zones urbaines et rurales et de rationaliser la demande de déplacements, les collectivités publiques harmonisent, dans le respect réciproque de leur autonomie, leurs prévisions et leurs décisions d'utilisation de l'espace. Leur action en matière d'urbanisme contribue à la lutte contre le changement climatique et à l'adaptation à ce changement ».
Article L. 121-1 du Code de l’Urbanisme
« Les schémas de cohérence territoriale, les plans locaux d'urbanisme et les cartes communales déterminent les conditions permettant d'assurer, dans le respect des objectifs du développement durable :
1° L'équilibre entre :
a) Le renouvellement urbain, le développement urbain maîtrisé, la restructuration des espaces urbanisés, la revitalisation des centres urbains et ruraux ;
b) L'utilisation économe des espaces naturels, la préservation des espaces affectés aux activités agricoles et forestières, et la protection des sites, des milieux et paysages naturels ;
c) La sauvegarde des ensembles urbains et du patrimoine bâti remarquables ;
1° bis La qualité urbaine, architecturale et paysagère des entrées de ville ;
2° La diversité des fonctions urbaines et rurales et la mixité sociale dans l'habitat, en prévoyant des capacités de construction et de réhabilitation suffisantes pour la satisfaction, sans discrimination, des besoins présents et futurs en matière d'habitat, d'activités économiques, touristiques, sportives, culturelles et d'intérêt général ainsi que d'équipements publics et d'équipement commercial, en tenant compte en particulier des objectifs de répartition géographiquement équilibrée entre emploi, habitat, commerces et services, d'amélioration des performances énergétiques, de développement des communications électroniques, de diminution des obligations de déplacements et de développement des transports collectifs ;
3° La réduction des émissions de gaz à effet de serre, la maîtrise de l'énergie et la production énergétique à partir de sources renouvelables, la préservation de la qualité de l'air, de l'eau, du sol et du sous-sol, des ressources naturelles, de la biodiversité, des écosystèmes, des espaces verts, la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques, et la prévention des risques naturels prévisibles, des risques technologiques, des pollutions et des nuisances de toute nature ».5
1. PREAMBULE
1.1. LES PROCEDURES ANTERIEURES
L’ELABORATION DE LA CARTE COMMUNALE
Le territoire communal est régi par une carte communale qui a été approuvée par délibération du Conseil municipal du 4 octobre 2005 et par arrêté préfectoral du 14 novembre 2005, et rendue opposable aux tiers le 30 novembre 2005.
Ce document d’urbanisme avait pour objet de définir des secteurs constructibles sur le territoire communal :
à vocation d’habitat, aux alentours du bourg, et aux lieux dits « Bourg de Brocas » et « Lanebère »,
à vocation d’activités, aux lieux dits « Rascout », « Becquerettes », « Carrières » et « Gare ».
1.2. LA REVISION N°1 DE LA CARTE COMMUNALE
En application des articles L. 124-1 et suivants et R. 124-1 et suivants du Code de l’Urbanisme, l’initiative de la révision n°1 de la carte communale a été prise par Madame le Maire. Le Conseil municipal, en sa séance du 12 juillet 2012, a décidé de sa mise en œuvre.
Cette délibération du Conseil municipal a fait l’objet d’un affichage en mairie pendant un mois.
La révision n°1 de la carte communale a été confiée au Service Urbanisme de l’Agence Départementale d’Aide aux Collectivités Locales, par le biais d’une mise à disposition technique, administrative et juridique.
L’objet de cette révision n° 1 est exclusivement rattaché au projet d’extension de la zone d’activités située au sud du bourg, au lieu-dit « Becquerettes ».
Un établissement d’abattage, de découpe et de transformation de palmipèdes gras (Etablissements Lafitte) est présent dans cette zone d’activités. Son activité génère des effluents, orientés vers le réseau d’assainissement collectif communal (cf. convention relative aux conditions de déversement d’effluents industriels dans le réseau communal d’assainissement du 31 août 2007).
Malgré des résultats d’analyses à la sortie de la station d’épuration communale en respect la réglementation, les résultats en entrée de station communale dépassent parfois la norme de la convention de déversement, surtout en période de pointe (10 jours en décembre).
L’amélioration du système de traitement des effluents passe par la création d’un nouveau bassin tampon pour réguler le flux d’effluents. Cependant, au vu de la délimitation actuelle de la zone, au document graphique, l’entreprise ne peut pas actuellement répondre favorablement à ses obligations en matière d’assainissement, faute de foncier disponible.
Commune et entreprise souhaitent donc étendre le périmètre de la zone d’activités définie afin de solutionner ce problème et ainsi ne pas hypothéquer le devenir de l’entreprise.
L’amélioration du système de traitement des effluents serait d’une part, un engagement pour la pérennité de l’entreprise, et d’autre part, une étape préalable à tout éventuel projet de développement d’activité.6
Le présent rapport de présentation expose le projet, et explique les modifications apportées au document graphique de la carte communale approuvée, pour mettre en œuvre ce projet.
Parallèlement à la mise en place du projet et de la procédure de révision nécessaire, la collectivité a étudié la faisabilité de ce projet avec les Services compétents de l’Etat, et plus particulièrement, ceux de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer des Landes (service Police de l’Eau) et Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations des Landes. Plusieurs échanges constructifs ont ainsi permis d’affiner les réflexions des différentes parties.
Suite à un courrier du Conseil général des Landes en date du 4 octobre 2012, la présente révision a intégré le Plan Départemental des Itinéraires de Promenade et de Randonnée (PDIPR) qui traverse la commune.
Suite aux remarques de l’Etat dans un courrier de Monsieur le Préfet des Landes en date du 24 octobre 2012, le présent dossier a aussi été l’occasion de prendre en compte le risque naturel inondation. Les réponses apportées en la matière ont été conjointement validées entre la commune et les services de l’Etat (cf. partie 3.10. Les risques).
La réunion du 7 juin 2012
Ci-après le compte rendu intégral de la réunion précitée :
« Une réunion concernant le fonctionnement de la SAS LAFITTE à MONTAUT a été organisée le jeudi 7 juin 2012 à la préfecture des Landes, présidée par Monsieur Romuald de PONTBRIAND secrétaire général chargé de l’administration de l’Etat dans le département, en présence des personnes figurant dans la liste jointe en annexe.
Cet établissement est situé sur le territoire de la commune de MONTAUT spécialisé dans l’abattage, la découpe et la transformation de viandes de canards gras. Il fonctionne sous couvert d’un arrêté préfectoral d’autorisation au titre des installations classées pour la protection de l’environnement, délivré en juillet 2003.
Les eaux usées issues des activités de l’entreprise sont prétraitées dans une station de prétraitement interne, avant rejet dans la station d’épuration communale de MONTAUT. Une convention de rejet a été établie entre la commune et l’entreprise.
Les résultats des autocontrôles de la station d’épuration communale réalisés au cours de l’année 2011, montrent des dépassements réguliers en charge hydraulique et organique. Au mois de décembre 2011, période de l’année où l’activité de l’entreprise est la plus forte, il a été observé un charge organique en DCO voisine de 200 %.
De même, le bilan de pollution réalisé sur trois jours (en décembre 2011) par la société LAFITTE conformément aux prescriptions prévues à l’article 14 de l’arrêté préfectoral d’autorisation de 2003, montrent que les valeurs limites en flux journalier, fixées dans l’article 12 de ce même arrêté, sont très largement dépassées.
Compte tenu de la situation, une procédure de mise en demeure a été engagée à l’encontre de la SAS LAFITTE, afin que cette entreprise respecte les dispositions prévues aux articles 1 et 12 de l’arrêté préfectoral d’autorisation au titre des installations classées pour la protection de l’environnement délivré en juillet 2003, relatives aux capacités maximales de production du site et aux valeurs limites de rejets des effluents liquides prétraités.
Monsieur CASTERAN rappelle quelques points réglementaires que l’entreprise LAFITTE doit appliquer :
Maîtriser les rejets,7
Déposer un dossier conforme à la réglementation en matière d’installations classées,
Respecter les termes de la convention établie avec la commune de MONTAUT dans le cadre de l’utilisation de la station d’épuration communale.
Monsieur CHEVALIER souligne que le développement de l’entreprise LAFITTE, dû à un accroissement des activités de l’abattage, de découpe et de transformation, est constant depuis l’obtention de l’arrêté d’autorisation ICPE en 2003.
Les capacités maximales d’abattage et de découpe prévues dans l’arrêté préfectoral d’autorisation de 2003, sont dépassées. De même, du fait de cet accroissement d’activité, les rejets d’effluents liquides prétraités vers la station d’épuration communale ont augmenté tant en volume qu’en charge. Les résultats des analyses de ces rejets montrent des dépassements des valeurs limites maximales fixées dans la convention de rejet et dans l’arrêté d’autorisation ICPE.
Plusieurs solutions ont été proposées pour respecter la convention de rejet. Les premières mesures adoptées ont permis de respecter les valeurs limites de l’arrêté préfectoral d’autorisation (analyses de juillet, août, septembre et octobre 2011). En revanche, il apparaît qu’en période de très forte activité, soit en décembre, ces mesures restent insuffisantes, sans toutefois altérer le fonctionnement de la station d’épuration communale, les normes de rejet dans le milieu naturel étant respectées.
Il est également prévu l’élaboration d’un nouveau dossier d’autorisation au titre des installations classées au cours de l’année 2012, dans le cadre de la régularisation administrative des activités des établissements LAFITTE, dossier qui intègrera la solution choisie pour améliorer le prétraitement existant sur le site.
Dans le cadre de la demande d’autorisation au titre des installations classées, Madame ESTREM souhaite que ce dossier soit adapté aux capacités structurelles et aux conditions de fonctionnement interne de l’entreprise.
En parallèle des études réalisées pour l’entreprise LAFITTE par le cabinet d’études CECIA, la commune de MONTAUT a lancé, via le syndicat intercommunal des eaux du Marseillon, une consultation réalisée par le cabinet IRH, pour l’étude diagnostic du système d’assainissement des eaux usées.
Cette étude débouchera, au cours du premier trimestre 2013, sur l’établissement d’un schéma directeur de l’assainissement des eaux usées.
Par ailleurs, dans l’attende des autorisations nécessaires, et afin de respecter au mieux l’arrêté d’autorisation ICPE actuel et la convention de rejet, l’exploitant se propose de créer un bassin tampon supplémentaire sur un terrain nouvellement acquis pour lisser au maximum le rejet d’eaux usées vers la station communale surtout en période de pointe. Cette création devra être conforme à la carte communale qui est prévue d’être modifiée.
En conclusion, Monsieur de PONTBRIAND estime que la construction du bassin tampon sera provisoire pour deux saisons. Une harmonisation du calendrier sera nécessaire pour l’obtention du permis de construire, compte tenu de la nécessité de la modification de la carte communale.
En outre, un avenant à la convention entre la commune de MONTAUT et l’entreprise LAFITTE portant sur le fonctionnement de la station d’épuration et sur la régularisation des modalités financières, devra être établi après que le schéma directeur d’assainissement des eaux usées soit défini.
Le cabinet d’études CECIA présentera un pré dossier de demande d’autorisation au titre des installations classées (volet bas) d’ici la fin de l’année 2012.
Monsieur CHEVALIER doit s’engager auprès du préfet en ce qui concerne la réalisation d’un bassin tampon matérialisé, ainsi que sur la rédaction d’un avenant à la convention initiale liant l’entreprise LAFITTE à la commune de MONTAUT ».8
1.3. PROCEDURE ET CONTENU DE LA REVISION N°1 DE LA CARTE COMMUNALE
LA PROCEDURE
Le projet de révision n°1 de la carte communale est notifié selon l’article L.124-2 du Code de l’Urbanisme et l’article L.112.3 du Code Rural et de la Pêche Maritime, pour avis à la Chambre d’Agriculture des Landes, la Commission Départementale de Consommation des Espaces Agricoles et l’Institut National de l’Origine et de la Qualité.
La Préfecture des Landes, la Direction Départementale des Territoires et de la Mer des Landes, la Délégation Territoriale de Mont de Marsan, la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations, le Syndicat Intercommunal des eaux du Marseillon, le Conseil Général des Landes, et la Communauté de Communes du Cap de Gascogne ont également été destinataires du projet de cette révision n° 1 pour information et avis.
LES AVIS DES PERSONNES PUBLIQUES SUITE A LA NOTIFICATION DU PROJET DE REVISION N°1
Par courrier en date du 13 septembre 2012, et conformément à l’article L. 124-2 du Code de l’Urbanisme et l’article L. 112-3 du Code rural et de la pêche maritime, le projet de révision n°1 a été notifié aux personnes publiques sus-visées. Seuls Monsieur le Préfet des Landes et ses services, Monsieur le Président du Conseil Général des Landes, et Monsieur le Président de la Chambre d’Agriculture des Landes ont émis des observations ou un avis favorable. Concernant les remarques des services de l’Etat, l’intégralité de ces dernières a été prise en compte.
L’ENQUETE PUBLIQUE
Par arrêté municipal en date du 19 novembre 2012, le dossier de révision n°1 a été soumis à enquête publique. Cette dernière s’est déroulée du 12 décembre 2012 au 14 janvier 2013.
Conformément à la procédure d’enquête publique, deux publicités dans deux journaux distincts ont été faites 15 jours au minimum avant le début de l’enquête publique.
Lors de l’enquête publique, deux observations ont été formulées. A l’issue de l’enquête publique, le Commissaire enquêteur a émis un avis favorable au projet de révision n°1 de la carte communale, avec réserve relative aux conditions d’aménagement de la zone à vocation d’activités « Carrières » (ce dernier demandant des précisions aux services de l’Etat).
Suite à l’examen du registre des observations, du rapport et des conclusions motivées du commissaire enquêteur, le Conseil municipal a décidé de prendre acte de ces requêtes, ces dernières n’ayant pas de lien avec l’objet du présent dossier.
La délibération du Conseil municipal approuvant la révision n°1 de la Carte communale expose et justifie les choix du Conseil municipal en la matière.
L’APPROBATION
Le projet tel que présenté est celui approuvé par délibération du Conseil municipal en date du 29 janvier 2013, jointe au présent dossier.
LA COMPOSITION DU PROJET DE REVISION N°1 DE LA CARTE COMMUNALE
Le projet de révision n°1 de la carte communale comporte :
un rapport de présentation dont l'objet est :
- d’analyser l’état initial de l’environnement,9
- d'expliquer les choix retenus dans la révision de la carte communale, notamment au regard des objectifs et des principes définis aux articles L. 110 et L. 121-1 du Code de l'Urbanisme, pour la délimitation des secteurs où les constructions sont autorisées, et justifie, en cas de révision, les changements apportés à ces délimitations,
- d’évaluer les incidences des choix de la carte communale sur l’environnement et d’exposer la manière dont la carte prend en compte le souci de sa préservation et de sa mise en valeur.
un document graphique, délimitant les secteurs où les constructions sont autorisées et ceux où les constructions ne sont pas autorisées, à l’exception de l’adaptation, du changement de destination, de la réfection ou l’extension des constructions existantes, ou des constructions et installations nécessaires à des équipements collectifs, à l’exploitation agricole ou forestière et à la mise en valeur des ressources naturelles.
Il peut préciser qu'un secteur est réservé à l'implantation d'activités, notamment celles qui sont incompatibles avec le voisinage des zones habitées.
les actes administratifs relatifs à la procédure de révision n°1 de la carte communale, à savoir la délibération du Conseil Municipal en date du 12 juillet 2012 décidant de la mise en œuvre de la révision n°1 de la Carte Communale, ainsi que la délibération d’approbation et l’arrêté du préfet.10
2. L’OBJET DE LA REVISION N°1 DE LA CARTE COMMUNALE
2.1. SITUATION DU PROJET
LOCALISATION DU PROJET D’EXTENSION DE LA ZONE D’ACTIVITES DE « BECQUERETTES »
Source : IGECOM 40 - 2012
VUE AERIENNE DE LA ZONE D’ACTIVITES DE « BECQUERETTES »
Source : IGECOM 40 - 2012
Bourg de Montaut
Limite de la zone
d’activités de
Becquerettes
Projet
d’extension de la
zone d’activités
Site de
l’entreprise
Lafitte
N
N11
2.2. LE PORTEUR DE PROJET
La présente révision de carte communale a pour principal objet de régulariser l’épuration des effluents émis par les Etablissements Lafitte. Créée en 1920, par Pierre Lafitte dans le village de Montaut, l’entreprise Lafitte a pour activité originelle la vente de gibiers et de foies gras de fermiers landais. La Maison Lafitte vend, aujourd’hui, en France, ses produits à des restaurateurs prestigieux, à un réseau de détaillants et épiceries fines, et possède six boutiques destinées à la vente et à la promotion de la gastronomie landaise. Le site de Montaut est composé de deux entités « abattage » et « transformation ».
2.3. DESCRIPTION DU PROJET
L’entreprise Lafitte a pour obligation de régulariser le traitement de ses effluents. Pour cela, la création d’un nouveau bassin-tampon est nécessaire.
Ce dernier serait projeté à proximité du système d’épuration existant.
A noter que cet investissement permettra de pérenniser l’activité (140 employés), sur le site, voire, à terme, de développer cette dernière.
PLAN MASSE DU PROJET
Source : LAFITTE - Cabinet CECIA- 2012 Emplacement projeté du bassin tampon Projet d’extension
de la zone à
vocation d’activités12
Vue sur les terrains susceptibles d’accueillir le projet du bassin tampon
3. ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DU SITE ET DE L’ENVIRONNEMENT
L’analyse de l’état initial du site et de l’environnement a été réalisée par le Bureau d’études CECIA, dans le cadre de l’élaboration d’un nouveau dossier d’autorisation au titre des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement. Les principaux éléments de l’état des lieux en sont issus.
3.1. LA TOPOGRAPHIE
Le projet de réalisation d’un bassin tampon se situe sur des terrains plats, en très légère pente, situés au Sud de l’actuelle entreprise.
De ce point de vue, aucune incidence particulière ne sera engendrée par le présent projet.
3.2. L’HYDROGRAPHIE
Les Etablissements Lafitte se situent à proximité de plusieurs cours d’eau dont :
le Gabas, affluent de l’Adour,
le ruisseau de Miremon,
le ruisseau de Saint-Pierre.
Une carte de localisation des Etablissements Lafitte et du projet d’extension de la zone d’activités par rapport au contexte hydrographique est présentée ci-après.
Ruisseau de Miremon (à sec) Ruisseau de Saint-Pierre (à sec)13
RESEAU HYDROGRAPHIQUE AUX ABORDS DE LA ZONE D’ACTIVITES DE « BECQUERETTES »
Source : IGECOM40 - 2012
Le ruisseau de Miremon ne détient pas les caractéristiques hydrauliques suffisantes pour être considéré comme « exutoire pérenne » de la station d’épuration. En effet, son régime d’écoulement est dit temporaire, puisqu’il ne coule que lors d’évènements pluvieux.
Les rejets de la station d’épuration communale de Montaut sont donc orientés dans le ruisseau de Saint-Pierre qui conflue vers le Louts dans sa partie aval.
Malgré des caractéristiques plus importantes en matière hydraulique, le ruisseau de Saint-Pierre n’est alimenté par les effluents de la station d’épuration communale qu’en période hivernale. En période d’étiage, les effluents de la station d’épuration sont envoyés vers un lac et utilisés pour l’irrigation de terres agricoles.
Qualité des eaux superficielles
L’agence de l’Eau Adour Garonne nous renseigne sur le classement et la qualité des eaux superficielles présentes sur le territoire communal.
En ce sens, la commune de Montaut intègre les zones considérées à l’échelle du bassin Adour Garonne comme :
vulnérables à la pollution par les nitrates,
sensibles à l’eutrophisation, notamment en raison des quantités de rejets de phosphore ou d’azote,
dites de répartition des eaux, ce qui signifie que tout prélèvement supérieur à 8m3/h doit être soumis à autorisation.
N
Ruisseau de Miremon
Ruisseau de Saint-Pierre
Le Gabas
Etablissements Lafitte
Station d’épuration14
3.3. LES PLANS ET PROGRAMMES SUPRA-COMMUNAUX
La commune de Montaut est concernée par le SDAGE Adour Garonne et le SAGE Adour amont.
Le SDAGE Adour Garonne
Créé par la Loi n° 92-3 du 3 janvier 1992 sur l'Eau, le Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux, ou SDAGE, " fixe pour chaque bassin les orientations fondamentales d'une gestion équilibrée de la ressource en eau ". Il organise l’action publique des 15 prochaines années pour l’eau et les milieux aquatiques. Il répond aux besoins des activités humaines dans le respect des équilibres naturels. Il instaure un cadre juridique pour les décisions de l’Etat et des collectivités territoriales.
Le SDAGE est un document d'orientation qui définit :
des orientations de portée réglementaire. En effet, le SDAGE s'impose aux décisions de l'Etat en matière de police des eaux (autorisations, déclarations, rejets, urbanisme, etc.) et aux décisions des collectivités, établissements publics ou autres usagers,
des actions structurantes à mettre en œuvre pour améliorer la gestion de l'eau au niveau du bassin,
des règles d'encadrement des SAGE qui doivent être compatibles avec les SDAGE ou rendus tels.
Le SDAGE aborde les enjeux majeurs de la gestion de l'eau dans les bassins (aspects qualitatif et quantitatif, milieux, gestion des risques, etc.), une évaluation économique des principaux enjeux, et une estimation du coût du respect des objectifs à l'échéance de 10 à 15 ans. Concrètement, il développe trois points :
diagnostic : état des milieux, usages à satisfaire, impacts des actions passées sont analysés, pour identifier les enjeux sur chaque bassin,
objectifs : à la lumière des enjeux, des objectifs sont fixés que les dispositions du SDAGE devront permettre d'atteindre,
mesures : le SDAGE énonce les mesures concrètes à prendre pour atteindre les objectifs, et fixe éventuellement des obligations de résultat.
Enjeux du SDAGE « Adour Garonne »
Le Comité de bassin a validé les orientations fondamentales du futur SDAGE « Adour Garonne », qui sont les suivantes :
créer les conditions favorables à une bonne gouvernance,
réduire l’impact des activités sur les milieux aquatiques,
gérer durablement les eaux souterraines, préserver et restaurer les fonctionnalités des milieux aquatiques et humides,
une eau de qualité pour assurer activités et usages,
maîtriser la gestion quantitative de l’eau dans la perspective du changement climatique,
privilégier une approche territoriale et placer l’eau au cœur de l’aménagement du territoire.15
Au total, ce sont 210 mesures qui ont été instaurées afin d’atteindre les objectifs fixés dans le cadre de la révision du SDAGE « Adour Garonne ».
Le SAGE Adour amont
Le SAGE est un document de planification élaboré de manière collective, pour un périmètre hydrographique cohérent. Il fixe des objectifs généraux d'utilisation, de mise en valeur, de protection quantitative et qualitative de la ressource en eau.
Il est doté d'une portée juridique : le règlement et ses documents cartographiques sont opposables aux tiers et les décisions dans le domaine de l'eau doivent être compatibles ou rendues compatibles, avec le plan d'aménagement et de gestion durable de la ressource en eau.
Les documents d'urbanisme (Schéma de Cohérence Territoriale, Plan Local d'Urbanisme et Carte communale) doivent être compatibles avec les objectifs de protection définis par le SAGE.
Une fois le SAGE approuvé, « les décisions prises dans le domaine de l’eau par les autorités compétentes administratives et applicables dans le périmètre qu’il définit doivent être compatibles ou rendues compatibles avec ce schéma ».
Le SAGE est donc :
opposable à l’administration (Etat, Collectivités locales et établissements publics),
et opposable aux tiers pour l’exécution de toute installation, ouvrage, travaux ou activité mentionnés à l’article L. 214-2 du Code de l’Environnement.
Enjeux du SAGE « Adour amont »
Le SAGE Adour amont apparaît comme un outil non seulement adapté mais surtout indispensable à l'aménagement et la gestion des eaux sur ce bassin.
Extension du contrat de rivière Haut Adour et du plan de gestion des étiages (PGE) de l'Adour amont déjà mis en place, le SAGE permettrait de prendre en compte l'ensemble des enjeux du territoire, de fixer les objectifs généraux d'utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, des écosystèmes aquatiques ainsi que la préservation des zones humides.
Le SAGE mettrait en place une gestion patrimoniale de l'eau et des milieux dans l'intérêt de tous, dans le cadre d'une gestion concertée. Il veillerait à préserver au maximum les potentialités des écosystèmes, rationaliser l'utilisation des ressources naturelles, minimiser l'impact des usages tout en tenant compte des besoins économiques, et ce dans la perspective d'un développement durable.
C'est un outil de synthèse et de cohérence des actions et des règles en faveur de la ressource en eau. Le SAGE devrait conduire à la définition d'une stratégie globale établie collectivement grâce au travail de la Commission Locale de l’Eau (CLE) et à sa traduction en termes d'orientations de gestion et de programmes d'actions.
Par ailleurs, le SAGE Adour amont pourrait devenir un outil d'application de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE) en participant à l'atteinte du bon état des masses d'eaux pour 2015, celui-ci ne pouvant résulter que d'une gestion intégrée qui agirait à tous les niveaux pour répondre à l'ensemble des enjeux.
Le diagnostic validé par la CLE le 13 février 2008 a fait ressortir les enjeux suivants [NB : l'ordre des enjeux dans la liste n'est pas une indication de hiérarchie des uns par rapport aux autres] :
Reconquérir et préserver la qualité des eaux,16
Limiter l'exposition des zones urbaines aux inondations,
Préserver la qualité hydrodynamique de l'Adour,
Conserver ou restaurer les milieux aquatiques et les zones humides,
Valoriser le patrimoine naturel,
Restaurer des débits d'étiage satisfaisants,
Atteindre le bon état quantitatif des eaux souterraines,
Restaurer la continuité hydraulique (amont/aval et aval/amont),
Valoriser le potentiel touristique de l'Adour.
3.4. LE PAYSAGE
Description du site actuel
L’aspect visuel du site existant depuis la route du Béarn est celui d’un bâtiment industriel, d’une architecture simple et fonctionnelle avec des bardages métalliques, utilisant en majorité des formes angulaires et une voirie goudronnée.
Les toitures sont de couleur rouge brique et les murs sont de couleur « ton pierre ».
En face nord du site, le terreplein arboré de trois rangées de platanes à tendance à masquer la vue des installations et à intégrer paysagèrement le site.
Hors période végétative, l’impact visuel des bâtiments est perceptible de plus loin.
Dans le cadre de la dernière extension
réalisée en 2011, un merlon de terre
paysagé a été réalisé en façade sud afin de
limiter l’impact sonore et visuel du projet
vis-à-vis des constructions riveraines.
De plus, le projet initial et les extensions
ont été pensés de manière à masquer
l’ensemble des éléments en rapport avec
l’activité industrielle et de déplacements
des poids lourds, notamment depuis le
côté sud.
Vue du merlon paysagé
Projet de bassin tampon
L’environnement immédiat du site est constitué :
au Nord, par le site des Etablissements Lafitte,
à l’Est, par la voie communale de Saint-Pierre desservant quelques constructions à usage d’habitation,
au Sud, par la présence de parcelles agricoles,
à l’Ouest, par la voie communale de Lahouille desservant quelques constructions à usage d’habitation.17
ANALYSE PAYSAGERE DU SITE
Source : IGECOM 40 - 2012
Le projet de bassin tampon se situe au plus proche à 125m des constructions à usage d’habitations localisées à l’Ouest et à 180 m des constructions à usage d’habitations localisées à l’Est de la zone.
Par ailleurs, le site de l’entreprise est clos par un système doublé d’une haie végétale à l’Ouest, au Nord et à l’Est.
Limite de la zone
d’activités de
Becquerettes
Projet d’extension de
la zone d’activités
Site de
l’entreprise
Lafitte 125 m
180 m
210 m
275 m Parcelles
agricoles
Constructions
à usage
d’habitation
N18
Entrée des Etablissements Lafitte depuis RD 8 Vue du site depuis le bourg
Vue depuis la construction située à l’Ouest Vue sur les constructions situées à l’Est
Vue sur les constructions situées au Sud Vue sur les parcelles agricoles au Sud
Vue depuis le Sud Vue depuis le Sud (zoom)19
3.5. L’AGRICULTURE
La commune de Montaut intègre la région agricole de Chalosse. A l’image de ce territoire, la commune est particulièrement concernée par les enjeux agricoles. D’après le Recensement Général Agricole de 2010, la Surface Agricole Utile communale représente environ 50% de la surface totale communale.
La cartographie proposée par la Chambre d’agricluture des Landes représente bien cette situation (cf. ci-dessous).
LOCALISATION DES PARCELLES DECLAREES AGRICOLE A LA PAC EN 2011
Source : Chambre d’agriculture 40 - 201220
SITUATION AGRICOLE AUX ABORDS DES ETABLISSEMENTS LAFITTE (ZOOM)
Source : Chambre d’agriculture 40 - 2012
Dans le cadre de la présente révision, aucun terrain actuellement voué à l’exploitation agricole ne changera de destination pour accueillir le projet d’extension de la zone d’activités.
Le projet est cantonné aux parcelles appartenant aux Etablissements Lafitte. Les parcelles agricoles cultivées voisines (maïs, tournesol, prairies) conservent intégralement leur vocation agricole.
Etablissements
Lafitte
Localisation du
projet
d’extension de
la zone
d’activités21
3.6. LE PATRIMOINE
Le patrimoine architectural
Deux sites remarquables sont répertoriés sur la commune :
L’église Saint Pierre de Brocas, classée aux Monuments historiques par arrêté du 21 février 1934, et située au lieu-dit « Brocas »,
L’église Sainte Catherine, inscrite aux Monuments historiques par arrêté du 5 octobre 1970, et située au bourg.
Le projet d’extension de la zone d’activités se situe en dehors du périmètre de 500 mètres de l’église Sainte Catherine. Cependant, au vu de sa situation « en limite », le porteur de projet intègrera des prescriptions paysagères dans la conception du bassin- tampon.
LOCALISATION DU PROJET PAR RAPPORT AUX SITES PATRIMONIAUX REMARQUABLES
Source : IGECOM 40 - 2012
500 m
500 m
Etablissements
Lafitte22
Eglise Sainte Catherine (bourg) Eglise Saint-Pierre de Brocas
Le patrimoine archéologique
Aucun site archéologique n’est recensé sur le lieu de réalisation du projet.23
3.7. LES ESPACES NATURELS D’INTERET
Aucun espace naturel d’intérêt (de type site inscrit, site classé, zone Natura 2000 ou ZNIEFF) n’est recensé sur le territoire communal.
Les sites les plus proches sont le site Natura 2000 « L’Adour » (en vert sur la carte ci- dessous) et la ZNIEFF de type 2 « Saligues et gravières de l’Adour : tronçon de Saint- Sever à Mugron » (en bleu sur la carte ci-dessous) qui se situent tous deux à 2,7 km du projet.
LOCALISATION DU PROJET PAR RAPPORT AUX SITES ENVIRONNEMENTAUX REMARQUABLES
Source : IGECOM 40 - 2012
2,7 km
Etablissements
Lafitte
Site Natura 2000
« L’Adour »
ZNIEFF « Saligues et
gravières de l’Adour :
tronçon de Saint-
Sever à Mugron »24
3.8. L’ASSAINISSEMENT COLLECTIF
Montaut possède un réseau d’assainissement collectif qui dessert la quasi-totalité du bourg, la zone d’activités de Becquerettes et le hameau de Brocas.
C’est un réseau d’assainissement de type séparatif relié à une station d’épuration de 2 800 équivalents/habitants située entre le bourg de Montaut et le hameau de Brocas, à proximité du ruisseau de Saint-Pierre.
Les canalisations ont un diamètre de 200. A majorité gravitaire, il existe tout de même un poste de relevage situé en bas du bourg, sur la route de Saint-Aubin.
Le reste du territoire communal dispose d’un dispositif d’assainissement autonome.
Une étude de diagnostic de réseau est actuellement en cours et réalisée par le bureau d’études IRH ingénieur conseil. Les conclusions de cette dernière devraient avoir lieu courant printemps 2013.
Vue de la station d’épuration
La réalisation d’un nouveau bassin tampon
Actuellement l’entreprise Lafitte travaille d’une part, sur la réorganisation interne de son système de traitement des effluents, et d’autre part, sur les travaux à engager afin de réduire et d’améliorer son rejet et les impacts inhérents dans le réseau collectif d’assainissement et sur la station d’épuration.
A ce jour, les Etablissements Lafitte réfléchissent sur la réalisation d’un nouveau bassin tampon des eaux usées d’une capacité de l’ordre de 850 m3.
Dans le cadre de la présente révision, la zone d’activités dévolue aux Etablissements Lafitte est notablement augmentée, en vue d’une éventuelle augmentation d’activités ; qui sera susceptible de donner lieu à une augmentation des rejets après révision du dossier ICP.
En l’état actuel, et sans travaux d’amélioration de traitement engagés, le niveau de rejet ne peut faire l’objet d’une quelconque augmentation.25
3.9. LE RESEAU VIAIRE
Deux routes départementales sont répertoriées à proximité de la zone d’activités :
la RD 8, axe Montaut / Caupenne, classée en 2ème catégorie au schéma routier départemental,
la RD 32, axe Saint-Sever / Dax, via Mugron et Montfort-en-Chalosse, classée en 4ème catégorie au schéma routier départemental sur ce tronçon.
ETAT DES LIEUX DU RESEAU VIAIRE SUR LE SECTEUR
Source : IGECOM 40 - 2012
Le site des Etablissements Lafitte se situe au Sud de la RD 8. Cependant, au vu la localisation du projet d’extension de la zone d’activités, le schéma routier départemental n’a pas être pris en compte, tant d’un point de vue des accès, que du point de vue du recul des constructions.
En effet, les terrains projetés donnent sur une voie communale qui dessert quelques constructions à usage d’habitation. Aucun accès nouveau n’est prévu dans le cadre de l’extension de la zone.
Chemin de Lahouille Chemin de Saint Pierre depuis Lafitte
RD 32
RD 8
RD 32
RD 8
Voie communale
de Saint Pierre
Voie communale
de Lahouille
N26
3.10. LES RISQUES
D’après le Dossier Départemental des Risques Majeurs de 2011, la commune de Montaut est concernée par :
des risques naturels : « inondation », « mouvement de terrain », « séisme » et « phénomène lié à l’atmosphère »,
des risques technologiques : « transport de marchandises dangereuses » et « rupture de barrage ».
L’extension de la zone à vocation d’activités de Becquerettes n’est concernée par aucun de ces phénomènes.
3.10.1 LE RISQUE NATUREL INONDATION
Le risque naturel inondation concerne exclusivement des terrains situés au Nord du territoire communal, notamment ceux considérés dans le champ d’expansion des crues du Gabas (cf. carte ci-après).
L’atlas des zones inondables fourni par les services de l’Etat en 2007 renseigne deux types de crues :
les crues fréquentes (ou dites de fréquence décennale),
les crues exceptionnelles (ou dites de fréquence centennale, ou encore crue de référence).
La majorité des terrains impactés par le risque naturel d’inondation est concernée par des crues de type exceptionnel.
Sur la base de la carte de l’atlas des zones inondables et suite aux observations des services compétents de l’Etat issues d’un courrier du 24 octobre 2012, il s’avère, au vu du document graphique actuellement opposable aux tiers depuis 2005, qu’une zone d'activités lieu-dit « Carrières » comporte des parcelles considérées comme « inondables » classées en secteur constructible réservé à l'implantation d'activités. Il s'agit des parcelles cadastrées section B, n° 402, 403, 404, 409, 410, 412, 413 et le Nord de la parcelle n°347.
La présente révision est donc l’occasion de prendre en compte les évolutions de la réglementation, et fait ainsi l’objet d’une prise en considération de ce phénomène :
d’une part par le biais d’une actualisation du rapport de présentation (insertion de la carte d’aléa et préconisations réglementaires),
d’autre part, par l’intégration de l’enveloppe de la zone inondable sur le plan de zonage en vue de cibler les terrains concernés.27
Source : DDTM 40 - 201228
APPREHENSION DU RISQUE D’INONDATION SUR LA ZONE D’ACTIVITES « CARRIERES »
Source : ADACL 40 - 2012
VUE AERIENNE SUR LE SECTEUR DES CARRIERES LAFAGE
Source : Igecom 40 – 2012
Partie de la zone
constructible concernée
par le risque d’inondation
Zone inondable
Zone constructible à
vocation d’activités
Zone constructible à
vocation d’activités
Lieu d’extraction
Bâtiments d’activités29
Au vu des enjeux présents sur le secteur, présence du risque et projet de déplacement des bâtiments d’activités vers le Nord (sur les terrains considérés comme inondables), dans le cadre d’un développement de l’activité existante, une réunion de travail en date du 7 novembre 2012 et des échanges entre commune / Etat et carrier ont eu lieu.
Concernant la prise en compte de ce risque, et d’un commun accord entre les trois parties, il en ressort les conclusions suivantes :
le maintien en zone constructible à vocation d’activités des terrains concernés par le risque naturel d’inondation, sachant que ceux-ci ne supportent pour l’instant aucun bâtiment,
la possibilité de déplacer les bâtiments d’exploitation (actuellement hors d’eau) sur les terrains qualifiés d’inondables (partie nord), conditionnée à l’obtention d’une autorisation d’urbanisme qui s’appuiera sur la production obligatoire d’une étude hydraulique complémentaire et affinée du risque d’inondation sur les terrains concernés, précisant notamment les éventuelles prescriptions de prise en compte du risque.
Cette étude pourrait aussi être réalisée dans le cadre du renouvellement du dossier d’ICPE soumis à autorisation.
Dans le cadre de l'instruction, l'autorisation d'urbanisme sera instruite conformément aux dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.
3.10.2 LE RISQUE NATUREL MOUVEMENT DE TERRAIN « RETRAIT / GONFLEMENT DES SOLS ARGILEUX
La commune de Montaut est concernée par le risque « retrait / gonflement des sols argileux » (cf. carte ci-après).
Le niveau d’aléa rencontré sur le territoire communal est faible à moyen.
CARTE DU RISQUE « RETRAIT / GONFLEMENT DES SOLS ARGILEUX »
Source : argiles.fr - 201230
Il est à noter qu’un évènement lié à ce phénomène a déjà été observé sur la commune, à savoir l’effondrement d'un puits préalablement bouché et recouvert d'une dalle (fissurée) en 1999, Villa Chaton - 881, route du Cap de Gascogne.
3.10.3 LE RISQUE SISMIQUE
La commune de Montaut est concernée par le risque sismique. Le niveau d’aléa du risque sismique est considéré comme faible (zone de sismicité 2).
3.11. LES NUISANCES
Une nuisance peut être considérée comme un facteur à caractère permanent, continu ou discontinu, qui constitue un désagrément ou un dommage pour les individus ou les écosystèmes.
Dans le cadre du présent projet de création d’un nouveau bassin tampon, les éléments techniques apportés par le cabinet en charge de la réalisation de ce dernier minorent les sources de nuisances.
Trois types de nuisances sont susceptibles d’être considérées, à savoir :
origine visuelle, le nouveau bassin tampon sera réalisé par une méthode de déblai-remblai (cf. plan de masse partie 2.3). Cet aménagement peut être considéré comme semi-enterré. Les talus périphériques auront une hauteur maximale d’environ 2 mètres,
origine olfactive, le bassin sera aéré ce qui empêchera toute concentration trop importante des odeurs,
origine sonore, le bassin sera équipé d’un aérateur qui fonctionnera de manière discontinue en fonction de certaines plages horaires, calées sur les rythmes de production d’effluents.31
3.12. LE PLAN DEPARTEMENTAL DES ITINERAIRES DE PROMENADE ET DE RANDONNEE
En marge de la présente révision, et suite aux observations du Conseil général dans un courrier en date du 4 octobre 2012, il est intégré les modifications du PDIPR traversant la commune, consistant en l’intégration du chemin rural de Cardinaou du Carrerot au circuit préalablement balisé.
PDIPR SUR LE TERRITOIRE COMMUNAL
Source : CG 40
Intégration du chemin
rural de Cardinaou de
Carrerot32
4. JUSTIFICATION DES CHOIX RETENUS DANS LA REVISION N°1 DE LA CARTE COMMUNALE
4.1. LES ORIENTATIONS DU DEVELOPPEMENT COMMUNAL DANS LA REVISION DU DOCUMENT D’URBANISME
L’ensemble des objectifs initiaux de développement affichés lors de l’élaboration de la carte communale ont été maintenus dans le cadre de la présente révision, à savoir :
la conciliation entre développement urbain et maintien de la structure d’habitat traditionnel,
la préservation du paysage rural et des atouts paysagers,
le développement économique.
La révision n°1 affiche désormais une volonté de préservation et de prise en compte de l’environnement.
4.2. L’EXTENSION D’UNE ZONE A VOCATION D’ACTIVITES
Dans le cadre de cette révision n°1, la collectivité a pour seul et unique objectif de donner la possibilité aux Etablissements Lafitte de mettre en conformité, vis-à-vis de la réglementation, son système de traitement des effluents générés par son activité.
Actuellement, et au regard des enjeux relevés et des différents échanges entre les personnes compétentes, seule l’extension de la zone d’activités pour la réalisation d’un nouveau bassin tampon permettra à l’industriel de régler temporairement cette situation.
PROJET D’EXTENSION DE LA ZONE D’ACTIVITES DE BECQUERETTES
Source : ADACL 40 - 2012
Projet d’extension33
5. L’EVALUATION DES CHOIX DE LA REVISION N°1 DE LA CARTE COMMUNALE
Cette partie traite des éventuelles incidences du projet de révision n°1 de la carte communale sur l’environnement, des mesures de prise en compte, de préservation et de mise en valeur de l’environnement.
5.1. LE RELIEF
Vu le caractère plat des terrains accueillant le projet, ce dernier n’aura qu’un faible impact sur la topographie des lieux, évitant ainsi tout travaux trop important de terrassement ou d’exhaussement des terrains.
La terre végétale récupérée lors des terrassements sera réutilisée pour l’aménagement d’un merlon paysager en limite du terrain.
5.2. L’ENVIRONNEMENT
Bien que l’entreprise Lafitte ne se situe pas dans la zone NATURA 2000 « L’Adour », sa proximité avec la Zone Spéciale de Conservation (2,7 kilomètres à vol d’oiseau) commande la réalisation d’une analyse spécifique.
Le DOCOB du site est actuellement en cours de rédaction. Cependant, une version non finalisée de ce DOCOB est disponible sur le site Internet de l’Institution Adour (établissement public chargé de la gestion de l’Adour). L’analyse suivante est basée sur ce document bien que celui-ci ne constitue pas la version finale du DOCOB.
Ce document référence des objectifs généraux déclinés en objectifs opérationnels visant à préserver cette zone Natura 2000. Ces différents objectifs sont repris dans le tableau suivant et les incidences éventuelles des Etablissements Lafitte sont évaluées pour chaque objectif :
Objectifs
généraux
Objectifs
opérationnels Impact de l’établissement LAFITTE
O.G. n° 1
Préserver et
restaurer
l’hydro-système
ADOUR
Maintenir et assurer la
dynamique fluviale
Sans objet :
L’entreprise Lafitte étant implanté à 2,7 km de
l’Adour, celui-ci ne perturbe pas la dynamique
fluviale (transport de sédiments…).
Veiller à la qualité et la
quantité de l’eau
Impact faible :
La solution envisagée pour le traitement des eaux
usées en provenance de l’entreprise permet de
réduire la situation insatisfaisante d’un point de
vue des rejets actuels.
En outre, l’établissement Lafitte n’effectue aucun
prélèvement direct dans l’Adour et est raccordé au
réseau public.
Préserver et restaurer les
continuités écologiques
Sans objet :
L’établissement Lafitte n’est pas à l’origine
d’obstacles directs à la continuité écologique de
l’ADOUR.
Impact sur l’O.G. n° 1 : faible à nul
O.G. n° 2 :
Maintenir un
ensemble de
milieux naturels
fonctionnels et
complémentaires
Conserver et restaurer
les habitats et les
espèces d’intérêt
communautaire.
Sans objet :
L’établissement Lafitte est suffisamment éloigné
pour ne pas modifier ou perturber ces habitats ou
espèces.
Adapter la gestion et
l’aménagement du site à
Sans objet :
L’entreprise Lafitte se situe en dehors de la zone34
la sensibilité des espèces
et des habitats.
et son aménagement n’influe pas sur la sensibilité
des espèces et des habitats.
Limiter la prolifération
des espèces
envahissantes et lutter
contre l’homogénéisation
des milieux.
Sans objet :
Non concerné.
Impact sur l’O.G. n° 2 : nul.
O.G. n° 3 :
Assurer
l’animation du
site et
développer sa
connaissance.
Conduire l’animation du
DOCOB.
Sans objet :
Non concerné.
Sensibiliser, informer et
mettre en valeur le site.
Sans objet :
Non concerné.
Compléter la
connaissance du site.
Sans objet :
Non concerné.
Impact sur l’O.G. n° 3 : nul.
Conclusion sur l’impact général de l’entreprise Lafitte sur la zone : Impact nul à négligeable.
Au même titre que pour le site Natura 2000 « L’Adour », l’impact de l’entreprise Lafitte sur cette la ZNIEFF de type 2 « Saligues et gravières de l’Adour : tronçon de Saint-Sever à Mugron » peut être considéré comme nul à négligeable.
5.3. LES PLANS ET PROGRAMMES SUPRA-COMMUNAUX
Le présent projet a pour objet de régulariser les pratiques des Etablissements Lafitte en matière de gestion des ouvrages et sous-produits d’épuration conformément aux mesures de prise en compte des milieux aquatiques du SDAGE Adour Garonne (« une eau de qualité pour assurer activités et usages »), et du SAGE Adour amont (« Reconquérir et préserver la qualité des eaux »).
En ce sens, le projet de réalisation du bassin tampon aura un impact positif sur la préservation du milieu.
5.4. LE PAYSAGE
Source : carte communale de Montaut - 2005
Vu la situation du projet de bassin tampon, vu l’éloignement de ce dernier vis-à-vis des constructions, et vu la conception « semi-enterrée », l’impact paysager, notamment visuel depuis le bourg peut être considéré comme nul, et depuis les constructions situées aux abords du site, comme nul à faible (en fonction des situations).
5.5. L’AGRICULTURE
Le présent projet prend en compte et préserve le foncier et l’activité agricole. Aucune zone de culture, d’élevage ou d’épandages n’est impactée.
Localisation
du projet35
L’extension de la zone d’activités a été pensée de façon à permettre le maintien de la Surface Agricole Utile communale.
En ce sens, la consultation de la Commission Départementale de la Consommation des Espaces Agricoles n’a d’obligation que le formalisme réglementaire en vertu de l’article L. 124-2 du Code de l’Urbanisme.
5.6. LES NUISANCES
Comme précédemment évoqué, les nuisances potentielles sont de nature visuelle, olfactive et sonore.
D’un point de vue visuel, on distingue les impacts depuis le bourg et ceux depuis le voisinage immédiat.
Depuis le bourg, le profil ci-avant mentionné, exclu les vues directes sur le nouveau bassin. Les impacts seront nuls. Depuis le voisinage immédiat, peu de co-visibilités directes sont à recenser. De plus, le nouveau bassin sera vraisemblablement moins visible que la cuve sprinklers inox située à proximité. Cette dernière sera d’ailleurs possiblement masquée, en tout ou partie, par la réalisation du nouveau bassin.
D’un point de vue olfactif et sonore, les constructions voisines se situent entre 125 à 275 m. Seules, les constructions situées sous les vents dominants d’Ouest, situées à un minimum de 180 m peuvent éventuellement subir des nuisances. Au vu de la distance, il paraît raisonnable de qualifier les impacts sur les populations de nul à négligeable.
5.7. L’EVALUATION ENVIRONNEMENTALE
L’étude environnementale réalisée dans le présent document permet de s’assurer que l’environnement est pris en compte dans le cadre de la révision n°1 de la carte communale.
Cette étude a permis de répertorier les différents enjeux inhérents au territoire communal et de vérifier que les orientations envisagées ne portent pas atteinte à l’environnement.
Ainsi, au vu :
du décret n°2010-365 du 9 avril 2010 relatif à l’évaluation des incidences Natura 2000,
des articles L. 414-4 et R. 414-19 du Code de l’Environnement,
des différentes incidences précédemment relevés,
il convient d’affirmer que la révision n°1 de la carte communale de Montaut :
respecte les mesures des documents, plans ou programmes supra-communaux, tels que le SDAGE Adour Garonne,
n’a aucune incidence directe ou indirecte sur un site inventorié au titre de la Directive Natura 2000,
préserve les enjeux environnementaux recensés lors de la phase de diagnostic.
La révision n°1 de la carte communale de Montaut n’est donc pas soumise à évaluation environnementale36
SOMMAIRE DES CARTES
LOCALISATION DU PROJET D’EXTENSION DE LA ZONE D’ACTIVITES DE « BECQUERETTES » ..... 10
VUE AERIENNE DE LA ZONE D’ACTIVITES DE « BECQUERETTES » ...................................... 10
RESEAU HYDROGRAPHIQUE AUX ABORDS DE LA ZONE D’ACTIVITES DE « BECQUERETTES » ..... 13
ANALYSE PAYSAGERE DU SITE .................................................................................. 17
LOCALISATION DU PROJET PAR RAPPORT AUX SITES PATRIMONIAUX REMARQUABLES ............ 21
LOCALISATION DU PROJET PAR RAPPORT AUX SITES ENVIRONNEMENTAUX REMARQUABLES ..... 23
ETAT DES LIEUX DU RESEAU VIAIRE SUR LE SECTEUR...................................................... 25
CARTE DES ZONES INONDABLES………………………………………………………………..……..26
APPREHENSION DU RISQUE D’INONDATION SUR LA ZONE D’ACTIVITES « CARRIERES » ........ 28
VUE AERIENNE SUR LE SECTEUR DES CARRIERES LAFAGE ................................................ 28
CARTE DU RISQUE « RETRAIT / GONFLEMENT DES SOLS ARGILEUX » ................................ 29
PDIPR SUR LE TERRITOIRE COMMUNAL...................................................................... 31
PROJET D’EXTENSION DE LA ZONE D’ACTIVITES DE BECQUERETTES ................................... 32