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unknown - etude aleaFdF
Document publié le Lundi 7 septembre 2026 par la commune de Vailhauquès.
Lien du pdf (unknown - etude aleaFdF)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Espaces terrestres et maritimes, Bois et produits du bois,
Laudric Environnement
LA 4
co MAISON
LE BRETON
nt
92
SAS Laudric Environnement
1064, chemin de Prentegarde , 13440 Cabannes
SIRET : 939 326 971 0001 6 Code NAF : 7490B
Téléphone : 04 90 24 55 92
Mail : secretariat@laudric -environnement.fr
Site internet : https://www.laudric-environnement.fr/
Etude de l’aléa feu de forêt d ’un projet immobilier sur la
commune de Vailhauquès
Version du 7 septembre 2026Rapport d’expertise
Page 2 sur 55
Table des matières
1. Introduction ____________________________________________________________ 4
1.1. Objectif de l’étude _____________________________________________________ 4
1.2. Le projet _____________________________________________________________ 4
1.3. Le contexte règlementaire ______________________________________________ 9
1.3.1. Le Plan Local d’Urbanisme ________________________________________________ 9
1.3.1.1. Zonage du PLU _______________________________________________________ 9
1.3.1.2. Orientations d'Aménagement et de Programmation ________________________ 10
1.3.2. Le Porter à Connaissance ________________________________________________ 10
1.3.2.1. Carte d’aléa _________________________________________________________ 10
1.3.2.2. Notice d’urbanisme __________________________________________________ 13
2. Méthodologie générale__________________________________________________ 15
2.1. Le risque ____________________________________________________________ 15
2.2. Composante d’intensité de l’aléa subi ____________________________________ 17
2.2.1. Intensité _____________________________________________________________ 17
2.2.1.1. Calcul ______________________________________________________________ 17
2.2.1.2. Paramètres _________________________________________________________ 18
2.2.1.2.1. Conditions de référence _______________________________________________ 18
2.2.1.2.2. Analyse topographique _______________________________________________ 19
2.2.1.2.3. Carte des types de végétation __________________________________________ 19
3. Analyses et résultats ____________________________________________________ 21
3.1. Paramètres __________________________________________________________ 21
3.1.1. Types de végétation ____________________________________________________ 21
3.1.2. Etat de la végétation ____________________________________________________ 27
3.1.3. Conditions de référence _________________________________________________ 27
3.1.4. Topographie __________________________________________________________ 29
3.2. Résultats____________________________________________________________ 32
3.2.1. Intensité brute ________________________________________________________ 32
3.2.2. Vent dominant ________________________________________________________ 33
3.2.3. Vent secondaire _______________________________________________________ 34
3.2.4. Maximum des deux scénarios ____________________________________________ 35
3.3. Conclusions sur l’aléa subi ______________________________________________ 36Rapport d’expertise
Page 3 sur 55
4. L’urbanisation _________________________________________________________ 38
4.1. Définitions du PAC ____________________________________________________ 38
4.2. Qualification de la zone ________________________________________________ 38
5. Conclusions et recommandations __________________________________________ 39
5.1. Conclusions__________________________________________________________ 39
5.2. Recommandations - Défendabilité _______________________________________ 39
6. Perspectives – Projections ________________________________________________ 40
6.1. Objectifs ____________________________________________________________ 40
6.2. Le projet ____________________________________________________________ 40
6.3. Intensité projetée_____________________________________________________ 42
6.3.1. Situation projetée du projet ______________________________________________ 42
6.3.2. Occupation du sol ______________________________________________________ 43
6.3.3. Résultats _____________________________________________________________ 44
6.3.4. Conclusion ____________________________________________________________ 46
6.4. Le débroussaillement __________________________________________________ 46
6.4.1. Règlementation _______________________________________________________ 47
6.4.1.1. Arrêté préfectoral ____________________________________________________ 47
6.4.1.2. Superposition des OLD ________________________________________________ 47
6.4.1.3. Mise en place du débroussaillement sur le terrain d’autrui ___________________ 48
6.4.2. Zone d’application des OLD ______________________________________________ 48
6.4.3. Caractéristiques du débroussaillement _____________________________________ 50
6.4.4. Réalisation des OLD du projet ____________________________________________ 52
7. Résumé_______________________________________________________________ 53mènes
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Rapport d’expertise
Page 4 sur 55
1. Introduction
1.1. O bjectif de l’étude
Dans un contexte où le changement climatique conduit à une multiplication des phénomènes
en lien avec le risque d’incendie de forêt et une aggravation de leurs conséquences, il est
important d’appréhender ce risque naturel dans tout projet d’aménagement su r le territoire,
notamment à proximité de boisements.
L’ objet de cette étude est d’apporter à La Maison Le Breton toute l’expertise nécessaire pour
appréhender au mieux le risque d’incendie de forêt dans la réalisation de son projet et ainsi
s’assurer de la conformité de ce dernier vis -à-vis de ce risque.
En effet, comme indiqué par la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM)
de l’Hérault, tout porteur de projets à enjeux a la possibilité de confier à un bureau d’études
compétent en matière forestière et d’incendie de forêt la réalisation d’une étude d’aléas
complémentaire, ou dans certains cas d’une étude de risques, cohérentes avec la démarche
départementale , afin de vérifier la faisabilité de leur plan ou projet .
Ainsi, conformément aux attentes de la DDTM 34, une étude d’aléas complémentaire
sera réalisée. Cette dernière sera réalisée avec une précision à l’échelle du projet, avec
des données affinées et actualisées, appréhendant ainsi au mieux les caractéristiques
envir onnementales de la zone d’étude , contrairement aux documents d'urbanisme en
vigueur , réalisés à des échelles plus grandes et sans précision apportée notamment au secteur
d’étude .
A l’issue de l’étude d’aléas complémentaire rendue en décembre 2025, une demande
de complément a été faite pour analyser l’aléa subi en considérant un
débroussaillement de 100 mètres depuis les limites du projet.
Ce complément est présenté au chapitre 6 .
1.2. Le projet
La Maison Le Breton souhaite réaliser différents aménagements au sein de son domaine
viticole sur la commune de Vailhauquès, située dans le département de l’Hérault .
La zone de projet se situe au sein d’une vaste emprise constituée des Domaines de Montlobre
et de La Jasse, et s’étend sur une surface d’environ 3,3 hectares (voir Figure 1 ).Zone de projet
Vailhauquès (34)
C1 Vailhauquès
1 Domaines de Montlobre
et La Jasse
| | Parcelles
Projet
C_] Zone de projet
[ji Zone à 50m
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0 100 200 m
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Rapport d’expertise
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Figure 1 : présentation de la zone d’étude et ses abords
Afin d’appréhender les dynamiques de propagation du feu ainsi que les enjeux bâtis existants
pouvant être concernés, un bassin de risque s’étendant jusqu’à environ un kilomètre autour de
la zone de projet sera analysé (voir Figure 2).
Au sein ce de périmètre, une attention particulière sera portée sur la zone des 200 mètres,
conformément à ce qui est demandé par la DD TM de l’Hérault , ainsi qu’à la zone des 50 mètres
autour de la zone de projet car il s’agit de l’emprise au sein de laquelle une absence de niveaux
d’aléa élevés est attendue pour rendre recevable ce projet.
De plus, la plupart des feux prennent naissance près des zones habitées ou anthropisées et
une majorité des feux se déclenchent à moins de 50 mètres des habitations (source :
georisques.gouv.fr ).Bassin de risque FN
|
Vailhauquès (34) 4 ne à D
Projet
CL] Zone de projet
[7j Zone à 50m
À Zone à 200m
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re Sources : IGN / Mai 2025
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Rapport d’expertise
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Figure 2 : bassin de risque
Il s’agit de domaines viticoles et de vastes prairies , propriétés de La Maison Le Breton, au sein
de laquelle s’entremêlent des espaces boisés. Plusieurs bâtiments sont actuellement existants
au sein de la zone de projet : un hangar agricole le long de la route départementale RD 127E6,
la bâtisse principale du Domaine Montlobre, une chapelle ainsi qu’un pigeonnier (voir Figure
3, Figure 4 , Figure 5 et Figure 6).
Un entretien de la végétation aux abords de ces bâtiments est réalisé (voir paragraphe 3.1.2 ).it) urce
it) Durce
Rapport d’expertise
Page 7 sur 55
Figure 3 : chapelle au sein de la zone de projet (source : Laudric Environnement)
Figure 4 : bâtisse principale au sein de la zone de projet (source : Laudric Environnement)et
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Rapport d’expertise
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Figure 5 : hangar agricole au sein de la zone de projet (source : Laudric Environnement)
Figure 6 : ancien pigeonnier au sein de la zone de projet (source : Laudric Environnement)
La zone de projet se situe en interface à l’est d’un massif boisé de moins de 3 hectares , situé
dans le Domaine et au sein duquel un entretien a été réalisé , et est insérée dans un
environnement majoritairement agricole.
Elle se situe également à proximité d’un vaste massif qui s’étend à environ 50 mètres au sud .de
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Rapport d’expertise
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1.3. Le contexte règlementaire
1.3.1. Le Plan Local d’Urbanisme
1.3.1.1. Zonage du PLU
La commune de Vailhauquès dispose d’un Plan Local d’Urbanisme (PLU) arrêté par
délibération du conseil municipal en date du 14 décembre 2016 et dont la dernière révision a
été approuvée en date du 16 décembre 2024 .
Selon ce dernier, la zone de projet se situe en zone « A ». Dans les détails, les bâtiments
actuellement existant sont en zone « A4 » et les secteurs non anthropisés en zone « A1 » (voir
Figure 7).
Les zones agricoles , indicées « A », correspond ent aux espaces agricoles protégés en raison
du potentiel agronomique, biologique et économique des terres. Elle s compren nent les
surfaces agricoles utiles de la commune ainsi que les terroirs viticoles classés en AOP
« Languedoc » (Montlobre, Montcombel, etc.).
Parmi les différentes zones agricoles , la zone « A1 » correspond à des espaces agricoles
strictement protégés (plaine de Montlobre / le Poujol, Montcombel) et la zone « A4 »
correspond au Domaine de Montlobre .
A noter que le boisement à l’est de la zone de projet est en zone « N4 » de ce PLU, soit une
zone naturelle, secteur à protéger en raison de la qualité des sites, des milieux naturels, des
paysages et de leur intérêt notamment du point de vue esthétique, historique et écologique .
Plus particulièrement, la zone « N4 » correspond à la partie boisée de la zone à vocation
agro -touristique située autour du Domaine viticole de Montlobre .Plan Local
d'Urbanisme
Vailhauquès (34)
C1 vaihauquès
Projet
CL] Zone de projet
[7j Zone à 50m
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Zonage du PLU
Al
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Laudric Environnement
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Rapport d’expertise
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Figure 7 : zonage du PLU de la zone de projet
1.3.1.2. Orientations d'Aménagement et de Programmation
Une OAP ( Orientations d'Aménagement et de Programmation ) est inscrite au règlement du
PLU sur ce secteur.
Néanmoins, cette dernière est obsolète et u ne nouvelle OAP est réalisée traduisant l’évolution
du projet .
1.3.2. Le Porter à C onnaissance
L e département d e l’Hérault s’est doté d’un Porter à Connaissance (PAC) feu de forêt, produit
et approuvé par arrêté préfectoral en date du 17 décem bre 2021.
Ce dernier a vocation à être un outil de travail et d’aide à la décision en ce qui concerne :
• L’élaboration ou la révision de s documents de planification ;
• L’instruction des demandes d’autorisation d’urbanisme.
1.3.2.1. Carte d’aléa
Pour cela, une carte d’aléa feu de forêt subi est annexée au PAC. La partie cartographique est
le cœur du PAC « incendie de forêts ».et les
ilité
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à une des
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Carte d'aléa subi
du PAC
Vailhauquès (34)
Projet
C_] Zone de projet
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Niveux d'intensité
Nul
Très faible
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Moyen
Fort
Très fort
Exceptionnel
100 200 m
Vi Sources: IGN / Mai 2025
TN. Laudric Environnement x
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tour
1UX
Rapport d’expertise
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Cette dernière documente l'intensité d'un incendie auquel sont exposés les personnes et les
biens du fait de leur proximité à des zones boisées, sur un territoire donné avec une probabilité
d'apparition du phénomène identique quel que soit le territoire concerné.
La carte d'aléa n’est pas un zonage du risque incendie de forêt, elle correspond à une des
composantes permettant de le définir. Il s’agit d’une indication du niveau d'exposition d'un
secteur communal au phénomène feu de forêt.
Les niveaux d’aléa subi sur la zone de projet varient de nul à exceptionnel , comme illustré à la
Figure 8 .
Figure 8 : carte d’aléa subi départemental sur la zone d’étude
Le Tableau 1 et la Figure 9 ci -dessous présentent la répartition des niveaux d’aléa subi
départemental sur la zone de projet , ainsi que la zone à 50 mètres et à 200 mètres autour de
celle -ci en excluant son emprise , afin de se focaliser sur les niveaux aux abords du projet .Rapport d’expertise
Page 12 sur 55
Tableau 1 : répartition des niveaux d’aléa subi départemental
Niveau d’aléa Zone de projet Zone à 50m Zone à 200m
Nul 18,1% 5,2% 8,7%
Très faible 16,8% 17,9% 12,5%
Faible 9,0% 15,0% 12,1%
Moyen 19,7% 6,2% 4,8%
Fort 12,5% 6,8% 14,7%
Très fort 20,3% 21,4% 19,4%
Exceptionnel 3,7% 27,5% 27,8%
Figure 9 : répartition des niveaux d’aléa subi départemental
La zone de projet se caractérise par une part légèrement majoritaire d’aléa subi de niveau nul
à faible , avec 4 3,9 % de la surface concernée , mais également une part non négligeable d’aléa
de niveau au moins fort (36,4 % de la surface) située quasi -exclusivement à l’est de cette
dernière, en interface avec le boisement mitoyen.
La part d’aléa de niveau au moins fort est majoritaire sur les abords de cette zone, avec
désormais 55,7 % de l’emprise de la bande des 50 mètres concerné s, et inversement une part
d’aléa de niveau nul à faible de 38,1 %. Les niveaux d’aléa sont encore plus élevés sur la bande
des 200 mètres avec 61,9 % et 33,3 % de cette emprise concerné e par respectivement un
aléa de niveau au moins fort et de niveau nul à faible.
Nul; 18,1%
Très faible;
16,8%
Faible; 9,0%
Moyen;
19,7%
Fort; 12,5%
Très fort;
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Moyen; 6,2%
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Très fort;
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Nul; 8,7% Très faible;
12,5%
Faible; 12,1%
Moyen; 4,8%
Fort; 14,7%
Très fort;
19,4%
Exceptionnel
; 27,8%
Zone à 50m
Zone à 200m
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Rapport d’expertise
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1.3.2.2. Notice d’urbanisme
En complément de la carte d’aléa subi, la DDTM d e l’Hérault a mis à disposition une notice
d’urbanisme énonçant les p rincipes généraux relatifs à l'urbanisation des zones à risque feux
de forêt . Celle -ci renseigne notamment les préconisations en fonction :
• Du niveau d’aléa incendie de forêt ;
• De la forme urbaine dans laquelle s’inscrit le projet ;
• De la vulnérabilité du futur projet ;
• Au type de projet et d’activités envisagés ;
• Du niveau des équipements de défense.
Dans le cadre de cette étude, seul l’aléa incendie de forêt sera analysé .
De manière générale, le Tableau 2 ci -dessous présente succinctement les règles qui
s’appliquent pour chacun des niveaux d’aléa.
Tableau 2 : règles d’urbanisme du PAC de l’Hérault en fonction du niveau d’aléa
Niveau d’aléa Règles d’urbanisme
Très faible et faible
Le principe général qui s’applique est celui de la constructibilité,
quelles que soient l’implantation et la forme du projet : projet dans
une zone urbanisée peu vulnérable au feu de forêt ou dans une autre
zone (vulnérable au feu), sous forme d’une opération d’ensemble ou
non.
Moyen
Le principe général qui s’applique est celui de l’inconstructibilité,
excepté en densification d’une zone urbanisée peu vulnérable au feu
de forêt (construction en dent creuse au sein de l’enveloppe bâtie).
Toutefois, l’extension d’une zone urbanisée peut être admise dans le
cadre d’une nouvelle opération d’ensemble, sous conditions.
Fort et très fort
L e principe général qui s’applique est celui de l’inconstructibilité,
excepté en densification d’une zone urbanisée peu vulnérable au feu
de forêt. Toutefois, l’extension d’une zone urbanisée peut être
admise dans le cadre d’une nouvelle opération d’ensemble, sous
conditions renforcées et après réalisation d’une étude de risques.
Exceptionnel
Le principe général qui s’applique est celui de l’inconstructibilité
stricte, excepté en densification d’une zone urbanisée peu
vulnérable au feu de forêt, sous les mêmes conditions qu’en aléa fort
et très fort .
De plus, le type d’enjeux concerné oriente les mesures préventives puisque six catégories
d’enjeux ont été établies dans le PAC, chacune d’elles faisant l’objet de dispositions
spécifiques (voir fiche 5 de la notice d’urbanisme).
Bien que non définitif, l e type d’activités envisagé es à ce stade dans le cadre du projet sont :1).
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Rapport d’expertise
Page 14 sur 55
• Une piscine couverte ;
• Des logements , gites et chambres d’hôte ;
• Des établissements recevant du public (ERP) de type « N » (restaurant), « S »
(bibliothèque), « L » (salle de réception).
Ainsi, les bâtiments à destination de logements sont de type « E2 : Habitations », qui
regroupe les logements, les hébergements de type hôtelier et/ou touristique et tous bâtiments,
constructions et installations comprenant des locaux de sommeil de nuit .
Les autres bâtiments sont de type « Autres – Cas général ». En effet, le PAC indique comme
exemple d’autres usages hors E1 à E6 , les bâtiments d’activités (hors ERP) ou bien encore les
ERP de capacité d’accueil limité , soit de catégorie 5 , hors vulnérables (dédiés à l’accueil d’un
public jeune, de personnes âgées, ou de personnes médicalisées ou dépendantes tels que les
écoles, crèches, EHPAD ou cliniques) et stratégiques (utiles à la gestion de crise telles que les
casernes ou les mairies).
Ainsi, si les différents ERP prévus ont une capacité d’accueil inférieur à 200 personnes, ces
derniers seront de catégorie 5 et donc classés comme des enjeux de type « Autres – Cas
général ».
Aux vues de ces éléments et des règles d’urbanisme établies par le PAC de l’Hérault,
toute nouvelle construction est autorisée en zone vulnérable si l'aléa est de niveau
en - deçà de moyen. Ainsi, quel que soit le projet porté, l'aléa doit donc retomber à faible
sur la majeure partie du périmètre du projet ainsi que sur la majeure partie de la bande
périphérique des 50 mètres.
A noter que, comme indiqué par le Centre d'études et d'expertise sur les risques,
l'environnement, la mobilité et l'aménagement (source : note du CEREMA sur la Prise en
compte du risque incendie de forêts dans l'urbanisme , juillet 2018 ), le PAC est un document
factuel sans valeur prescriptive directe. Il ne génère pas de droit. Le PAC ne peut donc pas
prescrire de mesures à intégrer dans les SCoT, PLU ou cartes communales. Il peut identifier
des mesures d'urbanisme à prendre pour inciter l es porteurs de ces documents à traduire ces
mesures dans leur document d'urbanisme. Il n'a cependant pas la force de prescrire lui -même
des mesures . La carte d'aléa feu de forêt établi dans le cadre du PAC ne produit pas d'effet
juridique direct. En particulier, elle n'est pas opposable et ne réglemente pas, par elle -même,
l'utilisation des sols. En revanche, elle constitue une source d'information de référence qui peut
être utilisée par les autorités publiques et en particulier celles compétentes en matière
d'urbanisme pour estimer le risque associé aux feux de forêt.le forêt
Drêt), sés
2 la qual
Croisement entre l'aléa et
les enjeux exposés compte
tenu de leur défendabilité
Personnes, biens, etc.
susceptibles d'être
affectés par l'aléa
Probabilité qu'un feu |
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Défendabilité
Niveau de protection |
des enjeux exposés à
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Rapport d’expertise
Page 15 sur 55
2. Méthod ologie générale
2.1. Le risque
Le risque d’incendie de forêt résulte d’un croisement entre l'aléa feu de forêt (occurrence et
intensité d’un feu de forêt), les enjeux exposés (constructions, installations et activités)
susceptibles d’être impactés, ainsi que de l’existence et de la qual ité des équipements de
défense contre l’incendie mis à disposition (voies d'accès, défense en eau, débroussaillement),
comme illustré à la Figure 10.
Figure 10 : illustration du risque d’incendie de forêt
Il existe deux types d’aléa. Ainsi, comme définit par le CEREMA (source : note du CEREMA sur
la Prise en compte du risque incendie de forêts dans l'urbanisme , juillet 2018 ) :
• L’a léa induit est l’ aléa auquel est exposé un massif forestier du fait de la présence
d'activités humaines à proximité des zones boisées (départ de feu pouvant se
propager au massif et gagner en ampleur) ;
• L’a léa subi est l’ aléa d'incendie auquel sont exposés les personnes et les biens du
fait de leur proximité des zones boisées (incendie de forêt menaçant les zones
urbanisées) .
La Figure 11 ci -dessous illustre ces deux notions.Aléa subi
Caractéristiques d'un
incendie établi qui impacte
l'enjeu considéré
Aléa induit
Caractéristiques d'un
incendie émanant depuis
l'enjeu considéré et qui
menace les enjeux
environnants selon les vents
sur le secteur
rêt
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Risque d'incendie
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Aléa Défendabilité Urbanisation
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Rapport d’expertise
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Figure 11 : illustration des aléas feu de forêt
De plus, considérant que l’aléa se définit comme « la probabilité qu’un phénomène naturel
d’intensité donnée se produise en un lieu donné », il est lui -même fonction de deux
éléments : l’occurrence et l’intensité.
De manière synthétique, la Figure 12 ci -dessous présente l’ensemble des composantes du
risque d’incendie de forêt.
Figure 12 : composantes du risque d’incendie de forêt
Néanmoins, conformément aux attentes de la DDTM 34, seul e la composante d’intensité
de l’aléa subi sera appréhendée dans le cadre de cette étude .de L
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Vec
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Rapport d’expertise
Page 17 sur 55
2.2. Composante d’intensité de l ’aléa subi
2.2.1. Intensité
2.2.1.1. Calcul
La composante d’intensité de l’aléa subi correspond à la puissance du front de flamme qui
pourrait être dégagée d’un feu.
Elle est déterminée notamment par la quantité de biomasse combustible végétale au sol et la
vitesse de propagation du feu.
La formule de Byram ci -dessous lie ces différents paramètres afin d’obtenir une valeur
d’intensité exprimée en kW.m -1 :
𝐼𝑛𝑡𝑒𝑛𝑠𝑖𝑡é 𝑑𝑢 𝑓𝑟𝑜𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑓𝑙𝑎𝑚𝑚𝑒(𝑘𝑊. 𝑚−1)
= 18000(𝑘𝑗. 𝑘𝑔−1) × 𝐵𝑖𝑜𝑚𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑏𝑢𝑠𝑡𝑖𝑏𝑙𝑒(𝑘𝑔. 𝑚−2)
× 𝑉𝑖𝑡𝑒𝑠𝑠𝑒 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑎𝑔𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑢 𝑓𝑒𝑢(𝑚. 𝑠−1)
Les niveaux d’intensité obtenu s en chaque point sont ensuite catégorisés selon l’échelle
nationale d’intensité produite par l’IRSTEA (Institut national de recherche en sciences et
technologies pour l'environnement et l'agriculture , désormais devenu l’INRAE, l’I nstitut
national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement, suite à sa fusion avec
l’INRA, l’ I nstitut national de la recherche agronomique).
Cette dernière précise les dégâts attendus sur les bâtiments ainsi que sur la végétation pour
chaque classe.
Tableau 3 : échelle nationale des classes d’intensités de l’IRSTEA
Niveau
d’intensité
Intervalle d’intensité
en kW.m - 1
Dégâts sur les
bâtiments
Dégâts sur la
végétation
Nul 0 Non concerné Non concerné
Très faible Inférieur à 350 Pas de dégâts Sous -bois partiellement brûlés
Faible Entre 350 et 1700 Dégâts faibles si respect des prescriptions
Tous les buissons
brûlés, ainsi que les
branches basses
Moyen Entre 1700 et 3500
Dégâts faibles si respect
des prescriptions mais
volets en bois brulés
Troncs et cimes
endommagés
Fort Entre 3500 et 7000 Dégâts, même avec respect des prescriptions Cimes toutes brûlées
Très fort Entre 7000 et 10000 Dégâts, même avec respect des prescriptions Arbres tous calcinés
Exceptionnel Supérieur à 10000 Dégâts, même avec respect des prescriptions Arbres tous calcinésur
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Rapport d’expertise
Page 18 sur 55
Une fois l’intensité brute calculée en chaque point, il est nécessaire de réaliser un lissage sur
cette intensité afin de retranscrire les effets à distance d’un incendie (voir Figure 13) :
• Convection : l e transfert de chaleur se fait par mouvement ascendant d’air
réchauffé ;
• Radiation : le t ransfert de chaleur se fait par rayonnement électromagnétique
(infrarouges) .
Figure 13 : propagation d’un feu (source : gestiondesrisques.eu )
Ainsi, un incendie de forêt peut causer des dégâts dans une zone non combustible ou peu
combustible , même sans se propager au sein de ces secteurs. De ce fait , ce lissage permet de
tenir compte du fait que la puissance du feu en un point impacte les secteurs voisins , et
diminue progressivement avec la distance . Ce dernier s’effectue dans le sens des vents
dominants (voir paragraphe 2.2.1.2 ). Ainsi, en chaque pixel , l’intensité lissée est composée de
sa propre intensité mais également de l’intensité des pixels voisins .
2.2.1.2. Paramètres
2.2.1.2.1. Conditions de référence
Le vent, au travers sa vitesse et sa direction, joue un rôle crucial sur le comportement d’un feu.
En effet, u n vent faible peut éteindre une petite flamme en la privant d'oxygène. Avec
une vitesse modérée, il alimente le feu en apportant de l'air frais, ce qui le fait croître. Quand
la vitesse du vent augmente encore, il pousse les flammes vers la végétation ou l es structures
inflammables, ce qui accélère la propagation du feu.
Ainsi, l a vitesse et la direction du vent joue nt un rôle important sur l’ampleur d’un incendie en
impactant respectivement la vitesse de propagation d'un incendie et la forme finale du feu par
rapport au point d'éclosion .
Des hypothèses concernant ces conditions de référence sont donc indispensabl es et doiventétude
du vent en
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+ accélère la propagation du feu dans * favorise les sautes de feu dans les
les pentes ascendantes. pentes descendantes.
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américain
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Rapport d’expertise
Page 19 sur 55
être faites . Ces dernières sont établies à partir des données disponibles sur le secteur d’étude .
Une fois les hypothèses établies, une modélisation de la vitesse et la direction du vent en
fonction de la topographie du secteur appréhendé et à partir des hypothèses moyennes
retenues est réalisée avec le logiciel Windninja 1.
2.2.1.2.2. Analyse topographique
La topographie a également un effet sur la cinétique des feux. En effet, la pente conditionne
l'inclinaison des flammes par rapport au sol et ainsi leur vitesse de propagation et l'exposition
conditionne le type de végétation, l'influence des vents et l'ensoleillement .
Ainsi, un incendie poussé par le vent en montée est plus dangereux qu’un incendie à la
descente (voir Figure 14) :
• Un feu ascendant brûle d'autant plus rapidement que la pente est forte, car
l'efficacité des transferts thermiques par rayonnement et convection est accrue . En
effet, en chauffant l’air, il provoque un mouvement de convection ascendant : on
parle de « l’effet de pente » ;
• Un feu descendant voit sa vitesse considérablement ralentie, mais le risque qu'il
saute d'une pente à l'autre est très important : on parle alors de « saute de feu ».
Figure 14 : illustration de l’impact du relief et du vent sur la propagation d’un incendie (source : IFFO -RME )
Une analyse des pentes est donc nécessaire pour qualifier précisément l’importance d’un
incendie menaçant l’enjeu.
2.2.1.2.3. Carte des types de végétation
Il convient d’identifier la végétation susceptible de propager un incendie au sein du bassin de
risque et notamment aux abords de la zone de projet (voir paragraphe 1.2 ).
A titre d’exemple pour la zone méditerranée, le s peuplements forestiers denses avec des
sous -étages constitués d'espèces typiques de milieux calcaires méditerranéens (chêne kermès
notamment mais aussi ajonc, romarin, chêne vert, etc.) présent ent une forte combustibilité, la
1 Développé par le « Forest Service » du département de l’agriculture américain -
https://research.fs.usda.gov/firelab/products/dataandtools/software/windninja5 élevée
‘ milieux calcaires
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Rapport d’expertise
Page 20 sur 55
quantité de biomasse pouvant participer à la combustion en cas d'incendie étant très élevée .
La garrigue est également constituée des espèces typiques de milieux calcaires
méditerranéens, mais sans la présence d’arbre la vitesse de propagation est souvent élevée,
rendant également dangereux ce type de peuplements.
Une analyse cartographique doit ainsi être réalisée pour identifier l’ensemble des peuplements
présents, avec une précision accrue sur le périmètre des 200 mètres autour du projet. Ainsi,
la première étape consiste en l’identification à partir d’une photo -interprétation de
photographies aériennes des différents peuplements présents sur le bassin de risque
appréhendé.
La typologie utilisée s’appuie sur les espèces classiquement trouvées en milieu méditerranéen.
Ainsi, les définitions proposées par l’IGN (Institut national de l’information géographique et
forestière) seront reprises pour classer un peuplement comme une f orêt fermée ( taux de
couvert absolu des arbres forestiers supérieur ou égal à 40 % ), une forêt ouverte ( taux de
recouvrement absolu des arbres forestiers supérieur ou égal à 10 % et inférieur à 40 % ), une
garrigue ( taux de couvert de la végétation d’au moins 10 % , avec potentiellement des arbres à
condition que leur taux de couvert reste inférieur à 10 % ). De même, on parlera d’un
peuplement d’une essence unique si cette dernière représente plus de 80 % du couvert des
arbres, et de peuplement mélangé dans le cas contraire .
Les zones urbanisées seront analysées en s’appuyant notamment sur la catégorisation de
l’habitat proposée dans la « note technique du 29 juillet 2015 relative à la prise en compte du
risque incendie de forêt dans les documents de prévention et d'aménagement du territoire ».
Ainsi, la classification suivante est retenue :
• Les zones d’habitat dense ou groupé (correspondant à une densité de constructions
distantes de moins de 50 mètres entre chacune des constructions selon la note
technique), caractérisées par très peu de combustible et éventuellement de la
végétation d’ornem entation, seront regroupées sous l’intitulé « Zone urbaine » pour
laquelle une intensité nulle sera spécifiée ;
• Les zones d’habitat diffus (correspondant à une densité de jusqu’à cinq
constructions, distantes d’autres groupes de constructions, avec une distance
supérieure à 50 mètres entre chacune des constructions), pour lesquelles on peut
trouver des jardins boisé s pouvant être peu entretenus ainsi que des zones
agricoles et des boisements peu combustibles, seront regroupées sous l’intitulé
« Zone bâtie » pour laquelle une intensité faible sera spécifiée ;
• Les zones d’habitat isolé ainsi que les premières lignes d’habitations avec un massif
des deux précédentes zones urbanisées seront regroupées sous l’intitulé « Zone
bâtie boisée » pour laquelle une intensité moyenne sera spécifiée . Ce choix
s’appuie également sur l’échelle de l ’IRSTEA (voir Tableau 3) qui indique que deslets en
issées
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ctifs
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Rapport d’expertise
Page 21 sur 55
dégâts faibles sont occasionnés si respect des prescriptions mais que les volets en
bois sont néanmoins brulés, conséquences plausibles pour les habitations classées
ici comme en « Zone bâtie boisée ».
Une fois la carte des types de végétation établie par analyse cartographique , une visite de
terrain sera réalisée. Cette dernière permet de répondre à deux objectifs :
• Corroborer et éventuellement apporter des précisions à la carte des types de
végétation précédemment établie ;
• Réaliser des relevés de terrains pour disposer de données précises et
actualisées des peuplements de la zone d’étude afin de modéliser la biomasse
combustible.
3. Analyses et résultats
3.1. Paramètres
3.1.1. Types de végétation
Réaliser une cartographie de l’occupation du sol permet de caractériser les types de
combustibles susceptibles de propager l’incendie de forêt .
L’analyse cartographique ainsi que la visite de terrain réalisée permettent de disposer d’une
carte des types d’occupation du sol précise du bassin de risque ( voir Figure 15).Carte des types
de végétation
Vailhauquès (34)
Projet
CO Zone de projet
LI Zone à 50m
LL) Zone à 200m
> Orientation photos
Cours d'eau
—— Intermittent
—— Permanent
Types de végétation
Forêt fermée mixte
[1 Forêt fermée mixte
entretenue
EN Forêt fermée de feuillus
Wu» Forêt ouverte de feuillus
!__l Ripisylve
Wu" Garrigue claire
7 Friche
L_1 Zone agricole
LL] Zone bâtie
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Prairie
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voir
Rapport d’expertise
Page 22 sur 55
Figure 15 : carte des types d’occupation du sol du bassin de risque
Ainsi, la zone de projet est en partie anthropisé e, avec la présence de constructions (voir
paragraphe 1.2 ), mais également en partie végétalisé e avec la présence d’un boisement mixte
constitué de pin d’Alep et de feuillus (chêne vert et chêne pubescent) . Ce dernier est
actuellement entretenu et un e réduction de la végétation a été réalisé e (voir Figure 16, photo
n°1).
Le reste de la zone de projet est de la prairie ( voir Figure 17 , photo n°2) .
Le massif boisé au sud de la zone de projet, et principale source combustible au sein du bassin
de risque appréhendé, se caractérise majoritairement par la présence d’un boisement mixte
pin d’Alep -chêne vert sur la partie dénivelée (voir Figure 18, photo n°3 ) et de chêne vert et
autres feuillus sur le plateau et les secteurs moins dénivelés au -delà ( voir Figure 19, photo n°4) .
A noter également la présence des types de végétation suivants au sein du bassin de risque :
• Une ripisylve au nord (voir Figure 20 , photo n°5) ;
• Une bande boisée, constituée majoritairement de pin d’Alep et de résineux, mais
également enfrichée , au sein de la prairie au nord de la zone de projet ( voir Figure
21, photo n°6 ) ;
• Un étang aux abords de la zone de projet à l’est (voir Figure 22, photo n°7) ;
• De vastes prairies (voir Figure 23 , photo n°8).Rapport d’expertise
Page 23 sur 55
Figure 16 : forêt mixte entretenue au sein de la zone de projet (photo n°1 - source : Laudric Environnement)
Figure 17 : prairie au sud de la zone de projet ( photo n°2 - source : Laudric Environnement)de
AE
Rapport d’expertise
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Figure 18 : forêt dense mixte au sud de la zone de projet (photo n°3 - source : Laudric Environnement)
Figure 19 : forêt dense de feuillus au sud de la zone de projet (photo n°4 - source : Laudric Environnement)it)
it)
Rapport d’expertise
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Figure 20 : ripisylve – la Mosson - au nord de la zone de projet (photo n°5 - source : Laudric Environnement)
Figure 21 : friche et forêt fermée mixte au nord de la zone de projet (photo n°6 - source : Laudric Environnement)Rapport d’expertise
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Figure 22 : étang aux abords de la zone de projet (photo n° 7 - source : Laudric Environnement)
Figure 23 : prairies aux abords de la zone de projet (photo n° 8 - source : Laudric Environnement)
Le Tableau 4 ci -dessous présente les différents types d’occupation du sol identifié e sur la zone
de projet ainsi que la zone des 200 mètres autour de cette dernière .ol yet
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Rapport d’expertise
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Tableau 4 : répartition des types d ’occupation du sol identifiée sur la zone de projet et ses abords
Zone de projet Zone à 200 mètres
Type d’occupation du sol Part Type d’occupation du sol Part
Prairie 40,7% Prairie 51,7%
Zone bâtie 35,0% Forêt fermée mixte 25,1 %
Forêt fermée mixte entretenue 24,3% Forêt fermée mixte entretenue 11, 6 %
Zone bâtie 5,1 %
Forêt fermée de chêne vert 3,1%
Ripisylve 2,0 %
Zone agricole 0,8%
Eau 0, 3%
Friche 0,3%
3.1.2. Etat de la végétation
Comme évoqué précédemment, l e boisement situé aux abords immédiats des différents
bâtiments au sein de la propriété, sujets à un débroussaillement, présente actuellement une
végétation entretenue consécutive à un débroussaillement passé, comme en témoigne la
hauteur actuelle de la strate basse, en -deçà des 40 centimètres attendus au regard de l’arrêté
préfectoral n°DDTM34 -2025 -04 -15800 du 8 avril 2025 (voir paragraphe 6.4.1.1 ) qui détaille
les modalités techniques de débroussaillement et maintien en état débroussaillé en fonction
de la classification des communes vis -à-vis du risque d’incendie de forêt (voir Figure 16).
De même, conformément à cet arrêté, aucun arbuste ne se trouve sous la strate arborée .
Cet entretien a été réalisé par les porteurs de projet, témoignant de leur conscience de la
réglementation bien que sa réalisation soit perfectible et qu’un entretien régulier de cette
végétation est nécessaire.
Une mise à distance des houppiers et la suppression de certains spécimens est
notamment nécessaire pour se conformer à l’arrêté préfectoral (voir paragraphe 6.4.1.1 ).
3.1.3. Conditions de référence
Comme présenté au paragraphe 2.2.1.2 , le vent joue un rôle crucial sur le comportement d’un
feu. Il est donc nécessaire de définir des hypothèses afin de réaliser une modélisation de la
vitesse et de la direction du vent sur la zone d’étude.
Les hypothèses retenues dans cette étude reposent sur les conditions utilisées dans l e cadre
de l ’élaboration du PAC d e l’Hérault pour lequel une sectorisation du département en zones
homogènes a été réalisée avec des conditions de vent de référence différentes pour chacune
d’elles , selon un vent du nord et un vent du sud.nues
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Rapport d’expertise
Page 29 sur 55
Figure 25 : modélisation d’un vent du sud sur le bassin de risque
Ces deux figures illustrent l’absence de modifications significatives de la vitesse du vent
sur la zone de projet et jusqu’ à la zone des 200 mètres , quel que soit le scénario de
vent , à l’exception d’un secteur au sud -ouest de la zone de projet, à environ 150 mètres de
cette dernière , dans le cas d’un vent du nord.
En effet, à l’exception du secteur précédemment cité, sur la zone allant jusqu’aux 200 mètres,
la vitesse du vent est :
• Concernée par au maximum une légère augmentation de la vitesse du vent
par rapport aux vitesses moyennes de référence, de maximum 0,5 m.s - 1 selon
un vent du nord ;
• Concernée exclusivement par une diminution de la vitesse du vent par rapport
aux vitesses moyennes de référence, diminution pouvant être supérieure à
1,5 m.s - 1, selon un vent du sud .
3.1.4. Topographie
La Figure 26 ci -dessous présente la topographie du bassin de risque avec la représentation
des courbes de niveaux à 5 et 10 mètres.Topographie
Vailhauquès (34)
Projet
CL] Zone de projet
[7j Zone à 50m
Zone à 200m = —
Altitude (en m)
74
106
138
170
202 BONE
Courbes de niveau
—— 5 mètres
-— 10 mètres
0 100 200m
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ZM L: Sources : IGN / Mai 2025
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sud.
sque
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Jnant une
à La topographie
Rapport d’expertise
Page 30 sur 55
Figure 26 : altitude et courbes de niveaux du bassin de risque
L’analyse de la Figure 26 met en évidence le fait que la zone de projet se situe sur un plateau,
à une altitude comprise entre 90 et 100 mètres, en contrebas d’une colline atteignant une
altitude de 200 mètres, à environ 250 mètres au sud.
La zone de projet et ses abords sont donc situés sur une zone à la topographie
légèrement marquée au sud .
Ce constat est confirmé par l es Figure 27 et Figure 28 ci -dessous.Jurce
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ustibles
Rapport d’expertise
Page 31 sur 55
Figure 27 : illustration de la topographie de la zone d’étude (source : Google Earth)
Figure 28 : illustration de la topographie depuis la colline au sud de la zone de projet (source : Laudric
Environnement)
Ainsi, d ans ce contexte, et bien que la topographie soit légèrement marquée avec la
présence d’une colline , la situation du projet est favorable au regard de cette dernière
et des conditions de vent sur le secteur .
En effet :
• Dans le cas d’un scénario de vent dominant (340°), la zone de projet se situe
sur un plateau, en aval de zones peu ou pas combustibles ;elle serait feu
| 1e, comme
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_ au sud.
Carte d'intensité
subie actuelle brute
Vailhauquès (34)
Projet
C_] Zone de projet
[7j Zone à 50m
_i Zone à 200m |
Niveaux d'intensité
Nul
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Moyen
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Très fort
Exceptionnel
100 200 m
attribué
tés
Rapport d’expertise
Page 32 sur 55
• Dans le cas du vent secondaire (200°), elle serait menacée par un feu
descendant, pour lequel sa vitesse sera considérablement ralentie, comme
présentée au paragraphe 3.1.2 . De plus, une bande peu ou pas combustible
se situe entre la zone de projet et le massif boisé au sud.
3.2. Résultats
3.2.1. Intensité brute
La Figure 29 ci -dessous présente la carte d’intensité brute obtenue suivant la formule de Byram
(voir 2.2.1.1 ) selon la carte des types d ’occupation du sol d u bassin de risque (voir Figure 15).
Figure 29 : carte d’intensité subi e actuel le brute sur la zone d’étude
A noter que dans le cadre de la carte d’aléa du PAC, un niveau d’intensité nul a été attribué
aux zones agricoles et prairies . Cette méthodologie a été retenue pour modéliser les intensités
actualisées.Carte d'intensité
subie actuelle lissée
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Vailhauquès (34)
Projet
[__] Zone de projet
[7 1 Zone à 50m
_i Zone à 200m
Niveaux d'intensité
Nul
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M Fort
M Très fort
“— Exceptionnel
0 100 200 m
ant (3
d'étude
Rapport d’expertise
Page 33 sur 55
3.2.2. Vent dominant
La Figure 30 ci -dessous présente la carte d’intensité lissée selon le vent dominant (3 4 0°).
Figure 30 : carte d’intensité subie actuelle lissée sur un vent du nord sur la zone d’étudeCarte d'intensité
subie actuelle lissée
vent du sud
Vailhauquès (34)
Projet
[__] Zone de projet
[7 1 Zone à 50m
_i Zone à 200m
Niveaux d'intensité
Nul
Très faible
Faible
- Moyen
M Fort
M Très fort
“— Exceptionnel
0 100 200 m
jaire (
d'étude
Rapport d’expertise
Page 34 sur 55
3.2.3. Vent secondaire
La Figure 31 ci -dessous présente la carte d’intensité lissée selon le vent secondaire ( 20 0°).
Figure 31 : carte d’intensité subie actuelle lissée sur un vent du sud sur la zone d’étuderios
point le
risque.
Carte d'intensité
subie actuelle lissée
Vailhauquès (34)
Projet
C_] Zone de projet
[7 1 Zone à 50m
_i Zone à 200m |
Niveaux d'intensité
Nul
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Moyen
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Très fort
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100 200 m
Sources: IGN j Décembre 2025
Loudric Ermironnement
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Rapport d’expertise
Page 35 sur 55
3.2.4. Maximum des deux scénarios
La Figure 32 ci -dessous présente la carte d’intensité lissée en retenant en chaque point le
maximum des deux intensités lissées afin de prendre en compte toutes les situations à risque.
Figure 32 : carte d’intensité subie actuelle lissée sur la zone d’étude
Le Tableau 5 et la Figure 33 ci -dessous présentent la répartition des niveaux d’intensité subi e
obtenue après lissage en situation actuelle sur la zone de projet , ainsi que la zone à 50 mètres
et à 200 mètres autour de celle -ci en excluant son emprise, afin de se focaliser sur les niveaux
aux abords du projet .
Tableau 5 : répartition des niveaux d’intensité subi e lissé e sur la zone d’étude
Niveau
d’intensité Zone de projet Zone à 50m Zone à 200m
Nul 0,0% 1,2% 4,0%
Très faible 18,3% 7,1% 11,1%
Faible 72,0% 49,4% 28,1%
Moyen 7,7% 24,4% 15,9%
Fort 1,7% 11,7% 13,0%
Très fort 0,3% 5,4% 7,8%
Exceptionnel 0,0% 0,8% 20,1%SZ €
Il
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Rapport d’expertise
Page 36 sur 55
Figure 33 : répartition des niveaux d’intensité subie lissée sur la zone d’étude
Ainsi, la zone de projet est très majoritairement concernée par un e intensité de niveau très
faible à faible avec 91,3 % de la surface et quasi -exclusivement par une intensité de niveau nul
à moyen puisque seul 1,7 % de la surface de cette emprise est concernée par une intensité de
niveau supérieur.
Les niveaux d’intensité sont plus élevés sur la bande des 50 mètres autour de la zone de projet,
malgré une part toujours majoritaire d’intensité de niveau nul à faible avec 57,7 % et désormais
une part d’intensité de niveau au moins fort de 17,9 %. Ces niveaux élevés sont générés par
les boisements au sein du massif au sud ainsi que le long de la route départementale au
nord-ouest.
Enfin, du fait de l’intégration d’une plus vaste emprise des boisements au sud, mais également
au nord au sein de la bande des 200 mètres autour de la zone de projet , cette dernière se
caractérise par des niveaux d’intensité plus élevés , avec une part de niveau au moins fort
désormais de 4 0,9 % et une part de niveau nul à faible de 43,2 %.
3.3. Conclusions sur l ’aléa subi
L a zone de projet se caractérise par une part légèrement majoritaire d’aléa subi de niveau nul
à faible , avec 43,9 % de la surface concernée , mais également une part non négligeable d’aléa
de niveau au moins fort (36,4 % de la surface) selon la carte d'aléa départemental élaborée
dans le cadre du PAC feu de forêt d e l’Hérault .
I l s’agit d’un terrain anthropisé, avec la présence de bâtiments, au sein duquel un entretien est
Très faible;
18,3%
Faible; 72,0%
Moyen; 7,7%
Fort; 1,7% Très fort; 0,3% Nul; 1,2% Très faible; 7,1%
Faible; 49,4%
Moyen;
24,4%
Fort; 11,7%
Très fort;
5,4%
Exceptionnel
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Nul; 4,0% Très faible;
11,1%
Faible; 28,1%
Moyen;
15,9%
Fort; 13,0%
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7,8%
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Zone à 50m
Zone à 200m
Zone de projetnvironnement
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vitesse sera
Rapport d’expertise
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réalisé sur la végétation attenante. La zone de projet se situe dans un environnement
majoritairement peu combustible (champs, prairie) mais également distant d’environ
50 mètres d’un massif boisé constitué de feuillus et résineux au sud, séparé de ce dernier par
une prairie .
C ette implantation privilégiée par rapport aux distances de massifs boisés , mais également
l’effort réalisé sur le débroussaillement, bien que celui -ci soit perfectible, engendre nt des
niveaux d’aléa subi avec des données affinées et actualisées :
• Très m ajoritairement très faibles à faibles et quasi -exclusivement jusqu’à moyens
sur la zone de projet avec respectivement 91,3 % et 9 8,3 % de la surface
concernée ;
• Majoritairement nuls à faibles sur la bande des 50 mètres autour de la zone de
projet avec 57,7 % de la surface concernée et très majoritairement de nuls à moyen
(82,1 % de la surface concernée) ;
• Avec des parts similaires de niveau nul à fable et de niveau au moins fort avec
respectivement 43,2 % et 40,9 % de la surface concernée .
Ce secteur bénéficie de plus de plusieurs paramètres environnementaux favorables :
• L a zone de projet est une zone végétalisée, bien qu’entretenue, au sein d’un
environnement proche peu combustible constitué majoritairement de champs et de
prairies, notamment dans le sens du vent dominant sur le secteur (vent de nord –
340°) ;
• La zone de projet et ses abords se caractérisent par l’absence de modifications
significatives de la vitesse du vent, quel que soit le scénario de vent , voire une
diminution de cette vitesse selon un vent du sud, secteur le plus sensible vis -à-vis
du risque d’incendie de forêt du projet compte tenu de la présence du massif ;
• Bien que la topographie soit marquée aux abords de la zone de projet, la situation
de ce dernier rest e favorable au regard de la topographie et des conditions de vent
sur le secteur, puisque, dans le cas d’un scénario de vent dominant, la zone de projet
se situe sur un plateau, en aval de zones peu ou pas combustibles, et dans le cas
du vent secondaire (vent du sud – 200°) , elle se situe en contrebas d’une colline et
serait donc menacée par un feu descendant, pour lequel sa vitesse sera
considérablement ralentie .AC
ation d’un
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Rapport d’expertise
Page 38 sur 55
4. L’urbanisation
4.1. Définitions du PAC
La notice d’urbanisme établie dans le cadre du PAC de l’Hérault définit l’urbanisation d’un
secteur se lon deux classes, en fonction du nombre et de la densité des bâtiments existants :
• Zone urbanisée sous forme peu vulnérable au feu de forêt : Hameau de plus de six
constructions principales (annexes, constructions de moins de 20 m² et autres
installations techniques exclues) , inter -distantes deux à deux de 50 m ètres au
maximum, non alignées, et dont l’emprise bâtie de la zone urbanisée est supérieure
à 2 h ectares (voir Figure 34 ainsi que la fiche 2 du règlement du PAC) ;
Figure 34 : illustration d’une zone urbanisée sous forme peu vulnérable au feu de forêt (source : PAC de l’Hérault)
• Zone urbanisée sous forme vulnérable au feu de forêt : toute autre situation
(urbanisation diffuse, constructions isolées, zone naturelle boisée).
Ainsi, selon cette notice, il est possible de construire en dent creuse au sein de l’enveloppe
bâtie existante, sous réserve que la zone soit correctement desservie par les équipements de
défense extérieure (voirie, hydrants -PEI, dispositif d’isolement avec le massif boisé) et
maintenue en état débroussaillé ( voir fiche 3 du règlement du PAC) .
4.2. Qualification de la zone
Compte tenu des critères de densification présentée au paragraphe 4.1, la zone de projet en
situation actuelle ne peut être considérée comme une zone urbanisée sous forme peu
vulnérable au feu de forêt étant donné la présence de seulement trois bâtiments. De plus, en
situation projetée, l’emprise bâtie n’excède pas 2 hectares.
Il s’agit donc d’une zone vulnérable au feu de forêt.> UNE &
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Rapport d’expertise
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A noter néanmoins que le projet peut être considéré comme une « opération d’ensemble »
selon la notice d’urbanisme du PAC de l’Hérault, qui définit une opération d’ensemble comme
étant une opération d’urbanisme dont les équipements et la forme urbaine sont encadrés à
l’échelle du quartier par un schéma d’organisation , tel une OAP. Or, comme indiqué au
paragraphe 1.3.1.2 , il existe une OAP sur ce secteur.
5. Conclusions et recommandations
5.1. Conclusions
Le projet bénéficie d’une situation favorable par rapport aux diverses composantes
appréhendées dans le cadre d’une étude de risque incendie de forêt.
En effet , l’ensemble des éléments analysées dans le cadre de cette étude permettent
d’apporter des arguments en faveur du projet :
• La relative distance à tout massif boisé ainsi que l’entretien réalisé sur le boisement
attenant ;
• Des bâtiments existent actuellement sur la zone de projet, avec quelques
événements durant l’année se tenant au sein de la chapelle ;
• Un débroussaillement , bien que perfectible, est réalisé sur la végétation par le
porteur de projets, et aucune garantie de pérennisation de cet entretien n’est
assurée en l’absence de nouveau projet ;
• Ce boisemen t, principal point de vigilance du projet vis -à-vis du risque d’incendie
de forêt en cas d’absence de débroussaillement , n’est pas situé dans le sens de l’un
des deux vents dominants ;
• La réalisation de ce projet est l’opportunité d’améliorer une situation actuellement
à risque avec une défendabilité adaptée en venant sécuriser des enjeux existants.
Ces paramètres génèrent des niveaux d’aléa subi très majoritairement nuls à moyen
sur la zone de projet et ses abords immédiats (respectivement 98,3 % et 82,1 %). Et
permettent de satisfaire à la notice du PAC de l’Hérault compte tenu du fait qu’un aléa
de niveau en - deçà de moyen est attendu sur la zone d’implantation des futurs bâtiments
et leurs abords immédiats .
5.2. Recommandations - Défendabilité
Compte tenu des conclusions établies au paragraphe 5.1, il convient de réduire la vulnérabilité
des enjeux et proposer une défendabilité conforme aux attentes des services de secours.U
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Rapport d’expertise
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En effet, l a défendabilité est un paramètre important dans la définition du risque incendies de
forêts. Il correspond au niveau de protection des secteurs exposés à l'aléa feu de forêt .
Ainsi, les équipements nécessaires à qualifier la défense incendie doivent être dimensionnés
pour satisfaire à la réglementation établie par les services du SDIS (Service départemental
d'incendie et de secours ) :
• Accessibilité : gabarit des voies, présence d’aires de retournement/de croisement.
Ces aménagements p ermettent aux services d’incendie et de secours d’accéder
au plus près des enjeux à défendre mais également de mettre en œuvre des actions
pour intervenir sur tout feu naissant ;
• Défense en eau : disponibilité des points d’eau incendie et caractéristiques.
La défense en eau doit être dimensionnée pour permettre aux services de secours
de réapprovisionner rapidement les camions en intervention. Le temps
d’intervention étant l’un des paramètres également stratégiques pour lutter contre
les incendies de forêt, la densité des points d’eau facilite grandement l’effica cité
des interventions ;
• Débroussaillement : réalisation et maintien d’une zone tampon entre les enjeux et
les boisements (voir paragraphe 6.4 ).
De plus, des mesures préventives sont décrites dans la fiche 8 de la notice d’urbanisme du
PAC pour réduire la vulnérabilité des constructions .
6. Perspectives – Projections
6.1. Objectifs
Au regard des niveaux d’intensité obtenus en situation actualisée (voir paragraphe 3.2.4 ), ainsi
que de la zone de projet finale définie et donc sujette à l’obtention de niveaux en -deçà de
moyen (voir paragraphe 1.3.2.2 ), une modélisation en situation projetée considérant un
débroussaillement conforme à la réglementation sur une distance de 100 mètres a été réalisée.
6.2. Le projet
Le projet envisagé est détaillé ci -dessous (voir Figure 35 ) :
• La réhabilitation de bâtiments existants pour une surface totale de 2200 m² :
➢ Réhabilitation du hangar agricole en restaurant ;
➢ Réhabilitation de la chapelle en salle de réception ;
➢ Réhabilitation du pigeonnier en bar -terrasse -toilettes ;
➢ Réhabilitation de la bâtisse principale pour créer des logements ;S m
‘uverte
tivités ,
Plan masse global = installation du bâti et espaces extérieurs
A 1 : Nouvelle entrée
- 2:Parking dans olivette
” ©. 3: 0Olivette
S / 4: Talus avec accès (escaliers)
* 5: Ouverture sur cour principale
, 6 : Mise en scène façade principale
7 : Cour secondaire
8 : Talus aménagé avec passages
9 : Premier groupe maisons
10 : Mare conservée
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turs
Rapport d’expertise
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• La création de nouveaux bâtiments pour une surface totale de 5000 m² :
➢ Prolongement de la bâtisse principale pour créer une piscine couverte
et une salle d’activités ;
➢ Construction de deux bâtiments abritant différentes activités : accueil,
bibliothèques, caves, logement de fonction ;
➢ Construction de 30 nouveaux logements .
Figure 35 : plan de masse du projet (source : maitre d’ouvrage – Septembre 2026 )
Ainsi, la zone de projet à appréhender correspond aux limites du STECAL correspondant à la
zone A4 qui englobe les bâtiments existants et futurs (voir Figure 36 ).T3 F 7e
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Rapport d’expertise
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Figure 36 : STECAL au sein du Domaine
6.3. Intensité projetée
6.3.1. Situation projetée du projet
Afin d’évaluer les impacts du projet et de la réalisation de ce débroussaillement , une carte
d’intensité projeté est réalisée.
Cette dernière prend donc en compte une situation future dans laquelle un débroussaillement
de 100 mètres est réalisé depuis le périmètre du STECAL (voir Figure 37).Situation projetée
Vailhauquès (34)
|__| Parcelles
STECAL
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Rapport d’expertise
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Figure 37 : situation projetée considérant le STECAL et les OLD à 100 mètres
6.3.2. Occupation du sol
Seule l’occupation du sol sera impactée par la réalisation du projet parmi l’ensemble des
paramètres nécessaires à la modélisation de l’intensité subie en situation projetée.
Ainsi, la carte des types d’occupation du sol en situation projetée est présentée à la Figure 38 .
Le débroussaillement inhérent à ce projet impacte donc le s boisement s mixtes au sud, au
nord-ouest ainsi qu’au nord, et donc le boisement attenant aux constructions actuellement
existante , déjà concerné par un entretien.Carte des types
de végétation
Situation projetée
Vailhauquès (34)
[21 Zone à 100m du STECA
Cours d'eau
Occupations du sol
EN Forêt fermée mixte
Forêt fermée de feuillus
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Eu" Friche
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EM Eau
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[ Bande débroussaillée
, 50 100 m
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Rapport d’expertise
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Figure 38 : carte des types de végétation en situation projetée
6.3.3. Résultats
La Figure 39 ci -dessous présente la carte d’intensité lissée en situation projetée et en
considérant les deux scénarios de vent.Carte d'intensité
subie projete lissée
Vailhauquès (34)
| Zone à 100m du
-—— STECAL
KA Futurs enjeux
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Rapport d’expertise
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Figure 39 : carte d’intensité subie projetée lissée sur la zone d’étude
Le Tableau 6 et la Figure 40 ci -dessous présentent la répartition des niveaux d’intensité subie
obtenue après lissage en situation projetée sur le STECAL ainsi que l a zone à 100 mètres
autour de celle -ci en excluant son emprise.
En complément, les niveaux obtenus sur l’ensemble de l a bande à 50 mètres autour des futurs
enjeux sont analysés.
Tableau 6 : répartition des niveaux d’intensité subie projetée lissée sur la zone d’étude
Niveau
d’intensité STECAL
Zone à 100m du
STECAL
Zone à 50m des
futurs enjeux
Nul 0,0% 0,0% 0,0%
Très faible 100,0% 58,7% 91,1%
Faible 0,0% 21,0% 7,8%
Moyen 0,0% 13,1% 1,1%
Fort 0,0% 6,4% 0,0%
Très fort 0,0% 0,2% 0,0%
Exceptionnel 0,0% 0,6% 0,0%qi ?S
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Rapport d’expertise
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Figure 40 : répartition des niveaux d’intensité subie projetée lissée sur la zone d’étude
Ainsi, la zone de projet du STECAL est concernée exclusive ment par une intensité de niveau
très faible.
Aux abords de cette dernière, la zone concernée par le débroussaillement réalisé sur une
distance de 100 mètres se caractérise majoritairement par une intensité de niveau très faible
à faible, avec 79,7 % de la surface concernée, et quasi -exclusivement par une intensité de
niveau jusqu’à moyen avec 92,8 %. Seuls 7,2 % de cette emprise sont concernés par une
intensité au moins forte, générée principalement par le boisement au sud .
Ces niveaux sont plus faibles qu’en situation actuelle (voir paragraphe 3.2.4 ).
En complément, la bande de 50 mètres depuis les futurs enjeux au sein de laquelle des niveaux
d’intensité en -deçà de moyen sont attendus, se caractérise quasi -exclusivement par une part
d’intensité de niveau très faible à fa ible avec 98,9 % de la surface concernée. Le seul secteur
impacté par une intensité de niveau moyen se situe à l’extrême nord, soit au -delà du bâtiment
le plus éloigné, non destiné à accueillir de logements (futur restaurant).
6.3.4. Conclusion
Ainsi, compte tenu de la présence exclusive et quasi - exclusive sur respectivement la
zone de projet (STECAL) et les abords jusqu ’à 50 mètres des futurs enjeux d’intensité
de niveau nul à faible, la réalisation d’un débroussaillement de 100 mètres depuis le
STEACL permet de satisfaire à la notice du PAC de l’Hérault et les projets envisagés
sont donc compatibles avec la bonne appréhension du risque d’incendie de forêt
6.4. Le d ébroussaillement
Les obligations de débroussaillement et de maintien en état débroussaillé ont pour objet de
diminuer l’intensité des incendies de forêt et d’en limiter la propagation en créant des
discontinuités verticales et/ou horizontales dans la végétation présente au tour des enjeux
humains ou à proximité des infrastructures linéaires à protéger.
Nul; 0,0%
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Zone à 50m des
futurs enjeux
Zone à 100m
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Rapport d’expertise
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6.4.1. Règlementation
6.4.1.1. Arrêté préfectoral
L’arrêté préfectoral n°DDTM34 -2025 -04 -15800 du 8 avril 2025 fixe le champ d’application et
les prescriptions techniques applicables concernant le débroussaillement et le maintien en
état débroussaillé.
Selon le Code Forestier, les propriétaires des constructions situées à moins de 200 mètres
d’une zone sensible aux incendies de forêt doivent débroussailler et maintenir en état
débroussaillé les terrains sur une profondeur de 50 mètres autour des construc tions, y compris
sur les fonds voisins, ainsi que des voies privées y donnant accès sur une profondeur de cinq
mètres de part et d’autre de la voie.
Le contrôle de ces obligations relève du maire de la commune. Ce dernier peut d’ailleurs porter
par arrêté municipal à 100 mètres cette obligation.
Enfin, le débroussaillement est obligatoire sur la totalité de la surface des terrains construits
ou non construits situés dans les zones urbaines délimitées par un plan local d’urbanisme
rendu public ou approuvé ou un document d’urbanisme en tenant lieu, les travaux étant à la
charge du propriétaire du terrain, ainsi que l’ensemble des terrains en lotissement, zone
d’aménagement concertée ou association foncière urbaine.
6.4.1.2. Superposition des OLD
En cas de superposition d'obligations de débroussailler sur une même parcelle, la mise en
œuvre de l'obligation incombe au propriétaire de la parcelle dès lors qu'il y est lui -même
soumis.
Dans les cas où tout ou partie d'une parcelle soumise à obligation de débroussaillement
appartient à un propriétaire non tenu à ladite obligation, celle -ci incombe intégralement au
propriétaire de la construction, chantier ou installation de toute nature l e plus proche d'une
limite de cette parcelle.
Lorsque des travaux débroussaillement le long des voies ouvertes à la circulation publique se
superposent à des OLD générées par une construction, un chantier ou une installation de toute
nature, la mise en œuvre de ces obligations incombe au responsable d es voies ouvertes à la
circulation publique pour ce qui le concerne .
Enfin, en cas de superposition d’OLD sur une parcelle non bâtie, la solution la plus efficace est
de s’en partager la charge. À défaut, lorsque des obligations de débroussaillement ou de
maintien en état débroussaillé se superposent sur la parcelle d’un ti ers lui -même non tenu à
une telle obligation, chacune des personnes soumises à ces obligations débroussaille les
parties les plus proches des limites de parcelles abritant la construction, le chantier,
l’équipement ou l’installation de toute nature qui est à l’origine de l’obligation dont elle a la
charge (L.131 -13 du code forestier), tel que présenté à la Figure 41.;
134
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Rapport d’expertise
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Figure 41 : illustration du partage d’OLD (source : Ministère de l’Ecologie – janvier 2024)
6.4.1.3. Mise en place du débroussaillement sur le terrain d’autrui
Lorsqu'une opération de débroussaillement ou de maintien en état débroussaillé s'étend
au-delà des limites de sa propriété, celui à qui incombe la charge des travaux prend les
dispositions suivantes à l'égard du propriétaire et de l'occupant du fonds voisin s'il n'est pas le
propriétaire :
1. Les informer par tout moyen permettant d'établir date certaine des obligations qui
s'étendent à ce fonds ;
2. Leur demander l'autorisation de pénétrer sur ce fonds aux fins de réaliser ces
obligations ;
3. Rappeler au propriétaire qu'à défaut d'autorisation donnée dans un délai d'un mois ces
obligations sont mises à sa charge.
Lorsque l'autorisation n'a pas été donnée, il en informe le maire. Lorsqu’il n’y a pas de problème
de voisinage, un simple contact, même téléphonique peut suffire. Par contre, lorsque l’on
pressent des difficultés avec ses voisins, un courrier, recommandé avec accusé de réception
« permettant d'établir date certaine », sera indispensable pour engager et continuer la
procédure.
La DDTM de l’Hérault a édité une lettre type à adresser dans une telle situation
(https://www.herault.gouv.fr/Actions -de-l-Etat/Agriculture -et-foret/Foret/Prevention -des -
forets -contre -les -incendies/Reglementation -debroussaillement/Courriers -type).
6.4.2. Zone d’application des OLD
L’arrêté préfectoral n°DDTM34 -2025 -04 -15800 du 8 avril 2025 classe l’ensemble des
communes du département en fonction du niveau global de risque d’incendie de forêt. Ainsi,
la commune de Vailhauquès est considérée comme une ville de niveau de risque global
d’incendie de forêt fort (voir Figure 42 ).Niveau de risque global
des communes
Vailhauquès (34)
C1] vaihauquès
CL] Communes
Niveau de risque
Lu Emergent
1cendie
2t une
iers.
OLD.
Rapport d’expertise
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Figure 42 : classification des communes de l’Hérault par niveau global de risque d’incendie
La Figure 43 présente la zone d’application des OLD correspondant aux massifs boisés et une
zone tampon de 200 mètres autour de ces derniers.
La zone d’étude est concernée par la réalisation des OLD.Zone d'application
des OLD
Vailhauquès (34) Tr
STECAL
Zone à 100m du
STECAL
Zone OLD
MN Massifs exposés
L | Bande de 200m
0 100 200 m l
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Rapport d’expertise
Page 50 sur 55
Figure 43 : zone d’application des OLD
6.4.3. Caractéristiques du débroussaillement
L’arrêté préfectoral n°DDTM34 -2025 -04 -15800 du 8 avril 2025 détaille les modalités
techniques de débroussaillement et maintien en état débroussaillé en fonction de la
classification des communes vis -à-vis du risque d’incendie de forêt.
Ainsi, les caractéristiques du débroussaillement à réaliser sur une profondeur de 50 mètres
autour des installations au sein d’une commune de niveau de risque global d’incendie de forêt
fort sont présentées ci -dessous :
• La coupe ou le broyage de la végétation herbacée et ligneuse basse : Des semis
et jeunes plants d’arbres permettant d’assurer le renouvellement du peuplement
forestier peuvent être maintenus lors des opérations de débroussaillement de la
strate herbacée et ligneuse basse ;
• La coupe ou le broyage des arbustes situés sous le couvert d’arbres ;
• La suppression d’arbustes ou la coupe de leurs branches afin que ceux conservés
soient en tout point mis à une distance de :
➢ 4 mètres des constructions, chantiers ou installations de toute nature ;
➢ 3 mètres des houppiers des autres arbustes maintenus ;
➢ 3 mètres des houppiers des arbres maintenus ;es.
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Rapport d’expertise
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Des groupes d'arbustes peuvent être maintenus sans mise à distance entre eux
sur des surfaces maximums de 20 m² ou 5 mètres de diamètre, ou dans le cadre
du maintien d'îlot de végétation ;
• La suppression d’arbres ou la coupe de leurs branches dans les cas suivants :
➢ La suppression d’arbres ou la coupe de leurs branches afin que les
houppiers de ceux conservés soient mis à une distance d’au -moins 3 mètres
en tout point des constructions, chantiers ou installations de toute nature ;
➢ La suppression d’arbres ou la coupe de leurs branches afin que les
houppiers de ceux conservés soient mis à une distance d’au -moins 3 mètres
des houppiers des autres arbres maintenus, jusqu’à une distance de 50 mètres
des constructions, chantiers ou installations de toute nature ;
➢ Pour l’ensemble des communes, doivent être supprimés les arbres
malvenants, dominés, ou dépérissant, non susceptibles de se développer à
long terme, afin de réduire la masse combustible ;
➢ Des groupes d'arbres peuvent être maintenus en bouquet sans mise à
distance entre eux sur des surfaces maximales de 10 m ètres de diamètre ou
80 m² ;
• L’élagage des arbres conservés sur 30 % de leur hauteur ;
• L’élimination par broyage ou par exportation de l’ensemble du bois coupé et des
rémanents issus du débroussaillement. L’élimination peut exceptionnellement
être réalisée par brûlage lorsque ni le broyage ni l’exportation ne sont possibles.
Ce brûlage est a lors réalisé dans le respect des dispositions locales encadrant
l’emploi du feu .
Afin de garantir la pérennité des travaux de débroussaillement, le maintien en état
débroussaillé devra être réalisé dès que la hauteur des repousses de la végétation ligneuse
sera supérieure à 40 centimètres. De plus, le débroussaillement et le maintien e n état
débroussaillé comprennent également l'élimination des feuilles mortes et aiguilles, ainsi que
tous les débris de végétaux, sur les toitures des bâtiments.
Enfin, selon le Ministère de l’Agriculture, l e débroussaillement comprend les mesures
suivantes :
• Travaux de réduction importante de la végétation pouvant nécessiter la coupe
d’arbres ou d’arbustes. Ces travaux sont recommandés durant les saisons
d’automne et d’hiver ;
• Entretien des zones déjà débroussaillées consistant à maintenir une faible densité
de végétation au sol en coupant les herbes et les broussailles et le nettoyage après
une opération d’entretien. L'entretien comprend l’élimination des résidus végétauxitation.
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Rapport d’expertise
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et l’éloignement de tout combustible potentiel aux abords de l’habitation. Ces
opérations peuvent être réalisées au printemps .
De plus, s i le débroussaillement est pratiqué pendant la sécheresse, il y a un risque d'incendie.
Enfin, il est nécessaire de veiller à ne pas détruire des espèces lors du débroussaillement
pendant la période de nidification .
En complément, l’Office National des Forêts (ONF) liste une série de bonnes pratiques pour la
réalisation des OLD sur leur site internet 2.
6.4.4. Réalisation des OLD du projet
La Figure 44 ci -dessous illustre la zone concernée par le débroussaillement recommandé dans
le cadre de ce projet ainsi que sa répartition sur les parcelles cadastrales voisines.
Figure 44 : OLD du projet
Ainsi, la surface totale impactée par ce débroussaillement est de 13,9 hectares (138563 m²),
réparties sur 16 parcelles cadastrales, dont une seule se situe hors du périmètre des Domaines
de Montlobre et La Jasse (parcelle cadastrale B 280 au nord).
Ainsi, sur les 13,9 hectares impactés, seuls 332 m², soit 0,2 % de la surface totale impactée
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Rapport d’expertise
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par le débroussaillement , se situe sur une parcelle non foncièrement maitrisée.
L ’ensemble du débroussaillement se répartit de plus sur de nombreuses parcelles non
concernées par le débroussaillement, car, soit urbanisées (parcelles cadastrales B 38 et B 254),
soit agricoles (parcelles cadastrales B 3, B 7, B 34, B 39, B 40, B 127, B 128 et B 240).
Ainsi, les seules parcelles boisées impactées par un débroussaillement sont les parcelles
suivantes :
• 2916 m² sur la parcelle cadastrale B 4 , soit 2,1 % de la surface totale impactée par
le débroussaillement ;
• 6695 m² sur la parcelle cadastrale B 37 , soit 4,8 % de la surface totale impactée
par le débroussaillement ;
• 958 m² sur la parcelle cadastrale B 82 , soit 0,7 % de la surface totale impactée par
le débroussaillement ;
• 50326 m² sur la parcelle cadastrale B 129 , soit 36,3 % de la surface totale impactée
par le débroussaillement ;
• 3427 m² sur la parcelle cadastrale B 238 , soit 2,5 % de la surface totale impactée
par le débroussaillement ;
• Et donc 332 m² sur la parcelle cadastrale B 280 , soit 2,1 % de la surface totale
impactée par le débroussaillement.
Ainsi, sur l’ensemble de la zone concernée par le débroussaillement, seule une surface totale
de 64654 m² impacte des boisements, soit 46,7 % de l’emprise totale concernée. De plus, sur
ces 64654 m² impactés, seuls 332 m² ne sont pas foncièrement maitrisés .
Le débroussaillement ne devrait donc souffrir d’aucune contrainte administrative et technique.
7. Résumé
Le Tableau 7 ci -dessous résume les différentes composantes de l’analyse d e l’aléa feu de forêt
du projet.de
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Rapport d’expertise
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Tableau 7 : résumé de l’analyse de l’aléa feu de forêt du projet
Composantes Description Paragraphes
Projet
Il s’agit d’un projet de développement agro -touristique au sein d’un domaine viticole sur la commune de
Vailhauquès (34) .
Ce projet se situe sur un terrain anthropisé, avec la présence de bâtiments, au sein duquel un entretien
occasionnel est réalisé sur la végétation attenante. La zone de projet se situe dans un environnement
majoritairement peu combustible (champs, prairie) mais également distan t d’environ 50 mètres d’un
massif boisé constitué de feuillus et résineux au sud, séparé de ce dernier par une prairie .
1.2
PAC de l’Hérault
et carte d’aléa
subi
départemental
Selon la carte d’aléa subi départemental :
• La zone de projet se caractérise par une part légèrement majoritaire d’aléa subi de niveau nul
à faible, avec 43,9 % de la surface concernée, mais également une part non négligeable d’aléa
de niveau au moins fort (36,4 % de la surface) ;
• La bande des 50 mètres autour d e la zone de projet se caractérise par une part d’aléa subi de
niveau au moins fort majoritaire ( 55 ,7 % de l’emprise ) avec une part d’aléa de niveau nul à
faible de 38,1 % ).
1.3.2
Aléa subi actuel
La distance aux massifs boisés, mais également l’effort réalisé sur le débroussaillement, bien que celui -
ci soit perfectible, génèrent des niveaux d’intensité subi :
• Très m ajoritairement très faibles à faibles et quasi -exclusivement jusqu’à moyens sur la zone
de projet avec respectivement 91,3 % et 9 8,3 % de la surface concernée ;
• Majoritairement nuls à faibles sur la bande des 50 mètres autour de la zone de projet avec
57,7 % de la surface concernée et très majoritairement de nuls à moyen (82,1 % de la surface
concernée) ;
• Avec des parts similaires de niveau nul à fable et de niveau au moins fort avec respectivement
43,2 % et 40,9 % de la surface concernée .
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Rapport d’expertise
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Ce secteur bénéficie de plus des paramètres environnementaux favorables suivants :
• La zone de projet est une zone végétalisée, bien qu’entretenue, au sein d’un environnement
proche peu combustible constitué majoritairement de champs et de prairies, notamment dans
le sens du vent dominant sur le secteur (vent de nord – 340°) ;
• La zone de projet et ses abords se caractérisent par l’absence de modifications significatives
de la vitesse du vent, quel que soit le scénario de vent ;
• Bien que la topographie soit marquée aux abords de la zone de projet, la situation de ce dernier
reste favorable au regard de la topographie et des conditions de vent sur le secteur, puisque,
dans le cas d’un scénario de vent dominant, la zone de projet se situe sur un plateau, en aval
de zones peu ou pas combustibles, et dans le cas du vent secondaire (vent du sud – 200°) , elle
se situe en contrebas d’une colline et serait donc menacée par un feu descendant, pour lequel
sa vitesse sera considérablement ralentie .
Urbanisation
La zone de projet peut être qualifiée comme étant une zone vulnérable au feu de forêt selon les définitions
du PAC.
Une OAP existe dans le cadre du PLU de Vailhauquès.
4
Projections
Une modélisation en situation projetée considérant un débroussaillement conforme à la réglementation
sur une distance de 100 mètres depuis le STECAL a été réalisée.
L a zone de projet du STECAL est concernée exclusive ment par une intensité de niveau très faible. La
bande de 50 mètres depuis les futurs enjeux se caractérise quasi -exclusivement par une part d’intensité
de niveau très faible à faible avec 98,9 % de la surface concernée et exclusivement par une intensité de
niveau moyen.
6
Conclusions
Considérant l’ensemble des composantes ci -dessus ainsi que le fait que les activités permettent de
classer les enjeux comme étant de type « E2 » et « Autres – cas général », les règles d’urbanisme établies
dans la notice du PAC conduisent à autoriser le pr ojet sous réserve de la réalisation d’un
débroussaillement de 100 mètres depuis le STECAL conforme à la réglementation en vigueur .
6.3.4