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PLU - Rapport de présentation - Partie 4
PLU - Rapport de présentation - Partie 4
PLU - Rapport de présentation - Partie 4
PLU - Rapport de présentation - Partie 4
Document publié le Jeudi 4 juillet 2019 par la commune de Tullins.
Lien du pdf (PLU - Rapport de présentation - Partie 4)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Eau et assainissement, Environnement,
TULLINS FURES
PLAN LOCAL D’URBANISME
Vu pour être annexé
à la délibération
d’approbation du PLU
en date du
Vu pour être annexé
à la délibération
d’arrêt du PLU
en date du Pièce n°1
Rapport de présentation
1.3 Le projet de PLU
Résumé du Projet Bilan de la concertation
1.2 Etat initial de l’environnement
Pièce n°1
Rapport de présentation
1.3 Justifications du projet
Pièce n°1
Rapport de présentation
1.1 Diagnostic
Pièce n°1
Rapport de présentation
1.4 Incidences du PLU sur l’environnement
Pièce n°1
Rapport de présentation
Pièce n°2
Projet d’aménagement et
de Développement Durables
Pièce n°5
Annexes
5.1 Périmètres concernés par une délibération
5.2 Classement des infrastructures bruyantes
5.3 Patrimoine archéologique
5.4 Servitudes d’Utilité Publique
Pièce n°5
Annexes
5.1 Périmètres concernés par une délibération
- Droit de Préemption Urbain au bénéfice de la commune
- Les secteurs soumis à des taxes d’aménagement majorée
- Des zones de risque d’exposition au plomb (Arrêté Préfectoral n°2001-5521
du 11 juillet 2001 classant l’intégralité du département)
- Secteur concerné par un PUP
- Secteur concerné par un PAE
- Secteur en ZAC (centre-ville)
- Secteur soumis à permis de démolir
Pièce n°5
Annexes
5.2 Classement des infrastructures bruyantes
- arrêtés n°2014104-0031 du 14/04/2016 et n°2011-322-0005
et carte
Pièce n°5
Annexes
5.3 Patrimoine archéologique
- Arrêté préfectoral n°04-150 du 1 Avril 2004
Pièce n°5
Annexes
5.4 Servitudes d’Utilité Publique
5.4.1- Liste et plans.
5.4.2- PPRI de l’ISERE approuvé le 30/07/2007 (règlement,
zonage, arreté préfectoral)
5.4.3- PPRN approuvé le 2/08/2007 (règlement, zonage,
arrêté préfectoral)
5.4.3-La Règlementation communale des boisements
Pièce n°5
Annexes
5.4 Servitudes d’Utilité Publique
5.4.1- Liste et plans.
Pièce n°5
Annexes
5.4 Servitudes d’Utilité Publique
5.4.2- PPRI de l’ISERE approuvé le 30/07/2007
(règlement, zonage, arreté préfectoral)
Pièce n°5
Annexes
5.4 Servitudes d’Utilité Publique
5.4.3-Le PPRN approuvé le 2/08/2007
Pièce n°5
Annexes
5.4 Servitudes d’Utilité Publique
5.4.4-La Règlementation communale des boisements
datant du 29/08/1997
Pièce n°5
Annexes
5.5 Annexes sanitaires
5.5.1 - Zonage assainissement eaux usées.
5.5.2 - Zonage assainissement eaux pluviales : plans et règlement.
5.5.3 - Eau Potable : notice explicative.
Diagnostic annexes sanitaires : déchets et eaux pluviales.
Pièce n°5
Annexes
5.5 Annexes sanitaires
5.5.3 - Eau Potable : notice explicative.
Pièce n°5
Annexes
5.5 Annexes sanitaires
5.5.1 - Zonage assainissement eaux usées (plans)
Pièce n°5
Annexes
5.5 Annexes sanitaires
5.5.2 - Assainissement eaux pluviales (plan et règlement).
Pièce n°3
Orientations d’Aménagement et de Programmation
(OAP)
Pièce n°2
Projet d’Aménagement et de Développement Durables
(PADD)
Pièce n°4-2
Règlement graphique
4.2.1 Plan d’ensemble 1/5000
4.2.2 Zoom centre, 1/2500
4.2.3 Contraintes et protections 1/5000
4.2.4 Zonage et risques naturels et technologiques 1/5000
4.2.5 Zonage et assainissement eaux usées 1/10000
4.2.6 Zonage et évacuation des eaux pluviales 1/10000
COMMUNE DE TULLINS
Plan Local d’Urbanisme
COMMUNE DE TULLINS
Plan Local d’Urbanisme
SOMMAIRE DU DOSSIER
Pièce n°1 – Rapport de Présentation
Sommaire
1.1 Diagnostic (analyse thématique et analyse territoriale)
1.2 Etat initial de l’ environnement
1.3 Le projet de PLU
1.4 Evaluation environnementale
Pièce n°2 – Projet d’Aménagement et de Développement Durables
Pièce n°3 - Orientations d’Aménagement et de programmation
Pièce n°4 - Règlement
4.1. Règlement écrit
4.2 Règlement graphique
4.2.1 Plan d’ensemble 1/5000
4.2.2 Zoom centre, 1/2500
4.2.3 Contraintes et protections 1/5000
4.2.4 Zonage et risques naturels et technologiques 1/5000
4.2.5 Zonage et assainissement eaux usées 1/10000
4.2.6 Zonage et évacuation des eaux pluviales 1/10000
Pièce n°5 - Annexes
5.1 Périmètres concernés par une délibération
- Droit de Préemption Urbain au bénéfice de la commune
- Les secteurs soumis à des taxes d’aménagement majorée
- Des zones de risque d’exposition au plomb (Arrêté Préfectoral n°2001-5521
du 11 juillet 2001 classant l’intégralité du département)
- Secteur concerné par un PUP
- Secteur concerné par un PAE
- Secteur en ZAC (centre-ville)
- Secteur soumis à permis de démolir
5.2 Classement des infrastructures bruyantes
- Arrêtés n°2014104-0031 du 14/04/2016 et n°2011-322-0005 et carteCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
197
TROISIEME PARTIE : JUSTIFICATION DU PROJET DE PLU III.1. JUSTIFICATION DE LA COMPATIBILITE AVEC LES DOCUMENTS SUPRA-COMMUNAUX .................................................................... 200
III.1.1 Justification de la compatibilité avec les principales orientations du schéma de cohérence territorial de la région urbaine grenobloise et du schéma de secteur du pays voironnais ................................................................................................................................................
200
III.2.2 Justification de la compatibilité avec le programme local de l’habitat ..............................................................................................
208
III.2. PRISE EN COMPTE DES CHOIX AFFICHES DANS LE PADD POUR ETABLIR LE ZONAGE, LE REGLEMENT, LES OUTILS REGLEMENTAIRES ET LES OAP
............................................................................................................................................................................................... 209
ORIENTATION I - Un développement urbain maitrisé et économe ..................................................................................................................
209
I – 1 – Calibrer le dimensionnement du développement urbain pour permettre un rythme de construction respectueux des grands équilibres actuels ...........................................................................................................................................................................................
209
I – 2 - Favoriser la mixité urbaine et sociale et répondre aux objectifs de production de logements sociaux définis par le Programme Local de l’Habitat (PLH) du Pays Voironnais ......................................................................................................................................................
209
I – 3 - Lutter contre l’étalement urbain et réduire la consommation d’espaces en favorisant le renouvellement urbain ....................................
209
I – 4 - Un développement équilibré et cohérent avec les équipements de la commune................................................................................
209
ORIENTATION II - Une ville fonctionnelle et attractive .................................................................................................................................
209
II – 1 – Conforter l’activité économique et sa diversité ainsi que les emplois de la ville ...............................................................................
209
II – 2 – Améliorer les déplacements
....................................................................................................................................................
209
II – 3 – Conforter la fonction de loisirs ................................................................................................................................................
209
ORIENTATION III - Un cadre de vie préservé..............................................................................................................................................
209
III – 1 - Préserver le cadre de vie des habitants et les espaces naturels et agricoles en assurant un développement maîtrisé du territoire..........
209
III – 2 - Préserver et valoriser le patrimoine architectural de la Commune ................................................................................................
209
III – 3 - Prendre en compte les paysages ............................................................................................................................................
209
III – 4 - Prendre en compte les risques et les nuisances.........................................................................................................................
209
III – 5 - Préserver et valoriser la ressource en eau
................................................................................................................................
209Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
198
III – 6 - Prendre en compte les enjeux liés à l’énergie et aux déchets ......................................................................................................
209
ORIENTATION I - Un développement urbain maitrisé et économe ..................................................................................................................
210
I – 1 – Calibrer le dimensionnement du développement urbain pour permettre un rythme de construction respectueux des grands équilibres actuels ...........................................................................................................................................................................................
210
I – 2 - Favoriser la mixité urbaine et sociale et répondre aux objectifs de production de logements sociaux définis par le Programme Local de l’Habitat (PLH) du Pays Voironnais ......................................................................................................................................................
212
I – 3 - Lutter contre l’étalement urbain et réduire la consommation d’espaces en favorisant le renouvellement urbain ....................................
213
I – 4 - Un développement équilibré et cohérent avec les équipements de la commune................................................................................
214
ORIENTATION II - Une ville fonctionnelle et attractive .................................................................................................................................
215
II – 1 – Conforter l’activité économique et sa diversité ainsi que les emplois de la ville ...............................................................................
215
II – 2 – Améliorer les déplacements
....................................................................................................................................................
217
II – 3 – Conforter la fonction de loisirs ................................................................................................................................................
218
ORIENTATION III - Un cadre de vie préservé..............................................................................................................................................
219
III – 1 - Préserver le cadre de vie des habitants et les espaces naturels et agricoles en assurant un développement maîtrisé du territoire..........
219
III – 2 - Préserver et valoriser le patrimoine architectural de la Commune ................................................................................................
219
.....................................................................................................................................................................................................
221
III – 3 - Prendre en compte les paysages ............................................................................................................................................
222
III – 4 - Prendre en compte les risques et les nuisances.........................................................................................................................
223
III – 5 - Préserver et valoriser la ressource en eau
................................................................................................................................
223
III – 6 - Prendre en compte les enjeux liés à l’énergie et aux déchets ......................................................................................................
224
III.4. JUSTIFICATION DE LA DELIMITATION DES ZONES ET DU REGLEMENT ........................................................................................... 225
III.4.1. La délimitation des zones .......................................................................................................................................................
225
III.4.2. Le règlement écrit .................................................................................................................................................................
238
III.5. COHERENCE DES ORIENTATIONS D'AMENAGEMENT ET DE PROGRAMMATION AVEC LES ORIENTATIONS ET OBJECTIFS DU PADD ET COMPLEMENTARITE AVEC LE REGLEMENT ................................................................................................................................................ 265Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
199
III.6. PRESENTATION DES OUTILS REGLEMENTAIRES ............................................................................................................................. 269
III.6.1. Dispositions graphiques et règlementaires en faveur du paysage
..................................................................................................
269
III.6.2. Dispositions graphiques et règlementaires en faveur du patrimoine bâti (Article L 151-19 du CU)......................................................
271
III.6.3. Emplacements réservés au titre de l’article L 151-41 ° du Code de l’Urbanisme et servitude de pré localisation d’espaces publics ..........
275
III.6.4. Linéaires commerciaux à protéger (article L 151-16 du CU) et diversité commerciale ......................................................................
278
III.6.5. Outils de la limitation et de la modération de la consommation d’espace........................................................................................
280
III.6.6. Outils du renforcement des exigences environnementales ...........................................................................................................
283
III.6.7. Perimetres de reciprocite autour des bâtiments agricoles ............................................................................................................
283
III.7. EXPOSE DES MOTIFS DES CHANGEMENTS APPORTES ..................................................................................................................... 285
III.7.1. Analyse des évolutions des règlements entre le Plu actuel et le PLU révisé :...................................................................................
286
III.7.2. Evolution du zonage entre le pos et le plu par entité géographique ...............................................................................................
295
III.7.3. Evolution des surfaces ...........................................................................................................................................................
307
III.7.4. Indicateurs de suivi pour le plu................................................................................................................................................
311Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
200
III.1. Justification de la compatibilité avec les documents supra-communaux III.1.1
J USTIFICATION DE LA COMPATIBILITE AVEC LES PRINCIPALES ORIENTATIONS DU
SCHEMA
DE
COHERENCE
TERRITORIAL
DE
LA
REGION
URBAINE
GRENOBLOISE
ET
DU
SCHEMA DE SECTEUR DU PAYS VOIRONNAIS Les choix faits par la commune convergent avec les objectifs donnés par le SCoT (objectifs déclinés également à l’échelle de la CAPV au travers du schéma de secteur) :
-
« Permettre un développement maitrisé
-
Développer le tissu urbain existant
-
Protéger l'environnement
-
Réduire la consommation d'espace
-
Permettre le développement d'un habitat diversifié
-
Préserver et développer les équipements
-
Préserver l'agriculture, la forêt
-
Préserver le paysage et l'environnement naturel
-
Dynamiser
l'activité
économique;
conforter
et
accueillir
de
nouvelles activités
-
Mieux
organiser
les
déplacements
et
les
circulation»
Concernant le développement urbain
La commune de Tullins connait un phénomène de vacance conséquent (taux de 8%). Pour maintenir sa population tout en prenant en compte cette vacance, la commune doit tenir compte du « point mort ». Le point-mort correspond au niveau de logements à produire s'il n'y avait pas de croissance de la population. En effet, un logement neuf contribue également à couvrir des besoins
dits
«
non
démographiques
»
qui
correspondent
au
remplacement
des
logements
détruits,
transformés
ou
désaffectés
(renouvellement), à la compensation de l'augmentation du nombre de résidences secondaires et de logements vacants et, enfin, à la réponse à la diminution
de
la
taille
moyenne
des
ménages
déjà
en
place
sur
le
territoire (desserrement). Utilisée de manière prospective, la notion de point-mort permet d'évaluer les besoins globaux en logements.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
201
Ce calcul du point mort a été fait avec différentes données : les permis de construire accordés par la commune, les données SITADEL sur les logements
autorisés
et
sur
les
logements
commencés.
Ce
point
mort
indique donc que la commune doit construire au minimum 40 logements par an pour maintenir sa population. Même si ce chiffre évolue d’une année
sur
l’autre
il
faut
cependant
en
tenir
compte
dans
la
programmation de nouveaux logements. Même
si
la
commune
connaît
un
ralentissement
de
sa
croissance
de
population depuis quelques années, elle a pour ambition de retrouver un dynamisme démographique qui corresponde à son niveau d’équipement et à son attractivité. Elle a donc choisi de retenir un scénario qui consiste à tendre vers 0.7% de croissance démographique (correspondant à la moyenne
observée
sur
une
plus
longue
période)
ce
qui
porterait
la
population des ménages aux alentours de 8500 habitants en 2028. Le SCoT a identifié la commune de Tullins comme « pôle principal » ce qui se traduit par la préconisation d’un nombre minimum de logement (5.5
logements
minimum
par
an
pour
1000
habitants).
Pour
être
compatible avec le SCOT la commune doit donc construire au minimum 42 logements
par
an
(durée
estimée
du
PLU)
à
partir
de
la
mise
en
application du SCoT. On constate que ce chiffre s’approche de celui du point mort et ne permettrait pas l’augmentation de population souhaitée, il a donc été décidé de calibrer plus de potentiel dans le document de PLU.
Le
potentiel
estimé
de
production
de
780
logements
est
donc
supérieur
aux
objectifs
minimum
proposés
par
le
SCoT.
Toutefois,
il
s'agit de prendre en compte la volonté de la commune d’accroitre sa population
et
de
se
développer
conformément
aux
attentes
des
documents supracommunaux.
Concernant
le
dimensionnement
de
l'enveloppe
potentiellement
urbanisable,
elle
doit
tenir
compte
d'un
effort
pour
produire
plus
de
diversité dans les formes d'habitat. Il est ainsi demandé au territoire du Voironnais de produire 60% d'habitat intermédiaire, groupé ou collectif et 40 % d'habitat individuel isolé (le Schéma de secteur du Pays Voironnais a
modifié
ces
répartitions
pour
exiger
70%
d'habitat
intermédiaire,
groupé ou collectif et 30 % d'habitat individuel isolé). La
superficie
proposée
par
le
SCoT
pour
l'habitat
individuel
est
en
moyenne de 700m2 et de 350 m2 en moyenne pour toute autre forme d'habitat.
Pour
tenir
compte
de
la
rétention
foncière,
d'une
certaine
fluidité
du
marché
et
répondre
à
des
activités
urbaines
(services,
commerces,
équipements,
activités
économiques
compatibles...),
le
dimensionnement
est
augmenté
de
50
%.
Le
dimensionnement
du
gisement potentiellement urbanisable se calculerait donc de la manière suivante: D’après les calculs du SCOT, ces 780 lgts induisent : 30% d’individuel (234) X 700m2 = 16,38 ha 70% de collectifs / intermédiaires / jumelés (546) X 350 m2 = 19,11 ha Soit 35,49 ha X 1,5 (rétention foncière) =
Soit un total de 53,23 ha
maximum de gisement foncier Or,
le
PLU
programme
ces
nouveaux
logements
dans
une
enveloppe
d’environ
33
hectares
ce
qui
est
largement
inférieur
à
la
surface
autorisée Comme
le
SCOT
définit
sur
la
commune
un
espace
d’intensification
urbaine dans lequel il faut prévoir des règles qui imposent un équivalent COS de 0.50 et un espace préférentiel de développement dans lequel les règles doivent permettre de pouvoir réaliser ce même équivalent COS, le PLU
de
Tullins
met
en
place
des
mesures
fortes
pour
imposer
ou
permettre cette densification dans le cadre de ses OAP mais également au travers
de
règles
de
densité
minimum
(CES
et
hauteur
minimum)
dans l’espace d’intensification urbaine, mais sur une enveloppe foncière plus restreinte.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
202
Le
travail
d'identification
des
dents
creuses
en
zone
U
mixte
et
la
comptabilisation des unités foncières de plus de 3000 m2 présenté sur la carte ci-contre permet distinguer dans les 33 hectares à consommer :
-
10 hectares en densification des dents creuses
-
et 23 hectares de grands tènements à urbaniser.
Concernant les formes urbaines, les élus souhaitent diversifier l'offre en logements pour permettre aux ménages d'avoir un parcours résidentiel. Des orientations en matière de diversification des formes d'habitat sont indiquées dans les OAP à dominante habitat. Dans cet esprit, les schémas illustratifs
proposent
des
compositions
urbaines
faisant
apparaître
des
formes urbaines plus denses type logements intermédiaires et de petits collectifs. Les élus souhaitent également une plus grande mixité sociale et portent notamment une attention particulière à l'articulation entre la localisation des
logements
sociaux
et
les
équipements
présents :
réseau
de
transports
en
commun,
école,
commerce…
Comme
elles
sont
toutes
situées dans l’espace préférentiel de développement le mieux pourvus ne équipements,
toutes
les
OAP
sont
donc
associées
à
des
secteurs
de
mixité sociale. D’autre
part,
le
SCoT
définit
des
limites
à
l’urbanisation
pour
un
développement équilibré du territoire qui préserve les espaces agricoles, naturels
et
forestiers
et
leur
valeur
agronomique
ou
paysager.
Sur
la
commune de Tullins le SCoT a défini un espace d’intensification urbaine, un espace
préférentiel
de
développement,
un
espace
potentiel
dans
lequel doit se circonscrire l’urbanisation et des limites stratégiques à ne pas dépasser (voir cartographies ci-après).
.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
203
La seule zone constructible située en dehors de ces limites (mais pas d’une limite stratégique) est la zone AUk au lieu-dit Troussatière en haut de la montée Pinet, à moins d’un kilomètre du centre-ville de Tullins. Ce secteur
est
destiné
à
accueillir
un
projet
particulier
autour
de
la
réhabilitation
de
la
maison
de
maître,
bâtiment
remarquable
et
de
l’accueil
d’un
projet
de
résidence
séniors
et
d’EHPAD.
Le
projet
ne
prévoyant
la
création
que
d’une
trentaine
de
logements
en
résidence
sénior ne remet pas en cause l’équilibre du développement de l’habitat sur la commune. Pour traduire les limites stratégiques inscrites sur la carte du SCoT, les élus se sont appuyés sur l’urbanisation existante au Sud /Est et une zone agricole en corridor écologique a été inscrite pour marquer la limite Est en direction
de
l’autoroute
afin
de
protéger
la
plaine
et
les
espaces
agricoles. Enfin, hormis des hameaux existants (sans extension de l’urbanisation) l’ensemble des zones U et AU sont localisées dans l’espace potentiel de développement définit par le SCOT. En cohérence avec le SCoT, des fuseaux d'Intensification urbaine autour de la gare et des arrêts de transports en commun performants ont été identifiés sur le règlement graphique et une densité plancher a été mise en place (CES et hauteur minimum).
Concernant le développement économique et commercial
Le SCoT préconise par ailleurs de développer l’économie et les emplois sur les pôles principaux afin de réaliser un développement équilibré du territoire. Les zones d’activité économiques En matière
de
développement
économique,
le
Pays
Voironnais
a
pour
objectif de privilégier l’octroi de capacités foncières significatives sur les sites dédiés dont le développement bénéficie à l’ensemble de la région grenobloise,
dans
le
respect
des
objectifs
du
SCOT
en
matière
d’économie d’espace. Tullins dispose d’une seule zone d’activité, il s’agit de la zone du Peuras située dans la plaine en bordure de la D45. Il est rappelé que la loi portant Nouvelle Organisation Territoriale de la République
(NOTRe)
a
élargi
les
compétences
obligatoires
des
Etablissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à compter du 1er janvier 2017. Il a notamment été supprimé la notion d’intérêt communautaire pour les zones d’activités économiques, qui devront dès lors être communautaires. D’ici
cette
prise
de
compétence,
en
cas
de
souhait
de
création
ou
d’extension de la zone d’activités sur la commune, il est demandé de tenir compte des orientations prises par délibération du Pays Voironnais en date du 17 septembre 2013, préconisant une répartition des surfaces par type de zone. Pour la zone du Peuras, il a été attribué une surface d’offre foncière nouvelle de 3 ha maximum à l’horizon 2030. Cette
extension
nécessitant
des
études
plus
poussées
quant
à
sa
localisation et son impact sur les terres agricoles, il a été fait le choix, dans le présent PLU, de conserver les limites des zones d’activités déjà existantes sur la commune sans extension. Celle-ci sera étudiée par la CAPV et fera l’objet d’une procédure d’urbanisme ultérieure si nécessaire.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
204
Sur
la
cartographie
ci-contre :
les
zones
du
PLU,
le
périmètre d’intensification urbaine du SCOT en rouge, le périmètre de l’espace préférentiel du SCOT en orange et le périmètre de l’espace potentiel du SCOT en jaune. Ci-dessous :
extrait
du
SCOT :
l’espace
préférentiel
en
rose, potentiels en rouge et les limites stratégiques en noir Les
zones
constructibles
du
PLU
s’inscrivent
bien
dans
ces limitesCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
205
Ainsi, pour soutenir ce développement économique, les élus ont fait le choix
de
proroger
des
zones
urbaines
destinées
à
l'accueil
exclusif
d'activités
économiques
dans
la
continuité
des
zones
UI
de
leur
PLU
actuel. L’activité commerciale Le SCOT prescrit la définition d’un Espace Préférentiel de Développement (EPD)
dans
lequel
sont
regroupés
les
commerces,
les
services
et
les
équipements
urbains.
Ces
EPD
correspondent
pour
le
commerce,
aux
zones d’aménagement commerciale de type 1 (ZACOM 1 et à l’espace préférentiel
de
développement)
et
doivent
accueillir
en
priorité
les
commerces de détail et de proximité. Le PLU a retravaillé cet EPD pour l’affiner et dégager 3 secteurs dans lesquels il offre des possibilités de nouveaux commerces venant renforcer les pôles existants. Pour cela, les élus ont choisi de mettre ne place une mesure
forte
en
interdisant
également
le
commerce
dans
toutes
les
autres zones du PLU.
Concernant la trame verte et bleue
Le
SCoT
reprend
les
objectifs
du
« Grenelle » pour fixer ses orientations et objectifs
relatifs
à
la
protection
des
milieux naturels et de la biodiversité, via sa trame verte et bleue (TVB). Le SCOT définit différentes composantes de la TVB. Sur
la
commune
de
Tullins
sont
identifiés :
-
De
nombreux
réservoirs
de
biodiversité
(ZNIEFF
type
1
et
milieux
humides)
et
réservoirs
complémentaires
-
5 corridors écologiques, essentiellement dans la plaine de l’Isère et à l’ouest de la commune,
-
La Fure reconnue comme réservoir de biodiversité en dehors de sa traversée urbaine.
Le SCOT demande que les PLU traduisent les divers éléments de la trame verte et bleue :
Les réservoirs de biodiversité : Bien qu’il tînt déjà compte de ces éléments, le zonage du PLU a été précisé.
Carte de la Trame verte et bleue du SCOT – Zoom sur TullinsCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
206
Les
réservoirs
de
biodiversités
sont
ainsi
inscrits
soit
dans
un
zonage
spécifique,
As
ou
Ns,
où
toute
construction
ou
aménagement est interdit, pour les réservoirs de la trame verte, soit avec une zone N d’une épaisseur de 50m de part et d’autre de la Fure pour les réservoirs de la trame bleue et dans laquelle les constructions sont fortement limitées. Les
milieux
humides
sont
également
préservés
(zonage
Ns
ou
Nzh
en
fonction
de
sa
localisation)
tout
comme
les
pelouses
sèches
avec
des
prescriptions
surfaciques
(article
L151-23
du
code de l’urbanisme). En plus de la règlementation en vigueur concernant
les
milieux
humides,
le
règlement
encadre
la
compensation en cas d’atteinte à ses milieux naturels.
Les corridors écologiques : bien que le territoire de la commune soit
relativement
perméable
sur
les
coteaux
et
la
plaine
de
l’Isère,
les
liaisons
entre
la
vallée
et
le
massif
sont
rendus
difficiles par le tissu urbain et les infrastructures. Dès lors, le PLU s’est
attaché
à
préserver
des
coupures
vertes
et
limiter
l’étirement
linéaire
de
l’urbanisation
à
travers
un
zonage
spécifique,
Aco
au
sein
duquel
aucune
construction
n’est
autorisée.
Le
PLU
préserve
également
les
structures
agro-
naturelles
qui
participent
aux
fonctionnalités
écologiques,
que
sont les haies, les bosquets et les arbres isolés au titre de l’article L151-23.
Le
règlement
préserve
ces
éléments
et
oblige
à
une
compensation
à
100%
(sauf
dérogation
pour
cause
d’accès,
sécurité, phytosanitaire). Il favorise également la mise en place de clôtures perméables pour que l’urbanisation ne constitue plus un obstacle majeur dans le déplacement de la petite faune.
La
biodiversité
en
ville :
parce
que
le
tissu
urbain
constitue
un
obstacle
dans
le
déplacement
des
espèces
et
parce
que
la
biodiversité en ville contribue à la qualité du cadre de vie, il a été décidé de préserver des arbres isolés, bosquets et haies/alignements d’arbre y compris à l’intérieur de l’enveloppe urbaine. Les différentes OAP
prévues
dans
le
cadre
du
PLU
intègrent
des
principes
environnementaux forts comme la création d’un parc sur le Salamot, la préservation de milieux humides, la création de haies, etc.
La CAPV complète ces préconisations : Concernant
les
eaux
pluviales,
le
schéma
de
secteur
préconise
à
la
commune dans le cadre de l’élaboration de leur PLU, ou préalablement à toute ouverture à l’urbanisation de zone AU, de justifier que les études menées en matière de gestion des eaux pluviales prennent en compte la capacité de réception des milieux naturels et favorise la recherche de technologies propres, alternatives, la rétention à la source ainsi que la séparation
des
eaux
usées
avec
les
eaux
de
refroidissement
ou
de
ruissellement, et l’analyse spécifique des rejets directs. Un Schéma Directeur d’Assainissement des eaux pluviales a été réalisé parallèlement
à
l’élaboration
du
PLU.
Il
a
permis
d’identifier
les
prescriptions nécessaires pour intégrer cette problématique forte sur la commune.
Le
PLU
reprend
les
prescriptions
énoncées
dans
son
règlement, avec notamment la gestion des eaux pluviales à la parcelle ou à l’échelle
de
l’opération
quand
il
s’agit
d’une
OAP,
avec
en
priorité
l’infiltration dans le sol. En cas d’incapacité justifiée, les eaux pluviales sont
collectées
et
rejetées
à
débit
limité
dans
le
réseau.
Les
milieux
récepteurs sont également identifiés. De plus, le PLU devra prendre en compte l’existence des zones humides et intégrer
les
inventaires
complémentaires
à
celui
du
Département.
Tullins dispose d’un inventaire complémentaire réalisé dans le cadre de l’élaboration du PLU actuellement en vigueur. Le PLU répond à ces orientations en inscrivant les zones humides soit avec un zonage Ns soit avec un zonage Nzh en fonction de la localisation de la zone humide au sein d’une ZNIEFF de type 1 ou non. Au sein de ces espaces, aucune atteinte n’est possible, les constructions nouvelles ne sont pas autorisées, ni les affouillements ou exhaussements des sols, etc.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
207
Enfin, concernant les risques naturels, la commune prendra en compte les risques liés à la Fure et à l’Isère, avec notamment la prise en compte de la SLGRI (Stratégies Locales de Gestion des Risques d’Inondation) en cours
d’élaboration
dans
le
cadre
du
Territoire
à
Risque
Important
d’Inondation (TRI ) de Grenoble-Voiron dont fait partie Tullins. Le PLU répond à ces orientations en intégrant les risques dans les choix de développement du territoire. Les secteurs soumis à des risques ont été évités. La gestion des eaux pluviales permet également de limiter l’aggravation des risques de glissement de terrain ou de ruissellement en aval
hydraulique.
La
préservation
des
haies,
bosquets
et
massifs
forestiers
du
plateau
du
Chambaran
permet
également
de
limiter
l’érosion des sols et les risques naturels. A noter que le PPRI de l’Isère a été intégré à la fois dans le règlement et les choix d’urbanisation, au même titre que les risques de mouvements de terrain.
Carte de la Trame verte et bleue du SDS – Zoom sur TullinsCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
208
III.2.2
J USTIFICATION DE LA COMPATIBILITE AVEC LE PROGRAMME LOCAL DE L
’ HABITAT
Un PLH pour la Communauté d’Agglomération du Pays Voironnais a été approuvé le 29/11/2018 pour la période 2019-2024. Elaboré en partenariat avec l'ensemble des acteurs locaux, le Programme Local de l'Habitat définit, pour une durée de six ans, les objectifs et les principes d'une politique visant à répondre aux besoins en logements et en hébergement,
à
favoriser
le
renouvellement
urbain
et
la
mixité
sociale,
et
à
améliorer
l'accessibilité
du
cadre
bâti
aux
personnes
handicapées en assurant une répartition équilibrée et diversifiée de l'offre de logements. Les Plans Locaux d'Urbanisme (PLU) doivent se mettre en compatibilité également avec le PLH. Tullins est un pôle principal et fait partie du secteur « Cœur Vert»
du
Pays
Voironnais,
secteur
moins
urbanisé
et
moins
peuplé
que
la
couronne
voironnaise
;
Tullins
y
constitue
cependant un pôle urbain structurant et est astreint à la loi SRU,
c'est-à-dire
que
la
commune
doit
réaliser
20%
de
logements locatifs sociaux (LLS) calculé sur l'ensemble de ses résidences principales. La Commune
est
en
déficit
de
logements
sociaux
au
regard
de
ses
obligations
et
est
soumise
à
un
plan
de
rattrapage
renforcé
pour
atteindre l'objectif de 20 % de LLS d'ici 2025. Monsieur le Préfet a arrêté à 625 le nombre de LLS au 01/01/2017, le nombre de résidences principales s'élevant à 3 290 et a donc constaté un déficit de 33 logements sociaux. Le Plan
Local
d'Urbanisme
prévoit,
quant
à
lui,
une
production
de
logements sur 12 ans, soit l'équivalent de 2 PLH.
Dans le cadre de sa politique d'aménagement, la Commune a souhaité retenir un taux de croissance de + 0,7 % qui implique une production de logements
de
plus
65
logements
par
an.
Une
croissance
moindre
ne
permettrait pas d'assurer une augmentation suffisante de la population. Le projet de PLU révisé prévoit également un taux de production de 25 % de LLS dans les opérations nouvelles. Par ailleurs, 2018 a été une année charnière pour la Commune dans la mesure où 50 LLS ont été livrés en fin d'année et ont donc permis à la Commune de remplir ses obligations au titre de la loi SRU et d'assurer avant 2025 la compatibilité entre les deux documents PLU et PLH avant l'échéance de 2025. Rappel des chiffres du PLH : Le PLH prévoit pour la commune de Tullins d’atteindre le taux de 20% de LLS
en
2025.
Pour
cela
il
préconise
d’imposer
25%
de
LLS
dans
les
futures opérations de la commune. Le PLU impose donc que, dans les secteurs de mixité sociale identifiés au règlement graphique, les constructions à usage d’habitation (à partir de 4 logements)
25% du programme au minimum soit affecté à des
logements locatifs sociaux
. Ces secteurs couvrent la partie centrale la
plus importante et urbanisée et la commune.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
209
III.2.
P RISE EN COMPTE DES CHOIX AFFICHES DANS LE
PADD
POUR
ETABLIR LE ZONAGE
, LE REGLEMENT
, LES OUTILS REGLEMENTAIRES ET
LES
OAP
ORIENTATION I - UN DEVELOPPEMENT URBAIN MAITRISE ET ECONOME I –
1
–
C ALIBRER LE DIMENSIONNEMENT DU DEVELOPPEMENT URBAIN POUR PERMETTRE
UN RYTHME DE CONSTRUCTION RESPECTUEUX DES GRANDS EQUILIBRES ACTUELS I –
2
-
F AVORISER LA MIXITE URBAINE ET SOCIALE ET REPONDRE AUX OBJECTIFS DE
PRODUCTION DE LOGEMENTS SOCIAUX DEFINIS PAR LE
P ROGRAMME
L OCAL DE L
’H
ABITAT
(PLH)
DU
P AYS
V OIRONNAIS
I –
3
- L
UTTER CONTRE L
’ ETALEMENT URBAIN ET REDUIRE LA CONSOMMATION D
’ ESPACES
EN FAVORISANT LE RENOUVELLEMENT URBAIN I
–
4
-
U N DEVELOPPEMENT EQUILIBRE ET COHERENT AVEC LES EQUIPEMENTS DE LA
COMMUNE ORIENTATION
II
-
UNE
VILLE
FONCTIONNELLE
ET
ATTRACTIVE II
–
1
–
C ONFORTER L
’ ACTIVITE ECONOMIQUE ET SA DIVERSITE AINSI QUE LES EMPLOIS
DE LA VILLE II
–
2
–
A MELIORER LES DEPLACEMENTS
II
–
3
–
C ONFORTER LA FONCTION DE LOISIRS
ORIENTATION III - UN CADRE DE VIE PRESERVE III
–
1
-
P RESERVER LE CADRE DE VIE DES HABITANTS ET LES ESPACES NATURELS ET
AGRICOLES EN ASSURANT UN DEVELOPPEMENT MAITRISE DU TERRITOIRE
III
–
2
- P
RESERVER ET VALORISER LE PATRIMOINE ARCHITECTURAL DE LA
C OMMUNE
III
–
3
- P
RENDRE EN COMPTE LES PAYSAGES
III
–
4
- P
RENDRE EN COMPTE LES RISQUES ET LES NUISANCES
III
–
5
- P
RESERVER ET VALORISER LA RESSOURCE EN EAU
III
–
6
- P
RENDRE EN COMPTE LES ENJEUX LIES A L
’ ENERGIE ET AUX DECHETSCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
210
ORIENTATION I - UN DEVELOPPEMENT URBAIN MAITRISE ET ECONOME I –
1
–
C ALIBRER LE DIMENSIONNEMENT DU DEVELOPPEMENT URBAIN POUR PERMETTRE
UN RYTHME DE CONSTRUCTION RESPECTUEUX DES GRANDS EQUILIBRES ACTUELS La
ville
s'engage
dans
la
poursuite
de
la
construction
de
logements
mais
à
un
rythme
contrôlé
pour
préserver
le
cadre
de
vie,
tout
en
assurant
un
équilibre
économique
et
financier
dans
son
fonctionnement.
Elle
souhaite
atteindre
0.7%
de
croissance
annuelle
de
population
soit
une
population
des
ménages
d’environ
8500
personnes
en
2028
ce
qui
est
cohérent
avec
son
niveau
d’équipements.
Cet
objectif
se
traduit
par
une
production
de
logements
d’environ
65
logements
/ an.
TRADUCTION GRAPHIQUE / AUTRES OUTILS / OAP
Le
calibrage
global
des
zones
constructibles
(« U »
et
« AU
indicées ») basé sur l’étude des capacités du territoire (et tenant compte de la rétention foncière et des besoins en équipements) permet
d’assurer
le
nombre
de
logements
pour
accueillir
ces
nouveaux
habitants
en
tenant
compte
du
point
mort
tout
en
répondant
aux
objectifs
du
SCOT
de
la
RUG
et
du
PLH
de
la
CAPV ;
Toutes les OAP pour lesquelles il est prévu l’accueil de logements intègrent
des
exigences
en
matière
de
densité permettant
d’atteindre la programmation inscrite dans le PADD ;
Hiérarchie des zones à dominante d’habitat « UA » / « UB » / « UC » / « UD » / « AU indiciées ».Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
211
TRADUCTION REGLEMENTAIRE
Une diversité règlementaire au travers de la hiérarchie des zones à dominante d’habitat : « UA » / « UB » / « UC » / « UD » : la principale
règle
permettant
d’offrir
des
formes
urbaines
diversifiées
concerne
les
hauteurs
maximum
autorisées :
en
cohérence avec les hauteurs existantes dans le PLU actuel, elles vont de 15 mètres pour la zone la plus dense « UB » à 10 mètres pour la zone la moins dense « UD » ;
De
même
pour
les
zones
« AU
indiciées »
dont
les
règles
de
hauteur
s’adaptent
à
leurs
environnements
bâtis
mais
permettent également de monter en cœur de zone à 15m ;
Concernant les emprises au sol, le choix a été fait de ne pas en imposer
en
zone
« UA »
et
« UB »:
en
zone
« UA »
pour
respecter
les
tissus
existants
des
centres
bourgs
anciens
de
Tullins
et
de
Fures,
en
zone
« UB »
notamment
pour
ne
pas
limiter la constructibilité de ce secteur central bien desservi par les équipements.
La
zone
« UC »
possède
un
CES
de
30%
pour
respecter
les
caractéristiques
des
tissus
existants
et
garder
le
caractère
verdoyant de la commune.
La zone « UD » qui n’a pas pour objet de se densifier possède un CES de 15% pour les nouvelles constructions.
Des secteurs de densité minimum ont été créés dans les espaces d’intensification
urbaine
du
SCOT
afin
d’assurer
les
densités
exigées par ce document.
Elles se traduisent dans un chapitre particulier du règlement qui renvoie au règlement graphique
pour les périmètres concernés :Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
212
I
–
2
-
F AVORISER LA MIXITE URBAINE ET SOCIALE ET REPONDRE AUX OBJECTIFS DE
PRODUCTION DE LOGEMENTS SOCIAUX DEFINIS PAR LE
P ROGRAMME
L OCAL DE L
’H
ABITAT
(PLH)
DU
P AYS
V OIRONNAIS
La réponse à la production de logements se traduit de la même manière que l’objectif précédent à savoir le calibrage des zones constructibles et les règles permettant la réalisation de ces objectifs. L’objectif de mixité vise à diversifier l’offre de logements. En complément de l’offre
de
logements
individuels
ou
collectifs,
les
élus
souhaitent
favoriser la construction de logements intermédiaires pour permettre aux habitants d’avoir un parcours résidentiel complet sur la commune et une plus grande mixité sur l’ensemble de la commune en complétant l’offre existantes
pour
les
logements
sociaux
(équilibre
sur
l’ensemble
du
territoire)
notamment
au
vu
des
équipements
et
des
transports
en
commun existants. TRADUCTION GRAPHIQUE / AUTRES OUTILS / OAP
Les
secteurs
situés
dans
les
zones
les
plus
centrales
de
la
commune
(« UA »,
« UB »
et »
UC »)
doivent
répondre
à
des
exigences
en
termes
de
mixité
et
assurer
dans
les
futures
opérations
au
moins
25%
de
logements
locatifs
sociaux
dans
leurs programmes. A terme, ce taux permettra à la commune de maintenir son taux de 20% exigé par la loi SRU et permettra de compléter
l’offre
sur
l’ensemble
du
territoire
y
compris
sur
de
petites opérations (la règle s’appliquant à partir de 4 logements).
Le règlement graphique prévoit une cartographie pour localiser aisément les secteurs concernés :
Secteurs où s’applique le taux de 25% de LLS minimum
TRADUCTION REGLEMENTAIRE
Les taux de logements sociaux inscrits pour certains secteurs ;
Une diversité règlementaire au travers de différentes zones qui permet la mixité des typologies urbaines découlant des règles de hauteur et d’implantation ;Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
213
I –
3
- L
UTTER CONTRE L
’ ETALEMENT URBAIN ET REDUIRE LA CONSOMMATION D
’ ESPACES
EN FAVORISANT LE RENOUVELLEMENT URBAIN L’objectif
de
la
commune
de
Tullins
est
d’identifier
les
potentiels
de
densification
ou
de
renouvellement
urbain
de
son
territoire
et
d’en
prévoir (ou de mettre en place à minima) l’évolution. Elle a donc fait des choix en matière de zonage qui induisent la poursuite de certaines activités ou vocations de zones ou la mutation vers d’autres occupations du sol. La commune souhaite également assurer la qualité de mutation de ces espaces
en
anticipant
sur
les
grands
principes
d’aménagement
ou
de
réaménagement de certains secteurs stratégiques. Enfin, l’estimation au plus juste des besoins en termes de foncier pour assurer le développement inscrit dans le PADD a permis le déclassement en zone agricole d’un certain nombre de zones à urbaniser inscrites dans le PLU actuel. TRADUCTION GRAPHIQUE / AUTRES OUTILS / OAP
L’ensemble du zonage qui prend en compte les différents atouts de la
commune
qu’ils
soient
agricoles,
naturels
ou
urbains :
équilibre entre les zones A, N et les zones U et AU qui répond aux besoins de développement prévus.
Les surfaces des zones « A et « N » augmentent de 30 hectares (déclassement
de
zones
« AU »).
Cette
évolution
est
due
au
recalibrage des besoins en foncier.
Zone « UI » sur les secteurs destinés à conserver des activités non compatibles avec l’habitat (petites unités disséminés dans le tissu mixte et zone d’activités du Peuras principalement).
Maintien des zones « UI » autour de la vallée de Fure même si de nombreux
terrains
sont
soumis
à
des
risques
naturels
importants :
Zones
« UA »,
« UB »,
« UC »,
« UD »
pour
les
tissus mixtes.
Déclassement
en
zone
« AUi »
pour
le
site
de
l’ex
IME
par
exemple
pour
lequel
la
reconversion
pose
des
questions
en
termes d’accès notamment.
Déclassement en zone « Aua »pour des terrains situés vers les zones « UI » de Fures et présentant des enjeux en termes de reconversion dans le respect de la qualité patrimoniale du site.
Ces
deux
zones
« AU
indiciées »
font
l’objet
d’orientations
d’aménagement et de programmation avec exigences de densité.
TRADUCTION REGLEMENTAIRE
Les destinations et sous-destinations autorisées ou interdites en fonction
des
zones
en
plus
des
différentes
règles
propres
à
chaque zone.
Des
règles
plus
permissives
dans
les
secteurs
à
densifier,
notamment les zones d’activités (pas de CES maximum) et les zones mixtes du centre.
Des
règles
adaptées
à
la
problématique
dans
les
zones
à
urbaniser avec des densités compatibles avec les existants et les exigences
de
densification
de
ces
secteurs
au
travers
du
règlement et des OAP.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
214
I
–
4
-
U N DEVELOPPEMENT EQUILIBRE ET COHERENT AVEC LES EQUIPEMENTS DE LA
COMMUNE La
commune
souhaite
valoriser
au
travers
de
son
PLU
les
réseaux
existants et hiérarchiser le développement de son urbanisation autour des axes structurants. Elle souhaite également valoriser son centre. TRADUCTION GRAPHIQUE / AUTRES OUTILS / OAP
Les cartographies ci-dessus illustrent les principes pis en place dans le PLU : basé sur la hiérarchie des espaces définit par le SCOT, le PADD organise le développement de la commune du plus dense au moins dense en partant des parties les plus
centrales, les mieux équipées en équipements, en commerces, etc,…., les mieux desservies en réseaux.
De cette hiérarchie découle une logique de zonage basée sur les typologies
existantes
mais
également
sur
les
volontés
de
mutation ou de densification des tissus : « UA » pour les parties anciennes »,
« UB »
pour
les
secteurs
les
plus
denses
ou
à
densifier
(dans
l’espace
d’intensification
urbaine
par
exemple),
« UC »
intermédiaires,
densification
raisonnée
et
adaptée
à
l’environnement
bâti,
« UD »
pavillonnaires
excentrés,
pas
de
Les espaces de développement du PADD
Les espaces constructibles dans le zonage du PLU révisé
Les espaces : d’intensification, préférentiels et potentiels du SCOTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
215
volonté de densification de ces tissus, accompagnés des zones spécifiques « UE » équipements et « UI » activités.
La
préservation
et
la
valorisation
du
centre
se
traduisent
au
travers
de
la
zone
« UA »
et
de
ses
règles
spécifiques,
notamment concernant l’aspect extérieur des constructions et les réhabilitations
qui
sont
soumises
à
des
règles
strictes
et
qualitatives.
Enfin, la délimitation des zones urbaines correspond également aux secteurs les mieux pourvus en réseaux numériques (présents le long des principaux axes de circulation) comme le montre la cartographie
ci-dessous (en
rouge
/
orangé
les
secteurs
les
mieux desservis):
ORIENTATION
II
-
UNE
VILLE
FONCTIONNELLE
ET
ATTRACTIVE II
–
1
–
C ONFORTER L
’ ACTIVITE ECONOMIQUE ET SA DIVERSITE AINSI QUE LES EMPLOIS
DE LA VILLE La
commune
souhaite
soutenir
une
dynamique
économique
déjà
existante
sur
son
territoire
au
travers
d’une
mixité
des
fonctions
urbaines, du maintien d’une économie à part entière, y compris agricole, et du soutien à ses commerces de proximité. En cohérence avec les exigences du SCOT, le PLU inscrit une volonté forte
sur
cette
dernière
question
en
ciblant
les
secteurs
où
seront
autorisés
les
futurs
commerces
et
en
les
interdisant
ailleurs
sur
le
territoire. TRADUCTION GRAPHIQUE / AUTRES OUTILS / OAP
Le maintien d’une grande partie des zones « UI » et la création de la
zone
« UIs »
(avec
services)
dédiées
exclusivement
aux
activités économiques et dans lesquelles l’habitat est interdit.
L’augmentation de la surface des zones agricoles de plus de 230 hectares afin de restituer à cette activité les terres qui lui sont réellement nécessaires.
Des linéaires commerciaux afin de préserver les commerces de proximité existants sur les principaux pôles identifiés ;
Des
secteurs
de
diversité
commerciale
autour
des
3
pôles
commerciaux
existants
et
à
renforcer,
seuls
secteurs
de
la
commune
dans
lesquels
l’artisanat
et
le
commerce
sont
autorisés. Une mesure forte qui répond aux attentes du SCOT en la matière.
La création de 2 STECAL pour le maintien d’activités existantes en zone agricole vers la limite avec la commune de Vourey au Nord / Est du territoire.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
216
TRADUCTION REGLEMENTAIRE
La
vocation
économique
exclusive
pour
les
zones
« UI »
et
« UIs ».
Le changement de destination uniquement vers l’artisanat et le commerce de détails, la restauration et les activités de services où
s’effectue
l’accueil
de
clientèle
pour
les
linéaires
commerciaux.
L’interdiction de l’artisanat et du commerce de détail ailleurs que dans les secteurs de diversité commerciale.
Les zones dédiées à l’activité économique (UI) :
Les linéaires commerciaux et les secteurs de diversité commerciale :Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
217
II
–
2
–
A MELIORER LES DEPLACEMENTS
Dans un souci de fluidité de la circulation, de sécurité et de confort des usagers et avec l’objectif d’améliorer les performances énergétiques et l’impact
des
déplacements
sur
la
qualité
de
l’air
les
élus
souhaitent
améliorer les déplacements sur la commune. Le renforcement de l’attractivité du pôle gare est également un enjeu important dans le cadre de cette révision. TRADUCTION GRAPHIQUE / AUTRES OUTILS / OAP
Les
emplacements
réservés
liés
à
la
sécurisation
des
voiries
(aménagements
trottoirs notamment) ou à la création de modes doux (n°2, 5, 7, 11) ;
La
définition
d’un
secteur
d’intensification
urbaine
avec
une
densité
minimum
dans
un
secteur large à proximité de la gare ;
Une hiérarchie dans les zones qui va également dans le sens de la densification de ces secteurs.
Les
OAP
qui
prennent
toutes
en
compte
la
problématique
des
déplacements
en
préconisant notamment des liaisons piétonnes, des
voiries
à
minima,
porteuses
de
qualité
paysagères
et
souvent
de
modes
doux,
le
traitement
des
accès
et
de
la
desserte
des
zones, les liaisons avec les arrêts de TC, des localisations préférentielles de parkings,…
L’OAP
n°6
« gare »
qui
prévoit
en
outre
le
renforcement
de
la
mixité
à
proximité
de
cet
équipement
structurant
et
des
densités
plus
importantes
dans
ce
secteur
central
et
stratégique.
Le tableau et la carte des secteurs de densités minimum dans le secteur gare : Illustration avec l’OAP n°6 – GareCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
218
II
–
3
–
C ONFORTER LA FONCTION DE LOISIRS
Dans son optique de développement et d’amélioration de la qualité des services sur la commune, les élus souhaitent également s’appuyer sur les éléments remarquables pour développer l’attractivité sur le plan touristique et de loisirs. TRADUCTION GRAPHIQUE / AUTRES OUTILS / OAP
Les emplacements réservés dédiés à l’amélioration des cheminements doux ;
Le classement en zone N de l’ensemble du pied du massif des Chambarans, des berges de l’Isère, des corridors de part et d’autre des ruisseaux qui relient ces deux grandes entités naturelles et des espaces protégés à valoriser (boucle des Moiles notamment).
De nombreuses protections paysagères ou espaces verts
à
créer
(notamment
des
« fils »
entre
les
grands
espaces
naturels
ont
été
inscrits
dans
les
OAP. Elles n’ont pas nécessairement de traduction règlementaire
car
leur
dimensionnement
et
positionnement reste à affiner.
Un STECAL pour le développement de l’activité touristique du château de ST Jean de Chépy.
TRADUCTION REGLEMENTAIRE
La
possibilité
dans
toutes
les
zones
« U »
d’implanter
des
hébergements
hôteliers
et
touristiques.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
219
ORIENTATION III - UN CADRE DE VIE PRESERVE III
–
1
-
P RESERVER LE CADRE DE VIE DES HABITANTS ET LES ESPACES NATURELS ET
AGRICOLES EN ASSURANT UN DEVELOPPEMENT MAITRISE DU TERRITOIRE Le cadre naturel, patrimonial et paysager participe à l’attractivité de la commune de Tullins au même titre que la bonne desserte ferroviaire et routière ou bien que les équipements (enseignement, santé, culturel, sportif). Il s’agit dès lors de préserver ce cadre de vie et de permettre un développement de l’urbanisation cohérent, respectant ces éléments. Pour un développement urbain équilibré, il est nécessaire de trouver
un
équilibre
entre
les
espaces
agricoles,
urbains
et
résidentiels,
naturels, économiques pour garantir la qualité du cadre de vie tout
en
développant
raisonnablement
les
fonctions
résidentielles
et
économiques sur la commune. TRADUCTION GRAPHIQUE / AUTRES OUTILS / OAP
L’ensemble du zonage qui prend en compte les différents atouts de la
commune
qu’ils
soient
agricoles,
naturels
ou
urbains :
équilibre entre les zones A, N et les zones U et AU qui répond aux besoins de développement prévus en définissant une enveloppe urbaine
tout
en
préservant
le
cadre
paysager
et
l’économie
agricole (voir chapitre III.6.2 sur l’évolution du zonage) ;
Les protections paysagères et environnementales sur les secteurs particuliers :
pelouses
sèches,
zones
humides,
haies,
bosquet,
arbres, ruisseaux (voir chapitre III.5.1) ;
L’identification
du
patrimoine
bâti
à
protéger
faisant
partie
intégrante du cadre de vie, y compris également le patrimoine agricole
et les changements de destination autorisés pour une
partie d’entre eux afin de préserver ce patrimoine si particulier ;
La mise en place d’espaces verts publics attractifs participant à la qualité paysagère des sites et au cadre de vie (au travers de plusieurs OAP, Salamot, Boulun et Maisons Neuves notamment.)
TRADUCTION REGLEMENTAIRE
Les destinations et sous-destinations autorisées ou interdites en fonction
des
zones
en
plus
des
différentes
règles
propres
à
chaque zone ;
Le permis de démolir obligatoire pour le patrimoine répertorié ;
Les règles du chapitre sur la qualité architecturale concernant la réhabilitation et la transformation des bâtiments existants.
III
–
2
- P
RESERVER ET VALORISER LE PATRIMOINE ARCHITECTURAL DE LA
C OMMUNE
Le cadre paysager de la commune passe aussi par le patrimoine bâti témoin
de
l’histoire
au
fil
des
siècles,
que
ce
soit
des
constructions
emblématiques et protégées au titre des Monuments historiques (église St Laurent des Prés, château de St Jean de Chépy, maison avenue de la gare, portes dans le centre ancien de Tullins, couvent et chapelle Notre- Dame-des-Grâces),
des
éléments
bâtis
disséminés
dans
l’enveloppe
urbaine
(repéré)
marquant
fortement
l’identité
de
la
ville
(bâtiment
Parménie, ex IME Jules Cazeneuve, ou encore des friches industrielles témoins du passé particulier de Fure (friches des usines Guély, aqueduc, etc,….).Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
220
TRADUCTION GRAPHIQUE / AUTRES OUTILS / OAP
L’information
des
périmètres
de
monuments
historiques
qui
couvrent
une
partie
importante
de
la
zone
urbanisée
de
la
commune, dans le centre-ville ancien de Tullins notamment.
L’identification
du
patrimoine
bâti
à
protéger
faisant
partie
intégrante
du
cadre
de
vie,
que
ce
soit
dans
les zones urbaines ou dans les zones agricoles
et
naturelles
et
les
changements
de
destination autorisés
pour
une partie d’entre eux
afin
de
préserver
ce
patrimoine
si
particulier.
Le STECAL autour du château de ST Jean
de
Chépy
afin
de
lui
permettre
de
développer
de
manière qualitative
son
activité touristique autour
de
son
monument.
Carte
de
localisation
des
granges
pour
lesquelles
est
autorisé le changement de destination : toutes recensées comme patrimoine bâti excepté 1.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
221
TRADUCTION REGLEMENTAIRE
Le
permis
de
démolir
obligatoire
pour le patrimoine répertorié ;
Les règles du chapitre sur la qualité architecturale
concernant
la
réhabilitation
et
la
transformation
des bâtiments existants.
Des règles spécifiques et un panel remis
à
jour
dans
le
cadre
de
la
révision
permettant
d’assurer
la
qualité
des
réhabilitations
dans
la
zone « UA » en particulier.
Les
règles
d’implantation,
d’emprise
au
sol,
….
des
zones
« UA »
et
« AUa »
permettant
de
respecter
les
typologies
bâties
existantes et de proroger ces tissus anciens spécifiques.
Des
règles
spécifiques
pour
le
STECAL
de
St
Jean
de
Chépy
permettant
son
développement
limité et qualitatif.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
222
III
–
3
- P
RENDRE EN COMPTE LES PAYSAGES
Afin de préserver les nombreuses qualités paysagères du territoire et au- delà
du
zonage
décrit
dans
le
paragraphe
précédent
protégeant
les
grands espaces naturels et agricoles, il s’agit également de
préserver
également tous les éléments du petit paysage
que ce soit dans les
zones urbaines ou les zones agricoles et naturelles. TRADUCTION GRAPHIQUE / AUTRES OUTILS / OAP
Un zonage qui
n’étend pas les zones
constructibles et
qui,
au
contraire,
respecte
et
met
en
valeur
les
formes
urbaines
existantes
en
recréant
des
coupures
vertes
(agricoles
et
naturelles)
entre
les
hameaux
bâtis
lorsque
cela
est
possible
(déclassement des parcelles non bâties en extension urbaine ou en limite de zone bâtie) ;
Le zonage des zones N (naturelle), Nzh (naturelle zone humide) et Ns (naturelle d’intérêt scientifique) qui représentent plus de 42% du territoire communal
La reconduction de la quasi-totalité des Espaces Boisés Classés du
PLU
actuel
(les
quelques
exceptions
supprimées
ont
été
remplacées
par
des
protections
paysagères
plus
souples
règlementairement, l’un d’entre à disparu) ;
L’introduction
de
nouvelles
protections
paysagères
au
titre
de
l’article L 151-23 du Code de l’Urbanisme permettant de mieux protéger
les
petits
éléments
paysagers :
arbres,
haies,
bosquets,….
Les
protections
paysagères
au
titre
du
même
article
pour
des
ensembles
spécifiques :
pelouses
sèches,
zones
humides,
ruisseaux ;
Dans les OAP concernées, des prescriptions sur le traitement des clôtures
en
particulier
en
limite
avec
les
espaces
agricoles
ou
naturels périphériques des zones à urbaniser.
TRADUCTION REGLEMENTAIRE
Les destinations et sous-destinations autorisées ou interdites en fonction des sous-zones N, en plus des différentes règles propres à chaque zone ;
Une déclaration préalable est obligatoire pour les abattages des éléments protégés.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
223
III
–
4
- P
RENDRE EN COMPTE LES RISQUES ET LES NUISANCES
Le territoire communal est fortement exposé aux risques naturels, tant avec les inondations (crues de l’Isère, ruissellements des versants, crues rapides
des
petits
cours
d’eau,
…)
que
les
mouvements
de
terrain
(glissements
et
effondrements
localisés,
retrait-gonflement
des
argiles, …). Les risques naturels sont présents sur la commune et exposés dans le PPRI Isère Ava, la carte d’aléas et le TRI de la Fure. Le PLU intègre aussi bien les risques (naturels et technologiques) que les nuisances acoustiques. TRADUCTION GRAPHIQUE / AUTRES OUTILS / OAP
Un zonage général qui déclasse les secteurs fortement affectés par un aléa fort ou très fort pour les différents risques, surtout dans le tissu urbain.
Un report du périmètre du PPRI et un renvoi vers les servitudes d’utilité publique.
Un report de la carte des aléas remise à jour par les services de la DDT de l’Isère.
Le renvoi au TRI de la Fure pour les secteurs impactés.
Un
report
des
bandes
définies
par
le
classement
sonore
des
infrastructures bruyantes que sont la voie ferrée, l’autoroute A49 et les RD1095 et RD45.
Dans les OAP, la mise en place de prescriptions sur la gestion des eaux
pluviales
pour
limiter
l’aggravation
des
risques
en
aval
hydraulique, mais aussi sur les nuisances acoustiques.
TRADUCTION REGLEMENTAIRE
Le
règlement
intègre
les
différents
éléments
présents
dans
la
carte d’aléas et dans le PPRI Isère-Aval.
Le schéma directeur de gestion des
eaux pluviales est intégré
dans le règlement du PLU afin de limiter les ruissellements et préserver les secteurs en aval de l’urbanisation. Plusieurs zones
sont
ainsi
identifiées
en
fonction
du
risque
et
de
la
capacité
d’infiltration des sols.
Le règlement prévoit également un coefficient d’emprise au sol et un coefficient de pleine terre afin de limiter l’imperméabilisation des sols.
III
–
5
- P
RESERVER ET VALORISER LA RESSOURCE EN EAU
La
ressource
en
eau
est
très
présente
sur
la
commune,
avec
les
différents cours d’eau (Isère, Fure, Salamot, …) et des milieux humides remarquables mais aussi avec plusieurs captages d’eau potable et une station d’épuration qui traite les eaux usées de plusieurs communes. TRADUCTION GRAPHIQUE / AUTRES OUTILS / OAP
Les périmètres immédiats et rapprochés des différents captages d’eau potable sont classés en zone A ou N, y compris celui du Salamot, récemment abandonné par le Pays Voironnais.
Une bande tampon de 50m de part et d’autre des cours d’eau est classée en zone N, avec un développement urbain limité.
Tous
les
milieux
humides
identifiés
dans
l’inventaire
du
département de l’Isère sont classés en zone Nzh ou Azh.
Les OAP intègrent à la fois les milieux humides existants mais aussi la gestion des eaux pluviales.
TRADUCTION REGLEMENTAIRE
Le règlement reprend les prescriptions des Déclarations d’Utilité Publique des différents captages.
Il intègre les éléments du schéma directeur de gestion des eaux pluviales, avec une gestion à l’échelle de l’opération d’ensemble ou de la parcelle, en fonction des zones.
Le
règlement
affiche
des
exigences
pour
le
raccord
au
réseau
d’assainissement
(eaux
usées
et
eaux
pluviales)
sur
la
quasi-
totalité du territoire.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
224
III
–
6
- P
RENDRE EN COMPTE LES ENJEUX LIES A L
’ ENERGIE ET AUX DECHETS
Dans
un
contexte
de
changement
climatique
et
de
lutte
contre
la
vulnérabilité
énergétique
des
ménages,
le
PLU
vise
la
réduction
des
consommations
énergétiques
liées
aux
besoins
de
chauffage
et
de
logements mais aussi la production d’énergie renouvelable, l’amélioration de la qualité de l’air et la gestion des déchets. TRADUCTION GRAPHIQUE / AUTRES OUTILS / OAP
Les différentes zones ouvertes à l’urbanisation sont situées dans l’espace
préférentiel
de
développement
défini
par
le
SCOT,
à
proximité
de
la
gare
ferroviaire
ou
d’un
arrêt
de
transport
en
commun.
Les
OAP
intègrent
une
trame
viaire
mais
également
des
cheminements
doux
permettant
de
mailler
le
territoire
et
rapprocher
les
habitants
des
modes
alternatifs
à
la
voiture
individuelle.
L’étirement linéaire est stoppé, grâce notamment à la mise en place d’une zone Aco le long de la RD45 ou de la RD1092.
TRADUCTION REGLEMENTAIRE
Le règlement autorise et encadre la réhabilitation du bâti ancien, surtout dans les centres-bourgs de Tullins et de Fures. Il autorise également
des
dérogations
en
cas
d’isolation
thermique
par
l’extérieur.
Le règlement encadre l’installation des panneaux photovoltaïques sur les toitures ou les façades.
Le
règlement
demande
la
prise
en
compte
de
la
collecte
des
déchets dans les opérations d’ensemble.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
225
III.4.
J USTIFICATION
DE
LA
DELIMITATION
DES
ZONES
ET
DU
REGLEMENT III.4.1.
L A DELIMITATION DES ZONES
Le PLU divise le territoire tullinois en zones urbaines, zones à
urbaniser,
zones
agricoles
et
zones
naturelles.
Ce
règlement
graphique
permet
de
répondre
à
tous
les
objectifs du PADD pour garantir :
Un développement urbain maitrisé et économe
Une ville fonctionnelle et attractive
Un cadre de vie préservé
Elles se décomposent ainsi : ►
6 zones urbaines
« U » :
4 mixtes
« UA », « UB »,
« UC »,
« UD »
et
destinées
à
accueillir
les
constructions à usage d’habitat, les activités tertiaires, de
services,
d’artisanat
et
de
commerces
de
détails
sous
conditions,
trois
zones
destinées
à
accueillir
les
activités
« UI »
pour
les
secteurs
« classiques »,
« UIc »
pour
les
secteurs
concernés
par
des
contraintes
liées
notamment
à
des
risques
naturels
importants,
« UIs »
.
pour
les
secteurs
pouvant
accueillir des activités de service et
« UIcs
» pour les
secteurs possédant les 2 caractéristiques précitées.
►
11 zones d’urbanisation future
: de
« AUa »
à
« AUj »
destinées
à accueillir une dominante d’habitations et
« AUk »
sur le secteur de
Troussatière destiné à accueillir un EHPAD et une résidence séniors.
►
1 zone agricole : « A »
sans contraintes, 1 zone
« Aco »
pour les
secteurs situés dans des corridors écologiques, 1 zone
« Azh »
pour
les
secteurs
agricoles
comprenant
des
zones
humides
et
1
zone
« As »
pour les secteurs agricoles d’intérêt scientifique.
►
1 zone naturelle : « N »
correspondant à la zone naturelle générale,
1
zone
« Nzh »
pour
les
secteurs
naturels
comprenant
des
zones
humides
et
1
zone
« Ns »
pour
les
secteurs
naturels
d’intérêt
scientifique.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
226
Les zones mixtes à dominante d’habitat La
ville
s'engage
dans
la
poursuite
de
la
construction
de
logements
mais
à
un
rythme
contrôlé
pour
préserver
le
cadre
de
vie,
tout
en
assurant
un
équilibre
économique
et
financier
dans
son
fonctionnement.
Elle
souhaite
atteindre
0.7%
de
croissance
annuelle
de
population
soit
une
population
des
ménages
d’environ
8500
personnes
en
2028
ce
qui
est
cohérent
avec
son
niveau
d’équipements.
Cet
objectif
se
traduit
par
une
production
de
logements
d’environ
65
logements
/ an.
Le calibrage global des zones constructibles (« U » et « AU indicées ») est basé sur l’étude des capacités du territoire et permet d’assurer le nombre
de
logements
pour
accueillir les
nouveaux
habitants issus
du
scénario souhaité d’évolution de la population et pallier le phénomène de vacance tout en répondant aux objectifs du SCOT de la RUG et du PLH de la CAPV (en cours d’élaboration mais dont les chiffres ont été arrêtés concomitamment au PLU). La zone
urbaine
mixte
est
une
zone
urbaine
destinée
à
accueillir
les
constructions à usage d’habitation (sous conditions de mixité sociale pour certains secteurs), la restauration, les activités de service, l’hébergement hôtelier, les équipements de tous types, les bureaux et l’industrie sous conditions. Elle
regroupe
des
secteurs
urbanisés
à
différentes
époques
de
construction
de
la
ville
et
présentant
des
caractéristiques
urbaines
(typologies,
densités,….)
nécessitant
des
secteurs
aux
spécificités
propres. Le zonage établit ainsi une hiérarchie des zones à dominante d’habitat « UA »
/
« UB »
/
« UC »
/
« UD »
/
« AU
indiciées »
à
travers
leur
règlement, les réalités du territoire et la volonté de mutation des tissus (en cohérence par exemple avec les secteurs d’intensification urbaine du SCOT).
La
principale
règle
permettant
d’offrir
des
formes
urbaines
diversifiées concerne les hauteurs maximum autorisées : en cohérence
avec les hauteurs existantes dans le PLU, elles vont de 15 mètres pour la zone la plus dense « UB » à 10 mètres pour la zone la moins dense « UD ». Pour les zones « AU indiciées », le règlement graphique propose des
hauteurs
différenciées
en
fonction
de
la
situation
par
rapport
à
l’environnement bâti (une seule zone « AU indiciées peut donc proposer deux règles de hauteurs différentes). Concernant les emprises au sol, le choix a été fait de ne pas en imposer en zone « UA » et « UB » : en zone « UA » pour permettre de respecter des formes urbaines plutôt denses et occupant
l’espace
au
sol
et
en
zone
« UB »
pour
ne
pas
limiter
la
constructibilité
de
ces
secteurs
centraux
bien
desservis
par
les
équipements. La zone « UC » possède un CES de 30% pour respecter les caractéristiques des tissus existants et garder le caractère verdoyant de la commune.
La
zone
« UD »
qui
n’a
pas
pour
objet
de
se
densifier
possède un CES de 15% pour les nouvelles constructions. La zone UA Elle correspond aux tissus urbains traditionnels des bourgs de Tullins et de Fures composés de constructions implantées en ordre continu et dont les caractéristiques relèvent de la centralité ancienne. Ces secteurs très identifiables
ont
été
classés
en
zone
UA
englobant
l’ensemble
de
ces
éléments construits jusqu’à la rencontre avec des formes urbaines plus modernes
qui
marquent
le
changement
de
typologies
ainsi
des
ambiances
urbaines
d’une
autre
nature
et
qui
induisent
des
règles
d’implantation différentes (et donc un zonage différent dans le PLU). Dans cette zone, les capacités des équipements collectifs permettent la réalisation
de
constructions
nouvelles
avec
une
densité
proche
des
constructions
traditionnelles
et
une
architecture
qui
s’insère
dans
le
contexte traditionnel. Dans un souci de diversité des fonctions, cette zone a
principalement
pour
vocation
l’accueil
de
constructions
à
usage
d’habitat, d’équipements et d’activités commerciales de proximité et de services,
en
autorisant
les
activités
industrielles
(constructions
artisanales du secteur de la construction) non nuisantes.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
227
La
densité
et
la
centralité
de
ces
centres
anciens
doivent
être
maintenues, voire renforcées afin de conforter leur dynamisme. Cela repose sur des possibilités de renouvellement urbain plutôt que d’urbanisation nouvelle. Dans ces secteurs, la continuité des espaces
bâtis
et
leurs
relations
avec
les
espaces
publics
est
primordiale. A cet égard, les constructions se font à l’alignement et un travail sur les espaces publics, lieux de « respiration » reste un objectif
des
élus:
boulevard
Michel
Perret,
rues
piétonnes,
places dans le centre-bourg de Tullins,… La
zone
UA
est
une
zone
déjà
bien
bâtie
mais
possède
des
potentiels de densification et de renouvellement urbain. La zone UB Elle
correspond
à
l'extension
de
l'urbanisation
sur
des
terrains
pour lesquels la capacité des équipements permet la réalisation de constructions
à
caractère
résidentiel
assez
dense
avec
la
possibilité
d’admettre
des
équipements
publics
et
des
activités
économiques non nuisantes. Le secteur UB correspond principalement aux : ‐
secteurs de constructions en immeubles collectifs à vocation résidentielle qui se sont constitués en extension des centre- bourgs anciens de Tullins et de Fures regroupant notamment un certain
nombre
d’équipements
structurants
de
la
ville
(collège, écoles, gymnase, poste, hôpital,…),
‐
secteurs
mixtes
situés
à
l’intérieur
du
périmètre
d’intensification
urbaine
du
SCOT
autour
de
la
gare
et
comprenant
des
tissus
divers
y
compris
plus
pavillonnaires
mais
pour
lesquels
une
densification
plus
importante
est
rendue possible,Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
228
Le secteur UB s’étend au Nord/Est du centre-bourg de Tullins en passant par : ‐
la résidence les Noyers,
‐
la
zone
d’équipements
de
part
et
d’autre
de
l’avenue
de
la
Contamine,
‐
le quartier de la Contamine,
‐
les lotissements jusqu’à la route de St-Quentin au Nord et la rue de la Chevalerie à l’Est (Le Village, le Pré Lusset, le Clos de ll Perrière, le Clos de la chevalerie, les lotissements des Roses, du Pré du Bourg,…),
‐
le
lotissement
Plein
Sud
et
les
nouvelles
constructions
à
l’entrée du quartier du Salamot y compris l’IME,
‐
le
quartier
au
Nord
de
la
gare
jusqu’à
la
résidence
Jules
Cazeneuve et l’hôpital Michel Perret
‐
le quartier autour du ruisseau du Salamot,
‐
le quartier allant de la voie ferrée jusqu’à la rue Hector Berlioz et la rue du Thénevet au Sud et comprenant la salle des fêtes,
‐
le quartier situé entre la rue des Battoirs et le boulevard Michel Perret.
Ces
secteurs
regroupent
en
majorité
des
opérations
d’habitat
collectif par un parcellaire spécifique et des reculs importants par rapport aux voies. Même si les terrains disponibles sont peu nombreux, Le PLU met en place
des
dispositions
réglementaires
de
nature
à
permettre
une
densification de cette zone. La zone UC Elle correspond à l'extension de l'urbanisation sur des terrains pour lesquels
la
capacité
des
équipements
permet
la
réalisation
de
constructions à caractère résidentiel peu dense avec la possibilité d’admettre des équipements publics et des activités économiques non nuisantes.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
229
Le
secteur
UC
regroupe
à
la
fois
des
ensembles
de
maisons
individuelles
isolées
et
des
opérations
d’habitat
jumelé
ou
groupé
ainsi
que
des
petits
collectifs.
Ces
secteurs
sont
situés
dans
(ou
à
proximité
de)
l’espace
préférentiel
de
développement
du
SCOT.
Les
principaux
secteurs concernés sont : ‐
Les quartiers situés au Nord/Est de Fures : en dessous du chemin de Renage, du lotissement domaine de La Merlière jusqu’à la route de Grenoble,
‐
Les lotissements situés de part et d’autre du chemin de St Jean de Chépy en dessous de la route de Grenoble,
‐
Les lotissements et copropriétés situés autour de la rue de la Cressonnière jusqu’à la voie ferrée,
‐
Le lotissement les Murettes,
‐
Le quartier situé entre la mairie et le boulevard Michel Perret,
‐
Les lotissements La Bousse, les Lilas situés au bout de la rue du Salamot,
‐
Les
lotissements
Plein
Sud,
le
Revol
et
le
Clos
des
Roches situés à l’Est de l’avenue de St Quentin,
‐
Les
constructions
situées
au
Sud
de
la
rue
de
la
Chevalerie,
‐
Les
quartiers
situés
au
Sud/Ouest
et
au
Sud/Est
du
centre-bourg
de
Tullins
du
lotissement
Le
Clos
du
Paradis
jusqu’au
lotissement
Belval
en
face
du
cimetière de Tullins.
Le PLU met en place des dispositions réglementaires de nature à permettre une évolution de l'urbanisation compatible avec les caractéristiques urbaines de ces secteurs (dominante d'habitat individuel et individuel groupé, semi-collectif).Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
230
La zone UD Elle
correspond
à
l'identification
d’une
urbanisation
sur
des
terrains
pour
lesquels
la
capacité
des
équipements
permet
la
réalisation
de
constructions
à
caractère
résidentiel
peu
dense
avec
la
possibilité
d’admettre
des
équipements
publics
et
des
activités
économiques
non
nuisantes.
Ces
secteurs
composés
d’habitations
individuelles
isolées
situés
sur
des
terrains
plats
(dans la plaine) ou inscrits dans de fortes pentes, sont excentrés par
rapport
aux
centre-bourgs,
aux
réseaux
ou
aux
équipements.
Ils
ne
bénéficient
notamment
pas
ou
peu
de
l’assainissement collectif. Le secteur UD correspond aux hameaux de : ‐
St Jean de Chépy,
‐
Le Pavé,
‐
Le quartier au-dessus du chemin de Criel vers le cimetière de Fures,
‐
Le lotissement le Clos du Verger et les quelques constructions le long de l’impasse des Sablons,
‐
Le quartier chemin des Grands Champs,
‐
Le hameau de La Méarie,
‐
Les quartiers situés au Sud du cimetière de Tullins jusqu’en limite
avec
Poliénas
comprenant
les
hameaux
de
Tizin
et
Malatras.
Ce
secteur
ne
dispose
que
de
très
peu
de
possibilité
d’urbanisation nouvelle et le PLU met en place des dispositions règlementaires ne permettant qu’un développement très limité afin de maitriser le développement de l’urbanisation à caractère essentiellement résidentiel.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
231
Les zones destinées à l’accueil d’équipements «
La
zone
urbaine
équipements
est
une
zone
urbaine
destinée
à
accueillir
les
constructions
à
usage
d’équipements
d’intérêt
collectif
et
services publics ». Elle concerne 4 secteurs sur la commune : ‐
La
STEP
au
bord
de
l’autoroute,
‐
La
zone
d’équipements sportifs
de
part
et
d’autre de la route de ST Quentin,
‐
La
mairie
et
les
équipements
situés
autour
de
cette
dernière
(MJC,
services
techniques,
crèche,…)
en
2
secteurs.
L’objectif
de
ces
zones
est de n’autoriser que les équipements
d’intérêt
collectif
et
les
services
publics et de ne pas créer de
confusion
sur
le
devenir
de
ces
sites
(ni
d’éventuels
potentiels
pour
le
développement
de l’habitat).
Comme pour les zones réservées aux activités, ces zones spécifiques ont pour objet de protéger certains secteurs publics (déjà existant) d’une mutation vers d’autres fonctions. Il est à noter que les équipements publics sont par ailleurs autorisés dans les autres zones du PLU afin de permettre la mixité urbaine partout ailleurs.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
232
Les zones à dominante d’activités La ville a inscrit dans son
PADD
la volonté de soutenir
la dynamique
économique
sur son territoire communal. Plusieurs zones U sont ainsi
exclusivement destinées à accueillir les constructions à usage d’activités économiques, y interdisant l’habitat. « La zone urbaine activités « UI »
est une zone urbaine destinée à
accueillir les constructions à usage d’activités économiques. La zone comprend plusieurs
secteurs :
‐
La zone d’activité du Peuras située de part et d’autre de la route de Saint-Quentin en entrée de ville comprenant également le site de la déchetterie et l’aire d’accueil des gens du voyage
‐
La ZA de la Cressonnière au Nord de la gare située le long de la voie ferrée
‐
La ZA du Lux située également le long de la voie ferrée en remontant vers Fures
‐
Le
site
de
l’usine
« Paraboot »
le
long
de
la
rue
Hector
Berlioz
également le long de la voie ferrée
‐
Les sites des papeteries Guély et les activités situées le long de la Fures
en
remontant
la
route
de
Renage
ou
au
Sud
du
boulevard
Michel Perret dans le centre-bourg de Fures
‐
Le site de l’usine ABK en dessous de la rue des Battoirs
‐
Une entreprise isolée au Nord de la commune en limite avec Vourey
‐
Les bâtiments d’exploitation de la carrière au Sud de la commune à l’Ouest de la voie ferrée.
La
zone
comprend
un
sous-secteur
« UIs » (situé
dans
l’espace
préférentiel
du
SCOT)
dans
lequel
sont
autorisées
les
activités
de
services où s’effectue l’accueil d’une clientèle. La
zone
comprend
un
sous-secteur
« UIc » situé
dans
des
zones
de
risques
naturels
forts
(crues
autour
de
la
Fure)
qui
nécessitent
des
restrictions
dans
les
occupations
du
sol
:
interdire
les
dépôts
et
stockages, certains types d’activités polluantes.
UI
UI
UIs
UIc
UIs
UIs
UIcs
UI UICommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
233
La
zone
comprend
un
sous-secteur
« UIcs » situé
dans
des
zones
de
risques
naturels
forts
(crues
autour
de
la
Fure)
qui
nécessitent
des
restrictions dans les occupations du sol : interdire
les
dépôts
et
stockages,
certains
types
d’activités polluantes
et
dans
lequel
sont
autorisées
les
activités de services où
s’effectue
l’accueil
d’une
clientèle.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
234
Les zones à urbaniser Les
zones
à
urbaniser
sont
de
deux
types
et
répondent
toutes
principalement à l’objectif du PADD de répondre au besoin en logements (excepté
la
zone
« AUk »)
afin
de
pouvoir
accueillir
de
nouveaux
habitants selon l’ambition des élus : Le premier type concerne les zones dont les réseaux à proximité sont suffisants et qui sont classées en zone AU indicées » : « Les zones à urbaniser « AUa » à « AUj » sont des secteurs destinés à être
ouverts
à
l'urbanisation,
à
vocation
dominante
d'habitat
et
correspondant à des secteurs et des densités différenciées : « AUa » :
Fures,
« AUb » :
Murette,
« AUc » :
Boulun
Nord,
« AUd » :
Boulun
Sud,
« AUe » :
Salamot,
« AUf » :
Révolaz
Nord,
« AUg » :
Révolaz
Sud,
« AUh » :
Maisons
Neuves,
« AUi » :
Ex
IME,
« AUj »
:
Chatroux. La zone à urbaniser « AUk »
: Troussatière est destinée à l’accueil d’un
EHPAD et d’une résidence séniors. Des orientations d'aménagement et de programmation et, le règlement définissent les conditions d'aménagement et d'équipement de ces zones. Dans les secteurs « AUa »
« AUb » « AUc »
« AUd »
« AUe » « AUf »
« AUg »
« AUh »
« AUi »
« AUj »
« AUk »,
les
constructions
sont
autorisées sous forme d'une opération d'aménagement d'ensemble sur chacun des secteurs. Dans
le
secteur
« AUi
Ex
IME »,
les
constructions
sont
autorisées
à
condition que les accès puissent s’effectuer de manière sécurisée. Dans le secteur « AUj Chatroux », dans l’attente de la que la reprise de la maçonnerie du dalot de l'allée des soupirs, de la mise en œuvre d'un ouvrage de gestion des flottants à l'amont du dalot et du recalibrage du chenal
de
l'aval
de
la
RD1092
jusqu'à
la
RD48,
les
nouvelles
constructions
situées
dans
les
secteur
couvert
par
la
trame
(qui
conditionne
le
développement
de
l’urbanisation
à
la
réalisation
des
équipements
publics
conformément
à
l’article
R
151-34
du
code
de
l’urbanisme),
à
l’exception
des
annexes
fonctionnelles
liées
aux
bâtiments existants, sont interdites jusqu’à la publication de l’ordre de service marquant le début des travaux. Le
second
type
concerne
des
secteurs
destinés
à
être
ouverts
à
l'urbanisation mais dont les réseaux existants à la périphérie immédiate de
la
zone
n'ont
pas
une
capacité
suffisante
pour
desservir
les
constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone. Leur ouverture à l'urbanisation est subordonnée à une modification ou à une
révision
du
plan
local
d'urbanisme
comportant
notamment
les
orientations d'aménagement et de programmation de la zone. Ces zones concernent deux secteurs :
-
Deux zones situées à l’Est des zones « AUf » et « AUg » dans le secteur de la Révolaz.
-
Une zone au Sud de la zone « AUg » des Maisons Neuves.
Elles
correspondent
à
des
zones
d’urbanisation
future
mixtes
à
dominante d’habitat. Toutes les zones qui ont les réseaux à proximité doivent s’ouvrir sous forme
d’une
opération
d’aménagement
d’ensemble
mais
les
règles
d’implantation, d’emprise au sol et de hauteurs par exemple varient en fonction des sites et de leur environnement bâti.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
235Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
236
Les zones agricoles « La
zone
A
concerne
les
secteurs
de
la
commune, équipés ou non, à protéger en raison du
potentiel
agronomique,
biologique
ou
économique des terres agricoles….. Au
sein
de
la
zone
A,
le
PLU
localise
également
deux
sous-secteurs
sur
son
règlement graphique :
Les
secteurs
Aco
:
secteurs
à
dominante
agricole, nécessaires pour le déplacement de la faune terrestre, et identifiés pour leur sensibilité paysagère et/ou écologique, en cohérence avec le diagnostic du PLU. Les constructions de toutes natures, y compris celles de nature agricole, y sont interdites.
Les
secteurs
As
:
secteurs
à
dominante
agricole
caractérisant
l’intérêt
spécial
de
ces zones pour la trame verte et bleue, il s’agit
de
milieux
ayant
fait
l’objet
d’une
identification
par
un
zonage
particulier :
arrêté préfectoral de protection de biotope ou
zone
naturelle
d’intérêt
écologique,
faunistique ou floristique (ZNIEFF). A noter que
ces
secteurs
correspondent
parfois
à
des zones humides.
Les
secteurs
Azh
:
secteurs
à
dominante
agricole
identifiés
comme
des
zones
humides
par
l’inventaire
du
Département
de l’Isère. »
A
A
A
Aco
Azh
Azh
Aco
As
As
Azh
Azh
A
A
A
A
A
ACommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
237
Les zones naturelles «
La zone N correspond à la zone naturelle
équipée ou non, à protéger en raison soit de la qualité
des
sites,
des
milieux
naturels,
des
paysages et de leur intérêt, notamment du point de
vue
esthétique
ou
écologique,
soit
de
l'existence
d’une
exploitation
forestière,
soit
de
leur
caractère
d’espaces
naturels.
La
zone
N
comprend essentiellement les coteaux boisés du plateau du Chambaran mais aussi les cours d’eau de la plaine de l’Isère et les abords de la Roche, au Sud-Ouest. La zone N comprend deux sous-secteurs :
un secteur Ns :
caractérisant l’intérêt spécial
de ces zones pour la trame verte et bleue,
il s’agit de milieux ayant fait l’objet d’une identification par
un
zonage
particulier :
arrêté
préfectoral
de
protection
de
biotope
ou
zone
naturelle
d’intérêt
écologique, faunistique ou floristique (ZNIEFF). A noter que
ces
secteurs
correspondent
parfois
à
des
zones
humides.
un
secteur
Nzh :
correspondant
aux
zones
humides
identifiées par l’inventaire du Département de l’Isère. Une partie des zones humides est comprise dans le secteur Ns.
Une partie de la zone Ns est incluse dans l’arrêté préfectoral de protection de biotope n°94-2659 de mai 1994 et dans lequel des prescriptions sont à respecter. » Comme
dans
les
zones
agricoles,
l’aménagement,
l’adaptation
et
la
réfection
des
constructions
existantes
non
destinées
à
l’exploitation
agricole
et
forestière,
sont
autorisés,
à
condition
qu’elles
aient
été
régulièrement édifiées et selon les dispositions inscrites dans le règlement.
N
Nzh
Ns
Ns
Ns
Ns
N
N
N
Nzh
Nzh
Nzh
NsCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
238
III.4.2.
L E REGLEMENT ECRIT
Les règles communes à l’ensemble du territoire Les chapitres 1 à 5 du règlement écrit (titre I) s’appliquent à l’ensemble du territoire communal sans distinction de zones : -
Le chapitre 1 concerne les secteurs soumis à des risques naturels
-
Le chapitre 2, les servitudes reportées sur le document graphique (les autres servitudes qui s’imposent à la commune sont jointes au présent rapport en pièce n°5.4 du dossier de PLU).
-
Le chapitre 3 concerne les équipements et réseaux.
-
Le chapitre 4 concerne la mixité fonctionnelle et sociale.
-
Le chapitre 5 concerne les caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère.
Toutes les zones du PLU sont concernées par ces chapitres. Le chapitre 1
précise les conditions d’urbanisation des secteurs soumis
à des risques naturels. Le Plan Local d’Urbanisme intègre la prévention et la prise en compte des risques naturels afin de limiter l’exposition de la population aux risques. En vertu des articles : -
L 101-2 du Code de l’Urbanisme qui prévoit notamment que : « (…) l'action des collectivités publiques en matière d'urbanisme vise à atteindre les objectifs suivants : (…) 4° La sécurité et la salubrité publiques ; 5°
La
prévention
des
risques
naturels
prévisibles,
des
risques
miniers, des risques technologiques, des pollutions et des nuisances de toute nature
(…) »
-
et R 151-34 Article R151-34 qui prévoit notamment que : « Dans
les
zones
U,
AU,
A
et
N
les
documents
graphiques
du
règlement font apparaître, s'il y a lieu :
1°
Les
secteurs
où
les
nécessités
du
fonctionnement
des
services
publics, de l'hygiène, de la protection contre les nuisances et de la préservation
des
ressources
naturelles
ou
l'existence
de
risques
naturels, de risques miniers ou de risques technologiques justifient que soient soumises à des conditions spéciales les constructions et installations de toute nature, permanentes ou non, les plantations, dépôts, affouillements, forages et exhaussements des sols (…). »
Dans le PLU, ces risques naturels sont traduits au travers : -
du Plan de Prévention du Risque Inondation de l’Isère à l’aval de Grenoble,
approuvé
le
29
août
2007,
qui
constitue
une
servitude
d’utilité
publique
opposable
au
présent
document.
Il
convient
en
zone de risque de se reporter au PPRI et d’appliquer le règlement correspondant ;
-
de
la
carte
des
aléas
qui
affiche
l’existence
de
risques
naturels
justifiant que les constructions ou installations autorisées ci-après soient
soumises
à
des
conditions
spéciales
;
les
projets
de
constructions devront respecter les documents risques en vigueur et les prescriptions définies par ce règlement ;
-
du renvoi aux documents du TRI de la Fure en annexe du présent rapport ;
-
des dispositions concernant les fossés, canaux et chantournes ;
-
des prescriptions sur les mouvements différentiels de terrain ;
-
des prescriptions sur la sismicité.
Méthode de traduction des aléas en risques : Le risque est défini comme la confrontation entre :
un aléa
: phénomène naturels dangereux ; qui se caractérise par
une intensité ainsi qu’une occurrence spatiale et temporelle.
des
enjeux
qui
peuvent
être
humains,
économiques
ou
environnementaux
;
et
résultent
de
la
vulnérabilité
des
populations et des activités exposées à l’aléa.
Le risque correspond donc à l’aléa X la vulnérabilité.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
239
22La DDT Isère a édité un guide pour aider à cette traduction. La version utilisée dans le cadre du présent PLU est la « grille de correspondance aléas-zonage risques - annexe 1 du guide PLU et risques version 3.10 du 17/12/2009 » :Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
240
Traduction règlementaire et graphique des aléas en risques : Le règlement écrit du PLU prévoit : Les sous-secteurs exposés à des risques naturels sont indicés avec une répartition
en
deux
classes
(première
lettre,
B
ou
R)
puis
par
types
d’aléas (deuxième lettre, minuscule suivant B ou majuscule suivant R, liée à l’aléa) : les sous-secteurs inconstructibles sauf exceptions :
RI liés à des risques d’inondation de plaine,
RIA1 liés à des risques d’inondation de plaine en zone agricole,
RIA2 liés à des risques d’inondation de plaine en zone agricole,
RI’ liés à des risques d’inondation de pied de versant,
RC liés à des risques de crues rapides des rivières,
RG liés à des risques de glissement de terrain,
RP de chutes de pierres et de blocs,
RF
liés
à
des
risques
d’effondrement
de
cavités
souterraines,
affaissement de terrain, suffosion,
RT liés à des risques de crue torrentielle,
RV liés à des risques de ravinement ou ruissellement sur versant.
les sous-secteurs soumis à des prescriptions spéciales :
Bi1 et Bi2 liés à des risques d’inondation de plaine,
Bi’1 et Bi’2 liés à des risques d’inondation de pied de versant,
Bc1 et Bc2 liés à des risques de crues rapides des rivières et d’inondations,
Bg liés à des risques de glissement de terrain,
Bp liés à des risques de chutes de pierres et de blocs,
Bf
liés
à
des
risques
d’effondrement
de
cavités
souterraines,
affaissement de terrain, suffosion,
Bt liés à des risques de crue torrentielle,
Bv liés à des risques de ravinement ou ruissellement sur versant,
Ces
risques
sont
reportés
dans
deux
documents
du
règlement
graphique :
-
Les documents 4.2.1. et 4.2.2 Plan d’ensemble Nord et Sud qui font
apparaitre
des
secteurs
interdits
à
la
construction
et
des
secteurs
soumis
à
des
conditions
spéciales
en
raison
de
l’exposition à des risques naturels.
-
Le
document
4.2.3
Protections,
contraintes
et
risques
qui
fait
apparaitre
les
sous-secteurs
cités
ci-dessus
et
qui
renvoie
au
chapitre I du règlement écrit (pièce n°4-1 du dossier de PLU).
-
La
légende
prévoit
un
renvoi
à
l’annexe
du
rapport
de
présentation pour le TRI de la Fure.
Le règlement écrit et les OAP prévoient les mesures nécessaires pour
prendre
en
compte
ces
risques
dans
les
aménagements
futurs. Le chapitre 2
concerne les servitudes qui s’appliquent sur le territoire.
IL rappelle que :
La commune est concernée par un certain nombre de servitudes d’utilité publiques.
La liste et le plan de ces servitudes sont annexés en pièce n°5.4 du dossier de PLU
Le périmètre d’un certain nombre de servitudes est reporté sur le document
graphique
du
PLU
pour
information :
Périmètres
de
captages,
canalisations
de
transport
de
matières
dangereuses,
GRT GAZ, monuments historiques, PPRI, nuisances acoustiques : classement sonore des infrastructures de transport terrestre. Ce report ne dispense pas de consulter la liste et les plans complets des servitudes mais alerte plus particulièrement sur certains de ces secteurs.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
241
Le Chapitre 3
concerne le raccordement aux différents réseaux et les
équipements de voiries. Pour chaque thématique, il précise les modalités de réalisation. Les règles édictées dans ce chapitre permettent d’assurer la
sécurité
et
le
confort
de
desserte
et
d’accès
des
nouvelles
constructions, dans l’objectif d’une bonne gestion des déplacements sur la commune. Le règlement concernant la desserte des terrains rappelle les grandes orientations concernant notamment la question de la sécurité ou l’importance des voiries qui doit être adaptée à l’opération. Chaque projet
étant
spécifique
et
la
volonté
communale
étant
de
ne
pas
encourager
à
la
création
de
voiries
excessives
(et
donc
d’imperméabilisation importante des sols et de consommation foncière inutile), le règlement n’impose pas de largeur minimum. Les règles de ce chapitre permettent également de conforter la gestion des eaux qu’elles soient usées ou pluviales avec une meilleure prise en compte
de
l’environnement
en
particulier
en
ce
qui
concerne
l’imperméabilisation des sols et la prise en compte des risques naturels. L’assainissement
en
règle
générale
devra
être
conforme
à
la
règlementation en vigueur et au zonage assainissement eaux usées et eaux pluviales. Eaux usées : Le règlement prévoit : « 2.1. Eaux usées La
compétence
ASSAINISSEMENT
est
de
la
responsabilité
de
la
Communauté d’Agglomération du Pays Voironnais, à laquelle la commune de Tullins est rattachée. Le territoire
de
la
commune
de
Tullins
appartient
à
l’Agglomération
d’assainissement
de
la
Fure.
La
commune
est
raccordée
à
la
station
d’épuration de TULLINS. Le Syndicat Intercommunal du Bassin de la Fure (SIBF)
transporte
et
traite
les
eaux
usées
à
la
station
d’épuration
intercommunale.
2-2 - Eaux usées domestiques Secteurs desservis par l’assainissement collectif Le branchement
sur
le
réseau
public
d'assainissement
est
obligatoire
pour toute construction ou installation. Ce
branchement
respectera
le
règlement
d'assainissement
Intercommunal de la Communauté d’Agglomération du Pays Voironnais. Quand le système est de type séparatif, seules les eaux usées seront rejetées dans le réseau d'eaux usées. Secteurs non desservis par l’assainissement collectif Dans
les
secteurs
qui
ne
sont
pas
desservis
par
le
réseau
d'assainissement,
les
habitations
doivent
être
équipées
d'un
système
d'assainissement individuel conforme à la réglementation en vigueur et adapté aux caractéristiques du sol et de l'environnement. Ainsi,
toute filière
d'assainissement non-collectif
doit comprendra : un
pré-traitement (fosse toutes eaux), un traitement (champ d'épandage, filtre à sable...) et une infiltration ou un rejet des eaux ainsi épurées. 2-3 - Eaux usées non domestiques Les installations, ouvrages, travaux et activités réalisés à des fins non domestiques
et
entraînant
des
déversements,
écoulements
et
rejets,
même
non
polluants,
sont
soumis
à
autorisation
ou
à
déclaration,
conformément à la réglementation. Le
raccordement
des
établissements
déversant
des
eaux
usées
non
domestiques
au
réseau
public
n’est
pas
obligatoire.
Toutefois,
ceux-ci
peuvent être autorisés à déverser leurs eaux usées non domestiques au réseau
public
dans
la
mesure
où
ces
déversements
peuvent
être
acheminés par le réseau et traités par la station d’épuration. Quand le système est de type séparatif, seules les eaux usées seront rejetées dans le réseau d'eaux usées.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
242
Les eaux non polluées (eaux de refroidissement de climatisation, eaux de pompes à chaleur... ) seront rejetées dans le réseau d'eaux pluviales, selon
les
dispositions
du
paragraphe
«
Eaux
pluviales»
du
présent
règlement. » Eaux pluviales : La séparation des réseaux « eaux pluviales » et « eaux usées » dans l'emprise
de
l'unité
foncière
est
obligatoire
quel
que
soit
le
mode
de
gestion envisagé. La gestion des eaux pluviales imposée sur la commune répond à deux objectifs généraux :
Déconnecter les petites pluies du réseau de collecte,
Gérer les fortes pluies à la parcelle autant que possible.
Dans cette optique, le pétitionnaire aménageur dispose de trois principes de gestion, ci-dessous par ordre de priorité :
L’infiltration
à
la
parcelle,
totale
ou
partielle,
lorsque
le
sol
le
permet, comme principe préférentiel,
La restitution à débit régulé au milieu naturel (ruisseau, fossé, …),
A
défaut, la restitution à débit régulé au réseau de collecte.
Chacun
de
ces
principes
de
gestion
est
soumis
à
des
hypothèses
de
dimensionnement reprises dans le règlement. Modes de gestion possibles pour les eaux pluviales Remarque : Se référer à la carte du zonage ainsi qu’au règlement pour connaitre les modes de gestion pour chaque parcelle. Remarque : les termes indicés d’un * font l’objet d’une définition dans le glossaire du règlement. Infiltration de toutes les pluies jusqu’à la pluie trentennale Le dispositif de gestion consiste en un ouvrage d’infiltration (type puits perdu, noue, fossé, …) dont le volume de stockage permet la rétention de la pluie trentennale*
.
Un trop-plein orienté vers un
exutoire*
, lorsqu’il existe à proximité, est
autorisé. Infiltration
des
pluies
courantes
et
restitution
à
débit
régulé
jusqu’à la pluie de référence Le dispositif de gestion consiste en :
Un ouvrage d’infiltration (type puits perdu, noue, fossé, …) dont le volume de stockage permet la rétention
des pluies courantes*
,
Un ouvrage de stockage de la
pluie de référence*
avant rejet
à
débit régulé*
vers un
exutoire*
à proximitéCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
243
Les deux ouvrages peuvent être mutualisés si les objectifs généraux sont conservés. Un trop plein orienté vers un
exutoire*
lorsqu’il existe à proximité, est
autorisé. Restitution à débit régulé de toutes les pluies jusqu’à la pluie de référence Le dispositif de gestion consiste :
Un ouvrage de stockage des
pluies courantes*
, avec réutilisation
éventuelle
pour
usage
domestique
(stockage
type
cuve
de
récupération
en
pied
de
chéneau),
et
un
trop-plein
vers
l’exutoire*
ou l’autre ouvrage de stockage
Un ouvrage de stockage de la
pluie de référence*
avant rejet à
débit régulé*
vers un exutoire
*
à proximité.
Les deux ouvrages peuvent être mutualisés si les objectifs généraux sont conservés. Cas
particulier :
Parcelle
inapte
à
l’infiltration
et
sans
exutoire
(zone 4) Ce
paragraphe
ne
concerne
que
les parcelles
en
zone
4.
Lorsque
ces
parcelles sont inaptes à l’infiltration, des solutions alternatives doivent être étudiées afin de conserver la constructibilité. Quelle
que
soit la
solution
retenue,
les
ouvrages
de
stockage
doivent
permettre la rétention de la pluie centennale (soit 47.2 L/m²), de sorte que le débit évacué après construction ne soit pas supérieur au débit naturel de ruissellement avant construction. Trois solutions sont envisageables :
Evacuation des eaux via un réseau étanche, à l’extérieur de la parcelle, dans une zone hors aléa de glissement de terrain,
Stockage/restitution à débit régulé dans un cours d’eau,
Stockage/diffusion des eaux à débit régulé sur la parcelle.
Enfin,
les
conditions
de
raccord
des
constructions
aux
autres
réseaux
sont également réglementées. Elles concernent notamment l’obligation de se raccorder au réseau électrique en souterrain ou encore l’obligation de prévoir les fourreaux nécessaires à l’équipement de la fibre optique. Le Chapitre 4
concerne la mixité fonctionnelle et sociale
L’ordonnance n°2015-1174 du 23 septembre 2015 et le décret
n°2015-
1783 du 28 décembre 2015 ont proposé une nouvelle structure du livre 1er du code de l’urbanisme et un écho dans la partie règlementaire de la nouvelle structuration législative avec une nouvelle structure du règlement ainsi que de nouvelles destinations et sous destinations de constructions.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
244
Si
la
plupart
d’entre
elles
existaient
déjà,
le
législateur
a
souhaité
apporter
une
distinction
forte
entre
les
artisans
commerçants
et
les
artisans
non
commerçants
en
liant
la
catégorie
artisanat
à
celle
du
commerce de détail. Ainsi,
afin
de
clarifier
le
contenu
de
chaque
destination
ou
sous-
destination prévues par le Code de l’Urbanisme le chapitre 4 propose tout d’abord des définitions : Artisanat et commerce de détail :
Commerce de détail : notamment les épiceries, supermarchés, hypermarchés, drives ;
Artisanat
avec
activité
commerciale
de
vente
de
biens
:
boulangeries, charcuteries, poissonneries;
Artisanat
avec
activité
commerciale
de
vente
de
services
:
cordonnerie, coiffeur…
Activité
de
services
où
s’effectue
l’accueil
d’une
clientèle :
Les
constructions
où
s’effectue
une
profession
libérale
et
prestations
de
services
:
les
assurances,
les
banques,
les
agences
immobilières,
de
location
de
véhicules,
de
matériel,
les
« showroom »,
de
vente
en
téléphonie mobile, les salles de sports privées, les spa… Industrie :
Constructions
industrielles
ou
artisanales
affiliées
à
l’industrie : maçonnerie, peinture, menuiserie, construction automobile, aéronautique, ateliers métallurgiques, etc… Entrepôt
:
Constructions
destinées
au
stockage
des
biens
et
à
la
logistique Bureau
: Bâtiments tertiaires, sièges sociaux des entreprises privées ;
établissements
aux
activités
de
gestion
financière,
administrative
et
commerciale. Enfin, ce chapitre sur la mixité traite également de la mixité sociale.
Ces
articles
permettent
de
définir
des
taux
de
logements
sociaux
et
d’identifier leur localisation, afin de poursuivre la mixité à l’échelle de la commune. Il a été fait le choix d’imposer cette mixité dans les secteurs les plus centraux
de
la
commune,
les
plus
proches
des
équipements
et
des
commerces ainsi que des lignes de transports en commun, correspondant à peu près à l’espace préférentiel défini par le SCOT. Dans ces secteurs, le règlement prévoit que : « Dans les secteurs de mixité sociale identifiés au règlement graphique, les
constructions
à
usage
d’habitation
(à
partir
de
4
logements)
sont
autorisées à condition que :
25% du programme au minimum soit
affecté à des logements locatifs sociaux Le règlement précise aussi les conditions d’application de la règle.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
245
Le
chapitre
5
traite
des
caractéristiques
urbaines,
architecturales,
environnementales et paysagères. Le chapitre 5.1 concerne plus particulièrement la volumétrie et l’implantation des constructions. Concernant les densités et la compatibilité du PLU avec le SCOT, le PLU instaure
des
densités
minimales
afin
de
garantir
que
son
projet
de
développement permet d’atteindre les densités exigées par le SCOT dans les espaces préférentiels qu’il a défini. Le tableau croisé qui permet d’atteindre ces densités (équivalent COS de 0.50 dans la partie la plus proche de la gare et la plus urbanisée et dense actuellement et 0.40 dans les secteurs un peu plus éloignés et très peu urbanisés du Salamot et de la Révolaz) s’appliquent ainsi : Dans le secteur 1 : une construction de 2 niveaux (R+1) devra respecter un CES minimum de 0.25 (2X0.25 = COS de 0.50), 3 niveaux un CES minimum de 0.17 (3X0.17 = COS de 0.50), 4 niveaux un CES minimum de 0.12 (4X0.12 = COS de 0.50). *Dans
le
secteur
2 :
une
construction
de
2
niveaux
(R+1)
devra
respecter un CES minimum de 0.20 (2X0.2 = COS de 0.40), 3 niveaux un CES
minimum
de
0.14
(3X0.14
=
0.40
de
COS),
4
niveaux
un
CES
minimum de 0.10 (4X0.1 = 0.4 de COS)). Tableau du chapitre 5.1 du règlement :
Document graphique de mise en œuvre du chapitre 5.1, pièce n°4.2 .du dossier de PLU : Le
chapitre
5.2
concerne
la
qualité
urbaine,
architecturale,
environnementale et paysagère. Cette partie est commune à l’ensemble des zones U et AU. En effet, les règles concernant la qualité des futures constructions et leur insertion dans le site sont applicables à l’ensemble des zones. Il
s’agit
de
règlement
le
type
de
constructions
(en
distinguant
par
exemple constructions à usage d’activités et autres construction afin de proposer
des
règles
qui
s’adaptent
à
ces
types
et
non
aux
zones
qui
peuvent
accueillir
(dans
un
souci
de
mixité)
des
typologies
de
constructions variées.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
246
Seule la zone UA qui concerne plus particulièrement des constructions anciennes peut faire l’objet de règles particulières. Il
en
est
de
même
du
patrimoine
bâti
protégé
qui
peut
avoir
des
prescriptions spécifiques. Le règlement décompose cette partie en plusieurs thématiques. Tout
d’abord
un
article
sur
des
généralités
qui
permet
de
cadrer
la
philosophie générale souhaitée par la commune, de rappeler l’importance de l’insertion des futures constructions dans le site où elles s’implantent et de cadrer les transformations des constructions existantes. Ainsi, dans le règlement est écrit : « La
qualité
architecturale
ne
résulte
pas
uniquement
de
dispositions
réglementaires. Lorsqu'un projet est de nature à modifier fortement le site existant, ou à créer un nouveau paysage, l'aspect des constructions peut-être apprécié selon des critères plus larges que ceux ci-dessous, notamment dans le cas
de
la
mise
en
œuvre
de
matériaux
ou
de
techniques
liées
aux
économies
d'énergies,
aux
énergies
renouvelables,
ou
à
la
bio-
construction. Il est rappelé que l'article R 111-27 du Code de l'Urbanisme est d'ordre public et reste applicable en présence d'un PLU : « Le
projet
peut
être
refusé
ou
n'être
accepté
que
sous
réserve
de
l'observation
de
prescriptions
spéciales
si
les
constructions,
par
leur
situation,
leur
architecture,
leurs
dimensions
ou
l'aspect
extérieur
des
bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. » Pour tout projet de construction, il est fortement recommandé de prendre contact avec l’architecte conseil de la commune en amont de l’élaboration du projet pour une meilleure prise en compte de l’environnement naturel, physique
et
urbain
et
une
intégration
harmonieuse
de
la
construction
dans le paysage.
Pour toute réhabilitation ou extension d'une construction présentant un intérêt architectural pour
la préservation du cadre bâti traditionnel ou
historique
de
la
commune,
il
est
demandé
de
respecter
les
caractéristiques
architecturales
des
volumes
et
des
façades
de
ladite
construction. Les
constructions
en
madriers
pleins
apparents
assemblés
à
mi-bois
(style chalet), d'une typologie non locale sont interdites, y compris pour les constructions annexes ». Un deuxième article détaille les règles d’implantation et de volume des constructions. Afin de s’intégrer au mieux aux constructions existantes, il règlemente la hauteur des mouvements de terre sur limites séparatives ainsi que l’adaptation des constructions au terrain (et non l’inverse) en particulier sur les terrains en pente et son implantation pour dégager le maximum
d’espaces
extérieurs.
L’objectif
global
étant
la
meilleure
insertion possible des futures constructions dans leur environnement bâti et paysager. Cet
article
donne
ensuite
des
conseils
pour
les
extensions
des
constructions existantes, annexes, garages et abris à voitures ainsi que les surélévations, qui permettent de les intégrer au mieux. Des croquis pédagogiques viennent illustrer ces principes. L’objectif est d’éviter
des
extensions qui viendraient perturber la morphologie urbaine existante et gêneraient le voisinage. Le cinquième article règlemente l’aspect des façades, leur couleur et leurs matériaux permettant d’harmoniser les couleurs et les aspects. Il précise également l’obligation d’intégrer les éléments techniques pour minimiser leur impact visuel souvent négatif et éviter de les percevoir comme
des
verrues
sur
la
construction.
Dans
cet
article
des
prescriptions spécifiques plus contraignantes sont apportées sur la zone UA pour une meilleure préservation des bâtiments anciens dans le but de
préserver
ce
patrimoine
communal
tout
en
permettant
son
évolution.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
247
L’article suivant édicte des règles qualitatives concernant les toitures qui sont considérées comme une cinquième façade et doivent faire l’objet d’une attention aussi forte que les autres aspects de la construction. Elles participent à la bonne intégration des nouvelles constructions dans leur environnement immédiat. Les règles sont différentes selon les typologies de constructions et une règle particulière est également imposée pour la zone UA. Le
septième
article
règlemente
les
dispositifs
liés
aux
énergies
renouvelables et les panneaux solaires. En effet, leur intégration présente souvent des difficultés et pose de nombreuses questions aux collectivités quels que soient les tissus dans lesquels ils doivent s’intégrer. Cet article se veut donc pédagogique pour une bonne intégration de ces éléments sources
d’énergie
renouvelable,
que
la
commune
ne
souhaite
pas
empêcher mais voir s’insérer harmonieusement et discrètement, que ce soit sur des constructions neuves ou déjà implantées. Il s’appuie sur des croquis illustratifs. Les
prescriptions
sont
également
différentes
selon
les
typologies
et
proposent des règles pour les bâtiments à usage d’activité, d’une part, et les autres constructions, d’autre part. Le
chapitre
8
concerne
les
clôtures
qui
sont
aussi
réglementées
différemment pour les bâtiments à usage d’activité et pour les autres constructions. Même si ces clôtures sont facultatives la majorité des constructions en ont et il est important de les règlementer pour éviter toute gêne à la circulation et tout impact visuel trop important. La philosophie générale de cet article est d’homogénéiser l’aspect des clôtures, de faciliter leur bonne intégration dans les différents tissus sur l’ensemble du territoire communal et de ne pas trop fermer les vues en limitant leur hauteur. Des règles spécifiques sont proposées dans les zones soumises à des risques naturels afin de permettre notamment la circulation de l’eau et
dans toutes les zones pour permettre également la circulation de la petite faune terrestre. Le chapitre 9 propose des règles qualitatives pour les zones de stockage de de traitement des déchets pour les constructions à usage d’activités. Lors du diagnostic, un certain nombre d’éléments patrimoniaux ont été identifiés et sont repérés sur le document graphique. Le chapitre 10 détaille donc les dispositions pour ce patrimoine que la commune souhaite voir perdurer, ce qui explique l’obligation de permis de démolir à minima pour ces bâtis. Cet article a donc été fortement renforcé par rapport au PLU en vigueur (qui
ne
proposait
pas
de
règles
spécifiques
pour
les
constructions
protégées) et impose des prescriptions fortes en matière de protection et de valorisation de ces constructions, notamment : « Toutes
les
constructions
identifiées
au
règlement
graphique
du
PLU
sont
soumises
au
permis
de
démolir.
La
démolition
ne
pourra
être
autorisée
que
si
l’état
de
la
construction
et
la
qualité
du
projet
le
justifient. Les transformations seront autorisées dans l’optique, soit de restituer
des
dispositions
architecturales
originelles
du
bâtiment,
lorsqu’elles sont connues, soit de recomposer les façades et volumes (…). Sur
ces
constructions
sont
interdites :
les
toitures
terrasses,
Les
éoliennes solaires, l’isolation par l’extérieur des murs en pisé et galets roulés non enduits, les volets roulants avec des coffres extérieurs ou en tunnel, Le bouchement des anciennes ouvertures,…. Sont autorisés sous conditions : Les capteurs solaires, les équipements (climatiseurs,
pompes
à
chaleur,
paraboles,
antennes
de
toit,…),
les
ouvertures en toiture, les extensions,….. Il est rappelé que la Commune est conseillée par un architecte conseil du CAUE
et
que
des
secteurs
sont
soumis
à
l’avis
de
l’Architecte
des
Bâtiments de France (ABF). La Commune soumettra systématiquement à l’architecte conseil et à l’ABF tous les projets relatifs à un élément de son patrimoine bâti à préserver et repéré au règlement graphique. »Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
248
Enfin sur la question de la protection du patrimoine et du bâti ancien, la ville
a
fait
réaliser
un
guide
pratique
« panel
de
teintes »
pour
les
opérations de ravalement de façades du centre ancien. Au-delà de la question des teintes, ce document propose beaucoup de conseil pour les réhabilitations, des travaux qui permettent d’entretenir et de valoriser le patrimoine bâti, de protéger les façades, d’améliorer le cadre
de vie,
de redonner à la commune de Tullins Fures une image
spécifique. Une partie de ces prescriptions ont été reprises dans le règlement, le panel et certains détails plus particuliers ont été annexés au règlement du PLU.Le
chapitre
5.3
concerne
le
traitement
environnemental
et
paysager des espaces non bâtis et abords des constructions Cet article comporte d’abord des généralités qui s’appliquent à toutes les zones qui précisent les éléments qui suivent mais définissent aussi la philosophie générale qui est de préserver la trame verte urbaine et de limiter l’imperméabilisation des sols pour une meilleure gestion des eaux pluviales. Ainsi il est écrit : « La qualité des aménagements paysagers ne résulte pas de dispositions réglementaires mais pour tout aménagement, la simplicité de réalisation et le choix d'essences locales sont recommandés. » En
ce
qui
concerne
les
quantités
requises,
chaque
zone
à
son
pourcentage en fonction des tissus urbain existants. Ces éléments sont donc
détaillés
dans
le
sous-chapitre
suivant
explicitant
les
règles
spécifiques à chaque zone. En
ce
qui
concerne
le
patrimoine
végétal
repéré
aux
documents
graphiques cet article détaille les exigences vis-à-vis des différents types de patrimoine : haies, arbres, espace paysager à conserver ou mettre en valeur.
Les règles communes à plusieurs zones du territoire Les règles communes aux zones urbaines et à urbaniser mixtes
-
Les constructions, usages des sols et activités interdites et celles soumises à conditions particulières
L’objectif de ces articles du règlement est de définir les destinations et sous-destinations
possibles
dans
ces
zones.
Qu’elles
soient
denses
ou
moins denses, la volonté est de créer des zones à dominante d’habitat mais où une mixité fonctionnelle est possible sans nuisances pour les habitants. Sont
également
rappelées
les
règles
concernant
la
protection
des
linéaires commerciaux. «
Ainsi sont interdits : -
Les
exploitations
agricoles
et
forestières
(même
non
classées vis-à-vis de la protection de l’environnement),
-
L’artisanat et le commerce de détail
en dehors des secteurs
de diversité commerciale.
-
Les commerces de gros,
-
Les entrepôts,
-
Les
garages
collectifs
de
véhicules
particuliers
ne
correspondant pas aux besoins d'une opération de logements,
-
Les affouillements ou exhaussements du sol
s’ils ne sont pas
indispensables aux constructions et installations autorisées ainsi que les exploitations de carrière,
-
Les
installations
classées
pour
la
protection
de
l’environnement soumises à autorisation et à enregistrement,
-
L’aménagement de terrains de camping ou de caravaning,
-
Les
habitations
légères
de
loisirs
et
les
résidences
mobiles
de
loisirs,Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
249
-
Le stationnement de caravanes isolées sur un terrain non bâti, et les garages collectifs de caravanes,
-
Les dépôts de ferrailles de matériaux
divers et de déchets,
ainsi que des véhicules hors d’usage,
-
Au
rez-de-chaussée
des
linéaires
commerciaux
identifiés
au
règlement
graphique,
le
changement
de
destination
des
locaux
actuellement
dédiés
au
commerce
vers
les
sous
destinations autres que celles prévues à l’article 4.1 du présent règlement.
»
D’autres éléments sont soumis à conditions particulières toujours avec le même objectif. « sont autorisés sous conditions :
-
L’habitation
sous réserve du respect des conditions du chapitre
4.3 du présent règlement concernant la mixité sociale.
-
L’industrie
(comprenant les constructions artisanales du secteur
de la construction) compatibles avec l’habitat et sans nuisances pour l’environnement proche dans la limite de 300 m2 d’emprise au sol.
-
L’extension
des
activités
à
usage
d’artisanat
et
de
commerce
de
détail
existantes
dans
la
limite
de
300
m2
d’emprise au sol.
-
Au
rez-de-chaussée
des
linéaires
commerciaux
identifiés
au
règlement
graphique,
le
changement
de
destination
des
locaux actuellement dédiés au commerce
uniquement vers
les sous destinations prévues à l’article 4.1 du présent règlement.
-
L’artisanat
et
le
commerce
de
détail
dans
les
secteurs
de
diversité commerciale.
-
Les installations classées pour la protection de l’environnement soumises
à
déclaration
peuvent
être
autorisées
à
condition
qu’elles
ne
soient
pas
susceptibles
de
générer
de
nuisances
sonores ou olfactives incompatibles avec l’habitat.
-
Les
affouillements
et
exhaussements
de
sol
sont
autorisés
à
condition
qu’ils
soient
indispensables
aux
constructions
et
installations autorisées dans la zone ou à leur desserte, et qu’ils soient compatibles avec les risques naturels.
-
Pour le patrimoine de la commune à préserver
et repéré aux
documents graphiques n°4-2-1 à n°4-2-4 du PLU, l’ensemble des éléments est soumis au permis de démolir. Ce patrimoine est à préserver, à requalifier ou à mettre en valeur dans les conditions définies à l’article 5.II.2. du présent règlement.
»
-
Le stationnement
Les règles de stationnements imposées dans la commune répondent à la situation du territoire (notamment en ce qui concerne sa desserte par les transports en commun) et aux réalités des tissus concernés. Ces
règles
sont
communes
du
fait
d’une
homogénéité
des
problématiques,
concernant
les
différentes
destinations
et
sous-
destinations qui ne sont pas liées au zonage dans lequel elle se trouve. Les élus ont souhaité qu’un nombre raisonnable de places soit demandé pour éviter l’occupation de l’espace public par des voitures « tampons ». En effet la réalité du territoire avec un taux de motorisation important a été prise en compte. D’autre
part,
pour
ne
pas
pénaliser
le
commerce
de
proximité,
en
dessous de 100 m² de surface de plancher, il n’est pas exigé de place de stationnement. Afin de réduire l’impact de la voiture, une règle spécifique permettant de diminuer les exigences en cas de programme mixte est proposée : « Les normes à prendre en compte sont définies ci-après par destination. Elles peuvent être substitutives en cas de juxtaposition ou d’imbrication de destinations (la règle la plus contraignante sera retenue). Le principe est la mutualisation des stationnements dans les programmes mixtes. Dans ce cas, des places extérieures seront positionnées de manière pertinente par rapport aux usages ».Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
250
Enfin, des règles plus limitatives sont demandées dans un périmètre de 500m
autour
de
la
gare
pour
les
constructions
à
usage
d’habitat
conformément aux articles L 151-35 et suivants du Code de l’Urbanisme. Par ailleurs, afin d’améliorer la prise en compte de la gestion des eaux pluviales, le règlement propose : « Si la nature des sols le permet, le traitement des surfaces de stationnement devra permettre l’infiltration des eaux pluviales ». D’autre
part,
le
règlement
distingue
deux
types
de
zones
en
cas
d’impossibilité technique ou architecturale, d’aménager les places sur le tènement :
dans les zones UA et UB (pour lesquelles l’objectif est de
densifier et dans lesquelles le diagnostic a identifié des poches ou des parkings de stationnements existants), le règlement permet de réaliser les places de stationnement en dehors du tènement. En revanche, dans les zones UC et UD qui sont moins bien pourvus en stationnements
existants
et
dans
lesquelles
la
densification
peut
d’effectuer mais en cohérence avec la réalité des espaces disponibles, les stationnements
doivent
être
réalisés
sur
les
tènements
supports
des
permis
de
construire
ou
d’aménager.
Ils
font
partie
intégrante
des
programmes de constructions et participent au calibrage de la densité. Enfin la commune souhaitant inciter à la pratique des modes doux et en particulier des cycles une règlementation sur le stationnement des deux roues est également inscrite. Elle se distingue selon plusieurs catégories les habitations / hébergements hôteliers, les bureaux, l’artisanat et les commerces
/
les
activités
de
services
et
les
équipements
d’intérêt
collectif.
-
Le traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions
Cet article propose des quantités requises et des prescriptions communes aux différentes zones : « Tout espace destiné aux stationnements doit être planté à raison d'un arbre de haute tige pour 3 places de stationnement extérieures créées. Les plantations devront être regroupées, de préférence, en bosquets ou
le
long
de
noues
paysagères.
Les
pieds
des
arbres
devront
être
au
minimum enherbés.
Les
espaces
de
pleine
terre
ne
seront
pas
uniquement
des
espaces résiduels ou périphériques mais devront être aménagés de manière
qualitative
et
fonctionnelle.
Les
strates
herbacées,
arbustives et arborées devront être présentes.
Les ouvrages de gestion des eaux pluviales comme les noues, bassins, fossés, etc. peuvent être considérés comme des espaces verts
dès
lors
qu’ils
sont
plantés
d’une
flore
adaptée
et
qu’ils
participent à la valorisation paysagère de l’opération d’ensemble.
Les
essences
floristiques
utilisées
dans
l’aménagement
des
espaces
verts
et
des
ouvrages
de
gestion
des
eaux
pluviales
devront être locales. »
En
effet,
la
problématique
et
les
règles
proposées
pour
améliorer
les
qualités
paysagères
et
environnementales
sont
communes
aux
différentes zones mixtes. Des règles de surfaces minimum d’espaces verts sont ensuite proposées par zone (détaillées dans les chapitres suivants). Les règles concernant les reculs par rapport aux cours d’eau Elles s’appliquent aux zones UC, UD, UE, UI, A et N. Le principe est d’imposer dans les zones qui ne sont pas contraintes (UA, UB) ou dans lesquelles le respect de ces reculs est régit par d’autres biais (les OAP pour les zones à urbaniser) une bande de recul pour préserver les cours d’eau d’une urbanisation ou d’une anthropisation trop proche. Il est donc demandé une bande de recul de 5m pour les habitations dans les zones UC et UD et une bande de recul de 20m pour les autres zones (UE, UI, A et N).Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
251
Les règles spécifiques à chaque zone La zone UA
est une zone déjà bien bâtie mais possédant encore des
potentiels de densification et de renouvellement urbain. Afin d’assurer la poursuite
de
l’accueil
de
logements
sur
la
commune
et
de
manière
privilégiée en cœur de ville, le règlement (outre les articles décrits dans le chapitre précédent) prévoit les règles d’implantation et de volumétrie les plus souples de la commune. Ainsi, les implantations sont demandées à l’alignement par rapport aux emprises publiques, (soit sur la limite de fait entre le terrain et la voie, soit à l’alignement des constructions contiguës) et les implantations sur limites séparatives sont libres. La hauteur maximum des constructions est de 13 mètres et de R+2+toit ou R+3+acrotère (même si le règlement demande par ailleurs que les toitures soient harmonieuses avec l’ensemble existant plutôt constitué de toitures à pans).
Contrairement aux autres zones,
elle est mesurée à
l’égout
ce
qui
permet
de
conserver
ou
de
développer
des
toitures
importantes au-delà de ce niveau. Afin de proroger un système bâti dont les bâtiments occupent quasiment la totalité de la parcelle et dont les parcelles sont très petites, il n’est pas imposé de CES maximum. Ces règles de volumétrie générale (implantation et hauteurs) permettent à la fois la densification mais en restant dans la silhouette de la ville actuelle.
Cette
zone
accueille
par
ailleurs
un
certain
nombre
de
constructions
protégées
au
titre
du
patrimoine
qui
devront
à
minima
demander un permis de démolir et respecter certaines règles en cas de réhabilitation. En ce
qui
concerne
le
pourcentage
d’espace
vert
et
en
raison
de
la
densité souhaitée de ce secteur il n’est pas demandé d’espaces mais tous les espaces qui ne seront pas utilisés pour les constructions, les accès, voiries et stationnements, devront être traités en jardins engazonnés et plantés, ou en espaces libres, dallés, pavés ou sablés.
L’ensemble
des
règles
pour
la
zone
UA
permet
de
définir
des
« enveloppes de densité constructible » tout en prenant les précautions nécessaires par rapport aux environnements bâtis et en instaurant des règles qualitatives en matière de paysage ou d’architecture notamment. La zone UB
est une zone qui, comme la zone UA, possède des potentiels
de densification et de renouvellement urbain mais peu de possibilité de programmes neufs importants. Afin d’assurer la poursuite de l’accueil de logements
sur
la
commune,
le
règlement
prévoit
des
règles
sur
les
volumétries
permettant
de
répondre
à
cet
enjeu
de
densification
souhaitée. Ainsi,
les
constructions
nouvelles
pourront
s’implanter
jusqu’à
l’alignement ou à la limite entre le terrain et la voie (ou l’espace public), en respectant, dans la mesure du possible, l’alignement des constructions contiguës. Il pourra être exigé (pour les constructions et pour les accès) un recul de 5m minimum pour la sécurité des accès. En effet, le tissu de la zone UB est assez varié du fait de l’intégration de zones pavillonnaires dans cet espace de densification. C’est la raison pour laquelle
la
prise
en
compte
des
existants
revêt
une
importance
particulière
dans
une
zone
où
les
règles
de
construction
sont
assez
importantes. Ainsi le règlement prévoit : Si
un
bâtiment
existant
est
déjà
implanté
sur
la
limite
,
les
constructions nouvelles pourront jouxter le bâtiment existant sur cette limites séparative (jusqu’à la hauteur du bâtiment existant) ; Si
aucun
bâtiment
existant
n’est
implanté
sur
limite
,
les
constructions devront s’implanter : -
soit sur limite séparative à condition que leur hauteur soit inférieure à 7m sur limite ; Au-delà de 7m de hauteur, la construction devra être implantée à une distance des limites séparatives au moins égale à la moitié de la différence d'altitude entre la limite séparative considérée et tout
point
de
la
construction,
sans
pouvoir
être
inférieure
à
3
mètres (L
≥
H/2, avec 3m mini) ;Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
252
-
soit à une distance des limites séparatives au moins égale à la moitié de la différence d'altitude entre la limite séparative considérée et tout point de la construction, sans pouvoir être inférieure à 3 mètres (L
≥
H/2, avec 3m min.) ».
La hauteur maximum des constructions est de 15 mètres et de R+3+toit ou acrotère, et il n’est pas fixé de CES. L’ensemble des règles de volumétrie générale (implantation et hauteurs) permet la densification tout en s’adaptant aux existants. Cette
zone
est
particulièrement
concernée
par
le
périmètre
d’intensification urbaine et est donc soumise en partie à des règles de densité minimum. En ce
qui
concerne
le
pourcentage
d’espace
vert
et
en
raison
de
la
densité souhaitée de ce secteur il est demandé 20% d’espaces verts afin de préserver la trame verte urbaine dont 10% de pleine terre. Il est en outre exigé la réalisation d’un
espace collectif aménagé
organisé de
façon à participer à l’agrément du projet, et ne devant pas être situé dans des espaces résiduels et difficiles d’accès. Comme pour la zone « UA », l’ensemble de ces règles permet de définir des
« enveloppes
de
densité
constructible »
tout
en
prenant
les
précautions
nécessaires
par
rapport
aux
environnements
bâtis
et
en
instaurant
des
règles
qualitatives
en
matière
de
paysage
ou
d’architecture notamment. La
zone
UC
est
une
zone
plus
pavillonnaire
où
des
opportunités
de
constructions nouvelles existent encore. Le règlement de la zone a pour objectifs de conserver son caractère « aéré », ses qualités paysagères et de
permettre
une
densification
raisonnée
afin
de
protéger
les
constructions existantes. Afin de tenir compte de la physionomie des tissus et de la largeur des voies, les règles d’implantation sur voirie de la zone UC dépendent de la largeur de la voie. Le règlement prévoit : « les constructions devront respecter une distance d’implantation par rapport à l’alignement opposé
au moins égale à la hauteur de la construction projeté (H
≤
L) (Il pourra
être exigé (pour les constructions et pour les accès) un recul de 5m minimum pour la sécurité des accès). » Les règles d’implantation sur limites séparatives permettent de réaliser des formes urbaines variées (groupées par exemple) tout en s’adaptant au tissu existant (hauteur sur limite limité). Le règlement prévoit : « les constructions devront s’implanter soit sur limite séparative à condition que
leur
hauteur
soit
inférieure
à
7m
sur
limite
;
Au-delà
de
7m
de
hauteur, la construction devra être implantée à une distance des limites séparatives au moins égale à la moitié de la différence d'altitude entre la limite séparative considérée et tout point de la construction, sans pouvoir être inférieure à 3 mètres (L
≥
H/2, avec 3m. mini.) ; soit à une distance
des
limites
séparatives
au
moins
égale
à
la
moitié
de
la
différence
d'altitude
entre
la
limite
séparative
considérée
et
tout
point
de
la
construction, sans pouvoir être inférieure à 3 mètres (L
≥
H/2, avec 3m
mini) ». La hauteur maximum des constructions est de 13 mètres et de R+2+toit ou R+3+acrotère, et le CES maximum est de 30%. Toutefois,
afin
de
permettre
une
évolution
du
tissu
déjà
bâti
et
d’encourager les constructions écologiquement vertueuses, le règlement permet une constructibilité supplémentaires : « En cas d’extension d’une construction
existante,
si
le
CES
existant
dépasse
le
CES
autorisé
ci-
dessus,
l’emprise
au
sol
nouvelle
autorisée
(« de
la »
ou
« des »
nouvelles
constructions
à
la
date
d’approbation
du
PLU)
est
de
35m
2
maximum.
En
cas
de
construction
d’un
bâtiment
à
énergie
positive,
l’emprise au sol des constructions peut aller jusqu’à 35%. » En ce qui concerne le pourcentage d’espace vert, en raison de la densité souhaitée
de
ce
secteur
et
de
la
volonté
de
préserver
ses
qualités
paysagères,
il
est demandé 30% d’espaces verts
dont 20% de pleine
terre. Comme pour les autres zones à dominante d’habitat, l’ensemble de ces règles permet de définir des « enveloppes de densité constructible » tout en prenant les précautions nécessaires par rapport aux environnementsCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
253
bâtis
et
en
instaurant
des
règles
qualitatives
en
matière
de
paysage
notamment. La zone UD
est une zone de pavillonnaire excentrée ou il existe peu
d’opportunités
de
constructions
nouvelles.
Le
règlement
de
la
zone
a
pour objectifs de conserver son caractère, ses qualités paysagères et de permettre le comblement des quelques dents creuses résiduelles. Son éloignement des réseaux n’en fait pas une zone où l’on souhaite densifier l’urbanisation. Afin de tenir compte de la physionomie des tissus existants, les règles d’implantation sur voirie de la zone UD dépendent de la largeur de la voie.
Le
règlement
prévoit :
« Les
constructions
nouvelles
doivent
respecter une distance d’implantation par rapport à l’alignement opposé au moins égale à la hauteur de la construction projeté (H
≤
L). »
Comme dans la zone UC, les règles d’implantation sur limites séparatives permettent de s’implanter sur limite mais avec une hauteur plus faible, permettant par exemple la réalisation de villas jumelées par le garage. Le règlement prévoit : « les constructions devront s’implanter soit sur limite séparative à condition que leur hauteur soit inférieure à 4m sur limite et leur longueur inférieure à 8m sur chacune des limites; Au-delà de 4m de hauteur, la construction devra être implantée à une distance des limites séparatives au moins égale à la moitié de la différence d'altitude entre la limite séparative considérée et tout point de la construction, sans pouvoir être inférieure à 3 mètres (L
≥
H/2, avec 3m mini) ; soit à une distance
des
limites
séparatives
au
moins
égale
à
la
moitié
de
la
différence
d'altitude
entre
la
limite
séparative
considérée
et
tout
point
de
la
construction, sans pouvoir être inférieure à 3 mètres (L
≥
H/2, avec 3m
mini). » La hauteur maximum des constructions est de 10 mètres et de R+1+toit ou R+2+acrotère, et le CES maximum est de 15%. Toutefois,
afin
de
permettre
une
évolution
du
tissu
déjà
bâti,
le
règlement permet une constructibilité supplémentaire : « Une possibilité d’extension
jusqu’à
25%
d’emprise
au
sol
est
autorisée
pour
les
constructions existantes ».
En ce qui concerne le pourcentage d’espace vert, en raison de la volonté de préserver
ses
qualités
paysagères,
il
est
demandé
40%
d’espaces
verts dont 30% de pleine terre. Comme pour les autres zones à dominante d’habitat, l’ensemble de ces règles permet de définir des « enveloppes de densité constructible » tout en prenant les précautions nécessaires par rapport aux environnements bâtis
et
en
instaurant
des
règles
qualitatives
en
matière
de
paysage
notamment. Les règles spécifiques aux zones urbaines à vocation d’activités
-
Les constructions, usages des sols et activités interdites et celles soumises à conditions particulières
La zone urbaine activités « UI » est une zone urbaine destinée à accueillir les constructions à usage d’activités économiques. Elle
comprend
3
sous-secteurs
dans
lesquels
des
constructions
ou
occupations du sol sont interdites ou autorisées par rapport à la zone UI « classique » selon l’objectif et les enjeux de ces zones : Dans le sous-secteur « UIs »
sont autorisées les activités de services où
s’effectue l’accueil d’une clientèle : ces secteurs sont en effet situés dans l’espace préférentiel du SCOT aux abords du centre ancien de Fures et sont propices à l’installation éventuelle de ces activités. Dans le sous-secteur « UIc »
des restrictions dans les occupations du sol
sont
imposées :
sont
interdits
les
dépôts
et
stockages,
certains
types
d’activités polluantes. Ces secteurs sont en effet situés dans des zones de risques naturels forts (crues autour de la Fures) dans lesquels une crue éventuelle pourrait créer une pollution si des dépôts ou des constructions sensibles
s’y
installaient.
Il
s’agit
de
prévenir
une
pollution
en
cas
d’accident. Le
sous-secteur
« UIcs » combine
les
deux
sous-secteurs
précédents :
une
sensibilité
aux
risques
et
un
positionnement
intéressant
pour
les
services.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
254
Indépendamment
de
ce
chapitre,
la
question
de
l’artisanat
et
du
commerce de détail dans ces zones est règlementé dans le chapitre 4 du règlement. Au-delà des constructions autorisées ou interdites dans cette zone et ses sous-secteurs, les autres règles leur sont communes.
-
Les implantations
Les zones d’activités ont la caractéristique d’accueillir le plus souvent des volumes conséquents qui même s’ils sont en lien avec la taille de la zone ne peuvent être collés les uns aux autres pour des raisons de sécurité, de circulation et d’impact paysager et urbain. C’est pourquoi il est demandé un
recul
minimum
systématique
de
5m
par
rapport
aux
emprises
publiques, le respect d’un recul équivalent à la moitié de la hauteur du bâtiment
sans
pouvoir
être
inférieur
à
5
mètres
sur
les
limites
séparatives et la mention d’une distance qui pourra être imposée entre 2 bâtiments sur un même terrain. Des dérogations sont possibles si les problématiques liées au feu sont prises en compte. De
même
en
dehors
des
autres
contraintes
règlementaires
(PPRI,
PPRN…) le coefficient d’emprise au sol est fixé à 70%. En effet le foncier économique étant rare, les élus souhaitent pouvoir densifier les zones existantes.
-
Les hauteurs
La hauteur maximale autorisée est de 15m (comme dans la zone mixte UB) permettant à la fois de densifier l’existant (la hauteur maximale dans le PLU
en
vigueur
était
de
12
mètres),
de
permettre
une
hauteur
confortable pour toutes les nouvelles entreprises
tout en respectant la
hauteur maximale autorisée sur la commune. Les ouvrages techniques (pylônes) peuvent monter à 30 mètres.
-
L’emprise au sol et le pourcentage d’espaces verts
L’emprise
au
sol
n’est
pas
règlementée
et
il
est
exigé
que
20%
du
tènement
foncier
support
du
projet
soit
réservé
aux
espaces
verts
comprenant
au
minimum
10%
de
pleine
terre.
Le
règlement
précise
également « Ces espaces de pleine terre ne seront pas uniquement des espaces résiduels ou périphériques mais devront être plantés de manière qualitative et fonctionnelle. Les strates herbacées, arbustives et arborées devront
être
présentes.
Des
prairies
naturelles,
gazon
naturel,
arbres
d’ornement, arbustes, … pourront être plantées. » L’objectif est de permettre une utilisation maximale de ces surfaces (leur densification pour les existants car le PLU en vigueur limitait à 50 ou 70% cette emprise au sol) tout en conservant ou instaurant un minimum de qualité paysagère et d’espace de respiration sur ces secteurs.
-
Le stationnement
Les règles de stationnements imposées dans la commune répondent à la situation du territoire (notamment en ce qui concerne sa desserte par les transports en commun) et aux réalités des tissus concernés. Une distinction est faite entre les surfaces de plancher des différentes occupations du sol autorisées ne fonction des besoins pressentis : des destinations qui nécessitent le plus de places car elles emploient plus de personnes :
1
place
pour
20m
2
de
SP
pour
les
bureaux
jusqu’aux
destinations qui nécessitent peu de stationnements : 1 place pour 180m
2
de SP pour les entrepôts par exemple. Comme en zone urbaine mixte, il est rappelé que les constructeurs sont tenus de respecter les règles du Code de la construction et de l'habitation concernant des exigences sur le câblage permettant le rechargement des voitures électriques et hybrides.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
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255
Comme en zone urbaine mixte, il est exigé des places pour les cycles et les 2 roues. Ces obligations sont encore plus importantes dans ces zones porteuses
d’emplois
vers
lesquelles
les
employés
et
salariés
doivent
pouvoir se rendre avec ce mode de déplacement et trouver sur place un stationnement
adapté.
C’est
la
mesure
la
plus
efficace
du
PLU
pour
encourager cet usage. Les
règles
spécifiques
aux
zones
urbaines
à
vocation
d’équipements Ces zones spécifiques ont pour vocation de ne pas induire en erreur sur leur vocation propre. Il ne s’agit pas de zones mixtes (comme les autres zones « UA », « UB », « UC » ou « UD » du PLU) qui sont destinées à accueillir la diversité des fonctions urbaines. Ces
zones
« UE »
ne
pourront
accueillir
que
des
destinations
de
constructions liées aux équipements d’intérêt collectif. Elles
sont
d’ailleurs
plutôt
situées
sur
des
secteurs
excentrés
ou
en
périphérie de l’enveloppe urbaine constituée. Ainsi
le
règlement
est
globalement
plutôt
permissif
sur
cette
zone
comme
il
l’est
par
ailleurs
pour
les
équipements
publics
dont
les
spécificités
en
termes
de
programmes
nécessitent
de
la
souplesse
règlementaire. Les règles d’implantation par rapport aux voies sont libres, en revanche, les
constructions
doivent
être
implantées
à
une
distance
comptée
horizontalement de tout point du bâtiment à construire au point de la limite séparative considérée au moins égale à la moitié de la hauteur, sans pouvoir être inférieure à 3 mètres (D
≥
H/2, et D
≥
3,00 m).
La hauteur maximale des constructions ne pourra dépasser 15 mètres hors tout (comme dans la zone UB la plus dense de la commune). Afin de s’adapter aux spécificités des programmes, il n’est pas fixé de CES et les règles de stationnement devront répondre aux besoins.
Pour les mêmes raisons d’adaptation a ux programmes, il n’est pas exigé de pourcentages d’espaces verts, en revanche le règlement prévoit que : « Tout espace destiné aux stationnements doit être planté à raison d'un arbre de haute tige pour 5 places de stationnement extérieures créées. Les
plantations
peuvent
être
regroupées,
en
bosquets
et
le
pied
des
arbres devra être au minimum enherbé. Les
ombrières
photovoltaïques
sont
autorisées.
Dans
le
cas
de
leur
implantation, les exigences en arbre de haute tige liées aux espaces de stationnement se concentrent sur les espaces verts avec pour ratio : un arbre de haute tige pour 8 places de stationnement extérieures créées. Les ouvrages de gestion des eaux pluviales comme les noues, bassins, fossés, etc. doivent être aménagés et paysagers, avec une flore adaptée. Ils
doivent
participer
à
la
valorisation
paysagère
de
l’opération
d’ensemble. Les essences floristiques utilisées dans l’aménagement des espaces verts et des ouvrages de gestion des eaux pluviales devront être locales. » Les règles spécifiques aux zones à urbaniser non constructibles « AU » Les zones à urbaniser « AU » sont des secteurs destinés à être ouverts à l'urbanisation mais dont les réseaux existants à la périphérie immédiate de
la
zone
n'ont
pas
une
capacité
suffisante
pour
desservir
les
constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone. Leur ouverture à l'urbanisation est subordonnée à une modification ou à une
révision
du
plan
local
d'urbanisme
comportant
notamment
les
orientations d'aménagement et de programmation de la zone. Le règlement ne propose des règles que pour le chapitre concernant les destinations
des
constructions,
usage
des
sols
et
nature
des
activités
autorisées
ou
interdites
afin
de
gérer
les
existants
ou
d’autoriser
les
ouvrages techniques ou les équipements d’infrastructure et de réseaux. Rien d’autre n’étant autorisé, il n’est pas nécessaire d’imposer des règles pour les autres chapitres du règlement.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
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256
Les
règles
spécifiques
aux
zones
à
urbaniser
constructibles
à
court terme, « AUa » à « AUk » Les zones à urbaniser « AUa » à « AUj » sont des secteurs destinés à être
ouverts
à
l'urbanisation,
à
vocation
dominante
d'habitat
et
correspondant à des secteurs et des densités différenciées : La zone à urbaniser « AUk » : Troussatière est destinée à l’accueil d’un EHPAD et d’une résidence séniors. Des orientations d'aménagement et de programmation et, le règlement définissent les conditions d'aménagement et d'équipement de ces zones. Dans le secteur 1AUi « Ex IME », les constructions seront autorisées à condition que les accès puissent s’effectuer de manière sécurisée. Dans les secteurs « AUa »
« AUb » « AUc »
« AUd »
« AUe » « AUf »
« AUg »
« AUh »
« AUi »
« AUj »
« AUk »,
les
constructions
sont
autorisées sous forme d'une opération d'aménagement d'ensemble sur chacun des secteurs. Dans le secteur « AUj Chatroux », dans l’attente de la que la reprise de la maçonnerie du dalot de l'allée des soupirs, de la mise en œuvre d'un ouvrage de gestion des flottants à l'amont du dalot et du recalibrage du chenal
de
l'aval
de
la
RD1092
jusqu'à
la
RD48,
les
nouvelles
constructions
situées
dans
les
secteur
couvert
par
la
trame
(qui
conditionne
le
développement
de
l’urbanisation
à
la
réalisation
des
équipements
publics
conformément
à
l’article
R
151-34
du
code
de
l’urbanisme),
à
l’exception
des
annexes
fonctionnelles
liées
aux
bâtiments existants, sont interdites jusqu’à la publication de l’ordre de service marquant le début des travaux. Les destinations de constructions autorisées ou interdites sont les mêmes que dans les zones urbaines mixtes.
-
Les implantations
Concernant les implantations par rapport aux voies, elle est libre dans les secteurs
« AUa »
« AUb »
« AUi » :
en
effet
ces
secteur
n’ont
pas
vraiment
de
contact
avec
les
voiries
existantes
(à
part
leur
chemin
d’accès) , donc cette règlementation n’a aucun intérêt.
En
revanche,
dans
les
secteurs
« AUc »,
« AUd »,
« AUe »,
« AUf »,
« AUg », « AUh », « AUj », « AUk », le règlement prévoit que : « Les
constructions
nouvelles
pourront
s’implanter jusqu’à
l’alignement
ou
à
la
limite
entre
le
terrain
et
la
voie
(ou
l’espace
public),
en
respectant, dans la mesure du possible, l’alignement des constructions contiguës (Il pourra être exigé (pour les constructions et pour les accès) un recul de 5m minimum pour la sécurité des accès.) ». Tout en étant souple
sur
ces
règles
d’implantation,
le
règlement
permet
de
tenir
compte des existants. Hormis dans la zone « AUa » qui se situe dans un secteur de bâti ancien nécessitant des règles d’implantation plus souple (elles sont libres sur les limites séparatives), les règles d’implantation sur limites séparatives des autres
zones
permettent
de
réaliser
des
formes
urbaines
variées
(groupées par exemple) tout en s’adaptant au tissu existant (hauteur sur limite
limité).
Le
règlement
prévoit :
« les
constructions
devront
s’implanter soit sur limite séparative à condition que leur hauteur soit inférieure à 7m sur limite ; Au-delà de 7m de hauteur, la construction devra être implantée à une distance des limites séparatives au moins égale
à
la
moitié
de
la
différence
d'altitude
entre
la
limite
séparative
considérée et tout point de la construction, sans pouvoir être inférieure à 3 mètres (L
≥
H/2, avec 3m. mini.) ; soit à une distance des limites
séparatives au moins égale à la moitié de la différence d'altitude entre la limite séparative considérée et tout point de la construction, sans pouvoir être inférieure à 3 mètres (L
≥
H/2, avec 3m mini) ».Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
257
-
Les hauteurs
La hauteur maximum des constructions varie en fonction des sites et s’adapte à leur environnement bâti. Ainsi une même zone peut proposer 2
hauteurs
maximales
différentes.
C’est
la
raison
pour
laquelle
le
règlement propose une carte des hauteurs sur ces zones.
-
L’emprise au sol
Comme dans la zone UA et en corrélation avec les tissus des centres anciens, il n’est pas fixé de CES dans les zones « AUa » et « AUi ». Dans les autres secteurs, afin d’autoriser une densité cohérente avec leur environnement
bâti,
l'emprise
au
sol
des
constructions,
ne
doit
pas
excéder 30% de la surface du tènement foncier support du projet. Afin d’encourager
les
constructions
écologiquement
vertueuses
ou
de
permettre
dans
un
deuxième
temps
une
légère
densification
de
ces
tissus, le règlement permet une constructibilité supplémentaires : « En cas d’extension d’une construction existante, si le CES existant dépasse le CES autorisé ci-dessus, l’emprise au sol nouvelle autorisée (« de la »
ou « des » nouvelles constructions à la date d’approbation du PLU) est de 35m
2
maximum. En cas de construction d’un bâtiment à énergie positive,
l’emprise au sol des constructions peut aller jusqu’à 35%. »
-
Les espaces verts
En ce qui concerne le pourcentage d’espace vert, il varie pour les mêmes raisons que l’emprise au sol : les exigences sont moindres dans les zones « AUa »
et
« AUi »
situées
dans
des
secteurs
aux
typologies
plus
anciennes, tissus plus minéraux que végétaux et rendant plus difficile la réalisation
d’espaces
verts.
Néanmoins
la
taille
des
tènements
de
ces
deux
secteurs
permettent
tout
de
même
d’imposer
des
espaces
verts
(contrairement à la zone UA). Le règlement exige donc : Dans
la
zone
« AUa »
« AUi »,
20%
du
tènement
foncier
support
du
projet sera réservé aux espaces verts comprenant au minimum 10% de pleine terre. Dans
les
zones
« AUb »
« AUc »
« AUd »
« AUe »
« AUf »
« AUg »
« AUh » « AUj », « AUk », 30% du tènement foncier support du projet sera réservé aux espaces verts comprenant au minimum 20% de pleine terre. » Comme pour les autres zones à dominante d’habitat, l’ensemble de ces règles permet de définir des « enveloppes de densité constructible » tout en prenant les précautions nécessaires par rapport aux environnements bâtis
et
en
instaurant
des
règles
qualitatives
en
matière
de
paysage
notamment.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
258
Les règles spécifiques aux zones A
-
Destinations
des
constructions,
usage
des
sols
et
nature
des
activités :
Dans la zone A, les utilisations possibles du sol soumises à conditions sont limitées. Elles permettent les ouvrages exploités par RTE ainsi que leur maintenance ou leur modification, les aménagements, constructions et installations nécessaires à la gestion et à l'exploitation agricole et les constructions et installations nécessaires au service public ou d’intérêt collectif pour autant qu’elles ne compromettent pas le caractère agricole de la zone, et des affouillements et exhaussement de sol sous conditions (conformément à l’article R 151-23 du Code de l’Urbanisme). Afin de cadrer fortement l’implantation ou l’extension des constructions à usage d’habitat, le règlement propose des règles très strictes en la matière que ce soit pour les habitations liées à une exploitation agricole, pour les habitations existantes ou pour certains type de petites constructions qu’il choisit de règlementer clairement. Ainsi, le règlement autorise : « Les habitations liées à l’exploitation agricole,
à condition :
De démontrer la nécessité d’une présence permanente sur le site. Pour les exploitations sous forme sociétaires (GAEC, SCEA, EARL…) le nombre
de
logement
des
associés
est
limité
à
2,
y
compris
l’existant.
Que le bâtiment soit intégré ou accolé à la structure du bâtiment d’activité sauf en cas d’élevage où il devra être à proximité (dans un rayon
de
50m
sauf
en
cas
d’impossibilité
liée
à
la
présence
de
risques naturels),
Que la surface du logement soit limitée à 160 m² de surface
de
plancher,
Que les constructions s’implantent de manière à former un ensemble cohérent avec les autres bâtiments de l’exploitation (existante ou à créer,
en
cas
de
délocalisation
de
l’exploitation
ou
de
nouveau
projet),
et
ce,
sauf
contrainte
technique
ou
réglementaire
ou
cas
exceptionnel dûment justifié.
Que leur hauteur hors tout ne dépasse pas 8.50 mètres.
Pour les habitations existantes :
La
réhabilitation
dans
le
volume
existant
,
sans
limitation
de
surface de plancher, est autorisée
pour les habitations existantes
régulièrement édifiées
même si elle ne respecte pas les articles
II-1, II-2, II-3 du présent règlement,
Les
extensions
limitées
des
habitations
existantes
sont
autorisées à condition de ne pas compromettre l'activité agricole ou la
qualité
paysagère
du
site,
en
continuité
de
la
construction
principale dans la limite d’une augmentation de 30 % de l’emprise au sol
existante
à
la
date
d’approbation
du
PLU
et
de
160
m²
d’emprise au sol au total (habitation existante comprise). La hauteur au faîtage d’une construction réalisée en extension d’une habitation existante ne pourra dépasser 8,50 m hors tout. En cas d’extension d’une habitation existante dépassant cette hauteur, la hauteur de la construction
en
extension
pourra
s’aligner
sur
la
hauteur
du
bâtiment existant.
Les
annexes
aux
habitations
existantes
sont
autorisées
à
condition
de ne
pas
compromettre
l'activité agricole ou
la qualité
paysagère du site, qu’elles soient implantées à moins de 20 mètres de l’habitation existante, qu’elles ne dépassent pas 30m² d’emprise au sol
(total
des
annexes,
y
compris
existantes,
hors
piscine)
et
dans la limite des autres articles du présent règlement. La hauteur au faîtage des constructions à usage d’annexes, mesurée à partir du sol naturel avant travaux, ne pourra excéder 4 m.
Les piscines
à condition qu’elles soient implantées à moins de 20
mètres de l’habitation existante, que la superficie du bassin de la piscine ne dépasse pas 50 m² et dans la limite des autres articles du présent règlement.
Les abris pour animaux non liés à une exploitation agricole,
à
condition :
Un seul abri par unité foncière sera autorisé,
Qu’ils
soient
ouverts
au
moins
sur
une
face
et
que
leur
emprise au sol ne dépasse pas 20 m²,
Que leur hauteur n’excède pas 4 m,
Qu’ils
soient
adossés
dans
la
mesure
du
possible
à
un
boisement existant. »Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
259
Le règlement intègre des notions de protections au travers de la création d’un
secteur
spécifique
pour
les
corridors
écologiques,
le
secteur
« Aco »
dans
lequel
les
constructions
sont
interdites
ainsi
que
les
clôtures non perméables compromettant la circulation de la faune. Sont autorisés cependant les aménagements et infrastructures d’intérêts collectifs et services publics et la pose ou restauration de clôtures pour raison de sécurité. Le règlement intègre des notions de protections au travers de la création d’un secteur spécifique
« As »
à dominante agricole mais caractérisé par
l’intérêt spécial de ces zones pour la trame verte et bleue (voir descriptif complet de la protection de la zone « Ns » pages suivantes). Il créer également un secteur
« Azh »
: identifié comme zone humide
par l’inventaire du Département de l’Isère. Dans ces secteurs, seuls sont autorisés :
Les
travaux
et
ouvrages
nécessaires
au
maintien
en
l’état,
à
la
régulation
de
l’alimentation
en
eau
ou
à
la
mise
en
valeur
(touristique, pédagogique, écologique) de la zone humide.
Les
aménagements
sans
extension
au
sol,
des
constructions
existantes, dans la mesure où ces dernières ne viennent pas altérer les milieux présents (par des rejets d’eaux pluviales potentiellement polluées, un drainage des sols, …).
Toute
construction
ou
aménagement
doit
faire
l’objet
d’une
démarche « Eviter, Réduire, Compenser (ERC) ».
Au-delà des constructions autorisées ou interdites dans cette zone et ses sous-secteurs, les autres règles leur sont communes.
-
Implantations :
D’autre part les règles d’implantation pour les constructions autorisées imposent un recul de 5m par rapport aux voies et la règle de L
≥
H/2,
avec 3m. mini sur les limites séparatives.
L'implantation
jusqu'en
limite
est
autorisée
en
cas
d'ouvrages
techniques
nécessaires
au
fonctionnement
des
équipements
d'intérêt
collectif et des services publics ou de bâtiments annexes non accolés au bâtiment sous conditions.
-
Hauteurs :
La hauteur maximale des constructions autorisées sera limitée au faîtage à :
8.50
mètres
pour
les
bâtiments
à
usage
d'habitation
et
leurs
extensions
4 mètres pour les annexes, les abris pour animaux, les cabanes de pêche ;
12
mètres
pour
les
bâtiments
à
usage
agricole.
Toutefois,
une
hauteur
plus
importante
pourra
être
autorisée
pour
des
raisons
techniques (bâtiments de type silos).
A ces hauteurs, il sera ajouté le rehaussement préconisé par le Plan de Prévention des Risques Naturels ou la carte d’aléas en fonction de la zone concernée.
-
Emprise au sol :
Concernant l’emprise au sol des constructions, certains secteurs peuvent être
concernés
par
les
risques
d’inondation
avec
l’application
d’un
Rapport d’Emprise au Sol en zone Inondable (RESI = rapport de la partie inondable
de
l’exhaussement,
construction
et
remblai,
sur
la
partie
inondable de la parcelle). L’emprise au sol peut donc être limitée par ce RESI
(voir
Plan
de
Prévention
des
Risques
Naturels
Prévisibles
en
annexe).
-
Stationnements :
Cette zone n’est pas règlementée en termes de stationnement à part de sensibiliser à la réponse aux besoins. Ainsi le règlement écrit : « Le
stationnement
des
véhicules
automobiles
correspondant
aux
besoins des constructions doit être assuré par des installations propres en dehors des voies publiques. »Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
260
Les règles spécifiques aux zones N
-
Destinations
des
constructions,
usage
des
sols
et
nature
des
activités :
Dans la zone N, les utilisations possibles du sol soumises à conditions sont limitées comme dans la zone A. En effet elle n’a pas vocation de par sa définition à comporter des constructions et installations autres que celles strictement nécessaires à son entretien ou existant préalablement, excepté dans le STECAL du château de St Jean de Chépy où de nouvelles constructions
limitées
sont
autorisées.
Ainsi
sont
permises
les
constructions
et
installations
nécessaires
à
l'exploitation
agricole
ou
forestière
et
les
constructions
et
installations
nécessaires
au
service
public ou d’intérêt collectif pour autant qu’elles ne compromettent pas le caractère naturel de la zone, et des affouillements et exhaussement de sol
sous
conditions
(conformément
à
l’article
R
151-23
du
Code
de
l’Urbanisme). De rares constructions étant implantées dans la zone N leur évolution
est
cadrée
comme
en
zone
A
à
condition
qu’elles
aient
été
légalement construites. Des exceptions concernent les ouvrages RTE ou la zone autoroutière. Dans le secteur « Nzh », identifié comme zone humide par l’inventaire du Département de l’Isère, les restrictions à l’urbanisation sont les mêmes que dans la zone « Azh ». Dans le secteur « Ns », caractérisant l’intérêt spécial de ces zones pour la trame
verte
et
bleue,
il
s’agit
de
milieux
ayant
fait
l’objet
d’une
identification par un zonage particulier : arrêté préfectoral de protection de
biotope
ou
zone
naturelle
d’intérêt
écologique,
faunistique
ou
floristique (ZNIEFF), seuls sont autorisées : Les
constructions,
usages
des
sols
et
activités
strictement
nécessaires
à
l’activité
de
l’autoroute
A49
ou
concourant
au
fonctionnement de l'autoroute, l
es affouillements et exhaussements
de sol
sous conditions et les constructions à proximité immédiate sont
autorisées dans la mesure où ces dernières ne viennent pas altérer les
milieux
présents
(par
des
rejets
d’eaux
pluviales
potentiellement
polluées, un drainage des sols, …). Les clôtures sont règlementées. »
-
Implantations
D’autre part les règles d’implantation pour les constructions autorisées imposent un recul de 5m par rapport aux voies et la règle de L
≥
H/2
avec 3m minimum sur les limites séparatives.
-
Hauteurs
La hauteur maximale des constructions autorisées sera limitée au faîtage à :
8.50
mètres
pour
les
bâtiments
à
usage
d'habitation
et
leurs
extensions
4 mètres pour les annexes, les abris pour animaux, les cabanes de pêche ;
12
mètres
pour
les
bâtiments
à
usage
agricole.
Toutefois,
une
hauteur
plus
importante
pourra
être
autorisée
pour
des
raisons
techniques (bâtiments de type silos). -
Emprise au sol
Concernant l’emprise au sol des constructions, certains secteurs peuvent être
concernés
par
les
risques
d’inondation
avec
l’application
d’un
Rapport d’Emprise au Sol en zone Inondable (RESI = rapport de la partie inondable
de
l’exhaussement,
construction
et
remblai,
sur
la
partie
inondable de la parcelle). L’emprise au sol peut donc être limitée par ce RESI
(voir
Plan
de
Prévention
des
Risques
Naturels
Prévisibles
en
annexe).
-
Stationnements
Cette zone n’est pas règlementée en termes de stationnement à part de sensibiliser à la réponse aux besoins. Ainsi le règlement écrit : « Le stationnement des véhicules automobiles correspondant aux besoins des constructions doit être assuré par des installations propres en dehors des voies publiques. »Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
261
Conformément aux possibilités offertes par l’article L. 151-13 du Code de l’Urbanisme, les zones A et N comprennent également des
STECAL :
un
STECAL
au
lieu-dit
du
château
de
St
Jean
de
Chépy et 2 STECAL d’activités. Dans les STECAL n°2 et 3 pour des activités existantes situées le long
de
la
RD
1092,
sont
autorisés
uniquement
et
à
condition
d'assurer leur insertion dans l'environnement et leur compatibilité avec le maintien du caractère naturel, agricole ou forestier de la zone :
La réhabilitation des constructions existantes dans leur volume (sans limite de CES).
Les nouvelles constructions à vocation de :
artisanat et commerce de détail lié à l'activité existante,
activités de service où s'effectue l'accueil d'une clientèle lié à l'activité existante,
bureau lié à l'activité existante
industrie,
entrepôt.
A condition que :
Le
CES
(total
des
constructions
y
compris
les
existantes)
ne
dépasse pas 50%, 70% en cas d'extension,
que leur hauteur n’excède pas la hauteur du bâtiment existant.
Il
s’agit
de
permettre
aux
entreprises
de
s’agrandir
si
besoin
et
éventuellement
à
de
nouvelles
constructions
de
venir
s’implanter
à
condition qu’elle soit en lien avec l’activité existante. La
surface
des
STECAL
est
de
4700m2
et
6700m2
et
correspond
à
l’emprise actuelle des activités. Ces STECAL ne viennent pas compromettre, ni consommer de surfaces agricoles
car
ils
ne
sont
pas
dédiés
à
cette
fonction
aujourd’hui.
Ils
étaient d’ailleurs classés en zone UI d’activités au PLU actuel.
Le STECAL de St Jean de Chépy : Le
maintien
et
le
développement
de
l’activité
touristique
est
particulièrement
important
dans
la
commune
car
elle
est
très
peu
représentée
par
ailleurs
et
le
STECAL
concerné
est
situé
sur
la
plus
grande activité touristique de la commune. Elle permet de répondre à la demande en hébergement que n’assure pas une offre hôtelière suffisante sur la commune. De plus il concerne la valorisation d’un site autour d’un bâtiment classé monument historique qui fait l’objet de projets de diversification depuis de nombreuses années. Enfin,
de
par
sa
capacité
et
la
qualité
de
son
offre,
ce
site
a
une
réputation qui va bien au-delà de la commune et permet de valoriser l’image de Tullins.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
262
La taille de ce STECAL est de 4720m2 situés dans l’enceinte actuelle de la propriété du Château et classés en zone naturelle au PLU. Ces espaces sont aujourd’hui anthropisés pour grande partie car ils accueillent déjà des
parkings
ou
des
constructions.
Les
extensions
vont
se
faire
en
continuité directe avec ces aménagements. En outre, la délimitation du STECAL tient compte à la fois des risques forts d’inondation mais aussi de la présence de zones humides. Il se positionne donc dans la partie la moins impactée par ces sensibilités environnementales. Dans ce secteur, ne sont autorisées que les constructions et installations nécessaires permettant l’accueil du public, le développement du projet touristique et le bon fonctionnement du secteur permettant d'assurer leur insertion dans l'environnement et leur compatibilité avec le maintien du caractère
naturel,
agricole
ou
forestier
de
la zone
:
Des
parkings,
un
espace évènementiel et des lodges (200m² maximum d’emprise au sol supplémentaire pour de l’hébergement).
-
Implantations
Un
recul
de
5
mètres
minimum
est
exigé
sur
limites
par
rapport aux voies
Les
constructions
devront
être
implantées
à
moins
de
50
mètres d’un bâtiment existant.
Un
recul
de
5
mètres
minimum
est
exigé
par
rapport
aux
limites séparatives.
-
Hauteurs
La
Hauteur
maximale
des
constructions
est
de
10
mètres
hors tout
-
Emprise au sol
La surface réservée aux stationnements est limitée à 300m².
La surface réservée à l’espace évènementiel est limitée à 700m² maximum
d’emprise
au
sol
(pour
la
restauration
et
/
ou
l’hébergement hôtelier et touristique)
La surface réservée aux lodges est limitée à 200m² maximum d’emprise au sol supplémentaire pour de l’hébergement
Ce règlement permet de mettre en œuvre le projet envisagé sur ce secteur :
Espace événementiel jusqu’à 700m2
Parkings
Lodges
Un
chapiteau
de
250m2
est
installé
depuis
6
années
à
proximité
du
bâtiment actuel (voir photo), mais celui-ci étant situé à quelques mètres seulement de la Fure et de son canal de dérivation (voir plan), il n’est pas possible de remplacer celui-ci en construisant une structure en « dur » à cet endroit. De plus, la zone étant protégée par les Bâtiments de France, il y a nécessité de pas construire dans un périmètre proche du Château. Pour
pallier
cette
problématique,
la
nécessité
de
développer
l’activité
emmène
donc
à
envisager
la
construction
d’un
bâtiment
(espace
événementiel) à proximité des espaces existants ou dans la prolongation du parc derrière les lodges actuels. Afin de ne pas dénaturer l’environnement extérieur, le domaine voit sa future extension dans les espaces nus, soit sur le parking actuel (voir plan),
soit
dans
la
prairie
se
situant
derrière
les
lodges
actuels.
Ceci
évitera la déforestation, le Domaine étant très attaché et engagé à la protection de l’environnement, le parc de 10 hectares étant classé refuge biodiversité par la LPO 38 (ligue de protection des Oiseaux). A
cela
s’ajouterait
un
besoin
de
parking
supplémentaire
de
capacité
suffisante, ainsi que plusieurs lodges pour l’hébergement de la clientèle. Le domaine s’étendant sur une longueur de 800 m, il apparait judicieux de ne pas s’étendre dans le parc, mais de rester proche des structures existantes, pour des raisons pratiques et de commodité pour la clientèle. Vocation de l’espace événementiel, parking et lodges L’activité depuis 2001, consiste à accueillir de nombreux groupes (150 par
an)
dans
le
cadre
d’une
activité
d’hôtellerie
restauration,
pour
l’organisation de séminaires et réceptions professionnelles (en semaine), et/ou familiales (le week end).Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
263
Les
prestations
proposées
sont :
location
d’espaces
pour
événements
(réunions,
expositions..),
restauration
de
l’ensemble
de
la
clientèle
(cuisine sur place), et hébergement (19 chambres sur place). Ces
groupes
allant
de
10
à
250
personnes,
il
est
indispensable
de
disposer d’un 2
ème
bâtiment d’accueil car chaque groupe a besoin d’un
premier espace pour la réunion, et d’un autre pour la restauration. Le chapiteau actuel permet de faire face (chauffé l’hiver), mais reste une solution
à
court
terme,
notamment
en
termes
d’esthétique
et
d’implantation dans l’espace naturel extérieur. Afin de répondre aux différentes de demandes et cahiers des charges pour
les
événements
des
clients il
est
nécessaire
d’avoir
une hauteur
sous
plafond
supérieure
(environ
10m)
pour
installer
des
espaces
scéniques à la mesure des événements organisés sur place. En ajoutant les réserves, sanitaires, loges, espace cuisine (etc,…),
environ 300m2 en
plus de l’espace clientèle de 400m2 sont nécessaires, soit un total de 700m2 de surface générale (voir plan ci-joint). En augmentant la capacité d’accueil des réceptions, il s’avère nécessaire d’avoir
des
places
de
stationnement
supplémentaires
(une
centaine
actuellement)
pour
arriver
à
garer
jusqu’à
200
véhicules
sur
place
à
l’intérieur
du
Domaine.
L’hébergement
proposé
lui
aussi
doit
pouvoir
compléter la demande des clients. Avec 8 lodges actuellement, il serait nécessaire à terme de disposer de 10 à 12 lodges au total dans le parc. La localisation de ces futures constructions est très contrainte par les risques naturels qui
induisent un développement
à l’Ouest plutôt qu’à
proximité immédiate des existants. Le périmètre du STECAL est calé sur ces risques et sur les zones humides présentes au Nord et au Sud du projet.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
264
En rouge le périmètre du STECAL
En rouge les futures constructions
Les zones de risques redéfinies par le TRI et qui contraignent fortement le projetCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU – Chapitre IV Cohérence des OAP
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
265
III.5.
C OHERENCE
DES
ORIENTATIONS
D
' AMENAGEMENT
ET
DE
PROGRAMMATION
AVEC
LES
ORIENTATIONS
ET
OBJECTIFS
DU
PADD
ET
COMPLEMENTARITE AVEC LE REGLEMENT Orientation d’aménagement et de programmation n°1 : FURES Orientation d’aménagement et de programmation n°2 : MURETTE Orientation d’aménagement et de programmation n°3 : BOULUN Orientation d’aménagement et de programmation n°4 : SALAMOT Orientation d’aménagement et de programmation n°5 : REVOLAZ Orientation d’aménagement et de programmation n°6 : GARE Orientation d’aménagement et de programmation n°7 : MAISONS NEUVES Orientation d’aménagement et de programmation n°8 : EX IME Orientation d’aménagement et de programmation programmatique n°9 : CHATROUX Orientation d’aménagement et de programmation programmatique n°10 : TROUSSATIERECommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU – Chapitre IV Cohérence des OAP
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
266
Les OAP répondent à plusieurs orientations du PADD :
Accueillir de nouveaux habitants
Diversifier l’offre de logement
Favoriser la construction de logements intermédiaires
Instaurer une plus grande mixité sur l’ensemble de la commune
Proposer des logements adaptés pour répondre au vieillissement de la population
Minimiser la consommation d’espace et augmenter la densité
Générer
des
formes
urbaines
et
bâties
en
cohérence
et
en
continuité des tissus existants
Créer
une
densité
acceptable
en
limitant
les
hauteurs
des
nouvelles constructions dans ces nouveaux secteurs (carte des hauteurs adaptées en fonction de l’environnement bâti)
Rester à proximité des réseaux et axes structurants existants
Intégrer
la
composante
environnementale
et
la
gestion
des
risques et des eaux.
Compléter la trame verte urbaine
Améliorer les déplacements en développant les alternatives à la voiture
(Développer
et
sécuriser
les
cheminements
piétons
et
cycles et assurer la continuité des itinéraires) et en confortant les infrastructures existantes (éviter les connexions dangereuses sur les RD et développer le réseau de voirie en adéquation avec les besoins).
Les OAP sectorielles à vocation mixte avec une dominante habitat ont donc pour objectif de répondre à ces enjeux en donnant des orientations qui permettent d’assurer la qualité des futurs projets :
-
Par la création de logements diversifiés, avec une programmation (ou une densité) et une mixité imposée, que ce soit en termes de produit ou en termes de pourcentage de logements sociaux, afin de mieux les répartir sur l’ensemble de la commune sans créer de quartier « défavorisé »
-
Les
OAP
prévoient
toutes
des
épannelages
adaptés
aux
tissus
existants en périphérie des futurs projets, souvent des secteurs pavillonnaires. L’objectif est d’améliorer les transitions entre les différents
quartiers
et
de
respecter
les
tissus
existants
sur
le
territoire
(une
carte
des
hauteurs
spécifique
vient
également
appuyer
ces
spécificités).
Cela
permet
aussi
de
proposer
une
mixité des typologies et des produits immobiliers dans les futurs programmes
au
sein
d’une
même
opération,
qui
mixent
de
l’individuel
pur
ou
groupé,
de
l’intermédiaire
et
des
petits
collectifs
permettant
de
créer
des
petits
logements
selon
le
besoin identifié de la commune.
-
Par la création de trames vertes et d’un maillage modes doux, qui viennent
structurer
et
découper
le
paysage
de
ces
nouveaux
quartiers
et
les
relier
au
reste
de
la
commune. Elles
viennent
également
s’inscrire
dans
un
schéma
plus
large
que
celui
du
tènement proprement dit en complétant la trame verte urbaine.
-
Par un système viaire et de desserte économe et cohérent afin de ne
créer
que
les
voies
strictement
nécessaires.
Au-delà
de
l’aspect
de
l’économie
financière,
la
limitation
de
l’imperméabilisation des sols est également un enjeu fort pour l’urbanisation de ces futurs quartiers.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
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267
-
Par l’implantation et l’orientation des futures constructions en lien avec
les
trames
vertes.
La
volonté
étant
toujours
de
minimiser
l’impact
des
futures
constructions
dans
le
paysage,
tout
en
leur
offrant
une
qualité
de
vie
et
une
bonne
prise
en
compte
des
contraintes bioclimatiques.
-
Toutes les OAP font l’objet de
prescriptions
environnementales
au
travers
de
la
question :
du
traitement
paysager
des
espaces
publics
(cheminements
piétons,
espaces
libres,
essences
plantées),
du
traitement
paysager
des
clôtures,
de
la
gestion
des
eaux
pluviales
(zones
imperméabilisées,
gestion,
aménagements
nécessaires
à
la
rétention
et
l’infiltration des eaux pluviales, espaces de pleine terre,…, de la
performance
énergétique
des
logements
(réglementations
thermiques,
conception
bioclimatique,
utilisation
d’énergie
renouvelable,
réflexion
sur
réseau
de
chaleur,..),
ou
encore
sur
les
performances
acoustiques .
Il est à noter que peu d’entre elles font l’objet de mise en place d’outils règlementaires qui permettraient de formaliser de manière plus précise ces orientations. L’objectif est de cadrer les futurs projets et d’inscrire des
principes
à
respecter.
Les
documents
graphiques
des
OAP
permettent
en
outre
de
visualiser
ces
grands
principes
sans
en
figer
précisément les contours.
Illustration de ces principes avec les OAP n°2 et 3Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
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268
Toutes les OAP font un rappel des risques naturels présents sur chacun des sites et renvoient au règlement afférent. Les outils règlementaires mis en place pour compléter les OAP sont assez peu
nombreux.
En
effet,
il
a
été
choisi
de
donner
des
principes
d’organisation qui laissent une marge de manœuvre aux projets futurs. Ces outils règlementaires répondent aux mêmes objectifs du PADD que les OAP. Cependant on notera : ►
Afin
d’affirmer
la
mixité
sociale
des
OAP,
les
taux
de
logements
sociaux au titre de l’article L 151-15 sont repris dans le chapitre 4 du règlement concernant la mixité fonctionnelle et sociale.
►
Afin
de
garantir
la
bonne
mise
en
œuvre
de
ces
OAP,
des
emplacements
réservés
au
titre
de
l’article
L
151-41
du
Code
de
l’urbanisme ont été inscrits en lien avec les OAP n° 2 de Murette (accès), n°5 de la Révolaz (accès et chemin piéton), n°7 des Maisons Neuves (équipement, parking et élargissement de voirie), n°8 de l’Ex IME (accès), n°9 Chatroux (élargissement voirie pour accès).
►
Pour
compléter
ces
emplacements
réservés
et
dans
l’objectif
d’inscrire une intention dont le tracé est moins précis, des servitudes pour
pré-localisation
de
cheminements
piétons
ont
également
été
prévus
au
titre
de
l’article
L
151-41
dernier
alinéa
du
Code
de
l’Urbanisme.
►
Le patrimoine bâti a été protégé au titre de l’article L 151-19 du Code de
l’Urbanisme ;
L’article
des
zones
concernées
prévoit
une
réglementation spécifique destinées à préserver ces constructions et à
permettre
une
réhabilitation
de
qualité
le
cas
échéant.
Les
compositions proposées dans les OAP tiennent notamment compte de ce patrimoine et de sa mise en valeur même qu’il soit situé dans l’OAP ou à proximité.
►
C’est
particulièrement
vrai
pour
les
OAP
n°1
de
Fures,
n°4
des
Maisons Neuves et n°10 de Troussatière qui sont entourées (pour l’OAP n°1 et 4) et occupées (pour l’OAP n°10) de bâtis patrimoniaux et
dont
l’organisation
urbaine,
la
localisation
du
parc
et
les
implantations des bâtis sont directement issues de la présence de ces monuments et de la volonté de les mettre en valeur au travers de l’aménagement de ces sites.
►
Les linéaires commerciaux sont protégés au titre de l’article L 151-16 du Code de l’Urbanisme. Le règlement prévoit qu’au rez-de-chaussée des
linéaires
commerciaux
identifiés
au
règlement
graphique,
le
changement
de
destination
des
locaux
actuellement
dédiés
au
commerce n’est autorisé que vers certaines sous destinations.
►
Les règles de stationnement pour le commerce sont adaptées à leur taille avec des règles différentes selon les surfaces et pour faciliter l’implantation de petits commerces de proximité, la suppression des obligations pour les commerces de moins de 100 m².
►
Des protections paysagères sont inscrites pour la préservation de la trame
verte
urbaine
au
titre
de
l’article
L
151-23
du
Code
de
l’urbanisme (voir chapitre suivant).Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
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269
III.6.
P RESENTATION DES OUTILS REGLEMENTAIRES
III.6.1.
D ISPOSITIONS GRAPHIQUES ET REGLEMENTAIRES EN FAVEUR DU PAYSAGE
Le diagnostic du territoire a bien identifié les éléments bâtis, urbains ou paysagers
qu’il
apparaissait
important
de
protéger
ou
de
mettre
en
valeur. Les Espaces Boisés Classés (EBC) (article L 113-1 du CU) Le
PLU
doit
assurer
des
dispositions
de
protection
des
boisements
notamment en limite entre les espaces urbanisés et la zone agricole et mettre en place des protections adaptées à la préservation des espaces nécessaires à la valorisation de la biodiversité, au bon fonctionnement des milieux naturels et aux grandes continuités, les grandes continuités écologiques
entre
les
grands
espaces
naturels
supracommunaux,
les
milieux relais et les continuités écologiques urbaines identifiées. Pour cela, le projet de PLU a classé en EBC : -
Les espaces boisés sur les coteaux du plateau du Chambaran, avec de lutter contre les glissements de terrain et ainsi préserver le tissu urbain
-
Les espaces boisés autour des milieux humides de l’étang de Mai
-
Les massifs boisés au sud-ouest de la commune, également soumis à quelques risques de mouvements de terrain.
Ces ensembles sont localisés aussi bien en périphérie de l’espace urbain qu’à proximité immédiate. Ils totalisent environ 182 ha.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
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270
Les éléments de paysage, sites et secteurs à protéger ou à mettre en valeur (articles L. 151-23 du CU) Pour compléter ces protections EBC, certains espaces végétalisés au sein du tissu urbain, dans la plaine de l’Isère ou sur les coteaux, contribuant au maillage de la trame végétale à l’échelle du territoire communal ont été identifiés. L’ensemble
de
ces
éléments
participent
à
assurer
les
fonctionnalités
écologiques de la trame verte et bleue urbaine. Ainsi
le
projet
de
PLU
classe
les
éléments
de
paysage
et
les
sites
et
secteurs à protéger pour des motifs d'ordre écologique, notamment pour la
préservation,
le
maintien
ou
la
remise
en
état
des
continuités
écologiques. Cette
protection
a
été
mise
en
place
sur
les
différents
éléments
qui
structurent
le
paysage
et/ou
qui
participent
aux
fonctionnalités
écologiques,
mais
aussi sur
les
secteurs
qui
devront
faire l’objet
d’un
traitement paysager particulier. L’objectif est de préserver les éléments existants
et
de
favoriser
le
développement
du
végétal
dans
l’optique
d’une valorisation paysagère et écologique. Ces différents éléments sont des haies, des alignements d’arbres, des ripisylves, des zones humides, des pelouses sèches, des bosquets voire des arbres isolés ou en petit groupe. Le projet de PLU distingue les types d’éléments paysagers ou écologiques à préserver et/ou à mettre en valeur :
-
Les
pelouses
sèches
identifiées,
sachant
que
les
zones
humides
font l’objet d’un zonage spécifique (Nzh ou Azh) -
Les bosquets, haies, ripisylves, arbres isolés, identifiés pour leur
rôle
écologique
(corridors
en
continus
ou
en
pas
japonais)
ou
paysagers
(éléments
de
repère
végétal
dans
le
tissu
urbain
notamment).Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
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271
III.6.2.
D ISPOSITIONS GRAPHIQUES ET REGLEMENTAIRES EN FAVEUR DU PATRIMOINE
BATI
(A
RTICLE
L
151-19
DU
CU)
Un important patrimoine architectural de qualité parsème l’ensemble du territoire.
Les
bâtiments
ont
été
recensés
dans
les
espaces
urbains
comme
agricoles
et
leurs
réhabilitations
ou
leur
changement
de
destination sont soumis à des recommandations particulières. Pour la préservation et la valorisation du cadre de vie dans toutes ses composantes il faut effectivement prendre en compte le bâti traditionnel ou original et son insertion dans les paysages environnants. La richesse du patrimoine bâti et la présence effective d’une architecture historique et locale est particulièrement à mettre en avant dans la perception que les visiteurs peuvent avoir de Tullins. Ainsi la protection de ces éléments patrimoniaux majeurs ou marquants est une garantie pour la commune de garder ses caractéristiques. En tant qu’éléments participant de l’histoire de la commune, ils sont identifiés et leur évolution ou transformation est encadrée. L’article
sur
la
qualité
urbaine,
architecturale,
environnementale
et
paysagère de toutes les zones concernées prévoit un chapitre spécifique consacré
aux
éléments
du
patrimoine
bâti
repérés
au
règlement
graphique. Il s’agit de présenter des objectifs et des conseils plutôt que d’imposer des règles strictes. « Le règlement rappelle tout d’abord
que la Commune est conseillée par
un architecte conseil du CAUE et que des secteurs sont soumis à l’avis de l’Architecte
des
Bâtiments
de
France
(ABF).
La
Commune
soumettra
systématiquement
à
l’architecte
conseil
et
à
l’A.B.F.
tous
les
projets
relatifs à un élément de son patrimoine bâti à préserver et repéré au règlement graphique. Toutes les constructions identifiées au règlement graphique du PLU sont soumises au permis de démolir. La démolition ne pourra être autorisée que si l’état de la construction et la qualité du projet le justifient. Les transformations
seront
autorisées
dans
l’optique,
soit
de
restituer
des
dispositions
architecturales
originelles
du
bâtiment,
lorsqu’elles
sont
connues, soit de recomposer les façades et volumes. Les réhabilitations et modifications
doivent
contribuer
à
la
mise
en
valeur
du
bâtiment,
maintenir ou restituer l'esprit de son architecture originelle. Elles doivent être faites dans le respect des spécificités architecturales originelles de la construction
existante :
maintien
des
formes
générales,
maintien
des
éléments de façades et de toitures, maintien des lucarnes traditionnelles, remplacement
ou
création
à
l'identique,
maintien
des
proportions
des
percements en façade, maintien du rapport pleins / vides, conservation des enduits de façades…. De nombreuses autres règles permettent d’agrandir, ou de restaurer ces éléments en conservant leurs caractéristiques et qualités d’origine. Il est à noter que le règlement des zones UA dans lesquelles il existe également du patrimoine mais non recensé à ce titre, permet également ces précautions et leurs réhabilitations qualitatives.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
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273
Zoom sur le patrimoine de Tullins (en vert le patrimoine agricole)
:Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
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274
Zoom sur le patrimoine de Fures : Il est à noter que certains éléments ne font pas l’objet de protection règlementaire particulière dans le PLU, ils ont plutôt été repérés dans les OAP ou sont identifiés à titre d’information.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
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275
III.6.3.
E MPLACEMENTS RESERVES AU TITRE DE L
’ ARTICLE
L
151-41
°
DU
C ODE DE
L ’U
RBANISME ET SERVITUDE DE PRE LOCALISATION D
’ ESPACES PUBLICS
Emplacements réservés au titre de l’article L 151-41 ° L’article L 151-41 du Code de l’Urbanisme prévoit que
« Le règlement peut
délimiter des terrains sur lesquels sont institués : 1° Des emplacements réservés aux voies et ouvrages publics dont il précise la localisation et les caractéristiques ; 2° Des emplacements réservés aux
installations d'intérêt général à
créer ou
à
modifier ; 3° Des emplacements réservés aux espaces verts à créer ou à modifier ou aux espaces nécessaires aux continuités écologiques ; 4° Dans les zones urbaines et à urbaniser, des emplacements réservés en vue de la réalisation, dans le respect des objectifs de mixité sociale, de programmes de logements qu'il définit ; 5° Dans les zones urbaines et à urbaniser, des servitudes interdisant, sous réserve d'une justification particulière, pour une durée au plus de cinq ans dans l'attente de
l'approbation
par
la
commune
d'un
projet
d'aménagement
global,
les
constructions ou installations d'une superficie supérieure à un seuil défini par le règlement. Ces servitudes ne peuvent avoir pour effet d'interdire les travaux ayant pour objet l'adaptation, le changement de destination, la réfection ou l'extension limitée
des
constructions
existantes.
En outre, dans les zones urbaines et à urbaniser, le règlement peut instituer des servitudes consistant à indiquer la localisation prévue et les caractéristiques des voies
et
ouvrages
publics,
ainsi
que
les
installations
d'intérêt
général
et
les
espaces verts à créer ou à modifier, en délimitant les terrains qui peuvent être concernés par ces équipements. » Ainsi la commune de Tullins a reconduit ou a inscrit 12 emplacements réservés (liste ci-après) et 6 servitudes pour cheminements piétons. Tous concernent
l’amélioration
des
déplacements
que
ce
soit
modes
doux
(piétons cycles) (servitudes), ou automobiles dont celui de la déviation au nom du département (ER n°1). Pour les autres emplacements réservés, il s’agit soit : -
d’emplacements pour améliorer les voiries existantes : ER n°2, 8 et 12.
-
de création de voiries pour désenclaver des zones à urbaniser : ER ,°3, 4, 6, et 11.
-
de
cheminements
piétons
(dont
la
localisation
est
suffisamment
précise pour faire l’objet d’un ER et non d’une servitude) : ER n°5.
-
de création de parking : ER n°10.
-
d’agrandissement d’équipement existant ou de création d’un nouvel équipement dans un secteur central : ER n°9.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
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276
ER n°1 pour une déviation au bénéfice du département dont le tracé est inscrit au schéma multimodal des déplacements et repris dans le schéma de secteur du Pays Voironnais :Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
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278
III.6.4.
L INEAIRES
COMMERCIAUX
A
PROTEGER
( ARTICLE
L
151-16
DU
CU)
ET
DIVERSITE COMMERCIALE En vertu de l’article L 151-16
du code de l’Urbanisme, la commune peut
identifier et délimiter les quartiers, îlots, voies dans lesquels doit être préservée ou développée la diversité commerciale, notamment à travers les commerces de détail et de proximité, et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer cet objectif. Le
diagnostic
a
bien
identifié
l’importance
de
ces
commerces
de
proximité
dans
le
fonctionnement
du
centre-ville
afin
de
garantir
sa
vitalité et la diversité de ses fonctions urbaines. Ces outils permettent en autre de confirmer la compatibilité du PLU avec les exigences du SCOT en la matière. Le PLU met donc deux outils en place pour maintenir ces commerces : Les linéaires commerciaux Ainsi,
au
rez-de-chaussée
de
ces
linéaires
commerciaux
identifiés
au
règlement graphique (au titre des articles L 151-16 et R 151-37-4° du Code
de
l’Urbanisme),
le
changement
de
destination
des
locaux
actuellement
dédiés
au
commerce
n’est
autorisé
que
vers
les
sous
destinations suivantes :
Artisanat et commerce de détail compatibles avec l’habitat et sans nuisances pour l’environnement proche,
Restauration,
Activités de service où s’effectue l’accueil d’une clientèle.
Les secteurs de diversité commerciale Dans le mêmes esprit de préserver les commerces de proximité les PLU identifie deux types de secteurs aptes à accueillir les futurs commerces : les
secteurs
de
diversité
commerciale
dans
lesquels
le
règlement
prévoit :
Au titre des articles L 151-16 et R 151-37-4° du Code de l’Urbanisme, sont identifiés au règlement graphique des « Périmètres d’Implantation commerciale » et des « centralités commerciales »
Les constructions destinées à l’artisanat et au commerce de détail
sont
autorisées
sous
réserve
de
répondre
aux
conditions
cumulatives suivantes :
‐
Etre
situées
dans
un
« Périmètre
d’Implantation
commerciale »,
ou
dans
une
« centralité
commerciale »
délimités
au
plan
des
linéaires
et
de
la
diversité
commerciale.
‐
Respecter la surface de vente maximale autorisée par le plan des linéaires et de la diversité commerciale.
L’activité commerciale de détail et de proximité
est autorisée
sous réserve de répondre à l’une des conditions suivantes :
‐
Au sein des centralités commerciales délimitées au plan des linéaires et de la diversité commerciale : respecter la surface de vente maximale autorisée par le plan
‐
En dehors des centralités commerciales, et sous réserve d’être
située
dans
un
« Périmètre
d’Implantation
commerciale »,
délimité
au
plan
des
linéaires
et
de
la
diversité
commerciale
:
Réaliser
une
extension
de
la
surface de vente des constructions existantes accueillant une activité commerciale de détail et de proximité dans la limite de 300m² de surface de vente totale (existant et projet).
Le PLU prévoit également une mesure très forte afin de préserver ces secteurs en interdisant l’artisanat et le commerce de détail en dehors de ces secteurs. Accompagné d’autres politiques dans ce domaine, cet outil permet : De préserver l’existence de commerces et de services proches des quartiers pour une réponse au besoin de proximité des habitants.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
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279
D’éviter toute mono fonctionnalité des espaces en rez-de-chaussée pour maintenir
de
petits
pôles
d’activités
et
permettre
une
animation
de
l’espace de la rue. De limiter la spéculation foncière en interdisant clairement la mutation en logement par exemple. Linéaires commerciaux à protéger
En rose, les linéaires protégés En bleu foncé, les centralités commerciales pour le commerce de détail et de proximité En bleu clair, les périmètres d’implantation commerciale pour les autres commercesCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
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280
III.6.5.
O UTILS
DE
LA
LIMITATION
ET
DE
LA
MODERATION
DE
LA
CONSOMMATION
D ’
ESPACE
Rappel PADD et SCOT : -
Un
choix
d’accueil
de
population
en
cohérence
avec
les
préconisations du SCOT basé sur un scénario de 0,7% de croissance annuelle, soit une augmentation de 740 personnes de la population des ménages à l’horizon 2028 (échéance PLU)
-
Un point mort à
-
40
logements
par
an
et
un
potentiel
en
zone
U
d’environ
220
logements
-
Avec une taille moyenne des ménages de 2,3 :
320 logements à
prévoir
pour
accueillir
cette
nouvelle
population
(rappel
mini
du
SCOT sur 12 ans 500 logements) et un point mort à prendre en compte
dans
le
calibrage
(460
lgts),
soit
780
logements
(voir
le
diagnostic pour le détail des calculs)
-
Une surface potentielle de 53 ha (selon calculs SCOT) pour réaliser ces logements
Capacités PLU : -
Un dimensionnement de l’urbanisation prévu pour réaliser 780 lgts (+ rétention foncière), soit 33 hectares,
-
Une proportion de logements répartis à 70% dans des espaces à urbaniser et 30% en renouvellement urbain extrêmement vertueux,
-
10 ha de zones U non bâties, 23 ha de zones AU, soit 33 ha de consommation foncière. La commune a consommé en moyenne sur les dix dernières années environ 140 m
2
de terrain par logement
collectif et 1000 m
2
par logement individuel pour une consommation
moyenne
de
486
m
2
par
logement
et
20,8
hectares
de
zones
agricoles. Cette faible consommation est issue du fait qu’elle n’a pas
suffisamment construit et a donc perdu de la population. Dans cette révision, le PLU prévoit donc de consommer plus (33 ha de zones « U »
et
« AU »
non
bâties
dont
10
ha
de
zones
« U »,
soit
une
consommation d’espaces utilisés pour l’agriculture (éventuellement) de seulement 23 hectares (uniquement les zones « AU ») ce qui est à
fait
comparable
à
la
consommation
foncière
des
10
dernières
années) pour un objectif de consommation moyenne de moins de 320
m
2
/
logement.
La
réduction
de
la
consommation
foncière
s’effectuera donc par densification (zones « U ») / renouvellement urbain
(logements
vacants)
et
diminution
de
la
surface
moyenne
consommée par logement.
Zonage et outils règlementaires : -
Le zonage du PLU augmente légèrement le pourcentage de zones agricoles et naturelles et réduit fortement (de moitié) le pourcentage et le dimensionnement des zones AU ;
-
Le règlement du PLU n’inscrit pas de CES en zone UA et UB qui sont privilégiées pour la densification urbaine ;
-
Un secteur d’intensification urbaine a été défini à proximité de la gare où les
principales
lignes
de
bus
circulent.
Dans
ce
périmètre
sont
imposés
une
hauteur
minimum
et
un
CES
minimum
permettant
d’atteindre une densité compatible avec celle demandée par le SCoT (au titre de l’article R 151-39 du CU).
-
La délimitation de ce secteur d’intensification urbaine correspond à celle du fuseau d’intensification proposée par le Schéma de Secteur du Pays Voironnais.
-
Dans le secteur 1, le croisement des règles permet d’atteindre un équivalent de COS 0.50 et dans le secteur 2 de COS 0.40. Le SCOT demande globalement d’atteindre 0.50 mais les caractéristiques du secteur 2 (grands tènements non bâtis, très ouverts, présentant des capacités importantes et entouré de tissu pavillonnaire) ont nécessité un ajustement
de
cette
exigence
tout
en
proposant
des
règles
compatibles avec le SCOT.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU – Chapitre V Outils règlementaires
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
281
OAP N°1
OAP N°2 OAP N°3
OAP N°4 OAP N°5
OAP N°6
OAP N°7
OAP N°8
OAP N°9 OAP N°10
TOTAL
SUPERFICIE (en ha)
1,3
1,43
4,95
4,3
5.4
1,22
4,23
1,38
1,27
1,76
25.48
DENSITE (lgts/ ha)
23
23
40
45
45
60
40
75
40
hébergement + EHPAD
NB LGTS
30
30
198
193
240
73
169
103
50
1198
TAUX LGTS SOCIAUX
25
25
25
25
25
25
25
25
25
NB LGTS SOCIAUX
7,5
7,5
49,5
48,25
60
18,25
42,25
25,75
12,5
0
300
zonage
AUa
AUb
AUc / AUd AUe
AUf / AUg/ AU
UB
AUh / AU
AUi
AUj
AUk
Secteurs d’intensification urbaine :
Capacités
des
OAP :
(nb :
le
nombre
de
logements pourra varier en fonction de la superficie réelle retenue pour le calcul final de
la
densité ;
ces
capacités
sont
des
maxima qui incluent la rétention foncière et sont donc supérieurs aux besoins réels à 12 ans)Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU – Chapitre V Outils règlementaires
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
282
Etude de densification selon la méthodologie de la loi ALURCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU – Chapitre V Outils règlementaires
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
283
III.6.6.
O UTILS DU RENFORCEMENT DES EXIGENCES ENVIRONNEMENTALES
C’est
au
travers
de
différentes
règles
et
outils
du
PLU
que
le
renforcement
des
exigences
environnementales
sur
la
commune
de
Tullins peut se lire : -
Préconisations
pour
prendre
en
compte
les
problématiques
de pollution de l’air
(développement des transports en commun,
modes doux, parkings relais, etc.), protection des principaux parcs et espaces verts significatifs de la commune, règles de végétalisation dans toutes les zones ;
-
Prescriptions
environnementales
et
paysagères
dans
les
orientations d’aménagement des zones d’urbanisation future et des prescriptions réglementaires dans toutes les autres zones ;
-
Prise
en
compte
des
problématiques
de
nuisances
sonores
autour des principaux axes de circulation : A49, RD45, RD1092 ;
-
Prise en compte des risques naturels
en intégrant le plan de
prévention
des
risques
et
son
règlement
ainsi
que
la
carte
des
aléas et le schéma directeur de gestion des eaux pluviales ;
-
Prise
en
compte
des
corridors
écologiques
au
travers
du
zonage ;
-
Préservation des zones humides
au travers d’un zonage et d’un
règlement spécifique restrictif vis-à-vis de l’urbanisation ;
-
Préservation de l’ensemble des trames verte et bleue
: cours
d’eau
et
ripisylve,
boisements,
pelouses
sèches,
zones
humides,
haies, bosquets, arbres, etc.
-
Préservation
de
l’hydrogéologie
du
territoire
en
ouvrant
des
secteurs urbanisés déjà couvert par les réseaux d’eaux pluviales et d’assainissement collectif.
III.6.7.
P ERIMETRES DE RECIPROCITE AUTOUR DES BATIMENTS AGRICOLES
Au titre des articles R 1112-2 du Code de l’Urbanisme et L 111-3 du Code rural,
ont
été
identifiés
et
reportés
sur
le
règlement
graphique
les
bâtiments agricoles soumis à périmètres de réciprocité. Ces articles stipulent : L’article R111-2 du Code de l’Urbanisme : « Le
projet
peut
être
refusé
ou
n'être
accepté
que
sous
réserve
de
l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. » L’article L 111-3 du Code Rural : « Lorsque des dispositions législatives ou réglementaires soumettent à des
conditions
de
distance
l'implantation
ou
l'extension
de
bâtiments
agricoles vis-à-vis des habitations et immeubles habituellement occupés par des tiers, la même exigence d'éloignement doit être imposée à ces derniers
à
toute
nouvelle
construction
et
à
tout
changement
de
destination
précités
à
usage
non
agricole
nécessitant
un
permis
de
construire, à l'exception des extensions de constructions existantes. Dans
les
parties
actuellement
urbanisées
des
communes,
des
règles
d'éloignement
différentes
de
celles
qui
résultent
du
premier
alinéa
peuvent
être
fixées
pour
tenir
compte
de
l'existence
de
constructions
agricoles antérieurement implantées. Ces règles sont fixées par le plan local
d'urbanisme
ou,
dans
les
communes
non
dotées
d'un
plan
local
d'urbanisme, par délibération du conseil municipal, prise après avis de la chambre
d'agriculture
et
enquête
publique
réalisée
conformément
au
chapitre III du titre II du livre Ier du code de l'environnement.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU – Chapitre V Outils règlementaires
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
284
Dans les secteurs où des règles spécifiques ont été fixées en application de
l'alinéa
précédent,
l'extension
limitée
et
les
travaux
rendus
nécessaires
par
des
mises
aux
normes
des
exploitations
agricoles
existantes
sont
autorisés,
nonobstant
la
proximité
de
bâtiments
d'habitations.
Par
dérogation
aux
dispositions
du
premier
alinéa,
une
distance
d'éloignement
inférieure
peut être autorisée par l'autorité qui délivre le permis de construire, après avis de la chambre d'agriculture,
pour
tenir
compte
des
spécificités locales. Une telle dérogation n'est pas possible dans les secteurs où des règles spécifiques
ont
été
fixées
en
application
du
deuxième alinéa. Il
peut
être
dérogé
aux
règles
du
premier
alinéa,
sous
réserve
de
l'accord
des
parties
concernées,
par
la
création
d'une
servitude
grevant
les
immeubles
concernés
par
la
dérogation,
dès
lors
qu'ils
font
l'objet
d'un
changement
de
destination
ou
de
l'extension
d'un
bâtiment
agricole
existant
dans
les
cas
prévus par l'alinéa précédent. »
Sur la commune de Tullins 25 activités agricoles ont été
identifiés.
Ils
sont
reportés
sur
le
règlement
graphique.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
285
III.7.
E XPOSE DES MOTIFS DES CHANGEMENTS APPORTES
La
mise
en
œuvre
des
dispositions
des
lois
« Solidarité
et
Renouvellement
Urbain »
et
« Urbanisme
et
Habitat »
a
impliqué
une
harmonisation
des
documents
d’urbanisme
avec
deux
objectifs
principaux : -
tendre
vers
un
urbanisme
de
projet
et
« gommer »
l’aspect
essentiellement foncier du POS (et des premiers PLU), en prévoyant des zones destinées à des vocations particulières, - rendre plus perméables les frontières de l’urbanisme réglementaire et de
l’urbanisme
opérationnel
avec
notamment
la
suppression
des
documents
d’urbanisme
spécifiques
aux
Zones
d’Aménagement
Concertées, les ZAC devant être désormais « pensées » dans le cadre du droit commun du PLU. La Loi ALUR est venue compléter ces objectifs avec la suppression des COS
et
des
superficies
minimum
de
terrains
afin
d’encourager
la
densification des territoires. S’inspirant
de
l’évolution
législative
de
ces
trois
lois,
ainsi
que
des
orientations et préconisations du SCOT de la région urbaine grenobloise, la commune de Tullins a souhaité, à travers son PLU, traduire de façon la plus
lisible
possible
son
projet
d’aménagement
et
de
développement
durables. Ainsi, la définition du zonage et du règlement a fait l’objet d’un examen permanent de la situation actuelle au regard des orientations du PADD. La philosophie qui a prévalu à cette évolution se base donc sur deux volontés : - Hiérarchiser les zones en fonction de leur rôle identifié par le PADD, soit dans le développement
de l’urbanisation,
soit dans la préservation du
cadre de vie et de l’environnement du territoire (la zone UB par exemple a été étendue au vue de sa situation vis-à-vis de l’espace d’intensification urbaine du SCOT),
- Confirmer au travers d’un zonage adapté le principe de préservation et de valorisation
des
espaces
agricoles
et
naturels
structurants
et
des
préconisations du SCOT. L’évolution générale des zones urbaines, quant à elle, répond à un double objectif : -
Un découpage du territoire mieux adapté à ses spécificités et tenant mieux compte des réalités des tissus existants (et des transitions entre les différents secteurs),
-
Une mise à jour vis-à-vis de l’urbanisation réalisée et des risques naturels ;
Avec un maintien de la logique de hiérarchisation des zones
urbaines
existantes. L’évolution des zones naturelles a abouti à : -
Une meilleure répartition entre les zones « A » et les zones « N » en fonction de la réalité du territoire ;
-
La création de secteurs spécifiques
« Aco » et « Azh » et « Nzh »,
« Ns » afin de mieux les protéger et les valoriser, en particulier en ce qui concerne les secteurs stratégiques sur le plan écologique.
Les
règlements
permettent
des
occupations
du
sol
variées,
instaurant
ainsi
une notion de mixité tout
en respectant la compatibilité avec la
vocation dominante d’habitat qui couvre une grande partie du territoire communal.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
286
III.7.1.
A NALYSE
DES
EVOLUTIONS
DES
REGLEMENTS
ENTRE
LE
P LU
ACTUEL
ET
LE
PLU
REVISE
:
Prise en compte des nouvelles législations : Le
PLU
de
Tullins
intègre
le
contenu
modernisé
des
plans
locaux
d’urbanisme
prévu
par
le
décret
du
28
décembre
2015.
Ce
sont
donc
les
nouveaux articles R. 151-1 à R. 151-55 du code de l’urbanisme qui
s’appliquent
pour
cette
révision de PLU. De ce fait, la forme règlementaire a complètement évolué par rapport à l’ancien PLU.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
287
Par
ailleurs,
s’appliquent
également
les
nouvelles
catégories
de
constructions prévues par
l’Ordonnance n°2015-1174 du 23 septembre
2015 :Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
288
Synthèse du règlement du PLU
qui s’appliquait sur le territoire :Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
289Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
290
A partir de cette synthèse, et du projet des élus exprimé dans le PADD, une nouvelle hiérarchie des zones
dans la continuité de ce qui
existe a pu être établie par rapport aux hauteurs autorisées notamment et aux emprises au sol pour les zones urbaines et à urbaniser, et par rapport
aux
enjeux
environnementaux
pour
les
zones
agricoles
et
naturelles. Ainsi les zones urbaines se décomposent en quatre zones à dominante d’habitat
avec
la
même
nomenclature
et
qui
se
distinguent
par
leur
règles
d’implantations
et
leurs
hauteurs :
« UA »
:
15
m
(à
l’égout),
« UB » : 15 m (hors tout), « UC » : 13 m (hors tout) et « UD » : 10 mètres (hors tout). Elles se décomposent également en une zone d’activités « UI » et une zone d’équipements « UE ». Les
zones
à
urbaniser
sont
au
nombre
de
11
et
possèdent
des
règlements propres en fonction de leur situation dans leur environnement bâti et du rôle qu’elles ont à jouer dans le développement du territoire. Pour finir, les zones naturelles et agricoles avec des secteurs en lien avec rôle
écologique
(« Aco »,
« As »,
« Azh »,
« Nzh »
et »
Ns »)
ont
été
délimitées
en
tenant
mieux
compte
de
l’usage
réel
des
sols
et
d’une
meilleure préservation de l’environnement. Les
principes
d’évolution
du
zonage
ont
été
de
ne
pas
déclasser
des
terrains constructibles au PLU en ce qui concerne les zones U, tout en intégrant la réalité de ce qui s’est construit, et de délimiter les zones AU en lien avec les besoins sur les 12 ans à venir pour limiter l’extension urbaine et la consommation de terres agricoles et naturelles. Le principe de mixité
fonctionnelle
a
également
primé
pour
ne
pas
sectoriser
la
commune. Enfin la notion de projet a été mise en avant par les OAP sur les zones AU et les préoccupations environnementales et paysagères ont été mises en avant dans toutes les réflexions.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
291
Synthèse du nouveau règlement du PLU :Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
292Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
293
La zone A : Une zone Aco pour préserver et renforcer les corridors écologiques :
-
Autoriser des clôtures uniquement si elles sont perméables à la faune,
-
Pas de nouvelle construction
Une zone As soulignant l’intérêt écologique de ces espaces pour la trame verte et bleue :
-
Sont interdites toutes constructions ou installations, autres que celles
liées
à
la
mise
en
valeur
(touristique,
pédagogique,
écologique),
à
l’entretien
du
milieu
et
autorisées
au
titre
des
APPB
Une
zone
Azh
pour
préserver
les
zones
humides
dans
les
espaces
agricoles :
-
Pas de nouvelle construction
-
Seuls
sont
autorisés
les
travaux
et
ouvrages
nécessaires
au
maintien en l’état, à la régulation de l’alimentation en eau ou à la mise en valeur (touristique, pédagogique, écologique) de la zone humide
Et
une
zone
A
pour
maintenir
une
activité
agricole
pérenne
sur
la
commune
La zone N : Un zonage qui prend en compte les continuités écologiques à l’échelle de la commune en particulier le long des ruisseaux et torrents Une zone Ns soulignant l’intérêt écologique de ces espaces pour la trame verte et bleue :
-
Sont interdites toutes constructions ou installations, autres que celles
liées
à
la
mise
en
valeur
(touristique,
pédagogique,
écologique),
à
l’entretien
du
milieu
et
autorisées
au
titre
des
APPB
Une zone Nzh pour préserver les zones humides :
-
Pas de nouvelles constructions
-
Seuls
sont
autorisés
les
travaux
et
ouvrages
nécessaires
au
maintien en l’état, à la régulation de l’alimentation en eau ou à la mise en valeur (touristique, pédagogique, écologique) de la zone humide
Et une zone N pour les autres espaces naturels présentant des enjeux plus faibles (peu de pressions urbaines)Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
294Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
295
III.7.2.
E VOLUTION DU ZONAGE ENTRE LE POS ET LE PLU PAR ENTITE GEOGRAPHIQUE
Pour faciliter la lecture du rapport de présentation, le territoire a été découpé en 4 secteurs d’études. La présentation s’effectue du Nord / Ouest au Sud. D’une
manière
commune
à
tous
les secteurs,
le
reclassement
de
ces
zones s’est effectué en tenant compte notamment : -
Des orientations du PADD ;
-
De la réalité et d’une mise à jour des typologies, des occupations du sol, des implantations des constructions,…;
-
D’une volonté de spécification ou de densification de certaines zones,
-
D’une volonté de protection accrue du fonctionnement écologique du territoire,
-
D’une volonté de mieux hiérarchiser le développement du territoire et
de
tenir
compte
des
existants
en
particulier
les
tissus
pavillonnaires pour le développement futur.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
296
PLU EN VIGUEURCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
297
PLU REVISECommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
298
Secteur Nord / Ouest
Ancien zonage (PLU en vigueur)
Nouveau zonage (PLU révisé)Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
299
Sur ce premier secteur, s’appliquent plusieurs principes de reclassement (évolution du zonage) dus à la mise en œuvre du PADD : -
Le reclassement des zones agricoles en fonction de leur réel usage avec
l’intégration
de
la
protection
des
corridors
écologiques
présentant
des
sensibilités
environnementales
(« Aco »)
ainsi
que
des zones humides (« Azh ») ;
-
De
la
même
manière
pour
les
zones
N,
introduction
des
zones
« Ns » pour les secteurs aux sensibilités environnementales fortes ;
-
Les périmètres de captage ne sont plus traduits par des sous-zones mais par un périmètre reporté sur le document graphique complet ;
-
L’ajustement de la limite entre les zones constructibles et les grands espaces naturels (quelques parcelles ont changé de zonage) ;
-
La réduction de la zone « Ne » au profit d’une zone UE plus petite et du déclassement du parc de la mairie en zone « N » ;
-
La
création
de
la
zone
« AUi »
sur
le
site
de
l’ex
IME
afin
de
résoudre les problèmes d’accès lors de la reconversion du site ;
-
L’évolution du zonage des zones « U » avec la création de la zone « UD » pour les hameaux excentrés (ici Méarie).Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
300
Secteur Nord / Est
Ancien zonage (PLU en vigueur)
Nouveau zonage (PLU révisé)Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
301
Sur
ce
deuxième
secteur,
s’appliquent
plusieurs
principes
de
reclassement (évolution du zonage) dus à la mise en œuvre du PADD : -
Le reclassement des zones agricoles en fonction de leur réel usage avec
l’intégration
de
la
protection
des
corridors
écologiques
présentant
des
sensibilités
environnementales
(« Aco »)
ainsi
que
des zones humides (« Azh ») ;
-
De
la
même
manière
pour
les
zones
N,
introduction
des
zones
« Ns » pour les secteurs aux sensibilités environnementales fortes ainsi que des zones humides (« Nzh ») ;
-
L’épaississement ou l’agrandissement des zones N qui traversent la partie centrale urbanisée à Fures ou vers le Salamot afin d’améliorer le maillage des trames vertes depuis la colline en direction de la plaine ;
-
La suppression des grandes zones « AU » qui bordaient le nord et l’Est du centre de Fures le long de l’emplacement réservé pour la déviation. Le PLU n’a conservé que les zones dont il avait besoin pour mettre en œuvre son PADD et a donc reclassé ces zones en zones agricoles conformément à leur usage actuel ;
-
La
suppression
(reclassement
en
zone
agricole
également)
des
micros zones UI au Nord de la RD dont l’intention est de ne pas les développer ; 2 STECAL permettent la gestion de l’existant.
-
L’évolution du zonage des zones « U » avec la création de la zone « UD » pour les hameaux excentrés (St Jean de Chépy ou la Galise en limite avec Vourey ;
-
Les
évolutions
de
zonage
à
l’intérieur
des
zones
« U »
correspondant mieux au projet du PADD et la hiérarchie à donner aux différents secteurs ;
-
Le réajustement de certaines zones « AU » / « U » en fonction de la mise
à
jour
des
constructions
réalisées
(reclassement
de
zones
« AU »
en
zones
« U »)
ou
au
contraire
de
problématique
notamment
en
termes
de
réseaux
quoi
ont
nécessité
le
déclassement de zones « U » en zones « AU » ;
-
Le
changement
de
zones
de
« Ne »
à
« UE »
pour
les
secteurs
d’équipements correspondant mieux à la réalité de l’occupation du sol (secteurs bâtis, aménagés ou anthropisés) ;
-
Création d’une zone « Nzh » au cœur de la zone d’activité du Peuras identifiant un secteur de zones humide sensible à protéger.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
302
Secteur
Sud / Est
Ancien zonage (PLU en vigueur)
Nouveau zonage (PLU révisé)Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
303
Sur
ce
troisième
secteur,
s’appliquent
plusieurs
principes
de
reclassement (évolution du zonage) dus à la mise en œuvre du PADD : -
Une meilleure prise en compte des sensibilités environnementales que
ce
soit
dans
les
zones
« A »
ou
dans
les
zones
« N » :
intégration de la protection des corridors écologiques présentant des sensibilités environnementales (« Aco », en particulier au Sud de la zone d’activités du Peuras permettant de marquer la volonté forte de ne plus développer l’urbanisation au-delà de la limite existante et au Sud
de
la
commune
en
limite
avec
Poliénas
pour
les
mêmes
raisons)
ainsi
que
des
zones
humides
(« Azh ») ;
De
la
même
manière pour les zones A et N, introduction des zones « As » et « Ns » pour les secteurs aux sensibilités environnementales fortes ainsi que des zones humides (« Azh » et « Nzh ») ;
-
A part sur la boucle des Moiles reclassée en partie en zone « As » (au lieu de « N »), la répartition zones A/N sur ce secteur a très peu évolué ;
-
la suppression de la zone « Neq » pour l’activité équestre qui fait partie intégrante des activités autorisées en zone agricole ;
-
La création d’une zone « UE » sur le site de la STEP de Tullins ;
-
Les
évolutions
de
zonage
à
l’intérieur
des
zones
« U »
correspondant mieux au projet du PADD et la hiérarchie à donner aux
différents
secteurs
avec
notamment
la
création
de
la
zone
« UD » pour les hameaux excentrés.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
304
Secteur centre
Nouveau zonage (PLU révisé)
Ancien zonage (PLU en vigueur)Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
305
Sur ce dernier secteur, s’appliquent tous les principes de reclassement (évolution du zonage) dus à la mise en œuvre du PADD : -
Le reclassement des zones agricoles en fonction de leur réel usage ;
-
Une meilleure prise en compte des sensibilités environnementales que
ce
soit
dans
les
zones
« A »
ou
dans
les
zones
« N » :
intégration de la protection des corridors écologiques présentant des sensibilités
environnementales
(« Aco »)
ainsi
que
des
zones
humides (« Azh ») ;
-
De
la
même
manière
pour
les
zones
N,
introduction
des
zones
« Ns » pour les secteurs aux sensibilités environnementales fortes ainsi que des zones humides (« Nzh ») ;
-
Les
évolutions
de
zonage
à
l’intérieur
des
zones
« U »
correspondant mieux au projet du PADD et la hiérarchie à donner aux
différents
secteurs
avec
notamment
la
création
de
la
zone
« UD » pour les hameaux excentrés ;
-
Le réajustement de certaines zones « AU » / « U » en fonction de la mise
à
jour
des
constructions
réalisées
(reclassement
de
zones
« AU »
en
zones
« U »)
ou
au
contraire
de
problématique
notamment
en
termes
de
réseaux
quoi
ont
nécessité
le
déclassement de zones « U » en zones « AU » ;
-
Le
changement
de
zones
de
« Ne »
à
« UE »
pour
les
secteurs
d’équipements correspondant mieux à la réalité de l’occupation du sol (secteurs bâtis, aménagés ou anthropisés) ;
-
Création d’une zone « Nzh » au cœur de la zone d’activité du Peuras identifiant un secteur de zones humide sensible à protéger.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
306Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
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307
III.7.3.
E VOLUTION DES SURFACES
TABLEAU DES SURFACES
Ainsi : -
La surface des zones « A » augmente de 265 ha.
-
La surface des zones « N » diminue de 232 ha.
-
La surface des zones « AU » diminue de 29 ha.
-
La surface des zones « U » diminue de 2 ha.
-
Globalement
l’équilibre
des
zones
évolue
peu
puisqu’on
passe
de
10.1% de zones U à 10% et de 87.9% de zones A et N à 89% ce qui correspond à la volonté affichée dans le PADD de ne pas réduire les zones A et N. Les zones « AU » passent elles de 2% à 1% de la surface totale du territoire.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
308
L’évolution
des
surfaces
va
vers
une
légère
augmentation
des
zones
naturelles et agricoles et une diminution des zones U et AU (1 hectare de différence). La répartition au sein des zones U évolue vers : -
Une
réintégration
de
la
zone
« UZ »
dans
les
zones
limitrophes
(cette
dernière
n’ayant
pas
lieu
d’être
pluisque
les
équipements
qu’elle acccueille sont atorisés en totues zones, 15 ha) ;
-
La création de la zone « UE » en lieu et place de la zone « Ne » (12 ha) ;
-
L’évolution de la zone UB et de ses sous-secteurs vers les zones UA/UB/UC/UD en fonction de leur positionnement dans le territoire et dans le projet de développement de la commune ;
-
La nouvelle répartition entre les zones U et AU en fonction de la réalité des constructions et de l’état des réseaux ;
PLU révisé : zones
U et AU
PLU en vigueur :
zones U et AUCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
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309
-
L’évolution du zonage de la zone N vers la zone A car la réalité de l’occupation des sols par l’usage agricole a révélé la nécessité de reclasser des zones naturelles en zones agricoles. Les protections environnementales
nécessaires
ne
sont
plus
traduites
en
zonage
« N » mais avec des indices dans la zone A : « Aco », « As » ou « Azh » et des règles associées.
-
Mis à part le déclassement des grandes zones « AU » en zones « A » au Nord de Fures et le reclassement des zones « Ne » en zones « UE » pour les équipements, peu d’autres changements dans les surfaces de ces deux grandes familles de zones.
PLU en vigueur :
zones A et N
PLU révisé : zones
A et NCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
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310
EVOLUTION
DES
SURFACES
DES
PROTECTIONS
PAYSAGERES
ET
DES
EBC En plus du classement des zones naturelles et agricoles, la stratégie de préservation des fonctionnalités écologiques et des qualités paysagères de la commune passe également par la mise en place de prescriptions au titre des articles :
-
L113-1
du code
d’urbanisme (espace
boisé à classer),
environ
532
hectares
de
boisements
sont
préservés
sur
le
plateau
du
Chambaran et quelques-uns dans la plaine de l’Isère, pour des raisons de protection contre les risques de ruissellement et de mouvements de terrain.
-
Le PLU actuel indiquait 536 hectares d’EBC dans son rapport de présentation mais les surfaces protégées sont les mêmes excepté sous les lignes RTE et
aux abords des canalisations GRT Gaz (la
différence est également due au calcul informatique du nouveau logiciel).
-
L151-23 du code de l’urbanisme (protection d’éléments pour des motifs écologiques) :
o
Protection
de
toutes
les
pelouses
sèches,
soit
23,4
hectares
o
Protection de 26,5 km de haies et d’alignements d’arbres, aussi
bien
dans
la
plaine
de
l’Isère
que
dans
le
tissu
urbain
o
Protection de 62,54 hectares de bosquets, regroupement d’arbres voire de parcs paysagers,
o
Protection de 1,6 ha de parc à créer
o
Préservation des sites de l’arrêté préfectoral de protection de biotope, sur 124,7 hectares
o
Protection de 30 arbres isolés, présents dans les jardins des
particuliers
ou
dans
la
plaine
agricole,
constituant
souvent des points de repères dans le paysage en plus du rôle écologique qu’ils jouent.
-
L151-19 du code de l’urbanisme (protection d’éléments pour des motifs culturels, historiques, architecturaux ou paysagers) :
o
83
éléments
du
bâti
remarquable,
au
sein
du
tissu
urbain, principalement autour du centre ancien de Tullins mais aussi autour de la Fure.
o
14 éléments agricoles.
Le PLU actuel ne protégeait pas d’éléments paysagers au titre de ces articles.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
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311
III.7.4.
I NDICATEURS DE SUIVI POUR LE PLU
Le Décret n°2012-290 du 29 février 2012 relatifs aux documents d’urbanisme introduit l’obligation pour les PLU de préciser « les indicateurs qui devront être élaborés pour l'évaluation des résultats de l'application du plan » (R123-2 5° modifié par le décret
n°2015-218 du 25 février 2015 - art. 1). Il s’agit
pour la commune de prévoir des indicateurs pour l’évaluation des résultats de l’application du plan au regard de la satisfaction des besoins en logements et le cas échéant l’échéancier prévisionnel d’ouverture à urbanisation des zones AU et de la réalisation des équipements correspondants. Ces éléments serviront de support au moment de l’évaluation des résultats de l’application du PLU. En effet 9 ans au plus après la délibération portant approbation du PLU, un débat doit être organisé au sein du conseil municipal sur les résultats de son application au regard de la satisfaction des besoins en logements et de l’avancement d’urbanisation des zones AU. Indicateurs de suivi de production de logements et de consommation d’espace Problématique
à
caractériser
Indicateur
proposé
État
Initial
2018
Source
de
la
donnée
Fréquence
du
suivi
Logements
Nombre
de
logements
réalisés
(neuf
et
réhabilitation)
Permis de construire
Tous les ans
Surfaces de plancher créées
Permis de construire
Tous les ans
Typologie
de
logement
créé
(habitat
individuel isolé ou autre)
Permis de construire
Tous les ans
Nombre de logements sociaux créés (et catégories : PLAI – PLUS, etc.)
Permis de construire
Tous les ans
Consommation d’espace
Localisation
des
nouveaux
terrains
urbanisés (zone du PLU)
Permis de construire
Tous les ans
Superficie des terrains urbanisés
Permis de construire
Tous les ans
Utilisation des sols et consommation d'espace
Évolution des surfaces urbanisées
295,07 ha en 2018
PC et annexes
Tous les 2 ans
Évolution
de
la
taille
moyenne
des
parcelles
1 035
m²
pour
le
lgt
individuel 138 m² pour le lgt collectif
PC
Tous les 2 ans
Évolution de la densité moyenne dans les opérations d’aménagement
30 lgt/ha en 2018
PA / ZAC
Tous les 2 ansCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation
TROISIEME PARTIE Justification du projet de PLU
Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE 5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT
312
Problématique
à
caractériser
Indicateur
proposé
État
Initial
2018
Source
de
la
donnée
Fréquence
du
suivi
Milieux naturels
Évolution
de
la
surface
boisée
communales
951 ha en 2018
BD Topo
Tous les 5 ans
Milieux agricoles
Évolution de la SAU
465 ha en 2016
RGA
Temporalité du PLU
Nombre de sièges agricoles
11 exploitations en 2016
RGA
Temporalité du PLU
Énergie
Nombre
d’installations
de
dispositifs
de
production d’énergie renouvelable
48 Photovoltaïque 112 m² Thermique 11 Hydro-électrique 1 Petite éolienne 7 Chaufferies bois 0 Biogaz Date : 2014
PC / OREGES
Tous les 2 ans
Nombre de logements réhabilités
Inconnu
Commune / Impôt
Tous les 5 ans
Trafic
moyen
journalier :
nombre
de
véhicule jour moyen supplémentaire sur la RD1092 + RD45
Inconnu
Comptage
du
CG
38/Commune
Tous les 2 ans
Consommation énergétique et émissions de GES pour le résidentiel (en kteq CO
2 )
Énergie : 12 GES : 16
OREGES
Tous les 5 ans
Gestion
des
eaux
usées
et
des
eaux
pluviales
Capacité
résiduelle
de
la
station
d’épuration (paramètre DBO5)
STEP
d’une
capacité
nominale de 28 500 EH
Communauté d’agglomération
du
Pays
Voironnais
Tous les 2 ans
Augmentation
des
surfaces
imperméabilisées
Inconnu
PC
Tous les 2 ans
Gestion
de
l’eau
potable
Consommation annuelle par habitant
66 m
3
par an en 2015
Communauté d’agglomération
du
Pays
Voironnais
ou
autre
gestionnaire
Tous les 5 ans
Prise
en
compte
des
risques
Nombre de nouvelles constructions exposées à un risque fort ou moyen
Inconnu
Commune
Tous les 5 ans
Déplacements
Linéaire de cheminement piétons et cycles créés
Inconnu
Commune
Tous les 5 ans