re à FT“Br Mounirdier. \]3 À? Bo du Four. À3 TONxe4 | à < L Qi4 NP d 8 D aille RARtx] 1 ; Sn \PDELX rats} + 2) Dà. + outre àwe . CheminCommune de4 Commune -deCJW à be -Com} “Haut À Àun L ne-AIDES— SOBE] (42 cs “poli / 2343056 source DHEALÉ RCO coin ae CT AS F 2 #4 * | ee 2 O 400m 1kmCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT151Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT1523.2.3 Les espaces inventoriésLes ZNIEFF constituent un outil de connaissance primordial qui identifie les secteurs d’intérêts majeursen matière de patrimoine naturel au 1/25 000ème . Ces secteurs correspondent à des ensemblesfonctionnels cohérents et remarquables d’un point de vue de leur biodiversité. Une ZNIEFF n’a pasd’effet réglementaire. Pour autant, leur prise en compte est nécessaire dans le cadre des documentsd’urbanisme et projets d’aménagement, sous réserve « d’erreur manifeste » d’appréciation de l’étatinitial de l’environnement.Il existe deux types de zonage qui traduisent deux approches complémentaires :- Les ZNIEFF de type 1 sont des sites particuliers, généralement de taille réduite, qui présententun intérêt spécifique et abritent des espèces animales ou végétales protégées bien identifiées.Ces sites ou zones correspondent donc à un enjeu de préservation des biotopes concernés.- Les ZNIEFF de type 2 sont des ensembles géographiques généralement importants, incluantsouvent plusieurs ZNIEFF de type 1, et qui désignent un ensemble naturel étendu dont leséquilibres généraux doivent être préservés. Cette notion d'équilibre n'exclut donc pas qu'unezone de type 2 fasse l'objet, au titre de l’urbanisme, de zonages de types divers sous réservedu respect des écosystèmes (et notamment des ZNIEFF de type 1 qu'elle inclut). Les ZNIEFF detype 2 ont été considérées au cas par cas au travers de la démarche trame verte et bleue.Les ZNIEFF de type 2Zone fonctionnelle de la rivière Isère à l’aval de Grenoble, de 15 631 ha. 50% de la commune estconcernée par cette ZNIEFF de type II.Cette zone intègre l’ensemble fonctionnel formé par le cours inférieur de l’Isère, ses annexes fluviales etles zones humides voisines. Entrecoupée de barrages, endiguée sur de longues portions, bordée denombreuses industries, l’Isère est à l’aval de Grenoble une rivière dont la qualité des eaux est mise àmal par des pollutions toxiques. Leurs impacts peuvent être ressenti jusqu’au Rhône.Des milieux naturels intéressants subsistent, conservant une flore remarquable tantôt inféodée auxzones humides (prêle d’hiver, gratiole officinale, ophrys à fleurs lâches, samole de Valerand, spiranthed’été…), tantôt aux pelouses sèches situées à proximité immédiate (micropus dressé, liseron des MontsCantabriques, orchis à longues bractées…).La faune reste riche en ce qui concerne les oiseaux (ardéidés, guêpier d’Europe, rémiz penduline…), lesinsectes (libellules en particulier), les mammifères (castor d’Europe, campagnol amphibie…) ou lespoissons (bouvière, toxostome…).Le site est concerné par une importante nappe phréatique, dont il faut rappeler qu’elle recèle elle-mêmeune faune spécifique. Il s’agit d’un peuplement à base d’invertébrés aquatiques aveugles etdépigmentés. L’ensemble exerce tout à la fois des fonctions de régulation hydraulique (champs naturelsd’expansion des crues) et de protection de la ressource en eau. Les aquifères souterrains sont sensiblesaux pollutions accidentelles ou découlant de l'industrialisation, de l'urbanisation et de l'agricultureintensive. La basse vallée constitue par ailleurs un axe migratoire important pour l’avifaune.| EN ZNIEFF de typelDIN ZNIEFF de type ll mn Me : É | EE UZZ7 Zones humides a ‘Comm: ne A 1] Free me, 0 F7 | Pelouses sèches TS * M riRenage ti n.mir le ù * SET PRIT [NN Réseau hydrographique |.NT D de e nee{ ae CervelourLLA] à amenés lege” + =A lue i} Sn< Sas me> SL Comité Bajoud= \ M + ù e... “ NY Non #BTE MopPAEE À lex Gallänières 4 TRES Ÿ " #xL,? WE) , frs | 4 Boi du Four \Re 2 \hlugokdiere À\PL: Zone fonctionnelle de ‘A'isère à l'aval de GrenobÀ Batardièrc\} , NU | Rogke CorhierelNss HuChaînons, »septentrionaux.du VercorsAlpesfr Vu cs ;cel -Commune de A /Hieegii \ | x. WL200 7 uvergne-RhÔne- tes Polié 7 |! get , ; \Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT153Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT154Les ZNIEFF de type 1La commune est concernée par 6 ZNIEFF de type I :- Bois Bouchet, d’une surface de 215,16 ha. Cette ZNIEFF occupent 2,07% de la commune. LeBois Bouchet présente des conditions de fraîcheur, d’ombrage et d’humidité favorables àcertaines espèces dites hygrophiles. On y trouve deux petites plantes de la famille dessaxifrages : la dorine à feuilles alternes et celle à feuilles opposées. Deux fougères, le polystic àaiguillons et le polystic à soies recherchent l'ombre, la fraîcheur et l'humidité pour se développer; on les rencontre sur les bords des ruisseaux. Toutes deux doivent leur nom aux arêtesprolongeant les dents des pinnules (les feuilles). Le millepertuis élégant est parmi les espècesintéressantes.- Bois des Oves au lieu-dit La Renaudière, d’une superficie de 117,51 ha. Elle occupe 0,27% duterritoire. Situé dans la partie sud de Saint-Quentin-sur-Isère, ce bois est délimité par le canalde Saint-Quentin et l'Isère et forme une île boisée au milieu des champs de maïs. C'est l'un desderniers grands vestiges de la forêt riveraine de l'Isère. Il est intéressant par son homogénéité,la diversité du sous-bois et la présence du plan d'eau des Oves, peu artificialisé, où sedéveloppe une flore aquatique abondante. On note aussi la présence d'une station de Petitemassette sur la rive droite de l'Isère. Appelée localement "Chandelle" ou "Quenouille" du fait deson apparence, cette plante affectionne les plages graveleuses du bord des rivières. Victime del’aménagement des cours d’eau, elle est devenue très rare.- Boucle des Moiles, d’une superficie 69,34 ha. Elle occupe 2,36% du territoire communal. Situéeà une altitude de 180 m environ, il s'agit d'un des derniers secteurs de la plaine de l'Isère restéssauvages entre Vinay et Voreppe ; il a cependant été fortement altéré lors de la création del'autoroute. Il conserve néanmoins des zones humides possédant une faune riche et diversifiée.On y connaît la nidification d'espèces comme le râle d'eau ou la rousserolle effarvate. L'intérêtnaturaliste local est renforcé par la présence d'une espèce de libellule protégée : l'agrion deMercure, mais également de prairies humides riches en orchidées. Parmi celles-ci, citons l'orchisdes marais. D'autres familles sont également représentées avec des plantes rares voireprotégées comme l'oenanthe de Lachenal ou le séneçon des marais.- Etang de Mai, étangs de Saint-Jean-de-Chépy, d’une superficie de 155,44 ha. Elle occupe2,32%du territoire. Ce secteur est connu pour abriter plusieurs dortoirs de Bruant des roseaux,dont certains sont suivis pour le baguage par les ornithologues. Occupant l'emplacement d'unancien méandre de l'Isère, il présente en complément de boisements humides remarquablesdes prairies humides et des marais. Depuis l'endiguement général opéré au XIXème siècle, larivière coule dans un lit artificiel aménagé. Sauf sur quelques rares îles, la forêt alluviale adisparu du lit de l'Isère. D'anciens fonds de méandres tels que celui-ci, conservent deslambeaux relictuels de la forêt alluviale. Outre leur grand intérêt naturaliste, ils présentent unintérêt paysager notable au sein de la vaste plaine agricole qui s'étend de Moirans à Tullins.- Marais de l’Echaillon et bords de l’Isère jusqu’au bec de l’Echaillon, d’une superficie de 296,51ha. Elle occupe 0,15% du territoire communal. Les forêts alluviales sont des milieux naturels enrégression constante en France sous l'effet de divers aménagements. Le long de l'Isère, enamont de la cluse de Voreppe, la zone considérée présente une profusion d'essencesforestières, ainsi qu'une végétation pionnière colonisant les bancs de sable, témoin de ladynamique de végétation du bord des eaux. Le site présente un intérêt important aussi bienpour les oiseaux en migration (rémiz penduline en particulier) que pour l'avifaune nicheusetypique des bords de l'Isère. Celle-ci est représentée notamment par le martin-pêcheurd’Europe. Parmi les plantes emblématiques du site, on remarque la présence de l’utriculairecommune. Les feuilles en lanières de cette plante carnivore portent de petites outres, appeléesutricules, capables de capturer de petits animaux. Entièrement immergée, l’utriculaire communepasse inaperçue une grande partie de l'année. Elle se remarque en été par la présence depetites fleurs jaune vif qui apparaissent à la surface de l'eau.- Vallon de Champérioux, d’une superficie de 128,33 ha, qui représente 3% du territoire. Cesecteur se caractérise par des habitats naturels contrastés, entre prairies, rivières, massifsCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT155boisés, … dont certains présentent un intérêt particulièrement intéressant : c'est le casnotamment des sources tufeuses. La présence d'oiseaux remarquables est aussi à souligner. Legrand-duc d’Europe, pour ne citer que lui, peut y être entendu dès la nuit tombée. Plus grandrapace nocturne, cet oiseau puissant se tient caché contre le tronc des arbres pendant lajournée. Même si ses effectifs sont en augmentation depuis une trentaine d'années, ce rapacereste assez rare puisque l'on estime la population nicheuse à moins de 1500 couples pour toutela France.Les inventaires des zones humidesCes espaces constituent des espaces naturels qui assurent, selon leur état de conservation, tout ou partie des fonctionnalités suivantes : La régulation des régimes hydrologiques : les zones humides retardent globalement leruissellement des eaux de pluie et le transfert immédiat des eaux superficielles vers l'aval dubassin versant. Elles permettent, pour une part variable suivant les sites, la réduction del'intensité des crues, et soutiennent les débits des cours d'eau, sources et nappes en périoded'étiage. L’autoépuration et protection de la qualité des eaux : les zones humides contribuent aumaintien et à l'amélioration de la qualité de l'eau en agissant comme filtre épurateur des eauxsouterraines ou superficielles grâce à leur riche biocénose (groupements d’espèces animales). De réservoir biologique : espaces de transition entre la terre et l’eau les zones humidesprésentent une potentialité biologique souvent plus élevée que les autres milieux. Lorsqu’ellessont peu anthropisées, les zones humides abritent de nombreuses espèces végétales etanimales. Elles assurent ainsi des fonctions d'alimentation, de reproduction mais aussi derefuge.AVENIR (Conservatoire des espaces naturels de l’Isère) a réalisé un inventaire des zones humides àl’échelle du 1/10 000ème sur l’ensemble du département et selon une méthodologie nationale (décret) etavec le soutien de l’Agence de l’eau, du conseil régional, du conseil départemental et de l’Etat.Il a été porté à connaissance des communes au printemps 2009, suite à deux années de prospectionsde terrain (2007 et 2008). Il identifie les zones humides de plus de 1 ha mais recense également cellesinférieures à 1 ha. L’inventaire des zones humides est un inventaire permanent avec révisionpossible et approfondissement annuellement (notion de mise à jour).En 2010, 1 335 zones humides de plus de 1 ha, ceci pour une surface de 47 000 ha, ont été recenséesen Isère (soit 6,5% du département).Cet inventaire a donc permis de mettre en évidence des zones humides sur le territoire de Tullins.Ces zones humides sont principalement localisées dans la plaine alluviale de l’Isère, maiscertaines se trouvent être en continuité de la trame urbaine, notamment au niveau de la zoned’activités du Peuras le long de la RD45.14 secteurs de zones humides sont localisés sur le territoire, pour une superficie totale de 277 ha, dontles plus importantes sont :- Boucle des Moiles : d’une superficie de 100,85 ha (3,45% du territoire), le site de la Boucledes Moiles occupe un ancien méandre de l’Isère, qui s’est progressivement comblé après avoirété déconnecté de la dynamique fluviale de la rivière. Ce bras mort a donné par atterrissementun marais, qui était régulièrement inondé lors des périodes de crues, avant l’endiguement del’Isère au XIXème siècle. C'est aujourd’hui une zone humide constituée de boisements, deroselières et de prairies humides et mésophiles, ce qui favorise la biodiversité.- L’étang de Mai : couvrant 70,49 ha (2,40%), l’étang de Mai est un ancien méandre de l'Isère,alimenté principalement par des sources, et présentant des boisements et des prairies humides.- Ile Marianne : ripisylve de l’Isère avec un ancien méandre de la rivière, elle couvre 50,71 hasur le territoire, soit 1,66%.- Gabinot : situé au sud de la zone d’activités du Peuras, cette zone humide, d’une superficie de16,06 ha (soit 0,54% de la commune) est composée de boisements humides avec despeupleraies le long d'un canal mais aussi de prairies de fauche.RESERVOIR DE , ZONES CORRIDORBIODIVERSITE D'EXTENSION VIDE D'OBSTACLE RESERVOIR DE À s BIODIVERSITEZONESD'EXTENSIONRESERVOIR DEBIODIVERSITECommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT156- Etangs de Troussadières : couvrant environ 7,77 ha (soit 0,26% du territoire), il s’agit d’unezone humide très variée, de belle dimension, aménagée en partie avec la création de deuxétangs de pêche, une belle roselière, quelques sources tufeuses, mares et petit étang.D’autres zones humides sont également présentes sur le territoire, le long de la Fure ou du Salamot,autour de la zone d’activités du Peuras, ... avec des ripisylves, des peupleraies, roselières, étangs,prairies humides, etc. On notera également la présence de la tourbière des rivoires, recensée sur leterritoire, petite tourbière peu visible parmi les prairies humides environnantes.Les inventaires des pelouses sèchesLe département de l’Isère a fait l’objet d’études d’habitats naturels et de prospections spécifiquespelouses sèches associant différents partenaires : le Conservatoire botanique national alpin, lesassociations Lo Parvi et Nature Vivante, le CEN Isère, ainsi que de nombreux territoires comme lesparcs naturels régionaux Vercors et Chartreuse, l’Isle Crémieu, le Pays Viennois, etc.En 2015, le CEN Isère a collecté l’ensemble de ces données pour réaliser une agrégationdépartementale des cartographies de pelouses sèches. Le CEN Isère a également utilisé dans sesinventaires la couche « mesobromion » du programme CarHab (Cartographie nationale des habitatsterrestres du CBNA, mais peu exploitable en raison de l’imprécision des parcelles définies et du Muséumnational d’histoire naturelle).Sur le territoire, les pelouses sèches identifiées proviennent d’inventaires réalisés par le CEN Isère,exploitable à l’échelle du 1/2500 ème . En tout, 24 ha ont été recensés, exclusivement sur le plateau duChambaran, autour du hameau de l’Eslinard.3.3 Les fonctionnalités écologiques3.3.1 Rappel sur les notions de trame verte et bleueLa fonctionnalité écologique d’unterritoire s’apprécie à travers sonréseau écologique. Issue du Grenellede l’environnement la notion de trameverte et bleue a pour objectif derétablir un réseau écologique cohérentà l’échelle nationale. La reconstitutionde ce réseau national passe parl’imbrication de plusieurs échellesayant pour finalité à la préservation, larestauration de différentescomposantes participant à lafonctionnalité du réseau écologique.Schéma de principe des composantes de la trame verte etbleueLes composantes du réseau écologique sont les suivantes : Les réservoirs de biodiversité formés par un habitat ou un ensemble d’habitats au seinduquel un individu peut réaliser l’ensemble de son cycle de vie (s’alimenter, se reproduire,survivre). Ces espaces jouent le rôle de zones refuge et disposent d’un rôle particulièrementimportant. Des espaces en dehors de ces zones nodales, mais relativement contigus, peuventprésenter un rôle important dans la survie des espèces, il s’agit des zones d’extension. Leszones d’extension peuvent constituer des milieux plus ou moins dégradés et plus ou moinsfacilement franchissables. Les corridors écologiques, constituent des liaisons fonctionnelles entre deux zonesnodales ou deux habitats favorables à un individu. Ces structures permettent la dispersion etCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT157la migration des espèces afin qu’elles puissent se reproduire, se nourrir, se reposer… Lescorridors peuvent être continus ou discontinus, naturels ou présenter un caractère plus artificiel.Ces espaces sont primordiaux pour les échanges entre populations et les flux d’individus afind’assurer la survie des espèces et leur évolution/adaptation.Les zones relais, constituent des secteurs non contigus aux zones nodales et aux corridorsécologiques, mais facilitant le déplacement des espèces, tout en présentant de potentialités de repos etde zones refuge.La trame verte et bleue prend aussi bien en compte les composantes terrestres qu’aquatiques ethumides.3.3.2 Les fonctionnalités écologiques supra-territorialesLes réseaux écologiques des documents supra-communauxTrois documents règlementaires définissent les fonctionnalités écologiques à une échelle supra-communale, identifiant les réservoirs de biodiversité et les corridors à leurs échelles respectives :- Le Schéma Régional de Cohérence Ecologique (SRCE) de Rhône-Alpes, approuvé en juin 2014,au 1/100 000ème.- Le SCOT de la région grenobloise, approuvé en décembre 2012, au 1/50 000ème.- Le Schéma de secteur du Pays voironnais, approuvé en novembre 2015, au 25 000ème.Bien qu’élaboré avant, le SCOT de l’aire grenobloise a défini des réservoirs de biodiversité et descorridors relativement similaires à ceux défini dans le SRCE Rhône-Alpes, à une échelle toutefois plusfine.Les différents éléments composants la trame verte et bleue à l’échelle supra-communale gagnent ainsien précision. Dans le cadre du PLU, les fonctionnalités écologiques doivent être déclinées à nouveau.Trois grands ensembles sont identifiés :- La plaine de l’Isère, considérée comme un grand espace agricole participant à la fonctionnalitéécologique, avec de nombreux cours d’eau et des milieux humides.- La vallée de l’Isère, avec sa ripisylve, qui constitue un maillon essentiel dans le déplacementdes espèces.- Le plateau du Chambaran avec ses coteaux boisés, support de fonctionnalités écologiques etprésentant une forte perméabilité.L’ensemble des espaces reconnus pour leur richesse écologique sur le territoire par des ZNIEFF de type1 et 2 est identifié comme des réservoirs de biodiversité d’intérêt régional et intercommunal, que ce soitle Bois Bouchet, la Boucle des Moiles, le Bois des Oves, les bords de l’Isère jusqu’au Bec de l’Echaillon,l’Etang de Mai et ou encore les étangs de St-Jean-de-Chépy.Cependant, les liaisons entre les grands ensembles naturels sont difficiles, avec de nombreux obstacleslinéaires (autoroutes, réseau ferroviaire, infrastructures routières, obstacles sur les cours d’eau, …)mais aussi avec un développement de l’urbanisation sur les piémonts.Le territoire constitue un maillon entre le plateau du Chambaran et le massif du Vercors, avec la valléealluviale de l’Isère entre deux. Il joue un rôle important dans les liaisons entre le plateau et la plaine del’Isère, mais ces dernières sont rendues difficiles par le développement de l’urbanisation. Seul lecorridor situé au sud-ouest de la commune, reliant la colline de la Roche, extension du plateau duChambaran, à la plaine agricole, grâce à des parcelles agricoles et quelques éléments boisés, estrelativement important à l’échelle supra-communale.; LT, OT nat sh Re Da.NTES D AÏTRAME VERTE ET BLEUE ” a 4 fullins Fures . e— Ag rh RE = \ Le 2Trame vertemn ntroneaue | Corridor d'importance régionale :Le à préserverà restaurerTrame bleueCours d'eau d'intérêt écologique| reconnu :ASS à préserverd&, à restaurerk_— Grand lac naturel à préserverou à restaurerZones humides à préserver ouET; restaurer . ÿSR ge encor kg Espace perméable :em fortEn moyenlié aux milieux aquatiquesGrand espace agricoleEI participant de la fonctionnalité| écologique| Autres donnéesPSS Autre cours d'eau{4 © Obstacle à l'écoulementEX A Point / Zone de conflit1 VVV\(écrasement, obstacle, ….)== Zone urbanisée£ = À ce e A j ©,Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT158Trame verteRéservoirs de biodiversitépour préserver les richesses du territoireRéservoirs de biodiversité (reconnus parun statut de protection, de gestion oud'inventaire national)Réservoirs de biodiversité complémentaires(enjeux de biodiversité identifiés par desexpertises et inventaires locaux)Corridors pour assurer et garantirla fonctionnalité écologique du territoireConnexions naturelles d'intérêt écologiqueetou soumises à pression urbaine1 Périmètres de projet pour le maintien etD la remise en bon état des continuitésécologiques (ex: "Couloirs de vie ")Trame bleue=== Zones humides identifiées par— l'inventaire départemental (Avenir, 2010)Non, Cours d'eau et tronçons de cours d'eaureconnus comme réservoirs de biodiversitéCours d'eau et tronçons de cours d'eau dela 8D Carthage (permanent et temporaire)* CRE ve 9 , LATE; SL TRE Ps ETVer 2. Fa . È +# Anh, 7 :Extraits de la trame verte et bleue du SCOT del’agglomération grenobloise —- Décembre 20122 0 2 4 6CES SE,KilomètresEspaces potentiels de développement à très long terme de la cartedes limites pour la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiersCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT159[ Bâti cadastralJRAME BLEUEZones humides identifiées parl'inventaire départemental (Avenir, 2015)Cours d'eau et tronçons de cours d'eaureconnus comme réservoirs de biodiversité——— -- Cours d'eau et tronçons de cours d'eau de la BD CarthageRéservoirs de biodiversité (reconnus parun statut de protection, de gestion oud'inventaire national)Réservoirs de biodiversité complémentaires(enjeux de biodiversité identifiés par desexpertises et inventaires locaux)Corridors pour assurer et garantirPrincipales connexions naturelles d'intérêt écologiqueCup pou soumises à pression urbainePérimètres de projet pour le maintien et| la remise en bon état des continuitésécologiques (ex: "Couloirs de vie”)@ Points de conflits pour la faune© Corridors fuseaux SRCE=munm Corridors axes SRCEào n'/E : *+:Extraits de la trame verte et bleue du Schéma desecteur du Pays Voironnais —- Décembre 2015o 800 1600 3 200Re ——— Es mètresCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT160Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT1613.3.3 Les fonctionnalités écologiques du territoireLes fonctionnalités écologiques à l’échelle communale s’appuient à la fois sur la mosaïque agricole de laplaine de l’Isère et sur les coteaux boisés du plateau de Chambaran mais également sur les différentscours d’eau qui drainent le territoire.Deux grandes typologies de réservoirs de biodiversités sont identifiées sur le territoire : les réservoirsd’échelle supra-communale et les réservoirs d’échelle locale.La vallée alluviale de l’Isère, la boucle des Moiles et l’étang de Mai constituent des éléments naturelsdéjà identifiés à une échelle supra-communale et jouant un rôle tout aussi important dans lesfonctionnalités écologiques de la commune.A cela s’ajoutent deux grands réservoirs de biodiversité locaux :- Le réservoir de biodiversité supra-communal du bois du Boucot, étendu à l’ensemble du plateaudu Chambaran, avec ses grands espaces boisés et ses milieux ouverts (prairies, pelousessèches, …).- La colline de la Roche en totalité, incluant également des massifs boisés et agricoles attenantvenant border la frange ouest du hameau du Tizin, et dont une partie est déjà identifiée enréservoir de biodiversité supra-communal.Les pressions urbaines sur ces différents réservoirs de biodiversité sont relativement faibles, en raisonde l’éloignement de la vallée de l’Isère, des protections règlementaires existantes ou de la topographie.Les zones humides, particulièrement celles autour de la zone d’activités du Peuras, constituent desréservoirs de biodiversités locaux pour la trame verte et bleue mais elles subissent de fortes pressionsurbaines et agricoles.Le territoire est relativement perméable aux déplacements des espèces, que ce soit sur le plateau duChambaran ou dans la plaine agricole de l’Isère. Cependant, les connexions entre les deux entités voireau sein de chaque entité sont parfois limitées.Le corridor d’importance supra-communale, située au sud de la commune, de part et d’autre duhameau du Tizin peut être précisé. Des espaces perméables permettant le passage des espèces sontidentifiés au sud, à la limite communale Tullins-Poliénas, mais aussi dans le tissu urbain du hameau, auniveau de quelques vergers et espaces en friche, trop pentus pour être urbanisés.Toutefois les connexions entre le plateau du Chambaran et la plaine de l’Isère sont également possiblesentre le hameau du Tizin et la limite sud du centre-bourg de Tullins, au niveau du coupure verte ou bienencore dans le tissu encore un peu lâche de l’entrée de ville.Des corridors d’importance communale, liés à des pressions urbaines ou agricoles sur les espacespermettant le déplacement des espèces dans le plateau du Chambaran ou dans la plaine agricole del’Isère sont identifiés :- Entre les deux entités naturelles, au niveau du tissu urbain dense, avec des corridors terrestrespeu structurés mais structurants, prenant appui sur les cours d’eau et les quelques espacesnaturels parfois présents (Fure, Rival, Salamot).- Sur le plateau du Chambaran, entre le hameau de l’Eslinard et le quartier des Méaries.Cependant l’étirement linéaire du quartier des Méaries peut, à terme, constituer une coupureforte des continuités écologiques forestières dans ce secteur. Quelques espaces permettentd’ailleurs le déplacement de la faune dans le quartier des Méaries (vergers, espaces vertsprivés, …).- Dans la plaine de l’Isère, autour de la zone d’activités du Peuras, entre la Fure et le Salamot,s’appuyant sur des zones humides et des espaces encore en friche.- Entre la plaine agricole et le couloir alluvial, composé du canal Fure-Morges et de l’Isère, auniveau du hameau du port de Tullins, où un passage sous l’autoroute permet le déplacementdes espèces.REHRSUNNNNEEEEM Eléments structurantsQE Fures FONCTIONNALITES EÉCOLOGIQUESPR A —— = Trame verte —- Liaisons écologiquesà préserver | EM Réservoirs de biodiversité supracommunaux <=} Liaisons écologiquesà restaurerRéservoirs de biodiversité communaux Trame bleue_ Corridors écologiques supracommunaux EM Réservoir de biodiversité | > Corridors écologiques communaux — Corridor écologiqueà préserver 4 — Coupures vertes d'intérêt communal restaurer / valoriser Trame verte urbaine fe LÉ LE fT h UE, 4Espaces urbanisés peu denses et perméables: GS eoN'ann Re ASROlISn2E}Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT162Au sein du tissu urbain de Tullins-Fures, les liaisons écologiques s’appuient autant sur les espaces vertsexistants, comme le parc de la mairie ou de l’hôpital mais aussi sur les alignements d’arbres présents(boulevard Michel Perret par exemple) et sur les arbres remarquables, très nombreux sur la commune.Des liaisons est-ouest peuvent prendre appui sur des espaces urbanisés peu denses ou perméables à lafaune, avec des jardins privés arborés.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT1633.4 Synthèse des enjeux liés à la biodiversitéLe territoire se caractérise par un patrimoine écologique d’une grande diversité et d’un grand intérêt quis’articule autour de deux grandes entités naturelles :- Le plateau du Chambaran avec ses grands massifs forestiers ponctués par des prairies defauches et la présence de quelques pelouses sèches, des milieux rares concentrant une faune etune flore spécifique.- La plaine de l’Isère, avec ses milieux agricoles, des noyers pour une grande partie, parcouruepar de nombreux cours d’eau (Fure, Rival, Salamot) et surtout avec des zones humidesreconnues au niveau national et régional pour leur intérêt écologique (étang de Mai, boucle desMoiles) mais aussi avec d’autres milieux constituant des réservoirs écologiques locaux.La boucle des Moiles et l’étang de Mai concentrent les protections règlementaires, gestion contractuelleet inventaires (APPB, ENS, ZNIEFF de type 1) mais d’autres espaces sont également recensés : 1 arrêtéde protection de biotope (APPB), 1 espace naturel sensible (ENS), 1 ZNIEFF de type 2 et 6 ZNIEFF detype 1.Cette diversité d’habitat accueille de nombreuses espèces remarquables, aussi bien dans les massifsforestiers (chevêche d’Athéna, pics, écureuil roux, …) et la plaine agricole (pie-grièche écorcheur,alouette lulu, alouette des champs, …) mais aussi dans les milieux plus rares comme l’agrion deMercure, le bruant des roseaux ou le héron cendré dans les zones humides ou bien de nombreusesorchidées dans les pelouses sèches.Les fonctionnalités écologiques s’organisent principalement autour du plateau du Chambaran, vasteréservoir de biodiversité local, et des milieux forestiers et humides de la plaine de l’Isère. Le territoireest relativement bien perméable aux déplacements des espèces mais quelques secteurs sont soustension, à cause des infrastructures routières (RD45, RD48, autoroute, axe ferroviaire) et de l’étirementlinéaire, qui ne laisse que très peu d’espaces naturels perméables (hameaux du Tizin, des Méaries, St-Jean-de-Chépi, Peuras).Bien que s’inscrivant à l’interface entre le plateau du Chambaran et la plaine de l’Isère, la commune nejoue qu’un rôle limité dans les connexions écologiques possibles, le tissu urbain constituant une barrièreforte. Seuls les cours d’eau peuvent encore permettre le déplacement des espèces.Les enjeux en lien avec le PLULes pressions urbaines sur les fonctionnalités écologiques sont relativement importantes,particulièrement le long des axes de déplacements, induisant de forts enjeux vis-à-vis de lapréservation de la biodiversité. Dans le cadre du PLU, les espaces naturels remarquables sont àprotéger en priorité et les continuités écologiques nécessitent d’être maintenues avec une vigilanceparticulière, notamment :- Le long de la RD48, autour des hameaux du Tizin, où les continuités écologiques sontcontraintes par la voie ferroviaire et où les espaces naturels permettant le déplacement desespèces sont de plus en plus restreints par l’urbanisation.- Sur les versants du plateau du Chambaran, particulièrement entre le hameau de l’Eslinard et lequartier des Méaries, où l’étirement linéaire est de plus en plus important, fragilisant le massifforestier.- Le long de la RD45, avec la présence de plusieurs zones humides et de cours d’eau, quiconstituent un maillon écologique essentiel pour le déplacement des espèces entre lesdifférentes entités naturelles.= LR AE 2ARE Le j FT | <La GERns CFurès_ es ENJEUX Mon oi |#7:r STORE. +DM PROTEGER LES ESPACES NATURELS REMARQUABLESPRESERVER LES RESERVOIRS DE BIODIVERSITEAMELIORER LES FONCTIONALITES ECOLOGIQUESENTRE MASSIF ET VALLEE<—}> MAINTENIR LES CORRIDORS ECOLOGIQUES LOCAUX=» INTEGRER LA TRAME VERTE URBAINEet PRESERVER ET VALORISER LA TRAME BLEUELS7EMENTIL2015SOBERcO ENVIRONNEN Fd aérien GEOPORTA (0) C0 LC StCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT164Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT1654. Paysage4.1 Les grandes unités paysagèresLe territoire communal est constitué de 3 unités paysagères, identifiées notamment dans l’atlas despaysages de la région Rhône-Alpes :- La plaine du bas-Grésivaudan et bas-Royans, correspondant à laplaine de l’Isère, quioccupe quasiment la moitiédu territoire communal, estprofondément marquée parla culture de la noix. Sontprésents plusieurs coursd’eau et fossés ainsi qu’unemicro-topographie quisouligne les anciensméandres de l’Isère.- Les collines et balcons desChambaran, à l’ouest,s’inscrivant à l’écart desgrands axes routiers de lavallée de l’Isère, dans unécrin de verdure, oùsubsistent une agriculturetraditionnelle de polycultureet d’élevage, s’ouvrantdoucement sur les massifsforestiers. Au détour d’unvirage d’une petite routesinueuse, une ouverture dupaysage sur la porte desAlpes. Des vallées étroiteset des combes marquentles coteaux, notammentcelles de la Fure et depetits ruisseaux comme leMalatras ou le Rival.- L’agglomération de Tullins : Elle inclue le centre-bourg de Fures et s’accroche sur les piémontsdu plateau du Chambaran, commençant à s’étendre peu à peu dans la plaine de l’Isère, sepoursuivant le long des grands axes de déplacements : RD45 et RD1092.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT1664.2 Détail des unités paysagèresLes grandes unités paysagères décrites présentent des spécificités qui composent le paysage de lacommune de Tullins-Fures.4.2.1 Plaine du bas-Grésivaudan et bas-RoyansLe fond de la vallée de l’Isère s’évase brusquement au niveau de Moirans pour créer une large plainealluviale où les anciennes divagations de l’Isère, encore visibles par moment sous l’aspect de méandreset de bras morts, ont limité l’urbanisation.La plaine est parsemée de bourgs et habitats isolés, à l’image des petits hameaux comme le Vert ouencore Saint-Jean-de-Chépy, qui viennent ponctuer l’alternance de champs cultivés et noyeraies, créantun rythme ininterrompu de fermetures et d’ouvertures visuelles. Ils animent ainsi la plaine lorsqu’ilsapparaissent au détour d’une des nombreuses petites routes communales qui irriguent la plaine.Ces infrastructures participent à l’ambiance paysagère, permettant la découverte de la plaine tout enconstituant parfois de grandes percées, à l’image de la RD45. L’urbanisation reste peu perceptible,excepté depuis les axes routiers perpendiculaires.Les lignes régulières des troncs des noyers, leur ombre dense en été, créent une ambiance paysagèretoute singulière, à préserver et qui fait l’objet d’une identification spécifique dans le schéma de secteurdu Pays Voironnais.Les cours d’eau ne constituent pas des éléments structurants du paysage de la plaine de l’Isère. Lavégétation qui les accompagne est relativement peu présente mais quelques saules têtards et desripisylves marquent les milieux humides de la commune. La gestion de l’eau dans la plaine apporteégalement un vocabulaire spécifique de ruisseaux et de ponts, de fossés et de noues. De même, laprésence de l’autoroute vient cacher l’Isère, qui se devine uniquement grâce à sa ripisylve.Au contraire des deux reliefs, de part et d’autre de la vallée, qui sont des éléments de repère duterritoire depuis la plaine : plateau de Chambaran et plateau du Vercors.4.2.2 Collines et balcons des ChambaransA l’écart des grandes infrastructures de transport (autoroute, ferroviaire) et des agglomérations, leplateau de Chambaran offre un paysage harmonieux, qui se découvre en empruntant de petites routessinueuses et vallonées.Il révèle ainsi une alternance entre des prés et prairies, ponctués de bosquets, haies et vergers, avectoujours en arrière-plan des massifs forestiers qui rendent plus intimistes certains secteurs, notammentau nord de Fures. Le couvert boisé, très présent, met en valeur les cassures du relief, particulièrementdans les secteurs les plus pentues.Difficilement accessible depuis le bas de la commune, les hameaux agricoles se sont implantés sur lesreplats, à l’image de l’Eslinard. L’habitat au sommet et les routes en promontoires permettent desperceptions lointaines, en direction de la commune de Saint-Quentin-sur-Isère, de l’autre côté del’Isère, mais aussi vers la porte des Alpes et Grenoble.Ces lieux d’observations permettent une bonne lisibilité de la structure de la plaine et du pied de coteauurbanisé. Cependant, avec la déprise agricole sur les parcelles non mécanisables, les paysages onttendance à se refermer, fragilisant les perceptions paysagères.Les petites routes s’inscrivant dans les vallons, elles suivent les torrents comme la Fure ou le Rival, quisont alors plus perceptibles que dans la plaine de l’Isère. Ils participent à l’ambiance paysagère del’unité.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT1674.2.3 Agglomération de Tullins-FuresEn articulation entre la plaine de l’Isère et les collines et balcons des Chambarans, les piémonts ontpermis l’urbanisation de la commune, qui se décompose en deux entités :- Fures, au nord-est, relié à Tullins par la route de Grenoble,- Tullins, au centre, avec un habitat qui s’égrène peu à peu au sud, le long de la RD1092 maisaussi dans la plaine de l’Isère.Les centres historiques de Tullins et Fures se situent au débouché de deux rivières qui sontrespectivement le Rival et la Fure ainsi que le long de l’axe historique de la RD1092, en surélévation parrapport à la plaine inondable de l’Isère et dévolue à l’agriculture.La grande majorité de l’urbanisation est située en balcon,offrant ainsi des vues dégagées sur la plaine de l’Isère et laporte des Alpes. Cependant, dans le centre historique deTullins, le développement selon un plan orthogonal, avecun habitat dense, possédant une qualité architecturaleindéniable, identifiée au travers un site inscrit, et de petitesruelles piétonnes ou semi-piétonnes viennent rétrécirfortement les perceptions paysagères. La topographie vientégalement contraindre les perceptions mais certainesruelles, comme la rue de Parménie (à droite) ou la rue duCouvent, offrent des cadrages visuels sur les coteaux ousur le Vercors.Le développement de l’agglomération se faitprogressivement dans la plaine de l’Isère, sans réel insertion dans l’environnement. Le traitement desabords est relativement limité et les transitions avec le milieu agricole sont quasiment inexistantes.Les entrées de ville sont peu qualitatives, particulièrement les entrées depuis la plaine de l’Isère, que cesoit le long de la RD1092 ou de la RD45 avec la traversée de la zone d’activités du Peuras.On notera que la voie ferrée, en léger surplomb par rapport à la plaine alluviale de l’Isère, induit desperspectives paysagères intéressantes vers la plaine agricole au sud-est.4.3 Sensibilités et perceptions paysagèresAu sein de chacune des entités paysagères s’insèrent des éléments bâtis et naturels paysagers, quiparticipent au paysage de la commune.4.3.1 Les éléments du paysageLes éléments structurants du paysage sur la commune sont nombreux :- Les grands reliefs : massifs du Vercors et de la Chartreuse ou plateau du Chambaran, ilsaccompagnent le visiteur tout au long de son parcours sur le territoire, que ce soit dans laplaine de l’Isère ou dans le tissu urbain.- Les noyers : image par excellence de la plaine de l’Isère, ces plantations ponctuent la partiebasse du territoire aussi bien qu’une partie des coteaux, s’insérant parfois dans le tissu urbain,comme le long de la RD1092, dans le hameau du Tizin ou dans le quartier de la Méarie.- Le bâti ancien du centre-bourg de Tullins : reconnu au travers un site inscrit et de nombreuxmonuments historiques, il concentre de nombreux éléments remarquables. Cependant ils nesont visibles qu’au dernier instant, au détour d’une rue ou d’un bâtiment, à l’image desnombreuses portes anciennes.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT168Les cours d’eau, que ce soit dans les traversées urbaines aussi bien qu’en amont et en aval, ne sontconstituent pas des éléments importants du paysage malgré le réseau hydrographique dense duterritoire. En effet, ils ne sont que très peu perceptibles, du fait des noyers, qui masquent les vues maisaussi par une absence d’éléments végétaux qui les accompagnent généralement. L’Isère en est unexemple saisissant, masqué par l’autoroute en remblais. Seule la Fure possède une ripisylvesuffisamment importante pour constituer un élément du paysage, sur la partie est de la commune.4.3.2 Les axes paysagersLe paysage se dévoile sous différents aspects en fonction des chemins empruntés :- Les massifs du Vercors et de la Chartreuse sont mis en avant sur les routes belvédères duplateau du Chambaran, autour du hameau de l’Eslinard ou sur la route de la Parménie, avec degrands dégagements. La porte des Alpes est même visible par jour de beaux temps.- Dans la plaine de l’Isère, le long de la RD45 ou des chemins agricoles, un jeu d’ombres et delumières nait autour des noyers mais aussi de l’alternance entre les vergers et les espacesagricoles.- Dans l’espace plus urbanisé du centre-bourg de Tullins, les bâtiments compactes et lesalignements sur rue composent des espaces intimistes où des échappées visuelles s’opèrentparfois, à l’occasion d’une place ou d’une petite ruelle.L’autoroute A49 constitue un axe de transit particulier. Situé le long de l’Isère, il permet d’apercevoir leterritoire dans son ensemble sans toutefois discerner des éléments spécifiques de son paysage. Cesderniers s’esquissent par intermittence. Seuls les coteaux urbanisés autour du centre-bourg de Tullins,sur le plateau du Chambaran, sont perceptibles.4.3.3 La sensibilité paysagèreLa topographie de la commune conditionne les perceptions et les sensibilités du paysage. Ainsi, au droitde la plaine de l’Isère, relativement plane, tout élément important masquera les vues depuis un axeroutier sur le grand paysage comme sur le petit patrimoine. Au contraire, sur les coteaux du plateau duChambaran, toute nouvelle construction aura un impact sur les perceptions depuis le lointain.Les cônes de vues sur le grand paysage sont importants. Ils se situent :- soit sur les chemins en promontoire sur le plateau du Chambaran- sur les coteaux comme dans le nouveau quartier du jardin d’Eden,- ou bien au niveau des places dans le tissu urbain : place Jean Jaurès, place de la libération, …La RD45, grande infrastructure rectiligne, constitue également un cône de vue.DER ReNN NN RE TRfullins Fures ESS na SN 4 DDS \ergersEMI] Prairies sur coteauxEchappée visuelle principale— Perception visuelle lointaine—_- Cours d'eau peu perceptiblesmm Coupure vertess... Traversées urbainesDS Entrées de villeL 2015 u TAI SOB Fd aérien GEOPOR ERCO ENVIRONNEMENT O0 400m LeaCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT169Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT1705. Le climat, l’air et l’énergie5.1 Le contexte climatique5.1.1 Les précipitationsEn moyenne, il pleut 900mm de précipitations en moyenne annuelle, environ 112 jours par an, soit unjour sur trois. La répartition des pluies est relativement bien homogène suivant les saisons. Ainsi, l’hiverest la saison la moins arrosée. Les précipitations augmentent en intensité au printemps pour diminueren juillet et août. L’automne est la saison la plus pluvieuse.Ce cycle de précipitations, allié à la nature des sols et aux températures, répond aux besoins du noyer.Ainsi, la pluviosité annuelle assure une alimentation en eau et une humidité atmosphérique suffisantesans provoquer ni engorgement des sols ni brouillards importants.Il neige très rarement, avec environ 8 jours par an, en moyenne.5.1.2 Les températuresLes températures moyennes sont de 2°C en janvier et de 20°C en juillet, avec une amplitude thermiquemoyenne journalière de 10°C, un écart en période estivale pouvant monter jusqu’à 13°C. Latempérature moyenne annuelle est de 11°C, température idéale pour la réalisation complète etharmonieuse des noyers.Les écarts de températures, caractéristiques d’influences continentales, sont également la conséquencede la proximité avec l’Isère et les grands massifs présents autour. Ainsi, les températures minimalesrestent inférieures à 17°C, même en été et même en pleine canicule (exemple de l’été 2003 avec unminimum de 16,3°C).En hiver, le froid est très présent, avec près de 75j de gel par an, de décembre à février5.1.3 Les ventsLa présence de grands plateaux de part et d’autre de la vallée de l’Isère induit un effet de couloir. Ainsi,la commune est ventée plus de 50% du temps (présence de vents dits sensibles, supérieurs à 1,5m/s).Les vents dominants sont orientés suivant la vallée de l’Isère, d’orientations nord-nord-ouest et nord-est. Ils restent relativement forts (55% de vents avec une vitesse supérieure à 4,5m/s) mais seulement5% sont source de gêne.5.1.4 L’ensoleillementL’ensoleillement est de l’ordre de 1 900h en moyenne annuelle, avec de fortes variations entre l’hiver,avec 64h en décembre, et l’été avec 271h en juillet.La présence de grands reliefs sur et autour de la commune a une conséquence directe surl’ensoleillement. Ainsi, en période hivernale, l’insolation se trouve réduite de plus de 2h quotidiennes.Au moment du solstice d’été, le soleil se lève à 6h10, contre 5h40 en plaine, et se couche à 20h15contre 21h40 en plaine. De même avec le solstice d’hiver, où le lever est à 9h20 (contre 8h en plaine)et le coucher à 16h25 (contre 17h10 en plaine).Solstice d’étéSolstice hiverSalambt Vallée& Révolaz de l'IsèreMETEO FRANCE j Toujours in iemps dames Changements climatiques modélisés en Rhône-Alpes au cours du XXIème siècleCaniculeCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT171Visualisation de l’effet de masque du plateau de Chambaran et du Vercors (source : AEU QuartierDurable Salamot/Revolaz – 2010).5.1.5 Les conséquences du changement climatiqueSelon le Schéma Régional Climat AirEnergie Rhône-Alpes de 2014, lechangement climatique aura pourprincipales conséquences :- Une augmentation globaleforte des températures avecune croissance plus marquéedes températures maximalesen hiver et à l’automne maisaussi en été. De la mêmemanière, les températuresminimales augmenteront demanière homogèneégalement.- Une diminution du nombre deprécipitations tout au long del’année. Ces dernièresdiminueront en fréquence enété et au printemps, avec desécarts importants à l’automne.En revanche, l’intensité desprécipitations sera bien plusimportante qu’actuellementobservée.Le caractère inéluctable de l’évolution du changement climatique est déjà visible via une augmentationdes températures déjà perceptible bien que présentant des niveaux variables, des phénomènesmétéorologiques accrus et plus fréquents (crues, inondations, sècheresse, canicule, appauvrissement enneige, glissements de terrain, etc.).Il est donc important de d’agir afin de limiter l’apparition de ces phénomènes, et surtout d’adapter lesterritoires à ces changements majeurs. Ainsi il revient aux collectivités de s’investir dans la lutte contreles changements climatiques par le développement d’outils tels que les plans climat qui permettentd’engager une réflexion stratégique sur la démarche à adopter.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT172Le changement climatique pourrait avoir de multiples conséquences sur le territoire : Une modification des pratiques culturales, notamment du noyer. En effet, avec uneaugmentation des températures et une modification du régime pluviométrique de la région, lesconditions nécessaires pour le bon accomplissement du cycle végétatif du noyer risqueraient dene plus être réunies. Les sols seraient asséchés plus rapidement, plus souvent ou au contraire,on observerait alors une asphyxie du système racinaire par les engorgements d’eau plusréguliers.Les autres types d’agriculture pourraient également être affectés, avec un stress hydrique plusimportant, accentuant les besoins en irrigation des cultures. Un conflit d’usage de l’eausurviendrait alors entre les besoins de l’agricultures mais aussi l’alimentation en eau potable despopulations humaines et ceux nécessaires pour le maintien de la biodiversité, particulièrementdes zones humides présentes sur le territoire. La nappe alluviale de l’Isère, souvent affleurantdans la plaine, pourrait ainsi baisser de niveau. Une augmentation de la vulnérabilité des personnes les plus sensibles aux températures(personnes âgées, enfants) avec une accentuation des phénomènes climatiques extrêmes, enparticulier les étés chauds. Cette vulnérabilité serait d’autant plus forte au regard duvieillissement de la population du territoire. Le confort thermique des bâtiments serait unélément clé pour ces populations. Une aggravation du risque d’inondation, en lien avec des précipitations plus soutenues, maisaussi une augmentation possible de la fréquence des crues. Cela serait d’autant plus importantpour les crues liées aux ruissellements sur les coteaux (Rival, Salamot, …). Une altération de la qualité de l’air, en lien avec les augmentations de température, notammenten été, où des pics d’ozone seraient probablement identifiés, entrainant une modification derépartition des agents infectieux et donc des risques sanitaires incertains quant audéveloppement des maladies infectieuses. Les maladies allergiques pourraient également êtreexacerbées. Une modification de la végétation en place, plus particulièrement au niveau des milieux ouvertscomme les pelouses sèches ou les prairies, à cause des écarts de températures exacerbésentrainerait une modification du cortège faunistique associé. Avec la modification du climat, denouveaux vecteurs de maladies pour l’homme, comme pour la faune et la flore, pourraientmodifier profondément les milieux existants.5.2 La qualité de l’airLa qualité de l’air dans la région Rhône-Alpes est surveillée par l’association de surveillance ATMOAuvergne-Rhône-Alpes. Elle regroupe plus d’une centaine d’adhérents, tous concernés par laproblématique de la qualité de l’air.Les principales sources de pollution atmosphérique sur le territoire sont issues des déplacementsroutiers, en lien avec la présence de l’autoroute A49, mais aussi de la RD45 et la RD1092 qui traversele centre urbanisé de la commune.Globalement, les résultats laissent apparaitre une bonne qualité de l’air malgré quelques dégradationslocalisées aux abords de l’autoroute et des RD1092 et RD45, sans pour autant remettre en cause lasanté humaine.L’année 2015 a été marqué par 9 journées avec un dispositif d’information activé et 6 journées avec undispositif d’alerte, en grande partie due aux dépassements de l’ozone (75%) et plus rarement des PM10(25%). De plus, le nombre de journées marquées par un dispositif est en nette régression depuis 2011(30 journées avec un dispositif).Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT173Le dioxyde d’azote et l’oxyde d’azoteMoyenne annuelle en NO2 en 2015 (Source : ATMO Auvergne-Rhône-Alpes)L’analyse de la qualité de l’air réalisée en 2015 sur la commune de Tullins montre que la moyenneannuelle de N02 (11 μg/m3 ) était conforme à l’objectif de qualité (40 μg/m3 ) et donc inférieure à lavaleur limite pour la protection de la santé humaine. La valeur maximale observée (52 μg/m3 ) anéanmoins dépassé les valeurs réglementaires sans pour autant déclencher le dispositif d’information nid’alerte.L’ozoneLe nombre de jour où le taux d’ozone (O3 ) a été supérieur à 120 μg/m3 /8h sur l’année 2015 est plusélevé que la valeur règlementaire (25j pour la valeur réglementaire et 34j maximum observés sur lacommune). Généralement, les dépassements s’expliquent par le fait que l’ozone, produit la journéedans les grandes agglomérations, disparait quasiment entièrement pendant la nuit sous l’effet d’autrespolluants (réactions de destruction de l’ozone). En zone périurbaine et rurale, comme sur la communede Tullins, l’ozone est moins détruit la nuit en raison de la faible présence des substances pouvantdétruire l’ozone. En outre, l’ozone à tendance à s’accumuler autour des massifs forestiers notamment.On précisera que l’AOT40 (Accumulated Ozone exposure over a Threshold of 40 Part Ber Billion –expression d’un seuil de concentration d’ozone dans l’air ambiant visant à protéger la végétation surune période assez longue), calculé sur 5 ans, est inférieur à la valeur cible de 18 000 μg/m3 /h(17 963μg/m 3 /h maximum sur la commune).Les particules finesLes niveaux de particules moléculaires inférieures à 10 μm (ou PM10) mesurés à Tullins en 2015(28 μg/m3 maximum sur la commune) sont largement inférieurs à la valeur limite annuelle (40 μg/m3 ).Les niveaux de particules moléculaire inférieures à 2,5 μm (ou PM2,5) mesurés à Tullins en 2015(16 μg/m3 maximum sur la commune) sont largement inférieurs à la valeur limite annuelle (25 μg/m3 ).Répartition des émissions de gaz à effet de serrepar secteur= Résidentiel « Tertiaire = Agriculture = TransportCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT174Classement en zone sensibleDans le cadre du Schéma Régional Climat Air Energie (SRCAE), une attention particulière a été portéeaux zones qui sont à la fois soumises à des dépassements de valeurs limites réglementaires et qui, dufait de la présence de récepteurs vulnérables (population et écosystème), peuvent révéler une plusgrande sensibilité à la pollution atmosphérique.La commune de Tullins n’est pas identifiée comme une commune sensible par le SRCAE.Synthèse communaleLes habitants de la commune ne sont que très peu exposés aux différents polluants, la principale sourcede pollution étant la circulation automobile. L’autoroute A49 est à l’écart des habitations.Toutefois, la RD1092, qui traverse le tissu urbain dense de part en part, supporte un trafic de l’ordre de7 000 véhicules par jour. Elle constitue alors une source de pollution importante pour les habitants àproximité immédiate. Entre 250 et 300 habitations sont ainsi concernées, soit entre 575 et 690habitants (taille moyenne des ménages de 2,3 habitants en 2013).5.3 Les émissions de gaz à effet de serreD’après l’Observatoire Régional de l'Énergie et des Gaz à Effet de Serre (OREGES), les émissions de gazà effet de serre de Tullins s’élèvent à environ16 kteqCO2 en 2012 (données disponibles en 2015), soit2,05 tonnes de GES par habitant (Pays Voironnais 640 kteqCO2 , soit 6,9 teq CO2 /hab). Ces émissionssont ainsi plus de deux fois inférieures à la moyenne régionale (5,3 teq CO2 /hab). De plus, lesémissions par habitant sont en légère diminution depuis 2009. Cela peut s’expliquer par la typologie del’agriculture présente sur le territoire qui utilise moins de produits azotés qu’une agriculturetraditionnelle.Répartition par poste d’émission sur la commune de Tullins (Source : OREGES – 2015).Le premier poste d’émission de gaz à effet de serre est le résidentiel, tandis que le deuxième posted’émission est le tertiaire, que ce soit les services ou bien les activités. Les équipements publics jouentun rôle important dans ses émissions (administration, bâtiments d’enseignement, de santé, de sport, …)mais aussi les grandes zones d’activités, comme celle du Peuras.Le transport ne constitue pas le poste d’émission le plus important de la commune, avec seulement12% des émissions totales.Répartition de la consommationd'énergie par secteurCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT1755.4 Les consommations énergétiquesLes consommations d’énergie finale en2012, selon l’OREGES, étaient de12 ktep sur l’ensemble de la communede Tullins.Les consommations liées autransportAvec 50% des consommationsénergétiques, le transport constitue lepremier poste de consommation,contre 44% pour le département del’Isère. Avec près de 70% des actifstravaillant en dehors de la commune,un taux de motorisation élevé (87%des ménages motorisés) et surtout laproximité avec un échangeur del’autoroute A49, vers Grenoble etValence, l’usage de la voitureindividuelle est prédominant dans les modes de déplacements sur la commune (74% des déplacementsdomicile-travail). La présence d’une gare ferroviaire disposant d’offre attractive en direction deGrenoble surtout en période de pointe, permet de diminuer les consommations énergétiques duterritoire, d’autant plus avec les récents aménagements de parkings qui favorisent son utilisation.En effet, ces dernières années, la commune de Tullins a réaménagé un parking relais autour de la gare,permettant de favoriser son utilisation. Mais cela n’est pas encore intégré dans les recensements del’OREGES. La part des transports dans la consommation énergétique du territoire peut être surévaluée.La majorité des secteurs urbanisés de la commune se situe dans un rayon de 300m autour d’un arrêt debus ou de la gare SNCF, permettant de rejoindre des communes disposant d’une desserte en transporten commun plus importante. Cependant, moins de 12% des actifs utilisent les transports en communcomme moyen de déplacement.Enfin les aménagements réservés aux cyclistes restent incomplets sur le territoire. Les itinéraires neprésentent pas de réelle logique ni de continuité satisfaisante facilitant les déplacements en cycles. Trèspeu de liaisons existent avec les territoires voisins, en lien notamment avec la topographie et les pentesqui peuvent limiter cet usage, pour des déplacements domicile-travail.Les consommations énergétiques liées au résidentiel et tertiaireLe résidentiel est le deuxième poste de consommation d’énergie finale, avec 33% des consommationstotales, contre 38% dans le département de l’Isère. Cela s’explique par :- Un parc de logement relativement ancien : près de 28% des logements sont construits avant1946 et 19% avant les premières règlementations thermiques (1971).- Un habitat de type pavillonnaire prédominant sur le territoire, avec des logements grands,souvent plus consommateurs.Afin de réduire la dépendance aux énergies fossiles du territoire, le Pays voironnais a privilégié, dans sapolitique énergétique, la diminution des consommations énergétiques plutôt que le développement desénergies renouvelables, sans pour autant l’omettre. Ainsi, le Pays Voironnais a financé des étudesthermiques ayant conduit à des travaux de rénovation thermique, notamment sur deux bâtimentsscolaires. De même, le projet de quartier du Salamot a fait l’objet d’une Approche Environnementale del’Urbanisme (AEU) visant à réaliser un quartier durable où la dimension environnementale est prise encompte à chaque étape de conception du projet.Le tertiaire représente le 3ème poste de consommation d’énergie, avec 17% des consommations,équivalent dans le département de l’Isère.5.5 La production d’énergie et le potentiel de production en énergie renouvelableCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT1765.5.1 La filière solaireLe potentiel d’ensoleillement annuel en Rhône-Alpes est important, ainsi que le gisement en toiture. Ungénérateur photovoltaïque situé sur le territoire du Pays Voironnais fonctionnera ainsi entre 1 000 et1 200 heures par an, à puissance maximale.La majeure partie des installations solaires photovoltaïques se trouve en toitures (95 %), dont près dela moitié industrielle ou en zone d’activités.Sur la commune de Tullins, près de 112m² de capteurs solaires thermiques sont installés, dont 72m² dechauffe-eau solaire sanitaire. On dénombrait, en 2014, également 48 installations photovoltaïques pourune puissance installée totale de 161 kW.La commune dispose de plusieurs grandes zones d’activités susceptibles d’accueillir des panneauxsolaires.5.5.2 La filière éolienneLe Schéma Régional Eolien de la région Rhône-Alpes, approuvé en octobre 2012, a identifié des zonespressenties favorables pour l’implantation éventuelles d’éoliennes (sous condition d’études localesprécises). Ces zones favorables ont été délimitées par le croisement des zones à enjeux environnement,du gisement éolien, de la topographie et du bâti. La commune de Tullins n’est pas identifiée commezone favorable pour le développement de l’éolien.On notera cependant la présence d’une petite éolienne privée sur la commune.5.5.3 La filière bois-énergieAvec environ 33% de la surface de son territoire recouverte par des boisements et des haies, lacommune de Tullins dispose d’un potentiel de développement bois-énergie conséquent. Conscient de cepotentiel, la politique menée ses dernières années était de développer la filière bois-énergie. Ainsi, lePays Voironnais souhaite développer le bois énergie en tant que sous-produit des coupes de boisd’œuvre. La plateforme créée à Charavines doit permettre d’approvisionner en ressource locale lespetites chaufferies du Pays Voironnais mais des liens avec les territoires forestiers voisins (Chartreuse,Chambaran) doivent également être tissés. Afin notamment d’assurer un approvisionnement local desprojets de réseau de chaleur portés par les communes.Une étude de scénarisation a permis d’identifier un potentiel de développement de 10 ktepsupplémentaire de bois énergie consommé par an, équivalent à 35 mW de nouvelles chaufferies chaqueannée. Le chauffage individuel pourrait potentiellement se développer.Sur le territoire, 7 chaufferies ont été installées, pour une puissance thermique cumulée de 750 kW,dont une chaufferie collective d’une puissance de 450 kW.5.5.4 La filière hydro-électriqueLa filière hydroélectrique est la principale source de production d’énergie renouvelable en Rhône- Alpes(70 % de la production d’énergie renouvelable). Son développement semble néanmoins limité,principalement du fait de nouvelles contraintes environnementales. Plusieurs centrales hydroélectriquessont installées sur le cours d’eau de la Fure. Le territoire compte 11 usines hydroélectriques (en 2012)pour une puissance installée de 877 kW. Le principal potentiel pour la commune et le Pays Voironnaisrepose notamment sur la remise en fonctionnement de l’installation actuellement à l’arrêt de la Fure etde la Morge (potentiel estimé à 800 kW).Consommationd'énergieEmissions de GES en2020UT EEpolluantsatmosphériquesLines [Tledtel1e M 2114dans laconsommationd'énergie finale en2020OR) TE TR Ter TEAlpes-21.4% d'énergie primaire /tendanciel-20% d'énergie finale /tendancielLes objectifs nationaux- 20% d'énergieprimaire / tendanciel-29.5% / 1990-34% / 2005-17% / 1990PM10 -25% en 2015 / 2007 -39% en 2020 / 2007 -30% en 2015 / 2007NOx-38% en 2015 / 2007-54% en 2020 / 2007-40% en 2015 / 200729.6% 23%Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT1775.5.6 La filière géothermiqueD’après la cartographie régionale élaborée par le BRGM, la majorité de la commune, principalementdans la plaine de l’Isère, présente un potentiel a priori favorable pour la géothermie à sonde verticale(géothermie basse et très basse énergie), sans que des installations existantes ne soient recensées.5.5.7 La filière méthanisationCinq secteurs sont propices au développement de la méthanisation et de la production de biogaz : lesecteur agricole, le secteur industriel, le secteur des déchets ménagers, celui des boues résiduelles desstations d’épuration (STEP), et le secteur lié aux installations de stockage des déchets non dangereux.Des potentialités sont présentes sur le territoire de Tullins : au niveau du secteur de l’agriculture et auniveau des déchets à l’échelle du Pays Voironnais.Aucune installation n’est pour le moment identifiée sur la commune ni en projet.5.6 Les politiques publiques en faveur de l’air et de l’énergie5.6.1 Le SRCAELa loi Grenelle II confie la responsabilité de l’élaboration du Schéma Régional Climat Air Energie(SRCAE) à l’Etat et au Conseil régional. L’objectif de ce schéma est de définir les orientations et lesobjectifs régionaux aux horizons 2020 et 2050 en matière de réduction des émissions de gaz à effet deserre, de maîtrise de la demande énergétique, de développement des énergies renouvelables, de luttecontre la pollution atmosphérique et d’adaptation au changement climatique. Le SRCAE a été approuvéle 24 avril 2014.Il détermine : Les orientations permettant d’atténuer les effets du changement climatique et de s’y adapter, Les orientations permettant de prévenir ou de réduire la pollution atmosphérique, Les objectifs qualitatifs et quantitatifs à atteindre en matière d’économie d’énergie, d’efficacitéénergétique et de développement des énergies renouvelables aux horizons 2020 et 2050.L’approbation du SRCAE marque l’entrée dans la phase de la mise en œuvre de ses objectifs et de sesorientations pour une durée de 5 ans. Une gouvernance régionale va désormais être mise en place poursuivre cette mise en œuvre.Le SRCAE fixe les objectifs suivants à l’horizon 2020 :Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT178Il intègre des orientations sectorielles (industrie, résidentiel, transport, …) qui peuvent concernerdirectement le PLU de Tullins : Intégrer pleinement les dimensions Air Climat dans l’aménagement du territoire. Préparer la mobilité de demain en préservant la qualité de l’air. Placer la réhabilitation du bâti au cœur de la stratégie énergétique. Développer les énergies renouvelables.5.6.2 Le PCET du Pays VoironnaisAdopté le 25 mai 2012, le Plan Climat Energie Territorial (PCET) du Pays Voironnais vient préciser lesobjectifs à atteindre dans le cadre de sa nouvelle politique locale de l’énergie pour la période 2013-2020. Cette politique mobilisera l’ensemble des acteurs concernés : bailleurs, particuliers, communes,copropriétés…Elle permet de décliner opérationnellement les actions identifiées dans le Plan Climat Énergie. Cettestratégie se structure autour de 5 axes :- Le développement prioritaire des ressources locales : rapprocher les lieux de productiondes lieux de consommation, valoriser les ressources, générer des filières économiques plusprécautionneuses de l’environnement, gérer les retombées économiques de la croissancemétropolitaine au service du développement durable.- La gestion volontariste des espaces, la préservation des ressources et de labiodiversité : veiller à une gestion précautionneuse des espaces et des ressources, disposerd’outils de rationalisation et d’anticipation des aménagements urbains, encourager un bâti sobreen matière d’énergie, dans la rénovation et les constructions nouvelles.- Le développement personnel et social (un territoire propice au …) : offrir un habitat etun cadre de vie au service du développement durable, mettre en place des outils de réductiondes disparités et de lutte contre les exclusions, mettre en place et soutenir les initiativesintergénérationnelles, réduire les vulnérabilités du territoire, permettre l’accès de tous à laconnaissance, la culture, la formation, envisager les conditions d’un meilleur équilibre entre lestemps de la vie.- Une mobilité mieux maîtrisée et plus durable : développer une politique alternative àl’usage de la voiture individuelle, utiliser les nouvelles technologies au service dudéveloppement durable, réduire les coûts énergétiques dans les transports, développerl’intermodalité des réseaux de transport.- Une nouvelle gouvernance exigeante, engagée et citoyenne : favoriser et créer desespaces de concertation et d’échanges, sensibiliser et mobiliser les citoyens, les élus et lesacteurs au développement durable.5.7 Synthèse des enjeux liés au climat et à l’énergieLes caractéristiques climatiques du territoire ne constituent pas un enjeu important vis-à-vis del’urbanisme. Le changement climatique aura un impact limité sur la vulnérabilité énergétique desménages mais plus important sur les autres conséquences : augmentation des risques d’inondationtorrentielle particulièrement, modifications des pratiques agricoles (culture du noyer nécessitant desconditions climatiques spécifiques), … Cependant, les enjeux doivent être intégrés afin de limiter lavulnérabilité du territoire à long terme.Les principales consommations énergétiques du territoire sont liées aux transports, avec la présence denombreuses grandes infrastructures de transports et des pôles générateurs excentrés (emplois,commerces, services, …) et à la consommation pour le résidentiel (bâti relativement ancien et de typepavillonnaire), générant une forte dépendance aux énergies fossiles. Cependant, la présence d’une garedans le centre-bourg, les récents aménagements (parking, …) et la densification du bâti autour tendentà réduire la part des transports dans le bilan des consommations énergétiques de la commune.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT179Afin de réduire sa dépendance aux énergies fossiles et anticiper l’augmentation du coût des énergies, lacommune doit limiter ses consommations, notamment par la production d’énergies renouvelables. Surle territoire, cette dernière permet de couvrir 11% des besoins énergétiques de la commune. Les filièressolaires et bois-énergies sont les plus mobilisées tandis que de forts potentiels de développementexistent pour l’hydro-électricité, avec la Fure et les anciens moulins, et pour la géothermie.La qualité de l’air est globalement bonne sur le territoire, même si des dégradations peuvent êtreobservées à proximité immédiate des infrastructures de transports routières structurantes, comme laRD45 ou bien encore la RD1092, qui traverse les centres-bourgs. Les valeurs règlementaires ne sontque très rarement dépassées et le nombre d’habitants exposés est de l’ordre de 700.Les enjeux en lien avec le PLUiLa commune doit faire face aux enjeux de la transition énergétique. Cependant, les marges demanœuvre restent limitées au sein du PLU. Les enjeux se traduiront par des objectifs de réduction desconsommations énergétiques en lien avec‐ la localisation des logements, des activités, des commerces, etc… pouvant avoir des incidencessur les besoins de mobilité ;‐ les formes urbaines sobres respectant également l’architecture et le patrimoine bâti typique duterritoire ;‐ la mise en place d’infrastructures favorisant l’usage des modes alternatifs à la voitureindividuelle, dans la poursuite de ce qui est déjà observé (covoiturage, parkings relais, modesdoux,…).De même, le territoire est concerné par l’enjeu de réduction de sa dépendance aux énergies fossiles viale renforcement de la production d’énergies renouvelables. Pour cela, il s’agira :‐ d’organiser le développement urbain de manière à rendre pertinent l’installation de chaufferiescollectives et le développement des réseaux d’énergie,‐ d’anticiper les besoins d’espaces et de desserte pour le développement de la filière bois, oud’autres filières énergétiques.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT1806. Les risques, nuisances et déchets6.1 Les risques naturels6.1.1 Le risque d’inondationLes inondations de l’IsèreLe risque d’inondation provient essentiellement de l’Isère. La crue de référence remonte à 1859, maisde nombreuses autres crues se sont produites depuis, comme celle de 1948, 1968 et récemment cellede 2001. Le territoire est identifié dans le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM) commeprésentant un risque d’inondation étendu à forts enjeux.En effet, la plaine alluviale de l’Isère est fortement soumise aux inondations. Un Plan dePrévention des Risques Naturels d’Inondations (PPRNi) a d’ailleurs été mis en place sur lacommune : Le PPRI Isère aval, approuvé le 29 août 2007.La commune est également concernée par l’Atlas des Zones inondables de l’Isère en aval deGrenoble (2001).Le PPRI Isère Aval concerne exclusivement la plaine inondable de l’Isère. Le tissu urbanisé dense deTullins-Fure n’est ainsi pas impacté par les inondations de l’Isère.Cependant, plusieurs secteurs sont affectés :- Environ 80 habitations dans les hameaux de la plaine, tous en zone rouge : le Vert, Manguely,le Marillat, le Port, le Nême, mais parmi ces 80 habitations, il y a également une grandeproportion de corps de fermes et autres bâtiments agricoles (séchoirs pour les noix, …).- Environ 30 habitations en zone verte, c’est-à-dire avec des contraintes faibles, des hameaux etbâtis agricoles essentiellement.- La zone d’activités du Peuras, le long de la RD45, qui est bornée par une zone rouge mais quiprésente également une partie en zone de contraintes particulières (sous réserve de travaux surles digues de l’Isère) et faibles (prescriptions particulières).Le développement des hameaux dans la plaine est impossible, l’ensemble de la plaine étant geléd’inconstructibilité. De même, le développement de la zone d’activité est relativement contraint sur sapartie est mais peu au nord.On notera que le zonage du PPRI vient lécher la frange est du hameau du Tizin (petit et grand), limitantégalement l’extension de l’urbanisation de ce secteur.En complément du PPRI, le préfet coordinateur de bassin a arrêté la cartographie du TRI (territoire àrisques importants d’inondation), issue de la mise en œuvre de la directive européenne « Inondation ».Cette dernière représente une zone où les enjeux (habitations, infrastructures, activités économiques,…) potentiellement exposés sont les plus importants, en comparaison avec la situation globale debassin. La commune dépend du TRI Grenoble-Voiron, incluant 56 communes en tout. La cartographiedu TRI n’a pas vocation à se substituer aux cartes d’aléa des PPRI.La cartographie des surfaces inondables et des risques d’inondation du TRI est constitué d’un jeu deplusieurs types de cartes :- Des cartes des surfaces inondables de chaque scénario (fréquent, moyen, extrême) pour lesdébordements de cours d’eau (et pour les submersions marines) : elles représentent l’extensiondes inondations, les classes de hauteurs d’eau, et le cas échéant les vitesses d’écoulement.Selon les configurations et l’état des connaissances propre à chaque cours d’eau, certains coursd’eau du TRI sont cartographiés de manière séparée. (Pour les submersions marines unscénario supplémentaire a été ajouté pour tenir compte des effets du changement climatiquesur scénario moyen à horizon 2100.)Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT181- Des cartes de synthèse des surfaces inondables des différents scenarii pour les débordementsde cours d’eau (et pour les submersions marines) : elles représentent uniquement l’extensiondes inondations synthétisant sur une même carte les débordements des différents cours d’eauselon les 3 scenarii.- Des cartes des risques d’inondation : elles représentent la superposition des cartes de synthèseavec les enjeux présents dans les surfaces inondables (bâti ; activités économiques ;installations polluantes ; établissements, infrastructures ou installations sensibles dontl’inondation peut aggraver ou compliquer la gestion de crise).- Des tableaux d’estimation des populations potentiellement touchées par commune et parscénario.Pour information, la cartographie du TRI est annexée au projet de PLU."Fm p4 FT,EE| Zone d'interdiction RIES Zone de contraintes particulières BluEMI Zone de contraintesfaibles BiZone de risques de remontées deEI nappe et de refoulement par lesréseaux Bir— Limite crue de 1948 à.fa Ravageus."RE des Boorne À Chartece :DDT38 À 4 unal/ Source:4 sadastre. comm ,FAIGN? 5000ème 3234 08 C0 Cr ilESCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT182Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT183Les risques d’inondation liés aux autres cours d’eauLe ruisseau de la Fure est également sujet à des inondations en raison de l’apport des eaux deruissellement notamment. Il est ainsi identifié dans la cartographie des aléas réalisés par leDépartement de l’Isère en 2011.Lors de la traversée du bourg de Fure, l’encaissement du cours d’eau permet de limiter l’impact sur leshabitations alentour. Ainsi, l’aléa le plus fort concerne presque exclusivement les activités désaffectéesprésentes de part et d’autre du cours d’eau. Moins d’une dizaine d’habitations sont également affectéespar un aléa moyen à faible, que ce soit dans Fures même ou au niveau du château de Saint-Jean-de-Chépy.En plus des crues rapides de rivière, l’inondation en pied de versant concerne tous les cours d’eau de laplaine de l’Isère, affectant plusieurs secteurs habités :- Au niveau du Salamot, avec les quartiers des Contamines : environ une soixantained’habitations affectés par un aléa faible. On notera toutefois qu’aucune inondation n’a étéobservé depuis plusieurs années autour du Salamot, grâce à des travaux hydrauliques réalisésen amont.- Au niveau des hameaux de la plaine de l’Isère, qui sont par ailleurs déjà concernés parl’inondation de l’Isère.Globalement, la majeure partie des secteurs urbanisés de la commune n’est pas soumise au risqued’inondation, que ce soit par les cours d’eau ou les ruissellements, grâce notamment à des travauxd’encaissement des cours d’eau. Cependant la totalité de la plaine de l’Isère est affectée etl’urbanisation est impossible dans ce secteur.Les risques liés aux crues torrentiellesAvec des versants parfois abrupts à l’ouest de la commune, le risque de crues torrentielles estfortement présent sur le territoire. Cela affecte plus particulièrement le ruisseau du Rival, ainsi quecertaines combes.Les coteaux boisés présentent des ravinements qui s’écoulent en direction du bourg. Des ruissellementsforts sont observés autour du hameau de l’Eslinard mais aussi de la Méarie.En cas de fortes précipitations, lorsque les eaux de ruissellement rejoignent le ruisseau du Rival, cedernier est soumis à des crues torrentielles, touchant l’ensemble des habitations du secteur de laMéarie. Lors de la réapparition du ruisseau en surface, les écoulements torrentiels sont renforcés parles eaux également abondantes du Médalon s’écoulant au Nord, ce qui induit une inondation dusecteur ouest du quartier de la Contamine.En tout, 50 habitations environ sont concernées par le risque lié aux crues torrentielles, essentiellementun aléa faible, urbanisable sous conditions.A 2... FR Co 4 ' L | qe A: RISQUES:TORRENTIELS, DE)RUISSELLEMENT.Euuuns FUreS SNONBATIONS (hors PPRillsère/aval), . k +RUE enA Inondations(crues rapides des rivières,inondations en pied de Éversant,zones marécageuses) |. {ESS Crues torrentielles KTRavinements DRne RSS RQ Commune de. x 2 à -Vourey.iSt-Quent$ -sur1sèCommune deSt-Quentin-sur-Ilsère /B4 À le? + 7e 4 / | POP CERTES Commune de AT _À ess) Y Le :CG38 À Fe | FC WEAR “a Poliénas * L fhaial | s À. VA ee ommunal / SOUICESOBERCO ENVIRONNEMENT) = 0 |: | Fd IGN 25000ème 3234 0 & CadasteeCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT184Echelle de RichterMagnitude Effets du tremblement de terre<3,5 Le séisme est non ressenti, mais enregistré par les sismographes3,5 - 5,4 Ilest souvent ressenti, mais sans dommage5,4 -6 Légers dommages aux bâtiments bien construits, mais peut causer des dommages majeurs à d'autres bâtisses6,1-6,9 Peut être destructeur dans une zone de 100 km à la ronde7-79 Tremblement de terre majeur. Il peut causer de sérieux dommages sur une large surface> 8 C'est un très fort séisme pouvant causer de très grands dommages dans des zones de plusieurs centaines de kilomètresCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT1856.1.2 Le risque de remontée de nappeLa nappe la plus proche du sol, alimentée par l'infiltration de la pluie, s'appelle la nappe phréatique.Dans certaines conditions météorologiques, une élévation exceptionnelle du niveau de cette nappeentraîne un type particulier d'inondation : une inondation « par remontée de nappe ».Le risque de remontée de nappe concerne toute la plaine alluviale de l’Isère, depuis la rivièrejusqu’aux contreforts du plateau du Chambaran, incluant ainsi l’ensemble du bourg de la commune. Lessensibilités sont très fortes, d’autant plus que la nappe est affleurante. Cela a plusieurs conséquences :- une inondation des sous-sols, caves et garages semi-enterrés,- une remontée des piscines,- une fissuration des immeubles en cas d’inondation régulière et forte des sous-sols.Des adaptations techniques peuvent alors être mises en œuvre pour les constructions nouvelles afind’intégrer ce risque.6.1.3 Le risque de mouvement de terrainLa commune présente une sensibilité assez forte aux glissements de terrain. Ces glissementssont rencontrés principalement sur les collines qui dominent les parties habitées. Dans ces secteurs, lesversants sont globalement pentus et les terrains sujets au ruissellement, ce qui favorisent lesglissements.Ces secteurs de glissement moyen concernent des secteurs urbanisés au niveau du hameau del’Eslinard, l’ouest du bourg de Tullins, quelques secteurs en périphérie du bourg de Fures ainsi que deshabitations isolées au niveau des coteaux boisés de l’ouest du territoire.Il existe également des zones de chutes de blocs de pierres en bordure immédiate de secteursurbanisés vers le sud du territoire, autour de Moulx. Ces phénomènes de chutes de pierres concernentenviron 3 habitations.La commune présente un aléa faible au retrait/gonflement des argiles, ne contraignant pasl’urbanisation du territoire.6.1.4 Le risque sismiqueLa commune est située en zone de sismicité 4, niveau de sismicité le plus important de la Francemétropolitaine dans le nouveau zonage. Les séismes les plus forts remontent à 1962 (5,3 sur l’échellede Richter) et 1994 (magnitude de 5,1 sur l’échelle de Richter). A titre d’information, à cettemagnitude, le séisme est ressenti mais sans dommage pour les constructions.Les séismes ne sont pas prévisibles mais il est possible d’en diminuer les effets sur les constructions parl’adoption des règles parasismiques fixées par l’arrêté du 22 octobre 2010. Ce dernier précise les règlesde construction à appliquer en fonction de l’importance du bâtiment. Une distinction est faite entre lesbâtiments neufs et les bâtiments existants faisant l’objet de travaux entrainant une modificationimportante de leur structure.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT1866.1.6 Le risque de feux de forêtOn parle de feu de forêt lorsqu'un feu concerne une surface minimale d'un hectare d'un seul tenant etqu'une partie au moins des étages arbustifs et/ou arborés (parties hautes) est détruite. En plus desforêts au sens strict, les incendies concernent des formations sub-forestières de petite taille telles que lemaquis, la garrigue, et les landes.Généralement, la période de l'année la plus propice aux feux de forêt est l'été, de par les effetsconjugués de la sécheresse et d'une faible teneur en eau des sols, auxquels viennent s'ajouter lestravaux en forêt.Le croisement des cartes aléas/enjeux ont permis d’identifier la commune de Tullins comme présentantun risque faible aux feux de forêts d’après le DDRM de l’Isère. Ce risque serait principalement localisédans les coteaux boisés à l’ouest du territoire. Les secteurs urbanisés juste en périphérie de ces espacesboisés seraient les plus sujets à subir les conséquences de ces feux de forêts. Un maintien des espacesouverts en lisière forestière permettra de limiter la propagation des feux de forêts vers les habitations.6.2 Les risques technologiques6.2.1 Le risque de rupture de barrageLa commune de Tullins est concernée par 7 grands barrages situées en Savoie et en Isère.Le risque de rupture de barrage dépend de ses caractéristiques propres et de son entretien. Sa sécuritérelève de l’exploitant de l’ouvrage et de l’Etat.Des inspections visuelles et des auscultations régulières permettent de limiter ce risque. En effet, lescontrôles fréquents permettent de déceler les signes avant-coureurs d’une défaillance et d’intervenir àtemps afin d’éviter une rupture brutale de l’ouvrage.Barrages menaçants Temps d’arrivée de la vague Hauteur maximum de lavague au-dessus du niveaude l’IsèreNotre Dame de Commiers 9h50 4 mMonteynard 3h58 8 mSautet 11h11 6 mGrand’Maison 9h52 7 mChambon 10h25 4 mTignes 16h08 7 mRoselend 13h30 6 mLa majeure partie de la plaine alluviale de l’Isère est identifiée comme zone submersible par rupture debarrage. En cas de rupture de barrage, la zone industrielle au niveau de la RD 45 serait submergée. Demême que l’ensemble des habitations isolées et hameaux localisés dans la plaine alluviale. Deshabitations proches de la RD1092 au lieu-dit Tizin seraient également submergées, tout comme lehameau situé au Nord-Est du territoire à Saint-Jean-de-Chépy.Une rupture de barrage dispose d’un signal d’alerte spécifique par rapport aux autres risques. Ce signal,est émis par des sirènes (le rythme d’émission est bien spécifique).Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT1876.2.3 Le risque lié au transport de matières dangereusesUne matière dangereuse peut présenter un risque pour la population, les biens ou l’environnementdépendant de ses propriétés physiques ou chimiques ou par la nature de la réaction qu’elle estsusceptible d’engendrer. Le risque de transport de matières dangereuses est consécutif à un accident seproduisant lors du transport de ces produits par voie routière, ferroviaire ou par canalisation.A Tullins, les différents modes de transport sont utilisés pour le transit des matières dangereuses :- L’autoroute, A49, les routes départementales RD1092, RD45 et RD48.Les RD1092 et RD45 traversent des secteurs assez urbanisés. Le risque est donc plus importantautour de ces infrastructures routières.La RD45 est également concernée, dans sa partie Ouest, par la présence de constructions (zoneindustrielle, habitations).Très peu de constructions sont situées à proximité de l’autoroute. Les hameaux ouconstructions sont globalement situés à plus d’une centaine de mètres de cette dernière, et nesont pas sujets à de risques forts. Seul un ensemble de constructions au lieu-dit Le port, auniveau du Chemin de la plaine de Fures se situe à une distance comprise entre 50 m et 200 mde l’autoroute. Pour ce secteur, l’enjeu est plus fort.- La voie ferrée Grenoble/Valence est également susceptible de supporter un transport dematières dangereuses (environ 10 trains de fret par semaine). Le risque n’est pas négligeablepour les personnes et les biens situés le long de cette voie, puisque celle-ci traverse le bourgsur toute sa longueur.- Le territoire communal recense également des canalisations transportant du gaz haute pression(GDF), qui traversent la plaine alluviale de l’Isère et celle de saumoduc (CHLORALP). LeSAUMODUC est une canalisation implantée dans la digue de l’Isère, entre le Pont de Saint-Quentin-sur-Isère et la confluence avec le Drac, puis dans la digue rive gauche du Drac,jusqu’au pont du Rondeau. Sur la commune, le chemin de Tullins est concerné par ceSAUMODUC.La RD1532, localisée à l’est en dehors du territoire communal, est classée à grande circulation pourtransport de matières dangereuses.Globalement l’ensemble des routes présentes sur la commune peut engendrer un risque TMD carpouvant être concernées par une livraison de fioul domestique.Le niveau d’exposition de la population au risque lié aux transports de matière dangereuse restemodéré, concentré autour des principaux axes de circulation. Les secteurs qui cumulent plusieurs typesde transports sont situés dans la plaine de l’Isère, à l’écart des habitations.DRTT ns S Furès… RSQUELIES AUX ACTIVITES HUMAINES: Ze| "Risques Rueil :+ ICPERisques liés au transportde matières dangereuses :[ess SaumoduclI5o—0—0 Gazoduc |3Ligne électrique THT 14 DE Fe rats® Poste électrique 14 Dore .|____ Ligne électrique secondaire 14 | * =——- (aérienne / souterraine) —S==) Ouvrage utilisant l'énergie | = jdes lacs et cours d'eau 12 Se[—« |nfrastructure routière[EN infrastructure ferroviaire T1Chez Culonél| 4= gt pe x se %Ex un $Q se ' "” 71à Commun ede | inf Ses a w Boot; Moret#ŸÆ mix Solar Commune | BabudliniènCréteaunebt #5de Res Mères à/ Vite MarianneÆoÉruns de’{PoliénasToo l'osCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT188Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT1896.2.4 Les installations classées pour la protection de l’environnementLe territoire compte 2 ICPE, non Seveso :- Les papeteries de Fures, dont l’activité a cessé, localisées à proximité du ruisseau de la Fure(Cf. partie sur la Pollution des sols).- Richard Pontverd, en cessation d’activités, spécialisé dans l’industrie du cuir et de la chaussureet en cours de cessation. Cette entreprise sera peut-être délocalisée au printemps 2017.Ainsi, les deux ICPE recensés ne présentent pas de risque pour la population, leurs activités ayantcessés ou étant en cours de cessation.6.2.5 La pollution des solsLa base de données BASOL, gérée par le ministère de l'Ecologie et du Développement Durable, recenseles sites et sols pollués ou potentiellement pollués appelant une action des pouvoirs publics à titrepréventif ou curatif. Le site des Papeteries de Fures est recensé dans cette base de données. Le site aune superficie d'environ 9 660 m². La société exerçait une activité de papeterie faisant l'objet d'unarrêté préfectoral d'autorisation d'exploiter du 18/05/1993. Par jugement en date du 01/03/2011, leTribunal de Commerce de Grenoble a prononcé la liquidation judiciaire de la société.S’inscrivant au cœur du tissu urbain de Fures, le long du cours d’eau de la Fure, elle n’est plus enactivité et une opération de déconstruction et de dépollution (amiante notamment), sera lancée sur lesite au printemps 2017. A titre d’information, le risque d’inondation étant très présent le long de laFure, aucune nouvelle construction à usage d’habitation ne sera possible.La base de données BASIAS recense les anciens sites industriels et d’activités de service, pouvantutiliser des substances potentiellement polluantes. Un site est recensé dans cette base de données. Ils’agit de la fabrique d’appareillage électrique et articles métalliques, spécialisé dans le traitement et lerevêtement des métaux (traitement de surface, sablage et métallisation, traitement électrolytique,application de vernis et peintures) et situé boulevard Michel Perret. Depuis la fin de l’activité, unimmeuble à usage d’habitations a été construit.6.2.6 Les servitudes électriquesDe nombreuses lignes électriques quadrillent le territoire de la commune, encadrant les secteursurbanisés comme le centre de Tullins, de Fures ou encore la zone d’activités du Peuras. Les lignes sontà plus de 100m des premières habitations, sauf à quelques exceptions sur Saint-Jean-de-Chépy :- 2 habitations sont situées à moins de 25m,- 2 habitations sont situées entre 25 et 50m- 2 habitations sont situées entre 50 et 100mAfin de limiter l’exposition des populations à d’éventuels risques électro-magnétiques, le développementde ses secteurs devra se faire préférentiellement éloigné des lignes électriques.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT1906.3 Les nuisances acoustiquesEn l’absence d’activité et d’industrie bruyantes, les infrastructures de transport représentent laprincipale source de bruit sur le territoire.Les principales voiries du département de l’Isère ont fait l'objet d'un classement au titre des voiesbruyantes par arrêté préfectoral n°2011-322-0005 du 18 novembre 2011.Cet arrêté, pris en application de l'arrêté du 30 mai 1996 relatif aux modalités de classement desinfrastructures de transports terrestres et à l'isolement des bâtiments d'habitation dans les secteursaffectés par le bruit, classe les principales infrastructures routières et ferroviaires en fonction de leurniveau de bruit. Ce classement est établi en ordre décroissant de la catégorie 1, la plus bruyante, à lacatégorie 5, la moins bruyante. Il a notamment pour objet de déterminer des niveaux de référencediurne et nocturne pour chaque voie répertoriée, en vue de fixer les niveaux d'isolement nécessaires àla protection des occupants des bâtiments d'habitation à construire dans les secteurs concernés.L’arrêté préfectoral n°2014104-0031, portant modification du classement sonore des voies ferrées dudépartement de l’Isère.Le classement des infrastructures du site d'étude est reporté dans le tableau ci-après.Infrastructures Catégorie Largeurs affectées par le bruit au sens des arrêtés préfectoraux*.A49 2 250mRD1092 3/4 30/100mRD45 3/4 30/100mVoie ferrée Grenoble-Valence 4 30m(*) : La largeur des secteurs affectés par le bruit correspond à la distance mentionnée dans le tableau,comptée de part et d'autre de l'infrastructure, à partir du bord extérieur de la chaussée le plus proche.Il apparait ainsi que les habitations le long de la RD1092 sont les plus affectées par le bruit, que ce soitdans le centre de Tullins-Fures comme dans les entrées de ville (hameaux du Tizin notamment).La voie ferrée joue également un rôle dans les nuisances sonores mais cela reste relativement limité, depar les diverses protections déjà mises en œuvre le long du tracé.Globalement, l’ambiance acoustique de la commune est apaisée, à l’exception des habitations donnantsur les principaux axes de circulation, le boulevard Perret, représentant environ 300 habitations.Pour rappel, on peut donner les indications suivantes caractérisant la gêne des habitants : en dessous de 55 dB(A) : moins de 1 % des riverains se déclarent gênés, entre 55 et 60 dB(A) : 5 % des riverains se déclarent gênés, entre 60 et 65 dB(A) : 20 % des riverains se déclarent gênés, entre 65 et 70 dB(A) : 50 % des riverains se déclarent gênés, au-delà de 70 dB(A) : près de 100 % des riverains se déclarent gênés.Pour les nouvelles constructions à proximité des tronçons recensés comme bruyants par le départementde l’Isère, des prescriptions techniques devront être appliquées afin d’atténuer l’exposition aux bruits.Des niveaux sonores à l’intérieur des habitations devront être respectées par les constructeurs,conformément à la règlementation en vigueur.La commune de Tullins n’est pas concernée par un Plan d’Exposition au Bruit (PBE), ni par un Plan dePrévention du Bruit dans l’Environnement (PPBE).U l F s Fu res... ‘CLASSEM ENT. SONORE DES INFRASTRUCTUR RESh Rs.ER- Classement sonore et largeursaffectées par le bruit au sensdes arrêtés préfectoraux :| 250m de part et d'autre de l'infra.En 100m de part et d'autre de l'infra.BR 30m de part et d'autre de l'infra. s € 12 Boule > a tauartardière\ * Île Rose /‘ a re sg dis 7 à Fe Coieterof e ©ist. Quent-sursèrBabodlinièrsp > fs TE + L ‘% “À Ts Renaudière \ DN532"°2- À Le Mises “Es File MarianneA crépaimièré6Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT191D SPAS.SENN CARTE DE. BRUITS STRATEGIQUE üllins Fures... NET. te LS- Niveaux de bruit:BE Lden > 75 dB(A) >ER 70 dB(A) < Lden < 75 dB(A) |:BE 65 dB(A) < Lden < 70 dB(A) |D 60 dB(A) < Lden < 65 dB(A)555 55 dB(A) < Lden < 60 dB(A)ux{Morette Champérioules teugÿrés iAasrèsrit fan\# 164 1 Î tes(EI TA + | # ; ? \ - | 4 # ’ de h SY È # / j È | À | ds Rabudliniérs 4: w {ke 3 < 4 € Moulrr1% a # : 4 Ex > : 2 cadudy £ à‘ wete F : À LReraudièrr | À le Gu 4 #ITYles Pros | ÿ ja Vite siSOBERCOEN SMN UECommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT192Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT1936.4 La gestion des déchets6.4.1 Collecte et traitement des déchetsLa Communauté d’Agglomération du Pays Voironnais exerce les compétences collecte et traitement desdéchets ménagers sur l’ensemble du territoire.La mise en place progressive du secteur de déchets s’est effectuée dans le cadre d’un schéma directeurde tri et de recyclage des déchets ménagers, adopté en décembre 1990.Deux axes stratégiques ont été poursuivis dans le cadre de ce schéma, complété par un troisième en2004 :- Renforcer le tri à la source- Regrouper sur un même site, un ensemble complet et intégré d’activités de tri et de valorisationpour les déchets ménagers. Il s’agit en l’occurrence sur le territoire de la CA du Pays Voironnaisdu site écologique de La Buisse, qui regroupe 2 plateformes de compostage (déchets verts etalimentaires), un centre de tri (emballages ménagers), une zone de transit (cartons bruns,papiers, verre) et un quai de transfert (ordures ménagères résiduelles).- Agir sur la prévention des déchets.Cet axe se développe particulièrement depuis 2011 avec le Programme Local de prévention des déchets(PLP) du Pays Voironnais, en partenariat avec l’ADEME. Ce partenariat pour une durée de 5 ans a pourobjectif d’atteindre une baisse de 7% de la production des ordures ménagères et assimilés soient lesdéchets de la collecte en porte-à-porte et verre. Cette diminution correspondrait à une cible de 273kg/hab/an en 2015 (dernière année de ce programme).Le territoire n’a pu atteindre qu’une baisse de 2,36%, contre 7% attendu, de la production d’orduresménagères et assimilés. L’objectif n’est donc pas atteint. Cependant la production reste bien inférieureà celle de la région Rhône-Alpes. De plus, l’objectif de réduction de 10% des déchets ménagers etassimilés de la Loi TECV a quant à lui bien été atteint.La CA du Pays Voironnais veut ainsi se fixer des objectifs plus importants dans le cadre du projetTerritoire Zéro Déchet Zéro Gaspillage (TZDZG, dossier en cours de validation par l’ADEME). Cela passepar la mise en place d’actions visant la sensibilisation du public à la prévention des déchets, à lapromotion de l’éco-exemplarité, du compostage individuel, du lombricompostage…L’organisation de la collecte des déchets s’organise comme suit :La collecte en porte-à-porte, qui s’organise par la collecte en 2 flux de déchets simultanés :- Déchets résiduels et déchets alimentaires (fréquence 1 fois par semaine, doublée en centre-ville)- Emballages et papiers (fréquence 1 fois toutes les 2 semaines, doublée en centre-ville)Les fréquences de collecte sont fonction de la densité d’habitations. Tullins faisant partie des 5 centres-villes à plus forte densité.209 points spécifique d’apport volontaire du verre, sont répartis sur les 34 communes du territoire. Deplus, une collecte du verre en porte-à-porte est organisée. Il existe 170 points de ramassage dans lescentres-villes de Tullins, Voiron, Rives, Moirans et Voreppe pour les gros producteurs (cafés,restaurants...) et certains collectifs.Les apports en déchetterie permettent de se débarrasser de déchets tels que les déchets verts, lesgravats, le bois, les encombrants, les panneaux de particules, la ferraille et les Déchets d’EquipementsElectriques et Electroniques (DEEE). L’année 2015 enregistre une baisse des tonnages déposés endéchetteries de plus de 11%. Cette baisse est enclenchée depuis 2012. On note que malgré cettebaisse, le tonnage enregistré pour le Pays Voironnais reste supérieur aux objectifs attendus dans le Plandépartemental d’Elimination des Déchets ménagers de l’Isère (respectivement 255,2 kg/hab contre 218kg/hab en 2012 en moyenne pour le département).Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT194Cette baisse de tonnages en déchèterie est en lien avec la baisse de fréquentation de ces dernières,notamment à Tullins (- 32,9%), qui fait l’objet depuis 2015 comme la déchèterie de Rives, d’unrenforcement du contrôle d’accès. L’objectif de ce contrôle d’accès étant que les usagers régulent leurfréquentation en optimisant leur déplacement, en ne se déplaçant pour de petites quantités. En 2017,toutes les déchetteries du territoire seront concernées par ce contrôle d’accès.Des travaux de construction d’un mur d’enceintes ainsi que de mise en place d’un grillage rigide,devraient être réalisés sur la déchetterie de Tullins afin de pallier les vols récurrents.Les 8 déchetteries du territoire devraient faire l’objet d’amélioration pour faciliter le dépôt de déchetsverts et d’un système de chargement-basculement pour les gravats.Le cycle des déchets sur le territoire est le suivant (Source Rapport annuel des déchets – CA PaysVoironnais 2015) : Pour information : Les transports des déchets des déchèteries vers les centres detransfert ou de traitement sont optimisés grâce au passage régulier du roll-packer (rouleau tasseurdans les bennes).Le bilan global de l’année 2015, fait apparaître :- Une diminution de 7% de la production totale de déchets (soit 54 664 t), ce qui induit que leterritoire du CA du Pays Voironnais passe en dessous du seuil de 60 000t/an pour la troisièmeannée consécutive. Cette baisse s’explique principalement par une baisse des tonnages desdéchets de déchetteries, qui constitue le flux majoritaire et qui ont enregistré une diminution de11%.- Une diminution de 12,9% de la production des déchets ménagers assimilés entre 2010 et 2015.L’objectif de la loi Transition Energétique pour une Croissance Verte (TECV) de -10% sur laproduction des déchets ménagers assimilés, entre 2010 et 2020, est ainsi actuellement atteint.- La valorisation de la matière a atteint un taux de 54% dont 33,5% en recyclage et 20,5% encompostage. Ainsi les objectifs du Grenelle relatif à une valorisation de la matière de 45% en2015 est largement atteint et dépassé. On rappelle que la loi TECV fixe des objectifs où lavalorisation de la matière doit atteindre 55% en 2020 et 65% en 2025. Le territoire de la CA dupays Voironnais se trouve donc sur la bonne voie pour l’atteinte de ces objectifs, s’il poursuit lesefforts en ce sens.- Le territoire a atteint 39,3% de valorisation énergétique.- Cependant 6,7% des déchets font l’objet d’enfouissement. L’objectif étant dans la loi TECV deréduire cette part de 30% entre 2010 et 2020 et de 50% entre 2010 et 2025. Des effortsrestent donc à fournier dans ce domaine.6.4.2 Plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilésLe Plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés de l’Isère a été approuvé en juin2008. Il constitue un cadre de référence pour les différents acteurs de la gestion des déchets, et définitla stratégie en matière de gestion des déchets et présente les réalisations nécessaires pour obtenir lesrésultats souhaités.Dans le cadre de la Loi de transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015, l’Etat aconfié à l'ADEME la mission de soutenir au travers du Fonds Déchets, la mise en œuvre sur le terrain dela politique des déchets. L’ADEME accompagnera ainsi la mise en œuvre des plans de réduction et devalorisation des déchets 2014-2020 et programme national de prévention des déchets 2014-2020 misen place par les pouvoirs publics.Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT1956.5 Synthèse des enjeux liés aux risques, nuisances et déchetsLe territoire est particulièrement exposé aux risques naturels, avec la présence de l’Isère et de sesaffluents, des torrents qui ravinent sur le plateau du Chambaran. En termes d’enjeux, il est à retenir :- L’impossibilité d’étendre l’urbanisation d’une grande partie des hameaux de la plaine de l’Isère,concernés par d’importants risques d’inondations de l’Isère mais aussi affectant l’extensionéventuelle de la zone du Peuras le long de la RD45.- Une urbanisation contrainte dans le secteur de la Méarie et du quartier de la Contamine enraison des crues torrentielles le long du Rival, renforcé par les eaux du Médalon mais aussi duruisseau du Salamot.- Des remontées de nappes gorgées d’eau lors d’épisodes pluvieux importants dans toute laplaine de l’Isère et affectant également le bourg de la commune.- Une sensibilité assez forte aux glissements de terrains, en particulier autour du hameau del’Eslinard, avec également des risques relativement modérés de chutes de blocs de pierres,autour de Moulx.En termes d’enjeux liés aux risques technologiques, la commune n’est pas exemptée. Cela concerneessentiellement le transport de matières dangereuses par les infrastructures de transports (voie ferrée,RD1092, RD45). La traversée du tissu urbain dense de la commune par ces voies vient augmenterl’exposition des habitants à ces risques. On précisera que, malgré la présence de canalisations detransports, aucune habitation n’est située à proximité.Concernant les nuisances sonores, l’ambiance acoustique de la commune est apaisée, avec unéloignement de l’A49 des secteurs habités. Toutefois, la RD1092 et la RD45, qui supportent un traficimportant, de l’ordre de 7 000 véhicules par jour, viennent dégrader cette ambiance acoustique pourenviron 300 habitations.Enfin le territoire ne présente pas de problématique particulière de gestion et de traitement desdéchets, avec une diminution de la production totale de déchet entre 2014 et 2015 et une valorisationd’environ 54% des déchets. La constitution de décharges informelles à ciel ouvert liée à la politique decontrôle des accès aux déchèteries du territoire du Pays Voironnais peut constituer une problématiqueau regard de la faune et des dynamiques hydrauliques.Les enjeux en lien avec le PLUiLe territoire est soumis à des risques localement importants, dans des secteurs où l’urbanisationpourrait tendre à se développer. Dans le cadre du PLU, l’enjeu de préservation des populations et denon aggravation des risques et des nuisances sera prioritaire et se traduira par :‐ La préservation des champs d’expansion des crues de la vallée de l’Isère mais aussi des autrescours d’eau comme la Fure, le Salamot ou le Rival et la limitation du ruissellement et del’imperméabilisation en amont ;‐ La prise en compte des risques potentiels liés à la géologie dans les différentes zonesd’aménagement ;‐ La mise en place de distances de recul vis-à-vis des routes, voies ferrées ou canalisationsprésentant un risque lié au transport de matières dangereuses.‐ La mise en place de distances de recul vis-à-vis des infrastructures bruyantes, avec unevigilance particulière dans le centre-bourg, ou bien de prescriptions acoustiques spécifiques(orientation du bâti, mur anti-bruit, …)..Commune de TULLINS – PLU – Rapport de présentationDEUXIEME PARTIE ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENTCommune de TULLINS – PLU – Rapport de présentation – DOSSIER D’APPROBATION- ARCHE5 / SOBERCO ENVIRONNEMENT1967. Synthèse des enjeux environnementauxDes risques naturels prégnantsLes risques naturels liés à l’eau sont très nombreux sur la commune de Tullins-Fure et impactentfortement le territoire. Les risques géologiques sont modérés mais présents sur le plateau duChambaran ou autour de Moulx.Les infrastructures de transports terrestres, aussi bien les routes (RD1092 et RD45) que la voie ferrée,exposent les habitants du centre de Tullins à un risque lié au transport de matières dangereuses maisaussi à des nuisances acoustiques.Des espaces naturels remarquables mais des pressions ponctuelles sur les fonctionnalitésécologiquesLe territoire dispose d’un patrimoine écologique de grand intérêt qui s’articule autour de deux grandesentités : le plateau du Chambaran et la plaine alluviale de l’Isère. Ces entités abritent une grandediversité d’habitats naturels (zones humides voire marécageuses, massifs forestiers, pelousessèches, …) permettant d’accueillir de nombreuses espèces patrimoniales.Le réseau écologique s’appuie principalement sur les cours d’eau qui permettent de connecter le plateaudu Chambaran à la plaine de l’Isère. Toutefois l’absence de ripisylve et/ou de berges naturelles limiteleur fonctionnalité. Mais il est également fragilisé à la fois par le développement de l’urbanisation sur lespiémonts mais aussi par l’étirement linéaire (RD1092) et les infrastructures.Une ressource en eau suffisante pour le développementLa commune dispose d’une ressource en eau dans les molasses du miocène en quantité suffisante poursatisfaire les besoins actuels et futurs de la population. La vigilance porte toutefois sur la vulnérabilitéde cet aquifère vis-à-vis des pollutions, d’autant plus avec la fermeture récente d’une source pour causede pollution.Les dispositifs d’assainissement du territoire, qu’ils soient collectifs ou autonomes, sont globalementconformes. Mais quelques dysfonctionnements ponctuels sont observés, notamment avec l’apportd’eaux claires parasites.Des atouts pour amorcer la transition énergétiqueLa qualité de l’air est globalement bonne sur le territoire même si des dégradations peuvent êtreidentifiés aux abords des grandes infrastructures, particulièrement dans la traversée du centre bourg.La présence d’infrastructures de transports et de pôles générateurs de déplacement excentrés favorisel’usage de la voiture individuelle, premier poste de consommation d’énergie, et ainsi la dépendance auxénergies fossiles. Malgré un bâti ancien souvent énergivore, les politiques publiques ont axé leursactions sur la réhabilitation thermique du patrimoine bâti afin de réduire les consommationsénergétiques.Toutefois la production d’énergies renouvelables reste limitée malgré des potentiels non négligeables,notamment concernant la filière hydro-électrique avec la Fure et les nombreux ouvrages existants àréhabiliter.Les enjeux liés à la transition énergétique sont importants et le territoire dispose d’atouts pour y faireface, comme le potentiel énergétique et la présence d’une gare fonctionnelle et compétitive. Les enjeuxd’adaptation du territoire au changement climatique sont d’autant plus importants du fait de l’existencede risques d’inondation et de ruissellement qui pourraient être aggravés, de besoins en eau croissants,de modifications des pratiques agricoles, les noyers nécessitant un climat spécifique, d’une populationvieillissante plus vulnérable, ….