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Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Villeparois.
Lien du pdf (unknown - Message Ministre)
Thèmes du document : Histoire et mémoire, Culture et patrimoine, Fin de vie,
Message
de
Patricia
Miralles
Ministre
déléguée
auprès
du
ministre
des
Armées,
chargée
de
la
Mémoire
et
des
Anciens
Combattants
Journée
nationale
du
souvenir
des
victimes
et
des
héros
de
la
déportation 27
avril
2025
Chaque
année,
le
dernier
dimanche
d'avril,
la
République
se
recueille.
Elle
se
recueille
pour
nommer
les
absents,
pour
rendre
justice
aux
visages
effacés,
pour
transmettre
aux
vivants
ce
que
la
mémoire
seule
peut
sauver
de
l'oubli.
Aujourd'hui,
nous
commémorons
une
blessure
qui
a
failli
emporter
le
Vieux
Continent.
Une
blessure
infligée
à
l'humanité
tout
entière,
au
cœur
même
de
l'Europe.
Elle
nous
rappelle
que
sur
nos
terres,
dans
ce
siècle
encore
très
proche,
l'homme
a
pu
devenir
le
bourreau,
l'assassin,
le visage
répugnant
de
la
barbarie
déchainée.
Ils
furent
des
millions,
arrachés
à
leurs
vies,
à
leurs
maisons,
à
leurs
familles.
Juifs,
résistants,
opposants
politiques,
otages,
homosexuels,
Tsiganes,
témoins
de
Jéhovah,
handicapés,
réfractaires.
Tous
furent
broyés
dans
les
rouages
d’un
système
organisé
pour
déshumaniser,
avilir,
faire
disparaître.
Aujourd'hui,
beaucoup
de
nos
concitoyens
ont
en
mémoire
l'étoile
jaune
cousue
sur
la poitrine
des
Juifs.
Chez
eux,
dans
la rue,
jusqu'au
fond
des
camps,
ils n'ont
pu
s'en
débarrasser.
Mais
gardons
aussi
en
mémoire
:
-
Le
triangle
rouge
pour
les
prisonniers
politiques
Page
1 sur
3-
Le
triangle
noir
pour
les
asociaux
-
Le
triangle
marron
pour
les tziganes
-
Le
triangle
rose
pour
les
homosexuels
-
Le
triangle
bleu
pour
les
émigrés
Gardons
en
mémoire
ces
triangles
et
étoiles
de
la
haine
qui
accompagnaient
des
numéros
qui
écrasaient
l'humanité
des
déportés.
Dans
cette
mécanique
de
l'horreur,
la
France
connut
son
lot
de
douleurs.
Elle
connut
aussi
son
sursaut.
Parmi
les
déportés
français,
ils
furent
des
milliers
à
être
arrêtés
pour
avoir
dit
non.
Non
à
la tyrannie.
Non
à
l'abandon.
Non
à
la
barbarie.
Ces
femmes
et
ces
hommes,
parfois
très
jeunes,
portaient
dans
leurs
gestes
la
flamme
d’une
République
qu'on
croyait
éteinte.
Ils furent
les
héros
de
la
liberté
que
d'autres
voulaient
supprimer.
Celles
et
ceux
qui
ont
survécu
aux
camps,
miraculés
d'un
voyage
par-delà
l'horreur,
la
souffrance
et
la
mort,
sont
revenus
avec
la
conscience
ébranlée,
mais
résolue.
Conscients
du
rôle
qu'ils
auraient
à jouer,
de
la valeur
morale
et
politique
de
leurs
témoignages
et
de
l'importance
de
préserver
leur
mémoire
de
l'oubli
comme
du
mensonge,
ils
se
sont
regroupés
dans
un
foisonnant
mouvement
associatif
qui
allait
influencer
les
choix
de
la
Nation.
Henri
Manhès,
Marcel
Paul
et
le
père
Riquet
ont
fondé
dès
1945
une
fédération
afin
de
faire
vivre
les valeurs
de
résistance
qui
furent
les
leurs.
Leur
héritage
vit
encore
aujourd'hui
et
il est
important
de
la
préserver.
Aujourd'hui,
dans
nos
écoles,
dans
nos
mairies,
dans
nos
préfectures,
leur
mémoire
nous
parle
encore.
Elle
nous
dit
que
la
déportation
n'est
pas
une
histoire
lointaine,
figée
sur
le
papier
glacé
des
livres
d'histoire.
Elle
est
un
Page
2 sur
3avertissement,
et
même
une
exigence.
Elle
est
le
socle
d'un
engagement
sans.
cesse
renouvelé
pour
les
droits
humains,
pour
la
dignité,
pour
la
paix.
Il
ne
s'agit
pas
seulement
de
se
souvenir.
Il s'agit
de
transmettre.
De
dire
aux
jeunes
que
ces
crimes
ont
été
rendus
possibles
par
le
silence,
l'indifférence,
l'habitude.
Et qu'ils
peuvent
renaître,
dès
lors
que
nous
cessons
d'être
vigilants.
C'est
pourquoi
la
République
ne
transige
pas
avec
la
mémoire.
Elle
la fait vivre,
en
l'enseignant,
en
l'honorant,
en
la
défendant.
Aujourd’hui,
la
France
pense
aux
disparus,
à
ceux
qui
ne
sont
jamais
revenus.
Elle
pense
aux
survivants,
dont
les
paroles,
longtemps
étouffées,
ont
ensuite
éclairé
le
monde.
Elle
pense
aux
enfants
et
aux
petits-enfants
de
déportés,
porteurs
d’un
héritage
douloureux,
mais
nécessaire.
Qu'ils
sachent
que
la
Nation
ne
les
oublie
pas.
Que
leur
histoire
est
aussi
la
nôtre.
Et
que
nous
sommes,
ensemble,
les
gardiens
de
cette
vérité
vertigineuse.
Aujourd'hui,
alors
que
l'histoire
s'accélère
et
que
les
certitudes
semblent
vaciller
chez
certains,
soyons
dignes
de
l'héritage
que
nous
ont
transmis
les
déportés.
Un
héritage
d'humanité,
de
justice
et
de
grandeur.
Une
rectitude
morale
qui
nous
élève.
Souvenir,
reconnaissance,
transmission
:
telle
est
la
promesse
que
la
République
renouvelle
en ce
jour.
Vive
la
République!
Vive
la
France!
Page
3 sur
3