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PLU - Rapport de présentation - Partie 1
Document publié le Lundi 27 mars 2017 par la commune de Barembach.
Lien du pdf (PLU - Rapport de présentation - Partie 1)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Environnement, Espaces terrestres et maritimes,
Barembach Département du Bas-Rhin
P l a n L o c a l d ’ U r b a n i s m e
r a p p o r t e n v i r o n n e m e n t a l
d i a g n o s t i c d u
t e r r i t o i r e
1
B u r e a u d ' é t u d e s é o l i s
Urbanisme
Aménagement du territoire
Communication et concertation
1 1 5 r u e d ' A l s a c e
8 8 1 0 0 S a i n t D i é d e s V o s g e s
03 29 56 07 59 / 06 17 46 79 59
e o l i s . t o d e s c o @ o r a n g e . f r
Dossier de PLU approuvér a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S
SOMMAIRE /
AVANT-PROPOS 3
A. Diagnostic territorial 7
1. Situation et présentation de la commune 9
1.1- Le territoire d’études 9
1.2- Le contexte intercommunal 11
2. Analyse socio-démographique 16
2.1- La population 16
2.2- Les logements 20
3. Activités économiques 24
3.1- L’étude de la population active 24
3.2- Les activités économiques - hors monde agricole 25
3.3- Les activités agricoles 28
3.4- La sylviculture 31
3.5- Les activités touristiques et de loisirs 33
4. Consommation sur les espaces et capacités de densification 35
4.1- L’analyse du besoin en logements 35
4.2- L’analyse de la consommation sur les espaces 38
4.3- L’analyse des capacités de densification ey de mutation des espaces bâtis 40
5. Diagnostic urbain 43
5.1- Patrimoine paysager 43
5.2- Analyse urbaine et fonctionnement urbain 54
6. Réseaux et TIC 85
6.1- Les réseaux 85
6.2- L’aménagement numérique du territoire 88
B. Etat initial de l’environnement 89
1. Milieu physique 91
1.1- Le relief 91
1.2- La géologie 92
1.3- La ressource en eau 93
2. Milieu naturel 96
2.1- L’occupation des sols 97
2.2- Les milieux remarquables 100
2.3- Le réseau écologique : la trame verte et bleue 105
2.4- Le enjeux écologiques identifiés au sein du territoire communal 111
3. Rsiques et nuisances 116
3.1- Les risques naturels et technologiques 116
3.2- Les nuisances 120
1r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S 2r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
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F l o r a G I S
La commune de BAREMBACH est actuellement au Règlement National d’Urbanisme suite à la
caducité de son Plan d’Occupation des Sols le 27 mars 2017. Ce plan avait été approuvé le 15
décembre 1983, et modifié le 30 décembre 1994 et le 11 février 1997. Enfin, une déclaration de
projet a été approuvée le 09 juin 2016.
La commune souhaite aujourd’hui se doter d’un Plan Local d’Urbanisme.
Le document est compatible avec le décret relatif à la partie réglementaire du livre 1er du Code
de l’Urbanisme et portant sur la modernisation du contenu des Plans Locaux d’Urbanisme n°2015-
1783 du 28 décembre 2015.
a. Le Plan Local d’Urbanisme
La loi du 13 décembre 2000 n°2000-1208 relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbains
instaure les plans locaux d’urbanisme en remplacement des plans d’occupation des sols.
La procédure de PLU est revue depuis 2010 au travers des différentes lois dont : loi Engagement
National pour l’Environnement du 12 juillet 2010, loi de modernisation de l’agriculture et de la
pêche du 27 juillet 2010, loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové du 24 mars 2014, loi
d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014, loi pour la reconquête de
la biodiversité, de la nature et des paysages du 8 août 2016.
Cette nouvelle approche des PLU vise à une meilleure maitrise du développement de l’urbanisation
par une réflexion défendant le développement global et durable à l’échelle du territoire
communal.
Le PLU respecte les principes énoncés aux articles L101-1 et L101-2 du code de l’urbanisme. A
ce titre, « Dans le respect des objectifs du développement durable, l’action des collectivités
publiques en matière d’urbanisme vise à atteindre les objectifs suivants :
1° L’équilibre entre :
a) Les populations résidant dans les zones urbaines et rurales ;
b) Le renouvellement urbain, le développement urbain maîtrisé, la restructuration des espaces
urbanisés, la revitalisation des centres urbains et ruraux ;
c) Une utilisation économe des espaces naturels, la préservation des espaces affectés aux
activités agricoles et forestières et la protection des sites, des milieux et paysages naturels ;
d) La sauvegarde des ensembles urbains et la protection, la conservation et la restauration du
patrimoine culturel ;
e) Les besoins en matière de mobilité ;
2° La qualité urbaine, architecturale et paysagère, notamment des entrées de ville ;
3° La diversité des fonctions urbaines et rurales et la mixité sociale dans l’habitat, en prévoyant
des capacités de construction et de réhabilitation suf santes pour la satisfaction, sans
discrimination, des besoins présents et futurs de l’ensemble des modes d’habitat, d’activités
économiques, touristiques, sportives, culturelles et d’intérêt général ainsi que d’équipements
publics et d’équipement commercial, en tenant compte en particulier des objectifs de répartition
géographiquement équilibrée entre emploi, habitat, commerces et services, d’amélioration
des performances énergétiques, de développement des communications électroniques, de
diminution des obligations de déplacements motorisés et de développement des transports
alternatifs à l’usage individuel de l’automobile ;
a v a n t - p r o p o s
3r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
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4° La sécurité et la salubrité publiques ;
5° La prévention des risques naturels prévisibles, des risques miniers, des risques technologiques,
des pollutions et des nuisances de toute nature ;
6° La protection des milieux naturels et des paysages, la préservation de la qualité de l’air, de l’eau,
du sol et du sous-sol, des ressources naturelles, de la biodiversité, des écosystèmes, des espaces
verts ainsi que la création, la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques ;
7° La lutte contre le changement climatique et l’adaptation à ce changement, la réduction
des émissions de gaz à effet de serre, l’économie des ressources fossiles, la maîtrise de l’énergie
et la production énergétique à partir de sources renouvelables. » (article L101-2 du code de
l’urbanisme).
b. La mise en place du PLU à BAREMBACH
Le PLU est élaboré à l’initiative et sous la responsabilité de la commune de BAREMBACH qui est
donc Maître d’Ouvrage de l’opération.
Une commission urbanisme communale est en charge du suivi du dossier et le conseil municipal
prend plusieurs délibérations au cours de la procédure.
L’élaboration du PLU - mettant en œuvre la participation de tous les acteurs - constitue un temps
fort de démocratie locale pour la commune de BAREMBACH. Le conseil municipal de BAREMBACH
a délibéré sur les modalités de concertation devant être mises en place à minima au cours de la
procédure de PLU. Cette concertation a pour objet d’informer, d’ouvrir le débat et de recueillir
les avis de la population afin d’enrichir collectivement la réfl exion. Le maire tire le bilan de la
concertation au moment de l’arrêt du PLU.
c. La composition du dossier de PLU
Le dossier de PLU se compose de plusieurs documents qui remplissent chacun un rôle précis. Seuls
le règlement écrit et graphique, ainsi que les Orientations d’Aménagement et de Programmation
sont opposables aux porteurs de projet.
Le rapport de présentation identifie, quant à lui, les grands enjeux pour le territoire communal
de BAREMBACH relatifs aux enjeux démographiques, socio-économiques, au fonctionnement
urbain, à l’état initial de l’environnement, aux risques et aux nuisances. Il explique les choix retenus
par la commune pour établir son Projet d’Aménagement et de Développement Durables, son
volet réglementaire, ainsi que l’articulation du PLU avec les documents de normes supérieures.
Il évalue les incidences du PLU sur son environnement et expose la manière dont le projet prend
en compte sa préservation et sa mise en valeur. Il définit enfin plusieurs indicateurs pour le suivi du
dossier.
Le rapport de présentation est complété par un résumé non technique.
Le Projet d’Aménagement et de Développement Durables définit le projet communal attendu par
la commune de BAREMBACH dans le cadre de son PLU. Les orientations ainsi retenues trouveront
leurs traductions dans le volet règlementaire du PLU, à savoir le règlement écrit et graphique et
les orientations d’aménagement et de programmation.
Le règlement écrit et graphique se compose, tout d’abord, d’une pièce écrite qui fixe les
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commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
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dispositions générales applicables à l’ensemble du territoire, les utilisations et les occupations des
sols interdites et autorisées dans chaque zone, voire dans chaque secteur ; ainsi que les conditions
de réalisation des constructions au travers de différentes thématiques. Des schémas illustrent les
propos écrits. Ceux-ci n’ont pas de valeur réglementaire.
Il se compose également de plusieurs planches graphiques :
deux planches présentant le zonage retenu dans le cadre du PLU (à l’échelle du territoire -
et un zoom sur l’enveloppe bâtie).
une planche thématique concernant la hauteur maximale des bâtiments autorisés suivant -
leur localisation.
Une planche sur laquelle est reportée les différentes servitudes qui s’appliquent sur le -
territoire communal.
Les Orientations d’Aménagement et de Programmation prévoient les actions et les opérations
d’aménagement à mettre en œuvre sur des secteurs stratégiques de projet. Elles prennent la
forme de schéma d’aménagement qui précise les principales caractéristiques d’organisation
spatiale du secteur. Il est retenu pour le PLU de BAREMBACH la réalisation de 3 OAP sectorielles.
Ces dispositions répondent aux objectifs du PADD et portent au minimum sur les objectifs suivants :
La qualité de l’insertion architecturale, urbaine et paysagère ; la mixité fonctionnelle et sociale ; la
qualité environnementale et la prévention des risques ; les besoins en matière de stationnement ;
la desserte par les transports en commun ; la desserte des terrains par les voies et réseaux.
Les annexes au PLU se composent de documents qui apportent des précisions relatives à
l’occupation et à l’utilisation des sols, notamment : la carte et la liste des servitudes d’utilité
publique, les annexes sanitaires, les emplacements réservés,….
d. Le bilan du POS
La commune de BAREMBACH n’est aujourd’hui plus couverte par un document d’urbanisme,
suite à la caducité du POS le 27 mars 2017. Cependant, bien que ce document ne bénéficie plus
d’aucune existence légale, il parait intéressant d’en proposer un bilan pour mettre en évidence
les choix communaux passés en matière d’urbanisme réglementaire.
Rappelons que le POS avait été approuvé le 15 décembre 1983, et modifié dans sa dernière
version le 09 juin 2016.
Le POS divise le territoire en plusieurs zones sur la base de 1983 :
Les zones urbaines 1.
La zone UA correspond à la partie actuellement urbanisée divisée en plusieurs secteurs :
Le centre de l’agglomération avec des constructions mitoyennes et à l’alignement -
(UAa).
Les constructions situées à fl ancs de coteaux (UAb). -
Le tissu urbain à densité faible avec une implantation des constructions à 3 m de -
l’alignement (UAc).
Le secteur d’extension récente à caractère résidentiel (UAd). -
La zone UB est une zone actuellement équipée et urbanisable à court terme :
La zone UX correspond à la zone industrielle existante. Un nouveau secteur UXp a été créée suite
la à une déclaration de projet visant à étendre le site de l’entreprise DR OETKER.
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commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
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Le PLU devra repenser le dessin des différentes zones de manière à tenir des comptes des évolutions communales depuis l’approbation du POS, d’une part, et de la législation en vigueur qui a fortement évolué depuis 1983, d’autre part.
surfaces (ha) surfaces totale (ha)
UAa 8,70
UAb 0,50
UAc 1,40
UAd 3,10
UB 24,20 24,20
UX 4,00 4,00
INA 6,20 6,20
IINA 2,10 2,10
NC 48,90 48,90
ND 893,00 893,00
TOTAL 992,10
13,70 UA
zones du POS
Les zones naturelles 2.
Elles regroupent tous les terrains libres de toute urbanisation, qu’il s’agisse de terrains agricoles, de
forêts ou de terrains en friche. Certaines de ces zones sont réservées à l’urbanisation future.
La zone INA correspond au développement de l’habitat dans le cadre de lotissements ou -
de groupes d’habitations dans 2 zones :
une à l’ouest de la commune à la lisière de la forêt : cette zone est encore libre de
constructions.
une à l’est de l’agglomération le long du CD204 : cette zone est en partie occupée
par le stade.
La zone IINA correspond au développement de l’habitat sur le long terme (réserve -
foncière) : cette zone est en partie occupée par des jardins d’habitations.
La zone NC doit être protégée en raison de ses richesses économiques naturelles. Elle -
comprend le secteur Nca pour les hangars agricoles et les abris de jardin. Seuls les
bâtiments à usage agricole sont autorisés dans cette zone.
La zone ND doit être protégée en raison de son caractère pittoresque ou de site. elle -
comprend tous les espaces boisés.
Cette analyse est complétée dans la pièce du PLU « Justifi cations des dispositions du PLU ».
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commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
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A. A.
Diagnostic territorial Diagnostic territorial
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commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
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TERRITOITRE COMMUNAL
0
500
1 000
1 500
250
Mètres
¹
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1 -
s i t u a t i o n e t p r é s e n t a t i o n
d e l a c o m m u n e
1 . 1 - l e t e r r i t o i r e d ’ é t u d e s
La commune de BAREMBACH se localise administrativement dans le département du Bas-Rhin,
dans l’arrondissement de Molsheim, dans le canton de Mutzig et adhère à la Communauté de
Communes de la Vallée de la Bruche.
Le territoire communal est également couvert par le SCoT de la Bruche qui identifie BAREMBACH
dans le pôle urbain avec les communes de Schirmeck, de La Broque et de Rothau.
BAREMBACH se situe au cœur de la Vallée de la Bruche. Le village se prolonge en continuité
directe par le tissu bâti de Schirmeck.
BAREMBACH est desservi par la RD 1420, classée à grande circulation.
Les communes limitrophes de BAREMBACH sont :
Schirmeck au nord, -
Russ au nord-est, -
Grendelbruch au sud-est, -
Natzwiller au sud, -
Rothau à l’ouest. -
Le territoire communal de BAREMBACH couvre une superficie de 992 ha, à dominante forestière
(86%).
La commune de BAREMBACH est située en zone de montagne. Elle est de fait intégrée à un
ensemble de territoires dont le développement équitable et durable constitue un objectif
d’intérêt national en raison de leur rôle économique, social, environnemental, paysager, sanitaire
et culturel. La Loi Montagne du 09 janvier 1985 relative au développement et à la protection
de la montagne a eu pour objet de fixer des dispositions adaptées aux enjeux des territoires
montagnards.
La Loi du 28 décembre 2016, dite de modernisation, de développement et de protection des
territoires de montagne réactualise cette loi fondatrice en proposant une série de mesures
relatives aux questions sociétales posées par ces territoires spécifiques (logement des saisonniers,
accès à l’école, lutte contre les déserts médicaux), mais aussi économiques (dispositions sur le
tourisme, déploiement du numérique, encouragement à la pluriactivité, développement des
activités forestières et pastorales et l’adaptation des mesures d’urbanisme). Rappelons que le PLU
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commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
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i c i & l à
F l o r a G I S
0
5 km
BAREMBACH
BAREMBACH
SITUATION DU TERRITOIRE COMMUNAL
- source : www.geoportail.gouv.fr
10r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
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La Communauté de Communes de
la Vallée de la Bruche qui comprend
26 communes. Elle regroupe 21981
habitants au 1 er janvier 2016.
La Communauté de Communes
dispose de plusieurs compétences
dont :
Aménagement de l’espace -
Développement économique de -
la Haute Bruche
Equipements sportifs et culturels -
Politique du logement et du -
cadre de vie
Action sociale d’intérêt -
communautaire
de BAREMBACH devra être compatible avec cette loi.
Le territoire communal n’est pas couvert par un site Natura 2000.
Les aménagements réalisés par la commune depuis 2005 dont :
L’aménagement du centre bourg avec l’aménagement de la voirie entre la bibliothèque -
et la mairie, l’aménagement de la place, l’enfouissement des réseaux, la démolition de
l’ancienne friche urbaine.
La construction d’un nouveau réservoir d’eau de 300m - 3 .
La réfection de 95% des conduites d’eau. -
La mise en place de l’éclairage public -
La construction d’un bâtiment avec laboratoire de sciences et cuisine pédagogique et qui -
fait partie des équipements scolaires.
L’aménagement de la fi bre optique pour MECATHERM. -
La création d’un nouveau parking public à proximité de MECATHERM et qui est en partie -
utilisé par les employés.
La création d’un parcours cyclable à destination du collège de Schirmeck. -
Les projets communaux en matière d’équipements et d’aménagements dont :
La requalification du site de l’ancienne friche urbaine avec la création de 4 studios adaptés -
pour des logements séniors haute qualité, un multiservice, des locaux pour des professions
libérales.
La création d’un mini musée de la vigne sur le ruisseau avec seulement des vitrines -
extérieures.
De nouveaux projets de voirie et éclairage public. -
L’isolation du bâtiment de l’école maternelle -
La projet de création d’un lotissement de 20 lots dont 2x4 appartements. -
territoire intercommunal
- source : http://cc.valleedelabruche.fr
1 . 2 - l e c o n t e x t e i n t e r c o m m u n a l
11r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
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La structure urbaine du SCoT défi nit BAREMBACH
comme « pôle urbain » (avec les communes
de Schirmeck, de La Broque et de Rothau).
Les pôles urbains doivent être renforcés dans
leur fonction de centre urbain supérieur. Ils
ont vocation à accueillir la plus forte part du
développement du territoire. Les politiques
publiques veillent à renforcer le rayonnement
économique, culturel et touristique des
pôles urbains. Elles prennent les dispositions
nécessaires pour maintenir et développer leur
niveau d’équipements publics, d’équipements
commerciaux et leurs gammes de services,
nécessaires à leur développement.
En matière d’habitat, les politiques
publiques privilégient le renforcement du
parc de logements dans ces pôles par un
Le SCoT de la Bruche-Mossig
Rappelons que le PLU de BAREMBACH doit être mis en compatibilité avec le SCoT de la Bruche au
titre de l’article L142-1 du code de l’urbanisme. Le SCoT est approuvé depuis le 08 décembre 2016.
Le 20 septembre 2017, son périmètre a été modifié pour intégrer la Communauté de Communes
de la Mossig et du Vignoble et ainsi former le Syndicat Mixte du SCoT Bruche-Mossig.
Le SCOT est composé de 3 Communautés de Communes : Communauté de Communes
de la Vallée de la Bruche, Communauté de Communes de la Région de Molsheim-Mutzig
et Communauté de Communes de la Mossig et du Vignoble pour une population de 85 000
habitants.
BAREMBACH = “POLE URBAIN”
avec La Broque, Schirmeck et Rothau
maillage territoirial du SCoT de la Bruche
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développement et des réhabilitations veillant à la diver-sité de l’offre en termes de tailles, de
statuts d’occupation ainsi que de morphologies des nouvelles constructions.
En matière d’activités et d’emplois, les pôles urbains ont pour vocation de structurer des bassins
d’emplois rayonnant à l’échelle du Bas Rhin et de l’Alsace.
Du fait de la raréfaction du foncier et de sa valeur dans les centres urbains, cet échelon de
l’armature du SCoT a l’obligation, plus que tout autre, de favoriser le réemploi et la densification
progressive du tissu bâti existant. A ce titre, les collectivités œuvrent en priorité pour la réutilisation
des friches industrielles et/ou urbaines afin de réemployer des espaces déjà urbanisés avant de
procéder à des extensions urbaines sur les espaces agricoles ou naturels.
Tout comme le PLU, le SCoT est doté d’un Projet d’Aménagement et de Développement Durables
qui fixe les politiques publiques d’une part, et d’autre part, d’un Document d’Orientations et
d’Objectifs qui s’articule autour des thèmes suivants :
Organisation générale de l’espace -
Principes d’équilibre spatial au sein du SCoT -
Les conditions d’un développement urbain maitrisé -
Les principes de valorisation des paysages -
Prévention des risques -
Les espaces naturels, agricoles, forestiers et urbains à protéger -
Les orientations des politiques publiques pour une mobilité durable -
Les orientations des politiques publiques en matière d’habitat -
Les principes d’organisation des activités économiques -
Création d’unité touristique nouvelle -
Le Massif Vosgien
De la taille d’un grand département (7 300 km²), le Massif Vosgien s’étend sur 2 régions et 7
départements. Il regroupe 590 communes et constitue le Massif le plus densément peuplé de
France, avec 84 hab/km². La qualité remarquable et la fragilité de ses ressources naturelles ont
conduit à la création des Parcs Naturels Régionaux des Vosges du Nord et des Ballons des Vosges.
Comme chaque massif français, le Massif des Vosges fait l’objet d’une organisation autour d’un
Préfet coordonnateur et d’outils de contractualisation pour la mise en œuvre de projets.
Le Schéma Interrégional du Massif des Vosges du 16 octobre 2006 définit notamment des priorités
stratégiques à atteindre pour 2020 afi n d’assurer son développement harmonieux :
Encourager l’initiative économique locale et compléter les domaines d’excellence -
économique
Soutenir et développer les activités économiques dépendant de la qualité des ressources -
naturelles et paysagères de montagne
Maitriser l’attractivité du massif des Vosges -
Faire partager une ambition et des exigences -
Autres structures intercommunales :
SIVOM de la Vallée de la Bruche en charge de la gestion des eaux usées et de la partie -
unitaire du réseau d’assainissement.
Le SELECT’OM qui gère la collecte et le tri des ordures ménagères. -
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synthèse
situation et présentation de la commune
Une situation intéressante au cœur de la x
vallée de la Bruche et qui fait le pendant de
Schirmeck
Un cadre de vie de qualité aux ambiances x
forestières
Conforter la qualité du cadre de vie de BAREMBACH à dominante forestière x
Prendre en compte les aménagements et les projets communaux dans les réflexions x
Mettre en compatibilité le PLU avec les documents de rang supérieur, dont le SCoT de la x
Bruche
A T O U T S F A I B L E S S E S
E N J E U X E N J E U X
Pas de faiblesses identifiées x
15r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
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2 -
a n a l y s e s o c i o -
d é m o g r a p h i q u e
2 . 1 - l a p o p u l a t i o n
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2014
BAREMBACH 842 852 849 872 873 872 882
La Broque 3026 3048 2896 2628 2687 2853 2716
Rothau 1886 1780 1596 1583 1557 1587 1564
Schirmeck 26,5 2628 2352 2167 2177 2455 2361
a. L’évolution de la population communale de 1968 à nos jours
La commune de BAREMBACH atteint
une population de 893 habitants en
2016 (données communales).
L’évolution de la population
communale de BAREMBACH est
globalement croissante depuis
1960, avec plusieurs périodes de
stagnation (entre 1975-1982, 1990-
1999 et 2009-2014).
Par comparaison avec les autres
communes du pôle urbain, la
situation de BAREMBACH semble
être la plus favorable :
La commune de La Broque a connu un recul de la population entre 1975 et 1990, puis -
une croissance jusqu’en 2008. La population est de nouveau en léger recul sur la période
récente (perte de 13 habitants).
La commune de Rothau enregistre une population qui stagne depuis 1982 avec une perte -
de 23 habitants sur la période récente.
La commune de Schirmeck a connu un recul de la population entre 1975 et 1990, puis une -
croissance jusqu’en 2009. La commune enregistre une nouvelle baisse de la population
sur la période récente avec le départ de 94 habitants entre 2009 et 2014.
La commune de BAREMBACH ambitionne aujourd’hui de sédentariser les nouveaux employés
de MECATHERM sur son territoire d’une part, et d’autre part, d’assurer un renouvellement de sa
population de manière à conforter son école.
Rappelons que le SCoT de la Bruche vise à créer à minima 300 nouveaux logements (au sens
large et pas uniquement en constructions neuves) par an pendant 20 ans sur son territoire, ce qui
correspond au rythme actuel observé.
830
840
850
860
870
880
890
1968 1975 1982 1990 1999 2009 2014
évolution de la population
Evolution de la population communale
- source : INSEE
16r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S
L’évolution de la population
communale de BAREMBACH se
traduit par une action conjuguée
du solde migratoire – différence
entre les arrivées et les départs – et
du solde naturel – différence entre
les naissances et les décès.
L’analyse du graphique ci-
après montre que l’évolution de
la population communale est
particulièrement la résultante du
solde migratoire qui est positif
sur l’ensemble des périodes
intercensitaires, à l’exception des décennies 1968-75. Le solde naturel présente, quant à lui, des
situations inversées en étant négatif sur toutes les périodes, à l’exception de la période 1968-75 et
il est nul sur la période récente (2009-2014).
La période 1982-90 enregistre le solde migratoire le plus important (+0.6%) et coïncide avec la
période de croissance de la population bien que le solde naturel soit négatif sur cette période
(-0.2%).
Sur la période récente, le solde migratoire est négatif (+0.3%) alors de que le solde naturel est,
quant à lui nul, engendrant ainsi une stagnation de la population communale.
Une étude et enquête du Conseil Départemental du Bas-Rhin réalisées au cours de l’été 2015
a été menée sur la demande actuelle de logements des résidents de Schirmeck, La Broque et
Barembach. Ce travail a révélé les éléments suivants pour la commune de Barembach – extrait
de l’étude - :
« Les arrivées compensent le vieillissement naturel de la population. Le vieillissement est également
freiné car les séniors ont tendance à quitter la commune – rejoignant notamment Schirmeck et,
un peu moins La Broque – (données INSEE 2006-2011). Installation durable de familles de nouveaux
accédant à la propriété, qui viennent pour la plupart de l’aval de la vallée ou de la région de
Strasbourg, et n’hésitent pas à parcourir de grandes distances pour travailler. Il s’agit surtout de
couples des classes d’âge moyennes, de familles de cadres et d’ouvriers, avec 1, 2 ou 3 enfants,
qui recherchent des maisons , souvent grandes, dont les prix semblent en moyenne moins chers
qu’à La Broque et Schirmeck. Des travaux de rénovation sont fréquemment engagés. »
b. La structure de la population
L’analyse de la pyramide des âges entre 1990 et 2013 montre que la commune est confrontée à
un vieillissement de sa population. Ce constat est la traduction d’une augmentation des classes
d’âges les plus âgées (plus de 45 ans) (+38 habitants, soit +11.2%) par rapport aux classes d’âges
des plus jeunes (moins de 45 ans) qui reculent (perte de 63 personnes, soit -12.2%).
L’indice de jeunesse est le rapport du nombre de la population de moins de 20 ans et le nombre
de personnes de plus de 60 ans. L’indice de jeunesse constitue un parfait indicateur du niveau de
vieillissement de la population communale. Plus l’indice est élevé et plus la population est jeune.
Celui-ci diminue de 1.23 en 1990 à 1.18 en 2014, et confirme la tendance au vieillissement de la
population communale.
-0,4
-0,3
-0,2
-0,1
0
0,1
0,2
0,3
0,4
0,5
0,6
0,7
1968-75 1975-82 1982-90 1990-99 1999-2009 2009-2014
taux
Variation de la population
- source : INSEE
solde naturel solde migratoire tx variation annuelle
17r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S
c. La structure des ménages
On dénombre 353 ménages en 2014 à
BAREMBACH.
L’évolution du nombre des ménages suit la courbe
d’évolution de la population communale. Mais, le
nombre des ménages progresse plus rapidement
que celui des habitants. En effet, le nombre de
ménages a augmenté de +37.3% entre 1968 et
2014 alors que la population communale n’a
progressé que de +4.7% sur la même période de
référence.
Le rythme de croissance des ménages -
largement plus soutenu que celui de la population
communale - explique que la taille moyenne des
ménages ait baissé depuis 1968 passant de 3.3 personnes en moyenne par ménage en 1968 à
2.5 personnes en 2014.
L’analyse fi ne de la structure de la
population – entre 1990 et 2014 - aux
différentes classes d’âge confirme
également ce vieillissement de la
population communale :
Le recul des classes d’âge les plus -
jeunes : -7.5% des moins de 30 ans
et -19.9% des 30-44 ans.
La classe d’âge des 45-59 ans -
évolue peu (-2.2%)
En revanche, le nombre de séniors -
est en très nette progression avec
+58.1% des personnes de plus
de 60 ans. Quant aux plus de 75
ans, ils progressent de +10.2%. Ils
sont 90 en 2014 (soit 10.2% de la
population communale)
On note toutefois un équilibre en nombre de personnes entre les plus jeunes et les plus anciens
avec 296 personnes de moins de 30 ans contre 253 personnes de plus de 60 ans.
1968 1975 1982 1990 1999 2009 2014
population communale 842 852 849 872 873 872 882
nombre de ménages 257 271 286 314 339 357 353
taille moyenne des ménages 3,3 3,1 3,0 2,8 2,6 2,4 2,5
0 50 100 150 200 250
0 à 14 ans
15 à 29 ans
30 à 44 ans
45 à 59 ans
60 à 74 ans
75 à 89 ans
90 ans ou plus
Evolution de la structure par âge
- source : INSEE
2014 1999 1990
90
100
110
120
130
140
150
1968 1975 1982 1990 1999 2009 2014
indice
Comparaison de la population communale et
de celle des ménages
- source : INSEE
population communale
nombre de ménages
18r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S
La diminution de la taille des ménages est la traduction de plusieurs phénomènes qui se
généralisent, à savoir la décohabitation des foyers avec le départ des enfants du domicile familial
qui s’installent dans une autre commune, le vieillissement de la population, le desserrement des
ménages avec une augmentation des familles monoparentales.
En outre, la réduction de la taille des ménages peut avoir des conséquences sur l’urbanisation
notamment en matière d’habitat avec des ménages qui sont à la recherche de plus petites
maisons ou d’appartements en propriété ou en location, d’une part et d’autre part, d’équipements
comme une crèche, une cantine, une garderie,…
La commune de BAREMBACH connait une situation démographique globalement croissante depuis 1968, avec toutefois une stagnation sur la période récente.
La commune de BAREMBACH ambitionne aujourd’hui de sédentariser les employés de MECATHERM et de pérenniser son école.
La population est concernée par un phénomène de vieillissement. Enfin, la structure des ménages reste à composante familiale avec 2.5 personnes en moyenne par ménage mais tend à diminuer.
19r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S
1968 1975 1982 1990 1999 2009 2014
logements 282 298 320 344 367 395 398
2 . 2 - l e s l o g e m e n t s
a. L’évolution du nombre de logements dans la commune depuis 1968
La commune de BAREMBACH compte 398 logements au recensement INSEE de 2014.
L’évolution du nombre de logements
est globalement croissante depuis 1968
(+41.2%), avec un rythme plus soutenu
que celui de la population commu-
nale ; avec néanmoins une stagnation
sur la période récente.
b. La typologie du parc de lo-
gements
Le parc de logements de BAREMBACH
se répartit entre :
353 résidences principales (89%), -
10 résidences secondaires et logements -
occasionnels (3%),
35 logements vacants (8%). -
Les logements sont principalement des résiden-
ces principales, à près de 90% sur les différen-
tes périodes intercensitaires depuis 1968. Parmi
celles-ci, la commune de BAREMBACH comp-
te 36 résidences en location en 2014 (10.2%) et
15 sont occupées à titre gratuit (4.2%). On ne
recense pas de HLM à BAREMBACH. Les loge-
ments en location sont occupés en moyenne
pendant 5.9 ans (24.6 ans en moyenne pour
les propriétaires).
Enfin, 35 logements vacants sont re-
censés en 2014 au titre de l’INSEE, soit
8.8% du parc de logements. On esti-
me qu’un territoire doit disposer d’en-
viron 5% de logements vacants pour
assurer une rotation correcte du parc
de logements. En effet, il est néces-
saire d’avoir un stock de logements
vides pour répondre à une évolution
de la demande des logements. Elle
apporte une fluidité dans le parcours
250
270
290
310
330
350
370
390
410
1968 1975 1982 1990 1999 2009 2014
Evolution du nombre de logements
- source : INSEE
0
50
100
150
200
250
300
350
400
1968 1975 1982 1990 1999 2009 2014
Typologie du parc de logements
- source : INSEE
logements vacants
résidences secondaires et logements occasionnels
résidences principales
15 15
23
8 14
19
35
5,3 5,0
7,2
2,3
3,8
4,8
8,8
0,0
1,0
2,0
3,0
4,0
5,0
6,0
7,0
8,0
9,0
10,0
0
5
10
15
20
25
30
35
40
1968 1975 1982 1990 1999 2009 2014
taux de vcaance
nombre de logements
Evolution du nombre des logements vacants
et du taux de vacance
- source : INSEE
logements vacants taux de vacance
20r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S
Défi nition de logement vacant de l’INSEE :
Un logement vacant est un logement inoccupé se trouvant dans l’un des cas suivants : proposé à la vente, à la location x
déjà attribué à un acheteur ou un locataire et en attente d’occupation x en attente de règlement de succession x
conservé par un employeur pour un usage futur au profi t d’un de ses employés x gardé vacant et sans affectation précise par le propriétaire (ex : logement très vé- x tuste).
Pour affiner ces données, le Conseil Départemental du Bas-Rhin a effectué une étude sur la va-
cance et la mutabilité du bâti existant en décembre 2014. Ce travail met en avant plusieurs
points :
une bonne accessibilité de la commune entrainant une certaine attractivité résidentielle -
avec l’installation de jeunes couples.
une vacance de logements (7.6%) légèrement supérieure à la moyenne départementale -
(7%) et concentrée sur le bâti ancien.
Parmi les - 30 logements vacants recensés à cette période : 4 étaient à louer, 16 en vente,
4 en cours de succession, 1 occupé par une personne en maison de retraite, 3 dont les
propriétaires ne souhaitaient pas louer et 1 projet de la commune à finaliser.
Ces logements se situent principalement dans le centre ancien et occupent le bâti an-
cien. La majorité de ces logements sont en vente ou en succession.
Des personnes âgées vivant seules, dont les logements pourraient être vacants à moyen -
terme.
0 250 500 750 125
Mètres
logements vacants recensés en décembre 2014 - Source Etude CD 67
résidentiel et dans le renouvellement du parc existant. Cette proportion est légèrement supé-
rieure sur BAREMBACH.
En outre, le nombre de logements vacants est en augmentation depuis 1990, passant de 8 à 35
unités entre cette date et 2014 selon l’INSEE.
21r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S
Le nombre des logements est croissant à BAREMBACH depuis les années 1960. Ils sont essentiellement
représentés par des maisons individuelles de grande taille occupées par leur propriétaire. Cette situation
complexifie la diversification des logements. Un recensement de septembre 2018 réalisé par la commune
fait état de la présence de 17 logements vacants dans la commune.
Cette étude propose également des actions pour limiter le phénomène de vacance de loge-
ments par le biais d’outils et aides financières pour réhabiliter et/ou réinvestir ces logements. Des
aides sont mises en place par le Conseil Départemental du Bas-Rhin et en lien avec la Commu-
nauté de Communes de la Vallée de la Bruche.
En septembre 2018, la commune a réalisé un recensement de logements vide pouvant accueillir
un logement. Ce recensement a permis de révéler 14 bâtiments vides pouvant accueillir au total
17 logements, en effet parmi eux 3 bâtiments accueillent 2 logements vacants. Ces logements
vacants se localisent :
Rue principale : 7 logements, -
Rue du Moulin : 1 logement, -
Rue du Heydé : 1 logement, -
Rue du Douar : 1 logement, -
Rue de la Cote du Château : 1 logement, -
Rue de Lattre : 5 logements dont 2 insalubres, -
Rue des Oies : 1 logement. -
Ces logements étaient habités par des personnes âgées, aujourd’hui parties en maison de re-
traite ou décédées.
c. Les caractéristiques de l’habitat
L’habitat de BAREMBACH se caractérise comme suit (données INSEE de 2014) :
339 maisons (85.2%) / 59 appartements (14.8%) -
Nombre moyen de pièces par logements : 5.1 pour les maisons / 3.6 pour les apparte- -
ments
Des logements de grande taille : 82.7% des logements sont des T4-T5 (dont 58.9% sont des -
T5) ; d’où une carence en logements de petite taille (17.3% de logements T1 à T3).
Mode d’occupation : 85.6% de propriétaires, 10.2 % de locataires, 4.2% de logés gratuits. -
Absence de HLM. -
Des logements avec un bon niveau de confort : 96% avec salle de bain ou douche, 50.1% -
au chauffage individuel
87.3% des ménages avec 1 voiture, dont 44.8% en possède 2 -
22r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S
Une population communale globalement x
croissante depuis les années 1960 même si l’on
note une stagnation sur la période récente.
Un nombre de logements et de ménages x
croissant depuis les années 1960, signe d’un
certain dynamisme local.
Un solde migratoire globalement positif depuis x
les années 1960, signe du caractère attractif
du territoire communal et qui compense le
solde naturel globalement négatif.
Répondre à l’ambition communale en matière d’accueil de population en privilégiant le x
renouvellement urbain et en limitant la consommation sur les espaces agricoles et naturels
Renouveler et rajeunir la population communale pour contrecarrer la tendance au x
vieillissement.
Diversifier la typologie des logements sur le territoire pour être en mesure de répondre aux x
demandes tout au long du parcours résidentiel.
Une population communale qui est touchée x
par un phénomène de vieillissement qui se
caractérise par une croissance des classes
d’âges de plus de 45 ans et un solde naturel
globalement négatif depuis les années 1960.
Une baisse du nombre moyen de personnes x
par ménage, signe de la décohabitation des
foyers et du desserrement des ménages.
Un manque de diversité de l’offre en matière x
de logements pour répondre aux diverses
demandes au cours du parcours résidentiel.
Un parc de logements globalement sous x
occupé sur le centre ancien.
synthèse
population - logements
A T O U T S F A I B L E S S E S
E N J E U X
23r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S
La population active de BAREMBACH
compte 380 personnes en 2014 répartie
de manière quasi équilibrée entre les
hommes (207/ 55%) et les femmes (173 /
45%).
La population active ayant un emploi
compte, quant à elle, 333 personnes (54%
d’hommes / 46% de femmes).
La commune est touchée par le
phénomène de chômage de 12.4%,
équilibré entre les hommes (12.6%) et les
femmes 12.1%). Les femmes de 15 à 24 ans
sont les plus touchées.
Le taux d’activités - rapport entre le nombre d’actifs (actifs occupés et chômeurs) et l’ensemble
de la population – est de 72.1%. Le taux d’emplois - rapport du nombre d’individus de 15 à 64 ans
ayant un emploi et l’ensemble de la population âgée de 15 à 64 ans - est, quant à lui, de 63.2%
en 2013.
La commune de BAREMBACH est soumise à
d’importantes migrations journalières de travail
puisque 87% des actifs communaux ayant un
emploi travaillent en dehors de leur commune
de résidence. Cette tendance est en progression
puisque ce taux n’atteignait que 82.2% en 2009.
On compte aujourd’hui 44 habitants (13%) qui
travaillent également dans la commune, ce qui
traduit l’importance de l’emploi sur le territoire.
3 -
a c t i v i t é s
é c o n o m i q u e s
3 . 1 - l ’ é t u d e d e l a
p o p u l a t i o n a c t i v e
0
5
10
15
20
25
30
35
40
15 à 24 ans 25 à 54 ans 55 à 64 ans
taux
Taux de chômage par sexe et par âge
- source : INSEE
hommes femmes
13%
87%
Lieu de travail des actifs résidents dans la commune
- source : INSEE
dans la commune de résidence
dans une autre commune
24r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S
La commune de BAREMBACH se localise dans la zone d’emplois de Molsheim - Obernai définie
par l’INSEE. Le territoire est également défini par le SCoT de la Bruche comme « pôle urbain » qui
concentre la majeure partie des emplois de la haute vallée de la Bruche.
L’activité économique que la vallée de la Bruche a été dominée durant plus d’un siècle, et
jusqu’en 1955-1956 – par l’industrie textile. Le déclin rapide de cette branche a pesé lourdement
sur la cette région, et entrainé un profond bouleversement de l’économie locale. Les deux
Î Î Î Î
Î Î Î Î
Î Î Î Î
Î Î Î
Î Î Î
Mécatherm
entrepôts de la Bruche
projet zone artisanale
projet parking Dr Oetker
pépiniériste
ACTIVITES ECONOMIQUES
3 . 2 - l e s a c t i v i t é s
é c o n o m i q u e s - h o r s m o n d e
a g r i c o l e
A noter néanmoins que de nombreux emplois – notamment à l’entreprise MECATHERM – sont
occupés par des personnes extérieures à la commune. En outre, les offerts par l’entreprise
MECATHERM nécessitent des besoins et des compétences très spécifiques que l’on ne retrouve
pas sur le territoire communal et dans sa proche périphérie, c’est pourquoi certains salariés
viennent de loin, raison pour laquelle la commune souhaite les sédentariser.
Les actifs de BAREMBACH se déplacent essentiellement au sein du département, notamment
en direction du pôle d’emplois de l’agglomération de Molsheim, de Strasbourg. Ces migrations
quotidiennes sont d’ailleurs favorisées par une bonne desserte ferroviaire cadencée entre
Strasbourg, Molsheim et la Vallée de la Bruche (Schirmeck, Rothau ...), par la présence de la
RD1420.
anciennes filatures de
BAREMBACH ont fermé
à la fin des années
1960. Les bâtiments
de la première ont été
repris par la société
MECATHERM. Ceux
de la seconde ont été
rachetés par la mairie
pour être réhabilités en
logements pour séniors,
petits commerces
et local pour des
professions libérales.
Une carrière de granit
a été exploitée jusque
dans les années 1980.
Une carrière de sable
existait également de
l’autre côté du ruisseau
du Barembach.
25r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S
Le tissu économique est ajourd’hui dynamique.
Aucune entreprise a fait part de demandes concrètes en matière d’extension de leur site de
production.
La commune de BAREMBACH est dotée d’un tissu économique diversifié avec 13 entreprises :
des activités artisanales et de services (dont café/tabac/presse, transport, peinture, agence -
immobilière, revêtement de sols, menuisrie) qui constituent l’essentiel des entreprises. Elles se
présentent sous la forme de petites entités enserrées en cœur du tissu bâti et ne créant pas
de nuisances de cohabitation avec la vocation d’habitat environnante.
MECATHERM (388 ares) qui est le plus gros pourvoyeur d’emplois de la commune avec près de -
200 salariés sur site. Cette entreprise est le leader mondial (85% à l’export) des constructeurs
d’équipement de boulangerie industrielle. L’entreprise est installée dans la commune depuis
1964 dans les bâtiments d’une ancienne filature. Le site est enserré en cœur de bâti. Elle n’a
pas fait part de besoins complémentaires en matière d’extensions. Le Groupe MECATHERM
conçoit, fabrique et installe des fours, des machines et des lignes de production automatisée
de produits de boulangerie, viennoiserie et pâtisserie, frais ou surgelés, cuits ou précuits dans
le monde entier. Le site de BAREMBACH regroupe le bureau d’études, l’administration, la
recherche, le montage de la chaine de fabrication, le télédépanage au niveau mondial.
Cette activité ne génère pas de nuisances pour le voisinage. Le site de production est situé
dans le bassin d’emploi de Molsheim et des locaux supplémentaires sont loués à Wisches
pour le montage des chaines.
Cette entreprise est dynamique et a procédé
à 145 nouvelles embauches récemment,
pour la plupart des techniciens suypérieurs et
ingénieurs venant de Sélestat ou Haguenau et
souhaitant venir s’installer à Barembach. La
commune ambitionne ainsi de sédentariser ces
nouveaux arrivants dans la perspective de les
rapprocher de leur lieu de travail en proposant
de nouveaux secteurs à construire.
Les Entrepôts de la Bruche est un important -
commercant de spiritueux de boissons, aussi
bien aux collectivités, hôteliers, restaurateurs,
associations et particuliers, sur une zone de
chalandise d’un rayon de 50 km autour de
Schirmeck.
L’entreprise vient de procéder à des travaux
récents et elle n’a donc pas exprimé de
besoins nouveaux en matière d’extension.
Cette entreprise emploie environ 15 personnes
à BAREMBACH.
Le marché n’existe plus.
emprise de l’entreprise MECATHERM
26r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
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plan du projet de parking DR OETKER
En outre, le groupe Dr OETKER (société ANSTETT) avait le projet d’étendre son site de production
sur Schirmeck et de réaliser un parking sur le ban communal de BAREMBACH. Il s’agissait d’un
parc de stationnement d’une superficie de 0,48 ha - dont 2 278m² de surface enrobée - et qui
comportera 73 places de véhicules légers.
Pour répondre à cette demande, une déclaration de projet a été réalisée ainsi que des
investigations faunes, flores et zones humides. Des mesures compensatoires ont été prévues
pour permettre ce projet. Un zonage spécifique – dans le cadre du PLU – sera certainement être
dédié.
Les sites de productions présents dans la commune nécessiteront un traitement particulier dans le cadre
du PLU afin que le document d’urbanisme n’affecte pas leur pérennité et que les choix retenus leur
permettent de concrétiser des projets d’extensions ou de constructions nouvelles, sans engendrer de
nuisances sonores complémentaires.
Enfin, la commune de BAREMBACH a pour projet le développement économique avec la création
d’une petite zone d’activité au niveau des parcelles localisées en face du terrain de football. Ce
projet permettrait d’accueillir quelques artisans complémentaires dans le village. A noter que ce
site est impacté par le périmètre de la ZNIEFF « Cours de la Bruche et de ses affluents, praires et
zones humides associées en aval de Schirmeck ».
La commune est également desservie par plusieurs commerces ambulants (tartes flambées,
foodtruck avec des produits du terroir).
27r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S
Documents de référence :
Le Plan Régional de l’Agriculture Durable (PRAD) qui fixe les grandes orientations de la x politique agricole, agro-alimentaire et agro-industrielle de l’Etat en région, dont une orientation concerne la préservation du foncier agricole.
La Charte agriculture, urbanisme et territoire qui a pour objet de défi nir les conditions de x recevabilité des demandes de construction en zone agricole et de contribuer à la constitution de projets de qualité. Ce document est signé entre l’Etat et la chambre d’Agriculture du Bas-Rhin.
Ce chapitre étudie le monde agricole sous un angle économique. L’impact de l’agriculture
en termes de paysages et d’occupation des sols est traité ultérieurement dans le rapport de
présentation.
Une enquête agricole a été organisée en commune au mois de février 2016. L’ensemble des
agriculteurs ayant leur siège à BAREMBACH ou qui y exploitent des terrains sur le territoire communal
3 . 3 - l e s a c t i v i t é s a g r i c o l e s
ACTIVITES AGRICOLES
: Secteurs concernés par l'AFP
: prairies permanentes
déclarées à la PAC 2012
pépiniériste
secteur à réserver à l'agriculture
projet apicole
28r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S
ont été conviés à cette réunion. Un questionnaire a été élaboré pour l’occasion. Cette rencontre
a permis de mettre en évidence les caractéristiques agricoles propres au territoire d’études,
d’une part et d’autre part, de recenser les besoins et les projets du monde agricole vis-à-vis de
l’engagement du PLU sur la commune.
La commune ne compte plus de sièges d’exploitation agricole sur son territoire. On dénombre 3
agriculteurs extérieurs qui louent des prairies sur la commune.
On note néanmoins à l’agriculture :
Un projet apicole entre BAREMBACH et Steinbach à proximité de la forêt avec le projet -
d’installation de 200 ruches.
Un pépiniériste (activité de replants et d’aménagements paysagers) -
La commune ne se caractérise pas par une forte vocation agricole avec seulement 78 ha (8% du
territoire communal) destinés aux espaces agricoles, tous sous la forme de prairies permanentes
(source : Registre parcellaire agricole 2012). Ils sont exploités par des agriculteurs établis dans les
communes proches de La Broque et de Steige.
En outre, face à la fragilité de l’agriculture de montagne qui s’est traduit par une déprise agricole
et une reconquête de ces espaces par la forêt, la commune de BAREMBACH – en lien avec la
CCVB - mène – depuis plusieurs années - une politique active pour l’ouverture des paysages
et leur remise en valeur agricole. Des opérations entre 1977 et 1985 ont notamment permis de
remettre les crêtes en pâtures dans le but de revenir à la situation antérieure et de permettre un
bon ensoleillement du village.
politique d’ouverture des paysages autour du village - 2015
29r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S
Le territoire communal de BAREMBACH ne se caractérise pas par une forte vocation agricole avec
seulement 8% de son territoire dédié aux activités agricoles et aucune exploitation sur le territoire. Mais,
les enjeux agricoles n’en demeurent pas moins fondamentaux pour la commune car ils contribuent à
l’entretien des espaces ouverts et pérennisent ainsi la politique communale en matière de réouverture
des espaces en pâture.
A noter que les agriculteurs qui se déplacent sur BAREMBACH sont à la recherche de nouveaux
espaces à exploiter sur le territoire communal. Cette démarche est intéressante à double titre.
Elle permettra aux agriculteurs d’agrandir leurs ilots d’exploitation et aussi de mutualiser leur
déplacement sur la commune. En outre, elle pérennise les iniatives communales en matière
d’ouverture des espaces.
En 2010, une Association Foncière Pastorale « du Vallon de Barembach » a été créée dans le but
de contribuer à la protection du milieu naturel et des sols ainsi qu’à la sauvegarde de la vie sociale
en assurant la mise en valeur pastorale et accessoirement forestière, l’aménagement, l’entretien
et la gestion des ouvrages collectifs. Un projet d’agroforesterie mené par des particuliers et aidé
par la Communauté de Communes, est en cours. Plusieurs parcelles boisées à proximité du village
sont déboisées et seront par la suite rétrocédées à l’agroforesterie.
Territoire d’intervention de l’AFP Valllon de la Bruche
La commune de BAREMBACH fait partie de plusieurs zones référencées par l’INAO :
IGP créme fraiche fluide d’Alsace x
IGP Miel d’Alsace x
AOC-AOP Munster x
IGP Pâtes d’Alsace x
IGP Volailles d’Alsace x
30r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
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F l o r a G I S
3 . 4 - l a s y l v i c u l t u r e
Documents de référence :
Les Orientations Régionales Forestières traduisent la prise en compte des fonctions x économiques, environnementales et sociale des forêts et la participation de ces dernières à l’aménagement du territoire en vue de leur développement durable. Elles servent de référence aux documents cadres de gestion durable des forêts (directives et schémas régionaux d’aménagement, schéma régional de gestion sylvicole). Le Plan Pluriannuel Régional de Développement Forestier crée de nouvelles dispositions x dans le domaine des filières bois à l’échelle régionale avec la mise en place de Plans de Développement de Massifs qui constituent des programmes de travail opérationnels en faveur d’une mobilisation supplémentaire de bois. Ils ont pour objectifs : D’identifier les massifs sous-exploités
D’analyser par massif les causes de la sous-exploitation
De défi nir un programme d’actions prioritaires pour étendre géographiquement la gestion multi-fonctionnelle et durable de ces massifs.
BAREMBACH dépend du PDM de la Vallée de la Bruche.
La forêt couvre une surface de 855 ha (soit 86% du territoire communal). Cette surface a peu
évoluée depuis 2000 (879 ha à cette date). La très grande majorité de cet espace est constitué
par la forêt communale de Barembach pour une surface de 810 ha. Une partie de la forêt est de
la forêt communale appartenant à la commune limitrophe de Russ.
La commune tire des bénéfices net de sa forêt à hauteur de 80 0000 - 120 000 €/an (après travaux
et frais de fonctionnement payés). La commune procède régulièrement à des travaux de
plantations nouvelles et certains espaces sont conservés en régénération naturelle. La politique
forestière est également indissociable de la politique menée en matière d’ouverture des espaces
expliquée ci-avant. La commune souhaite que la forêt demeure à bonne distance des habitations
pour leur garantir un nombre d’heures d’ensoleillement minimum au quotidien.
On compte une seule maison forestière à BAREMBACH.
La politique communale en faveur d’une diversification des essences forestières depuis les années
1960 permet de mieux resister aux tempêtes. C’est pourquoi, le territoire a relativemennt été
épargné par l’épisode de décembre 1999. La commune a seulement perdu l’équivalent d’une
année de production alors que les autres communes du secteur ont souvent perdu près de 10
ans de production.
La commune est dotée d’une réglementation des boisements.
La forêt communale a un plan d’aménagement ONF pour une période de 15-20 ans qui porte
sur 710 ha. L’Office National des Forêts (ONF) recommande de respecter une distanceminimale
d’inconstructibilité d’au moins 30 mètres entre les constructions d’habitations et la forêtaussi bien
dans l’intérêt des surfaces boisées que dans celui des habitations (ombre, humidité,chute de
feuilles…).
31r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
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F l o r a G I S
FORET SOUMISE AU REGIME FORESTIER
Î
Î
Î
0
500
1 000
1 500
250
Mètres
¹
Maison forestière
Mer des Roches
: forêt soumise au régime forestier
forêt communale
de Russ
32r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S
La commune de BAREMBACH présente de nombreux atouts touristiques, notamment pour la
pratique du tourisme vert :
passage du GR5 sur la commune, x
de nombreux sentiers de randonnée balisés par le club vosgien, x
deux refuges en forêt, x
la Mer des Roches (2 ha) au cœur de la forêt est un site remarquable que la commune x
souhaite mettre en valeur avec un projet de déboisement de la partie supérieure pour
l’observation du site,
le point de vue de la Croix Walter aménagé par la CCVB avec un point de lecture x
paysagère.
Un projet privé concerne la création d’un musée de la vigne en cœur de bourg.
En revanche, la commune dispose de peu de structures d’hébergement : une ou deux chambres
d’hôtes, l’ancien hôtel fermé depuis une quinzaine d’année et qui est mis en vente. Ce bâtiment
remarquable se situe dans le périmètre du projet Appel à Manifestation d’intérêt Centre-bourg.
Par conséquent, la réhabilitation de cet édifice privé pourra être accompagnée de subventions
intéressantes qui pourraient déclencher des travaux.
3 . 5 - l e s a c t i v i t é s
t o u r i s t i q u e s e t d e l o i s i r s
l’aménagement de la Croix Walter - 2015
33r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S
synthèse
activités économiques
Une population active importante et x
un taux de chômage dans la moyenne
départementale.
Des activités économiques dynamiques et x
diversifiées et qui n’ont pas fait part de besoins
particuliers.
Une politique communale active pour la x
réouverture des paysages et la remise en
valeur des terrains agricoles sur les pourtours
du village.
Une politique communale forestière active qui x
permet à la commune de tirer des ressources
financières intéressantes et de diversifier les
essences locales.
Assurer la pérennité des activités économiques existantes par un règlement adapté : permettre des x
extensions et de nouvelles installations / réflexion sur la création d’une petite zone d’activités
Permettre l’installation de nouvelles activités économiques au sens large à BAREMBACH x
Préserver les espaces agricoles en limitant la consommation sur ces espaces x
Appuyer la commune dans sa démarche en matière d’ouverture des paysages et de reconquête x
agricole
Un territoire soumis à d’importantes migrations x
journalières de travail malgré une offre
d’emplois correcte sur le territoire communal.
Une agriculture de montagne fragile avec x
des terrains exclusivement exploités par des
agriculteurs extérieurs.
Un territoire qui tire peu de bénéfices de x
ses atouts touristiques (quasi absence de
structures d’hébergements)
A T O U T S F A I B L E S S E S
E N J E U X
34r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S
4 -
c o n s o m m a t i o n
s u r l e s e s p a c e s
e t c a p a c i t é s d e
d e n s i f i c a t i o n
4 . 1 - l ’ a n a l y s e d u b e s o i n
e n l o g e m e n t s
Le calcul du besoin en logements
L’estimation des besoins en logements et des besoins fonciers à venir est plus fine qu’une planification
du nombre des habitants. Cette estimation doit permettre de tenir compte des grands équilibres
territoriaux, de la politique de l’habitat et de la promotion d’un urbanisme durable.
Rappelons que la commune de BAREMBACH souhaite aujourd’hui sédentariser les nouveaux
employés de MECATHERM sur son territoire d’une part, et d’autre part, assurer un renouvellement
de sa population de manière à conforter son école. Cette ambition peut se traduire par une
volonté d’accueillir 3 à 4 nouveaux ménages par an, soit un besoin de créer 4 logements au
maximum par an ou 60 logements sur 15 ans (horizon 2035).
Afin de démontrer la cohérence entre les ambitions communales en matière d’accueil de
nouveaux habitants sur le territoire et le potentiel foncier à définir dans le PLU pour accueillir
des constructions nouvelles, nous procédons au calcul du besoin en logements intégrant le
phénomène de desserrement des ménages et la volonté communale d’accueillir de nouveaux
habitants, tout en tenant compte de la vacance des logements sur le territoire.
Les lois Grenelle et la loi ALUR réaffirment la nécessité d’assurer une gestion économe des ressources
et de l’espace. Aussi, les actions en matière d’urbanisme devront lutter contre la régression des
espaces agricoles, naturels et forestiers d’une part, et d’autre part, limiter l’étalement urbain.
Aussi, le PLU devra être calibré sur un juste besoin en logements et encourager la densification
du bâti avant de proposer de nouveaux espaces à la construction en extension de l’actuelle
enveloppe urbaine.
35r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S
A noter que cette démonstration reste empirique et que ces chiffres ne sont qu’une estimation.
Pour calculer ce besoin en logements, les chiffres de référence sont ceux de l’INSEE 2014 :
882 habitants, -
398 logements répartis entre : -
353 ménages (résidences principales)
10 résidences secondaires ou occasionnelles
35 logements vacants (soit 8.8% de l’ensemble du parc de 398 logements)
2.5 personnes par ménages en moyenne en 2014. Le desserrement des ménages est -
estimé par l’INSEE à 2.3 en 2024 et avec une tendance qui se prolongera vers 2035 avec
une hypothèse de 2.2.
Le calcul du besoin en logements à l’horizon de 2035 pour les 15 prochaines années (horizon 2035)
intègre, dans un premier temps, le desserrement des ménages observé sur les dernières décennies
(de 3.3 à 2.5 entre 1968 et 2014). Il est raisonnable d’appliquer un ratio de desserrement des
ménages que l’on peut estimer à 2.2. Celui-ci tient notamment compte des personnes seules qui
ne sont pas soumises à ce desserrement.
Sur cette base, la commune aurait besoin de 401 logements sur son territoire (882/2.2=401), d’où le
besoin de créer 48 nouvelles unités supplémentaires d’ici 2035 pour le maintien de la population
actuelle (401-353=48).
En outre, la commune de BAREMBACH souhaite accueillir 3 à 4 nouveaux ménages par an
(objectif repris dans le cadre du PADD) sur la durée de son PLU. Si l’on retient la fourchette haute
de 4 logements au maximum chaque année, ce besoin se traduit au maximum par l’accueil de
60 logements d’ici 15 ans (horizon 2035).
Enfin, le besoin en logements tient compte de la vacance des logements dans le but de permettre
la mutation du bâti existant. Le taux de vacance au recensement INSEE de 2014 était de 8.8%
(35/398x100=8.8%). On estime qu’un territoire doit disposer d’au moins un taux de vacance de
6% pour assurer la fluidité de son marché immobilier. C’est pourquoi, il est retenu d’appliquer un
taux de vacance de 6% dans le calcul des besoins en logements à BAREMBACH. Sur cette base,
la commune devrait compter 30 logements vacants, nécessaires pour assurer la fluidité de son
marché immobilier ((398+48+60)x6%)=30).
Par conséquent, le besoin réel en nouveaux logements est estimé à 138 logements à créer à
BAREMBACH à l’horizon de 2035 (48+60+30=138).
36r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S
882 habit ant s
2,5 personnes par ménage
353 résidences principales
35 logement s vacant s
2,2
401
48
+ 60 + 30
=
BESOIN DE LOGEMENTS
VACANTS
c’est-à-dire le besoin de vacance pour
assurer la fluidité du marché immobilier
prise en compte d'une
vacance nécessaire 30
prise en compte d'une
vacance nécessaire
BESOIN EN LOGEMENTS TOTAL :
ambition communale en
matière d'accueil de
nouveaux habitants pour
2035 (+3 à 4 nouveaux
ménages par an)
60
besoin en logements pour
supporter la croissance de
la population communale
:
DESSERREMENT DES MENAGES
c’est-à-dire le besoin en nouveaux
logements pour maintenir le niveau de
la population communale
Synthèse du calcul des besoins en logements
données de référence
ACCUEIL DE NOUVEAUX
HABITANTS
c’est-à-dire le besoin en nouveaux
logements pour maintenir le niveau de
la population communale
estimation d'un
desserrement des
ménages pour 2035 :
nombre de résidences
principales en 2035 :
besoin en logements pour
supporter le desserrement
communal :
138
Le cadrage fi xé par le SCoT de la Bruche
Rappelons que le PLU de BAREMBACH doit être compatible avec le SCoT de la Bruche qui a
fixé un objectif de la création minimale de 300 logements/an pendant 20 ans à l’échelle de son
territoire. Cela correspond au rythme actuel de la dynamique démographique. Ce potentiel se
répartit entre 210 logements par an sur le secteur de Molsheim et 90 logements par an pour la
Vallée de la Bruche.
Cette répartition peut être déclinée en un besoin de créer environ 12 nouveaux logements par an
à BAREMBACH dont une partie peut l’être en réhabilitation du bâti existant et l’autre par le biais
de la construction neuve.
Aussi, l’objectif communal affiché de créer 138 nouveaux logements d’ici 2035 est compatible
avec les orientations du SCoT.
37r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S
analyse de la consommation des espaces effectuée par l’ADEUS
- source : SCoT de la Bruche
Source : MAJIC 2012 - ADEUS
1976 -2002 2002-2007 Total
13,00 ha 0,60 ha 13,60 ha
4 . 2 - l ’ a n a l y s e d e l a
c o n s o m m a t i o n s u r l e s e s p a c e s
n a t u r e l s , a g r i c o l e s e t f o r e s t i e r s
L’ADEUS a procédé à une analyse de la consommation foncière sur BAREMBACH entre 1976 et
2007. Cette étude a été reprise dans le cadre du SCOT. Il apparait que 13.6 ha ont été consommés
à BAREMBACH sur cette période ; 13 ha entre 1976 et 2002, puis 0.6 ha entre 2002-2007. Le rythme
de consommation se réduit puisqu’il était de 0.5 ha par an entre 1976 et 2002, puis de 0.12 ha
entre 2002 et 2007.
De manière complémentaire, nous avons procédé à un examen de la consommation sur les
espaces agricoles et naturels au travers de l’analyse des permis de construire accordés pour
des constructions d’habitation neuves à BAREMBACH depuis 2008 (jusque 2016). Cette analyse
montre que 9 permis de construire ont été accordés pour des constructions neuves depuis 2008.
L’ensemble de ces demandes de PC ont pour conséquence de consommer 0,78 ha entre
2008 et 2016, soit 0,097 ha en moyenne par an. Ce qui confirme la tendance de recul de la
consommation sur les espaces affichée par le SCoT à BAREMBACH sur ces dernières années. Ces
nouveaux terrains constructibles présentent une moyenne de 860 m² avec de fortes disparités (de
501 m² à 1210 m²).
38r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S
Ces espaces se concentrent dans l’enveloppe urbaine existante par un comblement des espaces
disponibles et ne créent donc pas de nouvelles extensions du bâti sur les espaces naturels.
Si l’on compare avec la photographie aérienne de la commune de 1956, il est possible de définir
une typologie des espaces consommés. Ainsi, sur ces 0,78 ha:
3 299 m² étaient des espaces arborés, -
3 435 m² étaient des espaces -
ouverts (probablement des
prairies),
501 m² étaient des espaces -
forestiers,
513 m² correspondent à la -
reconversion d’une ancienne
friche en cœur de village.
Aucun espace consommé n’était
initialement occupé par des jardins et/
ou potagers-vergers.
ESPACES CONSOMMES DEPUIS 10 ANS
¹
consommation sur les espaces (référence 1956)
: espaces ouverts
: espaces arborés
: espaces urbains (reconversion)
: espaces forestiers
Î Î Î
0
500
1000
1500
2000
2500
3000
3500
espaces
arborés
espaces
forestiers
espaces
ouverts
espaces
urbains
m²
Typologie des surfaces consommées dans la commune depuis 2008 - source : analyse des PC accordés depuis 2008
39r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S
Les lois récentes – depuis 2010 – encouragent une densification du bâti, une lutte contre
l’étalement urbain et une préservation des espaces agricoles. Ainsi, les PLU doivent encourager
la densification du bâti avant de proposer de nouveaux espaces à la construction en extension
de l’enveloppe urbaine.
Il est donc opportun dans le cadre du PLU de s’interroger sur :
Le renouvellement urbain et la reconquête des friches urbaines et des maisons -
inhabitées
la densifi cation de l’habitat existant dans le bourg par l’exploitation des « dents creuses », -
Le choix ou non d’ouvrir de nouveaux espaces à la construction tout en privilégiant : -
la proximité des services existants ou envisagés afin de renforcer la centralité du
bourg
la proximité de modes de déplacement du réseau structurant ou des transports
collectifs
des espaces avec une valeur agronomique faible
Les espaces qui ne présentent pas d’enjeux pour la préservation de l’environnement
et des paysages
L’analyse de la capacité de densification du bâti et de mobilisation des espaces à BAREMBACH
vise à déterminer le potentiel constructible réel dans l’enveloppe urbaine. Pour ce faire, nous
recensons, tout d’abord, les logements vacants présents dans le village, de même que les
bâtiments (telles que les anciennes granges) pouvant être réhabilités en habitat.
Ensuite, les espaces vides de construction sont ciblés sur le cadastre. Pour chacun de ces terrains,
nous analysons leur vocation (jardin, espace agricole, espace naturel, secteur en pente, projet
en cours,…).
L’urbanisation de BAREMBACH présente une urbanisation dense dans le centre qui tend à devenir
plus lâche vers les périphéries.
Les capacités de densification de l’enveloppe urbaine de Barembach
Une enveloppe urbaine a été définie sur la base des données du SCoT, de la DDT et de la
morphologie urbaine actuelle afin d’évaluer les surfaces disponibles en dent creuse et donc le
potentiel de densification.
L’analyse des capacités de densification – réalisée en juillet 2016 – porte sur le périmètre de cette
enveloppe urbaine. Celle-ci a permis de dénombrer 5,4 ha insérés dans l’enveloppe urbaine.
Ceux-ci se répartissent entre :
2,8 ha sont occupés par des jardins et/ou potagers privés entretenus par leurs -
propriétaires,
1,8 ha d’espaces naturels ouverts, -
4 . 3 - l ’ a n a l y s e d e s
c a p a c i t é s d e d e n s i f i c a t i o n
e t d e m u t a t i o n d e s
e s p a c e s b â t i s
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0
200
400 mètres
100
Cimetière Enveloppe urbaine friche boisée jardins/potagers espaces naturels vergers stationnement
Dents creuses Enveloppe urbaine et espaces disponibles
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L’analyse de la consommation sur les espaces et des capacités de densification démontrent, d’une part, que le rythme de construction – et de consommation sur les espaces - se ralentit à BAREMBACH, et qu’il existe aujourd’hui peu d’opportunités foncières au sein de l’enveloppe urbaine, d’autre part. Au regard de ce potentiel de renouvellement urbain, l’enveloppe urbaine actuelle ne permet pas d’atteindre les objectifs d’accueil de nouveaux habitants que la commune s’est fixés (138 logements d’ici 2035, soit 4 logements par an en moyenne). Ces éléments confirment la nécessité de proposer de nouveaux espaces à bâtir tout en restant dans une logique d’urbanisme en épaisseur ; de création de zone à urbaniser sur les franges urbaines, pour légitimer les équipements et les réseaux en place.
0,4 ha de vergers, -
0,32 ha de friches boisées, -
352 m² d’espaces de stationnement. -
Toutefois, afin d’évaluer la capacité réelle de densification et de mutabilité de ces espaces en
dents creuses, il est nécessaire de faire le parallèle avec l’analyse des permis de construire depuis
2008 ; la consommation de l’espace – cf. point précédent.
Le taux de comblement nous permet d’évaluer le pourcentage d’espaces mobilisés dans
l’enveloppe urbaine et donc l’obtenir le taux de rétention foncière depuis 2008 au travers des
terrains disponibles et de ceux consommés depuis cette date. L’analyse de ce phénomène passé
permet de proposer une simulation pour les 15 ans à venir.
Ainsi, en se basant sur les espaces disponibles en dents creuses/renouvellement urbain (5,4 ha) et
en y ajoutant la consommation de l’espace entre 2008 et 2016 (0,77 ha), on obtient une surface
d’environ 6,2 ha disponibles à la construction.
Le taux de comblement est donc de :
0,77 ha consommé-mobilisé / 6,2 ha disponibles = 12 %.
Et le taux de rétention foncière atteint ainsi 88 %.
Considérant que, sur les 5,4 ha encore disponibles d’ici 15 ans, le taux de comblement sera plus
favorable (environ 20 %), seul environ 1 ha sera mobilisable, auquel il est possible d’appliquer
une densité de 25 logements/ha (en se basant sur les données du diagnostic urbain – cf. partie
ci-après).
A ceci il s‘agit d’ajouter le potentiel de 35 logements vacants (logements à vendre et à louer)
auquel il est nécessaire d’appliquer un taux de rétention d’au moins 50% car certains présentent
un taux d’insalubrité et d’autres sont engagés dans des procédures de succession longue, ce
qui porte à un potentiel de 17 logements remobilisables. On note, en outre, une absence de
bâtiments vides de type granges ou hangars pouvant être réhabilités. La commune a le projet de
réhabiliter à très court terme l’ancienne friche urbaine présente en cœur de village.
En conclusion d’ici 2035, le potentiel en renouvellement urbain (foncier bâti et non bâti) est de 42
logements.
Parallèlement à cela, le phénomène de desserrement des ménages va générer une consommation
de surface plus importante. L’INSEE estime que d’ici 10 ans environ, le nombre de personnes par
ménages chutera d’environ 0,2. À BAREMBACH, le nombre de personnes par ménages passera
donc de 2,5 en 2014 à 2,3 en 2024, et tendra encore à diminuer d’ici 2035. Ainsi, pour maintenir
le niveau de population de 2014, il sera nécessaire de proposer une offre de logements adaptée
pour assurer le parcours résidentiel pour tous.
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commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
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5 -
d i a g n o s t i c u r b a i n
5 . 1 - P a t r i m o i n e p a y s a g e r
Caractéristique de sa géographie et de son occupation du sol, le paysage de Barembach révèle
des cartes postales aux visages bien différents.
Elles sont liées au relief et aux structures d’occupation des sols, que l’on peut retrouver dans l’unité
paysagère « des Vosges Moyennes » qui les rassemble : les espaces boisés de massif, le fond de
vallée ouvert occupé par des espaces agricoles et zones d’activités, les espaces urbanisés…Ces
cartes postales constituent un cadre de vie spécifique qui reflète les activités de la commune.
Elles diffèrent également selon les axes de vue que l’on prend. Les chemins et les routes sont un
vecteur de découverte des paysages de la commune. Parsemés de belvédères, ces réseaux
contribuent à la valorisation des paysages de la commune. On y prend le temps de regarder,
d’observer, d’apprécier le paysage...
Enfin, le paysage des habitants n’est pas uniquement le grand paysage qui les entoure. Le
paysage urbain de la commune, l’articulation des espaces naturels et agro-forestiers avec le
tissu bâti, les franges urbanisées et les « tissus urbains» du village constituent des repères et des
éléments identitaires importants de Barembach.
Unités paysagères
Barembach démontre d’une variété paysagère d’occupation du sol : couverture forestière,
clairières en tête de reliefs, vallons humides et encaissés, prairies larges et ouvertes en aval. Avec
ses différentes structures paysagères, la commune s’identifie à l’unité paysagère des « Vosges
Moyennes ».
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« Les Vosges Moyennes forment une montagne avec des sommets repères, très boisée mais
laissant quelques ouvertures de chaumes. Elles sont parcourues de nombreux vallons et de deux
longues vallées principales, concentrant les villages. »
Dans sa partie forestière, Barembach présente des sommets arrondis, en adéquation avec les
paysages des Vosges Moyennes. La vallée de la Bruche correspond à la large vallée qui organise
cette unité paysagère.
Un peu comme ce bloc diagramme donné en exemple, le village de Barembach s’installe à la
confluence de deux ruisseaux, le Barembach et le Bornichon. Cette ouverture sur deux vallées
a vu le village s’étirer le long de ces deux axes, tout en restant ouvert, et en « belvédère » sur la
vallée de la Bruche.
Le relief marqué et rapide constitue une présence, voire une contrainte forte pour le village.
Ombre portée, installations diffi ciles sur le relief, nature du terrain rocheuse...Ces caractéristiques
paysagères définissent un cadre imposant.
Sources : Le bloc diagramme et les définitions de cette page sont extraits
de l’Atlas des paysages de l’Alsace.
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Structures paysagères liées à l’occupation du sol
La géologie et la géographie expliquent la couverture végétale du territoire. Il en résulte une
structure paysagère liée à l’occupation du sol : chaque unité paysagère présente une ambiance
spécifique, liée à la végétation qui la compose.
Le massif forestier de Barembach
Les propriétés forestières de ce massif boisé appartiennent majoritairement à la commune de
Barembach.
Représentant plus de 800ha exploitables, la forêt est très présente dans le paysage. Elle forme un
arrière-plan aux vallées de Barembach et du Bornichon.
La forêt habille les sommets aux formes arrondies. Les feuillus et les conifères alternent pour créer
une palette nuancée, dont les couleurs varient au fil des saisons.
Depuis la vallée de la Bruche, les vues sur le massif forestier de Barembach définissent une silhouette,
aux lignes vallonnées. La forêt entoure le village, comme un écrin précieux. Les lisières dessinent
une ligne ondulée sur les collines vosgiennes. Elles ont reculé récemment, grâce aux actions de
ré-ouverture du paysage, organisées dans le cadre du Plan de Paysage de la Communauté de
communes de la Vallée de la Bruche.
Les pentes des coteaux Est ont été déboisés, apportant davantage de lumière et de soleil au
village, d’une part et créant un arrière plan plus clair d’autre part.
Au cœur du massif, l’ambiance est fermée. La forêt est composée par secteurs de feuillus et
pour d’autres parcelles, de résineux uniquement, donnant un cadre très sombre à la clairière de
Pranzé, par exemple.
Quelques ouvertures et clairières au fil des chemins laissent percevoir ça et là, un morceau de
vallée, un tronçon de paysage plus lointain. Parmi ces percées l’une d’elle, en limite du ban
communal mais sur la commune de Natzwiller, rappelle un triste moment de l’histoire. Le camp
de concentration du Struthof domine, en ligne de crête, le vallon du Barembach.
Sommets boisés dominant Barembach
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Les vergers
Les vergers présents autour de Barembach cernent le village, sur les pentes abruptes, à l’Est, au
Sud et à l’Ouest. Ils se trouvent essentiellement en limite avec les parties urbanisées du village, en
transition entre le bâti et l’espace forestier. Contrairement à un trait caractéristique de certains
villages, le foncier support des vergers ne défini pas un parcellaire particulier. Les plantations de
vergers de Barembach semblent récentes et ont pris place sur d’anciens jardins.
Au Sud ces vergers forment des alignements très structurants. A l’Est et à l’Ouest, les plantations
de fruitiers sont plus aléatoires.
Le socle des vergers, composé de prés en herbes, présente une grande richesse écologique et
une qualité paysagère certaine.
Cette diversité végétale est synonyme de richesse floristique et faunistique. Les pieds d’arbres
herbagés recueillent des petits mammifères. Les arbres permettent le nichage et apportent la
nourriture des oiseaux, les parcelles moins entretenues accueillent foultitude d’insectes.
Le site tient également un rôle intéressant dans le domaine des écoulements pluviaux. Les systèmes
racinaires des arbres et l’herbe consolident le sol qui devient ainsi moins sujet aux coulées de
boues et aux inondations. Sur ces sites fortement pentus, le couvert végétal est important.
De plus, outre le fait d’apporter un refuge à la petite faune et à l’avifaune, ce site assure un rôle
paysager caractéristique de l’image traditionnelle de la ceinture de vergers autour du village,
permettant d’insérer doucement, l’urbanisation au paysage (rue du Champ de commune, rue
des oies,...). En jouant un rôle de filtre, il apporte, depuis les chemins, un premier plan homogène
aux entrées du village. Ces vergers, proches des lotissements récents, contribuent à la bonne
intégration des habitations dans le paysage.
Compte tenu de l’ensemble de ces rôles écologiques, les vergers sont donc des sites à forts
enjeux qu’il convient de prendre en compte dans le futur développement du village.
Lisière de vergers autour de Barembach Organisation structurée des vergers
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Le vignoble
La vigne n’est pas une composante forte du paysage de Barembach.
Mais depuis la ré-ouverture du paysage, sur
les coteaux Sud-Est de la commune, des
plantations de vignes sont venues agrémenter
les pentes abruptes. Ce vignoble palie les
contraintes d’altitude avec sa très bonne
exposition.
Comme pour les vergers, c’est une association
pastorale qui a permis de ré-implanter la
vigne sur la commune. Son action, au delà
de limiter les boisements, est aussi propice à
l’agroforesterie. Ainsi, juste au dessus du village,
vergers, vignes, et mélange de feuillus créent
une variété paysagère favorable à un cadre
de vie de qualité.
Paysage urbain
L’analyse typo-morphologique et l’histoire de l’urbanisation de Barembach font l’objet d’un
développement spécifique dans les chapitres qui suivent. La présentation du paysage urbain,
exprimée ici, vise à aborder, de façon générale, l’ambiance perçue du village.
Les plantations de vignes sont récentes. Elles ont été
réalisées suite à la réouverture du paysage du flanc Sud-Est
de la commune.
Continuité des toitures, imbrications en « chapelet » des constructions...
le village de Barembach marque le paysage de son continuum bâti qui épouse le fond des vallons.
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L’ancien village et le relief
L’apparence physique de la partie urbaine ancienne de Barembach (correspondant aux
constructions réalisées avant la seconde guerre mondiale) est à la fois dense et homogène.
Cette densité est issue de plusieurs facteurs.
Le relief, très accentué sur la commune laisse peu de place au développement extensif. Les
parcelles situées à proximité des ruisseaux ménagent un peu d’espace plan. Ce sont prioritairement
sur ces parcelles, à proximité des ruisseaux, que ce sont développées les constructions.
Pour limiter les plates-formes, difficiles à réaliser avant l’ère de la pelleteuse, les implantations ont
privilégié des formes compactes, proches les unes des autres, mutualisant ainsi les fondations.
De plus, la forme du réseau des voix, sinueux est irrégulier, présente des largeurs inférieures à 10
m, y compris pour la rue Principale et la rue du Presbytère. L’étroitesse de ces rues rapproche les
constructions les unes face aux autres même si des décalages existent par rapport à l’alignement
pour s’adapter au parcellaire.
Les qualités organisationnelles de ces rues sont issues du terrain, du relief pentu et accidenté, dans
lequel se positionnent les constructions et auquel il a fallu s’adapter.
Le parcellaire est étriqué, irrégulier, attestant un relief mouvementé.
Cette morphologie a induit des constructions massives, occupant la quasi-totalité des parties
les plus planes de la parcelle ou lorsque le terrain n’est situé que dans une forte pente (rue du
Haut-bout, rue des Juifs) les constructions sont longues, parallèlement aux courbes de niveaux, et
jointives entre-elles sur les limites séparatives.
Ainsi l’orientation des toitures s’organise prioritairement parallèlement à la voie.
L’atmosphère perçue rend compte d’un amas longiligne de constructions.
Cette densité et cet urbanisme longiligne sont les ingrédients de l’homogénéité du village.
Cette morphologie est complétée par l’homogénéité des formes des constructions, de la pente
identique des toitures, de l’harmonie des matériaux et des coloris des façades.
Le paysage de cette forme urbaine typique constitue un patrimoine identifiable.
Cet héritage a guidé l’architecture, la volumétrie pour former un village aggloméré mais linéaire.
Jusqu’au milieu du XXème siècle, les constructions ont suivi ces principes.
Village aggloméré, dense mais linéaire.
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Le relief très contraint et les ruisseaux ont généré une forme urbaine bien particulière : la bande
construite d’un seul côté de la rue, garantissant un apport de lumière plus important que dans
une rue bordée des deux côtés.
La linéarité du village, accentuée par l’organisation des maisons en ordre continu le long des anciens chemins.
Les extensions récentes : organisation continue le long des réseaux plutôt qu’organisés en
opérations d’aménagement
La construction de quelques habitations récentes a modifié cette logique d’implantation continue
mais n’a pas détruit ce caractère encore bien présent dans le paysage qui fonde l’identité de
Barembach.
Pourtant, un autre visage, bien identifiable du paysage urbain de Barembach correspond aux
extensions urbaines récentes, réalisées à partir de la seconde moitié du XXème siècle. Elles
rompent avec l’organisation des parties urbaines plus anciennes de la commune.
Pour cause, ces constructions prennent des formes plus compliquées et surtout à chaque fois
différentes de celle du voisin pour pouvoir se démarquer.
Les constructions récentes ne font plus systématiquement référence aux typologies vernaculaires
et anciennes.
La rue des Krochs a vu surgir une maison de forme circulaire. La rue de la côte du château
connaît également une maison atypique avec ses toitures-terrasses.
Les principes présents dans les tissus anciens du village n’ont pas été repris dans les formes urbaines
des opérations d’urbanisme plus récentes : l’orientation des constructions, l’implantation en limite
séparatives, etc... définissent un paysage beaucoup plus aéré.
Lorsqu’elles ne sont pas réalisées dans le cadre d’opérations d’ensembles, les constructions se
dispersent, s’éloignent les unes des autres et se distancient par rapport à la voie. C’est le cas des
constructions au Nord du village, rue du Douar et rue du Honchil. C’est le cas également au sud
de la rue du Prebytère et au Nord de la rue des Oies ou comme sur la photo ci-après, dans la
rue des Krochs.
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Les lotissements sont petits à Barembach. Ils marquent assez peu la forme urbaine du village. Mais
les quelques opérations réalisées contrastent avec l’urbanisation traditionnelle : de larges voies,
le long desquelles les constructions s’implantent en retrait. L’ambiance est très aérée : la forme
des parcelles se rapproche du carré et permet ainsi un placement libre de la construction. Le bâti
tient ses distances par rapport à son voisin. Bien que l’organisation du parcellaire soit régulière,
l’homogénéité de ce paysage est moins forte que dans la partie ancienne du village.
Les formes et les couleurs des toitures sont variées, l’implantation de la façade gouttereau face
à la rue n’est plus systématique et la présence des clôtures, panachées selon les propriétés, offre
un paysage urbain nouveau, moins convivial. La maison se distancie de la rue. Le rapport entre
les habitations et la rue s’individualise, empiétant sur la vie communautaire.
La plaine, les cultures et les surfaces planes de la vallée de la Bruche
Au Nord du ban communal, la vallée de la Bruche présente de belles surfaces de cultures
exploitées, même si elles présentent peu de surface en quantité. Contraintes par la RD 1420, ces
pâtures et cultures étaient initialement desservies par un réseau de chemins agricoles important.
Aujourd’hui, l’infrastructure prend beaucoup de place dans la vallée, pour son linéaire d’une part
et pour l’emprise de l’échangeur, sur le ban de Barembach, d’autre part.
Cet échangeur, qui dessert l’entrée Est de Schirmeck définit également la liaison avec le hameau
de Steinbach et la zone d’activités industrielles de Schirmeck. Il marque l’entrée routière de
Barembach, en offrant un paysage de cultures vers Steinbach, avec des points de vue ouverts.
Ces cultures sont morcelées et séparées par des bosquets et des corridors boisés le long des
chemins. Les perspectives, dans ce paysage de fond de vallée sont tantôt arrêtées par les franges
boisées, tantôt masquées par le massif forestier. Au fond, le hameau de Steinbach affiche encore
sa vocation agricole et apparaît encore très préservé.
En arrière-plan, le massif boisé est très présent. Il peut même paraître oppressant, tant la couverture
végétale est foncée, en contraste avec les champs. En regardant vers le Nord, il est impossible de
ne pas arrêter le regard sur la carrière de Trapp, sur le ban communal de Wisches.
Eloignement des maisons
les unes par rapport
aux autres, ceintures
construites ou opaques des
parcelles individualisant
les propriétaires : les
nouveaux secteurs urbains
affichent un esprit moins
communautaire.
L’entrée Nord Est de Barembach, depuis la RD 1420, présente un paysage agricole .
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Paysage perçu depuis les routes et entrées du village
La route est un vecteur de découverte
du paysage. L’image de la commune
et son attractivité sont liés à la lisibilité
et à la qualité du paysage, notamment
perçu depuis ces voies.
Depuis la RD1420, il n’existe pas de
visibilité sur le village hormis sur le
hameau de Steinbach, situé dans les
champs et encore à vocation agricole
(cf : photo).
Le contournement de Schirmeck a modifié la géographie de la limite Nord communale. Tantôt en
surplomb et tantôt creusée en déblai (au niveau du passage de la rue du Douar, l’infrastructure
ne donne ni liaison physique, ni liaison visuelle avec le village. Cette infrastructure a créé, lors de
sa réalisation au début des années 2000, une coupure forte entre Schirmeck et le secteur Nord
de Barembach, rue du Douar. Car, l’urbanisation entre les deux communes, qui s’est développée
après la seconde guerre mondiale, a elle, été continue sur ce secteur.
L’entrée Nord de Barembach, un paysage d’agglomération urbaine en entrée de village
Ainsi, l’urbanisation de Schirmeck, en limite du ban de Barembach et le long de la RD204, est
venue « coloniser » l’urbanisation Nord du village, créant un paysage d’entrée d’agglomération
pour Schirmeck, et non pas un paysage d’extension villageoise pour Barembach.
En voiture et par les routes, Barembach n’est accessible que par le Nord. Fonctionnement comme
un « cul-de-sac » depuis cette entrée, le village est pénalisé par cette image qui masque son
caractère plus historique.
L’entrée Nord, depuis Schirmeck, est constituée de constructions typiques des entrées d’agglomérations :
mélange des pavillons d’habitations avec des concessions automobiles, bâtiments artisanaux...,
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Car les autres entrées sur le village sont des entrées pédestres, par les chemins.
Bien que spectaculaires (par le point de vue de la croix Walter, ou le coteau qui domine le ruisseau
du Barembach) les points de vue en surplomb, en sortie de forêt, et en entrée Sud, sur le village
ne sont possibles que par les chemins.
L’entrée Nord Est, après le passage du secteur agricole, laisse place à un paysage de grands équipements : le stade à
gauche, le collège de Schirmeck à droite...Ce paysage est plus caractéristique d’une ville moyenne que celui d’un village.
Le paysage d’entrée dans le village est
également artificialisé : enrochements le long du
Barembach, façade industrielle de Mécatherm.
Et à proximité, , le parc environnant la Maison des jeunes et des
loisirs présente une façade végétale avenante, qui constitue un
attrait pour l’entrée de la commune.
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Paysage des franges du village
L’avancement de l’urbanisation, sur les coteaux a peu impacté le paysage, dans la partie Sud
de la commune, car elle s’est faite de façon douce, au sein des vergers. Dans la partie Nord du
village, l’intégration est plus abrupte, car elle est délimitée par des lisières de forêt redessinées en
limite parcellaire (rue de la côte du Chateau, rue des Oies).
Ainsi, les franges urbaines du village présentent des situations variées.
Les constructions les plus anciennes, le long du Barembach et le long du Bornichon, s’implantent
sur des parcelles longues, plantées d’arbres fruitiers sur l’arrière, qui contribuent à l’insertion douce
des façades dans le paysage. L’imbrication des vergers dans ce tissu appuie également cette
transition progressive.
Le paysage reste verdoyant, et l’intégration de la nature dans le village est omniprésente.
Les façades urbaines des parties Nord-Est et Nord Ouest, sont davantage noyées dans
l’urbanisation d’entrée d’agglomération de Schirmeck. Le parc de la Maison des Jeunes et de la
Culture constitue un front végétal qui apporte une touche de nature importante. Mais les façades,
imposantes, de l’entreprise Mécatherm émergent des masses végétales.
synthèse
du patrimoine paysager
• Variété des paysages liée à l’appartenance
du ban à la vallée de la Bruche, au massif
forestier du Struthof et à l’agglomération de
Schirmeck;
• Des structures paysagères diversifiées
(forêt,vignoble, vergers, cultures) qui attestent
de la valeur paysagère de Barembach;
• Des points de vue exceptionnels, des
perspectives bien exploitées depuis les coteaux;
• Un cadre de vie amélioré grâce aux actions
de déboisement opérés;
• Préserver les diverses structures paysagères, notamment le vignoble et les vergers qui intègrent
l’urbanisation;
• Prolonger les actions de réouverture paysagère et de diversification en matière d’agroforesterie;
• Maîtriser les extensions urbaines et mettre en valeur le coeur du village;
• Travailler les entrées du village au Nord de la commune.
A T O U T S F A I B L E S S E S
E N J E U X
• Un paysage urbain villageois « en seconde
ligne » par rapport à un paysage urbain
d’entrée d’agglomération;
• Le paysage de l’entrée Nord de la commune;
• La sensibilité des franges urbaines.
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5 . 2 - A n a l y s e u r b a i n e e t
f o n c t i o n n e m e n t u r b a i n
Cadrage historique
La carte de Cassini, dressée entre 1756 et 1789 fait apparaître le village de Barembach comme
un petit bourg doté d’une église. On ne peut dire combien de constructions forment le village
alors. Mais en 1875, lorsque Barembach fût entièrement détruit par un incendie, le village fût
reconstruit immédiatement. Son économie repart d’abord à partir de l’élevage, la sylviculture et
l’agriculture.
Les moulins et les scieries repartent et un atelier de fabrication de galoches voit le jour. Il sera
transformé plus tard en atelier de tissage.
Une entreprise est créée par Camille Glaszmann, qui se spécialise dans les accessoires. L’entreprise
est vendue en 1964 puis reprise par Mecatherm, qui agrandit les bâtiments.
Peu avant la Libération, le village abrite le quartier général du maréchal de Lattre de Tassigny, qui
lui sert de tremplin pour libérer la région. (Sources : wikipédia)
Les phases de développement urbain
A l’époque du relevé de la carte de Cassini (1756-1789) :
- La géographie représentée montre deux ruisseaux principaux le Barembach qui s’écoule
du Sud-Est vers le Nord Ouest et le
ruisseau du Bornichon, qui se jette
dans le Barembach et qui s’écoule
du Sud vers le Nord.
- L’emplacement du village se
trouve plus au Nord que la confluence.
Il s’agit, selon toute vraisemblance,
de l’emplacement du cimetière,
où s’était installée, au Moyen-âge
(la première mention évoque 974),
l’une des première église de la vallée
de la Bruche. On ne sait pas si des
habitations entouraient cette église.
Carte de Cassini - 1756-1789
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commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
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Carte d’Etat-Major - 1820-1866
La carte d’Etat-Major (1820-1866) détaille le territoire différemment. Le relief est très présent et
l’occupation du sol, l’ensemble des chemins et des voies de connexion sont plus précis. Ainsi, le
ban communal est délimité. On peut voir, notamment, que le hameau de Steinbach est coupé
en deux par cette limite communale. L’occupation du sol est précise. Une grande part des terres
du ban est occupée par la forêt –au Sud et en blanc - par des terres agricoles -en vert- au
Nord et un village bien constitué, en rouge. A cette époque, le village compte entre 750 et 1000
habitants. Les ruisseaux sont dessinés, ainsi que le cimetière.
L’organisation urbaine du XIXème s. montre l’axe principal de la vallée de la Bruche l’absence de
relief la fait ressortir sur la carte. Quelques voies et chemins la longeaient. Barembach, dans ce
contexte fonctionnait déjà comme un village tangentiel, perpendiculaire et légèrement à l’écart
de cet axe fort.
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Organisation urbaine de Barembach jusqu’à l’incendie de 1875 - Ici et Là – juillet 2016
1870
En 1870 la commune comptait 944 habitants. Les surfaces occupées par l’urbanisation
représentaient 6,4 ha env., soit une moyenne de consommation d’espace de 0,7 are/hab*.
Elaborées à partir des différentes campagnes de photos aériennes, les cartes qui suivent
reconstituent le développement de la cité depuis 1935.
Jusqu’à cette période, Barembach est resté un village rural, exploitant la forêt et la terre. Les
habitants vivaient de la forêt (scieries), de la vigne, de l’élevage et de l’agriculture. Les exploitations
agricoles étaient enserrées dans le bourg et à Steinbach, et généraient déjà des nuisances pour
les habitants, tant les constructions étaient collées les unes aux autres. Maisons et granges étaient
si bien imbriquées que l’incendie de 1875 a ravagé l’ensemble du village.
* Les surfaces prises en compte correspondent au périmètre constitué par les parcelles construites, y compris les réseaux
et espaces publics qui les desservent. Seules, les « dents creuses » périphériques sont sorties du périmètre.
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Entièrement reconstruit, le village de 1935, s’est développé, en plus, le long de l’axe d’entrée vers
Schirmeck et en densification dans le village existant.
A cette époque, la commune comptait 812 habitants. Les surfaces occupées par l’urbanisation
représentaient 9,4 ha env., soit une moyenne de consommation d’espace de 1,15 are/hab.
De 1870 à 1935, la consommation des espaces naturels ou agricoles au profit de l’urbanisation
ont représenté 3ha.
Cette période voit le visage de la commune se transformer : d’une activité agricole et forestière,
principalement, le village accueille désormais de gros équipements : une grande entreprise et un
grand cimetière (celui de Schirmeck) ...
1935
Organisation urbaine de Barembach jusqu’en 1935 - Ici et Là – juillet 2016
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En 1950, la commune comptait 850 habitants. Les surfaces occupées par l’urbanisation
représentent 13,4 ha env., soit une moyenne de consommation d’espace de 1,5 are/hab.
De 1935 à 1950, la consommation des espaces naturels ou agricoles au profi t de l’urbanisation a
augmenté de 4 ha.
Cette période d’après-guerre, de seconde reconstruction, modifie peu le visage de la
commune. En effet, Barembach n’a pas été touché par les destructions de la guerre de 39-44. Le
développement de la commune de cette période est lié à la construction de quelques maisons
d’habitation.
L’après-guerre est aussi caractérisé par le besoin de relancer l’activité économique dans le domaine
agricole et dans le domaine de la construction : A Barembach, la modernisation se traduit par la
réalisation de nouveaux hangars, ainsi que par la construction de locaux d’entreprises de travaux
publics. La morphologie ancienne du village continue d’accueillir la majorité de la population,
dont la croissance a été faible, compte tenu de l’épisode de guerre. Le début des années 50
marque une légère reprise démographique (Baby-boom), peu importante à Barembach, mais
continue, qui se traduit par l’extension de l’école (au cœur de l’îlot arrière à la mairie).
Organisation urbaine de Barembach jusqu’en 1950 - Ici et Là – juillet 2016
1950
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En 1969, la commune comptait 842 habitants. Les surfaces occupées par l’urbanisation représentent
17,8 ha env., soit une moyenne de consommation d’espace d’un peu plus de 2 are/hab.
De 1950 à 1969, la consommation des espaces naturels ou agricoles au profit de l’urbanisation a
augmenté de 4,4 ha.
Cette période d’après-guerre, est une période de relance économique. Barembach accueille
les Ateliers de la Bruche et l’entreprise Mecatherm réalise une petite extension.
Organisation urbaine de Barembach jusqu’en 1969- Ici et Là – juillet 2016
1969
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En 1981, Barembach totalisait toujours 850 habitants. Les surfaces occupées par l’urbanisation
avaient augmenté représentant 26 ha env. La population ayant peu augmenté, la moyenne de
consommation d’espace s’élevait alors à 3 ares/hab.
De 1969 à 1981, la consommation des espaces naturels ou agricoles au profit de l’urbanisation
ont représenté 8,2ha
Le vieux bourg conserve son visage rural où vivent les anciennes familles, mais le reste du village
continue son urbanisation le long des chemins et voies existantes, contribuant à faire croître
le bourg de façon importante. L’extension du village n’est pas marquée par de nouveaux
lotissements mais par des maisons isolées sur de grandes parcelles qui consomment beaucoup
d’espace (notamment le long de la rue des oies).
L’économie communale se diversifi e : une autre extension de l’usine Mecatherm s’opère ainsi
que les ateliers de la Bruche, alors que les activités agricoles et viticoles stagnent, voire régressent
à cette période.
1981
Organisation urbaine de Barembach jusqu’en 1981 - Ici et Là – juillet 2016
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En 1990, la commune comptait 872 habitants. Les surfaces occupées par l’urbanisation
représentaient 29,5 ha env., soit une moyenne de consommation d’espace de 3,4 ares/hab.
De 1981 à 1990, la consommation des espaces naturels ou agricoles au profi t de l’urbanisation
ont représenté 3,5 ha.
La Maison des jeunes, un garage automobile et une grande extension de l’usine Mécatherm sont
les principales mutations opérées sur cette période sur la commune. Les nouvelles constructions à
usage d’habitation n’ont pas été nombreuses sur cette période.
1990
Organisation urbaine de Barembach jusqu’en 1990 - Ici et Là – juillet 2016
61r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
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Avec une population de 885 habitants en 2000, et une surface urbanisée qui représente env. 32
ha, la consommation d’espace par habitant représente une moyenne de 3,6 ares.
De 1990 à 2000, la consommation des espaces naturels ou agricoles au profi t de l’urbanisation
ont représenté 2,5 ha.
Alors que la démographie progresse peu, la consommation du foncier par habitant ne cesse
de croître. L’extension encore très conséquente de l’usine Mécatherm augmente encore le
phénomène, dans la mesure où ces travaux se situent à la périphérie de l’enveloppe urbaine.
Si quelques constructions d’habitation ont été réalisées au cœur des parcelles déjà urbanisées,
elles ne suffisent pas à faire baisser la moyenne de consommation foncière.
2000
Organisation urbaine de Barembach jusqu’en 2000 - Ici et Là – juillet 2016
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Enfi n, en 2013, alors que la commune a perdu quelques habitants par rapport à 2000 (elle compte
alors 877 habitants), les surfaces urbanisées représentent 36,7 ha, soit environ 4,7 ares pour 1 habitant.
La réalisation du stade, quelques nouvelles constructions mais aussi quelques démolitions sont
venues terminer l’urbanisation du village, tel que nous le connaissons aujourd’hui. La tendance
récente que l’on constate aujourd’hui contribue à limiter la consommation de nouveaux
espaces naturels ou agricoles, car Barembach se rempli davantage que la commune ne s’étale.
Les nouvelles constructions ont aujourd’hui tendance à s’organiser sur les « dents creuses » plus
qu’elles ne s’implantent en périphérie.
Avec les guerres (1870, 14-18 et 39-44), Barembach a vu sa population baisser à chaque fois. Mais
sur l’ensemble du XXème siècle, la population de Barembach n’a presque pas évolué.
En parallèle, l’urbanisation de la commune s’est considérablement développée, passant d’une
moyenne de consommation d’espace de 0,7 are par habitant en 1870 à 4,7 ares par habitant en 2013.
2013
Organisation urbaine de Barembach jusqu’en 2013 - Ici et Là – juillet 2016
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Cimetière du Barembach - Cimetière de Schirmeck - Presbytère - Maison-villa Glazmann
Les valeurs patrimoniales de Barembach
Barembach comporte un patrimoine riche présentant divers intérêts, à la fois territorial et local. Un
programme de revalorisation du patrimoine est en cours : des primes aux ravalements de façades
sont octroyées aux habitants qui se lancent dans les travaux de valorisation.
Le patrimoine remarquable
Le Cimetière du Barembach
Outre le fait qu’il s’agit d’un ouvrage en grès ancien, sa valeur est essentiellement hitorique, car il
entourait l’ancienne église, dont la première mention date de 974.
Cette église était probablement très fréquentée car elle semblait être l’église--mère de plusieurs
villages de cette partie de la vallée de la Bruche. Le cimetière fut agrandi en 1896 d’après les
plans datés de 1894 de l’architecte Jacques Albert Brion. De cette époque datent les travaux de
drainage, la réfection du mur de clôture et le portail principal. Des vestiges sculptés d’époque
romane furent découverts. Un second agrandissement fut réalisé en 1972.
Il comprend la chapelle funéraire de la Famille Charlier (début du 20eme siècle).
Le Cimetière de Schirmeck, rue du Douar, sur le ban communal de Barembach
Entièrement clos d’un mur en moellons de grès, il est séparé en deux parties, l’un donnant accès
à la partie la plus à l’est du cimetière, catholique, et l’autre, au cimetière juif. Les vantaux en fer
forgé et tôle des trois portails sont ornés de pavots.
La fondation du cimetière de Schirmeck n’est pas connue mais les plus anciens éléments sont : la
croix de cimetière datant de 1811 et un monument funéraire de 1813.
Presbytère, 16 rue du Presbytère, 4e quart 19e siècle,
Presbytère reconstruit après l’incendie du village en 1875, qui détruisit l’ancienne maison curiale
au même emplacement. Le linteau de porte à entablement mouluré remonte aux années 1875-
1885 (annexion allemande). Une chaîne d’angle en pierre de taille de la dépendance pourrait
avoir été récupérée de l’ancien bâtiment. Une croix en pierre de taille surmontant l’entablement
de la porte indique la destination de l’édifice.
Maison-villa, fin du 19e et début du 20e siècle, 5, route du Maréchal-De-Lattre-de-Tassigny
Première demeure des industriels Glaszmann, elle fut probablement édifiée à l’extrême fin du
19e siècle ou au début du 20e siècle pour Camille Glaszmann (1853-1935) qui succéda à son
père en 1883 après une longue co-direction de l’entreprise familiale. L’architecte de la demeure
s’est inspiré de références architecturales de la fin de l’époque médiévale ou de la Renaissance
germanique, comme la tourelle d’escalier ou la grande baie à meneau. La maison est, par ailleurs,
très représentative des grandes demeures d’industriels par son volume imposant et l’importance
de son parc arboré, comme de son portail d’entrée.
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Monument commémoratif - Mairie école - Fermes situées dans la rue principale - Ferme de Steinbach.
Ensemble commémoratif de la Guerre de 1914-1918, 1er quart 20e siècle, route du Maréchal-De-
Lattre-de-Tassigny
L’ensemble commémoratif de la Guerre de 1914-1918 fut certainement réalisé à la fin du premier
quart du 20e siècle. En 1972 et en 1994 des monuments commémoratifs en mémoire du maréchal
de Lattre de Tassigny et des aviateurs morts durant la Seconde Guerre mondiale y furent érigés.
L’ensemble commémoratif est implanté sur une parcelle en bordure de la route du Maréchal-de-
Lattre-de-Tassigny. Il est délimité sur son côté antérieur par une clôture en moellons et piliers en
grès, avec grille et vantaux en fer forgé.
La Mairie-école, 2e moîtié du 19e s., 15 rue Principale.
La mairie-école eut à souffrir fortement de l’incendie du village en 1875. La mairie actuelle fut
rebâtie juste après l’incendie, entre 1875 et 1880 environ. Le petit bâtiment accolé sur son mur-
pignon sud pourrait être un reste de l’ancienne mairie-école de 1860, comme l’indiqueraient le
type des encadrements du rez-de-chaussée et les chaînes d’angle. Un petit campanile polygonal
placé au milieu de la toiture et de belles pierres de taille sculptées et moulurées en corniche
caractérisent ce bâtiment de style.
Le patrimoine architectural vernaculaire
L’architecture rurale est aussi intéressante sur la commune. En attestent quelques fermes anciennes :
Ferme de 1863, 62, rue principale.
Ferme de 1813, 45, rue principale.
Ferme de 1850 environ, 42, rue principale.
Ferme de 1825-30 environ, 38, rue principale.
Il s’agit de fermes monobloc au mur-gouttereau principal sur rue avec une cave et un étage.
Plusieurs travées organisent ces fermes, dont une, deux, parfois trois, accueillent le logis. Les
fermes du hameaux de Steinbach n’ont pas subi l’incendi de 1875. Ce sont les bâtissent les plus
anciennes de la commune.
Source : inventaire général du patrimoine culturel (base de données Mérimée)
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Le patrimoine religieux et le petit patrimoine
L’église paroissiale Saint-George de Barembach
Elle est imposante dans le village, avec son clocher très élancé,
mais n’est pas très ancienne : incendiée également en 1875,
elle fût reconstruite et achevée en 1879. Son architecture
de grès est aujourd’hui parfaitement en harmonie avec les
aménagements réalisés sur la place annexe. Ils lui redonnent
un parvis, d’une part, et une composition colorée homogène,
avec les pavés porphyre des espaces publics.
Témoins du passé et des savoir-faire des
générations qui nous ont précédées, les
oratoires et calvaires constituent également
une richesse patrimoniale évidente. Ces
petits édifices sont bien présents sur le
territoire communal.
Ils participent à l’identité du village,
bénéficient souvent de petits aménagements
(pavage, pietement fleuri) et méritent une
transmission aux générations futures.
De même, certains caniveaux et
franchissements en pierre marquent
l’attention qui était donnée, par nos anciens,
à à l’assainissement des rues. Ces ouvrages,
durables maintiennent toujours leur rôle et
méritent d’être préservés, y compris dans le
cas de reprises de chaussée.
Monuments historiques
La commune de Barembach ne
comporte pas de monument
historique sur son ban. En
revanche, deux monuments
(La Synagogue de Schirmeck
et le monument du Struthof,
sur la commune de Natzwiller)
génèrent un périmètre de
protection qui touche en partie
la commune de Barembach,
selon la carte ci-contre.
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Le patrimoine végétal
Le territoire de Barembach présente d’avantage d’espaces naturels que construits. La nature au
coeur du village y est bien représentée, notamment le long des ruisseaux qui longent les espaces
bâti et dans les jardins, à l’arrière des maisons, qui s’étendent le plus souvent sur les coteaux. Ces
espaces présentent une biodiversité riche.
En revanche, on retrouve assez peu, à Barembach, un patrimoine végétal composé, accompagant
des espaces publics ou des monuments. Seuls : le parc de la Maison-villa Glazmann est planté
d’espèces rares; mais le domaine reste privé.
synthèse
du développement urbain et du patrimoine
• Organisation historique maintenue : des
constructions anciennes qui marquent
l’histoire du bourg
• Un patrimoine riche, bâti remarquable, bâti
vernaculaire, petit patrimoine...
• Des espaces publics redessinés qui mettent
en valeur ce patrimoine
• Peu de destructions d’élements patrimoniaux
depuis l’incendie de 1875
• La mise en valeur du patrimoine
• La mise en valeur du village «historique»
• La moindre consommation foncière dans les nouvelles opérations urbaines
• La composition urbaine végétale dans les nouveaux projets
A T O U T S F A I B L E S S E S
E N J E U X
• la consommation foncière de plus en plus
forte au fil des périodes d’urbanisation
• certains éléments de patrimoine mélangés
aux urbanisations plus récentes (cimetières)
• la composition végétale faible
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Analyse fonctionnelle
Transports et déplacements
La commune de Barembach fonctionne davantage comme une commune touristique que
comme une commune de type cité-dortoire : son réseau de transports et les déplacements
sont davantage orientés vers les loisirs que vers les moyens pratiques pour les activités et les
déplacements domicile-travail.
Barembach n’est pas desservi par le train (la gare la plus proche se trouve à 1km500 de la Mairie,
à Schirmeck) ni par le réseau de bus du Bas-Rhin : le réseau 67. Cependant, le cadencement
des trains, en gare de Schirmeck est important. Les bus qui desservent la commune sont des bus
scolaires : le collège de Schirmeck, notamment, à l’entrée Nord du village.
En matière de co-voiturage, si quelques habitants peuvent s’organiser entre-eux, il n’y a pas
d’aire spécialement aménagée à cet effet. L’aire la plus proche se trouve sur la zone d’activités
de RUSS.
Les déplacements piétons sont bien développés :
Hormis un passage difficile au niveau de la rue du Maréchal de Lattre de Tassigny, les trottoirs de
la commune sont continus et suffisants. Les travaux de réaménagements engagés ces dernières
années les ont élargis et rendus accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Les sentiers de randonnées sont nombreux : quelques boucles autour du village permettent aux
habitants de réaliser de petites promenades en belvédère au dessus des quartiers. De plus longs
sentiers quadrillent le domaine forestier et notamment, le GR5 qui est très pratiqué, et permet la
découverte du massif.
Les déplacements à vélos se font essentiellement par le réseau viaire. Une seule piste est
aménagée spécialement, le long de la RD1420. Cette dernière évolue par tronçons successifs : la
tranche Gresswiller/Schirmeck est en cours. La tranche vers Molsheim suivra.
Le réseau cyclable et le réseau de bus
- source : http://cc.valleedelabruche.fr
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Les réseaux et la voirie
La structure viaire de Barembach (carte ci-dessus) fait apparaître clairement un déséquilibre pour
la desserte du ban communal. Seule, la partie Nord est desservie par la RD1420. Il s’agit de l’axe
principal qui dessert les communes de la vallée de la Bruche.
Le reste du territoire est composé de petites voies communales qui sillonnent les reliefs et de
sentiers, chemins de randonnée ou de débardage.
A cause du relief, le maillage routier est clairsemé.
Cependant, le village de Barembach est correctement desservi : la RD1420, voirie inter-
départementale tangentielle à la limite communale assure, avec un échangeur en entrée de
commune, une bonne desserte, sans apporter d’inconvénients liés aux nuisances routières. La
situation du village, dans une configuration de cul-de-sac, confère à la commune une certaine
tranquillité.
Les voiries communales, de petite dimension, assurent la desserte interne. Elles sont souvent étroites :
les vitesses y sont limitées. La sécurité est assurée.
Hormis la rue du Douar qui se prolonge avec la rue des oies, et forme un bouclage, les autres rues
se prolongent par des sentiers qui irriguent le massif forestier.
Village de BAREMBACH
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Le réseau interne de Barembach s’est développé à partir du relief : la rue du Douar et la rue des
oies suivent la courbe de niveau 370, environ.
Depuis l’ancien cimetière, la rue du Maréchal de Lattre de Tassigny longe le Barembach, suit le
fond de la vallée pour organiser le village.
Ces axes constituent la structure historique du village et maintiennent aujourd’hui leur position
prioritaire dans la hiérarchie des voies.
Cette figure a généré une organisation
tentaculaire, qui fonctionne ensuite en cul-de-sac,
à cause du relief du piémont très accidenté.
La municipalité engage aujourd’hui des travaux
pour réaliser des bouclages : la traverse du Champ
de commune et la liaison de la rue du Heydé à la
maison forestière désenclavent les quartiers.
La rue Principale est l’épine dorsale du village sur laquelle s’organisent la plupart des équipements
publics. La voie est étroite. Le bâti ancien implanté en limite, la faible emprise de la chaussée ainsi
que les petits trottoirs contraignent la circulation et les déplacements, motorisés ou piétons, tout
au long de la voie.
Les réseaux viaires - cartographie Ici et là - 2016
70r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
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Un réseau de sentiers très développé sur le ban communal - des voiries internes étroites contraintes par le relief
Les autres rues, même plus récentes ne sont pas plus larges et ne présentent pas de
dysfonctionnement majeur (saturation, engorgement…) en termes de circulation. Le carrefour
devant l’église peut présenter un passage difficile car la visibilité y est faible. Cependant, cet
endroit marque un point d’arrêt au cœur du village, occasion de découvrir la nouvelle place de
l’église qui dégage favorablement le coeur du village.
Compte tenu de son classement «Voie à grande circulation», la RD1420 génère un recul
d’incosnstructibilité de 75m de part et d’autre de son axe. Dans le cas où la construction serait
envisagée dans cette bande, la servitude peut-être levée à la condition de réaliser une étude
urbaine au titre du L111-1-4 du code de l’urbanisme.
L’état de la voirie : 1 -non réaménagée 2- après aménagement
La bonne desserte de Barembach, grâce à son échangeur sur la RD1420 en entrée de commune
71r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
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Les places de stationnement public à proximité des équipements : Mairie, école, église.
Le stationnement
Si la circulation est satisfaisante, le stationnement y est fréquemment saturé et les trottoirs,
d’emprise restreinte, n’autorisent pas un déplacement sécurisé pour les usagers.
La partie Sud du village est la plus problématique : des véhicules se stationnent à cheval sur le
trottoir condamnant à la fois la circulation piétonne et fragilisant la circulation automobile.
De nombreux stationnements «tampon» aggravent également la situation et posent des
problèmes de voisinage.
Sur les stationnements publics et hors voirie, on peut dénombrer 233 places de stationnement
(localisation sur la carte ci-dessus). Avec le parc de stationnement de Mécatherm (privé), plus de
300 places sont disponibles.
Ces parcs de stationnement se situent essentiellement au Nord de la commune, à proximité du
stade, de la Maison des jeunes et des loisirs et des principales entreprises.
Pour les vélos, quelques arceaux se situent dans la cour de l’école.
Il n’y a pas, sur la commune de borne spécifique pour le chargement des véhicules électriques.
Les stationnements publics - cartographie Ici et là - 2016
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Les fonctions urbaines
Avec les aménagements récents de son centre de village, la réalisation du stade de football
en entrée nord du village, entre-autre, Barembach contribue à l’entretien de son dynamisme et
maintien un bon niveau d’équipement en adéquation avec sa population.
Les fonctions urbaines de la commune sont bien concentrées au centre du village, marquant
clairement un axe dynamique et une centralité :
- la quasi-totalité des principales fonctions s’organise sur l’axe de la rue Principale à l’échangeur
de la RD 1420 : c’est l’axe fonctionnel du village
- le carrefour entre la rue du Maréchal de Lattre de Tassigny et la rue du Presbytère concentre les
principaux équipements de proximité : il marque la centralité du bourg.
- Les entreprises privées, principales pourvoyeuses d’emploi se concentrent également sur l’axe
fonctionnel du village. Par leur taille, ces fonctions privées sont très importantes pour l’échelle de
la commune.
73r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u x d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
f l o r a G I S
La centralité de Barembach : la majorité des fonctions urbaines réunies autour des espaces publics centraux
- Ces entreprises sont connectées à la partie centrale du village par le réaménagement des
espaces publics, qui constituent des liaisons de qualité.
- Elles contribuent également à la survie du café-restaurant du village.
- En extension, elles pourraient rendre le secteur du stade de football plus vivant.
Les espaces publics requalifiés de la commune ont apporté davantage de fonctionnalité aux
équipements publics de la commune : plus de stationnement de proximité, desserte favorisée,
environnement embelli. Ils ont accentué la centralité du village, qui n’attend maintenant plus
qu’une installation durable de son unique commerce épicerie-boulangerie.
Enfin, la reconversion de la friche de l’ancienne filature est l’occasion, pour la municipalité de
reconquérir des terrains bien situés au centre du village. Un projet de maison pour sénior devrait
voir bientôt le jour.
L’école l’église Saint-George la mairie la boulangerie
L’entreprise Mécatherm Le stade de football et son parc de stationnement
74r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
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i c i & l à
f l o r a G I S
synthèse
de l’analyse fonctionnelle
• Une bonne desserte par la RD1420, sans
les inconvénients des nuisances routières
(situation en cul-de-sac)
• Un maillage de sentiers bien développé
contribuant à la qualité de vie et à la sécurité
des piétons
• de nombreux stationnements
• des espaces publics requalifiés
• des équipements urbains adaptés
• Développer les transports alternatifs (zone de co-voiturage, stationnement vélos, ...)
• Améliorer la liaison cyclable avec la gare de Schirmeck
• Accentuer la centralité avec la résidence pour les ainés et de nouveaux services
• Revaloriser la vie dans le village en prolongeant les actions de requalification urbaines engagées
• Prolonger le ré-aménagement du bourg pour accrocher les nouvelles extensions au village
• Appuyer le développement commercial et la pérennité de la boulangerie
• Compléter le stationnement au Sud du village
• Prévoir des extensions urbaines à vocation d’activités vers le Nord Est en préservant la limite
boisée
A T O U T S F A I B L E S S E S
E N J E U X
• un réseau routier avec de nombreuses
impasses
• des commerces de proximité en difficulté
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b u r e a u x d ’ é t u d e s é o l i s
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f l o r a G I S
L’organisation urbaine et le relief -
Données : Bda - courbe-niveau-line
Analyse typo-morphologique
L’organisation urbaine
Le relief contraignant et l’utilisation de la force motrice de l’eau (pour les moulins et scieries) est à
l’origine de l’installation du village dans le creux de la vallée du Barembach.
Au Moyen-âge, les constructions ne s’étaient pas implantées à une cote supérieure à 370.
Aujourd’hui, la côte des 400m est dépassée à plusieurs endroits, malgré les problèmes de pression
d’eau, qui surviennent lorsque la cote des 390m est dépassée.
L’organisation du village s’est étirée dans les creux des vallées : un lien étroit entre les courbes de
niveaux et les directions prises dans les implantations du bâti peut être faite.
Les tissus urbains sont également différents selon la planimètrie du terrain : les implantations des
constructions sont serrées, accolées là où le relief est accentué. Les constructions sont plus lâches
sur les terrains plus planes au Nord du ban communal (rue du Douar et rue des Oies).
Le hameau de Steinbach présente quant-à lui, une organisation urbaine dispersée, nécessitée
par l’activité agricole qui s’y développe.
76r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
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f l o r a G I S
Les densités et tissus urbains
Quatre type de tissu urbain marquent le village :
- le tissu urbain dense, composé de maisons accolées, anciennes, car datant d’avant guerre;
- le tissu urbain de maisons individuelles organisées, récentes, peu représenté sur la commune;
- le tissu urbain de maisons individuelles , diffuses, construites au coup par coup;
- le tissu de bâtiments artisanaux et industriels, représentant une surface conséquente à Barembach
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f l o r a G I S
1
Ces tissus urbains se juxtaposent sans composition particulière, au gré des possibilités foncières.
Car, en effet, comme pour l’organisation urbaine, le relief a également induit telle ou telle forme
de tissu urbain. L’urbanisme plus lâche s’opére en priorité sur les parcelles les moins pentues.
Les densités urbaines sont dépendantes de ces tissus.
On rencontre également sur Barembach, une diversité de densités urbaines liée à ces tissus :
Dans un carré de 100m*100m, on constate des emprises au sol très diversifiées.
Ainsi,
- 1/ dans le centre du village, rue Principale, là où les maisons sont accolées, l’occupation bâtie
est de 3500m2 soit 1/2,8 de la surface de l’extrait.
- 2/ dans le secteur artisanal, l’occupation bâtie est de 1500m2 soit 1/6,6 de la surface de l’extrait.
- 3/ Au bout de la rue du Presbytère, là où les maisons sont isolées, l’occupation bâtie est de
700m2 soit 1/14 de la surface de l’extrait.
- 4/ dans la zone industrielle de Mécatherm, l’occupation bâtie est de 7000m2 soit 1/1,4 de la
surface de l’extrait.
2
3 4
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commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
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f l o r a G I S
Les typologies architecturales
Générant des formes urbaines variées, les typologies architecturales composent aussi une identité
pour un village. En Alsace, les constructions sont reconnaissables à leurs toits pentus. A Barembach,
l’influence des maisons «lorraines» est également présente. Parmi les typologies de construction,
trois types principaux composent les quartiers de Barembach :
- 1/ La maison accolée
- 2/ La maison isolée de l’urbanisme diffu
- 3/ La maisonde lotissement
Leurs caractéristiques sont développées par thématiques dans les tableaux des pages suivantes :
1 2
3
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f l o r a G I S
Le potentiel de densification - Cartographie Ici et là - 2016
L’efficacité de l’urbanisation
Si l’on compare les différents types de tissus urbains, la densité du bâti est plus ou moins forte.
Mis en relation avec le nombre d’habitant, ces densités donnent une idée sur l’efficacité de
l’urbanisation.
Il est, en effet, intéressant de regarder combien de surfaces sont consommées en fonction du
nombre d’habitants accueillis sur ces mêmes surfaces. Ainsi :
- Environ 160 constructions réalisées dans le tissu urbain dense, occupant un peu moins de surface
de 5,2ha, soit une densité de plus de 30 log./ha.
-Une trentaines de constructions réalisées dans le cadre d’opération d’aménagement (divisions
foncières, lotissement,...), occupant un peu moins de surface de 3,6ha, soit une densité de moins
de 9 log./ha.
-Un urbanisme très diffus, occupé par 145 maisons environ, couvrant une surface de 12,4 ha, soit
une densité d’environ 12 log./ha.
-Un tissu d’activités, occupant 5,7 ha.
Les tissus diffus permettent donc d’accueillir encore (en comblement des dents creuses) de
nombreuses constructions.
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b u r e a u x d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
f l o r a G I S
synthèse
de l’analyse typo-morphologique
• Peu de tissus urbains différents, présentant,
globalement, des densités fortes et une
efficacité de l’urbanisation importante
• Peu de typologies urbaines : un urbanisme
encadré
• Des constructions typiques qui forment un
village dense
• Tirer parti des logiques de développement passées pour établir les nouvelles extensions
• Prolonger la tendance à la densification urbaine
• Donner une limite à l’urbanisation et à la consommation foncière (cote de 390 m d’altitude)
• Maintenir des possibilités d’extension aux activités
A T O U T S F A I B L E S S E S
E N J E U X
• Quelques tissus urbains lâches, consommateurs
d’espaces
• Des améliorations à prévoir en matière de
développement durable
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F l o r a G I S
6 -
r é s e a u x e t T I C
L’assainissement :
L’assainissement est collectif. Il est achevé à 95%. Il est géré par le SIVOM de la Vallée de la
Bruche qui prend en charge les eaux usées et la partie unitaire du réseau d’assainissement. Le
dimensionnement du réseau est suffisant pour supporter des constructions nouvelles.
Néanmoins, plusieurs secteurs demeurent en assainissement non collectif (La rue des Juifs, rue du
Haut Bout, hameau de Steinbach).
L’alimentation en eau potable :
L’alimentation en eau potable est gérée en régie communale, et ce jusqu’en 2020, date de la
prise de la compétence par la CCVB.
La commune a refait 95% des conduites d’eau depuis les années 2000.
La totalité du village de BAREMBACH est alimentée par un réseau d’une longueur de 5 kilomètres
environ.
Deux sources de captage alimentent le réseau d’eau potable :
Le site du Bornichon alimente : la rue du Heydé, le côté gauche de la rue principale jusqu’à -
l’Eglise, la rue du Maréchal de Lattre de Tassigny, la rue des Champs de la Ville, la rue du
Douar, la rue du Presbytère, la rue de la Côte du Château, la rue du Rain.
Le site de la Grande Basse alimente : le côté droit de la rue principale jusqu’à l’Eglise, la rue -
des Oies, la rue des Hyères, la rue des Juifs, la rue du Haut-Bout, la rue du Moulin.
La commune est autosuffi sante et elle ne revend pas d’eau aux communes voisines.
La commune de BAREMBACH est alimentée en eau potable par 6 sources déclarées d’utilité
publique par arrêté préfectoral du 26 novembre 1996.
Par ailleurs, la commune de BAREMBACH est soumise aux servitudes d’utilité publique résultant de
l’instauration des périmètres de protection suivants :
6 . 1 - l e s r é s e a u x
85r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
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F l o r a G I S
Source de : Arrêté préfectoral du
Type de périmètre de pro-
tection
S. BORNICHON amont BAREMBACH 26/11/1996 rapproché
S. BORNICHON aval BAREMBACH 26/11/1996 rapproché
S. BORNICHON thalweg BAREMBACH 26/11/1996 rapproché
S. STRUTHOF aval BAREMBACH 26/11/1996 rapproché
S. BASSE du CANAL BAREMBACH 26/11/1996 rapproché
Source sur le territoire de Natzwiller 26/11/1996 rapprochée
- Source : ARS
La qualité de l’eau communale est très bonne, très douce et très peu calcaire. L’eau fait l’objet
d’un traitement de désinfection aux rayons ultraviolets avant sa distribution. Les prélèvements
d’eau sont réalisés aux captages, en sortie de station de traitement, aux réservoirs et sur le réseau
de distribution.
La défense incendie :
La commune a actuellement une réserve d’eau de 500m3 , ce qui permet au territoire d’être au
norme en matière de défense incendie.
La gestion des déchets :
Le SELECT’OM – basé à Molsheim – est le « Syndicat mixte pour la collecte et le traitement des
ordures de Molsheim, Mutzig et environs ». Il gère :
le ramassage des ordures en porte à porte de manière hebdomadaire le jeudi dans la -
commune,
la collecte des papiers/plastiques en porte à porte de manière mensuelle, -
la collecte des encombrants. -
Il met en œuvre le tri sélectif.
Il supervise 8 déchèteries dont la plus broche de BAREMBACH est celle de Schirmeck-La Broque.
L’essor des communications et d’internet constitue un enjeu d’attractivité et de compétitivité
pour les territoires. La connexion à un réseau haut débit est devenue aujourd’hui un enjeu
prioritaire d’aménagement du territoire. En effet, le débit accessible est désormais un facteur
d’attractivité tant pour les entreprises que pour les populations. Depuis une dizaine d’années,
les usages personnels et professionnels d’Internet se sont multipliés, nécessitant des capacités de
débit montant et descendant croissantes. L’usage du Très Haut Débit peut aussi répondre à des
enjeux d’égalité d’accessibilité à certains services pour les territoires.
86r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
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i c i & l à
F l o r a G I S
Le Schéma Directeur Territorial d’Aménagement Numérique du Bas-Rhin définit les ambitions en
matière de développement numérique, identifie les problématiques et les actions à mener. Ce
document doit permettre d’encadrer le déploiement de la fibre optique pour pallier l’absence
d’initiatives privées spontanées sur certains territoires. Le territoire du SCoT de la Bruche est ainsi
intégré au dispositif et un plan en deux temps d’ici à 2030 est prévu pour le déploiement de la
fibre optique sur le territoire. Le territoire du SCoT de la Bruche a un taux d’éligibilité à l’ADSL 2
Mbts/s de 82%, ce qui est inférieur à celui du Bas-Rhin (91%). La Communauté de communes de
la Vallée de la Bruche a ainsi 90% de ses lignes éligibles à l’ADSL 2Mbts/s.
Le Schéma Directeur Territorial d’Aménagement Numérique (SDTAN) d’Alsace prévoit un
déploiement du Très Haut Débit dans toute l’Alsace d’ici à 2030.
Sur le territoire de la Bruche, l’équipement devrait se faire en 2 temps:
un premier temps de raccordement des zones d’activités et d’équipements publics -
stratégiques à horizon 2020 (13 zones d’activités, principalement sur Molsheim,Dorlisheim et
Duttlenheim; 17 équipements publics dont 11 sites éducatifs et 4sites de santé). A noter que
le haut débit est déployé jusqu’à MECATERM avec la prévision d’un déploiement jusque la
mairie.
un second temps à horizon 2032 de raccordement des particuliers. -
6 . 2 - l ’ a m é n a g e m e n t
n u m é r i q u e d u t e r r i t o i r e
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F l o r a G I S
B. B.
É t a t i n i t i a l É t a t i n i t i a l
d e l ’ e n v i r o n n e m e n t d e l ’ e n v i r o n n e m e n t
89r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
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F l o r a G I S
0
500
1 000
1 500
250
Mètres
¹
point culminant de la commune
896 m
point le plus bas de la
commune
292 m
Croix Walter
415 m
église 341 m
Mer des Roches
700 m
point culminant de la commune
896 m
point le plus bas de la
commune
292 m
Croix Walter
415 m
église 341 m
Mer des Roches
700 m
CONTEXTE NATUREL
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i c i & l à
F l o r a G I S
Le territoire communal s’individualise en deux grandes unités topographiques :
La vallée de la Bruche au nord à la topographie relativement plane. -
Le versant de gauche de la vallée qui occupe la très grande majorité du territoire -
communal et qui est fortement accidenté et appartient au massif granitique du
Champ du Feu.
Les altitudes locales sont élevées et présentent des dénivelés importants : entre 292 m au niveau
de la RD1420 à l’extrême nord du territoire, et à 896 m d’altitude à la limite sud avec la commune
de Natzwiller.
Le village est installé en fond de vallon à la confluence des ruisseaux le Barembach et le Bornichon,
tous deux affl uents de la Bruche. L’église se localise à 341 m d’altitude.
1 -
m i l i e u p h y s i q u e
Le territoire communal de BAREMBACH présente un caractère de moyenne montagne
caractéristique du massif vosgien et qui domine la vallée de la Bruche, entrecoupé de
plusieurs petits vallons aux pentes fortes.
La commune se caractérise par un relief de moyenne montagne
1 . 1 - l e r e l i e f
91r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S
CARTE GEOLOGIQUE
- source : Géoportail / Infoterre
le village est installé en fond de vallon - 2015
1 . 2 - l a g é o l o g i e
92r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
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b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
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F l o r a G I S
Le territoire communal de BAREMBACH présente une structure géologique complexe et fortement
érodée. Celle-ci s’individualise :
Au nord par le massif volcanique de Schirmeck. Des formations sédimentaires primaires -
affleurent. Elles comprennent la partie orientale du Massif volcanique de Schirmeck et
l’important ensemble sédimentaire de la vallée de la Bruche. Il s’agit plus particulièrement
du Conglomérat de Russ (d4c) qui forme une bande sud-ouest/nord-est de Barembach à
Russ et qui repose en concordance sur des schistes gris et roses (d4b) sur BAREMBACH. Il s’agit
d’une série monotone, métamorphisée à proximité du granité de Fouday—Grendelbruch
(γ3)
Au sud par le Massif granitique du Champs du Feu où affleurent plusieurs couches de granite -
successives : granite à enclaves de Waldersbach ou granite de la Serva (γ3-4), granite de
Fouday-Grendelbruch (γ3) qui se caractérise par des faciès relativement variés, granite
acide hyper alcalin du Kagenfels (γ1) qui recoupe les différentes bandes granitiques du
massif.
Le SDAGE du Bassin Rhin-Meuse a été approuvé le 30 novembre 2015. Ce document supra
communal arrête pour une période de 6 ans (2016-2021) les grandes orientations de préservation
et de mise en valeur des milieux aquatiques à l’échelle du bassin. Il fixe des objectifs de qualité
des eaux à atteindre d’ici à 2015 au titre de l’article L212-1 du code de l’environnement.
Les orientations fondamentales du SDAGE pouvant trouver une application dans les documents
d’urbanisme figurent dans le tome 4 – Orientations fondamentales et dispositions. Il s’agit en
particulier des orientations suivantes :
Assurer à la population, de façon continue, la distribution d’une eau potable de qualité J
(préserver les captages d’eau destinée à la consommation humaine en prenant en
amont de ces captages des mesures préventives permettant de limiter et de réduire les
traitements ainsi que les substitutions de ressources) ; tout en anticipant le changement
climatique ;
Veiller à une bonne gestion des dispositifs publics et privés d’assainissement, et des boues J
d’épuration (améliorer la prise en compte des eaux pluviales dans les zones urbanisées, en
privilégiant si possible, les techniques alternatives tout en tenant compte des préconisations
contenues dans les dispositions T2 – O1.2 - D1 et T2 – O1.2 - D2. Rechercher la diminution des
volumes à traiter en limitant les surfaces perméables et déconnecter les réseaux urbains
1 . 3 - l a r e s s o u c e e n e a u
Ruisseau de Bornichon - 2016
93r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
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F l o r a G I S
HYDROLOGIE
Î
Î
Î
0
425
850
1 275
212,5
Mètres
¹
Le Born ichon
Le
B ar
e m
b a ch
La Bruche
source captée
source captée
réservoir
réservoir
fontaine Léopold
source captée
: zone humide remarquable du SDAGE
94r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S
des apports d’eau pluviale extérieurs à l’agglomération) ;
Limiter le rejet des eaux pluviales dans les cours d’eau, encourager l’infiltration ; J
Restaurer ou sauvegarder les fonctions naturelles des milieux aquatiques, et notamment la J
fonction d’auto-épuration (préserver les zones de mobilité des cours d’eau) ;
Dans des situations de déséquilibre quantitatif sur les ressources ou les rejets en eau, limiter J
l’impact des urbanisations nouvelles et des projets nouveaux (orientations concernant les
eaux pluviales) ;
Préserver de toute urbanisation les parties de territoire à fort intérêt naturel (zone de J
mobilité des cours d’eau, végétation rivulaire, zone humide remarquable / ordinaire).
Le territoire communal est drainé par les eaux de la vallée supérieure de la Bruche, même si la
rivière s’écoule sur le territoire limitrophe de Schirmeck. La rivière prend sa source sur la commune
de Urbeis, au pied du Climont et elle se jette dans l’Ill au niveau de Strasbourg, sur une longueur
totale de 77 km et avec un bassin-versant de 39 km².
La Bruche est alimentée à BAREMBACH par deux petits ruisseaux montagnards de rive droite qui
serpentent au cœur du territoire communal et qui se rejoignent en cœur de village :
le Barembach prend sa source sur le ban de Grendelbruch, non loin de la limite communale -
de BAREMBACH
le Bornichon prend sa source sur la commune à la fontaine Léopold. -
Enfin, le SDAGE du Bassin Rhin-Meuse identifie une zone humide remarquable dans la vallée de
la Bruche au nord-est du territoire communal. Son tracé recoupe en partie celui de la ZNIEFF de
type I « Cours de la Bruche et de ses affluents, prairies et zones humides associées en amont de
Schirmeck ». Ce périmètre n’implique pas une inconstructibilité stricte. Néanmoins, tout projet
pourra être susceptible d’être accompagné d’une étude hydraulique en fonction de la nature
du projet et de son emprise ; et dont les conclusions pourront conduire à la mise en place de
mesures compensatoires.
Enfin, afin de ne pas entraver la mobilité des cours d’eau, leur bon écoulement et d’assurer leur
entretien, le SDAGE du Bassin Rhin-Meuse préconise une bande de recul inconstructible de 6 m
de part et d’autre de la crête des berges des cours d’eau. Cette préconisation est portée à 15
m dans le DOO du SCoT de la Bruche. Les extensions et les aménagements de l’existant dans le
tissu bâti seront néanmoins autorisés sans tenir compte de ce recul pour ne pas trop contraindre
les constructions existantes.
Le territoire communal de BAREMBACH se caractérise par un relief de moyenne montagne dominant la vallée de la Bruche qui serpente sur le territoire de Schirmeck. Le PLU devra respecter un recul inconstructible de part et d’autre de ces cours d’eau, notamment dans le cadre de la mise en compatibilité avec le SCoT (lui-même compatible avec le SDAGE).
95r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S
2 -
m i l i e u n a t u r e l
La lutte contre la régression des surfaces agricoles et naturelles, ainsi que la préservation de la
biodiversité au travers de la conservation et de la restauration des continuités écologiques, sont
devenues des objectifs explicites des documents d’urbanismes. La préservation de ce patrimoine
au sein des PLU passe par la recherche du maintien du fonctionnement de la faune et de la flore
au sein de leurs habitats, et par conséquent, par la préservation de ces habitats, ainsi que leurs
corridors.
Les principaux objectifs de l’analyse de l’état initial du milieu naturel sont de faire émerger les
enjeux à l’échelle du territoire de la commune pour éclairer les choix d’aménagements qui seront
pris dans le projet. L’analyse va ainsi permettre d’anticiper les incidences éventuelles les plus fortes
sur l’environnement et, le cas échéant, d’envisager des choix d’aménagements alternatifs. Il ne
s’agit pas ici de produire une simple photographie de l’existant à un instant « t », mais d’intégrer
les influences actuelles sur le milieu naturel et de projeter les interactions et conséquences futures
de l’élaboration du PLU.
Afin de jouer pleinement son rôle d’outil d’aide à la décision, l’évaluation environnementale dans
le cadre du PLU doit être évolutive. En effet, si cette analyse alimente le diagnostic et éclaire les
choix d’aménagements, elle est également réinterrogée au fil de l’élaboration du projet. Inspirée
de la méthode des études d’impacts, la démarche est itérative.
La synthèse globale a été réalisée à partir des éléments suivants :
CARMEN Alsace. -
La fiche ZNIEFF 420030402 « Cours de la Bruche et de ses affluents, prairies et zones humides -
associées en amont de Schirmeck ».
La fiche ZNIEFF 420030417 « Cours de la Bruche et de ses affluents, praires et zones humides -
associées en aval de Schirmeck ».
La base de données d’occupation du sol de 2008 (BD-OCS). -
Une première visite de terrain avait été réalisée le 16 mai 2016 et avait permis de définir les grands
ensembles naturels. La visite de terrain effectuée le 16 avril 2018 est venue préciser ces grands
ensembles permettant ainsi la caractérisation des habitats naturels en présence et ainsi, la
défi nition des enjeux écologiques.
96r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
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La prospection de terrain du 16 avril 2018 a permis de distinguer et de préciser la nature des
milieux afin d’en faire ressortir les enjeux.
L’ensemble des informations recueillies met en exergue la présence de trois grands types de
milieux qui façonnent le paysage communal : les milieux forestiers, les milieux ouverts à semi-
ouverts et le bâti.
Le territoire est largement dominé par les
habitats forestiers (84 % du territoire) comme en
témoigne le diagramme correspondant.
Les milieux ouverts à semi-ouverts représentent
12 % du territoire. Ils comprennent l’ensemble
des prairies, les friches, ainsi que les milieux semi-
ouverts comme les fourrés ou les vergers et prés
vergers.
Enfin, le bâti occupe environ 3 % du territoire et
est presque exclusivement concentré autour de
la D243. A noter la présence d’une carrière, la
Graniterie PetitJean, au nord de la commune.
Le périmètre de la commune de BAREMBACH s’étend sur 990 hectares. Seul le nord-ouest est
actuellement urbanisé. Le restant est occupé par des milieux naturels ouverts ou forestiers. Au
regard de la faible part occupé par le bâti, la commune offre donc de forte potentialité d’accueil
pour la faune et la flore.
a. Les forêts
Au regard de leur surface et de leur bon état de conservation, les forêts de la commune
représentent un milieu de vie et de déplacement pour un grand nombre d’espèce de faune
et de flore. La Hêtraie-Sapinière (forêt mixte) est l’habitat forestier dominant. Cet habitat abrite
une grande biodiversité notamment du fait, sur certains secteurs, de la présence d’une grande
quantité de bois morts. Le sud de la commune possède d’ailleurs une forte naturalité forestière.
Les forêts de feuillus (Hêtraies) et de conifères se rencontrent également au sein du territoire.
Bien qu’abritant une biodiversité plus faible globalement, celles-ci constituent des supports de
déplacement primordiaux pour bon nombre d’espèces.
Les milieux forestiers sur la commune sont également représentés par des unités ponctuelles ou
linéaires de plus petites superficies telles que des haies, des bosquets ou des petits boisements
de feuillus notamment au sein de l’enveloppe urbaine. Ces microhabitats, bien que de surfaces
plus restreintes, jouent un rôle prépondérant pour les espèces inféodées aux milieux forestiers,
notamment en remplissant la fonction de corridor biologique.
2 . 1 - o c c u p a t i o n d e s s o l s
Répartition des grands types de milieux
espaces forestiers terres agricoles autres espaces
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0
500
1 000
1 500
250
Mètres
¹
Aulnaies des ruisselets et des sources Bordures de haies Bosquets; Petits bois, bosquets Broussailles forestières Cariçaies Eaux douces Espaces internes au centre ville Forêts caducifoliés Forêts de conifères Forêts mixtes Forêts riveraines Fourrés Fourrés mixtes Fourrés sur prairies humides Fourrés à Prunellier Friches Jardins Landes Plantations Plantations de conifères Prairies humides sub-atlantiques; Prairies à Jonc diffus Prés verger; Vergers; Vergers à arbustes Pâturages continus Ronciers Villes, villages et sites industriels Zone de dépot de bois
HABITATS
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b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
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Hêtraie-Sapinière sur les hauteurs de la commune
b. Les milieux ouverts et semi-ouverts
Les milieux ouverts et semi-ouverts sont majoritairement présents dans la partie nord de la
commune. Ils sont composés des prairies humides et des pâtures, des friches mésophiles, des
landes et les fourrés.
Les pâtures mésophiles sont caractérisées par un sol bien drainé. Elles bénéfi cient d’un sol
relativement profond et riche. Souvent amendées, elles se caractérisent par la présence
d’espèces supportant le piétinement par le bétail comme la Pâquerettes (Bellis perennis) ou le
Trèfle rampant (Trifolium repens). Elles présentent également de nombreuses touffes de Poacées
comme le Ray-grass (Lolium perenne), la Crételle (Cynosurus cristatus) ou, localement, le Fromental
(Arrhenatherum elatius). Cet habitat est nettement marqué par l’empreinte de l’homme et la
conduite du pâturage est un facteur important de variabilité de la biodiversité.
Les prairies humides sub-atlantiques se rencontrent au nord de la D204. Elles occupent des niveaux
topographiques plus bas que les prairies mésophiles. Elles sont composées de la Cardamine des
prés (Cardamine pratensis), de Laîches (Carex spp), du Jonc diffus (Juncus effusus), du Populage
des marais (Caltha palustris), de la Reine des prés (Filipendula ulmaria). Ces prairies humides
sont situées au sein de la ZNIEFF de type 1 « Cours de la Bruche et de ses affl uents, prairies et
zones humides associées en aval de Schirmeck » et sont susceptibles d’abriter l’Azuré des paluds
(Maculinea nausithous) et l’Azuré de la sanguisorbe (Maculinea teleius), deux espèces de papillons
inscrites à la liste rouge des rhopalocères de France.
Prairie humide au nord de la commune
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b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
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Les fourrés sont issus généralement de coupes forestières. Ils correspondent alors à des formations
post-forestières, au sein desquelles dominent arbustes ou arbrisseaux. Ces formations offrent
parfois un recouvrement quasi-total du sol où les espèces épineuses y sont abondantes (ronces,
prunellier, aubépine…), ce qui leurs confère une connotation à valeur fortement négative.
Pourtant, ces formations représentent un milieu de vie important (repos, reproduction, nourriture)
pour bon nombre de passereaux.
Les terrains en friche correspondent à des milieux fortement impactés par les activités humaines.
En été, ils sont cependant riches en insectes et notamment en orthoptères. Ils constituent alors de
véritables réservoirs alimentaires pour l’avifaune.
En complément des milieux sus-cités, quelques cours d’eaux serpentent à travers la commune
comme le Bornichon ou le Barembach.
Fourré arbustif le long du chemin forestier de Bornichon
La commune de Barembach est située dans une vallée, perpendiculaire à La Bruche. En lien
avec ce cours d’eau, le territoire communal est concerné, directement ou indirectement, par
deux zonages d’inventaires ZNIEFF.
Les ZNIEFF sont fondées à partir d’un inventaire des espaces naturels présentant un intérêt soit par
la patrimonialité d’un écosystème, soit par la présence d’espèces animales ou végétales rares ou
menacées. Deux types de zones sont distingués :
Les ZNIEFF de type I : Ce sont des secteurs caractérisés par la présence d’espèces ou
d’habitats naturels rares, remarquables ou caractéristiques du patrimoine naturel national
ou régional, justifi ant une valeur patrimoniale plus élevée que celle du milieu environnant.
Les ZNIEFF de type II : Ce sont de grands ensembles naturels (massifs forestiers, vallées
alluviales, montagnes, estuaires…) peu modifiés et riches ou offrant des potentialités
biologiques importantes. Elles contiennent des milieux naturels formant un ou plusieurs
ensembles possédant une cohésion élevée et entretenant de fortes relations entre eux.
Elles se distinguent des territoires environnants par leur patrimoine naturel plus riche et leur
degré d’artifi cialisation plus faible.
Les ZNIEFF ne se traduisent pas en termes réglementaires mais leur prise en compte est cependant
nécessaire et permet une prévision des incidences des aménagements ainsi que des mesures de
2 . 2 - m i l i e u x r e m a r q u a b l e s
100r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
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protection à mettre en œuvre. Il est donc important de signaler que l’élaboration des documents
d’urbanisme est subordonnée à la connaissance de l’état des sites et de l’environnement. Ainsi,
tout aménagement dans cette zone ne devra pas entraver cette qualité spécifique au milieu.
Au final, l’absence de prise en compte d’une ZNIEFF peut relever d’une erreur d’appréciation et
faire l’objet d’un recours.
La ZNIEFF de type 1 « Cours et prairies humides de la Bruche et de ses affluents de Schirmeck
à Molsheim » a été modernisée et porte aujourd’hui le nom de « Cours de la Bruche et de ses
affluents, prairies et zones humides associées en aval de Schirmeck ». Cette ZNIEFF, d’une superficie
de 1442 hectares, s’articule autour du cours moyen de la Bruche en incluant les zones humides
qui lui sont associées. Les sous-bois abritent quelques plantes remarquables comme la Gagée
jaune (Gagea lutea), plante protégée au niveau national, ou la Nivéole de printemps (Leucojum
vernum), espèce rare en Alsace.
Ses prairies humides hébergent des stations d’Azuré des paluds (Maculinea nausithous) et l’Azuré
de la sanguisorbe (Maculinea teleius), deux espèces de papillons inscrites à la liste rouge des
rhopalocères de France. Le très rare Cordulégastre bidenté (Cordulegaster bidentata) se reproduit
par ailleurs localement sur les petits affl uents de la Bruche (notamment ceux du Netzenbach).
Nivéole de printemps (Leucojum vernum ; Tela Botanica) Gagée jaune (Gagea lutea ; C. Mahyeux, Tela Botanica)
Azuré des paluds (Maculinea nausithous ; INPN) Cordulégastre bidenté (Cordulegaster bidentata ; INPN)
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La ZNIEFF de type 1 « Cours de la Bruche, prairies et zones humides associées en amont de
Schirmeck » (anciennement « Cours et prairies humides de la Bruche et de ses affluents de Saâles
à Schirmeck » n’intersecte pas le périmètre communal mais se trouve à proximité directe. Cette
ZNIEFF héberge des prairies humides oligotrophes permettant ainsi de rencontrer localement la
Pédiculaire des bois (Pedicularis sylvatica, rare en Alsace) ou la Scorzonère humble (Scorzonera
humilis, protection régionale). Des zones tourbeuses ou para-tourbeuses s’y rencontrent localement
en marge des ruisseaux. Ces milieux abritent la Linaigrette à feuilles larges (Eriphorum latifolium,
espèce en déclin) et la Listère à feuilles cordées (Neottia cordata, protection régionale). A ces
4 espèces de plantes s’ajoute, ici encore, le Cordulégastre bidenté, une libellule qui se reproduit
également sur de petits suintements le long de la Goutte Marteau à la limite entre Grandfontaine
et Schirmeck.
A noter que la société ANSTETT (DR Oetcker) a eu le projet de construire un espace de stationnement
sur le territoire communal de BAREMBACH. Ce projet a fait l’objet d’une déclaration de projet
accompagnée d’une étude environnementale. Le site concerné est entièrement intégré au
périmètre de la ZNIEFF de type 1 « Cours et prairies humides de la Bruche et de ses affluents de
Schirmeck à Molsheim ». Celle-ci n’est pas considérée comme réservoir de biodiversité par le
Schéma Régional de Cohérence Ecologique Alsace. Néanmois, elle abrite des habitats humides
relevant de l’arrêté du 24 juin 2008, modifié le 25 novembre 2009, précisant les critères de définition
et de délimitation des -zones humides en application des articles L. 214-7-1 et R. 211-108 du code
de l’environnement. Le Schéma de Cohérence Territoriale de la Bruche identifie le site comme
Scorzonère humble (Scorzonera humilis ; J.C. Echardour,
Tela Botanica)
Pédiculaire des bois (Pedicularis sylvatica ; J. Barataud,
Tela Botanica)
Linaigrette à feuilles larges (Eriophorum latifolium ; INPN) Listère à feuilles cordées (Neottia cordata ; P. Thomas,
Tela Botanica)
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425
850
1 275
212,5
Mètres
¹
ZNIEFF du type I «
Cours de la
Bruche et de ses affluents, prairies et zones humides associées en amont de
Schirmeck
»
ZNIEFF du type I «
Cours de la Bruche et de
ses affluents, prairies et zones humides
associées en aval de Schirmeck
»
MILIEUX REMARQUABLES
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« zone à dominante humide », identification confirmée par le pré-diagnostic environnemental qui
met en exergue la présence de prairies humides sur le périmètre du site du projet.
Le territoire communal de BAREMBACH n’est pas concerné par la présence d’un site Natura 2000.
Les deux sites les plus proches sont situés sur la commune limitrophe de La Broque :
La - Zone de Protection Spéciale « Crête du Donon-Schneeberg, Bas-Rhin » (FR42111814) couvre
une surface de 6 810 ha. Les crêtes des Vosges moyennes, situées entre le Schneeberg et le
Donon, se trouvent au cœur de l’un des plus vastes ensemble forestier continu à forêt mixte de
montagne du Nord-Est de la France. Elles accueillent 8 espèces d’intérêt communautaire : le
Grand tétras, la Gélinotte des bois, la Chouette de Tengmalm, le Faucon pélerin, la Bondrée
apivore, le Pic noir, le Pic cendré et la Pie grièche écorcheur. Parmi les espèces présentes
ici, certaines sont extrêmement fragiles dont le Grand Tétras qui constitue l’enjeu majeur de
la zone. La sauvegarde de cette espèce passe par une gestion globale des peuplements
forestiers. Quant au Faucon pélerin, son déclin semble aujourd’hui stoppé bien que ses
effectifs soient encore très faibles. Il est important d’assurer la tranquillité des oiseaux sur les
falaises où l’espèce est nicheuse. Les effectifs de la Chouette de Tengmalm sont eux aussi
assez faibles en Alsace sans qu’il soit possible de connaître l’évolution de l’espèce qui reste
assez discrète. Il est important dans la gestion sylvicole de conserver les arbres présentant des
cavités notamment d’anciennes loges de Pic noir.
Ce site se localise à environ 3 km du village de BAREMBACH.
La - Zone Spéciale de Conservation « Massif du Donon, du Schneeberg et du Grossmann »
(FR4201801) couvre une surface de 3 151 ha. Le site comporte deux parties distinctes, l’une
d’entre elles, de 1200 ha, nettement montagnarde, l’autre, de 2200 ha collinéenne. Les
massifs du Donon, du Schneeberg et du Grossmann réunissent un échantillon représentatif
et diversifi é des habitats naturels de moyenne montagne : des tourbières à divers stades
d’évolution, des forêts de ravin (érablaie), des hêtraies-sapinières, des sapinières-pessières,
des landes et des prairies montagnardes. Le luzulo-fagetum prend ici toute son extension. Les
pessières-sapinières font partie des rares stations du massif vosgien où l’indigénat de l’Épicéa
est avéré. Si certains secteurs du massif ont été profondément transformés par la gestion
forestière, d’autres conservent un aspect sauvage et un fonctionnement relativement naturel.
De telles forêts de moyenne montagne, ayant conservé des îlots de nature « sauvage », sont
devenues relativement rares dans l’Europe communautaire. Au sein du massif du Donon
essentiellement gréseux, certains secteurs à substrat beaucoup plus riche et sur fortes pentes,
abritent de remarquables érableraies à Lunaire (forêts de ravins). La faune est celle des forêts
et des clairières de moyenne montagne au sein d’un grand massif. Les espèces d’intérêt
communautaires sont des oiseaux liés aux forêts naturelles (Grand Tétras, Gélinotte, Chouette
de Tengmalm), aux grandes futaies (Pic noir, Pic cendré), aux falaises rocheuses (Faucon
pèlerin) et aux clairières (Pie grièche écorcheur, Bondrée apivore). Les premières sont les plus
menacées. Les autres espèces d’intérêt communautaire sont le Lynx, dont la réintroduction
est engagée depuis une quinzaine d’années, deux chauves-souris, dont une, le Grand
Rhinolophe fer à cheval, n’a que des effectifs très faibles en France. La partie collinéenne
du site accueille une colonie de 700 femelles de Grand Murin. Pour ce qui concerne la flore,
le site contribue à la préservation de la mousse Dicranum viride, qui se rajoute à celle des
quelques espèces à valeur patrimoniales spécifiques des zones tourbeuses, et, à l’autre
extrême, des collines sèches.
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La conservation des habitats forestiers passe notamment par celle d’un bon degré de
naturalité, les mesures de gestion devant être définies pour chaque habitat en particulier.
Pour les tourbières, les pressions (touristiques et foncières…) sont relativement limitées. La survie
et la prospérité d’espèces comme le Lynx, les Chauves-souris, le Grand Tétras ou la Chouette
de Tengmalm dépendent des mesures de gestion et des facteurs de dérangement affectant
de vastes territoires. La recherche de l’équilibre sylvocynégétique au niveau du massif est
également un des facteurs importants sur lesquels il conviendra de travailler, pour permettre
le maintien de la diversité floristique et d’une structuration des peuplements forestiers. Pour
la pessière vosgienne (Epicéa autochtone) du chaos de la Maxe, des risques de pollution
génétique sont à craindre, en raison de l’existence de plantations anciennes d’épicéas
allochtones. Les érablaies du Nideck souffrent d’une certaine affl uence touristique estivale.
Ce site se localise à environ à environ 7 km du village de BAREMBACH.
Un réseau écologique s’entend comme la somme des éléments physiques et biologiques
interconnectés entre eux par lequel des échanges de flux s’effectue. En France, le réseau formé
de continuités écologiques terrestres et aquatiques constitue la trame verte et bleue.
a. L’origine du concept de trame verte et bleue (TVB)
Pour se maintenir (se nourrir, se reposer, se reproduire, hiverner, étendre leur aire de répartition,
etc.), les espèces ont besoin d’espaces fonctionnels, comprenant un ou plusieurs types d’habitats
naturels, et des voies de déplacements entre ces espaces. Depuis la fin du XXème siècle, la
protection de la nature s’est surtout portée sur des habitats remarquables, sans intégrer une
nature plus « ordinaire » (forêt, prairie, haie, etc.) pourtant tout aussi indispensable à la survie des
espèces. Une des causes importantes de la diminution de la biodiversité est due à la disparition
d’espaces fonctionnels.
C’est pourquoi depuis une dizaine d’années, la nécessité de la préservation de connexion entre les
êtres vivants a été actée par des traités internationaux ou des directives européennes : Directive
Habitats et Oiseaux (1992), Directive Cadre sur l’Eau (2001, circulaire 2006), Réseau écologique
paneuropéen (2003), loi Grenelle I (2009) et loi Grenelle II (2010).
La trame verte et bleue affi rme donc l’importance de cette « nature ordinaire » au sein de la
biodiversité qui, visible dans nos espaces quotidiens, fait l’identité des paysages du territoire.
2 . 3 - l e r é s e a u é c o l o g i q u e :
l a t r a m e v e r t e e t b l e u e
105r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
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b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
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b. La définition des composantes majeures de la TVB : réservoirs de biodiversité et corridors
écologiques
Les réservoirs de biodiversité :
La réglementation encadre
la défi nition des réservoirs de
biodiversité avec le décret sur les
orientations nationales pour la
préservation et la remise en bon
état des continuités écologiques
(décret n°2014-45 du 20/01/2013).
Il fournit une définition pour les
réservoirs de biodiversité qui «
sont des espaces dans lesquels la
biodiversité, rare ou commune,
menacée ou non menacée, est la
plus riche ou la mieux représentée,
où les espèces peuvent effectuer
tout ou partie de leur cycle de
vie (alimentation, reproduction,
repos) et où les habitats naturels peuvent assurer leur fonctionnement, en ayant notamment une
taille suf sante. Ce sont des espaces pouvant abriter des noyaux de populations d’espèces à
partir desquels les individus se dispersent, ou susceptibles de permettre l’accueil de nouvelles
populations d’espèces ».
S’appuyant sur cette définition, le Schéma Régional de Cohérence Ecologique de la Région
Alsace se base sur une compilation des éléments suivants afin d’identifier ces réservoirs de
biodiversité :
Les zonages réglementaires, d’inventaire, de labellisation ou bénéficiant d’une gestion -
particulière, qui traduisent une richesse biologique particulière.
La prise en compte d’autres espaces naturels pouvant jouer un rôle dans la trame verte et -
bleue du fait de leur richesse en espèces ordinaires, de leur naturalité, de leur perméabilité
ou de leur bonne fonctionnalité.
Les données de localisation des espèces sensibles à la fragmentation. -
Certains périmètres sont systématiquement intégrés dans les réservoirs, d’autres le sont au cas
par cas. Ainsi, pour les Réserves Naturelles Régionales (RNR), les Réserves Biologiques, les Arrêtés
Préfectoraux de Protection de Biotope (APPB), la Stratégie nationale de Création d’Aires Protégées
(SCAP), les sites classés, les forêts de protection, les Réserves Naturelles pour la Chasse et la Faune
Sauvage (RNCFS), les ZPS et ZSC, l’intégration est systématique.
L’intégration au cas par cas s’est notamment faite pour les périmètres ZNIEFF. Les ZNIEFF de type 1
sont reprises dans les réservoirs de biodiversité dans la mesure où elles accueillent des populations
d’espèces sensibles à la fragmentation ou s’il s’agit de milieux très spécifiques.
Les corridors écologiques
Les corridors correspondent aux grandes continuités naturelles permettant les déplacements de la
faune et de la flore dans un territoire. La notion de corridor suppose de prendre en considération
Schéma symbolisant les éléments d’un réseau écologique
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850
1 275
212,5
Mètres
¹
: réservoirs de biodiversité : sous trame mileux ouverts : sous trame milieux forestiers : axes de déplacements terrestres : axes de déplacements aquatiques
TRAME VERTE ET BLEUE
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non seulement les milieux remarquables connus, mais également des espaces naturels souvent
jugés plus ordinaires mais qui assurent le maillage général des milieux naturels. Au niveau régional,
« Les corridors écologiques retenus pour le SRCE correspondent à des connexions générales entre
réservoirs de biodiversité. Ils ne constituent pas les seules possibilités de maillage des milieux naturels,
mais correspondent à une identi cation des continuités possibles entre les entités naturelles. Ainsi,
il s’agit de tracés de principe, se basant dans la mesure du possible sur un élément structurant. À
une échelle locale, le tracé de ces corridors doit être précisé. ».
c. Le réseau écologiques à l’échelle communale
L’échelle communale est
un niveau de planification
permettant de prendre en compte
des enjeux tels que la diversité
biologique (avec la continuité des
déplacements d’espèces) ou la
qualité paysagère. Le repérage
des TVB est primordial dans un
PLU car il permet d’intégrer les
perspectives de développement
urbain en tenant compte de
ces espaces de déplacement
naturels. Prendre en compte la
trame verte et bleue dans un PLU,
c’est intégrer le maintien de la
biodiversité dans la planification
urbaine. Les TVB doivent
inscrire leur fonctionnement
dans une perspective de
développement, au service des habitants, en lien avec les activités économiques et sociales
(agriculture, loisirs…) et au bénéfice de l’attractivité durable du territoire.
Les objectifs pour le PLU :
La définition de la trame verte et bleue au niveau du territoire communal doit s’effectuer de la
manière qui suit dans le règlement et le zonage du PLU :
Au niveau zonage, sur l’ensemble du territoire communal, une prise en compte à l’échelle -
cadastrale des noyaux de biodiversité et des corridors par un classement à minima en N
ou A.
Une déclinaison dans le règlement par trois types de mesures : -
non constructibilité et non artificialisation des zones identifiées comme noyaux de
biodiversité ;
possibilité d’aménager sous conditions dans les corridors : réalisation d’aménagements
garantissant la perméabilité pour la faune, création ou conservation d’éléments
structurants du paysage (plantations, murets, haies, fossés…) ;
améliorations des franchissements le cas échéant sur des zones à enjeux.
Le PLU est un niveau de gouvernance, au même titre que le SRCE, mais à une échelle plus fine. Il
exemple de TVB composée de sous -trales écologiques
spécifiques
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b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S
Extrait du SRCE Alasace : zoom sur le secteur de Schirmeck incluant la commune de BAREMBACH
est la déclinaison locale des orientations nationales et régionales. Il doit donc prendre en compte
le SRCE et être compatible avec le SCoT de la Bruche.
En prenant en compte l’ensemble des éléments constitutifs de la TVB, le PLU de BAREMBACH se
donne les capacités de limiter la création de nouveaux points noirs ou obstacles aux déplacements
des espèces animales et végétales.
Les réservoirs de biodiversité du territoire communal :
La commune de BAREMBACH abrite un réservoir de biodiversité dont le périmètre correspond
à une partie de la ZNIEFF 1 « Cours de la Bruche et de ses affl uents, prairies et zones humides
associées en aval de Schirmeck ». Ce réservoir est situé à l’extrême nord de la commune.
Les corridors écologiques du territoire communal :
Les corridors identifi és par le SRCE correspondent au linéaire des cours d’eau. Aucun corridor
terrestre régional ne parcoure la commune. Considérant son fort recouvrement en milieux naturels
et semi-naturels, la commune est cependant très perméable aux espèces.
109r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
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b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
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Extrait du DOO du SCoT de la Bruche : Réservoirs de biodiversité et corridors écologiques
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La hiérarchisation des enjeux permet de faire ressortir les spécificités du territoire afin de mettre
en évidence les milieux et les espèces d’intérêt local. Cette hiérarchisation doit aboutir à la
localisation des zones prioritaires pour le bon fonctionnement écologique du territoire. Le travail
de hiérarchisation permet de définir le niveau de prise en compte des habitats/secteurs dans les
futurs projets et d’établir des prescriptions ciblées pour préserver au mieux le milieu naturel en
présence.
a. La méthode de hiérarchisation des enjeux écologiques
L’article 1 er de la directive 2001/42/CE du 27 juin 2001 précise que la démarche d’évaluation
environnementale et donc du milieu naturel « a pour objet d’assurer un niveau élevé de protection
de l’environnement, et de contribuer à l’intégration de considérations environnementales dans
l’élaboration et l’adoption de plans et de programmes (...) » (Extrait du document de préconisations
relatives à l’évaluation environnementale stratégique – Ministère de l’environnement, de l’énergie
et de la mer, 2015). Afin de répondre au mieux à cette exigence, il convient donc de préciser le
statut des habitats naturels, duquel découlera la hiérarchisation des enjeux de préservation.
Le statut des habitats identifiés au « 1-L’occupation des sols » a été défini en fonction des différents
textes législatifs et réglementaires existants présentés ci-après :
Le code de l’environnement et son article L.211-1 instaure et définit l’objectif d’une gestion
équilibrée de la ressource en eau. A cette fin, il vise en particulier la préservation des zones
humides et affirme le principe selon lequel la préservation et la gestion durable des zones humides
sont d’intérêt général.
La politique de l’eau (Directive Cadre sur l’Eau, 2004 et Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques, 2006)
et un de ses outils de mise en œuvre, le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des
Eaux (SDAGE) Rhin-Meuse, qui vient appuyer le code de l’environnement pour la prise en compte
des zones humides. Le SDAGE Rhin-Meuse intègre les zones humides au travers de ses orientations
et notamment :
Dans son orientation T3 – 03 « Restaurer ou sauvegarder les fonctionnalités naturelles des -
milieux aquatiques, et notamment la fonction d’auto-épuration » ;
Dans son orientation T3 – 04 « Arrêter la dégradation des écosystèmes aquatiques » ; -
Dans son orientation T3 – 07 « Préserver les zones humides ». En outre, le SDAGE stipule que « -
Les zones humides ont clairement été identifiées depuis des décennies comme des zones
naturelles d’intérêt majeur dans le cycle de l’eau. Grâce à leur fonctionnement naturel,
elles constituent des éléments centraux de l’équilibre hydrologique des bassins versants et
remplissent plusieurs types de fonctionnalités (…). De même, les zones humides présentent
un patrimoine biologique et écologique très fort. Les zones humides, qu’elles soient
remarquables ou plus « ordinaires » assurent donc, selon le type de milieu considéré et les
caractéristiques locales, de nombreuses fonctionnalités hydrologiques et écologiques et
2 . 4 - l e s e n j e u x
é c o l o g i q u e s i d e n t i f i é s a u
s e i n d u t e r r i t o i r e c o m m u n a l
111r a p p o r t d e p r é s e n t a t i o n
commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
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F l o r a G I S
sont, à ce titre, considérées comme de véritables infrastructures naturelles. ».
Certaines orientations concernent plus particulièrement la prise en compte des zones humides
dans les documents d’urbanismes :
Orientation T5B - 02 « Préserver de toute urbanisation les parties de territoire à fort intérêt -
naturel. » dont les zones humides y sont intégrées (orientation T5B – 02.2).
La Directive européenne Habitat-Faune-Flore promeut la protection et la conservation des
habitats naturels ainsi que des espèces faunistiques et floristiques sauvages. Elle répertorie les
espaces naturels à haute valeur patrimoniale à préserver (annexe I de la directive).
La loi n°2000-1208 Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU) du 13 décembre 2000, qui a permis
de transcrire dans le code de l’urbanisme, la protection des zones humides, essentiellement par
l’intermédiaire du Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD).
Le SRCE Alsace, de par son rôle de protection de certaines ressources naturelles, précise et définit
notamment les réservoirs de biodiversité et les grands corridors d’importance régional.
La loi n°2005-157 du 23 février 2005 relative au Développement des Territoires Ruraux (DTR), qui a
permis de renforcer la protection des zones humides, par un volet « zones humides » très marqué.
Celle-ci pose le principe que de la préservation et de la gestion durable des zones humides sont
d’intérêt général.
La liste des habitats déterminants ZNIEFF d’Alsace qui définit « les éléments particulièrement
importants de la biodiversité régionale, dont la liste a été dressée par la communauté scientifique
pour disposer de critères d’identification, de délimitation et de description des ZNIEFF en région.
Les habitats déterminants sont ceux qui contribuent à l’identification de la zone, pour leur propre
valeur ou pour celle des espèces qu’ils abritent, en dehors de toute considération de surface. La
présence d’au moins un habitat déterminant ou bien d’une population d’une espèce déterminante
suffit à justifier la description d’une ZNIEFF » (Inventaire National du Patrimoine Naturel).
b. Les différents niveaux d’enjeux écologiques
Quatre niveaux sont utilisés pour définir les enjeux écologiques liés aux habitats naturels de la
commune.
Les enjeux majeurs
Les enjeux majeurs correspondent à des zones/sites soumis à législation (code de l’environnement,
politique de l’eau…), qui abritent des milieux et/ou des espèces patrimoniales ou sensibles aux
perturbations. Ils comprennent également les habitats prioritaires Natura 2000 puisque ces derniers
sont particulièrement menacés et sont considérés en grande raréfaction. Les habitats naturels
considérés à enjeux majeurs sur la commune de BAREMBACH sont donc :
les cours d’eau ; -
les zones humides ; -
les Aulnaies-Frênaies, habitat prioritaire de la directive Habitats-Faune-Flore. -
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Les enjeux forts
Ils correspondent à des zones soumises à règlementation comme les sites Natura 2000. Ils prennent
en compte les éléments identifiés dans les documents tels que le SRCE. Les enjeux forts tiennent
également compte de la présence d’habitats communautaires hors site Natura 2000 et des
zonages ZNIEFF. Ils peuvent enfin intégrer des habitats/espèces peu représentés localement et
conséquemment intègre la notion de responsabilité du territoire dans la conservation de l’habitat/
espèce. Les habitats naturels considérés à enjeux forts sur la commune de BAREMBACH sont donc
:
la ZNIEFF de type 1 ; -
les forêts hors plantations monospécifiques qui, comme stipulé dans le SRCE, constituent -
des milieux structurants de la trame verte et bleue. Les enjeux forts incluent également les
vergers.
Les enjeux modérés
Ils correspondent à des zones non soumises à règlementation et moins sensibles aux perturbations.
Ces zones abritent majoritairement des habitats et des espèces ordinaires et sont souvent
influencées par la main de l’homme, et notamment par les activités pastorales. Ils assurent
néanmoins des fonctions écologiques importantes (lieux de chasse, de repos, de reproduction
faune), participent significativement à l’équilibre écosystémique du territoire et sont perméables
aux déplacements des espèces faunistiques et fl oristiques. Les habitats naturels considérés à enjeu
modéré sur la commune de BAREMBACH sont donc :
Les pâturages continus, les fourrés, les landes, les terrains en friche, les plantations, les haies -
et les bosquets.
Les enjeux écologiques limités
Ils correspondent aux zones fortement influencées par l’homme, aux zones artificialisées et/ou
aux secteurs à faible perméabilité pour le déplacement des espèces. Ils intègrent également
des milieux semi-naturels comme les pelouses urbaines entretenues de manière intensive ou des
zones végétalisées perturbées. Les habitats naturels considérés à enjeu limité sur la commune de
BAREMBACH sont donc :
L’ensemble du bâti ; -
Les jardins ; -
Les espaces internes au centre-ville ; -
La zone de dépôt de bois au nord. -
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ENJEUX ECOLOGIQUES
0
500
1 000
1 500
250
Mètres
¹
enjeux majeurs enjeux forts enjeux modérés enjeux limités
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b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
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synthèse
contexte naturel
Un caractère de moyenne montagne aux x
ambiances forestières qui contribuent au
cadre de vie de qualité de la commune
Une politique communale active pour ouvrir x
de nouveaux espaces agricoles et arboricoles
sur les périphéries du village et ainsi redonner
de l’ensoleillement aux habitations.
Des continuités écologiques continues qui ne x
créent pas de fragmentation dans ces corridors
et qui n’entravent pas les déplacements de la
faune.
Tenir compte de la topographie locale dans le choix des nouveaux espaces proposés à la x
construction nouvelle.
Respecter un recul inconstructible depuis la crête des berges des cours d’eau pour ne pas x
entraver leur mobilité et en assurer l’entretien.
Tenir compte dans le PLU de la politique communale en matière d’ouverture des paysages et de x
remise en valeur agricole des versants.
Préserver le caractère forestier du territoire communal avec la possibilité de mettre en place des x
mesures de protection spécifiques.
Retenir des choix pour le développement urbain futur qui n’entrave pas les déplacements de la x
faune.
Un village implanté dans les parties les plus x
basses et planes de la commune sur moins de
10% du territoire communal.
La topographie conditionne le x
développement de l’urbanisation qui ne
devrait pas dépasser les 390 m d’altitude
pour assurer une desserte en eau potable
correcte.
A T O U T S F A I B L E S S E S
E N J E U X
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3 -
r i s q u e s e t n u i s a n c e s
3 . 1 - l e s r i s q u e s n a t u r e l s
e t t e c h n o l o g i q u e s
La prévention des risques naturels est prise en compte par la loi du 02 février 1995 qui a mis en place
les plans de prévention des risques naturels prévisibles, ainsi qu’une procédure d’expropriation des
biens soumis à certains risques naturels majeurs concernant la vie humaine. Aussi, l’élaboration du
PLU de BAREMBACH tient compte de la présence des aléas et des risques naturels qui sont connus
sur le territoire d’études.
La commune de BAREMBACH est concernée par les risques naturels suivants:
(http://www.georisques.gouv.fr et http://www.prim.net/)
* Le risque inondation en raison de la présence de la Bruche. La commune est concernée par
l’arrêté préfectoral de 1992 valant Plan de Prévention des Risques lié aux inondations jusqu’à
l’approbation du PPRi. Ce document a été prescrit le 28 juin 2011. Sa mise en place est en
cours d’élaboration. Son tracé approuvé sera intégré ultérieurement dans le PLU. Les premières
informations transmises concernant le PPRi montrent que le territoire communal de BAREMBACH
est épargné par le risque inondations.
A noter que le PGRI a été approuvé le 1er janvier 2016. Il s’agit d’un outil de mise en œuvre locale
de la directive inondation de 2007 dont l’objectif est la gestion globale des risques d’inondations,
en complément du SDAGE du Bassin Rhin-Meuse.
Un évènement d’inondation a été identifié en 1998 qui n’a occasionné aucun dégât matériel, ni
de victimes.
Lorsque le sol est saturé d’eau, il arrive que les nappes des formations sédimentaires affleurent et
qu’une inondation spontanée se produise. La commune est exposée à une remontée de nappe
dans les sédiments très faible à inexistante. En revanche, la commune n’est pas exposée à une
remontée de nappe dans le socle.
La commune de BAREMBACH est dotée d’un DICRIM qui est en cours de mise à jour.
Le Plan Communal de Sauvegarde a été arrêté par la mairie le 29 juin 2011.
a. Les risques naturels
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F l o r a G I S
PORTER A CONNAISSANCE PPRi DE LA BRUCHE
Limites des départements
Limites des communes
Argiles non renseignés
Argiles
k,*1k7(/($7/$6k%5*0
CARTE ALEA RETRAIT-GONFLEMENT DES ARGILES
- source : www.georisques.gouv.fr
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commune de BAREMBACH - Élaboration du Plan Local d’Urbanisme
b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
i c i & l à
F l o r a G I S
* La commune a fait l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophes naturelles :
Inondations et coulées de boue (arrêté du 11/01/1983 et du 23/03/1990) -
Inondations, coulées de boue et mouvements de terrain (arrêté du 30/12/1999) -
* Les phénomènes de retrait-gonflement des argiles qui est considéré comme un risque naturel
depuis 1989. La commune est concernée par un aléa faible (en jaune sur la carte ci-après).
Ce phénomène ne met guère en danger la sécurité physique des citoyens. Mais, il est, en
revanche, fort couteux au titre de l’indemnisation des dégâts dus aux catastrophes naturelles.
Il s’agit également d’un aléa particulier en ceci qu’il ne conduit jamais à une interdiction de
construire, mais à des recommandations constructibles applicables principalement aux projets
nouveaux
* mouvement de terrains – glissement de terrain / mouvement de terrain – tassements différentiels.
Un risque de glissement est identifié dans la rue du Heyde (sur la base de la connaissance
communale).
* Pas de cavités naturelles recensées.
* Le risque sismique avec le classement de BAREMBACH en zone de sismicité 3 où le risque sismique
est modéré.
b. Les risques technologiques
La commune de BAREMBACH est concernée par les risques suivants :
* Le risque transport de matière dangereuse qui est autorisé sur les voies routières qui traversent
BAREMBACH. Un risque consécutif à un accident pourrait survenir lors du transport de ces
matières.
* La pollution des sols. Plusieurs sites sont répertoriés par les inventaires historiques BASIAS qui ont
vocation à reconstituer le passé industriel d’une région. Ils alertent sur une possible pollution des
sols du fait des activités industrielles passées et permet ainsi d’orienter les études à mener en vue
des changements d’usage.
Plusieurs sites sont ainsi recensés à BAREMBACH :
Jean SINGUERLET : garage / station-service en bordure du CD204. -
Jean-Claude HECHT : garde rue du Douar -
LINDEPERG C Transports : garage rue du Douar -
Jean MULLER / station-service route de Schirmeck -
MECATHERM (ex-tissage GLASZMANN) : équipements de boulangerie, fours, machines, -
lignes automatiques route du Maréchal de Lattre de Tassigny : activité de bureau d’études
ne générant pas de pollution des sols.
Robert DITTSCHEID : garage -
Seule une dépollution selon les normes actuelles et en fonction de la population accueillies
permettra la construction de ces secteurs.
* On ne recense pas d’installations classées pour la protection de l’environnement dans la
commune.
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3.2 - les nuisances
a. Les nuisances
La commune est concernée par des nuisances sonores sur son ban communal, même s’il s’agit de
périmètres situés en dehors des parties urbanisées de la commune. Ces différentes infrastructures
de transport sont impactées par des périmètres de protection contre les nuisances acoustiques.
Infrastructure
concernée Débutant à Finissant à Catégorie
Largeur de part
et d’autre de la
voie
D2420 La Broque De D1420 à D204 4 30
D1420 Rothau Tunnel entrée 3 100
D1420 Tunnel sortie
D204 à l’échangeur
de Schirmeck 3 100
D1420
Echangeur à
Schirmeck D804 Wisches 3 100
Molsheim-Bif à
Rothau 19.300 45.100 5 10
Source : Porter à la connaissance de l’Etat
b. Les dispositifs climat, air, énergie
Le Schéma Régional du Climat, de l’Air et de l’Energie transforme et complète le Plan Régional
pour la Qualité de l’Air. Il constitue un document stratégique pour la qualité énergétique en
Alsace.
Il décline les objectifs suivants à l’horizon 2020-2050 :
réduction des émissions de gaz à effet de serre par rapport à 2003 : -20% pour 2020 et -75% -
pour 2050
augmentation de la part des énergies renouvelables dans la production d’énergie : -
objectif de 26.5% en 2020 contre 17% en 2009
prévention et réduction de la pollution atmosphérique pour 2015, notamment les particules -
fines (pm10, pm2.5) et l’oxyde d’azote.
La commune de BAREMBACH est également concernée par 2 Plan Climat Energie Territorial
obligatoires – PCET obligatoire du Conseil Départemental et PCET obligatoire du Conseil Régional
– et un PCET volontaire : PCET volontaire du Pays Bruche, Mossig, Piémont. A noter que la mise en
place d’un PCET devient obligatoire au 1er janvier 2019 et ce document devra être pris en compte
dans le cadre du PLU.
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b u r e a u d ’ é t u d e s é o l i s
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F l o r a G I S
c. Le traitement des déchets
Le Plan de Prévention et de Gestion des Déchets Non Dangereux a été adopté par le Conseil
Départemental du Bas-Rhin le 09 décembre 2013.
Le Plan Régional d’Elimination des Déchets Dangereux a été adopté par le Conseil Régional
d’Alsace le 11 mai 2012.
La gestion des déchets est gérée par le Syndicat Mixte Intercommunal pour la collecte et le
traitement des ordures de Molsheim, Mutzig et environs qui a en charge le ramassage des ordures
ménagères et du tri sélectif dans 68 communes du département.
La collecte des ordures ménagères au porte à porte est hebdomadaire dans la commune. La
collecte des papiers et des plastiques a lieu en porte à porte de manière mensuelle.
La déchetterie la plus proche se situe à Schirmeck-La Broque.
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