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Arrêté - Arrete du 13 mai 2025 reco national avec annexe de
unknown - CD17 SemainesArbre2026 Programme
Procès Verbal - PV 13 04 23
unknown - Communauté de communes - Aunis Sud - 2023 03 04 PR
unknown - Communauté de communes - Aunis Sud - 2026 06 06 PR
unknown - sem 14 m sem 14A merged
Acte - 017001569890000000026
unknown - sem 51 m sem 51 A merged
unknown - sem 16
Acte - PAT plaquette bdef
Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Ballon.
Lien du pdf (Acte - PAT plaquette bdef)
Thèmes du document : Agriculture et alimentation, Environnement, Espaces terrestres et maritimes,
PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
2
Sommaire
3 > Qu’est-ce qu’un PAT ?
4 > Fiche d’identité du PAT La Rochelle-Aunis-Ré
5 > Un objectif phare : la santé à 360°
6 > Santé et alimentation une histoire de PAT !
10 > Notre organisation
12 > Une histoire agricole marquée par des transitions majeures
14 > Le diagnostic du territoire
22 > Notre PAT a 4 ans, il est opérationnel et reconnu
24 > La stratégie
26 > Le plan d’actions
30 > Le financement du PAT
32 > Le PAT dans la transition agricole et alimentaire
36 > Rejoignez-nous !PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
3
Qu’est ce qu’un PAT ? Les projets alimentaires territoriaux sont des démarches de terrain, volontaires,
collectives. C’est un rassemblement d’acteurs intéressés par les questions autour de l’alimentation. Ils établissent un diagnostic du territoire, cherchent et mettent en œuvre des solutions concrètes pour répondre à des problématiques locales.
Le Projet Alimentaire de Territoire La Rochelle-Aunis-Ré a pour ambition de transformer notre système alimentaire en le rendant plus responsable, plus équitable et plus résilient. Il s’appuie sur plus de 100 actions concrètes pour promouvoir une agriculture et une alimentation de proximité, respectueuses de l’environnement et de la santé de tous, en renforçant l’autonomie alimentaire de notre territoire, facilitant l’accès de tous à des produits durables et locaux, et accompagnant au changement d’habitudes alimentaires.
« Nous voulons travailler sur les filières
agricoles locales et valoriser les emplois
qui ne sont pas délocalisables. Sur le
plan social, nous voulons favoriser une
alimentation de qualité pour toutes et tous
et sensibiliser le public à ce sujet. Puis il
y a bien sûr l’enjeu primordial du volet
environnemental : tendre vers l’agriculture
biologique, aller vers la diversité des
cultures, penser biodiversité, qualité de
l’eau…Dès lors qu’on traite d’agriculture et
d’alimentation, le champ d’intervention
est très vaste. Seul un projet partagé
avec les autres collectivités mais aussi
avec les agriculteurs, leurs organismes
professionnels, le Port de pêche, les
associations, par exemple celles qui luttent
contre le gaspillage alimentaire, peut y
répondre. »
Mathilde Roussel
Communauté d’Agglomération de La Rochelle,
Anne-Sophie Descamps
Communauté de Communes Aunis Sud,
Gisèle Vergnon
Communauté de Communes de l’île de Ré,
Sylvain Fagot
Communauté de Communes Aunis Atlantique
Définition de
l’alimentation
durable selon
l’ADEME
L’ADEME définit l’alimentation
durable comme l’ensemble
des pratiques alimentaires
qui visent à nourrir les
êtres humains en qualité
et en quantité suffisante,
aujourd’hui et demain,
dans le respect de
l’environnement, en étant
accessible économiquement
et rémunératrice sur
l’ensemble de la chaîne
alimentaire. Autrement
dit, « l’assiette durable »
est une assiette accessible
économiquement, saine et
équilibrée, respectueuse de
l’environnement, qui garantit
une juste rémunération des
producteurs et participe à la
valeur ajoutée du territoire.PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
4
Fiche d’identité du PAT
La Rochelle-Aunis-Ré
4 EPCI
fondateurs
L’agglomération
de La Rochelle,
les communautés
de communes
Aunis Sud, Aunis
Atlantique et de l’île
de Ré
6 % de
la surface
agricole utile
en Agriculture
Biologique (2022)
3 partenaires
co-porteurs du
projet
La chambre
interdépartementale
d’agriculture
Charente-Maritime
Deux-Sèvres, Bio
Nouvelle Aquitaine,
Le port de pêche de
Chef de Baie
180 kilomètres
de façade maritime
930
exploitations
agricoles
(la moitié des
exploitants partira
en retraite d’ici
2030)
82 communes
250 000
habitants
+ de 100
parties
prenantes
représentant toute la
chaîne alimentaire
93 330 hectares
de terres
agricoles
soit 72 %
du territoire
18 % des
exploitations
agricoles
investies dans les
circuits courts (2022)PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
5
Un objectif phare :
la santé à 360° La santé à 360° recouvre la santé des producteurs, humaine et économique, la santé des mangeurs y compris des plus précaires et la santé de l’environnement
(sols, air, eau, biodiversité).
3 grands objectifs stratégiques
10 axes de travail
100 opérations en cours ou réalisées
Les ambitions chiffrées
50% de produits
locaux durables dont
40% de produits locaux
bio en restauration
collective
Tripler la SAU* bio
du territoire pour
atteindre 16 800
ha dont 360 ha de
maraichage
Maintenir l’élevage à
l’herbe
Augmenter les prairies
temporaires de 10%
Respecter les
objectifs régionaux
Néo Terra concernant
les pesticides : zéro
pesticide de synthèse
en 2030 et arrêt des
CMR** en 2025
Se rapprocher des
8% d’autonomie
alimentaire***
Viser 40% des
exploitations qui
commercialisent en
circuits de proximité
*Surface Agricole Utile. **Cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques. ***Étude Utopies 2017.PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
6
Santé et
alimentation
une histoire de
PAT... Force est de constater que notre modèle agricole et alimentaire prépondérant présente des risques
importants pour la qualité de notre nourriture et de
notre environnement (sols, biodiversité, eau, air) ainsi
que pour la santé de tous les êtres vivants ; il nous faut
donc changer notre nourriture et la façon de la produire !
Concernant notre territoire, le recensement agricole de 2020 a
montré que 70% de notre production, dépendante des produits
phytosanitaires, était destinée à l’exportation nationale et
internationale (grandes cultures) et que seuls 2% de ce qui est produit localement est consommé localement*.
Ce constat a ainsi conduit à un engagement fort d’un Projet
Alimentaire de Territoire (PAT) permettant d’accompagner les
changements des modèles agricoles et alimentaires qui touchent tous les aspects de notre santé.
Pour la santé de l’environnement...
La santé de l’environnement repose sur un état d’équilibre
dynamique entre le milieu naturel, le vivant, leurs interactions
et leurs interdépendances : la qualité des écosystèmes a un effet
direct sur notre santé.
A nous de préserver les ressources naturelles (air, eau, sols,
biodiversité terrestre et marine…) en réduisant puis en éliminant
l’usage des pesticides de synthèse et en soutenant des pratiques
agricoles vertueuses.
Dans cette perspective, la mise en place d’un PAT constitue un
levier puissant pour protéger la santé de notre environnement.
L’enjeu d’aujourd’hui est de vivre avec la nature et pas contre
elle, de se reconnecter à notre territoire pour nous et les
générations futures.
*Étude Utopies 2017.PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
7PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
8
Pour la santé du consommateur...
Notre santé s’envisage comme un équilibre physique, mental, social et économique. L’un de ses piliers fondamentaux est une alimentation saine.
En effet, des études* démontrent aujourd’hui le lien étroit entre notre santé et notre alimentation.
Ainsi, de nombreuses maladies sont liées à nos habitudes alimentaires néfastes, souvent façonnées par un marketing où les produits ultra-transformés (trop gras, trop sucrés, trop salés) et bon marché dominent. Ces déséquilibres sont renforcés par la précarité alimentaire et les inégalités d’accès**.
Pour y répondre, le PAT propose une
transformation du système alimentaire
à l’échelle locale : en favorisant une
alimentation biologique, accessible,
locale et de saison, meilleure pour la
santé et l’environnement :
• en éliminant progressivement les
produits chimiques ;
• en valorisant les circuits courts ;
• en rendant visible et en encourageant
une alimentation plus saine : faite maison,
moins transformée, avec une meilleure
connaissance des aliments et de leurs
effets.
Le PAT joue un rôle de sensibilisation
et de communication, essentiel pour
permettre à chacun de faire des choix
éclairés.
Il agit aussi pour l’accessibilité de
cette alimentation saine pour tous.
Cela passe par des dispositifs comme
l’approvisionnement de la restauration
collective, la structuration de filières
durables au service de tous, en respectant
la diversité de chacun.
Nous sommes invités à devenir
«consomm’acteur», en nous impliquant
activement dans nos choix alimentaires.
En achetant local et responsable, nous
participons à l’économie de notre territoire
tout en agissant pour notre propre santé.
*INSERM, Nutrition et Santé, 2017.
**ANSES, Ètude individuelle des consommations alimentaire 3, 2017.PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
9
Pour la santé du
producteur...
Celle-ci englobe son bien-être global et
la pérennité de son activité.
Elle repose d’abord sur la protection
physique et mentale. Plus encore que
d’autres professions, les agriculteurs
sont exposés à de nombreux risques :
aléas climatiques et économiques,
maladies professionnelles, exposition
aux pesticides de synthèse. La
réduction de l’usage de ces derniers
est cruciale pour préserver leur santé.
La viabilité économique et sociale est
indispensable à une activité durable,
dans l’optique de vivre dignement de
son métier, avec une rémunération
juste et suffisante.
Une reconnaissance sociétale est
nécessaire pour valoriser leur rôle dans
la sécurité, l’autonomie alimentaire et
la préservation de l’environnement.
Elle passe aussi par la valorisation de la qualité des produits issus de pratiques durables.
Dans ce contexte, le PAT est un levier pour développer les débouchés locaux, renforçant le lien entre producteurs et consommateurs. Ce lien redonne du sens à leur métier en valorisant leur contribution à l’intérêt général, condition indispensable pour une alimentation saine, locale et solidaire.
Manger local et durable c’est prendre soin de notre propre santé, de celle de nos agriculteurs, des acteurs des filières, et de celle de notre environnement naturel et social.
A moyen terme, une alimentation durable et de meilleure qualité améliorera notre santé, induisant moins de dépenses de soins et un bien-être individuel et collectif supérieur.
Le PAT participe à la santé à 360° !
Le PAT facilite l’accès à des aliments de qualité, produits localement de manière durable, et rémunérés au juste prix pour les producteurs, prenant, pour certains, un risque considérable dans l’évolution de leurs pratiques agricoles.
La mise en place et le suivi du PAT permettent à l’agriculture locale de sortir de l’impasse économique et écologique actuelle. Ainsi, plus globalement, il contribue à l’autonomie alimentaire et à la résilience de notre territoire dans un contexte de changement climatique.
Enfin, les partenaires du PAT accompagnent leurs concitoyens dans les changements d’habitudes alimentaires : « Prenons notre santé en main, mangeons bien ! »
Ce texte sur la santé et l’alimentation» a été co-rédigé par 14 membres du groupe de travail « Pratiques agricoles vertueuses » du PAT rassemblant riverains, agriculteurs, membres d’associations, techniciens et élus.PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
10
Notre
organisation
Actuellement, le PAT La Rochelle-Aunis-Ré s’appuie sur 4 instances pour fonctionner :
• Un comité de pilotage, composé
des 7 structures partenaires (les 3
Communautés de Communes Aunis
Sud, Aunis Atlantique, de l’île de Ré
et la Communauté d’Agglomération
de La Rochelle), la Chambre
interdépartementale d’Agriculture
17-79, Bio Nouvelle Aquitaine et Le
Port de pêche. Chaque structure est
représentée par un binôme d’élus et
dispose d’une voix délibérative. Les
décisions se prennent à la majorité
absolue.
• Un parlement, organe de
transversalité du PAT. Il regroupe
tous les membres des groupes de
travail et tous les acteurs associés
au PAT. Il se réunit en Assises deux
fois par an, et est ouvert à tous. Il a
pour objectif de partager les travaux
réalisés, permettre à tous les acteurs
d’avoir une vision transversale du PAT
et d’échanger sur les orientations en
vue de formuler des propositions.
• Des groupes de travail ouverts,
formés sur la base du volontariat,
qui écrivent les fiches actions,
dans le respect et la poursuite des
ambitions du PAT. Les groupes
de travail rassemblent un panel
représentatif des acteurs du système
agricole et alimentaire : producteurs,
transformateurs, coopératives,
logisticiens, associations, collectivités,
communes et syndicats mixtes, etc.
Les 20 référents des groupes de
travail se retrouvent deux fois par an
en séminaire de coordination.
• Un comité technique composé des
techniciens chargés de missions PAT
au sein des structures du COPIL. Cela
représente 16 personnes pour 5,5
Équivalent Temps Plein. Le COTECH
se réunit tous les 15 jours sur la base
d’un ordre du jour collaboratif établi
par tous ses membres.
Ce fonctionnement, en place depuis fin 2022, fait actuellement l’objet d’une réflexion. Il est attendu de ce travail :
> une évolution des instances (fonctionnement et composition du parlement notamment) courant 2025-2026.
Les groupes de travail dans leurs thématiques et leur composition sont aussi amenés à évoluer pour plus de transversalité.PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
11PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
12
Une histoire
agricole
marquée par
des transitions
majeures Situé entre l’océan Atlantique, le Marais Poitevin aujourd’hui aménagé
et les terres plus élevées de la Saintonge, le territoire regroupant
l’agglomération de La Rochelle, les communautés de communes d’Aunis Atlantique, d’Aunis Sud et de l’île de Ré présente des caractéristiques agricoles particulières, liées à la nature de ses sols, son histoire et son développement économique. Ce territoire représente un bassin de vie cohérent en offrant à la fois des espaces urbains plutôt consommateurs, et des espaces ruraux aux potentiels de production importants.
L’histoire agricole locale explique en
grande partie sa situation actuelle.
A partir de 1876 et de la désastreuse crise
du phylloxéra, la majorité des vignes qui
constituaient alors la culture principale,
a été ravagée. Les agriculteurs ont su faire
preuve d’une capacité d’adaptation et de
reconversion exemplaire.
Sur le continent, ils se sont tournés
vers l’élevage laitier jusqu’à donner
naissance à une puissante filière à la
fin du 19 ème siècle, avant de s’orienter
plus récemment vers la céréaliculture
suite à la crise du lait des années 80.
Cette transition a toutefois été subie,
douloureuse et s’est déroulée sur une
génération complète. Les cultures
vivrières maraîchères, formant une
ceinture autour de La Rochelle ont
disparu au profit de la spécialisation
céréalière plus rémunératrice et dont les
débouchés s’ouvraient à l’export grâce au
développement du port de commerce.
Du côté insulaire, la mytiliculture et
l’ostréiculture ont pris leur essor et la
dynamique viticole s’est maintenue en
parallèle de la production de sel.
Dans les années 60, la mécanisation
de l’agriculture a orienté la production
vers des cultures moins dépendantes
en main d’œuvre, allant de paire avec
un agrandissement des exploitations
agricoles, phénomène accentué
à la fin du siècle par les politiques
agricoles européennes pour renforcer la
compétitivité de ce secteur sur le plan
international.PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
13
Relever les défis du siècle sur notre territoire :
Le Projet Alimentaire de Territoire La Rochelle-Aunis-Ré vise à rendre le système alimentaire local plus résilient et plus autonome.
Le diagnostic de l’offre agricole
réalisé en 2021 par la chambre
d’agriculture montre que plus de
80% des terres cultivées le sont en
céréales et protéagineux, en grande
partie pour l’exportation, et moins
d’1 % en fruits et légumes.
La consommation alimentaire
de l’aire urbaine de
La Rochelle illustre très bien
le fonctionnement du système
alimentaire actuel : le territoire ne
consomme que 1,86% de ce qu’il
produit en denrées alimentaires*.
La consommation repose donc à
98% sur des importations.
Alors que le territoire du PAT
dispose de la surface agricole
pour nourrir ses 250 000 habitants
(son potentiel nourricier** est de
137%).
En complément, l’activité agricole
doit faire face à de nouveaux
défis : l’impact du changement
climatique sur les modes de
production, la gestion de la
ressource en eau (forte tension
sur la quantité de la ressource
et problématiques de qualité
liées à l’utilisation de produits
phytosanitaires et d’engrais
chimiques), la biodiversité, la
résilience et la consistance des
sols, la santé environnementale,
la viabilité économique des
exploitations dans un contexte de
forte concurrence sur le marché
international, la décarbonation des
pratiques...
*Mesurée selon la méthodologie du cabinet Utopies (2017).
**Capacité de la production agricole à nourrir la population de son territoire.PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
14
Le diagnostic
du territoire L’élaboration d’un PAT débute par un diagnostic partagé de l’agriculture et de
l’alimentation du territoire, duquel découlent les actions à mettre en œuvre pour faire évoluer le système alimentaire.
Pour le PAT La Rochelle-Aunis-Ré, ce diagnostic partagé se compose de 3 documents cadres : un diagnostic de l’offre agricole du territoire, un diagnostic du potentiel nourricier avec des scénarios de transition et un diagnostic du foncier agricole.
1. Le diagnostic de l’offre agricole 2021
Le diagnostic de l’offre agricole dresse un portrait des productions du territoire du PAT La Rochelle-Aunis-Ré et les met en relation avec les besoins de la population actuelle en denrées alimentaires. Il permet d’interroger les familles de produits sur ou sous représentées dans les productions actuelles.
Ainsi, nous couvrons :
• 10% de nos besoins en pommes de terre,
• 40% de nos besoins en fruits, légumes et lait de vache,
• 90% de nos besoins en viande bovine.
et nous produisons :
• 43 fois plus de légumes secs que ce que nous consommons aujourd’hui,
• 3 fois plus de lait de chèvre
• 2 fois plus de viande ovine
•1,3 fois plus de céréales.
Il est important de noter qu’au sein des principales filières existent de fortes disparités entre produits. Par exemple, nous produisons plus que nous ne consommons du beurre, du lait UHT ou encore des bovins mâles et quartiers avant, alors que nous manquons de fromages, de bovins femelles et arrières de carcasses, ce qui vient aussi interroger la transformation des produits agricoles et le départ des productions en dehors du territoire.PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
15
Des modèles agricoles identitaires
Sur l’agglomération
rochelaise et l’Aunis
110 ha en moyenne par
exploitation pour 63 ha en
France.
Les surfaces fourragères
représentent 15% des terres et
sont pour un quart constituées
de prairies naturelles, signe
que l’élevage s’est maintenu
préférentiellement dans les
zones trop difficiles à cultiver
et protégées.
Plus de 80 % des terres sont
cultivées en grandes cultures
(céréales, oléo-protéagineux,
légumes secs).
Moins d’1% de surfaces en
légumes et fruits.
Sur l’Ile de Ré
Entre 8 et 10 ha en
moyenne par exploitation.
Plus de la moitié de vignes,
un quart de céréales
et oléo-protéagineux
cultivés en rotation avec les
pommes de terre.
10% de surfaces fourragères
essentiellement en prairies
naturelles.
12% de fruits et légumes,
dont ¾ de pommes
de terre.
40 % Orge
11 % Orge
1 % Prairies temporaires
4 % Fourrages
11 % Prairies permanentes
7 % Oléo- Protéagineux
3% Oléo- Protéagineux
1 % Tournesol
9% Maïs grain
et ensilage
9 % Colza
18 % Blé tendre et autres céréales
9 % Blé tendre et autres céréales
12 % Légumes, fruits et fleurs
6 %Prairies permanantes
59 % Vignes
Répartition de la surface
agricole par production
(RPG* 2019) dans l’Agglo
rochelaise et en Aunis
Répartition de la
surface agricole par
production (RPG
2019) sur l’île de Ré
*Registre Parcellaire GraphiquePAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
16
Communauté d’A
LA ROC
Communauté de Communes
ILE DE RÉ
6,2% Moules
17% Lait de vache
10,9% Légumes secs
1,2% Sel
3,5% Huîtres
1,2% Poissons (criée) 1,5%
Pommes de terre
Ex : La production de légumes secs représente 10,9% du
tonnage de la production totale du territoire.
Répartition sur la base du
tonnage de production globale
(2021)PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
17
gglomération de
HELLE
Communauté de Communes
AUNIS SUD
Communauté de Communes
AUNIS ATLANTIQUE
3% Viande bovine
0,7% Viande ovine
46% Céréales et oléo
protéagineux
4,7% Fruits et
légumes frais
4,1% Lait de chèvrePAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
18
2. L’étude des potentiels nourriciers et scénarii de
transitions 2022
L’étude des potentiels nourriciers et scénarii prospectifs* montre la faisabilité des transitions souhaitées et compatibles avec la SAU du territoire, les aspirations sociétales et une trajectoire neutre en carbone.
Ainsi trois scenarii élaborés par la SCOOP Le Basic ont été testés :
• Une relocalisation** à 100 % de l’alimentation ;
• Une relocalisation avec 50% de la production en agriculture biologique ;
• Une relocalisation de la production avec un passage à 50% d’agriculture biologique et la modification du régime alimentaire (réduction de 50% des produits animaux).
Les conclusions montrent que le territoire du PAT a une taille adaptée à une relocalisation de l’alimentation. La faisabilité d’intégrer des évolutions des pratiques agricoles en lien avec la transition écologique est réelle, mais pas sans modifier le régime alimentaire de ses habitants.
Comparaison de 3 scénarii alimentaires***
RELOCALISATION
70 000 ha nécessaires
environ dont plus de 80% pour
l’élevage
3 000 emplois agricoles
directs pour valoriser ces
surfaces
Effets bénéfiques potentiels
sur
• Dérèglement climatique
• Érosion de la biodiversité
• Cohésion sociale
• Insécurité alimentaire
RELOCALISATION
AVEC 50% DE LA
PRODUCTION EN
BIO
100 000 ha nécessaires
environ dont plus de 80% pour
l’élevage
4 400 emplois agricoles
directs pour valoriser ces
surfaces
Effets bénéfiques potentiels
sur
• Dérèglement climatique
• Érosion de la biodiversité
• Dégradation des sols
• Cohésion sociale
• Insécurité alimentaire
• Impacts sur la santé humaine
• Maltraitance animale
RELOCALISATION
AVEC 50% DE LA
PRODUCTION EN
BIO ET RÉDUCTION
DE 50% DE LA
CONSOMMATION
DE PRODUITS
ANIMAUX
60 000 ha nécessaires
environ dont plus de 50% pour
l’élevage
4 300 emplois agricoles
directs pour valoriser ces
surfaces
Effets bénéfiques potentiels
sur
• Dérèglement climatique
• Érosion de la biodiversité
• Dégradation des sols
• Cohésion sociale
• Insécurité alimentaire
• Impacts sur la santé humaine
• Maltraitance animale
*Étude réalisé par Le Basic - 2022. **Tout ce qui est consommé sur le territoire est produit sur le territoire. ***Source : Le Basic.PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
19
3. Le diagnostic agricole et foncier de
l’agglomération de La Rochelle 2024
Le diagnostic agricole et foncier de
l’agglomération de La Rochelle vient
compléter les précédents diagnostics sur
le volet du foncier agricole.
Il permet de connaître les espaces
agricoles à enjeux et devant faire l’objet
d’une veille accrue.
C’est un outil précieux pour orienter
les actions de veille et de protection
foncière notamment dans la perspective
de faire évoluer les documents
d’urbanisme ou encore d’intervenir
pour l’installation de producteurs ou la
diversification des cultures. Il permet
d’analyser des opportunités foncières
au regard du potentiel physique de
production, de la disponibilité en eau,
du contexte socio démographique, de la
préservation des ressources naturelles
et de l’environnement en matière
d’urbanisme.
Il sera conforté fin 2025 par des
diagnostics identiques pour l’Ile de Ré,
Aunis Sud et Aunis Atlantique.
Approfondissements 2024
Évaluation de notre restauration scolaire
L’étude a pris en compte la restauration collective de 18 communes. Elle a analysé très finement les consommations alimentaires de ces restaurants sur l’année scolaire 2022-2023 : nombre de repas, budget alimentaire annuel, coût matière moyen d’un repas, chiffres clés d’achats EGALIM, décomposition des achats par famille de produits. Elle a tenté à partir de ces données une extrapolation à l’ensemble des 102 restaurants scolaires présents sur le territoire du PAT.
23 % d’achats bio
en moyenne sur les 18
communes étudiées (c’est
supérieur aux 20% exigés
par la loi Egalim)
7 % d’achats bio
et locaux
en moyenne sur les 18
communes étudiées
30 % d’achats durables
en moyenne sur les 18
communes étudiées (c’est
inférieur aux 50% exigés
par la loi Egalim)
8 % d’achats durables
et locaux
en moyenne sur les 18
communes étudiéesPAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
20
Panorama des fermes maraîchères : défis et solutions
Cette étude a porté sur les profils des fermes maraîchères présentes sur le territoire du PAT, leurs problématiques et les pistes de solutions possibles.
Les principales problématiques des fermes recensées concernent : la gestion de la ferme, les débouchés, le matériel, la matière organique, l’accès au foncier, à l’eau et l’installation.
Parmi les principales pistes de travail issues de cette étude figurent : le projet Matahagri autour de l’amendement organique et la récupération des excrétats humains, la mutualisation de matériel via un GIE*, la mise en place d’un groupe foncier local en soutien à l’installation ou encore les projets de communication et de valorisation des produits et producteurs du territoire.
267 Ha sont cultivés en maraîchage. Il en faudrait 6 fois
plus pour couvrir les besoins du
territoire (source : Parcel 2023)
80% des fermes maraîchères du territoire cultivent moins
de 3.5 Ha
Où en est-on de la
transformation des
fruits et légumes ?
Cette étude a recensé les structures et
typologies d’outils de transformation de
fruits et légumes sur le territoire. Elle les
a cartographiés, a confirmé quand c’est
le cas la compatibilité avec le mode
de production biologique, ainsi que la
capacité de traitement et les solutions
logistiques. Les outils de transformation
sont souvent éloignés des exploitations
agricoles, ce qui complique la logistique.
Leur fonctionnement n’est pas toujours
adapté aux besoins irréguliers des
producteurs.
Il faut aussi développer de nouvelles
recettes, notamment à base de produits
végétaux, pour répondre à l’évolution
des attentes des consommateurs.
Enfin, le coût reste un enjeu majeur :
les charges des outils de transformation
augmentent (énergie, main-d’œuvre,
emballages en verre), tandis que les
marges des producteurs restent faibles.
En 2023
*GIE : Groupement d’Intérêt EconomiquePAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
21
Céréales et légumineuses : l’enjeu des débouchés
locaux
Cette étude a permis de mieux caractériser la filière locale des céréales et des légumineuses. Producteurs, collecteurs et transformateurs ont été interrogés. Pour les céréales, la filière apparait bien structurée. Producteurs, coopératives et moulins travaillent ensemble en filière. Certains seraient prêts à se diversifier en légumineuses notamment, sous réserve de débouchés potentiels identifiés.
Côté légumineuses, le principal enjeu concerne les débouchés, avec un souhait de voir la consommation progresser, tant au niveau des consommateurs individuels qu’auprès des transformateurs locaux. L’enjeu est d’autant plus important qu’il permet de décarbonner son assiette en la végétalisant à moindre coût : bon pour ma santé, bon pour l’environnement, bon pour le porte-monnaie.
Transformation de la
viande : des capacités
assurées, mais des
acheteurs à mobiliser
Cette étude a permis d’identifier
les opérateurs (abattoirs, ateliers de
découpe, ateliers de transformation),
et d’en dresser la typologie. Il en
ressort que l’ensemble des productions
animales sont couvertes. A ce jour,
il n’y a pas de manque d’outils sur
le territoire mais plutôt un manque
d’acheteurs en local. A noter : ces outils
sont énergivores et donc fragilisés par le
contexte énergétique.
Transformation viande,
zoom sur la volaille
Cette enquête auprès des producteurs
de volaille montre l’intérêt pour les
éleveurs d’un atelier spécifique à la
filière comprenant les trois services
d’abattage, de découpe et de
transformation. Son positionnement
idéal serait prioritairement dans le
nord du département de la Charente-
Maritime. En parallèle, les solutions
de transport des animaux vivants et
frigorifiques paraissent manquer.
70 km c’est la distance moyenne parcourue par les éleveurs pour se
rendre à l’abattoir.
Pour accroître la résilience de l’activité agricole et pour gagner en souveraineté alimentaire, il est donc primordial de réussir le pari des transitions souhaitées, assumées et collectives.
Le PAT La Rochelle-Aunis-Ré s’est ainsi structuré pour renforcer l’agriculture et l’autonomie alimentaire du territoire, faciliter l’accès de tous à des produits durables et locaux, et accompagner au changement d’habitudes alimentaires.PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
22
Notre PAT a
4 ans, il est
opérationnel et
reconnu Le PAT La Rochelle-Aunis-Ré a obtenu la
labellisation PAT niveau 2 (le plus haut
niveau) par le ministère de l’agriculture en
septembre 2024. C’est l’aboutissement d’une
démarche initiée en 2020.
2018>2019 Tentatives
de labellisation
2018 : Première candidature
pour un PAT à l’échelle de
l’agglomération de La Rochelle,
en partenariat avec la Chambre
d’Agriculture, non retenue par la
Région.
2019 : Deuxième tentative de
candidature pour un PAT à l’échelle
du SCoT*, portée par un collectif
d’associations, également rejetée.
La DRAAF Nouvelle-Aquitaine invite
à retenir le périmètre du SCoT avec
un portage par les collectivités.
2016
Premières réflexions
2016 : Émergence des premières réflexions
sur l’alimentation de proximité sur le
territoire. Création de la délégation
Agriculture Périurbaine et Circuits
Courts Alimentaires à l’agglomération de
La Rochelle.
2016
PAT
, des idées aux action
, la santé à 360°
22
*Schéma de Cohérence Territoriale.
2017 2018 2019 2020PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
23
2020>2022 Phase
d’émergence
2020 : Dépôt d’un dossier de
candidature pour un PAT à l’échelle
des 4 EPCI (CDA La Rochelle, CDC
Aunis Atlantique, Aunis Sud, Ile
de Ré), reconnu et accompagné
financièrement entre 2020 et 2022.
Février 2021 : Premières assises
du PAT, 100% à distance en raison
du contexte COVID, réunissant 130
participants.
2021 : Élaboration de deux
diagnostics fondateurs : l’offre
agricole et les scénarios prospectifs
pour identifier la faisabilité des
transitions souhaitées.
2021 : Développement d’outils
d’animation et de sensibilisation
aux enjeux de la transition
agroalimentaire, déployés lors de
grands événements du territoire.
2022>2024
Consolidation
et mise en œuvre
Mi 2022 : Création d’un poste de
coordination du PAT grâce aux fonds
de la Région Nouvelle-Aquitaine.
2022 : Élaboration d’un plan d’actions
structuré autour de trois axes
stratégiques : adapter le système
alimentaire, renforcer l’accès à la
consommation des produits durables,
et accompagner les changements
d’habitudes alimentaires.
2023 : Adoption d’objectifs
quantitatifs pour l’horizon 2030,
incluant des cibles en matière
de produits locaux durables, de
surface agricole utile en maraîchage
biologique, et d’autonomie
alimentaire.
2023>2024 : Mise en œuvre
opérationnelle du plan d’actions,
comprenant des études filières, un
plan de sensibilisation, des formations
pour les restaurants scolaires,
installation de premiers maraichers…
2024 : Labellisation PAT de niveau
2 par le ministère de l’agriculture.
2020 2021 2022 2023 2024
PAT
, des idées aux action
, la santé à 360°
23PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
24
La stratégie Nos objectifs stratégiques et opérationnels
Trois grands objectifs stratégiques structurent la réponse du PAT La Rochelle-Aunis-Ré aux enjeux de transition agricole et alimentaire :
• Adapter le système alimentaire pour plus de résilience et d’autonomie
• Renforcer l’accès à la consommation des produits durables du territoire
• Accompagner les changements d‘habitudes alimentaires
Chaque objectif stratégique se décline en objectifs opérationnels, poursuivis par les groupes de travail thématiques.
1. Adapter le système alimentaire pour plus de résilience et d’autonomie
Il s’agit ici de prendre acte de notre
diagnostic (faible autonomie alimentaire,
système agricole conventionnel, impacts
sur l’environnement et la santé) afin de
cibler les actions qui vont permettre de
relocaliser les productions. Au regard du
diagnostic de l’offre, le développement
de la filière maraîchère (production
déficitaire du territoire qui présente
l’intérêt de se prêter à la valorisation
en circuit-court), illustre bien un volet
essentiel d’une alimentation saine :
manger des légumes locaux, de saison,
produits de façon durable en agriculture
biologique notamment. Développer des
filières locales pour les céréales et les
légumineuses apparaît aussi comme
une priorité: partir des productions
majoritaires du territoire et leur trouver
des débouchés locaux en agissant sur
les itinéraires techniques des grandes
cultures (production à bas niveau
d’intrants dans le cadre du groupement
de commandes innovant par exemple).
Enfin maintenir l’élevage à l’herbe
car il demeure le meilleur moyen de
protéger les prairies, leur biodiversité
et l’eau. Là aussi la question des filières
courtes est posée : la production en
viande bovine correspond aux besoins
des 250 000 habitants du PAT au regard
des consommations actuelles, mais
elle est consommée en majeure partie
en dehors du territoire. Elle n’a pas non
plus de débouchés significatifs auprès
de la restauration scolaire. Ce premier
axe stratégique se traduit également par
un travail sur la logistique des circuits
courts, et l’évolution des pratiques
agricoles. Il aborde aussi les questions de
base comme l’accès au foncier et à l’eau.PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
25
2. Renforcer l’accès à la
consommation des produits
durables du territoire
Pour que les produits locaux et
durables du PAT soient consommés,
il est nécessaire de mettre en place
des actions de promotion et de
connaissance, y compris auprès des
acheteurs de la restauration collective,
levier essentiel pour les collectivités
locales. Ainsi, différentes actions sont
organisées pour faciliter la connaissance
et l’utilisation des produits locaux, y
compris les produits de la mer. Des
actions spécifiques sont également
conduites à destination des publics en
situation de précarité.
3. Accompagner les changements
d‘habitudes alimentaires
C’est la troisième brique stratégique,
essentielle, pour l’atteinte des objectifs
de transition agricole et alimentaire.
Toute grande transition systémique
ne saurait se faire sans l’adhésion et
l’implication des habitants. Cet axe
stratégique a généré les messages clés
du PAT, manger local, manger de saison,
manger plus végétal, s’intéresser aux
pratiques des agriculteurs, à l’élevage
à l’herbe, à l’agriculture biologique. Il a
conduit à la construction d’un ambitieux
plan de sensibilisation qui vise des
publics différents (scolaires, familles,
étudiants, personnes en situation de
précarité…) et mobilise des acteurs
professionnels de la sensibilisation.
La poursuite de ce travail se traduira
par un plan de communication et sa
diffusion soutenue pour susciter chez
les habitants l’émergence de nouveaux
réflexes de consommation.PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
26
Le plan d’actions 10 thématiques, plus de 100 opérations en
cours et réalisées
Les groupes de travail thématiques, ouverts et formés sur la base du volontariat reprennent les objectifs opérationnels du PAT La Rochelle-Aunis-Ré. En voici quelques réalisations concrètes.
Faciliter l’accès au
foncier et à l’eau
> > Mise en place d’un observatoire
du foncier entre les 4 collectivités
> > Mise en place d’un groupe foncier
local pour faciliter l’installation des
porteurs de projets agricoles
> > Diagnostics agricoles et fonciers
des 4 collectivités 2024-2025
> > Études de mises aux normes des
stations de réutilisation des eaux de
l’île de Ré
> > Recrutement d’une chargée
de mission « Réutilisation des
eaux usées » à l’agglomération de
La Rochelle
Construire un cadre
de travail favorable
à la production
maraîchère
> > Installation de l’ESAT maraîcher et
du chaudron fleuri à Lagord
> > Convention triennale avec le
Collectif Fermes Urbaines
> > Projet de Groupement d’Intérêt
Economique entre maraichers
> > Interventions dans des lycées
agricoles
> > Étude filière maraîchage 2024
Diversifier l’offre de
céréales et
légumineuses
> > Étude filière céréales et
légumineuses 2024
> > Étude des pratiques alimentaires
autour des légumineuses 2024
Soutenir et
développer l’élevage
à l’herbe
> > Étude filière élevage 2024
Optimiser le
système logistique
existant pour les
circuits-courts
> > Inventaire des outils logistiques
existants en 2024
> > Création de l’association de
producteurs et fournisseurs : 17
et des brouettes
Soutenir les pratiques
vertueuses pour
l’environnement
et la santé
> > 25 diagnostics de conversion
à l’agriculture bio réalisés depuis
2020
> > Mise en place d’un plan d’actions
de réduction de l’utilisation des
pesticides
> > Mise en place d’un capteur ATMO
mesurant la qualité de l’air sur l’île
de Ré
> > Expérimentation d’une
ordonnance verte en lien avec le
Contrat Local de Santé
> > Voyages d’études inspirants à
Chizé et Rennes notamment
Promouvoir les
produits et les
producteurs du PAT
> > 36 bâches valorisant les
producteurs locaux réalisées en
2024
Soutenir
l’approvisionnement
de la restauration
collective en
denrées locales, de
qualité et durables
> > Étude sur 18 communes en 2024
> > Création d’un poste de chargé de
mission restauration collective
> > Défi poisson 2024
> > Rencontre producteurs acheteurs
12 février 2025
> > Formations des équipes de
restauration à la végétalisation, aux
achats durables, à la lutte contre le
gaspillage alimentaire avec le CNFPT
> > Accompagnement personnalisé
des restaurants scolaires volontaires
Accompagner
les organismes
de la sécurité
alimentaire
> > Annuaire des acteurs de l’aide
alimentaire
> > Ateliers d’accompagnement
autour de l’alimentation pour les
publics en situation de précarité
> > 1er groupement d’achat entre
l’Entraide prostestante et Horizon
habitat jeunes
Sensibiliser à l’alimen-
tation durable
> > Défi poisson 2024 - 6500 enfants
sensibilisés à la pêche durable
> > Defi foyers à alimentation positive
> > Soutien au festival AlimenTerre
> > Soutien aux chantiers participatifs
Ramène ta fraise
> > Mise en place d’un réseau de 11
fermes accueillantes pour les scolaires
> > Ateliers alimentation pour les
étudiants
1
2
4
8
6
10
3
7
5
9PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
27
> Quelques réalisations concrètes
Installation en
maraîchage biologique
sur un terrain public
2 hectares
Commodat signé en 2024
Quota d’eau : 6000 m3 autorisés
Suite à un Appel à Manifestation
d’Intérêt, l’ESAT maraîcher du groupe
hospitalier La Rochelle-Ré-Aunis,
structure d’insertion de personnes
en situation de handicap, s’est
associé au restaurant l’Astrolabe, pour
développer un projet de maraîchage
en permaculture sur le terrain de
Fief Nouveau à Lagord propriété de
l’agglomération. L’ESAT cultive déjà
plus de 40 légumes et offre des paniers
diversifiés aux particuliers dans son local
de vente. Ce nouveau foncier lui permet
de sécuriser l’avenir de l’exploitation.
Création de bâches
producteurs
personnalisées
36 bâches diffusées en 2024
Mise à disposition sans contrepartie
financière par le PAT, cette bâche
permet de mettre en avant les
producteurs locaux en les distinguant
des revendeurs sur les lieux de vente.
La reconnaissance de la production
locale est attestée par la marque « + de
17 dans nos assiettes » développée
par le département de la Charente-
Maritime. Les bâches mises au point
par le service communication de la
CdA sont imprimées par la Chambre
d’agriculture. Un bel exemple des
synergies rendues possibles par le PAT
au bénéfice des agriculteurs et des
consommateurs !PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
28
Les formations
des personnels de
restauration scolaire
7 sessions de formation ont eu lieu en
2024 sur notre territoire sur les thèmes :
achats durables, végétalisation, lutte
contre le gaspillage et l’outil macantive.
gouv
80 agents de restauration scolaire
formés en 2024
Les rencontres entre
producteurs et
acheteurs locaux
Sous l’impulsion des groupes de travail
restauration collective et sécurité
alimentaire, la rencontre du 12 février
2025 a réuni plus de 60 personnes,
producteurs, acheteurs publics et
partenaires du PAT. Des rendez-
vous importants pour se rencontrer,
apprendre à connaître les contraintes
de tous et développer les relations
commerciales.
Le défi des chefs
À l’occasion des fêtes maritimes,
le groupe restauration collective a
proposé aux restaurants scolaires un
Défi des chefs qui visait à promouvoir
la filière pêche locale auprès de la
restauration scolaire et à accroître leurs
collaborations.
34 établissements participants
6500 élèves (de la maternelle au
collège) sensibilisés à la filière pêche
locale
Le dispositif :
• Mise à disposition par la SCIC Filière
Pêche de mercuriales poissons,
distribution de kits de sensibilisation et
livraison des commandes ou recours à
Agrilocal 17
• Un menu poisson et une
sensibilisation proposés aux élèves par
les établissements
• Un tirage au sort par collectivité d’une
photo d’un des plats avec la désignation
de trois gagnants qui se sont vus
remettre un panier garni de produits de
l’ENILIA ENSMIC et de « + de 17 dans
nos assiettes ». Gagnants 2024 : collège
Les Salières à Saint-Martin-de-Ré,
restaurant scolaire d’Aigrefeuille d’Aunis,
école Pierre Loti de La Rochelle.PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
29
La sensibilisation des
publics
Le programme mis en place par le
groupe de travail sensibilisation vise
à accompagner les changements
d’habitudes alimentaires vers
une assiette à faibles impacts
environnementaux, économiques et
sociaux. Il est financé à 100% par le
volet territorial des fonds européens
géré par la Région Nouvelle Aquitaine à
hauteur de 200 000 euros sur deux ans.
Les actions phares
> Chantiers Ramène ta fraise :
23 chantiers organisés en 2024-2025
> Défi Foyers à alimentation positive :
35 familles relèvent le défi de manger bio
et local tout en maîtrisant leur budget
> La création d’un réseau de fermes
accueillantes : 11 fermes volontaires
formées pour accueillir les écoles et
centres de loisirs du territoire.
> Le soutien au festival AlimenTERRE :
14 projections soutenues en 2024
Les projets en cours
• Création d’un observatoire du foncier
agricole
• Création d’un groupe foncier local
• Création d’un Espace Test Agricole à
Sainte-Soulle
• Recrutement d’un poste en charge
de l’accompagnement des communes
pour l’atteinte et le dépassement des
objectifs EGALIM
• Formalisation de groupements
d’achats tournés vers les personnes en
situation de précarité alimentaire
• Groupement de commandes
innovant, réplique du modèle rennais
Terres de sources pour une meilleure
protection des ressources naturelles
• Actions de sensibilisation en grandes
surfaces
• Création d’un GIE maraîcher
(Groupement d’Intérêt Economique)
• Projet de plateforme alimentaire de
territoire - légumerie
• Evolution de la gouvernance du
projet
de
La Rochelle | Aunis | Ré
Projet
Alimentaire
Territoire
Création : Direction de la Communication de l’Agglo de La Rochelle / Fabien Brohan / Septembre 2024
Cofinancé par l’Union européenne
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Projet
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, des idées aux actions
, la santé à 360°
30
Le financement
du PAT Le financement du PAT La Rochelle-Aunis-Ré repose sur les budgets propres des EPCI, sur le soutien de la Région Nouvelle Aquitaine et du volet territorial
des fonds européens, ainsi que sur des appels à projets nationaux (Programme National pour l’Alimentation, France 2030) ou encore des investissements portés par d’autres programmes (Contrat Local de Santé, Re-Sources...).
Budget
propre des
4 EPCI
~800 K€ / an
Foncier, Espaces
tests, Subventions...
Appel à projets
90 K€ pour 3 ans
Suite labellisation PAT
niveau 2
80 K€ pour 2 ans
Phase maturation Terres
de transitions
Région
~70 K€ pour 3 ans
Poste coordination,
Compléments Terres de
transitions
Europe
~300 K€
0.25 poste / EPCI
par an,
Plan
sensibilisation
pour 2 ans
Budget actions
communes
~150 K€ / an
Diagnostics conversion
AB, Défraiement, Actions
des GT, Compléments
Terres de transitions
Vote en conseil communautaire (x4)
DEPENSES
RECETTES
Montage des dossiers par la cellule coordination
+ référents des GT participantsPAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
31
Pour 2024, la
contribution nette
des 4 collectivités
au financement des
actions communes du PAT s’élève
à 150 000 euros, répartis au prorata
du nombre d’habitants, à savoir
68% pour l’agglomération de La
Rochelle, 13% pour la communauté
de communes Aunis Sud, 12 %
pour la communauté
de communes Aunis
Atlantique et 7% pour
la communauté de
communes de l’Ile de Ré.
Dans le cadre de l’appel
à projet France 2030
« Démonstrateurs des
transitions agricoles et
alimentaires », la Banque
des Territoires apporte
son concours à un certain nombre
d’actions à hauteur de 81 550 euros,
ainsi que la Région pour 35 000
euros.
La convention de partenariat et
de répartition financière entre les
collectivités est délibérée tous les
ans lors des votes des budgets par
les conseils communautaires des
quatre partenaires.
En complément, la Région apporte
son concours au financement
du poste de coordination
dans le cadre du contrat
régional de développement
et de transition 2023-2025 à
hauteur de 20 000 euros en
2023, 10 000 euros en 2024 et
5 000 euros en 2025.
Afin de financer le
programme de
sensibilisation sur
2024 et 2025, le PAT
a sollicité et obtenu
une enveloppe de
200 000 euros auprès
du volet territorial
des fonds européens
(FEDER), géré par la
Région. L’agglomération
de La Rochelle assure la
trésorerie pour le compte de ses
partenaires et percevra l’intégralité
des fonds européens à l’issue des
deux années. La communauté
de communes Aunis Atlantique
coordonne et anime le programme.
Pour mémoire, le PAT a bénéficié
en 2020-2022 de la déclinaison
régionale du Plan national pour
l’alimentation.
Si l’on somme toutes les sources de financement, ainsi que les ressources humaines internes, le budget 2024 du PAT dépasse le million d’euros.
« Si on somme toutes les sources
de financement,
ainsi que les
ressources
humaines, le
budget 2024 du
PAT dépasse le
million d’euros. »
PAT
, des idées aux action
, la santé à 360°
31PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
32
Le PAT dans la
transition agricole
et alimentaire Terres de transitions, Re-Sources, les Plans Climat-Air-Énergie
territoriaux (PCAET), La Rochelle Territoire Zéro Carbone (LRTZC), les Contrats locaux de santé (CLS) : ensemble et complémentaires pour la transition agricole et alimentaire.
La transition agricole et alimentaire est un enjeu majeur que les territoires se sont largement appropriés. Cette dynamique est allée de pair avec les projets locaux existants sur la thématique : Re-Sources, PAT, Terres de Transitions etc. Tous ces projets, avec leurs spécificités et leur angle d’approche unique, visent le même objectif : celui d’un territoire plus autonome et plus résilient, des pratiques plus vertueuses pour la santé de tous ainsi que la préservation de nos ressources essentielles. Aussi, nous travaillons étroitement ensemble pour renforcer l’impact et la complémentarité de nos actions et aspirons à construire, à terme, une gouvernance unique de la transition agricole et alimentaire au-delà des programmes.
La Rochelle Territoire
Zéro Carbone (LRTZC)
L’axe agricole et alimentaire du
programme LRTZC, tout comme le
PAT, a pour but la transition de notre
système agricole et alimentaire.
LRTZC intervient sur le périmètre de
la CdA de La Rochelle, le PAT sur un
territoire plus vaste incluant l’Aunis
(Aunis Sud et Aunis Atlantique) et
l’Ile de Ré. Chacun de ces projets a
sa propre gouvernance (COPIL et
instances participatives) et mène ses
actions. Au fil de leur mise en œuvre, les
synergies se développent, notamment
sur les thématiques de la sensibilisation
des publics à la végétalisation de
l’assiette ou le soutien aux pratiques
agricoles bas carbone.
Terres de
transitions
Fortes de ces synergies, les équipes
LRTZC et PAT ont répondu ensemble,
avec succès, à l’appel à manifestation
d’intérêt de la Banque des territoires
Démonstrateurs des transitions
agricoles et alimentaires en 2022.
Par la capacité financière qu’il promet,
Terres de transitions, vient conforter
les ambitions partagées de transition
agricole et alimentaire des deux projets
et invite à renforcer les liens, pour
démultiplier les impacts et l’efficacité.PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
33
Le programme Re-Sources
Historiquement, c’est le programme
Re-Sources qui le premier en 2009
va prendre en charge la question de
la qualité de l’eau, dégradée par les
nitrates et les pesticides au niveau des
captages, situés sur l’agglomération et
en Aunis.
En complémentarité avec les actions du
PAT, Re-Sources intervient sur :
• Le financement d’actions et de suivis
pour la protection de l’eau
• L’acquisition foncière sur les
périmètres de protection des captages
et l’instauration de baux ruraux
environnementaux sur les fonciers acquis
• Des aides directes sont disponibles
via le programme Re-Sources du fleuve
Charente (que la CDA co-finance avec
Eau 17).PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
34
Les stratégies de
réduction des déchets
Les programmes locaux de prévention
des déchets ménagers et assimilés
(PLPDMA) menés par l’Agglomération
de La Rochelle et le syndicat CYCLAD
assurent quant à eux le volet lutte
contre le gaspillage alimentaire avec
des interventions et accompagnements
dans les restaurants scolaires des
communes.
Les Contrats Locaux
de santé
Il existe deux contrats locaux de santé
sur le périmètre du PAT.
Dans le Contrat Local de Santé de
l’agglomération de La Rochelle, en
lien avec le PAT, des actions ont
pu être définies pour répondre aux
questions communes de santé
environnementale :
• L’intégration d’un volet Santé
Environnement incluant notamment la
problématique des pesticides au regard
de la santé.
• Le projet Ordonnance Verte
À compter de 2025, en phase
d’expérimentation, 25 femmes
enceintes bénéficient pendant 6 mois
de 15 euros par semaine pour acheter
des légumes et légumineuses chez des
producteurs bios locaux partenaires.PAT
, des idées aux actions
, la santé à 360°
35
Les Plans Climat-Air-Energie Territoriaux
Il existe trois PCAET sur le territoire du PAT : celui de l’agglomération de La Rochelle, celui d’Aunis Atlantique et celui d’Aunis Sud. Dans les trois plans, se trouvent intégrés les objectifs du PAT. Le PCAET de l’agglomération de La Rochelle met plus particulièrement en avant la protection renforcée des terres agricoles et intègre comme fiche action les actions du PAT en matière de développement des achats durables en alimentation (restauration scolaire et groupement de commandes) ou de réduction des pesticides pour améliorer la qualité de l’air.
Le PCAET d’Aunis Atlantique met en avant les circuits courts de proximité et l’animation du PAT comme levier de la transition, et celui d’Aunis Sud consacre tout un axe aux deux piliers du PAT : transition agroécologique et transition alimentaire (rapprochement des producteurs en circuit-court et des consommateurs).Rejoignez -nous
Communauté de communes d’Aunis Sud
Cécile Philippot > c.philippot@aunis-sud.fr
Laurence Fanton > l.fanton@aunis-sud.fr
Communauté de communes d’Aunis
Atlantique
Enora Betaux > enora.betaux@aunisatlantique.fr
Marion Gomes > marion.gomes@aunisatlantique.fr
Communauté de communes de l’Ile de Ré
Agnès Le Dortz > agnes.ledortz@cc-iledere.fr
Eléa Jakolski > elea.jaskolski@cc-iledere.fr
Agglomération de la Rochelle
Nathalie Clain-Beauchef
> nathalie.clain-beauchef@agglo-larochelle.fr
Myriam Dault-Lafon
> myriam.dault-lafon@agglo-larochelle.fr
Coordination
Caroline Gilg > caroline.gilg@agglo-larochelle.fr
Chambre interdépartementale
d’agriculture
Emilie Toque > emilie.toque@cmds.chambagri.fr
Bio Nouvelle Aquitaine
Lea Cubaynes > l.cubaynes17@bionouvelleaquitaine.com
Port de pêche
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Création : Direction de la Communcation de l’Agglo de La Rochelle / Fabien Brohan / juillet 2025 / ©PierreMeunié ©JulienChauvet
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