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PLU - Orientations d'aménagement et de programmation - OAP 1
Document publié le Mardi 18 mars 2025
Lien du pdf (PLU - Orientations d'aménagement et de programmation - OAP 1)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Culture et patrimoine, Ruralité,
1
Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUi)
Communauté de communes de l’Orée de Bercé – Bélinois
3
Ecommoy – Laigné en Belin – Marigné-Laillé – Moncé en Belin – St-Biez en Belin – St-Gervais en Belin – St-Ouen en Belin – Teloché
Orientation d’aménagement et de programmation thématique
PATRIMOINE
Approbation2
PREAMBULE Dans
le
cadre
d’un
PLUi,
les
Orientations
d’aménagement
et
de
programmation
(OAP)
thématiques
couvrent le plus souvent l’ensemble du territoire
de
l’EPCI
et
mettent
en
cohérence des dispositions relatives à une politique particulière. Contexte général de l’OAP thématique A
l’échelle
de
la
communauté
de
communes, le patrimoine bâti est peu protégé
par
des
outils
de
type
monument
historique
ou
SPR.
L’OAP
Petit patrimoine et bâti ancien permet de prendre en considération la grande qualité
du
patrimoine
bâti
sur
le
territoire
d’Orée
de
Bercé-Bélinois,
dans
sa
diversité
comme
dans
son
homogénéité, afin de le valoriser. L’axe 2 du PADD identifie le patrimoine en tant que support de l’identité du territoire. L’orientation n°7 « Préserver et valoriser la nature, les paysages et le patrimoine » fait de la préservation et la mise en valeur du patrimoine bâti et paysager
un
enjeu
fort
à
placer
au
cœur
des
choix
de
développement
opérés dans le cadre du PLUI. La prise en compte du patrimoine est en effet une des conditions
conduisant à la
fois à la qualité d’un cadre de vie pour les
habitants
et
à
l’attractivité
du
territoire pour les visiteurs. Il s’agit ainsi de préserver et valoriser les éléments
de
patrimoine
bâti
et
vernaculaire
non
protégés
dans
un
cadre
institutionnel
et
de
les
intégrer
aux
projets d’aménagement comme outil de
lutte
contre
la
banalisation
des
paysages
et
de
mise
en
valeur
des
espaces
bâtis
et
des
spécificités
patrimoniales
de
la
CCOBB.
L’ensemble du bâti ancien participe de cette qualification du territoire. Présentation synthétique des objectifs de l’OAP L’objectif
de
l’OAP
est
donc
de
donner le cadre permettant à la fois la préservation du patrimoine bâti et son évolution
dans
le
respect
de
ses
caractéristiques
architecturales
spécifiques. Caractéristiques qui, dans leur relation avec les paysages,
font l’identité de
la CCOBB. L’OAP s’intéresse ainsi dans un
premier
temps
aux
typologies
architecturales
patrimoniales
du
territoire pour en préserver les éléments identitaires.
Puis
l’OAP
s’attache
aux
différentes
composantes
du
bâti
ancien
en
général
:
la
toiture,
les
façades, les abords (clôtures, portails, cours, jardins) à travers à chaque fois différentes
thématiques
–matériaux,
formes, couleurs, éléments de décor, etc.
Dans
un
premier
volet
dans
l’objectif de les préserver et dans un deuxième
de donner
les clefs
pour
une
intégration
respectueuse
des
interventions de transformation du bâti ancien.
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS3
CONTEXTE GENERAL L’étude patrimoniale du territoire de l’Orée de Bercé-Bélinois a été réalisée à travers un important travail de terrain qui a mené le bureau d’étude à arpenter l’ensemble des communes de la communauté. La lecture patrimoniale du territoire a été réalisée à différentes échelles d’approche et a permis d’identifier : -
Les éléments de petit patrimoine et de patrimoine bâti à préserver dans le PLUI au titre de l’article L.151-19 du Code de l’Urbanisme, -
Les typologies architecturales patrimoniales en présence sur le territoire de la CCOBB, -
Les caractéristiques architecturales générales du bâti ancien dans
ses
différentes
composantes,
urbaines
ou
rurales,
seigneuriales, bourgeoises ou paysannes et qui font l’identité du territoire en termes d’architecture dans sa relation avec des usages anciens et des paysages.
Les typologies architecturales patrimoniales
ont été définies
par regroupement de l’ensemble des constructions anciennes vues et/ou recensées sur le territoire en fonction des types et natures de bâtiment, sur des critères liés à l’implantation du bâti par rapport à la rue et dans la parcelle, à l’organisation et au
gabarit
des
façades,
à
la
destination
d’origine
des
bâtiments, à la qualité des habitants « d’origine », aux détails architecturaux
en
présence
et
à
l’époque
estimée
de
la
construction. Les
typologies
permettent
ainsi
de
dresser
un
portrait
architectural du territoire en termes d’usages et d’occupation bâtie des sols dans le lien qu’ils entretiennent avec l’histoire, les pratiques et les paysages. La préservation et la valorisation patrimoniales d’un territoire passent donc par celles des typologies architecturales dont les caractéristiques
spécifiques
à chacune
d’elles
révèlent
une
partie de l’identité historique, sociale, agricole, urbaine, etc. De façon
concrète,
afin
de
lutter
contre
la
banalisation
des
paysages
bâtis,
il
s’agit
d’une
part
de
préserver
les
composantes propres à chaque typologie et d’autre part de chercher à adapter les interventions sur ce bâti ancien en fonction des caractéristiques de la typologie de la construction : l’ouverture d’une nouvelle fenêtre par exemple ne peut être réalisée de la même façon sur la façade régulière et organisée d’une
maison
bourgeoise
que
sur
celle
plus
irrégulière
et
diversifiée en termes de proportions et de formes d’ouvertures d’une ferme. De même l’identification des typologies architecturales nourrit les questions d’intégration des extensions du bâti ancien et des constructions nouvelles dans les paysages bâti hérités. Les typologies architecturales patrimoniales identifiées ont été toutes prises en compte dans le PLUI.
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS4
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS Les éléments
de
patrimoine
bâti
à
préserver
ont
été
sélectionnés
pour
leur
intérêt
patrimonial
sur
la
base
de
différents critères : -
Un critère d’intérêt historique local et d’ancienneté du bâti : les mairies-écoles, les églises, les châteaux, les manoirs… ; -
Un
critère
d’intérêt
architectural,
traduisant
la
qualité
d’architecture de la construction en termes à la fois de disposition du bâti, de finesse du traitement des matériaux, de qualité des décors et des modénatures, etc. ; -
Un critère de qualité de la préservation patrimoniale, lorsque la construction n’a pas ou peu été modifiée (dispositions d’origine, menuiseries, enduits, matériaux, portails, bâtiments annexes…)
et
a
conservé
la
majeure
partie
de
ses
caractéristiques architecturales traditionnelles ;
-
Un critère d’intérêt typologique de la construction, lorsque celle-ci,
même
modeste
(grange,
maison
rurale…),
est
particulièrement
représentative
d’une
des
typologies
architecturales identifiées sur le territoire ;
-
Un critère plus « sensible » d’intérêt pittoresque qui vient en complément d’un ou plusieurs des critères précédents et traduisant
notamment
la
qualité
de
relation
entre
la
construction
et
son
environnement
urbain
ou
paysager
proche (jardin, arbres, sente, etc.)
Le croisement de ces différents critères d’intérêt a ainsi permis de sélectionner les éléments de petit patrimoine et de bâti ancien
à
préserver,
qu’il
s’agisse
d’éléments
«
majeurs
»
comme les châteaux ou d’éléments modestes comme des maisons rurales.
Enfin,
les caractéristiques architecturales du bâti ancien
ont été
identifiées à travers la campagne de travail de terrain menée par
le
bureau
d’étude
et
les
publications
du
CAUE.
Le
recensement des matériaux de construction et de couverture, des types et des couleurs d’enduit, des détails d’architecture, des
particularités
des
menuiseries
et
des
ferronneries,
des
éléments
identitaires
d’architecture,
etc.
permet
de
faire
ressortir la qualité et la diversité du patrimoine bâti mais aussi les enjeux de sa préservation notamment face aux interventions récentes qui ont dénaturé ou conduisent à faire disparaître ces éléments. La sensibilisation à cette qualité et à ces risques de perte, à travers la prise en compte du patrimoine dans le PLUI, participe à la mise en valeur d’ensemble du cadre de vie et à l’attractivité du territoire. De
façon
générale,
l’étude
patrimoniale
a
ainsi
mis
en
évidence la qualité et la forte personnalité du patrimoine bâti du territoire de la CCOBB ainsi que l’intérêt d’en assurer la préservation à travers des règles de protection et d’intégration des
transformations
de
ce
bâti
dans
le
respect
de
ses
caractéristiques. L’OAP se décompose en quatre groupe de fiches relatives au Petit patrimoine et au bâti ancien : - Les typologies architecturales patrimoniales
-
La façade
-
La toiture
-
Le bâti dans sa parcelle5
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS
LES TYPOLOGIES
ARCHITECTURALES PATRIMONIALES :
ELEMENTS IDENTITAIRES A
PRESERVER PAR TYPOLOGIE6
SOMMAIRE Les
typologies
architecturales
patrimoniales
:
éléments
identitaires à préserver par typologie
1- Equipements publics et scolaires 2- Edifices religieux 3- Châteaux et manoirs 4- Maisons bourgeoises et hôtels particuliers 5- Villas 6- Maisons de bourg 7- Fermes et maisons rurales 8- Hangars et dépendances agricoles 9- Petit patrimoine rural 10- Patrimoine artisanal, industriel et ferroviaire
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS
p. 7 p. 8 p. 9 p. 10 p. 11 p. 12 p. 13 p. 14 p. 15 p. 16Les équipements publics et scolaires doivent être préservés dans leur volumétrie d’ensemble, et dans leurs détails d’architecture. Eléments identitaires à préserver : • les toitures à deux pans ou à pan coupé et croupes en ardoise
•
la régularité des ouvertures en façade et les menuiseries anciennes lorsqu’elles sont encore en bon état •
la modénature et les détails architecturaux spécifiques (tympan, inscriptions, horloge, niche) Les extensions éventuelles devront de préférence être réalisées sur les façades arrière et respecter le caractère du bâtiment, notamment en termes de couleur, de rythme des façades et de gabarit. On prêtera attention à l’organisation symétrique des ensembles bâtis, afin que les extensions s’intègrent dans la composition architecturale générale.
7
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS
1. EQUIPEMENTS PUBLICS ET SCOLAIRES
Les
mairies,
les
mairies-écoles,
les
écoles
et
les
anciennes
Postes
fonctionnent
sur
le
même
principe
architectural
:
une
composition
symétrique, présentant pour la
plupart un corps de bâtiment central en
ressaut avec un élément distinctif - un
tympan, une lurcarne abritant une
niche... Les façades sont régulières, à travées, et présentent des éléments de modénature soulignant l’importance du bâtiment : chaînages d’angle, encadrement
mouluré
des
baies,
corniche,
bandeau..
La
façade principale est alignée sur la rue pour les mairies et en retrait pour les écoles afin
de libérer l’espace de la cour, la parcelle étant alors close
d’une grille ou d’un mur
bahut avec grille. Les anciens presbytères
transformés en mairie respectent ces mêmes principes d’architecture.Les édifices religieux sont à conserver dans leur intégrité. Eléments identitaires à préserver : • les clochers et clochetons
•
les façades en maçonnerie de pierre enduite
•
la modénature et les détails d’architecture ou de sculpture
•
les toitures en ardoise
Ces éléments du patrimoine sont à conserver dans leur état, sauf à restituer un état antérieur attesté ou connu. L’éventuelle conversion de l’édifice pour une autre destination ne doit pas mettre en péril sa volumétrie d’ensemble et la qualité de son architecture
intérieure
comme extérieure.
8
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS
2.
EDIFICES
RELIGIEUX
:
églises,
chapelles,
presbytères
Chaque
commune
du
territoire
compte
son
église
qui
a
été
généralement
construite ou reconstruite au 19e siècle, à l’exception de
remarquables exemples
plus anciens. Les clochers implantés au centre
de la façade présentent une forme caractéristique avec une flèche en ardoise ou en pierre accompagnée aux angles de quatre pinacles. Les presbytères présentent une architecture régulière de qualité avec une façade à
travées, parfois symétrique et ornée d’une niche avec
sculpture.9
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS
Le
territoire
présente
de
nombreux
châteaux
et
manoirs,
situés
en
campagne ou
en centre bourg. Cette typologie est constituée de
constructions de trois époques différentes :
d’anciens logis d’origine médiévale, aux massifs volumes de pierre marqués par
la présence de tours et de détails témoignant de leur
ancienneté
comme
des
fenêtres
à
meneaux
ou
des
linteaux
à
accolade,
des maisons de plaisance des 17e et 18e siècles,
des maisons de notable du 19e siècle à l’architecture reprenant les caractéristiques des anciens châteaux médiévaux ou classiques. Les châteaux et les manoirs présentent chacun des particularités qu’il s’agit de préserver, de la volumétrie générale jusqu’aux éléments de détails, afin de conserver à l’ensemble sa qualité architecturale et sa valeur historique. On veillera spécifiquement à la qualité des projets proposés sur ces constructions et leurs abords, particulièrement sensibles d’un point de vue patrimonial. Eléments identitaires à préserver : • les murs de clôture, le portail, les éventuels pavillons et communs • l’ensemble du parc dans son unité, avec la ou les allées plantées d’arbres et les arbres de haute-tige qui pourront être remplacés par des arbres de même essence ou similaire en cas de problème sanitaire • les tours, les formes et la qualité des matériaux et des éléments de décor de toiture • la qualité des maçonneries de pierre et des enduits • la régularité ou la composition des ouvertures en façade et les menuiseries anciennes lorsqu’elles sont encore en bon état • la modénature et les détails architecturaux spécifiques à chaque époque de construction Il est fortement recommandé de ne pas ouvrir de chassis de toit et de ne pas créer d’extension. 3. CHÂTEAUX ET MANOIRS10
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS
Les
maisons
bourgeoises
et
les
hôtels
particuliers
se
localisent
essentiellement
dans la commune d’Ecommoy. Les constructions sont
implantées en retrait
de la rue et des limites parcellaires, le jardin étant
clos d’un mur en pierre, ou
en alignement sur rue. L’ensemble est
accessible par un portail. Les maisons se
distinguent par leur taille et par
une architecture soignée dans laquelle on peut retrouver des références aux châteaux comme les tours rondes ou carrées. Les
enduits, les
éléments de modénature ou de ferronnerie contribuent à la qualité de
l’ensemble.
Les
dépendances
présentent
également
une
architecture intéressante,
conçue dans la continuité de celle de la
maison principale. Les maisons bourgeoises présentent chacune des particularités qu’il s’agit de préserver, de la volumétrie générale jusqu’aux éléments de détails, afin de conserver à l’ensemble sa qualité architecturale et sa valeur historique. Au contraire de l’architecture rurale, les maisons bourgeoises peuvent présenter des lucarnes en toiture, trahissant l’utilisation des combles en logement, sans doute pour la domesticité. Eléments identitaires à préserver : • les murs de clôture, le portail, les éventuels pavillons et communs
•
le jardin planté et les arbres de haute-tige qui pourront être remplacés par des arbres de même essence ou similaire en cas de problème sanitaire •
les formes et la qualité des matériaux et des éléments de décor de toiture (ardoise, épis de faîtage, crête de toit...) •
la qualité des maçonneries de pierre et des enduits
•
la régularité ou la composition des ouvertures en façade et les menuiseries anciennes •
la modénature, les ferronneries et les détails architecturaux en façade, Il est recommandé de ne pas ouvrir de chassis de toit et de ne pas créer d’extension. L’ouverture en toiture de nouvelles lucarnes peut être autorisée si elles respectent les proportions et les formes des lucarnes anciennes et sont implantées en cohérence avec l’organisation de la façade.
4.
MAISONS
BOURGEOISES
ET
HÔTELS
PARTICULIERSLes villas sont des constructions en rez-de-chaussée ou avec un étage datant de la fin du 19e et du début du 20e siècle. Elles sont implantées de façon isolée sur leur parcelle, en retrait de la rue. Elles occasionnent un paysage urbain particulier où ce sont la clôture, le portail, la haie, généralement conçus en accord avec le style de la maison, qui structurent l’espace urbain. Le jardin devant la maison la met
en scène et la végétation, plus visible, contribue à la diversité des espaces
urbains. Les formes et les décors d’architecture sont soignés et diversifiés. Les villas plus
récentes
sont
également
marquées
par
l’emploi
de
la
brique
en
modénature. Les villas laissent une large part au jardin dont les plantations débordent des clôtures et animent les paysages urbains. Les décors et éléments d’architecture
sont
variés
(encadrements
sculptés,
modénature
de
brique,
aisseliers bois sculptés, lambrequins...), faux matériaux, céramique colorée,
etc.
Clôture et architecture de la maison se répondent. L’architecture soignée des villas doit être préservée. Il s’agit également de prendre en compte l’ensemble qu’elles forment avec le jardin, la clôture, le portail, les pavillons annexes, etc. Eléments identitaires à préserver : •
la clôture, le portail, le portillon avec leurs détails d’architecture
•
le jardin planté
•
les formes et la qualité des matériaux et des éléments de décor de toiture (épis de faîtage, crêtes de toit, lambrequins, aisseliers) •
les lucarnes et les souches de cheminée anciennes
•
la qualité des maçonneries et des enduits
•
la
régularité
ou
la
composition
des
ouvertures
en
façade
et
les
menuiseries anciennes lorsqu’elles sont encore en bon état
•
la
modénature,
les
faux
matériaux
et
les
détails
architecturaux
spécifiques
•
les emmarchements extérieurs et les marquises
L’ouverture de nouvelles lucarnes peut être autorisée si elles respectent les proportions réduites et les formes des lucarnes anciennes et sont implantées en cohérence avec l’architecture générale de la maison et l’organisation de la façade.
11
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS
5. VILLASLes maisons de bourg présentent des particularités typologiques qu’il s’agit de préserver, de la volumétrie générale jusqu’aux élé ments de détails, afin de conserver à l’ensemble sa qualité architecturale et sa valeur historique. Eléments identitaires à préserver : • l’alignement des façades sur rue
•
les toitures en ardoise ou en petite tuile plate et les épis de faîtage
•
la qualité des maçonneries de pierre et des enduits
•
la régularité des ouvertures en façade et les menuiseries anciennes lorsqu’elles sont encore en bon état •
les éléments de modénature et les détails architecturaux en façade •
les lucarnes et les souches de cheminée anciennes
L’ouverture de nouvelles lucarnes peut être autorisée dans les toitures si elles respectent les proportions et les formes des lucarnes anciennes et sont implantées en cohérence avec l’organisation de la façade, notamment les trames verticales.
12
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS
Les maisons de bourg sont alignées sur rue. Elles peuvent être mitoyennes sur
un ou deux côtés. On retrouve cette typologie dans le centre des
bourgs et des
villages où les linéaires de façades structurent l’espace
urbain. La typologie des
maisons de bourg en rez-de-chaussée et en
bande est particulièrement caracté-
ristique dans le centre des bourgs
ruraux. L’architecture des maisons est régulière et comporte une modénature soignée
pouvant être très riche. Les toitures généralement en ardoise
peuvent présenter des croupes voire une forme à la Mansart.
6. MAISONS DE BOURGLes nombreuses fermes et maisons rurales qui parsèment le paysage témoignent de
l’histoire et des pratiques agricoles du territoire. Elles
présentent des éléments particulièrement caractéristiques en termes de matériaux, de couleur et
d’organization : les fermes implantent leurs
différents corps de bâti autour d’une cour et comptent souvent une mare à
proximité
tandis
que
les
maisons
rurales
sont
des
maisons
de
manoeuvriers sans dépendances agricoles ; les matériaux sont le
tuffeau, le houssard, la brique en encadrement, le torchis et le bois ; les couleurs des enduits ocre jaune
ou rouge marquent la présence des
constructions agricoles dans le paysage. Les toitures ne présentent pas de lucarnes, sauf parfois une gerbière permettant l’accès au comble servant de lieu de stockage.
13
7. FERMES ET MAISONS RURALES
Les fermes et les maisons rurales présentent des particularités typologiques qu’il s’agit de préserver, de la volumétrie générale jusqu’aux éléments de détails, afin de conserver à l’ensemble sa qualité architecturale et sa valeur historique. Eléments identitaires à préserver : • les implantations en cour en L ou en U des fermes
•
la forme simple des toitures et les grands pans de toit sans décrochement •
la qualité des maçonneries de pierre et des enduits colorés
•
l’organisation plus ou moins irrégulière des ouvertures en façade et les menuiseries anciennes lorsqu’elles sont encore en bon état •
les grands vantaux à bois des portes de grange
•
les escaliers extérieurs
•
les lucarnes gerbières lorsqu’il y en a
L’ouverture de lucarnes en toiture doit être limitée afin de préserver le caractère rural, l’unité de la toiture et l’équilibre général de la volumétrie de la construction.
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOISLes hangars et dépendances agricoles doivent être préservées dans leur volumétrie d’ensemble et dans leurs détails d’architecture
.
Eléments identitaires à préserver : •
la simplicité générale des formes
•
la mixité des matériaux : brique, pierre enduite, torchis, bois
•
la massivité des façades qui présentent peu d’ouvertures
•
les portes de grange avec leurs vantaux en bois
Il est fortement recommandé de ne pas
ouvrir de lucarnes. Les
hangars et dépendances agricoles peuvent être transformées en habitation dans le respect de leurs caractéristiques typologiques. Dans ce
cas,
les
portes
de
grange
peuvent
être
transformées
en
baies fermées par des menuiseries de bois ou de métal à condition de conserver leurs vantaux en bois traditionnels.
14
Les granges et les dépendances agricoles forment une composante importante
des paysages de l’Orée de Bercé-Bélinois et témoignent de
l’histoire et des pratiques agricoles du territoire. Les dépendances peuvent être soit isolées dans les
parcelles agricoles en frange des villages et des
hameaux, soit inscrites dans les
centres bourgs à proximité des maisons
rurales ou des fermes. Leur architecture est essentiellement composée de bois (structure bois et bardages) ou de maçonnerie enduite. Les toitures sont généralement couvertes en ardoise ou en tuiles à emboîtement.
8. HANGARS ET DEPENDANCES AGRICOLES
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS15
Le
territoire
présente
une
grande
diversité
de
petit
patrimoine,
caractéristique
de l’histoire et des pratiques liées au terroir. L’eau est
partout présente et de nombreux puits, bornes-fontaines, bassins, lavoirs se comptent
dans
tous
les
villages.
Les
puits
couverts
en
pierre
sont
particulièrement remarquables. Les lavoirs sont protégés par une toiture à charpente en bois couvertes en ardoise. Les fours à chanvre forment une particularité locale rappelant la culture de cette plante dans
le Bélinois
notamment.
Enfin
les
croix
témoignent
de
la
ferveur
religieuse
des campagnes.
Les éléments de petit patrimoine doivent être conservés dans leur intégrité et leurs détails de mise en oeuvre et d’architecture. Eléments identitaires à préserver : • de façon générale, la qualité des maçonneries enduites
•
les couvertures en pierre des puits et en bois et ardoise des lavoirs
•
les croix avec tous leurs éléments (emmarchement, piédestal, fût, croix sculptée...) Les croix peuvent éventuellement être déplacées à proximité de leur emplacement d’origine, pour des raisons de mise en valeur ou de sécurité routière. 9. PETIT PATRIMOINE RURAL : Croix, puits, bassins, lavoirs, bornes-fontaines, fours à chanvre
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOISLe patrimoine industriel et ferroviaire présente certains caractères typologiques qui doivent être préservés, y compris dans le cas d’une réhabilitation ou d’un changement d’affectation, afin de conserver la valeur architecturale et historique des ensembles. Eléments identitaires à préserver : • les hangars brique, les halles
•
les ouvertures de grandes dimensions
•
les éventuels éléments de machinerie (roues des moulins, engrenages...) qui pourront être laissés en place ou déplacés à l’intérieur du site industriel selon le projet •
La régularité des façades des gares
•
les détails architecturaux et inscriptions en façade
•
dans la mesure du possible, les vestiges des système hydrauliques des moulins : meules, biefs, prises d’eau...
16
Le patrimoine artisanal et industriel est représenté par quelques éléments d’intérêt patrimonial comme les fours à chaux de Téloché. Ils peuvent faire l’objet de projets de reconversion respectueux de leur caractère industriel d’origine. Les
halles
marchandises
peuvent
également
présenter
un
intérêt
architectural témoignant de l’activité ferroviaire. Les moulins enfin sont caractéristiques de la forte activité qui régnait le long
des cours d’eau dont la force était employée pour moudre le blé,
fouler les tissus, etc.
10.
PATRIMOINE
ARTISANAL,
INDUSTRIEL
ET
FERROVIAIRE
Patrimoine industriel Halle marchandises et gare Moulins
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS17
LES CARACTERISTIQUES
ARCHITECTURALES DU BÂTI
ANCIEN :
LA FACADE
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS18
SOMMAIRE Les caractéristiques architecturales du bâti ancien : la façade
1-
La
façade
:
matériaux
et
enduits,
ouvertures,
menuiseries,
ferronneries
et
couleurs 2- La façade : décors, éléments et détails d’architecture 3-
La
façade
:
créer
une
nouvelle
ouverture,
isoler, changer la destination
d’une
construction,
intégrer
des
éléments techniques
p. 19 p. 25 p. 29
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS19
La façade est comme le visage ou la peau d’une
maison
:
elle
la
protège
des
intempéries
et
des
aléas
climatiques
extérieurs,
elle
reflète
son
organisation
intérieure et les usages de ses habitants et prend une dimension esthétique imprimant le travail de l’artisan et le statut social des habitants. Il y a donc plusieurs éléments à prendre en compte sur les façades d’une construction ancienne que l’on souhaite restaurer
ou
transformer : les particularités structurelles et constructives de ce bâti élevé avec des matériaux naturels issus de l’environnement proche,
les
éléments
et
les
détails
architecturaux
qui
témoignent
d’une
typologie,
d’une
histoire,
d’une
qualité
d’architecture et enfin l’organisation des ouvertures
qui
composent
souvent
une
façade
remarquable,
qu’elle
ait
l’irrégularité fonctionnelle d’une ferme ou la noble régularité d’un château ou d’une maison bourgeoise. Restaurer et intervenir sur la façade d’une maison
c’est
se
poser
avant
tout
la
question du maintien des caractéristiques constructives
et
architecturales
des
éléments qui la composent.
1. LA FACADE : matériaux et enduits, ouvertures, menuiseries, ferronneries et couleurs
Façade
remarquable du 23 rue Gambetta à
Ecommoy
Façade
remarquable du 4 rue
Sainte-Anne à Ecommoy
Façade
remarquable à Marigné-Laillé
Qualité de la modénature
A gauche
- : menuiserie
PVC et
alignement
du châssis de toit
qui aurait gagné
à être
de taille
plus réduite
A droite
+ : menuiseries
bois avec
petits bois, petite fenêtre
de
toit
aligné
avec
la
fenêtrede façade
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOISLes matériaux et les enduits Les matériaux de construction du bâti ancien sont issus de ressources locales et matérialisent la relation intime existant entre le patrimoine bâti et l’environnement, le terroir dans lequel il est implanté. Le patrimoine bâti à la fois procède et participe de l’identité d’un territoire. Les matériaux employés dans la construction racontent le contexte géologique et naturel local. De façon générale, les maçonneries de pierre et les bardages bois en bon état seront conservés et restaurés. Les enduits à la chaux anciens seront également préservés dans la mesure du possible et pourront être ravivés par un lait de chaux. En cas de restauration de la maçonnerie de parties de mur, on veillera à la qualité de mise en œuvre de la pierre, notamment à la logique de pose des pierres et à la finesse des joints. Sauf pour les façades en pierre de taille ou en brique qui pourront rester à vue, les maçonneries de pierre doivent être protégées par un enduit perspirant, qu’il soit couvrant ou «à pierre vue» c’est-à-dire laissant affleurer la pierre. On privilégiera les enduits réalisés à la chaux et au sable. On veillera également à préserver la partition traditionnelle entre les façades des habitations couvertes d’un enduit couvrant fin avec des décors éventuels et les façades des dépendances couvertes d’un enduit plus grossier ou à pierre vue et sans ornementation. Néanmoins, dans certains cas de maisons bourgeoises ou de villas, les dépendances pouvaient être enduites dans le même caractère que la maison principale. On respectera alors ce principe. Les surépaisseurs, le détourage des pierres au niveau des chaînes d’angle ou des encadrements, les joints creux ou en saillie, les matériaux à empreinte sont à proscrire sauf dans les quelques cas d’une architecture récente (années 1930 ou 1950 par exemples) dans laquelle la restauration de particularités de ce type peut être justifiée. Les baguettes d’angles sont globalement vivement déconseillées et interdites sur les constructions à l’architecture remarquable. Les enduits ciments modernes sont à proscrire pour leur aspect inesthétique et les désordres qu’ils peuvent provoquer dans les maçonneries en rendant le mur étanche et en empêchant la vapeur d’eau intérieure de s’évacuer. Les peintures minérales sont déconseillées mais peuvent être tolérées si le projet le justifie. La restauration et la réhabilitation d’une maison ancienne ne doit pas lui faire perdre les qualités de son architecture traditionnelle, ce qui fait à la fois son charme, sa patine et témoigne du lien fort qu’elle entretient avec son environnement comme avec les usages des habitants qui l’ont construite ou l’ont faite vivre. Son architecture spécifique témoigne de savoir-faire et d’une histoire. Donner une nouvelle vie à un bâtiment ancien c’est aussi respecter ce qui en fait ses caractéristiques d’ancienneté et de qualité. De façon générale, il s’agit donc de préserver l’identité architecturale et paysagère propre aux territoires de l’Orée de Bercé - Bélinois en conservant, pour les constructions existantes, les dispositions et matériaux d’origine, voire de les rétablir lorsqu’ils ont été dénaturés. Il s’agit de retrouver dans les toits neufs la qualité des toits anciens, de préserver la lecture de l’organisation architecturale et la qualité des détails des façades et de façon générale l’adaptation des constructions au climat.
20
En cas de travaux de restauration ou de réhabilitation des façades d’une construction ancienne, on tiendra particulièrement compte des éléments suivant :
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOISCouleurs
d’enduit
Des
matériaux
remarquables
: calcaire, roussard
Façade
en
pierre
de
taille
Contraste
entre
les
teintes
claires
de
enduits
urbains
en
façade principale et
les
couleurs
ocre
jaune
ou
rouge
des
pignons
et
des
façades
rurales
La
brique en
encadrement ou
en
décor
Enduit
ciment
et
disparition de
la modénature
ayant
fait
perdre
toute
sa qualité à
la façade
Décroutage
de
la façade et
creusement
des
joints
: la maçonnerie
n’est
plus
protégée,
la
façade devient
inesthétique et
montre
des
pierres
de
tout
venant
non
destinée
à être
vues
Enduit
à pierre
vue
acceptable
sur
les
façades
rurales
mais
non
recommandé
sur
les
façades urbaines
et
bourgeoises
qui perdent
en
qualité et
en
cohérence
Pas
détourage
des
pierres
d’angle
ni de
surépaisseur
d’enduit
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS22
- Les ouvertures existantes Les différents types d’ouvertures répondent chacun à des usages particuliers et permettent de lire les différents espaces qui composent la construction. Leur organisation en façade peut également témoigner du statut des habitants ou du caractère urbain ou rural de l’édifice. Préserver
les
dimensions
et
les
proportions
des
ouvertures
anciennes
existantes
c’est
aussi
préserver la lisibilité de la construction et sa cohérence d’ensemble. On veillera à
ne
pas
modifier
ou à
ne
modifier
que
très
ponctuellement les
ouvertures
existantes, sauf dans le cas d’une baie déjà modifiée dont on souhaite rendre les proportions d’origine. Il vaut mieux ouvrir une deuxième fenêtre de dimensions identiques en créant par exemple une fenêtre jumelée comme il en existe dans l’architecture ancienne, plutôt que de déformer les proportions des fenêtres existantes. - L’organisation des façades A l’instar des formes et des proportions des ouvertures existantes, leur organisation sur la façade identifie une construction dans son caractère (urbain, «bourgeois», rural,...) et dans sa typologie. Ainsi les fermes, les maisons rurales, les granges ont plutôt une écriture architecturale irrégulière (ce
qui
ne signifie pas qu’elle
ne répond pas
à une
organisation précise), tandis que
les
châteaux, les maisons bourgeoises, les villas et les maisons de bourg présentent une organisation en façade régulière, à travées ou composée de façon «savante». Enfin certaines façades peuvent être quasiment ou totalement pleines et aveugles, mettant en valeur la massivité et la qualité d’une maçonnerie de pierre par exemple. Cette fermeture peut traduire la nécessité de se protéger du froid et les façades nord, les murs pignon sont souvent dans ce cas. Le rythme et les trames architecturales d’organisation des ouvertures en façade doivent être maintenus. Les nouveaux percements doivent s’intégrer dans l’organisation existante et ne pas la dénaturer par une implantation aléatoire ou contrevenant aux principes d’organisation fonctionnelle et esthétique de la façade.
Villa à la composition
de
façade
régulière
et
symétrique
Ferme
avec
façade plus
irrégulière, ouvertures
aux dimensions
plus
variées
et
pignon
aveugle Maison
de
bourg
avec
façade à
travées
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS23
- Les menuiseries et les couleurs Les menuiseries témoignent, comme les ouvertures, des usages qui leur sont liés
.
De façon générale, on privilégiera le maintien des menuiseries anciennes (huisseries, fenêtres, portes et volets) en bois, lorsqu’elles sont encore en bon état. Elles seront restaurées avec toutes leurs caractéristiques en termes de partition, de décor ou de simplicité en fonction de leur type. =>
En
cas
de
renouvellement,
les
menuiseries
reprendront
la
forme
et
les
partitions
des
menuiseries anciennes. Les profilés seront le plus fin possible. On privilégiera le bois peint ou laissé à son vieillissement naturel. Les volets pliants en bois ou métalliques peuvent être autorisés pour des architectures plus récentes et urbaines comme les maisons de bourg ou les villas. Les portes de grange peuvent être
fermées
avec
des
menuiseries
en
métal
et présenter
dans
ce
cas
des
partitions
plus
contemporaines, à condition que les vantaux en bois soient conservés. Le PVC, polluant, peu durable et inesthétique, et l’aluminium sont globalement fortement déconseillés et proscrits pour les portes et les volets. Le PVC peut être toléré sur des façades pas ou peu visibles depuis l’espace public mais devra dans ce cas être coloré. Dans le cas de constructions architecturales
remarquables, le PVC peut être interdit pour tout type de
menuiserie.
=> On évitera également : -
le bois vernis, d’aspect trop brillant, et la lasure, étouffant le bois, -
la couleur blanche pure, trop contrastée par rapport aux teintes du bâti ancien, -
les volets avec traverse oblique («à Z») hérités d’un style «rustique» récent et non traditionnel, -
les volets roulant, pouvant impacter fortement la qualité architecturale d’une façade.
La
pose
de
porte
de
garage
sur
une
ouverture
existante
(de
type
porte
charretière,
cochère…) ne devra pas entraîner la modification des proportions de celle-ci.
La couleur des menuiseries devra être réfléchie dans une cohérence d’ensemble de la façade. Il est conseillé de réaliser des essais préalables afin de tester en situation la pertinence du choix en fonction de la lumière, des autres éléments colorés situés à proximité, etc. On préfèrera utiliser des peintures
réalisées à l’aide d’ocres ou de terres naturelles. Les traverses
en bois et les pentures et ferrures en métal des volets devront être peintes de la même couleur que les planches.
Menuiseries PVC
Bois
verni
et
volets
à écharpe
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS24
- Les garde-corps et les ferronneries De façon générale, les garde-corps de fenêtre, de balcon, d’escalier, de perron sont dessinés et conçus en cohérence avec l’architecture de la construction, voire avec le dessin de la clôture et du portail dans le cas de villas par exemple, formant un ensemble harmonieux et de qualité. Les garde-corps anciens seront préservés et restaurés dans leur mise en œuvre et leurs détails
En cas d’ajout ou de renouvellement de garde-corps, on s’inspirera des formes et des matériaux des modèles de garde-corps anciens, en veillant à adapter les choix en fonction de la typologie et de l’époque de la construction concernée comme de l’architecture de la façade et de l’ensemble bâti. Garde-corps
en
fer
forgé
et
en
fonte des
18
e et
19
e siècles
Ferronnerie
Art
Déco
(années
1920/30)
Ferronneries
Art
Nouveau
(années
1900/1910) Portail
en
ferronnerie
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS25
2. LA FACADE : décors, éléments et détails d’architecture
- Les éléments architecturaux L’architecture locale ancienne s’identifie également par la présence d’éléments architecturaux en façade qui font sa diversité et sont constitutifs d’une typologie. On observe notamment : • Les escaliers extérieurs de ferme
Ils sont caractéristiques de l’architecture rurale, où on relève la présence d’escaliers en bois permettant d’accéder à l’étage de stockage des combles tandis que le rez-de-chaussée était dévolu à l’habitation et aux animaux. • Les perrons et emmarchements
Ces escaliers marquant le seuil de la maison se retrouvent notamment dans les villas, les maisons bourgeoises ou les châteaux où ils peuvent prendre des formes monumentales. La forme de l’emmarchement, le dessin et le matériau du garde-corps, les détails décoratifs comme les vases Médicis font toute la richesse du vocabulaire architectural de ces petits évènements et sont conçus en cohérence avec l’ensemble de la construction. On les retrouve également sur les bâtiments publics. Les maisons de bourg quant à elles peuvent présenter quelques marches inclues dans le dessin du soubassement de la façade et marquant la légère surélévation de l’habitation. • Les tourelles
Les tourelles rondes ou carrées accolées aux constructions identifient des châteaux ou des manoirs et des maisons bourgeoises reprenant le vocabulaire seigneurial. La toiture est en pavillon ou en poivrière et peut être marquée d’un épi de faîtage ou d’une girouette. • Les balcons et les marquises
Balcons
et
marquises
sont
assez
peu
présents
dans
l’architecture
locale.
Néanmoins
ceux
existants présentent une remarquable qualité d’architecture, en cohérence avec l’architecture générale de la construction, qu’il s’agit de préserver. Les balcons présentent quant à eux des garde-corps en ferronnerie de qualité, voire des détails décoratifs sculptés remarquables. => De façon générale, tous ces éléments architecturaux qui font la qualité et la diversité des formes du bâti ancien doivent être conservés et restaurés en préservant leurs caractéristiques de mise en œuvre et leurs détails.
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS26
- La modénature Les
façades
des
constructions
anciennes
comportent
généralement
des
éléments
d’ornementation qui animent et soulignent l’architecture et marquent le souhait des habitants de montrer leur propriété ou leur statut social. Ces détails témoignent également de l’époque de construction
ou
de
modification
de
la
maison
et,
de
façon
générale,
du
soin
apporté
à
l’architecture par l’habitant et l’artisan qui laissent ainsi la marque de leur histoire ou de leur main sur les façades. La modénature
des
façades,
notamment
urbaines
ou
bourgeoises,
est
particulièrement
remarquable dans les communes de l’Orée de Bercé-Bélinois. La variété des formes et des ornementations, la richesse des détails, la qualité d’exécution des profils, des moulures et des sculptures font de la modénature sur les façades une caractéristique très forte de l’architecture ancienne sur le territoire et témoignent d’artisans-sculpteurs de haut niveau. Les centre bourgs d’Ecommoy et de Marigné sont en cela particulièrement remarquables et certaines façades y trouvent une composition extrêmement soignée par la qualité de leur modénature. On retrouve aussi de la modénature sur des maisons de bourg en rez-de-chaussée plus simples mais qui comptent néanmoins une corniche, des pilastres ou des encadrements moulurés structurant la façade et apportant ainsi une grande qualité de détail jusque sur les constructions urbaines les plus
modestes.
L’architecture
rurale
est
plus
sobre,
néanmoins
certains
bâtiments
agricoles
peuvent
également
comporter
une
corniche
ou
des
encadrements
en
brique
qui
les
embellissent. La modénature peut être simplement figurée par des encadrements peints d’une bande de badigeon clair ou par le contraste de couleur entre les chaînes d’angle en moellons taillés de tuffeau blanc et l’enduit ocre jaune. Des constructions plus récentes comme les villas peuvent quant à elles présenter une modénature
alternant pierre blanche et brique ainsi que
des faux matériaux comme le faux pans-de-bois qui font référence à un style régionaliste ou rustique propre à l’époque. De façon générale, l’ensemble des éléments de modénature existants (corniches, bandeaux, pilastres, linteaux sculptés, encadrements moulurés, frises…) et les éléments de faux-matériaux doivent être conservés et restaurés en préservant et en valorisant leurs caractéristiques de mise en œuvre et leurs détails.
Les éléments de décor figurés par des badigeons clairs (encadrement, bandeau sous toiture) seront préservés ou restitués.
Maison
de
bourg
ayant
perdu
toute
modénature.
La façade est
banalisée et
ne
présente
plus
d’intérêt
architectural
et
patrimonial
Remarquable
modénature
en
pierre
d’une
maison
bourgeoise
Modénature
peinte sur
une
façade de
maison
rurale
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS27
- La modénature :
qualité et richesse des corniches, des décors et des détails sculptés
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS28
- Les détails architecturaux • Les inscriptions et les éléments sculptés Les
maisons
bourgeoises,
les
villas,
les
maisons
de
bourg,
les
édifices
publics
présentent
fréquemment, outre des éléments de modénature de grande qualité, des inscriptions et des parties sculptées ou gravées. • Les niches avec sculpture et les clochetons
Certains édifices souvent religieux ou publics comme des presbytères, des écoles, des chapelles ou des
mairies
présentent
des
niches
avec
sculptures
votives
et/ou
un
clocheton
qui
les
distinguent et les signalent dans le paysage bâti. Ces éléments rappellent leur ancienne fonction lorsque les constructions ont changé de destination. Les sculptures peuvent être de grande qualité. • Les meneaux, linteaux à accolade
Certaines constructions «de qualité» comme les manoirs ou des logis urbains anciens présentent des éléments comme des fenêtres à meneaux ou des encadrements de baies moulurés et sculptés de motifs médiévaux qui témoignent de l’ancienneté et de la qualité de l’édifice. Les angles de bâtiment ou d’ouvertures à pan coupé soulignent également la qualité des détails de l’architecture ancienne. De façon générale, tous ces détails architecturaux doivent être conservés et restaurés en préservant et en valorisant leurs caractéristiques de mise en œuvre et leurs détails.
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS29
3. LA FACADE : créer une nouvelle ouverture, isoler, changer la destination d’une construction, intégrer des éléments techniques
- Créer de nouvelles ouvertures
La création d’une nouvelle ouverture doit s’intégrer de façon cohérente avec les proportions des ouvertures existantes et dans les règles d’organisation et de composition de la façade. On privilégiera donc des ouvertures de type traditionnel, qui peuvent par ailleurs répondre à des besoins contemporains : le souhait de donner une grande vue et beaucoup de lumière à une pièce peut se traduire par la création d’une baie de type porte de grange, si la nouvelle ouverture respecte les proportions et l’implantation en façade de ce type d’ouverture et que l’ensemble est fermé par des vantaux bois. De même on préfèrera doubler une fenêtre existante par une ouverture de même type et proportions plutôt que d’élargir et de déformer les baies anciennes en place.
Des ouvertures aux formes contemporaines peuvent également être ménagées dans des constructions anciennes si leur nombre est limité et si leur implantation et leurs proportions sont réfléchies en cohérence avec l’organisation générale des façades existantes : une série de fines et hautes meurtrières dans un mur aveugle, une «faille» dans une façade en continuité verticale d’une porte d’écurie ou de grange... On privilégiera dans tous les cas les proportions verticales plutôt qu’horizontales. Dans les façades aveugles, la création d’ouvertures devra respecter ce caractère de massivité et proposer des baies aux dimensions réduites, de type fente, meurtrière ou fenestron par exemples.
On veillera à la qualité des matériaux employés pour réaliser les nouveaux encadrements ainsi qu’au soin apporté à leur mise en œuvre.
Les nouvelles menuiseries en bois peint ou en métal avec des profilés le plus fin possible sont à privilégier. Le PVC et le bois vernis ou lasuré sont à proscrire. L’aluminium couleur métal peut être toléré sur les façades pas ou peu visibles de l’espace public.
L’ouverture d’une porte de garage est autorisée si elle ne remet pas en cause la qualité architecturale de la façade. Elle est néanmoins interdite sur les constructions à l’architecture remarquable.
L’ouverture créée devra être plus haute que large et se rapprocher des
proportions des portes de grange traditionnelle. On privilégiera les vantaux bois aux portes de garage en matériau de synthèse. Tous travaux, même modestes, peuvent altérer ou au contraire valoriser un cadre de vie, notamment lorsque celui-ci présente un
caractère
patrimonial. En cas de travaux de réhabilitation ou de transformation d’une façade, on tiendra particulièrement compte des éléments suivant :
Création
d’ouvertures
complétant
une
composition
existante
et
reprenant
les
proportions
traditionnelles, permettant
de
mettre
en
valeur
les
façades
anciennes
Ouvertures
dont
les
dimensions,
les
proportions
et
l’implantation
dénaturent
la qualité des
façades
anciennes
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS30
- L’isolation par l’extérieur L’isolation par l’extérieur des constructions anciennes n’est pas un acte à prendre à la légère. Tant d’un point de vue esthétique que structurel, le recouvrement des façades a un impact fort qui, s’il est réalisé sans réflexion préalable et avec les matériaux inadéquats, peut mener à d’importants désordres pour le bâti et les paysages. Le bâti ancien présente des caractéristiques et des procédés constructifs qui lui sont propres et qui sont différents de constructions réalisées en matériaux industriels : les maçonneries de pierre, la chaux, le bois doivent «respirer», c’est à dire que la vapeur d’eau doit pouvoir être librement évacuée du mur afin d’éviter qu’elle ne se condense et dégrade les matériaux de l’intérieur. Enfermer l’eau derrière des enduits ciments ou des doublage polystyrène, PVC ou composite peut mener à des désordres structurels graves et dommageables pour la qualité patrimoniale du bâti. De plus, la forte épaisseur des murs en pierre suffit la plupart du temps à assurer une bonne inertie qui ne nécessite alors qu’une légère correction afin d’obtenir un confort thermique intérieur suffisant. Cette correction peut être notamment apportée par des enduits isolants intérieurs et/ou extérieurs (enduits chaux-chanvre, terre-paille, etc.) ou le torchis employé traditionnellement dans l’architecture rurale. On évitera donc de façon générale l’isolation par l’extérieur des constructions anciennes, sauf à l’aide d’enduits naturels s’ils ne risquent pas de couvrir des éléments de modénature, de détails d’architecture ou de décor sculpté ou peint et si leur mise en œuvre ne risque pas de créer des bourrelets ou des surépaisseurs disgracieuses. Néanmoins les parties en bardage bois, dans l’architecture rurale, peuvent faire l’objet d’une isolation par l’extérieur si l’ensemble est à nouveau bardé de bois en respectant la mise en œuvre des bardages traditionnels. De même les pignons aveugles ou les façades nord pas ou peu ouvertes peuvent faire l’objet d’une isolation par l’extérieur si cela ne compromet pas la qualité d’une maçonnerie ou d’éventuels éléments de modénature et si le traitement des angles et du raccord avec les parties non couvertes est réalisé avec soin.
Sur les constructions plus récentes et du 20e siècle, la mise en œuvre d’une isolation par l’extérieur
peut
être
autorisée
mais
devra
néanmoins
prendre
en
compte
les
éventuels
éléments de modénature ou de détails d’architecture spécifiques afin de ne pas faire perdre à la construction sa qualité architecturale. Il s’agira alors de travailler les éléments de l’isolation en finesse.
Les bardages PVC ou composites sont interdits.
Enduit chaux chanvre en extérieur
(projeté)
Bardage PVC
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS- Changer la destination d’une construction ou d’une partie de construction Certaines parties de maisons ou certaines constructions ont aujourd’hui perdu leur usage et se retrouve sans affectation. C’est le cas notamment des dépendances agricoles, isolées ou intégrées au volume de l’ancienne ferme, qui peuvent facilement en l’état servir de garage, d’atelier ou de garde-meuble mais qui pourraient également faire l’objet de travaux afin d’agrandir l’espace habitable de la maison ou être transformées en logement. Les travaux ne doivent pas altérer la qualité et le caractère des façades. Ce changement de destination ne doit pas faire perdre à la construction la lisibilité de sa fonction ancienne. - Les éléments techniques Les éléments techniques apposés en façade : blocs de ventilation, sorties murales de chaudière, coffrets de branchement (gaz, électricité), boîtes aux lettres, conduits de poêles à bois ou liés à la restauration, etc. peuvent avoir un impact particulièrement négatif sur la perception de la qualité d’un ensemble bâti. De façon générale, l’ensemble des éléments techniques installés sur ou à proximité des façades doivent faire l’objet d’un travail d’insertion paysagère et architecturale ou d’habillage permettant de les dissimuler et de les intégrer à la composition d’ensemble de la construction, de la façade ou du mur sur lequel ils sont apposés.
On préfèrera aux sorties de chaudière murales («ventouses») des sorties en toiture soit utilisant les conduits de cheminée existant soit intégrées dans une souche de cheminée neuve reprenant les caractéristiques des cheminées anciennes.
Les blocs de ventilation seront posés sur les façades les moins visibles de l’espace public.
Les coffrets de branchement doivent être pris en compte dans une vision globale de la construction : emplacement, couleur, dimensions, bien que contraints par l’aspect technique et standardisé des coffrets, peuvent néanmoins constituer les conditions d’une intégration architecturale de qualité. On veillera à inscrire le coffret dans l’organisation de la façade ou du mur et à éviter qu’il coupe un élément d’architecture. Les coffrets seront de préférence encastrés dans le mur et peints dans le même ton que la façade ou, avec une pose en retrait d’au moins 5 cm du nu du mur, couverts par une pierre amovible ou un volet en bois peint reprenant les caractéristiques d’une menuiserie traditionnelle. En cas de pose en applique ou devant la façade ou le mur, les différents coffrets seront regroupés et dissimulés sous un abri (bois ou pierre et bois par exemple) ou a minima peints dans une couleur reprenant le ton de la façade.
Les boîtes aux lettres extérieures seront de préférence encastrées dans le mur de façade ou de clôture ou dans le pilier d’un portail et choisie ou peinte dans une couleur du même ton que celui du mur dans lequel elles sont implantées.
31
Exemples
de
volets
bois
ou
métal
dissimulant
des
coffrets
Création
d’ouvertures
de
type
«meurtrières»
dans
une
dépendance
transformée
en
habitation, avec
petite
extension sur
le côté
L’encastrement
des
coffrets
permet
de
mieux intégrer
les
coffrets à
l’architecture.
Aligner
la boîte
aux lettres
avec
le coffret aurait
améliorer
l’ensemble,
ainsi qu’une
couleur
en
adéquation avec
l’enduit, voire
un
volet
bois
permettant
de
dissimuler
le coffret technique
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS32
LES CARACTERISTIQUES
ARCHITECTURALES DU BÂTI
ANCIEN :
LA TOITURE
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS33
SOMMAIRE Les caractéristiques architecturales du bâti ancien : la toiture
1-
La
toiture
:
matériaux,
forme,
cheminée,
lucarnes et décor
2- La toiture : ouvrir une fenêtre de toit, isoler, poser des panneaux solaires ou photovoltaïques
p. 34 p. 37
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS34
La toiture, formée de la charpente et de la couverture,
constitue
une
des
parties
essentielles de la construction, assurant la protection
de
la
maison
contre
les
intempéries, permettant le stockage dans l’espace sous toiture pour les constructions à
vocation
agricole
ou
l’accueil
de
chambres
supplémentaires
éclairées
par
des
lucarnes
pour
la
domesticité
des
maisons bourgeoises ou urbaines. D’un
point
de
vue
esthétique,
la
toiture
permet d’unifier un ensemble bâti comme de distinguer certaines parties spécifiques. C’est un des éléments les plus visibles de la construction
dans
le
lointain.
La
juxtaposition
des
toits
est
un
des
premiers
éléments
de
perception
et
d’intégration
paysagère
d’une
construction
ou
d’un
ensemble
de
constructions,
que ce soit en plaine où les
vues sont lointaines ou dans les secteurs de colllines où les vues sont plongeantes. A l’échelle du bâtiment en vue proche,
la
toiture peut prendre des proportions très importantes.
C’est
une
grande
surface
colorée qui assied la façade. Le traitement de
cette
partie
est
un
point
particulièrement sensible dans tous travaux de restauration afin de préserver la qualité architecturale et paysagère de l’ensemble bâti.
1. LA TOITURE : matériaux, forme, cheminée, lucarnes et décors
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOISLa restauration et la réhabilitation d’une maison ancienne ne doit pas lui faire perdre les qualités de son architecture traditionnelle, ce qui fait à la fois son charme, sa patine et témoigne du lien fort qu’elle entretient avec son environnement comme avec les usages des habitants qui l’ont construite ou l’ont faite vivre. Son architecture spécifique témoigne de savoir-faire et d’une histoire. Donner une nouvelle vie à un bâtiment ancien c’est aussi respecter ce qui en fait ses caractéristiques d’ancienneté et de qualité. De façon générale, il s’agit donc de préserver l’identité architecturale et paysagère propre aux territoires de l’Orée de Bercé - Bélinois en conservant, pour les constructions existantes, les dispositions et matériaux d’origine, voire de les rétablir lorsqu’ils ont été dénaturés. Il s’agit de retrouver dans les toits neufs la qualité des toits anciens, de préserver la lecture de l’organisation architecturale et la qualité des détails des façades et de façon générale l’adaptation des constructions au climat.
- Les matériaux de couverture Les couvertures seront restaurées de façon générale en petite tuile plate ou en ardoise. Dans le premier cas, on privilégiera des couleurs de tuile
sombres, de type terre cuite foncée tirant
vers le brun ou l’ocre rouge sombre. Le faîtage sera restauré en tuiles tige-de-botte. Dans le deuxième cas,
on utilisera des crochets de couleur noire. Le bardage métallique peut
éventuellement être utilisé pour des petites annexes ou des dépendances
agricoles, de
préférence à titre provisoire.
Sur certaines typologies spécifiques (villas ou maisons de bourg du 20e siècle) et lorsque ce matériau a été
utilisé à l’origine, la tuile à emboîtement dite «mécanique» (de type tuile
losangée ou à côtes) peut également être autorisée.
On restaurera les éventuels jeux décoratifs formés par le changement de sens de pose des tuiles plates.
On privilégiera un traitement traditionnel des rives de toit avec chevron en chêne. Les tuiles de rive à rabat sont fortement déconseillées, sauf pour les constructions plus récentes si ces tuiles étaient pré-existantes.
- Les formes de charpente
Les formes et les pentes des toitures doivent conserver leurs dispositions d’origine, avec les coyaux ou les formes à la
Mansart éventuels, sauf à restaurer un état antérieur sur une toiture
ayant été dénaturée.
35
En cas de travaux de restauration ou de réhabilitation, on tiendra particulièrement compte en toiture des éléments suivants :
Tuilesà
rabat et rive traditionnelle
Coyaux et rives traditionnelles
Jeu
de
tuiles
Couverture
en
petite
tuile
plate
Couverture
en
ardoise
Tuile
à emboîtement
sur
villa années
1920
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PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS36
- Les cheminées
Les cheminées anciennes en brique ou en pierre seront préservées et restaurées en cohérence avec le traitement du reste de la façade et de la toiture. Les cheminées en maçonnerie de pierre ou de béton seront enduites. Les cheminées en brique pourront rester à vue et les jeux de briques de couleur comme tout élément de modénature (chaînage d’angle, moulures) seront maintenus. - Les lucarnes anciennes Les lucarnes forment une caractéristique architecturale répandue sur le territoire, surtout pour l’architecture urbaine et bourgeoise. Les fermes et les maisons rurales ne présentent pas de lucarne, hormis une gerbière permettant d’accéder à l’espace de stockage que constituent les combles. Les lucarnes urbaines sont couvertes en toiture et sur les parois latérales en ardoise et présentent une façade en pierre sculptée particulièrement remarquable, conçue en continuité de la modénature d’ensemble de la construction. Elles peuvent être également réalisées en briques colorées pour des constructions plus récentes. Ces lucarnes sont implantées de façon cohérente avec l’organisation de la façade de la maison, le plus souvent alignées par rapport aux travées verticales. Les lucarnes anciennes devront conserver leurs petites dimensions et leurs proportions, leurs matériaux, leur forme et leurs éléments de décor ou de modénature. - Les houteaux
Les houteaux ou châtières anciens seront préservés et restaurés dans leur forme et leur matériau d’origine. Ils pourront servir à cacher les sorties VMC en toiture. - Les éléments de décor de toiture Les épis de faîtage en zinc ou en terre cuite, les girouettes, les crêtes de toit et les lambrequins en bois ou en métal décorent et structurent la toiture, en cohérence avec l’architecture générale de l’ensemble bâti. Ils peuvent être très élaborés et sont plutôt caractéristiques d’une architecture urbaine ou bourgeoise. Les éléments de décor existants doivent être préservés ou restaurés dans leurs dispositions d’origine et leurs détails d’ornementation.
Cheminée
rurale
en
pignon
Cheminées
urbaines du
19
e siècle
Lucarne
gerbière
rurale
Lucarnes
en
pierre
scuptéebourgeoises
ou
urbaines
Châtièresen
zinc
sur
toiture
en
ardoise
Epi
de
faîtage
Epi,
lambrequin
et
aisseliers
Mitres
en
terre
cuite
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS37
- Ouverture d’une fenêtre en toiture, verrière
La création de nouvelles lucarnes en toiture est autorisée.
Elles
seront
néanmoins
privilégiées
sur
les
constructions
qui
en
comportent
déjà
traditionnellement,
à
savoir
les
maisons
de
bourg,
les
villas,
les
maisons
bourgeoises,
les
châteaux et manoirs. Sur les fermes
et les maisons rurales, on préfèrera l’ouverture de châssis
de toit afin de préserver la lecture des grands pans de toiture et des fonctions
d’origine des
espaces
bâtis.
De
façon
générale,
on
portera
une
attention
particulière
au
nombre
de
lucarnes créées et à la forme, aux
dimensions et aux proportions des nouvelles lucarnes qui
devront reprendre celles des lucarnes anciennes et être plus hautes que
larges, en évitant
notamment les lucarnes rampantes. La création de lucarnes hors de proportions, horizontales ou trop nombreuses
peut en effet entraîner un déséquilibre de l’aspect de la construction qui
perd alors en qualité architecturale. Les lucarnes seront ali-
gnées par rapport aux ouvertures
existantes en façade.
Les châssis de toit peuvent permettre de répondre au souhait d’éclairer l’intérieur de nouvelles pièces créées dans les combles. Ils devront être de dimensions réduites (80x100 cm maximum), de proportions verticales et être implantés en cohérence
avec l’organisation des façades,
alignés sur les travées ou les ouvertures existantes et de préférence placés dans la moitié basse du toit. Les châssis et les éventuels coffret de volet roulant ne devront pas dépasser du nu de la couverture afin de s’intégrer dans le plan de la
toiture. Il est conseillé de limiter le nombre de
châssis de toit (2 à 3 maximum par pan de toiture).
La création d’une verrière en toiture peut également permettre d’apporter de la luminosité intérieure. Il vaut en effet mieux créer une verrière en toiture plutôt que dénaturer une façade par l’ouverture d’une baie hors de proportions. La verrière devra présenter des
proportions
étroites et être implantée de préférence verticalement. Son implantation devra être pensée en fonction de la typologie de
la construction, en cohérence avec les trames architecturales
existantes et la volumétrie générale.
- En cas d’isolation de la toiture
L’isolation de la toiture ne devra pas occasionner de répercution en termes de surépaisseur au niveau des rives de toit. Les rives devront conserver leur finesse traditionnelle.
2. LA TOITURE : ouvrir une fenêtre de toit, isoler, poser des panneaux solaires ou photovoltaïques
Tous travaux, même modestes, peuvent altérer ou au contraire valoriser un cadre de vie, notamment lorsque celui-ci présente un
caractère
patrimonial. En cas de travaux de réhabilitation ou de transformation d’une toiture, on tiendra particulièrement compte des éléments suivants :
Lucarne
hors
de
proportions
Châssis
de
petite
taille et
alignés
sur
les
travées
de
façade
Châssis
de
tailles différentes et
implantés
de
façon aléatoire
Implantation
sur
une
même
horizontale et
alignée
sur
les
travées
de
façade
Création
d’une
lucarne nouvelle
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PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS38
- Les éléments techniques divers
Les antennes, les paraboles, les sorties de VMC ou de poele et tout autre élément technique doivent être intégrés à l’architecture et le moins visible possible depuis les espaces publics. Ils seront regroupés afin de ne pas miter l’ensemble de la toiture.
Il est recommandé d’utiliser des paraboles transparentes ou colorées dans une teinte en accord avec le fond (toit, mur) sur lequel elles
sont
posées. Les sorties VMC seront traitées en bouton ou châtière de la même couleur que la toiture ou menées dans les conduits
de cheminée
existants.
On privilégiera les sorties de poêle ou de chaudière conduites par l’intérieur. La sortie en toiture devra être traitée comme une souche de cheminée traditionnelle en maçonnerie enduite ou en brique à vue. Le conduit extérieur sur façade ne sera autorisé que si
aucune autre
solution n’est possible. Il devra alors faire l’objet d’un traitement architectural permettant son intégration à l’ensemble
bâti, en termes
d’implantation, de matériau et de couleur.
- Les panneaux solaires et photovoltaïques L’implantation de panneaux solaires ou photovoltaïques peut nuire fortement à la qualité architecturale d’une construction. On privilégiera la pose des panneaux et capteurs solaires sur des constructions annexes, en toiture de véranda, en auvent, sur un
abri de jardin ou à bois, en
appui sur la face intérieure d’un mur de clôture, etc. La pose au sol ou en appui sur
le
soubassement
de
façade
peut
également
être
une
solution
si
l’emplacement est peu ou pas visible depuis l’espace public.
En toiture, les panneaux et capteurs pourront être implantés :
•
dans le cas d’un auvent, d’une dépendance isolée (de ferme ou de maison bourgeoise par exemple), d’un hangar, d’une annexe ou d’un abri : sur la totalité de la surface de toit, •
dans le cas d’une toiture principale : sur une partie entière de toiture peu ou pas visible depuis l’espace public et dans la continuité
des trames
architecturales existantes (prolongement vertical d’une porte de grange par exemple), sans cadre de tuile ou d’ardoise.
On veillera à intégrer les panneaux et capteurs dans le nu de la couverture et d’éviter la pose en surépaisseur. Le cadre des panneaux devra être de la même couleur ou d’une couleur proche de celle des cellules.
Les panneaux colorés ou à motifs et les tuiles solaires peuvent offrir une bonne solution d’intégration paysagère. On veillera alors
à adapter la couleur des
panneaux en fonction de celle de la couverture sur ou contre laquelle ils sont implantés afin d’unifier l’aspect d’ensemble.
Panneaux sur
la totalité
d’une
toiture
de
dépendance agricole
ancienne
Exemples
de
pose
de
panneaux mieux
intégrés
aux paysages
bâtis
: en
auvent
sur
une
façade secondaire, au
fond du
jardin,
sur
un
abri…
Paraboles
transparente
et
colorée
Les
panneaux impactent
fortement
les
toitures
en
tuile
Alternatives
aux panneaux traditionnels :
ardoises
solaires, panneaux imitant
les
toitures
métalliques
à joints
debouts
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PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS39
LES CARACTERISTIQUES
ARCHITECTURALES DU BÂTI
ANCIEN :
LE BÂTI DANS SA PARCELLE
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS40
SOMMAIRE Les caractéristiques architecturales du bâti ancien : le bâti dans sa parcelle
1-
Le
bâti
dans
sa
parcelle
:
implantation
et
orientation,
clôtures,
cours, jardins et annexes 2- Le bâti dans sa parcelle : créer une extension,
ouvrir
un
portail,
changer
une
dépendance
de
destination,
construire
un
abri
ou
une
annexe,
aménager son jardin, une piscine ou une aire de stationnement
p. 41 p. 44
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS- L’implantation du bâti Les
constructions
anciennes
ne
s’implantent
pas
sans
réflexion
dans
le
terrain.
Elles
cherchent
généralement à tirer le meilleur parti du relief existant et de l’ensoleillement. Elles peuvent également s’aligner en fonction des voies. Ainsi les fermes sont-elles implantées autour d’une cour et orientées par rapport aux courbes de niveau, les maisons de bourg sont alignées sur rue et mitoyennes, les villas sont isolées sur leur parcelle, etc. Ces principes d’implantation et d’orientation du bâti ancien par rapport au relief, au soleil et aux espaces
publics
doivent
être
pris
en
compte
et
préservés
afin
de
maintenir
la
lisibilité
de
la
construction et le lien étroit qu’elle entretient avec son environnement. - Le jardin et la cour Le jardin, qu’il soit utilitaire ou d’agrément, fait partie intégrante de l’ensemble bâti, au même titre que la cour ou que la clôture. Il met en scène la maison en retrait de la rue. Il a aussi un impact urbain, par les arbres de haute tige qui marquent les paysages et la végétation débordant des clôtures, apportant une ambiance particulière aux espaces bâtis. En milieu rural, les jardins sont une composante forte de l’ambiance végétale des hameaux et des villages. Les cours, au même titre que les jardins, participent à la mise en valeur des constructions et traduisent des usages, qu’elles soient agricoles ou bourgeoises. Certaines cours en milieu urbain présentent un sol en pavé de pierre particulièrement remarquable. Dans les jardins, on veillera au maintien des sols perméables, du couvert végétal et des arbres de haute-tige ainsi qu’à la diversité des essences plantées afin de préserver la qualité paysagère et l’intérêt écologique des jardins. Les arbres fruitiers locaux sont notamment à privilégier. Le dessin du jardin devra être réfléchi dans sa relation avec la ou les constructions dont il forme l’écrin, en termes d’échelle et de rapport entre espace ouvert (pelouse, prairies, plate-bandes) et fermé (boisement, bosquets).
Les sols de cour en pavé de pierre seront conservés. L’aménagement général de la cour ne devra pas
nuire
à la qualité
architecturale
des
constructions
anciennes
qui
s’y
trouvent
mais
devra
participer à leur mise en valeur.
41
En cas de travaux de restauration ou de réhabilitation, on tiendra particulièrement compte des éléments suivant :
1. LE BÂTI DANS SA PARCELLE : implantation et orientation, clôtures, cours, jardins et annexes
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS42
- Murs de clôture, clôtures et haies Si les fermes s’inscrivent dans des espaces plutôt ouverts, peu bordés et où la cour est délimitée par les bâtiments, d’autres types de constructions peuvent présenter des cours ou des jardins arrière clos ou être isolées dans leur parcelle par un mur ou une clôture, qui structurent alors l’espace urbain. Les murs de clôture anciens en pierre peuvent présenter une grande qualité de mise en œuvre et faire, avec la végétation dépassant au-dessus, le charme d’une sente ou d’une rue. Les clôtures anciennes, souvent constituées d’un mur-bahut surmonté d’une grille en ferronnerie,
peuvent
également
présenter
un
intérêt
architectural.
Elles
sont
dessinées
en
cohérence
avec
l’architecture
de
la
maison,
jusque
dans
les
détails
de
garde-corps
ou
d’éléments de décor. Dans un ensemble de villas, les clôtures sont généralement dessinées dans un même esprit en termes de hauteur et de formes. De même, la qualité et la diversité des haies participent à l’harmonie d’ensemble. Les murs de clôture en pierre et les clôtures anciennes, notamment lorsqu’ils s’inscrivent dans une relation architecturale forte avec la maison, doivent être préservés avec leurs détails de mise en œuvre. Ils seront restaurés dans une réflexion de cohérence d’ensemble avec la maison et le portail.
Des
sections
de
mur
ou
de
clôture
peuvent
néanmoins
être
démolies
pour
permettre
l’ouverture d’un nouveau portail si cela ne remet pas en cause la cohérence de l’ensemble du linéaire.
Il est préférable de planter ou restaurer des haies de type bocager ou champêtre, sauf dans le cas particulier de charmilles par exemple, constituées d’essences diversifiées et locales afin d’éviter la monotonie des «murs verts» et de contribuer à la qualité écologique des milieux urbains.
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS43
- Portails, porches et portillons Le portail, le porche et/ou le portillon permettent de pénétrer à l’intérieur de la parcelle de la maison bourgeoise ou de la villa, implantée derrière un mur ou une clôture. Le portail participe à l’expression du statut social des habitants et est conçu dans une relation architecturale forte avec la maison. On observe ainsi une cohérence d’ensemble entre le portail, le mur de clôture ou la
clôture,
le
jardin
et
parfois
l’allée
plantée
d’arbres
et
la
maison.
Pour
les
maisons
bourgeoises et les villas, le portail est la plupart du temps constitué de deux piles en pierre moulurées
parfois
surmontées
de
vases
ou
d’éléments
décoratifs,
avec
des
vantaux
en
ferronnerie ouvragée. Les porches sont réalisés en maçonnerie de pierre et surmontés d’une petite toiture à quatre pans ornée d’épis de faîtage. Les portails, les porches et les portillons doivent être préservés et restaurés en conservant leurs qualités de mise en œuvre et de détail. Les vantaux en ferronnerie seront en cas de besoin remplacés par des éléments de même forme et partition. - Les annexes et dépendances Les dépendances anciennes témoignent des usages affectés aux constructions : communs, orangerie, annexes agricoles, remise, grange, abri... Certaines dépendances présentent une architecture soignée conçue dans une relation étroite avec celle de la maison principale. Elles participent de l’intérêt de l’ensemble bâti et permettent d’en comprendre la structure et la fonctionnalité d’ensemble. Les annexes et dépendances anciennes doivent être dans la mesure du possible préservées et mises en valeur. Elles peuvent faire l’objet d’un changement de destination afin d’assurer leur maintien. Leur transformation ne devra pas affecter leur qualité architecturale ni la lisibilité de leur fonction ancienne.
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOISTous travaux, même modestes, peuvent altérer ou au contraire valoriser un cadre de vie, notamment lorsque celui-ci présente un caractère patrimonial. En cas de travaux de transformation, on tiendra particulièrement compte des éléments suivant :
44
- Créer une extension du bâti existant Il
est
essentiel
d’avoir
une
vision
globale
de
la
construction
et
de
son
environnement
dans
la
conception d’une extension du bâti existant. Le gabarit de la ou des constructions existantes, sa volumétrie, sa forme, ses
matériaux, ses couleurs
vont influer
sur
celles de
l’extension et sur
son
implantation.
L’implantation, les proportions et la trame architecturale de l’extension doivent être cohérentes par rapport au bâti existant et chercher à mettre ce-dernier en valeur.
Si l’extension reprend un vocabulaire architectural traditionnel, il s’agit de se fondre le plus possible dans l’ensemble existant et d’en reprendre les formes, les couleurs et les matériaux.
Un traitement contemporain de la forme ou de la mise en œuvre des matériaux peut venir en contraste
par
rapport
à
l’existant
mais
devra
néanmoins
respecter
les
règles
traditionnelles
d’implantation et de couleur afin de préserver la qualité des paysages. On préfèrera utiliser des matériaux de construction naturels (bois, terre, chaux, chanvre, paille, torchis...) ou au faible impact écologique. - Ouvrir un nouveau portail dans un mur ou une clôture
Les murs et clôtures anciens peuvent être percés afin d’accueillir un nouveau portail ou un portillon. Les proportions de la nouvelle ouverture devront reprendre celles des portails ou portillons anciens afin que celle-ci reste cohérente par rapport à l’existant. Il est préférable que les ferronneries ou les menuiseries nouvelles des vantaux restent sobres dans leur forme et leur couleur afin de mettre en valeur l’existant.
2. LE BÂTI DANS SA PARCELLE : créer une extension, ouvrir un portail, changer une dépendance de destination, construire un abri ou une annexe, aménager son jardin, une piscine ou une aire de stationnement
Extension
bois à
l’arrière
d’un
bâtiment
rural
Exemples
de
principes
d’extension
de
villas, par
des
petits
volumes
sur
les
côté
Ou
à l’arrière
Les
extensions sont
placées légèrement
en
décalé
de
l’existant
afin de
conserver
la lisibilité des
arêtes
de
la construction
principale
Ouverture
de
portail
bois ou
métal
dans
des
murs
anciens, en
reprenant
les
piles maçonnées
latérales
avec
moulurations
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS45
- Transformer une dépendance
Les dépendances, en cas de transformation en habitation par exemple, doivent garder la lisibilité de leur fonction d’origine (type d’ouverture, matériaux, type de mise en œuvre, détails...).
Le caractère des façades des dépendances souvent plus fermé et massif que celles des habitations
principales
doit
être
préservé. Il
peut être
mis
en valeur
par
des
ouvertures
contemporaines qui garderont néanmoins des proportions plus hautes que larges (ouverture de type fente, faille, meurtrière...). - Construire un abri ou une annexe Construire ou implanter un nouvel abri ou une annexe dans sa cour ou son jardin peut avoir un impact fort sur les paysages. On privilégiera des abris et des annexes de petite taille, réalisés dans des matériaux naturels et en cohérence avec la construction principale.
Lorsque c’est possible, ils seront appuyés sur
un mur de clôture ou implantés dans un coin du jardin peu visible de l’extérieur ou du moins faisant l’objet d’un accompagnement paysager.
On évitera, notamment pour les abris, les produits préfabriqués du commerce aux formes et aux
matériaux
souvent
peu
respectueux
des
paysages
(bois
vernis,
métal,
PVC,
formes
rustiques, etc.).
Création
d’ouvertures
de
type
«meurtrières»
dans
une
dépendance transformée
en
habitation, avec
petite
extension sur
le côté
OAP thématique PATRIMOINE
PLUi COMMUNAUTE DE COMMUNES OREE DE BERCE - BELINOIS46
- Aménager sa cour et/ou son jardin La cour comme le jardin sont des espaces d’accompagnement du bâti qui participent à la qualité des espaces urbains et ruraux comme à celle du patrimoine. Ils témoignent d’anciens usages au même titre que les constructions et concourent à la mise en valeur des espaces bâtis. De façon générale, il s’agit de préserver ou de retrouver la qualité des sols en pierre anciens dans les cours nouvelles et de maintenir la perméabilité aux eaux de pluie des jardins. On préfèrera donc les sols pavés de pierre ou de bois ou les stabilisés mécaniques aux enrobés. Des bétons balayés colorés dans une teinte reprenant celle du sol naturel peuvent être également employés en cas de nécessité technique. La palette végétale des plantations du jardin et des haies sera de préférence choisie parmi les variétés locales afin de préserver la biodiversité. Les éventuelles aires de stationnement seront paysagées et plantées. Le sol pourra être stabilisé tout en préservant sa perméabilité à l’aide de dalles engazonnées plastique ou métal.
Les carport doivent être intégrés à l’ensemble en cohérence avec le volume de la maison et l’organisation de la cour ou du jardin : le traiter comme une tonnelle, en profiter pour intégrer des panneaux solaires, l’appuyer contre une partie d’un mur ou d’une dépendance...
Les éléments techniques de type cuves de récupération des eaux de pluie, bacs à compost, etc. feront l’objet d’un travail d’accompagnement paysager permettant de les intégrer au jardin. On préfèrera les dispositifs fabriqués ou plaqués en matériaux naturels.
Il est important de porter un grand soin à l’insertion paysagère des piscines. On évitera les structures de couverture de type serre télescopique. Les éventuelles piscines hors sol feront l’objet d’un accompagnement paysager permettant de les intégrer au jardin. Les piscines enterrées prendront la forme de bassins traditionnels aux formes simples. La couleur du liner est importante car c’est elle qui donne sa couleur à l’eau. On privilégiera donc des teintes proches de l’aspect naturel : le noir, le gris, le bleu foncé, le taupe permettent de donner un caractère naturel au bassin, au contraire des bleus lagon ou France rendant l’ensemble très visible de loin.
Pavés
de
grès
Béton
balayé coloré
Dalles
gazon
Gravier
roulé
coloré
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