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Arrêté - Préfecture - Mayotte - 5 Etude cologique du site de la STEP de Mamoudzou Sud
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Thèmes du document : Aménagement du territoire, Eau et assainissement, Espaces terrestres et maritimes,
Etude écologique du site d’implantation
de la STEP de Mamoudzou Sud
Août 2012
BP 168 – ZI Kawéni
97600 MAMOUDZOU
Tél./Fax. : 02 69 62 29 42
Email : contact@espaces.frEtude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
SOMMAIRE
1. Etat initial du milieu naturel terrestre sur l’emprise de la station d’épuration et de sa voie d’accès
1.1 Etude des unités écologiques
1.2 Etude de la flore
1.3 Etude de la faune
1.4 Analyse paysagère
2. Etat initial du milieu naturel terrestre sur l’emprise de la canalisation d’évacuation des eaux traitées
2.1 Etude des unités écologiques
2.2 Etude de la flore
2.3 Etude de la faune
2.4 Analyse paysagère de la parcelle
3. Détermination des enjeux en matière de flore, de faune et de paysage sur l’emprise de la STEP et sur la zone d’implantation de la canalisation
3.1 Enjeux en matière de flore
3.2 Evaluation des impacts prévisibles sur la flore
3.2.1 Impacts en phase de travaux
3.2.2 Impacts en phase d’exploitation
3.3 Enjeux en matière de faune
3.4 Evaluation des impacts prévisibles sur la faune
3.4.1 Impacts en phase de travaux
3.4.2 Impacts en phase d’exploitation
3.5 Enjeux en matière paysagère
4. Détermination des enjeux en matière réglementaire sur la zone d’implantation du projet
4.1 Vis-à-vis du code agroforestier en vigueur à Mayotte
4.2 Vis-à-vis de l’atlas des zones humides de Mayotte
4.3 Vis-à-vis de la loi littoral et du PADD
4.4 Vis-à-vis du PLU de la commune de Mamoudzou
5. Etat initial de l’environnement à hauteur des postes de refoulement
5.1 Poste de refoulement de Mtsapéré
5.2 Postes de refoulement de Doujani
5.3 Postes de refoulement de Passamainty
5.4 Poste de Tsoundzou
6. Mesures compensatoires et préconisations
6.1 Préconisations par rapport à l’implantation de la STEP
6.2 Préconisations par rapport à l’implantation de la voie d’accès 6.3 Préconisations pour l’implantation de la canalisation de rejet des eaux traitées
6.4 Préconisations sur le plan paysager
6.5 Préconisations relatives aux postes de refoulement
6.5.1 Hypothèses de rejet
6.5.2 Sensibilité des milieux autour des postes de
refoulement
p1
p1
p3
p6
p9
p10
p10
p12
p14
p17
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p19
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p23
p26
p29
p33
p35
p35
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p371
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
1. Etat initial du milieu naturel terrestre sur l’emprise de la station d’épuration et de sa voie d’accès (=zone 1 sur plan de localisation ci-après)
1.1 Etude des unités écologiques (voir carte ci-après)
La parcelle d’implantation du projet de station d’épuration de Mamoudzou Sud est occupée par trois formations principales :
¾ des cultures vivrières,
¾ des cultures maraîchères ou des friches herbacées en fonction de la période de l’année.
Selon la période de l’année, l’emplacement occupé par les cultures maraîchères durant l’hiver austral (d’avril à octobre) peut être occupé par des friches herbacées (novembre à mars) car les terrains sont en partie inondés et sont inutilisables pour des cultures. Il s’agit dans un cas comme dans l’autre de formations très artificialisées qui résultent d’une occupation ancienne de ce site et des pratiques agricoles dont il a fait l’objet par l’homme au cours du temps.
L’emprise de la voie d’accès recoupe ces mêmes formations auxquelles s’ajoute une petite bambouseraie.
Répartition des unités écologiques sur la parcelle d’implantation de la STEP et de la voie d’accès :
Formations Intérêt Surface sur la
parcelle + voie
d’accès (ha)
% sur la
parcelle + voie
d’accès
Cultures vivrières - 2,017 62,54%
Cultures maraîchères ou friches - 1,164 36,09%
Bambouseraie - 0,044 1,37%
3,225 100,00%
A- Les cultures vivrières sont caractérisées par la dominance spatiale des espèces cultivées et leur cortège d’espèces adventices exotiques pantropicales. Les espèces cultivées sont principalement le bananier, le manioc et les ambrevades. Cette formation comporte de grands arbres épars : cocotiers principalement et quelques fruitiers (manguiers, jaquier, arbre à pain…). Les cultures vivrières occupent tout le versant au sud de la parcelle mais se retrouvent également sur des espaces intercalés au sein des cultures maraichères avec des bananiers.
Cultures vivrières sur le versantCarte des unités écologiques
LEGENDE
Parcelle d'implantation de la STEP et voie d'accès Parcelle d'implantation de la canalisation d'évacuation Cultures vivrières Cultures maraîchères ou friches herbacées (selon saison) Bambouseraie Friches herbacées et arbustives pâturées Espaces construits
Echelle : 1/3000E
B-
C-
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maraîchère
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ères3
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
1.2 Etude de la flore
D’une façon générale, la flore de la parcelle est caractérisée par une très grande pauvreté liée d’une part à l'occupation très ancienne du site et à la vocation agricole de cet espace qui tend à éliminer les espèces indigènes au profit de quelques espèces cultivées et au profit des espèces herbacées et arbustives pantropicales qui colonisent rapidement les milieux ouverts une fois les cultures abandonnées.
L’inventaire a été réalisé de façon globale sur la totalité de l’emprise de la STEP et de la voie d’accès, à l’intérieur de l’ensemble des unités écologiques identifiées.
Au total 117 espèces ont été inventoriées sur toute la parcelle.
Parmi elles :
• 1 espèce est endémique de Mayotte : il s’agit d’un arbre commun des espaces agroforestiers de l’île,
• 2 espèces sont endémiques des Comores dont un arbuste assez commun des zones sèches et littorales de l’île et une espèce d’igname, poussant dans les forêts sèches, qui se raréfie à l’échelle de l’île.
• 2 espèces sont endémiques des Comores et de Madagascar : il s’agit d’espèces herbacées communes des zones humides.
La liste des espèces inventoriées est donnée dans le tableau ci-après :
FAMILLE Genre Espèce Distribution* type biologique
MALVACEAE Abelmoschus moschatus subsp moschatus 6 herbacée
PAPILLONACEAE Abrus precatorius L. ssp africanus 6 liane
ORCHIDACEAE Acampe pachyglossa 6 épiphyte
AMARANTHACEAE Achyranthes aspera var. aspera 6 herbacée
ASTERACEAE Acmella oleracea 6 herbacée
POACEAE Acroceras hubbardii 3 herbacée
PAPILLONACEAE Aeschynomene uniflora 5 herbacée
ASTERACEAE Ageratum conizoides 6 herbacée
MIMOSACEAE Albizia lebbeck 6 arbre
AMARANTHACEAE Alternanthera sessilis 6 herbacée
AMARANTHACEAE Amaranthus hybridus 6 herbacée
ANNONACEAE Annona muricata 6 arbuste
ANNONACEAE Annona senegalensis 6 arbuste
MORACEAE Artocarpus altilis 6 arbre
MORACEAE Artocarpus heterophyllus 6 arbre
ASPLENIACEAE Asplenium pellucidum 6 fougère
ACANTHACEAE Asystasia gangetica 6 herbacée
OXALIDACEAE Averrhoa bilimbi 6 arbre
POACEAE Bambusa vulgaris 6 herbacée
ASTERACEAE Bidens pilosa 6 herbacée
BRASSSICACEAE Brassica chinensis 6 herbacée
SOLANACEAE Capsicum annuum 6 herbacé
SAPINDACEAE Cardiospermum halicacabum 6 liane
CARICACEAE Carica papaya 6 arbre non ligneux
BOMBACACEAE Ceiba pentandra 6 arbre
PAPILLONACEAE Centrosema pubescens 6 herbacée
EUPHORBIACEAE Chamaesyce hirta 6 herbacée
RUTACEAE Citrus sinensis 6 arbre
ARECACEAE Cocos nucifera 6 palmier4
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
FAMILLE Genre Espèce Distribution* type biologique
RUBIACEAE Coffea arabica 6 arbuste
ARACEAE Colocasia esculenta 6 herbacée
COMMELINACEAE Commelina africana 6 herbacée
COMMELINACEAE Commelina benghalensis 6 herbacée
CUCURBITACEAE Cucumis anguria 6 liane
CUCURBITACEAE Cucumis sativus 6 liane
POACEAE Cynodon dactylon 6 herbacée
CYPERACEAE Cyperus confusus 3 herbacée
PAPILLONACEAE Desmodium salicifolium 5 arbrisseau
DIOSCOREACEAE Dioscorea comorensis 2 liane
ASTERACEAE Eclipta prostata 6 herbacée
BORAGINACEAE Ehretia cymosa 5 arbuste
CONVOLVULACEAE Evolvulus alsinoides 6 herbacée
MORACEAE Ficus sycomorus 5 arbre
EUPHORBIACEAE Flueggea virosa 6 arbuste
MIMOSACEAE Gagnebina pterocarpa 4 arbuste
BORAGINACEAE Heliotropium indicum 6 herbacée
MALVACEAE Hibiscus surratensis 6 arbuste
CAMPANULACEAE Hippobroma longiflora 6 herbacée
PAPILLONACEAE Indigofera tinctoria 6 herbacée
CONVOLVULACEAE Ipomea aquatica 6 liane
CONVOLVULACEAE Ipomea pes-caprae 6 liane
CONVOLVULACEAE Ipomoea obscura 6 liane
CONVOLVULACEAE Jacquemontia paniculata 6 liane
EUPHORBIACEAE Jatropha curcas 6 arbuste
CYPERACEAE Kyllinga elata 6 herbacée
PAPILLONACEAE Lablab purpureus 5 liane
ASTERACEAE Laggera aurita 6 herbacée
VERBENACEAE Lantana camara 6 arbuste-liane
ASTERACEAE Launaea intybacea 6 herbacée
LAURACEAE Litsea glutinosa 5 arbuste
ONAGRACEAE Ludwigia jussiaeoides 6 herbacée
ANACARDIACEAE Mangifera indica 6 arbre
EUPHORBIACEAE Manihot esculenta 6 herbacée ligneuse
CYPERACEAE Mariscus cf dubius herbacée
MIMOSACEAE Mimosa invisa 6 herbacée
MIMOSACEAE Mimosa pudica 6 herbacée rampante
MORINGACEAE Moringa oleifera 6 arbre
PAPILIONACEAE Mucuna pruriens var. pruriens 6 liane
MUSACEAE Musa paradisiaca 6 herbacée arbustive
SOLANACEAE Nicotiana tabacum 6 herbacée
LAMIACEAE Ocimum gratissimum 6 herbacée
CONVOLVULACEAE Operculina turpethum 6 liane
OXALIDACEAE Oxalis corniculata 6 herbacée
AMARYLLIDACEAE Pancratium zeylanicum 6 herbacée
POACEAE Panicum maximum 6 herbacée
POACEAE Panicum trichocladum 6 herbacée
POACEAE Panicum umbellatum 4 herbacée
POACEAE Paspalum conjugatum 6 herbacée
PASSIFLORACEAE Passiflora foetida 6 liane
SAPINDACEAE Paullinia pinnata 6 arbuste lianescent
RUBIACEAE Pentas lanceolata 5 herbacée
ACANTHACEAE Phaulopsis verticilliaris 6 herbacée
EUPHORBIACEAE Phyllanthus amarus 6 herbacée
DRYNARIACEAE Phymatosorus scolopendria 6 fougère5
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
FAMILLE Genre Espèce Distribution* type biologique
ARALIACEAE Polyscias mayottensis 1 arbre
PORTULACCACEAE Portulacca oleracea 6 herbacée
MYRTACEAE Psidium guajava 6 arbre
PAPILLONACEAE Psophocarpus scandens 6 liane
PAPILLONACEAE Pterocarpus indicus 6 arbre
RUBIACEAE Pyrostria anjouanensis 2 arbre
EUPHORBIACEAE Ricinus communis 6 herbacée
APOCYNACEAE Saba comorensis 5 liane
SAPINDACEAE Sapindus saponaria 6 arbre
CAESALPINIACEAE Senna occidentalis 6 herbacée
CAESALPINIACEAE Senna tora 6 herbacée
POACEAE Setaria barbata 6 herbacée
MALVACEAE Sida rhombifolia 6 herbacée
MALVACEAE Sida stipulata 6 herbacée
SOLANACEAE Solanum lycopersicum 6 herbacée
SOLANACEAE Solanum melongena 6 herbacée
SOLANACEAE Solanum richardii 5 arbrisseau
SOLANACEAE Solanum torvum 6 herbacée
BIGNONIACEAE Spathodea campanulata 6 arbre
ANACARDIACEAE Spondias cytherea 6 arbre
POACEAE Sporobolus virginicus 6 herbacée
VERBENACEAE Stachytarpheta urticifolia 6 herbacée
POACEAE Stenotaphrum dimidiatum 6 herbacée
MYRTACEAE Syzygium cumini 6 arbre
CAESALPINIACEAE Tamarindus indica 6 arbre
COMBRETACEAE Terminalia catappa 5 arbre
STERCULIACEAE Theobroma cacao 6 arbre
ULMACEAE Trema orientalis 5 arbre
ARACEAE Typhonodorum lindleyanum 5 herbacée
MALVACEAE Urena lobata 6 herbacée
ASTERACEAE Vernonia cinerea 6 herbacée
PAPILIONACEAE Vigna unguiculata subsp. unguiculata 6 liane
POACEAE Zea mays 6 herbacée
* ces chiffres renvoient à la répartition de l'espèce concernée :
1 : endémique de Mayotte 5 : Afrique - Océan Indien
2 : endémique des Comores 6 : Pantropical
3 : endémique des Comores et de Madagascar en rouge = espèces protégées
4 : régional (Comores, Madagascar, Seychelles, Mascareignes)
Une seule de ces espèces est protégée au titre de l’arrêté n°042/DAF/2006. Il s’agit de l’espèce d’igname Dioscorea comorensis dont seule la commercialisation est interdite.6
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
1.3 Etude de la faune (voir carte de repérage des points d’observation de la faune ci-après)
L’inventaire a été réalisé de façon à couvrir toutes les formations présentes sur la parcelle. Au total 6 postes d’observation ont été répartis sur le site en fonction de l’importance de chaque formation.
NB : Les espèces en bleu sont protégées au titre de l’arrêté n°347/DAF du 07/08/2000.
Les mammifères :
Le rat (Rattus rattus) et la souris (Mus musculus) espèces ubiquistes qui trouvent gîte et couvert dans les cultures et les friches sont présents. Les rats sont plus nombreux près de la route où ils trouvent de nombreux déchets jetés par les automobilistes.
Les roussettes endémiques des Comores (Pteropus seychellensis comorensis) fréquentent occasionnellement le site attirées par quelques arbres fruitiers (ficus et manguiers). Lors des relevés de terrain nous avons noté la présence de 4 individus à hauteur du point 6 durant l’après-midi.
Lors des relevés de terrain nous avons également noté la présence d’un groupe de six makis (Eulemur fulvus mayottensis) sur la parcelle à proximité du point n°6 durant l’après-midi. Comme les roussettes avec lesquelles ils entrent souvent en conflit, ils fréquentent le site pour consommer des fruits sur les quelques arbres présents (manguiers, figuiers).
Les espèces plutôt nocturnes comme la civette et le tenrec que nous n’avons pas observées sont certainement présentes sur le site. Des traces de tenrec ont été observées et les cultivateurs du site nous ont confirmé que cette espèce est encore présente mais tend à se raréfier en raison de la pression de capture qui s’exerce sur elle dans cet espace périurbain facile d’accès.
L’avifaune :
L’inventaire a été réalisé par comptage systématique sur 6 postes d’observations. Les tableaux ci-dessous récapitulent l’ensemble des relevés effectués pendant 15 minutes par poste avec le nombre d’oiseaux observés sur chaque poste le matin et l’après-midi.
Matin
**** = sp. end. Mayotte
*** = sp. end. Comores
** = ssp. end. Mayotte
* = ssp. endémique Comores
Ex. = sp. Introduite
P01 P02 P03 P04 P05 P06 Indice
d'Abondance =
Nbre moyen
d'oiseaux par
point
Foudi de Mayotte** 2 1 0,13
Tourterelle tambourette 0,00
Bulbul malgache 2 0,09
Corbeau pie 0,00
Foudi malgache 2 0,09
Guepier malgache 2 4 0,26
Héron garde-bœufs 0,00
Tourterelle du Cap 0,00
Martin triste (Ex.) 2 2 4 0,35
Richesse spécifique 3 3 2 0 1 0 1,501
2
3
4
5 6
9
12
7
8
11
10
Carte de repérage des points d'observation de la faune sur les différentes unités écologiques LEGENDE
Parcelle d'implantation de la STEP et voie d'accès Parcelle d'implantation de la canalisation d'évacuation Cultures vivrières Cultures maraîchères ou friches herbacées (selon saison) Bambouseraie Friches herbacées et arbustives pâturées Espaces construits
Echelle : 1/30007
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
Après-midi
**** = sp. end. Mayotte
*** = sp. end. Comores
** = ssp. end. Mayotte
* = ssp. endémique Comores
Ex. = sp. Introduite
P01 P02 P03 P04 P05 P06 Indice d'Abondance =
Nbre moyen
d'oiseaux par
point
Foudi de Mayotte** 2 0,09
Tourterelle tambourette 2 0,09
Bulbul malgache 3 0,13
Corbeau pie 2 0,09
Foudi malgache 0,00
Guepier malgache 4 0,17
Héron garde-bœufs 1 0,04
Tourterelle du Cap 1 0,04
Martin triste (Ex.) 6 0,26
Richesse spécifique 3 1 0 0 3 1 1,33
Au total 9 espèces ont été répertoriées posées ou en vol sur l’ensemble des relevés. La richesse spécifique moyenne est faible avec respectivement 1.5 et 1.33 espèces par point, le matin et l’après-midi.
Liste et statut des espèces inventoriées :
Foudy de Mayotte Foudia eminentissima algondae 1
Foudy malgache Foudia madagascariensis 3
Bulbul malgache Hypsipetes madagascariensis 3
Guêpier malgache Merops superciliosus 4
Corbeau pie Corvus albus 5
Tourterelle tambourette Turtur tympanistria 5
Héron garde-bœufs Bubulcus ibis 5
Tourterelle du Cap Streptopelia capicola 5
Martin triste Acridotheres tristis 5
Les reptiles :
Les espèces de lézards suivantes sont présentes sur le site :
Mabuya comorensis 2
Phelsuma laticauda 3
Geckolepis maculata 3
Hemidactylus mabouia 5
Le Caméléon, (Furcifer polleni), a été vu à une seule reprise. Il s'agit d'un reptile endémique de l'île assez commun des espaces agricoles et des friches. Un des deux serpents vivants à Mayotte a été repéré sur le site à hauteur du point n°4. Il s’agit du serpent de cocotier Lycodryas sanctijohannis qui se nourrit de lézards et de grenouilles.
1= endémique à Mayotte 4= endémisme régional
2= endémique à l’archipel 5= pantropicalisme
3= endémique à Madagascar et aux Comores 6= migrateur à vaste répartition En bleu : espèces protégées
1= endémique à Mayotte
2= endémique à l’archipel
3= endémique à Madagascar et aux Comores
4= endémisme régional
5= pantropicalisme
En bleu : espèces protégées8
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
Caméléon de Mayotte
Les batraciens :
Seule l’espèce de rainette Boophis tephraeomystax a été repérée sur le site à hauteur du point n°5.
Rainette
Invertébrés terrestres :
Le site peut être considéré comme banal car il est constitué de formations végétales communes sur tout le pourtour de l’île.
Les friches sont généralement favorables aux lépidoptères. La présence d’eau sur le site avec de nombreux puits et une zone humide à l’aval de la parcelle (avec de l’eau en saison des pluies) est un facteur favorable pour la diversité avec notamment de nombreuses espèces d’odonates.
L’usage agricole de la parcelle et particulièrement l’utilisation de pesticides pour protéger les cultures semble toutefois avoir un impact négatif significatif avec une densité d’insectes moindre que dans des milieux similaires à Mayotte.
Les araignées Nephila comorana et Gasteracantha mayottensis, sont protégées au titre de l’arrêté n°347/DAF du 07/08/2000 bien que très communes à Mayotte dans les milieux agricoles.9
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
1.4 Analyse paysagère (voir planche photographique ci-après)
La parcelle d’implantation de la STEP se trouve dans la plaine alluviale de la rivière Kwalé au pied du versant remontant vers le relief du Mont Maevadoani. Cette situation en rive droite de la Kwalé à l’écart des villages de Tsoundzou 1 et Tsoundzou 2 et à environ 250 mètres de la RN2 rend le site assez peu perceptible de l’extérieur. Seule l’emprise de la voie d’accès qui se raccorde sur la RN2 est visible depuis la route.
Emplacement de la STEP
Sur la parcelle 2 entités paysagères liées aux activités agricoles se côtoient :
¾ Dans la plaine, une entité maraîchère constituée d’une mosaïque de petits lopins aux formes géométriques séparés par quelques bananiers et sentiers piétons, ¾ Sur le versant, une entité agroforestière traditionnelle constituée de cultures vivrières communes à dominante de manioc, bananier et ambrevades surplombés par des arbres fruitiers épars en densité variable (cocotiers, manguiers, arbres à pain, jaquier…).
Maraichage en plaine au premier plan et agroforesterie sur le versant au second plan10
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
2. Etat initial du milieu naturel terrestre sur l’emprise de la canalisation d’évacuation des eaux traitées (=zone 2 sur plan de localisation en pages précédentes)
2.1 Etude des unités écologiques (voir carte en pages précédentes)
La parcelle contiguë à la STEP et la séparant de la rivière Kwalé dans laquelle les eaux usées épurées seront rejetées est occupée par trois formations principales :
¾ des espaces construits,
¾ des cultures vivrières,
¾ des friches herbacées et arbustives pâturées,
¾ une ripisylve secondarisée dominée par les bambous.
Il s’agit dans un cas comme dans l’autre de formations très artificialisées qui résultent d’une occupation ancienne de ce site et des pratiques agricoles dont il a fait l’objet par l’homme au cours du temps.
Répartition des unités écologiques sur la parcelle de passage de la canalisation entre la STEP et la rivière Kwalé :
Formations Intérêt Surface sur la
parcelle (ha)
% sur la
parcelle
Espaces construits -- 0,80 14.08%
Cultures vivrières - 2,37 41.73%
Friches herbacées et arbustives - 2,01 35.39%
Ripisylve secondarisée + 0.50 8.80%
5,68 100,00%
A- Les espaces construits sont occupés par des habitations et des chemins d’accès en terre. La végétation aux abords des habitations est composée d’un mélange d’espèces agricoles et ornementales sans intérêt.
Espaces construits
B- Les cultures vivrières sont caractérisées par la dominance spatiale des espèces cultivées et leur cortège d’espèces adventices exotiques pantropicales. Les espèces cultivées sont principalement le bananier et le manioc. Cette formation est quasiment dépourvue de grands arbres hormis quelques cocotiers épars et de rares fruitiers (manguiers, jaquier…). Des ananas sont présents par endroits.11
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
Cultures vivrières (bananiers à gauche et manioc + bananiers à droite)
C- Les friches herbacées et arbustives pâturées sont caractérisées par la dominance d’espèces exotiques pantropicales herbacées et arbustives. Ces friches font le plus souvent l’objet de pâturage par des zébus au piquet. Certains secteurs sont surmontés de cocotiers en densité importante.
Friches herbacées et zébus au piquet
D- La ripisylve dégradée est caractérisée par la dominance spatiale du bambou commun sous le couvert duquel on retrouve un cortège d’espèces indigènes qui ne dépassent pas le stade de semis ou de jeune arbuste en raison de la proximité des activités d’élevage de zébus qui empêchent leur développement à un stade supérieur.
Ripisylve dégradée à bambous12
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
2.2 Etude de la flore
D’une façon générale, la flore de la parcelle est caractérisée par une très grande pauvreté liée d’une part à l'occupation très ancienne du site et à la vocation agricole de cet espace qui tend à éliminer les espèces indigènes au profit de quelques espèces cultivées et au profit des espèces herbacées et arbustives pantropicales qui colonisent rapidement les milieux ouverts une fois les cultures abandonnées. L’établissement de constructions dans une grande partie de ce secteur contribue encore davantage à appauvrir la flore de ce secteur.
L’inventaire a été réalisé de façon globale sur la totalité de l’emprise de la zone 2, à l’intérieur de l’ensemble des unités écologiques identifiées.
Au total 108 espèces ont été inventoriées sur toute la zone 2.
Parmi elles :
• 1 espèce est endémique de Mayotte : il s’agit d’un arbre commun des espaces agroforestiers de l’île,
• 2 espèces sont endémiques des Comores : il s’agit d’un arbre et d’un arbuste assez commun des zones sèches et littorales de l’île.
La liste des espèces inventoriées dans cette formation est donnée dans le tableau ci- après :
FAMILLE Genre Espèce Distribution* type biologique
MALVACEAE Abelmoschus moschatus subsp moschatus 6 herbacée
MIMOSACEAE Acacia farnesiana 6 arbuste
ORCHIDACEAE Acampe pachyglossa 6 épiphyte
AMARANTHACEAE Achyranthes aspera var. porphyristachya 6 herbacée
ASTERACEAE Ageratum conizoides 6 herbacée
MIMOSACEAE Albizia lebbeck 6 arbre
SAPINDACEAE Allophyllus bicruris 2 arbuste
ARACEAE Amorphophallus paeoniifolius 6 herbacée
BROMELIACEA Ananas comosus 6 herbacée
ANNONACEAE Annona muricata 6 arbuste
ANNONACEAE Annona reticulata 6 arbre
ANNONACEAE Annona senegalensis 6 arbuste
ANNONACEAE Annona squamosa 6 arbuste
ICACINACEAE Apodytes dimidiata 5 arbre
MORACEAE Artocarpus altilis 6 arbre
MORACEAE Artocarpus heterophyllus 6 arbre
OXALIDACEAE Averrhoa bilimbi 6 arbre
ASTERACEAE Bidens pilosa 6 herbacée
NYCTAGINACEAE Bougainvillea spectabilis 6 arbuste
PAPILLONACEAE Cajanus cajan 5 herbacée
ANNONACEAE Cananga odorata 6 arbre
SAPINDACEAE Cardiospermum halicacabum 6 liane
CARICACEAE Carica papaya 6 arbre non ligneux
EUPHORBIACEAE Chamaesyce hirta 6 herbacée
MENISPERMACEAE Cissampelos pareira 6 liane
RUTACEAE Citrus aurantiifolia 6 arbuste
RUTACEAE Citrus reticulata 6 arbuste
RUTACEAE Citrus sinensis 6 arbre
ARECACEAE Cocos nucifera 6 palmier
EUPHORBIACEAE Codiaeum variegatum 6 arbuste13
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
FAMILLE Genre Espèce Distribution* type biologique
COMMELINACEAE Commelina africana 6 herbacée
COMMELINACEAE Commelina benghalensis 6 herbacée
BORAGINACEAE Cordia myxa 5 arbre
CUCURBITACEAE Cucurbita maxima 6 liane
ZINGIBERACEAE Curcuma longa 6 herbacée
POACEAE Cynodon dactylon 6 herbacée
PAPILLONACEAE Derris trifoliata 5 liane
DIOSCOREACEAE Dioscorea alata 6 liane
DIOSCOREACEAE Dioscorea esculenta 6 liane
CONVALLARIACEAE Dracaena reflexa 4 arbre
BORAGINACEAE Ehretia cymosa 5 arbuste
MIMOSACEAE Entada polystachya 6 liane
CONVOLVULACEAE Evolvulus alsinoides 6 herbacée
MORACEAE Ficus lutea 5 arbre
FLACOURTIACEAE Flacourtia indica 6 arbuste
EUPHORBIACEAE Flueggea virosa 6 arbuste
MIMOSACEAE Gagnebina pterocarpa 4 arbuste
PAPILLONACEAE Gliricidia sepium 6 arbre
HELICONIACEAE Heliconia psittacorum 6 herbacée
MALVACEAE Hibiscus caerulescens 4 herbacée
POACEAE Hyparrhenia rufa 6 herbacée
PAPILLONACEAE Indigofera tinctoria 6 herbacée
CONVOLVULACEAE Ipomea batatas 6 liane
CONVOLVULACEAE Ipomoea alba 6 liane
CONVOLVULACEAE Jacquemontia paniculata 6 liane
OLEACEAE Jasminum officinale 5 liane
EUPHORBIACEAE Jatropha curcas 6 arbuste
ASTERACEAE Laggera aurita 6 herbacée
VERBENACEAE Lantana camara 6 arbuste-liane
ASTERACEAE Launaea intybacea 6 herbacée
LAURACEAE Litsea glutinosa 5 arbuste
ANACARDIACEAE Mangifera indica 6 arbre
EUPHORBIACEAE Manihot esculenta 6 herbacée ligneuse
CYPERACEAE Mariscus cf dubius herbacée
POLYPODIACEAE Microsorum punctatum 6 fougère
MIMOSACEAE Mimosa invisa var.inermis 6 herbacée
MORINGACEAE Moringa oleifera 6 arbre
MUSACEAE Musa paradisiaca 6 herbacée arbustive
APOCYNACEAE Nerium oleander 6 arbuste
LAMIACEAE Ocimum americanum var americanum 6 herbacée
LAMIACEAE Ocimum americanum var pilosum 6 herbacée
LAMIACEAE Ocimum gratissimum 6 herbacée
LAMIACEAE Ocimum gratissimum var. gratissimum 6 arbrisseau
CONVOLVULACEAE Operculina turpethum 6 liane
POACEAE Panicum maximum 6 herbacée
POACEAE Panicum trichocladum 6 herbacée
POACEAE Panicum umbellatum 4 herbacée
PASSIFLORACEAE Passiflora foetida 6 liane
ARECACEAE Phoenix reclinata 6 palmier
EUPHORBIACEAE Phyllanthus amarus 6 herbacée
DRYNARIACEAE Phymatosorus scolopendria 6 fougère
PIPERACEAE Piper sarmentosum 6 herbacée
ARALIACEAE Polyscias mayottensis 1 arbre
RUBIACEAE Polysphaeria multiflora 4 arbuste
MYRTACEAE Psidium guajava 6 arbre14
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
FAMILLE Genre Espèce Distribution* type biologique
PAPILLONACEAE Pterocarpus indicus 6 arbre
RUBIACEAE Pyrostria anjouanensis 2 arbre
APOCYNACEAE Saba comorensis 5 liane
POACEAE Saccharum officinarum 6 herbacée
SAPINDACEAE Sapindus saponaria 6 arbre
CAESALPINIACEAE Senna hirsuta 6 herbacée
CAESALPINIACEAE Senna occidentalis 6 herbacée
CAESALPINIACEAE Senna singueana 6 arbre
CAESALPINIACEAE Senna tora 6 herbacée
POACEAE Setaria barbata 6 herbacée
MALVACEAE Sida urens 6 herbacée
SOLANACEAE Solanum americanum 6 herbacée
SOLANACEAE Solanum richardii 5 arbrisseau
BIGNONIACEAE Spathodea campanulata 6 arbre
POACEAE Stenotaphrum dimidiatum 6 herbacée
MYRTACEAE Syzygium cumini 6 arbre
TACCACEAE Tacca leontopetaloides 6 herbacée
PAPILLONACEAE Tephrosia purpurea 6 herbacée
COMBRETACEAE Terminalia catappa 5 arbre
CUCURBITACEAE Tricosanthes cucumerina var anguina 6 liane
ASTERACEAE Vernonia cinerea 6 herbacée
PAPILIONACEAE Vigna radiata var. sublobata 6 liane
POACEAE Zea mays 6 herbacée
* ces chiffres renvoient à la répartition de l'espèce concernée :
1 : endémique de Mayotte 5 : Afrique - Océan Indien
2 : endémique des Comores 6 : Pantropical
3 : endémique des Comores et de Madagascar en rouge = espèces protégées
4 : régional (Comores, Madagascar, Seychelles, Mascareignes)
Aucune de ces espèces n’est protégée au titre de l’arrêté n°042/DAF/2006
2.3 Etude de la faune (voir carte de repérage des points d’observation de la faune en pages précédentes)
L’inventaire a été réalisé de façon à couvrir toutes les formations présentes sur la parcelle. Au total 6 postes d’observation ont été répartis sur le site en fonction de l’importance de chaque formation.
NB : Les espèces en bleu sont protégées au titre de l’arrêté n°347/DAF du 07/08/2000.
Les mammifères :
Le rat (Rattus rattus) et la souris (Mus musculus) espèces ubiquistes qui trouvent gîte et couvert dans les cultures et les friches sont présents. Les rats sont plus nombreux près de la rivière Kwalé où ils trouvent de nombreux déchets jetés par les riverains.
Les roussettes endémiques des Comores (Pteropus seychellensis comorensis) fréquentent occasionnellement le site attirées par quelques arbres fruitiers (ficus et manguiers). Lors des relevés de terrain nous avons noté la présence de 4 individus près du point 10 et 4 autres en vol en début de matinée dans ce même secteur.
Lors des relevés de terrain nous avons également noté la présence d’un groupe de sept makis (Eulemur fulvus mayottensis) à proximité du point n°12 durant l’après-midi. Comme les roussettes avec lesquelles ils entrent souvent en conflit, ils fréquentent le site pour consommer des fruits sur les quelques arbres présents (manguiers, figuiers).15
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
Les espèces plutôt nocturnes comme la civette et le tenrec que nous n’avons pas observées sont certainement présentes sur le site. Des traces de tenrec ont été observées et les cultivateurs du site nous ont confirmé que cette espèce est encore présente mais tend à se raréfier en raison de la pression de capture qui s’exerce sur elle dans cet espace périurbain facile d’accès.
L’avifaune :
L’inventaire a été réalisé par comptage systématique sur 6 postes d’observations. Les tableaux ci-dessous récapitulent l’ensemble des relevés effectués pendant 15 minutes par poste avec le nombre d’oiseaux observés sur chaque poste le matin et l’après-midi.
Matin
**** = sp. end. Mayotte
*** = sp. end. Comores
** = ssp. end. Mayotte
* = ssp. endémique Comores
Ex. = sp. Introduite
P07 P08 P09 P10 P11 P12
Indice d'Abondance
= Nbre moyen
d'oiseaux par point
Epervier de Frances** 2 0,09
Héron vert* 0,00
Martinet des Comores* 0,00
Tourterelle peinte* 0,00
Bulbul malgache 1 2 0,13
Corbeau pie 4 0,17
Courol 1 0,04
Tourterelle tambourette 0,00
Héron garde-bœufs 0,00
Martin triste (Ex.) 2 4 2 0,35
Richesse spécifique 2 2 1 2 0 1 1,33
Après-midi
**** = sp. end. Mayotte
*** = sp. end. Comores
** = ssp. end. Mayotte
* = ssp. endémique Comores
Ex. = sp. Introduite
P07 P08 P09 P10 P11 P12
Indice d'Abondance
= Nbre moyen
d'oiseaux par point
Epervier de Frances** 1 0,04
Héron vert* 1 1 0,09
Martinet des Comores* 4 6 0,43
Tourterelle peinte* 2 0,09
Bulbul malgache 2 2 0,17
Courol 0,00
Corbeau pie 0,00
Tourterelle tambourette 1 0,04
Héron garde-bœufs 1 0,04
Martin triste (Ex.) 1 4 6 0,48
Richesse spécifique 1 2 1 5 1 3 2,17
Au total 10 espèces ont été répertoriées posées ou en vol sur l’ensemble des relevés. La richesse spécifique moyenne est faible avec respectivement 1.33 et 2.17 espèces par point, le matin et l’après-midi.16
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
Liste et statut des espèces inventoriées :
Epervier de Frances Accipiter francesiae brutus 1
Héron vert Butorides striatus rhizoporae 2
Martinet des Comores Apus barbatus mayottensis 2
Tourterelle peinte des Comores Streptopelia picturata comorensis 2 Bulbul malgache Hypsipetes madagascariensis 3
Courol Leptosomus discolor 3
Corbeau pie Corvus albus 5
Tourterelle tambourette Turtur tympanistria 5
Héron garde-bœufs Bubulcus ibis 5
Martin triste Acridotheres tristis 5
Héron vert à l’affut près d’une flaque d’eau et épervier de Frances à l’affut sur un arbre à pain
Les reptiles :
Les espèces de lézards suivantes sont présentes sur le site :
Mabuya comorensis 2
Ebenavia inunguis 3
Phelsuma laticauda 3
Hemidactylus mabouia 5
Le Caméléon, (Furcifer polleni), n’a pas été vu sur la zone 2 mais il est sans doute présent car il est assez commun des espaces agricoles et des friches.
Aucun des deux serpents vivants à Mayotte n’a été repéré sur le site.
Les batraciens :
Aucune des deux espèces de grenouilles présentes à Mayotte n’a été repérée sur le site.
1= endémique à Mayotte 4= endémisme régional
2= endémique à l’archipel 5= pantropicalisme
3= endémique à Madagascar et aux Comores 6= migrateur à vaste répartition En bleu : espèces protégées
1= endémique à Mayotte
2= endémique à l’archipel
3= endémique à Madagascar et aux Comores
4= endémisme régional
5= pantropicalisme
En bleu : espèces protégées17
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
Invertébrés terrestres :
Le site peut être considéré comme banal car il est constitué de formations végétales communes sur tout le pourtour de l’île.
Les friches sont généralement favorables aux lépidoptères. La présence d’eau sur le site, avec une zone humide et une rivière permanente proches de la parcelle, est un facteur favorable pour la diversité avec notamment plusieurs espèces d’odonates.
Les araignées Nephila comorana et Gasteracantha mayottensis, sont protégées au titre de l’arrêté n°347/DAF du 07/08/2000 bien que très communes à Mayotte dans les milieux agricoles.
2.4 Analyse paysagère de la parcelle (voir planche photographique ci- après)
La parcelle d’implantation de la canalisation de rejet des eaux traitées se trouve dans la plaine alluviale de la rivière Kwalé. Cette situation en rive droite de la Kwalé à l’écart des villages de Tsoundzou 1 et Tsoundzou 2 et à environ 250 mètres de la RN2 rend le site assez peu perceptible de l’extérieur.
Emplacement de la parcelle sur laquelle la canalisation sera implantée
Sur la parcelle 4 entités paysagères liées aux activités humaines se côtoient :
¾ A l’ouest, une entité « résidentielle » constituée de plusieurs habitations et chantiers d’habitations et leurs voies d’accès sommaires en terre, ¾ Tout autour des constructions, et sur une bande au sud de la parcelle, une entité agroforestière traditionnelle constituée de cultures vivrières communes à dominante de manioc, bananier et ambrevades surplombés par des arbres fruitiers épars en densité variable (cocotiers, manguiers, arbres à pain, jaquier…), ¾ Le long de la rivière Kwalé, une bambouseraie formant un écran végétal très dense sur presque toute la limite nord de la parcelle,
¾ Sur la partie Est de la parcelle des friches pâturées à la végétation assez basse mais parsemées de grands arbres.18
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
3. Détermination des enjeux et des impacts en matière de flore, de faune et de paysage sur l’emprise de la STEP et sur la zone d’implantation de la canalisation
3.1 Enjeux en matière de flore
La flore étant dominée spatialement et numériquement par les espèces exotiques pantropicales communes de l’île, les enjeux sont limités. Les quelques espèces endémiques de Mayotte, des Comores et de Madagascar identifiées sur le site sont communes de l’île et présentes avec un nombre restreint d’individus.
Au total, l’ensemble du site comporte donc :
¾ 1 espèce endémique de Mayotte : Polyscias mayottensis,
¾ 3 espèces endémiques des Comores : Pyrostria anjouanensis, Dioscorea comorensis et Allophyllus bicruris,
¾ 2 espèces endémiques de Madagascar : Acroceras hubbardii et Cyperus confusus.
La parcelle comporte une seule espèce protégée au titre de l’arrêté n°042/DAF/2006 fixant la liste des espèces végétales protégées et règlementant l’utilisation d’espèces végétales menacées dans la Collectivité Départementale de Mayotte. Il s’agit de l’igname des Comores dont seule la commercialisation est interdite. Sa destruction n’étant pas interdite, sa présence sur le site n’aura aucune incidence pour la réalisation du projet.
3.2 Evaluation des impacts prévisibles sur la flore
3.2.1 Impacts en phase de travaux :
Le projet de construction de la STEP aura pour impact principal la destruction des formations végétales présentes sur son emprise. Cet impact doit être considéré comme faible car toutes ces formations résultent des pratiques agricoles anciennes qui ont éliminé la presque totalité des espèces originelles qui occupaient la zone humide bordant la rivière Kwalé.
La flore étant dominée spatialement et numériquement par les espèces exotiques pantropicales communes de l’île, les impacts sur celle-ci seront limités. Les quelques espèces endémiques de Mayotte, des Comores et de Madagascar identifiées sur le site sont communes de l’île et surtout sont présentes avec un nombre restreint d’individus à l’exception des herbacées de zone humide Acroceras hubbardii et Cyperus confusus. L’impact principal sera donc lié à la perte de cette végétation typique des zones humides même si actuellement elle n’est présente que lorsque la parcelle n’est pas exploitée à des fins agricoles (maraichage), c'est-à-dire en saison des pluies. Il s’agit là d’un impact permanent qui ne peut pas être réduit et qui devra donc faire l’objet d’une compensation.
3.2.2 Impacts en phase d’exploitation :
Le seul impact indirect prévisible sur la flore en phase d’exploitation concerne également la flore herbacée typique des zones humides qui subsiste et se développe entre la parcelle d’implantation du projet et la RN2 durant la saison des pluies. Cet impact possible lié à la création par le projet d’une discontinuité hydraulique pourrait être prévenu en maintenant la continuité des écoulements entre l’amont et l’aval de la parcelle, cela en prenant en compte cet aspect dès la conception des ouvrages de la STEP.19
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
3.3 Enjeux en matière de faune
La faune présente sur le site est peu diversifiée et commune des espaces agroforestiers de l’île. De nombreuses espèces présentes sur la parcelle sont toutefois protégées par l’arrêté n°347/DAF/2000 qui interdit notamment leur destruction. Les travaux devront donc être réalisés de façon à éviter la destruction de ces espèces.
Aucun nid n’a été observé sur le site lors des prospections. Néanmoins, la phase de travaux de défrichement devra être programmée en dehors de la période de nidification des espèces patrimoniales (foudy de Mayotte et foudy malgache) qui nichent plutôt dans les arbustes que l’on trouve dans les espaces en friches.
Cette période de nidification qui s’étend de septembre à mars avec un maximum atteint lors des mois d’octobre et novembre est défavorable à la réalisation des travaux de défrichement.
Si des travaux devaient être entrepris au cours de cette période les espaces en friches de la parcelle devraient être parcourus par un spécialiste afin de repérer les nids actifs pour les préserver le temps que les oisillons quittent le nid.
Par ailleurs, dans la zone humide, à l’aval immédiat de la parcelle d’implantation de la STEP, la présence de crabiers blancs juvéniles a été notée. Les individus observés au cours de la saison des pluies viennent se nourrir dans cette petite zone humide pourtant proche de la RN2. Le crabier est une espèce patrimoniale importante pour Mayotte car menacée à l’échelon mondial.
Crabiers blancs dans la zone humide à l’aval de la parcelle
Concernant les reptiles et batraciens présents, afin d’éviter la destruction d’individus d’espèces qui sont également protégées, le défrichement devra se faire progressivement du bas vers le haut de la parcelle (du Nord au Sud ou d’Est en Ouest) pour leur permettre de fuir vers des espaces agroforestiers similaires en amont du site. La période d’intervention la plus défavorable est également la saison des pluies notamment pour l’espèce de grenouille présente qui se reproduit à cette époque de l’année.20
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
Les mammifères étant très mobiles, ils pourront facilement fuir vers des espaces périphériques lors de la réalisation des travaux.
3.4 Evaluation des impacts prévisibles sur la faune
3.4.1 Impacts en phase de travaux :
Le projet de construction de la STEP aura pour impact principal le risque de destruction de quelques individus d’espèces animales protégées présentes sur son emprise. Cet impact doit être considéré comme faible car toutes les espèces présentes sont communes des espaces agroforestiers de l’île et aucune n’est menacée sur l’ensemble de l’île. Il sera néanmoins indispensable de limiter ces destructions en mettant en œuvre les mesures préventives appropriées.
Un autre impact possible concernant la faune la moins anthropophile sera lié aux nuisances sonores durant la phase de réalisation. Les espèces sensibles risquent de fuir momentanément la zone de travaux dans un périmètre de 50 à 100 mètres. Afin de réduire cet impact les entreprises devront utiliser du matériel insonorisé conforme aux normes en vigueur.
Les espèces concernées par cet impact seront principalement celles de l’avifaune la plus farouche (foudy de Mayotte).
3.4.2 Impacts en phase d’exploitation :
Le seul impact prévisible sur la faune en phase d’exploitation concerne la disparition de la faune inféodée aux zones humides qui se maintient entre la parcelle de la STEP et la RN2 durant la saison des pluies.
Les espèces concernées par cet impact possible sont les batraciens, les odonates, les crabiers blancs et les hérons verts et garde-bœufs qui ne trouveront plus les conditions favorables à leur maintien sur ce site si la zone humide venait à disparaître suite à une modification de ses conditions d’alimentation en eau.
La perte d’une zone d’alimentation pour les crabiers blancs constitue le risque d’impact le plus important sur le plan faunistique.
En effet, le Crabier blanc est une espèce qui ne niche qu’à Madagascar et dans quelques îles avoisinantes, dont Aldabra, Europa, et Mayotte où la nidification fut découverte en Baie de Bouéni en 2003 (Rocamora, 2004, 2008); pendant la période internuptiale, elle migre vers l’Afrique en traversant les Comores. La présence de 2 crabiers blancs sur cette zone humide représente une découverte importante pour l’espèce à Mayotte. Cette zone sert de site d’alimentation et de repos pour un effectif représentent de l’ordre de 2 à 4% de la population de l’espèce à Mayotte (50 à 100 individus) ; cette espèce est protégée dans le cadre de la convention de Nairobi et un plan d’Action international a été réalisé et un plan d’Action pour Mayotte est en préparation par la DEAL, le Conseil Général, le Conservatoire du Littoral et le GEPOMAY (Pusineri et al., 2012). En dehors du Lac Karihani, principal site d’alimentation de l’espèce à Mayotte, seul quelques autres petits sites d’alimentation abritant quelques Crabiers blancs sont connus à Mayotte.
Cet impact possible lié à la création par le projet d’une discontinuité hydraulique pourrait être prévenu en maintenant la continuité des écoulements entre l’amont et l’aval de la parcelle, cela en prenant en compte cet aspect dès la conception des ouvrages de la STEP.
3.5 Enjeux en matière paysagère
La parcelle d’implantation de la STEP étant reculée par rapport à l’axe majeur de circulation qu’est la RN2, l’impact paysager du projet devrait rester modéré. Les bassins et bâtiments qui peuvent atteindre une hauteur hors sol de 5 ou 6 mètres pourront toutefois être visibles depuis la RN2 si aucune mesure d’atténuation de l’impact n’est proposée.21
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
L’impact paysager de la route d’accès en remblai au milieu de la zone humide sera important et comparable à celui de la route de la STEP de Dembéni qui a été réalisée dans les mêmes conditions. La création d’une route en pied de versant serait nettement moins visible qu’une route en remblai (digue).
Il n’y a aucun enjeu paysager à attendre de la pose de la canalisation de rejet dans la
rivière Kwalé s’agissant d’un ouvrage enterré qui devra emprunter un tracé dépourvu de
végétation arborée.22
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
4. Détermination des enjeux en matière réglementaire sur la zone d’implantation du projet
4.1 Vis-à-vis du code agroforestier en vigueur à Mayotte
La réalisation d’un projet dans ce type d’espace agroforestier nécessite l’obtention d’une dérogation à l’interdiction de défrichement en vigueur à Mayotte au titre du code agroforestier.
4.2 Vis-à-vis de l’atlas des zones humides de Mayotte (voir carte des zones humides ci-après)
Seule la route d’accès à la parcelle d’implantation de la STEP traverse une petite zone humide qu’elle coupe en deux. Le reste du projet se trouve presqu’intégralement en espace de potentialité, c'est-à-dire l’espace fonctionnel de la zone humide avant anthropisation (ce qui correspond à la surface de la zone humide originelle). Il serait donc souhaitable de déplacer la route d’accès vers le sud afin d’éviter un impact significatif à l’échelle de la zone humide qu’elle couperait en deux. Pour le reste de la parcelle d’implantation de la STEP qui se trouve sur des espaces de potentialité, des mesures compensatoires visant à protéger ou reconstituer une zone humide sur une surface au moins équivalente devront être mises en œuvre par le Maître d’Ouvrage.
4.3 Vis-à-vis de la Loi Littoral et du PADD (voir carte ci-après)
La zone d’implantation projetée ne se trouve pas en continuité d’espaces urbanisés. Si les éléments constitutifs de la STEP peuvent être considérés comme une urbanisation (c'est-à-dire si elle ne comporte pas uniquement des bâtiments techniques strictement nécessaires au fonctionnement de la STEP) une dérogation à la Loi Littoral devra être demandée.
La STEP se trouve au milieu d’une coupure d’urbanisation prévue par le PADD. Si la STEP est considérée comme une urbanisation (en fonction des éléments construits sur le site) une modification du PADD devra être engagée parallèlement à la demande de dérogation à la Loi Littoral.
4.4 Vis-à-vis du PLU de la commune de Mamoudzou (voir extrait ci- après)
Vis-à-vis du PLU de la commune de Mamoudzou, le projet se trouve intégralement sur un emplacement réservé qui lui est dédié.
Extrait du PLU de la commune de MamoudzouCarte des zones humides dans la zone d'implantation du projet
LEGENDE
Zones humides Espaces de potentialités
Echelle : 1/5000
Parcelle d'implantation de la STEP et voie d'accès Parcelle d'implantation de la canalisation d'évacuation
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Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
5. Etat initial de l’environnement à hauteur des postes de refoulement
5.1 Poste de refoulement de Mtsapéré (voir plan de localisation au 1/5000 ci-après)
Poste PR0 :
Le poste de refoulement de Mtsapéré (PR0) se trouve sur l’ancienne route nationale 2, en bordure du terre-plein réalisé à l’arrière de la rocade gagnée sur le lagon et la mangrove. Sa charge est estimée à 21550 habitants en 2034.
Localisation du poste de refoulement de Mtsapéré
Les abords immédiats du poste de refoulement sont totalement aménagés et artificiels et constitués de la route, d’une bande végétalisée de 6 à 10 mètres de largeur environ, puis du canal d’évacuation des eaux pluviales qui borde le remblai du terreplein.
Vue de l’emplacement du poste de refoulement de Mtsapéré24
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
Vue du canal entre le terreplein de Mtsapéré et l’ancienne RN2
La bande de terrain entre la RN2 et le canal est occupée majoritairement par une végétation herbacée spontanée au sein de laquelle quelques plantations de palmiers ornementaux ont été réalisées par les services municipaux.
L’analyse de la liste des végétaux inventoriés met en évidence la pauvreté des friches présentes qui sont régulièrement fauchées par la Mairie avec seulement 41 espèces principalement à dominante d’herbacées et de lianes exotiques pantropicales. La liste des principales espèces inventoriées est donnée dans le tableau ci-après.
FAMILLE Genre Espèce Distribution* type biologique
MALVACEAE Abelmoschus moschatus subsp moschatus 6 herbacée
MIMOSACEAE Acacia farnesiana 6 arbuste
AMARANTHACEAE Achyranthes aspera var. aspera 6 herbacée
POACEAE Acroceras hubbardii 3 herbacée
PAPILLONACEAE Aeschynomene uniflora 5 herbacée
AMARANTHACEAE Amaranthus hybridus 6 herbacée
SAPINDACEAE Cardiospermum halicacabum 6 liane
PAPILLONACEAE Centrosema pubescens 6 herbacée
EUPHORBIACEAE Chamaesyce hirta 6 herbacée
TILIACEAE Corchorus aestuans 6 herbacée
PAPILLONACEAE Crotalaria micans 6 herbacée
CUCURBITACEAE Cucumis sativus 6 liane
CYPERACEAE Cyperus confusus 3 herbacée
POACEAE Eleusine indica 6 herbacée
MIMOSACEAE Gagnebina pterocarpa 4 arbuste
ARECACEAE Hyophorbe indica 6 palmier
POACEAE Hyparrhenia rufa 6 herbacée
PAPILLONACEAE Indigofera tinctoria 6 herbacée
CONVOLVULACEAE Ipomea batatas 6 liane
CONVOLVULACEAE Ipomea pes-caprae 6 liane25
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
FAMILLE Genre Espèce Distribution* type biologique
CONVOLVULACEAE Ipomoea obscura 6 liane
ASTERACEAE Laggera aurita 6 herbacée
VERBENACEAE Lantana camara 6 arbuste-liane
MIMOSACEAE Leucaena leucocephala 6 arbuste
CYPERACEAE Mariscus cf dubius herbacée
MIMOSACEAE Mimosa pudica 6 herbacée rampante
LAMIACEAE Ocimum americanum var pilosum 6 herbacée
POACEAE Panicum maximum 6 herbacée
POACEAE Panicum trichocladum 6 herbacée
EUPHORBIACEAE Phyllanthus urinaria 5 herbacée
EUPHORBIACEAE Ricinus communis 6 herbacée
RUSCACEAE Sanseveria metallica 6 herbacée
CAESALPINIACEAE Senna occidentalis 6 herbacée
CAESALPINIACEAE Senna tora 6 herbacée
MALVACEAE Sida acuta 6 arbrisseau
MALVACEAE Sida rhombifolia 6 herbacée
POACEAE Sporobolus virginicus 6 herbacée
POACEAE Stenotaphrum dimidiatum 6 herbacée
CAESALPINIACEAE Tamarindus indica 6 arbre
MALVACEAE Urena lobata 6 herbacée
ASTERACEAE Vernonia cinerea 6 herbacée
* ces chiffres renvoient à la répartition de l'espèce concernée :
1 : endémique de Mayotte 5 : Afrique - Océan Indien
2 : endémique des Comores 6 : Pantropical
3 : endémique des Comores et de Madagascar en rouge = espèces protégées
4 : régional (Comores, Madagascar, Seychelles, Mascareignes)
Cette formation de friches herbacées ne comporte aucune espèce protégée ou patrimoniale.
Sur la bande de terrain en friches la faune est pauvre et commune de ce type de milieu dégradé. La proximité de la route et du village contribue à augmenter cette pauvreté faunistique. En dehors des insectes communs des friches, les rares oiseaux présents sont ceux des espèces les plus anthropophiles : mainate, bulbul malgache, moineau…
Dans le canal d’évacuation des eaux pluviales, soumis au battement des marées, la faune est plus diversifiée avec quelques espèces de crabes et des oiseaux limicoles qui viennent se nourrir à marée basse. De nombreux périophtalmes sont également présents. Il s’agit d’une faune commune des littoraux de Mayotte.
Chevallier guignette et crabe (Neosarmatium meinertii) dans le canal26
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
5.2 Postes de refoulement de Doujani (voir plan de localisation au 1/5000 en pages précédentes)
Le poste de refoulement de Doujani (PRA) se trouve sur la RN2, à hauteur des écoles primaires. Sa charge est estimée à 8991 habitants en 2034.
Localisation des postes de refoulement de Doujani
Les abords immédiats du poste de refoulement PRA sont totalement aménagés et artificiels et constitués de la route nationale n°2, de la rue des écoles et de l’ancienne piste de chantier de la rocade de Mtsapéré.
Vue de l’emplacement du poste de refoulement de Doujani (PRA)27
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Ancienne piste de chantier de la rocade de la RN2
Les abords de la RN2 et de l’ancienne piste de chantier sont occupés majoritairement par des friches herbacées et arbustives et par un très étroit cordon de végétation littorale le long du trait de côte. Une mangrove se trouve à l’aval de cette zone.
L’analyse de la liste des végétaux inventoriés (y compris la végétation littorale et la mangrove) met en évidence la pauvreté de la flore présente dans les friches et le cordon littoral avec seulement 28 espèces principalement à dominante d’herbacées et d’arbustes littoraux, la mangrove à l’aval comportant 5 espèces. La liste des principales espèces inventoriées est donnée dans le tableau ci-après.
FAMILLE Genre Espèce Distribution* type biologique
MIMOSACEAE Acacia farnesiana 6 arbuste
AMARANTHACEAE Achyranthes aspera var. aspera 6 herbacée
POACEAE Acroceras hubbardii 3 herbacée
AVICENNIACEAE Avicennia marina 6 arbre
RHIZOPHORACEAE Bruguiera gymnorhiza 6 arbre
BOMBACACEAE Ceiba pentandra 6 arbre
PAPILLONACEAE Centrosema pubescens 6 herbacée
RHIZOPHORACEAE Ceriops tagal 6 arbre
EUPHORBIACEAE Chamaesyce hirta 6 herbacée
ARECACEAE Cocos nucifera 6 palmier
RHAMNACEAE Colubrina asiatica 6 arbuste
PAPILLONACEAE Crotalaria micans 6 herbacée
EUPHORBIACEAE Flueggea virosa 6 arbuste
PAPILLONACEAE Indigofera tinctoria 6 herbacée
CONVOLVULACEAE Ipomea pes-caprae 6 liane
VERBENACEAE Lantana camara 6 arbuste-liane
MIMOSACEAE Leucaena leucocephala 6 arbuste
CYPERACEAE Mariscus cf dubius herbacée
MIMOSACEAE Mimosa pudica 6 herbacée rampante
POACEAE Panicum trichocladum 6 herbacée
PASSIFLORACEAE Passiflora foetida 6 liane
PORTULACCACEAE Portulacca oleracea 6 herbacée
MYRTACEAE Psidium guajava 6 arbre28
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FAMILLE Genre Espèce Distribution* type biologique
RHIZOPHORACEAE Rhizophora mucronata 6 arbre
CAESALPINIACEAE Senna occidentalis 6 herbacée
CAESALPINIACEAE Senna tora 6 herbacée
SONNERATIACEAE Sonneratia alba 6 arbre
POACEAE Sporobolus virginicus 6 herbacée
POACEAE Stenotaphrum dimidiatum 6 herbacée
COMBRETACEAE Terminalia catappa 5 arbre
MALVACEAE Thespesia populnea 6 arbre
MALVACEAE Thespesia populneoides 5 arbre
ASTERACEAE Vernonia cinerea 6 herbacée
* ces chiffres renvoient à la répartition de l'espèce concernée :
1 : endémique de Mayotte 5 : Afrique - Océan Indien
2 : endémique des Comores 6 : Pantropical
3 : endémique des Comores et de Madagascar en rouge = espèces protégées
4 : régional (Comores, Madagascar, Seychelles, Mascareignes)
Les formations inventoriées ne comportent aucune espèce protégée ou patrimoniale.
Sur la bande de terrain en friches la faune est pauvre et commune de ce type de milieu dégradé. La proximité de la route et du village contribue à augmenter cette pauvreté faunistique. En dehors des insectes communs des friches, les rares oiseaux présents sont ceux des espèces les plus anthropophiles : mainate, bulbul malgache, moineau…
Dans la rivière Doujani, au nord, et dans la mangrove, la faune est plus diversifiée avec quelques espèces de crabes et des oiseaux limicoles qui viennent se nourrir à marée basse. De nombreux périophtalmes sont également présents. Il s’agit d’une faune commune des littoraux de Mayotte.
Courlis corlieu dans la rivière Doujani (en aval du pont de la RN2)29
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5.3 Postes de refoulement de Passamainty (voir plan de localisation au 1/5000 ci-après)
Le premier poste (PRB3) se trouve entre l’ancienne RN2 et l’actuelle, à hauteur de l’entrée du village de Passamainty. Sa charge est estimée à 4089 habitants en 2034.
Le second poste (PRB4) se trouve entre l’ancienne RN2 et l’actuelle, à hauteur du rond point au croisement de la RN2 et de la route départementale n°3. Sa charge est estimée à 34630 habitants en 2034.
Localisation des 2 postes de refoulement de Passamainty
Poste PRB3 :
Les abords immédiats du poste de refoulement PRB3 sont totalement aménagés et constitués d’espaces verts entretenus (pelouse + palmiers).
Vue de l’emplacement du poste de refoulement de Passamainty (PRB3)30
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L’analyse de la liste des végétaux inventoriés met en évidence la pauvreté des pelouses présentes avec seulement 27 espèces principalement herbacées. La liste des principales espèces inventoriées est donnée dans le tableau ci-après.
FAMILLE Genre Espèce Distribution* type biologique
AMARANTHACEAE Achyranthes aspera var. aspera 6 herbacée
PAPILLONACEAE Aeschynomene uniflora 5 herbacée
AMARANTHACEAE Alternanthera sessilis 6 herbacée
EUPHORBIACEAE Chamaesyce hirta 6 herbacée
PAPILLONACEAE Desmodium ramosissimum 5 herbacée
EUPHORBIACEAE Flueggea virosa 6 arbuste
MIMOSACEAE Gagnebina pterocarpa 4 arbuste
ARECACEAE Hyophorbe indica 6 palmier
PAPILLONACEAE Indigofera tinctoria 6 herbacée
CONVOLVULACEAE Ipomea pes-caprae 6 liane
CONVOLVULACEAE Ipomoea obscura 6 liane
ASTERACEAE Laggera aurita 6 herbacée
MIMOSACEAE Mimosa pudica 6 herbacée rampante
LAMIACEAE Ocimum americanum var pilosum 6 herbacée
POACEAE Panicum maximum 6 herbacée
POACEAE Panicum trichocladum 6 herbacée
PASSIFLORACEAE Passiflora foetida 6 liane
EUPHORBIACEAE Ricinus communis 6 herbacée
CAESALPINIACEAE Senna tora 6 herbacée
MALVACEAE Sida acuta 6 arbrisseau
MALVACEAE Sida rhombifolia 6 herbacée
MALVACEAE Sida urens 6 herbacée
POACEAE Sporobolus virginicus 6 herbacée
POACEAE Stenotaphrum dimidiatum 6 herbacée
ACANTHACEAE Thunbergia alata 6 liane
ASTERACEAE Wedelia trilobata 6 herbacée
RHAMNACEAE Ziziphus mauritiana 6 arbre
* ces chiffres renvoient à la répartition de l'espèce concernée :
1 : endémique de Mayotte 5 : Afrique - Océan Indien
2 : endémique des Comores 6 : Pantropical
3 : endémique des Comores et de Madagascar en rouge = espèces protégées
4 : régional (Comores, Madagascar, Seychelles, Mascareignes)
La formation inventoriée ne comporte aucune espèce protégée ou patrimoniale.
Sur le site la faune est pauvre et commune de ce type de milieu dégradé. La proximité de la route qui connait un trafic très important et la proximité du village contribuent à augmenter cette pauvreté faunistique. En dehors des insectes communs des friches, les rares oiseaux présents sont ceux des espèces les plus anthropophiles : mainate, bulbul malgache, moineau…
Poste PRB4 :
Les abords immédiats du poste de refoulement PRB4 sont totalement aménagés et constitués de friches occupant le canal de drainage longeant la rocade et bordées d’espaces verts plus ou moins entretenus (pelouse + palmiers + manguiers + badamiers).31
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Vue de l’emplacement du poste de refoulement de Passamainty (PRB4)
Friches aux abords du canal de drainage le long de la RN2
L’analyse de la liste des végétaux inventoriés met en évidence la pauvreté des friches présentes avec seulement 25 espèces principalement herbacées. La liste des principales espèces inventoriées est donnée dans le tableau ci-après.
FAMILLE Genre Espèce Distribution* type biologique
EUPHORBIACEAE Alchornea alnifolia 3 arbuste
EUPHORBIACEAE Chamaesyce hirta 6 herbacée
TILIACEAE Corchorus aestuans 6 herbacée
PAPILLONACEAE Crotalaria micans 6 herbacée
CUCURBITACEAE Cucurbita maxima 6 liane
EUPHORBIACEAE Flueggea virosa 6 arbuste
ARECACEAE Hyophorbe indica 6 palmier
PAPILLONACEAE Indigofera tinctoria 6 herbacée
CONVOLVULACEAE Ipomea pes-caprae 6 liane
CONVOLVULACEAE Ipomoea obscura 6 liane32
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FAMILLE Genre Espèce Distribution* type biologique
VERBENACEAE Lantana camara 6 arbuste-liane
ANACARDIACEAE Mangifera indica 6 arbre
MIMOSACEAE Mimosa invisa 6 herbacée
MIMOSACEAE Mimosa invisa var.inermis 6 herbacée
MIMOSACEAE Mimosa pudica 6 herbacée rampante
PASSIFLORACEAE Passiflora foetida 6 liane
CYPERACEAE Pycreus polystachyus 6 herbacée
SCROPHULARIACEAE Scoparia dulcis 6 arbrisseau
CAESALPINIACEAE Senna obtusifolia 6 herbacée
MALVACEAE Sida acuta 6 arbrisseau
MALVACEAE Sida rhombifolia 6 herbacée
POACEAE Sporobolus virginicus 6 herbacée
VERBENACEAE Stachytarpheta urticifolia 6 herbacée
POACEAE Stenotaphrum dimidiatum 6 herbacée
COMBRETACEAE Terminalia catappa 5 arbre
* ces chiffres renvoient à la répartition de l'espèce concernée :
1 : endémique de Mayotte 5 : Afrique - Océan Indien
2 : endémique des Comores 6 : Pantropical
3 : endémique des Comores et de Madagascar en rouge = espèces protégées
4 : régional (Comores, Madagascar, Seychelles, Mascareignes)
La formation inventoriée ne comporte aucune espèce protégée ou patrimoniale.
Sur le site la faune est pauvre et commune de ce type de milieu dégradé. La proximité de la route qui connait un trafic très important et la proximité du village contribuent à augmenter cette pauvreté faunistique. En dehors des insectes communs des friches, les principaux oiseaux présents sont ceux des espèces les plus anthropophiles : mainate, bulbul malgache, moineau, héron garde-bœufs…
Héron garde-bœuf dans le canal de drainage33
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5.4 Poste de Tsoundzou PRD1
Le poste de refoulement de Tsoundzou 1 se trouve en bordure de la route de Kwalé légion au bord du stade. Sa charge est estimée à 9070 habitants en 2034.
L’emplacement du poste est actuellement occupé par un container. Les abords immédiats de ce poste sont totalement aménagés et constitués d’une route, du stade et de friches herbacées longeant la route (délaissés). La rivière Kwalé se trouve de l’autre côté de la route à une quarantaine de mètres environ.
Vue de l’emplacement du poste de refoulement de Tsoundzou PRD1
Abords de la rivière Kwalé de l’autre côté de la route34
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L’analyse de la liste des végétaux inventoriés met en évidence la très grande pauvreté du milieu avec seulement 18 espèces majoritairement herbacées. Un seul arbre adulte (Cordia myxa) est présent sur le site. La liste des principales espèces inventoriées est donnée dans le tableau ci-après.
FAMILLE Genre Espèce Distribution* type biologique
MIMOSACEAE Mimosa pudica 6
herbacée
rampante
MALVACEAE Sida stipulata 6 herbacée
PAPILLONACEAE Centrosema pubescens 6 herbacée
POACEAE Acroceras hubbardii 3 herbacée
AMARANTHACEAE Alternanthera sessilis 6 herbacée
ASTERACEAE Laggera aurita 6 herbacée
CAESALPINIACEAE Senna tora 6 herbacée
SAPINDACEAE Cardiospermum halicacabum 6 liane
PAPILLONACEAE Indigofera tinctoria 6 herbacée
POACEAE Stenotaphrum dimidiatum 6 herbacée
EUPHORBIACEAE Flueggea virosa 6 arbuste
BORAGINACEAE Cordia myxa 5 arbre
CYPERACEAE Mariscus cf dubius herbacée
CONVOLVULACEAE Ipomea pes-caprae 6 liane
POACEAE Eleusine indica 6 herbacée
POACEAE Paspalum conjugatum 6 herbacée
AMARANTHACEAE Achyranthes aspera var. aspera 6 herbacée
PAPILLONACEAE Albizia saman 6 arbre
* ces chiffres renvoient à la répartition de l'espèce concernée :
1 : endémique de Mayotte 5 : Afrique - Océan Indien
2 : endémique des Comores 6 : Pantropical
3 : endémique des Comores et de Madagascar en rouge = espèces protégées
4 : régional (Comores, Madagascar, Seychelles, Mascareignes)
La formation inventoriée ne comporte aucune espèce protégée ou patrimoniale.
Sur le site la faune est pauvre et commune de ce type de milieu dégradé. La proximité de la route et surtout du stade qui est très fréquenté contribuent à augmenter cette pauvreté faunistique. En dehors des insectes communs des friches, les principaux oiseaux présents sont ceux des espèces les plus anthropophiles : mainate, bulbul malgache, moineau…35
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
6. Mesures compensatoires et préconisations
6.1 Préconisations par rapport à l’implantation de la STEP
Sur le plan de la continuité écologique des milieux humides entre l’amont (présence d’une ravine avec une ripisylve) et l’aval de la parcelle (prairie humide qui fait l’objet de cultures maraîchères une partie de l’année), il sera nécessaire de maintenir leur continuité hydraulique en évitant par exemple de créer une coupure si la constitution de remblais est nécessaire pour réaliser la STEP. Des ouvrages larges permettant la diffusion des eaux provenant de l’amont vers la zone humide devront être prévus.
Ripisylve bordant la ravine en amont du site et écoulement vers la parcelle de la STEP
6.2 Préconisations par rapport à l’implantation de la voie d’accès (voir carte ci-après)
Telle qu’elle figure sur les plans qui nous ont été fournis, la voie d’accès à la STEP doit être réalisée à travers la zone humide. Cette position, s’agissant d’un ouvrage qui sera réalisé en remblai pour s’affranchir des risques d’inondation, pose un problème de continuité écologique des milieux humides qui vont être scindés en deux entités disjointes. Par ailleurs tous les écoulements qui se produisent durant la saison des pluies vont être modifiés au sein de cette zone par un ouvrage en remblai. Il apparaît donc souhaitable de déplacer la voie d’accès en limite Sud de la zone humide, au pied du versant, emplacement sur lequel elle ne modifiera ni les écoulements, ni la continuité des milieux humides.
6.3 Préconisations pour l’implantation de la canalisation de rejet des eaux traitées (voir carte ci-après)
Le tracé de la canalisation de rejet des eaux traitées dans la Kwalé devra préserver la ripisylve dégradée car il s’agit de la formation :
¾ qui comporte le plus d’espèces végétales indigènes parmi les différentes formations,
¾ qui comporte l’avifaune la plus importante et diversifiée,
¾ qui joue un rôle primordial dans la stabilité des berges de la Kwalé.Carte de proposition d'implantation de la route d'accès
LEGENDE
Parcelle d'implantation de la STEP et voie d'accès Parcelle d'implantation de la canalisation d'évacuation Cultures vivrières Cultures maraîchères ou friches herbacées (selon saison) Bambouseraie Friches herbacées et arbustives pâturées Espaces construits
Echelle : 1/3000
Tracé proposé pour la route d'accès36
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
Deux tracés permettant d’éviter la destruction de la ripisylve et contournant les principaux groupes d’arbres sont proposés ci-après.
6.4 Préconisations sur le plan paysager
La parcelle d’implantation de la STEP étant reculée par rapport à l’axe majeur de circulation qu’est la RN2, l’impact paysager devrait rester modéré. Les bassins et bâtiments qui peuvent atteindre une hauteur hors sol de 5 ou 6 mètres pourront toutefois être visibles depuis la RN2 si aucune mesure d’atténuation de l’impact n’est proposée. Cette mesure pourrait consister simplement à créer une bambouseraie faisant écran sur toute la limite Est de la parcelle.
La mesure déjà proposée ci-avant de déplacer la voie d’accès au pied du versant en limite sud de la zone humide contribuerait également à atténuer l’impact paysager du projet, une route en pied de versant étant nettement moins visible qu’une route en remblai (digue) au milieu d’une plaine.
6.5 Préconisations relatives aux postes de refoulement
6.5.1 Hypothèses de rejet
Le SIEAM indique qu’il n’y a pas de surverse à prévoir en cas de pluie car le réseau créé sera de type séparatif et étanche. Si des entrées d’eaux claires parasites sont constatées le SIEAM devra réaliser les travaux nécessaires pour limiter l’apport des eaux de pluies ou de nappes dans le réseau.
On ne considèrera donc que des pannes éventuelles comme source de débordement des postes de refoulement.
Déversement en cas de panne (effluent domestique type – débit moyen non dilué) à l’horizon 2034 :
On peut partir sur les hypothèses suivantes pour définir certains volumes (hypothèse défavorable) pour définir l’impact sur le milieu naturel :
¾ Chaque poste peut présenter 3 défauts par an avec une surverse intervenant après un défaut constaté et un stockage dans le poste et la canalisation. ¾ Le temps d’intervention restant pour remettre le poste en marche après début de la surverse est fixé à 20 mn.
¾ On considère 20 mn de déversement (à priori le défaut est constaté avant le début de la surverse mais on se place dans le cas le plus défavorable) en débit moyen.
On arrive donc aux volumes suivants potentiellement rejetés autour des postes :
Débit moyen
(l / s)
Volume rejeté temps sec par
évènement (mois)
Volume rejeté temps
sec par an
PR 0 29.93 35,9 m3 107.7 m3
PR A 12.49 14,9 m3 44,7 m3
PR B3 5.68 6,8 m3 20.4 m3
PR B4 22.16 26,6 m3 79,8 m3
PR D1 12.60 15,1 m3 45,3 m3Carte de propositions d'implantation de la canalisation de rejet
LEGENDE
Parcelle d'implantation de la STEP et voie d'accès Parcelle d'implantation de la canalisation d'évacuation Cultures vivrières Cultures maraîchères ou friches herbacées (selon saison) Bambouseraie Friches herbacées et arbustives pâturées Espaces construits
Echelle : 1/3000
Tracés de la canalisation de rejet37
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
6.5.2 Sensibilité des milieux autour des postes de refoulement
L’état initial réalisé a mis en évidence des enjeux très faibles aux abords immédiats de la presque totalité des postes de refoulement. Les milieux à l’aval sont en revanche un peu plus sensibles s’agissant de milieux naturels plus ou moins dégradés.
Sensibilité aux
abords du poste
Types de milieux à l’aval des
postes
Sensibilité du milieu
aval
PR 0 Très faible Friches Æ Estran vaseux Faible
PR A Très faible Friches Æ Mangrove Modérée
PR B3 Très faible Espaces verts Modérée
PR B4 Très faible Noue végétalisée Æ mangrove Modérée
PR D1 Très faible Friches, pelouses Æ Rivière Modérée
Tableau récapitulatif de la sensibilité des milieux à l’aval des postes de refoulement
Poste de Mtsapéré (PR 0) :
En cas de débordement du poste, les eaux usées devront être dirigées vers le canal de drainage qui borde le remblai de Mtsapéré. Ce canal qui correspond à une partie de l’estran qui n’a pas été remblayée est soumis aux marées et est occupé par une faune typique des estrans vaseux pollués.
Il s’agit donc de milieux à sensibilité faible sur lesquels un déversement occasionnel (3 fois par an selon nos hypothèses) d’un volume de 35 m3 d’effluents bruts aurait peu d’impact si l’on prend la précaution d’équiper le trop plein d’un dégrilleur à maille de 10 mm pour éviter que des déchets ne soient emportés vers le lagon par la marée.
A marée basse, la pente du canal évacuera les effluents vers l’aval sans stagnation préjudiciable à la faune et à marée haute l’effet de dilution sera suffisant pour éviter tout impact significatif sur cette même faune.
Ecoulements d’eaux pluviales dans le canal à marée basse
Aucun impact n’est à attendre sur la flore terrestre bordant le canal.38
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
Localisation du point de rejet du trop plein du poste PR0 de Mtsapéré
Poste de Doujani (PR A) :
En cas de débordement du poste, les eaux usées devront être dirigées vers la mangrove de Doujani.
Il s’agit d’un milieu à sensibilité modérée sur lequel un déversement occasionnel (3 fois par an selon nos hypothèses) d’un volume de 14.9 m3 d’effluents bruts aurait peu d’impact si l’on prend la précaution d’équiper le trop plein d’un dégrilleur à maille de 10 mm pour éviter que des déchets ne soient emportés vers le lagon par la marée. A marée basse, la pente de l’estran évacuera les effluents vers l’aval sans stagnation préjudiciable à la faune et à marée haute l’effet de dilution sera suffisant pour éviter tout impact significatif sur cette même faune.
L’impact sur les palétuviers sera nul ou légèrement positif (par apport ponctuel de nutriments).
Nous signalerons toutefois que l’espace disponible sur l’ancienne piste de chantier et à ses abords pourrait permettre l’implantation d’un bassin de rétention des effluents d’un volume de 15 m3 permettant d’éviter tout déversement vers la mangrove. Dans ce cas, le trop plein du poste devrait être prolongé par une canalisation traversant la RN2 et aboutissant au niveau de ce bassin qui pourrait être enterré. Les effluents ainsi stockés pourraient être pompés et évacués ensuite vers la STEP. Un trop plein vers la mangrove devra toutefois être prévu en cas de déversement plus important que le volume du bassin.
Dans le cas où ce dispositif se révèlerait trop onéreux à mettre en œuvre, une solution intermédiaire plus « rustique » consisterait à créer une noue végétalisée le long de la RN2. Cette noue d’un volume suffisant (15 m3) permettrait de recueillir les eaux débordant du poste et de les épurer sommairement par infiltration. Ce dispositif nécessite toutefois un certain entretien (débroussaillage, maintien du volume utile de la noue…). Un trop plein vers la mangrove devra toutefois être prévu en cas de déversement plus important que le volume de la noue.39
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
Espace disponible pour l’implantation d’un bassin de rétention ou d’une noue végétalisée.
Localisation du point de rejet du trop plein du poste PRA de Doujani et emplacement possible pour la création d’un bassin de rétention ou d’une noue végétalisée40
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
Poste de Passamainty (PR B3) :
En cas de débordement du poste, les eaux usées devront être dirigées vers la mangrove de Passamainty par un ouvrage situé sous la RN2.
Il s’agit d’un milieu à sensibilité modérée sur lequel un déversement occasionnel (3 fois par an selon nos hypothèses) d’un volume de 6.8 m3 d’effluents bruts aurait peu d’impact si l’on prend la précaution d’équiper le trop plein d’un dégrilleur à maille de 10 mm pour éviter que des déchets ne soient répandus.
Au niveau de la mangrove, à marée basse, la pente de l’estran évacuera les effluents vers l’aval sans stagnation préjudiciable à la faune et à marée haute l’effet de dilution sera suffisant pour éviter tout impact significatif sur cette même faune. L’impact sur les palétuviers sera nul ou légèrement positif (par apport ponctuel de nutriments).
Nous signalerons toutefois que l’espace disponible sur ce site pourrait permettre l’implantation d’un bassin de rétention des effluents d’un volume de 7 m3 permettant d’éviter tout déversement vers la mangrove. Dans ce cas, le trop plein du poste devrait être prolongé par une canalisation aboutissant au niveau de ce bassin qui pourrait être enterré. Les effluents ainsi stockés pourraient être pompés et évacués ensuite vers la STEP. Un trop plein vers la mangrove devra toutefois être prévu en cas de déversement plus important que le volume du bassin.
Dans le cas où ce dispositif se révèlerait trop onéreux à mettre en œuvre, une solution intermédiaire plus « rustique » consisterait à créer une noue végétalisée à proximité du poste de refoulement. Cette noue d’un volume suffisant (7m3) permettrait de recueillir les eaux débordant du poste et de les épurer sommairement par infiltration. Ce dispositif nécessite toutefois un certain entretien (débroussaillage, maintien du volume utile de la noue…) qui pourrait être assuré par la commune qui entretient déjà tous les espaces verts contigus. Un trop plein vers la mangrove devra toutefois être prévu en cas de déversement plus important que le volume de la noue.
Espace disponible pour l’implantation d’un bassin de rétention ou d’une noue végétalisée.41
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
Localisation du point de rejet du trop plein du poste PRB3 de Passamainty et emplacement possible pour la création d’un bassin de rétention ou d’une noue végétalisée
Poste de Passamainty (PR B4) :
En cas de débordement du poste, les eaux usées devront être dirigées vers la grande noue bordant la rocade avant éventuellement de transiter vers la mangrove par un ouvrage situé sous la RN2.
Il s’agit de milieux à sensibilité faible (noue enherbée) à modérée (mangrove) sur lesquels un déversement occasionnel (3 fois par an selon nos hypothèses) d’un volume de 26.6 m3 d’effluents bruts aurait peu d’impact si l’on prend la précaution d’équiper le trop plein d’un dégrilleur à maille de 10 mm pour éviter que des déchets ne soient répandus.
L’impact sur la végétation de la noue sera nul ou légèrement positif (par apport ponctuel de nutriments ou d’eau en saison sèche).
Au niveau de la mangrove, à marée basse, la pente de l’estran évacuera les effluents vers l’aval sans stagnation préjudiciable à la faune et à marée haute l’effet de dilution sera suffisant pour éviter tout impact significatif sur cette même faune. L’impact sur les palétuviers sera nul ou légèrement positif (par apport ponctuel de nutriments).
Nous signalerons toutefois que l’espace disponible sur ce site pourrait permettre l’implantation d’un bassin de rétention des effluents d’un volume de 27 m3 permettant d’éviter tout déversement. Dans ce cas, le trop plein du poste devrait être prolongé par une canalisation aboutissant au niveau de ce bassin qui pourrait être enterré. Les effluents ainsi stockés pourraient être pompés et évacués ensuite vers la STEP. Un trop plein vers la noue devra toutefois être prévu en cas de déversement plus important que le volume du bassin.42
Etude écologique du site d’implantation de la STEP de Mamoudzou Sud à Tsoundzou 1 ESPACES – Août 2012
Dans le cas où ce dispositif se révèlerait trop onéreux à mettre en œuvre, une solution intermédiaire plus « rustique » consisterait à utiliser le canal existant comme une noue végétalisée. Cette noue d’un volume suffisant avant débordement vers la mangrove (27m3 nécessaires) permettrait de recueillir les eaux débordant du poste et de les épurer sommairement par infiltration. Ce dispositif nécessite toutefois un certain entretien (débroussaillage, maintien du volume utile de la noue…) qui pourrait être assuré par la commune qui entretient déjà tous les espaces verts contigus.
Canal existant pouvant être utilisé comme noue végétalisée
Localisation du point de rejet du trop plein du poste PRB4 de Passamainty et emplacement possible pour la création d’un bassin de rétention ou d’une noue végétaliséeE
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