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Document publié le Samedi 24 juillet 2021
Lien du pdf (unknown - Communauté d'agglomération - Pays Basque - OJ 24 Avis CAPB Consultation projets SDAGE et de PGRI 2022 2027 Adour Garonne)
Thèmes du document : Eau et assainissement, Espaces terrestres et maritimes, Environnement,
EXTRAIT DU REGISTRE DES
DELIBERATIONS
DU CONSEIL COMMUNAUTAIRE
SEANCE DU 24 JUILLET 2021
OJ N° 024 - Gestion intégrée du cycle de l'eau. Littoral et Milieux naturels Avis de la Communauté d'Agglomération Pays Basque dans le cadre de la consultation sur les projets de Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) et de Plan de Gestion du Risque Inondation (PGRI) 2022-2027 du bassin Adour-Garonne.
Date de la convocation : 16 juillet 2021
Nombre de conseillers en exercice : 232
Président de séance : Monsieur Jean-René ETCHEGARAY, Président de la Communauté d’Agglomération Pays Basque
PRESENTS :
ACCOCEBERRY Ximun représenté par UTHURBURU Christelle suppléante, AIRE Xole représenté par MARTINEZ Claude suppléant, ALQUIE Nicolas, ALZURI Emmanuel, ANCHORDOQUY Jean-Michel, ARAMENDI Philippe, ARHANCHIAGUE Jean-Pierre, ARHIE Cyril représenté par ETCHEVERRY Pierre- Michel suppléant (jusqu’à l’OJ N°34), ARLA Alain, AROSTEGUY Maider, ARRABIT Bernard représenté par ETCHEGARAY Jean-Pierre suppléant, ARROSSAGARAY Pierre, ARZELUS ARAMENDI Paulo, AYPHASSORHO Sylvain, BACH Fabrice-Sébastien, BACHO Sauveur représenté par OILLARBURU Louis suppléant, BALMAT Mélanie, BARANTHOL Jean-Marc, BARUCQ Guillaume (à compter de l’OJ n°6), BEHOTEGUY Maider, BELLEAU Gabriel, BERGÉ Mathieu, BERTHET André, BETAT Sylvie, BIDART Jean- Paul, BIDEGAIN Gérard, BISAUTA Martine, BIZOS Patrick, BONZOM Jean-Marc, BORDES Alexandre, BURRE-CASSOU Marie-Pierre, BUSSIRON Jean Yves, BUTORI Nicole, CARRERE Bruno, CARRICART Pierre, CARRIQUE Renée, CASCINO Maud, CASET-URRUTY Christelle, CENDRES Bruno, CHAFFURIN André, CHASSERIAUD Patrick, CHAZOUILLERES Edouard, CORRÉGÉ Loïc, CROUZILLE Cédric (jusqu’à l’OJ N°26), DAGORRET François, DALLET Emmanuelle (jusqu’à l’OJ N°34), DAMESTOY Hervé, DANTIACQ Pascal représenté par AMESTOY Loic suppléant, DARRICARRERE Raymond, DE PAREDES Xavier, DERVILLE Sandrine, DIRATCHETTE Emile, DUBLANC Gilbert, DUBOIS Alain, DUHART Agnès, DUTARET- BORDAGARAY Claire, DUZERT Alain, ECENARRO Kotte, ECHEVERRIA Andrée, ELGART Xavier représenté par AGUERGARAY Léonie suppléante, ELISSALDE Philippe, ERDOZAINCY-ETCHART Christine, ERREMUNDEGUY Joseba, ESTEBAN Mixel, ETCHART Jean-Louis, ETCHEBER Pierre, ETCHEGARAY Jean-René, ETCHEGARAY Patrick, ETCHEMENDY René (jusqu’à l’OJ N°34), ETCHENIQUE Philippe, ETCHEVERRY Pello (jusqu’à l’OJ N°34), ETXELEKU Peio, EYHERABIDE Pierre, FOURNIER Jean-Louis représenté par DAGORRET Anita suppléante, GALLOIS Françoise, GARICOITZ Robert, GASTAMBIDE Arño (jusqu’à l’OJ N°10), GONZALEZ Francis, GOYHENEIX Joseph, HARAN Gilles, HARDOUIN Laurence, HIRIGOYEN Roland, HOUET Muriel, HUGLA David représenté par MINNE Sandrine suppléante, IBARRA Michel représenté par CHOURY Gilles suppléant, IHIDOY Sébastien, INCHAUSPE Laurent représenté par ETCHEVERRY Martine suppléante, IRIART Jean-Pierre représenté par CAMUS-ETCHECOPAR Arantxa suppléante, IRIART BONNECAZE DEBAT Carole, IRIGOIN Jean-Pierre (jusqu’à l’OJ N°34), IRUME Jean- Michel, ITHURRALDE Éric (à compter de l’OJ N° 8), ITHURRIA Nicole (jusqu’à l’OJ N°26), KAYSER Mathieu, KEHRIG COTTENÇON Chantal, LABADOT Louis (jusqu’à l’OJ N°31), LABORDE Michel, LACOSTE Xavier, LAFLAQUIERE Jean-Pierre, LARRALDE André, LASSERRE Florence, LASSERRE Marie, LAVIGNE Dominique, LEIZAGOYEN Sylvie représentée par ECHINARD Emmanuel suppléant, LETCHAUREGUY Maite, LOUGAROT Bernard (jusqu’à l’OJ N°31), MAILHARIN Jean-Claude, MARTI Bernard, MARTIAL ETCHEGORRY Nathalie, MARTIN-DOLHAGARAY Christine, MILLET-BARBÉ Christian, MOUESCA Colette, NABARRA Dorothée, NADAUD Anne-Marie (jusqu’à l’OJ N°30), OÇAFRAIN Gilbert (jusqu’à l’OJ N°30),
Publié le 28/07/2021OÇAFRAIN Jean-Marc, OLÇOMENDY Daniel, OLIVE Claude, PARGADE Isabelle, PARIS Joseph, PINATEL Anne (jusqu’à l’OJ N°26), PITRAU Maite représentée par ARHANCET Martin suppléant, PONS Yves, POYDESSUS Dominique, PRÉBENDÉ Jean-Louis, QUEHEILLE Jean-Marie, QUIHILLALT Pierre, ROQUES Marie-Josée, RUSPIL Iban, SAINT-ESTEVEN Marc, SAMANOS Laurence, SANSBERRO Thierry, SERRES- COUSINÉ Christine, SERVAIS Florence, SUQUILBIDE Martin, TELLIER François, THICOIPE Xabi, UGALDE Yves (jusqu’à l’OJ N°23), URRUTICOECHEA Egoitz (jusqu’à l’OJ N°34), UTHURRALT Dominique, VALS Martine, VERNASSIERE Marie-Pierre , YBARGARAY Jean-Claude.
ABSENTS OU EXCUSES :
ABBADIE Arnaud, ACCURSO Fabien, AIZPURU Eliane, ALDACOURROU Michel, ALDANA-DOUAT Eneko, ALLEMAN Olivier, ANGLADE Jean-François, AYENSA Fabienne, BARETS Claude, BÈGUE Catherine, BERÇAÏTS Christian, BEREAU Emmanuel, BICAIN Jean-Michel, BLEUZE Anthony, BOUR Alexandra, CACHENAUT Bernard, CAPDEVIELLE Colette, CASABONNE Bernard, CASTEL Sophie, CASTREC Valérie, CHAPAR Marie-Agnès, COLAS Véronique, COTINAT Céline, CURUTCHARRY Antton, CURUTCHET Maitena, DAGUERRE-ELIZONDO Marie-Christine, DAMESTOY Odile, DARASPE Daniel, DAVANT Allande, DE LARA Manuel, DELGUE Lucien, DEMARCQ-EGUIGUREN Solange, DEQUEKER Valérie, DESTRUHAUT Pascal, DUPREUILH Florence, DURAND PURVIS Anne-Cécile, DURRUTY Sylvie, ERGUY Chantal, ETCHAMENDI Nicole, ETCHEBERRY Jean-Jacques, ETCHEMENDY Jean, ETCHEVERRY Michel, FONTAINE Arnaud, FOSSECAVE Pascale, GAVILAN Francis, GOBET Amaya, GOMEZ Ruben, GUILLEMIN Christian, HARDOY Pierre, HEUGUEROT Daniel, HIRIGOYEN Fabiene, IDIART Dominique, IDIART Michel, INCHAUSPE Beñat, INCHAUSPE Henry, IPUTCHA Jean-Marie, IRIART Alain, IRIGOIN Didier, IRIGOYEN Jean-François, JAURIBERRY Bruno, JONCOHALSA Christian, LABEGUERIE Marc, LABORDE LAVIGNETTE Jean-Baptiste, LACASSAGNE Alain, LAIGUILLON Cyrille, LARRANDA Régine, LARRASA Leire, LAUQUÉ Christine, LOUPIEN-SUARES Déborah, LUCHILO Jean-Baptiste, MASSÉ Philippe, MASSONDO Charles, MASSONDO BESSOUAT Laurence, MIALOCQ Marie-José, MINONDO Raymond, MOCHO Joseph, MOTSCH Nathalie, NARBAIS-JAUREGUY Éric, NÉGUELOUART Pascal, OÇAFRAIN Michel, POYDESSUS Jean-Louis, PRAT Jean-Michel, SALDUMBIDE Sylvie, SANS Anthony, TRANCHE Frédéric, UHART Michel, URRUTIAGUER Sauveur, URRUTY Pierre, VAQUERO Manuel.
PROCURATIONS :
AIZPURU Eliane, à ETXELEKU Peio, ALDACOURROU Michel à EYHERABIDE Pierre, ALDANA-DOUAT Eneko à CARRERE Bruno, ALLEMAN Olivier à CORRÉGÉ Loïc, ANGLADE Jean-François à ETCHART Jean- Louis, BARETS Claude à YBARGARAY Jean-Claude, BÈGUE Catherine à DUTARET BORDAGARAY Claire, BLEUZE Anthony à OLIVE Claude, BOUR Alexandra à ALZURI Emmanuel, CACHENAUT Bernard à LACOSTE Xavier, CAPDEVIELLE Colette à DERVILLE Sandrine, CASTEL Sophie à ERREMUNDEGUY Joseba, CASTREC Valérie à SERVAIS Florence, CROUZILLE Cédric à CHASSERIAUD Patrick (à compter de l‘OJ N°27), CURUTCHARRY Antton OLÇOMENDY Daniel, CURUTCHET Maitena à IRIART BONNECAZE DEBAT Carole, DAGUERRE-ELIZONDO Marie-Christine à ARAMENDI Philippe, DAMESTOY Odile à SAINT- ESTEVEN Marc, DARASPE Daniel à ETXELEKU Peio, DELGUE Lucien à ETCHEGARAY Patrick, DEMARCQ-EGUIGUREN Solange à CARRERE Bruno, DEQUEKER Valérie à BERTHET André, DUPREUILH Florence à DUZERT Alain, DURAND PURVIS Anne-Cécile à LABORDE Michel, DURRUTY Sylvie à ETCHEGARAY Jean-René, GASTAMBIDE Arño à GALLOIS Françoise (à compter de l’OJ N°11), GOBET Amaya à GALLOIS Françoise, HEUGUEROT Daniel à RUSPIL Iban, HIRIGOYEN Fabiene à HIRIGOYEN Roland, IPUTCHA Jean-Marie à SANSBERRO Thierry, IRIART Alain à DARRICARRERE Raymond, IRIGOYEN Jean-François à ETCHEVERRY Pello (jusqu’à l’OJ N°34), ITHURRIA Nicole à ALZURI Emmanuel (à compter de l’OJ N°27), LABORDE LAVIGNETTE Jean-Baptiste à OLÇOMENDY Daniel, LACASSAGNE Alain à HARDOUIN Laurence, LARRASA Leire à URRUTICOECHEA Egoitz (jusqu’à l’OJ N°34) , LAUQUÉ Christine à ETCHEGARAY Jean-René, LOUPIEN-SUARES Déborah à CORRÉGÉ Loïc, MASSÉ Philippe à SAMANOS Laurence, MINONDO Raymond à GARICOITZ Robert, NADAUD Anne-Marie à DAMESTOY Hervé (à compter de l’OJ N°31), NÉGUELOUART Pascal à GOYHENEIX Joseph, OÇAFRAIN Gilbert à OÇAFRAIN Jean-Marc (à compter de l’OJ N°31), OÇAFRAIN Michel à OÇAFRAIN Jean-Marc , PINATEL Anne à VALS Martine (à compter de l’OJ N° 27), SALDUMBIDE Sylvie à ETCHENIQUE Philippe, SANS Anthony à URRUTICOECHEA Egoitz (jusqu’à l’OJ N°34), TRANCHE Frédéric à ECENARRO Kotte, UGALDE Yves à ERREMUNDEGUY Joseba (à compter de l’OJ N°24), URRUTIAGUER Sauveur à CHAFFURIN André.
SECRETAIRE DE SEANCE : Monsieur JOSEBA ERREMUNDEGUY
Modalités de vote : VOTE A MAIN LEVEEOJ N° 024 - Gestion intégrée du cycle de l'eau. Littoral et Milieux naturels Avis de la Communauté d'Agglomération Pays Basque dans le cadre de la consultation sur les projets de Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) et de Plan de Gestion du Risque Inondation (PGRI) 2022-2027 du bassin Adour-Garonne.
Rapporteur : Monsieur Emmanuel ALZURI
Mes chers collègues,
1/ Contexte relatif aux projets de SDAGE et PGRI Adour-Garonne 2022-2027
Le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) constitue la déclinaison au niveau du district hydrographique Adour-Garonne de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE). Il est accompagné du Programme de Mesures (PDM) qui décline à l’échelle des bassins versants de gestion, les mesures génériques à mettre en place pour atteindre le bon état des masses d’eau. Le SDAGE 2022-2027 et le PDM associé sont établis pour une durée de 6 ans. Il s’agit du troisième et dernier cycle de SDAGE en lien avec la DCE (2010-2015 ; 2016-2021 ; 2022-2027) ayant pour objectif l’atteinte du bon état pour l’ensemble des masses d’eau. Il permet d’orienter et d’organiser les politiques de gestion de l’eau et des milieux aquatiques au travers de 9 principes fondamentaux et 4 orientations déclinées en 170 dispositions.
Le Plan de Gestion du Risque Inondation (PGRI) est la déclinaison au niveau du district hydrographique Adour-Garonne de la Directive Inondation (2007/60/CE). Ce deuxième cycle de PGRI est établi pour une durée de 6 ans et permet d’orienter et d’organiser les politiques de gestion des risques inondation au travers de 7 axes stratégiques et 45 dispositions associées.
Le SDAGE et le PGRI Adour-Garonne sont élaborés simultanément pour une meilleure cohérence ; ils comportent ainsi un certain nombre de dispositions communes. L’ensemble de ces documents est donc complémentaire pour l’atteinte du bon état des masses d’eau continentales (superficielles et souterraines), littorales et marines, ainsi que pour la gestion des risques d’inondation et de submersion.
Le SDAGE proposé à la consultation des partenaires institutionnels et du public a été élaboré par le Comité de Bassin Adour-Garonne, qui s’est appuyé sur la commission planification, le conseil scientifique du comité de bassin et le secrétariat technique de bassin. La rédaction du document a été initiée dès 2018 et a été construite sur la base de divers éléments dont notamment : la mise à jour de l’état des lieux des masses d’eau superficielles et souterraines, les questions importantes partagées avec les partenaires et le public en 2018-2019 et les éléments du bilan du SDAGE précédent.
Le PGRI 2022-2027 a été élaboré par la DREAL de Bassin sous l’autorité du Préfet coordonnateur de bassin et en partenariat étroit avec la commission inondation de bassin (CIB), le comité de bassin (commission planification) et la commission administrative de bassin. La rédaction du document a été initiée dès 2018 et a été établie sur la base de divers éléments dont : la mise à jour de l’évaluation préliminaire des risques d’inondations (EPRI) de 2011, la mise à jour des Territoires à Risque Important (TRI) d’inondation et les éléments du bilan du PGRI précédent.
En tant que partenaire institutionnel, la Communauté d’Agglomération Pays Basque est invitée à formuler son avis sur les projets de SDAGE et de PGRI Adour Garonne concernant le prochain cycle 2022-2027.
En parallèle, une consultation auprès du public est en cours. Le comité de bassin et la DREAL de bassin réaliseront le bilan de la consultation en décembre 2021. Le SDAGE et le PGRI 2022-2027 seront approuvés en mars 2022.D’un point de vue juridique, ces documents cadres pour la gestion intégrée de l’eau à l’échelle du territoire doivent être compatibles avec les documents de planification tels que les SCoT, PLU, PLUi, ainsi que les programmes et décisions administratives dans le domaine de l’eau (SAGE, autorisations et déclarations administratives relevant de la nomenclature IOTA ou des ICPE), etc.
L’ensemble des documents est disponible sur la page dédiée :
de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne pour le SDAGE : https://www.eau- grandsudouest.fr/consultation-partenaires-institutionnels
du site de la DREAL de bassin pour le PGRI : http://www.occitanie.developpement- durable.gouv.fr/-a25334.html
2/ Analyse et remarques sur le projet de SDAGE 2022-2027
Les principes fondamentaux et orientations du SDAGE 2022-2027 concernent les enjeux suivants : 9 principes fondamentaux (PF) visent à développer une gestion de l’eau renforçant la résilience face aux changements majeurs, à garantir la non-détérioration des eaux, à réduire l’impact des ouvrages, travaux et activités, et à prioriser les actions pour atteindre le bon état ;
L’orientation A vise à créer les conditions de gouvernance favorables à l’atteinte des objectifs du SDAGE ;
L’orientation B concerne la réduction des pollutions ;
L’orientation C vise à agir pour assurer l’équilibre quantitatif ;
L’orientation D concerne la préservation et la restauration des fonctionnalités des milieux aquatiques.
Au regard de l’ensemble des éléments intégrés dans le projet de SDAGE 2022-2027, des précisions et recommandations sont développées ci-dessous par thématique. Il est précisé que certaines remarques concernent les deux projets (SDAGE et PRGI) ; la rédaction est donc parfois mutualisée afin de limiter les répétitions dans la présente délibération.
L’intégration du changement climatique
La prise en compte du changement climatique se traduit très fortement dans les documents : on le retrouve dans 6 principes fondamentaux sur 9 du SDAGE, dont 4 sont communs avec le PGRI. En raison de son régime pluviométrique, le Pays Basque est relativement épargné par rapport à d’autres secteurs vis-à-vis du déficit quantitatif même si des étiages sévères deviennent plus fréquents, induisant une sensibilité accrue aux pollutions diffuses. En revanche, notre territoire est directement impacté par un autre effet du changement climatique, à savoir l’augmentation des phénomènes extrêmes en particulier en termes de régimes pluviométriques. Pour exemple, une augmentation importante des intensités de pluie a été constatée sur les 10 dernières années sur la frange littorale et environ 1 pluie sur 2 dépassait la pluie mensuelle en 2020 en période estivale. Ces épisodes pluvieux intenses et localisés, notamment sur le littoral, induisent en conséquence des crues soudaines et une dégradation de la qualité des cours d’eau et des eaux de baignade. Au vu de ce retour d’expérience, le SDAGE et le PGRI pourraient intégrer l’évolution de ces régimes de précipitations dans une perspective de changement climatique où les évènements extrêmes sont de plus en plus nombreux.
Des objectifs ambitieux
Le SDAGE affiche des objectifs ambitieux de reconquête de l’état des masses d’eau pour la période 2022-2027, et notamment :
+ 20 % de masses d’eau superficielles en bon état écologique en Adour-Garonne, portant à un total de 70% des masses d’eau superficielles en bon état écologique à l’issue des 3 derniers cycles de SDAGE ;
et a minima - 50% de masses d’eau superficielles en état écologique médiocre ou mauvais.Pour la CAPB, il semble indispensable que le SDAGE porte de tels objectifs afin de rechercher une amélioration continue de la qualité des eaux répondant aux exigences de la DCE. Toutefois, la CAPB émet des réserves quant à leur aboutissement dans le temps imparti, au regard du bilan du cycle 2016-2021 du SDAGE et de l’accentuation des problématiques de qualité en lien avec les effets des changements globaux. En effet, sur le précédent cycle, l’état des lieux montre un gain d’environ 8% seulement de masses d’eau superficielles en bon état écologique. Il est donc indispensable de mobiliser, à la hauteur des enjeux et actions à mettre en place, tous les moyens financiers nécessaires pour concrétiser les objectifs que le SDAGE estime atteignables. Les acteurs locaux ne sauront supporter seuls ces coûts ; l’accompagnement financier devra être conséquent.
Des SAGE renforcés et mis en avant…
Les SAGE et CLE sont mis en avant de manière régulière et appuyée dans l’ensemble du SDAGE et du PGRI pour contribuer à l’atteinte des objectifs de bon état des masses d’eau, et pour participer à la gestion des risques d’inondation. De plus, ces documents renforcent les champs d’actions du SAGE sur certaines thématiques, en permettant par exemple d’inclure des dispositions et surtout des règles pour la préservation des zones humides ou la réduction de l’utilisation d’intrants. La CAPB, au travers des deux SAGE de son territoire (Côtiers basques et Adour aval), ne peut qu’adhérer et approuver une meilleure reconnaissance du rôle des SAGE en tant qu’acteur de la concertation locale sur les thématiques de l’eau, et du poids supplémentaire donné aux documents fondateurs du SAGE, dont l’opposabilité constitue un levier mobilisable au besoin sur les territoires.
…mais nécessitant une complémentarité d’outils et de moyens pour être opérationnels Au regard de son expérience après plusieurs années de mise en œuvre du SAGE Côtiers basques, la CAPB souhaite mettre en avant les limites de l’outil SAGE, qui ne peut à lui seul suffire à traiter les enjeux locaux, et ce jusqu’à la mise en œuvre concrète d’actions. En effet, le SAGE est avant tout un outil de planification, qui oriente les acteurs de territoire sur les problématiques de gestion de l’eau en fonction des enjeux locaux, sans pour autant rentrer pleinement dans l’opérationnalité. Pour cela, le SAGE s’appuie depuis toujours sur des outils plus opérationnels tels que les contrats de rivière ou de bassin, les Programmes d’Actions et de Prévention des Inondations (PAPI), les DOCOB des sites Natura 2000, les Plans Pluriannuels de Gestion (PPG) des cours d’eau, etc.
A l’échelle du territoire de la CAPB, certains outils et notamment les contrats de rivière et de bassin ont malheureusement disparu au cours du temps (bassins versants Uhabia, Nivelle et Nive par exemple), principalement pour des questions budgétaires.
Ainsi, en accord avec la volonté du SDAGE de traduire opérationnellement les SAGE via des outils de programmation pluriannuelle multithématiques et intégrés, comme les contrats de rivière (disposition A3), la CAPB juge indispensable de remobiliser ce type d’outils sur les bassins versants de son territoire.
Le déploiement de l’outil SAGE sur tout le territoire
D’après l’état des lieux de 2019, 71% du territoire du bassin Adour-Garonne sont couverts par des SAGE. La disposition A1 du SDAGE vise à une couverture totale de ce territoire par des SAGE pour 2027. Dans un premier temps, la CAPB émet des réserves quant à l’aboutissement de cette mesure dans le temps imparti, au regard des délais nécessaires à l’élaboration d’un SAGE (entre 5 et 10 ans selon les territoires). Au-delà de l’aspect temporel, il paraît indispensable de mobiliser des moyens humains et financiers conséquents pour concrétiser ces objectifs ambitieux, que les acteurs locaux ne sauront supporter seuls.
Dans un second temps, se pose la question de la pertinence de la mise en place de l’outil SAGE sur l’ensemble du territoire. En effet, en fonction des enjeux locaux, des structures de gestion de l’eau et des outils existants sur certains territoires, la mise en œuvre d’un SAGE n’est peut-être pas nécessaire ou ne constitue pas l’outil le plus adapté.L’intégration des enjeux de l’eau dans les politiques d’aménagement La CAPB adhère pleinement au principe évoqué dans le SDAGE et le PGRI de mise en lien des politiques de l’eau et de l’aménagement du territoire, en profitant de l’opposabilité du SDAGE/PGRI et du SAGE, pour améliorer la prise en compte de l’eau, des milieux aquatiques, de la biodiversité et des risques dans l’urbanisme et les projets d’aménagement.
Le SDAGE fait régulièrement appel à la notion de solidarité entre les territoires pour atteindre les objectifs de bon état ; celle-ci doit être encouragée au sein des bassins versants (tête de bassin jusqu’au littoral) mais également entre les bassins versants (enjeux et usages en commun). La CAPB favorise cette transversalité entre les bassins versants du territoire de par son périmètre d’actions et ses nombreuses compétences en termes de gestion de l’eau et d’aménagement du territoire.
Les politiques de l’eau et de l’aménagement doivent également être cohérentes pour une bonne gestion du risque d’inondation et ainsi diminuer la vulnérabilité des territoires. Des outils de prévention du risque d’inondation sont développés sur le territoire basque comme le TRI et la SLGRI, cette dernière traite également du risque de submersion sur le littoral. Par ailleurs, le risque d’érosion est pris en compte dans la stratégie locale des risques littoraux, faisant lien avec l’aménagement vis-à-vis des impacts du pluvial au niveau des mouvements de terrain par exemple. Ainsi, les principes avancés dans le SDAGE et le PGRI de maîtrise du ruissellement et de ralentissement dynamique des écoulements à l’échelle des bassins versants sont partagés par la CAPB.
Par ailleurs, la CAPB souhaite souligner que la compatibilité entre les politiques de l’eau et de l’aménagement est indissociable des enjeux de connaissance et de préservation des zones humides. Si ces enjeux et les fonctions écosystémiques rendues par les zones humides sont aujourd’hui largement connus et reconnus, il n’en demeure pas moins que la connaissance des zones humides existantes sur les territoires reste incomplète, et ce malgré la réalisation d’inventaires spécifiques. En effet, en dehors du biais lié à l’extrapolation des données dans le cadre des études de terrain, les zones humides évoluent dans l’espace et dans le temps en fonction des modifications climatiques, topographiques ou de la gestion et des usages des sites. En ce sens, toute ambiguïté doit être levée dans la rédaction des dispositions du SDAGE, pour rappeler la responsabilité des porteurs de projet qui se doivent de vérifier l’existence de zones humides dans toute opération d’aménagement.
Les rejets domestiques et la qualité des eaux de baignade
D’après l’état des lieux du SDAGE de 2019, des améliorations sont constatées sur le territoire des Côtiers basques, avec notamment plus aucune masse d’eau superficielle en état écologique médiocre, mais des efforts doivent encore être fournis afin d’atteindre les objectifs ambitieux du SDAGE, en particulier vis-à-vis des rejets domestiques. Cette pression est également identifiée sur les bassins versants de la Nive et du Saison dont les masses d’eau sont globalement jugées en état écologique moyen ou bon.
De nombreux investissements (40 millions d’euros par an) sont mobilisés par la CAPB pour améliorer le fonctionnement des systèmes d’assainissement, afin de réduire la pression des pollutions ponctuelles domestiques. Ce volet est indissociable de celui de la qualité des eaux de baignade qui demeure un enjeu majeur de notre territoire, cristallisant son attractivité et son économie.
L’eutrophisation du littoral
La CAPB souligne la problématique de l’eutrophisation marine et des phénomènes induits. En effet, ces sujets autrefois ponctuels comme le Liga, les mousses marines ou le développement des algues vertes concentrent de plus en plus l’attention des acteurs et usagers du littoral. Le SDAGE 2022-2027 a ajouté une disposition (B45) visant l’amélioration des connaissances sur l’eutrophisation marine afin de prévenir le phénomène, et venant en complément de la B35 vis-à-vis du diagnostic et de la prévention du développement des blooms algaux. Au-delà d’améliorer la connaissance, il semble aujourd’hui indispensable d’agir pour limiter ces manifestations qui tendront à se renforcer dans le contexte du changement climatique.Pour information, la CAPB, dans le cadre du Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) Littoral basque qu’elle préside, en partenariat avec l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, a d’ores et déjà lancé une étude pour l’amélioration des connaissances sur le phénomène des mousses marines et poursuit les investigations concernant le Liga.
La CAPB souhaite que le SDAGE permette d’impulser des mesures en faveur de l’amélioration des connaissances sur ces sujets mais également de déployer des actions concrètes afin de lutter contre ces phénomènes dommageables pour la biodiversité, la qualité des milieux et les usages associés au littoral (tourisme, pêche, baignade, etc.) à l’échelle des bassins versants.
Les polluants chimiques
Pour faire lien avec la qualité des eaux littorales, l’acquisition des connaissances doit également se poursuivre concernant les polluants chimiques émergeants et les microplastiques, qui impactent la biodiversité, la santé humaine et constituent un défi pour les stations d’épuration quant au traitement des eaux usées. Au-delà des capacités techniques et des coûts associés limitant le traitement et la recherche de ces molécules, le suivi règlementaire RSDE (recherche et réduction des rejets de substances dangereuses dans l'eau) ne prend pas en compte les substances médicamenteuses et émergeantes par exemple. Par ailleurs, l’approche actuelle RSDE est un suivi sur les systèmes de traitement > 10 000 EH afin d’identifier les substances significativement présentes localement parmi une liste établie nationalement, avec la proposition d’un plan de réduction répondant là aussi à des objectifs nationaux. La disposition B8 va au-delà, en proposant une évaluation de l’impact sur la masse d’eau par un suivi analytique des micropolluants au niveau du milieu récepteur. Compte tenu des effets toxiques que peuvent avoir certaines de ces molécules sur la santé humaine et les écosystèmes aquatiques, la CAPB ne peut que soutenir cette disposition mais souhaite que le SDAGE l’intègre dans son ensemble : évolution réglementaire, capacité technique d’analyse de ces micropolluants, meilleure connaissance des effets toxiques de ces molécules ou de leurs produits de dégradation et limitation des intrants.
La pollution diffuse agricole
D’après l’état des lieux du SDAGE de 2019, la pollution diffuse agricole et notamment l’utilisation des pesticides constitue une pression importante sur les territoires de l’Adour Aval (ou Adour de transition) et de la Bidouze, intégrant une proportion de masses d’eau jugées en état écologique médiocre voire mauvais. Certains captages seront également à protéger des pollutions diffuses. La CAPB est en train d’élaborer une politique transversale de prévention des pollutions d’origine agricole. L’objectif étant de mettre en place un programme d'actions cohérent visant à réduire les risques de pollution agricole sur les ressources en eau.
Au vu des missions à accomplir ou pour mener à bien ce projet ambitieux, des moyens humains et financiers seront indispensables.
La restauration de la continuité écologique
Le SDAGE et le PGRI exposent très justement la nécessité de restaurer la continuité écologique au niveau des cours d’eau en faveur, entre autres, des espèces amphihalines ou de l’équilibre sédimentaire. La CAPB adhère pleinement à cet objectif mais tient à souligner la très grande difficulté de mise en œuvre d’actions d’arasement ou d’aménagement des ouvrages hydrauliques existants. En effet, et comme évoqué dans le SDAGE, les collectivités sont confrontées en premier lieu à la propriété foncière souvent privée, imposant une concertation longue et incertaine quant à l’aboutissement du projet, ainsi qu’à des impasses techniques. En ce sens et au regard du retour d’expériences, la CAPB s’interroge sur l’atteinte de ces objectifs dans le temps imparti (2023 ou 2027 selon les secteurs) et avec les outils à disposition à ce jour.
La CAPB demande à ce que le SDAGE puisse inciter à la mobilisation d’outils réglementaires supplémentaires et un accompagnement des organismes d’Etat spécialisés afin de contraindre plus efficacement les propriétaires privés à se mettre en conformité vis-à-vis de leurs ouvrages.La coopération transfrontalière
La CAPB souligne la nécessité que le SDAGE prenne en compte le volet transfrontalier dans les réflexions et l’importance de travailler à cette échelle pour améliorer l’état des masses d’eau sur des bassins versants tels que la Bidassoa, la Nivelle et la Nive.
3/ Analyse et remarques sur le projet de PGRI 2022-2027
Les principes fondamentaux du PGRI 2022-2027 sur le bassin Adour-Garonne sont : Fixer les objectifs et préciser les dispositions pour les atteindre ;
Etablir un cadre stratégique pour la gestion du risque inondation à l’échelle du bassin Adour- Garonne et de ses 19 TRI ;
Accompagner et dynamiser les démarches engagées sans les entraver (PAPI…) ; Enjeu principal de ce 2ème PGRI : consolider le socle et renforcer son opérationnalité et son applicabilité.
Afin d’y parvenir, le PGRI 2022-2027 décline 7 objectifs stratégiques (OS) : OS n°0 : Veiller à la prise en compte des changements majeurs (changement climatique, évolution démographique, …) ;
OS n°1 : Poursuivre le développement des gouvernances à l’échelle territoriale adaptée, structurées et pérennes ;
OS n°2 : Poursuivre l’amélioration de la connaissance et de la culture du risque inondation en mobilisant tous les outils et acteurs concernés ;
OS n°3 : Poursuivre l’amélioration de la préparation à la gestion de crise et veiller à raccourcir le délai de retour à la normale des territoires sinistrés ;
OS n°4 : Réduire les vulnérabilités via un aménagement durable des territoires ; OS n°5 : Gérer les capacités d’écoulement et restaurer les zones d’expansion des crues pour ralentir les écoulements ;
OS n°6 : Améliorer la gestion des ouvrages de protection contre les inondations ou les submersions.
Ce 2ème cycle de PGRI vient préciser les principaux types d’inondations du bassin et mettre à jour la partie «Dispositifs et outils de gestion des risques d’inondation sur le bassin» reprenant des synthèses des éléments suivants :
les étapes de la directive inondation, les PAPI et sources de financements possibles ; les évolutions réglementaires concernant les PPR inondation et littoraux et le décret digue ; la surveillance et prévision des crues (SPC) et le schéma directeur de prévision des crues (SDPC).
Au regard de l’ensemble des éléments et des notions intégrés dans le projet de PGRI 2022-2027, des précisions et recommandations sont développées ci-dessous par thématique. Il est rappelé que les remarques concernant les deux projets (SDAGE et PRGI) sont mutualisées et ont déjà été évoquées précédemment.
La connaissance et la culture du risque inondation
Le PGRI prévoit un renforcement de la connaissance et de la culture du risque via une amélioration des rendus cartographiques, une meilleure prise en compte du changement climatique, d’enjeux à localiser ou de responsabilités et obligations des maires face aux risques d’inondation. Le PGRI encourage notamment la poursuite des études d’analyse de l’aléa inondation, de recensement des zones de rétention de crues et des espaces de mobilité des cours d’eau sur l’ensemble du territoire. A défaut, il parait indispensable de réaliser des approches hydromorphologiques pour cartographier les lits majeurs et en tenir compte dans l’aménagement du territoire, tout en prenant en compte les impacts prévisibles du changement climatique. Au-delà du risque inondation, ces approches pourraient soutenir les objectifs du SDAGE. En effet, les altérations hydromorphologiquesconstituent des facteurs limitant l’amélioration de la qualité des masses d’eau sur l’ensemble des bassins versants de notre territoire.
Au-delà de cette recherche d’amélioration des connaissances, la CAPB souhaite souligner l’importance de la diffusion de celles-ci afin de développer une véritable culture du risque sur nos territoires (cours d’eau et littoral). En complément des mesures proposées visant à faire connaître les études, les cartes, à poser des repères de crues ou à sensibiliser les communes, il serait pertinent de moderniser l’Information des Acquéreurs et des Locataires (IAL) qui ne tient compte aujourd’hui que des PPR. Il conviendrait ainsi d’y intégrer d’autres éléments de connaissance tels que les Atlas des Zones Inondables (AZI) ou les études locales qui ont fait l’objet de Porter à Connaissance.
La gestion de crise et le retour à la normale
En complément de l’amélioration des outils de prévisions, le PGRI apporte un certain nombre de précisions dans le cadre de la préparation de la gestion de crise et du retour à la normale. Une nouvelle disposition relative au dispositif opérationnel d’organisation de la réponse de sécurité civile ORSEC a été ajoutée et des compléments ont été apportés vis-à-vis des différents types d’enjeux à prendre en compte lors de l’élaboration et du test des plans communaux de sauvegarde. De plus, le PGRI est venu amender la liste des outils existants ou à mettre en place ainsi que leur cadre d’utilisation, et préciser la gestion des travaux d’urgence en situation post-crue avec une procédure présentant les motivations et le bon respect des réglementations en vigueur à soumettre auprès d’une cellule de coordination.
Au sujet des travaux post-crues, la CAPB souhaite apporter deux points de vigilance. Il serait en effet opportun de veiller à s’interroger d’abord sur les possibilités de relocalisation avant d’engager sur une remise en état sur site. Par ailleurs, pour le sujet spécifique des renforcements de berge post-crues, dans la mesure du possible, il faudrait prendre le temps de s’assurer que la définition des caractéristiques physiques de l’ouvrage respecte les principes de dimensionnement et formules de calculs appropriés.
Cet objectif stratégique est globalement bien investi par la CAPB. En revanche, le lien avec les dispositifs pilotés par les services de l’Etat serait à améliorer. En effet, il serait souhaitable de favoriser les échanges entre les services de l’Etat et collectivités compétentes en alerte et suivi des crues pour coordonner leurs actions et partager les informations en crue (Préfecture, DDTM, SDIS, EPCI, Syndicats de rivières…).
Au vu de ce qui précède, le Conseil communautaire est invité à :
prendre connaissance des éléments constitutifs du SDAGE et du PRGI 2022-2027 pour le bassin Adour-Garonne,
demander la prise en compte des remarques et précisions suivantes dans le SDAGE : o Intégrer l’évolution des régimes de précipitations dans une perspective de changement climatique où les évènements extrêmes sont de plus en plus nombreux ; o Prévoir les moyens financiers nécessaires pour répondre aux objectifs ambitieux de reconquête de l’état des masses d’eau pour la période 2022-2027 ;
o Remobiliser des outils opérationnels sur les bassins versants, en appui des SAGEs, sur les bassins versants, tels que les contrats de rivière ou de bassins (disposition A3) ;
o Pouvoir examiner l’opportunité de déployer un SAGE sur chaque bassin versant et ce au regard des outils et démarches de gestion intégrée déjà en place afin de rationaliser les moyens humains et financiers des structures porteuses ; o Rappeler la responsabilité des porteurs de projet qui se doivent de vérifier de l’existence de zones humides dans toute opération d’aménagement ;o Impulser des mesures en faveur de l’amélioration des connaissances au sujet de l’eutrophisation marine et déployer des actions concrètes afin de lutter contre ces phénomènes (disposition B45 et B35) ;
o Prendre en compte la problématique des polluants chimiques dans leur ensemble : évolution réglementaire, capacité technique d’analyse de ces micropolluants, meilleure connaissance des effets toxiques de ces molécules ou de leurs produits de dégradation et limitation des intrants (disposition B8) ;
o Inciter à la mobilisation d’outils réglementaires supplémentaires et à un accompagnement des organismes d’Etat spécialisés afin de contraindre plus efficacement les propriétaires privés à se mettre en conformité vis-à-vis de leurs ouvrages ;
o Intégrer un volet transfrontalier afin d’améliorer l’état des masses d’eau à l’échelle de l’ensemble des bassins versants franco-espagnols (Bidassoa, Nivelle et Nive).
demander la prise en compte des remarques et précisions développées ci-avant dans le PGRI :
o Moderniser l’Information des Acquéreurs et des Locataires (IAL) qui ne tient compte aujourd’hui que des PPR en y intégrant d’autres éléments de connaissance tels que les Atlas des Zones Inondables (AZI) ou les études locales qui ont fait l’objet de Porter à Connaissance (disposition D.2.6) ;
o Favoriser les échanges entre les services de l’Etat et collectivités compétentes en alerte et suivi des crues pour coordonner leurs actions et partager les informations en crue (Préfecture, DDTM, SDIS, EPCI, Syndicats de rivières…), (Objectif stratégique 3) ;
o Pour les travaux post-crues, veiller à s’interroger d’abord sur les possibilités de relocalisation avant d’engager une remise en état sur site, (Objectif stratégique 3) ; o Pour le sujet spécifique des renforcements de berge post-crues, dans la mesure du possible, prendre le temps de s’assurer que la définition des caractéristiques physiques de l’ouvrage respecte les principes de dimensionnement et formules de calculs appropriés, (Objectif stratégique 3).
émettre un avis favorable au projet de SDAGE et de PGRI 2022-2027 dans le cadre de la phase de consultation, sous réserve de la prise en compte des remarques qui précèdent, notamment en ce qui concerne les difficultés rencontrées pour les ouvrages hydrauliques.
ADOPTE A L'UNANIMITE
Fait et délibéré en séance les jours,
mois et an que dessus et le présent
extrait certifié conforme au registre.
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