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PLU - Rapport de présentation - Rapport
Document publié le Jeudi 20 juin 2024 par la commune de Vaire-le-Petit.
Lien du pdf (PLU - Rapport de présentation - Rapport)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Eau et assainissement, Espaces terrestres et maritimes,
Grand Besançon Métropole
La City – 4 rue Gabriel Plançon – 25043 BESANÇON CEDEX
Commune de Vaire
Code INSEE : 25576
CARTE COMMUNALE
Rapport de présentation
Approbation de la carte communale ...........27 août 2009
Mise à jour n°1 .............................................28 juin 2019
SECTEUR VAIRE-LE-PETIT
Mise à jour n°2 .............................................20 juin 2024C A R T E C O M M U N A L E
I N I T I A T I V E ,
A m é n a g e m e n t
e t
D é v e l o p p e m e n t
4, passage Jules Didier - 70 000 VESOUL
Tél. : 03.84.75.46.47 - Fax : 03.84.75.31.69
e.mail : initiativead@wanadoo.fr
38, rue des Granges - 25 000 BESANCON
Tél. : 03.81.83.53.29 - Fax : 03.81.82.87.04
e.mail : initiativead25
@
9business.f
r
P i è c e
n ° 1
Approuvée par délibération du Conseil Municipal :
le 27 août 2009
REVISIONS - MODIFICATIONS - MISE A JOUR
1. RAPPORT DE PRESENTATION
Commune de
V A I R E - L E - P E T I T
Département du DoubsSOMMAIRE.
PREAMBULE.
.....................................................................................................
1
3. Activités.
.................................................................................................................. 75
4. Services et équipements publics.
............................................................................ 75
Q U ’ E S T C E Q U ’ U N E C A R T E C O M M U N A L E ?
...................................................2
5. Infrastructures et déplacements.
.............................................................................. 76
CONTENU DE LA CARTE COMMUNALE.
.......................................................................2
6. Milieu physique.
....................................................................................................... 77
CONTENU DU RAPPORT DE PRESENTATION.
............................................................3
7. Milieux naturels et agricoles.
.................................................................................... 79
HISTORIQUE DU DOCUMENT D’URBANISME DE VAIRE-LE-PETIT.
...........................3
8. Paysages et espace urbain.
..................................................................................... 82
9. Patrimoine.
............................................................................................................... 83
Chapitre I : ANALYSE ET DIAGNOSTIC DU CONTEXTE COMMUNAL.
........
4
10. Risques et nuisances.
............................................................................................ 84
PRESENTATION GEOGRAPHIQUE ET DONNEES GENERALES SUR LA COMMUNE
. ........................................................................................................5
Chapitre II : PERSPECTIVES D’EVOLUTION, PARTI D’AMENAGEMENT RETENU, ET JUSTIFICATION.
.........................................................................
87
POSITIONNEMENT DE LA COMMUNE AU SEIN DE L'INTER-TERRITOIRE.
...............6
PERSPECTIVES D’EVOLUTION ET PARTI D’AMENAGEMENT RETENU.
................. 88
M I L I E U
H U M A I N .
.................................................................................................10
1. Les grandes orientations d’urbanisme et d’aménagement de la commune : le projet de village.
....................................................................................................... 88
La population.
...............................................................................................................10
Le parc de logements.
..................................................................................................14
2. Les modalités d’application des orientations d’urbanisme et d’aménagement.
........ 88
L’économie.
..................................................................................................................18
DEFINITIONS ET JUSTIFICATIONS DU ZONAGE.
...................................................... 93
Les réseaux et équipements publics.
...........................................................................21
SUPERFICIE DES SECTEURS ET CAPACITES D’ACCUEIL.
...................................... 95
Les transports et déplacements.
..................................................................................25
JUSTIFICATIONS DES DISPOSITIONS DE LA CARTE COMMUNALE.
...................... 96
ENVIRONNEMENT.
........................................................................................................30
1. La compatibilité avec les lois d’aménagement et d’urbanisme.
....................................... 96
Le milieu physique.
.......................................................................................................30
2. La prise en compte des lois de protection de l’environnement et du patrimoine.
..... 99
Les milieux naturels et agricoles.
.................................................................................43
3. Le respect des servitudes d'utilité publique.
.......................................................... 100
Analyse spatiale et paysagère.
.....................................................................................51
Espace urbain.
.............................................................................................................56
Chapitre III : CARTE COMMUNALE ET PRESERVATION DE L’ENVIRONNEMENT.
......................................................................................
101
DIAGNOSTIC ET RECOMMANDATIONS A PRENDRE EN COMPTE DANS LA CARTE COMMUNALE ...................................................................................71 1. Démographie.
...........................................................................................................71
BIBLIOGRAPHIE.
............................................................................................
106
2. Habitat.
.....................................................................................................................71P R E A M B U L E .QU’EST
CE
QU’UNE
CARTE
COMMUNALE
?
CONTENU DE LA CARTE COMMUNALE.
La carte communale est un document de planification simple qui permet d’avoir une
réflexion globale sur le développement de la commune. Elle a une fonction d'outil réglementaire et de gestion de l'espace.
Conformément aux articles R. 124-1 à R. 124-3 du Code de l'Urbanisme, la carte
communale de Vaire-le-Petit comprend les pièces suivantes :
- le présent
rapport de présentation
(article R. 124-2 du Code de l'Urbanisme) qui
expose les prévisions de développement, notamment en matière économique et démographique, analyse l'état initial de l'environnement, et évalue les incidences des choix du document d’urbanisme sur l’environnement. Il explique les choix retenus
au
regard
des
grands
principes
définis
par
la
loi
Solidarité
et
Renouvellement Urbains (loi SRU).
Elle précise les modalités d'application des règles générales d'urbanisme : elle délimite « les secteurs où les constructions sont autorisées et les secteurs où les constructions ne sont pas admises.
» (article L. 124-2 du Code de l’Urbanisme).
Dans les territoires couverts par la carte communale, «
les autorisations d'occuper et
d'utiliser le sol sont instruites et délivrées sur le fondement des règles générales de l'urbanisme définies au chapitre Ier du titre Ier du livre Ier et des autres dispositions législatives et réglementaires applicables
» (article R. 124-3 du Code de l’Urbanisme).
- le
document graphique
(article R. 124-3 du Code de l'Urbanisme) qui délimite les
secteurs où les constructions sont autorisées, les secteurs où elles ne sont pas autorisées (à l'exception de l'adaptation, du changement de destination, de la réfection ou de l'extension des constructions existantes ou des constructions et installations nécessaires à des équipements collectifs, à l'exploitation agricole ou forestière et à la mise en valeur des ressources naturelles).
La carte communale doit également respecter les principes énoncés à l'article L. 121-1 du Code de l'Urbanisme. Au nombre de trois, ces principes sont opposables à tous les documents de planification urbaine :
- Principe d’équilibre :
Des
annexes
complètent ce dossier :
- le plan et la liste des servitudes d'utilité publique et des contraintes,
Assurer l'équilibre entre le renouvellement et le développement urbain et le développement
rural,
la
préservation
des
espaces
affectés
aux
activités
agricoles et forestières et la protection des espaces naturels, en respectant les objectifs de développement durable.
- les schémas des réseaux d’assainissement et d’eau potable, - un extrait des règles générales de l’urbanisme, - le périmètre des secteurs situés au voisinage des infrastructures de transports terrestres, dans lesquels des prescriptions d'isolement acoustique ont été édictées en application de l'article L. 571-10 du code de l'environnement, les prescriptions d'isolement acoustique édictées, en application des articles L. 571-9 et L. 571-10 du
code
de
l'environnement,
dans
ces
secteurs
et
les
arrêtés
préfectoraux
correspondants.
- Principe de diversité : Assurer la diversité des fonctions urbaines et de la mixité sociale dans l’habitat. - Principe de respect de l’environnement : Assurer
une
utilisation
économe
de
l'espace,
la
maîtrise
des
besoins
de
déplacement et de la circulation automobile, la préservation de la qualité de l’air, de l’eau, du sol et du sous-sol, ainsi que la prévention des risques naturels.
Comment consulter la carte communale ?
La carte communale se consulte en trois phases :
- déterminer, sur le
document graphique
, le secteur dans lequel se
situe le
terrain concerné
,
-
rechercher
dans
le
rapport
de
présentation
la
justification du
zonage s’il y a lieu. - consulter les
pièces annexes
(plan des servitudes, annexes sanitaires,
…)
qui peuvent apporter des précisons complémentaires.
Rapport de présentation.
2
C a r t e
c o m m u n a l e
d e
V a i r e - l e - P e t i t
.Le rapport de présentation se compose donc de trois parties :
CONTENU DU RAPPORT DE PRESENTATION.
- L'analyse de l’état initial de la commune de Vaire-le-Petit à travers de grandes thématiques
(démographie,
économie,
parc
de
logement,
réseaux
et
équipements
communaux,
environnement
physique,
naturel,
urbain
et
paysager...). Le
diagnostic
qui
en
découle,
associé
aux
objectifs
d'aménagement
du
territoire communal envisagés par la municipalité, a permis d'envisager les perspectives d'évolution du village.
Le présent
rapport de présentation
a pour objectif d'exposer la démarche qui a
prévalu à l’élaboration du document d’urbanisme, et de justifier la délimitation des secteurs,
au
regard
des
caractéristiques
du
territoire
communal,
des
objectifs
d'urbanisme poursuivis, et de la réglementation en vigueur.
- Le parti d’aménagement retenu, l’explication et la justification des orientations et
des
choix
effectués
pour
établir
la
délimitation
des
secteurs
où
la
construction est autorisée.
Conformément à l'article R. 124-2 du Code de l'Urbanisme, il :
« 1°
Analyse l'état initial de l'environnement et expose les prévisions de développement,
notamment
en
matière
économique
et
démographique ;
- Les
incidences
de
la
mise
en
oeuvre
de
la
carte
communale
sur
l’environnement.
2°
Explique les choix retenus, notamment au regard des objectifs et des principes définis aux articles L. 110 et L. 121-1, pour la délimitation des
secteurs
où
les
constructions
sont
autorisées
;
en
cas
de
révision, il justifie, le cas échéant, les changements apportés à ces délimitations ;
HISTORIQUE DU DOCUMENT D’URBANISME DE
VAIRE-LE-PETIT.
3°
Evalue
les
incidences
des
choix
de
la
carte
communale
sur
l'environnement et expose la manière dont la carte prend en compte le souci de sa préservation et de sa mise en valeur. »
Préalablement à l'élaboration du document d'urbanisme, des études préliminaires
(études des milieux physique, naturel et urbain, des paysages, du contexte économique et démographique,
des
équipements
communaux)
ont
été
réalisées
au
second
semestre 2007.
La
commune
de
Vaire-le-Petit
n’était
dotée
d’aucun
document
d’urbanisme.
Soucieuse de gérer au mieux l'aménagement
de son territoire communal, et son
développement urbain en particulier, elle a décidé de se doter d'une carte communale. Par
délibération du conseil municipal du 12 février 2007
, la commune de Vaire-le-
Petit a prescrit l’élaboration de la carte communale.
Pour chacun de ces thèmes, un diagnostic a été établi ; les contraintes et atouts environnementaux
mis
en
évidence
ont
été
pris
en
compte
dans
le
cadre
de
l’élaboration de la carte communale afin de préserver et/ou de mettre en valeur les caractéristiques du territoire communal.
En effet, face à l'évolution de l'urbanisme, à la pression foncière, face à l’intérêt paysager, patrimonial et écologique de l’espace communal, l'élaboration d'une carte communale s'avère nécessaire afin, notamment, de maîtriser le développement urbain d'un point de vue quantitatif et qualitatif, dans le respect des espaces naturels et agricoles.
Le
premier
chapitre
du
présent
rapport
de
présentation
reprend
ces
analyses
préliminaires. Elles ont en effet fourni les éléments de base nécessaires au cadrage de la carte communale aidant à conforter les choix des élus en matière d'aménagement et d'urbanisme. C’est, en effet, à partir du diagnostic réalisé qu’a pu être défini le projet de village de Vaire-le-Petit, qui correspond au deuxième chapitre du présent rapport de présentation. Rapport de présentation.
3
C a r t e
c o m m u n a l e
d e
V a i r e - l e - P e t i t
.C H A P I T R E
I
:
A N A L Y S E
E T
D I A G N O S T I C
D U
C O N T E X T E
C O M M U N A L .PRESENTATION GEOGRAPHIQUE
ET DONNEES GENERALES SUR LA COMMUNE
.
Le présent rapport concerne le territoire communal de
Vaire-le-Petit,
situé dans le
canton de Marchaux. Il est éloigné d'environ 8 km de son chef-lieu de canton et de 13 km de Besançon, capitale régionale. Il ne comprend pas de hameau mais un quartier de Vaire-le-Petit est rattaché aux zones urbanisées de la commune voisine de Novillars à l'Ouest du village. La superficie cadastrée du territoire communal est de 126 ha dont 33 ha de bois (forêts communales soumises), soit 26% de la surface totale. Quatre communes jouxtent le territoire communal : Amagney, Deluz, Novillars, et Vaire-Arcier (ou Vaire-le-Grand). Avec
195 habitants
au recensement de
la population de 2004 et une densité de
155 habitants au km
2 , Vaire-le-Petit est une commune qui demeure rurale même si elle
évolue de plus en plus vers un caractère urbain du fait de sa proximité avec Besançon. Les activités économique et agricole sont peu développées : il n’y a pas d’exploitation agricole et 3 artisans sont présents sur la commune. Le territoire de Vaire-le-Petit est traversé par une grande infrastructure routière, la R.D. 683 (ancienne R.N. 83), route qui relie Besançon à Montbéliard. Vaire-le-Petit bénéficie d'une bonne desserte pour relier Besançon : la gare ferroviaire voisine de Novillars, le réseau de bus périurbain Ginko qui dessert la commune, la véloroute Nantes-Budapest qui permet de rejoindre Besançon en vélo.
D'un
point
de
vue
géographique,
Vaire-le-Petit
est
localisé
dans
la
vallée
du
Doubs
sur
l’emplacement d’un ancien méandre que la rivière a abandonné, il y a quelques millions d’années. La commune
est
implantée
en
rive
droite
du
Doubs, et le village de Vaire-le-Petit fait face à celui de Vaire-le-Grand.
Rapport de présentation.
5
C a r t e
c o m m u n a l e
d e
V a i r e - l e - P e t i t
.VA PE
IRE-LE- TIT Vaire-le-Petit
POSITIONNEMENT DE LA COMMUNE AU SEIN
DE L'INTER-TERRITOIRE.
La commune de Vaire-le-Petit fait partie de la Communauté d'Agglomération du
Grand Besançon (CAGB). Elle s’inscrit dans le périmètre du Schéma de Cohérence Territorial (SCOT) de l’Agglomération Bisontine et adhère au syndicat mixte mis en place pour réaliser ce SCOT (SMSCOT). Les éléments suivants permettent de rappeler les différents documents ou éléments supra-communaux
auxquels
doit
se
référer
la
commune
pour
définir
son
projet
communal. Remarque
:
le
SCOT
n’étant
pas
encore
approuvé,
la
référence
en
terme
de
conformité de la carte communale reste le SDAB (Schéma Directeur de l’Agglomération Bisontine) approuvé le 8 mars 2002.
1. La
Communauté
d'Agglomération
du
Grand
Besançon
et
ses compétences. La
Communauté
d'Agglomération
du
Grand
Besançon
(CAGB)
regroupe
59
communes et 176 000 habitants. Créée le 1er janvier 2001, elle a pour mission de contribuer à la création d'une identité territoriale forte et reconnue et de développer les structures et services utiles aux habitants et acteurs économiques. Souhaitant agir pour le
mieux
vivre
de
ses
habitants,
le
Grand
Besançon
exerce,
de
plein
droit,
11 compétences :
-
le développement économique,
-
les équipements culturels et sportifs,
-
la protection et mise en valeur de l'environnement,
-
la gestion des déchets.
-
l'aménagement du territoire de l'espace communautaire,
-
le tourisme,
-
le transport et les déplacements,
-
l'habitat,
-
le projet et contrat d'agglomération,
-
la création ou l'aménagement et l'entretien de voirie d'intérêt communautaire,
-
la politique de la Ville,
Rapport de présentation.
6
C a r t e
c o m m u n a l e
d e
V a i r e - l e - P e t i t
.L’ensemble de ces compétences agit sur le développement et l’aménagement de Vaire- le-Petit.
Notons
par
exemple
la
charte
de
l’environnement,
pour
la
compétence
environnement. Pour les projets d’aménagement récents, rappelons la construction de la véloroute Nantes-Budapest en bordure du Doubs.
- L’hébergement, une étape parfois indispensable avant l’accès au logement, - Une solidarité affirmée à l’échelle de l’agglomération.
C) Rechercher de nouveaux équilibres :
- Accroître et diversifier l’offre locative,
Pour l’habitat de la commune de Vaire-le-Petit, la carte communale devra être
conforme au PLH et PDU de l’agglomération bisontine.
- Agir
pour
la
diversité
du
parc
"propriétaires
et
accédants"
(logements
collectifs, petites parcelles…), - La typologie des logements : un élément de réflexion à part entière.
D) Mobiliser les énergies, échanger et communiquer pour réussir le PLH.
Ö
Le Programme Local de l’Habitat (PLH).
En cohérence avec le Schéma Directeur et le Contrat d'Agglomération, et en
partenariat avec les acteurs locaux de l'habitat, les actions du Grand Besançon ont vocation à aider la création de logements sociaux publics ou privés et la réhabilitation d'immeubles tant en centre-ville qu'en périphérie.
Le Programme Local de l’Habitat (PLH) définit, pour une durée au moins égale à 5
ans,
les
objectifs
et
principes
d’une
politique
visant
à
répondre
aux
besoins
en
logement et à favoriser la mixité sociale en assurant entre les communes et les quartiers d’une même commune une répartition équilibrée et diversifiée de l’offre de logements.
Actuellement, des réflexions sont en cours afin de définir les modalités d'intervention foncière du Grand Besançon, mais aussi dans le cadre de la mise en place d'un observatoire de l'habitat avec l'AUDAB (Agence d'Urbanisme de l'Agglomération de Besançon).
Le PLH du Grand Besançon a été approuvé le 26 juin 2006 ; il s’inscrit sur la période 2006-2011.
Outil
de
programmation,
en
cohérence
avec
les
documents
cadres
d’urbanisme
et
d’aménagement
(Schéma
directeur
ou
SCoT),
il
s’impose
aux
documents
d’urbanisme
réglementaire
(P.L.U.,
P.O.S.,
carte
communale)
afin
de
traduire concrètement dans les différents territoires de l’agglomération les orientations déterminées.
Le
développement
de
l'habitat
doit
être
indissociable
des
réflexions
menées en matière de transport, notamment du Plan de Déplacement Urbain de l'agglomération.
Ö
Le Plan de Déplacement Urbain (PDU).
Ce plan doit définir les principes d'organisation des déplacements de personnes et
du transport des marchandises, de la circulation et du stationnement, dans le périmètre des transports urbains. A ce titre il porte notamment sur l’amélioration de la sécurité de tous
les
déplacements,
la
diminution
du
trafic
automobile,
le
développement
des
transports collectifs, l’organisation du stationnement, le transport et la livraison des marchandises.
Le PLH de l’agglomération bisontine a été validé au cours du second semestre 2006 par la Communauté d’Agglomération du Grand Besançon. Son objectif est de permettre à tous de se loger décemment, tout en favorisant un développement harmonieux de l’agglomération bisontine. La politique intercommunale en matière d’habitat se décline selon les quatre axes ci-dessous.
A) Participer au développement durable de l'agglomération :
Le nouveau périmètre des transports urbains du Grand Besançon regroupe aujourd’hui les 59 communes membres de la CAGB. Il a été approuvé le 8 juin 2001. Les transports
publics
dépendent
désormais
d’une
seule
autorité
organisatrice
des
transports au sein de l’agglomération.
- Préserver la ressource foncière en organisant le développement (limiter le développement
extensif
et
favoriser
la
densification
des
espaces
déjà
urbanisés), - Avoir
une
exigence
de
qualité
et
de
développement
durable
pour
les
réalisations nouvelles,
Le PDU de l’agglomération prévoit trois scénarios :
- un réseau en étoile pour un meilleur accès au centre,
- Participer à la préservation du parc privé,
- un
schéma
en
forme
d’« oursin »
pour
rallier
les
centres
de
vie
de
l’agglomération,
- Revaloriser le parc social existant.
B) Affirmer notre volonté de solidarité :
- une
« épine
dorsale »
comme
réseau
d’agglomération
structurant
l’urbanisation.
- Favoriser la production de logements à loyers maîtrisés (de tous types et dans toute l’agglomération) - Être solidaire avec les plus fragiles,
Rapport de présentation.
7
C a r t e
c o m m u n a l e
d e
V a i r e - l e - P e t i t
.Toutefois, les PDU ont l’obligation d’être mis en conformité avec les dispositions de la loi SRU. La Communauté d’Agglomération du Grand Besançon, qui a la compétence en matière de transport, a décidé de réviser le PDU de la ville de Besançon et le PDU de l’agglomération, et d’élaborer un nouveau PDU unique à l’échelle de la CAGB. Ce nouveau PDU s’appuiera sur les PDU existants mais tiendra compte du nouveau périmètre (59 communes) et des nouvelles thématiques abordées par la loi SRU et la loi Urbanisme et Habitat.
- un aménagement solidaire du territoire avec une armature urbaine plus équilibrée, une solidarité sociale renforcée, la gestion collective des risques et le partage équitable des richesses et des responsabilités.
Vaire-le-Petit appartient au secteur Est du SDAB
, qui compte 14 communes ; il se
situe dans la zone d’attraction du polycentre Roche-Novillars et à proximité de la halte ferroviaire de Novillars. Dans le secteur Est, la commune de Thise est la plus peuplée plus importante avec 3 225 habitants en 2005. Sur 14 communes, seules 4 dépassent les 1 000 habitants ; Vaire-le-Petit fait partie des communes les plus petites avec Champoux (80 habitants) ou Braillans (100 habitants).
2. Le Schéma Directeur de l’Agglomération Bisontine.
Le
Schéma
Directeur
fixe
les
orientations
fondamentales
de
l'aménagement des territoires concernés, compte tenu de l'équilibre qu'il convient de préserver entre l'extension urbaine, l'exercice des activités agricoles, des autres activités économiques et la préservation de la qualité de l'air, des milieux, et des sites et paysages naturels ou urbains. Il prend en considération l'impact des pollutions et des nuisances de toutes natures induites par ces orientations ainsi que l'existence de risques naturels prévisibles et de risques technologiques. Il détermine la destination générale des sols ainsi que la nature et le tracé des grands équipements d'infrastructure, en particulier de transport, la localisation des services et activités les plus importants.
Vaire-le-Petit
Vaire-le-Petit
fait
partie
du
territoire
de
projet
engagé
par
la
Communauté d’Agglomération du Grand Besançon. Ce projet, traduit par le Schéma Directeur de l’Agglomération Bisontine (SDAB), a été approuvé le 8 mars 2002. Il couvre le territoire de la Communauté d'Agglomération
du
Grand
Besançon
ainsi
que
9
communes
périphériques (soit 68 communes en tout). Le
SDAB
est
actuellement
le
document
de
référence
pour
l’aménagement
de
l’agglomération
bisontine
.
Ses
grandes
orientations s’imposent aux documents d’urbanisme communaux. Le SDAB prévoit 3 orientations majeures :
- le
renforcement
de
l’agglomération
capitale
en
la
rendant
plus
accessible, plus compétitive et en renforçant son image de marque, - un développement respectueux de l’environnement qui passe par une biodiversité préservée, un patrimoine foncier disponible pour les générations
futures,
des
transports
plus
propres
et
plus
performants,
une
meilleure
gestion
de
l’eau,
une
gestion
plus
rationnelle des déchets et une meilleure maîtrise de l’énergie,
Rapport de présentation.
8
C a r t e
c o m m u n a l e
d e
V a i r e - l e - P e t i t
.3. Le Schéma de Cohérence Territoriale.
Le SMSCOT de l'Agglomération Bisontine regroupe la Communauté d'Agglomération du Grand Besançon (CAGB) et cinq communautés de communes, pour un total de 133 communes et 195 000 habitants. Ce nouveau périmètre est apparu comme une échelle
pertinente
compte
tenu
de
l’évolution
de
l’aire
urbaine
bisontine
et
des
nouvelles problématiques à intégrer.
(document qui remplacera le SDAB) Le SMSCOT doit définir les orientations d'aménagement du « Grand Besançon » pour les vingt prochaines années, à travers l'élaboration d'un document réglementaire, le
Schéma
de
Cohérence
Territoriale
(SCOT).
Une
fois
approuvé,
celui-ci
se
substituera au Schéma Directeur actuel.
Ce nouveau document d’urbanisme, institué par la loi SRU, est donc élaboré à l'échelle de l'ensemble
des
communes
qui
composent
l’aire
urbaine
de
l’agglomération.
Il
déterminera les futures zones qui seront ouvertes à l'urbanisation, mais aussi la trame des grands équipements publics, des futurs axes routiers, des transports en commun, et des espaces naturels à protéger.
La carte communale de Vaire-le-Petit s’inscrit dans ce contexte et s’appuie donc sur
les orientations prévues par ces documents d’urbanisme. Même si le SCOT n’en est actuellement
qu’au
stade
de
la
réflexion,
un
pré-Projet
d'Aménagement
et
de
Développement Durable a été défini. Il exprime l'ambition de l'agglomération bisontine pour les 20 ans à venir : assurer un développement volontariste de la capitale régionale lui permettant de prendre place sur la scène européenne - mettre cette dynamique au service des habitants en assurant un cadre de vie, des logements et des équipements de qualité - préserver et valoriser l'environnement exceptionnel du territoire afin de garantir un développement pérenne pour les générations futures. Il s'articule ainsi autour de trois grands partis d'aménagement :
1- Accentuer le processus de métropolisation.
- Inscrire le territoire bisontin dans une logique de coopération régionale et interrégionale - Soutenir et développer les spécificités métropolitaines - Organiser
et
développer
les
économies
productives
et
les
services
à
la
personne - Améliorer l’accessibilité au territoire bisontin - Renforcer les grands équipements de l’agglomération
2- Structurer l'agglomération en territoires solidaires.
- Organiser l'agglomération bisontine autour d'une armature de villes et villages hiérarchisée et équilibrée - Répondre aux besoins en logements en s'appuyant sur l'armature urbaine - Structurer le territoire par un schéma de transports alternatifs cohérent avec l'armature urbaine
3- Assurer l’excellence environnementale.
- Préserver le patrimoine naturel et bâti des communes et mettre en valeur les sites à fort potentiel - Assurer une gestion pérenne des ressources naturelles - Limiter les risques naturels et technologiques, les pollutions et les nuisances
Rapport de présentation.
9
C a r t e
c o m m u n a l e
d e
V a i r e - l e - P e t i t
.M I L I E U
H U M A I N .
LA POPULATION.
83
78
73
75
76
64
80
78
65
96
108
106
80
93
90
129
198
210
197
171
177
197
195
50 100 150 200 250
Population
1800
1806
1821
1831
1841
1851
1861
1872
1881
1891
1901
1911
1921
1931
1946
1954
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2004
Année
Evolution de la population depuis le XIXe siècle
(Source : INSEE - recensement de la population 1999) 1. L'évolution globale : tendance.
L’évolution de la population depuis la fin du
XVII
ème
siècle
montre
trois
périodes
particulièrement difficiles, suite à des guerres ou à
des
invasions
(1657-1881-1921)
pendant
lesquelles
la
population
a
régressé
de
façon
sensible. Les années cinquante voient la population croître rapidement suite au baby-boom.
Durant la période 1968-2004, soit
les cinq derniers épisodes inter-
censitaires,
la
population
communale
a
globalement
diminué
(-7%),
passant de 210 habitants en 1968 à 195 habitants en 2004.
POPULATION ET TAUX DE VARIATION Population Taux de variation annuel dû au mouvement naturel Taux de variation annuel dû au solde migratoire Taux de variation annuel Taux de variation annuel pour : - le canton de Marchaux - le département du Doubs
+ 1,44%
+ 0,18%
+ 0,20%
+ 0,32%
-
- 0,43%
- 0,24%
+ 0,43%
+ 1,20%
- 0,20%
-
+ 5,52%
+ 3,08%
+ 1,45%
+ 0,95%
- 0,91%
- 1,99%
171
177
- 0,98%
- 1,61%
+ 0,86%
+ 1,43%
+ 0,07%
- 0,38%
1982
1990
195
- 13
- 26
+ 6
+ 20
- 2
210
197
1999 197
2004
Evolution 1968-1975
Evolution 1975-1982
Evolution 1982-1990
Evolution 1990-1999
Evolution 1999-2004
1968
1975
On constate que le léger déclin démographique enregistré au cours de ces trente six années, s'est fait de manière irrégulière, la commune ayant
dû
faire
face
à
une
baisse
particulièrement
sensible
de
son
nombre d’habitants entre 1968 et 1982. En effet, sur cette période la commune
perd
39
habitants
soit
une
diminution
de
18,6%
de
sa
population. A
partir
de
1982,
on
assiste
à
une
reprise
de
la
dynamique
démographique
qui
semble
se
stabiliser
depuis
1999.
On
retiendra
particulièrement les deux épisodes inter-censitaires, 1982-1990 et 1990- 1999, qui ont été des périodes d'augmentation sensible de la population avec au total 26 habitants en plus soit une augmentation de 15%. Cette évolution irrégulière n’est pas observée au niveau des moyennes de référence (canton et département)
qui restent toujours positives
depuis 1968 : taux de variation annuel élevé à assez élevé et en baisse régulière depuis 1968 pour le canton, taux de variation annuel assez faible mais en légère progression depuis 1975 pour le département. Lors du recensement de la population de 1999, la commune de Vaire- le-Petit comptait 197 habitants. Au dernier recensement de 2004, la population communale était de 195 habitants.
Rapport de présentation.
10
C a r t e
c o m m u n a l e
d e
V a i r e - l e - P e t i t
.2. Les composantes évolutives.
Nature de l'évolution de la population 0,07%
-0,38%
-0,43%
-0,24% 1,43%
0,86%
-1,61%
-0,98% -0,91%
-1,99%
0,43%
1,20%
-0,20%
-3% -2% -1% 0% 1% 2%
1968-1975
1975-1982
1982-1990
1990-1999
1999-2004
Taux de variation annuel
mouvement naturel
solde migratoire
Variation totale
L'évolution de la population résulte de la somme du mouvement naturel (différence
entre la natalité et la mortalité) et du solde migratoire (différence entre les arrivées et les départs de nouveaux résidents de la commune).
1962-1968
1968-1975
1975-1982
1982-1990
1990-1999
Naissances
19
19
9
7
13
Décès
9
18
14
13
17
Solde naturel
10
1
-5
-6
-4
Solde migratoire
2
-14
-21
12
24
Total
12
-13
-26
6
20
L'analyse des composantes de l'évolution démographique permet de constater que
ce sont les mouvements migratoires qui sont à l'origine des cycles successifs de légère régression ou forte dynamique démographique de la commune :
- après
avoir
été
largement
positive
entre
1962
et
1968,
la
dynamique
du
mouvement naturel est déficitaire ou quasiment nulle de 1968 à 1999, - entre 1962 et 1982, le mouvement migratoire connaît des valeurs négatives élevées ; à l’inverse il est en forte hausse entre 1982 et 1999,
Vaire-le-Petit
- sur
la
période
inter
censitaire
(1990-1999),
on
constate
une
dynamique
démographique
importante :
le
mouvement
naturel,
toujours
déficitaire
(13
naissances pour 17 décès), est compensé par un mouvement migratoire très élevé.
Si l'on compare l'évolution démographique à long terme de la commune avec celle de l'ensemble du canton de Marchaux et du département du Doubs, on constate que :
9
Après avoir été largement inférieurs aux moyennes de référence entre 1968 et 1982, la commune de Vaire-le-Petit, entre 1982 et 1999, reste sur des taux annuels
moyens
de
variation
de
la
population
plus
élevés
que
ceux
du
département mais inférieur ou similaire à ceux du canton de Marchaux. 9
Sur les épisodes inter-censitaires 1982-1990 et 1990-1999 l’augmentation de la population de Vaire-le-Petit tend à s'accélérer (+0,43% entre 1982 et 1990, +1,20% entre 1990 et 1999) au contraire de l'évolution cantonale qui fléchit. A noter toutefois que la perte de 2 habitants entre 1999 et 2004 vient tempérer cette tendance à la hausse.
Rapport de présentation.
11
C a r t e
c o m m u n a l e
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V a i r e - l e - P e t i t
.3. La structure de la population.
La commune de Vaire-le-Petit se caractérise par une structure démographique
légèrement similaire à celle de la moyenne du canton de Marchaux. C'est la tranche d'âge 40-59 ans qui domine, les plus de 75 ans étant les moins nombreux. Au regard des chiffres du canton et département on constate toutefois que la structure démographique communale se caractérise par une population plutôt âgée, avec une proportion des 0-19 ans plus faible que les moyennes de référence, alors que la part des + de 60 ans est plus élevée. Le graphique ci-dessous montre un léger vieillissement de la population entre 1982 et 1999 avec une petite diminution de la part des 0-19 ans au profit de la classe des + de 60 ans. Avec un indice de jeunesse de 0,96 (- de
20 ans / + de 60 ans), expression d’un
territoire vieillissant, la commune se situe dans la moyenne basse.
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35%
1982
1990
1999
EVOLUTION DE LA POPULATION PAR TRANCHE D'AGES
0-19 ans
20-39 ans
40-59 ans
60-74 ans
75 ans et plus
STRUCTURE DE LA POPULATION PAR AGE ET PAR SEXE A VAIRE-LE-PETIT en 1999
Canton de
Doubs
Marchaux
Homme
Femme
Ensemble
0 - 19 ans
24
21
45
(22,8%)
26,7%
25,6%
20 - 39 ans
27
22
49
(24,9%)
25,1%
29,2%
40 - 59 ans
27
29
56
(28,4%)
29,9%
25,7%
60 - 74 ans
15
15
30
(15,2%)
13,2%
12,9%
75 ans et +
7
10
17
(8,6%)
5,0%
6,5%
-----
-----
-----
Total
100
97
197
Rapport de présentation.
12
C a r t e
c o m m u n a l e
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V a i r e - l e - P e t i t
.4. Les ménages.
EVOLUTION DES MENAGES A VAIRE-LE-PETIT Ménages d'1 personne
9
(14,8%)
8
(12,5%)
15
(19,7%)
Ménages de 2 personnes
16
(26,2%)
24
(37,5%)
25
(32,9%)
Ménages de 3 personnes
20
(32,8%)
13
(20,3%)
19
(25,0%)
Ménages de 4 personnes
12
(19,7%)
15
(23,4%)
11
(14,5%)
Ménages de 5 personnes
3
(4,9%)
3
(4,7%)
5
(6,6%)
Ménages de 6 personnes et plus
1
(1,6%)
1
(1,6%)
1
(1,3%)
Nombre de ménages Population des ménages Nombre de personnes par ménage Nombre de personnes par ménage : - dans le canton de Marchaux - dans le Doubs
3,1
2,9
2,7
-
2,4
3,3
3,1
3,0
-
2,7
3,1
2,8
2,8
2,4
2,6
64
81
194
171
177
195
76 197
- - 62
61
- - - -
1975
1982
1990
2004
1999
- - - - - -
Plusieurs points méritent d'être signalés suite à l'analyse de l'évolution des ménages :
9
Malgré une population globalement stable en 1975 et 2004, le nombre de ménages croît : 19 ménages supplémentaires en 29 ans, soit une augmentation de 30 % du nombre de ménages. 9
Entre 1982 et 1999, l’augmentation de 15 ménages (+25%) s’est faite parallèlement à l’augmentation de la population de la commune (+15%) sur 1982-1999. 9
Entre 1999 et 2004, la population baisse très légèrement mais le nombre de ménage continue à augmenter : +5 ménages, soit une augmentation de 6,6 %. C'est une nette diminution de la taille moyenne des ménages qui est à l'origine de ce phénomène démographique. Cette diminution existe depuis 1975, mais s’accentue depuis 1990. Il convient d'ailleurs de mentionner que plus la population vieillit, plus le phénomène devient marqué Cette diminution est due à plusieurs autres facteurs qui se cumulent entre eux : accroissement du nombre de célibataires et des familles monoparentales, et diminution du nombre d'enfants par famille. La taille des ménages à Vaire-le-Petit est comprise entre la moyenne du canton et la moyenne du département. 9
On observe également une progression importante de la part des ménages composés d'une et deux personnes depuis 1982. La hausse des ménages de 2 personnes est notamment très marquée.
Rapport de présentation.
13
C a r t e
c o m m u n a l e
d e
V a i r e - l e - P e t i t
.LE PARC DE LOGEMENTS.
PARC DE LOGEMENTS A VAIRE-LE-PETIT en 1999
Canton de
Doubs
Marchaux
Ensemble des logements
83
Résidences principales
76
(91,6%)
93,6%
88,3%
Résidences secondaires
5
(6,0%)
3,3%
5,8%
Logements vacants
2
(2,4%)
3,1%
5,9%
Nombre moyen d'occupants /
2,6
2,7
2,4
résidence principale
(Source : INSEE - recensement de la population 1999) 1. Le parc de logements et son évolution.
Depuis 1968, le village de Vaire-le-Petit a connu une hausse constante du nombre
de logements : +35 logements en 37 ans, soit une augmentation de près de 65%. En 2004, Vaire-le-Petit comptait 89 logements dont 91% en résidences principales (81 logements).
Ce
pourcentage
est
inférieur
à
la
moyenne
cantonale
mais
bien
supérieur à la moyenne départementale. La proportion de résidences secondaires est supérieure aux moyennes de référence, et celle des logements vacants est inférieure à ces mêmes moyennes.
Une analyse évolutive sur la période 1968-2004 montre une forte progression
(+ 59%) du nombre de résidences principales. Cette augmentation a ainsi parfaitement épousé
l'évolution
du
nombre
de
logements, ;
les
trois
dernières
périodes
inter-
censitaires ont notamment été particulièrement dynamiques : 19 résidences principales supplémentaires, soit plus de + 30% d’augmentation. Parallèlement,
le
nombre
de
résidences
secondaires
et
le
nombre
de
logements
vacants
subissent
de
légères
fluctuations :
globalement
le
nombre
de
résidences
secondaires diminue alors que celui des logements vacants augmente. On notera la présence de 5 logements vacants sur la commune en 2004.
Evolution du parc de logements
64
62
62
51
76
81
5
5
2
1
1
3
5
4
1
2
1
2
73
64
83
65
54
89
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
1968
1975
1982
1990
1999
2004
Logements
Rés. pple
Rés. Sec.
Lgts vacants
Lgts
Si l’augmentation du nombre de logements s’explique, entre 1982 et 1999, par
l’augmentation de la population, ce n’est plus le cas entre 1999 et 2004. On observe toutefois pendant cette période, comme depuis 1975, une augmentation du nombre de ménages qui explique la hausse continue du parc de logements.
On constate enfin une forte baisse du taux d’occupation des résidences principales
depuis 1968. EVO n é é
LUTION DU PARC DE LOGEMENTS A VAIRE-LE-PETIT
E semble des logements
+ 10
(19%)
+ 1
(2%)
+ 8
(12%)
+ 10
(14%)
+ 6
(7%)
R sidences principales R sidences secondaires Logements vacants Taux d'occupation / résid. principale
1999
2004
83
89
1968
1975
54
64
65
73
1982
1990
51
62
62
64
2
5
1
1
2
5
76
81
5
3
2,6
2,4
2
1
4,1
3,1
2,8
2,8
1
4
Rapport de présentation.
14
C a r t e
c o m m u n a l e
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V a i r e - l e - P e t i t
.2. Les caractéristiques des logements.
Ö
Age du parc de logements.
Une part importante du parc des logements de Vaire-le-Petit (plus de 66% des
logements)
a
été
construit
avant
1974.
Ces
pourcentages
sont
conformes
aux
moyennes départementales mais supérieures aux moyennes cantonales.
DATE D'ACHEVEMENT DE L'IMMEUBLE
Canton de
Doubs
Marchaux
Avant 1949
24
(28,9%)
25,4%
30,9%
1949 - 1974
31
(37,3%)
26,1%
35,5%
1975 - 1981
3
(3,6%)
19,3%
12,0%
1982-1989
12
(14,5%)
14,2%
10,7%
Après 1989
13
(15,7%)
15,0%
11,0%
(données 1999 pour l'ensemble des lo
g ements)
On constate un taux particulièrement faible de logements achevés entre 1975 et 1981, très inférieur aux moyennes de référence. A partir de 1982, le taux de logements achevés
est
conforme
à
la
moyenne
cantonale
et
supérieur
à
la
moyenne
départementale : 30% du parc de logements a été construit depuis 1982.
Depuis juillet 2007, une étude d'OPAH est en cours sur le périmètre du Grand
Besançon. Suite à cette étude, une Opération d'Amélioration de l'Habitat sera engagée sur les 59 communes du Grand Besançon. Durant une période de 3 ans (début 2008 à fin 2010), les aides publiques existantes seront mobilisées et renforcées pour favoriser la rénovation du patrimoine bâti et l'amélioration du confort des logements.
Ancienneté des logements à Vaire-le-Petit en 1999.
15,7%
14,5%
3,6%
37,3%
28,9%
avant 1949
de 1975 à 1981
de 1949 à 1974
de 1982 à 1989
de 1990 à 2004
Rapport de présentation.
15
C a r t e
c o m m u n a l e
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V a i r e - l e - P e t i t
.Ö
Caractéristiques des résidences principales en 1999
(76 logements).
- Type de logement
: Plus de 97% du parc des résidences principales est composé de
maisons individuelles et de fermes conformément à ce que l'on observe en zone rurale ; ce taux est supérieur aux moyennes de référence. Il n’y ni immeuble collectif, ni logement HLM.
TYPE DE LOGEMENTS
Canton de
Doubs
Marchaux
Total
76
Maison individuelle, ferme
74
(97,4%)
87,2%
52,6%
Dans un immeuble collectif
0
(0,0%)
10,5%
44,4%
Autre
2
(2,6%)
2,4%
3,0%
STATUT D'OCCUPATION
Canton de
Doubs
Marchaux
Propriétaire
64
(84,2%)
76,0%
54,1%
Locataire ou sous-locataire
10
(13,2%)
20,4%
41,7%
dont logement HLM
0
(0,0%)
6,0%
22,7%
dont meublé, chambre d'hôtel
0
(0,0%)
0,4%
16,7%
Logé gratuitement
2
(2,6%)
3,7%
4,2%
NOMBRE DE PIECES
Canton de
Doubs
Marchaux
1 pièce
0
(0,0%)
1,2%
5,9%
2 pièces
2
(2,6%)
4,7%
10,1%
3 pièces
9
(11,8%)
11,3%
19,5%
4 pièces
22
(28,9%)
25,9%
26,9%
5 pièces ou plus
43
(56,6%)
56,8%
37,6%
- Statut d'occupation
: Plus de 84% des résidents à titre principal de la commune sont
propriétaires de leur logement, soit un taux d'environ 10% supérieur à la moyenne cantonale et 30 points supérieur à la moyenne du département. La proportion
de
logements
locatifs
est
largement
inférieure
aux
moyennes
de
référence, notamment départementale. Il y a toutefois 10 logements locatifs sur la commune, dont un logement locatif communal au-dessus de la salle polyvalente. A noter que :
- Vaire-le-Petit ne possède ni meublé ou ni chambre d’hôtel, - 2,6% des résidences principales sont occupées à titre gratuit, soit un taux un peu en deçà des moyennes cantonale et départementale. Statut d'occupation
logés
gratuitement
3%
locataires
13%
propriétaires
84%
- Taille des logements
: la structure du parc de Vaire-le-Petit est proche de celle du
canton, mais différente de celle du département. Plus
de
la
moitié
résidences
principales
possèdent
5
pièces
et
plus,
et
86%
possèdent 4 pièces et plus. On notera l’absence de logement comportant une pièce, la faible proportion de logements comportant 2 pièces, et la part relativement importante de logements de 4 pièces.
Rapport de présentation.
16
C a r t e
c o m m u n a l e
d e
V a i r e - l e - P e t i t
.individuels purs
collectifs
total
1990
1
0
1
1991
1
0
1
1992
1
0
1
1993
2
0
2
1994
0
0
0
1995
1
0
1
1990-1995
6
0
6
1996
0
0
0
1997
4
0
4
1998
2
0
2
1999
0
0
0
2000
1
0
1
1996-2000
7
0
7
2001
2
0
2
2002
2
0
2
2003
1
0
1
2004
0
0
0
2005
2
0
2
2006
0
0
0
2001-2006
7
0
7
Total 1990-2006
20
0
20
Nombre de logements commencés
Année
3. La construction récente.
(Source : DRE - SITADEL) Si l'on se réfère aux statistiques sur la construction neuve, 20 logements ont été
commencés entre 1990 et 2006, soit 1,2 logements par an. La construction sur Vaire- le-Petit est stable depuis 16 ans :
- période 1990-1995 :
6 logements, soit 1 logement / an en moyenne,
- période 1996-2000 :
7 logements, soit 1,4 logements / an en moyenne,
- période 2001-2006 :
7 logements, soit 1,2 logements / an en moyenne.
On notera un pic de 4 logements commencés en 1997. Tous les logements commencés sont des logements individuels purs. La surface hors œuvre nette moyenne est d’environ 133 m
2 .
1
1
1
2
1
4
2
1
2
2
1
2
0 1 2 3 4
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
Logements commencés de 1990 à 200
6
Rapport de présentation.
17
C a r t e
c o m m u n a l e
d e
V a i r e - l e - P e t i t
.L’ECONOMIE.
IO
EVOLUT
N DE LA POPULATION ACTIVE A VAIRE-LE-PETIT
1990
1999
var. 1990-99
1990
1999
var. 1990-99
1990
1999
1990
1999
Hommes
40
49
22,5%
3
1
-66,7%
90,7%
90,7%
7,5%
2,0%
Femmes
29
42
44,8%
2
2
0,0%
60,9%
82,4%
6,9%
4,8%
Total
69
91
31,9%
5
3
-40,0%
75,3%
86,7%
7,2%
3,3%
Canton de Marchaux
- Hommes
4239
4634
9,3%
207
287
38,6%
87,5%
88,6%
4,9%
6,2%
- Femmes
3230
3970
22,9%
375
381
1,6%
69,0%
76,7%
11,6%
9,6%
- Total
7469
8604
15,2%
582
668
14,8%
78,4%
82,7%
7,8%
7,8%
Département du Doubs
- Hommes
121595
123475
1,5%
6396
10177
59,1%
87,3%
87,2%
5,3%
8,2%
- Femmes
92482
102047
10,3%
12772
13428
5,1%
67,8%
72,7%
13,8%
13,2%
- Total
214077
225522
5,3%
19168
23605
23,1%
77,6%
79,9%
9,0%
10,5%
Population active totale
Chômeurs
Taux de chômage
des 20-59 ans Taux d'activité
1. Les emplois.
(Source : INSEE - recensement de la population 1999)
Au cours de la décennie 1990, la population active de la commune de Vaire-le- Petit a progressé de +32%. Cette augmentation est largement supérieure aux évolutions cantonale (+15%) et départementale (+5%). Le taux d’activités des 20- 59 ans en 1999 est ainsi très élevé et supérieur aux moyennes de référence. Cette progression de la population active se poursuit : 99 personnes en 2004. Les augmentations de la population active et du taux d’activité sont principalement dues à la progression de la population active féminine entre 1990 et 1999. L'accroissement privilégié de la population active féminine à Vaire-le-Petit est observé au niveau du canton et du département, mais à un niveau moindre. Ö Chômage :
Entre 1990 et 1999, le nombre de chômeurs de la commune
de Vaire-le-Petit ainsi que le taux de chômage ont baissé, notamment le chômage
féminin.
Parallèlement,
le
nombre
de
chômeurs
augmente
au
niveau du canton et du département et le taux de chômage reste stable dans le canton et augmente dans le Doubs.
NOMBRE D'EMPLOIS A VAIRE-LE-PETIT
1990
1999
Variation
Canton de
Doubs
1990-99
Marchaux
Emploi total
40
10
-75,0%
3,2%
4,0%
Emploi féminin
8
2
-75,0%
21,0%
12,5%
Les variations du nombre de chômeurs doivent toutefois être considérées avec précaution sur la commune, en raison de l’échelle de la population analysée ; ainsi entre 1999 et 2004, il y a un chômeur supplémentaire sur la commune.
Ö
Emplois sur la commune :
Lors de la période inter-censitaire 1990-1999, la
commune de Vaire-le-Petit a perdu les trois-quarts de ses emplois.
Ö
Migrations domicile-travail :
Plus de 90% des actifs occupés résidant à
Vaire-le-Petit occupent un emploi extérieur à la commune notamment dans l'agglomération bisontine. La première destination des actifs ayant emploi
hors de la commune est l'agglomération de Besançon, et notamment
Besançon
(41
actifs),
Thise
(7
actifs)
Novillars avec 12 actifs, Chalezeule avec 4 actifs.
Lieu de résidence –lieu de travail
Actifs ayant un emploi
1999
Ensemble
88
Travaillent et résident :
* dans la même commune
5 (5,7%)
* dans deux communes différentes :
83 (94,3%)
- de la même unité urbaine
17 (20,5%)
- du même département
80 (96,4%)
- de départements différents
3 (3,6%)
VAIRE LE PETIT
Autres communes
5 83
A ctifs a
y ant un emploi : 88
Emplois sur la commune : 10
Vaire-le-Petit
attire
néanmoins
quelques
actifs
venant
d’autres communes pour venir y travailler, notamment depuis Novillars (3 actifs).
Rapport de présentation.
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C a r t e
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.2. Les services et les activités économiques non agricoles.
L'activité économique non agricole de Vaire-le-Petit est représentée par quelques
entreprises artisanales et un commerce répartis de façon diffuse au sein du village ; il n'existe pas de zone artisanale. On notera toutefois que sur les quatre établissements présents, trois sont localisés en bordure de la R.D. 683, ces activités profitant alors d'un effet "vitrine" le long de l’ancienne nationale :
- le garagiste et l'entreprise de mécanique de précision (situés dans le même bâtiment), situées à l'Ouest, à la sortie de Novillars, - l'entreprise de restauration rapide, également située dans la continuité de l'urbanisation de Novillars, en face du bâtiment précédent.
La quatrième entreprise de Vaire-le-Petit est un entrepreneur en paysage implanté au cœur du bourg, non loin de la mairie, en bordure de la R.D. 245. Celui-ci souhaiterait s'agrandir afin de développer son activité et pouvoir notamment stocker son matériel. Il envisagerait donc d’implanter un bâtiment en bordure de la R.D. 683 sur des terrains non
urbanisés
au
droit
du
village.
Toutefois,
une
telle
construction
nécessite
la
réalisation d'une étude permettant de déroger au recul de 75 m imposé pour toute construction le long de la R.D. 683 (voir p 26).
Garagiste en bordure de la RN 83.
Vaire-le-Petit
Il n’y a ni industrie, ni commerce de proximité, ni service sur la commune, hormis des services
d’aide
ménagère
et
de
soins
à
domicile,
et
pour
les
personnes
âgées
uniquement, des services de portage de repas, de surveillance. La commune est desservie par des commerçants itinérants (boulangerie, boucherie, produits surgelés). Pour accéder aux commerces et services
de
proximité,
les
habitants
de
la
commune
se
rendent donc dans les bourgs plus
importants
les
plus
proches,
en
particulier
Novillars
(1 km)
qui
possède
un
rôle
de
polycentre
dans
l’armature
urbaine
du secteur
Est su SDAB. En
matière
d'achats
plus
importants,
c'est
l'agglomération
bisontine
(11 km) qui est la destination préférentielle de la population.
Commune la plus fréquentée (source: Inventaire communal 1998 © INSEE SCEES / IGN 1998 Communes).
Rapport de présentation.
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.3. L’activité agricole.
Exploitations
Superficie agricole utilisée
moyenne (en ha)
(1)
1979
1988
2000
1979
1988
2000
Toutes exploitations
3
C
C
25
C
C
Exploitations professionnelles
C
C
0
C
C
0
(Source : Agreste – RGA 2000) Autrefois, les activités des habitants de Vaire-le-Petit étaient principalement axées
vers l’agriculture (culture et élevage), qui, compte tenu de la faible étendue du territoire, était pratiquée à une échelle réduite. L’élevage a commencé à régresser au XIX
ème
et au XX
ème
siècle. L’exode rural et
l’industrialisation
ont
marqué
la
commune ;
en
1980
on
ne
compte
plus
que
3
exploitants sur la commune et un seul en 1987.
Source : AGRESTE RGA 1979, 1988,2000
C
: Résultat confidentiel non publié.
(1)
Les superficies renseignées ici sont celles des exploitations ayant leur siège sur la commune quelle que soit la
localisation des parcelles. Elles ne peuvent être comparées à la superficie totale de cette commune.
Aujourd’hui,
la
commune
de
Vaire-le-Petit
ne comporte aucun siège d'exploitation
agricole professionnelle sur son territoire. Des exploitants extérieurs viennent valoriser et cultiver les terres de Vaire-le-Petit. En 2000, la surface agricole utilisée communale était de 37 ha, soit 30% du territoire communal.
Les terres exploitées sur la commune se situent au Nord de la R.D 683.
Elles sont recensées, en partie, comme espace agricole spécialisé dans le Schéma Directeur de l'Agglomération de Besançon, mais il n’y a plus aujourd’hui aucune culture particulière sur cet espace. La municipalité
a
pour
objectif
de
préserver
ces
dernières
terres
agricoles
du
développement
de
l’urbanisation
d’autant
qu’elles
sont
séparées
du
village
par
l’ancienne route nationale.
On notera la présence de quelques vergers dans la partie Ouest de la vallée du Doubs (en liaison avec le village), ainsi que dans le pôle urbain rattaché à Novillars.
Rapport de présentation.
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C a r t e
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.LES RESEAUX ET EQUIPEMENTS PUBLICS.
Toutes les habitations sont actuellement desservies et il n'existe aucun problème particulier d'alimentation :
- la ressource est suffisante et les besoins futurs assurés, - la
qualité
de
l'eau
distribuée
est
bonne
(analyse
de
la
DDASS
en
2007
satisfaisante
au
niveau
de
la
turbidité,
des
nitrates,
de
la
qualité
bactériologique, et des pesticides),
1. L’eau potable.
- le
réseau
communal
fait
l'objet
d'investissements
réguliers
et
assure
parfaitement son rôle. Ainsi les parties vétustes du réseau d’eau potable seront remplacées en même temps que les travaux du collecteur du SYTTEAU.
L'alimentation
en
eau
potable
de
Vaire-le-Petit
est
gérée
par
VEOLIA
et
la
commune est alimentée par le Syndicat des Eaux de Roche-lez-Beaupré, qui comprend 4 communes : Thise, Novillars, Roche-lez-Beaupré et Vaire-le-Petit.
Le réseau de défense incendie est quant à lui satisfaisant.
L'eau potable provient d'un captage situé sur le ban communal de Novillars. L’eau est prélevée dans une nappe profonde, puis elle est désinfectée au chlore gazeux avant distribution.
La
commune
de
Vaire-le-Petit
est
concernée
par
le
forage
de
la
Montoillotte,
exploité par la commune d’Amagney et protégé par arrêté du 26 mars 2007. Ce captage possède un périmètre de protection immédiat grillagé et un périmètre de protection éloigné. Le captage se situe au Nord de la commune en dehors des secteurs urbanisés,
mais
le
périmètre
de
protection
éloigné
couvre
la
butte
à
l’Est
de
la
R.D. 245, et donc l’ensemble des lotissements implantés sur ce secteur.
L'alimentation du réseau d'eau potable s'effectue par l'intermédiaire d'un réservoir situé à Thise puis du réservoir de Vaire-le-Petit, par gravité pour la partie ancienne du bourg, tandis
que
les
secteurs
pavillonnaires
récents
et
situés
sur
la
butte
nécessitent
l'utilisation de sur-presseurs. Rapport de présentation.
21
C a r t e
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V a i r e - l e - P e t i t
.2. L’assainissement.
Concernant l’assainissement les choix suivants ont été faits :
(Source : Schéma directeur d’assainissement de la commune de Vaire-le-Petit -
- Concernant le traitement des effluents, il est impératif que la commune se dote d’un traitement approprié, car la qualité des rejets de la commune reste un élément déterminant à la bonne préservation des eaux souterraines et de surface. La solution retenue est le rejet des effluents dans le futur collecteur du SYTTEAU (Syndicat de Transport et de Traitement des Eaux Usées de la vallée du Doubs) : ce collecteur intercommunal est destiné à recevoir les effluents de toutes les communes de la vallée du Doubs situées à l’Est de Besançon depuis Roulans pour les traiter au niveau de la station d’épuration de Port Douvot.
PÖYRY Besançon - Octobre 2007)
Le
quartier
situé
dans
le
prolongement
de
Novillars
dispose
d’un
réseau
d’assainissement séparatif récent (réalisé en 2003) et raccordé à la station d’épuration de Novillars. Celle-ci est toutefois limitée en capacité ; pour pallier ce problème, les effluents de Novillars seront rejetés dans le collecteur intercommunal de la vallée du Doubs qui sera prochainement construit entre Roulans et la station d’épuration de Port Douvot à Besançon (voir ci-après).
Les travaux pour la réalisation de ce collecteur intercommunal devraient débuter à l’automne 2009, avec un objectif de mise en service pour la fin 2011. - Compte tenu de la vétusté des réseaux à l’aval de la voie SNCF, le réseau séparatif sera prolongé sur la partie basse du village. Les travaux seront réalisés en même temps que ceux du collecteur du SYTTEAU.
Le
reste du village
de Vaire-le-Petit dispose d'un réseau unitaire d'assainissement
avec quelques portions en séparatif. Le réseau ne comporte pas de station de traitement des eaux usées. Les effluents sont ainsi rejetés directement dans le Doubs, qui constitue, avec sa nappe alluviale, le milieu récepteur.
Rappelons qu’en application de la loi sur l’eau et en particulier de l’article 35, portant modification du code des collectivités locales, les communes prennent obligatoirement en charge les dépenses relatives aux systèmes d’assainissement collectif.
Les habitations sont actuellement équipées de systèmes d'assainissement autonome qui ne semblent pas présenter de dysfonctionnements importants. Ainsi, compte tenu de sa taille, l’impact de la commune de Vaire-le-Petit sur la qualité du Doubs reste limité.
La plupart des constructions seront incluses dans les zones d’assainissement collectif. Quelques habitations relèveront cependant de l’assainissement non collectif.
On compte deux bassins versants sur cette partie de la commune. Le premier concerne le village ancien (rue de l’Ecole, rue du Vieux Pont et rue de Roche) et se jette dans le Doubs au niveau de l’ancienne tuilerie. Le deuxième bassin versant (qui reprend les habitations pavillonnaires situées sur la butte) rejoint le collecteur du 1
er
bassin versant au niveau du pont sous la voie ferrée.
Sur ce bassin versant un réseau séparatif collecte les eaux pluviales des chaussées. Le réseau de Vaire-le-Petit au niveau du village ancien est un réseau ancien qui date des années 50. Cet ancien réseau a été créé essentiellement pour évacuer les eaux pluviales de voirie et les habitants l’utilisent aussi pour éliminer les eaux issues de leur assainissement non collectif. Un collecteur en PVC de diamètre 400 a été posé en parallèle de l’ancien en 1995. En 2001, des travaux ont été effectués sur une partie de la rue de l’Ecole pour passer en séparatif.
Un schéma directeur d’assainissement ainsi qu’un zonage d’assainissement sont en
cours d’étude sur la commune de Vaire-le-Petit. A terme, la commune disposera donc d’une
carte
de
zonage
d’assainissement
délimitant
les
secteurs
à
traiter
en
assainissement collectif et les secteurs à traiter en assainissement non collectif, ainsi que les règlements d’assainissement qui en découlent. Rapport de présentation.
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C a r t e
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V a i r e - l e - P e t i t
.3. Les ordures ménagères.
5. Les équipements scolaires.
La collecte des ordures ménagères, en tri sélectif, est assurée pour l'ensemble des
habitations
en
porte
à
porte
par
une
société
privée
pour
le
compte
du
Grand
Besançon :
La commune ne dispose pas d'école. En ce qui concerne la maternelle et le
primaire, les enfants de Vaire-le-Petit sont scolarisés soit à Novillars (plus de 50%), soit à Vaire-le-Grand, soit à Roche-lez-Beaupré.
- collecte hebdomadaire des déchets ménagers (usine d'incinération de Besançon),
La commune compte ainsi une vingtaine d'enfants scolarisés. A noter qu'une dizaine d'enfants en bas âge sont présents sur la commune et vont rejoindre d'ici peu les effectifs des scolaires de Vaire-le-Petit.
- collecte hebdomadaire des déchets recyclables : papier, carton, et emballages plastiques (centres de tri de Franois et Corcelles-Ferrières).
Vaire-le-Petit dispose des points d'apport volontaire pour le verre. Les autres apports volontaires sont à faire à la déchetterie des Andiers (zone d’activités de Besançon-Thise-Chalezeule) à laquelle la commune est rattachée. Le Grand
Besançon
a
transféré
la
compétence
« traitement
des
déchets »
(tri,
élimination) au Syndicat Mixte de Besançon et de sa Région pour le Traitement des déchets (SYBERT) créé le 1er septembre 1999, qui gère les déchetteries, exploite l'usine d'incinération de Besançon, et étudie la création et gère les installations de traitement des déchets ménagers tels que centre de tri, plate-forme de compostage…. Aucune décharge sauvage n'a été repérée sur la zone d'étude. L’ancienne décharge de Vaire-le-Petit (située dans le bois localisé en dessous de la partie haute de la rue des Essarts) est fermée. 4. Les équipements publics.
Vaire-le-Petit comporte parmi les équipements publics présents sur la commune : la
mairie, une salle des fêtes (dans l'ancienne école du village), ainsi qu'une ancienne distillerie communale en bordure du Doubs.
Les enfants vont ensuite au collège et au lycée à Besançon. Le réseau de bus
Ginko
assure
le
ramassage
scolaire
pour
les
établissements
d’enseignement
secondaire.
La mairie (rue de la Mairie)
La salle polyvalente (rue de l'Ecole)
Rapport de présentation.
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C a r t e
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V a i r e - l e - P e t i t
.6. Les équipements sportifs, et de loisirs.
Vaire-le-Petit dispose d’une salle polyvalente bien aménagée. On ne recense aucun
autre équipement sportif ou socioculturel au niveau communal ; la population de Vaire- le-Petit utilise les équipements des autres communes, notamment Roche-lez-Beaupré ou Novillars. A noter toutefois la présence :
- d'une association d'animations du village, « Le P’tit Vaire », qui organise entre autres brocante en septembre ou randonnées, repas dansants, soirées… Chaque année le feu d'artifice du 14 juillet tiré sur le pont sur le Doubs constitue une des animations fortes du village. - de
divers
itinéraires
balisés
(sentiers
pédestres,
chemin
de
randonnée
départemental, G.R. 59, circuits VTT) permettent les randonnées, notamment en forêt. - d'un important linéaire de rives du Doubs qui constitue un cadre d'intérêt certain pour les loisirs (vélo, randonnée, pêche). Dans ce domaine le plus gros projet pour la commune est sans aucun doute la réalisation
de
la
véloroute Nantes-Budapest en bordure du Doubs, déjà très
fréquentée. Le SDAB préconisait un appontement sur Vaire-le-Petit, mais la commune préfère
ne pas concurrencer celui existant à Novillars et souhaite plutôt opter pour un projet de halte pour les cyclistes en bordure de la véloroute en bas du village. Ainsi elle envisage la rénovation d'une ancienne tuilerie, bâtiment privé mais qu'elle occupe en bail emphytéotique, pour en faire une halte vélo en bordure de la véloroute. Le caractère inondable de la zone doit cependant être pris en compte dans ce projet.
L'association de chasse locale compte une dizaine de chasseurs et loue le droit de
chasse sur la forêt communale. Une réserve de chasse existe sur la commune au Nord au niveau de la zone agricole. Sangliers, Chevreuils, lapins ou encore faisans sont quelques-uns uns des gibiers que l'on peut trouver sur la commune.
La pêche est une activité de loisirs également pratiquée sur la commune. Elle se
pratique dans le Doubs (2
ème
catégorie piscicole). Les pêcheurs de la commune sont
rattachés à l'association la "Gaule Rochoise" implantée à Roche-lez-Beaupré, dont le parcours de pêche s’étend sur le Doubs de l’écluse double de Deluz à l’écluse double de Roche-lez-Beaupré (5,2 km). Les poissons pêchés sont des poissons blancs, des carpes, des perches, des brochets, des sandres, des silures… Il existe un parking le long du Doubs, à l’Est, très utilisé par les pêcheurs ; depuis quelques temps, ce parking est également employé par les utilisateurs de la véloroute.
Rapport de présentation.
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C a r t e
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V a i r e - l e - P e t i t
.LES TRANSPORTS ET DEPLACEMENTS.
Elle est inscrite au Schéma Directeur Routier National comme GLAT (Grande Liaison d'Aménagement du Territoire). Principale voie de trafic international routier à travers la Franche-Comté avant 1980, avec 13 100 véhicules/jour, elle n'a connu qu'une faible augmentation de son trafic. Ceci est essentiellement dû à l'apparition de l'autoroute A. 36 qui a absorbé une partie de ce trafic. Entre Besançon et Malmaison (boucle de Roche-lez-Beaupré), la R.D. 683 absorbe un trafic de 16 896 véhicules/jour (comptage 1999), dont 6,4% de poids lourds. Le trafic au niveau
de
Vaire-le-Petit
n’est
toutefois
pas
précisément
connu
car
de
nombreux
véhicules s’arrêtent à Roche-lez-Beaupré et Novillars. La station Siredo placée à la Malmaison absorbe 7 430 véhicules/jour dont 10,2 de poids lourds. La R.D. 683 a fait l'objet d'améliorations sensibles : elle a été portée à 4 voies sur une partie
du
trajet
Besançon
-
Baume-les-Dames,
mais
elle
est
encore
actuellement
soumise à la traversée des agglomérations de Roche-lez-Beaupré, Novillars (Vaire-le- Petit) et Roulans. Ainsi, cette route représente une coupure dans l'urbanisation de Vaire-le-Petit entre le bourg et le secteur d'urbanisation qui s'est développée au contact de Novillars.
1. Les réseaux.
Vaire-le-Petit
bénéficie
d’une
implantation
géographique
favorable.
Un
réseau
d'infrastructures de communication quadrille le territoire communal et lui assure une desserte
privilégiée
:
le
territoire
est
principalement
traversé
par
l’ex
R.N.
83
(aujourd’hui R.D. 683) qui relie Besançon à Belfort et par la voie ferrée qui relie Strasbourg à Vintimille. Le village de Vaire-le-Petit se situe à quelques 8 km de la bretelle d’autoroute la plus proche, celle de l’A. 36 qui relie Besançon à Belfort.
La R.D. 683 est soumise à l'article L. 111-1-4 du Code de l'Urbanisme que nous
reprenons ci-après :
Ö
la R.D. 683 (ancienne R.N. 83).
« En
dehors
des
espaces
urbanisés
des
communes,
les
constructions
ou
installations sont interdites dans une bande de cent mètres de part et d'autre de l'axe des autoroutes, des routes express et des déviations au sens du code de la voirie routière et de soixante quinze mètres de part et d'autre de l'axe des autres routes classées à grande circulation.
Le territoire est principalement traversé par la R.D. 683 qui relie Besançon à Belfort
(réseau primaire). C’est l'axe le plus important et le plus fréquenté de la commune. Elle la traverse sur une longueur d'environ 800 m. Rapport de présentation.
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C a r t e
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.Cette
voie
permet
de
relier
Strasbourg à Vintimille. Elle passe par Dole, Besançon et Belfort et concerne
essentiellement
les
liaisons avec Besançon et Belfort.
Cette interdiction ne s'applique pas :
- aux constructions ou installations liées ou nécessaires aux infrastructures routières ; - aux services publics exigeant la proximité immédiate des infrastructures routières ; - aux bâtiments d'exploitation agricole ; - aux réseaux d'intérêt public.
La voie ferrée traverse le village ancien et constitue une coupure dans
l'urbanisation.
Un
passage
souterrain a été aménagé, il y a plusieurs années, pour relier les deux parties du village.
Elle ne s'applique pas non plus à l’adaptation, au changement de destination, à la réfection ou à l'extension des constructions existantes. Le plan local d'urbanisme, ou un document d'urbanisme en tenant lieu, peut fixer des règles d'implantation différentes de celles prévues par le présent article lorsqu'il comporte une étude justifiant, en fonction des spécificités locales, que ces règles sont compatibles avec la prise en compte des nuisances, de la sécurité, de la qualité architecturale, ainsi que de la qualité de l'urbanisme et des paysages.
La commune ne possède cependant pas de gare ni de halte ferroviaire. La gare la plus proche
se
situe
à
Novillars
avec
4
à
5
allers-retours
par
jour
en
semaine
vers
Besançon
.
Dans les communes dotées d'une carte communale, le conseil municipal peut, avec l'accord du préfet et après avis de la commission départementale des sites, fixer des règles d'implantation différentes de celles prévues par le présent article au vu d'une étude justifiant, en fonction des spécificités locales, que ces règles sont compatibles avec la prise en compte des nuisances, de la sécurité, de la qualité architecturale, ainsi que de la qualité de l'urbanisme et des paysages.
Ö
le réseau de bus Ginko.
Il peut être dérogé aux dispositions du présent article, avec l'accord du préfet, lorsque les contraintes géographiques ne permettent pas d'implanter les installations ou les constructions au-delà de la marge de recul prévue au premier alinéa, dès lors que l'intérêt que représente pour la commune l'installation ou la construction projetée motive la dérogation. ».
Extr
ait
du plan des lignes Ginko «Grand Besançon »
Ö
la R.D. 245.
Il s'agit de l'axe routier qui relie Vaire-le-Petit à Vaire-le-Grand. Elle se raccorde à la
R.D. 683 au niveau de Vaire-le-Petit, ainsi qu’à la R.D. 266. C'est cet axe qui structure en partie le village de Vaire-le-Petit. Cette route départementale supporte un trafic moyen de 2 522 véhicules/jour (comptage 2003). Cette route a été construite lors de la construction du nouveau pont sur le Doubs en 1973, elle correspond à une déviation du village ancien.
Ö
la R.D. 266.
Cet axe relie Vaire-le-Petit à Deluz et de manière générale toutes les communes
situées en bordure du Doubs. Il longe le Doubs et vient se raccorder au niveau du pont à
la
RD 245.
Cette
route
départementale
supporte
un
trafic
moyen
de
1 765 véhicules/jour entre l’intersection avec la R.D. 245 et Deluz (comptage 2006).
Ö
la voie ferrée Strasbourg -Vintimille.
Le réseau de chemin de fer est également présent sur la commune avec la voie
ferrée qui traverse Vaire-le-Petit d'Est en Ouest, pour suivre ensuite les méandres de la vallée du Doubs. Rapport de présentation.
26
C a r t e
c o m m u n a l e
d e
V a i r e - l e - P e t i t
.Ensemble des actifs ayant un emploi Pas de transport
3
(3,4%)
184
(3,8%)
1510
(3,4%)
Marche à pied
4
(4,5%)
254
(5,2%)
5817
(13,0%)
Un seul mode de transport :
78
(88,6%)
4172
(86,0%)
32904
(73,7%)
- Deux roues
1
(1,1%)
100
(2,1%)
803
(1,8%)
- Voiture particulière
76
(86,4%)
3955
(81,5%)
26115
(58,5%)
- Transport en commun
1
(1,1%)
117
(2,4%)
5986
(13,4%)
Plusieurs modes de transport
3
(3,4%)
241
(5,0%)
4389
(9,8%)
88
4851
44620
Modes de transport des actifs ayant un emploi en 1999
Besançon
Secteur Est du
SDAB
Vaire-le-Petit
Le réseau de bus périurbain du Grand Besançon (Ginko) dessert la commune de
Vaire-le-Petit. Une ligne régulière, la ligne 74, fonctionne tous les jours de la semaine sauf le dimanche. Elle relie Besançon (Pôle Orchamps) à Deluz, avec 3 passages par jour dans les 2 sens. Elle est complétée par une offre en transport à la demande. La desserte de la commune donne lieu à 4 allers vers Besançon entre 6 et 8h30 (dont 2 allers sur réservation), ainsi qu'un aller à la mi-journée aux alentours de 13h. Dans le sens retour, il existe un retour depuis Besançon peu avant 13h, puis 4 retours entre 17h et 20h (dont 2 sur réservations). L'arrêt de bus du réseau se situe en face la mairie le long de la RD 245.
L’utilisation de la voiture particulière peut apparaître importante alors qu’il existe des transports en commun à Vaire-le-Petit (bus) ou sur la commune voisine, Novillars (gare). En effet, il est possible pour les actifs de rejoindre Besançon à la fois en Train Express Régional (TER)ou par l'intermédiaire du réseau Ginko. Les actifs privilégient néanmoins la voiture, moyen de transport plus souple quant aux horaires, qui conserve l'avantage de ne pas nécessiter de correspondances. Ces taux sont comparables à ceux du secteur Est du SDAB. Nous pouvons toutefois remarquer que dans ce secteur du Schéma Directeur, très peu de personnes utilisent les transports en commun : à peine 2,4 % de la population active ayant un emploi. A l’inverse, ces pourcentages sont relativement différents de ceux de la ville-centre : la voiture est moins utilisée au profit de la marche à pied et des transports en commun, l’utilisation de plusieurs modes de transport est également plus développée.
A noter qu'il est nécessaire d'effectuer un changement de ligne au niveau du Pôle d’échange Orchamps pour arriver vers la gare ou le centre ville de Besançon.
Il apparaît toutefois que 3,4% des actifs utilisent plusieurs modes de transport (dont peut être un moyen de transport en commun).
2. Le mode de déplacement des actifs.
(Source : INSEE - recensement de la population 1999)
3. Le mode de déplacements des scolaires.
Le tableau ci-après reflète les modes de transport utilisés par la population active
ayant un emploi :
Il n'existe pas de ramassage scolaire concernant le primaire. Pour les collèges et
les lycées de Besançon, un aller retour (matin et soir) est prévu par jour scolaire. Les collégiens et lycéens utilisent le réseau Ginko.
- la majorité des actifs ayant un emploi n’utilise qu’un seul et unique mode de transport (88,6%). - sur l’ensemble de ces actifs occupés n’utilisant qu’un seul mode de transport, plus de 97 % utilisent uniquement leur voiture personnelle pour se rendre à leur travail (soit
86,4%
de
l’ensemble
de
cette
population),
alors
que
les
transports
en
commun sont peu utilisés.
L'arrêt de bus se situe au cœur du village, devant la mairie.
- 3,4 % utilisent plusieurs mode de transports. - 4,5% marchent à pied.
Rapport de présentation.
27
C a r t e
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V a i r e - l e - P e t i t
.4. Les modes de déplacements doux.
5. Conflits et nuisances.
Ö
Zones de conflits.
Ces déplacements correspondent à ceux des villages ruraux de taille modeste. La
problématique de déplacements des piétons et des cycles n’est cependant pas à ignorer et correspond pour certains à un mode ancien de déplacement.
Des zones de conflits ou de cohabitation difficile entre les usagers de la route
peuvent exister sur la commune :
Il faut distinguer : les déplacements quotidiens et les déplacements de loisirs.
- un point noir subsistait au débouché du pont enjambant le Doubs entre le flux de circulation de la RD 245 et les automobilistes sortant du secteur de la rue du Pont à Vaire-le-Petit. Le carrefour a ainsi été aménagé afin de ralentir la circulation,
Pour
ces
derniers,
le
territoire
de
Vaire-le-Petit
possède
toutes
les
qualités
de
randonnée et les cheminements sont nombreux. On notera l'existence d'un circuit pédestre départemental, d'un GR et de la véloroute Nantes-Budapest en bordure du Doubs.
- concernant la RD 683, le débouché sur cet axe reste difficile même si un aménagement de la traversée actuelle a vu le jour il y a quelques années sur Novillars
et
Vaire-le-Petit.
Un
tourne-à-gauche
a
ainsi
été
aménagé
pour
accéder à la fois au bourg de Vaire-le-Petit et à la RD 245.
La navigation de plaisance sur le Doubs est également possible. Un appontement existe ainsi sur la commune voisine de Novillars. Pour
les
déplacements
quotidiens,
on
remarquera l'existence de quelques sentes et chemins qui traversent les lotissements entre la rue des Vignes et la rue des Essarts, ou qui desservent
les
espaces
de
jardins
ou
de
vergers de la commune.
- Actuellement il n’existe aucune sortie directe d’une construction sur la RD 245. Toute nouvelle sortie ne sera créée qu’après étude sécuritaire de l’accès, et avec l’accord du gestionnaire de la voie.
A
noter
l'existence
du
passage
souterrain
piéton sous la voie ferrée qui relie les deux parties du centre ancien. On
signalera
enfin
l’aménagement
de
cheminements piéton le long de la R.D. 683 qui permet de relier Vaire-le-Petit à Novillars. La véloroute peut également être utilisée pour les déplacements quotidiens. Rapport de présentation.
28
C a r t e
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V a i r e - l e - P e t i t
.Ainsi, généralement on observe les effets de la pollution liée à la route sur une bande de 10 à 15 mètres de part et d'autre de la chaussée.
Ö
Nuisances.
9
Le bruit.
Remarque : pour la qualité de l’air, voir le chapitre « la climatologie » en page 32.
Compte tenu de la présence de la R.D. 683 et de la ligne SNCF Dole-Belfort sur le
territoire
communal
de
Vaire-le-Petit,
des
périmètres
affectés
par
le
bruit
des
infrastructures ont été définis par arrêtés préfectoraux du 23 novembre 1998 (voir annexes du dossier de carte communale).
6.
Le PDU et les projets.
Dans la traversée du territoire communal, la R.D. 683 est classée voie de catégorie 3, et la ligne SNCF Dole-Belfort est classée voie de catégorie 1.
Une réflexion sur les déplacements des citadins a conduit les élus à mettre en
chantier un nouveau PDU (Plan de Déplacements Urbains). Celui-ci sera issu d'une fusion du PDU de la ville de Besançon (réseau CTB) et du PDU de l'agglomération (réseau TGB).
Les périmètres affectés par le bruit des infrastructures correspondent respectivement à une bande de 100 m de large, et 300 m de large délimitée de part et d’autre des infrastructures à partir du bord extérieur de la chaussée ou du rail le plus proche. Les bâtiments d'habitation, les bâtiments d’enseignement, les bâtiments de santé, de soins et d’action sociale, les bâtiments d’hébergement à caractère touristique qui seront implantés dans cette zone doivent répondre aux prescriptions arrêtés préfectoraux du 23/11/1998, en ce qui concerne l’isolement acoustique contre les bruits extérieurs.
L'objectif du PDU est de diminuer le trafic automobile en ville et de développer les transports en commun pour inciter les habitants de la périphérie à laisser leur voiture au garage ou dans les parkings en périphérie de la ville. Les orientations du Plan de Déplacements Urbains porteront sur :
- l'aménagement de parkings relais en périphérie avec des dessertes fréquentes et rapides ; - le passage des bus en gare ferroviaire et routière ; - le passage à une billetterie unique pour les transports TER, bus de ville et d'agglomération et ramassage scolaire ; - la modernisation par l'acquisition de bus au gaz naturel ; - le projet de Tram sur l'axe majeur reliant plusieurs quartiers de Besançon ; - la participation au programme européen SAGITTAIRE (motorisation électrique des moyens de transports urbains).
La mise en pratique du PDU sur Vaire-le-Petit se traduira par des actions au niveau du matériel ou de la tarification en place, et par le passage de la véloroute Nantes- Budapest sur le territoire communal.
9
La pollution
.
La pollution générée par la circulation se concentre à la surface de la chaussée et
ce problème est par conséquent important à prendre en compte. Il faut ainsi noter que 90% de la pollution est éliminée en ¼ d'heure lors d'une forte averse en transportant les éléments polluants dans les eaux de ruissellements, celles-ci pouvant par la suite potentiellement contaminer cours d'eau, sols ou encore productions agricoles.
La commune est actuellement desservie par la ligne 74 du réseau Ginko qui la relie à Besançon ; elle bénéficie également de la proximité de la gare de Novillars pour l'accès au TER.
On observe différents types de pollution :
- la
pollution chronique
, liée au fonctionnement de la route : usure de la chaussée,
des pneumatiques, des carrosseries, rejet des gaz d'échappement, - la
pollution
saisonnière
,
due
à
l'apport
de
produits
utilisés
pour
l'entretien
hivernal de la chaussée (salage), - la
pollution accidentelle
, liée à l'accident de circulation impliquant un véhicule
transportant des matières dangereuses.
Rapport de présentation.
29
C a r t e
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V a i r e - l e - P e t i t
.ENVIRONNEMENT.
LE MILIEU PHYSIQUE.
Le caractère océanique se traduit par une pluviométrie annuelle de 1 108,6 mm ;
l'amplitude annuelle est de 31 mm et la moyenne mensuelle inter-annuelle de 91,4 mm. Cette fréquence souligne bien la place que tiennent la pluie et la neige dans la définition du climat.
1. La climatologie.
Les maxima se situent en mai, juin, novembre et décembre, et les minima en février et juillet.
La
commune
se
situe
sur
une
zone
d'interface
entre
l'influence
océanique
et
l'influence continentale : le climat est de type océanique dégradé tendant vers un climat semi-continental. Il est caractérisé par
une pluviométrie abondante, une importante
amplitude thermique annuelle et des hivers assez rigoureux.
La répartition saisonnière des précipitations mérite une attention particulière dans la mesure où elle conditionne bon nombre de phénomènes naturels (croissance de la végétation) ou d'activités humaines (agriculture, tourisme).
Les saisons d'hiver et d'été sont bien marquées alors que les saisons d'automne et de printemps sont assez brèves, voire absentes.
Le bassin versant reçoit occasionnellement des pluies de forte intensité sur une période limitée : le 10 mai 1976, 75,2 mm d'eau sont tombés en vingt-quatre heures.
Les données climatiques ont été recueillies auprès de Météo France. La station de référence est celle de Besançon (altitude de 307 m), tout à fait représentative du climat de Vaire-le-Petit. Ces données sont des moyennes calculées sur une période de 30 ans (de 1961 à 1990).
Le
tableau
ci-dessous
présente
les
pluies
critiques
maximales
(en mm)
sur
24 h
enregistrées à Besançon durant la période 1961-1990. Ces maxima de précipitations journalières sont en partie le fait d'orages d'été violents. On compte 22 jours d’orage par an.
Hauteur maximale des précipitations en 24 h et date.
Ö
Précipitations.
jan.
fév.
mars
avril
mai
juin
juil.
août
sept.
oct.
nov.
déc.
39,1 le 27.79
32,3 le 3.81
28,0 le 16.82
41,6 le 23.79
75,2 le 10.76
74,5 le 21.77
48,0 le 15.84
49,0 le 30.68
53,0 le 21.80
40,3 le 7.70
54,4 le 2.63
42,2 le 17.82
Le secteur est régulièrement et abondamment arrosé notamment en automne et
au printemps.
0 20 40 60 80
100 120 précipitations en mm.
J
F
M
A
M
J
J
A
S
O
N
D
mois
Précipitations moyennes mensuelles
De
plus,
sur
la
période
étudiée,
le
nombre
de
jours
où
les
précipitations
sont
supérieures ou égales à 10 mm est en moyenne de 3 jours par mois. Pour des précipitations supérieures ou égales à 20 mm, la moyenne est de 0,8 jours par mois. La régularité des précipitations se traduit par un nombre moyen mensuel de jours de précipitations de 12.
Ö
Enneigement
Besançon
présente
un
période
d’enneigement
importante
avec
en
moyenne
29 jours par an pour la période 1961-1990, s'étalant sur au moins 4 mois, avec un maximum en Janvier.
Rapport de présentation.
30
C a r t e
c o m m u n a l e
d e
V a i r e - l e - P e t i t
.Ö
Températures
.
Ö
Vents
.
La température moyenne annuelle pour la période 1961-1990 (10,2°C) est plutôt
fraîche en raison de la position septentrionale de la zone d'étude. Les températures estivales sont moyennes (17,7°C en moyenne) et les températures hivernales sont froides (3,2°C en moyenne).
La rose des vents de référence est celle de Besançon. Les
vents dominants
sur
l'ensemble de l'année sont les vents du Sud-Ouest et de Nord-Est de vitesse faible à modérée. Les vents du Sud-Ouest (chaud et humide jusqu'à 8 m/s) apportent les précipitations alors que les vents du Nord-Est ("la Bise") secs et froids, sont souvent synonymes de beau temps.
L'amplitude thermique entre le mois le plus chaud (18,9°C en juillet) et le mois le plus froid (1,6°C en janvier) est de 17,3°C. Cette amplitude importante est le reflet d'un climat de type semi-continental.
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
températures en °C
J
F
M
A
M
J
J
A
S
O
N
D
mois
Températures moyennes mensuelles
En été, si les moyennes mensuelles sont peu élevées, les fortes chaleurs ne sont pas absentes. Le maximum absolu a été enregistré le 31 juillet 1983 avec 38,8°C. De telles températures sont toutefois extrêmement rares (les fortes chaleurs ne durent que quelques jours) pour constituer un trait marquant du climat de la région. Leur incidence est fortement atténuée par la fraîcheur des nuits estivales : les valeurs nocturnes dépassent en effet très rarement 14 à 15°C et peuvent descendre très bas. Ainsi le 29 août 1963, il a été enregistré 5°C. La saison froide compte 67 jours avec une température moyenne inférieure à 0°C (jours de gel). Les gelées tardives apparaissent jusque mai. Le minimum absolu a été relevé le 9 janvier 1985 avec - 20,7°C.
Ö
Ensoleillement
Besançon bénéficie d’un bon ensoleillement de 1872 heures par an, variant de 55h
en décembre à 246 heures en août. Rapport de présentation.
31
C a r t e
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V a i r e - l e - P e t i t
.Enfin,
pour
le
benzène,
une
légère
diminution
des
niveaux
a
été
observée
sur
l’ensemble des sites surveillés par rapport à l’année précédente. Les niveaux de dioxyde de soufre restent globalement très bas et ne représentent plus un problème réel de qualité de l’air d’un point de vue global. Ainsi en 2006, deux sites de mesure ont été stoppés pour ce polluant : Besançon-Mégevand et Besançon-Planoise. Enfin, en 2007, la mesure du dioxyde de soufre est stoppée sur Besançon (arrêt de la mesure du SO2 sur Besançon-Palente).
Ö
Brouillard.
La situation topographique, dans la vallée du Doubs, et la proximité du plateau
jurassien
favorisent
la
formation
de
brouillards
bas
en
automne
et
en
hiver
(22
jours/an).
Ö
Qualité de l’air.
L’ASQAB a en charge la surveillance de la qualité de l’air sur l’agglomération
bisontine et le Sud Franche-Comté. Treize stations fixes sont aujourd’hui installées sur le Sud Franche-Comté, ce qui au total représente 28 analyseurs surveillant en continu la pollution par le dioxyde de soufre, les oxydes d’azote, le monoxyde de carbone, l’ozone et les poussières.
La qualité de l’air en 2007 à Besançon
Polluants
Dioxyde de soufre
SO2
Poussières
PM10
Dioxyde d’azote
NO2
Ozone
O3
Objectif de qualité
40 μg/m
3
en moyenne
annuelle
30 μg/m
3
en moyenne
annuelle
50 μg/m
3
en moyenne
annuelle
100 μg/m
3
en moyenne sur 8 h
Seuil de
recommandation et d’information
200 μg/m
3 /h
300 μg/m
3 /h
180 μg/m
3 /h
Seuil d’alerte
200 μg/m
3
ou
400 μg/m
3
500 μg/m
3 /h
240 μg/m
3 ,
300 μg/m
3 ,
360 μg/m
3
Source :
annexe I du Décret 2002-213 du 15 février 2002, modifié par l'annexe I du décret 2003-1085 du
12/11/2003 : objectifs de qualité, seuils d’alerte, seuils de recommandation et d’information et valeurs limites.
La station de mesure de la qualité de l’air de Besançon-Palente (la plus proche de Vaire-le-Petit, mais c’est une station urbaine) effectue des mesures permanentes de 2 principaux polluants de l’air : les poussières et le dioxyde d’azote. L’indice de la qualité de l’air déterminé à partir de ces mesures montre que la situation est plutôt bonne à Besançon. En 2007, l’indice de la qualité de l’air a été mauvais pendant 6 jours, médiocre pendant 11 jours, moyen pendant 71 jours et bon ou très bon pendant 268 jours. Les jours où l’indice a été qualifié de mauvais sont dus aux poussières fines en suspension, la part de ce second polluant étant plus importante que par le passé. Dans le cas d’un indice qualifié de médiocre, les polluants responsables sont majoritairement les poussières, puis vient l’ozone et ensuite le dioxyde d’azote. Dans
le
cas
d’un
indice
qualifié
de
moyen,
les
polluants
responsables
sont
majoritairement l’ozone, puis le dioxyde d’azote et ensuite les poussières. L’analyse
de
l’évolution
des
concentrations
annuelles
de
1987
à
2007
dans
l’agglomération bisontine montre que la problématique de l’ozone persiste avec des concentrations moyennes de fond continuant augmentant globalement au cours des dernières années. La pollution au dioxyde d’azote semble avoir une légère tendance à la diminution. Concernant les poussières en suspension, il est constaté une stagnation sur l’ensemble des sites. Rapport de présentation.
32
C a r t e
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.2. La topographie.
Le territoire communal, en rive droite de la vallée du Doubs, se situe au cœur de
l'entité de la vallée, sur l’emplacement d’un ancien méandre que la rivière a abandonné il y a quelques millions d’années. C’est sur cette plaine alluvionnaire que se situe le village ancien (village rue). La situation de la commune lui confère une topographie significative et variée qui voit cohabiter vallée inondable et collines. Au sein du territoire communal naît un relief : la Montagne Notre-Dame d'Aigremont dont l'extrémité Ouest aboutit au cœur du village de Vaire-le-Petit. Ce sont les pentes de ce relief qui ont accueilli la partie la plus récente de l'urbanisation de la commune, qui est donc fortement soumise à la vue. Une petite colline existe également au lieu-dit « Montoillotte ». Les altitudes s'échelonnent entre un minimum de 249 m au point le plus bas (Sud-Ouest de la commune, au niveau de la vallée du Doubs) et un maximum de 378 m (Nord-Est de la commune, point culminant du Bois de la Chaux), soit un dénivelé de l'ordre de 130 m. Ainsi dans la partie Est du territoire, au niveau du relief du Bois de la Chaux, on rencontre des coteaux assez marqués (de l'ordre de 110 m de dénivelée) assurant la transition entre relief
et
vallée
du
Doubs.
On
observe
de
fortes
pentes
pouvant atteindre 26%. En 2009, des éboulements se sont produits au niveau de ces reliefs, en bordure de la voie SNCF et de la R.D. 245. Rapport de présentation.
33
C a r t e
c o m m u n a l e
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V a i r e - l e - P e t i t
.3. La géologie.
- Les alluvions anciennes (Fy). Renfermant
des
galets
siliceux
(grès,
quartz),
peut-être
empruntés
à
des
dépôts
antérieurs, ces alluvions forment quelques placages en bordure de la vallée du Doubs. A
Vaire-le-Petit,
elles
permettent
d’identifier
l’ancien
lit
du
Doubs
qui
formait
un
méandre atteignant presque le village d'Amagney au Nord.
La commune de Vaire-le-Petit appartient à l'unité tectonique du "faisceau bisontin".
Cette unité comprend deux sous-unités :
- l'anticlinal de la Montagne Notre-Dame d'Aigremont qui débute à l'Est de Novillars, plus exactement sur la commune de Vaire-le-Petit, - l'anticlinal du Doubs prolongeant le pli de la Chapelle des Buis et de Montfaucon.
9
Le Jurassique supérieur.
- L’Argovien (j5).
La géologie du secteur d'étude est caractérisée par l’importance des roches calcaires. A noter sur le secteur la présence d'un faisceau de failles d’orientation Sud / Nord, ainsi que des failles orientées Est / Ouest dont une située sur le territoire voisin de Vaire-le- Grand et une autre à l'Est sur le territoire communal de Vaire-le-Petit au niveau du Bois de la Côte.
Il est composé de 10 à 15 m de marno-calcaires gris à concrétions siliceuses (chailles) ou calcaires
(miches).
Ceux-ci
sont
surmontés
par
des
dépôts
analogues
mais
dépourvus
de
concrétions.
Les
fossiles
y sont
assez
abondants
et
généralement
silicifiés. Cette formation affleure au niveau de la butte, au lieu-dit « Montoillotte ».
D’un point de vue stratigraphique, ce secteur repose sur les alluvions anciennes ou récentes du Doubs qui a entaillé les différentes séries calcaires. Ces formations géologiques sont perméables. Sur le territoire communal, cinq formations géologiques différentes peuvent être observées. Elles sont décrites ci-après de la plus récente (quaternaire) à la plus ancienne (secondaire : jurassique supérieur). Les surfaces d'alluvions tendent à dominer même si l'on rencontre d'importants affleurements constitués de calcaires du Bathonien. On notera la présence d’anciennes carrières et marnières sur le territoire communal.
9
Les formations superficielles.
- Les alluvions modernes (Fz). Elles tapissent le fond de la vallée du Doubs. Elles sont de nature majoritairement calcaire à plus de 80%. Les sables et les graviers se succèdent. D'une puissance de l'ordre de 3 à 8 m, ces alluvions se sont déposées
en
fond
de
vallée
après
creusement
des
formations
calcaires à marno-calcaires du Jurassique moyen et supérieur et des argiles et dolomies du Trias. Elles renferment une nappe d’eau. Rapport de présentation.
34
C a r t e
c o m m u n a l e
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V a i r e - l e - P e t i t
.On notera par ailleurs la présence de plusieurs sources sur la commune : une source à l'entrée du village qui servait d'alimentation pour le lavoir, ainsi qu'un puits artésien de 4 m de diamètre derrière le lavoir et recensé par l'inventaire spéléologique du Doubs. Une combe (combe au quartier) est également présente au Nord-Est du territoire communal ; elle correspond éventuellement à un phénomène karstique.
9
Le Jurassique moyen ou Dogger.
Il est représenté par un ensemble carbonaté de forte puissance qui tranche avec le
faciès marneux du Lias sous-jacent et occupe le bas de la vallée, au-dessus des terrasses ; cette formation affleure au niveau de la butte qui couvre l’Est du territoire communal.
Modèle karstique
C'est
une
masse
calcaire
bien
fracturée
et
bien
karstifiée
(dolines,
entonnoirs,
gouffres,...),
notamment
au
niveau
des
calcaires
compacts
et
durs
du
Bajocien
supérieur
et
du
Bathonien,
qui
sont
en
outre
très
perméables.
Deux
formations
calcaires affleurent sur la commune : - Callovien et marnes du Bathonien supérieur (j3). Le Callovien supérieur est rarement visible (marno-calcaires à oolithes ferrugineuses de la zone à
R. anceps
)
La Dalle nacrée, équivalente de la zone à
M. macrocephalus
, constitue un bon niveau
repère
puissant
d'environ
25 m
:
c'est
un
calcaire
jaunâtre,
à
stratifications
entrecroisées, se débitant en dalles, riche en Echinodermes et débris d'Huîtres. A
la
base
apparaît
sporadiquement
un
niveau
de
marnes
avec
une
faunule
de
Brachiopodes correspondant au Bathonien supérieur. - Bathonien (j2). Ce sont des calcaires compacts et massifs, connus sous le nom de Calcaires de la Citadelle. Il s'agit dans l'ensemble de calcaires en bancs épais d'un à plusieurs mètres, blancs avec des tâches roses. A la base existent des bancs calcaires graveleux et vers le haut des niveaux "à momies", c'est à dire à gros pisolithes. L'ensemble se termine par une surface corrodée, parfois oxydée et percée de trous de Lithophages. Cet ensemble est d'âge bathonien moyen; sa base correspond peut-être à tout ou partie du Bathonien inférieur. Il forme de nombreux reliefs et falaises; ses affleurements sont couverts de forêts, et accidentés de lapiez et de dolines. Un secteur de falaises présentant des risques de mouvements de terrain est ainsi répertorié au Nord-Est de la commune (voir chapitre « les risques » en page 42).
Le
karst
est
très
sensible
à
la
pollution
(purinage, salage, épandage, carrière, décharge…).
Le
caractère karstique
de la région est marqué. On y trouve de nombreuses
grottes, dolines, pertes et résurgences. Ces phénomènes classiques dans les régions calcaires proviennent de la dissolution des roches carbonatées par les eaux de pluies et de ruissellement. Les niveaux calcaires fracturés favorisent l’infiltration des eaux de surfaces qui circulent dans des réseaux souterrains souvent très complexes. Les eaux souterraines réapparaissent le plus souvent aux contacts des niveaux calcaires et des niveaux marneux (imperméables). Aucune marque de l’activité karstique n’a été identifiée sur le territoire communal. Toutefois la prédominance de fines roches calcaires sur la partie Est du territoire communal peut prédisposer à l'apparition de telles manifestations géologiques, celles-ci jouant un rôle fondamental dans l'élaboration d'un karst. De plus, on recense nombre de cavités et circulations sur l'autre rive du Doubs sur la commune de Vaire-Arcier. Rapport de présentation.
35
C a r t e
c o m m u n a l e
d e
V a i r e - l e - P e t i t
.4. L’hydrogéologie.
Généralement, le karst est plus développé dans les calcaires du Bathonien (Jurassique moyen) et dans les calcaires du Séquanien et Rauracien (Jurassique supérieur). Les eaux souterraines réapparaissent le plus souvent dans les zones de contact entre niveaux calcaires et niveaux marneux (imperméables).
D’après
« l’inventaire
des
circulations
souterraines
reconnues
par
traçage
en
Franche-Comté »,
aucune
circulations
souterraines
reconnues
par
traçage
n’a
été
identifiée sur la commune.
L’aquifère karstique du secteur constitue, au sens du SDAGE, une ressource profonde, de bonne productivité, mais délicate à mobiliser.
Le secteur d’étude est concerné par deux grands types d’aquifère, l’aquifère karstique et l’aquifère alluvial.
D’un point de vue qualitatif, ces aquifères sont particulièrement vulnérables. En effet, du fait de la taille des drains fissurés et de la vitesse de l’eau (quelques centaines de m/j), l’eau ne subit aucune filtration. De ce fait, la qualité des eaux d’exhaure dépend directement de la qualité des eaux d’infiltration. Par ailleurs, ce type d’aquifère est très sensible aux problèmes de turbidité. Lors de chaque épisode pluvieux, les particules fines sont remises en suspension induisant une turbidité plus ou moins importante au niveau des sources.
Ö
L’aquifère karstique.
Vaire-le-Petit
Plusieurs captages d’eau potable issue du karst profond sont recensés dans le secteur notamment celui de Novillars qui alimente la commune de Vaire-le-Petit, le captage de la Montoillotte (commune de Vaire-le-Petit) qui alimente Amagney, le captage de Vaire- le-Grand.
Ö
L’aquifère alluvial.
Il correspond à la nappe d'accompagnement de la rivière du Doubs qui suit son lit
majeur depuis Pont-de-Roide au Nord et se termine au Nord de la ville de Dole. Il concerne généralement les alluvions récentes du Doubs, dont l’épaisseur varie entre 3 et 8 m. Ces alluvions sont largement exploitées notamment par la ville de Besançon (puits de Thise). La masse d'eau a pour substratum les formations calcaires fortement karstifiées du Jurassique. Elle capte donc des sources issues de ces formations. La profondeur de la nappe est comprise entre 2 à 3 m avec un maximum de 4,9 m (données de 1996 à 2001). En période de crue la nappe inonde souvent les terrains supérieurs par débordement. Le sens d'écoulement est parallèle au Doubs. En période de basses eaux, la masse d'eau est drainée par le Doubs et son sens d'écoulement se dirige alors vers le cours d'eau. L’aquifère alluvial est donc en relation directe avec la rivière du Doubs qui la draine et l'alimente ponctuellement au cours des crues. En terme de vulnérabilité, cet aquifère est très différent de l’aquifère karstique puisque les vitesses sont de l’ordre de quelques mètres par jour et les alluvions possèdent naturellement un pouvoir filtrant.
Extrait du SDAGE – atlas du bassin RMC, Doubs aval
.
On
peut
encore
distinguer
deux
aquifères
karstiques,
à
savoir
l’aquifère
du
Jurassique moyen qui repose sur les marnes du Lias et l’aquifère du Jurassique supérieur séparé du premier par les marnes oxfordiennes. Dans certains cas, ils peuvent être en communication grâce aux nombreuses failles qui affectent les terrains. Rapport de présentation.
36
C a r t e
c o m m u n a l e
d e
V a i r e - l e - P e t i t
.R.D. 266 Le ruisseau
des Longeaux
Le Doub
s
5. L’hydrographie.
La commune de Vaire-le-Petit est riveraine du Doubs, rivière qui
en détermine les limites Sud avec la commune de Vaire-Arcier. Avec la Saône dont il est l'affluent principal, le Doubs est un des plus importants cours d'eau du centre-est de la France. Son histoire est mouvementée et sa vallée riche en activités humaines. Le nom de la rivière tient son nom du latin « Dubius », qui signifie douteux. Le
réseau
hydrographique
secondaire
est
essentiellement
représenté par un petit ruisseau en limite communale Nord : le ruisseau
des
Longeaux
.
Celui-ci
naît
sur
la
commune
voisine
d'Amagney pour ensuite s'écouler sur Vaire-le-Petit avant d'aller se jeter dans le Doubs au niveau de la commune de Novillars. Ö Le Doubs.
9
Réseau hydrographique.
Le Doubs naît sur le territoire de la commune de Mouthe, près
de la frontière suisse, à 937 m d’altitude, d'une exsurgence au pied du massif boisé du Noirmont. Il s’écoule d’abord vers le Nord-Est, traverse le lac Saint-Point et le lac de Chaillexon, puis après le « Saut du Doubs », il marque la frontière entre la Suisse et la France sur quelques dizaines de kilomètres.
Après un crochet de quelques kilomètres entièrement en Suisse, il change brutalement de direction et s’écoule vers l’Ouest, dans une vallée encaissée, creusée dans le plateau du Jura, utilisée par la R.N. 83 et par la voie ferrée Lyon-Strasbourg. Jusqu’à Besançon, c’est une véritable rivière de montagne qui circule dans une forte pente à travers un milieu géologique karstique (lit majeur rétréci, cours assez rectiligne). En aval de Besançon, cette énergie accumulée se dissipe dans des méandres formés par des dépôts de graviers. Le Doubs s’écoule ensuite dans la plaine de la Saône et conflue avec la Saône, en rive gauche, au niveau de la dépression de la Bresse, à Verdun-sur-le-Doubs (71), après un parcours de 430 km et un dénivelé de 765 m. La vallée du Doubs est globalement orientée Nord-Est / Sud-Ouest, elle est étroite et de pente moyenne de l’ordre de 0,6%. La commune de Vaire-le-Petit est située en totalité dans
le bassin versant du Doubs
.
Ce bassin versant couvre une superficie de 7 550 km
2
et s’étend sur trois départements
en France, le Doubs, le Jura et la Saône-et-Loire, ainsi que sur le Jura suisse. La largeur du bassin versant est presque constante, avec une moyenne d’une dizaine de kilomètres. Avec une superficie de 126 hectares, la commune de Vaire-le-Petit représente 0,01% du bassin versant total du Doubs.
Le Doubs
Rapport de présentation.
37
C a r t e
c o m m u n a l e
d e
V a i r e - l e - P e t i t
.Données de référence du Doubs de la station hydrométrique de Besançon, située à l’aval de Vaire-le-Petit : station U2512010 (source : Banque Hydro – Diren Rhône-Alpes/Bassin RMC).
Entre
Voujeaucourt
et
Saint-Vit,
le
Doubs
traverse
des
terrains
essentiellement
jurassiques
à
faciès
calcaires.
Ces
calcaires
sont
largement
fissurés
et
fracturés
donnant ainsi une morphologie de karst, ce qui induit des variations de débit.
Débits moyens inter-annuels (sur 56 ans)
Module (moyenne)
Fréquence
quinquennale sèche
Fréquence médiane
Fréquence
quinquennale humide
98,10 m
3 /s
(91,6 - 105,0)
76 m
3 /s
(68 - 83)
98 m
3 /s
(85 - 120)
120 m
3 /s
(110 - 130)
En bordure de la vallée du Doubs, la plupart des ruisseaux se perdent ainsi dans les séries calcaires et alimentent de grosses sources. L’existence de karst favorise une alimentation
très
soudaine
des
rivières.
De
par
les
formations
géologiques
sous-
jacentes, le bassin versant du Doubs se caractérise donc par une très faible densité de son réseau hydrographique ; on ne rencontre que peu d’affluents importants (la Loue, le Dessoubre, l'Allan ou Allaine, la Tille, la Clauge, la Sablonne, l'Orain, la Guyotte).
Basses eaux (sur 56 ans)
Fréquence
VCN 3
VCN 10
QMNA
Biennale
12 m
3 /s
14 m
3 /s
19 m
3 /s
Quinquennale sèche
9,90 m
3 /s
11 m
3 /s
13 m
3 /s
Le linéaire du Doubs compte plusieurs stations hydrométriques et hydrologiques, la station la plus proche de Vaire-le-Petit est celle de Besançon située à l’aval du secteur d'étude. D’une altitude de 236 m, cette station qui draine 4 400 km
2 , a été mise en
service en 1951. La station de Besançon contrôle 58% du bassin versant du Doubs, son débit spécifique est de 22,3 l/s/km
2
et son module de 98 m
3 /s.
Crues sur (38 ans)
Fréquence
Q J
QIX
Biennale
710 m
3 /s
720 m
3 /s
Quinquennale
940 m
3 /s
970 m
3 /s
Décennale
1100 m
3 /s
1100 m
3 /s
Vicennale
1200 m
3 /s
1300 m
3 /s
Cinquantennale
1400 m
3 /s
1500 m
3 /s
Centennale
non calculé
non calculé
9
Hydrologie et risques d’inondation.
- Le régime hydrologique du Doubs, irrégulier, est de type mixte pluvio-nival (fonction des
chute
de
pluie
et
de
neige).
Les
débits
moyens
mensuels
du
Doubs
sont
caractérisés par des hautes eaux de novembre à mars, puis par un abaissement des débits en été (de juin à septembre), avec un minima en juillet/août. Le débit de pointe de la crue centennale à Besançon a été estimé à 1750 m
3 /s
(estimation issue du dossier d’enquête publique du P.P.R.I. du Doubs central).
Maximums connus
Hauteur maximale instantanée
776 cm le 16/02/1990
Débit instantané maximum
1430 m
3 /s le 16/02/1990
Débit journalier maximum
1270 m
3 /s le 26/02/1957
- A
Vaire-le-Petit,
la
plaine
alluviale
du
Doubs
est
inondable.
Les
inondations
se
produisent par débordement de la rivière et par remontées de nappe. Les crues sont interviennent lors de précipitations importantes en durée et en intensité, aggravées l’hiver par de brusques radoucissements entraînant une fonte brutale du manteau neigeux ; les crues de référence se rapportent aux années 1910, 1983 (mai), 1990 (février), 1999 (février), 2006 (mars). Un Plan de Prévention des Risques d’Inondation (P.P.R.I.) du Doubs Central a été approuvé par le préfet le 28 mars 2008. Le P.P.R.I. constitue une servitude d’utilité publique qui s’impose à la carte communale (voir chapitre « les risques » en page 42). C’est ainsi une vingtaine de constructions qui est concernée par le risque d’inondation (voir carte ci-contre) dont une douzaine qui est située en zone d’aléas fort ou très fort d'inondation
(voir
le
règlement
du
P.P.R.I.
dans
les
éléments
portés
à
titre
d’information). Remarque
:
Des arrêtés de catastrophe naturelle inondations et coulées de boue ont été pris en décembre 1982, mai 1983, février 1990 et décembre 1999.
Rapport de présentation.
38
C a r t e
c o m m u n a l e
d e
V a i r e - l e - P e t i t
.Doubs à Vaire-Arcier
9
Qualité des eaux.
Fiches SEQ Eau (source : site internet « rdb.eaurmc.fr »).
PHYSICO-CHIMIE PAR ALTERATION en 2004
Matières organiques et oxydables
APTITUDE AUX USAGES DE L'EAU
ALTERATIONS
QUALITE DE L'EAU
APTITUDE
A LA
BIOLOGIE
AEP
LOIS
IRRI
ABR
AQU
81
81
Matières azotées
73
73
Nitrates
55
63
Matières phosphorées
76
76
Particules en suspension
75
93
Température
99
99
Minéralisation
87
Acidification
77
77
Effet des proliférations végétales
69
69
Microorganismes
39
Micropolluants minéraux sur bryophytes
90
Micropolluants minéraux sur sédiments
36
Pesticides sur eau brute Pesticides sur sédiments HAP sur sédiments
35
35
PCB sur sédiments
45
Micropolluants organiques sur sédiments
BIOLOGIE en 2004
Indice Biologique Global Normalisé
Groupe Faunistique Indicateur
Indice Biologique Diatomées
(IBGN)
(GFI)
(IBD)
Très bonne
AEP :
alimentation en eau potable
Bonne
LOIS :
loisirs aquatiques
Moyenne
IRRI :
irrigation
Médiocre
ABR :
abreuvage
Mauvaise
AQU :
aquaculture
48
Indice de qualité ou d'aptitude à la biologie
HAP :
hydrocarbures aromatiques polycycliques
Absence ou insuffisance de données
PCB :
polychlorobiphényles
MeS :
matières en suspension
APTITUDE AUX USAGES DE L'EAU
ALTERATIONS
QUALITE DE L'EAU
APTITUDE
A LA
BIOLOGIE
AEP
LOIS
IRRI
ABR
AQU
85
85
Matières azotées
78
78
Nitrates
60
64
Matières phosphorées
81
81
Particules en suspension
70
90
Température
100
100
Minéralisation
86
Acidification
77
77
Effet des proliférations végétales
68
68
BIOLOGIE en 2007
Indice Biologique Global Normalisé
Groupe Faunistique Indicateur
Indice Biologique Diatomées
(IBGN)
(GFI)
(IBD)
APTITUDE AUX USAGES DE L'EAU
ALTERATIONS
QUALITE DE L'EAU
APTITUDE
A LA
BIOLOGIE
AEP
LOIS
IRRI
ABR
AQU
75
75
Matières azotées
79
79
Nitrates
57
63
Matières phosphorées
80
80
Particules en suspension
52
76
Température
96
96
Minéralisation
86
Acidification
77
77
Effet des proliférations végétales
65
65
Micropolluants minéraux sur bryophytes
88
Micropolluants minéraux sur sédiments
57
HAP sur sédiments
51
51
PCB sur sédiments Micropolluants organiques sur sédiments
L’objectif fixé par le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux
(SDAGE) de parvenir à une bonne qualité des eaux du Doubs est déjà atteint dans certaines parties de la rivière. La station "qualité des eaux superficielles" de référence est celle située sur le territoire de la commune de Vaire-Arcier. Cette station a fait l'objet d'un suivi régulier, par la Diren de Franche-Comté, de la qualité des eaux du Doubs depuis 1979. Les données détaillées, datant de 2004, 2006 et 2007, sont présentées dans les tableaux ci-contre et ci dessous. Nous en retiendrons les principaux éléments suivants. Les dernières analyses réalisées dénotent d’une qualité biologique bonne - classe 1B. L'objectif de qualité n’est pas toujours respecté, le facteur le plus limitant étant les nitrates
(issus
de
la
transformation
des
apports
organiques
domestiques
et
du
lessivage des terres agricoles).
PHYSICO-CHIMIE PAR ALTERATION en 2007
Matières organiques et oxydables
PHYSICO-CHIMIE PAR ALTERATION en 2006
Matières organiques et oxydables
LEGENDE
Qualité ou aptitude
Rapport de présentation.
39
C a r t e
c o m m u n a l e
d e
V a i r e - l e - P e t i t
.En 1997, on observait une altération de la qualité de l’eau en raison d’apports
domestiques et agricoles, ainsi qu’une dégradation physique du milieu (curage du ruisseau). Les données détaillées sont présentées ci-dessous.
Le Doubs est également touché par d’importantes proliférations végétales (phénomène appelé
« eutrophisation »).
Ces
développements
végétaux
excessifs
observés
en
période d’étiage, résultent d’un enrichissement des eaux en nitrates et phosphates et sont favorisés par l’ensoleillement et le réchauffement des eaux. Ils sont en partie responsable
de
la
dégradation
des
habitats
aquatiques
et
de
la
disparition
concomitante de la faune d’invertébrés la plus sensible.
Ruisseau des Longeaux à Novillars
Fiche SEQ Eau (source : site internet « rdb.eaurmc.fr »). PHYSICO-CHIMIE PAR ALTERATION en 1997
Matières organiques et oxydables Microorganismes
Du
fait
de
la
présence
de
matières
organiques
et
oxydables
et
de
proliférations
végétales, le Doubs s'avère donc inapte à un usage de l'eau sur le secteur d’études : l'alimentation en eau potable.
APTITUDE AUX USAGES DE L'EAU
ALTERATIONS
QUALITE DE L'EAU
APTITUDE
A LA
BIOLOGIE
AEP
LOIS
IRRI
ABR
AQU
81
81
Matières azotées
73
73
Nitrates
55
63
Matières phosphorées
76
76
Particules en suspension Température
99
99
Minéralisation Acidification
77
77
Effet des proliférations végétales
69
69
BIOLOGIE en 1997
Indice Biologique Global Normalisé
Groupe Faunistique Indicateur
Indice Biologique Diatomées
(IBGN)
(GFI)
(IBD)
L'aptitude à satisfaire l'irrigation, l'abreuvage des animaux, la pisciculture est quant à elle systématiquement satisfaisante. Par ailleurs, les prélèvements réalisées sur la macrofaune benthique en 2004 et 2007 ont mis en évidence de bons résultats avec une population riche et variée (IBGN bon et en amélioration).
Ö
Le ruisseau des Longeaux.
Si
aucune
donnée
quantitative
n'est
disponible
concernant
le
ruisseau
des
Longeaux, quelques données qualitatives existent, bien qu’elles soient relativement anciennes.
La station "qualité des eaux superficielles" de référence est celle située sur le territoire de Novillars,
voisin
de
Vaire-le-Petit.
Cette
station a fait l'objet de mesures, par la Diren de Franche-Comté, de la qualité des eaux du ruisseau des Longeaux en 1997. De plus, l’étude
« qualité
des
eaux
superficielles
-
affluents du Doubs (données 1996-1997) », réalisée en décembre 1998 (DIREN, Agence de l’Eau, Région de Franche-Comté) apporte quelques éléments.
Ces analyses dénotaient d’une qualité médiocre - classe 3. L'objectif de qualité n'était pas respecté, les facteurs les plus limitants étant :
- les micro-organismes, pollution la plus fréquente et la plus contraignante ; leur présence est inhérente aux systèmes karstiques de la région qui n'offre aucune filtration naturelle. - les matières azotées, - les nitrates (issus de la transformation des apports organiques domestiques et du lessivage des terres agricoles).
Ce
ruisseau
est
alimenté
par
diverses
sources
qui
prennent
naissance
dans
le
secteur
des
hameaux
« les
Longeaux »
(commune
d’Amagney),
à
la
base
de
l’Argovien reposant sur l’Oxfordien.
Les analyses montraient une pollution organique importante après la traversée de l’agglomération de Novillars. Cette dégradation était toutefois perceptible en amont du cours d’eau, plus particulièrement à l’aval de la lagune d’Amagney. Du fait de la présence de matières organiques et oxydables et de matières azotées, le ruisseau des Longeaux s'avérait donc inapte à deux usages de l'eau sur le secteur d’études : l'alimentation en eau potable et l'aquaculture.
Son
bassin
versant,
d’une
superficie
de
7,5 km
2
environ,
comporte
une
forte
proportion
de
zones
humides
qui
régulent
son débit, en période estivale.
Par ailleurs, les prélèvements réalisées sur la macrofaune benthique en 1997 ont mis en évidence des résultats moyens et une population peu riche (IBGN moyen).
Après un parcours de 5,5 km, le ruisseau se jette
dans
le
Doubs
au
niveau
de
la
commune de Novillars.
Rapport de présentation.
40
C a r t e
c o m m u n a l e
d e
V a i r e - l e - P e t i t
.Ö
Le Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux
(SDAGE).
Extrait du tableau de bord du SDAGE RMC
- Panoramique 2000
Module "Zones humides".
La loi sur l’eau du 3 janvier 1992, instaurant l’eau et les milieux aquatiques comme
un patrimoine fragile et commun à tous, a mis en place des outils de planification décentralisés pour la mise en œuvre de la gestion globale et équilibrée de l’eau et des milieux aquatiques :
- les Schémas Directeurs d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) ont été élaborés
pour
chacun
des
6
grands
bassins
hydrographiques
français.
Ils
déterminent
les
orientations
fondamentales
d’une
gestion
équilibrée
de
la
ressource en eau et les aménagements à réaliser pour les atteindre. - les Schémas d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) sont élaborés à une
échelle
plus
locale
pour
des
unités
hydrographiques
cohérentes
(bassin
versant d’une rivière, aquifère, ou zone homogène du littoral par exemple), par les Commissions Locales de l’Eau. Aucun SAGE ne concerne le territoire communal de Vaire-le-Petit et le bassin du Doubs en général.
La
commune
de
Vaire-le-Petit
appartient
au
bassin
Rhône-Méditerranée-Corse,
territoire « Doubs aval ». Elle est donc soumise aux orientations du Schéma Directeur d'Aménagement
et
de
Gestion
des
Eaux
qui
s'applique
à
ce
périmètre
et
a
été
approuvé le 20 décembre 1996. Les dix orientations fondamentales du SDAGE sont :
1. Poursuivre toujours et encore la lutte contre la pollution. 2. Garantir une qualité d'eau à la hauteur des exigences des usagers. 3. Réaffirmer l'importance stratégique et la fragilité des eaux souterraines. 4. Mieux gérer avant d'investir. 5. Respecter le fonctionnement naturel des milieux. 6. Restaurer ou préserver les milieux aquatiques remarquables. 7. Restaurer d'urgence les milieux particulièrement dégradés. 8. S'investir plus efficacement dans la gestion des risques. 9. Penser la gestion de l'eau en termes d'aménagement du territoire. 10. Renforcer la gestion locale et concertée.
Le SDAGE soulève le problème de la dégradation de la qualité et de l’eutrophisation excessive du Doubs et de ses affluents, aggravée lors des périodes d’étiages. L’ensemble du bassin versant de la Saône a été déclaré « zone sensible » au titre de la directive CEE « Eaux Résiduaires Urbaines » du 21 mai 1991 et « zone vulnérable aux nitrates » au sens du décret n° 93-1038 du 27 août 1993. Pour commencer à enrayer le processus d'eutrophisation, le SDAGE a fixé la teneur maximale en PO4 dans les rivières à 0,20 mg/l.
Le SDAGE n’est pas opposable aux tiers mais il est opposable à l’administration
(Etat, collectivités locales et établissements publics). En d’autres termes, toutes les décisions
administratives
dans
le
domaine
de
l’eau
prises
par
les
collectivités
territoriales, ainsi que les autorisations délivrées par l’Etat, doivent être compatibles avec les préconisations formulées par le SDAGE.
La protection des zones humides et de leurs fonctions (épuration des eaux, écrêtement des
crues
…)
apparaît
comme
un
enjeu
fort
et
prioritaire
du
bassin
Rhône-
Méditerranée-Corse. Un des objectifs du SDAGE est d’arrêter la disparition de ces milieux et d’assurer leur pérennité. Des inventaires régionaux ou locaux des zones humides sont en cours de réalisation. Rapport de présentation.
41
C a r t e
c o m m u n a l e
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V a i r e - l e - P e t i t
.6. Les risques.
Il comporte donc un règlement (voir les éléments portés à titre d’information) qui définit les usages du sol et les mesures de prévention et un document cartographique qui détermine trois zones réglementaires :
- la zone rouge : zone inconstructible,
En raison de la situation et des caractéristiques physiques de son territoire, Vaire-le-
Petit est soumis à différents risques.
- la zone bleue foncé : zone inconstructible autorisant toutefois l’extension limitée de l’existant,
Le dossier départemental des risques majeurs dans le Doubs, diffusé en janvier 2003, récapitule
les
risques
potentiels
affectant
les
communes
sur
l’ensemble
du
département. Pour la commune de Vaire-le-Petit, il mentionne particulièrement le risque localisé « inondation » et le risque diffus lié aux aléas météorologiques, au transport de matières dangereuses (canalisation, route et voie ferrée), sismique et risque nucléaire.
- la zone bleue clair : zone constructible avec des prescriptions visant à protéger les biens et les personnes du risque d’inondation.
Le village ancien de Vaire-le-Petit est concerné par le P.P.R.I. (voir chap. hydrographie) qui constitue une servitude d’utilité publique qui s’impose à la carte communale.
Ö
Risque d’inondation.
Ö
Risque de mouvement de terrain.
La commune est concernée par le risque d’inondation identifié dans le dossier
départemental
des
risques
majeurs
et
dans
le
Plan
de
Prévention
des
Risques
Inondation (P.P.R.I.) du Doubs Central approuvé par le préfet le 28 mars 2008.
L'Atlas des secteurs à risque [prévention du risque "mouvement de terrain" dans le
département
du
Doubs
(janvier
2001)]
répertorie
un
secteur
à
risques
lié
aux
mouvements de terrain sur la commune de Vaire-le-Petit.
Le P.P.R.I. a un objectif double : éviter les constructions en zone inondable et préserver les champs d’inondations. Ce document définit des zones de protection dans lesquelles l’usage du sol est réglementé.
La présence de lignes de falaise dans les calcaires au Nord-Est de la commune (lieu-dit « Combe au Quartier ») est à l’origine de risques d'éboulement. L'Atlas des secteurs à risque classe ce secteur en :
. zone « potentielle de chutes de pierres et de blocs » affectée d'un aléa de niveau 1 (aléa fort),
Carte réglementaire du P.P.R.I. approuvé le 28 mars 2008
. zone « de falaise » (« falaises et versants rocheux très pentés à l'origine de chute de pierres et de blocs ») affectée d'un aléa de niveau 1 (aléa fort).
Remarque :
En 2009, des éboulements se sont produits au niveau des reliefs en bordure de la voie SNCF et de la R.D. 245 (lieux-dits « Dessous la Roche et Barrière du Doubs », « Grandes Vignes Ouest »).
Ö
Risque lié au transport d’hydrocarbures par canalisation.
Depuis 1962, l’extrémité Sud-Est territoire communal de Vaire-le-Petit est traversée
par deux pipelines de transport d’hydrocarbures liquides, exploités par la société du pipeline Sud européen. Ils génèrent des servitudes d’utilité publique. La limitation de l’urbanisation fixe un éloignement de 15 m pour les constructions à usage d’habitation et de 40 m pour les établissements recevant du public.
Ö
Risque sismique.
Un zonage sismique de la France a été élaboré sur la base de 7 600 séismes
historiques et instrumentaux et des données tectoniques, pour l’application des règles parasismiques de construction. La commune de Vaire-le-Petit est située dans une zone de sismicité négligeable mais non nulle ou il n’existe pas de prescriptions parasismiques particulières. Des séismes ont été ressentis à Vaire-le-Petit le 23/02/2004 (épicentre à Baume-les- Dames) et le 22 février 2003 (épicentre à Rambervillers) Le zonage sismique est en cours de révision sur le territoire national.
Rapport de présentation.
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.LES MILIEUX NATURELS ET AGRICOLES.
Outre la diversité des espèces végétales qui la composent, les massifs forestiers présentent un grand intérêt pour la faune (lieu d'habitat et de nourrissage) et constituent un élément majeur dans la formation des paysages. En effet, ils forment des "barrières visuelles" sur les horizons, servent également de repères et marquent les reliefs.
L'étude du milieu naturel s'est déroulée en octobre 2007 et juin 2008. Les divers
types de biotopes qui composent le territoire communal ont été parcourus à au moins deux reprises afin de noter les espèces végétales présentes et d'observer la faune. Ces dernières investigations consistaient en des observations directes (observations de l'avifaune, observations de certains mammifères lors de la recherche de nourriture, lors de la
migration
gagnage
-
remise)
et
en
des
observations
indirectes
(indices
de
présence générés par des traces, fèces, pelotes,...).
La forêt communale, d'une surface de 33 ha environ, est traitée en futaie régulière sur 4,07 ha, en futaie jardinée par pieds d’arbres sur 3,90 ha et en futaie irrégulière par pieds d’arbres sur 24,33 ha. Les bois de plus petite taille ont eux aussi un fort intérêt écologique : ils servent de refuge pour la faune en transit entre les massifs de plus grande taille, ils constituent également un lieu de vie pour de nombreux oiseaux et pour les petits mammifères. Enfin, ils ont un rôle paysager similaire aux grands massifs boisés.
Ce type de renseignements obtenu par des investigations de terrain est forcément incomplet.
Nous
avons
donc
complété
ces
données
initiales
par
des
recherches
bibliographiques (consultation de l'ONF, de la DIREN, et de diverses études réalisées sur le secteur), afin d'obtenir les informations les plus complètes possible. Il ne s'agit pourtant pas d'un inventaire exhaustif de la faune et de la flore du territoire communal.
La commune comporte ainsi un autre boisement important notamment sur le plan paysager puisqu’il se situe sur la butte de la Montoillotte, dans la partie Nord de la commune. On y rencontre quelques résineux. Les
boisements,
de
par
la
diversité
des
espèces
végétales
et
animales
qui
la
composent, présentent donc un intérêt écologique certain.
1. Les milieux rencontrés.
Ö
Les cultures.
On rencontre six grands types de milieux sur la commune : les boisements, les
cultures, les prairies, les pelouses sèches, les milieux liés à l’eau.
Elles représentent la majeure partie de l’espace agricole sur la commune. On les
trouve majoritairement au Nord de la R.D. 683.
Ö
Les boisements.
Le maïs est couramment rencontré sur la commune, au même titre que d'autres céréales comme l'orge ou le blé. On rencontre également des oléagineux du type colza ou encore tournesol.
A
l'échelle
communale,
deux
grands
types
d'espaces
boisés
peuvent
être
différenciés : les bois constitués de l'Est de la commune situés sur la colline, les micro- boisements et boisements linéaires de la plaine alluviale.
C'est un milieu pauvre puisqu'il se résume à l'espèce végétale cultivée. Il représente surtout
pour
la
faune
un
lieu
de
nourrissage
(Sangliers,
Chevreuils,
Rongeurs
et
Passereaux).
Les bois constitués de l'Est représentent un ensemble forestier de taille importante d'autant
plus
qu'ils
sont
en
continuité
avec
ceux
de
la
commune
de
Deluz.
Ce
boisement communal, le "Bois de la Chaux", est géré et exploité par l’ONF.
Les cultures, de par leur fort degré d'artificialisation, sont d'un faible intérêt écologique.
La plus grande partie de cette forêt est située sur un versant Sud, le sous-sol étant constitué de bathonien calcaire sous forme de dalle compacte. La pente est de l’ordre de 20%. Ces deux éléments conjugués font que l’ensemble du versant Sud présente un sol extrêmement superficiel de type rendzine. Seuls les sols de la pointe Nord-Ouest du massif et d’une combe présente au Nord sont profonds et frais de type sol brun calcaire. Les espèces arborées qui y sont le plus représentées sont le Chêne sessile (82%), le pin noir d’Autriche (16%) et pour 2% divers feuillus. Rapport de présentation.
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.Ö
Les pelouses sèches.
Ö
Les prairies et pâtures.
On les trouve au contact de la zone urbanisée, coincées entre l’urbanisation, la
R.D. 683 et la voie ferrée.
Elles occupent une surface réduite au sein du périmètre d'étude. On dénombre
deux localisations pour ces pelouses sèches, toutes deux situées à l’Est du village sur la butte du Bois de la Chaux.
Il s'agit le plus souvent de prairies et de pâtures mésophiles. Elles présentent une faune et une flore assez variées. Le pâturage fait évoluer la composition végétale de ce milieu : le piétinement par les animaux conduit à la disparition de certaines espèces au profit d'autres plus résistantes. De même, les espèces qui ne sont pas broutées se développent plus facilement.
Ainsi, l’une des pelouses sèches est localisée le long de la voie ferrée sur la parcelle OB 357 au lieu-dit « Bois de la Chaux ». La strate herbacée y domine
encore,
malgré
une
évolution
très
progressive
vers
le
boisement.
Celle-ci
est
entretenue par l’ONF afin d’éviter la fermeture de ce milieu.
La flore est typique des milieux mésophiles calcaires et présente une grande diversité de plantes communes de ces milieux : Dactyle aggloméré, Pâturin annuel, Fétuque des prés, Ray gras anglais, Trèfle rampant, Pissenlit, Plantain lancéolé, Renoncule âcre, Rumex petite oseille, Grande Marguerite, Brunelle, Camomille, etc.
L’autre
zone
de
pelouses
sèches
se
situe
toujours en bordure de la voie ferrée, à l’Est du territoire
communal,
au
niveau
des
parcelles
OB313, 314 et 316 au lieu-dit « les Essards Jean Ravier ». Celle-ci s’est ainsi développée sur le versant Sud de la butte du Bois de la Chaux.
L'ensemble de ces éléments confère à ces prairies et pâtures une valeur écologique moyenne. On trouve par endroit quelques prairies à tendance hydromorphes. Dans les zones les plus
humides
des
plantes
inféodées
à
ces
milieux
viennent
renforcer
la
diversité
floristique des prairies : Jonc aggloméré, Renoncule rampante.
Ces
pelouses
sèches
contribuent
à
la
biodiversité
des
milieux
naturels
de
Vaire-le-
Petit et sont d'un intérêt écologique certain, du fait même du caractère du milieu.
Ö
Les vergers.
Les vergers sont peu nombreux sur la commune de Vaire-le-Petit. Ils se situent pour la quasi-totalité
dans
la
partie
Sud
du
territoire,
entre
le
Doubs
et
les
premières
habitations du village.
Ö
Les milieux liés à l’eau.
Ils constituent un milieu de transition entre l’espace bâti et le milieu naturel créant ainsi un effet de lisière.
Les
berges
du
Doubs
sont
par endroits accompagnées d'une ripisylve composée
principalement
d'une
strate
herbacée
diversifiée.
Cette
ripisylve
joue
un
rôle
particulièrement important dans la stabilité des berges.
Ce type de milieu, bien qu'il n'offre pas une grande diversité faunistique et floristique, présente un fort intérêt sur le plan paysager.
Hormis les berges du Doubs on recense au Nord-Est de la commune le ruisseau des Longeaux au voisinage duquel
se
développe
une
flore
typique
des
milieux
humides.
Cette
zone
communique
avec
la
combe
située au lieu-dit "Montoillote" au Nord de la R.D. 683 qui présente, elle aussi, un caractère humide. On notera également l’évolution de l'ancienne carrière à l’Ouest de la commune, non loin de la bordure du Doubs, où l’on constate des remontées de nappes, la zone étant ainsi colonisée par des espèces de zones humides. Sur le plan faunistique, ces milieux recèlent un intérêt ornithologique non négligeable. Cette faune se compose d'espèces inféodées au milieu aquatique.
Rapport de présentation.
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.2. La faune.
- le Bruant jaune (Emberiza citrinella) - le Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) - le Bruant zizi (Emberiza cirlus)
La faune se répartit et se déplace dans les différents milieux cités précédemment.
- les Milans noir et royal (Milvus migrans et milvus) - la Buse variable (Buteo buteo)
Ö
La faune du milieu forestier.
- le Moineau domestique (Passer domesticus) - le Chardonneret élégant (Carduelis carduelis)
De nombreuses espèces sont inféodées aux forêts, même si elles transitent vers les
milieux ouverts pour se nourrir. C'est le cas de mammifères tels que :
Parmi les mammifères, les rongeurs sont les plus représentés :
- le Blaireaux (Meles Meles)
- le Campagnol agreste (Microtus agrestis)
- le Chevreuil (Capreolus capreolus)
- la Musaraigne (Crocidura russula)
- l'Ecureuil (Sciurus vulgarus)
- le Campagnol des champs (Microtus arvalis)
- le Mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus)
- la Taupe (Talpa europea)
- le Renard roux (Vulpes vulpes)
- le Mulot (Apodemus sylvaticus)
- le Sanglier (Sus scrofa)
Lorsque
des
buissons
et
des
haies
sont
présents,
d'autres
espèces
sont
observables,
en
particulier
si
ces
éléments
se
composent
à
la
fois
d'une
strate
buissonnante
et
d'une
strate
arborée.
Outre
les
espèces
citées
ci-dessus
sont
communément visibles :
L'avifaune présente une grande diversité. Elle étend également son territoire sur les espaces plus ouverts, et au niveau de boisements plus petits (vergers, haies, landes). On peut observer entre autres :
- l'Accenteur mouchet (Prunella modularis)
- la Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla)
- le Bouvreuil pivoine (Pyrrhula pyrrhula)
- la Pie bavarde (Pica pica)
- le Pinson des arbres (Fringilla coelebs)
- le Geai des chênes (Garrulus glandarius)
- la Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla)
- le Pinson des arbres (Fringilla coelebs)
- la Fauvettes des jardins (Sylvia borin)
- la Mésange bleue (Parus caeruleus)
- la Mésange à longue queue (Aegithalos caudatus),
- la Mésange charbonnière (Parus major)
- le Verdier (Carduelis chloris)
- le Rouge-gorge (Erithacus rubecula)
- la Grive draine (Turdus viscivorus)
- le Merle noir (Turdus merula)
- la Belette (Mustela nivalis)
- la Sitelle torchepot (Sitta europaea)
- la Fouine (Martes foina)
- le Pic épeiche (Dendrocopos major)
- le Lapin (Oryctogalus cuniculus) ou le Lièvre (Lepus capensis),
- le Pic vert (Picus viridis)
- le Hérisson (Erineaceus europaeus)
Ö
La faune des milieux ouverts (cultures, prairies et pâtures, pelouses sèches) et des vergers.
et autres petits mammifères…
Les vergers sont fréquentés par de nombreuses espèces dont l'habitat se trouve
ailleurs (haies, buissons ou milieu forestier). La faune y est commune à celle des milieux ouverts décrits ci-avant.
Les espaces ouverts sont surtout des zones de nourrissage des animaux, et peu
d'espèces y vivent en permanence ou s'y reproduisent. De nombreux passereaux et autres oiseaux affectionnent particulièrement ces endroits :
- l'Alouette des champs (Alauda arvensis) - l'Etourneau sansonnet (Sturnus vulgaris)
Rapport de présentation.
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.3. La flore.
Ö
La faune riveraine du Doubs et des milieux humides.
La faune riveraine d'un cours d'eau n'est présente que lorsque ce dernier est
accompagné d'une ripisylve. On peut alors observer les espèces suivantes :
Ö
Les formations boisées.
- le Héron cendré (Ardea cinerea) / ci-contre
Il existe sur la commune de Vaire-le-Petit plusieurs types de boisements, dont les
plus importantes en surface sont :
- la Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea) - le Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus) - le Canard colvert (Anas platyrhynchos)
9
La chênaie-charmaie thermoxérophile.
- le Martin pêcheur (Alcedo atthis)
Elle représente sur la commune une surface d'environ 28 ha, et correspond à la
partie Sud du Bois de la Chaux. Elle est essentiellement constituée par le Chêne sessile (Quercus petraea). Elle est également caractérisée par le Pin noir d’Autriche (Pinus nigra), l'Alisier des bois (Sorbus torminalis) et le Charme (Carpinus betulus).
- la Poule d'eau (Gallinula chloropus)
La strate arbustive se compose majoritairement de Buis (Buxus sempervirens).
Les
passereaux
des
prairies
et
pâtures
fréquentent
également ce milieu.
La strate herbacée présente des espèces à affinités méridionales :
Le Doubs abrite 31 espèces de poissons dont 4 d'intérêt communautaire. Trois
d'entre eux, le Toxostome, le Blageon et le Chabot présentent des populations stables ou en augmentation. Une autre espèce, la Bouvière, en régression, est un excellent indicateur de la qualité de l'eau. On trouve également les espèces suivantes : Brème, Spirlin, Ablette, Loche franche, Barbeau, Carpe, Brochet, Goujon, Vandoise, Truite, Vairon, Gardon , Tanche…
- quelques pieds de jonquille (Narcissus X) au Sud-Ouest de ce peuplement (parcelle 6) - Hélianthème nummulaire (Helianthemum nummularium) - Cytise couché (Cytisus supinus) - Oeillet des chartreux (Dianthus carthusianorum)
9
La chênaie-hêtraie-charmaie
mésotrophe.
Ö
La faune des zones urbanisées.
Elle représente sur la commune une surface d'environ 2 ha au niveau du Bois de la
Chaux mais est présente également au niveau de la butte de la Montoillotte. Au niveau du Bois de la Chaux elle correspond à la pointe Nord-Ouest et à la combe que l’on trouve
dans
sa
moitié
Nord.
L’espèce
la
plus
répandue
est
le
Chêne
pédonculé
(Quercus ). Elle est également caractérisée par le Hêtre (Fagus sylvatica), le Frêne (Fraxinus excelsior) et le Merisier (Prunus avium) espèces toutes localisées au niveau de la combe.
Les plantations d'arbres et les jardins, les espaces verts du bourg de Vaire-le-Petit
accueille une faune assez banale, avec entre autres :
- la Bergeronnette grise (Motacilla alba) - le Moineau friquet (Passer montanus) - l'Hirondelle de fenêtre (Delichon urbica) - la Pie bavarde (Pica pica)
La strate arbustive se compose des espèces suivantes :
- le Martinet noir (Apus apus)
- le Houx commun (Ilex aquifolium)
- le Pinson des arbres (Fringilla coelebs)
- le Noisetier (Corylus avelana)
- la Mésange bleue (Parus caeruleus)
- la Ronce arbrisseau, ou Mûrier (Rubus fructicosus)
- le Rouge gorge (Erithacus rubecula) - la Mésange charbonnière (Parus major)
La strate herbacée présente des espèces assez communes notamment :
- le Rouge-queue noir (Phoenicurus ochruros)
- le Lierre terrestre (Glechoma hederacea)
- le Moineau domestique (Passer domesticus)
- la Fougère aigle (Pteris aquilina)
- la Tourterelle turque (Streptopelia decaocto)
- le Paturin commun (Poa trivialis)
- la Chouette hulotte (Strix aluco
)
- la Luzule des bois (Luzula sylvatica)
Rapport de présentation.
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.Ö
Les prairies de fauches et pâtures.
Ö
Les pelouses sèches.
Elles occupent surtout les espaces de la commune situés au contact du bourg. On
peut en distinguer deux types :
Si l’on retrouve au sein de ces espaces nombre d’espèces
communes aux prairies et pâtures on signalera la présence d’une flore plus particulière liée à l’orientation de ces espaces (versant
Sud)
et
à
la
nature
du
sol
(sol
peu
épais
sur
calcaires) :
9
Les prairies et pâtures mésophiles.
- l’Ornithogale en ombelle (Ornithogalum umbellatum)
Ce type de prairie est le plus couramment rencontré, à l'exception des parties les
plus basses (notamment à proximité du Doubs). Elles se développent sur des sols aérés et profonds, voire faiblement hydromorphes. Les espèces qui la composent varient selon leur mode d'utilisation (fauche ou pâturage).
l’Orchis buffon Ö
La végétation des berges du Doubs et des zones humides.
Dans les prairies fauchées, les graminées dominent :
- le Brome mou (Bromus hordeaceus)
Les berges du Doubs (ripisylve) se compose de :
- le Fromental (Arrhenatherum elatius)
- l'Armoise champêtre (Artemisia campestris)
- la Berce commune (Heracleum sphondylium)
- le Dactyle aggloméré (Dactylis glomérata)
- la Marguerite (Leucanthemum vulgare)
- la Salicaire commune (Lythrum salicaria)
- le Pâturin commun (Poa trivialis)
- le Roseau commun (Phragmites australis)
- le Dactyle aggloméré (Dactylis glomérata)
- la Prêle des marais (Equisetum palustre)
- la Phléole des prés (Phleum pratense)
- le Gaillet gratteron (Galium aparine)
- la Fétuque des prés (Festuca pratensis)
- le Pâturin commun (Poa trivialis)
- le Plantain majeur (Plantago major)…
- le Saule cendré (Salix cinerea) - la Grande ortie (Urtica dioica)
Les prés régulièrement pâturés présentent des espèces communes et ubiquistes telles que :
- l'Osier blanc (Salix viminalis) - le Saule fragile (Salix fragilis)
- la Centaurée jacée (Centaurea jacea) - le Ray grass anglais (Lolium perenne)
Végétation rivulaire du Doubs
Les zones humides comportent des espèces typiques de leur milieu :
- la Pâquerette (Bellis perennis)
- le Jonc aggloméré (Juncus conglomeratus)
- le Trèfle blanc (Trifolium alba)
- la Renoncule rampante (Ranunculus repens)
- le Pissenlit (Taraxacum ruderalia)
- la Laîche paniculée (Carex paniculata)
- le Trèfle des prés (Trifolium pratense) - le Plantain lancéolé (Plantago lanceolata)
A noter que le Peuplier est également présent dans les zones humides en particulier au Nord en bordure de la R.D. 683.
9
Les pâtures fraîches.
Des
pâtures
fraîches
se
situent
à
l’Ouest
et
au
Nord
du
territoire.
Elles
se
développent
sur
des
sols
hydromorphes.
Elles
se
distinguent
par
l'abondance
de
Pissenlit (Taraxacum ruderalia) et de Bouton d'or (Ranunculus acris). On y trouve également de nombreuses espèces communes aux prairies et pâtures mésophiles.
Zone humide au Nord et en bordure de la RD 683
Rapport de présentation.
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.Les sites « Natura 2000 » ont ainsi pour objectifs la préservation des richesses et de l’identité en conciliant milieu naturel et activités humaines. Ils doivent ainsi être gérés conformément au cahier d’objectifs élaborés localement et en concertation.
Ö
La Les vergers.
Les vergers présentent une flore peu diversifiée. On y trouve les arbres fruitiers
suivants :
Une zone Natura 2000 n’interdit pas la pratique des activités locales ni la réalisation de projets
territoriaux,
ceux-ci
devant
s’inscrire
dans
une
logique
de
développement
durable.
- le Cerisier
- le Prunier
- le Cognassier
- le Mirabellier
- le Pommier
- le Noyer
Site NATURA 2000 « Moyenne Vallée du Doubs »
Sous les arbres fruitiers se développe une strate herbacée similaire à celle des pâtures ou prairies mésophiles.
Site d’Importance Communautaire (SIC) FR4301294
Zone de Protection spéciale (ZPS) FR4312010
Dans le village, les vergers accompagnent les jardins, contribuant à l’image champêtre du village. Quelques vieux murs de pierre sont également colonisés par une végétation typique (Asplenium, Sedum…).
Son
intérêt
est
lié
la
vallée
du
Doubs
qui
présente
une
richesse
faunistique
et
floristique.
4. Le patrimoine écologique.
Ö
Les directives « Oiseaux » et « Habitats, Faune et Flore ».
Les
milieux
naturels
de
Vaire-le-Petit
font
l'objet
de
deux
zonages
environnementaux réglementaires : une ZPS (Zone de Protection spéciale) et un SIC (Site d’Importance Communautaire) se rapportant tous deux au réseau Natura 2000. Natura 2000 est un réseau de sites naturels visant à préserver les espèces et les habitats menacés et/ou remarquables sur le territoire européen, et ce dans un cadre global de développement durable. Natura 2000 cherche donc à concilier activités humaines et protection des milieux naturels afin de répondre aux enjeux environnementaux planétaires et locaux. Natura 2000 est fondé sur deux directives :
- la directive « Habitat » du 21 mai 1992 qui impose la délimitation de zones de
conservation
des
habitats
naturels
représentatifs
d’écosystèmes
spécifiques à chaque région biogéographique (ZSC), - la directive « Oiseaux » du 2 avril 1979 qui impose la délimitation de zones destinées
à
la
nidification
d’oiseaux
sauvages
menacés
d’extinction
(ZPS).
Natura 2000 est donc un réseau composé de deux types de sites : les ZSC (Zones
Spéciales
de
Conservation)
et
les
ZPS
(Zones
de
Protection
Spéciales).
Sur la commune de Vaire-le-Petit la zone Natura 2000 comprend le Doubs
et ses berges. Rapport de présentation.
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.Avec la forêt, un certain nombre de milieux herbacées ont élu domicile sur les versants, les éboulis et les rebords de corniche bien exposés : pelouses xériques à anthyllide des montagnes,
pelouse
thermophile
à
brome
dressé
et
mélique
ciliée,
groupement
d’éboulis… Le substrat calcaire, le sol superficiel, l’exposition chaude et l’absence totale de fertilisation permettent la venue sur des superficies restreintes d’une flore et d’une faune remarquables.
A l’amont de Besançon, le Doubs emprunte une vallée relativement étroite, bordée au Nord par les Avants-Monts et au Sud par le Faisceau bisontin et le Lomont. Les versants pentus sont le plus souvent recouverts d’une forêt de feuillus entrecoupée de barres
rocheuses
et
d’éboulis.
Ces
forêts
de
pentes
dominent
quelques
prairies
humides. Ce paysage typique est constitué en grande partie d’habitats d’intérêt communautaire propices notamment à de nombreuses espèce d’oiseaux remarquables.
Les nombreuses falaises de la vallée permettent ainsi la nidification d’oiseaux typiques de ces milieux rupestres
4
notamment le Faucon pèlerin ou le Grand Duc d’Europe. Les
cavités des massifs calcaires abritent 18 espèces protégées de chauves-souris dont 9 d’intérêt communautaire.
Ainsi,
l’exposition
et
la
nature
du
substrat
(roche
calcaire,
formations
argileuses)
conditionnent la venue de plusieurs types forestiers :
- sur l’ubac, l’érablière à scolopendre souligne les basses falaises et les secteurs confinés sur éboulis grossiers. Il côtoie la chênaie-charmaie calcicole à érables, tilleuls
et
fougères
et
sur
des
terrains
mieux
stabilisés
la
chênaie-charmaie
calcicole à hêtre,
Par ailleurs, le Doubs abrite une faune piscicole remarquable avec 31 espèces de poissons dont 4 d'intérêt communautaire, cet effectif étant l'un des plus élevés du réseau hydrographique français.
- sur
l’adret,
ces
formations
sont
remplacées
respectivement
par
la
tiliaie-érablaie
(éboulis
grossiers sous barres rocheuses), la chênaie- charmaie
calcicole
thermophile
1
(éboulis
plus
stabilisés)
et
la
chênaie-charmaie
calcicole
mésophile
2
typique à fraîche (bas de versant),
- en
haut
de
versant,
les
rebords
de
corniche
ensoleillés
sont
occupés
par
la
chênaie
pubescente,
groupement
d’affinité
méditerranéenne
relativement
rare
dans
la
région, - des placages d’argile hébergent localement une chênaie-charmaie
neutrophile
plus
ou
moins
fraîche à hygrophile
3 . Elle assure le contact, en
fond de vallée, avec les formations forestières hygrophiles
inondables :
l’aulnaie-frênaie
sur
alluvions
en
retrait
des
berges
et
la
saulaie
riveraine souvent en mélange avec le peuplier.
1
thermophile : qui a besoin d’une température élevée 2 mésophile : qui croît dans des conditions de température modérée 3 hygrophile : qui a besoin de beaucoup d'humidité pour se développer 4 rupestre : qui croît sur les rochers Rapport de présentation.
49
C a r t e
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V a i r e - l e - P e t i t
.Ö
Les zones humides.
La Direction Régionale de l'Environnement (DIREN) a mené un travail d'inventaire
des zones humides de plus d’1 hectare en Franche-Comté.
Trois
secteurs
de
Vaire-le-Petit
figurent
à
l'Inventaire
des
zones
humides
de
Franche-Comté :
- le voisinage du ruisseau des Longeaux au Nord-Est de la commune, - le boisement humide au Nord-Ouest au voisinage de Novillars. - le bourrelet de rives du Doubs qui présente diverses plantes typiques des milieux humides parmi lesquelles par exemple les roseaux.
Zones humides à proximité du ruisseau des Longeaux et le long du Doubs
Conformément
au
principe
défini
dans
le
SDAGE
de
ne
plus
voir
diminuer
les
superficies des zones humides, il convient de se pencher sur l'éventuelle présence de zones humides inférieures à un hectare, au voisinage des zones urbanisées.
Zones humides répertoriées par la DIREN
Pour mémoire, les critères pour déterminer le caractère humide d'un secteur sont les suivants :
- présence de plantes hygrophiles au moins une partie de l'année grâce à la réalisation de relevés de végétation précis et ainsi connaître l'indice d'humidité du groupement de végétation, - engorgement
des
sols
est
relevé
par
la
présence
de
traces
d'oxydo-réduction à moins de 50 cm de profondeur, - inondabilité (constat d'inondations observées une fois tous les 2 ans).Aux zones humides répertoriées on peut rajouter au regard des
investigations et de l’étude de terrain :
- l'ancienne carrière à l’Ouest de la commune non loin de la bordure du Doubs qui est sujet à des remontées de nappes, et présente une végétation typique des zones humides avec notamment la présence de Prêle des marais (Equisetum palustre), - la combe située au lieu-dit "Montoillote" au Nord de la R.D. 683 qui présente
,
hormis
la
présence
d’eau
stagnante
par
endroit,
plusieurs espèces de Laîche des milieux humides notamment la Laîche paniculée (Carex paniculata). - l'ancienne marnière à l’Ouest du village (présence de roseaux),
Les zones humides présentent donc un intérêt écologique notamment pour la biodiversité, elles jouent un rôle de filtre et d’auto-épuration des eaux et ont un rôle régulateur des crues. Ainsi,
les
secteurs
boisés
et
prairials
concernés
doivent
donc
être
préservés,
d’autant
que
la
protection
des
zones
humides
apparaît
comme un enjeu fort et prioritaire du bassin Rhône Méditerranée Corse, affirmé par le SDAGE. Rapport de présentation.
50
C a r t e
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V a i r e - l e - P e t i t
.ANALYSE SPATIALE ET PAYSAGERE.
La vue se structure longitudinalement autour d’espaces ouverts agricoles, selon l’axe des
vallées
et
dépressions
qui
prennent
place
entre
les
rides
qui
charpentent
solidement
le
paysage
et
qui
sont
soulignées
par
les
infrastructures
(R.D. 683,
R.D. 266, véloroute, voie ferrée).
1. La méthodologie.
Sur le secteur de Vaire-le-Petit, le relief est très marqué à l’Est de la commune. A
l’Ouest et au Nord, il libère des vues plus amples, parfois limitées par une végétation structurante. Elles viennent buter sur les reliefs boisés plus ou moins proches.
Le paysage du secteur de Vaire-le-Petit correspond à une image vivante, évolutive,
qui détermine le cadre de vie, l'environnement des populations. Cette image du territoire s'est façonnée au cours des siècles et des années par le travail du climat et de l'homme notamment. Aujourd'hui plus qu'un élément fixe, il faut considérer le paysage comme un projet et un moyen d'action afin de protéger, de développer ce territoire.
Le village ancien de Vaire-le-Petit est un village rue, implanté entre la R.D. 683 et le Doubs. Il est majoritairement entouré par un paysage relativement végétal, intimiste, d'échelle réduite. Malgré la proximité de l’emprise urbaine de Besançon, Vaire-le-Petit a ainsi su garder une image champêtre.
Pour comprendre et analyser le paysage du secteur, comme pour tout autre territoire, il faut croiser les approches suivantes :
Les
éléments
structurants
le
paysage
de
la
commune
de
Vaire-le-Petit
correspondent aux lignes de force Est/Ouest du paysage : vallée du Doubs, rivière, reliefs
boisés
(Montagne Notre-Dame d'Aigremont, du Bois de la Côte du Mont),
R.D. 683 et R.D. 266, voie ferrée, véloroute.
- L'approche
"scientifique"
objective
reposant
sur
les
éléments
physiques,
bibliographiques et l'évolution des lieux développés dans les chapitres précédents.
L’implantation du village ancien contraste puisqu’il est implanté perpendiculairement à ces lignes de force.
- L'approche sensitive ou paysagère reposant sur la perception visuelle des lieux, traduite suivant une terminologie de l'image et qui qualifie et permet de décrire l'ambiance, la forme et donc de définir l'identité du secteur de ses unités et sous- unités éventuelles.
3. Les unités paysagères.
Cette
perception
s'effectue
au
travers
des
usages
les
plus
courants
(traversées
automobiles,
vie
quotidienne,
promenade)
des
riverains
et
des
passants,
suivant
différents axes et différentes échelles.
En
croisant
les
axes
principaux
de
perception
et
les
éléments
structurants
le
paysage, on définit une image de Vaire-le-Petit qui comprend quatre unités paysagères principales, correspondant à des ambiances, des unités spatiales.
Pour les axes de grande perception notons les routes départementales, la véloroute, et les points de vue panoramique (depuis le haut du coteau). Pour les axes de perception secondaire et les échelles de proximité, notons l’ensemble du réseau routier intra communal et les chemins ruraux ou de randonnée.
Ces unités paysagères restent "théoriques" et globales. En effet, en fonction des chemins existants et de la façon dont on les emprunte, chaque espace propose des variations de taille, de couleur, d'occupation et d'échelle, et crée des sous-unités particulières.
2. L’approche
globale
paysagère,
les
éléments
structurants
sur
la
commune.
Pour Vaire-le-Petit, nous décrirons les unités de manière globale, ainsi que certains événements ponctuels, sous-unités caractéristiques, points d'appel, en précisant les éléments remarquables d'un point de vue paysager.
Ö
L'approche globale paysagère.
Le paysage du village, unité particulière (la quatrième), sera développé dans le chapitre "Espace urbain".
Vaire-le-Petit
appartient
à
l'unité
paysagère
régionale
des
Avants-Monts
entre
Doubs
et
Ognon,
caractérisée
par
un
réseau
assez
confus
de
collines
calcaires
séparées par des dépressions marneuses. Vaire-le-Petit se situe ainsi dans la vallée du Doubs, en limite de la Bordure jurassienne et de l’aire d’influence bisontine. Le contexte paysager du secteur est caractérisé par des bois qui occupent les parties hautes (versants et crêtes boisés), tandis que la polyculture occupe l’essentiel des terroirs villageois, où les vergers s’accolent aux habitations. On retrouve ici une ruralité qui contraste avec la ville toute proche. Rapport de présentation.
51
C a r t e
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.Ö
Les reliefs boisés.
Sur la commune, le bois de la Chaux est le relief boisé le plus important. Il fait partie
d’un massif boisé qui dépasse les limites communales, l’anticlinal boisé de la Montagne Notre-Dame d'Aigremont qui surplombe le Doubs. La zone boisée est donc vaste, imposante, compacte. Elle descend très bas sur les coteaux et constitue une masse sombre et dense, intéressante par l'effet de lisière perceptible dans le paysage. Elle limite et surplombe les autres unités paysagères. Ces volumes dominent et calent le paysage ; le relief, aux pentes parfois fortes, accentue cette impression. Ce massif isole la partie Est des bords du Doubs du reste de la commune. Notons que plusieurs lotissements se sont implantés sur l’extrémité Ouest de ce relief jusqu’à atteindre la zone boisée (voir chapitre « espace urbain »). A l’échelle du promeneur, le bois est un paysage intime, fermé et l’ambiance végétale. En raison même de son élévation ce relief ménage des lieux d'observation privilégiés ; la perception lointaine est étendue et remarquable. Le champ de vision s’étend bien au- delà des limites communales. Il offre des panoramas et points de vue, ce qui atténue l’effet de confinement visuel lié à la masse boisée. Cette unité est elle-même fortement soumise à la vue, notamment au niveau des lotissements cités précédemment qui sont ainsi très perceptibles dans le paysage.
On citera également le bois de Montoillotte qui correspond à une butte boisée qui
s’élève au cœur de l’espace agricole Nord. De dimension plus modeste que le relief précédent, elle structure également la zone agricole en limitant l’espace et correspond également à une frontière naturelle sur laquelle le regard bute.
Il est important de rajouter que d’autres reliefs boisés d’importance constituent les
limites visuelles lointaines et continues du paysage communal : Bois de la Côte du Mont au Sud, Bois de Sassy au Nord.
Rapport de présentation.
52
C a r t e
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V a i r e - l e - P e t i t
.Cette unité est dominée par de vastes parcelles agricoles qui correspondent à une image uniforme. Les variations de couleurs, de textures et de hauteurs des différentes cultures permettent de diversifier le paysage, de lui apporter une qualité paysagère.
Ö
La plaine agricole.
Cette unité se situe au Nord et à l’Ouest du territoire communal. Elle correspond à
l’espace paysager le plus ouvert. Elle est marquée par un relief plat qui tranche avec l’unité précédente. Le bois de la Montoillotte, implanté au milieu de cet espace, le divise toutefois en plusieurs sous-unités.
Ö
Les bords du Doubs.
Le relief permet des vues lointaines jusqu’au Bois de la Côte du Mont au Sud ou Bois de Sassy au Nord. Des points de vue sur le village, sur Novillars ou sur le château de Vaire-le-Grand existent également.
La présence de l’eau n’est sensible qu’aux abords immédiats du Doubs, dont
l’impact visuel dans le paysage est bloqué par les versants encadrants de la Bordure jurassienne. On peut discerner deux sous-unités de part et d’autre de la R.D. 245 :
- A l’Est, la vallée est encaissée entre les deux reliefs boisés qui ferment et calent l’espace. Il existe ainsi une perspective très marquée dans l’axe de la vallée. Le fond de vallée est plat et
artificialisé : passage de la voie ferrée, de la R.D. 266,
de
la
véloroute,
zone
de
cultures.
La
ripisylve
est
peu
présente
et
basse
(arbustes : Saules…). - A l’Ouest, la vallée s’ouvre sur le village de Vaire-le-Petit, implanté sur un relief plat et tourné vers le Doubs. Une partie du centre ancien se rattache à cette unité avec notamment le bâtiment remarquable de la tuilerie. La densité urbaine est faible et diminue vers l’Ouest pour s’imbriquer à une zone de prés-vergers qui constitue un espace paysager remarquable.
On
notera
quelques
rares
volumes
végétaux
(haie,
ripisylve)
qui
possèdent
des
textures et des hauteurs variables les rendant plus ou moins perméables au regard ; des percées visuelles au travers de ces barrières créent des jeux de transparence qui laissent deviner la présence des espaces contiguës. Rapport de présentation.
53
C a r t e
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.Rapport de présentation.
54
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.Ö
Les éléments remarquables du paysage.
On signalera la qualité et/ou le rôle paysager des éléments suivants : - les-prés-vergers au bord du Doubs. - les points de vue sur le château de Vaire-le-Grand. - le Doubs et sa vallée. - les points de vue sur le Doubs et le village. - le ruisseau des Longeaux et ses abords.
Rapport de présentation.
55
C a r t e
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.L’ouverture de la ligne de chemin de fer Besançon-Belfort, le 1
er
juin 1958, puis la
construction
de
la
R.D. 245
dans
les
années
1970
ont
quelque
peu
modifié
l’organisation initiale du village :
ESPACE URBAIN.
- La voie ferrée coupe le village de Vaire-le-Petit en deux. Un passage piéton souterrain, qui date des années 1970, permet de relier les deux parties du village. Toutefois, cette ligne marque fortement le paysage urbain en créant une tranchée dans
le
village.
Elle
est
en
outre
à
l’origine
de
nuisances
sonores
non
négligeables.
Ce chapitre a pour objet de faire apparaître l'évolution de l'urbanisation de la
commune de Vaire-le-Petit. Il s'intègre dans la notion de paysage urbain et apporte les éléments constituant l'identité, l'image de cette unité urbaine. Celle-ci
se
définit
notamment
à
partir
de
différentes
données
(développement
de
l'urbanisme, trame viaire, équipements) et d'analyses du bâti et du parcellaire. L'approche des entrées de village permet en outre d'analyser le paysage urbain de façon
dynamique
(avec
la
progression
de
l'usager).
Ces
espaces
constituent
la
première ou dernière impression pour l'usager et correspondent souvent à des franges, des
transitions
soumises
à
des
bouleversements
rapides
et
parfois
à
des
règles
législatives (article L.111-1-4 du Code de l'Urbanisme,...). Ce chapitre, illustré par des planches photographiques et des cartes analytiques, « espace bâti, trame viaire et parcellaire », « évolution du bâti », notamment. 1. La morphologie et l’évolution urbaine, la perception interne.
Ö
Implanté dans la plaine alluvionnaire, le village ancien s’est développé sous la forme d’un village-rue entre le Doubs et la R.D. 683, perpendiculairement aux lignes de force du paysage. L’urbanisation s’est implantée de façon linéaire, de part et d’autre des rues de l’Ecole et du Pont qui menaient à l’ancien pont traversant le Doubs.
- La nécessité de reconstruire un nouveau pont en 1973 marque une nouvelle étape significative par un tracé de la voie de communication à l’extérieur du village (l'actuelle RD 245). Le village « tourne le dos » à cette route, excepté la mairie. En
effet,
la
construction
de
cette
route
départementale
a
nécessité
la
destruction
de
l’ancienne
mairie,
qui
a
été
reconstruite
à
proximité
de
la
R.D. 245.
On observe encore, à proximité du Doubs, un groupement d’habitats plus dense formant un noyau urbain autour d’une place. Vaire-le-Petit ne possède pas d’église.
La R.D. 245 est la rue la plus fréquentée du village, elle a un rôle
de
desserte
locale
vers
Vaire-le-Grand,
Deluz
et
les
différents « quartiers » de Vaire- le-Petit.
Rapport de présentation.
56
C a r t e
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V a i r e - l e - P e t i t
.Les marques liées aux infrastructures sont donc nombreuses dans et autour du
village, elles influent sur le paysage et le fonctionnement urbain. Les liaisons sont notamment des éléments à maintenir, à conforter ou à créer. La voie ferrée et la R.D. 245 constituent des coupures urbaines fortes. Le passage sous la voie ferrée réunit les deux parties du village, mais aucune liaison forte ne permet de relier les deux unités urbaines de part et d’autre de la R.D. 245. Les habitants parlent d’ailleurs du village bas et du village haut. Cette route a conservé son statut de « déviation » et aucune construction n'y débouche : elle ne possède aucun caractère urbain. La R.D. 683, le Doubs, la véloroute Nantes-Budapest et la R.D. 266 constituent des limites fortes du village et des coupures dans le paysage. Ces éléments délimitent 3 pôles urbains : le village bas situé dans la plaine à l’Ouest de la R.D. 245 (qui comprend le centre ancien), le village haut situé sur le bas de la butte du Bois de la Chaux et le quartier situé dans le prolongement de Novillars, très détaché du reste du village, en raison de son éloignement et de la route départementale qui constitue une coupure forte (grande emprise, circulation importante).
6
R.D. 26
R.D. 266
Rue du Pont
Rue de l’Ecole
Voie ferrée
Centre ancien
R.D. 245
R.D. 683 Rapport de présentation.
57
C a r t e
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V a i r e - l e - P e t i t
.Rapport de présentation.
58
C a r t e
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V a i r e - l e - P e t i t
.Les constructions sont majoritairement orientées par leur façade avant vers la rue (le faîtage est parallèle à la voie). Quelquefois, l’implantation du bâti (et le sens du faîtage) est perpendiculaire à la rue; la façade principale ne donne pas sur la rue, mais le bâti est toujours en prise directe avec la rue.
Ö
Le centre ancien.
9
L’espace urbain se caractérise par la confrontation d’un tissu rural ancien avec la structure pavillonnaire récente qui consomme des étendues de plus en plus vaste. Malgré la multiplication des constructions et infrastructures banalisantes du paysage, on trouve dans le centre ancien des éléments d’architecture intéressants : mairie-école, fontaine qui témoignent d’un soin particulier apporté aux édifices publics et les fermes dont les dimensions évoque une certaine opulence de l’agriculture passée.
9
L’implantation des constructions paraît s’être faite de façon désordonnée, au fur et à mesure des besoins et des opportunités foncières. Il en résulte, sur le terrain, une trame urbaine assez floue. Quelques fermes sont ainsi situées en deuxième rideau. Le bâti ancien est entouré de jardins, vergers et autres espaces verts, situés à l’arrière des constructions, qui constituent des espaces de transition entre le village et le territoire agricole, et qui favorisent l’intégration du bâti dans le paysage.
9
Le
centre
ancien
constitue
un
groupement
compact
mais
aéré,
où
les
bâtiments
traditionnels
se
sont
développés
de
manière
discontinue.
Il
présente
une
densité
moyenne, et s’est peu développé. Il a conservé son caractère rural ; il est constitué de gros volumes bâtis, pour l’essentiel d’anciennes fermes massives, parfois mitoyens, caractérisés
par
d’importants
volumes
de
toitures
qui
dessinent
l’essentiel
de
la
silhouette du village.
9
Toutefois, la majorité des fermes est regroupée autour de la « place » du village située à l’angle de la rue du Pont. Ce carrefour constitue un point-clef du village : espace de respiration (espace ouvert), nœud important de l’histoire de Vaire-le-Petit (il menait à l’ancien pont), présence de la fontaine (cachée), de la distillerie, de la tuilerie, d’arbres isolés remarquables… Actuellement, cet espace joue un rôle essentiellement fonctionnel (route, parking, point propre) : le traitement routier est prédominant, ce qui explique le déficit de qualité. La voirie y joue le rôle principal, et la fonction circulatoire est prépondérante. C’est un carrefour routier plus qu’une place, qui n’est pas mis en valeur. Des espaces verts jouxtent toutefois cette place en bordure du Doubs.
Le bâti est le plus souvent en prise directe avec la rue : les marges de recul sont souvent inexistantes par rapport à l’espace public. Les façades « tombent » sur la rue ou sur un petit trottoir, ce qui confère un caractère minéral au village. On trouve quelques rares bâtiments en recul par rapport à la voie, notamment la maison de maître rue de la Mairie.
Il n’existe pas de pôle central dans le village. La place précédemment citée pourrait correspondre à cette fonction si elle était utilisée et aménagée. La mairie, qui correspond à un lieu de vie, n’est toutefois pas rattachée à cet espace ; elle ne dispose pas d’espace d’accompagnement extérieur (ni parking, ni place). La salle polyvalente correspond à un deuxième pôle de vie, elle est dotée d’un parking, mais pas d’espace de rassemblement extérieur.
Rapport de présentation.
59
C a r t e
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V a i r e - l e - P e t i t
.Rapport de présentation.
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.Ö
Les extensions urbaines.
9
Urbanisation dans le prolongement du centre ancien - Village Bas
.
9
L’urbanisation récente s’est développée sur trois pôles distincts : dans le prolongement du village ancien, dans le prolongement de Novillars et sur le bas de la butte du Bois de la Chaux (rue des Vignes). L’habitat récent se caractérise par des volumes et une densité plus réduits que l’habitat ancien. Le plus souvent, ce sont des pavillons posés les uns à coté des autres, l’ensemble ne présentant pas d’unité ; le bâti est très disparate dans son architecture, ses
volumes,
ses
implantations,
ses
matériaux,
ses
couleurs,
ses
hauteurs,
ses
orientations, ses espaces extérieurs... On
remarque
toutefois
quelques
éléments
d’homogénéité
par
lotissement :
orientation
des
faîtage,
hauteur des constructions. L’aménagement
du
domaine
public
lorsqu’il existe, contribue à harmoniser chaque
lotissement
et
à
créer
une
unité dans la trame urbaine, même s’il reste sommaire (rues des Essarts, rue des Acacias).
Quelques
constructions
récentes
se
sont
insérées
dans
le
bâti
ancien
(notamment la salle polyvalente), mais le village s’est surtout développé au Nord de la voie ferrée de part et d’autre de la rue de
l’Ecole.
On
note
la
présence
de
nombreuses clôtures hautes et végétales.
Les parcelles sont souvent rectangulaires, elles sont majoritairement clôturées, et la rue n'a
qu'une
fonction
de
desserte
(ce
n’est
plus
elle
qui
organise
le
bâti).
Les
constructions sont implantées au centre des parcelles avec des marges de recul par rapport aux voies et aux limites séparatives. On remarque des clôtures végétales hautes (feuillage persistant), masquant une grande partie des constructions, ce qui nuit à la qualité et à la convivialité de l’espace urbain. Rapport de présentation.
61
C a r t e
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d e
V a i r e - l e - P e t i t
.On remarque sur cet espace, à l’Ouest de la rue de l’Ecole une ancienne ferme qui pourrait à terme être réhabilitée (plusieurs bâtiments et surface de terrain importante).
9
Village Haut
.
L’urbanisation s’est également étendue, de façon plus diffuse, le long du Doubs, à
l’Ouest du centre ancien (lieu-dit "Prés Saint-Martin). Le chemin d'accès se termine en impasse. Ces habitations sont tournées vers l’eau, mais elles se situent en zone inondable.
L’urbanisation récente a également progressé sur la butte du Bois de la Chaux à
partir
de
la
rue
des
Vignes.
Les
constructions
ont
gravi
petit
à
petit
la
butte,
principalement sous la forme de lotissements successifs. Ce pôle d’habitat récent est le plus important sur la commune et correspond à un tissu pavillonnaire très hétérogène.
Rapport de présentation.
62
C a r t e
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V a i r e - l e - P e t i t
.Cette unité est très exposée à la vue en raison de son implantation particulière. Elle
présente en contrepartie de beaux points de vue, notamment sur le château de Vaire- le-Grand (covisibilité). Elle bénéficie par ailleurs d’une exposition favorable.
Rapport de présentation.
63
C a r t e
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.E
X T E N S I O N
D E
N
O V I L L A R S
V
I L L A G E
H A U T
V
I L L A G E
B A S
Rapport de présentation.
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.Le garage marque l’entrée du Novillars : bâtiment d’activités de surface importante, nombreuses voitures stationnées tout autour.
9
Entrée de Novillars
.
Rapport de présentation.
65
C a r t e
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V a i r e - l e - P e t i t
.
L’entrée Est de Novillars se situe sur la commune de Vaire-le-Petit. Cette unité
urbaine, prolongement de la zone urbaine de Novillars, n’a aucun lien avec le village de Vaire-le-Petit. Elle est réellement perçue comme un « quartier » de Novillars ». Elle
comprend
un
secteur
d’habitations
au
Nord
de
la
R.D. 683
et
un
bâtiment
d’activités (garage, l'entreprise de mécanique de précision) au Sud. Le secteur d’habitation comprend du bâti pavillonnaire hétérogène. Il n’y a aucune composition urbaine sur ce secteur : les maisons se sont d’abord implantées le long de la route départementale, puis en 2
ème
, 3
ème
rideaux voire plus en créant des accès sous
forme d’impasses non aménagées (pas de cheminement piéton…).
L’entrée de Novillars ne possède pas d’image qualitative : constructions isolées avant l’entrée, bâtiment d’activités, « cabane » de restauration rapide, pancartes publicitaires, aménagement sommaire et image routière dominante du domaine public.2. La typologie de l’habitat ancien.
L'habitat
rural
traditionnel
est
constitué
de
fermes
comtoises
en
pierre comportant un ou deux niveaux. La typologie correspond à la ressource
principale
du
territoire,
élevage
et
polyculture,
d’où
des
fermes de grands volumes. Les constructions sont basées sur un plan massif carré ou rectangulaire, offrant
une
certaine
simplicité
dans
les
façades
sous
des
volumes
imposants de toiture. La ferme monoblocs correspond au modèle dominant sur la commune : sous le même toit étaient généralement rassemblées l'habitation, la grange et l'étable, disposées en 3 travées parallèles, débouchant de plain-pied sur l'extérieur par des larges portes cochères enchâssées dans des linteaux voûtés (en anse de panier, en arc surbaissé, en plein cintre) ou droits. Traditionnellement, les maisons étaient construites avec des matériaux locaux : pierres calcaires issues des carrières, sable teintant les enduits… Les teintes naturelles sont donc nées du paysage. Les toits sont pentus et de type « long pan » (faîtage dans le sens de la longueur), à deux pans
principaux,
avec
croupes
ou
demi-
croupes en pignon. Ils sont couverts de tuiles (plates
traditionnellement,
remplacées
par
des tuiles mécaniques). On
observe
quelques
toits
à
4
pans
sur
certaines constructions (maison de maître). Les ouvertures de toiture sont rares. Au centre du village, les toits offrent un jeu visuel très esthétique. L'architecture est étudiée de façon à avoir une adaptation optimale aux rigueurs du climat. La façade se trouve en gouttereau, le nombre et l’importance des ouvertures sont faibles (vides très inférieurs aux pleins). Ces ouvertures sont petites et soulignées par un encadrement marqué. Elles sont plus hautes que
larges.
Les
menuiseries
sont traditionnellement en bois peint. Rapport de présentation.
66
C a r t e
c o m m u n a l e
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V a i r e - l e - P e t i t
.3. Les entrées de village et la perception externe.
Le village se découvre de loin (avant Novillars), notamment la partie située sur la
butte. L’accès au village, au Nord et au Sud, se fait par la R.D. 245. Les entrées de village sont peu marquées, peu lisibles voire inexistantes : aucune construction ne possède un accès sur la route départementale. Soit il n’y a aucune construction en bordure de route, soit elles tournent le dos à la route. Le ressenti du village n’existe qu’au niveau de l’intersection avec la rue de la Mairie : on traverse le village sans le percevoir. Entrée Sud. Entrée Nord.
R.D. 245 dans le village.
Rapport de présentation.
67
C a r t e
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V a i r e - l e - P e t i t
.4. L'histoire et le patrimoine.
C'est
à
partir
de
1793
que
la
commune
rédige
ses
propres
registres
d'état
civil
démontrant son autonomie. L’activité
économique
s’est
développée
en
liaison
avec
les
ressources
naturelles
locales : exploitation de la forêt, agriculture dans un premier temps.
Ö
Toponymie.
Le village connaît l'exode rural, et le développement de l’activité industrielle avec la fabrication de tuiles et de briques dès le 17
e
siècle ; une tuilerie datant de cette époque,
inscrite
à
l’inventaire
des
monuments
historiques,
existe
toujours
sur
le
territoire
communal. En 1842, on comptait une tuilerie en activité, et deux en 1858. La dernière usine ferma ses portes en 1914. Il reste ainsi de petites marnières sur la commune, qui correspondent à des secteurs humides : rue des Vignes (à coté du réservoir d’eau potable), à l’Ouest de la rue des Ecoles, derrière la ferme.
Les vaires, que l’on retrouve dans Vaire-le-Petit (et le Grand), du latin vetus - vieux-
selon certains étymologistes, de la racine prélatine –ver pour d’autres, représentent un type franco-provençal qui signifie « friche, terre de mauvaise qualité ». La commune s’est tour à tour nommée le Petit Verre (1614), Verre-le-Petit (1705), le Petit-Vaire (1744) et enfin Vaire-le-Petit depuis la Révolution.
Une carrière est également exploitée pour la construction du canal Freycinet (canal du Rhône au Rhin construit à l'époque Napoléonienne). Vaire-le-Petit ne possède ni église, ni cimetière, et c'est à Vaire-le-Grand que ses habitants assistent aux offices et inhument leurs défunts.
Ö
Patrimoine architectural et historique.
On recense un bâtiment protégé au titre des
Monuments Historiques
: le bâtiment
d’une ancienne tuilerie, situé en bordure du Doubs, inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis le 19/07/2001. Il reste de cette tuilerie, construite en 1681, le hangar de façonnage et de séchage dont la haute toiture à croupes soutenue par une charpente sur poteaux est caractéristique de ce type de bâtiment. Le four a été démoli et le hangar, avec son dispositif de claies pour le séchage des produits, a été transformé en 1888 en hangar agricole.
Ö
Histoire.
Comme ses voisines, Novillars et Vaire-le-Grand, Vaire-le-Petit s'est édifiée sur
l'emplacement
d'un
ancien
méandre,
que
la
rivière
du
Doubs
a
abandonné
voici
quelques millions d'années. Une présence humaine est attestée sur le territoire dans les temps protohistoriques, ainsi qu’au début de notre ère (découvertes archéologiques voir page suivante). Au cours de la période féodale, les seigneurs de Vaire régnaient sur les terres de Vaire- le-Petit mais également de Vaire-le-Grand et Corcelles, sur l'autre rive. Ces trois hameaux ne formaient à l'époque qu'une seule communauté. Un arrêt du Parlement de Franche-Comté en date de 1659 condamne les habitants du Grand Vaire à appeler ceux du Petit Vaire pour toute affaire qui se traitera en leur communauté sauf en ce qui concerne le sel et la milice. Par la même la scission des deux hameaux est déjà amorcée, cette clause laissant à supposer que chacun des bourgs dépend d'une autorité différente. En effet, avant 1676, le Petit Vaire dépendait du baillage de Vesoul, prévôté de Cromary, tandis que le Grand Vaire était rattaché au baillage d'Ornans. Rapport de présentation.
68
C a r t e
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V a i r e - l e - P e t i t
.On trouve également sur la commune :
- Des croix. - La Mairie-Ecole - 1845. - Une Fontaine - 1865 (architecte : Clerget). - Des fermes comtoises
Rapport de présentation.
69
C a r t e
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V a i r e - l e - P e t i t
.Le Château de Vaire-le-Grand est situé sur une butte dominant la vallée du Doubs, face à Vaire-le-Petit. Il visible depuis le territoire communal de Vaire-le-Petit, notamment à partir des coteaux Sud. Ce château a été édifié entre 1713 et 1717. Les jardins à la française forment un vaste belvédère
qui
domine
la
vallée
du
Doubs.
Ils
datent
de
la
deuxième
moitié
du
18
e
siècle.
Cet ensemble (château et jardins) est également protégé au titre des
Monuments
Historiques
depuis le 18/12/1998.
Ö
Patrimoine archéologique.
En bordure de la RD 683, au lieu-dit "La Montoillotte", l'exploitation d'une carrière de
groise fut à l'origine de la mise à jour en 1971, d'un matériel lithique probablement moustérien, avec racloir et éclats levallois typiques d'une céramique protohistorique (datés bronze final / Hallstatt). Par ailleurs, dans le même secteur, 7 sépultures entourées de dallettes calcaires ont été découvertes et dateraient de l'époque gallo-romaine. (2) Un site du paléolithique moyen a également été découvert dans le secteur, dont un fossé dans lequel ont été trouvés des fragments de céramiques gallo-romaine (3). A noter également au voisinage du bourg un site comportant des poteries gallo- romaines. (4) Rapport de présentation.
70
C a r t e
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V a i r e - l e - P e t i t
.DIAGNOSTIC ET RECOMMANDATIONS
A PRENDRE EN COMPTE DANS LA CARTE COMMUNALE
Ce chapitre expose le diagnostic établi au regard du contexte et des prévisions
économiques
et
démographiques
;
il
énonce
également des recommandations au
regard de la préservation de l’environnement, recommandations établies à partir de l’analyse de l’état initial de l’environnement.
Pourtant, à Vaire-le-Petit, la régression démographique entre 1968 et 2004 n’a pas été accompagnée d’une diminution du nombre de logements, bien que le nombre de logements construits soit lié aux fluctuations démographiques. En 2004, la commune de Vaire-le-Petit comptait 35 logements de plus qu'en 1968 (+ 65%), soit 89 habitations, dont 5,6% de logements vacants (5 logements) et 3,4% de résidences secondaires (3 logements).
1. DEMOGRAPHIE.
Sur cette période, le nombre de logements vacants et de résidences secondaires fluctue entre 1 et 5. Le nombre de résidences principales progresse (+ 59%) La commune dispose par ailleurs de quelques logements locatifs. Toutefois, comme dans l’ensemble du canton, on constate un déficit de l’habitat collectif et social (pas d’immeuble collectif, pas de HLM).
Durant la période 1968-2004, la population de Vaire-le-Petit a légèrement diminué
de 7%, passant de 210 habitants en 1968 à 195 habitants en 2004. La commune de Vaire-le-Petit
n’a
pas
bénéficié
de
l’importante
dynamique
démographique
qui
a
caractérisé le canton de Marchaux et plus globalement la grande couronne bisontine depuis 1968.
Si l'on considère le rythme moyen de la construction neuve au cours des dix dernières années (1996-2006), soit 1 à 2 logements par an, la commune devrait accueillir une quinzaine d’habitations nouvelles dans les 10 ans à venir.
Entre 1990 et 1999, la progression démographique a toutefois été importante, la population passant de 177 à 197 habitants (+ 20 habitants), soit un taux moyen annuel de variation de + 1,20%, dû à un mouvement migratoire très élevé.
A noter que la demande de terrains à bâtir et de logements locatifs sur la commune est constante et que plusieurs demandes de certificats d'urbanisme ont récemment été déposées en mairie. L’élaboration du document d’urbanisme permettra de définir de nouvelles zones constructibles, le positionnement géographique de la commune et son accessibilité
sont
favorables,
le
nombre
de
constructions
par
an
s’accélère
actuellement : le rythme de la construction devrait donc au moins se maintenir dans les années à venir.
Depuis 1999, la population semble se stabiliser (- 2 habitants entre 1999 et 2004). Dans
les
prochaines
années,
il
semble
opportun
de
viser
un
développement
démographique plus régulier de la commune, en cohérence avec les objectifs globaux définis
à
l'échelle
de
l’agglomération
bisontine.
Compte
tenu
de
l’évolution
démographique sur le canton, de l’évolution démographique communale depuis 1990, de la demande en logements et du contexte économique, la croissance démographique devrait se poursuivre sur la commune.
Dans
un
contexte
démographique
qui
laisse
encore
supposer
une
diminution
sensible de la taille des ménages (déjà faible) de la commune dans les dix prochaines années, le maintien du niveau démographique de Vaire-le-Petit - et plus encore un retour à une croissance significative - passe par :
2. HABITAT.
- un accroissement du rythme de la construction neuve, - la résorption de la vacance,
Ö
Diagnostic lié à l’évolution du parc de logements sur la commune.
- accessoirement
la
transformation
de
quelques
résidences
secondaires
en
résidences principales. La marge est extrêmement réduite à ce niveau.
L'évolution
démographique
d'une
commune
est
très
fortement
dépendante
de
l'évolution de son parc total de logements : construction de logements neufs, remise en marché de logements vacants, changement d'usage entre résidences principales et secondaires, part de logements locatifs.
Par ailleurs, il convient de noter que la progression du parc de logements locatifs de la commune pourrait avoir un impact positif sur l'évolution démographique : variations moins cycliques, limitation du vieillissement.
Rapport de présentation.
71
C a r t e
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V a i r e - l e - P e t i t
.Une des orientations fortes du Schéma Directeur est de réduire la consommation foncière
tout
en
assurant
le
développement
du
territoire.
Cette
logique
répond
également aux objectifs du SCOT et du PLH.
Ö
Orientations du SDAB et du PLH et estimation du développement de l’habitat sur Vaire-le-Petit
Il convient donc de répondre à la demande en logements individuels, mais aussi de veiller
à
ce
que
le
principe
de
développement
durable
et
l’intérêt
général
soient
satisfaits (mode de développement adapté, densité, qualité du projet d'ensemble).
9
Les orientations de développement choisies par la commune de Vaire-le-Petit doivent
être
compatibles
avec
les
objectifs
du
Schéma
Directeur
de
l’Agglomération Bisontine.
Il faut également assurer une bonne répartition entre logements collectifs et individuels. Il s’agit de maîtriser l’extension urbaine, mais également de réutiliser les espaces déjà urbanisés, d’optimiser le foncier des zones urbanisées : c’est le renouvellement urbain qui permet d’utiliser du foncier déjà équipé en réseaux, voirie... Quatre modes de renouvellement urbain sont envisageables :
La carte de destination générale des sols à l’horizon 2020 du Schéma Directeur précise que la commune de Vaire-le-Petit comprend un site d’extension à dominante habitat en liaison avec l’espace urbanisé existant
et, dans une moindre mesure, un site de
renouvellement urbain. Le bois de la Chaux fait partie de l’espace boisé ossature de l’infrastructure verte, et le reste de l’espace communal est identifié comme espace naturel.
- l’optimisation dans le tissu urbanisé des « dents creuses » ou espaces libres, - l’optimisation des parcelles,
On remarquera la proximité de l’espace urbanisé de Novillars avec Vaire-le-Petit (les limites communales n’apparaissent pas). On retrouve d’ailleurs à Novillars un site d’extension
à
dominante
habitat
et
un
site
de
renouvellement
urbain
de
tailles
supérieures à ceux de Vaire-le-Petit.
- l’optimisation du bâti, - l’opération de renouvellement urbain (démolition-reconstruction)
Les objectifs du Schéma Directeur en matière de développement consistent donc
à
intégrer
le
renouvellement
urbain
dans
le
développement
de
l’habitat.
Rapport de présentation.
72
C a r t e
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V a i r e - l e - P e t i t
.Signalons également que le Pré-Projet d’Aménagement et de Développement Durable du
SCOT
identifie
Roche-lez-Beaupré
et
Novillars
comme
bourgs-centre
dans
l’orientation « organiser l’agglomération bisontine autour d’une armature de villes et villages
hiérarchisée
et
équilibrée » :
« pour
organiser
l'expansion
urbaine,
[…]
l'agglomération souhaite conforter, autour d'un centre fort, un réseau hiérarchisé de pôles secondaires attractifs, véritables relais entre les villages et Besançon pour l'offre en services, équipements et transports […] en soutenant le développement des 13 bourgs-centres pour y offrir un bon niveau de services et d'équipements ».
9
Les orientations de développement choisies par la commune de Vaire-le-Petit doivent être compatibles avec le P.L.H. et le P.D.U.
P.L.H. et P.L.U. sont largement complémentaires. Ils doivent concourir ensemble au
même objectif de mixité sociale dans l’habitat. Le P.L.U. est l’outil de déclinaison territoriale du PLH élaboré au niveau intercommunal. En toute hypothèse il ne pourrait remettre en cause, contrarier ou compromettre par ses dispositions les objectifs et les actions envisagées dans le cadre du P.L.H.
Vaire-le-Petit doit donc conserver sa dimension de village en liaison avec les bourgs- centre.
En terme quantitatif, le P.L.H. rappelle les objectifs du Schéma Directeur : production annuelle de 1 000 logements sur le territoire de la Communauté d'Agglomération du Grand Besançon, dont 250 à l’extérieur de Besançon. Il est préconisé de réaliser 70% de ces logements en individuel et 30% en collectif.
Source :
Pré-Projet
d’Aménagement
et
de
Développemen
t
Durable du SCOT de l’agglomération bisontine.
Outre la nécessité de limiter le développement extensif, de favoriser le renouvellement urbain, et de développer la diversification de l’offre locative, la politique déclinée en matière
d’habitat
s’inscrit
également
dans
la
production
de
logements
à
loyers
maîtrisés. A noter, le diagnostic du P.L.H. préconise de privilégier l’implantation de logements dans les communes pourvues d’une halte ferroviaire ou bien irriguées par le réseau de bus, ce qui favorise les relations avec la ville de Besançon. Novillars répond plus à cette caractéristique que Vaire-le-Petit.
Le
projet
communal
devra
être
compatible
avec
les
orientations
du
P.D.U.
:
développement du transport en commun, développement des déplacements doux.
Rapport de présentation.
73
C a r t e
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V a i r e - l e - P e t i t
.9
L’Agence d’Urbanisme de l’agglomération de Besançon
(Audab) a réalisé pour le
compte du Syndicat Mixte du Schéma de Cohérence Territoriale de l’Agglomération Bisontine
une
note
concernant
les
orientations
du
Schéma
Directeur
de
l’Agglomération Bisontine à prendre en compte à Vaire-le-Petit
. Les éléments de
cette note sont repris ci-dessous.
9
Prise en compte des possibilités de renouvellement urbain sur la commune de Vaire-le-Petit.
Une étude des possibilités d’accueil de nouveaux logements à l’intérieur du village
(dans
le
périmètre
construit)
a
permis
de
recenser
une
vingtaine
de
logements
potentiels dans le cadre du renouvellement urbain (dans des constructions existantes vacantes ou à réhabiliter, ou sur des parcelles potentiellement constructibles).
Vaire-le-Petit se situe dans le secteur Est et dépend du polycentre Roche-lez-Beaupré / Novillars.
Il
devra
conserver
son
rôle
de
commune
rurale.
Les
orientations
de
planification
du
développement
résidentiel
devront
être
mises
en
œuvre
avec
souplesse.
La
rétention
foncière
en
zone
urbaine
étant
estimée
à
50%,
10
logements
sont
envisageables en renouvellement urbain dans les 10 ans à venir. Depuis
2002,
date
d’approbation
du
SDAB,
deux
logements
ont
été
réalisés
par
renouvellement
urbain.
Le
développement
de
l’habitat
est
donc
conforme
aux
orientations du Schéma Directeur en termes de renouvellement urbain.
L’application
à
la
commune
de
Vaire-le-Petit,
« à
poids
relatif
constant »,
des
orientations définies par le Schéma Directeur pour le secteur Est donneraient les résultats ci-dessous.
La
commune
de
Vaire-le-Petit
participerait
ainsi
au
renouvellement
urbain
sur
l’agglomération et donc contribue à réduire la consommation foncière tout en assurant le développement du territoire comme le préconise le Schéma Directeur.
- Les objectifs de développement à l’horizon 2020 pour le secteur Est qui comptait 4 446 logements en 1999 sont de + 1 500 logements, soit un rythme annuel de 75 logements. D’autre
part,
30%
des
logements
réalisés
doivent
correspondre
à
du
renouvellement urbain (450 logements), et 70% à du développement extensif (1 050 logements).
9
Logements construits depuis 2002 en développement extensif. Depuis 2002, six logements ont été réalisés par développement extensif (0,73 ha) et un permis
pour
4
logements,
dont
2
jumelés,
a
également
été
accordé
sur
0,15 ha
(constructions en cours en 2009).
- Vaire-le-Petit comptait 83 logements en 1999, soit environ 1,86% des logements du secteur Est. Les objectifs de développement à l’horizon 2020 « à poids relatif constant » pour Vaire-le-Petit
seraient
de
+
27
logements,
qui
se
répartiraient
de
la
façon
suivante :
9
Développement urbain extensif envisageable sur la commune de Vaire-le-Petit.
. 5 logements par renouvellement urbain.
Si l’on prend en compte les logements construits et les surfaces consommées depuis 2002, ainsi que les orientations du Schéma Directeur, la commune peut encore prévoir et offrir à l’urbanisation une superficie d’environ 1,6 ha pour le développement extensif de l’habitat afin d’accueillir au moins 12 logements.
. 22
logements
par
développement
extensif,
soit
2
hectares
environ
de
besoins fonciers stricts sans compter la rétention foncière (environ 20%).
Sur la base de ces orientations, la commune pourra prévoir et offrir à l’urbanisation une superficie d’environ 2,5 ha si l’on tient compte de la rétention foncière.
Remarque
:
Le Schéma Directeur donne des orientations générales par secteur, et non par commune. L’application des ratios du Schéma Directeur permet de donner un ordre de grandeur, sorte de référent à avoir tout au long de la définition du projet de village. Les ratios du Schéma Directeur veulent avant tout répondre à l’objectif d’équilibrer le territoire de l’agglomération dans ses développements
9
Il est important de rajouter que les
objectifs du Schéma Directeur visent également
à assurer une bonne répartition entre les logements collectifs et les logements individuels
.
Pour
le
secteur
Est,
30%
des
logements
réalisés
doivent
être
des
logements collectifs, soit environ 8 logements pour Vaire-le-Petit. (« à poids relatif constant »). Rapport de présentation.
74
C a r t e
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V a i r e - l e - P e t i t
.3. ACTIVITES.
4. SERVICES ET EQUIPEMENTS PUBLICS.
Ö
Généralités.
Ö
Services généraux, équipements scolaires, culturels, sportifs et de loisirs.
Située
dans
l'aire
d'influence
de
la
capitale
régionale,
Vaire-le-Petit
s'avère
attractive en tant que commune résidentielle pour les actifs occupant un emploi dans les pôles périphériques, ce qui génère des déplacements quotidiens domicile - travail de ces résidents, en particulier en direction de l'agglomération bisontine.
Du
fait
de
sa
faible
taille,
la
commune
de
Vaire-le-Petit
connaît
la
même
problématique en matière de services et d'équipements structurants qu'en matière d'accès aux commerces et services marchands : la couverture des besoins de la population ne peut se concevoir que dans un cadre intercommunal.
La population active et le taux d'activités sont importants en 1999 et ont fortement augmenté entre 1990 et 1999 ; le taux d’activités est supérieur aux moyennes de référence. Le nombre de chômeurs et le taux de chômage diminuent, notamment pour les femmes. Le taux de chômage est largement inférieur aux moyennes de référence en 1999.
Dans
un
tel
contexte,
l'accès
de
la
population
de
Vaire-le-Petit
aux
principaux
équipements publics se fait dans les communes voisines, en particulier Novillars.
Le
cadre
naturel
riche
et
accueillant,
un
patrimoine
écologique
préservé
mais
fragile, des reliefs variés, le Doubs, des atouts paysagers et patrimoniaux, le passage de la véloroute permettent à Vaire-le-Petit de développer le tourisme et les loisirs (tourisme vert, randonnées, activités liées à l’eau…), notamment par l’accueil d'une clientèle de loisirs de proximité, en particulier les habitants de l’agglomération bisontine.
Ö
Agriculture.
Ainsi, la pêche, la randonnée sont des activités locales importantes. Elles doivent donc être prises en compte lors de l'élaboration de la carte communale :
L’activité agricole est en déclin à Vaire-le-Petit où il ne reste plus d’exploitation
agricole. Les terres exploitées sur la commune se situent majoritairement au Nord de la R.D. 683.
- accès au Doubs et à la véloroute, - valorisation des itinéraires de randonnée (pédestre, VTT).
La
municipalité
a
pour
objectif
de
préserver
ces
dernières
terres
agricoles
du
développement
de
l’urbanisation
d’autant
qu’elles
sont
séparées
du
village
par
l’ancienne route nationale.
Dans ce cadre, la municipalité a pour objectif d’accompagner les aménagements des bords du Doubs, et notamment la véloroute :
Le territoire agricole devrait majoritairement être classé en secteur non constructible afin de ne pas entraver le potentiel de production et les possibilités de développement de cette activité.
- aménagement de l’ancienne Tuilerie située le long de la véloroute en halte vélo. - projet d'aménageant de la place située au voisinage de l’ancienne Tuilerie.
La création d’hébergement touristique (gîtes, chambres d’hôtes…) sont également des projets envisageables.
Ö
Artisanat, commerces et services marchands.
On dénombre trois artisans et un commerce de restauration rapide sur la commune. Les habitants se rendent à Novillars pour accéder aux commerces et services de proximité. L'agglomération bisontine est bien sûr un pôle également très fréquenté.
Ö
Assainissement.
La commune de Vaire-le-Petit n'est pas équipée de système de traitement collectif
des eaux usées.
Par sa taille et sa situation géographique, la commune de Vaire-le-Petit n'a donc pas vocation
a
devenir
un
pôle
de
développement
économique.
Toutefois,
permettre
l’implantation de petites activités non nuisantes (artisanat, tertiaire, commerces) dans le village constitue un moyen de dynamiser l’économie locale et répond à la loi SRU qui prône la diversité des fonctions urbaines.
En application de l'article 35 de la loi n°92-3 du 3 janvier 1992 dite « loi sur l'eau »,
et de l'article L. 2224-10 du Code Général des Collectivités Territoriales, les communes doivent
réaliser
un
zonage
d'assainissement
(délimitation
des
zones
relevant
de
l'assainissement collectif, des zones relevant de l'assainissement individuel, des zones où l'imperméabilisation des sols doit être limitée, et des zones de traitement ou de stockage des eaux pluviales).
Le développement d’activités le long de la R.D. 683 ne présente pas d’intérêt d’un point de vue urbain et paysager, et nécessiterait la réalisation d'une étude permettant de déroger au recul de 75 m imposé pour toute construction le long de la R.D. 683. Un tel développement ne pourrait voir le jour que dans le cadre de l’implantation d’une petite zone d’activités ou artisanale (plusieurs bâtiments) avec un projet d'aménagement de qualité. Rapport de présentation.
75
C a r t e
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.Un schéma directeur et un zonage d'assainissement sont en cours d'élaboration.
Ö
Eau potable.
Le zonage d’assainissement traduit l'engagement de la commune à collecter et traiter les eaux usées domestiques à l'intérieur de la zone d'assainissement collectif, et l'obligation des habitants de se raccorder au réseau dans un délai de deux ans suivant la desserte de leur terrain. Il définit par complément la zone où la commune est responsable du contrôle des dispositifs d'assainissement individuel.
Les diamètres du réseau de distribution d’eau potable en haut de la rue des Vignes
sont trop faibles pour permettre l’alimentation de plusieurs nouvelles constructions. L’extension
urbaine
sur
ce
secteur
sera
limitée
(lieux-dits
« Grandes
Vignes »,
« Grandes Vignes Ouest »).
L’élaboration du zonage d’assainissement doit résulter d'une réflexion prospective sur le développement urbain de la commune et le devenir de son mode d'assainissement. Il implique un choix réfléchi tenant compte des caractéristiques des zones et des coûts respectifs
de
chaque
mode
d’assainissement.
Ainsi,
il
est
important
d’assurer
la
cohérence entre le zonage d’assainissement et la carte communale (aptitude des sols à l'assainissement autonome dans les zones potentiellement constructibles, gestion des eaux pluviales…).
5. INFRASTRUCTURES ET DEPLACEMENTS.
Ö
L'article L. 111-1-4 du Code de l'Urbanisme s'applique à la R.D. 683, route classée à grande circulation qui traverse la commune. Il impose une constructibilité limitée de 75 m le long de cet axe « en dehors des espaces urbanisés des communes » à moins de définir certaines règles « motivées au regard notamment des nuisances, de la sécurité, de la qualité architecturale, ainsi que de la qualité de l'urbanisme et des paysages ».
Bien que les premières études du schéma directeur et du zonage d'assainissement
(source :
schéma
directeur
d'assainissement
et
zonage
d'assainissement
-
Pöyry)
indiquent que l’impact des rejets des eaux usées sur la qualité du Doubs reste limité compte-tenu de la taille de la commune, la mise en place d’un système de traitement collectif des eaux usées s’avère être la solution à retenir à Vaire-le-Petit.
Le périmètre concerné se situe en dehors du village, parfois en limite des constructions nouvelles. La carte communale prendra en compte ce périmètre qui permet d’éviter l’urbanisation linéaire le long de cet axe routier très fréquenté. De plus, le village historique est implanté en recul par rapport à cette voie.
La solution retenue est le rejet des effluents dans le futur collecteur du SYTTEAU avec un traitement au niveau de la station d’épuration de Port Douvot. Les travaux pour la réalisation de ce collecteur intercommunal devraient débuter à l’automne 2009, avec un objectif de mise en service pour la fin 2011. La mise en place du traitement collectif des eaux usées permettra à la commune d’être en cohérence
avec
son
développement
et
de
garantir
la
préservation
des
eaux
souterraines et de surface.
La
R.D. 683
et
la
voie
ferrée
Strasbourg-Vintimille
sont
classées
infrastructures
bruyantes par les arrêtés préfectoraux du 23 novembre 1998. Des périmètres affectés par le bruit de l’infrastructure dans lesquels existent des prescriptions d'isolement acoustique, conformément aux arrêtés ministériels des 9 janvier 1995 et 30 mai 1996 existent sur la commune. Ils couvrent la totalité du village.
Le projet de raccordement au collecteur intercommunal de la vallée du Doubs incite à privilégier le raccordement des constructions au réseau public d’assainissement. La possibilité de raccordement au réseau collectif devient donc un critère de choix dans la délimitation des zones d’urbanisation future.
Le projet communal s’attachera à ne pas développer les extensions de l’habitat en bordure de ces axes, générateur de nuisances, notamment le long de la R.D. 683 qui constitue un espace encore non urbanisé.
Les réseaux séparatifs seront privilégiés : compte tenu de la vétusté des réseaux à l’aval de la voie SNCF, le réseau séparatif sera prolongé sur la partie basse du village. Les travaux seront réalisés en même temps que ceux du collecteur du SYTTEAU. Sur la
butte,
les
eaux
pluviales
des
particuliers
seront
préférentiellement
infiltrées
directement sur la parcelle.
Les nouvelles constructions situées dans les périmètres de bruit seront soumises à un certain nombre de prescriptions en matière d’isolation acoustique.
Pour les habitations existantes non raccordables au réseau collectif (six selon les premières études du schéma directeur et du zonage d'assainissement), le zonage d’assainissement
présentera
des
orientations
pour
le
choix
de
la
filière technique
d'assainissement individuel à mettre en place.
Ö
Une
place
nouvelle
est
aujourd’hui
accordée
aux
vélos
dans
l’organisation
des
transports. La prise en compte des cyclistes dans les aménagements routiers doit s’intégrer dans une politique plus globale du vélo qui vise à reconnaître ce mode de déplacement comme une alternative économique et écologique aux déplacements automobiles.
Dans l’attente d’un système de traitement collectif des eaux usées, toute nouvelle
construction doit être équipée d’un système d’assainissement non collectif, conforme à la réglementation en vigueur.
La commune de Vaire-le-Petit est traversée par la véloroute Nantes-Budapest qui emprunte le chemin de halage. Les itinéraires cyclables envisagés sur la commune devront s’appuyer sur cet axe structurant pour favoriser son usage au niveau local.
Rapport de présentation.
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.Rappelons l’article 20 de la Loi sur l'Air et l'Utilisation Rationnelle de l'Energie : « A l'occasion des réalisations ou des rénovations des voies urbaines, à l'exception des autoroutes et voies rapides, doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d'aménagements sous forme de pistes, marquages au sol ou couloirs indépendants, en fonction des besoins et contraintes de la circulation. L'aménagement des ces itinéraires cyclables doit tenir compte des orientations du plan de déplacements urbains, lorsqu'il existe. »
Ö
Topographie.
Dans la plaine alluviale, les formes relativement planes du relief ne sont pas
contraignantes pour l'urbanisation. La platitude du relief favorise toutefois la soumission à la vue des constructions et donne donc de l'importance aux franges urbaines (jardins, vergers, haies…). Il faudra donc maintenir ou recréer les éléments végétaux entourant le village. L'évolution de ces franges urbaines devra être maîtrisée.
Ö
Les zones à urbaniser devront se situer à proximité de l’arrêt de bus afin de faciliter le recours aux transports urbains, en conformité avec les orientations du P.D.U.
Au niveau du relief du Bois de la Chaux la topographie peut se révéler une contrainte à l'urbanisation, ce qui implique d’éviter d’urbaniser certains secteurs :
- certaines
pentes
marquées,
ou
ruptures
de
pentes,
limitent
les
secteurs
d'urbanisation au Sud-Ouest de la rue des Vignes notamment (lieu-dit « Grandes Vignes Ouest »).
Ö
Actuellement la RD 245 correspond au « contournement » du village. Il n’existe aucune sortie directe d’une construction sur cette route. Elle possède une fonction routière alors qu’elle permet d’entrer dans le village.
- difficulté d’accès à certains terrains, notamment en hiver.
L’aménagement de cette route est nécessaire afin d’affirmer la zone urbaine et l’entrée de village : aménager l’emprise pour délimiter clairement un cheminement piéton : trottoir ou, encore mieux, circulation piétonne sur le même niveau que la chaussée et séparée d’elle par une bande enherbée ou plantée.
Le relief contribue à la qualité perçue du cadre résidentiel et paysager : diversité
des ambiances et des perspectives visuelles. Il induit également une forte soumission à la vue de la zone urbaine implantée sur le coteau. Le développement de l’urbanisation sur ce coteau devra être limité et accompagné d’aménagements particuliers (plantation notamment) qui permettront l’intégration du bâti.
La
ligne
de
crête
au
lieu-dit
« Grandes
Vignes »
devra
être
respectée
(l’urbanisation ne doit pas basculer sur le versant de la vallée du Doubs).
Si des constructions s’implantent le long de cette route à l’Est, cet aménagement sera d’autant plus utile qu’il marquera l’entrée du village et constituera la rue principale du village débouchant sur la « place » de la mairie qui pourrait également être aménagée. En cas d’urbanisation le long de cette route, une réflexion devra être menée, en partenariat avec le gestionnaire de la voie, pour définir la (ou les) sortie(s) à créer sur cette route afin de garantir l’aspect sécuritaire de l’accès.
La topographie naturelle devra être respectée lors des constructions futures : limiter
les remblais et terrassements, intégrer des maisons dans les pentes, limiter la hauteur des constructions sur le haut du coteau…
6. MILIEU PHYSIQUE.
Ö
Géologie.
L'ensemble du village et de ses zones potentielles d'extension repose sur un sous-
sol marno-calcaire ou sur des alluvions.
Ö
Climat.
Ces formations ne présentent pas de contrainte géotechnique sur le périmètre d’étude, et aucun risque sismique n'est répertorié.
La direction des vents dominants (Sud-Ouest) est à prendre en considération lors
de
l'implantation
d'activités
ou
d'équipements
nuisants
(odeur,
bruit,
matériaux
volatiles…).
La présence de couches imperméables qui alternent avec des couches calcaires est une
contrainte
à
prendre
en
compte
vis
à
vis
de
l'implantation
des
nouvelles
constructions, en particulier en matière d'assainissement.
L’exposition solaire est un paramètre à prendre en considération dans la logique
d'implantation du bâti, notamment si l’on souhaite favoriser l’utilisation de l’énergie solaire passive ou des énergies renouvelables par l’emploi de panneaux solaires. Le village est globalement bien exposé.
La présence d’anciennes carrières et marnières sur le territoire communal ont été
signalées, elles resteront inconstructibles, notamment la parcelle AB126 située au lieu- dit « Les Mersottes » qui correspond à une ancienne marnière remblayée. La stabilité de cette
parcelle
n’étant
pas
connue
(circulation
souterraine
importante
dans
le
secteur),
elle
sera
maintenue
hors
du
secteur
constructible
dans
l’attente
d’une
éventuelle étude géotechnique.
On tiendra compte de la quantité importante des précipitations et du ruissellement
qui
en
résulte
(et
de
son
évolution
liée
au
développement
urbain)
dans
le
dimensionnement
des
réseaux
(notamment
le
réseau
d’eaux
pluviales)
ou
par
la
création de bassins de rétention d’eaux pluviales, procédé envisageable pour des opérations d’urbanisation d’ensemble.
Une deuxième marnière existe à l’Ouest du village, elle est identifiée sur les plans en tant que zone humide (présence de roseaux).
Rapport de présentation.
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.Ö
Hydrogéologie et eaux superficielles.
9
La prise en compte et la gestion de l’élément eau est primordiale dans le cadre de l’élaboration de la carte communale, conformément à l’article L. 211-1 du Code de l’Environnement. Le partage des ressources en eaux, leur préservation (rejets urbains, industriels, agricoles...) et la protection des biens et des populations riveraines de la rivière (inondations), font du Doubs un élément indispensable à la vie quotidienne, mais aussi un élément à protéger et à mettre en valeur. Il est impératif que toutes les réalisations futures intègrent les principes de préservation des milieux aquatiques, et, notamment, une gestion rationnelle des eaux collectées par l'imperméabilisation des zones d'habitations.
L’eau constitue un trait dominant de la vallée du Doubs ; elle est omniprésente sous
la forme d’eaux souterraines et d’eaux superficielles.
9
Les grands ensembles calcaires, fissurés et karstifiés, qui constituent le sous-sol de la commune sont le siège d'écoulement et de réserve en eaux souterraines vulnérables aux
pollutions
de
surface
en
raison
du
pouvoir
épurateur
naturel
réduit
des
sols
calcaires.
- Dans le cadre de l’élaboration de la carte communale, le classement en secteur non
constructible
sera
favorisé
sur
l’ensemble
du
territoire
communal
et
notamment au niveau des milieux liés à l’eau.
De
plus,
le
sol
étant
souvent
superficiel,
le
transit
entre
les
zones
d'injection
préférentielles et les émergences karstiques est très court, et tout flux polluant injecté dans
une
doline,
par
exemple,
contaminera
instantanément
le
réseau
souterrain
jusqu'aux émergences.
- Les
projets
d'urbanisation
doivent
tenir
compte
de
la
sensibilité
du
site
aux
pollutions. Des précautions devront être prises lors de l'installation de certaines activités humaines. De façon générale, un soin particulier doit être apporté à la collecte et au traitement des eaux usées et pluviales.
En présence de sols argileux, le sous-sol est bien protégé, mais les eaux de surface ruissellent alors jusqu'à une zone d'injection préférentielle (perte, fracture…). La majeure partie du périmètre d'étude est vulnérable à toute pollution superficielle, d'autant que l'aquifère karstique est en relation avec le Doubs. La qualité des eaux souterraines conditionne en partie la qualité du Doubs et de sa nappe.
La mise en place d’un système de traitement collectif des eaux usées favorisera l'amélioration de la qualité du Doubs. Cet effort devra se poursuivre en privilégiant l'urbanisation de zones raccordables au réseau collectif. Enfin, dans les secteurs relevant de l'assainissement individuel, les dispositifs d'assainissement choisis devront être performants et conformes à la législation en vigueur.
Plusieurs captages d’eau potable issue du karst profond sont recensés dans le secteur. Vaire-le-Petit est notamment concernée par le forage de la Montoillotte, exploité par la commune d’Amagney et protégé par arrêté du 26 mars 2007. Ce captage se situe au Nord de la commune et possède un périmètre de protection immédiat grillagé, situé en dehors des secteurs urbanisés. Aucune prescription particulière ne s’applique à la zone urbaine, compte-tenu de la position du captage.
- Les bois, bosquets et haies jouent un rôle dans la protection contre l'érosion des sols et la pollution et seront conservés. La ripisylve permet de maintenir le sol et de limiter l’érosion et l’effondrement des berges et donc l’obstruction du cours d’eau. - La protection des ressources en eau devra également être prise en compte dans les pratiques agricoles (agriculture respectueuse de l'environnement).
9
La nappe du Doubs constitue également un aquifère important de la commune. Elle occupe toute la vallée alluviale et est alimentée à la fois par la rivière et ses affluents, ainsi que le drainage des reliefs situés de part et d'autre de la vallée. Elle est très sensible aux pollutions et doit donc faire l'objet d'une protection toute particulière, d’autant qu’elle est utilisée pour l’alimentation en eau potable.
Les cultures sont à éviter en bordure de cours d’eau : en effet, prairies, petits bois et ripisylve, grâce à leur rôle épurateur, constituent l’occupation des sols qui permet de limiter aux mieux les risques de pollution (agricole notamment). Les prairies nécessitent, en outre, moins d'apport d'engrais et subissent moins de lessivage des nitrates que les cultures. Contrairement aux sols cultivés et nus en hiver, elles retiennent mieux les lames d'eau en cas de crue ; elles ralentissent donc l'arrivée massive d'eau plus en aval et facilitent la recharge de l'aquifère sous-jacent. Les herbes par leurs racines maintiennent en place les limons ; elles ralentissent donc considérablement l'érosion des sols qui entraînerait des matières pouvant colmater les frayères ou les ouvrages hydrauliques.
9
Le Doubs, enfin, possède un potentiel biologique intéressant, bien qu’il soit perturbé et dégradé par des pollutions. 9
Le Doubs est par ailleurs un cours d'eau capricieux qui peut avoir des débordements conséquents en cas de fortes pluies et/ou de fontes des neiges
- Les zones inondables doivent être prises en compte dans la carte communale (voir
ci-avant).
En
effet,
les
zones
d’expansion
des
crues
jouent
un
rôle
déterminant en réduisant momentanément le débit à l’aval et en allongeant la durée de l’écoulement ; elle joue par ailleurs un rôle important dans l’équilibre des écosystèmes. Il convient d’appliquer les principes de la circulaire du 24 janvier 1994 relative à la prévention et à la gestion des zones inondables :
La commune de Vaire-le-Petit est concernée par un Plan de Prévention des Risques d'Inondation du Doubs Central approuvé par le préfet le 28 mars 2008 qui constitue une servitude d’utilité publique qui s’impose à la carte communale. Celle-ci devra prendre en compte la zone inondable définie dans le projet de P.P.R.I. (limite de la crue centennale). La zone inondable sera majoritairement classée en secteur non constructible, excepté les secteurs bâtis concernés par les zones réglementaires bleu clair et bleu foncé du P.P.R.I. qui peuvent être constructibles sous conditions
(voir le règlement du P.P.R.I.
dans les éléments portés à titre d’information).
. Interdire les implantations humaines dans les zones les plus dangereuses,
Rapport de présentation.
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.7. MILIEUX NATURELS ET AGRICOLES.
. Préserver les capacités d’écoulement et d’expansion des crues, . Eviter tout endiguement ou tout remblaiement nouveau qui ne serait pas justifié par la protection des lieux fortement urbanisés, de façon à ne pas aggraver les risques en amont et en aval.
Le territoire communal de Vaire-le-Petit trouve sa limite Sud avec le Doubs. Ce
cours d’eau et ses berges appartiennent au site Natura 2000 de la « Moyenne Vallée du Doubs ». Ce site Natura 2000 s’avère riche d’un point de vue faunistique et floristique de part notamment la diversité des milieux qui le compose, notamment des milieux à tendance méditerranéenne, des cavités qui abritent nombre de chauve-souris ou encore le cours d’eau en lui-même qui accueille 31 espèces de poissons dont 4 d’intérêt communautaire.
Si l’urbanisation nouvelle génère des eaux de ruissellement importantes (liées à l’imperméabilisation
des
sols)
qui
augmentent
les
risques
d’inondation,
une
réflexion
approfondie
devra
être
menée
au
niveau
de
la
gestion
des
eaux
pluviales : des bassins de rétention des eaux seront à prévoir dans les zones à urbaniser. - Le Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) du bassin Rhône-Méditerranée-Corse,
Doubs
aval
s'applique
au
secteur
d'étude.
Le
document d’urbanisme doit tenir compte de ses orientations fondamentales, en particulier :
Ainsi, l’objectif de la commune doit être de préserver ce site par, entre autres, le traitement de ses effluents ou encore le maintien des cordons rivulaires. Le respect de la qualité des eaux apparaît ainsi comme un enjeu communal majeur.
. la
lutte
contre
les
pollutions
de
toute
nature
:
cours
d'eau,
nappe.
L'assainissement communal et les pratiques agricoles sont essentielles à ce niveau,
L'analyse du milieu naturel a, quant à elle, mis en exergue les principaux éléments
suivants :
. l'amélioration de la qualité de l'eau potable qui implique de respecter les eaux souterraines,
- Les espaces agricoles ouverts occupent une place importante sur la commune au Nord de la R.D. 683. Ils n'ont qu'une faible valeur écologique même s'ils sont fréquentés
ponctuellement
par
une
faune
inféodée
à
ce
type
de
milieu,
en
particulier pour le nourrissage.
. la conservation de la valeur patrimoniale du cours d'eau et des milieux humides associés,
Ce secteur à vocation agricole apparaît d’ailleurs comme tel au sein des grandes orientations du SDAB. Aussi, il est essentiel pour la commune de préserver ce secteur de toute urbanisation en le classant non constructible.
. la gestion des risques : la préservation du champ d'expansion des crues du Doubs et la protection des zones habitées.
- Le SCOT reprend l’ensemble des éléments précédents dans l’orientation « Gérer le risque d'inondation et valoriser les zones inondables » qui dit : « l'urbanisation sera limitée dans les secteurs inondables, voire interdite dans les zones soumises aux aléas les plus forts. Les zones inondables seront mises en valeur dans le respect des équilibres écologiques des champs d'inondation et en confortant les trames vertes, espaces de respiration entre les territoires. Une agriculture et une sylviculture
respectueuses
de
l'environnement
seront
également
encouragées
dans ces zones. »
- Les espaces boisés représentent une part non négligeable du territoire communal (33 ha pour la forêt communale), situés notamment dans sa partie Est (Bois de la Chaux) ou encore au lieu-dit « La Montoillotte », sur les buttes. Ces boisements ont tous un intérêt écologique et paysager. Ils viennent souligner les reliefs, viennent servir de cadre à l’espace agricole ouvert ou au bâti et assurent un abri pour la faune notamment comme zone de nidification pour l'avifaune extrêmement riche et variée au niveau communal. Un plan de gestion de la forêt communale a été établi jusqu'en 2024, avec une gestion de la forêt en futaie irrégulière par pieds d’arbres pour la majorité des parcelles.
9
Enfin, la valorisation de l'eau à des fins de loisirs, en particulier en liaison avec la pêche, la randonnée et la véloroute, est à prendre en considération dans l'élaboration du projet de village.
- Les espaces aquatiques et les zones humides sont les milieux naturels de la commune qui présentent le plus fort intérêt écologique. Le territoire communal est ainsi concerné par le recensement de zones humides (réalisé par la DIREN) au niveau du lieu-dit "Prairie de Vaire" au voisinage du ruisseau des Longeaux, au Nord et à l’Ouest du territoire, ainsi qu’en bordure du Doubs. On notera également la présence de zones humides répertoriées à l’issue des investigations de terrains aux lieux-dits « Planchotte », « Dessous la Montoillotte » et « Tannée » au Nord de la R.D. 683, au lieu-dit « Courtelots » à l’emplacement d’une ancienne carrière et au lieu-dit « Aux Cugniots » qui correspond à une ancienne marnière.
Rapport de présentation.
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.A la vue de ces éléments on peut établir la carte des valeurs écologiques du
territoire de Vaire-le-Petit (voir page suivante).
Ces espaces méritent d'être préservés, en effet, la protection des zones humides est une priorité à l'échelle nationale et européenne. Elle est également affichée en tant qu'une orientation majeure du SDAGE. Ces milieux sont éloignés du village et se trouvent par conséquent exclus des secteurs potentiellement urbanisables.
9
Valeur écologique forte :
Seule la petite marnière située à l’Ouest du village pourrait être classée en zone constructible, compte-tenu de sa position par rapport à la zone urbaine.
- les milieux attachés au Doubs (berges), - les pelouses sèches du versant Sud de la butte du Bois de la Chaux, - les zones humides au Nord de la R.D. 683,
figurent dans cette catégorie en raison de leur richesse et de leur diversité.
9
Valeur écologique moyenne à bonne : - le bois de la Montoillote, - le Bois de la Chaux, - la zone humide au lieu-dit des « Courtelots », - les prairies au bords du Doubs, 9
Valeur écologique faible : - zones de cultures, - zones herbagères de vaste superficie sans bocage,
Le village est quant à lui classé hors catégorie, globalement d’une valeur écologique faible.
Il
abrite
néanmoins
une
multitude
de
biotope
accueillant
des
espèces
spécifiquement liées à l'homme dont certaines sont en voie de raréfaction (Chauve- souris, Effraie des clochers). Ces espèces trouvent refuge dans des éléments urbains (grange, charpente, mur de pierre sèche).
- Les pelouses sèches comptent parmi les milieux les plus intéressants du point de vue écologique. La commune comporte deux sites de pelouses sèches tous les deux situés en surplomb de la voie ferrée sur le versant sud de la butte du Bois de la Chaux. L’exposition mais aussi le sous-sol caractéristique (sol peu épais sur calcaires) font que ces milieux voient se développer des espèces à tendance termophile. Ces pelouses sèches contribuent à la biodiversité des milieux naturels de Vaire-le- Petit et sont d'un intérêt écologique certain, du fait même du caractère du milieu. - Les vergers présentent quant à eux une flore peu diversifiée. Les vergers présents en bordure du Doubs représentent un espace de transition à part entre le bâti et le milieu aquatique pouvant servir de refuge à l’avifaune.
Rapport de présentation.
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.Rapport de présentation.
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.8. PAYSAGES ET ESPACE URBAIN.
Vaire-le-Petit est concerné par ces deux éléments : la commune se situe dans la vallée du Doubs et le bois de la Chaux fait partie de l’espace boisé ossature de l’infrastructure verte (voir p. 72).
La préservation des paysages et la maîtrise de l'urbanisation future doivent être des
objectifs de la carte communale.
Le parti d’aménagement du SDAB demande de « conforter l’infrastructure verte » : renforcer une continuité d’éléments paysagers structurants, assurer une coupure verte entre des unités d’urbanisation, garantir des cônes de vue, préserver des milieux naturels remarquables, aménager de liaisons douces
Ö
Les
haies,
les
bosquets,
les
arbres
isolés,
le
parcellaire,
outre
leurs
fonctions
écologiques
et
agronomiques,
doivent
être
considérés
comme
des
éléments
du
paysage et conservés dans la mesure du possible. En effet, ils font partie intégrante du paysage, y apportent la verticalité et contribuent à sa valorisation :
Ces
éléments
sont
globalement
repris
dans l’orientation « Préserver le patrimoine
naturel et bâti des communes et mettre en valeur les sites à fort potentiel » du Pré- Projet d’Aménagement et de Développement Durable du SCOT de l’agglomération bisontine.
- les éléments ponctuels (arbres isolés) jouent le rôle de repères, de points d'appel, - les éléments linéaires (haies) créent le changement et évitent toute monotonie, - les éléments massifs (bosquets par exemple) sont des éléments plus statiques qui invitent au repos. Ils structurent, tout comme les haies, le paysage, - le
parcellaire
et
ses
types
de
clôtures
apportent
l'échelle
et
la
dimension des espaces, l'ambiance et la couleur.
Ö
Les caractéristiques, secteurs et éléments paysagers remarquables seront préservés
et/ou
classés
en
secteur
non
constructible.
Sont
notamment
concernés :
- La vallée du Doubs, le Doubs et ses abords. - Le bois de la Chaux et le bois de Montoillotte. - Le secteur paysager remarquable des prés-vergers au bord du Doubs. - Les points de vue sur le Doubs et le village. - Les points de vue sur le château de Vaire-le-Grand. - Le ruisseau des Longeaux et ses abords. - Les vergers, les jardins, et la végétation qui accompagnent le bâti ancien (préserver le caractère végétal des abords du village). Ces espaces de transition entre zone urbaine et espace agricole (frange enveloppée)
devraient
être
préservés
ou
recréés
dans
les
zones
d’extension urbaine, afin de favoriser l'intégration du bâti aux milieux agricole et naturel.
Ö
Les orientations de développement choisies par la commune de Vaire-le- Petit doivent être compatibles avec les objectifs du Schéma Directeur de l’Agglomération Bisontine. Le parti d’aménagement du SDAB met en avant la
qualité
de
vie
par
l’affirmation
d’une
« agglomération
verte »
non-
agglomérée à travers le maintien et le renforcement d’une trame ou d’une « infrastructure » verte
. Cette infrastructure verte est constituée d’espaces
naturels, forestiers ou agricoles à maintenir en raison de leur vocation structurante en matière d’urbanisation, de loisirs, et de préservation de la biodiversité. La valorisation de l’axe récréotouristique de la vallée du Doubs constitue également un élément fort du parti d’aménagement. Ces deux éléments
constituent
des
points
d’accroche
prioritaires
en
matière
de
valorisation des paysages.
Zoom sur le secteur de
Vaire-le-Petit
Rapport de présentation.
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.L'analyse urbaine amène donc à proposer dans un premier temps la densification des zones urbaines existantes au niveau du village ancien et des extensions récentes.
Ö
Le centre ancien de Vaire-le-Petit possède un patrimoine et du bâti de qualité : fermes anciennes, maison de maître, ancienne tuilerie (inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis le 19/07/2001).
Dans un deuxième temps, la volonté de créer une extension urbaine à proximité du centre ancien, tout en préservant la zone inondable oriente le projet de développement du village à l’Ouest de la rue de l’Ecole.
Ces éléments méritent d’être valorisés et protégés afin d’affirmer l’identité du village. Toute démolition devrait être réfléchie et réalisée après avis de la municipalité, du Service
Départemental
de
l’Architecture
et
du
Patrimoine
et
de
l’Architecte
des
Bâtiments de France (le classement de la tuilerie et du château de Vaire-le-Grand à l'inventaire des monuments historiques implique une consultation de l’architecte des bâtiments de France si l’on veut entreprendre des travaux dans un rayon de 500 m autour de ces bâtiments).
L’image végétale qui existe aux abords du centre ancien devrait être recréée autour du nouveau quartier, afin de favoriser l'intégration du bâti au milieu agricole et naturel.
Dans ce cadre, la restauration du bâti ancien devrait être favorisée.
9. PATRIMOINE.
Des
dispositions
adaptées
en
matière
d'ordonnancement,
d'aspect
extérieur...
permettront de respecter la morphologie et les caractéristiques urbaines du centre ancien : taille et forme du parcellaire, orientation du bâti et du faîtage, pentes des toitures, ouvertures...
La
tuilerie
de
Vaire-le-Petit,
le
château
et
les
jardins
de
Vaire-le-Grand
sont
protégés
au
titre
des
Monuments
Historiques.
Il
existe
des
servitudes
liées
à
la
présence de ces monuments historiques. L’ABF doit être consulté pour tous travaux réalisés dans les périmètres de protection de 500 m des monuments historiques. A noter que bien qu’il soit situé sur la commune de Vaire-le-Grand, le périmètre de protection du château et des jardins touche la commune et le village de Vaire-le-Petit.
Ö
Il n’existe pas de « place » dans le village. L’espace « routier » situé à l’angle de la rue du Pont pourrait être aménagé dans ce sens, d’autant qu’il est à proximité immédiate du Doubs et de la tuilerie et relier à la partie Nord du village par le passage sous la voie ferrée. Cet aménagement permettrait d’affirmer, de structurer et de valoriser cet espace urbain.
Outre son patrimoine architectural et naturel (cf. chapitres précédents), la commune
de Vaire-le-Petit dispose d'un patrimoine archéologique. Il conviendra de veiller à sa protection.
Ö
L’espace autour de la mairie pourrait également être aménagé pour créer un espace d’accompagnement extérieur (parking, espace vert….). La mise en valeur de cet édifice public
pourrait
se
faire
en
liaison
avec
l’aménagement
de
la
RD 245 :
aménager
l’emprise pour délimiter clairement un cheminement piéton, affirmer la zone urbaine et l’entrée de village (voir p. 77).
Conformément à l'article 4 du décret n°2004-490 du 3 juin 2004, la saisine du Préfet de Région, par la personne projetant les travaux ou l’autorité administrative chargée de l’instruction du projet, est obligatoire pour les opérations suivantes quel que soit leur emplacement :
- la réalisation de zones d'aménagement concerté (ZAC) affectant une superficie supérieure ou égale à 3 ha ;
Ö
La qualité du cadre de vie devra être préservée grâce à la maîtrise de l'urbanisation future et à la préservation des paysages.
- les opérations de lotissements affectant une superficie supérieure ou égale à 3 ha;
On évitera le développement anarchique au coup par coup, sans logique urbaine, et le mitage urbain en général, en limitant la progression urbaine linéaire le long des axes routiers, en densifiant les pôles urbains existants, et en urbanisant à proximité du centre ancien.
- les travaux soumis à déclaration préalable ; - les aménagements et ouvrages dispensés d’autorisation d’urbanisme, soumis ou non à une autorisation administrative, qui doivent être précédés d'une étude d'impact ;
L'extension urbaine devra respecter l'échelle actuelle du village qui ne compte que 200 habitants.
- les travaux sur les immeubles classés au titre des Monuments Historiques qui sont dispensés d’autorisation d’urbanisme mais sont soumis à autorisation ;
Actuellement, le développement urbain s’est réalisé sur trois pôles distincts :
- dans le prolongement du village ancien : quelques constructions récentes se sont insérées dans le bâti ancien, mais le village s’est surtout développé au Nord de la voie ferrée de part et d’autre de la rue de l’Ecole, et un peu le long du Doubs et à l’Ouest du centre ancien. - dans le prolongement de Novillars, au niveau de l’entrée Est de Novillars. - l’urbanisation récente a également progressé sur la butte du Bois de la Chaux à partir de la rue des Vignes.
Rapport de présentation.
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V a i r e - l e - P e t i t
.Les autres projets (soit les travaux dont la réalisation est subordonnée à un permis de construire, un permis de démolir, une autorisation d’installations ou de travaux divers, une
autorisation
de
lotir,
une
décision
de
réalisation
de
zones
d'aménagement
concerté) donneront lieu à une saisine du Préfet de Région lorsqu’ils sont réalisés dans des
zones
géographiques
et
portent,
le
cas
échéant,
sur
des
emprises
au
sol
supérieures en application des décrets de 2002 et 2004 et tel que défini par un arrêté de zonage transmis aux maires.
- La commune de Vaire-le-Petit est concernée par un Plan de Prévention des Risques d'Inondation du Doubs Central approuvé par le préfet le 28 mars 2008 qui constitue une servitude d’utilité publique qui s’impose à la carte communale. Celle- ci devra prendre en compte la zone inondable définie dans le projet de P.P.R.I. (voir p. 78). - Vaire-le-Petit est également concerné par un risque de mouvement de terrain : la présence de lignes de falaise dans les calcaires au Nord-Est de la commune (lieu- dit « combe au Quartier ») est à l’origine de risques d'éboulement. Ce secteur se situe dans le bois de la Chaux, au Nord-Est de la commune et sera donc classé en secteur non constructible.
Enfin, en application du titre III de la loi du 27 septembre 1941, validée, réglementant les découvertes fortuites, toute découverte archéologique, de quelque nature qu'elle soit, doit être signalée immédiatement au Service Régional de l'Archéologie (DRAC, Service Régional de l'Archéologie - tél : 03.81.25.54.07), soit directement, soit par l'intermédiaire de la Mairie.
Remarque :
En 2009, des éboulements se sont produits au niveau des reliefs en bordure de la voie SNCF et de la R.D. 245 (lieux-dits « Dessous la Roche
et
Barrière
du
Doubs »,
« Grandes
Vignes
Ouest »).
L’urbanisation de ces secteurs doit être proscrite car elle pourrait générer de nouveaux mouvements de terrain.
Les vestiges découverts ne doivent en aucun cas être détruit avant examen par un archéologue habilité. Tout contrevenant serait passible des peines prévues au Code Pénal en application de la loi n°80-832 du 15 juillet 1980 modifiée, relative à la protection des collections publiques contre les actes de malveillance. De plus, l’article R. 111-4 du Code de l’Urbanisme s’applique au territoire communal. 10. RISQUES ET NUISANCES.
La carte communale est l’occasion d’afficher les terrains soumis à ces contraintes et
de fixer un zonage prenant en compte les risques et nuisances, ce qui peut impliquer de classer inconstructibles certains secteurs.
- L’implantation de nouvelles constructions devra respecter les distances minimales de
recul
par
rapport
aux
pipelines
définies
par
la
servitude.
Toutefois,
ces
canalisations passent loin du village en limite communale Sud-Est, secteur sur lequel il n’existe aucun enjeu de développement urbain. - La commune se trouve dans la zone 0 (sismicité négligeable mais non nulle) du zonage sismique de la France ; aucune prescription parasismique particulière n’est demandée. - Les zones affectées par les nuisances sonores liées à la R.N. 683 et à la voie ferrée couvrent la totalité des zones urbanisées. Seule la partie Nord du territoire n’est pas touchée par les zones de bruit. Cette zone non urbanisée à vocation agricole et au potentiel écologique intéressant n’est pas destinée à être urbanisée. Les futures constructions seront donc implantées dans les zones affectées par le bruit. La prise en compte des nuisances sonores passera donc par la réalisation de constructions répondant aux prescriptions des arrêtés préfectoraux du 23 novembre 1998 en ce qui concerne l’isolement acoustique.
Rapport de présentation.
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.C H A P I T R E
I I
:
P E R S P E C T I V E S
D ’ E V O L U T I O N ,
P A R T I
D ’ A M E N A G E M E N T
R E T E N U ,
E T
J U S T I F I C A T I O N .PERSPECTIVES D’EVOLUTION ET PARTI D’AMENAGEMENT RETENU.
1. LES GRANDES ORIENTATIONS D’URBANISME ET D’AMENAGEMENT DE LA COMMUNE : LE PROJET DE VILLAGE.
2. LES MODALITES D’APPLICATION DES ORIENTATIONS D’URBANISME ET D’AMENAGEMENT.
Le projet de village exprime la politique d'aménagement et d'urbanisme souhaitée
par la municipalité de Vaire-le-Petit. Il met en avant cinq orientations ou principes directeurs d'aménagement et d'urbanisme de la commune :
c
Assurer un développement urbain cohérent et maîtrisé du village.
Ö
Afin de tenir compte des recommandations issues du diagnostic, plusieurs critères ont été identifiés pour définir un projet de village cohérent prenant en compte les risques et les nuisances, les sensibilités environnementales et paysagères, la protection des espaces agricoles, le développement durable.
1. Assurer un développement urbain cohérent et maîtrisé du village, 2. Favoriser la mixité, 3. Préserver le patrimoine communal,
- Prendre
en
compte
la
zone
inondable
du
P.P.R.I. :
elle sera majoritairement
classée en secteur non constructible, excepté les secteurs bâtis concernés par les zones
réglementaires
bleu
clair
et
bleu
foncé
du
P.P.R.I.
qui
peuvent
être
constructibles sous conditions (voir le règlement du P.P.R.I. dans les éléments portés à titre d’information).
4. Pérenniser et développer le potentiel touristique sur la commune, 5. Mettre en place un assainissement performant.
Si
l’imperméabilisation
du
sol
(dans
le
cadre
de
l’urbanisation
future)
devait
accroître le risque d’inondation ou engendrer des problèmes de ruissellement, la création de bassins de rétention des eaux pluviales permettra de réguler le débit des eaux de ruissellement.
Ces orientations sont déclinées ci-dessous. Certaines applications ont directement influencé le zonage de la carte communale, c'est à dire son cadre réglementaire, d'autres échappent à ce cadre et ne peuvent donc être considérées que comme des recommandations d'aménagement et d'urbanisme.
- Prendre en compte les autres risques et nuisances :
. Le secteur présentant des risques de mouvement de terrain sera classé en secteur non constructible (situé dans le bois de la Chaux). . Les
périmètres
de
sécurité
par
rapport
aux
pipelines
seront
maintenus
inconstructibles (secteur en limite communale Sud-Est, éloigné de la zone urbaine). . L’ensemble
du
village
est
affecté
par
les
nuisances
sonores
liées
à
la
R.N. 683 et à la voie ferrée. Les constructions devront répondre aux normes en vigueur en ce qui concerne l’isolement acoustique. Le développement de l’urbanisation en bordure de ces infrastructures sera proscrit.
- Prendre
en
compte
la
protection
des
ressources
en
eau,
et
notamment
la
sensibilité du site par rapport aux pollutions de surface ; l’objectif recherché sera la préservation et l’amélioration de la qualité des eaux souterraines et superficielles.
. La majorité du territoire communal sera classée en secteur non constructible. . Le périmètre de protection immédiat du captage d’eau potable sera maintenu inconstructible.
Rapport de présentation.
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.. Le
zonage
d’assainissement
est
en
cours.
La
solution
retenue
pour
le
traitement des effluents est leur rejet dans le futur collecteur intercommunal du SYTTEAU, avec un traitement au niveau de la station d’épuration de Port Douvot. Les nouvelles zones constructibles seront raccordables au réseau d’assainissement collectif.
. Les
secteurs
urbanisables
devront
être
raccordables
aux
réseaux
d’assainissement et d’eau potable (les dimensions du réseau d’eau potable en haut de la rue des Vignes ne permettent pas de desservir de nombreuses nouvelles constructions).
. Préserver les zones humides : ces milieux sont éloignés du village et seront donc classés en secteur non constructible. Seule la petite marnière située à l’Ouest
du
village
(« Aux
Cugniots »)
peut
être
classée
en
secteur
constructible, compte-tenu de sa position par rapport à la zone urbaine. Elle devra être préservée en cas de construction sur ce secteur.
Ö
Le conseil municipal souhaite une croissance maîtrisée de la population et du parc de logements sur la commune afin de préserver le cadre de vie de Vaire-le-Petit, de tenir compte du faible niveau d’équipements sur la commune et des orientations du SDAB. Depuis 2000 le rythme de la construction est de 1 à 2 logements par an en moyenne, et l’objectif de la municipalité est maintenir un rythme de construction de 2 logements par an. La commune devrait donc accueillir une vingtaine de logements supplémentaires dans les dix ans à venir (horizon de la carte communale).
- Prendre en compte les milieux écologiques sensibles : les bois, les pelouses sèches, les cours d’eau et leurs abords, les zones humides, la zone Natura 2000 qui seront classés en secteur non constructible. - Rendre inconstructible les secteurs les plus pentus (lieux-dits « Grandes Vignes Ouest », « Dessous la Roche et Barrière du Doubs », Nord de la rue des Essarts).
Le développement du parc de logements est envisagé par renouvellement urbain et par délimitation d’un secteur d’extension.
- Classer en secteur inconstructible les anciennes carrières et marnières sur le territoire
communal,
notamment
la
parcelle
AB126
située
au
lieu-dit
« Les
Mersottes » qui correspond à une ancienne marnière remblayée dont la stabilité n’est pas connue (la petite marnière située à l’Ouest du village est classée en secteur constructible - voir ci-dessus).
9
Une estimation du potentiel net de développement par renouvellement urbain sur la commune de Vaire-le-Petit a été réalisée par le groupe de travail de la carte communale. Une dizaine de logements est envisageable en renouvellement urbain sur le territoire communal (en tenant compte de la rétention foncière). Trois secteurs sont notamment propices au renouvellement urbain :
- Prendre en compte les sensibilités paysagères :
. La trame végétale des abords du village ancien contribue à la qualité du cadre de vie de Vaire-le-Petit, notamment les prés-vergers au bord du Doubs (lieu-dit « Prés Saint-Martin »). Il faudra préserver, voire recréer cet écrin végétal autour du village.
- l’entrée de Novillars, au Nord de la R.D. 683. Cet espace est déjà urbanisé, mais
la
densité
est
faible
et
le
développement
de
l’urbanisation
en
deuxième et troisième rideau est en train de se réaliser et devrait se poursuivre.
. Maintenir inconstructibles les bois, les bords des cours d’eau.
- le Sud de la rue des Vignes en deuxième rideau.
. Ne pas urbaniser au-delà de la ligne de crête, au lieu-dit « les Grandes Vignes », afin d’éviter que l’urbanisation ne bascule sur le versant de la vallée du Doubs.
- l’entrée Nord de Vaire-le-Petit, le long de la R.D. 245. Cet espace non urbanisé se situe dans le village.
L’urbanisation de ce dernier secteur constitue un enjeu important au niveau de l’aménagement communal. Il correspond en effet à l’entrée et à la rue principale du village qui ne sont actuellement ni affirmées, ni qualifiées.
- Préserver
l’espace
agricole
situé
au
Nord
de
la
R.D. 683
(secteur
non
constructible). - Assurer une urbanisation cohérente, respectueuse de l’environnement, prenant en compte le développement durable et les orientations du SDAB et du PLH :
La construction sur ce secteur devrait donc se faire en concomitance avec l’aménagement de la R.D. 245 afin d’affirmer la zone urbaine et l’entrée de village.
Une
réflexion
particulière
devra
également
être
menée
concernant
l’accès aux constructions futures afin de garantir son aspect sécuritaire.
. Favoriser
l’utilisation
de
l’énergie
solaire
passive
ou
des
énergies
renouvelables par une exposition favorable, dans la mesure du possible.
Dans le même esprit, l’espace autour de la mairie pourrait également être aménagé pour créer un espace d’accompagnement extérieur (parking, espace vert….).
. Limiter l’urbanisation linéaire, notamment le long de la R.D. 683 (dans le respect l’article L. 111-1-4 du Code de l’urbanisme) et interdire tout nouvel accès à cette route. . Favoriser la densification du bâti existant, notamment au niveau de l’entrée de Novillars.
9
La municipalité souhaite également définir un secteur d’extension du village dans le prolongement des zones urbanisées, de façon à renforcer la cohésion urbaine et paysagère, et à proximité du centre du village. La proximité des lieux de vie constitue en effet un critère de choix important pour la localisation des futures zones constructibles.
. Développer la construction à proximité du centre du village.
Rapport de présentation.
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V a i r e - l e - P e t i t
.Ce secteur de développement de l’habitat couvre entre 0,7 ha et 1 ha (selon si l’on prend en compte les bâtiments de la ferme ou non).
La prise en compte des objectifs et contraintes définis ci-dessus oriente la localisation du développement urbain à l’Ouest de la rue de l’Ecole, et de la salle polyvalente (lieu-dit « Aux Cugniots »).
L’objectif de la municipalité est d’accueillir entre dix et quinze logements sur ce secteur,
en
fonction
du
nombre
de
logements
réellement
créé
par
renouvellement urbain.
Dans ce secteur, la commune projette la construction de 8 logements collectifs locatifs sur le terrain de l’ancienne école. Le projet porte sur une surface de 0,28 ha, soit une densité bien supérieure à celle prévue par le SDAB.
L’urbanisation de ce nouveau secteur constructible devrait se faire dans le cadre d’un aménagement cohérent : réseaux (routes, eau, électricité…) dimensionnés pour l’ensemble du secteur, double accès, bouclage, aménagement d’espace public… La réflexion portera sur l’urbanisation de la totalité du secteur concerné. Cette logique d'aménagement d'ensemble est particulièrement importante pour éviter qu'une opération isolée vienne entraver le potentiel d'urbanisation de tout un secteur en supprimant toute possibilité de desserte ultérieure des terrains résiduels.
Ce projet constitue également un enjeu important au niveau du projet urbain communal. En effet, il devrait s’accompagner d’un réaménagement de l’accès et des espaces d’accompagnement de la salle des fêtes (notamment des parkings). D’autre part, il existe sur le secteur une ancienne ferme qui pourrait à terme être réhabilitée (plusieurs bâtiments et surface de terrain importante), éventuellement sous forme de logements locatifs. Un accès routier à l’arrière de la zone pourrait être créer au Nord de cette ferme, permettant un bouclage avec l’accès à la salle polyvalente et la desserte de l’ensemble du secteur.
Bouclage
Aménagement des abords de la salle polyvalente.
Projet de 8
logements locatifs.
Accès n°1.
Accès n°2.
Ancienne ferme à réhabiliter.
Dans ce cadre, la commune envisage d’instaurer un droit de préemption sur ce secteur pour pouvoir participer au développement du village le cas échéant.
2
Favoriser la mixité.
La commune souhaite créer la mixité dans l’habitat en favorisant le développement
de l’offre locative notamment :
- Un projet de 8 logements collectifs locatifs sur le terrain de l’ancienne école est en cours (2 ensembles de 4 logements collectifs accolés par les garages), - La municipalité envisage d’instaurer un droit de préemption sur le secteur « Aux Cugniots » avec pour objectif de réaliser un programme d’habitat mêlant parc locatif et accession à la propriété (voir ci-avant).
Il existait déjà 10 logements locatifs en 1999. Vaire-le-Petit participe donc à la mixité urbaine conformément à la loi SRU, au SDAB et au PLH.
3
Préserver le patrimoine communal.
Le village de Vaire-le-Petit possède un patrimoine intéressant (fermes comtoises,
maison de maître, fontaine, ancienne tuilerie, croix…) qui mérite d’être préservé. La réhabilitation, la densification et le renouvellement urbain dans le centre ancien devront respecter le patrimoine architectural et urbain existant : préservation des bâtiments anciens et de leurs caractéristiques architecturales, prise en compte des spécificités du bâti traditionnel et de la structure urbaine ancienne pour les nouvelles constructions…
Rapport de présentation.
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V a i r e - l e - P e t i t
.Un schéma directeur d’assainissement ainsi qu’un zonage d’assainissement sont en cours d’étude sur la commune : la solution retenue pour le traitement des effluents est leur rejet dans le futur collecteur intercommunal de la vallée du Doubs, avec un traitement au niveau de la station d’épuration de Port Douvot. Les travaux pour la réalisation de ce collecteur intercommunal devraient débuter à l’automne 2009. (voir p. 22 et 76).
Les périmètres de protection de 500 m autour de la tuilerie et du château de Vaire-
le-Grand, bâtiments protégés au titre des Monuments Historiques, couvrent la quasi- totalité du village. L'Architecte des Bâtiments de France (ABF) doit être consulté pour tous travaux réalisés à l’intérieur de ces périmètres. Un projet communal de restauration de la tuilerie est en cours (subventionnée à 80% : Etat, région, conseil général, Communauté d'Agglomération du Grand Besançon).
Dans l’attente de ce système de traitement, les nouvelles constructions devront être équipées de système d’assainissement autonome conforme aux normes en vigueur.
Une ancienne fontaine existe à proximité de ce bâtiment, elle est en bon état, mais à moitié enterrée ; elle pourrait également être mise en valeur. Dans ce cadre, l’espace « routier » situé à l’angle de la rue du Pont pourrait être aménagé
en
place,
en
liaison
avec
le
Doubs,
la
véloroute
et
de
la
tuilerie.
Cet
aménagement permettrait d’affirmer, de structurer et de valoriser cet espace urbain.
Le caractère végétal des abords et de l'intérieur du village sera préservé et affirmé.
Cette végétation permet une bonne intégration du bâti ancien. De ce fait, l’extension du village doit se réaliser dans le respect de cette trame végétale qui sera préservée, recréée ou étendue.
4
Pérenniser et développer le potentiel touristique sur la commune.
Les chemins de randonnées, et notamment la véloroute et le G.R. 57, le Doubs, la
pêche constituent les éléments dominants des loisirs et du tourisme à Vaire-le-Petit, favorisés par le cadre naturel et paysager, ainsi que par la proximité de l’eau. Ils devront être affirmés et pérennisés. Un projet d'aménagement de la tuilerie en hale pour vélos, en liaison avec la véloroute est en cours au niveau communal (voir ci-dessus). De nouveaux projets pourraient avantageusement compléter les activités existantes : parkings pour les pêcheurs et les utilisateurs des chemins de randonnée, gîte d’étape, chambres d’hôtes …, par exemple.
5
Mettre en place un assainissement performant.
Le traitement collectif des eaux usées étant pour l’heure inexistant, il est impératif
que la commune se dote d’un équipement approprié afin d’être en cohérence avec son développement et de garantir la préservation des eaux souterraines et de surface. Rapport de présentation.
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V a i r e - l e - P e t i t
.DEFINITIONS ET JUSTIFICATIONS DU ZONAGE.
- Un
secteur
à
urbaniser
à
vocation
dominante
d’habitat,
défini
de
la
façon
suivante :
La traduction graphique du projet de village a permis de délimiter les secteurs où les
constructions sont autorisées et ceux où les constructions ne sont pas autorisées à l'exception de l'adaptation, la réfection ou l'extension des constructions existantes ou des
constructions
et
installations
nécessaires
à
des
équipements
collectifs,
à
l'exploitation agricole ou forestière et à la mise en valeur des ressources naturelles.
. L’objectif
recherché
est
d’accueillir
entre
dix
et
quinze
de
logements
supplémentaires dans les dix ans à venir. Si l’on prend en compte les orientations
du
SADAB,
a
commune
peut
encore
prévoir
et
offrir
à
l’urbanisation une superficie d’environ 1,7 ha (voir p. 74). . Le projet de village cherche à limiter le développement anarchique au coup par coup, sans logique urbaine, et le mitage urbain en général ; il favorise l’urbanisation dans la continuité du village existant, et limite la progression urbaine le long des principaux axes routiers.
1. Les secteurs où les constructions sont autorisées.
(secteur grisé sur le document graphique).
Le projet urbain vise à intégrer de nouvelles parcelles constructibles à proximité
du
centre
du
village
et
dans
le
prolongement
des
zones
urbanisées.
Les secteurs où les constructions sont autorisées ont été délimités en fonction des
orientations du projet de village. Désignés par le terme «
secteurs constructibles
», ils
représentent 9,8% du territoire communal et comportent :
Il tient compte des critères définis dans l’orientation
c
du projet de village,
à savoir, les risques et les nuisances, les sensibilités environnementales et paysagères, la protection des espaces agricoles, le développement durable (voir p. 88 et suivantes).
- Les
secteurs
déjà
urbanisés
qui
englobent
le
village
de
Vaire-le-Petit.
Ils
comprennent le bâti à caractère ancien et les extensions récentes et en cours (lotissements
et
habitat
pavillonnaire
situés
dans
le
prolongement
du
village
ancien, dans le prolongement de Novillars et sur le bas de la butte du Bois de la Chaux), ainsi que les espaces résiduels non construits situés dans la zone urbaine (zones
de
densification
urbaine
potentielle).
Outre
quelques
rares
parcelles
isolées, trois secteurs, de taille différente, sont propices au renouvellement urbain (voir plan du projet de village p. 92) :
Un secteur d’extension de l’habitat a ainsi été défini à l’Ouest de la rue de l’Ecole, au lieu-dit « Aux Cugniots ». Il couvre sur une surface d’environ 0,7 ha à 1 ha (voir projet de village p. 90 et plan du projet de village p. 92). Il englobe notamment la parcelle sur laquelle la commune prévoit de construire 8 logements locatifs, ce qui représente la moitié des logements prévus dans les dix ans à venir, mais avec une densité bien supérieure aux objectifs du SDAB.
. l’entrée de Novillars, au Nord de la R.D. 683. Cet espace est déjà urbanisé, mais
la
densité
est
faible
et
le
développement
de
l’urbanisation
en
deuxième et troisième rideau est en train de se réaliser et devrait se poursuivre.
L’urbanisation de l’ensemble du secteur concerné devra être réfléchie afin de permettre
un
développement
urbain
harmonieux
et
de
ne
pas
entraver
son
potentiel d’urbanisation (voir projet de village p. 90).
. le Sud de la rue des Vignes en deuxième rideau. . l’entrée Nord de Vaire-le-Petit, le long de la R.D. 245.
Les limites des secteurs constructibles tiennent compte des éléments définis dans l’orientation
c
du
projet
de
village :
pentes
des
terrains,
raccordement
à
l’assainissement
et
à
l’eau
potable,
recul
par
rapport
à
la
R.D. 683,
zone
inondable… (voir p. 88 et suivantes). Les constructions situées en zones réglementaires rouge du P.P.R.I. ont été exclues des secteurs constructibles. Les secteurs constructibles concernés par les zones réglementaires bleu clair et bleu foncé du P.P.R.I. sont hachurés (voir le règlement du P.P.R.I. dans les éléments portés à titre d’information).
Rapport de présentation.
93
C a r t e
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.2 Les secteurs où les constructions ne sont pas autorisées.
(secteur blanc sur le document graphique). Les secteurs où les constructions ne sont pas autorisées occupent le reste du
territoire communal (90,2%). Désignés par le terme «
secteurs non constructibles
»,
ils comprennent notamment au niveau du périmètre d’étude:
- la
zone
inondable
(excepté
quelques
parcelles
déjà
construites
en
zones
réglementaires bleus du P.P.R.I. - voir le règlement du P.P.R.I. dans les éléments portés à titre d’information). - les zones humides, les pelouses sèches, les bois, les cours d’eau et leurs abords. - l’espace agricole au Nord de la R.D. 683. - les abords non construits de la R.D. 683. et de la voie ferrée. Dans ces secteurs sont toutefois autorisés l'adaptation, la réfection ou l'extension
des constructions existantes ou des constructions et installations nécessaires à des équipements collectifs, à l'exploitation agricole ou forestière et à la mise en valeur des ressources naturelles . Rapport de présentation.
94
C a r t e
c o m m u n a l e
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V a i r e - l e - P e t i t
.SUPERFICIE DES SECTEURS ET CAPACITES D’ACCUEIL.
1. Superficie des secteurs.
La capacité théorique d'accueil de nouveaux habitants à Vaire-le-Petit est estimée
entre 49 et 55 personnes pour 22 à 25 logements. Pour répondre aux objectifs de développement souhaités par la commune dans les dix ans à venir, Vaire-le-Petit doit accueillir une vingtaine d’habitations (voir p.89)
Superficie
Superficie
brute (en ha)
relative (en %)
Secteurs où les constructions sont autorisées :
12,4
9,8%
Secteurs où les constructions ne sont pas autorisées :
113,6
90,2%
Total
126
100%
Secteurs
On constate, au vu du tableau ci-dessus, que les capacités d'accueil estimées des secteurs
constructibles
sont
similaires
à
celles
nécessaires
à
satisfaire
l'évolution
démographique souhaitée, si on considère les capacités théoriques. Le rapport entre les besoins exprimés pour la période et les possibilités dégagées au niveau du zonage assure donc la cohérence entre les objectifs de la commune et le document d’urbanisme. La souplesse d’aménagement et d’adaptation de l’urbanisation en fonction de la demande et des possibilités de libération de terrains constructibles est réduite.
2. capacités d’accueil des secteurs où les constructions sont autorisées.
Afin de prévoir plus facilement l'urbanisation future de la commune, il est nécessaire
de connaître les capacités d'accueil intrinsèques des secteurs où les constructions sont autorisées. Secteurs
Superficie
totale
Superficie libre à la
construction ou
parcelles disponibles (1)
Capacité théorique
en nombre
de logements (2)
Capacité théorique
en nombre d'habitants (3)
± 14 parcelles
14
31
de 0,7 ha à 1 ha
8 à 11
18 à 24
Total
12,4 ha
± 14 parcelles
et de 0,7 ha à 1 ha
22 à 25
49 à 55
Secteurs où les constructions sont autorisées :
12,4 ha
(1)
Les possibilités d'urbanisation sont déterminées en nombre de constructions à réhabiliter, de permis en cours
et
de
parcelles
non
construites
pour le renouvellement urbain (nombre défini avec le conseil
municipal, tenant compte de rétention foncière) et en superficie pour le développement extensif de l’habitat.
(2)
La densité est d’un logement par parcelle, et de 11 logements à l'hectare pour les superficies libres à la construction.
(3)
Un logement représente un ménage. Le nombre de personnes par ménage est estimé à 2,2.
Rapport de présentation.
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C a r t e
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.JUSTIFICATIONS DES DISPOSITIONS DE LA CARTE COMMUNALE.
1. LA COMPATIBILITE AVEC LES LOIS D’AMENAGEMENT ET D’URBANISME.
1.1.
Les
règles
générales
d’urbanisme,
la
loi
solidarité
et
renouvellement urbains (S.R.U.).
Les règles générales d’urbanisme s’appliquent au territoire communal de Vaire-le-
Petit et notamment l’article L. 110 du code de l’urbanisme :
« Le territoire français est le patrimoine commun de la nation. Chaque collectivité publique en est le gestionnaire et le garant dans le cadre de ses
compétences.
Afin
d'aménager
le
cadre
de
vie,
d'assurer
sans
discrimination
aux
populations
résidentes
et
futures
des
conditions
d'habitat, d'emploi, de services et de transports répondant à la diversité de ses besoins et de ses ressources, de gérer le sol de façon économe, d'assurer la protection des milieux naturels et des paysages ainsi que la sécurité et la salubrité publiques et de promouvoir l'équilibre entre les populations résidant dans les zones urbaines et rurales et de rationaliser la demande de déplacements, les collectivités publiques harmonisent, dans le respect réciproque de leur autonomie, leurs prévisions et leurs décisions d'utilisation de l'espace. »
D’autre part, la loi « Solidarité et Renouvellement Urbains » du 13 décembre 2000 s’articule autour de 3 axes majeurs :
- renforcer la cohérence des politiques urbaines et territoriales (en réformant les documents d’urbanisme, et en modifiant le financement de l’urbanisme). - mettre en place une politique de déplacement au service du développement durable. - assurer une offre d’habitat diversifiée et de qualité, conforter la politique de la ville.
Ainsi, les cartes communales doivent répondre aux objectifs définis dans le nouvel
article L. 121-1 du code de l’urbanisme :
« Les schémas de cohérence territoriale, les plans locaux d'urbanisme et les cartes communales déterminent les conditions permettant d'assurer : 1° L'équilibre entre le renouvellement urbain, un développement urbain maîtrisé,
le
développement
de
l'espace
rural,
d'une
part,
et
la
préservation
des
espaces
affectés
aux
activités
agricoles
et
forestières et la protection des espaces naturels et des paysages, d'autre part, en respectant les objectifs du développement durable ;
2°
La diversité des fonctions urbaines et la mixité sociale dans l'habitat urbain
et
dans
l'habitat
rural,
en
prévoyant
des
capacités
de
construction et de réhabilitation suffisantes pour la satisfaction, sans discrimination, des besoins présents et futurs en matière d'habitat, d'activités
économiques,
notamment
commerciales,
d'activités
sportives ou culturelles et d'intérêt général ainsi que d'équipements publics, en tenant compte en particulier de l'équilibre entre emploi et habitat ainsi que des moyens de transport et de la gestion des eaux ;
3°
Une utilisation économe et équilibrée des espaces naturels, urbains, périurbains et ruraux, la maîtrise des besoins de déplacement et de la circulation automobile, la préservation de la qualité de l'air, de l'eau, du sol et du sous-sol, des écosystèmes, des espaces verts, des milieux,
sites
et
paysages
naturels
ou
urbains,
la
réduction
des
nuisances
sonores,
la
sauvegarde
des
ensembles
urbains
remarquables et du patrimoine bâti, la prévention des risques naturels prévisibles,
des
risques
technologiques,
des
pollutions
et
des
nuisances de toute nature.
Les dispositions des 1° à 3° sont applicables aux directives territoriales d'aménagement visées à l'article L. 111-1-1. »
Rapport de présentation.
96
C a r t e
c o m m u n a l e
d e
V a i r e - l e - P e t i t
.La carte communale de Vaire-le-Petit permet un développement urbain limité en
adéquation avec le faible niveau d’équipements actuel du village et les orientations du SDAB. Les secteurs constructibles se situent dans la continuité du bâti existant, évitant ainsi
l’urbanisation
désordonnée
de
l’espace
communal
et
protégeant
la
grande
majorité des secteurs agricoles et naturels.
Les zones inondables du P.P.R.I. ont été prises en compte et sont classées non constructibles, excepté quelques parcelles déjà construites. Le secteur présentant des risques de mouvement de terrain, les périmètres de sécurité par rapport aux pipelines sont classés en secteur non constructible. Le développement de l’urbanisation en bordure de la R.N. 683 et de la voie ferrée est proscrit.
L’espace agricole est majoritairement classé en secteur non constructible, notamment au Nord de la R.D. 683
En ce qui concerne la gestion des eaux, un schéma directeur d’assainissement ainsi qu’un zonage d’assainissement sont en cours d’étude. La solution retenue pour le traitement
des
effluents
est
leur
rejet
dans
le
futur
collecteur
intercommunal
du
SYTTEAU, avec un traitement au niveau de la station d’épuration de Port Douvot. Les nouvelles
zones
constructibles
seront
raccordables
au
réseau
d’assainissement
collectif.
Un
assainissement
performant,
ainsi
qu’un
zonage
à
dominante
non
constructible
(90,2%
du
territoire
communal)
constituent
en
effet
un
moyen
de
protection de la qualité des eaux souterraines et superficielles.
La
majorité
des
espaces
naturels
d’intérêt
écologique
et
paysager
(les
bois,
les
pelouses sèches, les zones humides, les cours d’eau et leurs abords) sont protégés par un classement en secteur non constructible. Seule la petite marnière située à l’Ouest du village (« Aux Cugniots ») est classée en secteur constructible, compte-tenu de sa position par rapport à la zone urbaine. Elle devra être préservée en cas de construction sur ce secteur Le projet
de
village
souligne
la
nécessité
de
préserver
les
éléments
végétaux
structurants les abords du village et de recréer une trame végétale structurante au niveau des futures zones constructibles et autour du village de façon générale.
La qualité du patrimoine et du paysage urbains a été exposée dans le présent rapport de présentation, et a été prise en compte dans l’élaboration du document d’urbanisme, en partie sous forme de recommandations.
L’économie de l’utilisation de l’espace est prise en compte puisque les secteurs où les constructions
sont
autorisées
couvrent
environ
12,4 ha,
soit
9,8%
du
territoire
communal.
En ce qui concerne la maîtrise des déplacements et de la circulation automobile, des recommandations ont également été soulignées dans ce rapport de présentation :
- nécessité de réfléchir aux nouveaux accès aux secteurs d’habitat.
Le futur secteur constructible se situe dans la continuité du bâti existant, et à proximité du centre du village. Le but recherché est de limiter l’étalement et l’urbanisation linéaire, consommateurs
d’espaces
et
de
réseaux,
et
d’intégrer
de
nouvelles
parcelles
constructibles
à
proximité
du
centre
ancien
et
dans
le
prolongement
des
zones
urbanisées pour renforcer et compléter les extensions urbaines récentes.
- intérêt de créer des « bouclages » de la voirie. - interdiction de nouveaux accès sur la R.D. 683 - nécessité de maintenir, voire de créer, des liaisons routières et piétonnes entre quartiers.
La surface des secteurs destinés à accueillir l’extension de l’habitat a été définie en fonction des objectifs de la municipalité en termes de croissance démographique et de développement urbain et des orientations du SDAB ; elle tient compte des permis en cours,
des
potentialités
d’urbanisation
encore
existantes
au
sein
du
tissu
urbain
(renouvellement
urbain :
remplissage
de
dents
creuses
et
des
espaces
résiduels,
réhabilitation de bâtiments).
- intérêt de développer l’habitat à proximité des arrêts de bus. - intérêt de favoriser les modes de déplacements doux (véloroute notamment).
En
termes
de
capacité
théorique,
la
carte
communale
de
Vaire-le-Petit
permet
d'accueillir entre 49 et 55 nouveaux habitants (de 22 à 25 nouveaux logements). Elle est correctement dimensionnée pour les 10 années à venir. Le document d’urbanisme permet la diversité des constructions : plusieurs secteurs de la commune sont urbanisables, et les règles générales d’urbanisme qui s’appliquent sur le
territoire
communal
permettent
des
possibilités
de
constructions
à
usage
d’habitations et d’activités, et des options d’implantation des constructions souples ; les pavillons individuels, les maisons en bandes, les petits collectifs, l’habitat social, les logements locatifs … peuvent potentiellement être construits à Vaire-le-Petit. Rapport de présentation.
97
C a r t e
c o m m u n a l e
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V a i r e - l e - P e t i t
.1.2. Les directives territoriales d’aménagement, SCOT, SDAB, PLH et
PDU.
Les orientations du SDAB, que doit respecter la carte communale de Vaire-le-Petit, sont définies en pages 72 et suivantes du présent rapport de présentation : maintenir la dimension de village de Vaire-le-Petit, préserver le bois de la Chaux et la vallée du Doubs, intégrer le renouvellement urbain dans le développement de l’habitat, favoriser la mixité sociale dans l’habitat.
Les cartes communales doivent également répondre aux dispositions mentionnées
à l'article L. 111-1-1 du Code de l’Urbanisme :
Les objectifs de développement pour la période 2002-2020 pour Vaire-le-Petit ont été estimés à + 27 logements, dont 5 logements par renouvellement urbain et 2 hectares environ de besoins fonciers stricts sans compter la rétention foncière.
« Des directives territoriales d'aménagement peuvent fixer, sur certaines parties du territoire, les orientations fondamentales de l'État en matière d'aménagement et d'équilibre entre les perspectives de développement, de protection
et
de
mise
en
valeur
des
territoires.
Elles
fixent
les
principaux
objectifs
de
l'État
en
matière de localisation des grandes
infrastructures
de
transport
et
des
grands
équipements,
ainsi
qu'en
matière de préservation des espaces naturels, des sites et des paysages. Ces directives peuvent également préciser pour les territoires concernés les modalités d'application des dispositions particulières aux zones de montagne et au littoral figurant aux chapitres V et VI du titre IV du présent livre, adaptés aux particularités géographiques locales.
Le renforcement du pôle urbain de Novillars est possible. L’ensemble de ces éléments est respecté dans le projet de carte communale :
- préservation du bois de la Chaux, de la vallée du Doubs et notamment de sa vocation récréotouristique. - le développement urbain est maîtrisé. - le renouvellement urbain est pris en compte : depuis 2002 deux logements ont été réalisés par renouvellement urbain, et le potentiel de renouvellement urbain a été estimé à 10. Les possibilités de renouvellement urbain sont donc supérieure aux orientations du SDAB. Elles sont en partie localisés à Novillars (entrée Est), ce qui favorise le développement de ce bourg-centre.
[…]Les schémas de cohérence territoriale et les schémas de secteur doivent être compatibles avec les directives territoriales d'aménagement et avec les prescriptions particulières prévues par le III de l'article L. 145-7. En l'absence
de
ces
documents,
ils
doivent
être
compatibles
avec
les
dispositions
particulières
aux
zones
de
montagne
et
au
littoral
des
articles L. 145-1 et suivants et L. 146-1 et suivants.
- selon
les
estimations
de
l’Audab,
la
commune
pouvait
prévoir
et
offrir
à
l’urbanisation une superficie d’environ 2,5 hectares. Depuis 2002, 0,73 hectare a été consommé pour l’accueil de 6 logements par développement
extensif
;
un
permis
pour
4
logements,
dont
2
jumelés,
a
également été accordé sur 0,15 ha. 1,6 hectares restaient donc mobilisables. Le projet de village prévoit un secteur de développement de l’habitat d’une surface maximale
de
1 hectare.
La
consommation
foncière
est
donc
inférieure
aux
orientations du SDAB.
Les plans locaux d'urbanisme, les cartes communales ou les documents en tenant
lieu
doivent
être
compatibles
avec
les
orientations
des
schémas
de
cohérence
territoriale
et
des
schémas
de
secteur.
En
l'absence
de
ces
schémas,
ils
doivent
être
compatibles
avec
les
directives
territoriales
d'aménagement
et
avec
les
prescriptions
particulières prévues par le III de l'article L. 145-7. En l'absence de ces documents,
ils
doivent
être
compatibles
avec
les
dispositions
particulières aux zones de montagne et au littoral des articles L. 145-1 et suivants et L. 146-1 et suivants.
- la commune prévoit de réaliser 8 logements collectifs et locatifs et envisage d’instaurer un droit de préemption sur le secteur « Aux Cugniots » avec pour objectif de réaliser un programme d’habitat mêlant parc locatif et accession à la propriété. Notons que ces éléments sont également compatibles avec le P.L.H.
[…] »
La prise en compte du PDU dans la carte communale s’est traduit par un secteur de
développement urbain situé à proximité de l’arrêt bus et par la volonté communale d’appuyer le projet de village sur la véloroute, axe structurant pour les déplacements doux
(restauration
de
la
tuilerie
et
utilisation
en
halte
pour
les
vélos,
projet
d'aménagement des abords de la tuilerie en liaison avec la véloroute).
La commune de Vaire-le-Petit n’est concernée par aucun schéma de secteur, ni par aucune
directive
territoriale
d'aménagement.
Elle
n’est
pas
classée
en
« zone
de
montagne ».
Par contre elle est concernée par le futur Schéma de Cohérence Territorial (SCOT)
de l’Agglomération Bisontine. Toutefois, le SCOT n’étant pas encore approuvé, la référence en terme de conformité de la carte communale est
le SDAB (Schéma
Directeur de l’Agglomération Bisontine). Rapport de présentation.
98
C a r t e
c o m m u n a l e
d e
V a i r e - l e - P e t i t
.1.3. Loi d'Orientation pour la Ville (LOV).
- le classement en secteur non constructible de la quasi-totalité des zones inondables. - le
classement
en
secteur
non
constructible
du
périmètre
immédiat
de
protection de captage.
La LOV doit trouver sa traduction en politique départementale dans les documents
d'urbanisme par des mesures locales destinées notamment à favoriser une offre de logements qui, par son importance, sa qualité architecturale, son insertion urbaine, sa diversité, sont de nature à assurer la liberté de choix, pour toute personne, de son mode d'habitation.
- le classement en secteur non constructible des zones humides, des cours d’eau et de leurs abords.
Bien que la carte communale ne puisse pas toujours concrètement prendre en compte ces
dispositions,
celle
de
Vaire-le-Petit
ne
les
enfreint
pas
en
permettant
des
constructions sur différents secteurs de la commune, et appliquant les règles nationales d’urbanisme.
2.2. Loi sur la protection et la mise en valeur des paysages. La loi n°93-24 du 8/01/1993 sur la protection et la mise en valeur des paysages dit :
« Article 1 -
La carte communale ne fait pas obstacle à la réalisation de logements sociaux et à la mixité sociale ; elle permet de mêler parc locatif privé, parc locatif public et accession à la propriété.
Sur des territoires remarquables par leur intérêt paysager, définis en concertation
avec
les
collectivités
territoriales
concernées
et
lorsque
lesdits
territoires
ne
sont
pas
l'objet
de
«
directives
territoriales
d'aménagement » prises en application de l'article L. 111-1-1 du Code de l'urbanisme, l'État peut prendre des directives de protection et de mise en valeur des paysages. [...] »
La municipalité a par ailleurs une politique volontariste pour la réalisation de logements locatifs. La Loi d'orientation pour la Ville a également prévu des dispositions concernant le « maintien de l'habitat, notamment à vocation sociale, dans les quartiers anciens ».
La commune de Vaire-le-Petit n'est pas concernée par des directives de protection
et de mise en valeur des paysages. Elle n’appartient pas à un parc naturel régional.
A cet effet, elle a introduit diverses mesures concernant les Opérations Programmées d'Amélioration de l'Habitat (OPAH).
L’élaboration de la carte communale a tenu compte des paysages naturels et urbains, de leurs caractéristiques, de leurs qualités et de leurs sensibilités. La carte communale permet donc de préserver les paysages de Vaire-le-Petit (cf. chapitres « projet de village » et « définitions et justifications du zonage »).
Par ailleurs, l'extension des aides de l'Agence Nationale d'Amélioration de l'Habitat (ANAH) au parc récent élargit le champ d'application des OPAH. 2. LA
PRISE
EN
COMPTE
DES
LOIS
DE
PROTECTION
DE
L’ENVIRONNEMENT ET DU PATRIMOINE.
2.3. Loi sur l’air. La loi du 30 décembre 1996 sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie, et en
particulier l'article 17, trouve son implication dans les articles L. 110, et L. 121-10 du Code de l'Urbanisme.
2.1.
Schéma
Directeur
d'Aménagement
et
de
Gestion
des
Eaux
(SDAGE).
La
carte
communale
de
Vaire-le-Petit
est
conforme
à
ces
articles
du
Code
de
l'Urbanisme.
Le
SDAGE
du
bassin
Rhône-Méditerranée-Corse,
Doubs
aval,
et
ses
dix
orientations fondamentales (cf. p. 41) s'applique au territoire de Vaire-le-Petit.
2.4. Loi sur l’eau.
La carte communale de Vaire-le-Petit, même si elle ne peut évidemment pas répondre à tous ces objectifs, les a pris en compte par :
- la délimitation de zones à urbaniser raccordables au projet d'assainissement collectif. Le zonage d’assainissement est en cours d’étude.
L’article 35 de la loi n°92-3 du 3 janvier 1992, dite « Loi sur l’Eau », a introduit
l'obligation pour les communes de délimiter les zones d'assainissement collectif et les zones relevant de l'assainissement non collectif.
- le
classement
en
secteur
non
constructible
de
la
majorité
du
territoire
communal (90,2%) ; ce classement favorise la préservation et l'amélioration de la qualité des eaux souterraines et superficielles.
Le zonage d'assainissement est en cours d’élaboration.
Rapport de présentation.
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C a r t e
c o m m u n a l e
d e
V a i r e - l e - P e t i t
.3. LE RESPECT DES SERVITUDES D'UTILITE PUBLIQUE.
Les servitudes d'utilité publique soumises aux dispositions de l'article L. 126-1 ainsi
que
les
bois
ou
forêts
soumis
au
régime
forestier
concernant
le
territoire
de
la
commune de Vaire-le-Petit, et reportées sur le plan joint dans les annexes de la carte communale sont les suivants :
A 1
:
Bois et forêts soumis au régime forestier.
Servitudes relatives à la conservation du patrimoine :
AS
1
:
Servitudes résultant de l'instauration de périmètres de protection des eaux potables.
AC
1
:
Servitudes de protection des monuments historiques.
Servitudes relatives à l'utilisation de certaines ressources et équipements :
I1
:
Servitudes relatives au transport d’hydrocarbures liquides ou liquéfiés sous pression.
I4
:
Servitudes relatives à l’établissement des canalisations électriques.
EL
3
:
Servitudes de halage et de marchepied.
PT
3
:
Servitudes attachées aux réseaux de télécommunications.
Servitudes relatives à la salubrité et à la sécurité publique :
PM
1
Servitudes
résultant
des
plans
d’exposition
aux
risques
naturels
prévisibles (P.P.R.I. Doubs central).
La carte communale tient compte de ces servitudes (le code alphanumérique,
indiqué en-tête de rubrique, est conforme à la classification de l’annexe de l'article A. 126-1 du Code de l'Urbanisme). Rapport de présentation.
100
C a r t e
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.C H A P I T R E
I I I
:
C A R T E
C O M M U N A L E
E T
P R E S E R V A T I O N
D E
L ’ E N V I R O N N E M E N T .Ce chapitre fait le bilan des incidences de la carte communale sur l’environnement. Il expose les mesures de préservation et de mise en valeur de l'environnement prises dans le
cadre de la carte communale suite au diagnostic environnemental de la commune de Vaire-le-Petit, et aux recommandations proposées pour la prise en compte de l’environnement.
Pour l'essentiel, les propositions formulées dans les études préliminaires ont été prises en compte au cours de l’élaboration de la carte communale. Certaines recommandations
dépassent le cadre du présent document d’urbanisme et ne peuvent être traduites dans la carte communale. Les incidences de l’élaboration de la carte communale sur l’environnement sont donc mineures : les secteurs à urbaniser empiètent certes sur l’espace naturel et agricole, mais ils sont situés en dehors de sites présentant un intérêt environnemental majeur. Le projet communal de Vaire-le-Petit n’aura notamment pas d’incidence directe sur la zone Natura 2000. Seuls quelques terrains agricoles sont classés constructibles autour du village avec la recommandation de conserver et/ou de recréer la trame végétale qui favorise l’intégration paysagère du village. Les futures zones d’habitat sont dimensionnées pour recevoir une population en quantité cohérente avec les capacités d’accueil de la commune et l’évolution démographique projetée. Elles sont également compatibles avec le SDAB. Enfin la délimitation des secteurs à urbaniser répond à un souci de cohérence urbaine et de respect du paysage (urbain et naturel) communal. Elle répond au principe d’équilibre entre le développement urbain et le développement rural préconisé par la loi S.R.U.
Thèmes
Diagnostic et recommandations
Mesures prises dans la carte communale
Climatologie
- Gérer les eaux pluviales et limiter le ruissellement. - Favoriser les énergies renouvelables et notamment l’énergie solaire. - Tenir compte de la direction des vents lors de l’implantation d’activités ou d’équipements nuisants.
- La gestion des eaux pluviales et du ruissellement est abordée dans le projet de village (orientation
c
).
Aucun problème de ruissellement n’a été identifié sur la commune et le zonage d’assainissement est en cours (il ne préconise aucune mesure particulière). Les
zones
inondables
sont
majoritairement
classées
en
secteur
non
constructible. - L’utilisation des énergies renouvelables et notamment de l’énergie solaire est préconisée dans le projet de village (orientation
c
).
Les secteurs de développement de l’habitat bénéficient d’une exposition favorable. - Aucune zone d’activités n’est envisagée.
Rapport de présentation.
102
C a r t e
c o m m u n a l e
d e
V a i r e - l e - P e t i t
.Thèmes
Diagnostic et recommandations
Mesures prises dans la carte communale
Relief
- Ne pas urbaniser les fortes pentes. - Tenir compte des possibilités de raccordement aux réseaux collectifs. - Respecter la ligne de crête au lieu-dit « Grandes Vignes ». - Limiter le développement urbain sur le coteau, soumis à la vue. - Prendre
en
compte
le
relief
existant
lors
de
l’implantation
des
constructions. - Préserver ou recréer les franges urbaines.
- Les secteurs les plus pentus sont classés non constructibles (lieux-dits « Grandes Vignes Ouest », « Dessous la Roche et Barrière du Doubs », Nord de la rue des Essarts). - Les zones constructibles seront raccordables aux réseaux collectifs. - Le secteur constructible est limité par la ligne de crête. - Les possibilités de développement urbain sur le coteau sont très limitées. - Recommandations
faites
dans
le
dossier :
limiter
les
remblais
et
terrassements, intégrer des maisons dans les pentes, limiter la hauteur des constructions sur le haut du coteau. - La préservation du caractère végétal des abords du village est abordée dans le projet de village (orientation
c
).
Sols, sous-sols.
- Tenir
compte
de
la
nature
du
sous-sol
en
cas
d’assainissement
autonome. - Exclure les anciennes marnières et carrières du secteur constructible.
- Le zonage d’assainissement est en cours. Il présentera des orientations pour le choix de la filière technique d'assainissement individuel à mettre en place. Dans l’attente d’un système de traitement collectif des eaux usées, toute nouvelle construction doit être équipée d’un système d’assainissement non collectif, conforme à la réglementation en vigueur - Recommandation prise en compte (voir p. 89, le projet de village). Seule la petite marnière située à l’Ouest du village (« Aux Cugniots ») est classée en secteur constructible, compte-tenu de sa position par rapport à la zone urbaine. Elle devra être préservée en cas de construction sur ce secteur.
Eaux souterraines et superficielles.
- Prendre en compte la vulnérabilité des aquifères aux pollutions. - Favoriser la préservation et l’amélioration de la qualité du Doubs et du ruisseau des Longeaux. - Prendre en compte le SDAGE.
- Plus de 90% du territoire communal est classé en secteur non constructible, notamment les abords des cours d’eau (la ripisylve), les zones humides ainsi que le captage de la Montoillotte et son périmètre de protection immédiat. - Les
secteurs
constructibles
seront
raccordables,
à
terme,
au
réseau
d’assainissement
collectif,
excepté
quelques
habitations
existantes
(six
selon les premières études du zonage d’assainissement). - Aucune zone d’activités n’est créée. - La gestion
des
eaux
pluviales
est
abordée
dans
le
projet
de
village
(orientation
c
).
Rapport de présentation.
103
C a r t e
c o m m u n a l e
d e
V a i r e - l e - P e t i t
.Eaux souterraines et superficielles -
suite
.
- S’assurer que le développement communal est compatible avec les possibilités d’assainissement. - Prendre en compte le risque d’inondation défini par le P.P.R.I..
- Le traitement collectif des eaux usées étant pour l’heure inexistant, il est impératif que la commune se dote d’un équipement approprié afin d’être en cohérence avec son développement et de garantir la préservation des eaux souterraines et de surface. Un schéma directeur d’assainissement ainsi qu’un zonage d’assainissement sont en cours d’étude sur la commune, le raccordement au collecteur intercommunal de la vallée du Doubs est prévu (voir p. 22 et 76). - La zone inondable du P.P.R.I. est majoritairement classée en secteur non constructible,
excepté
les
secteurs
bâtis
concernés
par
les
zones
réglementaires bleu clair et bleu foncé qui peuvent être constructibles sous conditions
(voir règlement du P.P.R.I. - éléments portés à titre d’information)
.
Milieu naturel.
- Préserver la végétation existante et notamment les milieux écologiques les plus intéressants.
- La majorité des espaces naturels d’intérêt écologique sont protégés par un classement en secteur non constructible : la totalité des bois, les pelouses sèches, les milieux liés à l’eau et notamment les zones humides, les vergers au bord du Doubs, la zone Natura 2000. - Le
projet
de
village
souligne
la
nécessité
de
préserver
les
éléments
végétaux
structurants
les
abords
du
village,
et
de
recréer
une
trame
végétale structurante au niveau des futures zones constructibles.
Paysage et espaces urbains
- Préserver les secteurs et éléments paysagers remarquables :
. La vallée du Doubs, le Doubs et ses abords. . Le bois de la Chaux et le bois de Montoillotte. . Le secteur paysager remarquable des prés-vergers au bord du Doubs. . Les points de vue sur le Doubs et le village. . Les points de vue sur le château de Vaire-le-Grand. . Le ruisseau des Longeaux et ses abords. . Les vergers, les jardins, et la végétation qui accompagnent le bâti ancien (préserver le caractère végétal des abords du village). Ces espaces
de
transition
entre
zone
urbaine
et
espace
agricole
(frange enveloppée) devraient être préservés ou recréés dans les zones d’extension urbaine, afin de favoriser l'intégration du bâti aux milieux agricole et naturel.
- Préserver la vallée du Doubs et le bois de la Chaux qui font partie de l’infrastructure verte définie par le SDAB. - Préserver le patrimoine de la commune.
- Plus de 90% du territoire communal est classé en secteur non constructible, notamment, les cours d’eau et leurs abords, les prés-vergers au bord du Doubs, les bois. - Les possibilités de développement urbain sur le coteau, soumis à la vue, sont très limitées. - Le secteur constructible au lieu-dit « Grandes Vignes » est limité par la ligne de crête : ce secteur est soumis à la vue depuis Vaire-le-Grand et son château inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques. - La préservation de la trame végétale des abords du village ancien fait partie du projet de village. - La préservation du patrimoine est soulignée dans le projet de village. La commune souhaite restaurer l’ancienne tuilerie qui figure en bordure de la véloroute et du Doubs, ce bâtiment étant classé au titre de l’inventaire des Monuments Historiques. Elle envisage le mettre en valeur la fontaine située près de la tuilerie.
Rapport de présentation.
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.Paysage et espaces urbains -
suite
- Densifier le village et urbaniser dans la continuité des zones bâties.
- Le
développement
urbain
du
village
est prévu par densification et
par
extension dans la continuité du bâti existant (voir projet de village p. 89).
Risques et nuisances
- Prendre en compte le risque d’inondation. - Prendre en compte les risques de mouvement de terrain. - Maintenir
les
périmètres
de
sécurité
par
rapport
aux
pipelines
inconstructibles. - Prendre en compte le bruit lié à la R.D. 683 et à la voie ferrée
- Voir p. 104 pour les zones inondables. - Le secteur concerné par des risques de mouvement de terrain (bois de la Chaux) est classé en secteur non constructible. - Recommandation prise en compte. - Aucune
extension
de
l’urbanisation
n’est
prévue
en
bordure
de
ces
infrastructures. L’ensemble du village est affecté par les nuisances sonores. Les nouvelles constructions devront répondre aux normes en vigueur en ce qui concerne l’isolement acoustique.
Rapport de présentation.
105
C a r t e
c o m m u n a l e
d e
V a i r e - l e - P e t i t
.B I B L I O G R A P H I E
.Bulletins municipaux de Vaire-le-Petit La route des communes du Doubs / www.routedescommunes.com Dictionnaire des communes du Doubs. Carte IGN de Besançon - forêt de Chailluz n° 3323 Est au 1 / 25 000
(IGN).
Carte géologique de Besançon n°502 au 1 / 50 000
(BRGM).
Inventaire des circulations souterraines reconnues par traçages en Franche-Comté – 1987. SDAGE Rhône-Méditerrannée-Corse - Tableau de bord, panoramique 2000
(Comité de
Bassin RMC)
.
SDAGE Rhône-Méditerrannée-Corse - Atlas du bassin RMC - Territoire Doubs Aval - Octobre 1995
(Comité de Bassin RMC)
.
« Qualité des eaux superficielles - affluents du Doubs (données 1996-1997) », réalisée en décembre 1998 (DIREN, Agence de l’Eau, Région de Franche-Comté). « Tableau de bord de l’agglomération bisontine » - Mai 2005
(Audab).
« Atlas des paysages de Franche-Comté - Doubs » (CAUE, Conseil régional, Conseil général de Haute-Saône, DIREN).
Forêt communale de Vaire-le-Petit - révision d’aménagement forestier
(ONF)
.
Schéma directeur d’assainissement, zonage d’assainissement - commune de Vaire-le- Petit - PÖYRY Besançon - Octobre 2007 Site
internet
de
l’Institut
national
de
la
statistique
et
des
études
économiques :
www.insee.fr Site internet d’Agreste (statistiques agricoles) :
www.agreste.agriculture.gouv.fr
Site internet de la Diren de Franche-Comté : www.franche-comte.ecologie.gouv.fr www.environnement.gouv.fr www.federation-peche-doubs.org cassini.ehess.fr www.culture.gouv.fr www.sisfrance.net www.asqab.asso.fr