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Document publié le Jeudi 18 février 2021 par la commune de Chaleins.
Lien du pdf (PLU - Annexes - liste sup)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Agriculture et alimentation, Institutions publiques,
Département
de
l'Ain
COMMUNE DE
CHALEINS
LISTE DES SERVITUDES
D'UTILITÉ PUBLIQUE
6.2 Approuvé le : 09.09.1981 Révision nº 1 approuvée le : 26.05.1993 Révision nº 2 prescrite le : 20.09.2004 Révision nº 2 approuvée le : 09.02.2010
Alain GERGONDET Architecte Urbaniste LYON1
Code
Désignation
Organisme gestionnaire
Localisation
SERVITUDES RELATIVES A LA CONSERVATION DU PATRIMOINE
PATRIMOINE NATUREL Zones agricoles protégées
Zones agricoles protégées
Zones agricoles protégées délimitées et classées en application de l'article L. 112-2 du code rural
Majeure partie de la commune
SERVITUDES RELATIVES A L'UTILISATION DE CERTAINES RESSOURCES ET EQUIPEMENTS
ENERGIE Electricité et gaz
I 4
Servitudes relatives à l'établissement des canalisations électriques (alimentation générale et distribution).
Périmètres à l'intérieur desquels ont été instituées des servitudes en application : ♦
loi du 15 juin 1906 (article 12) modifiée par la loi du 27 février 1925, par les lois de finances du 13 juillet 1925 (article 298) et du 16 avril 1930, la loi du 4 juillet 1935, les décrets-lois du 17 juin 1938 et du 12 novembre 1938, les décrets du 27 décembre 1925, n° 58-1284 du 22 décembre 1958, n°
67-885 du 6 octobre 1967, n°
71-7 57 du 9
septembre 1971, n°
73-201 du 22 février 1973 ;
♦
loi n°
46-628 du 8 avril 1946 sur la nationalisatio n de l'électricité et du
gaz (article 35) ;
♦
ordonnance n°
58-997 du 23 octobrere 1958 (article 60) relative à
l'expropriation portant modification de l'article 35 de la loi du 8 avril 1946 précitée ;
♦
décret n°
67-886 du 6 octobre 1967 sur les conventi ons amiables
portant reconnaissance des servitudes de l'article 12 de la loi du 15 juin 1906 et confiant au juge de l'expropriation la détermination des indemnités dues pour l'imposition des servitudes ;
♦
décret n°
70-492 du 11 juin 1970 portant règlement d'administration
publique pour l'application de l'article 35 modifié de la loi n°
46-628 du
8 avril 1946 (concernant la procédure de déclaration d'utilité publique des travaux d'électricité et de gaz qui ne nécessitent que l'établissement des servitudes ainsi que les conditions d'établissement des dites servitudes) ;
♦
décret n°
n 85-1109 du 15 octobre 1985 modifiant le décret du 11 juin
1970 précité ;
♦
décret n°
93-629 du 25 mars 1993 modifiant le décre t du 11 juin 1970
précité.
TERAA - GET LYONNAIS 757 rue de Pré Mayeux
01120 LA BOISSE
Ligne 63 kV Châtelard-Joux
(DUP du 31/11/1955) Ligne 225 kV Boisse-
Joux-Mâcon
(DUP du 25/04/1983)2
Code
Désignation
Organisme gestionnaire
Localisation
SERVITUDES RELATIVES A L'UTILISATION DE CERTAINES RESSOURCES ET EQUIPEMENTS
ENERGIE Electricité et gaz
I 3
Servitudes relatives à l'établissement des canalisations de transport et de distribution de gaz.
Périmètres à l'intérieur desquels ont été instituées des servitudes en application : ♦
loi du 15 juin 1906, article 12, modifié par la loi du 4 juillet 1935, les décerts-lois du 17 juin et du 12 novembre 1938 et n°
67-885 du 6
octobre 1967 ;
♦
article 35 de la loi n°
46-628 du 8 avril 1946 sur la nationalisation de
l'électricité et du gaz, modifé par l'ordonnance n° 58-997 du 23 octobre 1958 (article 60) raltive à l'expropriation ;
♦
décret n°
67-886 du 6 octobre 1967 relatif aux conv entions amiables,
et leurrs conférant les mêmes effets que l'arrêté préfectoral d'approbation du tracé ;
♦
Décret n°
70-492 du 11 juin 1970 (modifé par le déc ret n°
85-1109 du
15 octobre 1985) portant règlement d'administration publique pour l'application de l'article 35 modifié de la loi du 8 avril 1946 concernant la procédure de déclaration d'utilité publique des travaux d'électricité et de gaz qui ne nécessitent que l'établissement des servitudes ainsi que les conditions d'établissement des dites servitudes ;
♦
Circulaire ministérielle 95-56 du 20 juillet 1995 relative à l'annexion au PLU des servitudes d'utilité publique.
GAZ DE FRANCE - DIRECTION
TRANSPORT
Région Centre Est 33 rue Pétrequin
BP 6407
69413 LYON CEDEX 06
MINISTERE DE L'INDUSTRIE
DRIRE
Canalisation Ars sur Formans-Vindecy
Ø 400 mm année 1959
(DUP du 27/02/1958) Canalisation Ars sur Formans-Vindecy
Ø 400 mm année 1974
(DUP du 06/17/1973)PLU
plan local d'urbanisme
Alain GERGONDET Architecte Urbaniste LYON
Département
de
l'Ain
COMMUNE DE
CHALEINS
ZONE AGRICOLE
PROTÉGÉE
6.4 Approuvé le : 09.09.1981 Révision nº 1 approuvée le : 26.05.1993 Révision nº 2 prescrite le : 20.09.2004 Révision nº 2 approuvée le : 09.02.2010
Alain GERGONDET Architecte Urbaniste LYON. Lbertf + Égalité = Fraternité
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
PREFECTURE DE L'AIN
DIRECTION DES RELATIONS ‘ | ñ AVEC LES COLLECTIVITES LOCALES ; Bureau de l'Aménagement et de l'Urbanisme ‘ ;
Arrêté n° 08-12 e -
RE
2e Arrêté”
€ > Commune de Chaleins Î
+ Délimitation d'une Zone Agricole Protégée (ZAF)
Le Préfet de l'Ain
Chevalier de la Légion d'Honneur
Vu le code général des collectivités territoriales :
Vu le code rüral et notamment ses articles L.112-2 et R.112-4 à R.112-1-10 ;
Vu le code-de l'environnement et notamment ses arlicles A.123-7 à R.123-13
Vu lecode de l'urbanisme et otamment ses articles L.126-1 et R.126-1, R 429-64 et R.425.20 ;
Vu la délibération du 6 juin 2007 par laquelle 8 conseil municipal de la commune de Chaleins
confirme l'intérêt général de préserver sur son territoire communal les zones agricoles et décide de la création d'un périmètre de Zone Agricole Protégée (ZAP) :
Vu le dossier jaint à cette délibération et soumis à l'enquête publique ;
Vu l'avis. en date du 7 septembre 2007 de la commission départementale d'orientation de
l'agriculture ; '
Vu l'avis en date du 31 août 2007 de la chambre d'agriculture de FAln ;
Vu l'avis da syndicat mixte Val de Saône-Dombes du 20 août 2007;
Vu l'arrêté préfectoral en date du 4 octobre 2007 prescrivant l'ouverture d'une enquête publique du 6 novembre au 6 décembre 2007;
Vu le rapport eïles conchisions du commissaire enquêteur en date du 2 janvier 2008 ;
Vu la délibération en date du 15 janvier 2008 par laquelle le conseil municipal de la commune de
Chaleins décide, d'une part, de créer un périmètre de Zone Agricole Protégée (ZAP) et d'autre part, de modifier légèrement le périmètre arrêté avant enquête publique, pour tenir compte des propositions de la chambre d'agricuiture de l'Ain et du commissaire-enquêteur ;
Considérant que la création de éette Zone d'Agricole Protégée ( ZAP) présente un intérêt général en raison : :
® de la situation géographique particulière de cette commune, à proximité de l'agglomération lyonnaise et de Villefranche-sur-Saûne :
& de la pression croissante de l'habitat sur l'ensemble du canton et notamment sur cette . commune"; : | ® de la qualité du potentiel agricole de l'ensemble du secteur qui compte à ce jour 26 exploitations, dont H est nécessaire de pérenniser la destination agricole. -
Sur proposition‘du secrétaire général de la préfecture :
- ARRETE
Arlicle 1er : Les zones agricoles, situées sur le territoire de la commune de Chaleins et délimitées dans le pian joint en annexe du présent arrêté, font l'objet d'un classement en tant que Zone Agricole Protégée (ZAP).
elAticle 2: La délimitatiôn de cette zone agricole protégée devra, conformémérit aux articles L.126-1 et R.126-1 du code de l'urbanisme relatifs aux servitudes d'utilité publique, étrétannexée au plan local d'urbanisme de la commune de Chaleins.
Atlicle_ 3 : En application de l'article R.112-1-9 du code rural, le présent arèts ainsi que le plan de délimitation sont tenus à la disposition du public, à la préfecture et dans lacommuns, «dé Chaleins.
#
Aricle 4 Le présent arrêté préfectoral sera affiché pendant un mois, en mairie de Chaleins et publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de l'Ain. Mention en est, en outre, insérée, par mes soins, en caractères apparents, aux frais de la communé de Chaleins, dans: deux j journaux diffusés dans le département de l'Ain : le Progrès et la Voix de l'Ain.
Article 5 : Cette décision peut faire l'objet d'un recours gracieux après du préfet dafs un délai de deux mois à compter de l'exécution de l'ensemble des formalités de publication mentionnées à l'article 4 susvisé et d'un recours contentieux auprès du tribunal administratif de Lyon dans le même délai..
Article 6 : Le secrétaire général de la préfecture, le maire de Chaleins, le directeur départemental de l'agriculture et de la forêt et le directeur départemental de l'équipement sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté dont une copie sera adressée:
à la présidente du syndicat mixte Val de Saône-Dombes :
au président de la chambre d'agriculture de l'Ain ;
au secrétariat de la commission départementale d'orientation de l'agriculture ; au commissaire-enquêteur.
Fait à BOURG en BRESSE, le 11 FEV, 2008
F Pierre Soubelet
Le préfet,Plan de Délimitation
Commune de CHALEINS
Périmètre de Zone Agricole Protégée
1/20 000
SIG 08/2007
- ra
Périmètre de la ZAP
Forêt en 2000
N,
PLAN AAA KAT
Del el (SOIRCOMMUNE DE CHALEINS
PA pe Mars 2008
COMMUNE DE CHALEINS
Zone
Agricole
Protégée
Rapport de
présentationLes exploitations... sise Les exploitants
Juillet 2007 1
SOMMAIRE
SOMMAIRE .......................................................................................................................................... 1
PREAMBULE ....................................................................................................................................... 2
I) DESCRIPTION DU PROJET DE Z.A.P. ET LEGISLATION ................................................ 3
II) DESCRIPTION DU TERRITOIRE ET PROFIL DE LA COMMUNE.................................. 6
III) RAPPORT DE PRESENTATION........................................................................................... 7
EVOLUTION DE L’AGRICULTURE SUR LA COMMUNE........................................................... 7 L’AGRICULTURE ACTUELLE...................................................................................................... 10 Les exploitations.................................................................................................................... 10 Les exploitants....................................................................................................................... 11
IV) LA PRISE EN COMPTE D’AUTRES DOCUMENTS ....................................................... 12
POS.................................................................................................................................................... 12 SCOT VAL DE SAONE – DOMBES...................................................................................................... 12 LA DIRECTIVE TERRITORIALE D’AMENAGEMENT (DTA) DE L’AIRE METROPOLITAINE LYONNAISE 13 LE DOCUMENT DE GESTION DE L’ESPACE AGRICOLE ET FORESTIER (DGEAF) .............................. 13
V) LA ZAP DE CHALEINS ............................................................................................................ 15
MOTIVATIONS DE LA COMMUNE ....................................................................................................... 15 LE PERIMETRE DE LA ZAP................................................................................................................. 16
CONCLUSION.................................................................................................................................... 17
ANNEXE 1 - EXTRAITS DE LA LEGISLATION SUR LES ZAP ............................................... 18
ANNEXE 2 - RAPPEL DE LA LEGISLATION SUR LES BATIMENTS D’ELEVAGE........... 21D:\Renaud\Dossiers PLU\En cours\Ain\Chaleins\ZAP\ZAP - Rapport mars 2008.doc
Juillet 2007 2
PREAMBULE
La commune de CHALEINS a émis une délibération le 29 novembre 2005 afin d’obtenir
une étude de faisabilité pour la création éventuelle d’une Zone Agricole Protégée (ZAP).
L’objectif de cette étude est, d’une part, d’identifier les enjeux agricoles de la commune
et d’autre part, de rechercher la concertation autour d’un projet territorial conciliant
l’activité agricole avec les autres activités de la commune.
La Chambre d’Agriculture a réalisé l’étude technique. Ce dossier propose donc le
résultat du diagnostic, suite à un travail de terrain avec les agriculteurs et avec les
membres de l’équipe municipale.
Le dossier de proposition contient :
♦ Un rapport de présentation avec :
• une analyse détaillée des caractéristiques agricoles et de la situation de la zone
dans son environnement,
• les motifs et les objectifs de sa protection et de sa mise en valeur.
♦ Un plan de situation 1/10 000ème .
♦ Un plan de délimitation du périmètre de la zone d’une échelle telle que chaque
parcelle soit clairement identifiable au 1/6 000ème.
Un comité de pilotage a également été mis en place pour cette étude. Il est composé des
agriculteurs de la commune, des représentants du conseil municipal, de la DDAF, de la
DDE et de la Chambre d'Agriculture de l'Ain. Il a été réuni à deux reprises, en début de
travail pour fixer les objectifs et le cadre de cette étude, et en fin de travail afin,
notamment, de valider le périmètre retenu. Ce travail a également été réalisé en
collaboration avec l’urbaniste de la commune dont le PLU est en cours de révision.
En parallèle, différents documents officiels ont été pris en compte : le P.O.S.
actuellement en vigueur, approuvé en 1993, de Chaleins, le Schéma de Cohérence
Territoriale Val de Saône-Dombes, approuvé en juillet 2006, le Document de Gestion
des Espaces Agricoles et Forestiers (D.G.E.A.F.) du 14 mai 2004 et de la Directive
Territoriale d’Aménagement de l’aire métropolitaine lyonnaise.D:\Renaud\Dossiers PLU\En cours\Ain\Chaleins\ZAP\ZAP - Rapport mars 2008.doc
Juillet 2007 3
I) DESCRIPTION DU PROJET DE Z.A.P. ET LEGISLATION
La procédure de Zone Agricole Protégée a été instaurée par la Loi d’orientation
Agricole de 1999 (loi n° 99-574 du 9 juillet 1999 et décret d’application n° 2001-
244 du 20 mars 2001) et confortée par la loi Solidarité et Renouvellement Urbain.
(Annexe 1 et 2)
Objectifs et effets d’une Z.A.P. :
Une Z.A.P. concerne des zones agricoles dont la préservation présente un intérêt
général en raison de la qualité de leur production ou de leur situation géographique.
Elle vise à figer la vocation agricole de la zone A ou NC du document d’urbanisme sur
laquelle elle se superpose.
Des parcelles boisées de faible étendue peuvent en faire partie.
La mise en place d’une Z.A.P. permet de pérenniser la destination agricole des sols
fixée par le document d’urbanisme et de lutter contre l’attentisme des propriétaires de
terres agricoles lié à un espoir de changement de destination. En effet, trop souvent les
zones inscrites agricoles au P.O.S. ou au P.L.U. servent de réserve foncière pour l’avenir,
et n’assurent plus la stabilité agricole.
La Z.A.P. insuffle aussi une tendance générale particulière. Elle permet :
- une clarification des objectifs de la commune en termes de planification
territoriale : ce qui est classé en ZAP restera à vocation agricole sur le long
terme ;
- une sécurisation foncière des exploitations agricoles : les agriculteurs
pourront investir sans craindre de voir leurs lieux de production
disparaître ;
- une relance de la mobilité foncière : la ZAP peut convaincre les
propriétaires, auparavant réticents, de mettre en location leurs terrains,
voire de les vendre.
Il est nécessaire de constituer un dossier reprenant les caractéristiques agricoles de la
commune, ses objectifs. Ce dossier présente aussi les effets de la Z.A.P. ainsi qu’une
proposition de périmètre précis et une justification de ce périmètre. C’est ensuite au
Préfet d’arrêter officiellement ce périmètre.
La délimitation d’une Z.A.P. se fait donc par arrêté préfectoral :
- après proposition ou accord du conseil municipal des communes intéressées ;
- après avis, émis dans un délai de deux mois après réception du dossier, de la
Chambre d'Agriculture, de l’Institut National des Appellations d’Origine (INAO) s’il
y a lieu, de la Commission Départementale d’Orientation de l’Agriculture (CDOA) ;
- après enquête publique.D:\Renaud\Dossiers PLU\En cours\Ain\Chaleins\ZAP\ZAP - Rapport mars 2008.doc
Juillet 2007 4
Tout changement d’affectation ou de mode d’occupation du sol doit être soumis à l’avis
de la Chambre d'Agriculture et de la C.D.O.A. (Commission Départementale
d’Orientation Agricole).
En cas d’avis défavorable de l’une d’elle, le changement ne peut être autorisé que sur
décision motivée du Préfet.
Pris par arrêté préfectoral après accord de la ou des communes
concernées et avis des instances agricoles, la ZAP est une servitude
d’utilité publique (inscrite au P.L.U.), qui s’impose aux documents
d’urbanisme et qui ne peut être levée ou modifiée qu’après avis des
organismes agricoles ou par décision du Préfet.nd
D:\Renaud\Dossiers PLU\En cours\Ain\Chaleins\ZAP\ZAP - Rapport mars 2008.doc
Juillet 2007 5
Déroulement de la procédure
Le projet de ZAP est soumis pour accord au conseil municipal
de la ou les communes intéressées
Le Préfet l’envoie pour avis à la Chambre d'Agriculture, à la
CDOA, à l’INAO (Institut National des Appellations d’Origine)
s’il y a lieu
Le projet est soumis à enquête publique
(art. L 123-1 et suivants du Code de l’Environnement)
Le projet de ZAP est soumis à la délibération des conseils
municipaux
Le Préfet décide par arrêté le classement en tant que ZAP
- Affichage pendant un mois de l’arrêté préfectoral dans
chaque mairie concernée.
- Publication au recueil des actes administratifs de la
Préfecture.
- Insertion en caractères apparents dans deux journaux
diffusés dans le département.
- Arrêté et plans de délimitation tenus à la disposition du public
à la Préfecture et dans les mairies.
- Annexion au Plan Local d’Urbanisme.
Effets juridiques de la ZAP
2 mois au moinsD:\Renaud\Dossiers PLU\En cours\Ain\Chaleins\ZAP\ZAP - Rapport mars 2008.doc
Juillet 2007 6
II) DESCRIPTION DU TERRITOIRE ET PROFIL DE LA
COMMUNE
La commune de Chaleins se trouve en Dombes – Val de Saône, à environ 12 km de
Villefranche-sur-Saône, 35 km de Lyon (au Sud) et de Mâcon (au Nord) et environ 40 km
de Bourg-en-Bresse (au Nord-Est). Comme l’ensemble des communes du Val de Saône,
Chaleins reste sous l’influence des deux centres que constituent Lyon et Mâcon.
Il s’agit donc d’une commune très attractive de par la proximité de villes importantes
(Lyon et Mâcon) et aussi par le cadre de vie de « campagne habitée » qu’elle propose. La
commune subit donc une pression foncière relativement importante, notamment liée à
l’urbanisation de ces dernières années.
Le contexte est donc sensible, même si d’autres communes voisines sont plus touchées
(Fareins par exemple).
La croissance de Chaleins est essentiellement due à un solde migratoire très fortement
positif.
Profil global R.G.A.
Quelques chiffres
Superficie 1700 ha.
Population sans double compte en 1999 1025 hab.
Variation de la pop 90-99 + 35,9 %
Nombre d’exploitations professionnelles en
2000
18
Nombre exploitations non professionnelles
en 2000
17
S.A.U. communale 1487 ha.
S.A.U. des exploitations 1194 ha.D:\Renaud\Dossiers PLU\En cours\Ain\Chaleins\ZAP\ZAP - Rapport mars 2008.doc
Juillet 2007 7
III) RAPPORT DE PRESENTATION
EVOLUTION DE L’AGRICULTURE SUR LA COMMUNE1
Le nombre d’exploitations agricoles a diminué de plus de 35 % entre 1979 et 2000. Le
nombre d’exploitations professionnelles a, quant à lui, diminué de plus de 51 % sur la
même période.
Conjointement à la baisse du nombre d’exploitations, les surfaces entretenues par
l’agriculture diminuent également. Ainsi, les exploitations présentes aujourd’hui
exploitent 1 194 hectares (sur Chaleins et à l’extérieur) contre plus de 1 400 hectares
en 1979. Ce sont les surfaces fourragères qui diminuent le plus puisque la Superficie
Fourragère Principale (SFP) des exploitations de Chaleins a diminué de 75 % entre 1979
et 2000. Les céréales sont, au contraire, mieux représentées puisqu’elles ont vu leur
superficie augmenter de 10 % entre 1979 et 2000.
1 Données issues du Recensement Général Agricole de 1979, 1988 et 2000.
Nombre d'exploitations
28
18 20 17
37
17
54
48
35
0
10
20
30
40
50
60
1979 1988 2000
Exploitations
professionnelles
Exploitations non
professionnelles
Toutes exploitationsLR
D:\Renaud\Dossiers PLU\En cours\Ain\Chaleins\ZAP\ZAP - Rapport mars 2008.doc
Juillet 2007 8
Malgré la diminution du nombre d’exploitations ainsi que des surfaces entretenues par
l’agriculture, nous pouvons noter que la Surface Agricole Utile (SAU) moyenne par
exploitation a augmenté de près de 31 %, passant de 26 ha en 1979 à 34 ha en 2000.
Cette augmentation se constate particulièrement pour les exploitations professionnelles
qui ont vu leur SAU moyenne par exploitation augmenter de 75 % sur la même période.
Les exploitations de la commune et notamment les exploitations professionnelles se sont
donc fortement structurées.
SAU moyenne par exploitation (ha)
32
41
56
13 10 11
34
26 28
0
10
20
30
40
50
60
1979 1988 2000
Exploitations
professionnelles
Exploitations non
professionnelles
Toutes exploitations
Répartition des surfaces (ha)
878 846
967
365
195
14 3 2 93
0
200
400
600
800
1000
1200
1979 1988 2000
Céréales
SFP
Légumes frais et
pommes de terreD:\Renaud\Dossiers PLU\En cours\Ain\Chaleins\ZAP\ZAP - Rapport mars 2008.doc
Juillet 2007 9
Nous pouvons noter également que l’élevage1 est en nette diminution sur la commune. En
effet, en ne considérant que les productions principales (bovins, porcins et volailles),
nous pouvons observer que :
- l’élevage de bovins enregistre une diminution de plus de 75 %, passant de 34
exploitations en 1979 à 9 en 2000.
- L’élevage de porcins enregistre une diminution de 80 %, passant de 25 exploitations
en 1979 à 5 en 2000.
- L’élevage de volailles enregistre une diminution de près de 55 %, passant de 42
exploitations en 1979 à 19 en 2000.
Les exploitations de Chaleins se sont donc largement structurées grâce notamment à
une augmentation notable de leur SAU et tendent également à se spécialiser dans la
culture céréalière.
Il faut également noter la part importante des terrains en fermage. Ainsi, les terres en
fermage représentaient 68 % de la SAU en 2000 contre 56 % en 1979. C’est un élément
qui peut être un facteur de fragilisation de l’agriculture à l’avenir, puisque les
agriculteurs de la commune ne sont plus maîtres de la majorité de leur outil de
production premier qu’est la terre. Une protection ferme des terrains agricoles peut
ainsi réduire cette fragilité.
1 Les pourcentages d’exploitation peuvent être supérieurs à 100 car une exploitation peut
pratiquer plusieurs élevages.
Evolution de l'élevage (% d'exploitation)
38%
26%
46%
17%
78%
48%
63%
14%
54%
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
1979 1988 2000
Total bovins
Total porcins
Total volaillesD:\Renaud\Dossiers PLU\En cours\Ain\Chaleins\ZAP\ZAP - Rapport mars 2008.doc
Juillet 2007 10
L’AGRICULTURE ACTUELLE
Les exploitations
26 exploitations agricoles ont été recensées sur la commune. Elles se répartissent sur
23 sièges, certains sièges abritant deux exploitations. 10 sont sous forme sociétaire.
Cependant, près de 60 exploitants entretiennent des terrains sur la commune (cf. carte
du coloriage parcellaire).
Sur ces 26 exploitations, 9 systèmes de production sont représentés :
- grandes cultures : 12 exploitations
- volailles : 4 exploitations
- porcins : 2 exploitations
- bovins viande : 2 exploitations
- horticulture / pépiniériste : 2 exploitations
- bovins lait : 1 exploitation
- porcins / volailles : 1 exploitation
- porcins / maraîchage : 1 exploitation
- apiculture : 1 exploitation
Ces différents systèmes de production permettent une utilisation importante du
territoire, avec des surfaces à forte valeur ajoutée (maraîchage, horticulture…), des
céréales et des prairies.
De plus, il faut noter la présence de démarches qualité sur la commune (Label rouge,
Agriculture Biologique, Contrat d’Agriculture Durable,…), de commercialisation en
circuits courts (vente directe) et de diversification (camping à la ferme, gîtes…).
Enfin, au moins huit exploitations sur la commune sont en phase de croissance avec une
volonté d’augmenter les surfaces, le cheptel, de construire, d’aménager ou de
moderniser des bâtiments…
Au niveau des surfaces, notons que la SAU moyenne par exploitation sur la commune est
de plus de 51 ha.
L’agriculture communale exploite plus de 1 200 ha dont plus de 750 ha sur la commune.
Ainsi, les agriculteurs communaux entretiennent près de 52 % de la surface communale
totale, soit plus de 59 % de la SAU communale. Ils ont, également, en moyenne, plus
de 68 % de leur SAU sur Chaleins.
Les terrains agricoles de la commune sont donc nécessaires au bon fonctionnement de
l’activité agricole de Chaleins. De plus, ce n’est pas sur les communes voisines que les
exploitants de Chaleins trouveront les terrains nécessaires à leur activité, puisque ces
communes connaissent le même contexte, notamment au niveau du foncier.D:\Renaud\Dossiers PLU\En cours\Ain\Chaleins\ZAP\ZAP - Rapport mars 2008.doc
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L’activité agricole de Chaleins est donc primordiale dans l’entretien de l’espace et donc
dans la structuration du paysage communal et du cadre de vie de ses habitants.
Les exploitants
Les 26 exploitations recensées représentent 34 exploitants et 13 salariés ou apprentis
soit environ 44 Equivalent Temps Plein (ETP). Cela représente donc environ 1.7 ETP par
exploitation. Sont prises en compte ici toutes les personnes travaillant sur l’exploitation
(chefs d’exploitation, conjoints collaborateurs, associés, salariés…).
Sont également présents sur la commune 6 exploitants doubles-actifs.
La moyenne d’âge des exploitants ou co-exploitants sur la commune est d’environ 50 ans.
Notons que 16 exploitants ou co-exploitants, répartis dans 14 exploitations, ont plus de
50 ans :
- 6 (répartis dans 6 exploitations) ont une succession assurée
- 3 (répartis dans 2 exploitations) sont associés avec un exploitant de moins de
50 ans
- 7 (répartis dans 6 exploitations) n’ont pas de successeur à ce jour, (dont 5
structures qui semblent difficilement reprenables en l’état)
La pérennité sociale des exploitations sur la commune semble donc majoritairement
assurée pour les 10 ans à venir. En effet, sur les 26 exploitations recensées, seules 6
sont concernées, à ce jour, par une recherche de successeur. Cependant, 5 d’entre elles
semblent difficilement transmissibles en l’état.D:\Renaud\Dossiers PLU\En cours\Ain\Chaleins\ZAP\ZAP - Rapport mars 2008.doc
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IV) LA PRISE EN COMPTE D’AUTRES DOCUMENTS
La proposition de périmètre a pris en compte les contraintes du territoire, mais aussi
les décisions et propositions affichées dans un certain nombre de documents officiels.
POS
Le Plan d’Occupation des Sols actuellement en vigueur date de 1993 et a été modifié en
1994, 2000, et 2001. Il est actuellement en cours de révision. Les orientations prônées
par la municipalité pour le PLU ont servi de base à la réflexion de la ZAP, les deux
procédures étant menées conjointement.
La carte jointe (cf. carte du zonage du POS) représente les zones constructibles de la
commune (zones urbaines et zones d’urbanisation future), le reste représentant les
zones agricoles et naturelles. Sur cette carte sont également reportés les divers
bâtiments agricoles recensés sur la commune et, à titre indicatif, les distances de recul
liées à ces bâtiments. Une zone rouge indique une distance réglementaire à respecter
liées à un bâtiment d’élevage (cf. Annexe 2), une zone bleue concerne une distance de
recul recommandée pour la protection des sièges d’exploitation, quel que soit le type de
production.
SCOT VAL DE SAONE – DOMBES
Le projet de SCOT a été approuvé le 7 juillet 2006 par le comité syndical responsable
(Syndicat mixte Val de Saône – Dombes).
Dans son document d’orientation générale et au regard de son patrimoine notamment
agricole, le SCOT inscrit le principe fort de préserver et favoriser les activités
économiques qui y sont liées. Pour cela, les secteurs agricoles à fort potentiel devront
être préservés. Le SCOT cite ainsi la procédure de ZAP comme pouvant être mise en
place par les communes.
La commune de Chaleins est répertoriée comme un secteur agricole à fort potentiel (cf.
carte « dynamique économique » du SCOT).
Dans son Projet d’Aménagement et de Développement Durable, le SCOT affiche sa
volonté de valoriser les ressources agricoles notamment grâce à deux points :
- préserver du mitage les zones agricoles,
- maintenir le potentiel productif des espaces agricoles situés sur le
plateau, en limitant les urbanisations possibles aux seules vocations
agricoles, touristiques et de loisirs.
Enfin, dans son rapport de présentation, le SCOT rappelle qu’il est nécessaire que les
élus s’impliquent dans la préservation du tissu agricole, notamment en :
- veillant, surtout, à éviter le changement de destination des sièges
d’exploitation viables,D:\Renaud\Dossiers PLU\En cours\Ain\Chaleins\ZAP\ZAP - Rapport mars 2008.doc
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- veillant en zone périurbaine, à ce que les exploitations que l’on souhaite
préserver bénéficient d’une sécurité foncière pour une période d’au
moins 25 ans.
LA DIRECTIVE TERRITORIALE D’AMENAGEMENT (DTA) DE L’AIRE METROPOLITAINE LYONNAISE
Ce document a été approuvé le 9 janvier 2007.
Dans sa partie diagnostic, ce document rappelle la fragilisation que connaît l’agriculture
de l’aire métropolitaine lyonnaise : « A des degrés divers selon les secteurs, la quasi-
totalité de l’activité agricole du territoire de la DTA est fragilisée par l’importance des
pressions foncières liées au développement urbain (…). La multiplication des projets de
toute nature, sans toujours beaucoup de visibilité dans le temps pour la profession
agricole, ne facilite pas la pérennité des exploitations. Le mitage par l’urbanisation et la
fragmentation des espaces par les infrastructures laissent à l’agriculture des espaces
interstitiels qui conduisent à sa disparition. »
La DTA reprend également les objectifs essentiels de l’Etat qui affiche la nécessité de
« mettre en œuvre une politique permettant de conserver et de valoriser les espaces
naturels et agricoles majeurs tout en les reliant mieux ensemble ».
Enfin, la commune de Chaleins est reconnue comme faisant partie des cœurs verts de
l’aire métropolitaine lyonnaise et, à ce titre, doit notamment voir son patrimoine naturel
et écologique protégé et valorisé.
LE DOCUMENT DE GESTION DE L’ESPACE AGRICOLE ET FORESTIER (DGEAF)
La Loi d’Orientation Agricole du 9 juillet 1999 prévoit, dans son article 107, l’élaboration
dans chaque département et sur l’initiative du Préfet, d’un Document de Gestion de
l’Espace Agricole et Forestier (DGEAF). Les objectifs principaux du DGEAF du
département de l’Ain (approuvé le 14/05/2004 par le Préfet) sont :
- Etre un outil de connaissance de l’espace grâce à des indicateurs pertinents
portant sur les caractéristiques et les enjeux des territoires dans les
domaines agricole et forestier, mais aussi environnemental et paysager.
- Etre un guide contenant des recommandations zonées pour la gestion de
l’espace.
Le principal enjeu retenu par le DGEAF sur le secteur de Chaleins, concernant
l’agriculture, est la cohabitation entre agriculteurs et néoruraux.D:\Renaud\Dossiers PLU\En cours\Ain\Chaleins\ZAP\ZAP - Rapport mars 2008.doc
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Le DGEAF du département de l’Ain énonce des objectifs et des recommandations
générales pour répondre à cet enjeu. Il s’agit entre autres de :
- Freiner la réduction des prairies.
- Promouvoir l’agriculture raisonnée et la prévention des odeurs issues de
l’élevage (compostage).
- Précéder l’élaboration des PLU, particulièrement dans cette zone, par un
diagnostic agricole.
- Aider au désenclavement de certains sièges d’exploitation.D:\Renaud\Dossiers PLU\En cours\Ain\Chaleins\ZAP\ZAP - Rapport mars 2008.doc
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V) LA ZAP DE CHALEINS
MOTIVATIONS DE LA COMMUNE
Les motivations qui ont conduit la commune à proposer la mise en place d’une ZAP
sur son territoire sont essentiellement liées à deux problématiques :
- La situation géographique particulière de la commune. A proximité de
Villefranche-sur-Saône et d’un secteur stratégique (en termes de bassin d’emploi
notamment), la demande d’habitat est croissante. La pression foncière se fait
plus pressante, et même si elle est moins forte que sur certaines communes
voisines du Val de Saône, comme Fareins par exemple, elle tend à s’étendre sur le
Plateau.
- La situation préservée de l’agriculture sur la commune. Chaleins bénéficie,
comme explicité plus haut, d’une situation agricole dynamique et diversifiée,
regroupant de nombreux agriculteurs et qui lui garantit des paysages entretenus
et variés. Cette situation privilégiée, conformément aux orientations du SCOT
notamment, est à maintenir.
La commune bénéficie donc d’une agriculture variée et dynamique, encore largement
présente sur son territoire.
Le fait d’avoir des systèmes requérant à la fois des prairies et des céréales permet une
utilisation large du territoire. La commune se trouve « structurée » à la fois par
l’élevage et les cultures, elle bénéficie ainsi de paysages variés. La complémentarité des
terres labourables et des prairies est essentielle, notamment pour l’élevage. Ce type de
production nécessite en effet, à la fois des prairies nombreuses, mais aussi des terres
labourées produisant le fourrage et les céréales pour l’hiver.
Rappelons que, dans l’Ain, l’accroissement démographique et l’attractivité des communes
sont liés, pour une très large part, à l’accessibilité aux sites d’emplois, mais aussi à une
aspiration très répandue à vivre dans une « campagne habitée ».
De plus, l’agriculture de la commune bénéficie de terrains à forte valeur agronomique. En
effet, les sols de Chaleins sont principalement limoneux. Ce sont des sols qui sont
relativement peu séchants et profonds. Les terrains sont donc polyvalents permettant
tout type de culture.
En outre, la commune de Chaleins a bénéficié d’une réorganisation foncière qui a permis
la création d’îlots de cultures relativement importants et cohérents.
Enfin, la commune est soumise à une pression au niveau du foncier de plus en plus forte.
La zone agricole occupe encore la majorité de la commune ; néanmoins, elle est
entrecoupée par des zones de hameaux et d’habitat diffus (cf. carte dynamiqueD:\Renaud\Dossiers PLU\En cours\Ain\Chaleins\ZAP\ZAP - Rapport mars 2008.doc
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d’occupation de l’espace). Cette proximité agriculture / habitat peut entraver le
développement de certaines exploitations et/ou engendrer des problèmes de voisinage,
notamment avec le nombre croissant de néoruraux. C’est pourquoi, maintenir de grandes
zones agricoles cohérentes, libres de tout habitat, est nécessaire, entre autres pour le
développement de nouvelles structures d’élevage.
La création d’une ZAP sur la commune de Chaleins permettra donc de conserver un
équilibre entre développement urbain et pérennité de l’agriculture, garant des grandes
compositions paysagères qui structurent le cadre de vie de la commune. Conserver une
agriculture pérenne permettra ainsi à la commune de maintenir un cadre de vie agréable
et un paysage ouvert et entretenu, conservant sa dominance rurale, sans, pour autant,
compromettre son développement. En effet, la ZAP tient compte des orientations
souhaitées par la commune quant à son développement prévu en continuité des zones
urbanisées existantes et est un moyen de pérenniser les potentialités agricoles dans les
autres secteurs sur le long terme.
En synthèse, les objectifs de cette ZAP sont les suivants :
- Volonté de maîtriser la pression foncière croissante sur la commune.
- Volonté de préserver le potentiel agricole encore fort sur la commune.
- Volonté de soutenir l’activité agricole en tant qu’activité économique.
- Volonté de protéger les grandes compositions paysagères, garant du cadre de
vie de la commune.
LE PERIMETRE DE LA ZAP
La commune de Chaleins se situe sur un plateau agricole au fort potentiel agronomique.
Il s’agit presque exclusivement de terres labourables. C’est un ensemble agricole
cohérent bénéficiant d’îlots plutôt grands, assez facile à travailler.
Compte tenu de la cohérence de cet espace agricole, l’orientation principale adoptée
pour la création du périmètre de la ZAP a été de prendre en compte le maximum de
terrains agricoles. Cela s’est donc traduit par un classement en ZAP de l’ensemble de la
commune, excepté les zones urbanisées (cf. carte du périmètre de la ZAP).
De plus, il est à noter que la majorité des sièges d’exploitations ne figurent pas dans le
périmètre de la ZAP. En effet, pour la plupart, ces sièges se trouvent à proximité
directe de zones d’habitation, au cœur ou en limite de hameaux. De plus, quelques sièges
ne bénéficient pas d’une pérennité assurée, les exploitants concernés ayant plus de 60
ans, sans successeur, avec une structure difficilement transmissible et d’ores et déjà en
baisse d’activité.D:\Renaud\Dossiers PLU\En cours\Ain\Chaleins\ZAP\ZAP - Rapport mars 2008.doc
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Conclusion
L’agriculture a une fonction productive et c’est aussi elle qui est garante du maintien du
cadre de vie et du paysage.
La commune de Chaleins se caractérise par une agriculture encore dynamique et variée,
et se situe sur un plateau au potentiel agricole fort.
La ZAP permettra de maintenir ce potentiel ainsi qu’un cadre de vie à tonalité rurale sur
le secteur de Chaleins. En effet, en choisissant des espaces à maintenir en zone
agricole, elle permet de protéger le foncier agricole, outil de production premier pour
l’agriculture. Les exploitations jouiront alors d’une sécurité foncière à long terme,
indispensable au développement de l’activité agricole.
La ZAP, d’une surface d’environ 1 474 ha, sera prise en compte dans le PLU.
Il est évident que si ce dossier technique ne concerne que la commune de Chaleins, la
même problématique en continuité géographique existe sur les communes voisines. A
terme, une réflexion plus large pourrait un jour être conduite avec ces municipalités et
afficherait une cohérence forte.D:\Renaud\Dossiers PLU\En cours\Ain\Chaleins\ZAP\ZAP - Rapport mars 2008.doc
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ANNEXE 1
Extraits de la législation
sur les ZAP
EXTRAITS :
LOI N° 2006-11 DU 5 JANVIER 2006
Article L. 112-2 du code rural :
« Des zones agricoles dont la préservation présente un intérêt général en raison soit de
la qualité de leur production, soit de leur situation géographique peuvent faire l’objet
d’un classement en tant que zones agricoles protégées. Celles-ci sont délimitées par
arrêté préfectoral pris sur proposition ou après accord du conseil municipal des
communes intéressées ou, le cas échéant, sur proposition de l’organe délibérant de
l’établissement public compétent en matière de plan local d’urbanisme ou sur proposition
de l’établissement public compétent en matière de schéma de cohérence territoriale
après accord du conseil municipal des communes intéressées, après avis de la chambre
d’agriculture, de l’Institut national de l’origine et de la qualité dans les zones
d’appellation d’origine contrôlée et de la commission départementale d’orientation de
l’agriculture et enquête publique. L’existence de parcelles boisées de faible étendue au
sein d’une telle zone ne fait pas obstacle à cette délimitation.
Tout changement d’affectation ou de mode d’occupation du sol qui altère durablement le
potentiel agronomique, biologique ou économique d’une zone agricole protégée doit être
soumis à l’avis de la chambre d’agriculture et de la commission départementale
d’orientation de l’agriculture. En cas d’avis défavorable de l’une d’entre elles, le
changement ne peut être autorisé que sur décision motivée du préfet.
Le changement de mode d’occupation n’est pas soumis aux dispositions de l’alinéa
précédent lorsqu’il relève d’une autorisation au titre du code de l’urbanisme et lorsque le
terrain est situé à l’intérieur d’un plan d ‘occupation des sols rendu public ou approuvé ou
d’un document d’urbanisme en tenant lieu.
La délimitation des zones agricoles protégées est annexée au plan d’occupation des sols
dans les conditions prévues à l’article L. 126-1 du code de l’urbanisme.
Les modalités d’application du présent article sont fixées par décret en Conseil d’Etat. »D:\Renaud\Dossiers PLU\En cours\Ain\Chaleins\ZAP\ZAP - Rapport mars 2008.doc
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DECRET N° 2001-244 DU 20 MARS 2001 RELATIF A L’AFFECTATION DE L’ESPACE AGRICOLE ET FORESTIER ET MODIFIANT LE CODE RURAL ET LE CODE DE L’URBANISME : SOUS-SECTION 2 « ZONES AGRICOLES PROTEGEES »
Article R. 112-1-4 :
« Le préfet du département établit un projet de délimitation et de classement d’une
zone agricole en tant que zone agricole protégée.
La délimitation d’une zone peut être proposée au préfet par une ou plusieurs communes
intéressées. »
Article R. 112-1-5 :
« le dossier de proposition contient :
a) un rapport de présentation qui comprend notamment une analyse détaillée des
caractéristiques agricoles et de la situation de la zone dans son
environnement et qui précise les motifs et les objectifs de sa protection et
de sa mise en valeur
b) un plan de situation
un plan de délimitation du ou des périmètres de la zone d’une échelle telle que chaque
parcelle soit clairement identifiable. »
Article R. 112-1-6 :
« Le projet de zone agricole protégée est soumis pour accord au conseil municipal de la
ou des communes intéressées.
Il est ensuite adressé pour avis, par le préfet, à la chambre d’agriculture, à la
commission départementale d’orientation de l’agriculture, à l’Institut national de l’origine
et de la qualité quand le projet de périmètre inclut une aire d’appellation d’origine et le
cas échéant aux syndicats de défense et de gestion visés à l’article L. 641-25 du
présent code.
Leur avis est notifié dans le délai de deux mois à compter de la réception dudit projet.
A défaut de notification dans ce délai, l’avis est réputé favorable. »
Article R. 112-1-7 :
« Le projet de zone agricole protégée est soumis à enquête publique par le préfet dans
les conditions définies aux articles L. 123-1 et suivants du code de l’environnement. »
Article R. 112-1-8 :
« Au vu des résultats de l’enquête publique et des avis, le projet de zone agricole
protégée est soumis à la délibération de l’ensemble des conseils municipaux concernés.
Après avoir recueilli leur accord, le préfet décide par arrêté le classement en tant que
zone agricole protégée. »
Article R. 112-1-9 :
« L’arrêté préfectoral créant la zone agricole protégée est affiché un mois dans chaque
mairie concernée et publié au recueil des actes administratifs de la préfecture duD:\Renaud\Dossiers PLU\En cours\Ain\Chaleins\ZAP\ZAP - Rapport mars 2008.doc
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département. Mention en est, en outre, insérée en caractères apparents dans deux
journaux diffusés dans le département. L’arrêté et les plans de délimitation sont tenus à
la disposition du public à la préfecture et dans chacune des communes concernées.
Les effets juridiques attachés à la création de la zone ont pour point de départ
l’exécution de l’ensemble des formalités de publication prévues au présent article. Pour
l’application du présent alinéa, la date à prendre en compte pour l’affichage en mairie
est celle du premier jour où il est effectué. »
Article R. 112-1-10 :
« Les avis de la chambre d’agriculture et de la commission départementale d’orientation
agricole sur un changement d’affectation ou de mode d’occupation des sols sollicités en
application du deuxième alinéa de l’article L. 112-2 sont réputés favorables s’ils ne sont
pas émis dans le délai de deux mois à compter de la réception du dossier.
Si le changement d’affectation concerne une aire d’appellation, le préfet peut consulter
l’Institut national de l’origine et de la qualité suivant les modalités prévues à l’alinéa
précédent. »D:\Renaud\Dossiers PLU\En cours\Ain\Chaleins\ZAP\ZAP - Rapport mars 2008.doc
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ANNEXE 2
Rappel de la législation sur
les bâtiments d’élevage
Les bâtiments d’élevage sont soumis à différentes réglementations selon leur
importance : un recul de 50 ou 100 mètres est alors nécessaire. La réciprocité existe
depuis la Loi d’Orientation Agricole du 9 juillet 1999.
L’implantation de toute nouvelle construction (habitation, activité
agricole…) devra être conforme au principe de réciprocité édicté
dans l’article L 111-3 du code rural :
« Lorsque les dispositions législatives ou réglementaires
soumettent à des conditions de distance l’implantation ou
l’extension de bâtiments agricoles vis-à-vis des habitations et
immeubles habituellement occupés par des tiers, la même
exigence d’éloignement doit être imposée à ces derniers à toute
construction ultérieure à usage d’habitation ou à usage
professionnel nécessitant une autorisation administrative de
construire. Par dérogation, une distance d’éloignement inférieure
peut toutefois être autorisée après avis de la chambre
d’agriculture pour tenir compte des spécificités locales. »
Pour plus de sécurité, il est conseillé de placer un périmètre de 100 mètres autour de
tous les sièges d’exploitation car il est toujours difficile de prévoir l’évolution de
l’entreprise agricole (changement de production, agrandissement…).