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PLU - Annexes - Annexes liste
PLU - Orientations d'aménagement et de programmation - OAP 3, OAP Continuités écologiques
Document publié le Lundi 4 septembre 2023 par la commune de Val d'Anast.
Lien du pdf (PLU - Orientations d'aménagement et de programmation - OAP 3, OAP Continuités écologiques)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Eau et assainissement, Environnement,
1
5.3 OAP thématique
« Continuités écologiques » OAP thématique n°2
PLU approuvé le 04 septembre 2023
PLU
Maï Melacca
PaysagistePLU de Val d’Anast (35) – 04/09/2023 2
OAP THEMATIQUE N°2
« CONTINUITES ECOLOGIQUES »
CHAMP D’APPLICATION
La présente OAP concerne toutes les
zones U et AU (y compris dans les
secteurs concernés par les OAP
sectorielles définies ci-après), et les
zones A et N.
CONTEXTE
La réhabilitation des continuités
écologiques sur le territoire de Val
d’Anast s’inscrit dans une démarche
supra-communale traduisant les
objectifs du SCoT du Pays des Vallons
de Vilaine et plus largement régionale
avec le SRADDET de la région
Bretagne.
La volonté de connecter les différents
réservoirs de biodiversité se traduit par
des préconisations d’aménagement
sur les corridors existants de manière à
les renforcer. De plus, la création de
connexions écologiques sur des
secteurs agricoles et urbains est aussi
envisagée là où le continuum peut
actuellement faire défaut.
OBJECTIFS
La présente OAP thématique vise à
maintenir et renforcer les réservoirs de
biodiversité et les corridors
écologiques, à la fois dans ce qui existe
mais aussi dans l’urbanisation futurs
avec des projets qui doivent contribuer
au développement de la biodiversité,
au respect du cycle naturel de l’eau, à
la régulation du micro-climat, à
l’adaptation au changement
climatique tout en préservant au
mieux les paysages.
De quoi est constituée cette OAP ?
L’OAP thématique est composée de 3 parties.
La première partie est à vocation pédagogique. Elle permet
de définir les concepts qui constituent les continuités
écologiques et de rappeler les attentes règlementaires.
La deuxième partie est un rappel méthodologique de la
traduction cartographique locale des composantes des
continuités écologiques.
La troisième et dernière partie décline les orientations et
actions stratégiques en faveur de la conservation et du
renforcement des continuités écologiques.
Pour rappel, cette OAP ne peut se substituer à l’application
de la séquence éviter-réduire-compenser dans le cadre
d’études réglementaires. Elle peut néanmoins être utilisée
comme un guide des bonnes pratiques à mettre en œuvre
sur le territoire. Tout projet mené sur le territoire devra
justifier de la prise en compte de l’ensemble des
thématiques de cette OAP.PLU de Val d’Anast (35) – 04/09/2023 3
Sommaire de l’OAP Thématique »Continuités écologiques"
Continuités écologiques
• c’est quoi ?
• pourquoi les protéger ?
• les effets cumulés des aménagements du territoire
• les rôles de la trame verte, bleue et noire
• les composantes
• les enjeux des éléments de la trame bleue
• les enjeux des éléments de la trame verte
Traduction locale
• élaboration de la carte de la TVB
Orientations et
actions stratégiques
• maintenir les réservoirs de biodiversité
• les boisements
• les milieux aquatiques et humides
• assurer le principe de connexion
• infrastructures et continuités
• la ceinture verte
• choisir les bons végétaux
• des essences locales pour les haies
• de la bonne gestion des eaux pluviales
• la perméabilité des sols dans les aménagements
• les haies contre l’érosion
• conforter l’armature verte urbaine
• des clôtures qui permettent le passage de la petite
faune
• la gestion différenciée
• renforcer la présence du végétal dans les espaces
publics
• maintenir des habitats de vie
• trame noire : vers une meilleure gestion de l’éclairage
• baliser plutôt qu’éclairer
• adoucir l’éclairage
• l’éclairage mural comme moyen d’embellissement
1
2
3PLU de Val d’Anast (35) – 04/09/2023 4
Continuités
écologiques
C’EST QUOI ?
La Trame Verte et Bleue (TVB) est un outil au croisement
entre préservation de la biodiversité et aménagement du
territoire. Cette démarche a pour vocation de préserver et
remettre en bon état les continuités écologiques
aquatiques et terrestres. Cela permet que les espèces
animales et végétales puissent communiquer, circuler,
s’alimenter, se reproduire, se reposer et donc assurer leur
survie, en facilitant notamment leur adaptation aux
changements climatiques. La Trame Verte et Bleue est un
réseau formé de réservoirs de biodiversité reliés entre eux
par des corridors écologiques. On parle aussi de «
continuités écologiques » terrestres (trame verte) ou
aquatiques (trame bleue).
1PLU de Val d’Anast (35) – 04/09/2023 5
RESERVOIR DE BIODIVERSITE :
Les réservoirs de biodiversité sont des espaces dans lesquels
la biodiversité est la plus riche ou la mieux représentée, où
les espèces peuvent effectuer tout ou partie de leur cycle de
vie et où les habitats naturels peuvent assurer leur
fonctionnement en ayant notamment une taille suffisante,
qui abritent des noyaux de populations d'espèces à partir
desquels les individus se dispersent ou qui sont susceptibles
de permettre l'accueil de nouvelles populations d'espèces.
Les réservoirs de biodiversité comprennent tout ou partie
des espaces protégés et les espaces naturels importants
pour la préservation de la biodiversité.
CORRIDOR ECOLOGIQUE :
Les corridors écologiques assurent des connexions entre des
réservoirs de biodiversité, offrant aux espèces des conditions
favorables à leur déplacement et à l'accomplissement de
leur cycle de vie. Les corridors écologiques peuvent être
linéaires, discontinus ou paysagers. Les corridors
écologiques comprennent les espaces naturels ou semi-
naturels ainsi que les formations végétales linéaires ou
ponctuelles permettant de relier les réservoirs de
biodiversité, et les couvertures végétales permanentes le
long des cours d'eau.
ZONE TAMPON :
Zone de transition entre les milieux remarquables et les
milieux ordinaires nécessaires à la préservation de l’intégrité
et de la tranquillité des réservoirs (sonore, visuelle, olfactive).
Définitions extraites du Centre de ressources pour la mise en œuvre de la Trame verte et bleuePLU de Val d’Anast (35) – 04/09/2023 6
Continuités
écologiques
POURQUOI LES
PROTÉGER ?
L’accumulation des aménagements sur un
territoire provoque la fragmentation et la
destruction des habitats. La prise en compte de la
trame verte et bleue dans les aménagements
permet d’anticiper les impacts et de les éviter, les
réduire ou de les compenser.
TEMPS 1
Milieu naturel diversifié permettant la circulation,
l’alimentation, la reproduction et le repos de la
faune et la flore. Le territoire est entièrement
connecté.
TEMPS 2
Milieu naturel diversifié rompu par la création
d’une route. Le territoire est scindé en deux
limitant ou rendant plus difficiles les circulations.
TEMPS 3
Milieu anthropisé rompu par la création d’une
route et la construction d’une habitation. Le
territoire est coupé strictement en deux rendant
impossible certains échanges de part et d’autre.
TEMPS 4
Milieu largement anthropisé dont l’accumulation
des différents aménagements créé une véritable
rupture réduisant les circulations mais aussi les
lieux de repos et d’alimentation de la faune. Cela
amplifie également la pression sur la flore.
LES EFFETS CUMULÉS DES AMÉNAGEMENT DU
TERRITOIRE
1PLU de Val d’Anast (35) – 04/09/2023 7
Continuités
écologiques
LE RÔLES DES
TRAMES
L’urbanisation et les pratiques intensives
consomment et fragmentent les milieux naturels.
Les espèces se retrouvent prisonnières et
fragilisées. Leur survie dépend d’un réseau
continu de corridors et réservoirs de biodiversité,
ce qu’on appelle les trames verte, bleue, brune et
noire. Ces trames apportent des bénéfices
importants aussi aux humains.
.
LES ROLES DE LA TRAME VERTE, BLEUE ET NOIRE
La préservation et la remise en bon état d'une trame verte ,
bleue et noire est un enjeu du projet de la commune pour
préserver et restaurer les continuités écologiques du
territoire. Définies par les lois Grenelle, " la trame verte et la
trame bleue ont pour objectif d'enrayer la perte de
biodiversité en participant à la préservation, à la gestion et à
la remise en bon état des milieux nécessaires aux continuités
écologiques, tout en prenant en compte les activités
humaines et notamment agricoles, en milieu rural.
A cette fin, ces trames contribuent à :
- diminuer la fragmentation et la vulnérabilité des habitats
naturels et des habitats d'espèces et prendre en compte leur
déplacement dans le contexte du changement climatique ;
- identifier, préserver et relier les espaces importants pour la
préservation de la biodiversité par des corridors écologiques,
[…] ;
- améliorer la qualité et la diversité des paysages ".
Au-delà de sa fonctionnalité écologique, la trame verte,
bleue et noire rend des services indispensables à l'échelle du
territoire en offrant :
- des espaces de respiration et de loisirs pour les habitants ;
- des services environnementaux comme la microcirculation
d'air dans un contexte de stagnation des pollutions, les sites
d'épandages des crues ou encore une épuration naturelle
des eaux.
- des espaces sans lumière artificielle qui favorise le sommeil.
Elle est donc indispensable tant pour le fonctionnement
écologique du territoire que pour la construction d'un
territoire habité durable.
Fonction
PAYSAGÈRE
Fonction
ÉCOLOGIQUE
Fonction
DE PROXIMITÉ
Fonction
URBAINE
Fonction
DE LOISIRS
1PLU de Val d’Anast (35) – 04/09/2023 8
Continuités
écologiques
LES
COMPOSANTES
Pour la grande majorité des espèces aquatiques, les lieux
de reproduction, d’alimentation et de croissance ne sont
pas les mêmes. Elles doivent donc pouvoir se déplacer
librement entre ces différents habitats pour accomplir
leur cycle biologique. De plus, cette capacité de
déplacement est garante d’une meilleure résilience des
espèces face à une perturbation de leur environnement.
(source : OFB).
LES ENJEUX DES ELEMENTS DE LA TRAME BLEUE
Les cours d’eau sont souvent artificialisés par la présence
d'infrastructures ou d'ouvrages implantés au travers ou aux
abords de milieux aquatiques pour y exercer une fonction
particulière (irrigation, électricité, …). Ces ouvrages
empêchent la libre circulation des espèces aquatiques qui
accèdent difficilement ou pas du tout à leurs habitats de
reproduction ou de croissance. Les obstacles ont également
des impacts sur la qualité de l’eau. En ralentissant le courant
les zones stagnantes ainsi créées entraînent un
réchauffement de l’eau et une perte d’oxygénation. La faune
aquatique peut être asphyxiée due à la présence algues qui
se développent.
Les mares constituent une trame bleue discontinue. Elles
sont le lieu de vie d’espèces animales et végétales
strictement aquatiques, mais aussi d’animaux terrestres dont
une partie du cycle, généralement la phase larvaire,
s’effectue dans l’eau (amphibiens, libellules). En débordant,
les cours communiquent temporairement avec d'autres
milieux environnants, ce qui connecte les habitats entre eux.
Les mares représentent aussi un site d’abreuvement pour la
faune (oiseaux, mammifères). Le réseau de mares du
territoire constitue ainsi autant de haltes, toujours utiles, dans
le déplacement de la faune sauvage.
Les zones humides peuvent être recouvertes d’eau en
permanence ou inondées seulement lors de certaines
périodes. Les zones humides jouent un rôle fondamental à
différents niveaux: elles assurent des fonctions essentielles
d’interception des pollutions diffuses où elles contribuent de
manière déterminante à la dénitrification des eaux ; elles
constituent un enjeu majeur pour la conservation de la
biodiversité : 30% des espèces végétales remarquables et
menacées vivent dans les zones humides ; environ 50% des
espèces d’oiseaux dépendent de ces zones ; elles assurent
les fonctions d’alimentation, de reproduction, de refuge et
de repos pour bon nombre d’espèces ; elles contribuent à
réguler les débits des cours d’eau et des nappes souterraines
et à améliorer les caractéristiques morphologiques des cours
d’eau. Les zones humides situées dans les champs
d’expansion des crues valorisent les paysages et les
populations piscicoles pour lesquelles elles constituent des
zones privilégiées de frai et de refuge.
1PLU de Val d’Anast (35) – 04/09/2023 9
LES ENJEUX DES ELEMENTS DE LA TRAME VERTE
La trame verte correspond aux milieux naturels et semi-
naturels terrestres. Si la plupart des habitats terrestres ont été
façonnés par les activités humaines, le développement et
l’expansion rapide des activités humaines détruit et
fragmente les milieux, les rendant moins fonctionnels.
Les boisements de tailles variables, ont un rôle indispensable
dans la diversité de la flore, de la faune, dans la préservation
des équilibres naturels, dans la variété des paysages. Ils
présentent en particulier un intérêt non négligeable pour la
biodiversité, en abritant ou en permettant les déplacements
de nombreuses espèces (mammifères, avifaune, insectes,
amphibiens, reptiles…). Le maintien des milieux boisés est
une garantie de la richesse des espaces naturels de la
commune. Le déboisement est principalement dû à
l'extension des terres agricoles , à l'exploitation excessive des
ressources forestières ainsi qu'à l'urbanisation.
Le bocage est un paysage rural composé de prairies,
cultures, pâturages, vergers… encadrés par un maillage de
haies constituées d’arbres et arbustes. Ces haies sont
souvent plantées sur des talus plus ou moins hauts bordés
par des fossés. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale,
des milliers de kilomètres de haies ont été détruits dans la
région notamment en raison du remembrement.
Aujourd’hui, la qualité de l’eau qui se dégrade, les
phénomènes d’inondations et de sécheresses plus
fréquents, l’érosion des sols agricoles, la perte de la
biodiversité, rappellent à tout le monde que toutes ces haies
rendaient service à la collectivité. Cette prise de conscience
aboutit depuis à des programmes de replantation de haies …
Il est aujourd’hui nécessaire de replanter de manière
cohérente et efficace, de préserver et régénérer les haies
anciennes, et de privilégier les talus plantés. Les linéaires de
haies constituent des continuités écologiques efficientes en
créant des liens entre les espaces naturels majeurs du
territoire.
Les jardins ne sont pas à négliger dans les composantes de
la trame verte. A travers quelques mesures simples, ils
peuvent s’intégrer pleinement aux continuités écologiques
du territoire. En effet, un jardin écologique voire un réseau
de jardins écologiques à l’échelle d’un quartier où les
habitants jardinent en préservant la biodiversité peut jouer un
rôle non négligeable dans la Trame Verte et Bleue en milieu
urbain. En retour, la faune peut jouer un rôle d’auxiliaire et
réguler des insectes pouvant avoir un impact sur les récoltes
du potager. L’abandon des intrants évite que le jardin ne
constitue une barrière chimique à l’ensemble des insectes
(papillons, libellules, abeilles...). Ces mêmes insectes,
retrouvant le chemin des jardins, constituent d’excellents
pollinisateurs naturels pour tous types de plantations
(potagères ou d’agrément).PLU de Val d’Anast (35) – 04/09/2023 10
Traduction locale
ÉLABORATION DE LA
CARTE DE LA TVB De nombreuses données transversales ont été utilisées permettant d’identifier les réservoirs de biodiversité principaux.
- Les périmètres d’inventaire et
réglementaires (N2000, APB, RNN,
RNR, ZNIEFF...)
- Les outils d’aménagement du
territoire (SRCE, SCOTERS, Plan vert-
bleu...)
Ces données ont été croisées avec des
données locales pour identifier les
secteurs du territoire qui se
caractérisent par une densité
importante en boisements, haies,
zones humides, plans d’eau et cours
d’eau. Ce sont les réservoirs
complémentaires :
- L’occupation du sol (cartographie de
la végétation grande échelle,
réseau hydrographique, zones
humides...).- ;
Sont ajoutés les éléments de
fragmentation : plans des zones
minéralisées et des infrastructures du
territoire
2PLU de Val d’Anast (35) – 04/09/2023 11PLU de Val d’Anast (35) – 04/09/2023 12
Orientations et
actions stratégiques
MAINTENIR LES
RÉSERVOIRS DE
BIODIVERSITÉ
Les espaces naturels abritent de nombreuses
espèces animales qui y trouvent refuge et
nourriture. Ils façonnent le paysage de la
commune et contribuent à son cadre de vie. Ils
doivent être préservés notamment grâce à la
pratique de la gestion différenciée.
Illustration 1 : Chemin en stabilisé
Illustration 2 : Chemin en stabilisé
(source : dynamique environnement)
LES BOISEMENTS
- Prévoir des aménagements légers et réversibles
provoquant le moins de pression sur les habitats et la
biodiversité ; (illustration 1 et 2)
- Pour toute plantation, se référer à la liste des espèces
invasives afin de les proscrire.
- Etudier l’équilibre entre bénéfice pour le public et
pression sur le milieu pour toute création de projet et
prendre les mesures nécessaires pour assurer la
minimisation de la pression sur le milieu, maintien du
bon état global du site et renforcement des lieux de
quiétude pour la faune et la flore.
- Maintenir au maximum l’étendue des sites concernés ;
- Proscrire les coupes en période de nidification et de
reproduction ;
3
Illustration 3 : Principes d’une forêt
mosaïque pour une forêt plus
résiliente (source : ONF)PLU de Val d’Anast (35) – 04/09/2023 13
Illustration 1 : Renaturation de cours d’eau
(source : DMeau et Yris)
LES MILIEUX AQUATIQUES ET HUMIDES
- Assurer le rôle de zones tampons des cours d’eau et des
zones humides lors des crues en préserver un recul
minimum autour de ces milieux comme zone
d’expansion des crues ;
- Restaurer les berges des cours d’eau lorsque ceux-ci ont
été canalisés ;
- Anticiper l’effet cumulé des aménagements notamment
sur les zones humides et préservant le lien hydraulique
permanent ou temporaire du milieu humide ; (drain,
route, remblai, talus, fossé)
- Maintenir la végétation arborée et arbustive des berges
(appelée aussi ripisylve) existantes ou créer un filtre
végétal à proximité des cours d’eau et des zones humide
afin de préserver la qualité de l’eau et réduire les
variations de débit trop brutaux;
- Rendre lisible les traversées des cours d’eau même s’ils
sont peu visibles afin de révéler la présence de l’eau sur
le territoire.PLU de Val d’Anast (35) – 04/09/2023 14
Orientations et actions
stratégiques
ASSURER LE PRINCIPE
DE CONNEXION
Illustration 1 : exemple d’un crapauduc
Illustration 2 : exemple d’un passage à
hérisson dans un muret
Illustration 3 : Illustration d’un passage à
loutre sous un ouvrage d’art
INFRASTRUCTURES ET CONTINUITES
Divers éléments tels que l'urbanisation, les infrastructures
routières ou les ouvrages hydrauliques, ainsi que la
monoculture intensive, viennent fragmenter ou fragiliser le
bon fonctionnement écologique notamment avec des
aménagements ponctuels qui fragmentent des connexions
en deux.
- Ne pas ajouter d’obstacles pouvant perturber les
écoulements et le bon fonctionnement des milieux
aquatiques et humides ; (barrage, écluse)
- Permettre le passage de la faune au sol dans les
opérations en intégrant la création de passages à la base
(écoducs) des murets pleins et en dessous des routes à
fort passage
3PLU de Val d’Anast (35) – 04/09/2023 15
Illustration 1 : illustration d’un
cheminement bordé d’aménagements et
de plantations constitutifs d’une ceinture
verte
LA CEINTURE VERTE
Les limites de l’agglomération sont redéfinies avec le PLU, la
définition d’espaces tampon entre l’espace agricole et les
quartiers urbains s’inscrit dans plusieurs démarches :
- Une démarche écologique en renforçant la présence
d’arbres et de talus qui sont des supports favorables à la
biodiversité ;
- Une démarche de bien être en limitant l’impact des
événements climatiques : casser les vents froids en hiver
et réduire les îlots de chaleur en été.
- Une démarche paysagère en limitant l’impact de l’urbain
dans le grand paysage. Des replantations en lisière
d’urbanisation permettrait d’intégrer les projets
d’urbanisation dans le paysage rural et de dessiner une
interface qualitative ;
- La création ou la réhabilitation du bocage pourra être
associée à la création de cheminements et offre
l’opportunité de tour de bourg.
Illustration 2 : projet de ceinture
verte autour des bourgsPLU de Val d’Anast (35) – 04/09/2023 16
Orientations et
actions stratégiques
CHOISIR LES
BONS VÉGÉTAUX
Le choix des essences à planter lors de la création
d’un espace vert, d’un talus ou d’un écran végétal
est primordial, des espèces non locales ne
joueront pas ou peu de rôles écologiques pour la
faune du territoire. Ainsi, il est nécessaire
d’appliquer un contrôle des plantations réalisées
sur le territoire à partir d’une liste d’essences
locales jouant un rôle intéressant pour la faune
sauvage (refuge, alimentation ou reproduction).
Illustration 1 : Illustration de différentes
typologies de haies
.
Illustration 2 : Principe de plan de
plantation pour assurer un aspect qualitatif
et fonctionnel
DES ESSENCES LOCALES POUR LES HAIES
La haie est une composante essentielle des corridors. Elle est
à adapter à la surface et à l’usage du terrain. Le choix des
végétaux se fait compte tenu de la fonction voulue et de
l’aspect final.
Les haies mono-spécifiques sont à proscrire pour leur
vulnérabilité. En variant les essences d’arbres et d’arbustes, le
bocage se dote d’usages multiples qui peuvent aussi bien
être bénéfiques à la biodiversité qu’aux usages anthropiques
(bois de chauffe, fruitiers…). Le maintien de bandes
herbacées en lisière permet d’assurer le caractère multi-
strate.
Critères dans le choix des végétaux :
- À feuillage persistant : les feuilles restent en permanence
même en saison hivernale. L’aspect général de l’arbre ou
de l’arbuste change peu au cours de l’année, surtout si la
haie est taillée ;
- À feuillage caduc : les feuilles tombent en hiver donnant
à l’arbre ou l’arbuste un aspect changeant au fil des
mois ;
- À feuillage marcescent : les feuilles desséchées restent
sur l’arbuste pendant l’hiver, conservant un degré
d’opacité à la haie. Des nouvelles feuilles les remplacent
au printemps ;
- À baies, pour les corridors écologiques, la nourriture
des oiseaux, etc.
L’entretien doit tenir compte des périodes de reproduction
des oiseaux (de Mars à Juillet). La taille devra
préférentiellement être menée en hiver
3
Arbre
ArbustePLU de Val d’Anast (35) – 04/09/2023 17
Arbustes
• Ajonc d'europe - Ulex europaeus
• Aubépine à deux styles - Crataegus
laevigata
• Aubépine monogyne - Crataegus
monogyna
• Bourdaine - Frangula alnus
• Bruyère carnée - Erica carnea
• Bruyère commune - Calluna vulgaris
• Buis commun - Buxus sempervirens
• Chèvrefeuille des haies - Lonicera
xylosteum
• Cornouiller sanguin - Cornus sanguinea
• Fragon, Petit houx - Ruscus aculeatus
• Framboisier - Rubus idaeus
• Fusain d'europe - Euonymus europaeus
• Genêt à balais - Cytisus scoparius
• Genêt des tinturiers - Genista tinctoria
• Groseilliers, Cassissier - Ribes sp.
• Houx commun - Ilex aquifolium
• Laurier des bois - Daphne laureola
• Noisetier commun - Corylus avellana
• Prunellier - Prunus spinosa
• Rosiers, Eglantiers - Rosa sp.
• Saule à oreillettes - Salix aurita
• Saule rampant - Salix repens
• Saule roux-cendré - Salix atrocinerea
• Saule des vanniers - Salix viminalis
• Sureau noir - Sambucus nigra
• Troène commun - Ligustrum vulgare
• Viorne lantane - Viburnum lantana
• Viorne obier - Viburnum op
Arbres
• Aliser torminal - Sorbus torminalis
• Aulne glutineux - Alnus glutinosa
• Erable champêtre - Acer campestre
• Bouleau pubescent - Betula pubescens
• Bouleau verruqueux - Betula pendula
• Charme commun - Carpinus betulus
• Châtaignier commun - Castanea sativa
• Chêne pédonculé - Quercus robur
• Chêne rouvre - Quercus petraea
• Cormier - Sorbus domestica
• Frêne commun - Fraxinus excelsior
• Hêtre commun - Fagus sativa
• If commun - Taxus baccata
• Orme champêtre - Ulmus minor
• Peuplier blanc - Populus alba
• Peuplier noir - Populus nigra
• Peuplier tremble - Populus tremula
• Poirier commun - Pyrus communis
• Pommier sauvage - Malus sylvestris
• Merisier - Prunus avium
• Meriser à grappes - Prunus padus
• Saule blanc - Salix alba
• Saule fragile - Salix fragilis
• Saule marsault - Salix caprea
• Sorbier des oiseleurs - Sorbus aucuparia
• Tilleul à grandes feuilles - Tilia
platyphyllos
• Tilleul à petites feuilles - Tilia cordata
Érable champêtre Églantier Néflier Aubépine Merisier
Orme champêtre Sureau Fusain d’Europe Chêne péconduléPLU de Val d’Anast (35) – 04/09/2023 18
Orientations et
actions stratégiques
DE LA BONNE GESTION
DES EAUX PLUVIALES
Illustration 1 : Principe d’aire de jeu inondable
Illustration 2 : Principe de noue en frange entre
l’espace privé et l’espace publique
LA PERMEABILITE DES SOLS DANS LES AMENAGEMENTS
Chaque projet a une incidence sur l’imperméabilisation des
sols. La question de la gestion des eaux pluviales devient
importante dès la conception du projet, de la parcelle à
l’aménagement d’ensemble.
La gestion aérienne des eaux pluviales est un atout pour
limiter l’imperméabilisation tout en offrant un aspect
esthétique, pratique et même fonctionnel.
- Privilégier le maintien des espaces de pleine terre
dans les aménagements ;
- Gérer l’eau de pluie à ciel ouvert en associant des
aménagements écologiques aux espaces dédiés :
noues, jardin de pluie, aire de jeux inondable,
dispositifs de récupération des eaux pluviales sur le
bâti, plantation en pieds de bâti…
- Choisir des revêtements perméables pour les aires
de stationnement et leurs abords ;
- Désimperméabiliser les surfaces existantes pouvant
être traitées autrement (parking, abords de route,
cours d’école)
3PLU de Val d’Anast (35) – 04/09/2023 19
LES HAIES CONTRE L’EROSION
Quel que soit le relief, tous les sols sont naturellement
soumis à l’érosion. Lors de l’érosion, le sol se déplace, puis
se dépose et s’accumule avec le temps, ou hors du terrain,
dans les réseaux de drainage. L’érosion du sol abaisse la
productivité de la terre et contribue à la pollution des cours
d’eau, des terres humides et des lacs adjacents et aux risques
d’inondation et de coulée de boue. La replantation de haie
permet de lutter contre le ruissellement érosif. La plantation
sur talus est un véritable allié dans cette démarche.
Illustration 1 : cartographie
des haies sur la commune
de Val d’Anast
Illustration 2: schéma illustrant
l’impact de la présence de haie
face au phénomène d’érosion
Urbanisation : imperméabilisation des sols
Labour parallèle à la pente : accélère le ruissellement et
l’érosion des sols
Débordements / Inondations
Eau chargée : Matière en suspension,
Phosphore, Azote, Pesticides…
▲
Allongement et ralentissement de la circulation
de l’eau ▲
Stockage et transformation des intrants
▲
Infiltration de l’eau
Recharge des réserves en eauPLU de Val d’Anast (35) – 04/09/2023 20
Orientations et
actions stratégiques
CONFORTER
L’ARMATURE VERTE
URBAINE
Illustration 1 : Principe des clôtures perméables
DES CLOTURES QUI PERMETTENT LE PASSAGE DE LA PETITE
FAUNE
Dès sa conception, tout projet situé à proximité d’une ou de
plusieurs composante(s) de la trame verte et bleue devra
comprendre une approche « biodiversité ». Le projet
prévoira de prolonger la trame verte et bleue à sa propre
échelle sous forme de prolongement linéaire ou en pas
japonais (corridor discontinu).
Afin d’éviter la création de points de blocages des continuités
écologique, les clôtures devront permettre le passage de la
petite faune :
- un espace d’au moins 8 cm entre le sol et le bas de la
clôture sera maintenu ; (illustration 1 (1))
- ou les mailles du grillage au niveau du sol seront de 15 x
15 cm. (illustration 1 (1))
- Prévoir une ouverture minimale de 13x13cm pour le
Hérisson d’Europe dans les murs pleins ((illustration 1 (2))
- La mise en place de haies sera toutefois favorisée lorsque
cela est possible en remplacement des clôtures.
(illustration 1 (3))
3 3
1
2
3PLU de Val d’Anast (35) – 04/09/2023 21
LA GESTION DIFFERENCIEE
Afin de maintenir de la biodiversité en ville, il est nécessaire
de laisser des espaces de reconquêtes pour la nature, cela
passe par un entretien raisonné des espaces verts en
permettant à différentes espèces de pouvoir réaliser leur
cycle biologique (notamment les invertébrés). Pour arriver à
cet objectif, il faut permettre à la végétation de croitre
suffisamment pour devenir exploitable par la faune sauvage,
il est donc recommandé de réduire les tontes, de créer des
espaces de fauches tardives et d’éventuellement semer des
prairies d’essences mellifères locales.
- La fauche différentielle permet de créer des zones de
prairie (une à deux fauches par an, de préférence en fin
d’été). Une partie des zones de reproduction et
d’alimentation des espèces qui les fréquentent seront
ainsi conservées.
- L’emploi d'insecticides et d'herbicides est fortement
déconseillé pour permettre le maintien de certaines
espèces d’insectes ou de flore.PLU de Val d’Anast (35) – 04/09/2023 22
Orientations et
actions stratégiques
CONFORTER
L’ARMATURE VERTE
URBAINE
Illustration 1 : Le choix des essences d’arbres
joue sur le type d’ombrage (source : CEREMA)
RENFORCER LA PRESENCE DU VEGETAL DANS LES ESPACES
PUBLICS
Dans le cadre d’un renforcement du corridor écologique
urbain, plusieurs espaces publics peuvent être réaménagés
renforçant la présence du végétal.
- Par exemple, les entrées de ville sont des lieux
marquants qui font office de vitrine pour la commune.
Le soin apporté à ces espaces participe à l’ambiance
générale car il s’agit d’un paysage quotidien pour les
personnes fréquentant ces axes. Plus que des sas, les
entrées de villes s’organisent sous forme de « séquences
» avec la succession d’éléments paysagers
remarquables. Dans ce cadre, l’adoucissement visuel de
certains bâtis ou aménagements par la végétation peut
améliorer le cadre visuel de ces espaces en apportant
une certaine homogénéisation.
- L’arbre apparaît comme un élément majeur pour la
gestion des eaux pluviales et la création d’ombrage.
3 3
80% 80% 60% 60% 40%
Pourcentage d’ombragePLU de Val d’Anast (35) – 04/09/2023 23
La faune urbaine se compose de
différents cortèges, les plus facilement
observables sont les oiseaux et les
mammifères que l’on observe
régulièrement dans les parcs et jardins,
mais il y a aussi de nombreuses
espèces de reptiles, d’amphibiens, de
chauves-souris et d’invertébrés qui
vivent en milieu urbain. La
consommation de milieux naturels, la
rénovation du bâti ou sa disparition
sont autant de facteurs pouvant
affecter négativement la faune
sauvage. Il est donc nécessaire de
maintenir des habitats de vie pour ces
différents cortèges.
Illustration 1 : exemple d’aménagements en
faveur du hérisson
Illustration 2 : exemple de gîte à chauve-souris
Illustration 3 : exemple d’un hibernaculum
MAINTENIR DES HABITATS DE VIE
Avifaune
Le maintien d’habitats pour ce cortège passe par l’intégration
de nichoirs dans les projets d’aménagements, il devrait être
envisagé pour chaque opération la pose de nichoirs liés à
différentes espèces. Cela peut être des nichoirs individuels
pour les mésanges, rougegorges et autres petits passereaux
non coloniaux, mais également des nichoirs multiples
comme pour le martinet, le moineau ou les hirondelles afin
de favoriser ces oiseaux coloniaux fréquentant le bâti.
Mammifères
La cible principale de cette préconisation est le Hérisson
d’Europe, une espèce très répandue dans les jardins et parcs
urbains qui passe une partie de l’année dans un abri en
hibernation. Il est ainsi intéressant de réaliser lors
d’opérations des petits abris à hérisson (à l’aide de tas de bois
et de piquets) ou alors d’implanter directement des abris en
bois au sein des espaces verts.
Chiroptères
Pour les chiroptères (chauves-souris) il existe plusieurs
moyens de favoriser ce cortège, il est possible de réaliser
l’implantation directement dans l’isolation des bâtiments de
petites cavités pouvant abriter des colonies, de poser des
gîtes en bois ou encore d’isoler des combles ou sous-
toitures avec une ouverture (prévoir d’isoler le sol avec bâche
imperméable pour les éventuelles déjections).Il est
également possible d’adopter une réflexion sur les ouvrages
d’arts non noyés en y apposant des briques alvéolées, créant
ainsi un gîte intéressant pour les chiroptères.
Reptiles et amphibiens
Pour ce cortège il faut prévoir la mise en place
d’hibernaculum permettant aux espèces d’y trouver refuge,
cela sous présente sous la forme de tas de pierres ou de bois
semi-enterrés favorables à ce cortège. Il est également
possible de réaliser des murs ou murets en pierres sèches (ou
maçonnés) avec des ouvertures pour que les reptiles et
amphibiens puissent s’y réfugier.
Invertébrés
Pour ce cortège il faut prévoir la mise en place d’hôtels à
insectes afin de favoriser l’installation de quelques espèces,
à noter cependant que cela ne favorise que quelques
espèces, la meilleure manière de maintenir des habitats pour
les invertébrés étant de planter des haies d’essences locales
(voir préconisation sur la plantation de haies). Il est
également possible de valoriser les déchets verts
communaux par la création de haies de Benjes (encore
nommées haies sèches) constituées de branchages et
feuilles formant un abri naturel pour les invertébrés. Afin de
contribuer à la sensibilisation à l’environnement, la
participation des scolaires pour construire des hôtels à
insectes ou haies de Benjes est à envisager.PLU de Val d’Anast (35) – 04/09/2023 24
Orientations et
actions stratégiques
TRAME NOIRE : VERS UNE
MEILLEURE GESTION DE
L’ÉCLAIRAGE
L’éclairage nocturne présente plusieurs impacts
négatifs notamment la perturbation du
déplacement des espèces (exemple :
modification du comportement de vol des
chauves-souris à partir de 10-15m d’une source
lumineuse) entrainant ainsi une fragmentation par
attraction (insectes attirés par la lumière) ou par
répulsion (amphibiens ne traversant plus des
zones éclairées). La démarche d’une réduction de
la pollution lumineuse vise à réduire des
dépenses énergétiques inutiles, favoriser la
visibilité du ciel et protéger la faune nocturne des
effets néfastes de certains types d’éclairage
Illustration 1 : exemple de balisage
lumineux (source : candéliance)
Illustration 2 : Illustration de l’éclairage
préconisé
BALISER PLUTOT QU’ECLAIRER
En dehors des voies de circulation majeures du centre bourg,
l’éclairage urbain se définit par un balisage les itinéraires en
faisant appel à des éclairages proche et orienté vers le sol.
Dans ce cadre, le choix de poteaux situés à mi-hauteur est
recommandé au même titre que les luminaires intégrés à des
plots ou des murets et dirigés toujours vers les sols.
L’emploi de candélabres ne devra se faire que de manière
ponctuelle en privilégiant l’éclairage d’espaces pertinents
telles que les placettes, les entrées de rue. L’éclairage devra
impérativement s’orienter vers le bas en privilégiant des
hauteurs de poteau réduites.
• Un angle de projection de la lumière ne dépassant pas
70° à partir du sol pour les luminaires
• Orientation des réflecteurs vers le sol
• L’abat-jour doit être total, le verre protecteur plat et non
éblouissant
• Mise en place de bornes d’éclairages au sol avec
orientation vers le bas du faisceau lumineux et un
déclenchement automatique sur les zones de
déplacements piétons
L’ECLAIRAGE MURAL COMME MOYEN D’EMBELLISSEMENT
L’éclairage mural pourra être envisagé sur les bâtiments ou
murets composés de pierres apparentes afin de les mettre
en valeur dans une démarche patrimoniale. Ces éclairages
devront néanmoins se limiter à de faibles intensités et
respecter une orientation qui se limite en deçà de la
gouttière du bâtiment de manière à éviter l’éclairage du ciel.
L’éclairage ne doit pas être porté sur les végétaux au risque
de déranger la faune hébergée
3PLU de Val d’Anast (35) – 04/09/2023 25
ADOUCIR L’ECLAIRAGE
L’emploi de lumières jaunes est privilégié par rapport aux
blanches de manière à réduire leur agressivité. Les éclairages
pourront participer à l’ambiance nocturne en mettant en
lumière des façades dans une démarche patrimoniale. Le
choix de luminaires basse consommation permettra de
réduire les consommations liées à l’éclairage. Une gestion
intelligente des éclairages est préconisée à travers des
systèmes d’auto-détection, d’allumage progressif.
• Création d’une bande de 10m entourant les éléments
naturels (haies, alignements d’arbres, cours d’eau…) qui
ne devra pas comporter de luminaire (sauf des bornes au
sol à déclenchement automatique).
• Interdiction d’éclairer en direction des milieux naturels
(mise en place de réflecteurs opaques sur les luminaires
afin de contraindre le faisceau)
• Utilisation d’ampoules suivant les recommandations du
CEREMA, privilégier les LED Ambrée ou lampe Sodium
Haute Pression (SHP)
• Arrêt de l’éclairage de 22h à 6h dans la mesure du
possible (sécurité des biens, des personnes…
Illustration 3 : Exemple de type d’ampoules à favoriser
(Source : CEREMA 2020)PLU de Val d’Anast (35) – 04/09/2023 26