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Document publié le Lundi 1 janvier 2024
Lien du pdf (unknown - Communauté de communes - La Vallée du Garon (CCVG) - chap info78 page tribune)
Thèmes du document : Logement, Famille, Bois et produits du bois,
35 I CHAP’INFO - PRINTEMPS 2024
TRIBUNE
Habiter à Chaponost :
Réservé à des privilégiés ?
Au dernier Conseil Municipal, lors du débat sur le PLH
(Plan Local de l’Habitat, édicté par la CCVG), la majorité
a expressément assumé de ne pas respecter la loi et
de refuser le nombre de constructions de logements
demandés à la commune.
Loin de prôner un développement effréné de l’habitat,
nous demandons à ce que Chaponost prenne sa part à
la crise du logement et respecte la loi. Parce que nous
voulons une ville faite de mixité, active et dynamique qui
puisse accueillir ses enfants comme ses seniors, les gens
qui y travaillent ou encore les familles monoparentales.
Au mépris des difficultés vécues par de nombreuses
familles à Chaponost, l’équipe majoritaire souhaite-t-elle
que l’accès au logement soit réservé à des privilégiés ?
Le manque de logements
Il manque 100.000 logements dans l’agglomération
lyonnaise. Les raisons de cette carence sont multiples :
allongement de l’espérance de vie, séparation, départ
d’un jeune du foyer, allongement des études, vétusté
d’une partie du parc de logements et manque de
logements sociaux.
Nous avons la chance de vivre dans une région dont le
dynamisme permet de maintenir un tissu économique
actif, des commerces de proximité de qualité, des écoles
qui ne ferment pas de classes (ce qui a été le cas à
Chaponost dans les années 2000).
Pour pérenniser cela, il faut accepter que de nouveaux
habitants (employés, techniciens, jeunes actifs, …)
puissent venir s’installer à Chaponost ou tout
simplement que ceux qui souhaitent y rester puissent
le faire (retraités, jeunes chaponois).
Face à l’envolée des prix de l’immobilier à Chaponost, de
nombreux actifs, ne peuvent habiter à proximité de leur
lieu de travail. Il en résulte des déplacements quotidiens
longs et coûteux.
Le logement social est brandi comme un épouvantail,
coupable d’une « invasion » d’habitants non souhaités.
Pourtant, il concerne potentiellement plus de 50% de
la population chaponoise : exemple, un couple avec
deux enfants ayant des revenus inférieurs à 57.000€
est éligible.
La construction de logements sociaux en respectant la
loi SRU permettrait d’apporter une solution à une partie
des problèmes de l’habitat.
Habitat indigne
450.000 logements occupés sont considérés comme
indignes en France (source Anah.gouv.fr) et Chaponost
est concernée.
Bien sûr, la mairie n’est pas responsable de la situation
de ces logements locatifs privés ou du parc social.
Néanmoins, elle a le devoir de s’assurer que l’ensemble
de sa population vit dans un habitat digne. Et sur ce
sujet, la commune est réactive et non pro-active.
Un exemple récent vient illustrer ce manque d’action.
Place Clémenceau, l’immeuble de la Boulardière,
construit dans les années 70, est dans un état de
vétusté avancé. Il n’y a pas d’isolation, le chauffage et
la ventilation dysfonctionnent : les habitants ont froid
et les moisissures s’installent dans les appartements.
Les problèmes des locataires sont connus des élus
majoritaires depuis 2019 et restent sans solution à ce jour,
comme l’indique l’article du Progrès du 5 janvier 2024.
Ce que nous proposons
Loin d’un aménagement sectaire ou violent, comme
se plait à nous reprocher l’équipe majoritaire, nous
appelons tout simplement la mairie à :
- Respecter la loi et à faire sa part de constructions
- Inciter et accompagner les bailleurs sociaux des
logements vétustes à effectuer une rénovation globale
et efficace des logements concernés.
Par les élus « C’est le moment pour Chaponost » :
Anne Arnoux, Roland Wilputte, Camille
Duvernay, Frédéric Daumard et tous ceux qui
les soutiennent.