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Document publié le Mardi 3 juillet 2018 par la commune de Labège.
Lien du pdf (PLU - Annexes - recommandations archi)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Énergies, Bois et produits du bois,
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abège Toulousain Q Le Sud-Est
Elaboré avec l’appui technique du
Service Urbanisme et
Développement du Territoire du
SICOVAL
PLU Plan Local d’Urbanisme Département de la Haute-Garonne Communauté d’Agglomération du SICOVAL Commune de Labège
Approuvé par délibération du Conseil Municipal le 07/03/2017
Mairie de Labège
Rue de la Croix Rose
31 670 Labège
05 62 24 44 44 / accueil@ville-labège.fr
Elaboré avec l’appui technique du
Service Urbanisme et
Développement du Territoire du
SICOVAL
ELABORATION
8.3.2 Cahier de recommandations
architecturales
ELABORATIONnon er
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val Le Sud-Est Toulousain
et du Cy;
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Cahier
de recommandations
architecturales,
urbaines
et paysagères3
La communauté d’agglomération du Sicoval a conservé un pa-
trimoine et une organisation de ses villes et villages qui contri-
buent à la définition de son identité territoriale, même si chaque
ville ou village est un cas particulier qui associe un terroir, une
histoire, une économie dont les composantes (matériaux, vo-
lumes, formes, proportions, tonalités, couleurs, textures,….) leur
sont propres.
Face à la fragilité de certains des équilibres hérités et face à la
rapidité des changements associés aux modes de vie contempo-
rains, la maîtrise de l’évolution qualitative des paysages et de
l’architecture constitue un enjeu majeur pour le Sicoval, pour
maintenir une image de marque qualitative et authentique sur
son territoire et l’inscrire dans la modernité de son époque.
Pour y parvenir, il nous a semblé que le meilleur moyen était de
comprendre ce territoire en mettant en avant ses composantes et
de les expliquer.
Ce cahier de recommandations architecturales, urbanistiques
et paysagères est donc un document d’explications et de conseils
pour aider les pétitionnaires dans la conception de leur projet, en
favorisant des choix de conception et de construction pérennes,
source d’économie et de qualité, tout en garantissant une bonne
appropriation du caractère du lieu, dans le respect du contexte
et de l’harmonie du paysage. Il accompagne les documents de
planification urbaine pour tendre vers une qualité architectu-
rale en proposant de nombreuses informations sur le patrimoine
commun de notre territoire pour que les projets s’y intègrent et
participent à son embellissement comme à sa préservation dans
le temps.
Il est le résultat d’un travail en commun avec le CAUE, le Sicoval
et Soleval.
Le Sicoval
Un regard
sur son territoireN Si
à A
EF
A5
Caractères identitaires du Sicoval 7
Le socle naturel 8
Un relief marqué 8
Une érosion endémique 9
Un climat contrasté 9
Une structure agraire forte et imposante - des boisements limités 10
Un paysage façonné par l’Homme 10
Un bâti intégré dans le site 11
Une construction urbaine et une architecture homogène 12
Tendances d’évolution 15
Une évolution récente 16
Perte de l’identité villageoise - banalisation des formes urbaines et du bâti 16
Recommandations architecturales, paysagères et urbanistiques 19
Architecture et maison individuelle 20
Construire une maison individuelle en lotissement et un groupe d’habitations 21 Construire en continuité bâtie en cœur de ville ou village, ou en extension immédiate 21 Construire en secteur diffus 22
Construire dans la pente 22
Implanter la maison, s’adapter à la parcelle 24
Typologie de maisons individuelles 25
Concevoir bioclimatique 32
Principes bioclimatiques 33
Recours aux energies renouvelables 34
En secteur urbain ancien 35
Rapport à l’espace public – traitement des clôtures – plantation 35
En secteur urbain plus récent 36
En secteur diffus 36
Contraintes réglementaires liées au choix des végetaux 37
Sommaire7
caractères identitaires du sicoval
Appréhender son patrimoine
architectural, paysager et urbain
et en restituer ses qualités
Caractères
identitaires
du SicovalLACROIIFAL GARDE)
REBIGUE,
BON
CORRONSAC
HONTERUN LAURAGAIS CLÉRMONTLE FORT, RnNS
NOUEILLES
MONTLAUR)
/IÈLE
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FOURQUEVAUX,
LABASTIDE,BEAUVOIR
MARENNES)
8
caractères identitaires du sicoval
Un relief marqué, un climat contrasté, une érosion endémique ont conditionné des implantations singulières et impliqué des réponses architecturales diverses créant ainsi l’identité du territoire du Sicoval. C’est pourquoi, comprendre comment les lieux se constituent est nécessaire pour construire des projets adaptés à l’échelle du terri- toire d’accueil.
Le territoire du Sicoval
s’étend le long de la
vallée de l’Hers, selon
une direction Nord-
Ouest/Sud-Est entre
Labège et Baziège et
se délimite respecti-
vement sur ces parties
Nord-Est et Sud-Ouest
par la vallée de la Mar-
caissone et la vallée de
l’Ariège.
Le socle naturel
Le Sicoval et son relief
Un relief marqué
À l’image de l’entité lauragaise son relief se caractérise par une
succession de vallées et de plateaux orientés Nord-Ouest, Sud-
Est, articulés autour d’un axe majeur qu’est la vallée de l’Hers.
Il se compose ainsi de 3 entités paysagères :
• une zone de vallée centrale, couloir relativement large sillonné
par deux cours d’eau : l’Hers, aujourd’hui drainé et calibré selon
un tracé fortement encaissé et rectiligne, et le Canal du Midi.
• une zone de coteaux, au Sud-Ouest, très vallonnée et à forte
pente, irriguée par un réseau hydrographique dense, mais de
faible débit, souvent sec en période estivale.
• une zone de coteaux, au Nord-Est, plus régulière et présentant
des pentes plus douces9
caractères identitaires du sicoval
Un climat contrasté
Largement ouverte aux influences
venues de l’Est comme de l’Ouest, le
territoire du Sicoval connaît deux in-
fluences climatiques, tantôt océanique
générant des hivers doux et de fortes
précipitations printanières, tantôt mé-
diterranéenne, favorisant une période
estivale chaude et sèche. Le vent d’au-
tan est le courant le plus spectaculaire
et le plus brutal.
Une érosion endémique
Ce relief pentu, exposé à de fortes intempéries, est sujet à une érosion éolienne et hydrique permanente qui a nécessité de tout temps des systèmes de protection et de rétention des sols (haies, couverture végétale).10
caractères identitaires du sicoval
Une structure agraire
forte et imposante -
des boisements limités
Le climat et le sol ont favorisé dans ce secteur une
activité agricole riche à dominante céréalière, qui
avec la mécanisation des pratiques agricoles a évo-
lué d’une agriculture vivrière vers une agriculture
productiviste. Les parcelles cultivées se sont alors
fortement agrandies, au détriment des haies, talus
et fossés qui se sont considérablement réduits. Le
paysage est devenu pour partie semblable à celui
des plaines céréalières.
En revanche, sur les coteaux Nord-Est, peu pen-
tus, de petites masses boisées se sont maintenues,
principalement sur les versants les plus abrupts et
difficilement exploitables par les engins agricoles.
Leur faible densité et leur localisation n’altèrent pas
les points de vues et placent souvent les villages en-
vironnants au premier plan.
Sur les coteaux Sud-Ouest, le relief plus tourmenté
a favorisé le maintien de plus grandes et plus nom-
breuses unités boisées. Les perspectives sont ici ré-
duites et les éléments les plus prégnants sont per-
çus, ici et là, au détour d’un chemin. Cette structure
forestière est partiellement relayée par des haies en
bordure de cours d’eau, en limite de parcelles ou
de chemins ruraux, faisant office de maintien des
berges, de brise vent ou de soutènement.
Boisements, cultures, villes et bourgs, routes et chemins, façonnés et modifiés par l’homme sont perçus comme une richesse ou une contrainte avec lesquels le projet doit dialoguer pour préserver leur caractère.
Un paysage façonné par l’Homme11
caractères identitaires du sicoval
Un bâti intégré dans le site
Longtemps exclus des grands axes d’échanges, les
villages du Sicoval se sont essentiellement organisés
autour d’une activité agricole et pastorale qui per-
mettait à ces habitants de vivre en autarcie.
C’est donc cette activité, associée au relief, à la na-
ture du terrain, aux expositions au vent,… qui a
conditionné l’implantation originelle des construc-
tions et des villes et villages dans le paysage.
Plus récemment, l’urbanisation s’est développée le
long des axes majeurs, plus favorables au dévelop-
pement et aux échanges.
Un bâti regroupé et organisé en village dans la vallée,
à proximité des principaux axes de communication.
Les villages sont ici positionnés en versant, avec vue sur
la vallée ou en fond de vallée hors des zones d’expansion
des crues. De par leur taille, ces villages offrent un impact
visuel important depuis de nombreux points de vues du
territoire et demande par conséquent une attention par-
ticulière. Cette observation reste plus nuancée pour les
villages de fond de vallée, difficilement visibles dans leur
globalité et n’exposant véritablement au regard que leurs
limites et les alignements bâtis au contact direct des voies
de communication.
Implantation en vallée : contraintes
faibles, liées au développement des
réseaux d’urbanisation
Implantation en versant ou en re-
plat : contraintes d’adaptation au sol,
construction très visibles en site non
boisé.
Implantation en crête : contrainte d’in-
sertion forte, silhouette marquée.
On identifie ainsi deux grandes formes urbaines sur le territoire du Sicoval :
Un bâti ancien éparpillé sur les zones de coteaux, ponctuellement regroupé en petits hameaux
constitués principalement par la mairie et l’église. Ces espaces bâtis sont tantôt implantés en crête tantôt en versant, sur des replats suffisamment larges et stables, privilégiant les vues panoramiques sur le territoire agricole.
Leurs implantations limitent l’impact de l’urbanisation sur le paysage parce qu’elle est peu étendue et qu’elle est souvent accompagnée de masses végétales.12
caractères identitaires du sicoval
Une construction urbaine et une
architecture homogène
La forme d’urbanisation des villages (parcellaire,
volume bâti et implantation...) varie distinctement
selon l’évolution historique, la topographie, la na-
ture du sol, la présence de ressources en eau et de
boisements.
Nous constatons toutefois une similitude des modes
d’installation du bâti dans chacune des typologies.
Les noyaux villageois anciens se développent sous
une forme groupée, avec un parcellaire étroit, cor-
respondant à la surface de l’habitation et à son jar-
din. Le bâti est implanté en limite de parcelle selon
un alignement sur rue.
L’unité du bâti se caractérise par une volumétrie simple, couverte par de grands pans de toit et une homogénéité des matériaux.
Dans les secteurs en pentes, les constructions suivent les mouvements du sol, de même pour les pro- longements extérieurs et les annexes.
Les exploitations agricoles sont à l’origine les seules unités bâties disséminées dans le paysage. Ces
bâtiments dispersés dans la campagne s’insèrent dans le paysage par leur adaptation au sol, la simplicité des volumes et l’uniformité des teintes.ki 77 Ur.15
tendances d’évolution
Tendances
d’évolution16
tendances d’évolution
Le XXème siècle a vu s’accélérer les transformations de notre environnement. Nos cœurs de villes et villages connaissent une perte d’identité face à la standardisation des aménagements. Comprendre les logiques des lieux permet de composer, en toute harmonie et avec richesse le développement de nos villes et villages.
Une évolution récente
Perte de l’identité villageoise -
banalisation des formes urbaines
et du bâti
Les bourgs situés à la périphérie Toulousaine se
sont développés sous son influence selon un mail-
lage urbain dense où l’identité communale (cen-
tralité) a peu à peu disparu et où seul le quartier
ou le groupement d’habitations reste à une échelle
perceptible. Ce constat est flagrant au départ de
la vallée de l’Hers où le relief n’offre aucune résis-
tance à l’extension urbaine. Seuls le Canal du midi
et l’Hers constituent des obstacles et conservent
intacte une bande verte aujourd’hui cultivée qui
permet de se repérer.
Cet état de fait est également remarquable dans une
moindre mesure sur les coteaux situés à la croisée
des vallées de l’Ariège et de l’Hers, le caractère mou-
vementé du relief n’ayant pas rendu constructible
tous les terrains en pente.
Sur l’Aire lauragaise, le développement des villages
est resté faible à l’exception des communes de la
vallée de l’Hers, attractives par leur proximité des
voies de communication.
Cette situation évolue très vite : alors que les bourgs
de l’agglomération sont urbanisés, le développe-
ment des voies rapides et la recherche de terrains
à un coût accessible ont pour conséquence une
demande forte sur des secteurs restés jusque-là
préservés.
Extension du village Village ancien
Aureville 1992
Aureville 200917
tendances d’évolution
Dans le secteur de la ville intense, les constructions récentes sont édifiées le plus souvent selon des
modèles types, sur des terrains souvent en pente, induisant des modifications importantes du paysage. Le positionnement aléatoire sur la parcelle, l’absence de règles strictes sur l’implantation, les terrasse- ments conséquents, accentuent ces effets. Les bâtiments industriels et commerciaux, grands consom- mateurs d’espace se développent le plus souvent à proximité des bourgs ou en extension d’entreprises artisanales déjà implantées, en privilégiant l’accès et la proximité des voies de communication de transit.
Les secteurs des coteaux et de la
vallée, peu modifiés durant les années
50/75 en raison de leur éloignement de
l’agglomération toulousaine, subissent
actuellement de profondes mutations.
L’habitat pavillonnaire se développe de
manière extensive. Les constructions
récentes, souvent implantées à proxi-
mité des centres anciens, contrastent
fortement avec la forme urbaine origi-
nelle en raison de leur implantation,
leur volumétrie et leur traitement ar-
chitectural qui sont souvent inspirés
d’images de catalogues transposées.
Dans les secteurs agricoles, la
construction de nouveaux bâtiments
d’exploitation, avec de grands vo-
lumes, pose des problèmes d’insertion
paysagère à proximité des fermes tra-
ditionnelles, rarement inscrites dans
un environnement boisé.AN
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recommandations architecturales, paysagères et urbanistiques
Recommandations
architecturales,
paysagères
et urbanistiques20
recommandations architecturales, paysagères et urbanistiques
L’aspect architectural d’un bâtiment s’apprécie en fonction de quelques éléments ou, selon la vieille formule académique, se mesure par l’équilibre des rapports du « tout et des parties » autrement dit l’harmonie de ses proportions.
Ce ne sont pas la répétition de modèles figés de maisons individuelles, mais le jeu combinatoire de quelques éléments typologiques majeurs qui assure la cohérence du projet avec le « paysage culturel » local tout en permettant une certaine diversité d’as- pect pour répondre aux attentes naturelles d’individualisation de chacun des maîtres d’ouvrage.
Architecture et maison individuelle
La réalisation d’une maison individuelle peut ainsi s’inscrire dans trois contextes d’urbanisation dif- férents :
▶ Au cœur de la ville ou du village et à ses abords immédiats : la construction est implantée en mi-
toyenneté pour constituer une continuité bâtie et à l’alignement de l’espace public, pour le dessiner.
▶ En extension de ville ou village : dans le cadre d’une opération d’aménagement de type « lotissement »
(par exemple) qui permet de découper des parcelles en série.
▶ En secteur diffus : la construction est souvent détachée d’une parcelle bâtie et s’implante de façon
relativement libre sur la parcelle.21
recommandations architecturales, paysagères et urbanistiques
Construire en continuité bâtie en cœur de ville
ou village, ou en extension immédiate
Le processus d’extension linéaire du XIXe siècle s’est en général
poursuivi au cours du XXe siècle avec moins de rigueur, laissant
des vides, des dents creuses, des intermittences.
Si elle s’opère en reprenant ses principes initiaux, la densification
de ces extensions effilochées permet de retrouver une cohérence
paysagère.
On retiendra les critères suivants :
• un linéaire de parcelle en bordure de voie de 15 mètres maxi-
mum (sauf au carrefour de deux voies de catégorie ou de largeur
identiques). Ce parcellaire sera exprimé le plus souvent possible
dans le traitement des façades pour mettre en évidence le rythme
vertical du bâti et rendre lisible le parcellaire en lanière.
• un alignement sur voie des constructions ou recul maximum de
5 mètres.
• une façade sur rue, sous pan de toiture (faîtage parallèle à la voie).
• un alignement des percements.
• des menuiseries bois ou métallique.
• des enduits lissés.
• de la brique foraine
(mise en œuvre module minimum 28x7x4 cm ).
Le modèle est la maison de ville ou village du XIXe siècle qui se
caractérise par trois principes majeurs que l’on devra retrouver
dans la composition de la façade sur rue :
• la proportion des fenêtres (hauteur du tableau comprise entre
1,6 et 2 fois sa largeur)
• la proportion des grandes ouvertures (largeur du tableau toujours
inférieure à sa hauteur)
• le pan de toiture saillant en façade de 40 cm au minimum (pas
de génoise)
Construire une maison individuelle en lotissement
et un groupe d’habitations
Hormis les aspects réglementaires pouvant être imposés par un règlement de document de planifica- tion et/ou de lotissement, la qualité de la maison individuelle construite sur un lot de surface parfois très réduite, va dépendre d’une bonne prise en compte de son contexte environnemental et paysager : son orientation cardinale et l’adaptation au sol de la construction entre autres. L’aspect architectural qui traduit l’esthétique du bâtiment n’est abordé que dans un deuxième temps et doit être apprécié ici dans son contexte culturel. S’agissant de la maison individuelle, deux cadres culturels entre en concur- rence, celui de la culture régionale dont le modèle référant est l’architecture rurale locale (régionale) et celui de l’architecture urbaine pavillonnaire, dont les modèles de référence n’ont cessé d’évoluer pendant tout le XXe siècle. A cet égard, dans les éléments d’architecture proposés, nous retiendrons comme registre de projet : la maison de ville, la villa régionale et la villa contemporaine (que nous développerons plus tard).
Des détails peuvent être repris pour assurer la diversité des aspects de façades : cordon d’un ou deux lits de brique au niveau des planchers d’étage, appuis de fenêtre en brique foraine, encadrement des baies et tableaux souligné par un bandeau peint de 18 à 20 cm de largeur, oculus de ventilation de comble, petite ouverture carrée ou tableau de 4 foraines posées en losange ou rosace moulée en terre cuite.22
recommandations architecturales, paysagères et urbanistiques
Construire en secteur diffus
La construction en secteur diffus est désormais rare. Quand elle s’inscrit dans le cadre d’un détachement de parcelle bâtie d’une surface inférieure à 1500 m², on peut assimiler la démarche à celle du lotisse- ment. Quand elle est réalisée sur des parcelles de grande surface (plus de 1500 m2), la maison aura en général un fort impact visuel sur le paysage et son insertion paysagère doit faire l’objet de prescriptions architecturales exigeantes. La topographie, les éléments paysagers du site (végétation, vues, bâtiments environnants) seront alors des critères aussi déterminants dans la conception architecturale de la mai- son que ses caractères architectoniques. Dans ce contexte, il est inutile d’imposer des prescriptions d’aspect architectural en préalable à l’élaboration du projet.
Construire dans la pente
Première source d’économie est d’adapter le projet à la pente. Si la possibilité privilégiée de la vue est donnée par la situation, elle implique en contre partie le partage de cette vue avec le voisinage et le respect du site.
Dans son impact paysager le projet de construction devra :
• s’adapter à la topographie sans recourir à des artifices de terrassement, déblais, remblais ou enroche- ments rendus nécessaires par l’inadaptation d’un modèle de construction préétabli,
• traiter les accès au garage et à la maison en évitant les rampes et les soutènements,
• favoriser les relations directes entre l’intérieur de la maison et les espaces extérieurs en prolongement des pièces principales. Souvent aménagés à postériori, ces espaces extérieurs doivent faire partie in- tégrante du projet.
Les schémas ci-dessous illustrent quelques principes d’adaptation, depuis le terrassement en déblai jusqu’à la technique du pilotis. A partir d’une analyse des différentes solutions d’implantation, il s’agira de rechercher un compromis entre les conditions d’habitation souhaitées, les contraintes auxquelles le terrain est soumis, le coût et la technique de réalisation.
Encastré
Surélevé
(sur pilotis)
Accompagnement
(en cascade)
Archi. ?
Archi. Pilon et Georges
Archi. Daniel Morice
En attente photo
archi7
23
recommandations architecturales, paysagères et urbanistiques
Sur tous les terrains en pente, trois éléments essentiels sont à prendre en compte :
1 – L’adaptation des niveaux de plancher à la pente pour minimiser les modifications de terrains et éviter son gaspillage.
2 – L’orientation du bâti pour bien maitriser les apports solaires.
3 – La position du garage par rapport aux accès du terrain.
C’est ainsi que le garage pourra être dissocié du volume principal de la construction pour que les niveaux de l’habitation soit indépendants des contraintes d’accès des véhicules et que les volumes s’adaptent mieux à la pente.
Faible pente Pente moyenne Forte pente
Exemple d’un garage dissocié24
recommandations architecturales, paysagères et urbanistiques
Implanter la maison, s’adapter à la parcelle
L’implantation du bâti est définie par les règles d’urbanisme mais doit aussi répondre à plusieurs ques- tions d’ordre technique, fonctionnel, économique et environnemental.
Chaque projet est un cas particulier puisqu’il doit s’adapter aux caractéristiques du site (l’envi- ronnemental bâti et le végétal, la topographie, le vent, les bruits, l’ensoleillement et la géologie) et à sa parcelle (sa forme, ses dimensions, son orientation, ses cotes altimétriques, la position des accès, les réseaux de branchements, le végétal, les vues à préserver).
C’est ainsi qu’il faut être attentif au contexte naturel et au paysage environnant pour composer avec lui.
Pour optimiser le terrain au profit du jardin, les principes d’implantation ci-après sont recommandés : • Sur les parcelles étroites de 8 à 10 m de largeur, la réalisation d’une maison à étage permet de posi- tionner un jardin à l’arrière et d’intégrer un garage dans le volume.
• Entre 10 et 12 m, les annexes et le garage peuvent être accolés, intégrés ou implantés en recul. • Au delà d’une largeur de 12 m, différentes dispositions sont possibles, sauf dispositions contraires des règles d’urbanisme.
Implantations à éviter
Sur des parcelles étroites, l’implantation de la
construction au milieu de la parcelle crée un
espace périphérique peu utilisable et des vues
directes, ce qui ne permet pas d’aménager des
espaces d’intimité.
L’implantation éloignée de la rue implique un
accès surdimensionné, coûteux et consom-
mateur d’espace.
Implantations recommandées
L’implantation en limite de parcelle ou avec un
léger recul permet de libérer la parcelle pour
les espaces privatifs, préserver l’intimité du
jardin et dans le cas d’une implantation en mi-
toyenneté, de favoriser les aspects thermiques
et bioclimatiques (protection aux vents, es-
paces tampons, réduction des déperditions
thermiques). Dans la configuration du sché-
ma, le décalage du garage permet d’aména-
ger une ou plusieurs places de stationnement
insérées entre les maisons.
Orientation du bâti
Le plan de composition amène des solutions
différenciées selon l’exposition : dans le cas
d’une parcelle desservie au Nord, la façade
Sud s’ouvre sur le jardin, dans le cas où la rue
est au Sud, le jardin est à l’arrière et bénéficie
d’un ombrage en été.
Exemples proposés à titre indicatifs :25
recommandations architecturales, paysagères et urbanistiques
Typologie de maisons individuelles
La maison de ville ou de village
Les caractéristiques de la ville ou du village dense sont la continuité des bâtiments en alignement sur rue et de la parcelle urbaine en lanière perpendiculaire à la voie. Cette parcelle de faible largeur (4 à 8 mètres en général) peut avoir une grande profondeur (15 à 40 mètres) et peut parfois traverser l’îlot urbain et ainsi bénéficier d’un deuxième accès sur une rue secondaire ou une ruelle. Sur ce parcellaire urbain qui a constitué le socle quasi invariant au fil des siècles du paysage architectural des villes ou villages jusqu’à la fin du XIXe siècle, le renouvellement des bâtiments, lié à leur vieillissement, la den- sification, les mutations, au rythme moyen d’une reconstruction tous les 100 ou 150 ans, est nettement sensible dans l’aspect des bâtiments.
Les caractères permanents
1 - le volume bâti
Dans l’ensemble du Midi de la France, à l’exception de micro régions, l’habitat urbain (ville et villages) est implanté en alignement sur rue. L’habitat est continu, les murs séparatifs des maisons étant géné- ralement mitoyens. Les toitures à deux versants ont un faîtage parallèle à la rue. Le faible développe- ment linéaire en rive de la rue de la parcelle en lanière impose un développement en profondeur de la maison. Elles peuvent avoir plus de quinze mètres de profondeur. Elles présentent alors un important volume central sans éclairement naturel. Cet espace était occupé par les cages d’escaliers ou des pièces de service, souvent faiblement éclairées en second jour. Le front bâti des rues constitue le seuil à la fois matériel et symbolique entre l’espace public et l’espace privé. Barrière infranchissable protégeant l’intimité de l’espace privé, le front des façades sur rue de la maison procède de l’expression sociale des propriétaires successifs, son architecture est soignée. Les façades sur cour ou jardin sont en général réalisées avec beaucoup moins d’attention. Le cas particulier des maisons d’angle est traité de façon différente selon la hiérarchie des deux rues. Si la maison est située au carrefour d’une rue principale et d’une rue secondaire ou d’une ruelle, elle est bâtie en pignon sur la rue secondaire, et le percement de cette façade en pignon se limite aux prises de jour de nécessité (peu ou pas d’ouvertures). Si la maison se situe au carrefour de deux rues principales, ses deux façades seront bâties sous versant de toiture (toiture à arêtier et versant tournant) et elles présenteront des fenêtres semblables.
2 - la densification
L’usage de la mitoyenneté a plus favorisé une densification des construc-
tions par remplissage progressif de la parcelle, qu’une densification en
hauteur. Les constructions sur plus de trois niveaux restent rarissimes
dans les villages du Sicoval jusqu’à la fin du XIXe siècle. La première
étape de densification est toujours la construction d’un second bâtiment
en fond de parcelle. Il est souvent adossé sur trois côtés à des construc-
tions mitoyennes et couvert d’une toiture à un versant.
3 - l’extension
La parcelle urbaine étroite initiale est restée l’assise de la grande majorité
de l’habitat jusqu’au XVIIIe siècle mais la distinction sociale au sein des
villages va s’affirmer dans le processus d’extension de la parcelle d’assise
de la maison. L’acquisition d’une ou deux parcelles contiguës à la sienne
permet au propriétaire d’augmenter le linéaire de façade de sa maison,
de réduire sa profondeur bâtie et d’obtenir une meilleure habitabilité.
Le desserrement de l’habitat, la dé-densification du centre des villages
s’accompagne d’un développement de leurs faubourgs au XIXe siècle.
Exemples de densification
et rénovation
Réhabilitation – Archi.
Pilon et Georges
Maison en cœur de ville –
Archi. Pilon et Georges26
recommandations architecturales, paysagères et urbanistiques
La villa régionale
Le modèle culturel de référence est la ferme (borde lauragaise) ou la petite maison de brassier semblable à la «toulousaine» des faubourgs urbains.
Cependant, le modèle de la ferme lauragaise pose plusieurs problèmes de transposition et d’adaptation à un programme de villa. La première difficulté est la réduction de gabarit du bâtiment. Les fermes lauragaises ont en général, avec les locaux d’exploitation, une emprise au sol de plus de 200 m². La seconde difficulté est la réinterprétation d’une maçonnerie massive où la brique foraine apparente est prédominante. Aujourd’hui, l’emploi de la brique foraine et ses mises en œuvre traditionnelles imposent des surcoûts trop importants pour être recommandés.
1 – La volumétrie
• le plan d’emprise au sol : il est rectangulaire oblong avec une longueur minimum présentant 1,5 de sa largeur et une emprise au sol minimum de 7 m x 10,5 m . La façade principale se développe sur un des deux grands côtés, en principe sur celui qui est orienté au Sud ou au Sud-Est.
• la toiture : elle est généralement à 2 versants avec un faîtage orienté dans le sens de la longueur. On peut cependant réaliser une toiture à trois versants, soit en croupe, soit en appentis.
Dans tous les cas, on évitera les ruptures de hauteur de faîtage (décomposition en deux volumes ac- colés) sauf nécessité d’adaptation à la pente du terrain. La couverture est en tuiles de terre cuite canal ou romane.
2 – Les ouvertures ou baies
La baie est composée :
• des côtés verticaux ou piédroits
• de la partie horizontale inférieure (appui de fe-
nêtre ou seuil de porte)
• de la partie supérieure ou couvrement, elle peut
être horizontale et constituée d’un seul élément, le
linteau, ou constituée d’un arc d’éléments assem-
blés selon un axe rayonnant. La réalisation d’un
arc étant nettement plus coûteuse, ils sont souvent
aujourd’hui remplacé par l’artifice d’un linteau à
sous face courbe.
On adoptera de préférence le linteau à sous face
horizontale.
L’ouverture dans l’architecture régionale peut s’il-
lustrer par :
• des fenêtres et des portes-fenêtres de proportion
verticale. Le cadre maçonné de l’ouverture présente
au minimum une hauteur égale à 1,6 fois sa largeur.
• des baies vitrées et des portes de garage, réservées
aux locaux d’exploitation agricole (étable, cellier,
remise…), de proportion verticale ou carrée. Pour
l’ouverture de baies vitrées, on limitera leur déve-
loppement en longueur à une hauteur qui repré-
sente 0,8 fois sa largeur .
Archi. Daniel Morice27
recommandations architecturales, paysagères et urbanistiques
3 – Les encadrements de baie en
façade
Les encadrements des ouvertures de
fenêtres et de portes des pièces d’ha-
bitation étaient souvent soulignés par
un élément ornemental formé par un
ressaut de 2 cm environ en façade sur
le pourtour des quatre côtés de l’ou-
verture ou sur trois côtés seulement
(les piédroits et le linteau ou l’arc). Cet
élément ornemental qui s’appelle un
chambranle a une largeur variable de
16 cm à 22 cm. Il peut être constitué
de briques foraines apparentes ou re-
cevoir un enduit de teinte plus claire
que l’enduit en pan de façade. Les élé-
ments de briquette en parement de
façade commercialisés pour imiter les
chambranles en foraines ne respectant
pas les principes constructifs des arcs,
il est préférable de réaliser des enca-
drements enduits.
4 – Menuiseries extérieures
• la mise en œuvre : les menuiseries sont posées au
nu intérieur de la paroi (maçonnerie ou autre…) ou
éventuellement à mi épaisseur de l’embrasure si la
paroi a une forte épaisseur (40 cm. et +)
• les vitrages : les menuiseries à petits bois (carreaux
de dimensions inférieures à 36 x 40 cm) sont à éviter,
nous recommandons d’adopter les menuiseries à
grand vitrage.
• les occultations : les volets extérieurs abattants en
bois sont recommandés. Si on installe des volets
roulants, le caisson doit être encastré dans l’ossature
du mur pour ne pas être visible.
Rénovation – Archi. Pilon et Georges28
recommandations architecturales, paysagères et urbanistiques
5 – Traitement des façades
• La maçonnerie : sauf dans les cas où la façade
est réalisée selon une mise en œuvre tradition-
nelle de briques foraines (éléments auto por-
tant et non parement), les façades recevront
un enduit de mortier lisse teinté.
• Traitement de la liaison façade / toiture :
dans l’architecture régionale lauragaise, le
versant de toiture se prolonge par un avant
toit de 40 à 60 cm de débord. En pignon, il n’y
a pas de débord de toiture, le dernier rang de
tuile scellé au mortier couvre la maçonnerie
à son nu extérieur. Le pan de façade sous ver-
sant de toiture peut présenter une corniche
sommaire constituée de 2 à 4 lits de foraines à
légers ressauts successifs.
6 - Détails de toitures
• Les chien assis ou lucarnes sont à proscrire,
les jours zénithaux (velux) sont à éviter ou ré-
servés le cas échéant à l’éclairement d’espace
servant (palier, salle de bain) non adossé en
façade.
• L’égout de toiture, les descentes et les ché-
neaux: ils seront en zinc naturel de préférence
ou en PVC gris ou éventuellement de la teinte
de l’enduit de façade.
7 - Terrasses couvertes
Dans l’architecture des fermes lauragaises, les
hangars ouverts sont aménagés en pignon Est,
et plus rarement en pignon Ouest trop exposé
aux pluies. Il n’y a jamais de galerie ouverte
en façade principale. Les terrasses couvertes
constituant un élément visuel majeur, il est
important de reprendre la disposition tra-
ditionnelle des volumes ouverts (couverts
et non clos) pour la réalisation des terrasses
couvertes. Elles seront alors aménagées en
pignon.
8 – Garage
Deux solutions sont recommandées :
• le garage est aménagé dans le volume unique
de la maison, sans décrochement de façade ni
rupture de hauteur de faîtage.
• le garage est aménagé dans un bâtiment an-
nexe indépendant à proximité de la villa. Ce
bâtiment doit respecter les mêmes principes
de volumétrie que le bâtiment principal.
◀ Archi. D. Morice
◀ Archi. Silvea
◀ Archi. Silvea
Archi. D. Morice ▶
Archi. Cazaubon ▶29
recommandations architecturales, paysagères et urbanistiques
La villa contemporaine
La villa contemporaine procède de l’évolution de l’habitat pavillonnaire urbain durant le XXe siècle. Issue d’une culture urbaine, elle doit cependant, pour s’inscrire dans le territoire du SICOVAL, à la fois respecter son contexte géographique (topographie et climat) et adopter quelques principes de concordance avec l’architecture régionale.
Exemples de réalisations respectueuses du site, prolongeant l’identité du territoire :
Bardage bois
Retrait 120cm Portique tube acier
◀ Actualisation de la villa régionale
Archi. Pilon et Georges
Archi. D. Morice
Archi. D. Joyes
Archi. Pilon et Georges
Archi. L. Acedo30
recommandations architecturales, paysagères et urbanistiques
Actualisation
des éléments d’architecture de
la villa régionale
La villa contemporaine
dans le contexte local du lauragais
Volumétrie On peut donner un caractère plus
contemporain à la villa régionale
en respectant la volumétrie et en
aménageant les annexes dans le
prolongement de l’habitation.
Les évolutions admissibles sont
les proportions des ouvertures et
l’introduction de nouveaux
systèmes constructifs : ossature
et bardage bois.
La villa contemporaine devra s’appuyer sur des
principes architecturaux de notre contexte local
comme :
• le plan d’emprise au sol : rectangulaire oblong,
au minimum longueur = 1,5 largeur ou en
équerre à deux corps de bâtiment ;
• le profil de la toiture, qui pourra être différent
selon les gabarits et la nature de la couverture.
*couverture tuile canal ou romane : toiture à 2 versants ;
*faîtage dans le sens de la longueur du corps de bâtiment
avec avant-toit en façade sous versant et en pignon jusqu’au
1,50 m de débord.
*couverture bac acier ou zinc à pente inférieure à 30% : toi-
ture à 2 versant ou mono pente
*toiture terrasse : acrotère inférieur à 30 cm de hauteur et
débord saillant du plancher de toiture de 30 cm minimum
par rapport au nu de façade
*toiture végétalisée : profils libres
Ouvertures
ou baies
Les percements par leur forme,
leur nombre, leur répartition,
sont la dominante de la composi-
tion architecturale des façades, le
reflet des critères esthétiques de
chaque époque, des modes de vie
et des positions sociales. Il faudra
opter plutôt pour la verticalité des
baies et éviter la fenêtre en lon-
gueur. Les baies seront systéma-
tiquement superposées (principe
simple de descente de charge).
Dans la conception de la façade,
on alternera des pans de paroi et
des ouvertures.
Les percements par leur forme, leur nombre,
leur répartition, sont la dominante de la com-
position architecturale des façades, le reflet
des critères esthétiques de chaque époque,
des modes de vie et des positions sociales. Il
faudra opter plutôt pour la verticalité des baies
et éviter la fenêtre en longueur. Les baies se-
ront systématiquement superposées (principe
simple de descente de charge).
Dans la conception de la façade, on alternera
des pans de paroi et des ouvertures.
Menuiseries
extérieures
Les caractéristiques des menuise-
ries extérieures sont les suivantes :
• elles sont posées au nu intérieur
des parois
• elles seront à grand vitrage
• elles seront occultées par des
volets roulants ou coulissants en
bois
Les caractéristiques des menuiseries exté-
rieures sont les suivantes :
• elles sont posées au nu intérieur des parois
• elles seront à grand vitrage
• elles seront occultées par des volets roulants
ou coulissants en bois
Traitement
de façade
Les façades seront enduites pour
protéger les murs des agressions
extérieures. Par leur coloration,
elles animent nos villes et villages.
Il sera possible de combiner diffé-
rents systèmes constructifs (ma-
çonnerie et bardage bois, notam-
ment).
Les ressauts ou retraits du plan
vertical de façade sont possibles.
Les avant-toits en façade sous
versant et en pignon pourront
déborder.
Les façades seront enduites pour protéger les
murs des agressions extérieures. Par leur co-
loration, elles animent nos villes et villages. Il
sera possible de combiner différents systèmes
constructifs (maçonnerie et ossature /bardage
bois, notamment)31
recommandations architecturales, paysagères et urbanistiques
L’identité du territoire du Sicoval, à travers ses constructions se forge dans le respect constant de l’har- monie et de l’équilibre des couleurs. Il nous appartient aujourd’hui de préserver ce patrimoine.
Le nuancier proposé par le Sicoval et réalisé par Isabelle Boisseau (Coloriste) est un outil mis à dispo- sition de tout porteur de projet pour assurer l’unité chromatique dans le traitement des façades d’une construction neuve ou d’une rénovation.
Il est ainsi recommandé l’usage de teintes discrètes et peu réfléchissantes en référence aux « tons terreux » inspirés de la nature et notamment des couleurs des matériaux locaux mis en œuvre sur les bâtiments anciens.
Respect de l’équilibre des couleurs
et des matériaux dans la construction
E1
gris vert
2502 Y
E5
terre beige
3737 Y26R
E9
jaune vert
2030 Y10R
E13
orange flamboyant
2040 Y40R
E2
cendré vert
3502 Y
E6
brun foncé
3520 Y20R
E10
beige ambre
1530 Y30R
E14
terre d’ocre
3140 Y38R
E3
cendre beige clair
2005 Y40R
E7
ocre chaud
2030 Y20R
E11
ton brique
3030 Y60R
E15
orange foncé
3030 Y40R
E4
cendre beige foncé
2005 Y50R
E8
terre brûlée
3737 Y26R
E12
brique orange
3040 Y60R
E16
terre rouge brun
4030 Y50R=
Jen
32
recommandations architecturales, paysagères et urbanistiques
Concevoir bioclimatique
La conception bioclimatique a trois objectifs principaux :
1 - adapter l’architecture aux paramètres du climat,
2 - prendre en compte les caractéristiques du site,
3 - réduire la consommation d’énergie.
L’approche bioclimatique se différencie de l’approche thermique par la priorité donnée aux dispositifs architecturaux, sans surenchère de dispositifs techniques au coût élevé et au fonctionnement sophis- tiqué. Le climat étant l’élément critique dans la conception, il s’agit de mettre en œuvre des dispositifs adaptés, pas seulement sur le confort hivernal avec la recherche d’apports solaires, mais aussi sur les conditions propres à l’environnement local : surchauffe d’été, écarts de température importants en mi-saison, protection aux vents dominants.
L’habitat bioclimatique doit également optimiser l’apport de lumière naturelle selon les rythmes suc- cessifs et les conditions saisonnières.
Roue solaire
vents
et intempéries
nord
sud
hiver
été
est ouest
vent d'autan
- compacité,
- espaces tampons au nord,
- protections solaires au sud,
- protections intempéries et solaires à l'ouest,
- ouvertures au sud,
- espace traversant pour ventilation (sud-nord),
- inertie (choix des matériaux)
jardin intime au sud
protection
végétale
cuisine
chambre parentale
salle
d'eau garage
cellier
entrée
escalier
espace de vie au sud
terrasse et pergola
(protection solaire)
ventilation
Principe conception bioclimatique
Une maison conçue pour assurer un bon confort d’été
Orientation principale au sud, compacité, couleur extérieur claire, usage de protections solaires intégrées à la construction
1. Débord de toit
2. Balcon
3. Casquette
4. Pergola
5. Contrevents
en bois
6. Store
extérieur
7. Terrasse
végétalisée
8. Treille
végétalisée
Débord de toiture
Store brise-soleil33
recommandations architecturales, paysagères et urbanistiques
Principes bioclimatiques
• Une bonne orientation permet d’optimi-
ser les apports solaires en hiver. Dans notre
région, une orientation au Sud est à privilé-
gier pour les pièces principales, mais il est
indispensable de se protéger du rayonne-
ment solaire en été, particulièrement sur les
ouvertures de grands formats, proposées le
plus souvent avec un simple volet roulant. Les
pièces de service sont à placer au Nord afin de
servir d’espace tampon pour se protéger du
froid. Les ouvertures à l’Ouest sont à éviter,
elles sont exposées l’hiver aux intempéries et
au rayonnement solaire l’été.
• La compacité de la construction permet de
réduire la consommation énergétique. En di-
minuant le linéaire des parois extérieures, on
limite la surface d’échanges thermiques.
• Une isolation thermique performante est la
base indispensable, mais ne suffit pas à assu-
rer les conditions de confort. L’hygrométrie, la
répartition des températures selon les pièces,
la diffusion de chaleur, le ressenti de confort
selon les personnes sont autant de variables
modifiant l’équilibre recherché.
• L’utilisation de matériaux à forte inertie
thermique amortit les écarts de températures
entre jour et nuit, et les variations diurnes. La
capacité de ces matériaux permet d’emma-
gasiner la chaleur pour la restituer ultérieu-
rement.
• Une ventillation naturelle bien conçue per-
met de garder une atmosphère saine tout en
limitant les surchauffes d’été. L’air est généra-
lement capté au Nord, en partie basse, puis
évacué en partie haute. Il peut aussi circuler
naturellement selon un système traversant
avec l’ouverture de nuit.
• La végétation est un bon moyen de se pro-
téger du soleil estival en apportant ombre et
fraicheur. Les arbres à feuilles caduques sont à
privilégier car ils permettent de laisser passer
la lumière et la chaleur l’hiver.
ventilation
parcelle orientée nord / sud - entrée sud
cellier
esc.
nord
garage espace de vie
au sud
jardinet au sud
protection solaire au sud et à l'ouest nécessaire
ventilation
protection
végétale
parcelle orientée est / ouest - entrée est
cellier garage
espace
nuit
à l'est
terrasse
et pergola
(protection
solaire)
espace jour au sud
nordLan
ON LAURE ) ul 1 1,1,! #, ATHLE
putttrl it du lit)
| 11
:
34
recommandations architecturales, paysagères et urbanistiques
Des systèmes s’inscrivant dans une démarche
de développement durable peuvent être mis
en œuvre tels que :
• les toitures végétalisées,
• la gestion des eaux de pluie.
Recours aux energies renouvelables
Des installations ayant recours aux énergies renouvelables peuvent être mises en œuvre dans l’habi- tation telles que la mise en place (liste non exhaustive) :
• de panneaux solaires afin de compléter le chauffage et/ ou fournir l’eau chaude sanitaire, • de panneaux photovoltaïques produisant l’électricité nécessaire à l’habitation.er DATA 2
TE Te
35
recommandations architecturales, paysagères et urbanistiques
Rapport à l’espace public – traitement
des clôtures – plantation
En secteur urbain, dense et ancien
Le parcellaire étroit, l’implantation du bâti en ali-
gnement sur rue et les passages occasionnels pour
accéder à l’arrière des parcelles génèrent une limite
sur la rue, frontale et opaque à toute intrusion sur
l’espace privatif.
Une limite, restant très homogène dans le choix des
matériaux de construction et devenant support de
représentation par la modénature des façades, murs
de clôtures et vantaux. Les limites riveraines éga-
lement maçonnées en continuité du bâti, restent
beaucoup plus sobres, assurant simplement leurs
rôles de protection contre les vis à vis, les vents
dominants .., avec une empreinte minime sur la
parcelle.
Dans ce contexte, la clôture maçonnée prévaut, la
continuité de matériaux, de ton et de hauteur assu-
rant la cohérence avec l’existant.36
recommandations architecturales, paysagères et urbanistiques
En secteur urbain périphérique
du centre ancien
Le parcellaire plus lâche, le bâti souvent im-
planté en recul de la limite parcellaire, crée sur
un important linéaire de nombreuses situa-
tions de vis à vis. Les limites y sont pourtant
traitées à minima matérialisant uniquement
l’emprise foncière.
Plusieurs artifices (claustras, plantations...)
viennent alors suppléer les manques de ces
clôtures en terme de protection contre les vis
à vis, les vents dominants, avec impacts plus
ou moins importants sur l’espace public et les
riverains ainsi que sur l’emprise de la parcelle.
Il convient dans ce cas de s’attacher princi-
palement à organiser la façade urbaine. Pour
cela, une réglementation ou une charte d’amé-
nagement établit la cohérence d’ensemble.
Le choix du caractère minéral ou végétal de
la clôture dépend du contexte ambiant et de
l’espace dévolu à cet effet, mais les scénarios
restent multiples.
En secteur diffus
Le bâti agricole représente les seules unités bâties disséminées dans le paysage. Ces bâtiments dispersés dans la campagne s’insèrent dans le paysage par leur adaptation au sol, la simplicité des volumes et l’uniformité des teintes mais également la végétation ambiante (bocage, bosquet).
Le choix des végtaux et des formes végétales à développer s’inspirent du contexte ambiant.37
recommandations architecturales, paysagères et urbanistiques
Contraintes réglementaires liées au choix des végetaux
Les règles du code civil
Entre deux propriétés privées :
• si vos plantes atteignent à la plantation ou à terme plus de 2 m de hauteur, la plantation devra être réalisée à au moins 2 m de la limite de propriété.
• s’il s’agit de plantations basses (moins de 2 m) vous pourrez les mettre en place à 0,5 m de la limite de propriété.
• si des branches dépassent sur la propriété voisine, votre voisin peut exiger que vous les élaguiez. S’il s’agit de racines, ronces ou brindilles, il peut les couper lui-même.
• si vos plantations en espalier dépassent du mur, votre voisin peut exiger que vous les étêtiez à la hauteur du mur.
Cas particuliers :
• une convention entre voisins (avec acte notarié) peut modifier ou supprimer les distances légales. • les arbres plantés sur un terrain appartenant autrefois à un seul propriétaire, qui a été ensuite divisé en lots vendus, ne pourront pas être abattus même s’ils ne respectent pas les distances légales. • les plantations âgées d’au moins trente ans et n’ayant soulevé aucun litige jusqu’alors bénéficient d’une « prescription trentenaire ».
En mitoyenneté :
Si vous désirez séparer votre propriété de celle de votre voisin et réaliser une clôture mitoyenne avec une haie ou une rangée d’arbres, vous devez obtenir son accord. Chacun d’entre vous dispose d’un droit de copropriété et a une obligation d’entretien.
Entre votre propriété et le domaine public :Les règles de distances et hauteurs à respecter dépendent du type de route et parfois de la présence d’une situation particulière (carrefour, virage…).
Attention, ces règles peuvent devenir plus
contraignantes si votre terrain se situe dans
un lotissement, en secteur protégé ou si vous
disposez d’un arbre ou d’une haie classés. Se-
lon le cas, observez les dispositions prévues
dans le règlement de lotissement ou adressez
vous à la mairie, au Service Départemental de
l’Architecture et du Patrimoine.
Le végétal ne se contente pas seulement d’être
une masse de bois et de feuilles ; chaque es-
pèce possède ses caractéristiques propres.
Des caractéristiques que l’on peut modifier
par le mode de croissance, la taille, le type de
plantation.
Mais le végétal est un matériau vivant sur le-
quel on ne peut pas toujours agir avec certi-
tude. De plus le mettre dans des conditions
très artificielles devient onéreux.
Il est préférable de choisir des végétaux que
l’on pourra voir dans la plénitude de leur dé-
veloppement naturel.
Une connaissance de la morphologie des
essences (basée sur leur observation à l’âge
adulte) doit permettre de les utiliser à bon
escient.
1,00 m
0,00 m
< > 0,5 m < 2 m >
0,00 m
< 2 m >Sicoval 2014Toulousain
Si@va! Toulousain
Si@val
Palette
des matériaux
&
des teintes
La couleur appliquée sur les menuiseries et ferronneries dé-
pend de la couleur de la maçonnerie, car il est nécessaire de
chercher une harmonie d’ensemble.
Les menuiseries et les ferronneries
Palette des teintes
1010 G50Y
2020 R90B
3010 R90B
4040 G40Y
5020 R90B
7010 R90B
3040 R80B *
2030 G50Y
2030 R90B
4010 R90B
5040 G40Y
6020 R90B
1020 R80B
4030 R80B
3040 G50Y *
3030 R90B
5010 R90B
6030 G30Y
1010 R90B
2030 R90B
5030 R80B
3020 G50Y
4020 R90B
6010 R90B
1020 R90B
2010 R90B
3030 R80B
6030 R80B www.sicoval.fr
Ce dépliant reprend les 4 panneaux de la palette
des couleurs du Sicoval réalisée par le coloriste,
Isabelle Boisseau.La couleur est difficile à définir puisqu’une même couleur peut être différente en fonction du support sur lequel elle est appliquée. Toutefois, il est souhaitable que les enduits soient de teintes discrètes et peu réfléchissantes. Ils doivent s’orienter vers des tons « terreux » s’inspirant de la nature et notamment des matériaux locaux mis en œuvre sur les bâtiments anciens.
Ainsi, à partir du mélange : sable local-chaux blanche, nous pouvons avoir une multitude de couleurs en y ajoutant en faible quantité un pig- ment coloré.
La personnalité et l’identité d’une ville, d’un
village se forgent dans le respect constant de
l’harmonie et de l’équilibre des couleurs.
Il nous appartient aujourd’hui de préserver ce
patrimoine.
C’est pourquoi, le Sicoval propose le nuancier
ci-contre pour faciliter les choix lors d’un trai-
tement de façade d’une construction neuve ou
d’une rénovation et ce, dans un soucis d’har-
monie et d’unité chromatique.
Les références de teintes proviennent d’un sys-
tème universel de classement des couleurs :
le « Natural Color System » (NCS), l’un des
systèmes les plus répandus et les plus appli-
qués au monde. Basé sur la manière dont l’être
humain perçoit les couleurs. Les teintes sont
classées dans un ordre croissant de clarté et
de saturation au sein de chaque gamme de
couleurs.
Dans tous les cas, le choix des teintes doit
prendre en compte:
• la situation du bâtiment dans son environne-
ment bâti ou naturel.
• le caractère propre au bâtiment.
Les teintes suivies d’un * ne doivent pas être
en présence dans la même façade.
Palette des matériaux Éloge de la couleurs
et de la matière
Les peintures Tuiles Briques Enduits prêts à l’emploi Les badigeons
P1
gris clair
1705 Y07R
E1
gris vert
2502 Y
P3
ombre clair
2502 Y
E3
cendre beige clair
2005 Y40R
P5
beige clair
1510 Y20R
E5
terre beige
3737 Y26R
P7
terre clair
2030 Y20R
E7
ocre chaud
2030 Y20R
P9
ocre clair
1020 Y20R
E9
jaune vert
2030 Y10R
P11
brique orangée
3135 Y62R
E11
ton brique
3030 Y60R
P13 *
ocre orangée
2040 Y30R
E13 *
orange flamboyant
2040 Y40R
P15
ocre rompu
2030 Y30R
E15
orange foncé
3030 Y40R
E16
terre rouge brun
4030 Y50R
P2
gris foncé
3005 Y20R
T1
rouge
T2
rouge vieilli
T3
rouge brun
T3
rouge patiné
B1
paille
B2
rose
B3
orange
B3
rouge
E2
cendré vert
3502 Y
P4
ombre foncé
4005 Y20R
E4
cendre beige foncé
2005 Y50R
P6
beige foncé
2010 Y20R
E6
brun foncé
3520 Y20R
P8
terre foncé
3030 Y20R
E8
terre brûlée
3737 Y26R
P10 *
ocre jaune
2040 Y20R
E10
beige ambre
1530 Y30R
P12
ton brique
3437 Y71R
E12 *
brique orange
3040 Y60R
P14 *
orange foncé
3040 Y50R
E14 *
terre d’ocre
3140 Y38R
P16 *
ocre foncé
3040 Y30R
B19
orange clair
2030 Y50R
B17
beige clair
1005 Y20R
B15
orange clair
2030 Y50R
B13
rose orangé
2020 Y45R
B11
rose
2030 Y65R
B9
ocre chaud
1030 Y30R
B7
beige ambré
1530 Y30R
B5
pierre foncé
2010 Y30R
B3
terre beige
2010 Y20R
B1
cendre beige clair
2005 Y40R
B20
brique rouge
4030 Y70R
B18
cendre beige clair
2005 Y40R
B16
brique orange
3040 Y60R
B14
ton brique
3030 Y60R
B12
brique rouge
4030 Y70R
B10
ocre intense
2050 Y20R
B8
terre orange
3030 Y30R
B6
beige ocre
2020 Y25R
B4
ocre rompu
3010 Y25R
B2
cendre beige foncé
2005 Y50RSi@val Toulousain
L’identité architecturale du Sicoval
FICHE
CONSEIL
1
Le Sicoval bénéficie d’une
véritable qualité d’ambiance
qui s’offre au visiteur et par-
ticipe au bien-être des habi-
tants.
Il présente également un pa-
trimoine de grande qualité.
Chaque ville ou village est un
cas particulier qui associe un
terroir, une histoire, une éco-
nomie, dont les composantes
(matériaux, volumes, formes,
proportions, tonalités, cou-
leurs, textures) forment un
ensemble qui participe à
l’identité du territoire.
Toute modification ou amé-
nagement appelle une pru-
dence et une réflexion afin
de ne pas rompre le charme,
l’harmonie qui est parve-
nue jusqu’à nous, après
avoir traversé des siècles de
contraintes et de générations
humaines.
Il ne s’agit pas de faire du
Sicoval un musée, mais d’y
conserver un niveau d’exi-
gence assez élevé afin de sus-
citer une image de marque
valorisante et authentique.
Cette fiche constitue donc
un état des lieux du contexte
architectural du territoire du
Sicoval.
Concevoir - 2014
www.sicoval.fr
Les constructions dans l’environnement
paysager
Dans un souci de composition, de continuité urbaine et en vue
de prolonger de façon harmonieuse le bâti existant, les construc-
tions doivent respecter l’organisation générale du site.
Les constructions s’adapte au terrain :
Il convient de rechercher l’implantation qui requiert un mini-
mum de terrassement, en adaptant le programme de la construc-
tion à la pente du terrain.
Dans le cœur de nos villes et villages, l’alignement tra-
ditionnel est conservé:
Les constructions respectent les lignes forces du paysage bâti
existant ainsi que le rythme de la rue pour ne pas créer de dis-
sonance avec son environnement. Cela n’exclut pas pour autant
l’accueil de constructions faisant preuve d’innovation.
L’implantation des constructions doit optimiser l’es-
pace disponible :
Quelque soit le terrain, il recommandé de recherche le mode
d’implantation qui dégage le maximum d’espace pour profiter
d’une conception paysagère harmonieuse.
Adaptation non souhaitable Adaptation souhaitable
Habitat isolé du jardin
Triste erreur Proposition respectueuse du site
Habitat proche du jardin – une solution
à développerL’architecture traditionnelle
Sans pénétrer dans les espaces intérieurs de la construction,
une simple observation des constructions des siècles passés
nous enseigne le savoir et le savoir-faire urbain traditionnel.
Ainsi le territoire du Sicoval porte les traces architecturales et
paysagères de plusieurs époques constructives et styles archi-
tecturaux qui se sont succédés. L’unité architecturale réside
dans les matériaux mis en œuvre, la composition générale des
façades et dans leur volumétrie.
Les hauteurs et les volumes
Le volume de la construction doit être simple. Il découle des
caractéristiques du site (terrain plat ou terrain en pente, pro-
tection des vents dominants, ensoleillement, traditions ré-
gionales,…).
En centre ville, la construction doit être édifiée en limite de
rue, de limite séparative à limite séparative pour constituer
un front bâti sur la rue.
Des implantations différentes peuvent être mises en œuvre
lorsque la façade sur la rue dépasse un linéaire de 10 mètres.
La construction pourra s’implanter sur une des limites sépa-
ratives pour ensuite être prolongée par un mur bahut.
En milieu rural, les constructions ne sont pas très hautes.
On compte généralement un ou deux niveaux.
Les toitures
La toiture traditionnelle se caractérise par des pentes faibles
(25 à 35 %) comprenant le plus souvent deux pans avec une
ligne de faîtage implantée parallèlement à la rue ou aux
courbes de niveau.
Elles sont généralement couvertes de tuiles Canals de terre
cuite rouge.a RÉ Hess Se SUR TE
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Les matériaux et les couleurs
Les murs
L’architecture locale du Sicoval se caractérise par une diversité
de matériaux de construction : terre crue, briques, galets qui
constituent l’ossature de la construction. Ceux-ci sont souvent
laissés apparents et constituent par leur association un décor.
Ces matériaux doivent rester apparents, sauf lorsque le parement
est très dégradé où un enduit peut le recouvrir. Cet enduit doit
être exécuté « à plat », en mortier de chaux coloré dans la teinte
de la façade d’origine, puis brossé avant prise.
Les enduits protègent les murs des agressions extérieures : pluies,
vents,… tout en permettant l’évaporation de l’eau contenue dans
les murs. Ils sont la seule garantie d’étanchéité, et donc de longé-
vité pour les murs construits en moellons. Les enduits en mortier
de ciments sont interdits.
Les couleurs
La couleur est difficile à définir puisqu’une même couleur peut
être différente selon le support sur lequel elle est appliquée.
Toutefois, sur le territoire du Sicoval les enduits sont de teintes
discrètes et peu réfléchissantes, et font référence aux tonalités
issues de la terre (gamme des ocres), s’inspirant des matériaux
locaux de constructions.
Ils seront réalisés à partir du mélange sable/chaux blanche au-
quel sera ajouté en faible quantité un pigment coloré.
Les percements et les menuiseries
Les percements par leur forme, leur nombre et leur répétition
sont la base de la composition architecturale de la façade, le
reflet des critères esthétiques, des modes de vie et des positions
sociales.
Ils sont systématiquement superposés et axés.
Le module de base comprend une porte et une, deux, trois voire
plus ouvertures en rez de chaussée.
Les fenêtres comprennent généralement deux vantaux et
s’ouvrent à la française. Elles sont en bois et généralement
peintes. Même si on rencontre un nombre important de couleurs
sur les menuiseries, les tons pastels dominent.
Souvent des petits carreaux agrémentent les fenêtres.
Les volets sont en bois et animent les façades.
Les portes d’entrée sont en bois. Elles peuvent recevoir en partie
haute une imposte vitrée.Les éléments de décor
Parmi les éléments de décor des façades on note l’existence
de :
• Galeries extérieures en bois au dernier niveau des façades
(Mirande) qui la plupart du temps s’ouvrent au Sud sur un
jardin.
• Encorbellements.
• Balcons et garde corps.
• Encadrement de baies, bandeaux et chaînage d’angle en
pierre ou en brique de manière à souligner et donner un
rythme à la façade.
• Corniches et bandeaux pour souligner la toiture.
• Céramique
• Lambrequins.
On rencontre aussi du végétal qui accroché aux façades et fai-
sant corps avec le bâti offre un bel exemple d’animation et de
mises en valeur de l’espace bâti sans pour autant encombrer
l’espace public.
À votre disposition différentes fiches conseils existent sur
des thèmes relatifs à la construction pour vous aider dans
la conception d’un projet de construction.
Balcon et encorbellement
Corniche
Bandeau
Encadrement de porte
LambrequinsSi@val Toulousain
Concevoir sa maison
FICHE
CONSEIL
2
Vous envisagez de construire,
rénover ou étendre votre mai-
son.
Cette fiche vous aidera à
mieux maîtriser l’opération en
définissant les grandes lignes
du projet et les étapes indis-
pensables à sa réussite.
Les questions à se poser :
1 – De quelle surface habitable
ai-je besoin?
2 – Ma maison sera-t-elle à
étage ou simplement de plain-
pied ?
3 – Quel style architectural en-
visager ?
4 – Quelle forme donner à
mon plan ?
5 – Quelle orientation donner
au plan de ma maison ?
6 – Quelle technique construc-
tible choisir ?
7 – Suis-je prêt à participer à
la construction de ma mai-
son ?
L’élaboration d’un plan de mai-
son est donc basée sur le pro-
gramme, lui-même basé sur
vos envies et vos possibilités.
Un plan de maison, pour la
majorité des cas, puise ses
volumes et son aspect des
contraintes environnantes et
du concept architectural choisi.
Sur un même terrain, vous
n’obtiendrez pas le même
plan si vous optez pour une
architecture résolument axée
vers l’extérieur ou pour un plan
plutôt orienté cocooning et es-
paces privés.
Concevoir - 2014
www.sicoval.fr
Conduire votre projet en tirant parti du site
Le site est la matière première pour concevoir votre projet.
Ne jamais donner forme à votre maison indépendamment du site
où elle sera réalisée.
Soyez attentif au contexte naturel : la terre (portance et relief), l’eau
(nappes phréatiques), l’air (vents dominants, bruits, odeurs), la
lumière (orientation et apports solaires).
Soyez attentif au paysage environnant : les accès, les vues et exploi-
tez-les dans la conception du projet.
Conduire votre projet à partir de vos besoins
Rédiger votre programme : surface, les
pièces, ambiances…
Soyez attentif à vos modes de vie. Balayez
les différentes pièces et appropriez-vous
les.
L’entrée n’est pas qu’une porte, c’est un
parcours.
Les circulations : le couloir n’est pas la
seule solution.
Le séjour peut offrir des volumes variés.
La cuisine peut être ouverte ou fermée.
Le domaine des parents peut être conçu
comme un studio indépendant.
Le domaine des enfants varie selon leur
âge.
Le jardin et la cour doivent être appré-
hendés.
Conduire votre projet avec un budget
Le budget total de l’opération comprend 4 chapitres :
• le terrain,
• la construction,
• les ouvrages complémentaires (branchements aux réseaux, clô-
tures, plantations,…),
• les autres dépenses (taxes,…).
Pour définir votre budget, vérifiez les ressources mobilisables en
prenant pour repères :
• votre apport personnel.
• vos remboursements d’emprunts, par rapport à votre revenu pour
maitriser votre taux d’endettement.
En épousant le relief naturel, le pro-
jet évite de gaspiller du terrain.
Une orientation Nord/Sud permet
une bonne maîtrise des apports
solaires.
Préférez une construction
compacte pour limiter les
déperditions énergétiques
et optimiser la répartition
de la chaleur.SiQual Le Sud-Est Toulousain
Le permis de construire
FICHE
CONSEIL
3
Concevoir - 2014
www.sicoval.fr
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La demande de permis de construire est une formali-
té obligatoire pour tout projet de constructions supé-
rieures à 20 m² (ou 40 m² dans certains cas) de surface
de plancher ou d’emprise au sol. Cette demande doit
être effectuée au moyen d’un formulaire CERFA accom-
pagné d’un certain nombre de pièces et doit être dépo-
sée à la mairie de la commune d’accueil du projet
Les pièces du permis de construire
PC 1 – Plan de situation : il localise géographiquement le pro-
jet dans la commune.
PC 2 – Le plan masse : il aide à comprendre l’implantation de
la construction sur le terrain et les aménagements extérieurs.
Ce plan doit faire apparaître l’orientation, l’échelle, les limites
de la parcelle, les hauteurs du bâtiment, les reliefs, les écou-
lements d’eau, les raccordements, les voiries, les bâtiments à
proximité, les plantations, les accès prévus…
PC 3 – La coupe sur la construction et le terrain: elle précise
l’implantation de la construction par rapport au profil du ter-
rain naturel et aux limites de parcelle. Elle permet d’exprimer
le respect de la topographie, les mouvements de terrain…
PC 4 – La notice explicative : elle constitue la véritable déclara-
tion d’intention et d’engagement. Elle doit décrire : le contexte
paysager global, l’état initial du terrain et de ses abords, les
partis architecturaux retenus pour assurer l’insertion du projet
dans son environnement, l’aménagement du terrain (planta-
tion, accès, stationnement…), l’implantation, l’organisation,
la composition et les volumes des constructions, les matériaux
et les couleurs.
PC 5 – Le plan de façades et des toitures : il permet d’apprécier
l’insertion du bâti sur le terrain, sa volumétrie, le rythme des
percements, le choix des matériaux.
PC 6 – Le document graphique : souvent en vue 3D, en élé-
vation ou en photomontage, cette représentation graphique
illustre l’impact visuel du projet et son insertion par rapport
aux constructions avoisinantes et au paysage de proximité.
PC 7 – Une photographie de près : elle permet de situer le
terrain dans le paysage de proximité.
PC 8 – Une photographie de loin : elle permet de situer le ter-
rain dans le paysage urbain.
Pièces facultatives : les plans des différents niveaux et des
coupes sur l’intérieur ne sont pas obligatoires.
PC 16-1 - Dans le cas de nouvelles constructions, une attes-
tation indiquant que la construction respecte les normes im-
posées par la RT 2012 doit être jointe au dossier de permis de
construire.Surface de plancher – Surface habitable
La surface hors œuvre brute (SHOB) des construc-
tions est égale à la somme des surfaces de plancher de
chaque niveau, des surfaces des toitures-terrasses, des
balcons ou loggias et des surfaces non closes situées au
rez-de-chaussée, y compris l’épaisseur des murs et des
cloisons. Sont compris les combles et sous-sols, amé-
nageables ou non, les balcons, les loggias et toitures ter-
rasses. Ne sont pas compris les éléments ne constituant
pas de surface de plancher, comme les terrasses non cou-
vertes de plain-pied avec le rez-de-chaussée, les saillies
à caractère décoratif, les vides (trémies d’ascenseur ou
d’escalier, rampes d’accès).
La surface de plancher (SP) est une mesure de su-
perficie des planchers pour les projets de construction
immobilière. Elle a pour objectifs de :
• vérifier que la densité des constructions respecte le coef-
ficient d’occupation des sols (COS) applicable au terrain.
• constituer l’assiette pour le calcul des taxes liées à la
construction du bâtiment.
La SP correspond à la somme des surfaces de plancher
closes et couvertes sous une hauteur sous plafond supé-
rieure à 1,80 mètres, calculée à partir du nu intérieur des
murs après déduction :
A) des vides et trémies correspondant au passage de l’as-
censeur et de l’escalier.
B) les surfaces de plancher sous une hauteur de plafond
inférieure ou égale à 1,80 m.
C) des surfaces de plancher aménagées en vue du sta-
tionnement des véhicules motorisés ou non, y compris
les rampes d’accès et les aires de manœuvres.
D) des surfaces de plancher des combles non aména-
geables pour l’habitation ou pour des activités à caractère
professionnel, artisanal, industriel ou commercial.
E) des surfaces de plancher des locaux techniques néces-
saires au fonctionnement d’un groupe de bâtiments ou
d’un immeuble au sens de l’article L231-1 du code de la
construction et de l’habitation, y compris les locaux de
stockage des déchets.
F) des surfaces de plancher des caves ou des celliers, an-
nexes à des logements, dès lors que ces locaux sont des-
servis uniquement par des parties communes.
G) d’une surface égale à 10% des surfaces de plancher af-
fectées à l’habitation telle qu’elles résultent le cas échéant
de l’application des déductions précédentes, dès lors que
les logements sont desservis par des parties communes
intérieures.
La surface habitable d’un logement, selon l’article R.
111-2 du Code de la construction, est la surface de plan-
cher construite, après déduction des surfaces occupées
par les murs, cloisons, marches et cages d’escaliers,
gaines, embrasures de portes et de fenêtres.
Cette surface ne tient pas compte de la superficie des
combles non aménagés, caves, sous-sols, remises, ga-
rages, terrasses, loggias, balcons, séchoirs extérieurs au
logement, vérandas, volumes vitrés, locaux communs
et autres dépendances des logements, ni des parties de
locaux d’une hauteur inférieure à 1,80 mètre.
Délais d’instruction
Les délais sont fixés par décret. Ils figureront sur
le récépissé remis au demandeur lors du dépôt de
son dossier en mairie. Ces délais sont de deux mois
pour une maison individuelle et de trois mois pour
tous les autres permis. Une majoration de délai peut
être fixée si le projet nécessite l’avis de l’architecte
des bâtiments de France, de la commission de sé-
curité…
Délais de validité d’un permis
Après obtention du permis de construire, les travaux
doivent être engagés dans les deux ans qui suivent
sinon le permis est périmé. Il l’est également si les
travaux sont interrompus pendant plus d’un an.
Autres formalités
La déclaration préalable :
C’est une autorisation administrative obligatoire
pour les constructions, ouvrages ou travaux exemp-
tés de permis de construire. Les constructions sou-
mises à la DP sont :
• celles créant une SP comprise entre 5 et 20 m².
• celles créant une SP inférieure ou égale à 5 m² avec
une hauteur supérieure ou égale à 12 m.
• les Habitations Légères de Loisirs d’une SP supé-
rieure à 35 m².
• les piscines non couvertes dont le bassin est infé-
rieur ou égal à 100m² ou celles dont la couverture
fait moins de 1,80 m de hauteur au dessus du sol.
• les châssis et serres dont la hauteur est comprise
entre 1,80 et 4 mètres, et dont la surface au sol, sur
une même unité foncière, est inférieure à 2000 m².
• les clôtures
• les changements de destination.
• les travaux modifiant les façades.
Les délais d’instruction sont fixés à 1 mois.
Le permis de démolir :
Le permis de démolir est une autorisation admi-
nistrative qui doit être obtenue préalablement à la
démolition partielle ou totale d’un bâtiment.
Les délais d’instruction sont fixés à 2 mois.
Le permis d’aménager :
Le permis d’aménager est un document adminis-
tratif qui permet à l’administration de contrôler les
travaux, installations et aménagements affectant
l’utilisation du sol. Ce document autorise son bé-
néficiaire à réaliser des constructions ou des dé-
molitions.
Il est exigé pour les opérations de :
• lotissement,
• remembrement,
• affouillement et exhaussement du sol sur une pro-
fondeur ou hauteur excédant 2 mètres et qui portent
sur une superficie supérieure ou égale à 100 m².
• Les délais d’instruction sont fixés à 3 mois.La clôture et les limites de propriété
FICHE
CONSEIL
4
Concevoir - 2014
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La clôture matérialise la li-
mite entre le domaine public
et le domaine privé.
Elle est un élément constitu-
tif de l’ambiance paysagère
d’un lieu.
—
Un regard sur les savoir-faire
et les pratiques tradition-
nelles permet d’enrichir la
réflexion pour les projets
contemporains…
L’articulation entre habitat et paysage environnant, qu’il
soit rural, naturel ou urbain, est traditionnellement faite par
des plantations de haies plus ou moins denses dans un but
décoratif mais aussi avec un objectif d’utilité.
Les haies brise-vent font ainsi partie du paysage du Laura-
gais. Ce sont elles qui intègrent le bâti dans son environne-
ment et qui donnent une intimité aux jardins dans ce pays
exposé au vent.
Tout comme l’architecture, la haie participe à la composi-
tion urbaine des villages, et en particulier à la composition
de l’espace public. A ce titre, elle doit respecter des règles
garantissant une cohérence générale.
Pourtant, la typologie des haies a évolué dans un effet de
mode, dont résulte aujourd’hui une grande banalisation.Un fossé, une simple haie,
un alignement d’arbres ou
un grillage dissimulé sous un
couvert végétal suffisent à
délimiter une propriété.
—
Plus près de la maison, là où
la clôture doit être affirmée,
il est possible de perpétuer
des solutions traditionnelles
éprouvées par l’usage.
—
Toutefois pour garantir la co-
hérence de l’image urbaine,
l’édification de clôtures peut
être réglementée.
—
Selon leur usage, les clôtures
peuvent être plus ou moins
hautes, plus ou moins trans-
parentes.CLARA 4
La végétation fait partie inté-
grante du projet architectu-
ral parce qu’elle marque un
paysage au même titre que
l’architecture.
L’arbre, la haie bocagère, le
mail planté, les plantations
d’alignement, le verger, le jar-
din d’agrément ou potager, le
square, le parc sont autant
d’éléments qui expriment
de manière traditionnelle
et variée une animation de
l’espace paysager rural ou
urbain.
Traditionnellement,les arbres
et les jardins prolongent le
paysage en réalisant des
transitions plus ou moins
lentes entre l’espace rural et
l’espace bâti.
Ils permettent d’équilibrer les
masses bâties et de garantir
l’intégration des construc-
tions dans l’environnement.
Pour assurer la valorisation de nos villes et villages, il est né-
cessaire d’accompagner les constructions de végétaux qui,
selon leur mise en oeuvre, assureront des rôles différents.
Un rôle bioclimatique :
• pour lutter contre les vents, lorsque l’élément végétal s’orga-
nise sous la forme de haie brise-vent.
• pour assurer une protection contre le soleil d’été, si le végétal
est suspendu à une pergola ou s’il est constitué d’un ensemble
à feuilles caduques,…
Un rôle d’agrément :
Lorsqu’il accompagne et met en valeur une construction.
Dans ce cas, le choix des végétaux doit cependant s’accorder
avec le paysage pour assurer la bonne continuité de l’image
diffusée.
Il devra également s’adapter au climat comme au sol.
Un rôle de délimitation de propriété et de protection :
Lorsqu’il est implanté sur les limites séparatives des proprié-
tés. Dans ce cas, il convient d’éviter les haies uniformes et
opaques au profit de haies vives aux essences variées qui, en
plus de leur effet de transparence, contribueront à rompre
la monotonie au fil des saisons grâce à leur feuillage et leur
éventuelle floraison.
Quel que soit l’usage affecté au végétal, il est primordial :
• de conserver les alignements existants.
• de préserver la végétation spontanée, de l’entretenir pour
favoriser son développement.
• de privilégier les plantations en pleine terre et d’éviter la
multiplication des jardinières.
• de planter des essences rustiques et champêtres en mélange
plutôt que des essences horticoles et exotiques : proscrire
l’utilisation de Laurière (Prunus Laurocerasus).
Le végétal
En association avec le bâti ancien, le végétal participe à la mise
en valeur des constructions mais il peut aussi assurer la valo-
risation et l’animation de l’espace public par l’intermédiaire
d’interventions ponctuelles sans pour autant que celles-ci
viennent encombrer l’espace public. La mise en oeuvre de
plantes grimpantes en offre ainsi un bel exemple.
En association avec le bâti contemporain, on constate un ap-
pauvrissement du paysage lié aux choix des végétaux mis en
oeuvre : présence d’essences d’origine trop horticole, répé-
tition d’essences, conception de haies mono-spécifiques,…
La transition entre l’espace bâti et la campagne devient ainsi
brutale et génère des ruptures.Les essences
du Sicoval
à titre indicatif
Arbres de hautes tiges
Chêne vert
Chêne pubescent
Erable champêtre
Merisier
Orme champêtre
Frêne commun
Marronnier d’inde
Saule blanc
Alisier blanc
Pommier sauvage
Mûrier noir
Cerisier
Figuier
Arbre de Judée
Micocoulier
Cormier
Amandier
Arbustes pour haies mixtes
Fusain
Néflier commun
Cornouiller sanguin
Viorne
Prunellier
Noisetiers
Lilas
Berbéris persistant
Sureau noir ou rouge
Amélanchier des bois
Chèvrefeuille
Genet d’Espagne
Cotonéaster
Mahonia commun
Troène
Laurier tinToulousain
Si@va!
Les matériaux de construction : les murs
FICHE
CONSEIL
5
Pour être écologique, un mur
doit satisfaire à plusieurs cri-
tères et notamment être fa-
briqué à partir de matériaux
naturels et renouvelables.
Construction - 2014
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Les briques
Créée en 1999, la brique « monomur »
permet la réalisation de murs à la fois
porteurs et isolants sans nécessiter la
pose de doublage intérieur. Un simple
enduit de plâtre suffit.
La pose à joints minces entraîne une
finition parfaite, augmente de 10 à 20
% les performances thermiques grâce
à la réduction des ponts thermiques,
améliore de 20 à 40 % le gain de temps
par rapport à la maçonnerie traditionnelle grâce à une gestion
du mortier simplifiée sur le chantier et 98 % d’eau consommée
en moins.
Le béton cellulaire
Fabriqués exclusivement à partir de
matières premières naturelles (sable,
ciment, chaux, gypse et poudre d’alu-
minium), ces blocs contiennent 80%
d’air, facilitant leur mise en oeuvre et
permettant une bonne hygrorégula-
tion en captant l’humidité intérieure.
Le bois
Sa bonne tenue sur le plan écologique en fait un fleuron de
l’habitat durable. Il s’agit en effet d’un matériau renouvelable,
qui nécessite peu d’énergie pour sa transformation. Par ail-
leurs, ses proprietés naturelles en font un champion de l’iso-
lation thermique.
La terre crue
Elle présente un excellent bilan énergétique (peu de trans-
port, pas de tansformation), avec des propriétés acoustiques
et hygrométriques intéressantes. Son principal inconvénient
réside dans sa mise en oeuvre qui nécessite du temps, de la
main d’oeuvre et du savoir-faire.
Plusieurs techniques de mise en oeuvre existent la bauge,
le pisé, les adobes, les BTC (blocs de terre comprimée), le
torchis.
La paille
Elle offre un excellent bilan énergétique.
Les bottes de paille sont assemblées à la manière de gros
cubes, structurés par une ossature bois, puis revêtu d’un en-
duit (intérieur et extérieur) lequel est réalisé à partir de terre
ou de chaux et permet de solidifier l’ensemble et de le rendre
imperméable.
Et bien d’autres : brique de chanvre,…Les matériaux tradition-
nels ont aussi leur mot à
dire.
Le bloc béton
Autrement dit le parpaing, il est le produit de construction le
plus utilisé en France. Son coût unitaire est réduit ce qui le
positionne comme l’un des matériaux les moins chers.
Il est conçu pour être posé à joint mince, d’où un gain de
temps de l’ordre de 30 % lors de sa mise en oeuvre.
La brique traditionnelle
En terre cuite, elle est fabriquée avec des argiles cuites à très
haute température et compressées.
Facile d’utilisation et très résistante, elle offre un confort ther-
mique deux fois supérieur au parpaing.
Elle a l’avantage d’être un matériau entièrement naturel au-
quel il faut néanmoins adjoindre une couche isolante.
Elle est aussi convertie à la pose de joints minces ce qui ren-
force encore ses capacités isolantes.val Le Sud-Est Toulousain
Les matériaux de construction :
les isolants
FICHE
CONSEIL
6
Isoler sa maison du sous-sol aux
combles est essentiel pour maî-
triser les coûts, conserver la cha-
leur l’hiver et garder de la fraîcheur
l’été.
Les nouveaux matériaux tout aus-
si performants thermiquement,
mais surtout plus écologiques
que les isolants conventionnels
comme le polystyrène, les polyu-
réthanes ou les laines minérales,
permettent de palier aux risques
d’allergies cutanées et respira-
toires.
Il existe désormais toute une
gamme d’isolants naturels et éco-
logiques, simples à poser et sur-
tout sans danger pour l’homme.
Construction - 2014
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Les matériaux d’origine animale
La laine de mouton :
Pour être performante, elle doit être traitée contre le feu et les in-
sectes. Perméable à la vapeur d’eau, elle présente une excellente
résistance à l’humidité. Elle est bien sûr inodore puisqu’elle est
lavée de son suint.
La plume de canard et d’oie :
C’est un excellent isolant phonique et thermique. Perméable à
la vapeur d’eau, elle présente une excellente résistance à l’hu-
midité.
Les matériaux d’origine végétale
Le liège expansé :
Ce matériau est très résistant aux acides et aux rongeurs sans
aucun rajout de colle. C’est une matière première renouvelable
mais cela demande le temps nécessaire pour que l’écorce se
forme sur l’arbre (environ 10 ans). Il ne convient donc pas à un
usage de masse.
La laine de chanvre :
Léger et recyclable, il n’est ja-
mais attaqué par les insectes,
ni les rongeurs. La laine de
chanvre devra cependant re-
cevoir un traitement ignifuge.
La ouate cellulose :
Elle est issue pour l’essentiel du recyclage du papier journal dé-
fibré et broyé. Elle se pose assez simplement à la main et permet
d’économiser 26,4 % d’énergie par rapport à la laine de verre.
La paille :
Elle est compressée sans liant chimique. Ses qualités thermiques
et phoniques sont remarquables.
La fibre de bois :
Les panneaux en fibres de bois (avec ou sans liant naturel extrait
du maïs) constituent un isolant écologique complet à un prix
très abordable.
Flexibles puisque semi-rigides à rigides, de haute densité, ils sont
adaptés au doublage de murs, cloisons et isolation en toiture,
sans tassement, pour une protection élevée contre le froid et les
chaleurs estivales, ainsi qu’une isolation phonique.
NB : existe également en sous-couche phonique comme support de
revêtement de sol, idéale à la pose
Lorsque le matériaux est soufflé, il peut être mis en œuvre plus
facilement et on obtient une meilleur efficacité.Si@val Toulousain
APPORT DE L'ISOLATI gaz Produit d'isolation utilisé : laine de verre ISOVER R=3,15 (murs) et R=5,5 (toiture) ON - Cas réel d'une maison avec chauffage au
6440€ don faure intl 4800€ TTC/an 2256€ TTC/an ent 880€ TTC 2 solant 1896€ TTC pose 3664€ TTC
Pont thermique
d'un plancher
Traitement par planelle isolant d'un pont
entre un
et un mur extérieur isolé par l'intérieur
Les techniques d’isolation
FICHE
CONSEIL
7
Un investissement
écologique
Dans le but de réduire la consom-
mation énergétique d’une maison,
l’isolation est garante d’efficacité
pour le neuf comme pour la rénova-
tion. Elle doit limiter au maximum
le passage de calories dans un sens
comme dans l’autre, pour garder
l’air chaud à l’intérieur l’hiver et évi-
ter que la chaleur ne rentre en été.
La première énergie économisée est
celle qui n’est pas consommée.
Un investissement
économique
Une bonne isolation, c’est la cer-
titude d’une réduction des déper-
ditions thermiques, limitant ainsi
les consommations de chauffage
et de climatisation. L’isolation des
logements reste l’investissement le
plus rentable si vous gardez en tête
que chauffage et climatisation re-
présentent jusqu’à 60% des besoins
en énergie d’un bâtiment.
Développement durable - 2014
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L’isolation par l’intérieur
Il s’agit de placer le matériau isolant « du côté chaud » des
murs périphériques, c’est la méthode la plus répandue en
France.
Elle est applicable à tous les matériaux, sous toutes les formes.
Panneaux, laines ou même vrac peuvent ainsi être mis en
œuvre pour isoler une pièce ou l’intégralité d’un logement
par l’intérieur. Cette technique présente toutefois un incon-
vénient : habillant par l’intérieur les pièces, elle néglige les
points faibles de la construction que sont les jonctions mur/
plancher, mur/balcon, mur/toiture et les encadrements de
fenêtres; il s’agit des ponts thermiques. Une bonne isolation
par l’intérieur nécessite donc un traitement des ces ponts
thermiques à l’aide de rupteurs.
L’isolation par l’extérieur
Bien adaptée à la rénovation, cette technique permet d’amé-
liorer l’isolation d’un logement sans qu’il ne soit besoin de
toucher aux pièces et donc aux finitions intérieures. Elle re-
pose sur un doublage des murs extérieurs par « le côté froid ».
Cette technique de pose permet de profiter au maximum de
l’inertie thermique (cf. verso) d’un mur existant et surtout elle
offre un « manteau isolant » qui enveloppe la totalité du bâti-
ment, limitant fortement les ponts thermiques. En pratique,
ce sont le plus généralement des panneaux qui sont utilisés
à cette fin. On ajoute ensuite un parement extérieur, bardage
ou enduit, pour la finition.L’isolation répartie
Technique liée au gros œuvre, où la mise en place doit être
prise en compte dès la conception du projet. Les matériaux
dont il est ici question ont la propriété d’être à la fois porteurs
et thermiquement performants : on parle alors de murs à « iso-
lation répartie ».
Les propriétés isolantes de ces éléments de construction re-
posent sur une forte présence d’air dans le matériau. Le trai-
tement des ponts thermiques est naturellement assuré par le
matériau sans y adjoindre de rupteurs de ponts thermiques.
L’été, l’inertie lourde de la structure assure l’écrêtage des pics
de chaleur. Parmi les autres avantages, citons l’absence de
dégagement de COV (composés organiques volatils) et l’étan-
chéité à l’air de la construction.
Brique mono mur en terre cuite (brique collée)
Béton cellulaireSi@ual Le Sud-Est Toulousain
tuile faîtière mortier
pose sur chevron
en triangle
La toiture dans le territoire du Sicoval
FICHE
CONSEIL
8
Construction - 2014
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La toiture traditionnelle
Les toitures traditionnelles traduisent l’identité du territoire
du Sicoval. Il est important de les conserver dans leur dispo-
sition d’origine et de les restaurer avec le souci de préserver
le patrimoine.
Sur l’ensemble du territoire, les toitures se caractérisent par
des pentes faibles comprises entre 25% et 35%, couvertes de
tuiles canal, de terre cuite d’un ton rouge brun. La toiture com-
prend le plus souvent deux pans avec un faîtage implanté
parallèlement aux courbes de niveau lorsque la construction
est située sur un terrain en pente, ou parallèlement aux voies
de desserte, en zone urbaine. Deux types de tuiles sont pré-
conisées sur le territoire du Sicoval.
Les tuiles dites « canal » : La tuile canal est posée de telle
sorte que l’on alterne le côté arrondi dessous et le côté ar-
rondi dessus. Les tuiles de courant (dessous) sont fixées à la
charpente avec du mortier. Puis on pose les tuiles de couvert
(dessus) à cheval sur les tuiles de courant.
Les tuiles dites « romanes » : La tuile romane est une tuile
différente de la tuile canal bien que son aspect soit similaire.
Une partie plate complémentaire de la partie demi-ronde
permet un emboîtement. Elle est utilisable dans le cadre d’une
rénovation.
Technique de mise en œuvreCARO HELSE
VOUISE
Bac
CONTRE LATTE
LSCLAUT ADKE
cHERON
— Végétation
Couche de plantation
- Couche filtrante
T Couche de drainage
£ Couche absorbante et de protection
Revêtement d'étanchéité anti-racine
+ Isolant thermique
Pare-vapeur
——— Elément porteur
La toiture plate :
alternative à la toiture traditionnelle
La toiture terrasse a une faible pente, inférieure à 8%. Elle est
une alternative à la toiture traditionnelle. Ce type de toiture
nécessite un élément porteur robuste, une étanchéité parfaite,
une bonne captation et élimination des eaux de pluies. Le bac
acier ou la toiture végétale constituent deux solutions pour
traiter la toiture terrasse.
Bac acier : La toiture en bac acier est faite de tôles d’acier ner-
vurées, c’est-à-dire présentant des ondulations en U faible-
ment creux. Ces tôles sont conçues pour s’emboîter les unes
dans les autres afin d’assurer une toiture étanche.
Toiture végétalisée : Elle offre une excellente isolation acous-
tique, de l’inertie et permet une bonne rétention des eaux
de pluie. Ce type de toiture permet aussi d’avoir des effets
bénéfiques d’un point de vue esthétique et environnemental.
Dans notre territoire, il faut recourir à la mise en place de
plantes grasses de type Sébum qui ne nécessitent pas d’ar-
rosage.
Toiture avec membrane photovoltaïque : Il s’agit d’une
membrane d’étanchéité synthétique sur laquelle sont intégrés
des modules photovoltaïques souples produisant de l’électri-
cité facile a mettre en œuvre.
Coupe sur acrotère Coupe de principeÀ du ge LU Clim, ss x
val Le Sud-Est Toulousain
FICHE
CONSEIL
9
Récupération et rétention
des eaux de pluie
L’eau n’est pas une ressource
inépuisable.
Préservons-la.
Qu’il s’agisse d’arroser le jar-
din, de nettoyer la voiture,
d’alimenter les toilettes, il
existe une solution écolo-
gique : la récupération des
eaux de pluie.
—
Le principe est simple.
Lorsqu’il pleut, l’eau ruisselle
sur la toiture et elle est ache-
minée par les gouttières dans
le milieu naturel.
Le principe est de récupérer
l’eau en sortie de gouttières
en installant une cuve.
Plusieurs systèmes de récu-
pération d’eau existent, du
simple collecteur à la cuve
enterrée.
Associé à un système de ré-
tention, cela permet aussi de
se préserver des inondations.
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68 ë Fe Vitrage simple Double vitrage D
6mm 6.126 Ar K=31
s K=28 SFs K=30 K=5,7 ärgon K=28
Krypton K=26
Menuiseries et vitrages
FICHE
CONSEIL
10
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Menuiseries
On trouve aujourd’hui des menuiseries en aluminium, en PVC
ou en bois massif.
Menuiseries en PVC : Sans entretien et très isolant, le PVC
offre le meilleur rapport qualité-prix. Les profilés sont consti-
tués de parois minces en PVC séparées par une multitude de
chambres d’air qui les rendent isolants. Aujourd’hui, on trouve
des PVC en couleurs avec des profils affinés.
Menuiseries en aluminium : Grâce à des profils très fins et à
une large palette de couleurs, l’aluminium séduit par sa dis-
crétion et son côté tendance. Sa rigidité permet de réaliser de
grandes portées. Il résiste à la corrosion et à l’humidité. Il est
facile d’entretien. En revanche, son isolation est très mauvaise;
pour y remédier, il convient d’opter pour un châssis à rupture
de ponts thermiques.
Menuiseries bois : Le bois, symbole d’authenticité et de tradi-
tion, est un produit noble, chaleureux, durable et isolant. Ses
atouts en font un matériau très apprécié pour les menuiseries.
Il présente cependant l’inconvénient d’un besoin d’entretien
régulier.
Vitrages
Responsable de 5 à 30 % des déperditions thermiques d’une
maison, les vitrages ont longtemps été le maillon faible de
l’enveloppe. Aujourd’hui, leurs performances approchent
celles des murs, sans empêcher la lumière ou la chaleur de
rentrer. Différentes mise en œuvre permettent, plus ou moins
bien, ce procédé.
Le simple vitrage : Il est le résultat de la fabrication du verre
plat.
Le double ou triple vitrage : Le principe est d’emprisonner
une lame d’air entre deux feuilles de verre. L’air, présentant
une bonne résistance thermique, confère à l’ensemble des
propriétés d’isolation thermique, mais aussi une bonne iso-
lation phonique.Si@va! Toulousain
moins de 10% moins de 10%
10 heures
et plus
de 30% à 50% de 70% à 85%
Une énergie de plus en plus séduisante
Le chauffage au bois connaît une progression régulière ces
dernières années. Les ventes d’appareils augmentent d’en-
viron 5 % par an. Aujourd’hui, près de 6 millions de ménages
utilisent un appareil de chauffage au bois, la plupart du temps
en complément d’une autre source d’énergie. Le choix de votre
équipement dépendra de vos besoins (chauffage de base ou
d’appoint), de la surface à chauffer et de votre budget. Inserts,
poêles ou chaudières, il y en a pour tous les cas.
Les différents
appareils
Pour se chauffer au
bois, on a le choix entre
trois types d’appareils :
Le foyer fermé : Grâce
à une vitre qui ferme
le foyer, la cheminée
chauffe 6 à 7 fois plus
qu’une cheminée clas-
sique (foyer ouvert). Elle consomme moins de bois de chauf-
fage et a une autonomie de 10 heures. Couplée avec un dis-
tributeur de chaleur, cela permet de chauffer les autres pièces
grâce à un réseau de gaines qui vont insuffler de l’air chaud,
récupéré dans la hotte de la cheminée.
L’insert : Cet appareil constitue une bonne solution quand
on possède déjà une cheminée. Ce foyer, équipé d’une face
vitrée, se place dans une cheminée existante pour améliorer
ses performances énergétiques.
Le poêle : il fonctionne avec des bûches ou avec des granulés;
son rendement est amélioré car il brûle les gaz issus de la com-
bustion, ce qui permet de récupérer de l’énergie. Les poêles
en fonte ou matériaux réfractaires offrent une grande inertie,
accumulant de la chaleur avant de la restituer.
Les chaudières à bois
Les chaudières vont chauffer l’eau, qui transmettra à son tour
ses calories via les radiateurs, ou un plancher chauffant. Elles
assurent aussi la production d’eau chaude sanitaire. Il existe
deux grandes familles. Les chaudières à chargement manuel
fonctionnent avec des bûches que l’on place dans le foyer. Les
chaudières automatiques fonctionnent avec des granulés
ou des plaquettes. L’alimentation de ce type de chaudière est
programmée et automatique.
Chauffage
bois
FICHE
CONSEIL
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Un investissement
écologique
Se chauffer au bois, c’est préserver
notre environnement, en limitant la
production de gaz à effet de serre.
Vérifiez bien la proximité d’une fi-
lière d’approvisionnement avant
de vous équiper et préférer la mise
en place d’équipements labellisés
« flamme verte 5*.
Un investissement
rentable
Première énergie renouvelable en
France, le bois est le combustible le
moins cher du marché. Ce mode de
chauffage reste le plus économique.
Un crédit d’impôt
Soleval, agence locale de l’énergie
et du climat est présent sur le ter-
ritoire du Sicoval pour vous in-
former et vous accompagner dans
vos démarches et vos choix. Tél. :
05.61.73.38.81
Le bois,
sous quelle forme ?
La bûche : Forme traditionnelle,
c’est également la plus répandue
et la moins coûteuse. Seul défaut :
l’alimentation du foyer doit se faire
manuellement.
Les plaquettes : Bois déchiqueté,
plus chères mais l’ alimentation est
automatique. Plutôt utilisées dans
les chaudières centrales.
Les granulés : Sciure compressée
faite à partir de sous produit du
bois. Alimentation automatique,
produit plus coûteux.
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Principe du doublet géothermique
Pompe Échangeur
d'injection. | [ Tnt Lthermique
Forage Forage de
Pompe de
Eau Eau
froide chaude
ET nn 0
Capteurs horizontaux
0,60 à 1,20 m de profondeur
Capteurs verticaux
jusqu'à 80m de profondeur
Les pompes à chaleur
FICHE
CONSEIL
12
Un investissement
écologique
Chauffer son habitation avec une
pompe à chaleur, c’est se soucier des
enjeux du réchauffement climatique
actuel et affirmer sa volonté de proté-
ger notre planète.
Une pompe à chaleur génère trois à
quatre fois moins de CO2 qu’une chau-
dière à énergie fossile.
Un investissement
rentable
Outre son très faible taux d’émission de
CO2, cette source d’énergie alternative
permet de réaliser des économies non
négligeables, d’autant plus si la maison
est très bien isolée.
Malgré un investissement lourd à
l’achat, une pompe à chaleur se ren-
tabilise assez rapidement (maximum
5 ans).
Pompe à chaleur réversible
La pompe à chaleur réversible permet
la climatisation en été.
Ainsi, toute l’installation de chauffage
peut être commandée et régulée en
fonction de la température extérieure.
Les pompes à chaleur avec régulation
pièce par pièce sont destinées à chauf-
fer en hiver et rafraîchir en été tous
types d’habitation. Il est par ailleurs
possible de chauffer l’eau d’une pis-
cine par l’adjonction d’un kit piscine.
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Pompes à chaleur géothermiques
La pompe à chaleur (PAC) géothermique puise la chaleur dans le
sol, ou dans une nappe phréatique dans les sous-sols à proximité
de l’habitation, puis entretient et diffuse cette chaleur dans l’habi-
tation à l’aide d’un liquide calorifuge et d’un compresseur. Les PAC
géothermiques fonctionnent selon 3 principes de captage :
Pompes à chaleur aérothermiques
La pompe à chaleur aérothermique
puise la chaleur dans l’air extérieur,
réchauffe cet air avec un système de
compression, puis le diffuse dans
l’habitation (planchers, radiateurs).
Cette solution ne demande pas de
mise en place lourde. Cependant,
elle consom-me deux fois plus que
la géothermie, son coût d’utilisation
est donc plus élevé.
Puissance
Le coefficient de performance (COP) est un élément impératif à
prendre en compte lors de l’achat d’une pompe à chaleur. Il ren-
seigne sur le rapport entre la puissance thermique produite et la
puissance prélevée (gaz et électricité).
Investissement/Consommation
Soleval, agence de l’énergie et du climat est présent sur le territoire
du Sicoval pour vous informer et vous guider dans vos choix.
Tél. 05.61.73.38.81
Captage
horizontal :
Les capteurs sont
déroulés horizon-
talement. Pour une
maison de 100m², on
utilise en moyenne
150m² de terrain.
Captage vertical :
Plus onéreux, le cir-
cuit consiste en un
tube formant une
boucle verticale.
Captage sur nappe
phréatique :
Cela implique la ré-
alisation de deux
forages. On ne peut
réaliser ce type d’ins-
tallation que sur une
nappe dont le débit
est suffisant toute
l’année.val Le Sud-Est Toulousain
Utiliser l’énergie du soleil
FICHE
CONSEIL
13
Le soleil émet jusqu’à la
Terre des particules d’éner-
gie grâce à son rayonnement.
Cette énergie est captée par
l’intermédiaire de panneaux
avant d’être transformée en
chaleur ou en électricité.
Lorsque le rayonnement so-
laire est transformé en cha-
leur, on parle d’énergie ther-
mique.
Lorsqu’il est transformé en
électricité, on parle d’énergie
photovoltaïque.
Une solution écologique
qui permet, entre autre, de
chauffer sa maison à moindre
frais.
Aides financières
Soleval, agence locale de
l’énergie et du climat est
présent sur le territoire du Si-
coval pour vous informer et
vous accompagner dans vos
choix.
Tél. 05.61.73.38.81
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Le chauffage solaire thermique
Le chauffage solaire
thermique permet de
produire de l’eau chaude
sanitaire et d’alimenter
un système de chauffage.
Pour cela on utilise un
« capteur thermique »
composé de tuyaux de
cuivre, dans lesquels
transitent de l’eau, le tout
placé derrière une plaque
de métal noir qui absorbe
les rayonnements lumi-
neux.
L’eau circulant dans les tuyaux est donc chauffée.
Elle est ensuite injectée directement dans un plancher chauf-
fant ou dans des radiateurs « basse température » (de grandes
dimensions). Cette technique assure jusqu’à 60 % des besoins
en chauffage et eau chaude. Un système d’appoint reste tou-
tefois indispensable pour prendre le relai en cas de besoins.
L’énergie photovoltaïque
Le solaire photovol-
taïque consiste à conver-
tir l’énergie du soleil en
électricité à l’aide de pan-
neaux solaires.
Le courant produit est di-
rigé dans un ondulateur
placé dans la construc-
tion qui a pour mission
de transformer l’éner-
gie produite en courant
compatible avec le réseau
électrique classique.
Toutefois, deux points
essentiels doivent être
étudiés : l’orientation et
l’inclinaison du toit.
Une pente d’au moins 30
%, tournée vers le Sud
reste le meilleur empla-
cement pour les capteurs.