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Déliberation - D2025G03 Annexe 2025 Reglement interieur tampon
Document publié le Vendredi 5 décembre 2025 par la commune de Paimbœuf.
Lien du pdf (Déliberation - D2025G03 Annexe 2025 Reglement interieur tampon)
Thèmes du document : Travail et emploi, Dialogue social, Transports,
Règlement intérieur
Comité Social Territorial du 5 décembre 2025
Conseil Municipal du 15 décembre 20252
PREAMBULE
Le règlement intérieur n’est pas une obligation dans une collectivité. Il a pour vocation d’organiser la vie de la collectivité en formalisant un ensemble de règles et de dispositions internes constituant un cadre de référence visant « au mieux vivre ensemble ». En soi, il répond à l’un des objectifs de la qualité de vie au travail.
✓ C’est un outil facilitateur pour les agents qui connaissent ainsi les règles et principes de la collectivité, mais également pour les encadrants qui s’y réfèrent dans le pilotage managérial du quotidien.
✓ C’est aussi un outil dynamique dans la mesure où il prend en compte les évolutions du monde du travail (que ce soit en termes de normes et d’usages).
Son élaboration s’effectue dans le cadre du dialogue social. Il est soumis pour avis au comité technique avant son adoption et lors de révisions réglementaires.
Pierre angulaire des fondamentaux à connaître pour un agent de la collectivité, il s’articule avec d’autres documents ressources humaines, que ce soit le livret d’accueil, des notes à l’attention du personnel, des documents thématiques.3
SOMMAIRE
I. Généralités .................................................................................................................................................... 4
A. Objet et Champs d’application ................................................................................................................ 4
B. Affichage et diffusion ............................................................................................................................... 4
II. Notions statutaires générales...................................................................................................................... 4
A. Droits et Obligations ................................................................................................................................ 4
B. Grade et emploi ........................................................................................................................................ 5
C. Régime de travail...................................................................................................................................... 5
D. Surveillance médicale .............................................................................................................................. 5
III. Organisation du travail ............................................................................................................................ 6
A. Durée de travail ........................................................................................................................................ 6
B. Garanties minimales ................................................................................................................................ 8
C. Travail effectif ........................................................................................................................................... 8
D. Modalités d’aménagement du temps de travail ................................................................................... 10
E. Réduction du temps de travail .............................................................................................................. 10
F. Congés annuels / CET / Autorisations d’absences ............................................................................. 12
G. Droit de grève ......................................................................................................................................... 16
IV. Règles de vie internes............................................................................................................................ 16
A. Comportement professionnel ............................................................................................................... 16
B. Accès aux bâtiments et parkings.......................................................................................................... 16
C. Locaux communs : salle de restauration / salle de pause ................................................................. 16
D. Usage du matériel professionnel .......................................................................................................... 16
E. Usage et conduite des véhicules .......................................................................................................... 16
F. Frais de mission ..................................................................................................................................... 17
G. Protection de l’environnement .............................................................................................................. 17
H. Sorties pendant les heures de travail ................................................................................................... 17
I. Accès au dossier individuel .................................................................................................................. 17
J. Convivialité ............................................................................................................................................. 17
K. Usages numériques et informatiques .................................................................................................. 17
VII. Procédure disciplinaire .......................................................................................................................... 18
A. Retards et absences............................................................................................................................... 18
B. Sanctions disciplinaires ........................................................................................................................ 18
C. Droits de la défense ............................................................................................................................... 18
VIII. Entrée en vigueur et révision ................................................................................................................ 184
I. Généralités
A. Objet et Champs d’application
Le règlement intérieur est composé d’un règlement général et d’annexes spécifiques. Destiné à organiser la vie et les conditions d’exécution du travail dans la collectivité, il fixe les règles générales relatives à l’organisation des services, au comportement professionnel des agents, à l’hygiène et la sécurité et les règles générales relatives à l’exercice du droit de grève. Il peut être complété par des notes de services.
Il s’applique à tous les personnels employés par la Ville quel que soit leur statut (fonctionnaires titulaires ou stagiaires, agents contractuels de droit public ou de droit privé). Il concerne l’ensemble des locaux et des lieux d’exécution des missions (lieux de travail, salle de pause, parking, …).
Il s’applique également aux personnes extérieures à la collectivité mais y travaillant ou y effectuant un stage dans la mesure où ses dispositions peuvent les concerner. Elles doivent notamment se conformer aux dispositions relatives à l’hygiène et à la sécurité.
B. Affichage et diffusion
Remis à tous les agents déjà en poste et aux nouveaux agents, il sera également mis à disposition sur les lieux de travail et fait l’objet d’un affichage sur les panneaux d’informations du personnel. Tout agent est en mesure d’en prendre connaissance.
II. Notions statutaires générales
A. Droits et Obligations
Les agents exercent leurs fonctions avec dignité, impartialité, intégrité et probité. Dans l'exercice de leurs fonctions, ils sont tenus à l'obligation de neutralité. Ainsi, les agents ne sont pas autorisés à exprimer leurs opinions politiques et philosophiques ou leurs croyances religieuses d’une façon qui serait susceptible de porter atteinte à l’impartialité et à la neutralité du service public.
Les agents sont tenus au secret professionnel dans le cadre des règles instituées dans le code pénal. Ils doivent faire preuve de discrétion professionnelle pour tous les faits, informations ou documents dont ils ont connaissance dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de leurs fonctions. En dehors des cas expressément prévus par la réglementation en vigueur, notamment en matière de liberté d'accès aux documents administratifs, ils ne peuvent être déliés de cette obligation de discrétion professionnelle que par décision expresse de l'autorité dont ils dépendent.
Les agents veillent à faire cesser immédiatement ou à prévenir les situations de conflit d'intérêts dans lesquelles ils se trouvent ou pourraient se trouver. La collectivité est tenue de protéger l’agent contre les menaces, violences, voies de fait, injures ou outrages dont il pourrait être victime à l’occasion des fonctions.
Les agissements qualifiés de harcèlement sexuel et harcèlement moral sont condamnés sur les plans disciplinaire et pénal. L’autorité territoriale a obligation de prendre en compte tous signalements par tout agent s’estimant victime de violence, discrimination, harcèlement sexuel ou moral et d’agissements sexistes ainsi que par les personnes témoins des actes concernés et de se mettre en relation avec le Centre de Gestion pour les suites à donner à ces signalements.
Les agents consacrent l'intégralité de leur activité professionnelle aux tâches qui leur sont confiées. Ils ne peuvent exercer, à titre professionnel, une activité privée lucrative de quelque nature que ce soit, sauf exception et sur autorisation expresse de l’autorité territoriale. Pour tout renseignement sur les règles de cumul avec une activité privée lucrative ou une activité accessoire (autre collectivité ou administrations), l’agent prend contact avec la DRH.5
Le droit à la formation professionnelle participe au développement des compétences professionnelles des agents dans l’intérêt, du public, de l’agent et de la collectivité. L’accès à la formation est encadré par les dispositions réglementaires et le plan de formation annuel.
Tout agent, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l'exécution des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public.
B. Grade et emploi
L'article L411-5 du CGFP portant droits et obligations des fonctionnaires, pose le principe de la séparation entre grade et emploi. Le fonctionnaire territorial est titulaire de son grade et non de son emploi.
Un cadre d'emploi regroupe les fonctionnaires soumis au même statut particulier, titulaires d'un grade leur donnant vocation à occuper un ensemble d'emplois. Chaque titulaire d'un grade a vocation à occuper certains des emplois correspondant à ce grade.
L’emploi se définit par les missions, les activités attendues telles que définies dans la fiche de poste.
C. Régime de travail
Les emplois sont créés à temps complet ou non complet.
✓ Un emploi à temps complet correspond à la durée légale du temps de travail.
✓ Un emploi à temps non complet permet de répondre à un besoin correspondant à une durée hebdomadaire inférieure à la durée légale du travail dans la fonction publique applicable au cadre d’emplois. Dans ce cadre, la durée du travail est alors imposée au fonctionnaire, contrairement aux cas d’exercice des fonctions à temps partiel.
C’est bien l’emploi, et non le fonctionnaire, qui est « à temps non complet ».
Les fonctionnaires titulaires et stagiaires, ainsi que les agents contractuels (sous condition d’ancienneté), peuvent, s'ils remplissent les conditions exigées, exercer leur service à temps partiel. Selon les cas, cette autorisation est soit accordée de plein droit, soit soumise à appréciation en fonction des nécessités de service. Le bénéfice d’un temps partiel sur autorisation n’est pas possible pour les agents exerçant à temps non complet.
D. Surveillance médicale
Les employeurs territoriaux doivent disposer pour leurs agents d'un service de médecine préventive. La surveillance de l’état de santé s’effectue par des visites médicales et des entretiens périodiques de santé au travail. Le personnel est tenu de se soumettre aux visites médicales obligatoires et aux visites d’embauche et de reprise du travail prévues en matière de médecine du travail, ainsi qu’aux examens complémentaires qui pourraient lui être demandés par le médecin du service de médecine professionnelle et préventive. L’autorité territoriale, en cas de doute sur l’aptitude physique de l’agent, peut exiger un certificat de reprise du médecin traitant, ou du médecin de prévention, ou encore demander un contrôle de l’aptitude par un médecin agréé.
Les déplacements et visites médicales à la demande de l’employeur se font sur le temps de travail.6
III. Organisation du travail
A. Durée de travail
Décret n°2000-815 du 25 août 2000
Le temps de travail effectif s'entend comme le temps pendant lequel les agents sont à la disposition de leur employeur et doivent se conformer à ses directives sans pouvoir vaquer librement à leurs occupations personnelles.
1. Durée du travail
Conformément à l’article premier du décret du 25 août 2000 relatif à l’aménagement et à la réduction du temps de travail, la durée de référence du travail effectif est fixée à 35 heures par semaine pour un agent à temps complet (exception faite de dispositions spécifiques à certains cadres d’emploi : professeur et assistant d’enseignement artistique). Le décompte de temps de travail effectif est réalisé sur la base d’une durée annuelle de travail effectif établie à 1607 heures, sans préjudice des heures supplémentaires susceptibles d’être effectuées au-delà de cette durée.
Les agents à temps complet exercent selon la durée hebdomadaire fixée à 35 heures. Ils peuvent demander à l’autorité territoriale d’exercer leur activité à temps partiel (demande de droit ou sur autorisation) L’organe délibérant peut également créer des postes à temps non complet : les agents nommés sur ces postes travaillent pour la durée hebdomadaire fixée par la délibération créant cet emploi. Ils peuvent également bénéficier à leur demande d‘un temps partiel de droit selon les règles applicables. Dans tous les cas, le temps partiel ne peut être inférieur à un mi-temps (50%).
La durée annuelle de temps de travail est fixe et calculée sur la base suivante :
Nombre de jours calendaires 365
Nombre de repos hebdomadaires - 104
Nombre de jours fériés (forfait) - 8
Nombre de jours de congés annuels - 25
TOTAL DE JOURS TRAVAILLÉS = 228
Nombre d’heures de travail / jour X 7
Nombre d’heures de travail / an = 1596
Arrondi à : 1600
Nombre d’heures journée de solidarité + 7
DURÉE ANNUELLE DE TRAVAIL EFFECTIF = 1607
Le ou les jours de congés supplémentaires appelés « jours de fractionnement » qui peuvent, sous condition, être accordés aux agents n’entrant pas en compte pour le calcul de la durée des 1607 heures et viennent donc diminuer d’autant la durée de travail effectif.
Des modalités d’aménagement du temps de travail peuvent être définies par la collectivité (cf paragraphe D, page 10).
2. Heures supplémentaires et complémentaires
Décret n°82-624 du 20 juillet 1982
Décret n°2022-60 du 14 janvier 2002
Décret n° 2020-592 du 15 mai 20207
2.1 MODALITÉS DE RÉALISATION
Les heures supplémentaires et complémentaires sont un temps de travail effectué exclusivement à la demande expresse du supérieur hiérarchique pour garantir l’exécution de missions de service public et ne peuvent relever de l’initiative ou la convenance personnelle de l’agent.
En conséquence, les heures de travail réalisées par les agents en dehors d’une demande ou validation par le supérieur hiérarchie ne sont pas comptabilisées. Elles sont prises en compte à partir de 15 minutes de travaux supplémentaires.
S’agissant du volume possible, un agent à temps complet ne peut réaliser plus de 25 heures supplémentaires par mois sauf circonstances exceptionnelles. Le dépassement exceptionnel de cette limite devra en tout état de cause respecter l’application des garanties minimales relatives au temps de travail.
Un état justificatif de réalisation doit être adressé par le supérieur hiérarchique sous couvert de sa direction à la DRH accompagnée des motifs d’exécution.
2.2 MODALITÉS DE RÉCUPERATION DES HEURES SUPPLÉMENTAIRES
Par principe, les heures supplémentaires font l’objet de récupération sous forme de repos compensateurs. Conformément à la réglementation en vigueur, ce temps de repos est égal à la durée des travaux supplémentaires (heure pour heure). Cependant lorsque ces travaux sont exécutés, la nuit, le dimanche ou les jours fériés, des majorations de récupération sont appliquées dans les même proportions que celles prévues en cas d‘indemnisation :
• Réglementairement, une heure supplémentaire de nuit réalisée entre 22 heures à 7 heures doit être récupérée à hauteur de 2 heures. La collectivité a décidé une majoration à partir de 21h. • Réglementairement, une heure supplémentaire du dimanche ou en jour férié doit être récupérée à hauteur d’1 heure 40. La collectivité a décidé une récupération à hauteur de 2h.
La récupération s’effectue sur accord préalable du supérieur hiérarchique, idéalement dans la semaine suivant leur réalisation. Réglementairement, elles doivent être récupérées dans les deux mois. Les heures générées sur une année N non récupérées au terme de cette année sont définitivement perdues.
Les heures travaillées dans le cadre des festivités font l’objet d’une feuille spécifique de validation « Autorisation spéciale de travail ».
2.3 MODALITÉS D’INDÉMNISATION DES HEURES SUPPLÉMENTAIRES
Les seules heures supplémentaires indemnisables sont les heures effectuées pour les périodes d’élection.
2.4 MODALITÉS DE RÉCUPERATION – D’INDÉMNISATION DES HEURES COMPLÉMENTAIRES
Décret n° 2020-592 du 15 mai 2020
Les heures complémentaires concernent les agents à temps non complet et les agents à temps partiel. Pour les agents à temps non complet, les heures complémentaires sont considérées comme telles lorsqu’elles dépassent le temps de travail hebdomadaire fixé par le taux d’emploi, dans la limite de 35 heures de travail. Au-delà il s’agit d’heures supplémentaires. Pour un agent à temps partiel, constitue une heure complémentaire toute heure de travail effectuée en dépassement de la quotité de travail dans la limite de son régime de temps de travail.
Les heures complémentaires sont, soit récupérées, soit indemnisées sachant que cette indemnisation ne bénéficie pas de majoration.8
B. Garanties minimales
Décret n°2000-815 du 25 aout 2000 article 3
L’organisation du travail doit respecter des garanties minimales de temps fixées par le code du travail et applicable à la fonction publique. Ces dispositions concernent les durées maximales de service, les périodes de repos, et sont applicables à tous les régimes de travail.
Période de travail Garanties minimales
Durée annuelle du temps de travail effectif 1607 heures
Durée maximale de travail hebdomadaire
(heures supplémentaires comprises)
48 heures maximum au cours d’une même semaine
44 heures en moyenne sur une période de 12 semaines
consécutives
Durée maximale quotidienne 10 heures de façon continue ou discontinue Amplitude maximale de la journée de travail 12 heures Repos minimum journalier 11 heures consécutives
Repos minimal hebdomadaire 35 heures consécutives comprenant en principe le dimanche
Pause 20 minutes pour une période de 6 heures de travail effectif Pause méridienne (pause repas) Durée au moins égale à 45 minutes.
Travail de nuit
Période de travail comprise entre 22 heures et 5 heures du
matin ou une autre période de 7 heures comprise entre 22
heures et 7 heures du matin
Des dérogations à ces garanties minimales peuvent intervenir dans deux situations et dans des conditions précises :
✓ Lorsque des circonstances exceptionnelles (par exemple, catastrophe naturelle, consultations électorales, troubles ou manifestations entravant le fonctionnement du service …) le justifient et pour une période limitée sur simple décision du responsable hiérarchique. Une information est alors effectuée immédiatement auprès des élu(e)s.
✓ Lorsque l’objet même du service public l’exige en permanence, notamment pour les professions chargées de la protection des biens et des personnes, après publication d’un décret en Conseil d’Etat.
Les événements annuels prévisibles et récurrents devront donc être, autant que possible, intégrés au cycle de travail.
C. Travail effectif
1. Les périodes assimilées au temps de travail
Sont assimilées à du temps de travail effectif :
✓ Les visites médicales et examens médicaux obligatoires liés au travail ou à la demande de l’employeur (y compris le temps de trajet)
✓ Les absences liées à la mise en œuvre du droit syndical : exemple des heures de délégation et de préparation des représentants du personnel.
✓ Les temps de réunions, heures de participation des agents à des commissions ou groupes de travail effectués à la demande de l’employeur.
✓ Les temps de formation professionnelle : selon décompte d’une durée de 7 heures par journée de formation ou décompte de la durée prévue au planning de l’agent si celui-ci est supérieur à 7h. ✓ Les pauses méridiennes lorsque l’agent ne peut quitter son poste de travail en raison de ses fonctions (Exemple des ATSEM).
✓ Les temps de vestiaire : il s’agit du temps consacré par l’agent à revêtir, sur le lieu du travail, avant le début de son service, et ôter, après la fin de son service, les vêtements de travail fournis par l’employeur et imposés pour des raisons d’hygiène, de sécurité et/ou obligation professionnelle et le temps passé à la douche. Sont concernés par le temps de vestiaire, les agents dont les vêtements de travail sont fournis par l’employeur.
✓ Le temps de pause9
2. Les périodes exclues du temps de travail effectif
Ne sont pas considérés comme du temps de travail effectif :
✓ La pause du repas du midi de 45 minutes minimum sauf cas particulier obligeant un agent à « demeurer à disposition » de son employeur.
✓ Le temps de trajet entre le domicile et le lieu de travail (à l’exclusion d’une période d’astreinte) ✓ Les jours de grève qui correspondent à un cas d’absence de service non fait et entraînent une retenue sur rémunération équivalent à la durée d’absence déclarée.
3. Les jours fériés
Chaque année, une circulaire ministérielle détaille les jours fériés et chômés lorsque les nécessités de service le permettent. Il est établi, pour le décompte de la durée annuelle de travail, un nombre forfaitaire moyen de 8 jours fériés est décompté.
Le 1er mai doit être obligatoirement chômé, à l’exception des services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail. Bien que chômée, cette journée est intégrée comme une journée de travail effectif au regard de la rémunération. Par conséquent, une journée du 1er mai travaillée par nécessité de service fait l’objet, soit d’un paiement en heures supplémentaires au taux des heures du dimanche et des jours fériés, soit d’un temps de récupération égale à la durée des heures effectuées majorée des dispositions en vigueur pour un dimanche ou jour férié.
Dans le cas où le jour férié coïncide avec un jour de repos hebdomadaire, aucun jour de repos supplémentaire n’est dû.
De même, les jours fériés ne sont pas récupérables s’ils correspondent à un jour ou l’agent ne travaille pas quel qu’en soit le motif.
4. La journée de solidarité
La loi du 30 juin 2004 relative à « la solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées » prévoit une journée supplémentaire de travail incluse dans le décompte de la durée annuelle de 1607 heures.
Dans tous les cas, le nombre de jours de congés annuels ne peut être réduit pour application de cette journée. La durée de 7 heures s’applique aux agents exerçant à temps plein et pour les agents à temps partiel ou à temps non complet au prorata de la quotité de travail effectif.
Elle peut être réalisée de trois manières différentes :
• Heures réelles de travail à effectuer par l’agent
• La suppression d’une journée de RTT
• Travailler un jour habituellement non travaillé à l’exception du 1er mai
D. Modalités d’aménagement du temps de travail
La collectivité a choisi la mise en place de modalités d’aménagement du temps de travail.
1. Régime de travail à 36H
Cycle hebdomadaire :
. Variante 1 : 36 heures hebdomadaires travaillées sur 5 jours
. Variante 2 : 36 heures hebdomadaires effectuées sur 4.5 jours.
. Variante 3 : 36 hebdomadaires effectuées sur 4 jours.
Cycle bi-hebdomadaire :10
. Variante 4 : 72 heures effectuées en deux semaines.
Cycle mensuel :
. Variante 5 : 144 heures sont effectuées chaque 4 semaines.
Les journées non travaillées sont planifiées en concertation avec le responsable de service.
Ces cycles de travail permettent aux agents de générer 6 jours de RTT par an.
CALCUL DES JOURS DE RTT - régime 36 heures
Nombre d’heures de travail / semaine 36
Nombre de jours de travail / semaine / 5
Nombre d’heures travaillées / jour = 7.20
Nombre de jours travaillés / an x 228
Nombre d’heures travaillées / an = 1648.80
Durée annuelle de travail effectif 1607.00
Différence heures travaillées / durée
annuelle de travail effectif
= 41.80
Nombre d’heures travaillées / jour / 7.20
Nombre de jours de RTT = 5.81
Nombre de jours de RTT (arrondi) = 6.00
2. Régime de travail adapté au rythme scolaire
Les Atsems ont un cycle de travail spécifique : 38h en période scolaire et 36h hors période scolaire.
La période des vacances scolaires à 36h permet aux agents de réaliser des tâches de « gros ménage » par exemple ou leur permettre de poser leur droit à congés annuels, les nécessités de service les obligeant une présence pendant le temps scolaire.
Ce cycle leur permet de générer 18 RTT par an.
3. Horaires
Les emplois du temps sont définis de manière concertée avec la Direction. En cas de Plan canicule, des horaires aménagées seront mises en place pour les services concernés par l’exposition aux fortes chaleurs.
E. Réduction du temps de travail
Les deux régimes de travail ont une durée hebdomadaire supérieure à la durée légale de 35 heures.
Ce dépassement génère des jours de réduction du temps de travail appelés jours de RTT applicables à tous les agents (fonctionnaires ou contractuels) à temps complet ou à temps partiel. En revanche, les agents à temps non complet ne peuvent bénéficier de RTT puisque leur durée hebdomadaire de travail est fixée sur la base légale de 35 heures.
1. Acquisition de jours de RTT
Les jours de RTT sont accordés par année civile. Le nombre de jours de RTT est calculé en proportion du travail effectif accompli selon chaque régime, au regard de la durée légale de 35h de travail hebdomadaire. Ainsi, le nombre de jours de RTT accordés pour un temps plein sur une année complète est de :
Durée de travail hebdomadaire Nombre de jours de RTT accordé par année complète
Régime de 36h 6 jours
Régime de 38h (période scolaire)
et 36h (hors période scolaire)
18 jours11
Pour les agents à temps partiel, le nombre de jours de RTT est proratisé en fonction de leur quotité de travail. Pour faciliter la gestion des jours d'absence, le nombre de jours de RTT peut être arrondi au centième le plus proche. Ainsi, par exemple :
Quotité de
travail 36h/semaine
Temps complet 6 jours
90% 5.4 arrondis à 5.5
80% 4.8 arrondis à 5
70% 4.2 arrondis à 4
60% 3.6 arrondis à 3.5
50% 3
2. Modalités de pose de jours de RTT
Les modalités de pose sont identiques à celles des congés annuels (délai de prévenance, accord préalable de la hiérarchie avant départ, possibilité de refus ou d’annulation pour nécessité de service).
Les jours de RTT peuvent être accolés aux congés annuels. Ils peuvent être posés en journée ou en demi-journée. De même, les agents peuvent poser deux jours de RTT consécutifs.
En fin d’année, les agents ont la possibilité de déposer les jours de RTT non pris sur leur CET.
Pour pouvoir être posés, les jours de RTT doivent être acquis.
3. RTT et jours de congés pour raisons de santé
L’acquisition de jours de RTT est liée à l'accomplissement effectif de la durée de travail hebdomadaire supérieure à 35 heures (hors heures supplémentaires), et l'attribution de jours de RTT est destinée à éviter l'accomplissement d'une durée annuelle du travail supérieure à 1 607 heures.
En conséquence, les absences pour raison de santé sur les motifs suivants entraînent une réduction des jours de RTT :
✓ Congé de maladie ordinaire (y compris s'il résulte d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle pour l'agent contractuel)
✓ Congé de longue maladie (CLM)
✓ Congé de longue durée (CLD)
✓ Congé de grave maladie (CGM)
✓ Congé pour invalidité temporaire imputable au service (Citis)
✓ Congé de maladie non rémunéré (de l'agent contractuel)
De manière générale, les jours non travaillés, quel qu'en soit le motif, n'ont pas vocation à être considérés comme du temps de travail effectif et, en conséquence, n'ouvrent pas droit à des jours de RTT. Il y a toutefois 2 exceptions :
✓ Les autorisations d'absence accordées dans le cadre du droit syndical,
✓ Les autorisations d’absence pour lesquelles le texte les instituant prévoit qu'elles sont assimilées à du temps de travail effectif.
En cas d'absence, un quotient de réduction du nombre de jours de RTT est calculé à partir des éléments suivants : - Nombre de jours travaillés par an
- Nombre de jours de RTT attribué annuellement
- Nombre de jours d'absence.12
Le quotient de réduction du nombre de jours de RTT est égal au nombre de jours travaillés par an / divisé par le nombre de jours de RTT. Lorsque l'agent atteint, au cours de l'année, en une seule fois ou cumulativement, un nombre de jours d'absence égal au quotient de réduction, une journée de RTT est déduite de son crédit annuel de jours de RTT.
Exemple : Pour un agent travaillant à temps plein 36 heures par semaine, le quotient de réduction du nombre de jours de RTT est égal à 228 / 6 = 38. Lorsque son absence atteint 38 jours par an, une journée de RTT est déduite du capital de 6 jours (2 jours lorsque l'absence atteint 76 jours, etc.).
Les jours de RTT sont déduits à la fin de l'année civile compte-tenu du nombre total de jours d'absence.
Les jours de RTT non pris au cours d’une même année ne peuvent être reportés au-delà du 31 décembre de l’année considérée ni faire l’objet d’une indemnisation.
Passé cette échéance le reliquat de jours de RTT non pris sera définitivement perdu à défaut d‘être versé sur un compte épargne temps (CET) à la demande expresse de l’agent dans la limite du nombre possible fixée pour chaque régime et dans la limite du plafond du CET (fixé à 60 jours)
De même au départ d’un agent, les jours d’RTT non pris seront définitivement perdus sans compensation financière. En cas de mobilité, un solde de tout compte est transmis.
F. Congés annuels / CET / Autorisations d’absences
1. Détermination des droits à congés annuels
Le nombre de jours de congés annuels s’apprécie par année civile. La durée du congé annuel équivaut à 5 fois les obligations hebdomadaires de service accomplies par l’agent, pour une année de service accomplie du 1er janvier au 31 décembre.
Les obligations de service sont exprimées en jours ouvrés, correspondant au nombre de jours effectivement travaillés par l’agent (qu’il soit à temps complet, temps non complet ou à temps partiel). Le nombre de jours obtenu est arrondi à la demi-journée immédiatement supérieure. Le résultat du calcul du nombre de jours de congés annuels peut en tout état de cause permettre à l’agent de poser 5 semaines de congés par année civile.
Un agent qui n'a pas travaillé une année complète a droit à un congé annuel dont la durée est calculée au prorata de la durée des services accomplis. Ex. : s'il a travaillé à temps plein 9 mois dans l'année, il bénéficie de 18,75 jours de congés, arrondis à 19 jours (25 x 9 / 12).
Pour les agents à temps partiel et à temps non complet, ce nombre de jour est ajusté en fonction de leurs obligations de service.
La pose des congés annuels s’effectue en jours ou en demi-journées.
2. Principes
L’agent doit poser le nombre de jours correspondant à ses obligations hebdomadaires pour bénéficier d’une semaine de congés annuels. Les obligations de service sont exprimées en nombre de jours ouvrés, correspondant au nombre de jours effectivement travaillés par l’agent (qu’il soit à temps complet, temps non complet ou à temps partiel).
La période de référence étant l’année civile, il n’est pas possible de poser des congés par anticipation de l’année suivante. Les agents doivent prendre la totalité de leurs congés acquis au titre de l’année avant le 15 janvier de l’année N+1. Les congés non pris à cette échéance sont définitivement perdus à défaut d’être déposés sur un compte épargne temps (CET) dans le respect des règles en vigueur de fonctionnement du CET.
Agent travaillant 5 jours /semaine 25 jours
Agent travaillant 4.5 jours /semaine 22.5 jours
Agent travaillant 4 jours /semaine 20 jours
Agent travaillant 3.5 jours /semaine 17.5 jours
Agent travaillant 3 jours /semaine 15 jours
Agent travaillant 2.5 jours /semaine 12.5 jours13
Les périodes suivantes sont considérées comme des périodes de service accompli et ne viennent pas en diminution du nombre de congés annuels :
✓ Congés de maladie ordinaire, de longue maladie, de longue durée, de grave maladie, ✓ Congés de maternité, d'adoption, de paternité et d'accueil de l'enfant,
✓ Congés de formation professionnelle, de validation des acquis de l'expérience, pour bilan de compétences,
✓ Congé de présence parentale
3. Attribution
Le calendrier des congés annuels est établi par l’autorité territoriale, sous réserve des nécessités de service, après consultation des agents. En fonction des nécessités de service, il appartient à l’autorité territoriale de décider des modalités de fractionnement et d’échelonnement des congés. Une attention est portée à la présence d’un minimum de personnes permettant d’assurer le fonctionnement des services.
Les congés annuels constituent un droit pour les agents publics mais les dates de bénéfice de ces congés restent soumises à l’accord expresse du chef de service. La demande de congé ne vaut pas accord. Seuls les demandes d’absences validées par le responsable hiérarchique sont transmises au service ressources humaines pour actualiser les droits individuels de l’agent.
Sauf exceptions prévues par les textes, l’absence de service est limitée à 31 jours consécutifs.
4. Report
Les congés dus pour une année ne peuvent être cumulés et se reporter sur l’année suivante.
Le report des congés annuels est possible sur une période de 15 mois dans les situations suivantes : congé maternité, paternité, naissance, parental, proche aidant, solidarité familiale, adoption, disponibilité d’office pour raison de santé du fonctionnaire ou congé de maladie non rémunéré du contractuel.
Si l'agent n'a pas pu prendre tout ou partie de ses congés du fait d'une absence prolongée pour raison de santé, les congés non pris sont automatiquement reportés. Ce report est limité à 4 semaines de congés sur une période de 15 mois maximum. S'ils ne sont pas pris au cours de cette période de 15 mois (notamment du fait d'une prolongation du congé de maladie de l'agent), ils sont perdus et ne peuvent pas donner lieu à indemnisation
Le report est accordé dans les cas suivants :
✓ Congé de maladie ordinaire
✓ Congé pour accident de service ou maladie d'origine professionnelle
✓ Congé de longue maladie
✓ Congé de longue durée
✓ Congé de grave maladie
L'agent n'a pas à faire de demande expresse de report de ses congés annuels, il revient aux services des ressources humaines de les reporter automatiquement.
Toutefois, si l'agent quitte définitivement la fonction publique après un congé de maladie sans avoir repris ses fonctions, il bénéficie d'une indemnité compensatrice de congé dans la limite de 4 semaines de congés.
5. Interruption
✓ Du fait de l’administration
L’autorité territoriale peut, en cas d’urgence ou de nécessité de service, et notamment pour assurer la continuité d’une mission de service public, rappeler exceptionnellement un agent en congé annuel.
✓ Pour une autorisation d’absence
Le congé annuel ne peut être interrompu par une autorisation d’absence, dans la mesure où celle-ci n’est accordée que pour permettre à un agent, qui aurait dû être présent pour assurer ses fonctions, de s’absenter exceptionnellement de son service. Ces autorisations ne sont ni récupérables ni reportables.
6. Jours de fractionnement
Un ou deux jours de congé supplémentaire appelé « jours de fractionnement », doivent obligatoirement être accordés aux agents qui remplissent les conditions pour en bénéficier :14
▪ Un jour de congé supplémentaire : si l’agent a pris 5, 6 ou 7 jours de congés annuels dans la période comprise entre le 1er janvier et le 30 avril et/ou entre le 1er novembre et le 31 décembre. ▪ Deux jours de congés supplémentaires : lorsqu’il a pris au moins 8 jours de congés annuels en dehors de la période considérée.
A noter : seuls les jours de congés annuels sont comptabilisés pour le calcul des droits à jour de fractionnement. Les jours de RTT sont exclus.
7. Don de congés
Tout agent peut renoncer anonymement et sans contrepartie à tout ou partie de ses jours de congés annuels non pris pour les donner à un collègue, parent d’un enfant malade ou qui décède ou à un collègue aidant familial. L’agent qui donne un ou plusieurs jours de repos signifie par écrit à l’autorité, le don et le jour donné. L’agent qui souhaite bénéficier d’un don formule sa demande par écrit auprès de la collectivité. Le Direction des Ressources Humaines examine sa demande au regard des textes en vigueur. Le don lui permet d’être rémunéré pendant son absence.
8. Compte épargne temps
Le dispositif du compte épargne-temps (CET) permet à l’agent d’épargner des droits à congés rémunérés qu’il pourra utiliser ultérieurement. Le compte épargne temps est ouvert à la demande des agents titulaires et non titulaires de droit public, à temps complet ou non complet, employés de manière continue et ayant accompli au moins une année de service. Les agents stagiaires et les agents non titulaires de droit privé (contrat aidé / …) sont exclus du dispositif.
L’ouverture d’un CET est de droit dès lors que l’agent en fait la demande écrite.
Le CET peut être alimenté, dans la limite de 60 jours pour un agent à temps complet, par : ▪ Des jours de congés annuels (y compris les jours de fractionnement). Toutefois, l'agent doit prendre au moins 20 jours de congés par an,
▪ Des jours de réduction du temps de travail (RTT), dans la limite définie par le présent protocole
Le CET ne peut être alimenté par des congés bonifiés. L’alimentation du CET se fait par journée entière. L’alimentation par ½ journée n’est pas prévue par la réglementation. L'agent est informé annuellement des jours épargnés et consommés.
Le compte épargne temps peut être utilisé sous forme de congés. Tout refus de la hiérarchie opposé à une demande de congés du CET doit être motivé.
Par ailleurs, l’agent peut demander à bénéficier de tous ses jours épargnés au CET à la fin des congés suivants et l'administration ne peut pas le refuser :
✓ Congé de maternité ou d'adoption
✓ Congé de paternité et d'accueil de l'enfant
✓ Congé de proche aidant
✓ Congé de solidarité familiale.
Possibilité de donner des jours épargnés sur CET (cf. point 7.7- don de congés)
9. Autorisations d’absence
Les fonctionnaires en position d'activité et les agents contractuels de droit public peuvent être autorisés à s'absenter de leur service dans un certain nombre de cas prévus par la loi.
Ces autorisations ne doivent pas être confondues avec des congés : elles s'en distinguent par leur objet. Elles ne peuvent être décomptées sur les congés annuels ni sur aucun autre congé prévu par la loi notamment pas sur les congés pour formation syndicale.
Les autorisations d’absence sont accordées sur présentation d’une pièce justificative. Le nombre de jours indiqué est celui d’un agent à temps complet (pour les agents à temps non complet ou à temps partiel, ce nombre est au prorata du quota d’heures travaillé). Les jours accordés doivent être pris le jour de l’événement ou autour de l’évènement.15
Des autorisations d’absences existent pour donner des soins à un enfant malade et/ou pour en assurer momentanément la garde.
L'âge limite des enfants pour lesquels ces autorisations d'absence peuvent être accordées est de 16 ans, aucune limite d'âge n'étant fixée pour les enfants handicapés. Le nombre de jours d'autorisations d'absence est fixé à 6.
Des autorisations d’absences spécifiques sont accordées aux femmes enceintes :
✓ Aménagement d’horaire à compter du troisième mois de grossesse, dans la limite d’une heure journalière en fonction de l’organisation du service. Cette heure ne peut pas être récupérée ni cumulée. La répartition de cette heure se fera en concertation avec l’autorité hiérarchique.
✓ Facilités pour l’allaitement peut être accordée dans la limite d'une heure par jour à prendre en deux fois en raison de la proximité du lieu où se trouve l'enfant.
✓ Examens médicaux obligatoires antérieurs ou postérieurs à l'accouchement. Cette autorisation est également octroyée au coparent.
Des autorisations d’absences pour motifs familiaux : celles-ci sont fixées par analogie aux conditions d’attribution pour les fonctionnaires Etat lorsque le motif d’absence existe.
Naissance
ou
adoption
Mariage
ou Pacs
Maladie ou
accident
grave
Décès Déménagement Don du
Sang
Agent 6 1 2 H Conjoint, concubin pacsé 5 5 Père, mère, beau-père, belle-
mère
3 3 4
Grands-parents 3 1 2
Enfants 4 4 12 (14 si
moins de 25
ans)
Petits-enfants 2 1 2
Frère, sœur, beau-frère, belle-
sœur
2 1 2
Oncle, tante, neveu, nièce,
cousin germain
1 1
Pour les visites médicales chez un spécialiste, le nombre de jours d’autorisation est fixé à 2 jours, pouvant être fractionnés en jours et ½ journées.
G. Droit de grève
Les agents effectuant un mouvement de grève peuvent en avertir préalablement l’autorité territoriale afin qu’elle prenne, dans la mesure du possible, les mesures nécessaires à la continuité du service public.
Le préavis doit être adressé par écrit à l'autorité territoriale.
Toute grève nationale doit être précédée d'un préavis émanant d'une organisation syndicale représentative au niveau national, ou par un syndicat local légalement constitué pour une grève locale. Les motifs de la grève ainsi que le lieu, la date, l'heure de début et la durée de la grève, doivent être précisés. Le préavis doit parvenir cinq jours francs au moins avant le déclenchement de la grève. La durée du préavis doit être utilisée pour négocier afin d'éviter la grève. La négociation locale n’est pas obligatoire lorsque la grève est décidée pour des motifs dont la solution n'appartient pas à l'autorité territoriale.
La grève est un cas de service non fait qui entraîne une retenue sur rémunération proportionnelle à la durée de l’interruption.
Les heures perdues du fait de grève ne peuvent être compensées sous forme de travaux supplémentaires. Pour être licite et pour que le gréviste soit protégé, une grève doit remplir certaines conditions : - Cesser complètement de travailler.
- S’inscrire dans le cadre d’un mouvement collectif et concerté.16
IV. Règles de vie internes
A. Comportement professionnel
Les agents adoptent dans l’exercice de leurs fonctions un comportement, une tenue et des attitudes qui respectent la dignité de chacun (utilisateur du service public, collègues, élus, …).
B. Accès aux bâtiments et parkings
Le personnel n’a accès aux locaux de la collectivité que pour l’exécution de son travail. Ils sont réservés exclusivement aux activités professionnelles des agents. L'accès aux locaux est interdit en dehors des heures de travail, sauf autorisation express. Les locaux à usage professionnel ne sont pas accessibles en dehors des plages horaires suivants : avant 6H30 et après 21H sauf autorisation ou motifs express liés à des obligations professionnelles.
Chaque agent aura en sa possession, suivant les services, une clef qu’il devra restituer lorsqu’il cessera définitivement de travailler à la Ville. Les clés et les codes d’accès ne peuvent en aucun cas être transmis à une personne étrangère au service.
Les agents doivent garer leur véhicule dans les parkings prévus à cet effet lorsqu’ils existent en veillant au respect des règles de circulation et aux dispositions du code de la route qui s’appliquent dans les parkings privés. Les sens de circulation mis en place (de façon permanente ou temporaire) doivent être respectés par l’ensemble des personnels.
C. Locaux communs : salle de restauration / salle de pause
Dans différents sites, des locaux sont mis à disposition du personnel. Leur usage est strictement limité aux temps de travail. L’entretien d’usage et la bonne tenue de ces lieux sont de la responsabilité des agents utilisateurs.
D. Usage du matériel professionnel
Le matériel à usage professionnel est fourni par la collectivité. Chaque agent est tenu de conserver en bon état, le matériel qui lui est confié, en vue de l’exécution de son travail. Il devra se conformer, pour l’utilisation de ces matériels aux notices élaborées à cette fin. Les agents sont tenus d’informer la personne responsable désignée à cet effet, des défaillances ou anomalies constatées au cours de l’utilisation du matériel. Il est interdit sans y être habilité et autorisé, d’apporter des modifications ou même de faire des réparations sans l’avis des services compétents en raison des dangers qui peuvent résulter de travaux incontrôlés et non homologués.
Le prêt ou l’utilisation de matériel professionnel ou appartenant à la collectivité est interdit à toutes fins personnelles. Le matériel professionnel doit être restitué à la collectivité à la cessation des fonctions.
E. Usage et conduite des véhicules
L’utilisation des véhicules est exclusivement réservée au besoin du service. Leur usage est soumis à un ordre de mission pour tout déplacement hors de la résidence administrative.
Les personnels se déplaçant avec un véhicule de service se regroupent afin de limiter le nombre de véhicules utilisés.
Le code de la route doit être strictement respecté. Le paiement de la contravention est à la charge du contrevenant. Lors de l’utilisation d’un véhicule de service, le comportement et la tenue de l’agent ne doivent en aucun cas dégrader l’image de la collectivité territoriale.
Il est interdit de transporter dans un véhicule municipal toutes personnes ou marchandises en dehors de celles prévues par la mission (déplacement ou formation).
Une demande de prêt exceptionnel pour un usage personnel peut être accordée.
Le formulaire de demande est à remplir dans ce cas-là.
1. Permis de conduire
Tout agent qui, dans le cadre de son activité, est amené à conduire un véhicule municipal ou un engin doit être titulaire d’un permis de conduire valide ou des autorisations spécifiques. Lorsqu’un agent fait l’objet d’une interdiction de conduire soit, consécutive à la perte de points ou à une validité de conduite périmée, il doit en17
informer immédiatement son responsable hiérarchique direct sans obligation d’en indiquer la cause et que cela soit susceptible d’enclencher une procédure disciplinaire.
2. Assurance
La collectivité dispose de contrat couvrant les risques liés à l’utilisation des véhicules municipaux. Lorsque l'agent utilise son véhicule personnel pour les besoins du service, l'assurance souscrite par la Ville intervient tant pour les dommages causés aux tiers que pour les dommages causés au véhicule ainsi que pour les dommages corporels causés au conducteur. Cette assurance a pour objet de couvrir les agents, contre notamment les risques responsabilités ou dommages, lorsqu'ils utilisent leur véhicule personnel pour les besoins du service. Les déplacements domicile - travail ne sont pas visés par cette garantie qui relève de l’assurance individuelle de l’agent.
F. Frais de mission
1. Ordre de mission
Tout déplacement professionnel avec un véhicule professionnel ou personnel en dehors de la résidence administrative du service d’affectation nécessite un ordre de mission préalable. Ce justificatif est obligatoire pour tout remboursement de frais.
2. Remboursement de frais
Les frais de déplacements sont remboursés sur présentation d’un état de frais détaillé et des pièces justificatives conformément à la réglementation et à la délibération prise par la collectivité.
3. Usage des cartes essence
Les cartes essences sont exclusivement réservées aux véhicules de service. Le code ne peut en aucun cas être transmis à une autre personne.
G. Protection de l’environnement
La collectivité participe à la préservation de l’environnement en organisant le tri sélectif. Il convient de déposer les papiers, emballages, dans les bacs et conteneurs appropriés. Chacun veille à apporter un comportement économique par rapport aux moyens fournis (chauffage, éclairage, utilisation papier brouillon, impression recto- verso).
H. Sorties pendant les heures de travail
Les absences doivent être exceptionnelles et doivent faire l’objet d’une autorisation délivrée par le responsable du service.
Au préalable à tout départ, l’agent doit vérifier que celui-ci n’est pas susceptible d’entrainer de danger (pour les utilisateurs, les collègues) et qu’il ne nuit pas au fonctionnement du service. Il doit en informer de façon explicite son responsable en s’assurant que ce dernier ait eu l’information.
I. Accès au dossier individuel
Chaque agent dispose d’un dossier individuel administratif unique dont la responsabilité incombe à la DRH. Il dispose d’un droit d’accès sous certaines conditions à son dossier individuel après en avoir fait la demande à l’autorité territoriale. Cet accès s’effectue dans les bureaux de la DRH.
J. Convivialité
En certaines occasions, des moments de convivialité peuvent être organisés par le personnel sur accord préalable écrit de l’autorité territoriale et sous la responsabilité de la personne à qui a été délivrée l’autorisation. Il devra obligatoirement être proposé de l’eau et des boissons sans alcool.
K. Usages numériques et informatiques
L’utilisation des ressources numériques s’effectue dans le respect de la charte informatique mise en place par la CCSE.18
V. Procédure disciplinaire
A. Retards et absences
Les fonctionnaires perçoivent après service fait une rémunération. En application de cette règle du service fait, l’agent qui n’a pas accompli son service n’a pas droit à une rémunération.
C’est pourquoi, tout retard ou absence doit être justifié auprès de son responsable hiérarchique. Le service doit être prévenu le plus tôt possible.
B. Sanctions disciplinaires
En cas d’inobservation des obligations précitées et celles plus générales incombant aux agents (fonctionnaires, stagiaires, agents non titulaires de droit public et de droit privé), des sanctions respectant les procédures réglementaires et notamment les droits de la défense, peuvent être prises par l’autorité investie du pouvoir de nomination.
Aucune procédure disciplinaire ne peut être engagée au-delà d’un délai de trois ans à compter du jour où l’administration a eu une connaissance effective de la réalité, de la nature et de l’ampleur des faits passibles de sanction.
La liste exhaustive des sanctions disciplinaires applicables aux fonctionnaires territoriaux titulaires prévoit dix sanctions possibles, réparties dans quatre groupes par ordre croissant de sévérité. En dehors de cette liste exhaustive, toute autre décision à caractère disciplinaire serait illégale.
C. Droits de la défense
L’autorité disciplinaire informe par écrit l’agent de la procédure engagée contre lui, en lui précisant les faits reprochés. L'intéressé doit disposer d'un délai suffisant pour prendre connaissance de son dossier individuel et organiser sa défense.
Elle lui indique en outre qu’il a droit :
✓ A la communication de l'intégralité de son dossier individuel et de tous les documents annexes, au siège de l’autorité territoriale. A sa demande, une copie de tout ou partie de son dossier géré sur support électronique est communiqué à l’agent soit par transmission des documents correspondants à son adresse électronique professionnelle nominative soit par remise d'un support numérique ou par remise d'une copie sur support papier conforme à l'original.
✓ A la possibilité de se faire assister par un ou plusieurs conseils de son choix.
✓ Le droit de se taire.
VI. Entrée en vigueur et révision
Le présent règlement intérieur entrera en vigueur après avis du Comité Social Territorial et son adoption par le conseil municipal.
Il sera communiqué à l’ensemble des agents de la collectivité : un exemplaire sera remis à tout nouvel arrivant dans la collectivité.
Les révisions ou modifications ultérieures seront soumises à l’avis préalable du CST.