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Document publié le Mercredi 18 juin 2025 par la commune de Regrippière.
Lien du pdf (unknown - 1981643)
Thèmes du document : Histoire et mémoire, Guerre en Ukraine, Culture et patrimoine,
Page 1 sur 3
Message de Patricia MIRALLES
Ministre déléguée auprès du ministre des Armées, chargée de la
mémoire et des anciens combattants
Journée nationale commémorative de l'appel historique du
général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat
contre l'ennemi
18 juin 2025
Londres, le 18 juin 1940, à 18h, sur les ondes de la BBC : le cours de
la guerre est dévié.
-même, une voix dicte .
Une voix ferme, solitaire, prophétique.
Une voix qui et les blessures, qui convoque les
serments anciens pour les victoires à venir.
pas du seul ancien : celui
Un général inconnu,
naufragé de la défaite, sans troupes, sans moyens, sans gloire
encore. Charles, le prénom royal, français depuis toujours, devenu
républicain
mourir.
Il dit : « La France a perdu une bataille, mais la
la guerre. »
Il dit : la résignation comme la compromission nous sont
étrangères.
Il dit encore : rejoignez-moi.Page 2 sur 3
Dans ce refus tenait un monde, celui
soumettre, car il reposait sur des fondements invisibles : l idée, la
mémoire , la fidélité nue à la République, à
la patrie, à l histoire. Une fidélité sans condition, sans contrepartie,
sans même attente de gloire.
Son appel fut un acte de foi sans témoin, une promesse sans preuve,
Et cette parole devint combat, le
combat de la clarté contre la compromission, du sursaut contre
Cette volonté de poursuivre le combat pouvait surprendre, car en
cette heure, la France semblait vidée de ses forces.
plus
-on, pour se relever.
Mais il restait cela : une voix, et dans cette voix, un fil tendu entre
, et .
Alors
Au grand jour, on relevait la tête.
Ils furent quelques- rares, têtus, lucides.
les ont rejoints
Puis une armée sans uniforme, un peuple sans tambour, une Nation
sans partage.
, devint une
onde, un souffle, une chaîne humaine reliée par des liens invisibles.
Un appel que peu entendirent ce jour-Page 3 sur 3
Depuis seulement une date. Il est devenu un
pérance.
Il trace le chemin, rude et solitaire, de la liberté reconquise.
Il ne laisse derrière lui ni oubli ni effacement. Il confie aux vivants
une parole qui ne se fige jamais. Car ce ne sont pas des mots
vaincus, ni des mots écrits pour les archives.
Ce sont des mots à creuser, comme la terre meuble après la pluie,
qui résonne en nous
commémoration des 80 ans des débarquements et de la Libération
nous a rappelé à quel point, on
construction de la République,
de sa démocratie et de son modèle social.
, les mains tendues, les
visages cachés, les vies offertes.
relèvement f
Et ce choix nous engage encore.
-mot, et que celle-
ci ne serait rien sans transmission.
se souvenir, mais de continuer.
De porter, avec gravité et avec foi, cet héritage de clarté dans un
monde parfois incertain.
Vive la République.
Vive la France.