Offres
API
Connexion
Documents similaires
Conseil Municipal - 2025 11 11 discours commemoration de larmistice du
unknown - Communauté de communes - Elan Limousin Avenir Natu
unknown - Communauté de communes - Elan Limousin Avenir Natu
unknown - Communauté de communes - Elan Limousin Avenir Natu
unknown - Communauté de communes - Elan Limousin Avenir Natu
unknown - Communauté de communes - Elan Limousin Avenir Natu
unknown - Communauté de communes - Elan Limousin Avenir Natu
unknown - Communauté de communes - Elan Limousin Avenir Natu
unknown - Communauté de communes - Elan Limousin Avenir Natu
unknown - Communauté de communes - Elan Limousin Avenir Natu
unknown - Communauté de communes - Elan Limousin Avenir Nature - 2025 11 11 discours commemoration de larmistice du 11 novembre 1918 1
Document publié le Mardi 3 février 2026 à 04h46
Lien du pdf (unknown - Communauté de communes - Elan Limousin Avenir Nature - 2025 11 11 discours commemoration de larmistice du 11 novembre 1918 1)
Thèmes du document : Histoire et mémoire, Guerre en Ukraine, Armement,
Mesdames et Messieurs,
Merci à toutes et à tous de vous être déplacés aujourd’hui.
Permettez-moi tout d’abord d’adresser une pensée particulière aux porte-
drapeaux, aux gendarmes de la compagnie d’Ambazac ainsi qu’aux pompiers
du Centre de Secours et d’Incendie d’Ambazac pour leur présence à chacune
des cérémonies de commémoration organisées dans notre Commune. Vous
incarnez le lien qui nous unit, dans le recueillement et le souvenir de nos
morts face à l’Histoire.
L’implication à vos côtés des élus de notre Conseil Municipal des Jeunes,
permise par l’activité de Madame DELEDALLE, est quant à elle une bonne
raison d’avoir confiance en l’avenir et dans la perpétuation de cette tradition
républicaine de transmission de la mémoire.
Le 11 novembre 1918, dans la clairière de Rethondes, au nord de Paris, les
puissances belligérantes signaient l’armistice mettant un terme à l’immense
massacre débuté à l’été 1914. La guerre devait être courte ; elle dura quatre
longues années d’une violence inouïe, inédite par l’ampleur des destructions
humaines et matérielles qu’elle avait provoquée. De la Belgique aux Vosges, la
France fut l’un des principaux théâtres de cette immense entreprise
d’anéantissement qui ouvrit de manière dramatique l’histoire du XXe siècle.
Mobilisés dans l’ensemble du pays, en métropole comme dans les colonies, les
soldats firent preuve d’un immense courage pour arrêter l’invasion allemande
à quelques kilomètres de Paris. Deux cent cinquante mille d’entre eux
moururent rien qu’au cours des mois d’août et de septembre 1914, mal
préparés, équipés d’uniformes d’un autre temps dont les pantalons rouges
garance en faisaient des cibles de choix, commandés par des officiers
aveuglés par l’esprit d’offensive qui leur empêchait de comprendre que la
puissance de l’artillerie rendait vaine les charges à la baïonnette.
Dès l’automne, les soldats s’enterrèrent dans des tranchées qui devinrent leur
quotidien sordide pour les quatre années suivantes, donnant naissance au
mythe du « Poilu » dont la bataille de Verdun est devenue à elle seule
l’incarnation.
Commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918
Discours prononcé par Peggy Bariat, Maire d’Ambazac
1/2Pourtant, ce mythe ne rend pas compte de l’horreur et de la souffrance de ces
millions d’hommes arrachés à leur terre et projetés dans cette tuerie de
masse ;
Ce mythe ne raconte ni le froid, ni la boue, ni les rats, ni l’odeur des cadavres
et le tabac que l’on distribue en masse pour la masquer ;
Ce mythe ne raconte pas le cri des blessés, les disparus pas milliers et la peur
qui saisit même les plus braves et contre laquelle l’armée lutte en distribuant
d’immenses quantités d’alcool ou en fusillant ceux qui refusent d’aller se faire
tuer pour rien ;
Ce mythe ne raconte pas les femmes qui doivent s’occuper seules de la ferme
ou de l’atelier, des orphelins qui ne reverront jamais leurs pères, ni toutes ces
« gueules-cassées » qui de retour du front porteront les stigmates de leur
calvaire jusqu’à la fin de leur vie ;
Ce mythe du héros évite surtout de regarder les causes de la guerre avec
lucidité, car il faut bien des raisons valables pour justifier tant de morts et de
souffrances.
La fièvre des élites militaires européennes et le nationalisme d’une partie de la
classe politique sont de ces raisons ; l’appétit des propriétaires d’industrie trop
contents de vendre leur acier et leur fonte aux États en ayant l’assurance de
ne pas avoir à se faire tuer en sont d’autres. Finalement, cette guerre horrible
illustre l’extrémité à laquelle l’Europe et le monde dit « civilisé » furent rendus,
et doit nous conduire à réfléchir sur nos propres passions un siècle plus tard.
Car voici le prix de la guerre que la paix si fragile nous épargne. En ce jour
sacré de notre Histoire, souvenons-nous des morts, honorons-les et pleurons
pour les vivants. Nos Ancêtres de 14-18 espéraient que cette guerre fut la
dernière, « la der des ders ». Poursuivons ce rêve fragile en luttant de toutes
nos forces pour que le dialogue et l’échange fraternel entre les peuples
servent de base à la paix. Cette paix dont nous ne mesurons la valeur que
lorsqu’elle est perdue.
Vive la République, vive la France.
2/2