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Thèmes du document : Eau et assainissement, Aménagement du territoire, Télécommunications et internet,
1
Bulletin municipal
Viala du Tarn
Eté 2018
Fleurs sur nos chemins2
Connaissance de la commune : les mines argentifères du Minier Ce hameau de Viala-du-Tarn était riche et prospère, mais son histoire s’est enfouie dans le sol, quand les veines d’argent ont disparu avec leurs exploitants. Alain BERNAT a réalisé une brochure très complète et très documentée sur l’histoire du Minier, disponible prochainement en mairie et à la bibliothèque.
Perdu au fond d’une vallée encaissée à quelques pas
des Raspes du Tarn, Le Minier se révèle d’abord par
ses quatorze moulins sur les bords des ruisseaux de
Saint-Symphorien et du Minier. Et au détour d’un
virage, le hameau se révèle enfin par une poignée de
grandes bâtisses cossues du XIIIe siècle à fenêtres
géminées et portes d’ogive. Un paradoxe quand on
s’aperçoit qu’autour du petit pont et de l’église, il n’y a
qu’une quinzaine d’habitations.
Maison typique du XIIIe siècle à l’entrée du village
Le plomb argentifère
L’explication est un minerai qu’il faut arracher à la
montagne. Vers 1250, avec la mine d’Orzals, des écrits
du comte de Rodez relatent l’extraction de plomb
argentifère autour du village. Près de 50 kg en 1267 et
98 en 1268, selon les recherches d’Emmanuel Johans,
enseignant à l’université du Maine. Et le seigneur
ruthénois n’en prélevait que 6 %.
La mine d’Orzals en 1250
Une vingtaine de galeries de mine ont été recensées.
La plus vieille, Orzals, qui se trouve sur un terrain privé,
est fermée par une porte maçonnée. Pourtant, à
l’intérieur, ce n’est qu’un étroit goulot. Deux, trois
personnes au maximum pouvaient s’y mouvoir. On
comprend mieux la modestie du hameau en nombre
d’habitants, mais pas par sa richesse. Le pigeonnier
comporte pas moins de 400 volets. Et tous ces moulins
servaient-ils à moudre le grain ou plutôt à concasser la
roche extraite pour en retirer l’argent si précieux?
Battaient-ils monnaie?
À côté du pont, se dresse également la maison de
Jean-Pierre Caylar. Il faut tourner les yeux vers le ciel
pour remarquer la lanterne des morts, hissée comme
une tour au sommet de l’édifice moyenâgeux. Sorte de
cheminée avec un chapeau pointu, on se perd en
conjectures sur sa signification. Cela servait-il à
prévenir de la mort d’un mineur, d’un éboulement ou
simplement marquer l’appartenance à une corporation
du propriétaire ? Que de questions sans réponse.
Chacun au village a ses hypothèses, fort des vestiges
qu’il a pu glaner en bêchant le jardin, lors d’une
rénovation ou d’une promenade dans les bois
environnants.
Vue arrière de la maison de Jean-Pierre Caylar
avec la curieuse cheminée « lanterne des morts »
Disparition en 1956
Mais le mystère de ce joli petit village a continué bien
après ces temps reculés. Les mines se sont arrêtées en
1956. Toujours exploitées par une poignée d’hommes,
c’était des indépendants qui creusaient la roche. Les
galeries s’enfonceraient tout de même à plus d’un
kilomètre et sont très étroites.
Métal Europ
La dernière en activité se situait à une trentaine de
mètres d’une ruelle partant de l’église. L’entrée, obturée
par précaution et recouverte de broussailles, donne
toujours de l’eau. Les plus anciens racontent encore
qu’une pompe à eau tournait en permanence.
Toujours est-il, que même sur ce passé récent, les
informations manquent. Les droits d’exploitation et les
terrains appartenaient à Métal Europ, société dont la
fermeture, du jour au lendemain, de sa fonderie de
plomb à Noyelles-Godault dans le Pas-de-Calais avait
défrayé la chronique en 2003.
N’ayant fait que peu de cas des 800 employés,
quelques arpents de terres en Sud-Aveyron n’étaient
plus une priorité.
Le Jeudi 23 Août, l’association « Sauvons Saint-
Martin d’Ayguebonne » organise une Marche-
Découverte (avec pique-nique) sous la conduite de
deux connaisseurs exceptionnels de notre
patrimoine, Alain Bernat archéologue et passionné
d’Histoire et Françoise Galès docteur en Histoire de
l’Art, responsable des services du Patrimoine et
des Archives à la Mairie de Millau, tous deux
membres actifs de l’Association.
Le thème de la journée : « Les vestiges de
l’exploitation minière au Moyen-Âge dans le vallon
d’Orzals-Le Minier-Amalou »
Le rendez-vous est fixé à 9 h 30, parking du Pont de
la Rode (embranchement vers le Minier à partir de
la D73 vers Le Viala). Participation libre.3
Editorial
Si l’été est enfin là, nous avons quand même subi, durant les cinq premiers mois de l’année, une météo exécrable, qui a contribué à densifier la végétation, tant au niveau des chemins, que des taillis, des haies ou des pelouses. Aussi, je voudrais remercier toutes les personnes qui agissent dans leurs secteurs respectifs, pour l’entretien des espaces publics et le fleurissement de nos villages. Grâce à ces bonnes volontés, nos lieux de vie jouissent d’un embellissement respectable et conservent toute leur attractivité pour les résidents et les gens de passage sur notre commune.
Interpellé à plusieurs reprises par des querelles de voisinage, dues à des nuisances occasionnées par nos animaux domestiques (chiens, chats), pour des aboiements, des déjections, des divagations avec attaque de troupeaux, je pense qu’il est souhaitable qu’une saine discussion s’instaure. Chaque propriétaire doit être conscient, qu’il est pleinement responsable de son animal et qu’il a le devoir de veiller, et de s’assurer, que celui-ci n’apporte aucune gêne, dans son périmètre de liberté.
Mais relativisons tous ces méfaits qui génèrent du stress et regardons plutôt autour de nous si des personnes âgées, malades ou handicapées n’auraient pas besoin de nous. Un geste, une présence, un transport selon nos disponibilités, pourraient leur apporter un peu de réconfort.
Les vacances sont là et notre population va doubler. Mon soutien va à tous ces bénévoles qui oeuvrent dans les diverses associations ou comités de la commune pour la réussite de leurs activités et de leurs animations espérant la participation du plus grand nombre d’entre nous. Surveillons les affiches, surveillons le site internet pour être informés et bon été à vous tous.
Le Maire et directeur de publication
Michel HERAUD
Etat-civil MARIAGES
-BOUCAULT Anne et DIABIRA Silman le 12 mai à Viala du Tarn
-MAURY Virginie et CHAMPETIER François le 19 mai à Viala du Tarn
DECES
-CONSTANS veuve MALAVAL Elyre le 21 janvier à Millau
-MAURY Marie-Claude le 10 février à Viala du Tarn
-GINESTE CARRAT Raymonde le 20 février à Gagnières (30)
-ROUX veuve GINESTE Paulette le 21 février à Millau
-GREGOIRE JULIEN Anne le 17 mars à Olemps
-BOUDES veuve MALAVAL Marie Jeanne le 18 mars à St Rome de Tarn -FOURCADIER Robert le 2 mai à Mende (48)
-SENEGAS Georgette le 18 mai à ST Affrique
Renseignements pratiques Horaires de la mairie : lundi, mercredi et vendredi de 14h à 17h00, Tel : 05 65 62 52 37
Horaires de l’agence postale : mardi, mercredi, vendredi de 14h à 16h30, samedi de 8h50 à 12h10, Tel : 05 65 62 06 42
Site internet municipal : tapez vialadutarn.fr
Bibliothèque municipale gratuite: ouverture mardi, mercredi 15h30 à 18h30, samedi 10h30 à 12h30 Tourisme : Consultez le site www.tourisme-muse-raspes
Assistante sociale : permanence en mairie ; prendre RV au 05 65 60 95 55 Notaire : permanence en mairie; prendre RV au 05 65 46 33 01
Transport à la demande : sur Millau le vendredi et Saint Affrique le samedi départ 9h30, retour 12h00 Contact : Suzanne KUNOW 06 77 07 12 99
Possibilité également d’utiliser le car du ramassage scolaire pour Saint-Affrique (départ 6h55/ retour 18h30) Déchèteries :
Déchèterie de Saint Rome de Tarn : ouverture mercredi de 14h à 18h et le samedi de 9h à 12h Déchèterie de Salles-Curan (secteur de Coudols/Ladepeyre) période hiver du 1er octobre au 30 avril: ouverture mardi de 9h00 à midi ; jeudi de 9h à 12h et de 14h à 17h30 et samedi de 9h à 12h ; période été du 1er mai au 30 septembre : comme en hiver avec en plus le samedi de 14h à 17h30 Gendarmerie de Saint Rome de Tarn : ouverture lundi, jeudi et samedi de 14h à 18h Permanence habitat à Saint Rome de Tarn : le 2ème mardi de chaque mois de 10h00 à 11h00 à la mairie4
Enfance/Familles Notre commune a le désir d’apporter aux familles résidant
sur la commune, ainsi qu’aux futures familles désirant
s’installer dans le village, un service le plus proche possible
de leurs attentes.
C’est pourquoi, les élus ont décidé de mettre en place, à
titre expérimental, et ce, dès cette rentrée 2018, une
garderie périscolaire dès 7h30 du matin et jusqu’à 18h30 le
soir, surveillée par du personnel compétent, ainsi qu’un
centre de loisirs pour le mercredi matin de 7h30 à 12h30,
afin de compléter l’offre de garde déjà fournie par les deux
assistantes maternelles du village, Maïder et Delphine, qui
accueillent et ont accueilli à leur domicile depuis de très
nombreuses années les petits Vialarains, permettant ainsi la pérennisation de notre école communale.
Rappelons qu’à la rentrée 2018, et à la demande
d’une majorité de familles, la semaine scolaire est
dorénavant
basée sur le rythme de 4 jours de classe de 9h00 à
12h00 et de 13h30 à 16h30, les lundis, mardis, jeudis
et vendredis. Une garderie était déjà mise en place
depuis quelques années dès 8h30 dans les locaux de
l’école. La nouvelle municipalité a décidé d’avancer
d’une heure l’horaire de garderie qui débutera donc à
7h30. De même les enfants seront accueillis en
garderie du soir après la fin de la classe de 16h30 à
18h30. Une participation financière de 1€ par
heure de garde sera demandée aux familles
sachant que toute heure commencée sera due. La
garderie existant actuellement de 8h30 à 8h50
restera gratuite.
De même, un centre de loisirs sans hébergement
accueillera les enfants entre 3 et 11ans de 7h30 à
12h30, le mercredi matin, à la Maison du Temps
Libre, sur la base d’une participation financière
forfaitaire de 5
à 7€ suivant le quotient familial. L’arrivée des enfants
pourra se faire de manière échelonnée entre 7h30 et
9h00 et le départ de même, échelonné entre 12h00 et
12h30. Entre temps, entre 9h00 et 12h00, se
dérouleront des activités pédagogiques dans les
domaines du sport, de la culture, de l’environnement,
… encadrées par un intervenant compétent et
diplômé.
Tous les parents d’élèves ont reçu le règlement
intérieur de la garderie/ centre de loisirs et ont été
invités à remplir la fiche d’inscription dans le cas d’un
besoin occasionnel ou systématique de garde.
Temps scolaire et temps périscolaire devant être
parfaitement distingués tant par les enfants que
par les familles et par le personnel encadrant, les
tableaux ci-dessous résument le temps de l’enfant
afin que les responsabilités soient clairement
identifiées par tous.
Calendrier du temps de l’enfant
lundi, mardi, jeudi, vendredi (locaux de l’école)
7h30/8h50 8h50/12h00 12h00/13h20 13h20/16h30 16h30/18h30
Garderie
municipale
Ecole Cantine
municipale
Ecole Garderie municipale
Responsable :
Mairie
05 65 62 52 37
Michel
06 82 44 77 22
Bernadette
05 65 46 00 22
06 70 53 88 44
Responsable
Enseignants
05 65 62 57 58
Responsable :
Mairie
05 65 62 52 37
Michel
06 82 44 77 22
Bernadette
05 65 46 00 22
06 70 53 88 44
Responsable
Enseignants
05 65 62 57 58
Responsable :
Mairie
05 65 62 52 37
Michel
06 82 44 77 22
Bernadette
05 65 46 00 22
06 70 53 88 44
Calendrier du temps de l’enfant
Mercredi matin (MTL)
7h30 à 9h00 De 9h00 à 12h00 De 12h00 à 12h30
Garderie municipale
arrivée échelonnée au gré des
responsables de l’enfant
Activités pédagogiques Garderie
municipale
départ échelonné au gré
des responsables de
l’enfant
Responsable : Mairie 05 65 62 52 37
Michel : 06 82 44 77 22
Bernadette : 05 65 46 00 22 06 70 53 88 44 bernadette.salvat@laposte.net5
Une trentaine d’enfants est attendue à l’école
pour la rentrée 2018, répartie entre deux classes.
Nous ne connaissons pas à ce jour le nom de
l’enseignant qui aura en charge la classe des
grands. La classe des maternelles/CP restera
sous la responsabilité de Mme Noëlle Vinard.
La mairie a doté l’école de 8 ordinateurs
portables performants pour les élèves et
renouvelé également l’ordinateur administratif
au service de la direction.
Lors du dernier conseil d’école du jeudi 21 juin,
les enseignantes ont fait part des divers projets
pédagogiques réalisés ou à venir : à savoir la fête
du Livre perché à Mostuéjouls où chaque classe
participante est récompensée, le permis piéton
mis en place dans la classe des grands en lien
avec la gendarmerie, la journée occitane toujours
très bien organisée du lundi 25 juin à Montaigut
regroupant près de 200 enfants et la sortie
scolaire à Salles-Curan du lundi 2 juillet avec au
programme promenade en bateau sur le lac et
accro-branche l’après-midi.
La fête de l’école, le 29 juin, sur la place du
village, organisée par l’APE, a eu tout le succès
désiré. Familles, villageois, élus, tout le monde –
ou presque- étaient présents pour applaudir le
spectacle proposé par les enfants dans le cadre
de l’école et pour danser sous l’impulsion de
Véronique et du groupe d’enfants ayant participé
à l’atelier périscolaire de danses occitanes. L’APE
après avoir offert un livre à chaque enfant a
organisé en main de maître la buvette et le repas
paëlla préparé par l’aubergiste David. Le tout
dans la belle douceur d’une soirée estivale.
Avec la fin de l’année s’achèvent les ateliers
périscolaires du vendredi après-midi : bricolage
(fabrication de nichoirs à mésanges dans le cadre
de la lutte contre les chenilles processionnaires et
construction d’un treillis pour rosier grimpant
installé à la porte de l’horloge) sous la
responsabilité de Joël secondé par Gérard ou
Roland et danses collectives sous la conduite de
Véronique. Une transmission de savoirs et de
passions … pour le plus grand plaisir et l’éveil des
enfants.
Polka piquée… et Macarena pour clôturer la séance… avant de se produire sur scène.
Atelier "nichoir" sous le préau de l'école et mise en peinture du treillis pour le rosier grimpant de la porte de l’horloge6
Adressage
Une habitation (bien fleurie) sur la D73
Pourquoi un projet adressage ?
Notre commune fait partie des dernières
collectivités qui ne disposent pas d’un
système d’adressage qui permet de localiser
surement chaque habitation. Et pourtant la
possibilité d’accéder en toute fiabilité à
chacune des habitations implantées sur notre
territoire présente de nombreux avantages.
C’est pourquoi l’équipe municipale après en
avoir délibéré a décidé de mettre en œuvre le
projet adressage sur notre commune.
Les gains attendus d’une telle démarche sont
multiples et concernent plusieurs domaines de
notre quotidien :
Intervention des services d’urgence : accès
facilité et plus rapide sur les lieux d’un accident ou
d’un sinistre avec la certitude d’intervenir au bon
endroit, visualisation de la zone d’intervention
avant l’arrivée sur site (conditions d’accès)
Acheminement du courrier et des colis :
amélioration de l’efficacité du service plus
particulièrement pour la livraison des colis
effectuée par des prestataires qui ne connaissent
pas notre territoire.
Optimisation des services : services à la
personne, déploiement des réseaux eau,
télécommunication et du réseau fibré, aide au
recensement.
Navigation : généralisation de l’usage des GPS
par les particuliers sur des terminaux multiples.
L’adressage d’une habitation consiste à mettre en
place une dénomination et une numérotation de
voie en répondant à 2 principes :
Toute voie ouverte à la circulation publique doit
être dénommée.
Un point d’accès n'est pas dénommé, un numéro
lui est attribué (et devient un Point d’Accès
Numérique).
Etat des lieux pour notre commune
Pour les 7 villages la plupart des voies identifiées
sur le cadastre sont dénommées mais aucun
numéro n’est attribué. Les écarts ne sont pas
traités.
Le village du Minier
Déploiement du projet
Ce projet sera déployé par l’équipe municipale
avec l’appui du Syndicat mixte pour la
Modernisation et l’Ingénierie informatique des
Collectivités ou établissements publics Adhérents
(SMICA). Le travail va consister à s’assurer que
les dénominations existantes répondent aux
normes du SDIS, ne sont pas en doublon par
rapport aux communes qui disposent du même
code postal et respectent les règles applicables
en matière de mise en place de l’adressage des
habitations. Dans le cas de non-conformité par
rapport aux exigences il nous reviendra de
procéder aux changements de dénomination des
voies. Les riverains de chaque voie concernée par
des modifications de nom seront consultés.
Le SMICA nous remettra tous les plans
nécessaires à la collecte des données de
dénomination et de numérotation des voies et se
charge de renseigner le système de géo
référencement qui sera ensuite communiqué aux
administrations et aux différents acteurs
économiques qui utilisent le système d’adressage.
Planning du déploiement
L’objectif est de coordonner la démarche
d’adressage avec les travaux d’installation de la
fibre optique (projet THD). Toutes les voies
publiques seront dénommées et numérotées pour
l’automne 2019, période de lancement des études
du déploiement de la fibre. La dernière étape
consistera à poser les plaques de rue et la
numérotation des habitations. La commune se
chargera de la pose des plaques de rue et il
reviendra à chaque administré propriétaire d’une
habitation de poser le numéro qui lui sera remis.7
Le très haut débit pour tous
Qu'est-ce que le très haut débit ?
Le très haut débit est la possibilité d'avoir une
connexion Internet très rapide, à minima de
100 Mbit/s, soit au moins 5 à 100 fois plus rapide
qu'une connexion classique. Cette vitesse ne peut
être apportée que par des câbles en fibre optique
(information sous forme de lumière) et non par
des câbles en cuivre (information sous forme de
signaux électriques) utilisés jusqu'à présent pour
le téléphone et Internet. Pour accéder au très haut
débit, il faut donc qu'un nouveau câble en fibre
optique soit déployé jusqu'à votre domicile.
Village de Pinet
Le réseau fibre optique jusqu’à votre porte
Pour réduire la fracture numérique, le SIEDA, les
Communautés de Communes et le Conseil
Départemental se sont fixés l’objectif de permettre
l’accès au réseau numérique très haut débit à
l’ensemble des habitations du département, soit
155 000 prises à installer d’ici 2022.
La maitrise d’œuvre de ce projet, très ambitieux,
pour sa partie réseau a été confiée à la société
ALL FIBRE AVEYRON LOT LOZERE –
ALLIANCE THD filiale de l’opérateur ORANGE.
Qui finance le déploiement du très haut débit ?
Le financement de la construction de ce réseau
fibre est réparti entre ORANGE, l’Etat, la Région,
le Département, et les Communautés de
Communes qui s’acquitteront d’une contribution à
hauteur de 5€ par an par habitant pendant 15 ans,
sauf pour les villes de Rodez et Millau pour
lesquelles le financement est intégralement à la
charge de l’opérateur ORANGE.
Le coût du projet est de 266 Millions d’Euros, dont
202 M€ pour la société de projet ALLIANCE THD
et 64 M€ pour l’état, la région et les collectivités
Aveyronnaises.
Comment se construit un réseau numérique
en technique fibre ?
1ère étape
Pour notre commune 2 armoires de rue seront
respectivement positionnées au Coudol et à
Coudols. L’armoire de rue au Coudol sera
raccordée au nœud de raccordement optique de
Saint Victor (central) par le réseau de transport
optique. L’armoire de rue de Coudols sera
raccordée au central de Salles Curan. Les
centraux et armoires actuels qui abritent les
équipements et raccordements filaires (réseau en
fil de cuivre) seront progressivement abandonnés.
Le réseau de transport optique réutilisera les
infrastructures existantes, tracés aériens ou
souterrains selon le cas. En revanche s’il y a
nécessité de créer de nouvelles liaisons elles
seront réalisées en technique souterraine.
2ème étape
Création du réseau secondaire dit de distribution
optique qui relie les armoires de rue aux points de
branchement optique (PBO). Ce réseau
secondaire est constitué d’une fibre par abonné
potentiel. En principe les PBO sont positionnés
par quartier et situés à moins de 100 m de
l’habitation la plus éloignée. Le domaine
d’intervention de la société ALLIANCE THD
chargée de construire le réseau s’arrête à la pose
et au raccordement des PBO.
3ème étape
C’est l’étape dite de commercialisation. Le
raccordement entre votre domicile et le PBO de
votre quartier sera réalisé par le Fournisseur
d’Accès Internet (FAI) que vous aurez choisi.
Cette étape peut prendre 2 à 3 mois.
Ce qu’il vous faut savoir
Il y a égalité de traitement de toutes les
habitations, quelle que soit leur situation
géographique.
Le planning de déploiement est de 5 ans. Trois
tranches de travaux 2018, 2018-2019, 2012-2022
vont se succéder. Dès la 1ère année les travaux
commencent sur toutes les communautés de
communes du département (CC) et se
poursuivront conformément aux priorités établies
par chaque CC.
Pour la commune du Viala du Tarn, classée en
priorité 2, les études sont planifiées pour fin
2019 et la construction du réseau pour 2020.
C’est l’Entreprise SPIE qui réalisera les
travaux.
A partir de 2019 un site tenu à jour par ALLIANCE
HTD permettra de suivre l’état d’avancement du
réseau, il sera accessible par tous. Vous serez
également informés des fournisseurs d’accès
présents sur le réseau et vous pourrez ainsi faire
votre choix.
L’abonnement fibre pourra s’effectuer sur Internet
ou en boutique pour les opérateurs importants.
Bourg du Viala8
Programme de travaux annuels
Au cours de l’année 2017 l’équipe municipale
a finalisé et validé un programme de travaux
inscrits au budget pour l’année 2018. Ce
programme de travaux couvre plusieurs
domaines et vise à améliorer les conditions de
vie de la population mais aussi à perpétuer le
patrimoine de notre commune.
Seules les actions significatives sont citées.
• Actions de sécurité :
o Mise aux normes de sécurité des
installations électriques de l’école et de la maison
du temps libre, travaux réalisés.
o Sécurisation de la cour de l’école avec la
pose de barrières en bois décoratives
o Sécurisation partielle de
l’approvisionnement depuis le réseau de
Montjaux, travaux en cours (cf la gestion de l’eau)
o Rénovation des équipements
hydrauliques de 4 châteaux d’eau, vannes,
compteurs, robinets à flotteur, tuyauteries, travaux
planifiés.
• Actions d’amélioration des conditions
de vie :
o Installation de 2 lampadaires au
lotissement La Coste, travaux planifiés fin juillet,
o Remise en service des toilettes centrales,
travaux en cours
o Installation de bancs à l’îlot des Sagnes
o Poursuite de l’opération cœur de village
au niveau des réseaux, tranche Le Minier, Le
Portail et le Barry, à partir d’octobre,
• Actions pour perpétuer le patrimoine :
o Création d’un accès pour désenclaver
l’arrière de l’auberge offrant ainsi des
perspectives pour une éventuelle modernisation
de l’outil de travail, planifié en septembre
o Remplacement du store de la terrasse de
l’auberge
o Achèvement de la rénovation du lavoir de
Valencas
o Remplacement des volets en bois du
bâtiment de la mairie
o Rénovation des monuments aux morts
(centenaire de l’armistice de la 1ère guerre
mondiale), attente subvention, planifié en
septembre.
o Réparation de la noue de la toiture de la
maison du temps libre, travaux réalisés.
Plan local d’urbanisme
intercommunal
Le Projet d’Aménagement et de
Développement Durable (PADD) a été présenté
aux Personnes Publiques Associées (PPA – ce
sont les différents organismes qui contrôlent
l’élaboration du PLUI sur le fond et sur la
forme : DDT, Chambre d’Agriculture, Conseil
Départemental, Syndicat mixte du SCOT…) début
2018, ainsi qu’à la population. Il a été largement
validé et le débat en conseil communautaire
actant cette validation aura lieu dans les
prochains mois.
Nous travaillons actuellement avec le bureau
d’études sur le zonage, le règlement et les
Orientations d’Aménagement et de
Programmation. L’accent est mis sur le
développement du centre village.
Des réunions publiques auront à nouveau lieu au
terme de cette phase prévu en fin d’année.
Nous vous rappelons qu’un registre de
concertation est disponible en mairie pour
recevoir vos demandes ou remarques et qu’un
site Internet dédié a été créé.9
Poursuite du projet de mise en sécurité de la RD73 La RD73 reste encore très étroite en de nombreux
tronçons de son tracé ce qui la rend difficile à la
circulation et dangereuse par endroit. La campagne
d’élargissement de cet axe important pour notre
commune va se poursuivre sur sa partie qui longe
le Tarn. Ces travaux sont pilotés par la Direction
des Routes et des Grands Travaux, Subdivision
Sud, du Conseil Départemental.
Deux tranches de travaux sont planifiées pour mener à
bien la sécurisation de cette portion de la RD 73 entre
le P.R. 21.600 et le P.R. 22.900, soit 1300 m.
1ère tranche de travaux en 2018
Deux tronçons (en rouge sur la carte) seront élargis, du
P.R. 21.600 au P.R. 22.000 soit 400 ml, et 120 ml au
P.R. 22.800, au droit de l’éboulement du mur de
soutènement de la route, zone actuellement balisée par
des panneaux de signalisation de chaussée rétrécie et
de danger.
2ème tranche de travaux à l’horizon 2020
Un 3ème tronçon (en bleu sur la carte) de 670 ml sera
également sécurisé. Cette dernière opération finalisera
les travaux d’élargissement de cette section de la RD
73 entre le Mas de la Nauq et le pont de Saint Rome de
Tarn.
Consistance des travaux pour la tranche 2018
Création d’une nouvelle chaussée de 5,5 m de large
avec accotements. Les parapets seront alignés, les
murs de soutènement seront réparés en tant que de
besoin.
Compte tenu du volume important de roches à déblayer
les opérations de terrassement feront appel à
l’utilisation d’explosifs et du Brise Roche Hydraulique
(BRH). Le volume de roches, cumulé pour les 2
tronçons, à déplacer est de 13 300 m3.
Programme des travaux
Ces travaux sont prévus dans un délai compris entre 4
à 5 mois à compter du 1er octobre 2018.
Une fermeture de la RD73 sera nécessaire durant :
- 3 mois pour le terrassement, d’octobre à
décembre 2018,
- 1 mois pour la réalisation des traversées,
poutres de rives, couche de roulement en avril
ou mai 2019.
Contraintes
Une déviation sera mise en place lors des périodes de
fermeture de la RD73 par la RD169 et la RD993.
Le service des transports scolaires de la Région, qui
assure la liaison Viala du Tarn – Saint Affrique, sera
contacté par la Direction des Routes pour évoquer les
périodes de fermeture de la RD73 et étudier la solution
de remplacement la moins pénalisante à mettre en
œuvre en termes de temps de trajet pour les élèves.
Information des usagers de la RD73.
La Direction des Routes tiendra une réunion publique à
la maison du temps libre du Viala du Tarn en
septembre afin de présenter ces travaux aux habitants
et bien évoquer les contraintes de circulation.
Etudes complémentaires demandées par la
Commune du Viala du Tarn
Des études d’élargissement sont demandées à la
Direction des Routes pour les tronçons repérés en
violet sur la carte.10
Environnement : L’ambroisie une plante envahissante qui nuit à la santé Les ambroisies sont des plantes exotiques
envahissantes originaires d'Amérique du Nord et
apparues en France dès 1860.
L’Ambroisie (Ambrosia sp.) a été classée comme espèce
nuisible à la santé humaine depuis la loi n°2016-41 du 26
janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.
C’est une plante qui produit des quantités très importantes de
pollen et de graines et se disperse rapidement sur le territoire.
Elle colonise rapidement les milieux ouverts (remblais, bords
de route et de cours d'eau...) et les milieux agricoles propices
(tournesols, jachères) en raison de sa persistance dans le sol
et de sa potentielle résistance aux herbicides. Au moment de
la floraison, l'ambroisie devient un buisson qui peut atteindre
plus d’un mètre de haut. Elle produit de nombreuses
inflorescences et dispose d’une capacité de reproduction
extrêmement élevée.
Elle est aujourd’hui l’une des principales sources d’allergies
et de problèmes respiratoires en France.
jeune plant d’ambroisie
En effet, on estime que environ 15% de la population y
serait sensible. Le pollen d'ambroisies est émis à la fin
de l'été, ce qui permet de distinguer la pollinose
d'ambroisies, des autres pollinoses plus précoce.
Son pouvoir allergène est très élevé : quelques grains
de pollen dans l’air suffisent à provoquer des réactions
allergiques type pollinoses ou « rhumes des foins »
responsables de symptômes allergiques chez les sujets
sensibles (rhinites, conjonctivites, démangeaisons…)
ainsi que l'apparition ou l'aggravation d'asthme.
En région Occitanie, l’ambroisie à feuilles d'armoise se
propage progressivement. Cette plante envahissante
émet de fin août à mi-septembre un pollen hautement
allergisant provoquant asthme, eczéma, rhinites...
pouvant toucher entre 10 et 20% de la population. Elle
est ainsi classée comme nuisible à la santé humaine.
L’ambroisie s’installe rapidement sur les grèves de
rivières, les chantiers et bords de route, mais aussi sur
les sols nus au printemps et peut entraîner des pertes
économiques pour les filières agricoles.
Deux autres ambroisies, l'ambroisie trifide et l'ambroisie
à épis grêles, se rencontrent également en Occitanie Il
est recommandé d’envoyer une photo de la plante
repérée ; n’hésitez pas à vous documenter pour éviter
les risques de confusion avec d’autres plantes
mais de manière localisée. L'ambroisie à feuilles
d'armoise est localisée à ce jour, sur 3 communes en
Aveyron. Les autres ambroisies ne sont pas connues
en Aveyron.
Agir contre l'expansion de cette plante est un enjeu
majeur de santé publique qui requiert l'implication de
tous.
Parcelle envahie par des ambroisies
Pour l’intérêt général et dans une optique de préservation de
la santé publique, une lutte nationale est mise en place et
encadrée par la réglementation sanitaire. Ces trois ambroisies
sont concernées par les mesures obligatoires de lutte contre
les espèces végétales et animales nuisibles à la santé
humaine. Une mobilisation collective est donc nécessaire
et indispensable pour limiter son implantation et les
risques pour la santé des citoyens.
Un projet « ambroisies et prévention des pollinoses en région
Occitanie », piloté par l’ARS (Agence Régionale de Santé)
Occitanie et co-animé par la FREDON LR (Fédération
Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles de
Languedoc Roussillon) et l’URCPIE (Union Régionale des
Centres Permanents d’Initiatives pour l’Environnement) a
débuté cette année.
Ce projet a pour but de freiner la progression de la plante, en
la faisant connaitre au grand public et en mettant en place des
stratégies de lutte. Il permettra également de réaliser une
cartographie actualisée de la présence et de la progression de
la plante sur le territoire.
Toutes les communes d’Occitanie ont reçu un courrier leur
demandant de nommer un référent ambroisie. Son rôle de
médiateur dans la lutte contre l'ambroisie, sert aussi d'appui à
la reconnaissance et à la lutte sur le terrain : vérifier les
signalements provenant de la plateforme ; repérer les zones
colonisées et inviter les personnes concernées à agir ;
contribuer, sous l'autorité du Maire, à l'application de la
réglementation en vigueur, communiquer et faire remonter les
informations, etc.
Chaque citoyen est susceptible d’être concerné!
C’est le moment d’agir avant qu’il ne soit trop tard, en nous
aidant à repérer et signaler sa présence, voire à la détruire si
vous rencontrez quelques plants. Vous pouvez signaler la
présence d’ambroisie sur une plate-forme dédiée via l’un des 4
canaux disponibles :11
Environnement Fleurissement de la commune : 3ème année de participation au concours départemental
Comme chaque année, le jury composé d’élus de
communes aveyronnaises ainsi que de M. Eric
Gayraud responsable de la pépinière
départementale, viendra visiter le village dans la
première quinzaine de juillet. D’ores et déjà, on
remarque que les habitants se prennent au jeu et
ont à cœur de rendre de plus en plus attrayant et
haut en couleurs leur devant de porte dont voici
quelques exemples parmi tant d’autres...12
Petit à petit le village évolue et change d’aspect. Au minéral vient s’associer le végétal comme en témoignent les photos de gauche datant d’octobre 2014 et celles de droite prises en juin 2018.
Finie la course aux plantes rares, introuvables et
parfois incultivables : place à plus de sagesse.
Portons à nouveau nos regards sur l’humble fleurette,
l’épillet modeste, la vagabonde des talus pour la
reconnaître, la nommer et découvrir son rôle dans le
concert des grands équilibres de la nature qui maintient
nos jardins en bonne santé.
Avant l’arrivée des méthodes de gestion « efficace » de
l’agriculture intensive, les campagnes fournissaient
naturellement à chaque insecte de quoi effectuer son
cycle vital. Nul besoin alors d’hôtels à insectes pour les
hyménoptères ou de jachère fleurie pour les abeilles.
L’évolution avait prévu un « pack complet gîte et
couvert » et chacun y trouvait sa place.
L’interdiction des pesticides dans les espaces
publics depuis le 1er janvier 2017 a montré la voie :
on allait refaire confiance à cette nature qui sait très
bien, et sans nous, générer la vie ; on allait de nouveau
s’appuyer sur les auxiliaires et découvrir les liens
essentiels et si fragiles qui unissent le végétal et
l’animal.
Dans nos villages, le long de la route, en bordure des
habitations, caracolent de nouvelles espèces que nous
n’avions plus le loisir de croiser. La nature radoucit les
zones goudronnées, entraînant un cortège de
sauvageonnes et avec elles une petite faune qui avait
disparu.
Ces plantes simples ont évolué avec les insectes et les
animaux jusqu’à devenir indissociables. Sans l’achillée
pour héberger les pucerons, comment se nourriraient
les larves de coccinelles ? Sans la carotte, quid du
machaon ?
La disparition des fleurs sauvages au profit de variétés
horticoles trop « travaillées » produisant peu ou pas de
pollen ni de nectar avait conduit à la mise en péril de
ces équilibres.
Ces années de folies botaniques en tout genre ont
fini par donner envie au jardinier de revenir à la
nature.13
Coup de phare sur le service de l’eau Etat des lieux succinct et contexte :
Les réseaux d’adduction et de distribution de l’eau
potable de notre commune ont fait l’objet de
multiples programmes d’équipement. Commencés
dans les années 1960, les travaux se sont
poursuivis sur une période de 25 à 30 ans pour se
terminer, excepté le forage du Puech, dans les
années 1985/1990. Le maillage des 11 points de
captage (dont 4 sur le territoire de la commune de
Salles-Curan) avec un habitat très dispersé sur un
territoire relativement vaste (38,56 km²) a nécessité
un réseau très étendu d’une longueur de 50 km
avec 12 ouvrages de stockage d’une capacité totale
de 1 000m³
Ce réseau dont l’âge varie entre 30 et 50 ans se
caractérise par un état de vétusté avancé, surtout sur
ses aspects composants, vannes, compteurs,
détendeurs, ventouse mais aussi sur les canalisations
fonte. Il manque en revanche des compteurs et des
vannes de secteur, éléments indispensables à la
localisation de fuites et à une connaissance précise des
flux.
La vétusté des vannes qui équipent les châteaux d’eau
se traduit par l’impossibilité de les manœuvrer ce qui a
pour conséquence d’empêcher le nettoyage des
réservoirs. Cette situation rend plus difficile la maîtrise
de la qualité de l’eau. Le coût d’ordre unitaire de
rénovation des châteaux d’eau (hors partie bâtie) est de
5 000 € HT.
Le gestionnaire de la distribution de l’eau a pour
obligation d’entretenir le réseau. L’exigence la plus
importante concerne le remplacement progressif des
conduites les moins fiables et les plus anciennes pour
prévenir les fuites. En prenant comme hypothèse une
durée de vie moyenne des conduites de 70 ans, c’est
700ml /an de canalisations qui doivent être remplacés,
soit un coût d’ordre annuel de 50 000 € HT.
Les points de captage de la ressource en eau doivent
répondre à des exigences de protection vis-à-vis des
risques de pollution. Ces dispositions applicables déjà
dans les années 1960 n’ont jamais fait l’objet de
réalisation dans notre commune. Le coût estimé de
l’opération protection des captages est de 100 000 €
HT.
En 2007 la municipalité a décidé d’un programme de
rénovation des réseaux humides pour le Bourg du Viala
du Tarn avec la création d’une station d’épuration. Une
première tranche de travaux, station d’épuration et 1ère
moitié du Bourg, a été réalisée entre 2009 et 2010. Il
reste à réaliser la partie qui concerne le Minier, la rue et
la place du Portail (côté Ouest), la rue du Barry, la RD
en traverse. Le coût d’ordre HT de l’ensemble de ces
travaux sur les réseaux humides a été chiffré par le
Maître d’œuvre à 450 000 €.
Ces 20 dernières années des épisodes de sécheresse
ont notablement réduit la ressource en eau sur les
périodes concernées (les plus singulières 2003 et
2017). Confrontées à ces difficultés les municipalités en
place ont dû réagir dans l’urgence en faisant transporter
de l’eau ce qui représente des coûts non négligeables.
Et parallèlement à ces dispositions d’urgence les
équipes municipales ont décidé d’opérations
d’équipement afin de fiabiliser la ressource et de la
pérenniser dans la durée. En 2003 (avec reprise en
2010) création du forage du Puech, en 2017 mise en
place d’une conduite de sécurisation partielle de notre
réseau entre la commune de Montjaux et le château
d’eau de La Lande, coût d’ordre 30 000 € HT. En 2019
la sécurisation totale de l’ensemble de notre réseau par
un raccordement au réseau du syndicat du Ségala est
estimée à 100 000 € HT
En août 2017, alors que les sources affichaient des
débits extrêmement bas nous avons dû compenser par
une augmentation de la production du forage ce qui a
entrainé un abaissement du niveau de la nappe. Après
avoir descendu la pompe d’une dizaine de mètres nous
avons retrouvé un débit suffisant qui a cependant
nettement diminué en octobre et novembre.
Enfin les villages de Pinet, Coudols, Ladepeyre, Saint
Symphorien et Le Coudol ne sont pas équipés de
station d’épuration. Le coût d’ordre pour une station
d’épuration dite de hameau est 100 000 à 150 000 €.
Pour compléter le tableau il faut savoir que les
subventions apportées par l’Agence de l’Eau jusque
dans les années 2015-2016 pour encourager et aider
les collectivités à réaliser leurs projets d’investissement
dans les domaines de l’eau et de l’assainissement sont
de plus en plus incertaines sinon inexistantes, surtout si
les communes exploitent leur réseau en régie
communale au niveau de la production, de l’adduction
et de la distribution de l’eau.
Les habitants de notre commune sont très attachés au
statut de « gestion en régie du service de l’eau » assuré
par leur municipalité. Ce mode de gestion permet de
maîtriser le prix du service de l’eau et surtout de diriger
la totalité des excédents budgétaires sur
l’investissement.
La loi NOTRe a planifié le transfert des compétences
eau et assainissement des communes vers les
Communautés des Communes (CC) pour 2020 en
laissant la possibilité aux conseils communautaires de
repousser cette date à 2026 dès lors que 20% des
conseillers communautaires qui représentent 25 % de
la population s’y opposent. C’est cette orientation qui a
la préférence de notre CC, car il n’y a pas
d’organisation en place à son niveau pour assumer ces
compétences à brève échéance. Cette orientation
laisserait encore 8 ans de gestion de l’eau à notre
commune, sans pour autant préjuger des choix qui
seront arrêtés par la CC après transfert des
compétences.14
Les orientations retenues et affichées par le conseil
municipal, en termes de mode de gestion du service de
l’eau et d’investissements
L’instabilité des choix gouvernementaux et par
conséquent des collectivités territoriales ne nous
laissent pas la possibilité d’imaginer un avenir à 8 ans.
Le conseil municipal a été élu pour assurer une gestion
en « bon père de famille » des intérêts de notre
commune et de ses citoyens. L’objectif est donc de
mener tous les investissements qui sont nécessaires
pour garantir en qualité et en quantité la ressource en
eau de notre commune en s’assurant de la pérennité
des dépenses engagées. Une large réflexion menée
sur le service de l’eau au sein du conseil qui s’est
appuyée sur l’expertise des employés municipaux a
permis de dégager 4 orientations à l’unanimité des
conseillers.
Orientation 1 : maintien du statut en régie
Le conseil municipal a décidé de maintenir le statut en
régie. Basculer vers une solution fermage nous
conduirait à perdre toutes les recettes liées à l’eau, en
revanche nous conserverions le volet assainissement
pour lequel les recettes sont insuffisantes.
Orientation 2 : poursuite de l’opération cœur de village,
réseaux humides
Le conseil municipal a décidé de s’inscrire dans la
poursuite de ce projet décidé par les mandatures
précédentes mais se limitera à la réalisation des
tranches Minier et Barry-Portail, car l’Agence de l’Eau
ne respecte plus son engagement en matière de
subvention, les 60 000 € accordés initialement sont
remis en cause.
Orientation 3 : sécurisation de la ressource
Les périodes de sécheresse observées sur ces 20
dernières années, avec le risque important de
récurrence lié au changement climatique, nous
conduisent tout naturellement à prendre des
dispositions préventives pour pallier la diminution de la
ressource.
La solution qui apparaît la plus simple et la plus sûre
pour sécuriser l’alimentation en eau est de relier notre
réseau au réseau du Syndicat du Ségala. La liaison
principale établie au nord de la commune à hauteur de
Ronsignac sera réalisée en fonte diamètre 90 mm. Cet
investissement sera pérenne, quelle que soit la solution
de gestion retenue à partir de 2026. En cas de
défaillance de notre ressource propre le Syndicat du
Ségala nous fournira l’eau momentanément. Le
Syndicat du Ségala pratique peu ce mode de vente
d’eau. C’est parce que nous sommes dans un cadre de
réciprocité que le Syndicat a accepté notre demande de
sécurisation. Nous alimentons en continu une partie du
réseau d’Ayssènes à partir de Faet, il nous alimente
ponctuellement par Ronsignac. Les consommations
d’eau seront facturées au même tarif.
Nous n’avons aucune d’aide de l’Agence de l’Eau sur
ce type d’opération car nous n’abandonnons pas tout
ou partie de nos captages.
Orientation 4 : la modernisation et la mise en conformité
du réseau
Le fait de ne pas disposer, de plans détaillés et précis
de notre réseau, de mesure des flux (prélevés,
distribués, non comptabilisés), d’aide à la recherché
des fuites, nous pénalise auprès de l’Agence de l’Eau.
C’est pour cette raison que nous nous sommes lancés
dans un travail de mise à jour des plans avec l’aide du
SMICA et du Conseil départemental et que nous avons
décidé d’ajouter des compteurs de secteur sur le
réseau.
Le choix de maintenir notre approvisionnement
localement nous impose selon l’Agence Régionale de
Santé (ARS) de régulariser la protection de nos
captages. Nous étudions cette demande mais nous
n’effectuerons des dépenses que si nous pouvons
prétendre à des subventions car une analyse de
risques sur nos 11 points de captage (dont certains
remontent aux années 1960) ne met pas en évidence
de risques majeurs et importants vus leur situation
géographique et la nature des activités agricoles.
L’état des châteaux d’eau du point de vue des
composants hydrauliques et l’obligation de désinfection
annuelle des réservoirs nécessitent de commencer dès
2018 les travaux de modernisation correspondants.
Programme travaux et coût période 2018-2019
Le volume des dépenses à consacrer aux volets eau et
assainissement sur 2018 – 2019 pour financer la
poursuite de l’opération cœur de village, la sécurisation
de la ressource, et initialiser la modernisation du réseau
est de 440 000 €. Hors une subvention de 20 000 € du
Conseil Départemental sur le volet assainissement
nous n’avons aucune autre subvention en perspective.
Le financement correspondant serait donc constitué de
fonds propres et d’un emprunt de 150 000 €.
Le prix du service de l’eau pour notre commune
En 2010 le prix de l’eau a été augmenté de 5% pour
faire face aux nouveaux emprunts contractés pour
financer la première partie de l’opération « Cœur de
village » et l’assainissement a été augmenté de 0.20 €
en 2015 afin que nous puissions bénéficier de la prime
de la performance épuratoire qui 3 ans après est
réduite de 70%.
Au 1er avril 2018 le Conseil Municipal à l’unanimité des
14 conseillers présents a voté une augmentation
globale de 5,6 %. Cette augmentation sera effective
pour les parts fixes AEP et ASS en juillet-août 2018 et
appliquée sur les parts variables AEP et ASS pour les
consommations de novembre 2018 à novembre 2019
(facture 2019). Cette revalorisation progressive des
tarifs sur 2018-2019 devrait compenser les dépenses
liées au nouvel emprunt de 150 000 €.
Inter comparaison coût global AEP + ASS entre les
communes de notre CC (hors TVA et redevances
agence de l'eau)
L’inter comparaison du coût du service de l’eau au
1 /4/2018 nous situe dans le groupe des 4 communes
aux tarifs les plus faibles, dont une seule présente un
écart significatif de 0.66 €/m3, c’est la commune du
Truel (très favorisée financièrement). Nous sommes à
2.63 € /m3 AEP et ASS confondus pour une moyenne
de 3.35 €/m3 au niveau de la CC. En 2026 la CC
pourrait décider d’une convergence des tarifs.15
L’eau : paisible rivière
ou pluie torrentielle dévalant les ruelles
AEP ASS AEP+ASS
Entité organisatrice Part fixe AEP en €
Part
variable
AEP en €
Prix au m3
pour 120
m3
Part fixe
ASS en €
Part
variable
ASS en €
Prix au m3
pour 120
m3
Prix total
pour 120
m3
Le Truel 40,00 € 0,70 € 1,03 € 33,00 € 0,66 € 0,94 € 1,97 €
Saint Rome de Tarn 49,00 € 1,00 € 1,41 € 48,00 € 0,60 € 1,00 € 2,41 €
Broquiès 70,00 € 0,85 € 1,43 € 70,00 € 0,40 € 0,98 € 2,42 €
Viala du Tarn 74,90 € 1,12 € 1,74 € 42,80 € 0,53 € 0,89 € 2,63 €
Saint Victor et Melvieu 45,00 € 1,40 € 1,78 € 0,00 € 1,25 € 1,25 € 3,03 € Ayssènes 1,97 € 32,00 € 0,85 € 1,12 € 3,09 €
Montjaux 1,97 € 78,00 € 0,66 € 1,31 € 3,28 €
Les Costes Gozon 99,60 € 1,89 € 2,72 € 60,00 € 0,20 € 0,70 € 3,42 €
Brousse le Château 2,67 € 40,00 € 0,60 € 0,93 € 3,60 €
Saint Beauzély 90,00 € 1,40 € 2,15 € 90,00 € 1,10 € 1,85 € 4,00 €
Lestrade et Thouels 2,67 € 70,00 € 0,80 € 1,38 € 4,05 €
Castelnau Pégayrols 120,00 € 1,30 € 2,30 € 135,00 € 0,70 € 1,83 € 4,13 € SIVOM Tarn et
Lumensonesque 66,56 € 1,99 € 2,54 € 99,00 € 2,35 € 3,18 € 5,72 €16
Istoric de la lenga occitana (per Joan-Loís Cortial)
5ème partie La Crosada contra las Catars
Citacions (tròces de tèxtes tirats dels libres mensonats
en bas)
« Une constatacion s’impausa : tre la debuta tant coma
a cadunas de sas relanças, aquesta guèrra a vocacion
religiosa agèt de consequéncias politicas beneficas a la
corona francesa. Tant qu’òm es en drech de se
demandar se lo catarisme foguèt pas un pretèxt
qu’ajudèt a la conquista militara e l’anexion. Un escat
de rasons butan a parlar pas directament de
« premedicacion » de la part de la reialtat francesa.
Mas amb Blanca de Castilha (esposa de Sant-Loís) la
reialtat se trachèt que la crosada aviá fach lo lièch de la
conquista ».
Sintèsi personala d’un passatge tirat de « L’épopée
cathare » de Michel Roquebert
« Menada a l’origina par traire d’Occitània l’eresia
catara, la crosada se càmbia lèu en guèrra devastatriz
de conquista. Opausa defensors de la civilisacion
occitana e assatjants venguts del Nòrd, es a dire los
« Franceses ». A son cap, jol pretèxt de la fe, fissat per
son ambicion personala, Simon de Montfòrt, fanatic e
crusèl, s’apodera gaireben tot Lengadòc, e rauba los
titòls e bens de Raimon VI ».
Tirat de « La tragédie cathare » de Georges Bordonove
« En 1204, la poësia d’òc es a la cima de sa glòria. Las
autras poësias europèas utilisan sa tematica. La quita
lenga del trobar es acceptada coma lenga del genre
liric amorós tant en Itàlia del Nòrd qu’en Catalonha.
Es dins e contra aquesta glòria qu’intervenon los
eveniments de la crosada, destrusissent dins un
vintenat d’ans lo centre del raionament. Destruccion del
dedins, dins la mesura que la preséncia d’una polícia
eclesiastica de la fe e de las mors rendiá malaisit
l’exercici mondan e « scandalós » de la poësia
amorosa. Une data importanta es aquela de 1229 :
l’Inquisicion es alara institucionalisada ; pels poètas lo
mond s’es escurcit.
Tirat de « Histoire d’Occitanie » jos la direccion d’André
Armengaud e Robèrt Lafon.
Un trovador : Bernat de Ventador
Nascut en 1125 en Corrèze e un del pus connegut
dels trovadors occitans
Citations (extraits de textes tirés de livres mentionnés
en dessous)
« Une constatation s’impose : depuis le début comme à
chacune de ses reprises, cette guerre à vocation
religieuse eut des conséquences politiques bénéfiques
à la couronne française. A tel point qu’on est en droit de
se demander si le catharisme ne fut pas un prétexte
pour justifier la conquête militaire et l’annexion. Un
faisceau de raisons pousse à parler de préméditation
de la part de la royauté française. Mais avec Blanche
de Castille (épouse de Saint- Louis), la royauté se redit
compte que la croisade avait fait le lit de la conquête.
Synthèse personnelle d’un passage tiré de l’épopée
cathare » de michel Roquebert
Menée à l’origine pour extraire d’Occitanie l’hérésie
cathare, la croisade se transforma rapidement en
guerre dévastatrice et de conquêtes. Elle opposa les
défenseurs de la civilisation occitane et les assaillants
venus du Nord, c'est-à-dire les Français. A sa tête,
sous le prétexte de la foi, aiguillonné par son ambition
personnelle, Simon de Montfort, fanatique et cruel,
s’empara en fait de tout le Languedoc et vola ses titres
et biens à Raymond VI.
Tiré de « La tragédie cathare » de Georges Bordonove
En 1204, la poésie occitane est à l’apogée de sa gloire.
Les autres poésies européennes utilisent sa
thématique. La langue elle-même des troubadours est
reconnue comme langue du genre lyrique amoureux
tant en Italie du Nord qu’en Catalogne. C’est dans et
contre cette gloire qu’interveinneent les évènements de
la croisade, détruisant en une vingtaine d’années le
centre du rayonnement. Destruction par l’intérieur dans
la mesure où la présence d’uen police écclésiastique de
la foi et des meours rendait difficile l’exercice mondain
et « scandaleux » de la poésie amoureuse. Une date
importante est celle de 1229 : l’Inquisition est alors
institutionnalisée ; pour les poètes, le monde s’est
obscurci.
Tiré de « Histoire d’ Occitanie sous la direction d’André
Armengaud et Robert Lafon
Daude de Pradas est un troubadour originaire « d'un bourg du
Rouergue du nom de Prades à quatre lieues de Rodez ». Il
vécut dans les trois premiers quarts du XIIIᵉ siècle