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Arrêté - Préfecture - Gironde - Note synthese des observations AP PC blaireau 2025
Document publié le Mercredi 1 janvier 2020
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Gironde - Note synthese des observations AP PC blaireau 2025)
Thèmes du document : Animaux, Espaces terrestres et maritimes, Sécurité routière,
Direction Départementale des Territoires et de la Mer
Service eau et nature
Unité nature
Bordeaux, 19 juin 2025
Note de synthèse des observations du public sur le projet d’arrêté préfectoral relatif
à la période complémentaire de vénerie sous terre 2025 dans le département de la Gironde.
Consultation du public du 16 mai au 7 juin 2025
1/ Contexte de la consultation du public
En application de la loi n°2012-1460 du 27 décembre 2012 relative à la mise en œuvre du principe de
participation du public défini à l’article 7 de la Charte Environnement, le projet d’arrêté sus-visé a fait l’objet
d’une consultation de 21 jours.
2/Objet de l’arrêté faisant l’objet de la consultation.
Le blaireau est un animal chassable à tir ou par vénerie sous terre, son piégeage est interdit. Les articles R424-4
et R424-5 du code de l’environnement stipulent que la vénerie sous terre est ouverte du 15 septembre au 15
janvier. Néanmoins, en application de l’article R424-5, le préfet peut, sur proposition du directeur
départemental des territoires et de la mer, et après avis de la commission départementale de la chasse et de la
faune sauvage (CDCFS) et de la fédération départementale des chasseurs de la Gironde (FDCG), autoriser
l'exercice de la vénerie du blaireau pour une période complémentaire à partir du 15 mai et jusqu’à l’ouverture
générale de la vénerie du blaireau (15 septembre).
Le présent projet d’arrêté a reçu un avis favorable de la commission départementale de la chasse et de la faune
sauvage de la Gironde en date du 16 mai 2025.
3/ Déroulement de la consultation et synthèse quantitative.
En application de l’article L120-1 du code de l’environnement, la participation du public à l'élaboration
du projet d’arrêté relatif à la période complémentaire de vénerie sous terre 2025 dans le département
de la Gironde a été mise en œuvre.
200 observations ont ainsi été recueillies dont 196 via le site démarches simplifiées. Quelques
contributeurs ont invoqué des difficultés de connexion mais ont pu transmettre leur avis par courriel à
la DDTM, l’adresse mail ayant bien été transmise dans le cadre de la consultation.
Parmi elles, 60 opinions sont favorables au projet de période complémentaire relative à la vénerie du
blaireau. 139 avis défavorables ont été recueillis (dont 2 hors délai) et une contribution sans avis.
Les différentes thématiques abordées ayant un lien avec le présent projet d’arrêté sont développées
dans le paragraphe 3/ ci-dessous. Chaque message peut contenir une ou plusieurs idées appartenant à
une ou plusieurs thématiques en lien ou non avec le projet d’arrêté.
On constate que certaines thématiques relèvent effectivement de la compétence préfectorale et
entrent donc dans le champ de la présente consultation. D’autres opinions exprimées relèvent du
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Tél : 05 56 93 30 33
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www.gironde.gouv.frr 1/9cadre réglementaire plus général applicable à la chasse en France, relevant principalement de la
compétence ministérielle, ou parfois du pouvoir de police du maire, ou encore de l’organisation
concrète des actions de chasse sur le terrain. Le présent rapport répond principalement aux opinions
exprimées correspondant à un sujet de compétence préfectorale. Néanmoins, les autres sujets abordés
sont également retranscrits ici afin de refléter fidèlement la consultation du public.
3/ Synthèse des opinions formulées.
3.1. Opinions relevant pleinement du projet d’arrêté relatif à période complémentaire de vénerie sous
terre du blaireau en Gironde au titre de l’année 2025 :
• Opinions favorables au projet d’arrêté (60 avis) :
- Une régulation indispensable pour la gestion des équilibres agro-cynégétiques notamment en période
complémentaire :
La régulation par la vénerie sous terre permet de limiter des dégâts qui peuvent se produire au
printemps et en été, notamment dans les parcelles cultivées. Plusieurs contributeurs qui ont fait part
de dégâts sur leur propriété privée ou dans le cadre de leurs activités agricoles, sur leurs prairies
notamment, encouragent la régulation de cette espèce durant la période complémentaire (souvent
désignée par « chasse anticipée »), période de sensibilité des cultures.
- Des dégâts causés par les blaireaux et risque pour la sécurité publique (terriers dans les parcelles
agricoles, sous les voies de circulation, sur les infrastructures, sous des habitations…)
Les dégâts causés par le blaireau sont recensés dans le cadre d’interventions administratives par les
lieutenants de louveterie. En effet, s’agissant de dégâts non indemnisables, la Fédération
départementale des chasseurs de la Gironde (FDCG) a pu fournir des données sur divers dégâts
importants sur les biens d’intérêt public.
Il existe également des risques pour la circulation des engins agricoles dans les parcelles creusées de
terriers.
Un contributeur indique que le déterrage d’un blaireau par un équipage peut ainsi être effectué à la
place d’une intervention administrative pour laquelle des dégâts auraient été signalés. Les lieutenants
de louveterie sont, en Gironde, fortement sollicités pour organiser des actions sur le sanglier.
- La vénerie est le seul moyen de réguler cette espèce et la chasse à tir est inefficace :
La chasse à tir ne paraît pas être un moyen adapté pour réguler cette espèce aux mœurs nocturnes, la
chasse à tir à l’affût et à l’approche étant très peu pratiquées pour cette espèce en Gironde.
- Le bon état de la population de blaireaux, et une augmentation de cette population :
Si les indices et données détenus sur le blaireau indiquent que la population girondine est en bon état
de conservation en Gironde, il est néanmoins impossible de conclure à une augmentation de la
population. Le dossier de la FDCG apporte des éléments pris en compte pour qualifier la situation de
l’espèce en Gironde.
- La régulation du blaireau participe à la limitation de la propagation de la tuberculose bovine
Le déterrage du blaireau est interdit dans les zones à risque, il est donc difficile de conclure que seule la
régulation des populations de blaireau par la vénerie sous terre peut contribuer à la circonscription de
cette maladie dans le département, au regard du faible niveau des prélèvements réalisés. Plusieurs
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www.gironde.gouv.frr 2/9contributeurs demandent la régulation du blaireau dans le cadre de la lutte contre la propagation de la
tuberculose, le blaireau en étant un des vecteurs.
- Les prélèvements encadrés durant la période complémentaire :
Un prélèvement maximal a, en effet, été fixé pour la période complémentaire afin de conserver le bon
état actuel de l’espèce en Gironde.
Chaque capture devra être déclarée et un bilan général devra être transmis à la DDTM afin de s’assurer
du respect de ce plafond.
• Opinions défavorables au projet d’arrêté ou à la vénerie sous terre et régulation du blaireau
(139 avis dont 2 hors délai) :
Les arguments les plus souvent développés sont présentés ci-dessous, et accompagnés de la réponse
de l’administration :
- En l’absence de la mise en place de mesures préventives, le projet de période complémentaire de
vénerie sous terre du blaireau est entaché d’illégalité :
Le projet soumis à la consultation du public n’a pas pour objet d’ouvrir une période de destruction
obligatoire et systématique de cette espèce sur le département : il prévoit la fixation d’une période
complémentaire de chasse par vénerie sous terre (à compter de la date de signature de l’arrêté)
jusqu’au 14 septembre inclus, conformément au code de l’environnement.
- Il y a conflit d’intérêt, la fédération des chasseurs de la Gironde, à la fois juge et partie / des données
relatives à la population de blaireau en Gironde manquant d’impartialité :
La fédération des chasseurs de la Gironde a établi une demande de période complémentaire pour la
vénerie du blaireau en date du 29 février 2024, qui a été argumentée par un rapport technique
comprenant les éléments pouvant être recueillis notamment pour caractériser le bon état des
populations de blaireaux en Gironde. L’administration utilise les éléments de ce dossier pour proposer,
un arrêté autorisant la période complémentaire, sur la base des éléments factuels indiquant que l’état
de la population est stable et suffisant et que les prélèvements sont adaptés.
Les données des APN peuvent également être fournies et étudiées par l’administration dans le cadre de
la consultation de la CDCFS. Jusqu’à présent, aucune donnée contradictoire n’a été fournie par les APN
sur l’état des populations départementales de blaireaux et sur l’adaptation des prélèvements pendant
cette période complémentaire.
- Une population de blaireaux dont le nombre est totalement inconnu et une estimation peu fiable /
des données relatives à la population de blaireau en Gironde manquant d’objectivité : :
La population d’une espèce sauvage ne peut pas être totalement dénombrée. Il existe des indicateurs
de suivi de population (comptages nocturnes réguliers et ciblés) pour en connaître l’évolution mais,
compte tenu des moyens nécessaires à leur mise en œuvre, ces suivis sont uniquement développés
pour les espèces de gibiers soumises à plan de chasse en Gironde (cervidés).
En Gironde, les indicateurs d’évolution des niveaux de population disponibles sont principalement :
* Le nombre de captures accidentelles (avec relâcher obligatoire) déclarées annuellement par les
piégeurs agréés. Celui-ci ne présente pas de tendance à la baisse, oscillant entre 2,5 et un peu plus de 3
blaireaux par piégeur et par an, ou encore entre 200 et 250 blaireaux par an à l’échelle du
département.
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www.gironde.gouv.frr 3/9* Le nombre annuel de demandes de destruction administrative de blaireaux causant ou susceptibles
de causer des dégâts à des cultures ou à des biens. Cet indicateur est constant également, de 20 à 35
par an.
* En 2024, les 17 équipages de vénerie sous terre autorisés dans le département réalisent un
prélèvement annuel modéré, équivalent à celui de 2024, et inférieur aux années précédentes (mise en
place du quota en 2024).
En outre, une enquête sur le dénombrement des terriers de blaireaux a été menée en 2023 par la FDC
et conclut à une abondance significative du blaireau en Gironde.
Cette série de données tend à indiquer la stabilité des populations girondines de blaireaux.Les données
présentées dans le dossier technique convergent vers l’observation d’une stabilité et d’un bon état de
conservation de la population de blaireaux en Gironde. Ces éléments permettent d’affirmer que les
prélèvements, réalisés depuis de nombreuses années, ne remettent actuellement pas en cause l’état de
conservation des populations de blaireaux en Gironde.
- La présentation du projet insuffisante et déléguée à la FDC :
La note réalisée par l’administration renvoie aux données disponibles sur notre département qui sont
celles fournies par la FDC. Si d’autres données étaient disponibles et transmises à l’administration en ce
qui concerne l’état de la population et l’impact des prélèvements réalisés par la période
complémentaire, celles-ci seraient également étudiées avec soin.
Par ailleurs, une note de présentation ne peut être un rapport scientifique. Dans le cas présent, celle-ci
expose seulement les conclusions des travaux, réalisés par la FDC mais expertisées par l’État.
-Une forte population départementale surestimée avec 20.000 blaireaux en contradiction avec
l’ampleur des dégâts :
Le nombre de déclarations de dégâts et de signalements des dégâts notamment agricoles est
vraisemblablement sous-estimé, car il n’existe pas d’obligation déclarative ou d’incitation à déclarer un
dégât causé par ce gibier. Seuls les dégâts agricoles causés par le grand gibier (sangliers et cervidés),
font l’objet d’une expertise et d’une évaluation précise car ils sont indemnisés par les fédérations des
chasseurs.
- L’interdiction de la vénerie sous terre dans les zones à risque pour la propagation de la tuberculose
bovine / les chiens envoyés dans les terriers sont susceptibles de répandre des zoonoses, aussi bien aux
êtres humains qu’aux animaux domestiques et aux élevages.:
En Gironde, l’interdiction du déterrage est prévue par un arrêté préfectoral définissant les zones à
risque concernant la tuberculose bovine. La contamination des chiens est l’argument principal de cette
interdiction. Ailleurs, cette pratique reste autorisée.
- Le blaireau n’est pas vecteur de la tuberculose bovine :
Dans le cadre de la lutte contre la tuberculose bovine, des analyses sont réalisées sur les blaireaux des
zones infectées, des zones tampons, et plus largement sur les blaireaux accidentés en bord de route.
Les résultats indiquent que de nombreux blaireaux analysés sont porteurs de la maladie.
- Le rapport Anses indique que la régulation du blaireau est inutile pour lutter contre la tuburculose
bovine :
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www.gironde.gouv.frr 4/9Le rapport ANSES préconise de limiter les pratiques de piégeage préventif. Le présent arrêt préfectoral
ne concerne pas la régulation du blaireau mais la possibilité d’un prélèvement modéré par le déterrage
dans les zones non contaminées par la TUB. La période complémentaire n’est pas une mesure
d’éradication des blaireaux pour lutter contre la tuberculose.
- Une dynamique de population particulièrement lente et une mortalité juvénile importante :
La chasse du blaireau est pratiquée depuis de nombreuses années en Gironde par déterrage, et les données
existantes permettent de conclure à une stabilité de la population. La mortalité juvénile concerne l’ensemble
des espèces animales sauvages. Elle affecte naturellement les populations de blaireaux mais elle n’est pas
évaluée en Gironde.
- L’absence d’informations sur le ratio adulte/ jeunes dans les prélèvements :
En 2024, 84 % des prises sont des adultes durant la période complémentaire.
- Une régulation « supplémentaire » de l’espèce inutile répondant à un but récréatif :
Les dégâts causés par le blaireau ne sont recensés que dans le cadre d’interventions administratives par
les lieutenants de louveterie. En effet, s’agissant de dégâts non indemnisables par la FDCG, ceux-ci ne
sont pas tous déclarés, recensés ou évalués. De ce fait, les dégâts pouvant être générés durant la
période de chasse générale et complémentaire échappent au recensement effectué par
l’administration, les équipages étant sollicités directement par les agriculteurs notamment.
-Le blaireau est une espèce altriciale :la croissance et le développement des jeunes nécessitent des
soins postnaissance prodigués par des individus adultes / travaux de François Lebourgeois ; les
blaireautins en période de sevrage et dépendants de leurs parents après le 15 mai et ce jusqu’à
l’automne :
L’état actuel des connaissances ne permet pas de disposer d’une vision très fine des populations de
blaireaux et de leur biologie à l’échelle de la Gironde. Les études réalisées au niveau national concluent
que la période de sevrage est variable d’une région à l’autre et d’une année à l’autre, située entre mi-
avril et mi-juin, avec un pic mi-mai. Dans le « sud-ouest de la France », on peut situer le pic des
naissances vers fin janvier. Le sevrage ayant lieu à 12 semaines, ce pic se situerait plutôt vers fin avril
dans le sud-ouest de la France. Fin mai, les blaireautins sont donc sevrés.
L’arrêté pris au 16 juin 2025 permet de sécuriser la limite de fin de sevrage et de dépendance.
- La période complémentaire de vénerie du blaireau est en contradiction avec l’article L. 424-10 du
Code de l’environnement, selon lequel « il est interdit de détruire (…) les portées ou petits de tous
mammifères dont la chasse est autorisée » :
La pratique de vénerie sous terre durant la période complémentaire n’entre pas en contradiction avec
l’article L. 424-10 du code de l’environnement, selon lequel « il est interdit de détruire (…) les portées ou
petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée». En effet , comme la jurisprudence le confirme
(arrêt du conseil d’État du 30 juillet 1997 n°171050 et TA Besançon 28 janvier 2014 ASPAS requête N°
1301025), elle peut être autorisée à condition qu’elle ne porte pas atteinte à la préservation des
populations de blaireaux mais surtout, elle doit respecter les dispositions relatives l’article L. 424-10 du
code de l’environnement qui ont pour effet d’interdire la destruction des petits et des portées de
blaireaux pendant les périodes de chasse.
La charte départementale des veneurs sous terre indique que la chasse doit être arrêtée en cas de
déterrage d’une mère allaitante et en présence de petits non sevrés, cas très improbable cependant.
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www.gironde.gouv.frr 5/9- L’avis du Conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité (CSPNB) daté de juin 2016 : Les dégâts
aux cultures et aux machines agricoles du fait des blaireaux, « rien à ce jour ne justifie pour ce motif des
campagnes d’abattage massif de ces animaux ».
À aucun moment, la période de chasse complémentaire ne peut être traduite comme une campagne
d’abattage massif dans les zones non concernées par la lutte contre la tuberculose bovine. Le projet indique
que la pratique de la vénerie durant la période complémentaire n’est autorisée qu’aux équipages de vénerie
sous terre agréés : il s’agit d’une ouverture d’une période de chasse anticipée sans obligation de prélèvement
(minimal) mais au contraire le projet fixe un prélèvement maximal.
- L’impact positif du blaireau sur la biodiversité
La période complémentaire ne correspond pas à une mesure administrative de destruction du
blaireau.Il s’agit d’une espèce chassable durant la période complémentaire fixée sous la condition
minimale de du bon état de population de blaireaux.
L’arrêté ne remet pas en cause les bénéfices que l’espèce apporte sur la biodiversité et l’environnement.
- Il n’est pas prévu de date de début de la période complémentaire dans la consultation
La précision du début de la période complémentaire est inscrite dans le projet d’arrêté : à compter de
la date de signature du présent arrêté (prévue vers le 15 juin) jusqu’au 14 septembre 2025 inclus.
3.2/ Opinions relatives à des thématiques ne relevant pas du champ de la consultation, hors champ du
présent arrêté préfectoral, mais relevant toutefois de la compétence préfectorale :
- La régulation du blaireau dans le cadre de la propagation de la tuberculose bovine :
Un arrêté préfectoral relatif à la tuberculose fixe la zone à risque d’infection de la faune sauvage et les
mesures de surveillance, de prévention et de lutte dans le département de la Gironde. Il interdit le
déterrage dans les zones à risque afin d’éviter la contamination des chiens de déterrage.
- Les conditions de mise en œuvre des mesures administratives :
Chaque mesure administrative fait suite à un signalement de dégâts ou d’un risque pour la sécurité des
biens et des personnes. La décision administrative est prise uniquement s’il n’y a pas d’autres solutions
d’intervention. Dans le cas du blaireau, il s’agit des nuisances et des risques causés par le creusement
du terrier par exemple sous des voies de chemins de fer, sous un bâtiment, ou dans un champ.
- Des solutions alternatives à la destruction par l’utilisation de produits répulsifs olfactifs sur les terriers
et la mise à disposition à proximité de terriers artificiels
L’administration n’a pas la compétence pour imposer la mise en place de tels dispositifs visant à
préserver chaque spécimen. Considérant que le blaireau est présent en Gironde et que sa population
est en bon état de conservation, les mesures administratives encadrées peuvent être décidées pour
répondre à des nuisances, des risques et des dégâts dès lors qu’il n’y a pas d’autre solution.
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www.gironde.gouv.frr 6/93.3/ Opinions relatives à des thématiques ne relevant pas du champ de la consultation, hors champ de
l’arrêté préfectoral, hors compétence préfectorale.
• Les autres avis ne portant pas sur le projet d’arrêté, mais notamment sur de la réglementation « nationale » :
- Les agriculteurs ont suffisamment de possibilité pour protéger leur récolte, la gestion de l’équilibre
agro-sylvo-cynégétique est inefficace.
Le code de l’environnement définit l'équilibre agro-sylvo-cynégétique dans son article L425-4 :
« …Il est assuré, conformément aux principes définis à l'article L. 420-1, par la gestion concertée et
raisonnée des espèces de faune sauvage et de leurs habitats agricoles et forestiers.
L'équilibre agro-sylvo-cynégétique est recherché par la combinaison des moyens suivants : la chasse, la
régulation, la prévention des dégâts de gibier par la mise en place de dispositifs de protection et de
dispositifs de dissuasion ainsi que, le cas échéant, par des procédés de destruction autorisés. La
recherche de pratiques et de systèmes de gestion prenant en compte à la fois les objectifs de
production des gestionnaires des habitats agricoles et forestiers et la présence de la faune sauvage y
contribue. L'indemnisation mentionnée à l'article L. 426-1 peut contribuer à cet équilibre... »
La chasse est identifiée dans le code de l’environnement comme un des moyens contribuant à
l’équilibre agro-sylvocynégétique.
- La destruction des terriers occasionnée par le déterrage constitue une destruction d’habitat potentiel
pour d’autres espèces (Petit Rhinolophe, Loutre d'Europe, Chat forestier, ou encore Genette commune
et Salamandre tachetée):
L’arrêté du 18 mars 1982 relatif à l’exercice de la vénerie prend en compte la protection des espèces
prévues au L 411-1 du code de l’environnement.
Dans les vingt-quatre heures qui suivent la mise à mort du gibier chassé sous terre, l'équipage procède à
la remise en état du site de déterrage.
Si au cours des opérations de déterrage la présence d'un spécimen d'une espèce non domestique dont
la destruction est interdite au titre de l'article L. 411-1 du code de l'environnement est découverte dans
le terrier, il est mis fin immédiatement à la chasse sous terre dans ce terrier. »
- Oppositions à la vénerie sous terre et au déterrage, contre ce mode de destruction (pratique cruelle,
violente et barbare, contre l’éthique) :
L’exercice du déterrage (vénerie sous terre) est encadré en France par l’arrêté modifié du 1er août 1986 relatif à divers procédés de chasse, de destruction des animaux nuisibles et à la reprise du gibier vivant dans un but de repeuplement. La vénerie sous terre est encadrée par des méthodes fixées dans l’arrêté du 18 mars 1982 relatif à l'exercice de la vénerie. La vénerie sous terre et le déterrage ne sont pas associés à un mode de destruction. Seul le piégeage du blaireau est un mode de destruction (uniquement sur autorisation administrative, le piégeage du blaireau étant interdit car il n’est pas classé ESOD)
Le blaireau n’est pas une espèce ESOD ni une espèce protégée en France:
Le blaireau fait partie des espèces figurant dans l’arrêté du 26 juin 1987 fixant la liste des espèces de gibier dont la chasse est autorisée. Le blaireau ne fait pas partie des listes d’espèces classées comme susceptible d’occasionner des dégâts au niveau national comme au niveau départemental. Le blaireau participe aux bons équilibres dans nos milieux naturels, il demeure une espèce chassable.
- Le blaireau est un « petit » tout au long de sa première année de vie.
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www.gironde.gouv.frr 7/9Aucune définition précise du terme « petit » n’existe dans le code de l’environnement.
L’article L. 424-10 du Code de l’environnement indique qu’ « il est interdit de détruire, d’enlever, de
vendre, d’acheter et de transporter les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est
autorisée, sous réserve des dispositions relatives aux animaux susceptibles d’occasionner des dégâts »
À défaut de définition précise, les blaireautins peuvent être considérés n’étant plus « petits » à partir
du moment où ils sont sevrés et deviennent indépendants de leurs parents.
-L’état de conservation préoccupant de l’espèce, son inscription à l’annexe III de la convention de
Berne
Le comité permanent de la convention a précisé que le blaireau est une espèce commune dont le
statut de sauvegarde n’est, dans l’ensemble, pas préoccupant. Le blaireau est inscrit à l’Annexe III et
peut donc être chassé dans les États, à condition que l’espèce ne soit pas menacée sur son territoire et
ne porte pas atteinte à la conservation de l’espèce. La chasse du blaireau telle qu’elle est pratiquée en
France ne contrevient pas à la ratification de la convention de Berne par la France.
- Certains départements n’autorisent plus la période complémentaire du blaireau :
En application de l’article R424-5 du code de l’environnement, le préfet peut, sur proposition du directeur
départemental des territoires et de la mer et après avis de la commission départementale de la chasse et de la
faune sauvage et de la fédération des chasseurs, autoriser l'exercice de la vénerie du blaireau pour une période
complémentaire à partir du 15 mai et jusqu’à l’ouverture générale de la vénerie du blaireau débutant le 15
septembre. En effet, il revient à chaque préfet de département d’autoriser, dans les conditions fixées ci-dessus,
la vénerie sous terre du blaireau durant une période complémentaire en fonction notamment de l’état de la
population et à condition qu’elle ne porte pas atteinte à la préservation des populations.
- L’espèce blaireau se régule toute seule, réguler la population par le trafic routier :
Les collisions routières avec les blaireaux peuvent occasionner des accidents corporels, il s’agit d’un sujet de
sécurité publique.
- Rééquilibrer l'écosystème en agissant entre prédateurs / proies
Il n’existe pas de prédateurs du blaireau en Gironde.
-Certains pays européens interdisent le déterrage et la chasse du blaireau comme la Suisse :
Le blaireau est une espèce dont la chasse est autorisée en France.
Le blaireau sur la Liste Rouge de l’UICN – France, préoccupation majeure pour l’Union Internationale pour
la Conservation de la Nature (UICN)
Avec le système de la liste rouge de l’UICN, chaque espèce ou sous-espèce peut être classée dans l’une des neuf
catégories suivantes : Éteinte (EX), Éteinte à l’état sauvage (EW), En danger critique (CR), En danger (EN),
Vulnérable (VU), Quasi menacée (NT), Préoccupation mineure (LC), Données insuffisantes (DD), Non évaluée
(NE).
Le blaireau fait bien partie de cette liste : l’UICN considère que l’espèce fait l’objet d’une préoccupation
mineure au niveau national.
https://uicn.fr/wp-content/uploads/2017/11/liste-rouge-mammiferes-de-france-metropolitaine.pdf
- Le Conseil de l’Europe recommande d’interdire le déterrage : « Le creusage des terriers, à structure souvent
très complexe et ancienne, a non seulement des effets néfastes pour les blaireaux, mais aussi pour diverses
espèces cohabitantes, et doit être interdit. »
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www.gironde.gouv.frr 8/9Le déterrage est une pratique autorisée en France et le blaireau demeure une espèce dont la chasse est
autorisée.
3.3/ Opinions relatives à la procédure de participation du public et à l’information du public des
résultats de la consultation.
• Le droit d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques et
de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement (article 7
de la Charte de l’Environnement).
Les données de l’administration ont été communiquées dans le document relatif aux éléments techniques
fournis par la FDC qui est consultable sur le site internet de la préfecture de la Gironde.
Le compte rendu de la CDCFS du 16 mai 2025 peut être communiqué sur demande.
Les chasseurs sont majoritaires dans la CDCFS, ils sont représentés à hauteur d’un 1/3 des membres en
application de l’ article R421-30 du code de l’environnement.
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