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Conseil Municipal - RAPPORT ORIENTATIONS BUDGETAIRES 2023 1
Compte-Rendu - Rapport Orientation Budgetaire
unknown - Rapport orientations budgetaires 2023
Document publié le Jeudi 6 février 1992 par la commune de Chartres-de-Bretagne.
Lien du pdf (unknown - Rapport orientations budgetaires 2023)
Thèmes du document : Économie et finances, Fiscalité, Investissement et développement économique,
1
RAPPORT
D’ORIENTATIONS
BUDGETAIRES 2023
Depuis la loi « Administration Territoriale de la République » (ATR) du 6 Février 1992,
la tenue d’un Débat d’Orientation Budgétaire (DOB) s’impose aux communes et plus
généralement aux collectivités dans un délai de deux mois précédant l’examen du
budget primitif. Première étape du cycle budgétaire annuel des collectivités locales,
le DOB est un document essentiel qui permet de rendre compte de la gestion de la
Ville.
L’article 107 de la loi n° 2015-991 du 7 Août 2015 portant sur la nouvelle organisation
territoriale de la République, dit loi « NOTRe », publiée au journal officiel du 8 Août
2015 a voulu accentuer l’information des conseillers municipaux. Aussi, dorénavant,
le DOB s’effectue sur la base d’un rapport sur les orientations budgétaires, les
engagements pluriannuels envisagés ainsi que la structure et la gestion de la dette.
Le ROB n’est pas qu’un document interne : il doit être transmis au Préfet du
Département et au Président de l’établissement public de coopération
intercommunale dont la commune est membre. En outre, il doit également faire l’objet
d’une publication, conformément au décret n° 2016-841 du 24 Juin 2016 relatif au
contenu ainsi qu’aux modalités de publication et de transmission du ROB.
Le Rapport d’Orientation Budgétaire doit permettre au Conseil Municipal de discuter
des orientations budgétaires qui préfigurent les priorités qui seront affectées dans le
budget primitif voire au-delà pour certains programmes lourds. Mais ce doit être aussi
l’occasion d’informer les Conseillers Municipaux sur l’évolution financière de la
Collectivité en tenant compte des projets communaux et des évolutions
conjoncturelles et structurelles qui influent sur les capacités de financement.
Le Budget Primitif 2023 devra répondre au mieux aux préoccupations de la
population tout en intégrant le contexte économique et social, les orientations
définies par le Gouvernement dans le cadre du projet de loi de Finances pour 2023,
ainsi que la situation financière locale.2
PREAMBULE
Après deux années de crise sanitaire qui ont fortement impacté l’évolution de nos
finances locales, les orientations budgétaires présentées ci-après s’inscrivent dans
un contexte international marqué par deux faits majeurs :
• La crise sanitaire qui a généré une chute brutale du Produit Intérieur Brut
national en 2020, suite au confinement du 2ème trimestre (2020) et le recours à
des importations indispensables et massives. Ces importations ont induit un
déficit supplémentaire du commerce extérieur et par voie de conséquence
porté la dette publique de 2,650 milliards d’euros en 2020 à 2,950 mds €. Le
12 mars 2020 la déclaration présidentielle devenue célèbre : le « quoiqu’il en
coûte » corrobore parfaitement l’actuelle réalité. La France ne faisant bien sûr
pas exception dans ce contexte de crise sanitaire planétaire, une part des
dettes contractées par les États de la zone euro auprès des consortiums
financiers privés a été rachetée (sur le marché dit « secondaire ») par la
Banque Centrale Européenne (BCE). Pour ce faire, la BCE qui est d’abord
une institution monétaire interétatique émet alors de la monnaie (virtuelle à
l’heure numérique !) sans contre partie d’emprunt (auprès de prêteurs). Il s’agit
là d’un dispositif logique pour les banques centrales. Sans conteste, une telle
intervention sur les marchés financiers internationaux se traduit
mécaniquement par de la création monétaire ou dit autrement un l’excès de
liquidités monétaires. Cet excès de liquidités qui certes compense la dette des
États a pour effet de déprécier la monnaie avec l’inéluctable contrepartie de
réévaluer le prix des produits importés depuis l’extérieur de la zone monétaire
concernée ; c'est-à-dire pour nous bien sûr la zone euro. Il s’agit de la
première cause d’inflation, antérieure à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
• La seconde cause d’inflation actuelle, c’est évidemment la crise russo-
ukrainienne avec son corollaire de conséquences en termes de
développement économique, d’inflation galopante sur les prix des matières
premières, comme manufacturées dont nous sommes dépendants. L’ampleur
de la crise peut aller jusqu’à la pénurie ; par exemple dans le secteur des
approvisionnements énergétiques.
Ainsi, le budget 2023 devra pleinement inclure ces nouvelles données qui nous
imposent à la fois d’adapter notre exécution budgétaire mais aussi d’engager une
véritable politique de sobriété visant à préserver des marges financières suffisantes
pour assurer nos investissements et réduire l’impact de nos choix sur le climat.
I. LE CONTEXTE NATIONAL ET INTERNATIONAL
1. Le contexte économique
Le projet de loi de finances pour 2023 a été élaboré en retenant les hypothèses
macro-économiques suivantes :3
2021 Estimations 2022 Prévisions 2023
Produit intérieur brut (PIB) en
volume + 6,8 % + 2, 7% + 1,0 %
Prix à la consommation (hors
tabac) + 1,6 % + 5,4 % + 4,3 %
Croissance (en volume) de la
dépense publique + 2,6 % -1,1 % -1,5 %
Déficit public (en % du PIB) - 6,5 % - 5,0 % - 5,0 %
Dette publique (en % du PIB) 112,8 % 111,5 % 111,2 %
Comme nous en avons fait état dans notre introduction, la crise sanitaire a entrainé
une diminution du PIB de - 7,8 % en 2020. Après cette récession historique,
l’économie a connu un rebond de + 6.8 % en 2021. Le gouvernement prévoyait
initialement une croissance de 4 % pour l’année 2022 mais le projet de loi de
finances estime finalement qu’elle devrait être de 2,7 % cette année et de 1 % en
2023.
La sortie de crise sanitaire puis la guerre en Ukraine ont eu des conséquences sur
l’évolution des prix : alors que l’inflation était presque nulle (+ 0,5 %) fin 2020, elle
s’est accélérée durant toute l’année 2021 pour atteindre + 1,6 % en fin d’année. En
2022, l’inflation moyenne est estimée à plus de 5,2 %. Les prix des matières
premières et de l’énergie (pétrole, gaz) sont particulièrement impactés, ce qui pèse
1%
3% 9%
8%
7 8%
8%
7%
0%
10,0
8 0%
6 0%
4 0%
2 0%
0%
0%
0%
0%
0%
021 022 023 016 018 019 020 017
Evolution du PIB - France (en %)4
sur les coûts supportés par les collectivités (fluides, carburant, fournitures, indexation
des marchés, bâtiments et travaux publics…).
Pour répondre à la crise sanitaire de 2020, les mesures exceptionnelles de soutien
aux ménages et aux entreprises ont engendré un niveau inédit de déficit (9,1% du
PIB). Selon le projet de loi de programmation des finances publiques de 2023 à
2027 (LPFP), le déficit budgétaire devrait diminuer en 2023 et permettre aux
finances publiques de retrouver petit-à-petit une trajectoire plus soutenable. Ainsi, le
déficit public devrait être ramené à 5% du PIB en 2022 contre 6,5 % en 2021 et 9,1
% en 2020.
(source : PLF 2023)5
1.1. Le pouvoir d'achat des ménages
Le bouclier tarifaire énergétique est prolongé en 2023, avec une hausse des prix
contenue à 15% à partir du 1er janvier 2023 pour le gaz et à partir du 1er février 2023
pour l'électricité (sans ce bouclier, la hausse aurait dépassé les 100%). Le coût de la
mesure est estimé à 16 milliards d'euros.
Pour protéger le revenu disponible de tous les ménages, même lorsque leurs salaires
augmentent, le barème de l'impôt sur le revenu sera indexé sur l'inflation.
L'année 2023 se traduira également par la suppression définitive de la taxe
d'habitation sur les résidences principales.
1.2. Les mesures pour l'emploi et les entreprises
La contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) sera supprimée sur deux
ans, en 2023 et en 2024. La suppression de cet impôt de production, créé en 2010,
vise à accroître la compétitivité des entreprises françaises, notamment dans le
secteur industriel. Face à la flambée des prix de l'énergie, 3 milliards d'euros sont en
outre prévus à destination des entreprises.
1.3. Les mesures pour la transition écologique
L'effort de rénovation énergétique des logements privés est poursuivi (+2,5 milliards
d'euros). Le verdissement du parc automobile est aussi soutenu à hauteur
d'1,3 milliard d'euros, notamment pour lancer mi 2023 le nouveau dispositif
de leasing social (location de voiture électrique à 100 euros/mois pour les foyers
modestes). Le plan vélo, annoncé par le gouvernement le 20 septembre 2022,
bénéficiera d'un fond de 250 millions d'euros.
2. Le contexte législatif
2.1. Les objectifs généraux de la trajectoire des finances publiques de 2023 à
2027
Le projet de loi de programmation des finances publiques (PLPFP)
fixe UNE trajectoire de l’évolution des finances publiques sur la période 2023-
2027 afin d’aboutir à une réduction du déficit public de -5 % en 2022 à -2,9 %
en 2027.
Ensemble des administrations publiques - solde en % du PB
Colonne1 2022 2023 2024 2025 2026 2027
Etat et
administrations
centrales
-
5,4%
-
5,6%
-
5,2%
-
4,7%
-
4,5%
-
4,3%
Administrations
publiques locales
0,0% -0,1% -0,1% 0,0% 0,2% 0,5%
Administrations de
sécurité sociale
0,5% 0,8% 0,8% 0,7% 0,8% 1,0%
Total - 5,0% - 5,0% - 4,5% - 4,0% - 3,4% - 2,9%6
Cet objectif pourra t-être atteint à travers la maitrise de la dépense publique des 3
composantes des administrations publiques : l’Etat, la Sécurité Sociale et les
administrations publiques territoriales.
Ensemble des administrations publiques - évolution de la dépense publique en
volume
Colonne1 2022 2023 2024 2025 2026 2027
Etat et
administrations
centrales
0,0% -2,6% -2,5% -1,1% 0,4% 1,6%
Administrations
publiques locales
0,1% -0,6% 0,1% 0,4% -1,3% -1,1%
Administrations de
sécurité sociale
-2,6% -1,0% 0,5% 1,2% 0,7% 0,6%
Total -1,1% -1,5% -0,6% 0,3% 0,2% 0,6%
L’Etat prévoit ainsi que les administrations publiques locales seront en léger déficit
(au sens de Maastricht) en 2023 et 2024 puis deviendront excédentaires à compter
de 2025. Ce résultat devant être obtenu grâce à des dépenses dont l’évolution en
volume (c’est-à-dire hors inflation) serait de -0.6 % en 2023 puis légèrement positive
en 2024 et 2025 avant de redevenir négative en 2026 et 2027 (respectivement -1,3 %
et -1,1 %).
2.2. Les dotations de l’Etat
Les concours financiers de l'État aux collectivités territoriales passent de 52,32 à
53,45 milliards d'euros (soit +2,15%).
Le projet de loi de finances pour 2023 comporte la proposition d'une augmentation
des dotations (DGF, DSU et DSR notamment) de l'ordre de 320 Millions d'euros en
faveur des communes. Cette mesure devrait permettre aux communes (entre 90 % et
95 % d'entre elles) de voir leur niveau de DGF stabilisé voire en progression.
Cependant, même si le projet de loi de finances prévoit une revalorisation de la DGF,
celle-ci n'est pas corrélée à l'inflation.
Pour soutenir l'investissement local, il est également prévu le maintien des dotations
d'investissement (DSIL : environ 350 millions d'euros et DETR : 1,046 milliard d'euros
en 2022).
Un fonds d'accélération écologique dans les territoires dotés de 1,5 milliard d'euros
en 2023, aussi appelé "fonds vert", doit venir soutenir les projets de transition
écologique des collectivités locales. Ce fonds visera notamment à soutenir la
performance environnementale des collectivités (rénovation des bâtiments publics,
modernisation de l’éclairage public, valorisation des bio-déchets...), l’adaptation des
territoires au changement climatique (risques naturels, renaturation) et l’amélioration
du cadre de vie (friches, mise en place des zones à faible émission ...).7
Nous veillerons scrupuleusement à procéder à toutes les sollicitations utiles
pour bénéficier d’aides pour nos investissements programmés.
Un filet de sécurité énergétique a été mis en place par la loi de finance rectificative du
16 aout 2022 pour couvrir une partie des frais supplémentaires liés à la revalorisation
du point d’indice ainsi qu’à l’augmentation des prix de l’énergie. L’éligibilité à ce fond
est conditionnée au constat d’une baisse de l’épargne brute de la commune de plus
de 25 %. Cette diminution doit provenir principalement de la mise en œuvre du
relèvement du point d’indice de la fonction publique et de la hausse des prix « des
dépenses d’approvisionnement en énergie, électricité et chauffage urbain, et d’achats
de produits alimentaires ». Le décret précise que ces deux sources de dépenses
supplémentaires doivent représenter au moins « 50% du montant en valeur absolue
de la baisse de l’épargne brute du budget principal constaté entre l’exercice 2021 et
2022 ». La commune est éligible à ce dispositif. La dotation définitive sera calculée
après la clôture des comptes de l’exercice 2022. En fonction des résultats
comptables de la collectivité, si l’éligibilité de la commune est confirmée, cette
dotation sera versée au plus tard le 31 octobre 2023.
Enfin, pour protéger les communes exposées à l’envolée des prix de l'énergie, un filet
de sécurité énergétique, intégré au projet de loi de finances 2023, est mis en place à
destination des collectivités les plus impactées par la hausse des prix de l’énergie.
Une première estimation réalisée par le SDE-35 permet à la commune d’envisager
pour l’année 2023 une réduction de l’ordre de - 110 €/MWh HT. Cet amortisseur
devra ainsi contenir la hausse des prix à x 1,9 pour 2023 par rapport à 2022 avec un
prix estimatif de 421 € TTC / MWh (au lieu de x 2,6 et 577 €/MWH). Eu égard à
l’importance de notre patrimoine bâti communal, il conviendra de porter toute notre
attention sur la mesure de nos consommations pour prétendre éventuellement à ces
aides.
II. TENDANCES BUDGETAIRES ET GRANDES ORIENTATIONS DE LA
COLLECTIVITÉ
Le rapport d’orientations budgétaires 2023 tient compte du projet de loi de finances
pour 2023 et s’appuie sur les orientations de la Municipalité.
Des orientations fortement impactées par la gestion de la crise sanitaire
Après une crise sanitaire qui a significativement modifié le fonctionnement des
services communaux, obligeant le personnel à s’adapter pour la poursuite du service
public, cette année 2023 va désormais se dérouler dans un environnement
économique inflationniste qui doit conduire nos collectivités à réfléchir différemment.
Dans ce contexte difficile, exigeant avec toujours plus de maîtrise de la dépense
publique, la Ville souhaite néanmoins poursuivre un programme d’actions et projets
ambitieux en direction des chartrains.8
Les perspectives organisationnelles voulues par la Ville, en adéquation avec le
développement démographique et urbanistique de la commune, ont été confortées
par les recommandations de la Chambre Régionale des Comptes.
Ainsi, les services de la Ville ont été réorganisés selon l’organigramme ci-dessous :
Maire
Direction Générale des Services
Direction Générale Adjointe
Pôle
Administration
Finances
Pôle
Ressources
Techniques
Pôle
Aménagement
Et Urbanisme
Pôle
Education
Pôle
Action
Culturelle
Pôle
Citoyenneté,
Vie associative,
Communication
1. Les missions du Pôle Administration Finances, et ses engagements pour
l’année 2023
Population – Affaires générales
Le début de l’année 2023 marque la création d’un nouveau service à la population au
sein du service population affaires générales : l’accueil d’un dispositif de recueil des
titres sécurisés (Carte Nationale d’Identité / Passeports). Ce service sera ouvert à la
population au court du premier trimestre 2023. Un agent à temps complet a été
recruté au sein du pôle pour la mise en œuvre de cette nouvelle mission.
Finances et comptabilité
Après un travail menée fin 2022, une simplification de l’arborescence comptable du
budget va être mise en place à compter du 1er janvier 2023. Elle s’appuie
principalement sur les fonctions réglementaires déjà utilisées dans le budget
communal. Elle ne s’appliquera pas aux autres budgets gérés par le service finance
de la Ville.
La Ville vient de faire l’acquisition d’un logiciel de prospectives financières, dénommé
Regards. Cet outil permettra de mieux évaluer les capacités d’investissement en
fonction des évolutions des concours de l’Etat et des décisions budgétaires
(modification de taux, création d’emprunt…). Il sera actif dans le courant du 1er
trimestre 2023. Il permettra notamment la programmation des dépenses jusqu’à la fin
du mandat, tant en fonctionnement qu’en investissement.
Commande publique
Le code de la commande publique est en constante évolution. Il est soumis à une
jurisprudence riche. Depuis septembre 2020, la Ville dispose d’un guide des
procédures internes : Achats & Marchés publics en procédure adaptée. Ce guide est
actualisé chaque année (modification de seuil...). De plus, en complément de cet outil
clair et complet, une réflexion sera menée durant le premier semestre 2023 sur la
sécurisation de la commande publique avec l’éventuelle acquisition d’un logiciel9
dédié. Il permettra à chaque pôle de gagner en autonomie, tout en sécurisant les
procédures d’achat public en procédure adaptée comme en procédure formalisée.
Informatique
Plusieurs dossiers structurants seront à développer pour le service informatique
durant l’année 2023 :
- Renouvellement des serveurs de la Ville
- Renouvellement du parc des copieurs de la Ville
- Inventaire du patrimoine informatique de la Ville
- Rédaction d’une charte informatique
- Rédaction du Schéma Directeur du Service Informatique
- Mise en conformité au RGPD
- Sensibilisation à la Cybersécurité & développement des bonnes
pratiques
- Archivage numérique des données de la Ville, avec la nécessité de
la création d’une arborescence commune à l’ensemble des services de la
Ville.
2. Les missions du Pôle Ressources Techniques, et ses engagements pour
l’année 2023
Le Pôle des Ressources Techniques contribue quotidiennement à l’embellissement
de la Ville ainsi qu’à l’amélioration du confort de vie des habitants et celui des
usagers hors champ de la voirie et réseau depuis la promulgation des lois de
métropolisation.
Pour l’année 2023, les dossiers structurants et les engagements du Pôle sont
nombreux et variés :
- Rénovation énergétique des bâtiments :
o travail engagé sur les gestions à distance des chauffages
permettant une programmation optimale,
o réalisation de travaux d’isolation en interne pour la suppression
des ponts thermiques.
- Projet d’une innovation énergétique : L’installation d’une unité de
Pyrogazéification si l’appel d’offres en cours s’avère fructueux.
- Plan de mise en conformité des bâtiments publics :
Révision des paratonnerres, lignes de vies d’accessibilité,
système de détection des intrusions, système d’incendie, etc
- Plan de renouvellement de la flotte automobile : Modernisation du parc
roulant de la collectivité : plus récent, moins consommateur de carburant, et
approprié aux usages
- Réhabilitation des chemins piétons et des liaisons douces : Continuité
des travaux de réhabilitation de des espaces appréciés des usagers
- Divers travaux de rénovation au sein du patrimoine communal :
o Rénovation intérieure des bâtiments10
o Rénovation de plusieurs couvertures de bâtiments
o Remplacement de menuiseries
o Renouvellement des lumières de la salle de spectacle du Pôle Sud
o Remise en accessibilité de l’Espace Brocéliande et Halle des Sports
o Rénovation intérieure du bâtiment B du Pôle Sud
3. Les missions du Pôle Action Culturelle, et ses engagements pour
l’année 2023
Programmation culturelle et artistique, diffusion et soutien à la création
Durant cette année 2023, le Pôle action culturelle continuera de développer dans
l’ensemble des secteurs concernés une programmation diversifiée (tant dans les
genres que dans les formes proposés) dédiée à tous les publics tout en continuant
une recherche spécifique autour des axes familial, participatif et convivial. Le Pôle
Sud est un lieu de vie et de rencontre. Il est à noter des projets grands publics menés
notamment par l’équipe Spectacles hors les murs, ou sur des sites inhabituels. Ces
projets permettront d’aller autrement à la rencontre des habitants et de développer
par d’autres propositions ludiques et participatives. En 2022, le taux moyen de
remplissage de la salle de spectacles s’élevait à 70%. Une légère hausse de la
fréquentation est attendue pour l’année 2023.
Le soutien à la création sera poursuivi, tant dans le secteur des spectacles qu’au
Carré d’Art, via des résidences d’artistes, l’invitation d’artistes associés et/ou la
coproduction d’œuvres, de projets et de spectacles.
Les projets de sensibilisation et d’action culturelle construits avec différents
partenaires et acteurs locaux seront renouvelés et enrichis.
L’accompagnement des associations culturelles locales et des pratiques amateurs
sera également affirmé (politique tarifaire et collaboration autour de mise à
disposition du lieu, projets d’action culturelle, réflexion sur des temps de valorisation
des pratiques locales [en lien avec le pôle « Vie associative, citoyenneté et
communication »]. Il sera programmé de nouvelles soirées musicales « d’impro »
ouvertes à tou.te.s « des bœufs » dès l’automne.…]
Projet d’établissement et évolution des projets culturels
Le Secteur Médiathèque, ainsi que le secteur Spectacles feront évoluer leurs projets
culturels au regard du projet d’établissement « Pôle Sud ». Il sera lui aussi affirmé et
détaillé. La médiathèque travaillera sur sa politique documentaire (orientation des
acquisitions).
L’année 2023 marquera le développement d’un site internet pour le Centre culturel. Il
réunira tous les secteurs culturels et sera construit en lien avec site principal de la
Ville.11
Modernisation du bâtiment A du centre culturel
Une réflexion « participative » sur la modernisation des aménagements « intérieurs »
et « environnementaux » du centre culturel, autant du point de vue des usages que
des circulations et adaptations aux évolutions de la population, sera engagée dès
cette année 2023.
Dans l’attente des travaux d’aménagement, quelques opérations d’achats mobiliers
viendront rendre plus conviviaux différents espaces du Pôle Sud.
En parallèle, le service des espaces verts travaillera sur l’évolution de la végétation
autour du site « Pôle Sud » pour le rendre plus identifiable et donc visible depuis les
espaces publics. De même, des cheminements pour les piétons et une signalétique
seront développés. Ces réflexions autour des espaces verts se dérouleront par
phase en 2024-2025.
4. Les missions du Pôle Aménagement et Urbanisme, et ses engagements
pour l’année 2023
ZAC Les Portes de la Seiche :
Le budget annexe de la ZAC pour l’année 2023 prend en compte :
- Les ultimes travaux de viabilisation de la phase 1 de la ZAC (Rue Jean-Marie
Écorchard, Rue Vivaldi, Avenue de la Seiche)
- Les travaux de viabilisation en étape provisoire de la phase 3
- Les études de maîtrise d’œuvre pour la phase 2 (missions AVP et PRO) :
avec le projet d’implantation d’une caserne de Gendarmerie Nationale à
valider par le Ministère de l’Intérieur dans le 1er semestre 2023.
- Opération « Zone Verte et Bleue ZAC » : dans le cadre des travaux de la ZAC
des Portes de la Seiche, une partie est encore à finaliser sur la zone verte et
bleue.
Renouvellement urbain - Secteur centralité et axe Est-Ouest (rues Poterie
& Chatel) :
Ce budget concerne :
- La suite et fin de l’étude de l’Atelier du Canal sur l’axe Poterie –
Chatel (Réunion publique) : 1145 € HT de reste à réaliser (RAR).
L’axe Est-Ouest Poterie-Chatel assure une liaison entre nombre d’activités de
services, tant privées que publiques depuis l’avenue du Gl. de Gaulle (Ex Rte
de Rennes à Nantes) jusqu’au site de la Conterie. Plusieurs programmes
d’importance viennent d’être réalisés (la résidence séniors), ou sont en cours
de travaux (l’Ehpad) ou bien encore dans la phase de construction (Immeuble
de logements comprenant un plateau dédié aux métiers de la santé). Cet axe
est également en connexion directe avec la centralité qui comprend la Mairie,
les centres sociaux de la Commune et du Département et bien sûr le centre
commercial « Le Bretagne ». Les discussions techniques et financières12
relatives au projet de restructuration se poursuivent et devraient aboutir cette
à un accord entre les parties concernées (l’opérateur immobilier, les
propriétaires et les exploitants). Naturellement, la collectivité, soucieuse
d’assurer les meilleurs services à la population accompagne ces démarches.
Plus à l’Est, cet axe dessert l’école de l’Auditoire, le Collège et le Pôle Sud
dont nul n’ignore la fréquentation avec sa diversité conséquente d’offres
d’activités ; cinéma compris. Enfin, rappelons que le site de la Conterie avec
la Piscine intercommunale, la halle dédiée aux animations et bien sûr son
développement économique (de 900 à 1 000 emplois aujourd’hui) et
résidentiel (150 logements) n’a de débouché vers la centralité qu’au moyen de
cet axe Est-Ouest. L’enjeu sera donc de sécuriser cette voie de circulation dès
aujourd’hui en établissant des points de passages alternés pour limiter la
vitesse et sans renvoyer la circulation sur des voies adjacentes inadaptées.
Au stade actuel des acquisitions immobilières réalisées depuis 2008, soit 15
années, sur le côté pair, c'est-à-dire au Sud de la voie rue Antoine Chatel, il
est permis de penser à cette date de recomposer l’habitat avec des maisons
en bande qui seront plus en retrait, de telle sorte qu’on puisse faire un
aménagement cyclable et piétons en site propre. Des mesures transitoires
seront réalisées devant plusieurs maisons déjà acquises par la Métropole à
notre demande. Trois habitations sur dix sont encore en propriété privée.
L’étude du cabinet d’urbanisme « Atelier du canal » intégrait ces différentes
données relatives à la restructuration de la rue Antoine Chatel.
- Suite et fin de l’étude d’Atelier du Canal sur le secteur commercial en Cœur
de ville (environ 4000 € HT) (RAR)
Aménagement Secteur Croix-aux-Potiers :
L’enveloppe prévue concerne
- L’étude d’aménagement du secteur de la Croix-aux-Potiers confiée au bureau
d’études Atelier du Canal engagée fin 2022 d’un montant de 25 240 € HT
(RAR)
Acquisition foncières (opération 267) :
La Commune doit racheter les propriétés acquises par Rennes Métropole dans le
cadre du Programme d’action foncière qui arrivent en fin de portage. Le montant
prévisionnel de rachat de ces propriétés est de 1 400 000 €.
Autre acquisition diverse (56 bis rue de la Poterie, l’emprise foncière de la ferme de la
Conterie) : 200 000 €13
5. Les missions du Pôle Education, et ses engagements pour l’année 2023
CTG
La Convention Globale Territoriale (CTG) remplace le Contrat Enfance-Jeunesse
(CEJ), elle est signée pour une durée de 5 ans.
Il s’agit d’un accord cadre entre les trois collectivités de Chartres-de-Bretagne, Laillé
et Pont-Péan avec la Caisse d’Allocations Familiales. Elle a pour finalité le maintien
et le développement des services aux familles.
La signature permet le financement par la CAF :
- de 2 ETP de coordination, répartis sur les trois communes
- des actions auparavant inscrites au CEJ dans un dispositif désormais appelé
« bonus territoire ».
-
RPE (relais petite enfance)-accompagnement à la parentalité
Il s’agit de la création d’un nouveau service aux familles. Une animatrice a été recruté
pour la gestion de ce nouveau service. L’ouverture au public de ce service est prévue
en février 2023.
Le RPE s’adresse aux assistants maternels et aux parents. Il remplace les anciens
RAM, gérés par la CAF.
Ses missions sont les suivantes :
- informer,
- orienter les parents sur les modes de garde en fonction de leur projet ;
- favoriser la mise en relation avec les professionnels ;
- accompagner les parents dans l’appropriation de leur rôle d’employeur ;
- accompagner les assistants maternels dans des démarches de formation
continue, etc.
L’accompagnement à la parentalité : développement des créneaux des lieux
d’accueil enfants-parents, organisation d’ateliers, de conférences, … sur les thèmes
de la parentalité, création d’une ludothèque,…
Construction d’une crèche
L’année 2023 marquera le lancement des travaux de maîtrise d’œuvre pour le projet
d’une construction d’une crèche d’une capacité d’accueil de 30 ou 36 places. Elle
remplacera la crèche actuelle Tintinabulle. Son emplacement est envisagé sur la
parcelle située entre le cimetière et le presbytère. Les travaux devraient débuter en
2024.
Aménagement de la cour d’école de l’Auditoire
Un programme de travaux de sécurisation des cours et des accès et de
végétalisation des espaces extérieurs a été élaboré avec les élus, les enseignants,14
les délégués des parents d’élèves et les services périscolaires et techniques de la
Ville. Les travaux devraient être réalisés durant l’été 2023.
Restaurant scolaire de l’école Brocéliande
Un programme de rénovation et extension du restaurant actuel est préparé. Il
convient de lancer une consultation pour retenir un maître d’œuvre.
6. Les missions du Pôle Citoyenneté – Vie associative – Communication
éducation, et ses engagements pour l’année 2023
Citoyenneté
Maison Eco-Citoyenne
La Maison Eco-citoyenne a pour objectif de devenir un lieu ressource dédié à
l’économie circulaire et de sensibiliser aux enjeux de la transition écologique en
fédérant des associations, collectifs d’habitant·es et habitant·es chartrain·es autour
d’un lieu et d’un projet dédiés à l’éco-citoyenneté et au réemploi.
Le projet s’appuie sur deux volets complémentaires et menés parallèlement :
- Un volet travaux/investissement avec la construction d’un bâtiment neuf de
500 m2 à proximité immédiate du Centre Technique Municipal et de l’escale
verte. L’année 2023 sera à ce titre dédié à la phase étude du lancement des
travaux des nouveaux locaux.
- Un volet animation du lieu par le biais d’un appel à projet qui permettra de
sélectionner un partenaire pour la gestion et le développement du lieu. Ce
porteur de projet bénéficiera d’une mise à disposition à titre gracieux du lieu
par le biais d’un conventionnement avec la Ville. Une fois le lauréat
sélectionné, une première phase de montage de projet permettra de travailler
les contenus et les modes de fonctionnement du lieu avec les associations,
les collectifs et les habitant.es. La deuxième phase permettra de définir les
modalités opérationnelles et de commencer à mettre en place des actions
« hors les murs » avant l’ouverture de la Maison Eco-Citoyenne. Le porteur de
projet devra proposer un modèle économique permettant de générer des
recettes et rechercher des financements extérieurs.
Concernant l’éco-citoyenneté, des actions de sensibilisation pourront également
être mises en place par la ville en lien avec les commissions extra-municipales,
l’implantation de la maison éco-citoyenne ou des évènements se déroulant sur la
commune. La direction du pôle travaillera également avec la directrion de l’action
culturelle pour préparer l’édition 2024 du festival « j’agis pour ma planète ».
La participation citoyenne
Le pôle travaillera en transversalité avec les autres secteurs sur des dynamiques
participatives au sein des projets municipaux : lien avec les habitants sur le projet de15
centralité, participation au projet « Pôle Sud, espace de rencontre »… Les
commissions extra-municipales seront sollicitées sur ces projets, en parallèle d’une
réflexion sur la place de ces instances dans le processus décisionnel de la
commune.
Vie associative
Nouvelle Salle de Sports
La construction d’une nouvelle salle de sports est prévue dans la ZAC des portes de
la Seiche. Ce nouvel équipement permettra de répondre aux besoins des
associations : augmentation du nombre de créneaux d’utilisation pour répondre à la
demande et conformité de la salle pour les différents niveaux de compétition. Elle se
composera d’un plateau sportif proprement dit qui soit adapté à la pratique de sports
collectifs en 24 x 44 m avec des tribunes pouvant accueillir 400 spectateurs et des
locaux nécessaires au fonctionnement de l’ensemble (hall, foyer, vestiaires,
sanitaires, locaux techniques et d’entretien...). La sélection du maître d’œuvre suite à
une procédure de jury de concours est en cours. L’année 2023 sera consacrée au
déroulement des missions jusqu’au dépôt du permis de construire.
Valorisation des contributions en nature aux associations
Un travail de valorisation des contributions en nature de la ville au fonctionnement
des associations doit être mené sur 2023 avec la mise en place d’outils de suivi pour
les mises à disposition de locaux et la contribution des agents de la ville à l’entretien
et la maintenance des locaux ainsi qu’aux projets des associations. Des règles de
répartition et de valorisation devront également être déterminées.
Journée du bénévolat
En 2023, élus et services travaillent également à un temps fort de remerciement et
de valorisation de l’action des bénévoles.
Conventions d’objectifs à finalité éducative
Un groupe de travail doit par ailleurs définir une évolution pour les conventions
d’objectifs avec les associations sportives (A ce jour : associations de Foot, Basket et
Gymnastique sportive).
La finalité éducative des conventions d’objectifs sera un préalable à tout
accompagnement sportif ou d’autre nature. La commune continuera bien
évidemment à assurer le financement et l’entretien des bâtiments et lieux dédiés aux
sports.
Pour une parfaite transparence, de tels coûts de maintenance seront imputés sur les
activités respectives pour être ainsi valorisés. Toutes les associations bénéficiaires
de l’usage de ces équipements devront répondre aux objectifs de l’éco-citoyenneté
telle que de manière collaborative nous mettons ces dispositions en place.
Une gestion rigoureuse des fonds publics dans une période aussi contrainte
qu’aujourd’hui nous impose ces règles.16
J’ai toujours exigé de la sorte l’application de ces règles à nos services ainsi qu’à
nous les élus. Très clairement, elles s’imposent également à tout usager de nos
services publics communaux. Je rappelle que la Chambre Régionale des Comptes
n’a pas trouvé de défauts dans nos pratiques. Elle nous a seulement demandé de
mieux sécuriser nos procédures de contrôles relatives à l’usage de l’argent public
tant en interne que tant à l’égard des tiers.17
L’EVOLUTION RETROSPECTIVE DES GRANDES MASSES DE LA SECTION DE
FONCTIONNEMENT
Les données de ce tableau présentent l’évolution des principaux agrégats financiers de la section de fonctionnement de la Ville.
Imputa
tion Intitulés CA 2016 CA 2017 CA 2018 CA 2019 CA 2020 CA 2021 CA 2022
Previsionnel
73111
et 7318 Impôts directs (hors CVAE etc.. 4 007 076 4 051 737 4 190 545 4 350 380 4 431 681 1 904 129 1 974 181 Evolution (%) 8% 1% 3% 4% 2% -57,03% 1,00%
73221 FNGIR (+ ou -) 174 526 174 526 174 526 174 472 174 472 174 472 174 472
Evolution (%) 0% 0% 0% 0% 0% 0% 0%
7336 et
7381 Droits de mutation et de place 270 410 221 095 328 489 361 568 369 600 336 791 401 007 Evolution (%) 36% -18% 49% 10% 2% -9% 19% 73212(
7322) Dotation Solidar Communaut. 322 509 322 509 333 289 340 296 347 303 347 303 461 716 Evolution (%) 0% 0% 3% 2% 2% 0% 33% 73211(
7321) plus AC communales (+) 2 457 243 2 515 234 2 506 484 2 506 484 2 506 484 2 506 484 2 506 484 Evolution (%) 0% 2% 0% 0% 0% 0% 0% 73223(
7325) FPIC (+ ou -) 71 918 60 278 60 496 64 028 68 234 73 011 76 245 Evolution (%) 15% -16% 0% 6% 7% 7% 4%
7351 Taxe consommation finale électricité 130 977 134 555 133 861 134 809 132 576 140 602 115 108
Evolution (%) 0% 3% -1% 1% -2% 6% 6%
7368 Taxes locales sur la publicité extérieure 4 567 4 231 4 062 7 383 7 995 7 004 0
Evolution (%) -14% -7% -4% 82% 8% -12% -100%
7388 Autres taxes diverses 717 2 466 289 483 371 25 742 Evolution (%) 1334% 244% -88% 67% -23% -93% 2868%
Total Impôts et taxes 7 439 943 7 486 631 7 732 042 7 939 904 8 038 717 5 489 819 5 709 955
70 Pdts services et domaine 1 003 039 1 006 490 1 100 072 1 068 373 793 577 948 911 910 618 Evolution (%) -4% 0% 9% -3% -26% 20% -4%
75 Autres pdts de gestion courantes 795 625 775 833 751 756 776 316 721 237 755 217 776 360
Evolution (%) 1% -2% -3% 3% -7% 5% 3%
74121 DGF(dot forfait+DSR+DNP) 278 672 85 786 60 662 64 162 67 953 70 724 74 000
Evolution (%) -41% -69% -29% 6% 6% 4% 5%
013 Compensation part salaires 108 351 133 792 175 057 205 852 190 716 207 661 85 808
Evolution (%) -12% 23% 31% 18% -7% 9% -59%
74712
à 7478 Autres particip. Rég,Dpt Alloc 453 879 491 344 511 220 438 756 474 845 445 901 500 376
Evolution (%) -2% 8% 4% -14% 8% -6% 12%
7483 Compensation de l'Etat (exon.) 137 031 149 394 151 137 154 646 156 378 2 698 928 2 877 652
dont TP 82 448 82 448
dont TF 2 616 480 2 795 204 Evolution (%) -8% 9% 1% 2% 1% 1626% 1%
77 Produits exceptionnels et financiers hors 775 13 756 71 368 9 717 12 146 25 816 10 377 16 789
Evolution (%) -91% 419% -86% 25% 113% -60% 2%
Total Ressources Propres 2 790 353 2 714 006 2 759 621 2 720 251 2 430 523 5 137 718 5 241 604
Recettes courantes 10 230 296 10 200 637 10 491 664 10 660 155 10 469 239 10 627 537 10 951 559 Evolution (%) 0% 0% 3% 2% -2% 2% 3%
Charges de personnel -- 012 4 920 423 5 063 361 5 166 651 5 039 938 5 076 078 5 100 162 5 350 694 Evolution (%) -1% 3% 2% -2% 1% 0% 5%
Charges générales -- 011 1 821 419 1 805 297 1 713 304 1 794 991 1 438 130 1 817 024 1 999 917 Evolution (%) -2% -1% -5% 5% -20% 26% 10% Subventions & cotisations --
cpte 65 1 361 486 1 276 973 1 293 327 1 302 059 1 248 393 1 434 500 1 417 803 Evolution (%) 0% -6% 1% 1% -4% 15% -1% Charges exceptionnelles et
014/067 24 243 10 068 8 454 132 855 20 586 16 643 4 135 Evolution (%) 67% -58% -16% 1472% -85% -19% -75% Dépenses hors intérêts
financiers 8 127 571 8 155 699 8 181 736 8 269 842 7 783 187 8 368 330 8 772 549 Evolution (%) -1% 0% 0% 1% -6% 8% 5%
Les produits ont augmenté d’environ 7% sur la période constatée 2016 et 2022 ; ce qui est particulièrement faible.18
Les charges de fonctionnement ont augmenté de plus de 8 %, en dépit d’une maitrise
globale des dépenses de personnel et des charges financières. Comme développé
en introduction, l’année 2022 a vu les charges de fonctionnement évoluer très
significativement à la hausse sous l’effet cumulé d’une inflation conséquente, mais
prévisible à la sortie d’une crise sanitaire sans pareil du fait des mesures drastiques
de confinement de la population.
I. S’agissant des ressources humaines, l’augmentation de la masse
salariale de 4,8 % entre 2021 et 2022 prend en considération l’augmentation du
point d’indice (+3.5%), des évolutions de carrière des agents et des
recrutements liés à la mise en œuvre du nouvel organigramme sur les trois
derniers mois de l’année 2022. Le travail concernant la réorganisation des services
a été engagé dès 2019. La crise sanitaire en a retardé les diagnostics engagés de
même que la nécessaire concertation partenariale avec les instances représentatives
des agents (CT & CHSCT). Notre démarche a bien sûr été prise en compte de
manière positive par la Chambre Régionale des Comptes. Enfin, le régime
indemnitaire IFSE (Indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise) a été révisé. Il
a pris effet au 1er janvier, ce qui constitue également une réévaluation des charges
de personnel pour 2023.
Les réformes successives de la fiscalité locale ont engendré une diminution des
marges de manœuvre de nos collectivités, dont les communes. Les recettes sont de
plus en plus dépendantes des dotations et compensations de l’Etat et d’autres
collectivités, lesquelles ne progressent pas dans les mêmes proportions que
l’inflation. Certaines mêmes sont gelées de par la loi, telle que la compensation de la
taxe professionnelle transférée en 1992 à la métropole (district à l’époque) Cette
diminution de l’autonomie financière des communes engendre fatalement une
érosion de l’autofinancement ; ce qu’on appelle également l’effet de ciseau.
La commune de Chartes de Bretagne est à cet égard un cas d’école. Elle l’est
d’autant plus que le déclin industriel de ces dix dernières années engage les acteurs
métropolitains à détruire du foncier bâti sans alternative d’avenir sur son territoire. En
réalité, et à l’heure actuelle, les incantations pour une industrie décarbonée ne
s’appuient sur aucun prospect technologiquement crédible, faute de toute action de
prospection économique ciblée, proactive et pragmatique. En la matière, les
dernières décisions métropolitaines et associés démontrent la vacance d’initiatives
stratégiques crédibles. Ainsi, les discours incessamment réitérés relèvent d’une pure
mystification relayés par des médias complaisants parce que trop peu rompus à la
culture de la pensée critique.
Nous reprenons ici le préambule du contrat dit de « Cahors », destiné à nous assurer
d’une maîtrise de nos dépenses dans le contexte incertain de 2018. Il convient très
clairement de préciser que ce contexte est évidemment toujours d’actualité.19
« Il importe de préciser que les perspectives financières de la commune de Chartres
de Bretagne sont largement obérées par les conséquences significatives de la crise
industrielle automobile des années 2012 et suivantes des établissements « PSA- La
Janais ». Le démantèlement de plusieurs ateliers industriels dans les usines
implantées sur la commune impacte directement les bases de Foncier Bâti. Le
montant des bases de Foncier Bâti industriel est d’ores et déjà en décroissance.
Cette réalité impose d’autant plus la nécessaire révision structurelle de la politique
budgétaire de la collectivité ».
Dans l’actuel état économique et social de post-crise sanitaire, il est regrettable que
les organisations d’élus territoriaux n’aient pas retrouvé toutes leurs capacités de
mobilisation et de défense des politiques de proximité, riches de diversité. À cet
égard, l’action communale et intercommunale au plus proche des populations devrait
être soutenue plutôt que déconsidérée, démantelée au bénéfice du toujours plus
gros ; ces agrégations-concentrations justifiées à tort par des économies d’échelles
qui n’ont jamais été vérifiées ; et pour cause puisque c’est justement l’inverse qui se
produit. Ma verticalité des pouvoirs autocratiques et destructeurs. Ces conceptions
rétrogrades ne font qu’aggraver les mal être de nos sociétés.
III. LES GRANDES ORIENTATIONS DE LA SECTION DE FONCTIONNEMENT
DU BUDGET PRINCIPAL
1. Les recettes de fonctionnement
La fiscalité
Les recettes de fonctionnement sont principalement composées du produit de la taxe
foncière, ainsi que des dotations et participations perçues de l’État et de l’EPCI
métropolitain. Viennent ensuite les recettes tarifaires, les droits de mutation et
d’autres produits de gestion courante dont les recettes locatives.
À taux de fiscalité inchangé, les prévisions budgétaires 2023 pourraient s’établir
comme suit :
• Pour la Taxe Foncière sur les Propriétés Bâties :
Le taux de 33,31 % (part Communale [1]) est appliqué sur un montant de
bases estimé en 2022 à 16,212 Mio €, soit un produit de 5,400 Mio€.
• pour la Taxe Foncière sur les Propriétés Non Bâties :
Le taux de 24,17 % (part Communale) est appliqué sur un montant de bases
estimé en 2022 à 46 K€, soit un produit de 12 K€.
Le produit de ces deux taxes est de 5 412 302 €. Il est ensuite appliqué un
prélèvement qui intègre un montant d’allocations compensatrices de TFPB non
perçue sur les locaux industriels à partir de 2021. En effet, la loi de finances pour
[1] - Jusqu’en 2020 compris, le taux Taxe Foncière communal était de 13,41 % et celui du Département de 19,90 %. À partir de 2021, la part départementale a été affectée aux communes, soit un taux pour Chartres de Bretagne de 33,31 %. Le but était de compenser la disparition du produit communal de la taxe d’habitation.20
l’année 2021 a réduit de moitié la valeur des bases concernant le bâti industriel. Eu
égard au contexte particulier de la commune de Chartres de Bretagne, nous sommes
ainsi passés de 23,2 millions d’euros de bases en 2020 à 15,4 M€ en 2021. En
conséquence, une allocation compensatrice de 2,8 millions d’euros est ainsi reversée
à la commune au titre des parts de TBPB communale et départementale qu’elle ne
percevra plus dans le contexte de cette réforme qu’il ne faut pas confondre avec la
suppression de la Taxe d’Habitation. Toutefois, sur la base des produits de TFPB
perçus en 2020, cumulant maintenant le produit communal (3,12 Moi€) et le produit
départemental (4,62 Mio€), soit 7,74 Moi€, il est établi un ratio de prélèvement dit
Coefficient Correcteur. Il correspond au pourcentage que la commune doit conserver
pour garder la part de Taxe Foncière sur les propriétés bâties qu’elle percevait avant
la réforme, de même que le montant annuel moyen perçu entre 2018 et 2020 au titre
de la Taxe d’Habitation, soit 1,335 Moi€. Ce coefficient correcteur est de 0,575268
pour le montant gardé et donc de (1 - 0,575268), soit 0,424732 pour le montant
prélevé.
En 2022, la base de calcul (produit TFPB + Allocations compensatrices de TFPB
industrielles) est de 8,181 Mio€ : 4,706 Mio€ restent à la commune
3,475 Mio€ iront dans le fond dédié aux
communes qui n’avaient pas assez de recettes de Foncier Bâti en 2020 pour
compenser leur Taxe d’Habitation perçue en 2020.
Si nous faisons progresser cette recette de 1 %, le produit supplémentaire sera de
81 809 € ; 47 062 € reviendront à la collectivité chartraine et 34 747 € irons vers
d’autres collectivités. Personne n’en doutera ce sont bien des calculs dignes du génie
dont les fiscalistes de Bercy ont toujours su faire la démonstration.
Pour cette même Taxe Foncière sur les Propriétés bâties, la part EPCI métropole est
de 1,73 % soit un produit de 280 297 € pour l’année 2022.
En ce qui concerne la taxe foncière sur les propriétés non bâties, le taux pour la
commune est de 24,17 %, soit un produit de 12 098 € pour l’année 2022. La part
EPCI est de 6,10 %, soit un produit de 3 053 € pour l’année 2022,
Le produit des impositions comprend les taxes foncières sur les propriétés bâties et
non bâties et la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Il s’appuiera cette
année sur la revalorisation des bases des valeurs locatives fixée à 7,1 % sur les
bases de taxe foncière des ménages. Cette revalorisation concernera t-elle les
allocations compensatrices de Foncier Bâti ? Nous n’en avons pas connaissance à
ce jour.
Cette augmentation de 7,1% des bases fiscales sera appliquée sur plusieurs impôts
locaux (taxe foncière sur les propriétés bâties, taxe foncière sur les propriétés non
bâties, cotisation foncière des entreprises, taxe d’enlèvement des ordures
ménagères…). Elle est calculée depuis 2018 à partir de l’indice des prix à la
consommation harmonisée, entre les mois de novembre 2021 et 2022.
Ainsi, selon ces hypothèses, le produit à taux constant de la fiscalité directe pour la
Ville devrait atteindre 2 060 308 € pour l’année 2023.21
Pression fiscale (Tableaux Annexe 1)
Si la pression fiscale devait augmenter entre 2022 et 2023 pour préserver notre
autofinancement et par conséquent notre politique d’investissement, il importe de
rappeler que la Ville de Chartres de Bretagne affiche toujours la pression fiscale la
plus basse des communes de Rennes Métropole avec un effort fiscal de 0,91 en
2023, contre 0,89 en 2022.
Cesson-Sévigné est la seconde commune de la Métropole a affiché un effort fiscal
inférieure à 1, avec un effort fiscal de 0,96 en 2022 contre 0,95 en 2021.
La ville de Rennes quant à elle affiche la pression fiscale la plus importante avec un
effort fiscal de 1,57 pour l’année 2023 contre 1,55 pour l’année 2022.
À ce stade, nous souhaitons rappeler
Les concours financiers
Les dotations communautaires
L’attribution de compensation reste stable.
La dotation de solidarité communautaire évolue dans les mêmes proportions que les
années précédentes.
De plus, la ville bénéficie de différentes taxes pour lesquelles elle ne dispose pas de
marges de manœuvre pour les faire évoluer. Il s’agit notamment de :
- des droits de mutation, dont le taux est fixé nationalement, qui correspondent
à la quote-part des droits et taxes perçus par les notaires et qui reviennent à la
ville lors d’un changement de propriétaire.
- de la taxe sur l’électricité, dépendant de la consommation énergétique des
foyers raccordés,
- de la taxe locale sur la publicité extérieure
Il est proposé de maintenir une inscription prudente à partir des montants à
percevoir, seul le montant de la DSC a été notifié.
(*)
FPIC :
Le fonds
national de péréquation des ressources intercommunales et communales
2022 2023
Attribution de compensation (TP 92) 2 506 484 € 2 506 484 €
Compensation des exonération de taxe
foncière 2021 2 795 204 € 2 795 204 €
Taxe sur l’électricité 115 108 € 115 108 €
Taxe additionnelle aux droits de mutation
et à la publicité foncière 389 787 € 389 787 €
Dotation de solidarité communautaire 461 716 € 486 867 €
FPIC (*) 76 245 € 76 245 €22
La Caisse d’Allocations Familiales
Le tableau ci-dessous indique les prestations CAF de 2021 dans le cadre du CEJ et
les recettes maximales attendues pour 2023 dans le cadre de la CTG.
actions faisant
l'objet d'une
prestation
CEJ 2021 à compter de 2022 CTG Bonus territoires
commune commune commune Mille Pattes
coordination 0,5 ETP 0,67 ETP 12 328,80 € 16 080,00 €
ALSH 3-10 ans 34 582,50 € 54 073,92 €
ALSH ados 24 036,10 € 5 370,72 €
LAEP 3 279,89 € 4 365,04 €
crèche municipale 7 406,77 € 42 536,75 €
crèche Mille
pattes 54 410,36 € 0,00 € 40 835,28 €
total
(hors
coordination)
123 715,62 € 106 346,43 € 40 835,28 €
Il est à noter la particularité pour Mille Pattes (crèche en partie financée par les
communes de Chartres de Bretagne et Pont-Péan) : l’accompagnement de la CAF
ne sera plus directement versé à la ville mais à l’association Mille Pattes.
L’association s’engage à rembourser sur 4 ans l’équivalent du bonus territoire de
2022 (convention en cours de rédaction) et à déduire, pour les années à venir, le
montant des bonus territoire de leurs demandes de subvention.
Les autres produits
Les autres produits proviennent des recettes tarifaires de l’ensemble des services
offerts par la collectivité :
- restauration scolaire,
- accueils périscolaires,
- centres de loisirs,
- petite enfance.
Pour l’année 2022, on constate une diminution d’1% des recettes avec un montant
de 1 685 996 €, contre 1 704 127 € en 2021. Pour l’année 2023, l’augmentation des
tarifs votés étant de 6%, une augmentation des recettes est à prévoir, qui pourrait se
chiffrer à 1 787 156 € pour une fréquentation des services identique ; considérant par
ailleurs que ce chiffre n’intègre pas l’augmentation du coût des repas achetés au
Syndicat Intercommunal de Restauration (9 %).
L’évolution des revenus des immeubles a été de 3% entre 2021 et 2022.
Il est envisagé un maintien du revenu des immeubles entre 2022 et 2023 car
l’entreprise SOPRA-STÉRIA déjà présente à « La Conterie » devrait rapidement
louer les locaux laissés vacants par le trésor Public suite à son Transfert à Guichen.23
2021 2022 2023
Revenus des
immeubles
710 941 € 730 237 € 730 237 €
2. Les dépenses de fonctionnement
Face à l’inflation, à l’augmentation des dépenses énergétiques et aux contraintes des
recettes, la maitrise des dépenses de fonctionnement s’imposera plus encore pour
l’année 2023.
Les charges à caractère général (chapitre 011)
Les charges à caractère général comprennent :
- Les achats et variations de stocks (études, prestations de service, fluides,
carburant, alimentation, fournitures)
- Les services extérieurs (contrats de prestations de service, locations, charges
locatives, entretiens et réparations, maintenance, assurances …)
- Les impôts et taxes payés par la Ville.
L’estimation des dépenses pour l’année 2022 (1 935 490 €) présente une
augmentation de 6% par rapport à l’année 2021 (1 817 024 €). Cette augmentation
s’explique par une forte inflation sur de nombreux postes : énergie, carburant,
fournitures, …
L’objectif pour l’année 2023, déjà bien engagée, sera de maitriser les charges de
gestion courantes en limitant leur progression globale aux seules hausses qui
s’imposent à la collectivité, sachant que seuls les coûts de l’électricité et du gaz
connaissent une hausse prévisible de près de 350 000 € (x 1,9) par rapport à l’année
2022.
Les autres charges de gestion courantes (chapitre 65)
Ce chapitre regroupe les contributions obligatoires, les subventions aux associations
et aux établissements communaux mais aussi les indemnités et cotisations des élus
ainsi que les abonnements aux logiciels.
Une augmentation de 2% est envisagée pour l’année 2023 pour les indemnités, frais
de formation et de missions des élus.
2021 2022 2023
indemnités, frais de formation
et de missions des élus 118 814 € 138 602 € 145 000 €
subventions de
fonctionnement versées
(associations, école privée, ..)
540 926 € 553 673 € 578 680 €24
L’école privée Sainte Marie est sous contrat d’association. La subvention à cette
structure a été réévaluée pour l’année 2023. L’augmentation envisagée des
subventions de fonctionnement versées et de 4,5%.
Les charges de personnel
Le premier poste de dépenses courantes pour la Ville est constitué par la gestion des
ressources humaines.
Durant l’année 2022, un travail d’envergure a été mené par le service des ressources
humaines et la direction générale afin de revaloriser le régime indemnitaire des agents de la
Ville. Cette revalorisation sera effective au 1er janvier 2023 et engendrera une augmentation
significative des dépenses de personnel. Cette augmentation sera également due aux
recrutements de nouveaux agents selon la réorganisation des services présenté auparavant.
Ainsi, l’estimation des dépenses de personnel pour l’année 2023 s’élève à 5 650 000 €,
contre 5 350 694 € pour l’année 2022.
Au 1er janvier 2023, le nombre d’agents employés par la Ville est le suivant :
Titulaires & stagiaires 114
Non titulaires sur emplois permanents 7
Apprentis, contrat accompagnement emploi 1
Cela correspond à 107,47 ETP (équivalents temps plein) – hors contrat de droit privé.
La répartition par catégorie est la suivante :
Catégorie Femmes Hommes
A 10 1
B 10 8
C 53 32
Totaux 73 41
Il convient de rappeler que nombre de missions sont assurées avec des moyens
humains en propre alors que d’autres collectivités ont recours à des prestations ou
délégations de services.
IV. LES OPERATIONS D’INVESTISSEMENT
1. L’autofinancement
L’épargne nette de la Ville a diminué en 2022. Il nous appartiendra de veiller au
maintient de l’autofinancement. Alors que nombre d’efforts on été accompli dans la
maîtrise de la dépense, il conviendra d’aborder la problématique des recettes par la
voie tarifaire et fiscale pour endiguer une diminution risquée de l’autofinancement25
quant à l’année 2023.
Il est à noter que l’épargne nette est passée de 1 480 867 € en 2016 à un montant
prévisionnel de 1 650 739 € en 2022. La moyenne sur cette période serait de
1 726 894 €. Si l’on fait abstraction de l’année 2020 qui n’est pas représentative, la
moyenne est alors de 1 656 279 €.
En euros CA 2016 CA 2017 CA 2018 CA 2019 CA 2020 CA 2021 CA 2022 Prévisionnel
I- Autofinancement courant
(épargne brute) 2 102 725 2 044 938 2 309 928 2 390 312 2 686 052 2 259 207 2 179 010
Taux d'autof. courant (%) 20,55 20,0 22,0 22,4 25,7 21,3 19,9
CAPACITE D'INVESTISSEMENT
Intérêts annuité ancienne 97 421 80 775 71 765 62 454 55 202 39 589 42 289
Amortissements ann. ancienne. 524 438 486 814 495 436 465 464 480 267 495 597 485 983
Annuité dette 621 859 568 013 567 201 527 918 535 469 535 186 528 272
Annuité en % Rct courantes 6,1 5,6 5,4 5,0 5,1 5,0 4,8
II - Autofinancement net
EPARGNE NETTE 1 480 867 1 476 925 1 742 726 1 862 394 2 150 584 1 724 021 1 650 739
En % des recettes courantes 14,5 14,5 16,6 17,5 20,5 16,2 15,1
2. Les dépenses et les recettes d’investissement
Les dépenses d’investissement sont relativement stables sur la période 2016 – 2022.
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
Prévisionnel
3 085 021 € 2 167 240 € 2 317 121 € 2 058 502 € 2 795 585 € 2 486 724 € 2 991 735 €
Les investissements sont financés par les ressources suivantes :
- Le FCTVA (fonds de compensation de la TVA) perçu en 2023 dépend du
niveau de réalisation des investissements de l’année N - 22 et d’une partie
des travaux réalisés en régie.
- Les subventions d’équipement attendues provenant de l’Etat (dotation de
soutien à l’investissement local), de la région, du département ou de la
métropole (Fonds de concours)…
- Les cessions immobilières
- La part de la taxe d’aménagement dédiée aux financements des équipements
publics dont la commune à la charge (éducation, sport, culture pour l’essentiel)
Les recettes d’investissement hors emprunt :
RECETTES 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
Prévisionnel
FCTVA 430 362 € 331 784 € 338 018 € 348 397 € 379 141 € 331 555 € 349 498 €
Taxe
d’Aménagement
39 6381 € 2 620 € 28 236 € 2 858 € 0 € 955 € 0 €
Subventions 307 277 € 565 161 € 399 357 € 488 270 € 312 870 € 300 339 € 1 028 498 €
Participation
ZAC
0 € 0 € 0 € 0 € 133 364 € 15 515 € 214 643 €26
3. L’endettement de la Ville
Le profil d’extinction de la dette est le suivant :
Année de la
date de début
d'exercice
CRD début
d'exercice Capital amorti Intérêts Flux total
CRD fin
d'exercice
2022 4 220 472,18 € 485 832,61 € 42 289,10 € 528 121,71 € 3 734 639,57 €
2023 3 734 639,57 € 352 463,02 € 35 282,48 € 387 745,50 € 3 382 176,55 €
2024 3 382 176,55 € 342 091,43 € 30 445,15 € 372 536,58 € 3 040 085,12 €
2025 3 040 085,12 € 345 122,68 € 25 710,34 € 370 833,02 € 2 694 962,44 €
2026 2 694 962,44 € 338 727,61 € 20 919,01 € 359 646,62 € 2 356 234,83 €
2027 2 356 234,83 € 312 765,16 € 18 674,39 € 331 439,55 € 2 043 469,67 €
2028 2 043 469,67 € 282 180,51 € 12 763,72 € 294 944,23 € 1 761 289,16 €
2029 1 761 289,16 € 266 620,04 € 10 171,57 € 276 791,61 € 1 494 669,12 €
2030 1 494 669,12 € 267 621,65 € 7 966,76 € 275 588,41 € 1 227 047,47 €
2031 1 227 047,47 € 201 961,69 € 5 756,95 € 207 718,64 € 1 025 085,78 €
2032 1 025 085,78 € 202 973,38 € 4 745,26 € 207 718,64 € 822 112,40 €
2033 822 112,40 € 203 990,16 € 3 728,48 € 207 718,64 € 618 122,24 €
2034 618 122,24 € 205 012,03 € 2 706,61 € 207 718,64 € 413 110,21 €
2035 413 110,21 € 206 039,01 € 1 679,63 € 207 718,64 € 207 071,20 €
2036 207 071,20 € 201 071,20 € 647,50 € 201 718,70 € 0,00 €
2037 0,00 € 0,00 € 0,00 € 0,00 € 0,00 €
TOTAL 4 214 472,18 € 223 486,95 € 4 437 959,13 €
Les crédits alloués au paiement des intérêts de la dette sont en diminution en 2023 et
pour les années suivantes.
Ratio de désendettement
La capacité de désendettement est un ratio d’analyse financière des collectivités
locales qui mesure le rapport entre l’épargne et la dette, la première finançant la
seconde. Elle se calcule comme l’encours de la dette rapport à l’épargne brute (ou
capacité d’autofinancement). Exprimé en nombre d’années, ce ratio est une mesure
de la solvabilité financière des collectivités locales. Il permet de déterminer le nombre
d’années (théoriques) nécessaires pour rembourser intégralement le capital de la
dette, en supposant que la collectivité y consacre la totalité de son épargne brute.
Depuis 2019, cette règle prudentielle visant à encadrer le recours à l’emprunt des
collectivités a été introduite dans le code général des collectivités territoriales avec un
plafond référence maximum qui, pour les communes, est de 11 à 13 ans.
La capacité de désendettement du budget principal est très bonne car elle s’établit à
moins de deux ans, malgré une diminution de sa capacité d’autofinancement entre
2021 et 2022.27
4. Les opérations majeures à venir pour l’année 2023
• L’enjeu environnemental prioritaire et donc majeur avec la
poursuite du plan de déploiement de la biodiversité, du plan
de développement bois-énergie et l’objectif de la gazéification
de la biomasse combustible par voie de la pyrolyse 0,5 M€
• Le centre des Loisirs des Longues Haye et l’Astrolabe 0,8 M€
• Le nouveau bâtiment pour la crèche communale Tintinabulle 1,5 M€
• La construction de la recyclerie 0,5 M€
• Les travaux extérieurs et intérieurs du bâtiment des initiatives
citoyennes et des ateliers artistiques du Pôle Sud 0,6 M€
• Les travaux au restaurant de l’Auditoire 0,3 M€
• L’extension du restaurant de l’école maternelle à Brocéliande 0,5 M€
• Modernisation du matériel informatique, acquisition copieur 0,36 M€
• Maintenance et achat de matériels 0,35 M€
• Acquisition foncière 1,5 M€28
Annexe 1 :
Données pour la répartition de DSC 2023 (DGF2022)29
Données pour la répartition de la DSC 2022 (DGF2021)