NE : ARBRES, ARBUSTES & HERBACÉES
À PRIVILÉGIER EN ÎLE-DE-FRANCE 22 D
AMEN. @ d +
LUE E R PARIS A B
REGION AGENCE RÉGIONALE DE LA BIODIVERSITÉ
POUR FAVORISER LA BIODIVERSITÉ
PLANTONS LOCAL
EN ÎLE-DE-FRANCE(|
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DIRECTEUR DE LA PUBLICATION
Fouad Awada
DIRECTION DE L’AGENCE RÉGIONALE
DE LA BIODIVERSITÉ ÎDF
Julie Collombat Dubois
DIRECTION DE LA COMMUNICATION
Sophie Roquelle
COORDINATION ÉDITORIALE
Jonathan Flandin
AUTEURS
Eurométropole de Strasbourg, Philippe Ludwig
et l’Agence régionale de la biodiversité en Île-de-
France, Département biodiversité de l’Institut
Paris Region
Liste d’espèces élaborée par Audrey Muratet
Liste d’espèces validée par le Conservatoire
Botanique National du Bassin Parisien (CBNBP)
PHOTOS
Gérard Arnal (sauf mention contraire)
DIRECTION ARTISTIQUE
Olivier Cransac
CONCEPTION ET RÉALISATION GRAPHIQUE
David Lopez (www.davidlopez.fr)
RELECTURE
Marc Barra, Sébastien Filoche,
Gwendoline Grandin, Marianne Hedont,
Klaire Houeix, Emir Kort, Gilles Lecuir,
Audrey Muratet, Elodie Seguin
RELATIONS PRESSE
Sandrine Kocki
IMPRESSION
Rivaton
Référence bibliographique à utiliser :
Flandin, J., (2019), Plantons local
en Île-de-France, ARB îdF, p.102.
Parution : Novembre 2019
ISBN 978-2-7371-2037-4
© L’INSTITUT PARIS REGION
Tous droits de reproduction, de traduction et
d’adaptation réservés. Les copies, reproductions,
citations intégrales ou partielles, pour utilisation
autre que strictement privée et individuelle, sont
illicites sans autorisation formelle de l’auteur ou
de l’éditeur. La contrefaçon sera sanctionnée par
les articles 425 et suivants du code pénal (loi du
11-3-1957, art. 40 et 41).
Dépôt légal : 4 e trimestre 2019.
Illustration en couverture © Boris Transinne
L’INSTITUT PARIS REGION
AGENCE RÉGIONALE DE LA BIODIVERSITÉ
EN ÎLE-DE-FRANCE
15, rue Falguière
75740 Paris Cedex 15
01 77 49 77 49
www.arb-idf.fr
La majeure partie de ce guide a été initialement conçue et réalisée
par les équipes de l’Eurométropole de Strasbourg et Philippe Ludwig. L’Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France les remercient chaleureusement d’avoir accepté l’adaptation de ce guide
au territoire francilien.Enrayer l’érosion de la biodiversité est
devenu un enjeu majeur qui requiert
l’engagement de tous et qui profite à
tous. Dans cette perspective la Région
Île-de-France s’engage depuis plusieurs
années à accompagner l’ensemble des
acteurs du territoire dans leurs actions
en faveur de la biodiversité franci-
lienne. La nouvelle Stratégie régionale
pour la biodiversité, présentée au vote
en novembre 2019, fixe un cadre d’ac-
tion territorial fort et cohérent à travers
4 orientations majeures :
→ Améliorer la santé et le bien-être de
tous les Franciliens grâce à la nature
→ Faire de la biodiversité un atout
économique et d’innovation
→ Placer la biodiversité au cœur de
l’aménagement de nos territoires
→ Protéger la nature, notre capital
commun
L’un des objectifs de l’orientation straté-
gique B est de « soutenir les entreprises
qui innovent avec et pour la nature »
notamment en faisant connaître et valo-
riser la filière productrice de semences
et flore locales.
Ce guide a donc pour objet de répondre
en partie à cet objectif. Il est également
destiné aux différents acteurs intéres-
sés par la protection de la biodiversité,
aménageurs, gestionnaires, proprié-
taires fonciers, qui ont la charge et le
souci d’aménager et de gérer durable-
ment leurs espaces de nature. Il recense,
de façon non exhaustive, les arbres,
arbustes, arbrisseaux, plantes couvre-
sol, plantes aquatiques et semi-aqua-
tiques, annuelles, bisannuelles et
vivaces issues du bassin parisien.
Je remercie l’ensemble des personnes
qui ont, par leurs contributions, permis
la réalisation de ce guide qui constituera
un support utile au service de la mise en
œuvre concrète de la stratégie régionale
pour la biodiversité.
Bruno Millienne,
Président de l’Agence régionale
de la biodiversité en Île-de-France,
Député des Yvelines
Conseiller régional d’Île-de-France
ÉDITO
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 1Les femelles de Misumena vatia
changent de couleur, du jaune
au blanc, selon l’environnement
dans lequel elles se trouvent.
© Ophelie RicciEN ÎLE-DE-FRANCE
En France, la superficie et la quantité
des espaces naturels et agricoles dimi-
nuent constamment, principalement
du fait de l’urbanisation et de certaines
des pratiques de l’agriculture comme le
débocagement (disparition des haies,
des mares...). Cette perte d’habitats
pour la faune et la flore est associée à
leur morcellement. Ils sont de plus en
plus isolés les uns des autres. Les éco-
systèmes s’en trouvent bouleversés, les
interactions entre espèces réduites, les
déplacements nécessaires à leur survie
que ce soit pour se nourrir, se repro-
duire, migrer etc., sont de plus en plus
pénibles. Conséquemment, les popula-
tions d’oiseaux, d’insectes, de plantes
ont drastiquement chuté lors des der-
nières décennies.
Préserver, restaurer et développer des
espaces pour la nature que ce soit dans
les zones urbaines, cultivées, ou dans
des espaces moins anthropisés*, forêts,
étangs, prairies, cours d’eau, etc., s’avère
indispensable pour enrayer l’érosion
de la biodiversité* et lui permettre de
retrouver sa dynamique spatiale, évolu-
tive, et écologique. La prise en compte
des continuités écologiques* est alors
un élément essentiel à considérer pour
accompagner ces différents processus
indispensables au vivant.
Un jardin, une friche, un bois, un cours
d’eau sont des espaces de nature qui
contribuent au maintien, voire au déve-
loppement de la biodiversité*, dans les
zones urbanisées. Leur rôle dans les
continuités écologiques* urbaines est
évident, tout comme le rafraîchissement,
la rétention d’eau, la dépollution de l’air...
Ils sont ainsi indispensables pour les
citadins, afin de rendre leur quotidien
« vivable »; le contact à la nature qu’ils
y expérimentent est essentiel pour leur
santé physique et mentale. À ces espaces
de nature en pleine terre viennent s’ajou-
ter les murs et les toitures végétalisées
qui, bien que dans une moindre mesure,
ont un rôle à jouer dans le fonctionne-
ment naturel de la ville. En milieu agri-
cole, augmenter le linéaire de haies serait
bénéfique pour la santé des espèces
sauvages, mais aussi pour protéger les
cultures en favorisant les insectes auxi-
liaires et limiter l’érosion des sols.
Que vous soyez paysagiste, concepteur,
jardinier professionnel ou amateur, une
collectivité ou une entreprise, ce guide a
pour but de vous aider dans la concep-
tion de milieux naturels. Vous y trou-
verez les espèces les mieux adaptées
aux conditions environnementales de
la région pour créer des prairies, haies,
bosquets, boisements… et pour végéta-
liser les murs et toitures.
Un lexique explique de la façon la plus
simple possible les termes et expres-
sions scientifiques utilisés dans cet
ouvrage. Les mots suivis d’un “*” sont
définis dans le glossaire page 96.
AVANT-PROPOS
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 3DIVERSITÉ
Rem Conception
et gestion coologique
des cimetières
gs 11e LL 06
#
EcoJardin Le réfhoence Ge geitions écologique
EN ÎLE-DE-FRANCE
Ce guide a été élaboré
pour augmenter signifi-
cativement la proportion
de plantes indigènes*
sur les espaces publics
mais également sur les
espaces parapublics et
privés. Il vise à préserver
la diversité biologique
en limitant l’utilisation
d’espèces non adaptées
ou exotiques*.
Le guide propose une palette végétale :
• favorable aux interactions avec
la faune : plantes hôtes pour les
larves et chenilles, aux fleurs attrac-
tives pour les adultes (papillons,
syrphes, bourdons, abeilles…), aux
fruits savoureux pour les oiseaux
et mammifères, etc. ;
• adaptée au climat, aux sols naturels
ou remaniés de la région ainsi qu’à la
gestion humaine ;
• proposée par la marque « Végétal
local » (voir encadré p. 10).
PRÉSERVER LA BIODIVERSITÉ
Ce guide ne porte pas sur la gestion et
les usages des sites proprement dit
mais sur le choix des végétaux. Pour
cela, l’Agence régionale de la biodiver-
sité en Île-de-France (ARB îdF) a publié
en 2015 le guide de « conception et de
gestion écologique des cimetières » et
en 2016 le guide de « gestion écolo-
gique des espaces collectifs publics et
privés », disponibles en téléchargement
sur le site de l’agence : www.arb-idf.fr
Le référentiel et le label EcoJardin peuvent également
aider et accompagner les gestionnaires dans la mise
en œuvre d’une gestion écologique de leurs espaces.
www.label-ecojardin.fr
4 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCELaissons pousser ! 6
Quelle plante choisir ? 7
Où trouver des plantes ? 8
Diversifier pour favoriser la biodiversité 8
#1 PLANTONS DANS LES BOIS ............................................................................................ 11 L’arbre isolé ou d’alignement 11
Le saule « têtard » : un refuge pour la biodiversité ! 12
Promenons-nous dans les bois 13
Une action qui va porter ses fruits ! 13
Idées reçues sur le lierre 14
Zoom sur quelques espèces de bois et de bosquets 15
#2 PLANTONS LES PIEDS DANS L’EAU................................................................................ 23 Les ripisylves* 24
Bienvenue mesdemoiselles ! 25
Idées reçues sur les moustiques 25
Zoom sur quelques espèces de milieux humides 26
#3 FLEURISSONS NOS PELOUSES ........................................................................................ 37 C’est le pompon ! 38
S’éloigner du « tape à l’œil » 38
Laissons s’exprimer la nature, sans exception ! 38
Bien choisir le lieu d’implantation 39
Le gazon, avec modération ! 39
Varions les plaisirs 39
Prenons de la hauteur ! 40
Entretien / service minimum ! 40
Suivez la qualité de vos prairies 41
Zoom sur quelques espèces pour fleurir vos prairies 42
Zoom sur quelques espèces souvent déconsidérées 47
#4 PLANTONS DES HAIES .................................................................................................... 63 La haie taillée et la haie libre 64
Le bal des couleurs 65
Zoom sur quelques espèces de haies 66
#5 VÉGÉTALISONS LE BÂTI .................................................................................................. 79 Végétaliser les toits, vraiment ! 79
Végétalisation des façades : aller au plus simple 81
Zoom sur quelques espèces du bâti 82
Liste des espèces de toitures 84
Liste des espèces de murs 90
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................... 92 GLOSSAIRE ........................................................................................................................... 94 POUR ALLER PLUS LOIN ...................................................................................................... 96
SOMMAIRE
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 5LAISSONS
POUSSER !
Avant de chercher quelles espèces
semer ou planter à un endroit donné, il
est nécessaire de s’interroger quant à la
nécessité ou non d’une telle interven-
tion. Il est parfois plus simple de main-
tenir la flore déjà en place ou de laisser
s’installer une végétation spontanée*
plutôt que de la planter ou la semer. Ces
plantes sauvages qui s’installent d’elles-
mêmes sont adaptées aux conditions
locales et n’induisent aucun coût finan-
cier ou environnemental. Cette option
est donc réellement importante à
considérer. Elle peut par exemple être
envisagée sur certains aménagements
comme les bords des routes, les terre-
IDENTIFIEZ LA FLORE FRANCILIENNE AVEC FLORIF !
pleins centraux, les fossés, les bords
de chemins, les lisières ou les friches.
Une gestion adaptée permettra, avec le
temps, d’accompagner les successions
végétales et d’arriver au type de milieu
souhaité, une prairie, un bosquet…
L’avantage de cette option qui accorde
une place importante aux dynamiques
naturelles est d’obtenir des écosys-
tèmes fonctionnels et adaptés. Il faut
savoir prendre le temps, une prairie
naturelle ne pourra être obtenue aussi
rapidement que le déroulement de tapis
de gazons pré-cultivés...
Il existe bien évidemment un entre-deux,
le semis ou l’installation de quelques
plantes sur un sol nu peut servir de
« catalyseur » au développement d’es-
pèces spontanées*.
Suite au recensement des outils existants pour identifier
la flore en Île-de-France et afin de répondre à un besoin
réel, l’Agence régionale de la biodiversité* en Île-de-
France a souhaité créer un outil électronique d’aide à la
détermination afin d’optimiser l’identification et surtout
la connaissance de la diversité floristique du territoire.
Cet outil concerne toutes les plantes vasculaires sponta-
nées* franciliennes, soit 1600 espèces.
Cet outil est constitué d’un site internet utilisable en
mode connecté et de sa déclinaison en application mo-
bile (Smartphone, tablette) disponible gratuitement sur
les systèmes Android et IOS.
http://florif.fr
6 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCEEN ÎLE-DE-FRANCE
QUELLE PLANTE
CHOISIR ?
Ce guide n’exclut pas la collaboration
nécessaire avec des écologues et des
paysagistes pour le choix des végétaux,
en vue par exemple de la création ou de
la restauration de milieux etc. En effet,
les mécanismes d’interrelation entre-
les êtres vivants sont complexes et ne
peuvent se construire en piochant sim-
plement dans la liste.
La prise en compte du degré de fréquen-
tation du public, de ses usages et de ses
attentes est une première étape. Par
exemple, les plantes toxiques comme
Pépinière Châtelain dans le Val d’Oise © Jonathan Flandin
la Digitale, allergisantes comme le Bou-
leau, le Frêne, ou encore les saules sont
déconseillées dans les cours d’école et
les lieux confinés.
Ensuite, le contexte paysager, les condi-
tions locales d’humidité, d’ombrage, de
pente, de nature des sols en place, des
végétaux déjà présents ou à proximité
(y compris le potentiel issu de la
banque de graines du sol), sont autant
de facteurs à considérer pour réussir
les plantations.
Enfin, la gestion qui sera nécessaire au
maintien de la communauté de plantes
installée doit aussi être prévue pour
assurer sa pérennité dans le temps.
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 7=
EN ÎLE-DE-FRANCE
OÙ TROUVER
DES PLANTES ?
Il est conseillé d’utiliser dans la mesure
du possible des plantes avec une tra-
çabilité locale. Pour cela, les marques
« Végétal local » et « Vraies Messicoles »
permettent de garantir que les plantes
proviennent d’une région écologique
donnée avec une diversité génétique
locale et un renouvellement régulier des
semences (voir encadré plus bas).
N’hésitez pas à vous enquérir auprès des
marchands de la provenance de leurs
plants si elle vous est incertaine. Pen-
sez à indiquer le nom scientifique des
espèces lors des commandes aux pépi-
niéristes qui est plus précis qu’un nom
vernaculaire*. Ce dernier pouvant être
associé à plusieurs espèces différentes.
Si possible, renseignez-vous sur les
cultivars* qui vous sont proposés, car
ce sont souvent des plantes qui ont
été sélectionnées pour des caractéris-
tiques esthétiques comme la hauteur
de la plante, les couleurs et formes des
feuilles, la durée de floraison, les formes,
couleurs et dimensions des fleurs…
Ce choix esthétique peut parfois se faire
au détriment d’un intérêt écologique
avec un nectar moins abondant, des
fruits réduits, moins nombreux ou non
comestibles, des plantes moins résis-
tantes à leurs prédateurs...
DIVERSIFIER
POUR FAVORISER
LA BIODIVERSITÉ
Afin d’assurer le développement et le
maintien d’une diversité de milieux et
d’espèces à l’échelle d’une commune,
il convient d’éviter la répétition en ins-
tallant les mêmes mélanges d’espèces
aux différents coins de la ville. Il est
important de diversifier les ambiances,
les strates (herbacées, arbustives et
arborescentes) et les espèces au sein
de chaque espace de nature.
La marque
collective
« Végétal Local »
apparue en 2015,
vise à garantir
la provenance
de végétaux d’espèces indigènes. Il
permet ainsi, pour les espèces de
fleurs sauvages, d’arbres ou d’arbustes
que l’on trouve localement, de garantir
qu’ils proviennent d’une région
écologique donnée avec une diversité
génétique locale et un renouvellement
régulier des semences. Végétal local
garantit pour les plantes, les arbres et
les arbustes sauvages bénéficiaires :
À gauche :
Bleuet ornemental
À droite :
Bleuet sauvage
8 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCEIT
EN ÎLE-DE-FRANCE
• leur provenance locale, au regard d’une
carte des 11 régions biogéographiques
métropolitaines (et des régions
biogéographiques d’outre-mer),
avec une traçabilité complète ;
• la prise en compte de la diversité
génétique dans les lots de plantes et
d’arbres porteurs du signe de qualité ;
• une conservation de la ressource
(plantes et arbres mères) dans le milieu
naturel, malgré les collectes.
Au travers d’un cahier des charges détaillé
et rigoureux, prévoyant un système
de contrôle (assuré par des auditeurs
indépendants) et une traçabilité,
« Végétal local » est un signe de qualité
pour toute une palette de végétaux.
L’Île-de-France se situe sur trois
régions selon le découpage du label :
• Zone nord-est pour l’Est de la Seine
et Marne,
• Bassin parisien nord,
• Bassin parisien sud.
Retrouvez la liste des espèces
bénéficiant de la marque
par région d’origine ainsi que
celle des producteurs sur le site
la marque :
www.vegetal-local.fr
Jardins Abbé-Pierre - Grands-Moulins, Paris 13ème © Jonathan Flandin
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 9Li
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EN ÎLE-DE-FRANCE
L’ARBRE ISOLÉ
OU D’ALIGNEMENT
Un port majestueux, un feuillage
attrayant et changeant au fil des saisons,
une floraison dense ou précoce, un par-
fum envoûtant… autant de raisons pour
choisir de planter un arbre. Ce dernier
pourra alors créer un point d’accroche
dans le paysage, permettre une meilleure
intégration du bâti ou offrir une fraîcheur
parfois salvatrice. L’arbre offre un site de
nidification à de nombreuses espèces
d’oiseaux. En ville, la faune et la flore her-
bacée apprécient tout particulièrement
les alignements d’arbres qui servent de
zones d’étape, pour faire des escales
entre deux parcs urbains.
Dans le cas d’un alignement, il est
recommandé de diversifier les essences
plantées afin d’éviter par exemple la
propagation de maladies et d’offrir
des habitats ou des ressources variés
aux animaux.
En plaine, les feuillus sont les essences
les mieux adaptées à notre climat et
aux types de sols. Ils apportent de
l’ombrage en été, mais laissent passer
les rayons du soleil à la saison froide,
après la chute des feuilles. Planté
près d’un bâtiment, en tenant compte
du développement de sa couronne, le
feuillage agit ainsi comme une véritable
climatisation naturelle.
PLANTONS
DANS LES BOIS
#1
Alignement d’arbres à Paris © Stéphanie Lux
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 11EN ÎLE-DE-FRANCE
LE SAULE « TÊTARD » :
UN REFUGE POUR
LA BIODIVERSITÉ !
L’aspect si particulier des arbres têtards
est le résultat d’un étêtage régulier des
arbres permettant la repousse de rejets.
Il contraint l’arbre à prendre une forme
caractéristique à « grosse tête ».
De tout temps, les forestiers ont coupé
certains arbres au pied (ex: Charme)
pour former des cépées. Les éleveurs
ont simplement relevé ce taillis, afin
d’éviter que les jeunes pousses ne soient
consommées par le bétail.
Le Saule et le Frêne sont particulière-
ment adaptés à cette technique qui per-
met de fournir du bois de chauffage tous
les 6 à 8 ans environ. Enfin, les troncs
évidés sont souvent le refuge hiver-
nal de petits mammifères comme les
chauves-souris, le lérot ou le hérisson.
Conséquence de ces tailles répétées,
le centre de l’arbre fini par se
creuser et cette cavité se remplit
progressivement de terreau provenant
de la désagrégation du bois.
De nombreux insectes, mais aussi
des oiseaux cavicoles*, Rouge-queue
à front blanc, Chouette chevêche,
viennent alors s’y installer
© Boris Transinne
Saule têtard © Gilles Lecuir
QUELQUES CONSEILS
Dès que le tronc a atteint
un diamètre de 5 cm
environ, couper la tige
principale en hiver
(à 1,5 ou 2 m) et élaguer
intégralement le tronc.
Répéter annuellement
l’élagage, ainsi que
l’étêtage tous les deux
à trois ans, le temps
qu’une “tête” se forme.
#1 PLANTONS DANS LES BOIS
12 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCEEN ÎLE-DE-FRANCE
Bosquet en milieu agricole
© Maxime Zucca
PROMENONS-NOUS
DANS LES BOIS
Les bosquets constituent un élément
structurant du paysage de nos villes et
villages. Ils sont composés d’arbrisseaux,
d’arbustes et d’arbres de haut-jets.
Ces différentes strates de végétation,
associées à la diversité des essences
utilisées font du bosquet un milieu de
vie riche. Il constitue une zone refuge
dans lesquelles les petits mammifères
et les oiseaux pourront se réfugier. Avec
le temps d’autres espèces pourront
s’installer (plantes de sous-bois, lianes,
mousses, champignons, fougères…),
augmentant la diversité floristique et
les capacités d’accueil de la faune. Les
arbres, arbustes et arbrisseaux sont
à espacer de 2,5 à 3 m. Les arbres de
hauts jets, en se faisant concurrence
pour la lumière, s’élagueront naturel-
lement. Ces arbres et arbustes sont
donc conduits en forme libre. Une taille
douce peut toutefois se justifier sur les
arbres isolés des parcs ou ceux utilisés
en alignement.
UNE ACTION
QUI VA PORTER
SES FRUITS !
La floraison des fruitiers, souvent spec-
taculaire, donne un caractère cham-
pêtre à l’espace aménagé et offre des
fruits succulents à qui veut les déguster.
Lorsque la surface le permet, privilégiez
les arbres dits hautes tiges (couronne à
partir d’1,80 m) ou demi-tiges (branches
portées par un tronc d’1,20 à 1,60 m). Ces
arbres offriront, en plus de leurs fruits,
le gîte et le couvert à une faune variée.
La distance de plantation est de 5 à 7 m
pour les demi-tiges et de 10 m et plus
pour les hautes tiges. Pour les petits
espaces, les basses-tiges peuvent être
palissés le long d’un mur ou d’une clôture.
Sous les arbres, la gestion en prairie de
fauche est la plus adaptée. Celle-ci va
non seulement accentuer le caractère-
bucolique de l’espace aménagé, mais
aussi abriter toute la faune utile à la
production de fruits (prédateurs natu-
rels des ravageurs, pollinisateurs, etc.).
#1
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 13EN ÎLE-DE-FRANCE
De plus, sa floraison attractive
et tardive pour les pollinisateurs,
ses fruits appréciés des oiseaux
(à une période où les sources de
nourriture sont rares), son feuillage
persistant et touffu, font du lierre
un véritable habitat offrant caches
et ressources alimentaires pour
de nombreuses espèces.
Hedera helix
IDÉES REÇUES
SUR LE LIERRE
Le lierre n’est pas une menace pour
les arbres. Bien au contraire ! De nom-
breuses études prouvent que son action
est bénéfique pour l’arbre qui le porte.
#1 PLANTONS DANS LES BOIS
14 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCEusion
EN ÎLE-DE-FRANCE
ZOOM SUR QUELQUES ESPÈCES
DE BOIS ET DE BOSQUETS
TILLEUL À PETITES FEUILLES
Tilia cordata
Le Tilleul améliore le sol grâce à la bonne
décomposition de ses feuilles très riches
en éléments minéraux. Sa floraison intense
et très odorante dure peu, et oblige les
butineurs à s’activer pour récolter pollen
et nectar à temps.
HÊTRE
Fagus sylvatica
Fagus signifie manger en grec par allusion
à son fruit (le faîne) comestible, mais le
Hêtre a d’autres propriétés culinaires.
Le fruit a tendance à se bonifier avec
le temps de par l’huile qu’il renferme.
CHÊNE PÉDONCULE
Quercus robur
Les geais sont probablement parmi les
acteurs les plus efficaces de la dispersion
des glands sur une longue distance.
Ces oiseaux privilégient les glands allongés
du chêne pédonculé viables, aptes à la
germination. Ils les déposent au milieu
de clairières dans des caches espacées,
recouvertes de terre et de débris végétaux.
On estime qu’un geai peut annuellement
propager 2 000 à 3 000 glands.
#1
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 15ne on 0 € S66É68
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NOM
SCIENTIFIQUE
NOM
VERNACULAIRE HAUTEUR
TYPE
VÉGÉTATIF FLORAISON
COULEUR
FLEURS
Alliaria petiolata Alliaire 40-80 cm Avril-Juin
Allium ursinum Ail des ours 45-35 cm Mai-Juin
Anemone nemorosa Anémone des bois 10-30 cm Mars-Mai
Anthriscus sylvestris Cerfeuil des bois 100 cm Mai-Août
Avenella flexuosa Foin tortueux 30-80 cm Mai-Août
Betonica officinalis Épiaire officinale 15-40 cm Juillet-Août
Betula pendula Bouleau verruqueux 20-25 m Avril-Mai
Betula pubescens Bouleau blanc 10-15 m Avril-Mai
Brachypodium
sylvaticum Brachypode des bois 50-100 cm Juillet-Août
Calluna vulgaris Callune fausse bruyère 30-100 cm Juillet- Septembre
Carex pendula Laîche à épis pendants jusqu'à 100 cm mai-juillet
Carpinus betulus Charme 15-25 m Avril-Mai
Convallaria majalis Muguet 10-30 cm Mai-Juin
Crataegus germanica Néflier 5-6 m Mai-Juin
Cytisus scoparius Genêt à balai 1-3 m Mai-Juin
Daphne laureola Daphné lauréole 40-100 cm Février-Avril
Erica cinerea Bruyère cendrée 20-60 cm Juin-Juillet
Eupatorium
cannabinum Eupatoire chanvrine 60-120 cm
Juillet-
Septembre
#1 PLANTONS DANS LES BOIS
16 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCEEN DERNIÈRE DE COUVERTURE
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EN ÎLE-DE-FRANCE
OFFRE
EN NECTAR
ET/OU POLLEN
MODE DE
POLLINISATION
MODE DE
DISPERSION
DES SEMENCES
HUMIDITÉ
DU SOL LUMIÈRE
NITRO-
PHILIE PH
#1
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 17
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TYPE
VÉGÉTATIF FLORAISON
COULEUR
FLEURS
Fagus sylvatica Hêtre 25-35 m Avril-Mai
Fragaria vesca Fraisier 5-30 cm Mai-Juin
Frangula alnus Bourgène 1-5 m Mai-Juin
Fraxinus excelsior Frêne commun 40 m Avril-Mai
Geum urbanum Benoîte commune 20-60 cm Mai- Septembre
Hedera helix Lierre grimpant 3-30 cm Septembre- Novembre
Ilex aquifolium Houx 2-10 m Mai-Juin
Lamium galeobdolon Lamier jaune 20-60 cm Avril- Septembre
Lonicera xylosteum Camerisier à balai 1-2 m Mai-Juin
Populus tremula Peuplier Tremble 20-30 m Mars-Avril
Prunus avium Merisier 15-25 m Avril-Mai
Quercus petraea Chêne sessile 20-40 m Mai
Quercus pubescens Chêne pubescent 10-25 m Mai
Quercus robur Chêne pédonculé 25-35 m Mai
Ribes rubrum1 Groseiller rouge 1,5-2 m Avril-Mai
Ribes uva-crispa1 Groseillier à maquereaux 50-150 cm Avril-Mai
Ruscus aculeatus Fragon 30-80 cm Janvier-Avril
1. Nombreuses variétés horticoles
#1 PLANTONS DANS LES BOIS
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SCIENTIFIQUE
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VERNACULAIRE HAUTEUR
TYPE
VÉGÉTATIF FLORAISON
COULEUR
FLEURS
Solidago virgaurea Solidage verge d'or 20-80 cm Juillet- Septembre
Sorbus aucuparia Sorbier des oiseleurs 5-7 m Mai-Juin
Sorbus torminalis Alisier torminal 20-25 m Mai-Juin
Teucrium scorodonia Germandrée 30-80 cm Juillet- Septembre
Tilia cordata Tilleul à petites feuilles 20-30 m Juin-Juillet
Tilia platyphyllos Tilleul à grandes feuilles 20-35 m Juin
Ulmus glabra Orme glabre 25-30 m Mars-Avril
Veronica chamaedrys Véronique petit-chêne 20-40 cm Mai-Juillet
Veronica officinalis Véronique officinale 10-40 cm Juin-Août
Vinca minor Petite pervenche 1-2 m Avril-Mai
#1 PLANTONS DANS LES BOIS
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#1
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 21Iris pseudacorusEN ÎLE-DE-FRANCE
LES PRAIRIES HUMIDES
Ces prairies jouent un rôle fondamen-
tal dans le cycle de l’eau et notamment
dans son épuration avant qu’elle ne
rejoigne les nappes phréatiques fran-
ciliennes. Elles régulent les inondations
et sont un maillon essentiel du maintien
de la biodiversité*. Ces zones humides
ont très fortement régressé au cours du
siècle dernier et avec elles tout le cor-
tège d’espèces qui leurs sont inféodées.
Aussi, il est primordial de conserver tout
espace enherbé, plus ou moins réguliè-
rement inondé, par débordement d’un
cours d’eau ou remontée de la nappe
phréatique.
La flore spontanée* des prairies
humides est très variée et richement
colorée. Elle est le résultat de multiples
facteurs : topographie, sol, niveau de la
nappe phréatique, microclimat, etc.
Il est primordial de ne pas enrichir le
milieu (apport d’engrais) sous peine
PLANTONS
LES PIEDS DANS L’EAU
#2
de voir s’effondrer cette diversité flo-
ristique au profit de quelques plantes
communes.
Les zones réaménagées, en légères
dépressions (cuvette) ou dont le toit
de la nappe phréatique est proche du
niveau du sol, sont propices à un réense-
mencement et à la plantation d’espèces
indigènes dites « hygrophiles »*.
Prairie des Canaux à Limours © Olivier Marchal
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 23EN ÎLE-DE-FRANCE
LES RIPISYLVES*
Dans les zones humides, la végé-
tation s’installe selon un gradient
d’humidité, depuis le haut des
berges jusque dans l’eau, en fonc-
tion des besoins de chaque espèce.
Ce développement est très rapide, il est
donc possible de laisser les dynamiques
naturelles se faire. Cependant, dans un
souci d’approche paysagère, avec la
volonté de créer une esthétique et une
ambiance particulière, l’aménageur peut
avoir recours aux plantations.
L’esthétique sera alors un élément à
considérer, tout comme l’écologie de la
plante, son intérêt pour la faune aqua-
tique par exemple, le choix des espèces
doit être réfléchi conjointement par les
paysagistes et les écologues.
Le Saule, l’Aulne et le Frêne poussent
naturellement le long des cours d’eau et
sont à favoriser. Avec l’aide des arbustes
et de la végétation herbacée, ils assurent
le maintien des berges et améliorent la
qualité de l’eau. Par endroit, cette cein-
ture végétale peut être fauchée 1 à 2 fois
par an pour favoriser la vue et valoriser
une perspective.
Schéma d’une mare © Boris Transinne
#2 PLANTONS LES PIEDS DANS L’EAU
24 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE1
RE <= n Pierre Delapré
EN ÎLE-DE-FRANCE
BIENVENUE
MESDEMOISELLES !
L’intérêt social et paysager d’une mare
est indéniable. Véritable miroir reflétant
le ciel et la végétation alentour, cette
oasis de fraîcheur est une invitation à
la détente et au bien-être. La mare vient
agrémenter nos jardins et espaces verts
et attirer la vie. En effet, à la lisière de
l’eau et de la terre, la mare conjugue les
richesses biologiques des milieux aqua-
tique et terrestre.
Refuge, lieu de nourris-
sage et de reproduction,
elle est le milieu indis-
pensable à une majorité
de libellules et d’amphi-
biens.
QUELQUES RECOMMANDATIONS
Avant de creuser une mare, il est préférable
de choisir un emplacement plat, avec un
ensoleillement d’au moins 5 ou 6 heures
par jour et distant des grands arbres. Il est
indispensable de créer des pentes douces
(pour éviter qu’elle ne devienne un piège
pour la petite faune) avec un profil en paliers
(pour faciliter l’installation des plantes) et
de bannir l’utilisation de bâches plastiques
pour l’imperméabilisation. L’argile peut
IDÉES REÇUES
SUR LES MOUSTIQUES
Les moustiques ne prolifèrent pas aux
abords d’une mare, tout simplement
parce que bon nombre de ses habitants
en sont friands ! En revanche, une faible
quantité d’eau stagnante, dans une
cannette de soda présente au sol, suf-
fit à alimenter un quartier en insectes
piqueurs. En effet, aucun prédateur ne
s’aventure dans ces boîtes.
Calopteryx splendens © Jean-Pierre Delapré
être utilisée pour réaliser une étanchéité
plus « naturelle ». Une zone plus profonde
(environ 80 cm) permet aux animaux de
trouver refuge en cas de variations brutales
de température. Certains s’y enfouiront pour
hiberner, sans risques d’être atteints par le
gel. Enfin, n’importez pas d’amphibiens, la
loi l’interdit. Mais de manière plus générale,
n’introduisez pas d’espèces animales dans
les mares, elles y emménageront d’elles-
mêmes, si le milieu leur convient.
#2
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 25EN ÎLE-DE-FRANCE
ZOOM SUR QUELQUES ESPÈCES
DE MILIEUX HUMIDES
EPILOBE HÉRISSÉE
Epilobium hirsutum
Ce nom lui a été donné en référence aux
nombreux poils qui parcourent sa tige.
Ses fleurs rose-pourpre s’épanouissent
de juin à septembre. Ses graines,
surmontées de longues aigrettes, ont servi
à confectionner des mèches de chandelles,
mais n’ont pas réussi à remplacer le coton !
Cette plante mellifère est réservée aux
grands terrains, car sa souche rampante
lui permet de former rapidement de grandes
colonies.
REINE DES PRÉS
Filipendula ulmaria
Nectarifère, elle est visitée par les abeilles
et les coléoptères. Cette plante possède
mille vertus ! Ses racines et feuilles servaient
autrefois de condiment, alors que ses
fleurs étaient utilisées en gelée, confiture,
sirop, bière, vins ou vinaigres. Séchée, elle
parfumait le linge dans les armoires. Elle
est à la fois vermifuge, digestive, dépurative
et diurétique. Enfin, l’acide qu’elle contient
est chimiquement identique à celui du saule
blanc, dont on a fait l’aspirine ! On comprend
pourquoi cette plante était sacrée aux yeux
des druides.
#2 PLANTONS LES PIEDS DANS L’EAU
26 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCEEN ÎLE-DE-FRANCE
SUCCISE DES PRÉS
Succisa pratensis
De juillet à octobre ses belles fleurs bleu-
violacée, qui s’épanouissent au bout d’un
long pédoncule, attirent de nombreux
insectes.
Elles sont regroupées en une sphère
d’où dépassent nettement les anthères*
des étamines. Elle est la plante hôte de la
Chenille du Damier de la Succise, papillon
aujourd’hui disparu de la région.
GRANDE CONSOUDE
Symphytum officinale
Le terme « consoude » apparu vers 1265
provient de ses vertus à cicatriser les plaies
et à consolider les fractures. Elle possède
bien d’autres usages médicinaux, connus
depuis l’Antiquité ! Très esthétique, elle
agrémente les jardins. Son purin renforce les
plantes, favorise leur développement
et stimule la flore microbienne du sol.
Elle a un fort potentiel nectarifère, d’ailleurs
les bourdons ne s’y trompent pas et sont
si pressés d’accéder au nectar, qu’ils percent
un trou à la base de la corolle. Les abeilles
à langue courte peuvent alors également
y accéder !
#2
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 27EN ÎLE-DE-FRANCE
SAULE BLANC
Salix alba
Il est très décoratif par son feuillage au
revers argenté et ses rameaux souples. C’est
un arbre de grande taille, mais que l’on peut
aisément contenir, en le taillant en « têtard ».
Ses rameaux sont utilisés pour produire
de l’osier.
SAULE DES VANNIERS
Salix viminalis
Aussi appelé Vime ou Osier vert, ses rameaux
peuvent être utilisés en vannerie. La taille
en têtard permet de favoriser la pousse
de rameaux nécessaires notamment à
la confection de paniers.
LES SAULES
Il existe plus de 70 espèces de saules en Europe (350 dans le monde).
En s’hybridant très facilement, ils rendent la tâche d’identification difficile
aux botanistes. C’est parmi eux que l’on trouve le plus petit arbre au monde :
2 cm de haut ! Leur floraison en chatons est à la fois esthétique et utile,
car ces derniers sont très mellifères*.
#2 PLANTONS LES PIEDS DANS L’EAU
28 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCEEN ÎLE-DE-FRANCE
SALICAIRE
Lythrum salicaria
Ses fleurs magenta s’épanouissent en longs
épis (25-30 cm) du milieu de l’été au début
de l’automne. Ses graines sont très lourdes
et ne peuvent donc pas être disséminées
par le vent. Malicieuse, la plante a donc
rusé : avec l’humidité de l’air, les graines
libèrent un mucilage* abondant leur
permettant de se coller au plumage
des oiseaux.
POPULAGE DES MARAIS
Caltha palustris
Cette vivace du bord des eaux et des berges,
possède des feuilles en forme de cœur, d’un
vert brillant. Ses fleurs jaunes, ressemblant
à celles des boutons d’or, apparaissent
au printemps et peuvent illuminer la zone
humide jusqu’à l’été.
Nombreux cultivars*
MENTHE AQUATIQUE
Mentha aquatica
Présente sur les berges humides, cette
plante aux fleurs mauve-lavande très
nectarifères, attire de nombreux insectes.
Ses feuilles sont très appréciées des
femelles de Tritons qui les replient sur leurs
œufs. Pour éviter qu’elle ne colonise de trop
grandes surfaces, la culture en « panier »
peut s’avérer nécessaire.
Nombreux cultivars*
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Alnus glutinosa Aulne glutineux 18-30 m février-avril
Angelica sylvestris Angélique sauvage 3 m juillet- septembre
Bidens tripartita Bident trifolié 20-50 cm juillet- septembre
Caltha palustris Populage des marais 20-40 cm mars-juin
Cardamine pratensis Cardamine des prés 20-40 cm avril-juin
Carex acutiformis Laîche des marais 40-100 cm avril-juin
Carex hirta Laîche hérissée 20-80 cm mai-juillet
Carex pendula Laîche à épis pendants 1 m mai-juillet
Ceratophyllum
demersum Cornifle immergé 50-90 cm
juin-
septembre
Cirsium palustre Cirse des marais 50-100 cm juillet- septembre
Eleocharis palustris Scirpe des marais 20-60 cm mai-août
Epilobium hirsutum Epilobe hérissée 1 m juin- septembre
Equisetum palustre Prêle des marais 25-60 cm mai- septembre
Eupatorium
cannabinum Eupatoire chanvrine 60-120 cm
Juillet-
Septembre
Filipendula ulmaria Reine des prés 1 m juin-août
Heracleum
sphondylium Berce sphondyle 1 m
juin-
septembre
Iris pseudacorus Iris des marais 40-100 cm avril-juillet
Juncus
conglomeratus Jonc aggloméré 40-80 cm juin-août
Juncus effusus Jonc épars 40-80 cm juin- septembre
#2 PLANTONS LES PIEDS DANS L’EAU
30 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCEEN DERNIÈRE DE COUVERTURE
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PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 31
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LILI NOM SCIENTIFIQUE NOM VERNACULAIRE HAUTEUR TYPE VÉGÉTATIF FLORAISON COULEUR FLEURS Juncus inflexus Jonc glauque 40-80 cm juin-août
Lotus pedunculatus Lotus des marais 30-80 cm juin- septembre
Lychnis flos-cuculi Œil-de-perdrix 30-90 cm mai-août
Lycopus europaeus Lycope d'Europe 30-100 cm juillet- septembre
Lysimachia
nummularia
Lysimaque
nummulaire 10-60 cm juin-août
Lysimachia vulgaris Lysimaque commune 50-100 cm juin-août
Lythrum salicaria Salicaire 50-100 cm juin- septembre
Mentha aquatica Menthe aquatique 35-80 cm juillet- septembre
Mentha arvensis Menthe des champs 10-60 cm juillet- octobre
Mentha suaveolens Menthe à feuilles rondes 10-80 cm juillet- septembre
Myriophyllum
spicatum Myriophylle en épis 2-3 m juin-août
Najas marina Naïade majeure 10-200 cm juin-août
Nuphar lutea Nénuphar jaune 50-90 cm juin- septembre
Persicaria amphibia Persicaire flottante 30-100 cm juin- septembre
Phalaris arundinacea Baldingère faux-roseau 80-150 cm mai-juillet
Phragmites australis Roseau 3-5 m juillet- septembre
Potamogeton crispus Potamot crépu 30-200 cm juin- septembre
Potamogeton natans Potamot nageant 100 cm juin- septembre
Potamogeton nodosus Potamot noueux 50-200 cm juin- septembre
#2 PLANTONS LES PIEDS DANS L’EAU
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PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 33[lscc
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CIC NOM SCIENTIFIQUE NOM VERNACULAIRE HAUTEUR TYPE VÉGÉTATIF FLORAISON COULEUR FLEURS Pulicaria dysenterica Pulicaire dysentérique 30-60 cm juillet- septembre Ranunculus
sceleratus Renoncule scélérate 8-80 cm
avril-
septembre
Sagittaria sagittifolia1 Sagittaire à feuilles en cœur 40-80 cm mai-août
Salix alba Saule blanc 6-25 m avril-mai
Salix viminalis Osier des vanniers 3-10 m mars-avril
Saponaria officinalis2 Saponaire 30-80 cm juin- septembre
Scrophularia
auriculata Scrofulaire aquatique 1-2 m
juin-
septembre
Scutellaria
galericulata Scutellaire casquée 2-100 cm
juin-
septembre
Solanum dulcamara Douce amère 1-2 m juin- septembre
Sparganium erectum Rubanier dressé 50-100 cm Juillet- septembre
Stachys palustris Epiaire des marais 40-100 cm juin- septembre
Succisa pratensis Succise des prés 30-100 cm juillet- octobre
Symphytum officinale Grande Consoude 40-100 cm mai-juillet
Thalictrum flavum Pigamon jaune 100 cm juin-août
Typha angustifolia Massette à feuilles étroites 1-2 m juin-août
Typha latifolia Massette à larges feuilles 1-2 m juin-août
1. Nombreuses variétés horticoles
2. Nombreux cultivars*
#2 PLANTONS LES PIEDS DANS L’EAU
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POLLINISATION
MODE DE
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DES SEMENCES
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DU SOL LUMIÈRE
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#2
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 35Campanula rapunculus-Observateur / SPIPOLL
EN ÎLE-DE-FRANCE
PAS SI FOLLES
LES HERBES !
Un espace de pelouse épargné par
la tondeuse peut devenir une magni-
fique prairie riche en fleurs sauvages.
Au besoin, l’étrépage (technique qui
consiste à décaisser le sol sur quelques
centimètres) suffit à la banque de
graines du sol pour s’exprimer.
Pour des zones où la diversité végé-
tale est faible et présente un intérêt
« moindre », un réensemencement
(ou sur-semis) permettra d’améliorer la
richesse floristique.
PRAIRIES FLEURIES :
ATTENTION AUX
MÉLANGES !
De nombreux mélanges de semences
vendus dans le commerce sont compo-
sés d’une dizaine d’espèces qui favo-
risent fortement l’abeille domestique,
qui n’est pourtant pas l’acteur unique
de la pollinisation.
#3
FLEURISSONS
NOS PELOUSES
Cetonia aurata © Saitis-Observateur / SPIPOLL
Les plantes sauvages indigènes* sont
très attractives pour les papillons, les
abeilles et certains coléoptères. Leurs
feuilles, leurs tiges ou bien encore
leurs racines nourrissent chenilles,
criquets ou sauterelles.
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 37EN ÎLE-DE-FRANCE
Les abeilles solitaires, les papillons, les
syrphes ou les coléoptères, comme les
longicornes ou la Cétoine dorée sont
d’excellents pollinisateurs, qu’il convient
de préserver, en leur offrant des sources
de nourriture variées. Il est donc néces-
saire de choisir des mélanges composés
d’une grande diversité d’espèces.
En effet, les papillons peuvent être les
pollinisateurs exclusifs de certaines
plantes, qui dépendent donc entière-
ment d’eux pour se reproduire (ex: Chè-
vrefeuille, Valériane, etc.).
C’EST LE POMPON !
Les fleurs exotiques* (Zinnia, Pavot de
Californie, etc.) et les variétés horticoles
à fleurs doubles, (hybrides souvent sté-
riles), sont sans intérêt, voire nuisibles
aux pollinisateurs. Les étamines des
variétés horticoles ont été transfor-
mées en pétales, afin de donner plus
de « volume » à la fleur. Ces dernières
utilisent alors toute leur énergie à fabri-
quer une grande corolle et ne produisent
que peu ou pas de pollen et de nectar.
Les plantes exotiques*, elles aussi,
offrent peu de nourriture et aucun gîte
pour les insectes locaux.
S’ÉLOIGNER
DU « TAPE À L’ŒIL »
L’objectif d’une prairie favorable aux
pollinisateurs n’est pas un fleurisse-
ment spectaculaire, comme il est pos-
sible d’en voir dans certains catalogues.
L’idée est bien de faire alliance avec la
nature et non de la contraindre ou de
s’opposer à elle. Passée la première
année où les annuelles aux couleurs
vives sont prédominantes, le mélange
s’adapte aux conditions spécifiques du
lieu. Des espèces s’accommodent mieux
que d’autres et certaines disparaissent.
Notre œil doit alors réapprendre à
admirer des espèces qui nous semblent
« banales », mais sont en réalité de véri-
tables trésors (pour peu que l’on prenne
le temps de les observer).
LAISSONS S’EXPRIMER
LA NATURE,
SANS EXCEPTION !
Nous devons aussi accepter le retour
des mal-aimées comme la Ronce ou
l’Ortie, qui sont à tort déconsidérées,
voire systématiquement désherbées.
Leur présence est pourtant essentielle
au cycle de vie de nombreuses espèces.
#3 FLEURISSONS NOS PELOUSES
38 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCEEN ÎLE-DE-FRANCE
BIEN CHOISIR LE LIEU
D’IMPLANTATION
Plusieurs règles sont à suivre pour le
développement optimum de la prairie
fleurie : le site doit être ensoleillé, pro-
tégé des vents dominants et bien évi-
demment du piétinement ! Le sol doit
être pauvre en matière organique, car
un excès d’éléments nutritifs favorise
les graminées, au détriment des plantes
à croissance plus lente.
LE GAZON,
AVEC MODÉRATION !
Dans les espaces publics comme pri-
vés, le gazon nous offre de formidables
espaces récréatifs. Mais doit-il pour
autant prendre toute la place ? N’est-il
pas préférable de le réserver à certains
espaces situés en périphérie directe
des bâtiments? Par ailleurs, le gazon
est d’autant plus intéressant sur le plan
paysager, lorsqu’il côtoie des espaces de
végétation plus élevée, créant des lignes
ou des courbes et de belles perspec-
tives. Enfin, pour qu’il ne s’apparente pas
à un « désert biologique », laissons-le
s’habiller de pâquerettes, de trèfles ou
autres renoncules !
VARIONS LES PLAISIRS
Des espèces sauvages peuvent tout à
fait prendre place aux pieds de plantes
cultivées, comme les Tulipes ou les
Roses. Certains mariages sont très
heureux, lorsque l’on joue sur la com-
plémentarité des couleurs. De plus, les
plantes indigènes maintiennent l’hu-
midité et peuvent être répulsives pour
certains parasites.
Ainsi, le Bugle rampant, la Véronique
petit-chêne ou le Lotier corniculé
peuvent « habiller » les massifs de
plantes à bulbes, pour y créer de très
beaux contrastes.
Bugle rampant
#3
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 39EN ÎLE-DE-FRANCE
PRENONS DE
LA HAUTEUR !
Une coupe haute du gazon (6-8 cm)
permet d’économiser plusieurs tontes,
le rend plus résistant à la sécheresse,
limite le développement des mousses
et y fait renaître la vie.
Un pelouse coupée plus haute déve-
loppe son système racinaire et se trouve
ainsi en meilleure santé. D’autre part,
les coupes rases favorisent les plantes
à rosettes comme le Pissenlit, au détri-
ment des autres plantes à fleurs. Avouez
qu’il serait dommage de se priver d’une
large palette de couleurs !
ENTRETIEN :
SERVICE MINIMUM !
Contrairement à de nombreuses
plantes horticoles, qui ont besoin d’être
« dopées », les plantes indigènes* ne
nécessitent pas d’apports spécifiques
(car elles sont adaptées aux conditions
climatiques et aux sols de la région).
Si le compost peut néanmoins être uti-
lisé au pied de certaines vivaces, aucun
engrais ne doit alimenter les prairies
fleuries. La fertilisation n’est pas l’alliée
des plantes à fleurs !
Le fauchage s’effectue tard, au cours de
l’été ou à l’automne, le temps pour les
plantes de monter en graines. Laissés
quelques jours sur place, pour favori-
ser le réensemencement, les végétaux
sont ensuite exportés pour ne pas enri-
chir le sol. Toutefois, le fauchage annuel
n’est pas indispensable. Il en suffit d’un
tous les deux ou trois ans pour éviter le
développement d’arbustes ou arbres qui
aboutirait à la fermeture du milieu.
Les petits chemins tracés à la tondeuse
sont à la fois très appréciés des prome-
neurs, mais aussi de la faune, qui affec-
tionne tout particulièrement les zones
de lisière.
Exemple de gestion différenciée
dans le cimetière des Gonards
à Versailles © Jonathan Flandin
#3 FLEURISSONS NOS PELOUSES
40 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCEFLORILÈGES
Prairies urbaines \
EN ÎLE-DE-FRANCE
SUIVEZ LA QUALITÉ
DE VOS PRAIRIES !
Florilèges-prairies a été co-élaboré
en 2014 puis lancé en 2015 par le
Muséum national d’Histoire naturelle,
Plante & Cité, le Conservatoire Bota -
nique National du Bassin Parisien, le
Département de Seine-Saint-Denis et
l’Agence régionale de la biodiversité
en Île-de-France pour améliorer les
connaissances de l’effet des pratiques
de gestion sur la qualité écologique des
prairies, mais également de la dyna-
mique de l’évolution de ces milieux grâce
à un suivi standardisé de la flore des
prairies urbaines.
Le protocole consiste à recenser
60 espèces dans 10 carrés d’1 m² au
cœur même de la prairie. Plusieurs
outils sont fournis aux gestionnaires :
un livret d’accompagnement au proto-
cole, des fiches de terrain complétées
d’un guide d’identification des plantes
(la « Clé des prairies »).
Tous les ans, l’ARB Île-de-France pro-
pose des formations à destination des
gestionnaires pour mettre en œuvre le
protocole sur leurs espaces.
Pour plus d’informations :
http://www.vigienature.fr/fr/florileges
Formation Florilèges Sceaux © Audrey Muratet
#3
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 41àios qui
EN ÎLE-DE-FRANCE
ACHILLÉE MILLEFEUILLE
Achillea millefolium
Elle doit ce nom à son feuillage découpé si
finement qu’il donne l’impression de voir
des milliers de petites feuilles. Certains
l’appellent aussi « sourcil de Vénus »
ou « herbe aux coupures », car elle a la
propriété de stopper les saignements.
D’après la légende, Achille lui-même
l’utilisait pour soigner ses blessés de guerre.
Achillea provient du grec Akhilèios qui
signifie « herbe d’Achille ».
Nombreux cultivars*
LUZERNE LUPULINE
Medicago lupulina
Vivace, ubiquiste mais préférant les sols
calcaires, cette luzerne produit de petites
grappes de fleurs jaunes avec des gousses en
forme de rein. Mellifère*, elle est utilisée pour
le fourrage ou encore pour enrichir le sol.
ENGRAIS VERTS
Les engrais verts sont des plantes que l’on sème puis que l’on enfouit,
afin d’enrichir le potager. Ils protègent le sol de l’érosion et du tassement,
activent sa vie microbienne et améliorent sa structure grâce à un enracinement
développé.Les légumineuses ou fabacées sont particulièrement appréciées
pour leur capacité fixer l’azote du fait de leurs associations avec certaines
bactéries du sol.
ZOOM SUR QUELQUES ESPÈCES
POUR FLEURIR VOS PRAIRIES
#3 FLEURISSONS NOS PELOUSES
42 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCEEN ÎLE-DE-FRANCE
CENTAURÉE DE DEBEAUX
Centaurea decipiens
Elle est très appréciée des papillons qui
fréquentent régulièrement ses fleurs mauves
finement découpées et du chardonneret.
Peu exigeante, elle trouve sa place partout
et apporte fraîcheur et légèreté.
Nombreux cultivars*
VIPÉRINE
Echium vulgare
Très velue et légèrement épineuse, elle peut
atteindre 1 m de haut. La couleur de ses
fleurs varie de rose en boutons à bleu-vif
à maturité. Il est fréquent de l’observer sur
les bords de route. Elle fournit aux abeilles,
bourdons et papillons un abondant nectar
pendant plusieurs semaines.
Certaines osmies (abeilles solitaires)
la butinent de façon quasi exclusive !
COQUELICOT
Papaver rhoeas
Porte drapeau de la flore champêtre,
le coquelicot, à défaut d’être accepté dans
les cultures, trouve sa place dans les zones
récemment remuées où le sol est nu.
Ses très nombreuses graines (jusqu’à 60 000
pour un seul pied) patientent avant que
les conditions ne leur soient favorables.
Si le terrain est dégagé, la floraison peut être
très spectaculaire !
#3
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 43EN ÎLE-DE-FRANCE
SAUGE DES PRÉS
Salvia pratensis
Outre ses propriétés aromatiques, la sauge
des prés est aussi très décorative. Ses fleurs
bleues-violettes s’ouvrent par deux lèvres
de mai à août. Lorsqu’un insecte s’introduit
dans la fleur, il appuie sur sa partie basse.
La partie haute se rabat alors sur son dos
et le couvre de pollen !
Cette vivace possède de longues racines qui
lui permettent de résister à la sécheresse.
Nombreux cultivars*
MAUVE MUSQUÉE
Malva moschata
Cette plante très élégante est héliophile*
(recherche une situation très ensoleillée).
Elle sera tout à son aise sur un talus sec
qu’elle illuminera de ses fleurs rose-pale
aux cinq pétales échancrés.
Nombreux cultivars*
BOUILLON BLANC
Verbascum thapsus
Cette plante bisannuelle affectionne les
milieux secs. Son feuillage très duveteux,
lui permet de s’accommoder du manque
d’eau. S’il se fait très discret la première
année, en ne formant qu’une rosette,
il érige l’année suivante une tige florale
pouvant dépasser les 2 mètres !
#3 FLEURISSONS NOS PELOUSES
44 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE:it paon de nuit
EN ÎLE-DE-FRANCE
CALLUNE FAUSSE BRUYÈRE
Calluna vulgaris
Ce nom lui vient du grec ancien « kallúnô »,
qui signifie « orner, parer, embellir ».
Ses fleurs offrent aux abeilles un nectar
très riche en saccharose. Les chenilles de
différents papillons ont pour plante hôte
la callune et notamment : l’azuré de l’ajonc
(Plebejus argus), le petit paon de nuit
(Saturnia pavonia) et la zygène de la bruyère
(Zygaena fausta).
KNAUTIE DES CHAMPS
Knautia arvensis
En réunissant dans un même bouquet
plusieurs dizaines de petites fleurs, la
Knautie des champs a forgé une sorte de
super-fleur. Dans cette société hiérarchisée,
les fleurs de la périphérie montrent une
corolle bien développée tandis que celles
du centre sont de vraies naines. Le travail
des premières est d’attirer les insectes. Les
secondes assurent la formation des graines.
MARGUERITE COMMUNE
Leucanthemum ircutianum
La Marguerite est très rustique et peut
supporter un stress hydrique. La Mouche
de la Marguerite (Tephritis neesii) est
inféodée à cette Marguerite. Ses larves
se nourrissent des graines en formation,
dans le capitule*.
#3
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 45EN ÎLE-DE-FRANCE
MÉLISSE
Melissa officinalis
Riche en nectar, cette condimentaire, dont
les feuilles sentent le citron, possède aussi
de remarquables propriétés médicinales.
La mélisse est le plus souvent utilisée
pour ses vertus calmantes et relaxantes.
Nombreux cultivars*
PRIMEVÈRE OFFICINALE
Primula veris
Plante de pleine lumière des prés, des talus
et des bois clairs, c’est une des premières
à fleurir et donc une première source de
nourriture pour la faune. Les feuilles et fleurs
peuvent être consommées crues ou cuites.
ORIGAN
Origanum vulgare
On reconnait son parfum caractéristique
d’herbes de Provence, qui sent bon la pizza !
Cette plante très mellifère* est thermophile
(elle apprécie les conditions chaudes et
ensoleillées).
#3 FLEURISSONS NOS PELOUSES
46 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCEturbih / SPIPOLL
Hemaris
Jilles.
EN ÎLE-DE-FRANCE
ZOOM SUR QUELQUES ESPÈCES
SOUVENT DÉCONSIDÉRÉES
ORTIE
Urtica dioica
Bien sûr, le moindre contact avec le dessous
de ses feuilles libère des substances
irritantes. Néanmoins, on lui pardonne très
vite ce geste de défense, lorsque l’on fait
la liste de ses qualités ! En faisant macérer
ses feuilles on obtient un formidable
stimulateur de croissance. En les cuisant,
elles perdent leurs propriétés urticantes et
nous enrichissent en vitamines A, C et en
fer. D’autre part, une centaine d’espèces
d’insectes sont plus ou moins liés à l’ortie.
Parmi elles, on trouve une trentaine de
lépidoptères (papillons de jour et de nuit),
dont dix dépendent exclusivement de l’ortie
pour leur survie.
CARDÈRE
Dipsacus fullonum
Cette plante est également appelée
« Cabaret des oiseaux », car l’eau de pluie
retenue à l’aisselle de ses feuilles attire
certains oiseaux, qui viennent s’y abreuver.
D’autres, comme le chardonneret élégant,
préfèrent picorer ses graines.
Au xixe siècle, ses capitules secs servaient
à peigner et non carder la laine.
La chenille d’un papillon nocturne,
semblable à un gros bourdon (Hemaris
tityus), se nourrit de ses feuilles.
Aglais io © Yeturbih / SPIPOLL
#3
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 47CIC 0 €
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cececeecsaceceecece NOM SCIENTIFIQUE NOM VERNACULAIRE HAUTEUR TYPE VÉGÉTATIF FLORAISON COULEUR FLEURS Achillea millefolium Achille millefeuille 20-70 cm juin-octobre
Agrimonia eupatoria Aigremoine 30-60 cm juin- septembre
Agrostis capillaris Agrostide capillaire 10-70 cm juin-juillet
Agrostis stolonifera Agrostide stolonifère 30-100 cm juin-juillet
Ajuga reptans Bugle rampante 10-40 cm mai-août
Alopecurus pratensis Vulpin des prés 40-80 cm mai-juin
Anthoxanthum
odoratum Flouve odorante 10-80 cm mai-juin
Anthyllis vulneraria1 Anthyllide vulnéraire 50 cm juin- septembre
Arabis hirsuta Arabette poilue 10-80 cm mai-juillet
Arctium lappa Grande bardane 2 m juillet-août
Arctium minus Petite bardane 80-120 cm juillet- septembre
Arrhenatherum
elatius Fromental élevé 60-200 cm mai-août
Bellis perennis Pâquerette 5-15 cm janvier- décembre
Blackstonia perfoliata Chlorette 10-50 cm mai-juillet
Brachypodium
rupestre
Brachypode
des rochers 70-100 cm Juin-Juillet
Briza media Brize intermédiaire 30-60 cm mai-juin
Bromopsis erecta Brome érigé 50-100 cm mai-juillet
1. Nombreux cultivars*
#3 FLEURISSONS NOS PELOUSES
48 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCEEN DERNIÈRE DE COUVERTURE
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#3
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 49
LÉGENDE À L’ARRIÈRE DU RABAT EN DERNIÈRE DE COUVERTURECIC 6088
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SCIENTIFIQUE
NOM
VERNACULAIRE HAUTEUR
TYPE
VÉGÉTATIF FLORAISON
COULEUR
FLEURS
Bromus hordeaceus Brome mou 5-25 cm mai-août
Calendula arvensis Souci des champs 10-30 cm mars- octobre
Campanula
rapunculus Campanule raiponce 40-80 cm mai-août
Campanula
rotundifolia
Campanule
à feuilles rondes 10-50 cm juin-août
Cardamine pratensis Cardamine des prés 20-40 cm avril-juin
Carex spicata Laîche en épis 30-80 cm mars-juillet
Centaurea decipiens Centaurée de Debeau 40 cm juin- septembre
Centaurea scabiosa Centaurée scabieuse 35-80 cm juillet-août
Centaurium erythraea Petite centaurée commune 10-50 cm juin- septembre
Cichorium intybus Chicorée sauvage 50-100 cm juillet- octobre
Cirsium vulgare Cirse commun 50-150 cm juin- septembre
Clematis vitalba Clematite vigne blanche 7-20 m Grimpante juin-août
Coronilla varia Coronille bigarrée 30-120 cm mai-août
Crepis capillaris Crépide capillaire 20-80 cm juin- novembre
Cynodon dactylon Chiendent pied-de-poule 10-40 cm juillet- septembre
Cynosurus cristatus Cynosure crételle 30-80 cm mai-juillet
Dactylis glomerata
subsp. glomerata Dactyle aggloméré 20-100 cm
avril-
septembre
Daucus carota Carotte sauvage 30-80 cm
Pluriannuelle
juin-
septembre
#3 FLEURISSONS NOS PELOUSES
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POLLINISATION
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PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 51on on 0 866608
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LRCececececeecece NOM SCIENTIFIQUE NOM VERNACULAIRE HAUTEUR TYPE VÉGÉTATIF FLORAISON COULEUR FLEURS Dipsacus fullonum Cardère 1 m juillet-août
Echium vulgare Vipérine 30-80 cm mai-août
Epilobium
angustifolium Epilobe en épis 50-250 cm juillet-août
Erodium cicutarium Érodium à feuilles de cigue 30 cm mars- octobre
Eryngium campestre Panicaut champêtre 30-60 cm juillet- septembre
Euphorbia cyparissias Euphorbe petit-cyprès 20-50 cm avril- septembre
Festuca ovina1 Fétuque de Westphalie 15-50 cm mai-août
Festuca rubra Fétuque rouge 30-80 cm mai-juillet
Galium verum Gaillet jaune 20-60 cm juin- septembre
Geranium dissectum Géranium découpé 10-40 cm mai-août
Geum urbanum Benoîte commune 20-60 cm Mai- Septembre
Helianthemum
nummularium Hélianthème 10-40 cm mai-octobre
Heracleum
sphondylium Berce sphondyle 1 m
juin-
septembre
Hippocrepis comosa Hippocrépide chevelue 10-30 cm avril-juillet
Holcus lanatus Houlque laineuse 40-80 cm mai-août
Hypericum
perforatum Millepertuis perforé 20-80 cm juillet-août
1. Nombreux cultivars*
#3 FLEURISSONS NOS PELOUSES
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PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 53|lsssses
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CIS NOM SCIENTIFIQUE NOM VERNACULAIRE HAUTEUR TYPE VÉGÉTATIF FLORAISON COULEUR FLEURS Hypochaeris radicata Porcelle enracinée 30-70 cm juin- septembre Jacobaea vulgaris Séneçon de Jacob 40-80 cm juin-août
Knautia arvensis Knautie des champs 20-80 cm Juin-août
Lathyrus pratensis Gesse des prés 30-80 cm mai-août
Lathyrus tuberosus Gesse tubéreuse 30-80 cm juin- septembre
Leontodon hispidus Liondent hispide 20-55 cm mai- septembre
Lepidium squamatum Corne-de-cerf écailleuse 5-30 cm mai-juillet
Leucanthemum
ircutianum Marguerite 20-80 cm mai-août
Linaria vulgaris Linaire commune 30-80 cm juin- septembre
Lolium perenne Ivraie vivace 20-60 cm mai-octobre
Lonicera
periclymenum Lotier corniculé 1-3 m
juin-
septembre
Lychnis flos-cuculi Oeil-de-perdrix 30-90 cm mai-août
Lysimachia
nummularia
Lysimaque
nummulaire 10-60 cm juin-août
Malva moschata Mauve musquée 30-60 cm juin- septembre
Malva sylvestris Mauve sylvestre 30-50 cm juin- septembre
Matricaria
chamomilla Camomille sauvage 20-50 cm
mai-
novembre
Medicago lupulina Minette 20-40 cm avril- septembre
Melilotus officinalis Melisse 30-120 cm juin-octobre
Myosotis arvensis Myosotis des champs 15-50 cm mai- septembre
#3 FLEURISSONS NOS PELOUSES
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EN NECTAR
ET/OU POLLEN
MODE DE
POLLINISATION
MODE DE
DISPERSION
DES SEMENCES
HUMIDITÉ
DU SOL LUMIÈRE
NITRO-
PHILIE PH
#3
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 55| lecceeececceceeceecce NOM SCIENTIFIQUE NOM VERNACULAIRE HAUTEUR TYPE VÉGÉTATIF FLORAISON COULEUR FLEURS
Ononis spinosa Bugrane épineuse 30-60 cm juin-août
Onopordum
acanthium
Onopordon
faux-acanthe 50-150 cm
juin-
septembre
Origanum vulgare Origan 30-80 cm juillet- septembre
Papaver dubium Pavot douteux 20-60 cm mai-juillet
Papaver rhoeas Coquelicot 20-60 cm mai-juillet
Petrorhagia prolifera Œillet prolifère 10-40 cm mai-octobre
Phleum pratense Fléole des prés 20-80 cm mai-août
Plantago coronopus Plantain corne-de-cerf 5-40 cm avril- octobre
Plantago lanceolata Plantain lancéolé 10-60 cm avril- octobre
Plantago major Grand plantain 10-50 cm mai- novembre
Plantago media Plantain moyen 20-50 cm juin- septembre
Poa pratensis Pâturin des prés 20-80 cm mai-août
Poa trivialis Pâturin commun 40-100 cm avril-juillet
Potentilla reptans Potentille rampante 10-20 cm juin-août
Primula veris Primevère officinale 15-35 cm avril-juin
Prunella vulgaris Herbe Catois 5-45 cm juin- septembre
Ranunculus acris Bouton d'or 30-60 cm mai- septembre
Ranunculus bulbosus Bouton d'or 20-60 cm avril-juillet
#3 FLEURISSONS NOS PELOUSES
56 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCEMn
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Ranunculus repens Renoncule rampante 20-50 cm mai- septembre
Reseda luteola Réséda jaune 20-60 cm mai- septembre
Rumex acetosa Oseille des prés 30-100 cm mai- septembre
Salvia pratensis Sauge des prés 35-80 cm mai-juillet
Scabiosa columbaria Scabieuse colombaire 30-80 cm juillet- octobre
Schedonorus
pratensis Fétuque des prés 40-100 cm mai-juillet
Silene latifolia Compagnon blanc 100 cm juin- septembre
Silene vulgaris Silene enflée 20 cm mai- septembre
Stachys recta Épiaire droite 20-60 cm juin- septembre
Stellaria graminea Stellaire graminée 30-60 cm juin-juillet
Tanacetum vulgare Tanaisie commune 80-120 cm juillet- septembre
Taraxacum section
ruderalia Pissenlit 0-50 cm mai-juin
Torilis arvensis Torilis des champs 50 cm juillet- septembre
Tragopogon dubius Salsifis douteux 25-50 cm mai-juin
Tragopogon pratensis Salsifis des prés 30-80 cm mai-juillet
Trifolium arvense Trèfle des champs 5-40 cm juin- septembre
Trifolium campestre Trèfle champêtre 5-50 cm mai- septembre
Trifolium dubium Trèfle douteux 5-30 cm mai- septembre
#3 FLEURISSONS NOS PELOUSES
58 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE#
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CIS NOM SCIENTIFIQUE NOM VERNACULAIRE HAUTEUR TYPE VÉGÉTATIF FLORAISON COULEUR FLEURS Trifolium fragiferum Trèfle porte-fraises 10-30 cm juin- septembre Trifolium pratense Trèfle des prés 10-50 cm mai- septembre
Tripleurospermum
inodorum Matricaire inodore 20-40 cm
mai-
septembre
Trisetum flavescens Trisète commune 40-100 cm mai-août
Tussilago farfara Tussilage 10-20 cm mars-avril
Urtica dioica Ortie dioique 50-100 cm juin-octobre
Verbascum blattaria Molène blattaire 40-100 cm juin- septembre
Verbascum thapsus Bouillon blanc 50-200 cm juin- novembre
Verbena officinalis Verveine officinale 40-80 cm juin-octobre
Vicia cracca Vesce cracca 1-2 m juin-août
#3 FLEURISSONS NOS PELOUSES
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#3
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 61Cornus sanguineaDES HAIES
|
EN ÎLE-DE-FRANCE
Les haies champêtres présentent de
très nombreux avantages : elles sont
adaptées aux conditions climatiques
locales, protègent du vent, piègent les
nitrates et limitent le ruissellement.
Elles sont utilisées par la faune comme
abri, source de nourriture, lieu de repro-
duction ou encore comme poste d’affût
par les rapaces.
Les épineux (Prunellier, Aubépine, etc.)
offrent une protection efficace aux
oiseaux nicheurs. D’autres espèces
(Ronce, Sureau, Fusain, …) ont des tiges
remplies de moelle, que les abeilles soli-
taires creuseront pour y élire domicile et
déposer leurs larves.
CHANGEONS
DU « BÉTON VERT »
Les haies de Thuyas, Cyprès et Lauriers
palme sont si denses qu’elles ne per-
mettent pas à la faune de s’y abriter. Ces
espèces qui appauvrissent le sol sont
souvent affaiblies par des tailles sévères
et répétées et deviennent sensibles
aux maladies. Les parasites n’ont alors
aucun mal à se propager rapidement sur
plusieurs mètres linéaires d’une même
espèce ! À cela s’ajoute beaucoup d’ef-
fort et d’énergie pour tenter de maîtri-
ser ces végétaux à croissance rapide.
Et pour couronner le tout, les déchets
de taille ne sont pas valorisables, car
ils acidifient le sol ou encrassent les
conduits de cheminée.
#4
PLANTONS DES HAIES
Bien plus esthétiques que des haies
monospécifiques de conifères,
elles offrent une nouvelle palette
de couleurs à chaque saison !
Ces murs sans vie, d’un vert uniforme,
ceinturent encore bon nombre
de jardins ou de résidences.
Les espèces proposées dans ce guide
vous invitent à dire adieu à l’uniformité
et à changer de cette monotonie !
#4
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 630 L£ :
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EN ÎLE-DE-FRANCE
LA HAIE TAILLÉE
Maintenue à 2 m par des tailles régu-
lières, elle peut être utilisée en limite de
propriété. Bien évidemment cette haie
est constituée d’espèces qui supportent
d’être sévèrement rabattues. Les produits
de taille sont, à l’inverse des Thuyas ou
Cyprès, utilisables en paillis. L’alternance
de végétaux à feuillage caduc, persistant
(Houx, Troène) ou marcescents* (Hêtre,
Charme) permettra de conserver un
aspect brise-vue en hiver.
Entretien : un ou deux ans après la plan-
tation, il sera nécessaire de rabattre les
arbustes d’un tiers, voire de la moitié de
leur taille, afin de densifier le feuillage à la
base de la haie. Par la suite, chaque année,
l’opération se résume à une taille de forme.
LA HAIE LIBRE
Plantés sur 2 rangs, en quinconce, les
végétaux peu taillés offrent une florai-
son abondante et une grande variété
de baies.Préférez des jeunes plants à
racines nues (60 à 80 cm de hauteur),
plus vigoureux. N’oubliez pas de pailler
le sol la première année pour limiter la
concurrence des herbacées et conserver
l’humidité aux pieds des arbustes. Bordez
la haie d’une zone fauchée ou d’un mas-
sif de fleurs pour créer une mosaïque
d’habitats (ou niches écologiques) pour
la faune. Taillez de fin août à décembre,
afin de ne pas gêner la nidification des
oiseaux.Enfin, rassemblez les feuilles
mortes au pied de la haie pour dynamiser
l’activité biologique du sol et offrir un abri
aux espèces qui hivernent (ex. : hérisson).
Entretien : si l’espace le permet, il se
limite à éclaircir les couronnes des arbres
et arbustes, si le besoin s’en faisait sen-
tir. Cela consiste à réduire le volume de
la haie en coupant quelques branches au
niveau des ramifications, tout en respec-
tant le port naturel de l’arbre.
Illustrations © Boris Transinne
#4 PLANTONS DES HAIES
64 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCEEN ÎLE-DE-FRANCE
LE BAL DES COULEURS
En février-mars, le Noisetier est le pre-
mier à ouvrir la danse, en arborant ses
précieux chatons. Il est rapidement suivi
par les Saules, puis le Cornouiller mâle,
qui fait apparaitre de discrètes mais
somptueuses fleurs jaunes. Le Prunel-
lier, quant à lui, se couvre de fleurs dès
le mois suivant.
En mai, c’est autour de l’Aubépine, des
Viornes et du Sureau de se parer de
blanc, tandis que l’Églantier offre ses
fleurs roses aux butineurs.
Au milieu de l’été, l’envoûtant parfum
du Chèvrefeuille vient s’ajouter à cette
féérie de couleurs. Août et septembre
voient murir les fruits du Sureau et les
premières noisettes.
L’automne apporte une incroyable col-
lection de baies : couleur d’olive mûre
pour celles du Troène et pour les Cor-
nouilles, rouge vif pour celles de la
Viorne obier !
Elles ont fort à faire pour concurrencer
les fruits roses et oranges apparus sur
le Fusain. Les baies bleues du Prunellier
sont les dernières à arriver à maturité.
Quant au Lierre, il offre aux pollinisateurs
leurs dernières fleurs de la saison. Les
rameaux pourpres du Cornouiller et le
feuillage violacé du Fusain contrastent
avec le tapis jaune-orangé de feuilles
tombées au sol. En décembre et janvier,
celles du Charme restent accrochées
aux branches. Enfin, les fruits du Lierre
et du Houx, posés sur un feuillage vert
luisant, ferment cette valse à mille
temps, qui ne cessera jamais de nous
émerveiller !
Prunellier
#4
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 65EN ÎLE-DE-FRANCE
ZOOM SUR QUELQUES ESPÈCES
DE HAIES
CHARME
Carpinus betulus
Incontournable de la haie taillée, le charme
rejette vigoureusement de souche lorsqu’il
est coupé au ras du sol. Son feuillage dense
et opaque se flétrit à l’automne, tout en
restant accroché aux rameaux.
ÉRABLE CHAMPÊTRE
Acer campestre
L’érable champêtre s’accommode de la
plupart des terrains, qu’ils soient calcaires,
pauvres et même relativement secs.
Au printemps ses grappes de fleurs offrent
aux abeilles un excellent nectar. À l’automne
son feuillage vert sombre prend une teinte
jaune citron. Les excroissances ligneuses qui
ornent ses jeunes rameaux font penser aux
colonnes de la Grèce antique. Tout comme
le charme, il supporte des tailles sévères.
#4 PLANTONS DES HAIES
66 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCEEN ÎLE-DE-FRANCE
CORNOUILLER MÂLE
Cornus mas
Cet arbuste est parfaitement adapté aux
sols calcaires. Sa floraison jaune vif vient
égayer le début du printemps. Ces fruits
comestibles (les cornouilles) prennent une
teinte rouge-vermillon à la fin des vacances
estivales.
NOISETIER
Corylus avellana
Les abeilles apprécient la floraison précoce
de ses chatons, autant que nous apprécions
ses fruits. Cet arbuste est important pour la
survie de la faune sauvage, à laquelle il sert
de gîte et de couvert. Il est très rustique
et s’adapte aussi bien à la haie libre qu’à
la haie taillée.
CORNOUILLER SANGUIN
Cornus sanguinea
Ses fleurs blanches sont très décoratives,
tout comme ses rameaux rouge-violacé sous
les rayons du soleil. Son feuillage prend
également de très belles teintes à l’automne.
C’est à cette saison qu’il porte ses grappes
de fruits noirs qui font le régal des oiseaux.
Nombreux cultivars*.
#4
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 67EN ÎLE-DE-FRANCE
CLÉMATITE BLANCHE
Clematis vitalba
Cette liane sauvage peut grimper jusqu’à
20 m. En été ses fleurs dégagent un parfum
très agréable. Ses fruits plumeux persistent
longtemps et offrent un magnifique
spectacle dès les premières gelées.
LES AUBÉPINES
Souvent utilisées en haie défensive, les aubépines n’en sont pas moins de très
beaux arbustes à la floraison généreuse. Leurs feuilles prennent des teintes
variées du printemps à l’automne. Enfin, elles s’ornent de magnifiques baies
rouges de la fin de l’été jusqu’au début de l’hiver.
AUBÉPINE À DEUX STYLES
Crataegus laevigata
AUBÉPINE MONOGYNE
Crataegus monogyna
#4 PLANTONS DES HAIES
68 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCEEN ÎLE-DE-FRANCE
CHÈVREFEUILLE DES BOIS
Lonicera periclymenum
C’est le soir venu qu’il exhale tous ses
parfums, attirant ainsi des papillons
nocturnes, seuls capables avec leur longue
trompe de puiser le précieux nectar.
FUSAIN D’EUROPE
Euonymus europeaus
Ses jeunes rameaux verts ont quatre angles
bordés de liège. À l’automne ses feuilles
virent au rouge écarlate, mais ce sont surtout
ses fruits qui attirent tous les regards.
Les « bonnets d’évêque » roses renferment
des graines orange vif, aussi belles que
toxiques.
PRUNELLIER
Prunus spinosa
Ses épines protègent les oiseaux des
prédateurs. Ses fleurs attirent de nombreux
insectes, car elles apparaissent tôt, à une
période où les sources de nectar sont encore
rares. Plusieurs chenilles de papillons se
nourrissent de son feuillage. Ses fruits
astringents ne peuvent être consommés
(en gelée ou en compote) qu’après les
premiers gels. En haie libre, surveillez
son développement, car il peut rapidement
former un taillis impénétrable !
#4
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 69EN ÎLE-DE-FRANCE
VIORNE LANTANE
Viburnum lantana
Ses feuilles ovales sont épaisses et velues
sur le dessous. Ses multiples fleurs blanches
forment d’élégants bouquets aplatis.
Ses fruits d’abord verts, prennent une
couleur rouge, puis noire. Les oiseaux
en raffolent.
VIORNE OBIER
Viburnum opulus
Une floraison blanche et parfumée au
printemps, des teintes flamboyantes à
l’automne, des baies très recherchées par les
oiseaux en hiver, autant de raison de planter
la Viorne obier !
À condition toutefois de ne pas la confondre
avec une variété horticole et stérile comme
la célèbre « boule de neige ».
LES VIORNES
Mise en garde : il existe de très nombreux cultivars* des deux espèces suivantes,
indigènes* dans le bassin parisien.
#4 PLANTONS DES HAIES
70 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCEEN ÎLE-DE-FRANCE
GENÊT À BALAIS
Cytisus scoparius
Il se couvre d’une multitude de fleurs jaunes
pollinisées par les bourdons. Celles-ci ne
s’ouvrent qu’après le passage de l’insecte.
Il est parfaitement adapté aux sols pauvres
et sableux.
FRAMBOISIER
Rubus idaeus
Si nous sommes très friands de ses fruits,
certains papillons de nuit se nourrissent
quant à eux de ses feuilles.
Nombreuses variétés horticoles.
GENÉVRIER
Juniperus communis
Rustique, peu exigeant, le Genévrier s’adapte
à toutes les expositions. Ses cônes femelles,
d’abord verts, puis sombres et bleuâtres,
sont incontournables dans la choucroute
(baies de genièvre) !
#4
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TYPE
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COULEUR
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Acer campestre Érable champêtre 10 m mai-juin
Carpinus betulus Charme 15-25 m avril-mai
Clinopodium vulgare Sariette commune 30-70 cm juillet- septembre
Cornus mas Cornouiller mâle 2-5 m février-avril
Cornus sanguinea
ssp sanguinea 1 Cornouiller sanguin 1-3 m mai-juin
Corylus avellana Noisetier 2-5 m janvier- mars
Crataegus laevigata Aubépine épineuse 2-4 m avril-mai
Crataegus monogyna Aubépine monogyne 2-4 m mai-juin
Cytisus scoparius Genet à balais 1-3 m mai-juin
Digitalis purpurea Digitale pourpre 50-100 cm mai- septembre
Dioscorea communis Sceau de Notre Dame 1-3 m mars-juillet
Euonymus europaeus Fusain d'Europe 3-8 m avril-mai
Fragaria vesca Fraisier 5-30 cm Mai-Juin
Frangula alnus Bourgène 1-5 m Mai-Juin
Genista tinctoria Genêt des teinturiers 30-100 cm mai-août
Glechoma hederacea Lierre terrestre 5-25 cm mars-mai
Humulus lupulus Houblon 2-5 m Juin- Septembre
1. Nombreux cultivars*
#4 PLANTONS DES HAIES
72 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCEEN DERNIÈRE DE COUVERTURE
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PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 73
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Ilex aquifolium Houx 2-10 m Mai-Juin
Juniperus communis Genévrier commun 4-10 m Avril-Mai
Ligustrum vulgare Troène commun 1-3 m mai-juillet
Lonicera
periclymenum
Chevrefeuille
des bois 1-3 m
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septembre
Prunus mahaleb Cerisier de Ste Lucie 1-4 m avril-mai
Prunus spinosa Prunellier 1-4 m avril-mai
Pyrus communis1 Aigrin 7-15 m avril-mai
Rhamnus cathartica Nerprun purgatif 2-4 m mai-juin
Rosa arvensis Rosier rampant 5 m mai-juillet
Rosa canina Eglantier 1-3 m mai-juillet
Rubus caesius Ronce bleuatre 50-100 cm juin-juillet
Rubus fruticosus Ronce des bois 1-7 m mai-août
Rubus idaeus1 Framboisier 1,5-2 m mai-juillet
Salix atrocinerea Saule à feuilles d'Olivier 12 m janvier- mars
Salix caprea Saule marsault 3-10 m mars-avril
Salix cinerea Saule cendré 2-6 m mars-avril
1. Nombreuses variétés horticoles
#4 PLANTONS DES HAIES
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Sambucus nigra Sureau noir 2-6 m juin-juillet
Solanum dulcamara Douce amère 1-2 m juin- septembre
Torilis japonica Torilis faux-cerfeuil 50-100 cm mai-août
Ulmus minor1 Petit orme 30-35 m mars-avril
Viburnum lantana Viorne lantane 1-2 m avril-mai
Viburnum opulus Viorne obier 2-4 m mai-juin
Vicia sepium Vesce des haies 30-80 cm mai- septembre
1. Nombreux cultivars
#4 PLANTONS DES HAIES
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PHILIE PH
#4
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 77Daucus carotaEN ÎLE-DE-FRANCE
VÉGÉTALISER
LES TOITS, VRAIMENT !
Si la préservation des espaces verts en
pleine terre est la priorité, le bâti peut
représenter des surfaces complémen-
taires pour la végétalisation, notamment
les toitures en milieu urbain dense. Si le
succès de ces ouvrages va grandissant, la
majorité d’entre elles sont encore conçues
de façon industrielle, via des systèmes
pré-cultivés, comme les toitures dites
« extensives », réalisées avec un substrat à
dominante minérale (pouzzolane, perlite)
de faible épaisseur (3 à 5 cm) et une végé-
tation souvent composée majoritairement
de sédum, principalement en raison de
leur faible coût, de leur légèreté et de leur
faible entretien. Avec une exigence crois-
sante pour la biodiversité, d’autres modes
de conception ont vu le jour, en essayant
de reproduire sur les toits des systèmes
plus adaptés aux conditions locales. Les
écologues préconisent aujourd’hui de res-
pecter certains principes de conception
dans leur cahier des charges, notamment :
#5
VÉGÉTALISONS
LE BÂTI
• Limiter l’emploi de systèmes
pré-cultivés en privilégiant la plan-
tation en micro-mottes ou en semis,
en choisissant sa propre composi-
tion floristique ;
• Privilégier les variétés locales, dispo-
nibles auprès de quelques fournis-
seurs, ou demander au concepteur
de s’inspirer des milieux alentours
pour créer la toiture végétaliser
(utilisation d’un substrat local,
implantation de végétaux prélevés à
proximité, etc.)
• Diversifiant les strates végétales
quand c’est possible et faire varier
les profondeurs de substrat pour
créer des conditions différentes
pour la faune ;
• Une profondeur de substrat supé-
rieure à 8 cm permet de retenir un
peu l’eau de pluie (en Île-de-France
les financements de l’Agence de
l’Eau Seine Normandie exigent cette
profondeur minimale). Augmenter
la profondeur jusqu’à 30 cm peut
permettre d’accroître la richesse
floristique ;
#5
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 79EN ÎLE-DE-FRANCE
• Éviter l’utilisation de terres agricoles
importées et privilégier des subs-
trats de récupération (mélanges de
matériaux concassés avec compost
ou terre de récupération) ;
• Certains aménagements particuliers
peuvent être favorables à plusieurs
espèces, comme les enrochements,
le bois mort ou éventuellement un
point d’eau (mare) ou un hôtel à
insectes sur le toit ;
• Si la toiture n’est pas cultivée,
il n’est pas nécessaire d’arroser
Toiture de la Seine Musicale à Boulogne-Billancourt © Marc Barra
(même si la toiture change avec les
saisons !) ;
• Un entretien trop fréquent peut
porter atteinte à la biodiversité
(fauche ou tontes, piétinement).
Il est conseillé de pratiquer un entre-
tien minimaliste, voire simplement
un contrôle (ligneux indésirables,
déchets, fauche annuelle) ;
• Pour réussir le projet, mieux vaut exi-
ger lors de l’appel d’offre la sépara-
tion des lots entre l’étanchéité et la
végétalisation des toitures.
#5 VÉGÉTALISONS LE BÂTI
80 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCEEN ÎLE-DE-FRANCE
VÉGÉTALISATION
DES FAÇADES :
ALLER AU PLUS SIMPLE
À l’instar des toitures, les murs et les
façades représentent des surfaces sup-
plémentaires pour la végétation urbaine.
Il existe une très grande variété de sys-
tèmes de végétalisation des murs, allant
des murs modulaires irrigués néces-
sitant une ingénierie complexe aux
plantes grimpantes pouvant pousser
directement à même la façade. Au-delà
de l’aspect esthétique, il est conseillé
de privilégier des systèmes simples ne
nécessitant pas un arrosage intégré ni
un entretien fréquent, tout cela aug-
mentant le bilan écologique de l’ouvrage.
Il est préférable (et bien moins coûteux !)
de privilégier les plantes grimpantes,
dont l’attractivité pour la biodiversité
est depuis longtemps avérée, et pouvant
s’adapter à tout type de situation, avec
des supports simples.
En plus de leur facilité d’installation, les
plantes grimpantes créent un microcli-
mat près des murs qui régule la tempéra-
ture et l’humidité relative, cela participe
d’autant à la diminution des effets d’îlot
de chaleur en période estivale. Elles sont
un refuge et une source de nourriture
pour de nombreux pollinisateurs sau-
vages. On leur prête souvent à tort des
actions de dégradation des murs alors
qu’elles empêchent les rayons ultravio-
lets, la pluie et les polluants atmosphé-
riques d’atteindre directement le mur,
ce qui protège les matériaux de l’érosion
physique et chimique.
Leur installation est relativement
simple :
• Prévoir des espaces en pleine terre
au pied des constructions où sera
plantée la végétation ;
• Mélanger plusieurs espèces sur
toute une façade ;
• Choisir des espèces de plantes
adaptées au climat local (proscrire
l’irrigation hors période d’installation
des végétaux).
Mur végétalisé © Marc Barra
#5
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 81EN ÎLE-DE-FRANCE
ZOOM SUR QUELQUES ESPÈCES
DU BÂTI
GRANDE CHÉLIDOINE
Chelidonium majus
Le suc qui s’échappe quand on casse
la feuille ou tige contient une trentaine
d’alcaloïdes toxiques qui possède des
propriétés antimitotiques. C’est en
appliquant plusieurs fois ce latex sur les
verrues (ainsi que les durillons et les cors)
que celles-ci sont détruites rapidement,
d’où son surnom d’herbe aux verrues.
CAPILLAIRE DES MURAILLES
Asplenium trichomanes
Cette petite fougère pousse sur les murs,
dans les fissures de rocher, ou dans des lieux
ombragés très rarement exposés au soleil.
C’est pourquoi on la trouve dans les creux
les plus insolites, poussant sur une très fine
couche de terre végétale, très souvent sur
support calcaire.
CYMBALAIRE DES MURS
Cymbalaria muralis
Comme l’indique son nom, elle apprécie
surtout les murs et les lieux rocheux, avec
une petite préférence pour le calcaire, ainsi
que les villes pour leurs températures plus
clémentes.
#5 VÉGÉTALISONS LE BÂTI
82 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCEEN ÎLE-DE-FRANCE
ORPIN BLANC
Sedum album
C’est avec cette espèce à fleurs blanches et
à suc non âcre que l’on prépare un onguent
dit « populeum » aux vertus cicatrisantes et
adoucissantes. Il est idéal pour être installé
le long ou sur les murs, sur les toitures pour
former en été une mer de minuscules fleurs
blanches étoilées.
ORPIN ÂCRE
Sedum acre
Ce sédum est idéal pour être glissé dans
les interstices des murets, dans les
dallages ou former des coussins le long
des allées et dans les rocailles ou sur les
toitures végétalisées. C’est l’un des plus
petits sédums mais aussi l’un des plus
envahissants !
RENOUÉE DES OISEAUX
Polygonum aviculare
Elle doit son nom à ses graines particulière-
ment appréciées par les oiseaux. C’est une
plante mellifère et médicinale très fréquente
dans les jachères, les bords des chemins
et les interstices de toutes sortes.
#5
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 83! TOITURE
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NOM
SCIENTIFIQUE
NOM
VERNACULAIRE HAUTEUR
TYPE
VÉGÉTATIF FLORAISON
COULEUR
FLEURS
Allium vineale Ail des vignes 30-80 cm juin-août
Anisantha diandra Brome à deux étamines 25-60 cm mai-juillet
Anisantha tectorum Brome des toits 20-60 cm mai-août
Arenaria serpyllifolia Sabline à feuilles de serpolet 5-25 cm mai- septembre
Catapodium rigidum Pâturin rigide 5-30 cm mai-juillet
Chaenorrhinum minus Petite linaire 5-40 cm mai- septembre
Crepis capillaris Crépide capillaire 20-80 cm juin- septembre
Daucus carota Carotte sauvage 30-80 cm juin- septembre
Epilobium tetragonum Épilobe à tige carrée 30-80 cm juin- septembre
Erodium cicutarium Érodium à feuilles de cigue 30 cm mars- octobre
Ervum tetraspermum Lentillon 20-50 cm mai-juillet
Geranium pusillum Géranium fluet 10-40 cm mai- septembre
Geranium
rotundifolium
Géranium à feuilles
rondes 10-40 cm
avril-
septembre
Hypericum
perforatum Millepertuis perforé 20-80 cm juillet-août
Hypochaeris radicata Porcelle enracinée 30-70 cm juin- septembre
Kickxia elatine Linaire élatine 10-40 cm juin-octobre
Kickxia spuria Linaire bâtarde 10-50 cm mai-octobre
LISTE DES ESPÈCES DE TOITURE
#5 VÉGÉTALISONS LE BÂTI
84 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCEEN DERNIÈRE DE COUVERTURE
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LÉGENDE À L’ARRIÈRE DU RABAT EN DERNIÈRE DE COUVERTURE #5
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LILI NOM SCIENTIFIQUE NOM VERNACULAIRE HAUTEUR TYPE VÉGÉTATIF FLORAISON COULEUR FLEURS Leontodon saxatilis Liondent faux-pissenlit 5-30 cm mai-octobre
Linaria vulgaris Linaire commune 30-80 cm juin- septembre
Medicago lupulina Minette 20-40 cm avril- septembre
Medicago minima Luzerne naine 5-40 cm mai-juillet
Origanum vulgare Origan 30-80 cm juillet- septembre
Ornithopus
perpusillus Ornithope délicat 10-30 cm Pluriannuelle
mai-
septembre
Petrorhagia prolifera Dianthus prolifer 10-40 cm mai-octobre
Pilosella officinarum Piloselle 1-3 m mai- septembre
Poa compressa Pâturin comprimé 20-50 cm juin-juillet
Polygonum aviculare Renouée des oiseaux 10-80 cm mai- novembre
Potentilla reptans Potentille rampante 10-20 cm juin-août
Rumex acetosella Petite oseille 10-50 cm avril- septembre
Sagina apetala Sagine apétale 3-10 cm mai-octobre
Sagina procumbens Sagine couchée 3-10 cm avril- octobre
Saxifraga tridactylites Saxifrage à trois doigts 2-12 cm avril-juin
Sedum acre Poivre de muraille 4-8 cm mai-août
Sedum album Orpin blanc 10-30 cm juin- septembre
Sedum rupestre Orpin réfléchi 20-40 cm juin-août
#5 VÉGÉTALISONS LE BÂTI
86 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCENE
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SCIENTIFIQUE
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VERNACULAIRE HAUTEUR
TYPE
VÉGÉTATIF FLORAISON
COULEUR
FLEURS
Thymus praecox Thym précoce 5-25 cm juin-août
Trifolium arvense Trèfle des champs 5-40 cm juin- septembre
Vicia hirsuta Vesce hérissée 20-60 cm avril- septembre
Viola arvensis Pensée des champs 10-20 cm mars-juillet
Vulpia myuros Vulpie queue-de-rat 20-60 cm avril-juillet
#5 VÉGÉTALISONS LE BÂTI
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NOM
SCIENTIFIQUE
NOM
VERNACULAIRE HAUTEUR
TYPE
VÉGÉTATIF FLORAISON
COULEUR
FLEURS
Arenaria serpyllifolia Sabline à feuilles de serpolet 5-25 cm mai- septembre
Asplenium ceterach Cétérach 5-15 cm Toute l'année
Asplenium ruta-
muraria
Doradille
rue des murailles 5-20 cm
Toute
l'année
Asplenium
trichomanes
Capillaire des
murailles 5-20 cm juillet-août
Catapodium rigidum Pâturin rigide 5-30 cm mai-juillet
Chelidonium majus Grande chélidoine 30-80 cm avril- octobre
Cymbalaria muralis Cymbalaire des murs 10-80 cm mai-octobre
Dryopteris filix-mas Fougère mâle 30-120 cm juin- septembre
Epilobium tetragonum Épilobe à tige carrée 30-80 cm juin- septembre
Hedera helix Lierre grimpant 3-30 cm Septembre- Novembre
Polypodium vulgare Réglisse des bois 10-50 cm août- septembre
Saxifraga tridactylites Saxifrage à trois doigts 2-12 cm avril-juin
Sedum acre Poivre de muraille 4-8 cm mai-août
Sedum album Orpin blanc 10-30 cm juin- septembre
Sedum rupestre Orpin réfléchi 20-40 cm juin-août
Vulpia myuros Vulpie queue-de-rat 20-60 cm avril-juillet
LISTE DES ESPÈCES DE MUR
#5 VÉGÉTALISONS LE BÂTI
90 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCEEN DERNIÈRE DE COUVERTURE
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PHILIE PH
LÉGENDE À L’ARRIÈRE DU RABAT EN DERNIÈRE DE COUVERTURE #5
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 91es à insectes - Dossier technique de la
Les cahiers du patrimoine
“8,6 p.
"Ile-de-France, éditions Biotope, 352 p.
t Roche-Guyon, éditions de l'Amandier,
épartement de l'Essonne, éditions Bio-
Liste rouge régionale de la flore
ents végétaux de la région parisienne,
Plantes urbaines, Sang de la terre, 254 p.
Créer une mare - Dossier technique de la
din sauvage
vements végétaux d'Ile-de-
s de la région
‘8 p + Manuel
EN ÎLE-DE-FRANCE
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Gazette des Terriers, Fédération des clubs CPN. 40 p.
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Arnal G. 1996. Les plantes protégées d’Île-de-France, éditions Biotope, 352 p.
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Arnal G., Guittet J. 2004. Atlas de la flore sauvage du département de l’Essonne, éditions Bio-
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France. 2015. CBNBP - MNHN, DRIEE Île-de-France. 89p.
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intes en milieu urbain :
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de France, coédition Le Passage - MNHN, 416 p.
Moret J., Filoche S., Perriat F. 2010. Atlas de la flore sauvage du département du Val-de-Marne,
éditions Biotope, 480 p.
Muratet A. 2017. Flore de friches urbaines, éditions Xavier Barral. 464 p.
Perriat F., Filoche S., Hendoux F. 2015. Atlas de la flore patrimoniale du Val d’Oise, éditions Bio-
tope, 368 p.
Vergriete Y., Labrecque M. 2007. Rôles des arbres et des plantes grimpantes en milieu urbain :
revue de littérature et tentative d’extrapolation au contexte montréalais, IRBV, 36 p.
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 93Anémochorie
L’anémochorie est la dispersion par le vent
des graines. C’est le mode de dispersion
principal d’environ 90 % des espèces
végétales.
Anthère
L’anthère est la partie terminale
de l’étamine, organe mâle de la fleur,
qui produit et renferme le pollen.
Anthropisé
Un milieu est dit anthropisé quand il
s’éloigne de son caractère naturel à cause
notamment des activités humaines.
Autochorie
Les plantes pratiquant l’autochorie
dispersent elles-mêmes leurs graines par
des moyens mécaniques souvent brusques.
Barochorie
Une plante barochore dissémine ses fruits
et graines par gravité.
Biodiversité
La biodiversité représente la diversité des
écosystèmes, des espèces et des gènes
dans l’espace et dans le temps, ainsi que
les interactions au sein de ces niveaux
d’organisation et entre eux.
Capitule
Le capitule est un ensemble de fleurs.
Il est notamment caractéristique de la
famille des Astéracées,comme la Marguerite
par exemple, où ce que l’on prend à première
vue pour une « fleur » est en réalité plusieurs
fleurs minuscules réunies en inflorescences.
Cavicole
Cavicole se dit des espèces qui vivent dans
les cavités ménagées dans les arbres.
Continuités écologiques
Les continuités écologiques permettent
la circulation des espèces et leur accès
aux zones de reproduction, de croissance,
d’alimentation ou d’abri. Elles facilitent ainsi
l’accomplissement de leur cycle de vie.
Cultivar
Variété d’une espèce végétale obtenue
artificiellement et cultivée.
Dyszoochorie
La dyszoochorie correspond au transport
des graines qui ont des substances de
réserves à offrir aux animaux, et qui sont
oubliées ou perdues par ceux-ci.
Endozoochorie
L’endozoochorie correspond à l’ingestion
des graines par les animaux qui sont
ensuite rejetées après digestion dans les
excréments.
Epizoochorie
L’epizoochorie correspond au transport des
graines par les poils ou les plumes des animaux.
GLOSSAIRE
94 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCELLULLL
Espèce cultivée
Une plante cultivée est une plante qui
n’existe pas dans les milieux naturels et
qui ne se reproduit que dans des habitats
(jardins, parcs, pelouses, etc.) créés par
l’homme et avec l’intervention de l’homme.
Espèce exotique
Une plante exotique est une plante
délibérément introduite ou qui s’est installée
accidentellement dans une aire distincte de
son aire d’origine. Une plante exotique n’est
pas nécessairement envahissante.
Espèce indigène
Une plante indigène est une plante qui
pousse spontanément dans une région
donnée sans l’intervention de l’homme.
Espèce spontanée
Une plante spontanée est une plante
qui se développe et se reproduit sans
l’intervention de l’homme.
Héliophile
Les végétaux dits héliophiles (du grec
helios : soleil, et philos : qui aime) sont ceux
qui ne poussent de manière optimale qu’en
pleine lumière.
Hydrochorie
L’hydrochorie correspond à la dispersion
des graines par l’eau. Ce mode de dispersion
concerne en premier lieu les plantes aquatiques,
mais aussi quelques espèces terrestres.
Hygrophile
Une plante hygrophile est une plante qui
préfère ou exige des milieux humides.
Marcescent
Les feuilles d’un arbre marcescent
se dessèchent mais restent accrochées
aux rameaux.
Mellifère
Les plantes mellifères produisent des
substances récoltées par les insectes
butineurs (nectar et pollen) pour leur
nourriture ou celle de leurs larves.
Mucilage
Substance végétale qui gonfle au contact
de l’eau, en prenant une consistance
visqueuse, parfois collante, semblable à
la gélatine. Certaines plantes carnivores
(ex : Drosera) piègent les insectes à l’aide
d’un mucilage adhésif.
Myrmécochorie
La myrmécochorie est un mode de
dispersion des graines par les fourmis qui
les transportent entre leurs mandibules.
Nom vernaculaire
En biologie, un nom vernaculaire ou nom
commun est un nom usuel, en langue locale,
donné à une ou plusieurs espèces animales
ou végétales dans son pays ou sa région
d’origine.
Ripisylve
Terme qui désigne la végétation arborée des
bords d’un cours d’eau. La ripisylve contribue
non seulement à la bonne qualité biologique
du milieu en diversifiant les habitats, mais
permet aussi de stabiliser les berges et de
filtrer une partie des éléments polluants.
PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 95PLUS LOIN
8.0rg
.cerf78.fr
ile-de-france.lpo.fr
insectes.org
snpn.com
ine-normandie.fr
EN ÎLE-DE-FRANCE
CONTACTER DES ASSOCIATIONS NATURALISTES (LISTE NON EXHAUSTIVE)
→ ANCA Les Amis Naturalistes des Coteaux d’Avron www.anca-association.org
→ ANVL Association des naturalistes de la vallée du Loing et du massif de Fontainebleau
www.anvl.fr
→ ANY Association des Naturalistes des Yvelines www.any78.org
→ ATENA 78 www.terroir-nature78.org/accueil/index.html
→ CERF Centre d’Etudes de Rambouillet et de sa Forêt www.cerf78.fr
→ Environnement 92 environnement92.fr
→ LPO Ligue pour la protection des Oiseaux d’Île-de-France ile-de-france.lpo.fr
→ NaturEssonne www.naturessonne.fr/index.php?id=2
→ OPIE Office pour les insectes et leur environnement www.insectes.org
→ Seine-et-Marne Environnement me77.fr
→ SNPN Société Nationale de Protection de la Nature www.snpn.com
→ Société Herpétologique de France lashf.org
CONSULTER DES PROFESSIONNELS POUR SE PROCURER LES PLANTS
ET GRAINES/ AMÉNAGER/ GÉRER (LISTE NON EXHAUSTIVE)
→ CAUE d’Île-de-France www.caue-idf.fr (conseils, expertises)
→ CBNBP cbnbp.mnhn.fr (conseils, expertises)
→ ESPACES www.association-espaces.org (aménagements, gestion)
→ ÉTUDES ET CHANTIERS IDF etudesetchantiers.org/ile-de-france
(aménagements, gestion)
→ GIE DES « PÉPINIERES FRANCILIENNES » pepinieres-franciliennes.com (production)
→ HALAGE www.halage.fr (aménagements, gestion)
→ INTERFACE FORMATION www.interface-formation.net (aménagements, gestion)
→ PARICIFLORE pariciflore.fr (conseils, expertises, production, animation)
Retrouvez la liste des espèces bénéficiant de la marque VÉGÉTAL LOCAL
par région d’origine ainsi que celle des producteurs sur www.vegetal-local.fr
IDENTIFIER DES PARTENAIRES FINANCIERS
→ Agence de l’eau Seine Normandie www.eau-seine-normandie.fr
→ Région Île-de-France www.iledefrance.fr
POUR ALLER PLUS LOIN
96 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCEACCOMPAGNER LE DÉVELOPPEMENT DE LA FILIÈRE LOCALE
La « Charte pour la promotion de la filière horticole ornementale et
les aménagements paysagers en Île-de-France » est une démarche
partenariale dont la vocation est de favoriser un approvisionnement
local, de qualité et responsable dans la réalisation des
aménagements paysagers d’Île-de-France.
Elle rassemble les acteurs de la filière horticole et paysagère ainsi
que les collectivités locales dans une nouvelle dynamique pour
soutenir l’ancrage territorial et le développement économique de
cette filière dans notre région.
Les objectifs de la charte
→ Sensibiliser à un achat local responsable ;
→ Attirer l’attention des acteurs sur la possibilité de stimuler un approvisionnement local
en matière d’aménagement paysager et de fleurissement sans faire d’entorse au code de
la commande publique ;
→ Mettre à disposition des acheteurs des leviers d’action permettant la création et
l’entretien d’espaces verts pérennes et qualitatifs ;
→ Valoriser la production horticole et le savoir-faire des paysagistes-concepteurs et des
entreprises du paysage de la région.
Accédez à la Charte et signez-la sur le site de la Direction Régionale Interdépartementale
de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt d’Île-de-France
driaaf.ile-de-france.agriculture.gouv.fr/engagez-vous-et-signez-la-charteNE A I B
LE rfe | AGENCE RÉGIONALE
DE LA BIODIVERSITÉ
Partenaire
scientifique
Partenaire
financier SE
eau ® a ccINe
NORMANDIE
Danse ARR PRE
15, rue Falguière
75740 Paris Cedex 15
Tél. : 01 77 49 76 03
Mél : contact.arb@iau-idf.fr
www.arb-idf.fr
La diversification génétique des individus plantés
ou semés est un levier d’adaptation de la palette
végétale face au changement climatique. Choisir des
espèces locales adaptées à leur milieu est la meil-
leure solution pour rendre les aménagements végé-
talisés plus résilient.
En choisissant de semer et planter des espèces
locales, nous favorisons la biodiversité régionale en
lui offrant « gîte et couverts » !
Que vous soyez paysagiste, concepteur, jardinier
professionnel ou amateur, une collectivité ou une
entreprise, ce guide a pour but de vous aider dans
la conception de milieux naturels. Vous y trouverez
les espèces les mieux adaptées aux conditions envi-
ronnementales de la région pour créer des prairies,
haies, bosquets, boisements… et pour végétaliser les
murs et toitures.