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PLU - Annexes - Autre périmètre, secteur, plan, document, site, projet, espace. (04)
Document publié le Lundi 3 mars 2025 par la commune de Cheminas.
Lien du pdf (PLU - Annexes - Autre périmètre, secteur, plan, document, site, projet, espace. (04))
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Transports, Environnement,
REALITES Urbanisme et Aménagement
34, Rue Georges Plasse - 42300 Roanne
Tél : 04 77 67 83 06 info@realites-be.fr
www.realites-be.fr
RÉALITÉS
Urbanisme et
Aménagement
Commune de CHEMINAS (07)
PLAN LOCAL D’URBANISME
RISQUE INCENDIE DE FORET 9
Révisions et Modifications
- …..Liberté « Liberté » Égalté » Fraternité + Fraternité
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
PREFET DE L’ARDECHE
Direction départementale
des territoires
Service environnement
Pôle Nature
Unité Forêt
ARRETE N° 2013-073-0002
portant réglementation de l’emploi du feu
et du débroussaillement obligatoire
dans le cadre de la prévention des incendies de forêts
dans le département de l’Ardèche
Le Préfet de l'Ardèche,
Officier de l’Ordre National du Mérite,
VU le code forestier, et notamment les articles L.132-1 à L.135-2 et R.131-1 à R.134-6 ;
VU le code général des collectivités territoriales, notamment les articles L. 2211-1 à L. 2212-2, L. 22124,
et L. 2215-1 :
VU la loi n° 2004-811 du 13 août 2004 de modernisation de la sécurité civile relative à l’organisation de
la sécurité civile, à la protection de la forêt contre l’incendie et à la prévention des risques majeurs ;
VU la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000, relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les
administrations ;
VU le décret n°82-389 du 10 mai 1982, relatif au pouvoir des préfets et à l’action des services, des
organismes publics de l’État dans les départements ;
VU le plan départemental de protection des forêts contre les incendies ;
VU l'avis de la sous commission départementale pour la sécurité contre les risques d’incendie de forêt,
landes, maquis et garrigues lors de sa séance du 17 décembre 2012 ;
VU la consultation du public réalisée du 21 janvier 2013 au 11 février 2013 inclus, en application de la loi
n°2012-1460 du 27 décembre 2012 :
VU l'arrêté n° ARR-2011-173-0008 du 22 juin 2011 portant réglementation de l’emploi du feu et du
débroussaillement sur le territoire du département de l’Ardèche ;
Considérant que les bois, forêts, plantations, reboisements, landes, maquis et garrigues du département de
l’Ardèche sont particulièrement exposés aux incendies, il convient de réglementer l’emploi du feu et le
débroussaillement et d’édicter toutes mesures de nature à assurer la prévention des incendies de forêts, à
en faciliter la lutte et à en limiter les conséquences ;
Sur proposition du directeur départemental des territoires de l’ Ardèche ;
ARRETE
ruA
TITRE 1 : EMPLOI DU FEU
rticle 1 : Le présent titre a pour objet de définir les règles applicables à l’ emploi du feu à l’intérieur et jusqu’à une distance de 200 mètres des bois, forêts, plantations, reboisements, landes, garrigues et maquis.
Ces règles concernent :
les brûlages à des fins agricoles de végétaux (sur pied ou coupés) ;
les brûlages de rémanents forestiers ;
les autres opérations de brûlage ou d’incinération à l'exception du brûlage des déchets verts.
les feux d’artifices ;
les feux festifs (feux de camp, feux de Saint Jean, etc.) ;
les barbecues mobiles hors des dépendances des habitations ;
les objets en ignition (cigarettes...) et tout autre dispositif mobile fonctionnant par combustion.
CHAPITRE1 - : DISPOSITIONS APPLICABLES AU PUBLIC AUTRE QUE LES PROPRIÉTAIRES ET LES OCCUPANTS DU CHEF DU PROPRIETAIRE
Article 2: À l’intérieur et jusqu’à une distance de 200 mètres des bois, forêts, plantations, reboisements, ainsi que des landes, garrigues et maquis y compris sur les voies traversant ces terrains, il-est interdit en tout temps à toutes les personnes, autres que les propriétaires ou les occupants
du chef du propriétaire :
de fumer ;
de porter ou d’allumer du feu ;
d'utiliser des barbecues mobiles fonctionnant par combustion. ;
de faire des feux festifs ou de camp ;
de jeter des objets en ignition ;
d’abandonner des matières susceptibles de provoquer un feu :
La réglementation de l’emploi du feu pour le public
(Toutes personnes autres que les propriétaires et les occupants du chef du propriétaire)
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janvier février mars avril mai juin juillet août septembre octobre novembre décembre De >
Interdit
21CHAPITRE 2 - DISPOSITIONS APPLICABLES AUX PROPRIÉTAIRES
ET AUX OCCUPANTS DU CHEF DU PROPRIETAIRE
Article 3: A l’intérieur et jusqu’à une distance de 200 mètres des bois, forêts, plantations, reboisements, ainsi que des landes, garrigues et maquis, pendant la période du 1er juillet au 30 septembre, il est interdit aux propriétaires et aux occupants du chef du propriétaire :
e de fumer ;
° de porter ou d’allumer du feu ;
e__ d'utiliser des barbecues mobiles fonctionnant par combustion ;
e de faire des feux festifs ou de camp ;
+ de jeter des objets en ignition ;
+ d'abandonner ou d'accumuler des matières susceptibles de provoquer un feu.
Cette période d'interdiction peut être modifiée par arrêté préfectoral en fonction des conditions climatiques ou conjoncturelles.
Cette interdiction ne s'applique pas aux habitations, usines, ateliers ni à leurs dépendances.
Des dérogations préfectorales pourront être accordées pour les opérations concernant :
l'installation de foyers de type « barbecue collectif » dans les sites aménagés pour l'accueil du public (cf. article 5),
° la réalisation de spectacles pyrotechniques (cf. article 6).
Article 4: A l’intérieur et jusqu’à une distance de 200 mètres des bois, forêts, plantations, reboisements, ainsi que des landes, garrigues et maquis, pendant la période du 1er octobre au 30 juin, l'emploi du feu par les propriétaires et par les occupants du chef du propriétaire est autorisé, sous leur entière responsabilité et sous réserve du respect des dispositions et prescriptions suivantes :
a) en application de l’arrêté inter-préfectoral n° 2011-004 du 05/01/2011 relatif à la procédure d’information et d’alerte des populations en cas de pollution en région Rhône-Alpes, toutes les opérations de brülage à l’air libre devront être suspendues dans les communes concernées lorsque le niveau « alerte » du dispositif régional de prévention de la pollution de l’air est activé.
b) une déclaration d’emploï du feu, dont les modèles sont joints en annexe n° 1 doit être
enregistrée par les services de la mairie concernée :
les modèles correspondent aux catégories suivantes :
- catégorie 1 : brûlages agricoles et forestiers ;
catégorie 2 : brûlages réalisés dans le cadre des obligations légales de débroussaillement :
- catégorie 3 : feux festifs ;
Cette déclaration doit intervenir au moins 2 jours francs avant la date prévue de l’opération. Elle est valable pour une durée maximale de 6 mois pour les brûlages agricoles et forestiers et de 2 mois pour les brûlages correspondant aux opérations légales de débroussaillement obligatoire et les feux festifs.
3/11c) les mesures ci-après doivent être mises en œuvre pendant toute la durée d’emploi du feu et jusqu’à extinction complète des foyers :
e être muni d’une déclaration d’emploi du feu selon l’un des modèles figurant en annexe n°1 du présent arrêté, visée par le maire de la commune concernée ;
e réaliser la mise à feu par temps calme (source météo) ;
e privilégier la mise à feu le matin et terminer l’incinération au plus tard une heure avant
l’heure légale du coucher du soleil ;
e être doté d’un moyen de téléphonie mobile ou en l’absence de réseau téléphonique de tout autre moyen permettant d’alerter immédiatement les services de secours en cas de
sinistre ;
e disposer à proximité d’une réserve d’eau adaptée et d’un moyen permettant la mise en œuvre de l’eau d’extinction ;
e procéder à l’extinction complète des feux avant de quitter les lieux ;
e procéder à une surveillance des lieux après extinction ;
e appliquer, selon l’appréciation du déclarant et sous sa responsabilité, tout ou partie des
bonnes pratiques figurant en annexe n°2 du présent arrêté en fonction des caractéristiques
particulières de l’opération concernée ;
Cas du brûlage des végétaux sur pied : (feux de catégorie n°1 uniquement)
e prévenir les sapeurs pompiers par téléphone avant le début de l’opération ;
e assurer la présence permanente sur les lieux de 2 personnes au minimum ;
e avoir ceinturé le périmètre de la zone concernée par une bande de sécurité débroussaillée et nettoyée d’au moins 3 mètres de largeur.
Cas du brûlage des végétaux coupés et en tas : (feux des catégories n°1, 2 et 3 )
e assurer la présence permanente sur les lieux de 1 personne minimum pour l’incinération de 1 tas d’un diamètre maximum de 3 mètres ; au-delà d’un diamètre de 3 mètres ou dans le cas d’incinération simultanée de plusieurs tas, assurer la présence permanente sur les lieux de 2 personnes minimum ;
e avoir ceinturé le périmètre de la zone concernée par une bande de sécurité débroussaillée et nettoyée d’au moins 3 fois le diamètre du tas à brûler afin que celui-ci ne présente aucun risque de propagation par rayonnement ou convection aux espaces contigus ;
e veiller à ce qu'aucun arbre ne surplombe le foyer.
La réglementation de l’emploi du feu pour les propriétaires et les occupants du chef du propriétaire
à Y
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Soumis à déclaration Interdit Soumis à déclaration
4mArticle 5 : Foyers de type « barbecue collectif » dans les sites aménagés pour l'accueil du public. Le préfet peut accorder une dérogation permanente pour l'installation et l’utilisation de foyers de type «barbecue collectif » dans les sites aménagés pour l’accueil du public.
La demande de dérogation (voir modèle joint en annexe n° 3) doit être formulée par le propriétaire ou l’occupant du chef du propriétaire, au minimum un mois avant le début de réalisation de l’aménagement en question auprès de la mairie concernée qui l’adresse au Préfet (SIDPC) pour décision.
Article 6 : Spectacles pyrotechniques.
Le préfet peut accorder une dérogation pour la réalisation de spectacles pyrotechniques. Les spectacles pyrotechniques s’effectuant à l’intérieur de la zone et de la période définie à l’article 3 du présent arrêté, ou lorsque la distance de sécurité d’au moins un produit utilisé impacte cette zone, peuvent faire l’objet d’une demande de dérogation.
Seule ia période dévolue à la célébration de la fête nationale du 14 juillet peut faire l’objet de demande de dérogation. Cette période est précisée chaque année par décision préfectorale.
La demande de dérogation (voir modèle joint en annexe n°4) doit être soumise par l’organisateur à la mairie concernée pour avis écrit, laquelle adressera ensuite le dossier complet au Préfet (SIDPC) pour décision, au minimum un mois avant la date prévisionnelle du spectacle.
Article 7 : Apiculture.
Une dérogation d’office est accordée aux apiculteurs pour l’utilisation d’enfumoir sur les ruchers. Lors de l’utilisation d’un enfumoir, l’apiculteur doit disposer sur place de moyens d’extinction (extincteur à eau ou seau pompe ou atomiseur à dos) et de moyens de communication téléphonique permettant d’alerter le cas échéant les services de lutte contre l’incendie.
L’extinction en fin d’opération des cendres et résidus contenus dans l’enfumoir doit impérativement être réalisée par aspersion d’eau.
CHAPITRE 3 - MESURES DE POLICE D'URGENCE
EN CAS DE RISQUE EXCEPTIONNEL
Article 8 : Le maire peut à tout moment faire surseoir à toute opération nécessitant l’emploi du feu qu’il jugera dangereuse en raison des conditions climatiques ou conjoncturelles locales. Il en informe sans délai le Préfet (SIDPC) et lui fait connaître les mesures qu’il a prescrites et fait afficher sa décision en mairie.
Article 9 : En cas de risque exceptionnel, le Préfet peut, par arrêté préfectoral, interdire sur tout ou partie
du département :
e _L’apport et l'emploi du feu durant la période autorisée ;
e _L’apport et l'usage de tout appareil ou matériel pouvant être à l’origine d’un départ de feu ;
e la circulation et le stationnement de tout véhicule ou de toute autre forme de circulation
CHAPITRE 4 - SANCTIONS
Article 10 : Est puni de l’amende prévue pour les contraventions de quatrième classe, tout manquement aux dispositions de l’article L.131-1 du code forestier relatif à l’interdiction de l’usage du feu par des personnes autres que les propriétaires.
5/11Article 11 : En application de l’article L.163-4 du code forestier, le fait de provoquer involontairement l’incendie des bois, forêts, landes, garrigues et maquis appartenant à autrui, par des feux allumés à moins de 200 mètres de ces terrains, par des feux allumés ou laissés sans surveillance suffisante, est sanctionné conformément aux dispositions des articles L.322-5, 322-15, 322-17 et 322-18 du code pénal.
TITRE 2 - MESURE D’INTERDICTIO TICULIERE APPLICABLE A L'ENSEMBLE DU DEPARTEMENT DE L’ARDECHE
Article 12 : L'utilisation de tout système de lampion à air chaud susceptible de s’envoler seul, de type lanterne céleste ou volante, est interdite toute l’année sur l’ensemble du département de l’ Ardèche.
TITRE 3 : OBLIGATIONS LEGALE, DÉBROUSSAILLEMENT
CHAPITRE 1 : REGLES APPLICABLES EN MATIERE
DE DEBROUSSAILLEMENT OBLIGATOIRE
Article 13 : Le régime général.
On entend par débroussaillement les opérations dont l’objectif est de diminuer l’intensité et de limiter la propagation des incendies par la réduction des combustibles végétaux en garantissant une rupture de la continuité du couvert végétal et en procédant à l’élagage des sujets maintenus et à l’élimination des rémanents de coupes.
Le brûlage des végétaux sur pied dans le cadre des obligations légales de débroussaillement est interdit.
La réglementation relative aux obligations de débroussaillement s’applique sur l’ensemble des zones du département de l’Ardèche situées à moins de 200 mètres des terrains en nature de bois, forêt, lande, maquis, garrigue, plantation ou reboisement.
A l’intérieur de ces zones et en application des dispositions de l’article L.134-6 du code forestier, sont obligatoires le débroussaillement et le maintien en état débroussaillé des terrains définis ci-après :
a) abords des constructions, chantiers, travaux et installations de toute nature sur une profondeur de 50 mètres ainsi que des voies privées y donnant accès sur une profondeur de 2 mètres de part et d’autre de la voie ;
b) totalité des terrains situés dans les zones urbaines délimitées par un plan local d’urbanisme ou tout document d’urbanisme en tenant lieu rendu public ou approuvé ;
c) totalité des terrains servant d’assiette à l’une des opérations régies par les articles L.311-1, L.322-2 et L.442-1 du code de l’urbanisme :
d) totalité des terrains mentionnés aux articles L.443-1 à L.443-4 et L.444-1 du même code.
6/11Article 14 : Les régimes spécifiques.
a) Réseau routier ouvert à la circulation publique :
Dans la traversée et jusqu’à une distance de 200 mètres des bois, forêts, landes, maquis, garrigues, plantations et reboisements, l’État et les collectivités territoriales propriétaires de voies ouvertes à la circulation publique procèdent à leurs frais au débroussaillement et au maintien en l’état débroussaillé
d’une bande horizontale de 2 mètres de part et d’autre de l’emprise de la voie.
Les limites du débroussaillement sont précisées selon les schémas ci-après :
Plans de débroussaillement des routes nationales, départementales
ou communales ouvertes à la circulation publique
Cas général : route sans obstacle latéral : débroussaillement 2ml de part et d'autre de la chaussée.
Zone à Zone à
débroussailler débroussailler
2 mètres 2 mètres
Cas des routes avec talus : limite amont : débroussaillement 4 ml depuis l'accotement limite aval : débroussaillement 2 ml depuis l'accotement.
nn Zone à débroussailler
"\ Zone à débroussailler
7/1Cas des routes avec obstacles physiques à moins de 2mi de part ou d'autre de la chaussée (murs, parapets, falaises, rochers.) : débroussaillement de part et d'autre de la chaussée jusqu'aux obstacles limitant l'intervention d'une épareuse.
Zone à débroussailler
nn
b) Réseau ferré
Lorsqu'il existe, à moins de vingt mètres de la limite de l'emprise des voies ferrées, des terrains en nature de bois, forêt ou lande boisée, les propriétaires d’infrastructures ferroviaires ont obligation de débroussailler et de maintenir en état débroussaillé à leurs frais une bande longitudinale sur une largeur à partir du bord extérieur de la voie définie comme suit :
Pour l’ensemble des voies ferrées du département de l’ Ardèche en dehors de l’axe ferroviaire de Réseau Ferré de France « Peyraud - Saint Just d’Ardèche », la largeur de débroussaillement est de 4 mètres de part et d’autre de la voie à partir du rail extérieur.
Pour la ligne de Réseau Ferré de France (RFF) « Peyraud - Saint Just d’Ardèche »,:
e la largeur de débroussaillement est de 8 mètres de part et d’autre de la voie à partir du rail extérieur en zones d’enjeu prioritaire et risque fort;
e la largeur de débroussaillement est de 4 mètres de part et d’autre de la voie à partir du rail extérieur
hors zones d’enjeu prioritaire et risque fort.
e Les zones d’enjeu prioritaire et risque fort sont comprises entre les points suivants (cf carte en annexe):
e secteur de la Voulte à le Pouzin : PK 635 (longitude 4°46°36.21 " — latitude 44°4749.72" système GPS WGS 84) à PK 640 (longitude 4°45°04.57 " — latitude 44°45'40.08") ;
e secteur de Baix à Meysse : PK 644 (longitude 4°44°57.65 " — latitude 44°43'13,65" GPS WGS 84)à PK 657 (longitude 4°44°08.63 " — latitude 44°37'06.45") ;
e secteur de leTeil à Saint Montan : PK 669 (longitude 4°41°26.53 " latitude 44°31'09.33" GPS WGS 84) à PK 679 (longitude 4°40°20.66 " latitude 44°26'16.41").
L'usage de produits agro-pharmaceutiques est proscrit au-delà d'une distance de 2 mètres à compter du rail extérieur, afin d'éviter la présence de matière sèche résiduelle très inflammable. Le débroussaillement ne vise pas l'éradication totale et définitive de la végétation. Par conséquent un couvert arboré sera, dans la mesure du possible, conservé.
Les propriétaires des lignes ferroviaires devront prendre toutes dispositions nécessaires afin de faciliter les opérations de contrôles par les représentants de l'Etat.
En cas de non respect de l'obligation de débroussailler définie ci-dessus ou de mise à feu générée par la circulation ferroviaire, le représentant de l'Etat dans le département pourra réexaminer les prescriptions concernant les largeurs de débroussaillement.
8/11c) Réseau de distribution électrique
Dans la traversée des bois, forêts, landes, maquis, garrigues, plantations et reboisements, à défaut d’étude spécifique validée par la sous commission départementale pour la sécurité contre les incendies de forêt, le transporteur ou distributeur d’énergie électrique exploitant des lignes aériennes procède à ses frais :
e soit à la construction de lignes en conducteurs isolés ou toute solution technique équivalente,
e soit à la suppression de toute branche située à moins de 2 ml de conducteur électrique non isolé et à l'évacuation des rémanents en dehors de toute zone soumise à obligation réglementaire de débroussaillement à quelque titre que ce soit.
d) Exploitation forestière
Les propriétaires forestiers ou leurs occupants du chef du propriétaire doivent éliminer les rémanents et branchages provenant des coupes de bois, de défrichement ou de débroussaillement :
e dans une zone de 50 mètres de rayon autour des habitations et installations de toute nature ;
° dans une zone de 2 mètres de part et d'autres des voies privées donnant accès aux habitations et installations de toute nature ainsi que des routes nationales, départementales ou communales ouvertes à la circulation publique;
° dans une zone de 10 mètres de part et d'autre des pistes de Défense des Forêts contre l'Incendie recensées dans l'atlas départemental des ouvrages de DFCI.
Article 15 : Caractéristiques et modalités de mise en œuvre du débroussaillement.
a) caractéristiques techniques du débroussaillement.
Le débroussaillement doit s'accompagner de la suppression des branches basses des arbres ou arbustes subsistants jusqu'à une hauteur de 2 mètres.
Le long des voies ouvertes à la circulation publique ou des voies privées donnant accès aux constructions, chantiers, travaux et installations de toute nature, la suppression des branches basses surplombant l'emprise de la chaussée sera réalisée jusqu'à une hauteur de 4 mètres.
En outre, les branches devront être coupées à une distance minimale de 5 mètres au droit des murs et des toits des habitations, constructions, chantiers et installations de toute nature.
Le débroussaillement inclut obligatoirement l'élimination des rémanents.
L'élimination des rémanents de débroussaillement par incinération n'est autorisée que lorsqu'aucune pratique alternative au feu ne peut-être mise en œuvre dans des conditions techniques et économiques raisonnables. Cette incinération devra être réalisée dans les conditions fixées à l'article 4 du présent arrêté. Le brûlage des végétaux sur pied dans le cadre des obligations légales de débroussaillement est interdit.
b) modalités de mise en œuvre du débroussaillement.
La charge du débroussaillement incombe :
e aux propriétaires ou occupants des constructions, chantiers, travaux et installations de toute nature pour les débroussaillements prévus à l'article 13 a) du présent arrêté ;
° aux propriétaires ou occupants des terrains visées aux articles 13 b) c) et d) du présent arrêté ;
eaux propriétaires des réseaux visés à l'article 14 du présent arrêté ;
Lorsque la présence sur une propriété de constructions, chantiers et installations de toute nature entraîne une obligation de débroussaillement qui s'étend au-delà des limites de cette propriété, le propriétaire ou l'occupant des fonds voisins compris dans le périmètre soumis à cette obligation ne peut s'opposer à leur réalisation. Il peut toutefois réaliser lui-même les travaux.
9/11Le propriétaire ou l'occupant des fonds voisins, compris dans le périmètre soumis à une obligation de débroussaillement qui n'exécuterait pas lui-même ces travaux, ne peut s'opposer à leur réalisation par celui qui en a la charge dès lors que ce dernier :
e l'a informé des obligations qui lui sont faites, par lettre recommandée avec avis de réception ;
e Jui a indiqué que ces travaux peuvent être exécutés soit par le propriétaire ou l'occupant des fonds concernés, soit par celui qui en a la charge ;
e lui a demandé (si le propriétaire ou l'occupant des fonds voisins n'entend pas exécuter les travaux lui- même) l'autorisation sous un délai de un moïs à compter de la date de réception de la demande d'autorisation de pénétrer à cette fin sur Le fonds en cause ;
e l'a informé qu'à défaut de l'autoriser à pénétrer sur le fonds concerné pour réaliser les travaux de
débroussaillement, la charge du débroussaillement lui incombera.
En application de l'article L.131-12 du code forestier, le défaut d'autorisation d'accéder à une propriété met les obligations de débroussaillement ou de maintien en état débroussaillé à la charge du
propriétaire des fonds voisins.
CHAPITRE 2 : CONTROLES ET SANCTIONS
Article 16 : Le Maire assure le contrôle et l'exécution des obligations de débroussaillement édictées à l'article 13 du présent arrêté.
En cas de non-exécution des travaux prévus à l’article 13, la commune y pourvoit d'office dans un délai de un mois après mise en demeure du propriétaire ou de celui qui en a l'obligation et à leur charge respective.
Article 17 : Si le débroussaillement n’a pas été réalisé et si les rémanents ou branchages provenant des coupes de bois, de défrichement ou de débroussaillement n'ont pas été enlevés, broyés ou incinérés comme il est prévu aux articles 13, 14 et 15 ci-dessus, le Préfet (DDT), peut mettre le contrevenant en demeure d'effectuer ce travail dans un délai de un mois.
Faute d'exécution, le Préfet (DDT) fait exécuter les travaux d'office. Le coût des travaux est mis à la charge de la commune qui procède au recouvrement de cette somme dans les conditions prévues à l'article
L.134-9 du code forestier.
Article 18 : Indépendamment des dispositions pour faire exécuter les travaux d'office, en cas d' infractions aux dispositions des articles 13, 14 et 15 du présent arrêté, l'autorité compétente de l'Etat peut prononcer une amende dont le montant ne peut excéder 30 euros par mètre carré soumis à l'obligation de débroussaillement conformément à l'article L.135-2. du code forestier.
TITRE 4 : DISPOSITIONS DIVERSES
Article 19 : Le présent arrêté abroge et remplace l'arrêté n° ARR-2011-173-0008 du 22 juin 2011 portant réglementation de l'emploi du feu et du débroussaillement sur le territoire du département de l'Ardèche.
Article 20: Cet arrêté est susceptible de faire l’objet d’un recours contentieux devant le tribunal administratif de Lyon dans un délai de deux mois à compter de sa publication.
10/11Article 21 : Le Secrétaire Général de la Préfecture, le Directeur des Services du Cabinet, les Sous-Préfets des arrondissements de LARGENTIÈRE et TOURNON SUR RHÔNE, les maires, le Directeur Départemental des Territoires, le Directeur Départemental de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations, le Directeur Départemental des Services d'Incendie et de Secours, le Colonel Commandant du Groupement de Gendarmerie, le Directeur Départemental de la Sécurité Publique, le Directeur de l'Agence Interdépartementale de l’Office National des Forêts, le Chef du service départemental de l'Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques, le Chef du service départemental de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'application du présent arrêté qui sera publié au Recueil des Actes Administratifs de la Préfecture et diffusé aux maires du département de l’ Ardèche.
Fait à Privas le 14 MARS 2013
Dominique LACROIX
Annexes 1-1 ; 1-2 ; 1-3 ; : Imprimés de déclaration d'emploi du feu (hors déchets verts). Annexe 2 : Bonnes pratiques des brûlages agricoles et forestiers.
Annexe 3 : Imprimé de demande de dérogation pour installation de foyers de type « barbecue ». Annexe 4 : Imprimé de demande de dérogation pour feux d'artifice.
Annexe 5 : Définitions.
11/11Liberté + Lien » Bab + Fraerat « Fraternité
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE FRANÇAISE
PREFET DE L’ARDECHE
Direction départementale
des territoires
Service environnement
Pôle Nature
Unité Forêt
ARRETE N° 07-204%-01-L8-00 4 portant modification de
la réglementation de l’emploi du feu
dans le cadre de la prévention des incendies de forêts
dans le département de l’ Ardèche
Le Préfet de l’Ardèche,
Chevalier de la Légion d’Honneur,
Officier de l'Ordre National du Mérite
VU le code forestier, et notamment les articles L.132-1 à L.135-2 et R.131-1 à R.134-6 ;
VU le code général des collectivités territoriales, notamment les articles L. 2211-1 à L. 2212-2, L. 2212-4,
et L. 2215-1 ;
VU la loi n° 2004-811 du 13 août 2004 de modernisation de la sécurité civile relative à l’organisation de
la sécurité civile, à la protection de la forêt contre l’incendie et à la prévention des risques majeurs ;
VU ia loi n° 2000-321 du 12 avril 2000, relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les
administrations ;
VU le décret n°82-389 du 10 mai 1982, relatif au pouvoir des préfets et à l’action des services, des
organismes publics de l’État dans les départements ;
VU l'arrêté n°2015-267-DDTSEO3 portant approbation du plan départemental de protection des forêts
contre l’incendie de 1’ Ardèche pour la période 2015-2025 ;
VU l'arrêté n° 2013-073-0002 du 14 mars 2013 portant réglementation de l’emploi du feu et du
débroussaillement sur le territoire du département de l’ Ardèche ;
CONSIDERANT l'avis de la sous-commission départementale pour la sécurité contre les risques
d’incendie de forêt, landes, maquis et garrigues lors de sa consultation du 7 juin 2017 ;
CONSIDERANT la consultation du public réalisée du 22 juin 2017 au 12 juillet 2017 inclus, en
application de la loi n°2012-1460 du 27 décembre 2012 ;
SUR proposition du directeur départemental des territoires;
1/4ARRETE
Article 1 :
L'arrêté préfectoral n° 07-2017-06-01-003 du 1° juin 2017 est abrogé.
Article 2:
L'article 3 de l’arrêté préfectoral n° 2013-073-0002 portant réglementation de l’emploi du feu et du débroussaillement obligatoire dans le cadre de la prévention des incendies de forêts dans le département de l’ Ardèche est abrogé et remplacé par les dispositions suivantes :
« Article 3 : A l’intérieur et jusqu’à une distance de 200 mètres des bois, forêts, plantations, reboisements, ainsi que des landes, garrigues et maquis, pendant la période du 1° juillet au 30 septembre, il est interdit aux propriétaires et aux occupants du chef du propriétaire :
de fumer ;
de porter ou d’allumer du feu ;
d’utiliser des barbecues mobiles fonctionnant par combustion ;
de faire des feux festifs ou de camp ;
de jeter des objets en ignition ;
d’abandonner ou d’accumuler des matières susceptibles de provoquer un feu.
Cette période d'interdiction peut être modifiée par arrêté préfectoral en fonction des conditions climatiques ou conjoncturelles.
Cette interdiction ne s’applique pas aux habitations, usines, ateliers ni à leurs dépendances.
Des dérogations préfectorales pourront être accordées pour les opérations concernant l’installation de foyers de type « barbecue collectif » dans les sites aménagés pour l’accueil du public (cf: article 5). »
Article 3 :
du feu et du débroussaillement obligatoire dans le cadre de la prévention des incendies de forêts dans le département de l’ Ardèche est abrogé et remplacé par les dispositions suivantes :
« Article 5 : Foyers de type « barbecue collectif » dans les sites aménagés pour l’accueiïl du public. Le préfet peut accorder une dérogation permanente pour l'installation et l’utilisation de foyers de type «barbecue collectif » dans les sites aménagés pour l’accueil du public.
La demande de dérogation (voir modèle joint en annexe n° 3) doit être formulée par le propriétaire ou l’occupant du chef du propriétaire, au minimum un mois avant le début de réalisation de l’aménagement en question auprès de la mairie concernée qui l’adresse au Préfet (DDT) pour décision. »
Article 4 :
L'article 6 de l’arrêté préfectoral n° 2013-073-0002 du 14 mars 2013 portant réglementation de l’emploi du feu et du débroussaillement obligatoire dans le cadre de la prévention des incendies de forêts dans le département de l’ Ardèche est abrogé et remplacé par les dispositions suivantes :
« Article 6 : Spectacles pyrotechniques.
Les spectacles pyrotechniques ou feux d’artifices organisés par les particuliers à l’intérieur de la zone et de la période définies à l’article 3 du présent arrêté, ou lorsque la distance de sécurité d’au moins un
produit utilisé impacte cette zone, sont interdits.
Les spectacles pyrotechniques organisés par les collectivités ou par les structures qu’elles mandatent à l’intérieur de la zone et de la période définies à l’article 3 du présent arrêté, ou lorsque la distance de
2/4sécurité d’au moins un produit utilisé impacte cette zone, sont autorisés sous réserve des dispositions des
articles 8 et 9 et dans les conditions suivantes :
Les spectacles pyrotechniques sont dévolus à la célébration de la fête nationale du 14 juillet
uniquement ;
# les spectacles pyrotechniques se tiendront dans la période de 9 jours, du samedi précédant le 14 juillet au dimanche suivant le 14 juillet ;
“Le respect des règles sécuritaires édictées dans le décret n° 2010-580 du 31 mai 2010 et ses textes d’application, notamment son arrêté et sa circulaire ministériels d’application du 31 mai 2010 et du 15 juin 2010 devra être garanti et, notamment :
” l'autorité de police prendra toutes les dispositions nécessaires à la
sécurisation des feux ;
mise en place d’une réserve d’eau, pompe et lance sur le chantier ;
respecter les distances de sécurité conseillées par les fabricants des produits
utilisés lors des spectacles pyrotechniques et les chefs de tirs ;
# prioriser les produits pyrotechniques à retombées froides et surveiller les
retombées de tous les produits sur les zones à risques et d’habitations.
La prise en compte de ces dispositions ne dispense pas des autorisations ou déclarations exigibles au titre d’autres réglementations.
Les spectacles pyrotechniques soumis au décret 2010-580 du 31 mai 2010 sont traités par le SIDPC qui reste destinataire des déclarations CERFA n°14098*01.
Article 5 :
L'article 8 de l’arrêté préfectoral n° 2013-073-0002 du 14 mars 2013 portant réglementation de l’emploi du feu et du débroussaillement obligatoire dans le cadre de la prévention des incendies de forêts dans le département de l’ Ardèche est abrogé et remplacé par les dispositions suivantes :
« Article 8 : L'organisation de spectacles pyrotechniques est interdite dans la zone des 200 mètres de bois, forêts, plantations, reboisements, landes, garrigues et maquis dans les communes se trouvant dans les zones soumises à l’indice de danger météorologique d’incendie (D.M.IL) de niveau « sévère », «très
sévère » ou « exceptionnel ».
L'indice D.M.I. sera publié sur le site internet de l’État Cwww.ardeche.gouv.fr) durant la période dévolue à la célébration de la fête nationale du 14 juillet durant une période de 9 jours, du samedi précédant le 14 juillet au dimanche suivant le 14 juillet.
Le maire peut, en outre, à tout moment faire surseoir à toute opération nécessitant l'emploi du feu ou spectacle pyrotechnique qu’il jugera dangereux en raison des conditions climatiques ou conjoncturelles locales par arrêté municipal.
Il en informe sans délai le service interministériel de défense et de protection civile, la gendarmerie ou la police nationale territorialement compétente et fait afficher sa décision en mairie.
Article 6 :
L'article 9 de l’arrêté préfectoral n° 2013-073-0002 du 14 mars 2013 portant réglementation de l’emploi du feu et du débroussaillement obligatoire dans le cadre de la prévention des incendies de forêts dans le département de 1’ Ardèche est abrogé et remplacé par les dispositions suivantes :
« Article 9 : En cas de risque exceptionnel, le Préfet peut, par arrêté préfectoral, interdire sur tout ou partie du département :
e__l’apport et l’emploi du feu durant la période autorisée :
l'apport et l’usage de tout appareil ou matériel pouvant être à l’origine d’un départ de feu ;
3/4e la circulation et le stationnement de tout véhicule ou de toute autre forme de circulation ;
e la réalisation de tout spectacle pyrotechnique ou feux d'artifices. »
Article 7:
L’annexe 4 de l’arrêté préfectoral n° 2013-073-0002 du 14 mars 2013 de demande de dérogation à l'interdiction de l’emploi du feu pour la réalisation d’un spectacle pyrotechnique est supprimée.
Article 8 :
Le présent arrêté est susceptible de faire l’objet d’un recours contentieux devant le tribunal administratif de Lyon dans un délai de deux mois à compter de sa publication.
Article 9 : Le Secrétaire Général de la Préfecture, le Directeur des Services du Cabinet, les Sous-Préfets des arrondissements de LARGENTIÈRE et TOURNON SUR RHÔNE, les maires, le Directeur Départemental des Territoires, le Directeur Départemental de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations, le Directeur Départemental des Services d'Incendie et de Secours, le Colonel Commandant du Groupement de Gendarmerie, le Directeur Départemental de la Sécurité Publique, le Directeur de l'Agence Interdépartementale de lOffice National des Forêts, le Chef du service départemental de l’Agence Française pour la Biodiversité, le Chef du service départemental de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'application du présent arrêté qui sera publié au Recueil des Actes Administratifs de la Préfecture et diffusé aux maires du département de l’ Ardèche.
Fait à Privasie 9? 8 JUIL. 2017
Le Préfet
Pour le préfet,
Le secfire général,
- Ed
Paul-Marie CLAUDON
44Service Prévision
REGLEMENTATIONS EN MATIERE DE
DEFENSE EXTÉRIEURE CONTRE
L'INCENDIECe fascicule a pour but de rappeler les normes techniques en ce qui concerne les hydrants et la
défense incendie.
Il permet de répondre aux questions courantes sur la défense incendie, dans la limite du
domaine de compétence des sapeurs-pompiers.
Le document s'appuie sur les textes en vigueur suivants :
° Circulaire interministérielle du 10 décembre 1951.
° Circulaire du 20 Février 1957 relative à la protection contre l'incendie dans les communes rurales
e Circulaire du 9 Août 1957 relative au réseau d’eau potable et à la protection contre l'incendie dans les communes rurales
e Arrêté du 1” février 1978 approuvant le Règlement d'Instruction et de Manœuvre des sapeurs-pompiers communaux.
e Règlement de Mise en œuvre Opérationnelle approuvé par le Préfet en date du 25 juillet 2001.
e Le Code Général des Collectivités Territoriales.
e Textes réglementaires sur le débroussaillement en Ardèche.
e Les normes techniques
> NFS 61-211 pour les bouches d'incendie.
> NFS 61-213 pour les poteaux d'incendie.
> NFS 61-221 sur les plaques de signalisations pour les bouches d'incendie.
> NFS 62-200 concernant les règles d'installation et de réception des poteaux et bouches d'incendie.RAPPEL DES REGLEMENTATIONS
Au terme de la Circulaire interministérielle N° 465 du 10 décembre 1951
les sapeurs-pompiers doivent trouver sur place, en tout temps, 120 m3 d'eau
utilisable en deux heures.
Ces besoins en eau peuvent être satisfaits indifféremment :
> À partir d’un réseau de distribution (Bl/P1)
> Par des réserves artificielles (citernes, bassins, piscines, lavoirs….) > Par des points d'eau naturels (cours d'eau, mares, étangs, ..)
Ces prises d'eau doivent se trouver à une distance de 200 à 300 mètres les unes
des autres et être réparties en fonction des risques à défendre après une étude
détaillée de ces derniers. (Cf page 3)
Attention :
* dans le cas des établissements recevant du public les prises d’eau doivent se trouver à une distance maximale de 200 mètres les unes des autres et le premier hydrant doit être à 150m de l'entrée principale de façon à être réparties en fonction des risques à défendre après une étude détaillée (document D9)
° dans le cas des industries, les prises d'eau doivent se trouver à une distance maximale de 150 mètres les unes des autres et le premier hydrant doit être à 100m de l'entrée principale et être réparties en fonction des risques à défendre après une étude détaillée (document DS9)
Toutefois, si le risque est particulièrement faible (certaines zones rurales), la zone de protection de certains points d’eau pourra être étendue à 400 mètres.
1. Réseau de distribution
Le réseau doit être alimenté par un ou plusieurs réservoirs permettant de disposer
d'une réserve d'eau d'au moins 120 m3
Les canalisations doivent pouvoir fournir un débit minimum de 17 litres/secondes
(1000 l/min),
Avec ce débit, la pression de marche des prises d'eau doit être au moins de 1 bar;
une pression moindre pourra être admise sous réserve de ne jamais descendre au-
dessous de 0,6 bar.
Pour des raisons de normalisation les bouches et poteaux d'incendie doivent être
alimentées par une canalisation au moins de même diamètre et a minima de
diamètre 100 mm.
Le tracé des canalisations doit éviter les bâtiments dangereux et les locaux à risque
et peut être soumis pour avis au SDIS.NORMES DES BOUCHES ET POTEAUX D'INCENDIE
NES 61-211 pour les BI de 100 mm:
Débit minimum : 60 m3/h à une pression de 1 bar.
Elle se compose d'un tuyau métallique de diamètre 100 mm, branché sur la conduite de la ville d'un diamètre minimum de 100 mm et montant verticalement jusqu'à la surface du sol où il se termine par l'orifice d'écoulement. Cet orifice équipé d'un raccord Keyser mâle débouche dans un coffre métallique qui renferme également un carré de manœuvre (30 x 30 x 40 mm).
Pression maximale : 16 bars
NES 61-213 pour les PI de 100 mm:
Débit minimum : 60 m3/h à une pression de 1 bar. :
Il se compose d'un corps métallique sur lequel se trouve :
> 1 orifice avec /£ raccord symétrique de 100 mm
> 2 orifices de part et d'autre du premier, avec % raccord symétrique de 65 mm.
Chaque orifice est obstrué par un bouchon à chaînette. Le corps du poteau est prolongé dans le sol, sur une profondeur de un mètre par un tube de 100 mm de diamètre, branché sur la conduite de la ville par une canalisation d'un diamètre minimum de 100 mm, et terminé par un dispositif portant la soupape d'ouverture. Pression maximale : 16 bars.
NES 61-221 pour les plaques de signalisation pour les B]:
DEUX TYPES DE PLAQUES DE SIGNALISATION POUR PRISE D'EAU
300
100
NFS 62.200 fixant les conditions d'installations et de réception des poteaux et
bouches d'incendie.2. REGLEMENTATION DES RESERVES ARTIFICIELLES
Ces réserves peuvent être constituées par des citernes, bassins, piscines, lavoirs, abreuvoirs et autres points d'eau similaires.
Elles doivent être accessibles en toutes circonstances et implantées à des lieux judicieux par rapport aux bâtiments à défendre, dans un rayon de 400 m maximum.
La capacité de ces réserves doit être de 120 m3 minimum d'un seul tenant. Toutefois, si son alimentation est assurée par un réseau de distribution ou par une source, la capacité peut être réduite du double du débit horaire de l'appoint. (exemple : 60m3 si apport de 30m3/h)
Les réserves artificielles sont répertoriées (sous réserve que les Maires aient porté à la connaissance des sapeurs pompiers l’existence de ces points d’eau) par les sapeurs pompiers pour les inclure dans la défense incendie d'une commune et font l'objet de vérifications périodiques par les sapeurs pompiers. ‘ Ces réserves artificielles devront être signalées (par la Mairie) comme le prévoit la circulaire du 10 décembre 1951.
3. REGLEMENTATION DES POINTS D'EAU NATURELS
Les points d'eau naturels sont constitués de cours d'eau, mares, étangs, puits et peuvent servir pour la défense incendie dans les conditions suivantes :
e le point d'eau doit être accessible à un engin pompe.
e la mise en œuvre des engins et du matériel de lutte contre l'incendie doit être facilitée par la création ou l'existence de plate forme d'aspiration d'une superficie de 12 m° (4x3) pour une motopompe et de 32 m° (8x4) pour un
engin pompe. ‘
e il devra fournir en deux heures les 120 m3 d'eau nécessaires :
- possibilité de petite mare alimentée (60m3 alimentée à 30m3).
- Débit du cours d'eau au moment de la plus forte sécheresse connue (Police des eaux)
° il sera au maximum à 400 m du risque à défendre.
e la hauteur d'aspiration ne devra pas être supérieure à 6m et la profondeur d'aspiration inférieure à 80 cm.
Les points d'eau naturels devront être signalés comme le prévoit la circulaire du 10 décembre 1951 et font l'objet de vérification périodique par les sapeurs pompiers.4. Cas exceptionnels
a) Puisard d'aspiration
Dans certaines zones éloignées du réservoir, la pose d'appareils débitant
17 litres/seconde nécessite l'installation de canalisations dont le prix de revient
grèverait de charges anormales les finances municipales.
Afin de pallier cet inconvénient, il y aurait normalement intérêt à construire des
réserves artificielles telles que définies précédemment.
Toutefois, lorsque les risques seront peu importants, et que les canalisations
prévues ont au minimum 80 mm de diamètre, et débiteront 6 litres/seconde à
gueule bée, il peut être admis la création de puisards d'aspiration.
Ces puisards, d'une capacité minimum de l'ordre de 2 m3, seront alimentés par
un branchement de diamètre égal à celui de la conduite du réseau..lls seront
maintenus fermés par un tampon. Leur branchement sera muni d'une vanne de
barrage normalement fermée, et débouchera à la partie haute du puisard. Ces
ouvrages seront munis à leur partie basse d'une décharge perdue de très faible
débit les maintenant vides en temps normal. De tels puisards offrent, sur les
bouches de 100 mm insuffisamment alimentées, l'avantage d'éviter de mettre les conduites en dépression, tout en demeurant utilisables, à un régime évidemment réduit, par les motopompes de 60 m3/h des centres de secours.
Leur espacement devra être de l'ordre de 200 à 300 mètres.
b) Citernes de 60 m3
Toute propriété, maison isolée dans la campagne : ferme, château, maison de
culture ou d'habitation, présentant des risques limités doit pouvoir être défendu contre l'incendie.
Or, s'il n'existe pas de points d'eau naturels, l'obligation de satisfaire les besoins
précédemment énoncés pourrait conduire à des dépenses exagérées eu égard aux risques à défendre.
Pour des raisons d'économie, il pourra être admis la création de réserves de 60 m3 seulement, mais ceci est un minimum et doit être une exception.GUIDE
DU DÉBROUSSAILLEMENT
OBLIGATOIRE EN ARDÈCHE
PRÉFET
DE L’ARDÈCHE
Liberté
Égalité
Fraternité3
Sommaire
Le débroussaillement obligatoire en Ardèche
Préambule 4
Pourquoi débroussailler ? 6
Principes généraux 7
Où débroussailler ? 8
Qui est chargé de réaliser le débroussaillement ? 11
Comment débroussailler ? 15
Quand débroussailler ? 18
Sanctions 18
Contacts utiles 194
Préambule
Le département de l’Ardèche est particulièrement exposé au risque d’incendies
de forêts et d’espaces naturels. Ils sont actuellement la principale menace de
destruction de ces territoires et de leur biodiversité et conduisent à la mise en
danger des personnes et des biens.
Depuis le début des années 1980, la protection de la forêt, des personnes,
des biens, a conduit à étoffer le dispositif de prévention des feux de forêt.
L’information, la réglementation, l’équipement et la surveillance ont permis de
diminuer le nombre de feux et les superficies brûlées.
C’est désormais un nouveau défi qui se profile : le changement climatique
rend les espaces naturels et forestiers plus vulnérables. Le risque d’incendies
plus fréquents, plus intenses et plus graves augmente. Ce changement
climatique que nous subissons déjà, aura des conséquences sur l’état des
forêts, la sécurité des personnes et des biens, sur la qualité de l’environnement,
sur l’économie locale et sur la santé publique.
C’est sur la zone de contact entre la forêt et l’habitat que se joue l’essentiel
de la prévention des feux de forêt. Cette interface s’est trouvée accrue par
un étalement urbain excessif contre lequel il faut lutter. Au contact d’une
végétation inflammable, tout mégot de cigarette, tout barbecue, tous travaux
sont une cause potentielle de départ de feu.
Le code de l’environnement et le code forestier organisent les mesures de
protection des espaces naturels et la conservation de la forêt. Parmi les règles
édictées, l’obligation légale de débroussaillement tient une place centrale
dans notre département.
Ce débroussaillement permet de réduire l’intensité, la vitesse et de limiter la
propagation du feu en diminuant la masse combustible autour des habitations,
des chantiers et des installations. Le débroussaillement vise à réduire le
volume de végétation, à créer des ruptures dans sa continuité, aussi bien en
forêt que dans les espaces de végétation basse comme les landes, les
garrigues ou les maquis.ont un double objectif : =
5
Les obligations légales de débroussaillement ont un double objectif :
• réduire l'impact des incendies se propageant de la forêt vers les enjeux
humains,
• protéger la forêt des incendies éclos aux abords des zones habitées et des
installations diverses.
Les feux démarrent le plus souvent le long de voies de communication ou à
proximité de l’habitat. Ils sont très majoritairement d’origine humaine.
Le débroussaillement obligatoire facilite grandement la défense des
habitations et des installations lorsqu’un incendie survient. Il permet de
sécuriser l’intervention des services de lutte et de protéger les personnes et les
biens. Dans tous les cas, le débroussaillement diminue l’intensité du feu et
participe activement à la prévention des incendies en favorisant la politique
d’extinction des feux naissants.
Ce guide vous permettra de découvrir la réglementation concernant le
débroussaillement obligatoire et, en l’appliquant, vous participerez
activement à la prévention des incendies de forêts et d’espaces naturels du
département de l’Ardèche tout en assurant votre sécurité, celle de vos proches
et de vos biens.
Je sais pouvoir compter sur votre mobilisation pour protéger la
forêt et les paysages de l’Ardèche.
Le préfet de l'Ardèche,
Thierry DEVIMEUXobligation réglementaire.
AVANT !
6
Débroussaillement obligatoire - Pourquoi débroussailler ?
Pourquoi débroussailler ?
Les incendies de forêts et de landes constituent un grave danger pour notre patrimoine naturel mais aussi pour les personnes et les biens. Afin d’assurer leur protection, le débroussaillement autour des habitations ou installations de toutes natures situées à proximité des bois et forêts est obligatoire dans le département de l’Ardèche depuis 1985 (art. L.134-6 du code forestier).
La mise en sécurité des habitations relève de la responsabilité de leur propriétaire.
Débroussailler est une action à la portée de chacun qui permet d’assurer la protection des personnes et des biens.
Le débroussaillement contribue à atteindre plusieurs objectifs :
- ralentir la propagation du feu ;
- diminuer sa puissance, les émissions de chaleur et de gaz ;
- éviter que le feu n'atteigne les parties inflammables de votre habitation et de ses dépendances (volets, gouttières en PVC…) ;
- faciliter l'intervention des moyens de lutte contre l'incendie.
Un feu attisé par le vent dessèche et embrase tous les végétaux sans discernement. Sur un terrain débroussaillé, le feu dégagera moins de chaleur, provoquera moins de dégâts et facilitera le travail des sapeurs pompiers.
En Ardèche, le débroussaillement est une obligation réglementaire.
PENSEZ À VOS PROCHES ET À VOS BIENS
DEBROUSSAILLEZ À TEMPS !
DEBROUSSAILLEZ AVANT !50 mètres :
7
Débroussaillement obligatoire - Principes généraux
Principes généraux
L'obligation de débroussailler concerne les habitations, les installations de toutes natures,y compris les chantiers et les zones urbaines se trouvant dans les bois, forêts, landes, maquis, garrigues, plantations et boisements ainsi que toutes celles situées à moins de 200 m de ces types de végétation.
Les obligations relatives au débroussaillement sont précisées par arrêté préfectoral. Cet arrêté est disponible sur le site internet de l’État : www.ardeche gouv.fr
Le débroussaillement doit être réalisé de façon permanente :
1 - aux abords des constructions, des chantiers, travaux et installations de toute nature sur une profondeur de 50 mètres ;
2 - sur une largeur de 2 m de part et d'autre des voies privées donnant accès aux constructions ou installations de toute nature ;
3 - sur la totalité des parcelles situées en zones U du PLU et du POS ou faisant partie d'un lotissement, d'une Zone d'Aménagement Concerté ou d'un terrain de camping et de caravaning.
En application de l'article L 134-7 du code forestier, le maire doit assurer le contrôle de l'exécution des obligations de débroussailler par ses administrés. En cas d'absence de débroussaillement, il doit faire exécuter d'office le débroussaillement sur les terrains concernés, après une mise en demeure des propriétaires restée sans effet.8
Débroussaillement obligatoire - Où débroussailler ?
Où débroussailler ?
Si votre propriété est située :
1 - en zone urbaine : sont considérées comme zone urbaine, les zones U définies par le document d'urbanisme en vigueur dans votre commune (Plan Local d'Urbanisme) ou les parcelles faisant partie d'un lotissement, d'une Zone d'Aménagement Concertée ou d'un terrain de camping et de caravaning.
Vous devez débroussailler la totalité de votre propriété, même en
l'absence de toute construction.
2 - en zone non urbaine :
Vous devez prendre en charge le débroussaillement dans un rayon de 50 mètres autour des installations, même si cette zone empiète chez votre voisin. Sont considérées comme installations, toutes infrastructures humaines, même ponctuelles : maisons d'habitation et leurs dépendances (de la piscine au cabanon), bâtiments à usage industriel ou agricole, bâtiments habitables (occupés ou non) ou présentant une activité humaine, chantiers. Une ruine n'est pas concernée par la réglementation.
3 - à cheval sur une zone urbaine et une zone non urbaine : vous êtes concerné par les 2 situations précédentes.
Vous devez débroussailler entièrement et ce, quelle que soit sa surface, la partie de votre propriété qui se trouve en zone U (urbaine).
Vous devez débroussailler sur une profondeur de 50 mètres à partir de votre maison, la partie qui se trouve en zone non urbaine.
Dans tous les cas, lorsque le chemin d'accès à votre propriété est privé, vous devez également débroussailler sur 2 mètres de part et d'autre de celui-ci et procéder à un élagage de 4 mètres de hauteur de part et d’autre du chemin afin de permettre le passage des camions des sapeurs-pompiers en cas d’incendie.l- en zone urbaine
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[] Zone à débroussailler par chaque propriétaire de terrain
50 m 2- en zone non urbaine
C] Zone à débroussailler par le propriétaire de l'habitation
910
Débroussaillement obligatoire - Où débroussailler ?
Cas particuliers : superpositions
d’obligations légales de débroussaillement
avec d’autres règlementations
De nombreux textes nationaux peuvent limiter localement les travaux possibles sur la végétation ou les subordonner à des procédures administratives préalables.
Il s’agit notamment des mesures de protection :
• des espaces naturels,
• des paysages,
• des espèces, des biotopes, des écosystèmes,
• des forêts,
• du patrimoine bâti.
Dans tous les cas, les principes fondamentaux suivants s’appliquent : le débroussaillement ne peut en aucun cas être interdit puisqu’il est rendu obligatoire par la loi.
Cependant, le débroussaillement ne doit pas être effectué en dépit des autres législations ou réglementations. Dans certains cas, une procédure particulière doit être menée préalablement.
Souvent, il sera nécessaire d’adapter autant que possible les modalités du débroussaillement, afin de les rendre compatibles avec les protections induites par les autres réglementations. L’intensité du débroussaillement pourra être notamment modulée pour tenir compte des risques de ruissellement, d’inondation ou de glissement de terrain.
Ces ajustements ne doivent pas conduire à contredire l’article L. 131-10 du code forestier, qui donne les caractéristiques générales du débroussaillement. Ils doivent également correspondre aux modalités de débroussaillement définies par le préfet.
Toutefois, en cas de superposition des obligations légales de débroussaillement avec un secteur protégé par une autre réglementation, même en l’absence de contrainte explicite, il est toujours préférable de prendre contact avec l’autorité administrative compétente préalablement aux travaux, afin d’éviter tout risque de contentieux ou simplement de conflit.11
Débroussaillement obligatoire - Qui le réalise ?
Qui est chargé de réaliser
le débroussaillement ?
Le code forestier désigne le propriétaire des constructions, chantiers,
installations de toute nature ou le propriétaire du terrain en zone urbaine comme le responsable légal de la bonne exécution du débroussaillement (art L.134-8 du code forestier).
Débroussailler à temps…
Débroussailler avant !12
Débroussaillement obligatoire - Qui le réalise ?
Pourquoi débroussailler ?
Si votre voisin n'est pas soumis à l'obligation de débroussailler, le débrous- saillement de la zone qui se trouve chez lui, dans la limite des 50 mètres de rayon autour de vos installations, est également à votre charge.
Avant de réaliser les travaux, vous devez obtenir l'accord du propriétaire et de l'occupant du fonds voisin. Les règles de courtoisie et de bon voisinage sont de rigueur. Il vous appartient d'informer le propriétaire et l'occupant du fonds voisin de l'obligation faite par la loi et leur expliquer la nature des travaux.
Pour réaliser vous-même ces travaux, vous devez leur demander l'autorisation de débroussailler par lettre recommandée avec avis de réception en leur précisant qu'à défaut d'autorisation donnée dans un délai de 1 mois, les obligations de débroussaillement sont mises à la charge du propriétaire. (Un courrier type est disponible sur le site internet de l’État : ww.ardeche.gouv.fr)
En cas d'absence de réponse dans le délai de 1 mois ou de refus, les obli- gations de débroussaillement sont transférées au propriétaire voisin (art L.131-12 du code forestier). Vous devez alors en tenir informé le maire de votre commune.
Si vous ne connaissez pas l'identité du propriétaire voisin, vous trouverez son nom en consultant les registres du cadastre de votre mairie.
Votre propriété est située à moins de 200 mètres de bois, forêts ou landes :
I - Cas des terrains situés en zone urbaine :
Vous êtes propriétaire d'un terrain (bâti ou non bâti} situé en zone urbaine : vous devez débroussailler la totalité des surfaces vous appartenant situées en zone urbaine.ZONE NON URBAINE
BR zone débroussaillée par À.
MN zone débroussaillée par C.
Cas n° ]
Propriétaire B
Propriétaire A Propriétaire C
13
Débroussaillement obligatoire - Qui le réalise ?
II - Cas des terrains situés en zone non urbaine :
Vous êtes propriétaire de constructions, chantiers, travaux et installations situés sur des terrains en zone non urbaine : vous devez débroussailler sur une profondeur de 50 m autour de vos bâtiments et installations.
Plusieurs situations peuvent se présenter selon l'emplacement de votre habitation ou installation par rapport à vos voisins. Parmi celles-ci :
Cas n° 1 :
Vous êtes le propriétaire A. Vous devez débroussailler dans un rayon de 50 m autour de votre maison ou installation. Cette distance empiète chez le propriétaire B, vous devez obtenir son accord pour réaliser le débroussaille- ment dans sa propriété à vos frais.
Le propriétaire B situé en zone non urbaine ne dispose pas d'installation sur son terrain. Il n'est pas soumis à l'obligation de débroussaillement.
Le propriétaire C doit débroussailler 50 m autour de ses bâtiments ou installations.ZONE NON URBAINE
D z5ne débroussaillée par À.
M7 zone débroussaillée par C.
Cas n° 2
Propriétaire B
Propriétaire À Propriétaire C
14
Débroussaillement obligatoire - Qui le réalise ?
Cas n° 2 :
Vous êtes le propriétaire A. Vous devez débroussailler dans un rayon de 50 m autour de votre maison ou installation. Comme cette distance empiète chez les propriétaires B et C, vous devez obtenir préalablement leur accord avant de débroussailler chez eux. Si vous ne l’obtenez pas ou si vous obtenez un refus, l’obligation de débroussailler leur est transférée.
Le propriétaire B situé en zone non urbaine ne dispose pas d'installation sur son terrain. Il n'est pas soumis à l'obligation de débroussaillement.
Pour les parties communes (zones de superposition de l'obligation de
débroussailler) entre vous et le propriétaire C, la charge du débroussaillement de la partie commune située sur votre parcelle vous incombe en totalité. De la même façon, le propriétaire C est tenu de réaliser la totalité du débrous- saillement de la partie commune située sur sa parcelle.
Pour la partie commune située chez le propriétaire B, la charge des travaux incombe au propriétaire soumis à l'obligation de débroussaillement le plus proche d'une limite avec la parcelle B soit dans le cas présenté ici, le propriétaire C.15
Débroussaillement obligatoire - Comment débroussailler ?
Comment débroussailler ?
Les travaux de débroussaillement
doivent respecter les obligations
suivantes :
1. Couper :
- les végétaux morts ou secs ;
- les végétaux facilement inflamma-
bles (bruyère, genêt, genévrier,
fougère, ajonc, ronce, buis) lorsqu'ils
sont en masses compactes ou buis-
sonnants afin d'assurer une discon-
tinuité du couvert végétal ;
- toutes les branches situées à
moins de 5 m des habitations,
bâtiments et installations de toute
nature ;
- les arbustes susceptibles de
propager le feu vers la cime des
arbres.
2. Elaguer :
- les branches basses de tous les
arbres sur une hauteur minimale de
2 mètres. Cet élagage concerne
aussi bien les branches sèches que
les branches vertes ;
- en surplomb du chemin d'accès
privé à votre propriété, vous devez
porter la hauteur d'élagage à
4 mètres afin de permettre le
passage des engins de lutte contre
les incendies.
Débroussaillement sous taillis de chênes vertsLR
16
Débroussaillement obligatoire - Comment débroussailler ?
3. Éliminer :
- tous les végétaux et branchages coupés lors des travaux de débroussaille- ment. Cette élimination se fera préférentiellement par broyage, compostage ou évacuation vers les centres de collecte de déchets.
Le brûlage des rémanents pourra être effectué uniquement en cas d'impos- sibilité de mise en oeuvre des mesures ci-dessus et dans le respect des dispositions relatives à l'emploi du feu.
Nettoyage d’un terrain très embroussaillé au moyen d’un tracteur débroussailleur télécommandé
Zone débroussaillée Zone non débroussaillée Débroussaillement en bordure de chemin.17
Débroussaillement obligatoire - Comment débroussailler ?
Recommandations :
Un espacement des arbres ou bou-
quets d'arbres situés sur votre
propriété est conseillé. Celui-ci doit, si
possible, être compris entre 10 et
15 mètres. Le but recherché est de
créer une discontinuité entre les cimes
des arbres afin de limiter les phénomènes
de propagation du feu. Veillez
également à conserver de préférence
des arbres feuillus dont l'inflammabilité
est moindre que celle des résineux.
Une réduction de la densité de la végétation
grâce au débroussaillement permet
de limiter le risque
Les cimes et les branches des arbres
à proximité des habitations et de leur toit :
un risque de mise à feu de la maison
en cas d’incendie
Lors de périodes de forte sècheresse,
tout départ de feu peut avoir
des conséquences graves pour les biens
et les personnes18
Débroussaillement obligatoire - Quand débroussailler ?
Quand débroussailler ?
Le débroussaillement doit être effectif tout au long de l'année.
Les travaux d'élagage et de débroussaillement importants doivent préférentiel- lement être réalisées pendant l'hiver ou en début de printemps.
Les travaux d'entretien de ce débroussaillement doivent avoir lieu tout au long de l'année de manière à maîtriser en permanence la repousse des végétaux indésirables.
Les travaux de débroussaillement doivent impérativement être terminés avant le début de l'été.
Sanctions
Si vous n'effectuez pas les travaux de débroussaillement obligatoire, vous vous exposez à des sanctions dont le montant peut s'élever de 135 à 1 500 €. Par ailleurs, les autorités peuvent vous mettre en demeure de réaliser le débrous- saillement dans un délai imparti. Si malgré tout, vous n'effectuez pas les travaux, vous encourez une amende pouvant s'élever à 30 € par mètre carré non débroussaillé.
Votre commune peut également faire exécuter les travaux d'office à vos frais.
Après débroussaillement, une tonte régulière permet de maintenir son terrain en étatContacts utiles
Mairie
Direction Départementale des Territoires
Service environnement
2 place Simone Veil - BP 613 - 07006 PRIVAS CEDEX
Tél. 04 75 65 50 00
Service Départemental d’Incendie et de Secours / Cellule débroussaillement
Chemin Saint Clair - BP 718 - 07007 PRIVAS CEDEX
Tél. 04 75 66 36 83
www.ardeche.gouv.fr
La réalisation et la publication de cet ouvrage ont été financées par
le ministère de l'agriculture et de l'alimentation
dans le cadre du programme
du Conservatoire de la Forêt Méditerranéenne
Réalisation : Direction Départementale des Territoires de l'ArdècheVERSION 2021Anne GANTEAUME
guide techniqueFr)
Photo de couverture
Incendie menaçant une habitation en interface avec la forêt dans les alentours de Mar- seille © Emmanuelle Domergue
Crédits photos
Anne Ganteaume, sauf p. 11 haut (Fabien Guerra), p. 4, 6 et 51 (Mathieu Audouard)
Remerciements
Fabien Guerra, Marielle Jappiot, Bernard Prévosto, Sylvie Vanpeene et Michel Vennetier
d'Irstea dont La relecture attentive a contribué à La qualité de cet ouvrage.
Mathieu Audouard, Roland Estève, Fabien Guerra, Jean-Michel Lopez, Denis Morge, Christian Travaglini d'Irstea ainsi qu'Anaïs Bertin, Ugo Furet et Bastien Roméro dans le
cadre de Leur stage, pour leurs contributions aux expérimentations menées dans le cadre de ce projet.
Ce guide et Le projet de recherche dont il est l'aboutissement ont été financés par Le
conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Référence à citer
Ganteaume Anne, 2016. Le risque incendie dans les interfaces habitat-forêt: évaluer l'inflammabilité de la végétation ornementale. Rapport CR Paca, 60 p.
© Irstea & Cardère éditeur 2016
Isbn 978-2-914053-97-6sommaire
Avant-propos
LES INCENDIES EN RÉGION MÉDITERRANÉENNE
État des lieux
Facteurs favorables aux incendies
Inflammabilité et combustibilité
Rôle de La végétation ornementale des interfaces habitat-forêt dans la
propagation du feu
LA VÉGÉTATION ORNEMENTALE DANS LES INTERFACES
Quelle végétation ornementale dans Les Bouches-du-Rhône?
Comment se propage Le feu?
Évaluer l'inflammabilité de La végétation
Évaluer la combustibilité de La végétation
SÉLECTION ET ENTRETIEN DE LA VÉGÉTATION ORNEMENTALE
Choisir La végétation ornementale dans les interfaces
Que planter pour diminuer Le risque incendie ?
Les principales espèces ornementales dans Les Bouches-du-Rhône
Entretenir la végétation ornementale
QUE FAIRE EN CAS D'INCENDIE ?
PERSPECTIVES
Références
AnnexesCe guide permet d'identifier les plantes qui peuvent être utilisées par les particuliers pour l'aménagement de leur jardin en interface habitat-forêt où le risque incendie est
élevé. En effet, même si vivre dans les interfaces habitat-forêt procure de nombreux
avantages, comme le fait d'être plus au contact de la nature que dans la ville, il en dé-
coule aussi des risques. Le risque incendie est élevé dans le sud de la France du fait
des conditions climatiques sévères en été et de la végétation naturelle, souvent inflam- mable, qui y est adaptée. Au cours d'un incendie, la végétation d'ornement, ainsi que
les autres éléments combustibles entourant les habitations, deviennent à leur tour du
combustible pour le feu, contribuant ainsi grandement à l'endommagement de ces ha-
bitations.
Même si toutes les plantes brûlent, des mesures peuvent être prises pour réduire l'in-
tensité du feu dégagée par la végétation ornementale du jardin. Pour cela, une méthode
est proposée pour caractériser l'inflammabilité et la combustibilité des végétations uti-
lisées dans l'aménagement d'un jardin.
Sont rassemblées ici les informations nécessaires notamment pour mieux comprendre
le risque incendie lié à la végétation, et particulièrement à la végétation ornementale,
présente dans les interfaces habitat-forêt, et pour choisir Le bon type de végétation afin
d'améliorer la prévention des incendies à l'échelle de l'habitation. Les particuliers, mais
aussi le personnel des jardineries, les architectes paysagers, etc., peuvent l'utiliser pour préparer des listes d'espèces à utiliser ou à éviter dans des conditions de risque incendie
plus ou moins sévères.les incendies en région
méditerranéenne
État des lieux
Le risque incendie
ILa deux composantes :
+ L'aléa, se rapportant au phénomène [le feu), est caractérisé
par sa probabilité d'occurrence et son intensité;
+ _ la vulnérabilité, se rapportant à ce qui subit Le phénomène,
est caractérisée par Les enjeux [Les habitations, les per-
sonnes, etc.] et les parades mises en place.
En région méditerranéenne, le
climat se caractérise par des sé-
cheresses fréquentes pendant La
période estivale, parfois accom-
pagnées de vents importants. La
végétation se développant dans
cette région est adaptée à ces
conditions (teneur en eau très fai-
ble, production de composés or-
ganiques volatils inflammables]
et est donc généralement très in-
flammable. Dans cette région, La
combinaison des conditions cli-
matiques, de végétation et de to-
pographie peut créer des
conditions propices aux départs
de feux et à leur propagation; Le
risque incendie y est donc élevé.
Dans la région Provence-Alpes-
Côte d'Azur, Les départements du
Var, des Bouches-du-Rhône et des Alpes-Maritimes sont particulièrement concernés
et concentrent près d'un quart des incendies en France. Cette région est caractérisée
par une forte pro-
portion d'espaces
anthropisés au
contact de la végé-
tation naturelle ap-
pelés interfaces
habitat-forêt. Ces
interfaces sont en
constante augmen-
tation du fait de la
dynamique diffuse
des constructions
en dehors des ag-
glomérations.
l'après
Lampin
2007
Interface habitat-forêt = espace inscrit dans un environnement de 100 mè-
tres autour des habitations situées à moins de 200 mètres d'une forêt, garrigue
ou maquis [article L322.3 du Code forestier]Dans Les interfaces habitat-forêt, Le risque incendie est élevé, aussi bien en ce qui
concerne l'aléa (grand nombre de départs de feu) que La vulnérabilité (du fait de La pré- sence de biens et de personnes). Selon La densi on distingue plusieurs types
d'interfaces, des types groupés denses et très denses [généralement des lotissements] aux types diffus et isolés (généralement des maisons isolées en forêt); Le risque incendie étant maximal dans Les interfaces de type isolé.
AE pé très dense roupé dense
FRS
Cartographie de types d'interfaces habitat-forêt (Lampin-Maillet 2009)
Qu'est-ce que La végétation ornementale?
Ces feux sont souvent de fai-
ble surface [environ 10 % des
surfaces brûlées dans les
Bouches-du-Rhône] mais ils
sont un réel problème de sé-
curité publique car leur pro-
pagation, notamment dans La
végétation ornementale, peut
les mener rapidement aux
habitations. La croissance de
La population dans ces zones
à risque incendie élevé né-
cessite la sensibilisation et La
préparation des habitants à
la problématique des incen-
dies de forêt.
Quelques chiffres
En France
4000 incendies par an
90 % causés par l'activité humaine
5,5 millions d'ha sensibles aux feux
de forêt
Enrégion PACA
850 incendies par an
7000 ha brûlés par an
Les interfaces habitat-forêt dans
Les Bouches-du-Rhône
15 % de la surface du département
47 % des départs de feux
En région méditerranéenne, la végétation des jardins est composée aussi bien de plantes natives de la ré- gion que de plantes que l'on ne rencontre pas à l'état naturel et qui sont adaptées ou non à un climat mé- diterranéen.Facteurs favorables aux incendies
Certains facteurs agissent au niveau du départ du feu, d'autres sur sa propagation, d'au-
tres encore à un niveau post-incendie. Le combustible, donc la végétation, est Le facteur commun à toutes Les phases d'un incendil
Les différentes phases d'un incendie
Oxygène Chimat
Sourcede chaleur VU COMBUSTIBLE Topographie
Environnement Régime de feu
Au niveau du départ de feu
Te
ne DT LUC TC ICU
PE EU CIE TE
TT MEET
Source de chaleur Combustible Æ]
Au niveau de la propagation de feu
p Climat
EC
PRET ee Cul
ÉÉRECTONTNENTEICE
A |TE
P D Cte
Combustible
Au niveau des efféts post-incendie
ROUE EEE CS
bätis, les biens, etc. vont dépendre de
l'intensité du feu
LA Environnement
TELUS
dans le temps) a un impact fort.
Régime de feu î
Certains de ces facteurs peuvent constituer des Leviers d'action pour limiter Le risque
incendie, par exemple en diminuant la quantité et La continuité entre Les éléments
combustibles (débroussaillements). Au contraire, certaines transformations actuelles
telles que Le changement climatique (températures plus élevées, épisodes de séche-
resse plus fréquents] et la déprise agricole (colonisation spontanée des terres agricoles
par la végétation] peuvent augmenter ce risque à moyen terme.
Inflammobilté et combustibilté
L'inflammabilité diffère entre Les
espèces; certaines s’enflamment
plus facilement mais brûlent rapi- Délai d'ignition court, longue durée de flamme, tempéra- dement, d'autres sont plus ture, hauteur de flamme et vitesse de propagation élevées longues à s'enflammer mais brû-
Lent longtemps.
L'inflammabilité d'une plante, c'est sa capacité à brûler
Inflammabilité élevée
L'inflammabilité d'une plante est La combinaison de quatre composantes:
+ sa capacité à s'enflammer Lorsqu'elle est soumise à une source de chaleur (délai
d'ignition) ;
+ sa capacité à continuer de brûler une fois enflammée (durée de flamme); + sa capacité à dégager de l'énergie et à brûler vite (propagation, température, hau-
teur de flammes] ;
+ sa capacité à se consumer au cours du brûlage [taux de matière consumée).
L'inflammabilité est évaluée pour différents niveaux de La plante : du niveau particulaire, le plus fin (généralement la feuille) au niveau d'un ensemble de particules (générale-
ment la litière ou La branche] mais aussi pour Le combustible vivant (ex. feuille fraîche) et Le combustible mort (ex. litière).La litière, située au pied de la plante, est composée des feuilles mortes et autres débris végétaux tombés de La plante et en voie de décomposition.
La combustibilité est évaluée par
les proportions des différents types
de particules (fines et grossières,
mortes et vivantes] dans La plante, Beaucoup de particules mortes et fines
mais également par Le contenu hy- o
drique des particules fines. Corus pis see
La combustibilité, c'est La quantité de combustible
disponible dans une plante pour brûler
Les caractéristiques physiques et chimiques de La plante influencent l'inflammabilité,
et la structure de La plante, sa combustibilité. ILest important de connaître Les facteurs
qui contribuent à rendre une plante plus ou moins inflammable et à produire plus ou moins de biomasse combustible pour pouvoir sélectionner de façon avisée Les espèces
à planter dans un jardin.
Certaines espèces sont plus inflammables que d'autres, mais toutes Les plantes, vi-
vantes ou mortes, fournissent du combustible pour Le feu lorsque Les conditions requises
sont rassemblées. L'inflammabilité d'une plante peut varier Lors d'un incendie de forêt
où Les conditions sont souvent imprévisibles. Elle varie en fonction de:
+ la teneur en eau de la plante;
+ l'âge, la santé, la structure physique et Le contenu chimique de la plante;
+ Les variations climatiques journalières et saisonnières;
+ la Localisation de La plante par rapport à d'autres plantes ou objets combustibles;
+ la partie de la plante concernée, certaines parties étant plus inflammables que d'au-
tres.
Le contenu hydrique (CH] d'une plante est Le facteur prépondérant déterminant l'in- flammabilité d'une plante. IL influence notamment La capacité de La plante à s'enflam-
mer. Les végétaux possédant un contenu hydrique foliaire élevé ne brûleront pas avant
qu'une certaine quantité d'eau se soit évaporée des feuilles. Ceux possédant un faible
contenu hydrique s'enflammeront plus rapidement et continueront à brûler une fois La
source d'ignition disparue. Durant un incendie, toute plante se trouvant sur Le passage d'un front de flamme se desséchera plus ou moins vite du fait de La chaleur radiante
dégagée par Le feu et du vent généré par La convection. Même considérablement arrosés,
les végétaux finiront par sécher et brûler quand ils sont exposés suffisamment long-
temps à La chaleur dégagée par un feu de forêt.
Le contenu hydrique dépend d'un certain nombre de facteurs qui interagissent:
+ Le moment de La journée. Les plantes sont plus inflammables en fin d'après-midi lorsque leur CH est au plus bas, du fait de l'évapotranspiration continue durant le
jour;
+ la saison. Le dessèchement des sols, en été, entraîne une diminution du CH de La
plante;
+ la partie de la plante. Les feuilles, notamment nouvelles, ont un CH plus élevé queles branches. Les parties mortes (feuilles et brindilles] ont un contenu hydrique dé- pendant de l'humidité relative et deviennent très inflammables Les jours chauds et
secs;
+ Le Lieu de plantation. La quantité de soleil ou d'ombre, La disponibilité en eau, Le drai-
nage et Le type de sol affectent Le contenu hydrique de La plante;
+ les conditions environnementales. Températures élevées, humidité basse et pé- riodes de sécheresse augmentent l'inflammabilité des plantes ;
+ l'âge de La plante et son stade de croissance. De nombreuses espèces ont des
pousses riches en eau mais qui deviennent ligneuses et se dessèchent au cours du
temps;
+ l'espèce. Certaines espèces ont des CH plus élevés que d'autres dans les mêmes
conditions.
Quels paramètres de la plante étudier pour évaluer son inflammabilité et sa combusti-
bilité ?
En interface habitat-forêt, Les plantes ornementales sont Les premières sources de
combustible Lors d'un incendie de forêt. Le type de plante (inflammabilité), sa biomasse
combustible (combustibilité] et sa répartition au sein d'un jardin jouent sur la facilité
d'ignition et de propagation du feu.
Au niveau de la plante entière
= COMBUSTIBILITÉ
# densité apparente des feuilles (quantité de matière par unité de volume)
# proportion de combustible mort et fin
Au niveau feuille/branche
INFLAMMABILITÉ
# contenu hydrique # caractéristiques physiques des
feuilles (épaisseur, masse, surface, volume, ratio surface/volume, etc.)
# présence d'essences, cires et autres
composés volatils (= terpènes)
Au niveau |
= INFLAMMABILITÉ
# compaction de la litière qui empêche l'air de circuler ec limite l'inflammabilité
# composition (différents rypes de particules)
Facteurs jouant sur l'inflammabilité et la combustibilité à différents niveaux de la planteHaie composée de deux espèces différentes (cyprès
de Leyland et troène) ayant deux contenus hy- driques différents. Les dommages dus au feu diffè-
rent sur les deu espèces
Le combustible fin, comme la litière ou Le feuillage, s'as-
Saute de feu sèche et s'enflamme rapidement et peut jouer Le rôle de
combustible récepteur Lors d'une saute de feu.
Les buissons et Les plantes grimpantes peuvent agir brandon
comme un combustible échelle, permettant au feu de pas-
ser en cime, augmentant ainsi significativement son inten-
sité et sa vitesse de propagation.
Plantes grimpantes
De par Leur fonction et Leur structure [végétaux
plantés de façon dense, très proches Les uns
des autres et très régulièrement taillés), Les
haies ont tendance à être des plantations pro-
blématiques en ce qui concerne le feu. En effet,
du fait de leur taille fréquente pour créer un
feuillage dense, elles produisent beaucoup de
fines brindilles et de combustible mort à l'inté-
rieur de Leur feuillage (par manque de lumière]
ce qui Les rend plus inflammables.
Combustible échelle
Forte biomasse de particules fines dans
une haie taillée de pyracantheComment se propage le feu?
Lors d'un incendie, la chaleur se transmet par 3 voies
différentes :
«par convection, grâce aux mouvements d'air générés
par différence de température: l'air chaud monte et
l'air plus froid descend;
+ par radiation, la chaleur est ressentie en étant à
proximité du feu;
+ _par conduction, lorsque la chaleur se propage Le long
d'un objet ou entre 2 objets au contact l'un de l'autre.
AN convection de chaleur
Radiation de chaleur
À conduction de chaleur
La chaleur dégagée par Le feu peut, si elle est suffisante, provoquer l'inflammation des végétaux et de certains matériaux inflammables tels que Le PVC. Cette chaleur dégagée
est d'autant plus grande que l'on cumule Les différentes voies de transmission détaillées
ci-dessus.
De plus, l'air mis en mouvement par Le phénomène de convection peut transporter en
avant du front de flamme des morceaux de végétaux enflammés (= brandons) qui peu-
vent déclencher un feu secondaire à plusieurs mètres de l'incendie (saute de feu). Ces
morceaux peuvent également être projetés Lors des explosions provoquées par l'inflam-
mation de certains végétaux.
C'est pourquoi il est important de structurer son jardin de façon à limiter La transmission
de La chaleur, et donc la propagation des flammes, ainsi que les sautes de feu.
Émission de brandons
Des brandons particulièrement impliqués
dans Les sautes de feu:
+ Lescônes de pins surles longues distances;
+ Les morceaux d'écorce fine sur Les courtes
distances.
Les rubans d'écorce d'Eucalyptus sont des brandons
efficaces durant les sautes de feuRôle de la végétation ornementale des
interfaces hobitat-forêt dans la propa-
gation du feu
Dans Les interfaces habitat-forêt, les deux types principaux de propagation du feu de La forêt vers Les habitations ou d'une habitation à l'autre sont:
+ La saute de feu, inflammation de La végétation ornementale par Les brandons;
+ l'avancée du front de flamme, inflammation de La végétation ornementale par trans-
fert radiatif de chaleur émis par Le front de flamme.
ti Propagation du feu due aux sautes de feu (ii) Propagation du feu due à la chaleur radiante
Une fois enflammée, la végétation ornementale pro-
page Le feu au sein de l'interface, notamment via Les
haies. Cette végétation est à la fois génératrice de
brandons et de chaleur radiante mais joue égale-
ment Le rôle de barrière à cette radiation et de piège
à brandons avant qu'elle ne s'enflamme.
Vue de dessus
Dégäts
lgnition
Propagation du feu
ii) Interception des brandons et de la chaleur radiante par la végétation omementale
Rôle de la haie d'ornement dans la pro-
pagation du feu vers le bâti
La présence d'habitations et de personnes fait des interfaces
habitat-forêt des espaces particulièrement vulnérables au
risque incendie. Aussi ilest important d'y limiter Le plus pos-
sible Les départs de feux et leur propagation.
Or, les haies, de par leur proximité des habitations et leur
continuité, constituent une réelle trame pouvant servir de sup-
port à une large propagation du feu. Favoriser l'implantation
de haies constituées de plantes peu inflammables, disposées
spatialement de façon judicieuse, et qui peuvent ralentir La
propagation du feu de manière significative, est donc essen-
tiel.la végétation ornementale
dons les interfaces
uelle végétation ornementale dons les
ouches-du-Rhône?
L'inventaire de La végétation ornementale utilisée dans Les haies d'ornement dans dif-
férentes communes des Bouches-du-Rhône, du littoral et de l'intérieur du département,
permet de se faire une idée de la répartition des espèces ornementales.
Dans les Bouches-du-Rhône, la variation de la répartition des espèces est principale-
ment due aux variations climatiques entre la côte et l'intérieur (espèces sensibles au
gel] et à l'influence directe de La mer (espèces résistant aux embruns).
Bambou
cyprès bleu | : & 8% 16 13% acyprès de Leyland
Fréquence des espèces de 5% 10% lncyprès macrocarpal
haie d'ornement- Intérieur 8% 4% mm Cyprès vert BEleagnus
@Laurier amande
6% BCotoneaster
Le laurier-amande, le cyprès bu etle pre js ue 8% mere canthe sont es espèces les plus fréquentes dans æ mPyracantha
Les haies de l'intérieur du département arhuya
mTroêne
Vione tin
CES
Échantillonnage réalisé sur 120 haies
BAtriplex maritime
Canne de Provence |
QCoronille
M Cyprès bleu
près de Leyland |
Hcyprès macrocarps | mcyprès vert
DEleagnus
DFusain
ge 7 A 7 6%
Fréquence des espèces de
haie d'ornement - Littoral
Échantillonnage réalisé sur 126 haies Laurier rose Laurier sauce
Le laurier-rose et le pittospore sont le espèces VE 34 4 + 4 mLierre Les plus fréquentes dans Les haies du littoral
du département
Viorne Tin
DPhotiniala végétation ornementale
dans les interfaces
Au total, sur l'ensemble du suivi, 21 espèces ornementales ont été recensées principa- lement dans Les haies (246 haies).
Comment se comportent ces espèces Lors d'un incendie de forêt? Leur utilisation est- elle appropriée dans Les interfaces habitat-forêt ?
L'évaluation de l'inflammabilité et de la combustibilité a été réalisée sur les 15 espèces les plus fréquemment rencontrées dans l'ensemble de la zone étudiée ou sur celles présentant des caractéristiques morphologiques particulières (comme Le bambou par exemple qui est une herbacée géante).
Choisir Les plantes Les moins inflammables et Les positionner correctement
autour de La maison va aider à réduire Le risque incendie
Liste des espèces dont l'inflammabilité et la combustibilité ont été étudiées
Type de plante Nom latin Nom vernaculaire
Arbre Cupressus sempervirens Cyprès vert ou d'Italie
prie Cupressus arizonica Cyprès d'Arizona ou cyprès bleu
Hi Cupressacyparis leylanaii cyprès de Leyland
LS Thuya occidentalis This
Arbuste Cotoneaster franchetii Cotonéaster
Are Elaeagnus ebbingei Eléagnus
DIT Evonymus japonicus Fusain du Japon
Re Ligustrum japonicum Troëne du Japon
MEIPE Neriur oleander Laurier rose
AÉbIE Photinia fraseri Photinia
RS Pittosporum tobira Pittospore
pute Prunus laurocerasus Laurier amande ou Laurier cerise
HQE Pyracantha coccinea Pyracanthe où buisson ardent
PERS Viburnum tinus Viorne tin ou laurier tin
Herbacée Phyllostachys sp. Bambou2 ” LL gs D '
Evaluer l'inflammobillté de la végétation
Quelle méthodologie pour quel type de combustible ?
Différentes méthodes sont utilisées pour Les différents niveaux de combustible, de
l'échelle La plus fine [la particule = feuille), à une échelle plus large [la branche) en pas- sant par une échelle intermédiaire (la litière composée d’un ensemble de particules).
Les particules de végétation À l'échelle de la litière ou de La branche, on utilise un banc
feuilles fraîches) sont brû- de brûlage [équipé de dispositifs pour enregistrer Les va- lées sur un disque radiantou riations de température, la hauteur de flamme et La perte
épiradiateur (émettant une en masse, avec ou sans vent] avec une source d’ignition
chaleur de 500 W). linéaire (mèche de coton) ou ponctuelle (brandon incan-
descent ou enflammél].
Classification des espèces selon leur inflammobilité
La classification, basée sur l'ensemble des composantes de l'inflammabilité (variables
enregistrées Lors des brûlages) définit des groupes d'espèces ayant Le même type d'in-
flammabilité:
+ _L'inflammabilité peut varier en fonction du type de combustible {mort ou vivant];
+ L'inflammabilité peut varier en fonction du niveau du combustible (feuille, litière,
branche].
À l'échelle de La feuille fraîche
PYRACANTHA BAMBOU AG EUS PITTOSPORE
COTONEASTER VIORNE TIN FAN CYPRES VERT TROENE LAURIER ROSE Ne ovPREs LEvLAND | || cvpres aRizoNA|
LAURIER AMANOE TUE
Plus inflammable EE Moins inflammableÀ l'échelle de la litière
BAMROU … cOTONEASTEN VORNE IN ÉLEAGNUS cvrnes antzoNA | | Lauren amanod re cvees vuano | |“pvracawia LAURERROSE | PHOTIMA HN TROENE CYPRESVERT
Plus inflammable EE == Moins inflammable
+ Le cotonéaster est toujours classé parmi Les espèces Les plus inflammables.
+ _Le pittospore est toujours classé parmi Les espèces Les moins inflammables.
+ Letroène et les cyprès ont des Litières classées parmi Les plus inflammables contrai-
rement aux feuilles fraîches.
+ Le thuya et le fusain ont des feuilles fraîches classées parmi les très inflammables
contrairement aux Litières.
Attention à la sous-estimation de l'inflammabilité!
ÂÀ\ C'est Le classement du type de combustible [feuille ou litière] Le plus sévère
qui donne Le niveau d'inflammabilité de l'espèce.
Attention aux espèces invasives, parfois très inflammables, qui pourraient
concurrencer la végétation native!
Dans certains cas, sélectionner des espèces natives peu inflammables
comme végétation ornementale.Évaluer la combustibiité de la végétation
La méthode cube
Prélèvement de cubes de combustible à différents niveaux de La canopée de La plante
{haut-top, centre, base).
Prélèvement de cubes de combustible à différents niveaux de la canopée de
la plante (haut-top, centre base) ‘TH et mesure du CH des différentes
classes de particules de combustible, Top # Der res dans
Pour chaque niveau de la plante «calcul des proportions de
D ‘qu case de parue eau de a densré
apparente de la canopée
Prélèvement d'un cube de combustible Ti des particules
Méthode cube
+_ Évaluation de la distribution spatiale des différentes particules de combustible dans
la plante.
+ Proportion de combustible fin et de combustible mort.
Méthode cube + Mesure du contenu hydrique = Évaluation de La combustibilité
Classification des espèces selon leur combustibilité
La classification, basée sur Les
proportions d'éléments fins et
d'éléments morts et sur le
contenu hydrique, produit des
groupes d'espèces ayant le même
type de combustibilité.
CIPRESARRONA PAONNR aa GmRes LeMaND vonne mn | |AURER amano
sueur Praacanmen || LAUIEN RO TRUYA CTONEASER || PRO
EAGNus _""Fusan
Forte combustibilité MM} Faible combustibilitéLr Ph Ba El Vt La Tr Ca Pi Py Fu Cv Th Cl Co
Le cyprès vert a La plus haute combustibilité:
+ _ faible contenu hydrique
mortes dans la canopée du cyprès vert + forte biomasse morte
+ forte biomasse en éléments fins
Forte proportion de biomasse de feuilles
Chez Les espèces ayant la plus faible combustibilité:
+ Faible biomasse en éléments fins et morts, CH:
faible à moyen.
Forte combustibilité = Propagation du feu élevée
= Augmentation du risque incendieComment ces espèces sont-elles classées
dans d’autres travaux sur l’inflammabilité ?
Guide irstea | ONF Univ. Univ. Long et al.
© @ wo | Florider | Californien) | 20066)
Échelle Païticule Litière | Particulé | Plante Plante ee (feuille) &avis
expert
Cupressus sempervirens
Cupressus arizonica
Cupressocyparis leylandii
Thuya occidentalis
Cotoneaster franchetii
Elacagnus ebbingei
Evonymus japonicus
Ligustrum japonieum
Nerium oleander
Photinia fraseri
Pittosporum tobira
Phyllostachys sp,
Prunus laurocerasus
Pyracantha coccinea
Viburnum tinus
Méthodologie utilisée
(1) Épiradiateur (3) Mesure de l'intensité dégagée (calorimétrie )
(2) Banc de brûlage (4) Avis d'expert
Plusinflammable mm} loins inflammableCao el R EUR
de la végétation ornementale
Choisir la végétation ornementale dans
les interfaces
Comme pour les autres végétaux, il faut prendre en compte La nature du sol, Le climat
et Les contraintes que la plante va subir au cours de son développement. En effet, il faut
considérer la possibilité de vents importants, d'embruns, de stress hydrique en été ou
encore la vulnérabilité aux maladies et aux ravageurs.
En région côtière, Le vent fort et Les embruns peuvent rendre difficile La croissance de
certains végétaux, particulièrement quand ils sont situés sur une pente où Les effets du
vent sont plus ressentis. L'exposition au sud va engendrer un assèchement plus rapide
de La végétation durant Les jours Les plus chauds de l'été et La proximité directe des mas-
sifs forestiers très inflammables accroît Le risque incendie: Le choix de La végétation or-
nementale et son agencement sont alors cruciaux.
Dans Les zones sujettes aux limitations de consommation d'eau en été, des plantes ré-
sistant à La sécheresse sont conseillées mais certaines peuvent être aussi très inflam-
mables (faible contenu hydrique et présences de terpènes). Ces deux aspects sont à prendre en compte avec attention.
ILest nécessaire également de penser à La fréquence à laquelle il sera possible d'en-
tretenir La haie. Dans Le cas, par exemple, d'une résidence secondaire ou pour des per-
sonnes ayant des difficultés à entretenir Leur jardin, il est conseillé de privilégier des
espèces à développement lent.
ILest également important de connaître Les dimensions que peut prendre l'espèce choisie.
ILest recommandé d'opter pour une haie mélangée ou haie Libre au lieu d'une haie d'une
Haie mélangéeseule espèce, dite monospécifique. Outre l'aspect décoratif, le mélange de différentes espèces permet de limiter La propagation de maladies et la diversité spécifique permet
aussi d'isoler Les espèces très inflammables et limite donc la propagation du feu.
Différents types de plantes sont utilisés en végétation d'ornement :
+ Les arbres : on distingue, de par leur variation de caractéristiques physiques, Les Eu- calyptus [les feuilles pendent verticalement et ces espèces possèdent des types
d'écorce variés, généralement très inflammables), Les conifères (développent des
cônes ligneux et ont des feuilles en forme d'aiguilles ou d'écailles}, Les palmiers et
formes équivalentes [tronc ligneux surmonté d'une couronne de frondes qui, selon
les espèces, sont retenues dans la canopée une fois mortes, ce qui Les rend très in-
flammables et peut jouer Le rôle de combustible échelle), et Les autres types d'arbres
qui présentent des types de feuilles très variés. Ils atteignent un minimum 5 m de hauteur à maturité, avec un tronc ligneux simple [avec généralement Les premières
branches bien au-dessus du sol) ou multiple (généralement Les premières branches sont plus près du sol). Le feuillage est concentré dans La canopée (=la couronne), per- mettant à d'autres plantes de pousser au-dessous. Certains résineux perdent de grandes quantités de feuilles qui s'accumulent sous La plante ou dans la canopée; + Les arbustes (buissons): ils atteignent un maximum de 4 m de hauteur à maturité, et sont généralement plus compacts que Les arbres. Ils possèdent un feuillage dense généralement très près du sol, qui permet le passage du feu du sol vers la canopée; + Les plantes grimpantes: elles ont une tige souple ou ligneuse qui Leur permet de pousser sur un support ou sur d'autres plantes. Elles peuvent donc jouer le rôle de combustible échelle et propager Le feu à leur support. Certaines espèces peuvent ac- cumuler de grandes quantités de feuillage mort ;
+ les herbacées: en fonction des espèces, elles présentent des feuilles de forme et
taille différentes, de contenu hydrique variable. Certaines espèces peuvent accumuler des feuilles mortes mélangées aux feuilles vivantes.
Parmi ces différents types de plantes, on distingue Les espèces à feuilles caduques qui
perdent leurs feuilles une fois par an des espèces sempervirentes qui retiennent Leurs
feuilles pendant plusieurs années. Le risque incendie sera moins élevé avec des espèces caduques car Les jeunes feuilles ont un contenu hydrique plus élevé que celles des es-
pèces sempervirentes si elles ne sont pas adaptées à la sécheresse comme les espèces
natives méditerranéennes.Que planter pour diminuer le risque
incendie ?
Certaines espèces ont des caractéristiques intrinsèques qui réduisent par exemple La
probabilité d'ignition. Choisir ces espèces et Les placer correctement autour des habi- tations des interfaces habitat-forêt peut aider à réduire Le risque incendie.
Caractéristiques des plantes influençant inflammabilité et combustibilité
Différentes caractéristiques des plantes influencent et contribuent à divers degrés à Leur inflammabilité et à La propagation du feu par Le biais de Leur combustibilité. Ces ca-
ractéristiques ne doivent pas être considérées de manière isolée mais Leur influence résulte d'une combinaison de plusieurs d'entre elles [voir Les illustrations en annexe).
Le patron de ramification influence la répartition et La densité du feuillage dans La
plante:
+ ramification ouverte et peu serrée où ramification fermée et serrée ;
+ hauteur de La première branche éloignée du sol ou continuité entre la nopée {ce qui est fréquemment Le cas chez Les espèces arbustives).
ère et La ca-
À privilégier
+ Canopée ouverte et peu dense [moins de combustible disponible au sein de La plante).
+ Canopée au moins à 2 m du sol [éventuellement élaguer si Le feuillage est continu du sol à La canopéel pour éviter qu'elle joue Le rôle de combustible échelle.
L'apparence générale de La plante (texture)
Texture grossière (chaque branche ou feuille est aisément distinguable à une distance
d'au moins 3 m] à texture fine (on ne peut pas distinguer Les branches et Les feuilles). La finesse du feuillage [ratio surface/volume des feuilles] est un des facteurs jouant sur
L'inflammabilité.
À privilégier
Texture grossière car le ratio surface/volume des feuilles est faible, ce qui diminue l'inflammabilité.
La densité
= Quantité et arrangement du combustible au sein de La plante.
Chez les plantes ayant une densité élevée, il est difficile de placer une main à l'intérieur
de la canopée et il est difficile d'y voir au travers; généralement leurs branches sont
serrées. Chez Les plantes ayant une densité moyenne, il est difficile de voir au traversde La canopée mais il est possible d'y passer La main et de toucher Le tronc. Lorsque La densité est faible, il est possible de voir au travers de la plante; Les branches sont gé-
néralement très peu serrées.
À privilégier
Densité faible car moins de combustible disponible pour brûler.
Les caractéristiques foliaires
Épaisseur, taille et forme affectent l'inflammabilité.
+ feuilles larges, plates et épaisses ainsi que celles soyeuses et charnues [accumula-
tion d’eau) ont plus de tissu végétal, d'où un CH plus élevé relativement à Leur surface.
Ces feuilles mettent plus longtemps à se dessécher et à prendre feu; + feuilles petites, fines et étroites comme les aiguilles de pin ont un ratio surface/vo-
lume élevé qui tend à Les rendre plus susceptibles au dessèchement et donc plus in-
flammables. Ces feuilles présentent souvent un contenu en terpènes élevé [huiles
chez les Eucalyptus ou résines chez Les conifères) ; ces critères combinés augmentent
l'inflammabilité. La forme de ces feuilles Les retient dans La canopée lorsqu'elles
tombent (augmentation de La proportion de combustible fin mort), ce qui accroît l'in- flammabilité de La plante (cas des cyprès).
À privilégier
Caractéristiques foliaires permettant une accumulation d'eau dans les tissus et avec un ratio surface/vo- lume peu élevé lgrandes feuilles épaisses].
Le type d'écorce
Certains types sont plus facilement inflammables et peuvent participer à la propagation du feu par saute de feu (brandon].
+ uneécorce lâche, filandreuse ou fibreuse comme chez Les Eucalyptus va s'enflammer
plus facilement et peut se détacher pour se transformer en brandons lors d'une saute
de feu. Ces types d'écorce peuvent aussi jouer le rôle de combustible échelle, propa- geant Le feu jusqu'à la canopée et augmentant son intensité;
+ une écorce solidement attachée au tronc ou une écorce lisse sont généralement
moins inflammables et ne produisent pas de brandons. Cependant certaines espèces
à écorce lisse perdent Leur écorce annuellement et des rubans d'écorce [cas de cer-
taines espèces d'Eucalyptus), très inflammables, peuvent être piégés dans les
branches et accumulés au sol, jouant ainsi Le rôle de combustible échelle ou peuvent
devenir des brandons.
À privilégier
Écorce lisse qui adhère bien au tronc et qui ne desquame pas.Les composés chimiques terpéniques (huiles, cires et résines)
Certains de ces composés peuvent augmenter l'inflammabilité de la plante. ILs produisent
une odeur forte lorsque Les feuilles sont écrasées. Les feuilles des plantes possèdent une couche cireuse ou de nombreuses glandes oléifères comme les aiguilles de pin.
À privilégier
Plantes possédant dans leurs tissus pas ou peu d'huiles, cires et résines.
La rétention de combustible mort
+ Les feuilles, brindilles, écorces, branches mortes qui sont retenues dans la plante
ou accumulées au sol ou dans des buissons alentour peuvent augmenter l'inflam-
mabilité d'une espèce;
+ l'élagage et l'entretien régulier des arbres et buissons pour ôter ce combustible mort
est nécessaire pour diminuer Le risque incendie autour de l'habitation.
À privilégier
+ Plantes n'accumulant pas de combustible mort dans ou au pied La canopée et dont l'écorce ne desquame pas.
*_ Élaguer la base des arbres et arbustes et nettoyer sous et dans La végétation.
La sensibilité aux maladies et aux ravageurs (insectes, arachnides, champignons, etc.)
Les plantes affectées sont stressées et ont une croissance ralentie. Le contenu hydrique
de leur feuillage est plus faible et La biomasse morte est plus importante et s'accumule
dans la plante. Pour prévenir et éviter d'employer des produits phytosanitaires nocifs
pour l'environnement, il s'agit de cultiver Les végétaux dans les meilleures conditions possible pour éviter le développement des maladies. Pour cela, ne pas planter trop serré
et ne pas trop arroser, ce qui risque de favoriser l'implantation des champignons. L'ar-
rosage doit avoir lieu de préférence Le soir pour que l'eau ne s'évapore pas et mouiller
le sol sans éclabousser les végétaux. Ne pas abuser des engrais et privilégier Le
compost, Les extraits d'algues, etc. ILest fortement recommandé de planter des haies
en mélangeant plusieurs espèces de sensibilité différente. Pour plus d'informations:
http://cfppah.free.fr/maladies.htm.
À privilégier
+ Les espèces peu sensibles aux maladies et aux ravageurs.
+ Vérifier régulièrement l'état de santé des plantes et traiter aux premiers symptômes.Clé de sélection
Cette clé de sélection ‘est un outil pratique développé pour aider au choix d'espèces appropriées dans l'aménagement de jardins en zone d'interface habitat-forêt où Le risque incendie est élevé. Cette clé prend en compte les caractéristiques des plantes
présentées dans le précédent paragraphe et fournit une cotation globale de l'inflam- mabilité-combustibilité et du risque incendie correspondant, ainsi que des conseils d'en-
tretien. Au final, cette clé permet d'avoir un avis sur la pertinence de l'utilisation des
espèces ornementales dans Les interfaces habitat-forêt en zone méditerranéenne. |l est
important de noter que différentes espèces appartenant à un même genre peuvent ne pas avoir La même inflammabilité, il est nécessaire d'évaluer chaque espèce individuel-
lement.
Cotations de l’inflammabilité globale des plantes
et du risque incendie en résultant
RISQUE INCENDIE EXTRÊME RISQUE INCENDIE ÉLEVÉ
Siau moins 1 @Ÿ obtenu alors la plante Si au moins 3 ÉÀ obtenus alors la plante
est classée à risque incendie extrême est classée à risque Incendie élevé
+ Inflammabilité très élevée + Inflammabilité élevée
+ Où planter: Plantes à éviter dans les + Où planter : Plantes à éviter dans le
interfaces habitat-forêt en zone de risque Jardin. À planter hors du périmètre incendie élevé des 50 m autour de la maison
RISQUE INCENDIE MOYEN RISQUE INCENDIE FAIBLE
Si 1 ou 2 obtenus alors la plante Si aucun (ES obtenu alors la plante
est classée à risque incendie moyen est classée à risque incendie faible
+ Inflammabilité moyenne + Inflammabilité faible
+ Où planter : Plantes utilisables dans + Où planter : Plantes utilisables dans
le jardin mais avec une maintenance le jardin sans restriction particulière
régulière
1 Clé de sélection adaptée du rapport du Country Fire Authority “Landscaping for bushfire”tion et entre
PRISE EN COMPTE DES CARACTÉRISTIQUES
DES PLANTES DANS LE RISQUE INCENDIE
EN INTERFACE HABITAT-FORÊT:
CLÉ DE SÉLECTION
SKY rs
1. Types de plantes
Arbre (> 5 m de hauteur) me aller à 2
Arbustes et buissons me aller à 9
rh ESS Plantes gimpantes + aller à 13
Ÿ Herbacées me aller à 14
ce +
SIKT a i* 2. Types d'écorce 3. Risque incendie extrême
si : * Combustible échelle conduisant au passage du + Écorce filandreuse, fibreuse im aller à 3 du érame
* Écorce rubanée, parcheminée + Forte production de brandons lâche ou en plaque, écailleuse ws aller à 4
«Autres types = aller à 5 aller à 25
si* 4. Combustible échelle
+ Nettoyage régulier du toit, des gouttières, des plantes et du sol sous les plantes
+ Emplacement approprié dans le jardin
SiKT 5. Hauteur des branches/frondes basses
+ Peu élevée (< 2m) is aller à 6
+ Élevée (> 2m) im aller à 7
6. Combustible échelle
Élagage des branches nécessaire
& = aller à 7
SIKT 7. Quantité d’aiguilles/écailles perdues
* Élevée ik aller à 8
* Peu élevée mm aller à 16Nettoyage régulier du toit, des gouttières,
(des plantes et du sol sous les plantes
& mm aller à 16,
ds 9. Texture des arbustes et buissons
Fire ms aller à 10
+ Intermédiaire is aller à 11
* Grossière ns aller à 11
10. Texture fine, S/V élevé
* Perte hydrique élevée * Emplacement approprié dans le jardin
EE 1 aller à 11
da 11. Densité des arbustes et buissons]
dès 12. Beaucoup de combustible
«Propagation du feu élevée Emplacement approprié dans le jardin et taille
régulière
e æ aller à 16
+ Élevée ik aller à 12
+ Moyenne 1m aller à 16
Faible ie aller à 16
: ++
DEN 13. Risque incendie extrême
Plantes grimpantes = combustible supplémentaire sur les façades
= combustible échelle entre le sol et la canopée des plantes
aller à 25)
v 14. Taille des herbacées
ms aller à 15
me aller à 16
*230cm
*<30cm
15. Risque incendie extrême
+ Les hautes herbes sèchent facilement et propagent le feu rapidement
+ Inflammabilité très élevée
EJ- allerà 25)
OUR à à
* Élevée
* Faible
16. Capacité de rétention du combustible mort
(feuilles/brindilles) dans la canopée des plantes]
1 aller à 17
1 aller à 1817. Risque incendie extrême
+ Forte quantité de combustible mort dans la canopée = forte
combustibilité
| Faible cor nu hydrique = Inflammabilité très élevée
E? m+ aller à 25]
SUR à v 18. Présence de cires, d’essences ou d’huiles|
« Oui is aller à 19
+ Non mm aller à 20
BIRT à à 19. Quantité élevée d'huiles et cires
+ Inflammabilité élevée
+ Emplacement approprié dans le jardin et taille régulière
& m aller à 20
eiKkT à v 20. Sensibilité aux maladies, parasites, insectes
+ Oui ss aller à 21
: Non ms aller à 22
SIRT à » 21. Beaucoup de combustible mort + Contrôle régulier
+ Traitement approprié recommandé
& m aller à 22
SURT à » 22. Plante à feuilles caduques ou persistantes
* Persistantes m aller à 23
+ Caduques us aller à 258 l " & Ÿ & Ÿ
23. Texture des feuilles 24. Texture des feuilles dure
+ Dure, fine, aiguilles mar à 24 Emplacement approprié dans le jardin et taille régulière
+ Douce, épaisse, charnue ms aller à 25 Se mé aller à 25]
25. FIN
Score Signification Évaluation du risque incendie
0 Éa0@) mm} Inflammabilité faible mm} Risque incendie faible Plantes utilisables dans le jardin
sans restriction particulière
1à2 De °@ = infiammabilité moyenne mm} Risque incendie moyen Plantes utilisables dans le jardin mais
avec une maintenance régulière
23 a 0€) mm inflammabilité élevée mm Risque incendie élevé Plantes à éviter dans le Jardin
ou hors du périmètre des 50 m Autour de la maison
21 mm infiammabilité très élevée mm Risque incendie extrême Plantes à éviter dans les
interfaces habltattorêt
Exemples
Cyprès vert
L'iype de plante: arbre + 2 Écorce : autre type > 5 Hauteur branches basses: peu élevée + 6 (EE
7 Quantité écailles perdues: élevée > 8 LE
16 Capacité de rétention du combustible mort : élevée > 17 @
u Inflammabilité Risque incendie
score: (2) CE €) mm) 21€) mm aa M) | Utrème Plantes à éviter dans les
interfaces habitat-forêt
Pittospore
1 Type de plante : buisson > 9 Texture : intermédiaire > 11 Densité : moyenne > 16
16 Capacité de rétention du combustible mort : faible > 18 Présence cires, huiles, résines : non > 22
1 22 Feuilles : persistantes + 23 Texture des feuilles : épaisse > 25 FIN
score :0(0 et0 €) mm inflemmabiité faible mm Risque incendie faible Plantes utilisables dans le jardin
sans restriction particulièreLes principales espèces ornementales
dans les Bouches-du-Rhône
Ces fiches concernent Les 15 espèces ornementales parmi Les plus fréquemment réper-
toriées dans La zone d'étude des Bouches-du-Rhône ou présentant des caractéristiques particulières et sur lesquelles ont été réalisées Les expérimentations relatives à l'in-
flammabilité et à La combustibilité.
Chaque fiche présente Les caractéristiques des espèces utilisées dans la clé de sélection ci-dessus, une cotation pour l'inflammabilité des différents éléments combustibles et
pour la combustibilité générale de la plante et enfin, des informations concernant l'ori-
gine de l'espèce et sa sensi é à certaines conditions environnementales et aux ma-
ladies.
© © © ee
Indices de cotation de l'inflammabilité et de la combustibilitéBambou - Phyllostachys sp. — Poaceae
Type : herbacée qui peut mesurer jusqu'à 30 m de
hauteur selon Les espèces
Utilisation principale : haie (Phyllostachys viridi-
glaucescens, P. nigra henonis ou P. nigra boryana),
bonsaïs (P. humilis]
Forme de La canopée: d'aspect et de couleurs va-
riés, tige en général fistuleuse (creuse) mais sépa-
rée par des cloisons au niveau des nœuds qui en
font une série de tubes fermés
Texture: grossière
Feuilles: Llancéolées, très fines, à nervures paral-
Lèles; tombent en été mais aussitôt remplacées
Densité : faible
Présence de terpènes: non
Rétention du combustible mort : non
Contenu hydrique en été : moyen
(COLETEMETEUS LORCLTUTRES RULES ve
feuill
Origine : Asie
Sensibilité: peu résistant aux embruns
Oïdium: champignon provoquant l'apparition d'une poudre blanche sur Les feuilles
Moniliose : dessèchement des bouquets floraux, puis développement de chancres sur
Les rameaux qui dépérissent
Criblure: Champignon formant des taches circulaires brunâtres sur Les feuilles qui se perforent facilement et entraînent un déchiquetage du limbe
Insectes ravageurs : Cochenilles, pucerons noirs, araignées rouges, larve du charançon
otiorrhynqueRE
Cotonéaster - Cotoneaster franchetii — Rosaceae
Type : arbuste jusqu'à 5 m de hauteur
Utilisation principale: haie
Forme de la canopée : buisson étalé très ramifié aux
branches rougeâtres souples et courbes
Texture : fine
Feuilles: persistantes, petites, gris-vert dessus,
blanchâtres et duveteuses en dessous. Plus grosses
chez C. lacteus
Densité: forte
Présence de terpènes: non
Rétention du combustible mort: non
Contenu hydrique en été : faible
fruilles
COLETENETRU
{combustible DAPULYTITRS (PULLS feuilles fraîc Pres UC]
Origine : Chine et Tibet
Sensibilité : redoute Les étés trop secs
Entomosporiose : champignon formant des taches rosâtres sur Les feuilles qui grossis-
sent puis virent au brun
Feu bactérien : bactérie provoquant le noircissement voire Le flétrissement rapide des feuilles et des fleursCyprès bleu ou d’Arizona - Cupressus arizonica — Cupressaceae
Type : arbre jusqu'à 25 m de hauteur
Utilisation principale: haie
Forme de La canopée: port élancé pyramidal dense
à ramure ascendante, chez Le sujet jeune et qui a
tendance à s'ouvrir en vieillissant
Texture : fine
Écorce: fibreuse et fissurée [lisse chez l'arbre
jeune) d'un brun grisâtre
Feuilles : feuilles écailleuses de 2 à 5 mm de long,
recouvrant des ramules arrondies (et non pas apla-
ties), aromatiques, gris vert terne à un bleu vert
glauque brillant
Densité: forte
Présence de terpènes : oui
Rétention du combustible mort: non (sauf lors de
tailles sévères)
Contenu hydrique en été : moyen
feuille écorce
DUT ITR COMBUSTIBILITÉ
En
INFLAMMABILITÉ
Origine : à l'état naturel dans Le sud-ouest des USA, dans des régions arides, en mon-
tagne, à des altitudes variant de 1800 à 2500 mètres, où l'espèce se trouve souvent dis-
persée en petits peuplements, ne formant pas de grandes forêts. Présence de cônes
sérotineux ! témoignant de son adaptation à La récurrence des feux
Sensibilit : très sensible au puceron ravageur, Cinara cupressi
1 Cônes qui libèrent leurs graines principalement lors du passage du feuCyprès de Leyland — Cupressocyparis leylandii — Cupressaceae
Type : arbre jusqu'à 15-18 m de hauteur
Utilisation principale: haie
Forme de La canopée: rectiligne, dense compact, colonnaire ou pyramidal Texture : fine
Écorce: lisse et grise se fissurant
avec l'âge
Feuilles: écailleuse, persi:
tantes, vert foncé à bleu vert,
gris-vert, par paires légèrement
aplaties, alternes
Densité: forte
Présence de terpènes : oui
Rétention du combustible mort:
non (dépend de la taille)
Contenu hydrique en été : moyen
feuille écorce
CLEO TETE DECITRE INFLAMMABILITÉ
Origine : hybride de Cupressus macrocarpa et de C. nootkatensis (USA) Sensibilité : excellente résistance aux embruns et à La pollution atmosphérique Maladies et ravageurs: chancre cortical Seiridium cardinale et scolytes; cochenillesCyprès vert ou d'Italie - Cupressus sempervirens — Cupressaceae
Type : arbre jusqu'à 20 à 30 m de hauteur
Utilisation principale: haie ou isolé
Forme de La canopée : deux ports totalement diffé-
rents: La forme horizontalis, à aspect pyramidal et
aux branches très étalées, et La forme fastigiata, à
aspect très élancé, conique en étroite colonne dense
et compacte ressemblant à une colonne ou un pin-
ceau
Texture : fine à grossière selon La variété
Écorce: d'un brun gris, assez fine et crevassée ver-
ticalement
Feuilles: petites, glanduleuses, écailleuses, persis-
tantes, aromatiques, vert foncé, écailles imbriquées
de façon assez serrée sur quatre rangs, un sur
chaque face du rameau.
Densité: forte à faible selon variété
Présence de terpènes : oui
Rétention du combustible mort : oui
Contenu hydrique en été : faible
feuille litière
DAC
Origine : à l'état naturel en Italie, Grèce, Chypre
Sensibi
COMBUSTIBILITÉ
: résiste à -20 °C et tolère une sécheresse relative. Puceron ravageur, Cinara
cupressi, mais dans une mesure moindre que chez Le cyprès bleu. Maladie du chancre Seiridium cardinaleElé agnus ou chalef - Elaeagnus ebbingei — Elaeagnaceae
Type : arbuste jusqu'à 5 m de hauteur
Utilisation principale: isolé, en massif ou en haie
Forme de La canopée: compacte, dense, étalée et
très ramifiée
Texture : intermédiaire
Feuilles : grandes feuilles (10 cm) alternes lancéo-
lées, persistantes à semi-persistantes, coriaces,
vert foncé dessus et revers écailleux argenté
Densité : moyenne
Présence de terpènes: non
Rétention du combustible mort: non
Contenu hydrique en été : moyen
A En laboratoire, propagation des flammes de
la litière à La branche: élevée
LOC
LÉTESIETEUE
Origine : Asie; hybridation entre £. macrophylla et E. multiflora
Sensibilité : résiste aux embruns et adapté à La sécheresse
COMBUSTIBILITÉ
ET
Cell
Maladie du corail: champignon se développant en coussinets couleur corail sur l'écorce qui se craquelle; s'ensuit un dépérissement des parties touchées
Chlorose : jaunissement des feuilles lié à un manque de fer dans Le sol
Psylle: insecte suceur de sève dont les coccinelles, syrphes et chrysopes sont préda- teurs
a IFusain du Japon - Evonymus japonicus — Celastraceae
Type : arbuste mesurant jusqu'à 3 m de hauteur
Utilisation principale: haie ou isolé
Forme de La canopée: port étalé voire grimpant
Texture : fine
Feuilles : vert jaunâtre ou foncé, ovales, légèrement
dentées, opposées, persistantes et coriaces
Densité: forte
Présence de terpènes : non
Rétention du combustible mort: non
Contenu hydrique en été : moyen
COMBUSTIBILI (RARE INFLAMMABI
[
Origine : Asie
Sensibilité : adapté aux embruns et à la pollution, supporte Le gel
Insectes ravageurs: cochenilles et pucerons noirs sucent La sève sous Les feuilles, près
des nervures; hyponomeute du fusain, papillon dont la chenille, ocre à tête noire, ronge
Les feuilles
Oïdium: champignon provoquant l'apparition d'une poudre blanche sur Les feuilles
£ Alcaloïde toxique (évonymine]Laurier-cerise ou amande - Prunus laurocerasus — Rosaceae
Type : arbuste jusqu'à 3-8 m de hauteur
Utilisation principale: haie, massif ou isolé
Forme de La canopée: port compact puis arborescent
Texture : intermédiaire
Feuilles : grandes (15 x 7 cm) ovales à oblongues, co-
riaces, persistantes, légèrement dentées, à pétiole
court, vertes et vernissées au-dessus et revers plus
pâle et glauque, aromatiques
Densité: moyenne
Présence de terpènes : non
Rétention du combustible mort : non
Contenu hydrique en été : élevé
À En laboratoire, propagation des flammes de La
litière à La branche: moyenne
brâlage branche
(COLETENETE LP CUTCT IS INFLAMMABI S [CT ÉMTEETES (ur
LME
Origine : Asie Mineure, subspontané au sud-est de l'Europe
Sensibilité : Oidium, champignon provoquant l'apparition d'une poudre blanche sur Les
feuilles. Moniliose: dessèchement des bouquets floraux, puis développement de chan- cres sur Les rameaux qui dépérissent. Criblure : champignon formant des taches circu-
laires brunâtres sur les feuilles qui se perforent facilement et entraînent un déchiquetage du limbe. Insectes ravageurs: cochenilles, pucerons noirs, araignées
rouges, otiorrhynque (petit charançon noir tacheté dont Les larves attaquent Les racines),
acariens.
£ Toxique [acide cyanhydrique]Laurier-rose - Nerium oleander — Apocynaceae
Type : arbuste jusqu'à 6 m de hauteur
Utilisation principale: haie, massif ou isolé
Forme de La canopée: port touffu dressé, étalé, arrondi aux ra-
mifications très basses, souples et glabres, contenant un suc lai-
teux
Texture : intermédiaire
Feuilles : persistantes coriaces longues et étroites (15 x 3 cm) op-
posées ou verticillées, Lan-
céolées presque sessiles
d'un vert cendré, à revers
plus clair, nervure centrale
claire
Densité : moyenne
Présence de terpènes : non
Rétention du combustible
mort: non
Contenu hydrique en été:
élevé
COMBUSTIBILITÉ
{combustible
fin, mort, CH)
INFLAMMABILITÉ ECTS
feuilles fraîches TS
Origine : naturel et spontané sur Le pourtour méditerranéen où il privilégie Les lieux hu-
mides
Sensibilité : cependant adapté à la sécheresse
£ Toxique (alcaloïdes dont l'oléandrine)Photinia de Fraser - Photinia fraseri — Rosaceae
Type : arbuste jusqu'à 4-10 m de hauteur
Utilisation principale: haie, massif ou isolé
Forme de La canopée: port compact, dense, étalé et
érigé, très ramifié avec des ramures ascendantes
Écorce : rugueuse, craquelée, pourvue de lenticelles
plus claires
Texture : intermédiaire
Feuilles: grandes feuilles simples elliptiques {11 x
4 cm) à obovales et à marge dentelée, apex aigu,
persistantes, brillantes et coriaces, rouges sur les
jeunes rameaux, puis vertes, au revers glauque plus
pâle, pétiole rouge
Densité : moyenne
Présence de terpènes : non
Rétention du combustible mort : non
Contenu hydrique en été : faible
INFLAMMABILITÉ
UE
Origine : Asie
Sensibilité : adapté à La sécheresse et à la pollution atmosphérique
Entomosporiose : champignon formant des taches rosâtres sur Les feuilles qui grossis- sent puis virent au brun. Feu bactérien: bactérie provoquant Le noircissement voire Le
flétrissement rapide des feuilles et des fleurs. Tavelure: champignon formant des
taches brunes sur Les feuilles puis Leur chute. Oïdium: champignon provoquant l'appa- rition d’une poudre blanche sur Les feuilles. PuceronsPi ttospo re du Japon — Pittosporum tobira — Pittosporaceae
Type : arbuste jusqu'à 3-10 m de hauteur
Utilisation principale: haie
Forme de La canopée: port arrondi s'étalant en
vieillissant
Texture : intermédiaire
Feuilles: persistantes, vert moyen à vert sombre,
plus claires et mates dessous, brillantes, coriaces,
allongées (5-10 cm) et disposées en faux verticilles,
obovales à oblongues à nervure centrale marquée
et plus claire
Densité : moyenne
Présence de terpènes : non
Rétention du combustible mort: non
Contenu hydrique en été : élevé
brûlage feuille
INFLAMMABILITÉ OCT
(MCE Icombusti ral
Origine : Asie
Sensibilité : supporte vent, embruns et sécheresse et tolère Le gel
Oïdium: champignon provoquant l'apparition d'une poudre blanche sur Les feuillesPyracanthe ou buisson-ardent — Pyracantha coccinea — Rosaceae
Type : arbuste jusqu'à 2-4 m de hauteur
Utilisation principale: haies défensives taillées ou libres, buissons
Forme de La canopée: fort étalé et irrégulier, courts rameaux secon-
daires pourvus d'épines de 3 cm
Écorce: grise, se craquelant en vieillissant
Texture : fine
Feuilles: petites (2 à 5 cm) en
groupes de 5 à 7 feuilles, persis- e
tantes, alternes et lancéolées voire
elliptiques à marge finement den-
tée, luisantes, coriaces, vert foncé,
à revers plus pâle et glauque
Densité: forte
Présence de terpènes : non
Rétention du combustible mort:
non
Contenu hydrique en été : faible
À En laboratoire, propagation des flammes
de la litière à La branche: faible
biomasse élevée en particules fines
INFLAMMABILITÉ
feuilles fraîches
Origine: Europe méridionale et Asie mineure
Sensibilité : Feu bactérien : bactérie provoquant Le noircissement voire Le flétrissement
rapide des feuilles et des fleurs
Tavelure: champignon formant des taches brunes sur Les feuilles et Les fruits Pucerons, feu bactérien (choisissez des variétés résistant à cette maladie]Th UYA -— Thuya occidentalis et T. plicata — Cupressaceae
Type : arbre jusqu'à 10-15 m de hauteur
Utilisation principale: haie
Forme de La canopée: port conique, pyramidal aux
ramifications érigées, ramification basse
Texture : fine
Écorce: brun rougeâtre, sillonnée, s’exfolie en
étroites bandes longitudinales (desquamant)
Feuilles : persistantes, par paires de petites feuilles
écailleuses et alternes, aromatiques vert foncé au-
dessus et vert jaune virant au jaune brun en hiver
au-dessous
Densité: forte
Présence de terpènes : oui
Rétention du combustible mort: peu ou pas
Contenu hydrique en été : moyen
branche écorce
COEUR
COTE TIC) INFLAMMABILITÉ INFLAMMABI WE EME CU Il
Origine : Amérique du Nord
Sensibilité : très rustique, excellente résistance à La pollution
Sujets aux araignées rouges qui jaunissent Le feuillage et au champignon ravageur Phy-
tophthora cinnamomi entraînant Le dépérissement de l'arbre et de La haie dans Le sud
de La France. Pucerons, cochenilles, mineuses, bupreste du genévrier [traitements quasi inefficaces)Troëne du Japon — Ligustrum japonicum — Oléaceae
Type : arbuste jusqu'à 3 m de hauteur
Utilisation principale: haie
Forme de La canopée: port érigé
Texture : intermédiaire
Feuilles : grandes, vert foncé, épaisses, ovales, bril-
lantes, coriaces, opposées, persistantes à semi-
persistantes
Densité : moyenne
Présence de terpènes : non
Rétention du combustible mort: non
Contenu hydrique en été : élevé
A Comportement explosif des feuilles vertes
face au feu: explosion de petites vacuoles
contenues dans Les feuilles
Feuilles sèches très inflammables
Propagation des flammes de La litière à La
branche: moyenne
feuille brâlée montrant l'éclatement feuille litière
des vacuoles d'eau
COMBUSTIBILITÉ INFLAMMABILITÉ Ë {comb LT
Origine : Asie
Sensibilité : résistant aux maladies
Maladie « Die black »: champignon formant des taches marron irrégulières sur Les feuilles et causant un dessèchement des jeunes rameaux et de leurs feuilles
Insectes ravageurs: pucerons, cochenilles, charançons, diverses chenilles pouvant
miner ou ronger les feuilles. Les dégâts peuvent affecter La plante de manière plus ou moins importante.46
Type : arbuste jusqu'à 2-4 m de hauteur
Utilisation principale: haie, massif, isolé
Forme de La canopée: port compact très ramifié ar-
rondi
Texture : intermédiaire
Écorce: marron grisâtre, couverte de lenticelles
plus foncées
Feuilles: feuilles simples et elliptiques (10 x 4,5 cm]
à marge irrégulière ondulée, coriaces lustrées per-
sistantes, opposées, légèrement velues aux ner-
vures plus pâles, revers rugueux plus pâle, d'un vert
foncé, pétiole rougeâtre et velu
Densité : moyenne
Présence de terpènes : non
Rétention du combustible mort: non
Contenu hydrique en été : faible
COTON ES LAPCLTUNRsS UTP RL ES En AR ñ lcombustible feuilles Fraïc UC el
Origine : natif sur Le pourtour méditerranéen
Sensibilité : il tolère vent, embruns, sécheresse et gel. Bonne résistance aux parasitesEntretenir la végétation ornementale
De manière générale, dans Les interfaces habitat-forêt, La végétation ornementale en-
tourant Les habitations doit être bien entretenue, c'est-à-dire ratissée au pied, taillée et élaguée mais également arrosée régulièrement en été, elle sera alors moins à même
de propager Le feu qu'une haie peu entretenue.
La litière de feuilles mortes sèches constitue un très bon combustible et aide grande-
ment à La propagation du feu. Par exemple, Les feuilles mortes du laurier-amande s'ac-
cumulent rapidement grâce à Leur grande taille et elles constituent un excellent
combustible. Ainsi Le simple fait de ratisser et d'enlever les feuilles permet une dimi-
nution très importante de La propagation des flammes du sol aux branches.
Que montrent Les expériences en Laboratoire ?
Avec litière sous la branche Sans litière sous la
branche
Nettoyer Le combustible mort sous Les branches:
+ permet de diminuer latransmission verticale du feu de la litière à la branche [- 50 %);
+_limite La transmission horizontale des flammes dans la branche;
+ restreint la quantité de biomasse de feuilles et branches consumée [< 14%).
L'élagage des premières branches accentuera La diminution de La propagation verticale
du feu.
Les parties mortes, et donc desséchées, pré-
sentes naturellement dans l'arbre ou suite à
une taille ou une maladie, doivent être nettoyées
impérativement car Leur faible teneur en eau les
rend très inflammables; elles peuvent donc
aider Le feu à se propager au sein de La végéta-
tion, notamment dans le cas des haies. IL faut
faire particulièrement attention à certaines es-
pèces comme Le cyprès vert dont la canopée re-
tient une grande quantité de combustible mort.48
aue faire en cas d'incendie?
Donner l'alerte IMMÉDIATEMENT
Appeler Le 18 ou Le 112 et préciser:
son identité;
+ son numéro de téléphone;
+ Le lieu précis et La cause éventuelle de l'incendie;
+ ce qui est atteint ou menacé par Les flammes.
Se mettre en sécurité et ne pas gêner
les secours
À pied
S'éloigner du feu dos au vent et prendre la direction de La route la plus proche.
En voiture
S'éloigner du feu.
Fermer ses vitres.
S'arrêter, sans bloquer La voie, dans un endroit dégagé sans végétation ni combustible.
Près d'une maison où d'un bâtiment
Ouvrir Le portail pour permettre l'entrée des secours.
Arroser sa toiture et Les environs en prévision de l'arrivée du feu.
Fermer ses volets, portes et fenêtres.
Se calfeutrer à l'intérieur en disposant des linges humides autour des portes et fenêtres
lorsque Le feu est proche.que faire en cas d'incendie?
Préfecture & Service départemental
d'incendie et de secours (SDIS) Prévention et évaluation des risques, Lutte contre Les feux de forêts...
04 - ALPES DE HAUTE-PROVENCE
www.alpes-de-haute-provence.gouv.fr
/Politiques publiques
Environnement, risques naturels et tech-
nologiques
Prévention des risques
/Prévention des incendies
SDIS: 04 92 30 89 00 (pas de site internet]
05 - HAUTES-ALPES
www.hautes-alpes.gouv.fr
/Politiques publiques/Agriculture et Forêt
/Forêt
/Défense de la Forêt Contre l'Incendie
{(DFCI)
SDIS : 0492401800
WWwWw.sdis05.fr
06 - Arpes-MARITIMES
www.alpes-maritimes.gouv.fr
/Politiques publiques
/Agriculture, forêt et développement rural
Prévention des feux de forêt
SDIS: 04 93227600
Wwww.sdis06.fr
13 Bouces-pu-RHÔNE
www.bouches-du-rhone.pref.gouv.fr
/Politiques publiques /Sécurité
/Sécurité civile /La prévention
/Le Plan de Prévention des Risques d'In-
cendies de Forêts (PPRIF)
SDIS: 0491284747
wWww.sdis13.fr
83-Var
WWW.var.gouv.fr
/Politiques publiques
Prévention, sécurité des biens et des per-
sonnes
/Risques naturels et technologiques
/Risque incendie de forêt
SDIS: 0494603700
WWW.sapeurspompiers-var.fr
84 VAUCLUSE
www.vaucluse.gouv.fr
Politiques publiques /Environnement,
risques naturels, technologiques et mi-
niers
/Risques naturels, technologiques et mi-
niers /Les Risques naturels /Feu de forêt
SDIS: 0490811818
www.sdis84.fr
AUTRES
www.prevention-incendie-foret.com
www.onf.frperspectives
Des listes de plantes ornementales appropriées dans Les interfaces habitat-forêt du sud-est de La France sont souvent demandées par les résidents et Les professionnels
de l'aménagement de ces zones. Ce type de liste peut être un outil pédagogique utile pour améliorer la prévention contre les incendies en aidant à sélectionner La bonne plante pour Le bon endroit.
ILest important de considérer Le rôle que La sélection des végétaux ornementaux joue dans l'amélioration de La protection de l'habitation et de son environnement immédiat.
Les plantes représentant un risque incendie faible à moyen, peuvent être localisées au-
tour de la maison mais peuvent demander un entretien régulier de façon à Les garder
peu inflammables. Cependant, même si La localisation et l'agencement des plantes ont
un effet non négligeable sur la réduction du risque incendie à l'intérieur de jardin, durant
l'été, Lorsque Le sol s'assèche, Le contenu hydrique de La végétation va diminuer et son inflammabilité augmenter.
De ce fait, pour améliorer la pré-
vention du risque incendie dans
les interfaces habitat-forêt, une
fois Le type de végétation orne-
mentale sélectionné, il est né-
cessaire de s'intéresser à
l'aménagement de cette végéta-
tion autour de La maison de façon
à La rendre moins vulnérable au
feu et de limiter La propagation
du feu vers le bâti en cassant les
continuités de végétation.
Zone de sécurité
2:Zone extérieure
1+2:z0ne de débroussaillement obligatoire
Créadion d'un egare ide ahurtté autour de là maison Rôle de l'espace de sécurité
Diminuer la quantité de chaleur reçue
Diminuer Le contact direct avec Les flammes
Diminuer la vitesse du vent autour de La maison
Filtrer et dévier Les brandons
Diminuer La quantité de matériaux inflammables
autour de la maison5
Afin de proposer un aménagement de l'espace de sécurité autour de la maison, corres- pondant aux types de jardins que l'on trouve en région PACA, il est maintenant néces-
saire de connaître la structure de la végétation de ces jardins et d'établir comment s'y propage Le feu par Le biais de simulation du comportement du feu dans La végétation or-
nementale ainsi caractérisée.
L'organisation de La végétation autour de l'habitation a
un plus grand impact sur la façon dont Le feu se propage
que l'inflammabilité des plantes prises individuellementréférences
Behm ALL. Long A.J. Monroe M.C., Randall C.K, Zipperer W.C., Hermansen-Baez LA. 2004. Fire in the wild land-urban interface: preparing a firewise plant list for WUI residents. Gainesville, FL: University of Florida, IFAS, Florida Cooperative Extension Service, School of Forest Resources and Conservation. 9 p: Circular 1453. http://edis.ifas.ufl.edu/pdffiles/FR/FR15100.pdf
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Moritz R Svihra P., 1998. Pyrophytic vs. fire resistant plants. University of California Cooperative Extension. 8p.épaisse et fibreuse rubanée, parcheminée écailleuse filandreuse
Eucabyptus robusta Cyprès d'Arizona Pin d'Alep Genévrier de Phénicie
rugueuse, se détachant fissurée crevassée lisse
par lanières Cyprès vert Peuplier noir Peuplier blanc
Cyprès de Leyland
É)É annexes
Hauteur de la première branche
Première branche: haute
= Bonne séparation entre la
canopée et le sol Première branche: basse
Plantes perdant une grande quantité d'aiguilles où d'écailles
Aceumulation de feuilles en écailles
au pied d'un cyprès vert
(e Clfine, très dense intermédiaire, modérément grossière, peu dense
Fusain dense Magnolia
Photinia
< 80cm
(Poacées, Graminées)feuilles mortes feuilles mortes feuilles mortes feuilles mortes morceaux
Cyprès vert Cyprès d'Arizona Palmier Graminée d'écorce
Eucalyptus
glande oléifère
d'une feuille
de citronnier
+ odeur forte quand on écrase la feuille, présence de glandes à huile ou d'une
couche cireuse qui peut être décollée quand on la gratte
+ _ présence de glandes oléifères
Éa)sibilité aux maladi où aux ravageurs
nnue pour être sensible)
chancre cortical du cyprès pucerons sur laurier-rose
euilles molles succulentes où charnues
oui nonContact
I RSTEA A IX -EN-PROVENCE
Équipe de recherche Écosystèmes Méditerranéens et Risques
3275 route de Cézanne, CS 40061
13182 Aix-en-Provence cedex 5
Achevé d’imprimer sur les presses de
l’imprimerie pixart printing à Venise (Italie)
pour Irstea et Cardère éditeur
en novembre 2016
dépôt légal novembre 2016
isbn 978-2-914053-97-6