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Conseil Municipal - 3 8ann
Document publié le Jeudi 1 janvier 2026 par la commune de Rouen.
Lien du pdf (Conseil Municipal - 3 8ann)
Thèmes du document : Famille, Handicap et inclusivité, Sport,
1
CENTRE SOCIAL
DIANA ARMENGOL-MARKARIAN
Place Alfred de Musset, 76000 Rouen
Quartier Hauts de Rouen
PROJET SOCIAL 2027-20312
ÉDITO
En 2019, la fermeture du centre social
associatif « Comité de coordination » situé à la
Grand’ Mare, a ouvert une période de réflexion
sur l’avenir de l’animation sociale sur les Hauts
de Rouen. Pour la Ville de Rouen comme pour
la CAF de Seine-Maritime, l’enjeu était de
maintenir une présence de proximité sur ce
vaste territoire, tout en définissant la forme que
prendrait le futur centre social, son
implantation et son projet.
Les réalités du territoire faisaient déjà
apparaître la nécessité de renforcer cette
présence sur le secteur de la Lombardie, moins
doté en services et en structures de proximité.
Le diagnostic mené en 2020-2021 est venu
approfondir cette réflexion et préciser les
besoins des habitants. C’est dans ce contexte
qu’a été construit le projet du centre social
Diana Armengol-Markarian, avec une nouvelle
implantation, une nouvelle équipe et un projet
adapté aux réalités de son secteur.
En trois années d’existence, le centre social
Diana Armengol-Markarian s’est
progressivement affirmé comme un acteur
de proximité au cœur des Hauts de Rouen.
Les actions développées auprès des familles,
des adolescents et des habitants, les
événements qui rythment la vie du quartier, le
travail mené avec les acteurs locaux, ainsi que
l’articulation avec la France services autour de
l’accès aux droits et de l’autonomie numérique
témoignent de cette dynamique.
Cette première période s’est aussi déroulée
dans un quartier en pleine transformation. Le
Nouveau Programme National de
Renouvellement Urbain (NPNRU) modifie
progressivement les Hauts de Rouen et ses
effets se vivent déjà au quotidien : travaux,
évolution des espaces et des équipements,
relogements ou encore transfert temporaire de
l’école Marot dans une école provisoire à
l’entrée du stade Salomon. Les violences
urbaines de juin 2023 ont également marqué le
quartier, entraînant notamment le
déplacement de certains services (mairie
annexe, Unité des travailleurs sociaux…).
Ces évolutions rappellent l’importance de
maintenir des lieux de proximité, de préserver
le lien avec les habitants et de pouvoir agir
collectivement dans un environnement qui
évolue.
Ce projet social 2027-2031 marque ainsi une
nouvelle étape. Construit avec les habitants,
les professionnels, les partenaires et les élus, il
doit permettre au centre social de poursuivre
son action au plus près de la vie du quartier,
d’accompagner ses transformations et de
favoriser la participation et les initiatives des
habitants.
En portant le nom de Diana Armengol-
Markarian, figure engagée de l’éducation
populaire, de l’émancipation et de la solidarité,
le centre social affirme les valeurs qui fondent
son action : l’accueil de tous, le respect de
chacun, la participation des habitants et la
capacité à agir collectivement.
Parce qu’un centre social ne se construit
jamais seul, ce projet est avant tout une
feuille de route collective pour les cinq
prochaines années. Il traduit la conviction que
les plus belles transformations d'un quartier ne
se mesurent pas uniquement à ses nouveaux
bâtiments, mais aussi à la capacité de ses
habitants à se rencontrer, à participer, à agir
ensemble et à faire vivre leur territoire.
Zohra AMIMI
3ème adjointe au Maire, chargée des Solidarités,
Santé, Personnes âgées, Politique de la Ville et
Insertion3
SOMMAIRE
Édito ........................................................................................................................................................................ 1
METHODOLOGIE ..................................................................................................................................................... 4
PARTIE 1 — BILAN DU PROJET SOCIAL 2023-2026 .............................................................................................. 7
1.1 L’accueil : fonction centrale et évolutive ...................................................................................................... 8
1.2. Familles et parentalité : soutenir les liens et accompagner les parents dans leur quotidien ............ 12
1.3. Jeunesse : de la création d’un espace dédié à l’implication des jeunes ............................................ 18
1.4. Animation de la vie sociale et animation de quartier ......................................................................... 22
1.5. Appui au milieu associatif et dynamique partenariale ....................................................................... 25
1.6. France services, accès aux droits et inclusion numérique ................................................................. 28
1.7. Une organisation et des ressources humaines qui ont évolué avec le projet .................................... 30
1.8. Trois années de fonctionnement : ce que nous retenons .................................................................. 32
PARTIE 2 — DIAGNOSTIC SOCIAL PARTAGÉ .................................................................................................... 33
2.1. Les Hauts de Rouen : quelques repères pour comprendre le territoire ..................................................... 34
2.2. Un territoire en profonde transformation .................................................................................................. 34
2.3. Des fragilités socio-économiques qui restent très marquées ................................................................... 37
2.4. Un territoire jeune et familial ..................................................................................................................... 38
2.5. Une diversité interculturelle très présente ................................................................................................ 41
2.6. Mobilité, services de proximité et cadre de vie : des préoccupations très concrètes ............................... 42
2.7. Des besoins de lien, d’ouverture et de participation ................................................................................. 43
2.8. Un territoire riche en ressources, mais où il reste parfois difficile de savoir qui fait quoi ......................... 44
2.9. Ce que le diagnostic fait ressortir pour les cinq prochaines années.......................................................... 45
PARTIE 3 — LE PROJET SOCIAL 2027-2031 ........................................................................................................ 46
3.1. Du diagnostic aux orientations du projet social ......................................................................................... 46
3.2. Les cinq orientations du projet social 2027-2031..................................................................................... 48
AXE 1 — Soutenir les familles et conforter les parents dans leur place et leur pouvoir d’agir ..................... 48
AXE 2 — Accompagner les adolescents dans leurs parcours, leur ouverture et leur capacité à agir ........... 50
AXE 3 — Faciliter l’accès aux droits et renforcer l’autonomie numérique et administrative des habitants . 52
AXE 4 — Renforcer les liens sociaux et soutenir la participation et les initiatives des habitants ................. 54
AXE 5 — Renforcer les coopérations au service des habitants et du territoire ............................................. 56
3.3. Des principes qui traverseront l'ensemble du projet ................................................................................. 58
3.4 Pilotage, gouvernance et participation au suivi du projet ........................................................................... 594
METHODOLOGIE
Le renouvellement du projet social 2027-2031 s’est appuyé sur une démarche participative menée au
cours du premier semestre 2026. Elle avait pour objectif de croiser le bilan des trois premières années
de fonctionnement du centre social avec la parole des habitants et des jeunes, le regard des partenaires
et les données disponibles sur les Hauts de Rouen.
Plusieurs modalités ont été utilisées afin de ne pas recueillir uniquement la parole des personnes
participant habituellement aux temps de concertation : temps collectifs, échanges informels,
entretiens individuels, questionnaire, comité technique et diagnostic social de territoire. Cette
démarche s’est également appuyée sur les données existantes, notamment l’Analyse des besoins
sociaux de la Ville de Rouen.
28 janvier 2026 — Lancement de la démarche
Le renouvellement du projet social a été lancé à l’occasion de la galette annuelle du centre social.
58 habitants étaient présents : 20 adultes accompagnés de 27 enfants et 11 adolescents, ces
derniers s’étant également impliqués bénévolement dans le service de la galette. 7 partenaires et 3
élus ont participé à ce temps, aux côtés des professionnels du centre social et de la France services.
Pendant 45 minutes, les participants ont circulé dans le centre social entre plusieurs espaces de
concertation et répondu, à l’aide de post-it, à des questions portant sur l’accueil, les familles,
l’animation du quartier, la jeunesse, les partenariats et la France services.
2 février 2026 — Echanger autrement avec le Comi’thé habitants
Un temps du Comi’thé habitants a été consacré au renouvellement à partir du jeu de plateau «
Renouvellement du projet social », créé par les centres sociaux de Saint-Étienne-du-Rouvray.
Cet outil a permis d’échanger de manière conviviale avec des habitantes et usagères sur leur perception
du centre social, son fonctionnement et leurs attentes pour les prochaines années.
Aller directement à la rencontre des habitants
La concertation ne s’est pas limitée aux temps organisés spécifiquement autour du renouvellement.
À l’accueil, une question simple a été posée aux habitants :
« Pourquoi êtes-vous venu au centre social aujourd’hui ? »
Des entretiens individuels ont également été réalisés avec des usagers et des adolescents, notamment
des jeunes qui ne fréquentaient plus la salle jeunesse. Certains ont été rencontrés dans les collèges
Braque et Boieldieu, avant de participer à un entretien au centre social.5
Cette démarche a permis d’aller chercher une parole différente de celle des personnes déjà très
présentes dans les activités ou les espaces de participation du centre social.
Avril 2026 - Interroger les usagers sur le centre social et le quartier
Un questionnaire a été diffusé auprès des usagers, notamment lors de la sortie familles à Versailles et
des activités des vacances de printemps. Il portait sur leur fréquentation du centre, leur satisfaction,
leurs besoins, les activités qu’ils souhaiteraient voir se développer, leur perception des besoins
du quartier et la communication du centre social.
24 questionnaires ont été recueillis.
Ils ont notamment permis de faire ressortir l’importance accordée aux sorties et à la découverte, aux
rencontres avec d’autres personnes, aux activités, mais également les attentes concernant les familles,
les enfants et les jeunes, l’animation du quartier et les services de proximité.
Un diagnostic social de territoire réalisé par les étudiants de l’Institut du Développement
Social (IDS)
Pendant six semaines, le centre social a accueilli cinq stagiaires éducateurs spécialisés et assistants
sociaux de l’IDS, chargés de réaliser un diagnostic social de territoire.
Leur travail a apporté un regard complémentaire sur les Hauts de Rouen et a contribué à alimenter la
réflexion menée dans le cadre du renouvellement.
19 mai 2026 - Comité technique (COTECH) - Prendre connaissance du chemin parcouru et
croiser les regards
Après près de trois années de fonctionnement, il était important de permettre aux partenaires de
prendre connaissance de l’ensemble des actions développées par le centre social depuis son
ouverture. L’activité étant dense et chacun étant mobilisé par ses propres missions, tous ne
disposaient pas nécessairement d’une vision globale de ce qui était proposé aux habitants.
Le COTECH a donc été conçu dans un premier temps pour donner à voir le chemin parcouru. Les
actions menées depuis septembre 2023 ont été présentées aux participants, qui ont pu indiquer celles
qu’ils connaissaient, celles qu’ils découvraient ou identifiaient moins bien, ainsi que celles vers
lesquelles ils orientaient les habitants.
À partir de cette présentation, les partenaires ont ensuite été invités à apporter leur regard, en fonction
de leur champ d’intervention, de leur connaissance du quartier et des publics qu’ils accueillent :
qu’est-ce qui leur paraissait particulièrement nécessaire ? Qu’est-ce qui manquait ? Quelles actions
méritaient d’être renforcées ? Quelles évolutions observaient-ils sur les Hauts de Rouen ?
La matinée a été organisée autour de six espaces : accueil et accès aux droits ; animation de quartier,
temps forts et partenariats ; jeunesse ; rénovation urbaine ; familles et parentalité ; faits6
marquants et évolutions du quartier. Les groupes ont circulé entre les différents espaces afin que
chacun puisse contribuer aux échanges.
Cette organisation a ainsi permis de mettre en regard ce qui avait été construit par le centre social
avec la connaissance qu’en avaient les partenaires et leur propre expérience du territoire et de
ses habitants.
4 juin 2026 - Comité de pilotage (COPIL)
La démarche, le bilan des trois premières années et les principaux résultats issus de la concertation
ont ensuite été présentés au comité de pilotage, en présence d’élus, de la CAF 76, des équipes du
centre social et de la France services, ainsi que du chef de service Politique de la Ville. Ce temps a
permis de mettre en discussion les principaux enjeux du futur projet social 2027-2031.
Les étudiants de l’IDS, associés à la démarche de diagnostic, étaient également présents. Ils ont
présenté les principaux enjeux qui ressortaient de leur diagnostic : la jeunesse, la parentalité et les
transformations liées à la rénovation urbaine.7
PARTIE 1 — BILAN DU PROJET SOCIAL 2023-2026
Le centre social Diana Armengol-Markarian arrive au terme de ses trois premières années de
fonctionnement. Cette période a été marquée par la mise en œuvre du projet à travers plusieurs
agréments, qui ont accompagné l’installation du centre social et l’évolution de ses orientations.
Le projet initial s’est notamment structuré en 2023-2024 autour de trois axes : le soutien à la
parentalité, la mise en œuvre d’un projet jeunesse et l’appui et la coordination du tissu associatif.
Un nouvel agrément a ensuite été obtenu pour la période 2025-2026. Les trois axes prioritaires ont été
poursuivis, avec une évolution du troisième axe, davantage inscrit dans une logique d’animation de
quartier et de soutien aux initiatives locales que de coordination du réseau associatif.
Ce bilan revient sur les principales actions développées depuis l’ouverture, leur évolution, les
effets observés ainsi que les difficultés rencontrées. Il s’appuie sur les bilans d’activité, les
observations de l’équipe et des professionnels, ainsi que sur les contributions recueillies auprès des
habitants, des usagers et des partenaires dans le cadre du renouvellement du projet social.
Il permet ainsi d’identifier ce sur quoi le centre social peut aujourd’hui s’appuyer et ce qui reste à
consolider ou à faire évoluer pour la période 2027-2031.8
1.1 L’accueil : fonction centrale et évolutive
Dès son ouverture en septembre 2023, le Centre social Diana Armengol-Markarian a fait de l’accueil
une fonction centrale de son activité. Dans un contexte de réouverture du bâtiment avec un nouveau
service, d’installation de l’équipe et de forte fréquentation liée à la présence de la France services, les
premiers mois ont principalement été consacrés à la mise en place de l’organisation et des outils
permettant de mieux connaître les publics accueillis et leurs demandes. Le suivi de la fréquentation a
ainsi été structuré à partir de janvier 2024.
A. Un bâtiment partagé, deux services complémentaires
Le centre social partage ses locaux avec la France services, présente sur le quartier depuis plusieurs
années et déjà implantée dans le bâtiment avant sa fermeture pour travaux en 2022. À la réouverture
du bâtiment en septembre 2023, les habitants ont naturellement continué à identifier ce lieu comme
un point d’accès aux services publics et aux démarches administratives. Les premières fréquentations
du centre social ont ainsi été fortement liées aux besoins relevant de la France services.
Cette fréquentation importante a permis au centre social d’être rapidement en contact avec de
nombreux habitants. Elle a aussi nécessité de mieux faire connaître ses missions et de les distinguer
de celles de la France services. Les deux équipes ont donc travaillé ensemble pour faciliter l’orientation
des habitants vers le bon interlocuteur.
Cette complémentarité s'est renforcée. En 2025, la remise en place d'un double accueil lors des
permanences sans rendez-vous de la France services a notamment permis de mieux répartir les
demandes, d'améliorer l'orientation des usagers et de faciliter la collaboration entre les équipes.
B. Un accueil identifié, accessible et convivial
L'accueil du bâtiment est assuré par l'équipe du centre social, avec une agente d'accueil à temps plein
et un animateur accueil et animation globale à 50 %, en complémentarité avec le gardien-médiateur.
La présence de ce dernier, qui travaille dans le bâtiment depuis de nombreuses années et est
particulièrement bien identifié par les habitants, constitue un repère important pour le public.
Au fil du temps, les habitants ont également identifié les agents d’accueil comme des interlocuteurs
auxquels ils peuvent s’adresser. Leur disponibilité, leur écoute et la convivialité des échanges sont
régulièrement appréciées. Leur connaissance du quartier facilite aussi la compréhension des
demandes et la relation avec les habitants.
Les retours recueillis auprès des habitants sont très positifs ; les mots « chaleureux », « écoute »,
« gentillesse », « convivialité » et « soutien » reviennent régulièrement pour qualifier l’accueil proposé.
Plus largement, les mots « partage », « rencontre » et « écoute » apparaissent comme des marqueurs
importants de la relation des habitants au centre social.
Au-delà de l'accueil physique, les agents assurent différentes fonctions :
- Information et orientation,
- Inscriptions aux activités et rappels par téléphone ou SMS
- Réservation des salles
- Orientation vers les activités ou permanences proposées par le centre social et ses
partenaires,9
- Et inscription des habitants sur la liste de diffusion,
La liste de diffusion du centre social est passée de 223 familles inscrites en 2024 à 344 en août 2026.
Elle regroupe des familles issues des différents secteurs des Hauts de Rouen, mais aussi du centre-
ville et des villes limitrophes (Bihorel, Bois-Guillaume, Mont-Saint-Aignan…), avec une représentation
variable selon les quartiers. Les familles inscrites résident principalement sur les secteurs Lombardie
(25%) et Grand’ Mare (24%), et Sapins (20%), tandis que le Châtelet, secteur d’implantation du centre
social, reste moins représenté (15%).
C. Un accueil qui répond d'abord à des besoins d'accès aux droits
Les données recueillies montrent que les démarches administratives constituent le premier motif de
fréquentation de l'accueil. Les habitants viennent notamment pour être orientés vers la France services
ou vers les services d'accompagnement social, mais également pour bénéficier d'une aide ponctuelle
dans leurs démarches numériques :
- Prise de rendez-vous,
- Impression d'attestations,
- Connexion aux espaces personnels
- Ou réalisation de démarches auprès de la CAF, de la CPAM, de France Travail, des
services fiscaux ou de la Préfecture.
L'accueil joue ainsi un rôle de première orientation et de mise en relation avec les ressources du
territoire, notamment lorsque la demande relève d'un autre service ou d'un accompagnement social
plus spécialisé.
La mise à disposition de deux bornes informatiques, d'une imprimante et d'un scanner permet
également de répondre à des besoins simples liés à la dématérialisation des démarches
administratives.
Les habitants franchissent souvent la porte pour une démarche précise, mais cette première venue
peut aussi être l’occasion de découvrir une activité, une permanence ou un temps collectif proposé par
le centre social.
D. Faire de l'accueil un lieu de vie
Au fil des trois années, le travail mené a progressivement permis de dépasser une conception de
l'accueil limitée à l'information et à l'orientation. Des aménagements et des initiatives ont été
développés afin d'en faire également un espace de convivialité et de rencontre.
Le temps d'accueil café du jeudi matin, proposé le jour du marché, offre notamment un espace
informel où les habitants peuvent s'arrêter, échanger avec les agents et entre eux, s'informer sur les
activités et exprimer leurs attentes. En 2025, la mise en place d'un espace aménagé à proximité du
tableau d'information et la mise à disposition de thé et de café ont renforcé cette dimension conviviale.
Le tableau d'information, actualisé quotidiennement, permet par ailleurs de rendre plus visibles les
activités et les actualités du centre social.
Les différents temps développés depuis l'ouverture (accueil convivial, événements, sorties, activités
collectives, actions partenariales) créent des occasions multiples de franchir la porte du centre social
et d'y trouver une place, y compris pour des habitants qui ne participent pas régulièrement aux activités10
proposées. L'accueil devient ainsi un espace à partir duquel les habitants peuvent aussi découvrir les
ressources du centre social et du territoire.
E. Une fréquentation qui révèle aussi les enjeux d'aller-vers
Les premières années de fonctionnement ont permis d'identifier des différences de fréquentation selon
les secteurs des Hauts de Rouen. Les actions proposées ont notamment permis de mobiliser des
habitants des quatre secteurs, mais les habitants de la Grand' Mare se sont davantage mobilisés sur
certaines propositions, tandis que ceux du Châtelet, pourtant situés à proximité immédiate du centre
social, restent parmi les moins présents dans la structure.
Ces constats montrent que la proximité géographique ne suffit pas à garantir la fréquentation d'un
équipement. Ils invitent à poursuivre les démarches d’allers-vers, à diversifier les modalités de
communication et à être davantage présent dans les différents secteurs du quartier.
Les premières expériences menées autour des sorties, de la communication dans les espaces de
proximité et de l'investissement du parvis constituent ainsi des points d'appui pour poursuivre cette
démarche.
F. Des difficultés qui ont également marqué la période
L'organisation de l'accueil a été fragilisée à plusieurs reprises par les difficultés de ressources
humaines rencontrées par la France services, notamment au dernier trimestre 2024 et au premier
semestre 2025. La réduction, voire la suspension temporaire de certains créneaux d'accueil sans
rendez-vous a entraîné des conséquences directes sur les usagers et a pu générer de
l'incompréhension et des tensions.
Cette période a nécessité une adaptation constante des équipes et le renforcement des relais vers
d’autres ressources du territoire (SOS Paperasse entre autres) lorsque la France services ne pouvait
répondre immédiatement aux demandes.
G. Une organisation de l’accueil repensée
À partir de septembre 2025, l’organisation s’est structurée autour d’un pré-accueil lors des trois
matinées hebdomadaires d’accueil sans rendez-vous de la France services. Assuré par le conseiller
numérique, il permet d’identifier la nature de la demande et d’orienter la personne vers la réponse la
plus adaptée : prise en charge lorsque la démarche peut être traitée rapidement ou proposition d’un
rendez-vous lorsqu’elle nécessite davantage de temps ou de justificatifs.
L’arrivée d’un volontaire en service civique, sur des missions d’aidant numérique, a complété cette
organisation. Certaines demandes simples peuvent désormais être accompagnées directement sur les
postes informatiques mis à disposition à l’accueil, favorisant une réponse immédiate tout en
encourageant l’usager à réaliser lui-même sa démarche.
Les agents d’accueil du centre social ont également suivi une formation « aidant numérique »,
renforçant ainsi leur capacité à repérer les besoins, apporter une première réponse et orienter les
habitants vers le professionnel adapté à leur demande.11
Cette organisation contribue ainsi à fluidifier les trois matinées d’accueil sans rendez-vous, à mieux
qualifier les demandes dès l’arrivée des usagers et à articuler plus efficacement accueil, aide aux
démarches administratives et numériques.
Depuis janvier 2026, le regroupement du centre social et de la France services au sein d’un même
service marque une nouvelle étape. Cette évolution, développée dans la partie consacrée aux
ressources humaines, conduit à penser l’accueil à l’échelle de l’ensemble du service, afin de faciliter
l’orientation des habitants quelle que soit leur demande lorsqu’ils entrent dans la structure.
Octobre 2023 Nouvelle borne d’accueil depuis octobre 2024 Espace d’attente France Services12
1.2. Familles et parentalité : soutenir les liens et accompagner les parents dans
leur quotidien
Dès l’ouverture du centre social, l’équipe est allée à la rencontre des familles et des acteurs de la petite
enfance, de l’enfance et de la parentalité présents sur les Hauts de Rouen et a assuré des permanences
sur le marché, à la sortie des écoles et lors des animations de quartier proposés par les partenaires.
Ces rencontres ont permis de construire les premières actions au plus près des besoins et des attentes
exprimés. Parallèlement, l’implication dans le groupe Parentalité des Cités éducatives a permis
d’inscrire rapidement le projet dans une dynamique territoriale.
Au fil de ces trois premières années, le projet s’est structuré autour de plusieurs modalités
complémentaires :
- Des activités et sorties permettant de partager des temps en famille,
- Des espaces d’échange et de soutien entre parents,
- Des actions favorisant la participation des familles et une dynamique partenariale
autour des questions de parentalité
A. Des temps parents-enfants pour partager, découvrir et sortir du quotidien
Les ateliers parents-enfants ont constitué dès l’ouverture une première porte d’entrée vers le projet
familles. Activités créatives, cuisine, pratiques sportives, découvertes culturelles ou préparation des
temps forts du quartier ont permis de proposer aux parents et aux enfants des moments partagés dans
un cadre différent du quotidien.
En 2024, les ateliers parents-enfants ont réuni ainsi 306 participations. Une légère baisse de
fréquentation avait été constatée en 2025 ce qui invite à rester attentif aux modalités de
programmation, de communication et de mobilisation des familles.
Les retours des familles mettent néanmoins en avant la diversité et la régularité des propositions, la
possibilité de découvrir des activités parfois facilement reproductibles à la maison, mais également
l’occasion de rencontrer d’autres familles. La participation à la préparation du carnaval, d’Halloween
ou d’autres temps forts permet par ailleurs de créer des passerelles entre les activités familles et la vie
plus globale du centre social.
Les sorties familles occupent une place particulièrement importante dans cette programmation et les
inscriptions sont souvent rapidement complètes. Au-delà du loisir, elles permettent de sortir du
quartier, de découvrir de nouveaux lieux culturels, éducatifs ou de loisirs, de partager un temps
privilégié entre parents et enfants et de créer des souvenirs communs. Le choix de certaines
destinations de proximité vise également à permettre aux familles d’y retourner ensuite par leurs
propres moyens.
- En 2024, cinq sorties ont rassemblé 193 participants.13
- En 2025, six sorties ont réuni 178 participants.
Les programmations estivales ont également permis de proposer des activités accessibles
financièrement aux familles présentes sur le quartier. Leur fréquentation reste plus variable : pendant
l’été, les activités de proximité ne rencontrent pas systématiquement la même mobilisation que les
sorties.
B. Des actions partenariales qui élargissent les réponses proposées aux familles
Certaines actions répondant aux besoins des familles sont portées directement par des partenaires,
tout en reposant sur une implication importante du centre social dans leur mise en œuvre. C’est
notamment le cas du Club nature, animé par l’association Des camps sur la comète, et de La Cabane
des savoirs, développé en partenariat avec l’AFEV.
Le Club nature propose aux enfants des Hauts de Rouen inscrits à aucune activité extrascolaire, de
découvrir et explorer la nature environnante, de faire
du bricolage et de la pâtisserie.
Au-delà des activités proposées, le projet favorise les
rencontres entre des enfants issus d’écoles et de
secteurs différents et permet de créer
progressivement des liens entre eux. Les familles sont
également associées à certains temps afin de
découvrir les réalisations des enfants et de partager
des moments conviviaux.
La Cabane des savoirs est née de constats partagés avec les habitants et les partenaires : un besoin
d’aide aux devoirs gratuite et ouverte à tous, la présence importante d’enfants non accompagnés dans
les bibliothèques et des difficultés à entrer en relation avec certaines familles. Développée avec l’AFEV
et ses volontaires en service civique, l’action s’est structurée autour de lieux et de temps plus stables.
Elle permet de soutenir les enfants dans leur scolarité tout en recréant du lien avec leurs familles.
Si ces actions sont animées par des associations partenaires, elles nécessitent un investissement
important de l’équipe du centre social : mobilisation des familles, lien avec les parents, organisation,
coordination avec les partenaires et régulation des difficultés rencontrées.
Fête de Clôture - Club nature - juin 2025 ©Marie-Hélène Labat14
C. L’accès aux vacances : une attente forte des familles
La question du départ en vacances s’est progressivement affirmée comme une dimension importante
du projet familles. Pour certaines familles, les freins ne sont pas uniquement financiers : la préparation
du départ, son organisation ou encore le fait d’oser partir peuvent également constituer des obstacles.
Le centre social s’est donc inscrit dans des démarches de séjours
mutualisés avec d’autres centres sociaux. Ces expériences ont
permis à certaines familles de vivre un premier départ mais aussi
de travailler l’autonomie, la vie collective et les relations
familiales.
Les contraintes de ressources humaines ne permettent cependant
pas au centre social de porter seul ce type de projet, ce qui rend
les partenariats et les mutualisations particulièrement
importantes. En 2025, l’impossibilité de reconduire le séjour
mutualisé initialement prévu a ainsi conduit à proposer une nuitée
réunissant quatre familles, soit 15 personnes. Les retours ont été
très positifs, et les familles ont exprimé le souhait de pouvoir partir
plus longtemps.
Mini séjour – Club nature – Forêt d’Orival – Mai 2025
Séjour familles mutualisé – Veules-les-Roses
– juillet 2024
Séjour intergénérationnel – Port Manec’h – Octobre 202515
D. Des espaces pour parler de son rôle de parent et rompre l’isolement
Parallèlement aux activités parents-enfants, le centre social a développé des espaces spécifiquement
destinés aux parents.
Les Rendez-vous des parents, proposés depuis le dernier trimestre 2023, permettent d’aborder avec
des professionnels des préoccupations directement issues de leur quotidien : adolescence, écrans,
harcèlement scolaire, handicap, relations avec l’école, conflits dans la fratrie, vie affective,
communication non violente, coparentalité ou encore épuisement parental.
Ces temps reposent largement sur l’échange d’expériences entre parents. Les parents apprécient de
pouvoir verbaliser leurs difficultés dans un cadre sans jugement et constatent souvent qu’ils ne sont
pas seuls à rencontrer certaines situations. Les échanges permettent ainsi de relativiser certaines
difficultés, de partager des expériences et de retrouver davantage de confiance dans son rôle de parent.
La fréquentation de ces rendez-vous demeure néanmoins modeste et dépend fortement du travail de
communication et de mobilisation réalisé en amont.
- En 2024, sept rendez-vous ont réuni 25 participations ;
- En 2025, huit rendez-vous ont comptabilisé 37 participations.
- Au premier semestre 2026, les effectifs montrent une progression sur les derniers
rendez-vous, avec notamment une mobilisation plus importante autour de la
thématique du burn-out parental.
Le groupe de parole des parents, accueilli au centre social depuis septembre 2023, complète cette
offre. Son transfert de la Lombardie vers le Châtelet a entraîné dans un premier temps une baisse
importante de la fréquentation. Le passage d’un rythme hebdomadaire à une rencontre tous les quinze
jours et le travail de remobilisation ont progressivement permis d’accueillir de nouvelles participantes.
Le groupe constitue aujourd’hui un espace où la parole peut se libérer et où les participantes peuvent
partager leurs préoccupations, prendre du recul et se décharger de certaines tensions liées au
quotidien. Il permet également de créer des passerelles vers les autres activités et projets du centre
social, contribuant ainsi plus largement à la mobilisation des familles.
Ces actions sont complétées par les permanences du Pôle Ressources Handicap 76 (PRH76) et Terra
Psy au sein du centre social : PRH76 autour des questions liées à l’inclusion et au handicap et Terra
Psy autour de l’interculturalité, des parcours migratoires et de la santé mentale. Elles permettent,
lorsque cela est nécessaire, de mettre les familles en relation avec des professionnels disposant d’une
expertise spécifique.
Ces espaces de parole et de soutien à la parentalité mobilisent toutefois très majoritairement des
femmes. Au premier semestre 2026, aucun homme n’a participé aux Rendez-vous des parents, alors
que les sorties et certains temps familiaux permettent davantage de mobiliser les pères.16
E. De la participation aux activités à l’implication dans les projets
La participation des parents a également été recherchée dans la construction même de la
programmation.
Créé dès 2023 sous la forme d’un comité d’usagers familles puis devenu Comi’thé habitants, cet
espace permet de recueillir les envies, les besoins et les propositions concernant les activités, sorties
ou projets à développer.
En 2024, cinq rencontres ont réuni 35 participations. Certains habitants ne se sont pas limités à
proposer des idées : ils ont aussi apporté leur aide lors d’événements ou proposé de partager un
savoir-faire. Cette dynamique se retrouve notamment dans les ateliers cuisine, au cours desquels des
habitants proposent des recettes et peuvent prendre une place dans leur animation.
Cette dynamique reste néanmoins fragile. Le Comi’thé mobilise encore peu d’habitants au regard du
nombre de familles fréquentant le centre social et reste insuffisamment connu.
F. Une dynamique parentalité fortement inscrite dans le partenariat territorial
Le projet familles ne repose pas uniquement sur les actions conduites à l’intérieur du centre social.
Depuis 2023, la référente familles participe au copilotage du groupe Parentalité des Cités éducatives,
qui rassemble des acteurs institutionnels, associatifs, éducatifs, sociaux et culturels du territoire.
Ce travail collectif a notamment permis de proposer des formations aux professionnels et bénévoles
autour de différentes questions liées à la parentalité et de construire le Temps des Parents.
D’une première édition réunissant entre 30 et 40 parents en 2023, l’événement s’est développé pour
prendre une place importante à l’échelle du territoire. L’édition de septembre 2025 a ainsi accueilli
près de 400 participants et mobilisé de nombreux partenaires autour de stands, d’ateliers, d’un repas
partagé et d’un spectacle.
Au fil des rencontres et des projets communs, les professionnels ont appris à mieux se connaître et à
identifier plus facilement les ressources et les compétences de chacun.
Le Temps des parents – 23 novembre 2024 – Centre A. Malraux
1er anniversaire du centre social – septembre 202417
G. Un projet développé avec des moyens humains contraints
Le développement du projet familles repose sur 1,5 ETP, composé d’une référente familles à temps
plein et d’un animateur intervenant à 50 % sur cet axe.
Depuis le dernier trimestre 2024, l’équipe bénéficie également de l’appui d’un volontaire en service
civique. À compter de fin septembre 2026, une apprentie BPJEPS rejoindra l’équipe pour une durée
de quinze mois. Ces renforts permettent de soutenir les actions, mais ne peuvent se substituer à des
postes permanents. L’expérience de ces trois premières années montre aussi que le temps consacré
aux activités avec les familles ne représente qu’une partie du travail : leur mobilisation, la préparation
des projets, l’organisation des sorties et des séjours ou encore le travail avec les partenaires occupent
également une place importante.
Au regard de l’étendue du projet et des besoins identifiés, un socle d’au moins 2 ETP permanents
apparaît nécessaire pour permettre son développement dans de bonnes conditions.
H. Des acquis mais aussi des points de vigilance
Plusieurs points de vigilance restent néanmoins présents :
- Une mobilisation qui repose encore fortement sur les mères, les pères restant
notamment très peu présents dans les espaces consacrés à la parentalité ;
- Des actions de soutien et de parole nécessitant un travail important de mobilisation ;
- Une participation des habitants qui repose encore sur un noyau restreint ;
- Une demande forte concernant les sorties et les séjours, supérieure aux capacités
proposées ;
- Des moyens humains permanents qui limitent les possibilités d’aller-vers, de
diversifier les publics et de développer certains projets.
La communication reste également un point de vigilance. L’envoi direct de SMS est aujourd’hui le
moyen le plus efficace pour mobiliser les familles déjà en lien avec le centre social, mais il représente
une charge croissante avec 344 familles inscrites dans le fichier de diffusion et ne permet pas de
toucher celles qui ne connaissent pas encore la structure. L’affichage, l’aller-vers, les relais des
partenaires et d’autres modes de communication restent donc à développer en complément.
Le suivi et l’évaluation du projet familles restent également à consolider. Les outils utilisés jusqu’à
présent permettent de comptabiliser les participations aux différentes actions, mais donnent encore
peu de visibilité sur le nombre de familles différentes touchées, leur régularité de fréquentation ou leur
parcours au sein du centre social. Ils permettent également difficilement de rendre compte des effets
des actions au-delà de la fréquentation.
L’amélioration des outils de suivi devra permettre de mieux connaître les publics touchés et de mieux
rendre compte de l’évolution du projet et de ses effets.18
1.3. Jeunesse : de la création d’un espace dédié à l’implication des jeunes
Depuis l’ouverture du centre social, le projet jeunesse s’est construit
autour d’un public prioritairement âgé de 11 à 17 ans. Une première phase
a consisté à aller à la rencontre des adolescents, à recueillir leurs attentes
et à installer la salle jeunesse. La forte fréquentation du lieu a ensuite
conduit l’équipe à diversifier les activités et les sorties et à développer des
projets donnant davantage de place aux initiatives des jeunes.
A. La création et l’installation du secteur jeunesse
Dès 2023, avant l’ouverture de la salle jeunesse, l’équipe a engagé un
travail de rencontre avec les adolescents dans les lieux qu’ils
fréquentaient. L’animateur jeunesse a notamment été présent à la
bibliothèque du Châtelet à partir d’octobre 2023 et au collège Boieldieu sur
le temps du midi. Cette présence a permis de faire connaître le projet et de
créer les premiers liens avec des jeunes qui ont ensuite fréquenté le centre social.
L’arrivée du référent jeunesse en janvier 2024 a permis d’engager une nouvelle étape. Un questionnaire
a été diffusé auprès des élèves des collèges Georges Braque et Boieldieu : 501 questionnaires ont été
recueillis sur les 660 collégiens scolarisés dans les deux établissements. Parmi les répondants, 55
% déclaraient ne pratiquer aucune activité extrascolaire. Les sorties et les séjours figuraient parmi les
principales attentes, citées respectivement par 71 % et 73 % des répondants.
Ces résultats et les échanges directs avec les adolescents ont contribué à définir les modalités de
fonctionnement et l’aménagement de la salle jeunesse, ouverte le 14 février 2024. La première
journée a rassemblé 238 jeunes et, durant les premières semaines, entre 70 et 120 jeunes étaient
accueillis quotidiennement, âgés en moyenne de 13 ans.
La salle s’est depuis installée comme le point d’ancrage du projet jeunesse. Elle fonctionne comme un
espace d’accueil libre où les adolescents peuvent se retrouver, échanger, jouer, utiliser les ordinateurs
et imprimantes mis à disposition, faire leurs devoirs, mais aussi participer aux activités et aux projets.
En 2025, 5 548 passages ont été enregistrés, programmation des vacances comprise, avec une
fréquentation globalement équilibrée entre filles et garçons.
Pendant les vacances scolaires, l’accueil est complété par des sorties, des activités sportives,
culturelles et de loisirs, des ateliers, des temps collectifs et des actions de solidarité. En 2025, 607
participations ont été comptabilisées sur ces activités. Certaines sorties peuvent réunir jusqu’à 44
jeunes et nécessitent alors la mobilisation d’adultes supplémentaires pour assurer l’encadrement.
Depuis 2025, la participation au dispositif Promeneurs du Net permet également à l’équipe de
communiquer avec les adolescents par un canal davantage adapté à leurs usages, notamment pour
diffuser les informations concernant les activités, sorties et projets.
Atelier Planet Paint – été 202419
B. Un lieu investi par les jeunes, qui permet de construire une relation de confiance
La fréquentation ne constitue pas le seul indicateur de l’appropriation du lieu. Lorsqu’ils parlent de la
salle jeunesse, les adolescents évoquent son ambiance, le fait de retrouver leurs amis, de jouer, de
discuter ou de participer aux sorties. Certains parlent simplement d’une « bonne vibe ». La salle répond
ainsi d’abord à un besoin très concret : disposer d’un lieu dans lequel les adolescents peuvent se
retrouver.
Cette fréquentation régulière permet également aux professionnels de construire une relation
différente de celle créée uniquement dans le cadre d’une activité programmée. Les échanges informels
font émerger des demandes concernant les loisirs, la scolarité, le BAFA, les premières expériences
professionnelles ou des projets personnels. Plusieurs initiatives individuelles ont ainsi émergé : projet
de tournoi de futsal proposé par un jeune de 16 ans, organisation d’un pique-nique à l’initiative d’une
jeune de 13 ans ou encore sollicitations autour du parcours scolaire.
Le lien avec les familles se construit peu à peu. La permanence Rouen Loisirs Jeunes (RLJ), assurée par
le référent jeunesse au centre social sur la période de septembre - octobre, permet de rencontrer
directement les parents autour des inscriptions et des possibilités de loisirs proposées aux
adolescents. Les séjours ou certaines situations scolaires sont d’autres occasions d’échanger avec eux
et de créer peu à peu une relation.
C. De la participation à la réalisation de projets portés avec les jeunes
Après une première période consacrée à l’installation de la salle et à la fidélisation du public, une place
plus importante a été donnée aux adolescents dans la construction des projets.
La création d’une instance de représentants en constitue une première illustration. En novembre
2024, 52 jeunes ont participé à l’élection de huit représentants, quatre filles et quatre garçons, parmi
treize candidats. Le scrutin a été organisé avec bulletins, urne et isoloir.
Sortie à Trouville-sur-Mer – juillet 2024 Fabrication d’un push car – avril 202520
Cinq rencontres ont ensuite été organisées au premier semestre 2025. Les représentants ont
notamment été associés aux programmations de vacances, au choix d’activités, à la recherche de
prestataires et aux demandes de devis, ainsi qu’aux premières réflexions concernant l’organisation
d’un séjour.
La création de la Junior Association (Les Hauts Partent) en novembre 2025, constitue une étape
supplémentaire. Accompagnés par l’équipe jeunesse et la MJC Normandie, les jeunes ont construit leur
projet, participé à des maraudes en lien avec une association locale (Amari), tenu des stands lors des
fêtes de quartier pour contribuer à son autofinancement, rencontré des financeurs puis préparé et
réalisé un séjour à Marseille. Ils ont ainsi pu expérimenter très concrètement les différentes étapes
d’un projet collectif, de l’idée à sa réalisation. D’autres actions, comme le Trophée des Hauts de Rouen
ou la participation aux fêtes de quartier, permettent également aux adolescents de sortir du seul cadre
de la salle jeunesse et de prendre une place dans des projets collectifs à l’échelle du quartier.
L’implication reste néanmoins variable selon les jeunes et les projets. Elle est généralement plus forte
lorsqu’ils perçoivent directement l’objectif ou le résultat attendu. Les engagements pris ne sont pas
toujours maintenus dans la durée et des difficultés de présence, d’horaires ou de désistement
demeurent.
D. Un projet jeunesse qui se construit avec les partenaires
Le secteur jeunesse s’appuie sur plusieurs coopérations : les collèges, mobilisés dès sa création pour
rencontrer les adolescents et recueillir leurs attentes, la MJC Normandie pour la Junior Association,
Rouen Info Jeunes, les services de la Ville, les clubs sportifs et plus largement les acteurs intervenant
auprès des jeunes sur le territoire.
La mobilisation de bénévoles du club de football contribue également au fonctionnement de certaines
actions. Leur présence pendant les vacances a notamment permis d’organiser des sorties réunissant
jusqu’à 44 jeunes dans de bonnes conditions d’encadrement.
Les échanges menés dans le cadre du renouvellement du projet social ont cependant montré que les
actions conduites auprès des adolescents ne sont pas encore suffisamment connues de l’ensemble
des partenaires. Certains les ont découvertes à cette occasion. Les liens entre les différents acteurs
jeunesse restent donc à renforcer.
Clean-walk – quartier Grand’ Mare – avril 202521
Le projet jeunesse repose sur deux professionnels permanents, renforcés depuis novembre 2024 par
un volontaire en service civique. Deux volontaires devraient rejoindre le secteur à compter de
l’automne 2026. Ces renforts soutiennent les actions mais ne se substituent pas aux professionnels
nécessaires à leur encadrement et à leur continuité.
Les limites de cette organisation apparaissent lorsque plusieurs actions doivent être menées
simultanément. Lors du séjour à Marseille, par exemple, la mobilisation de l’ensemble de l’équipe a
conduit à suspendre les activités jeunesse au centre social. Les séjours et certains projets génèrent
également des heures supplémentaires dont la récupération peut entraîner des fermetures ponctuelles
de la salle.
Les jeunes et les partenaires ont par ailleurs exprimé un intérêt pour des propositions ponctuelles le
week-end. Leur développement dépendra des moyens humains et de l’organisation de l’équipe.
Enfin, la taille de la salle jeunesse devient une contrainte au regard de sa fréquentation. Elle permet
difficilement de faire coexister l’accueil libre d’un groupe important, des activités, des échanges
individuels et le travail sur des projets en petits groupes.22
1.4. Animation de la vie sociale et animation de quartier
Depuis sa création, le centre social cherche à créer des occasions de rencontre et de convivialité, dans
ses locaux mais aussi dans les différents secteurs des Hauts de Rouen. Cette dimension du projet s’est
construite à travers des animations de quartier, des temps forts et des actions menées avec les
habitants et les acteurs du territoire.
Dès l’été 2023, avant même l’ouverture du centre social, près de 200 personnes ont participé aux
premières animations hors-les-murs organisées au Châtelet et à la Lombardie. Quatre sorties ont
également réuni 48 familles issues des quatre quartiers des Hauts de Rouen et un cinéma en plein air
a rassemblé une centaine de personnes.
A. Faire vivre le quartier
Depuis l’ouverture, différents rendez-vous rythment la vie du centre et du quartier : carnaval, chasse
aux œufs, fête de la Saint-Jean, Halloween, anniversaire du centre social avec cinéma en plein air,
Trophée des Hauts de Rouen, kermesse, temps festifs de fin d’année et programmations estivales.
Organisés par le centre social ou avec les acteurs du territoire, ils se déroulent dans les locaux mais
aussi dans différents espaces des Hauts de Rouen.
Les habitants prennent également une part active à certains de ces rendez-vous. Dès 2024, quatre
habitantes ont participé à l’organisation du repas du Trophée des Hauts de Rouen, réunissant environ
80 jeunes et une quarantaine de professionnels. D’autres habitants se sont ensuite impliqués dans les
ateliers cuisine (1 atelier mensuel d’octobre à juin, hors vacances scolaires), la préparation des repas
de fin d’année ou le maquillage des enfants lors du Carnaval et de la Rue aux enfants et certains parents
distribuent des flyers ou les déposent dans les boîtes aux lettres de leur immeuble. Les représentants
de la salle jeunesse ont également assuré le service lors des deux dernières soirées de dégustation de
galettes. Ces exemples montrent différentes formes d’implication, à partir d’un savoir-faire, d’une
envie ou d’une contribution ponctuelle à un projet collectif.
Carnaval HDR – 3ème édition – avril 2025
Carnaval HDR – 2ème édition – avril 202423
B. Sorties, séjours et temps collectifs : élargir les espaces de rencontre
Les sorties, séjours et temps collectifs offrent d’autres occasions de rencontre entre habitants. Dès
l’été 2023, les quatre sorties proposées ont réuni 48 familles issues des quatre quartiers des Hauts de
Rouen. Elles ont également permis de toucher davantage de pères que les premières animations hors-
les-murs.
Les années suivantes, les programmations estivales et de vacances ont continué à associer sorties,
activités familles et jeunesse, animations intergénérationnelles et temps collectifs.
C. Des effets qui dépassent la participation à une activité
Ces propositions constituent des occasions de rencontre entre habitants, mais aussi avec l’équipe du
centre social. L’été 2023 en donne un exemple concret : parmi les 48 familles ayant participé aux
premières sorties, 14 fréquentaient ensuite régulièrement le centre social, notamment pendant les
vacances scolaires. Une animation ou une sortie peut ainsi devenir une première porte d’entrée vers le
centre.
Les temps collectifs permettent également de faire se rencontrer des personnes qui ne se côtoient pas
nécessairement, entre générations ou entre habitants des différents secteurs des Hauts de Rouen.
Le cinéma en plein air organisé en 2023 en est une autre illustration : plusieurs familles avaient indiqué
être venues moins pour le film lui-même que parce qu’un événement était proposé en soirée dans le
quartier. La possibilité de disposer de moments festifs et conviviaux sur les Hauts de Rouen
constitue donc en elle-même une attente.
Par leur diversité et leur visibilité, ces événements donnent aussi à voir une autre image des Hauts de
Rouen : celle d’un quartier où les habitants se retrouvent, partagent des moments festifs et participent
à des projets collectifs.
Chasse aux œufs – avril 2024
Atelier préparation Chasse aux œufs – avril 202424
D. Des attentes qui restent fortes
Les attentes restent importantes autour des sorties, séjours et temps collectifs. Les habitants évoquent
notamment davantage de soirées, de week-ends ou séjours, de propositions intergénérationnelles, de
sorties permettant de découvrir d’autres lieux et d’activités organisées à l’extérieur du centre social.
Ces attentes confortent l’intérêt des démarches hors-les-murs. La fréquentation reste différente
selon les secteurs des Hauts de Rouen et l’implantation du centre ne suffit pas à toucher l’ensemble
des habitants.
La mobilisation reste néanmoins un point de vigilance : certaines inscriptions ne sont pas suivies
d’une participation effective et, malgré les différents moyens de communication utilisés, l’information
ne touche pas encore tous les publics.
Pour la suite, il s’agira donc moins de multiplier les événements que de trouver un équilibre entre temps
forts, animations de proximité, sorties et séjours, propositions intergénérationnelles et place donnée
aux habitants dans leur préparation et leur réalisation.
Sortie familles au Louvre – octobre 2024
Sortie familles à France Miniature – août 202525
1.5. Appui au milieu associatif et dynamique partenariale
À son ouverture, le centre social s’est inscrit dans un territoire disposant déjà d’un tissu important
d’associations, de services publics, d’équipements et de professionnels. Il lui a fallu trouver sa place,
se faire connaître et construire des relations de travail avec des acteurs aux champs d’intervention très
divers.
Ces relations se sont principalement développées à partir de collaborations concrètes autour des
besoins des habitants, des projets du centre social et des dynamiques déjà présentes sur les Hauts de
Rouen.
A. La construction d'un réseau partenarial
Les partenariats développés concernent des champs très variés : social, santé, jeunesse, éducation,
sport, culture, insertion, prévention ou accès aux droits. Ils associent des associations locales, des
services de la Ville, des institutions et différents équipements du territoire.
Dès 2024, des réunions de programmation réunissant notamment les bibliothèques des Hauts de
Rouen, le centre André-Malraux, mix ’CITE et le centre Pernet ont facilité la circulation de l’information
et la planification des animations.
D’autres espaces contribuent à cette interconnaissance, notamment les « p’tits déj » des acteurs des
Hauts de Rouen et les réunions de coordination des services de la Ville. Le COTECH organisé dans le
cadre du renouvellement du projet social a réuni près de 40 professionnels et partenaires issus de
champs différents.
B. Des formes de coopération diversifiées
Le partenariat se construit surtout à travers de réalisations concrètes : projets communs, co-
organisation d’événements, mutualisation de moyens, mise à disposition de locaux ou de véhicules,
permanences et orientations entre professionnels.
Le carnaval avec mix ‘CITE, la fête de la Saint-Jean avec I.D Hauts, la Kermesse de Solidarité Plateau
ou encore Les Hauts ont des talents, porté par le centre Pernet en sont quelques exemples. Cette
dynamique partenariale se retrouvent également dans les projets Familles et Jeunesse, les séjours, le
Trophée des Hauts de Rouen ou la Junior Association.
Le partenariat n’est donc pas un projet à part : il traverse l’ensemble des actions du centre social.
C. Le centre social comme lieu et ressource pour les acteurs
Le centre social constitue également une ressource matérielle pour les acteurs du territoire. Salles,
cuisine, matériel et véhicule neuf places peuvent être mis à disposition pour faciliter la réalisation de
leurs actions. En 2025, environ 20 mises à disposition de salles par mois ont bénéficié à des
associations, des services de la Ville ou de la Métropole et, ponctuellement, à des bailleurs.
Certaines permettent également de proposer de nouvelles actions aux habitants. Le centre accueille
ainsi le Café des Cultures de la salle Jouvet, des concerts dans le cadre du festival Chants d’Elles ou
encore les ateliers anti-gaspi du centre Pernet.26
Le centre accueille enfin différentes permanences et interventions de partenaires, notamment Terra
Psy et PRH76. Elles permettent aux habitants de trouver dans un même lieu des ressources
complémentaires et facilitent les orientations entre professionnels.
D. Une dynamique partenariale qui fait évoluer les pratiques autour de l’inclusion
Les échanges menés dans le cadre du groupe parentalité ont fait émerger des préoccupations
communes autour de l’accueil des enfants et adolescents en situation de handicap. Face aux difficultés
rencontrées par les équipes et au besoin de mieux adapter les pratiques et les conditions d’accueil, un
sous-groupe de travail dédié à l’inclusion a été constitué.
Il réunit des professionnels du territoire afin de partager les expériences, mieux connaître les
ressources existantes et faire évoluer collectivement les pratiques. Cette dynamique s’est déjà traduite
par des actions concrètes. En décembre 2025, 20 professionnels et bénévoles issus de différents
secteurs ont participé à deux sessions consacrées à l’approche pratique des troubles du
neurodéveloppement, associant apports théoriques, mises en situation et échanges sur les pratiques.
La démarche se poursuit par la découverte de ressources et de lieux spécialisés et par le
développement de malles pédagogiques inclusives destinées à mieux outiller les structures du
territoire.
L’enjeu n’est pas de faire du centre social un acteur spécialisé du handicap, mais de faire évoluer
ses pratiques et celles de ses partenaires en s’appuyant sur les compétences et les ressources
spécialisées du territoire.
E. Des coopérations qui renforcent les possibilités de réponse sur le territoire
Les projets communs et les espaces de rencontre ont permis aux acteurs de mieux se connaître et
d’identifier davantage les ressources présentes sur les Hauts de Rouen. Cette connaissance facilite les
orientations lorsqu’une demande nécessite l’intervention d’un autre professionnel ou service.
La mutualisation des locaux, des véhicules, des moyens humains ou matériels et la co-organisation
permettent également de développer des actions qu’un acteur aurait parfois plus de difficulté à porter
seul.
F. Un outil collectif qui évolue pour mieux toucher les habitants
La dynamique partenariale se traduit également par des outils construits et alimentés collectivement.
L’Écho des Hauts, journal mensuel coordonné par l’association mix’CITÉ, permet aux structures du
territoire de partager leurs actualités et les animations proposées sur les Hauts de Rouen. Bien
approprié par les professionnels et largement diffusé dans les structures du quartier et auprès des
écoles, il reste toutefois encore peu identifié par une partie des habitants.
Ce constat a conduit les partenaires à engager une réflexion commune sur son évolution afin de le
rendre plus lisible, plus attractif et plus accessible : contenus plus courts, sélection de quelques
temps forts, recours autant que possible au FALC, création de nouvelles rubriques et évolution de la
première page vers un agenda des temps forts du quartier. L’objectif est également de renforcer son27
identité comme journal collectif des Hauts de Rouen, au-delà de la juxtaposition des communications
de chaque structure.
Cette évolution s’accompagne d’une volonté d’aller davantage à la rencontre des habitants,
notamment par des présences régulières de partenaires sur le marché du Châtelet, pour faire connaître
le journal mais aussi recueillir leurs attentes et leurs propositions.
G. Un réseau important mais encore inégalement lisible et articulé
Malgré les relations développées, les actions, permanences et ressources existantes ne sont pas
toujours suffisamment connues, y compris par les professionnels susceptibles d’orienter les habitants.
Les échanges du COTECH l’ont notamment montré concernant les actions jeunesse.
L’enjeu concerne donc aussi la circulation de l’information entre professionnels : mieux connaître
ce que chacun propose, les conditions d’accès et les personnes à contacter.
L’expérience de ces premières années a également montré les limites d’une coordination globale du
tissu associatif portée par le seul centre social. L’objectif est davantage de renforcer le travail en réseau
: mieux connaître les missions de chacun, identifier les complémentarités et travailler ensemble
lorsque les besoins des habitants le nécessitent.28
1.6. France services, accès aux droits et inclusion numérique
L’accès aux droits constitue une dimension importante de l’activité du site Diana Armengol-Markarian.
La France services étant implantée sur les Hauts de Rouen avant la création du centre social, la
période 2023-2026 correspond à la fois à la continuité de ce service et à la construction de nouvelles
passerelles avec le centre social.
A. Une France services déjà implantée sur le territoire
La France services trouve son origine dans la Maison du Plateau, équipement municipal ouvert en
janvier 2019 au Châtelet et labellisé France services en janvier 2021. Elle apporte une première
réponse aux habitants dans leurs démarches administratives, une aide à l’utilisation des services en
ligne et une orientation vers les interlocuteurs compétents lorsque la situation le nécessite.
Cette offre est complétée par des permanences associatives et institutionnelles dans différents
domaines : accès aux droits, insertion, emploi, justice ou logement. En 2025, AGIR abcd, le PLIE, Média
Formation, la Mission Locale, la CAF, la Maison de la Justice et du Droit, la Déléguée de la Défenseure
des droits ou encore le service logement sont notamment intervenus sur le site.
Après la fermeture du bâtiment pour travaux en mai 2022, la France services et les permanences ont
été temporairement accueillies dans les locaux de la CPAM des Hauts de Rouen. Leur retour dans le
bâtiment, le 25 septembre 2023, s’est fait avec l’ouverture du centre social.
B. Une articulation progressivement renforcée avec le centre social
À partir de septembre 2023, une France services déjà connue des habitants et un centre social
nouvellement créé ont donc coexisté dans le même bâtiment. L’accueil du centre social a pris une place
de première orientation : vers la France services pour les démarches administratives ou numériques,
vers les activités du centre social ou vers un autre professionnel selon la demande.
La France services demeure fortement sollicitée : 4 967 accueils ont été enregistrés en 2024 et 4 553
en 2025. Les permanences des partenaires ont représenté respectivement 1 013 et 886 accueils.
L’année 2025 a cependant été marquée par plusieurs mouvements et absences dans l’équipe,
conduisant à adapter les modalités d’accueil et à reporter certaines actions collectives.29
Depuis janvier 2026, le regroupement du centre social et de la France services au sein d’un même
service marque une nouvelle étape. Cette organisation vise notamment à faciliter les orientations et les
passerelles entre accueil, accès aux droits, aide administrative et numérique et activités du centre
social.
C. L’héritage de la Cyberbase et le développement de l’inclusion numérique
L’aide numérique fait partie depuis plusieurs années de l’offre d’accès aux droits. Au-delà de la
réponse à une difficulté ponctuelle, l’objectif est aussi de permettre aux habitants qui le peuvent de
gagner en autonomie dans l’utilisation des outils numériques.
Après différentes actions collectives, notamment les Jeudis du numérique en 2024, l’offre s’est
renforcée au premier semestre 2026 autour de la Cyberbase qui se situe sur la dalle de la Grand’ Mare.
Des ateliers pour débutants, des ateliers thématiques et des temps individuels permettent d’apprendre
à utiliser un ordinateur, un smartphone ou Internet et d’être guidé dans certaines démarches en ligne.
Lors des accueils sans rendez-vous de la France services, l’inscription à ces ateliers est proposée
lorsqu’elle correspond au besoin de la personne.
Cette offre est complétée par l’aide aux démarches administratives proposée par @NIE de Média
Formation et par des ateliers CV et lettres de motivation animés par La Cravate solidaire.
Ces permanences ont lieu à la Cyberbase.
L’organisation permet ainsi d’apporter une première aide face à une difficulté administrative ou
numérique tout en proposant, lorsque cela est possible, un passage vers l’apprentissage et davantage
d’autonomie
D. Une offre importante mais encore inégalement identifiée
En 2025, 4 553 accueils France services et 886 accueils dans le cadre des permanences partenaires
ont été enregistrés. Les demandes concernent notamment la CPAM, la CAF et la CARSAT. 1 573
sollicitations ont également porté sur les droits des étrangers auprès de la Préfecture.
Si la France services est bien identifiée, les ateliers numériques, certaines permanences et les autres
ressources présentes dans le bâtiment ou à la Cyberbase restent moins connues. Pour les habitants
comme pour les professionnels, il n’est donc pas toujours simple d’identifier la bonne ressource selon
la demande.
Le travail engagé doit permettre de rendre cette offre plus lisible, de faciliter les orientations et de
renforcer les passerelles entre les différents services et partenaires présents sur le site.30
1.7. Une organisation et des ressources humaines qui ont évolué avec le projet
Les trois premières années ont été consacrées à la fois à la
constitution de l’équipe, à l’installation du fonctionnement
quotidien et au développement des différents secteurs du centre
social. Parallèlement, la France services, déjà implantée sur le
territoire, a poursuivi son activité au sein du même équipement.
Le fonctionnement du site repose ainsi sur des métiers et des
compétences diversifiés, intervenant dans des champs
complémentaires : accueil, familles et parentalité, jeunesse,
animation de la vie sociale, accès aux droits et inclusion numérique.
A. Des moyens humains confrontés au développement
de l’activité
Le développement de l’activité a fait apparaître certaines limites
dans les moyens humains disponibles. Le projet Familles repose
sur 1,5 ETP permanent et le secteur Jeunesse sur deux
professionnels permanents. Les volontaires en service civique apportent un soutien aux projets mais
ne se substituent pas aux professionnels nécessaires à leur continuité et à leur encadrement.
La France services a également connu plusieurs mouvements et absences. En 2025, ces difficultés ont
conduit à adapter les modalités d’accueil et à reporter plusieurs actions collectives.
Après trois années de fonctionnement, l’équipe dispose aujourd’hui de davantage de recul sur ses
capacités d’intervention et sur les moyens nécessaires au développement du projet.
B. Une nouvelle organisation depuis janvier 2026
Au 1er janvier 2026, l’organisation distinguant le centre social et la France services a évolué vers
un service unique placé sous une même direction. Les postes de responsable France services et de
chargé du projet accueil ont été remplacés par une fonction de coordinatrice France services et une
fonction d’appui administratif et au pilotage.
Cette nouvelle organisation vise à renforcer la complémentarité entre les équipes, à faciliter
l’orientation des habitants et à mieux structurer les fonctions transversales du service.
Le recrutement d’une chargée d’appui au pilotage en juillet 2026 doit notamment permettre de
renforcer le suivi administratif et financier, la logistique, le suivi des projets et leur évaluation. Cette
organisation étant récente, il est encore trop tôt pour en mesurer les effets.
Novembre 202331
DIRECTION DE LA SOLIDARITE ET DE LA COHESION SOCIALE
Vanessa RAPITEAU
SERVICE POLITIQUE DE LA VILLE
Responsable
Augustin LONGUEVILLE
Centre social
Diana Armengol-Markarian
1 ETP - Agente d’accueil
Flore ONDJANGUIS
Master en Economie Internationale
1 ETP - Animateur accueil et « animation
globale »
(contrat adulte-relais)
Luck’s LUKUKU
BTS Euro plastiques et composites
1 ETP - Référente famille
Kelly CREVEL
BPJEPS Animation sociale
1 ETP - Animateur jeunesse
Steeven PIGNATA
DUT Informatique
1 ETP - Référent jeunesse
Bruno Gneutou CORREA
DEJEPS Développement de projets, territoire et
réseaux
1 ETP – Gardien Médiateur
Mohamed ATMANI
1 ETP – Chargée d’appui au pilotage
Nadège FIRMAN
Diplôme technique de Documentaliste
d’entreprise
Centre
socioculturel
SIMONE VEIL
Mission
Politique
de la Ville
Centre social
Diana
Armengol-Markarian
France Services
Gestion
urbaine et
sociale de
proximité
Chargé de
développement social
et local
Grammont -Saint-Sever
- Orléans
1 ETP - Directrice
Mélissa BE
Master professionnel Médiation culturelle
1 ETP – Agent d’accueil et d’accompagnement
Guillaume SAINT-YVES
Niveau Bac +2
BTS SIO non obtenu
1 ETP - Agente d’accueil et d’accompagnement
Ashadive TOURANI
BTS Secrétaire comptable
1 ETP – Médiatrice numérique
(contrat adulte-relais)
En arrêt maladie depuis novembre 2024
Amel BENZIA
1 ETP – Conseiller numérique
Guillaume PIEDFORT
Licence de Géographie
1 ETP – Animatrice numérique
Virginie CAREMIAUX
BEATEP
DEUG de Psychologie
France Services
1 ETP – Coordinatrice
Zeh GOUANDAHI
D.E Assistante de service social
Master en Sociologie
ORGANIGRAMME AU 31/08/202632
1.8. Trois années de fonctionnement : ce que nous retenons
En trois ans, le centre social a trouvé sa place sur les Hauts de Rouen. Les familles constituent le cœur
de sa fréquentation et les adolescents se sont fortement approprié la salle jeunesse. Les animations
ont créé de nouvelles occasions de rencontre et certains habitants commencent à prendre une place
dans leur préparation et leur réalisation. La France services demeure une porte d’entrée importante
pour l’accès aux droits et le travail avec les acteurs du territoire s’est développé.
Cette période a aussi fait apparaître des points de vigilance : des moyens humains et des espaces
parfois sous tension, des publics encore inégalement touchés selon les secteurs ou les actions, une
participation des habitants à élargir et des ressources et partenariats qui restent parfois
insuffisamment connus.
Le renouvellement du projet social est l’occasion de s’appuyer sur ce qui a été construit depuis 2023
tout en faisant évoluer le projet au regard des besoins du territoire et de la parole de ceux qui y vivent
ou y travaillent.33
PARTIE 2 — DIAGNOSTIC SOCIAL PARTAGÉ
Le renouvellement du projet social intervient dans un contexte de transformation importante des Hauts
de Rouen. Depuis l’ouverture du centre social, le quartier a continué d’évoluer : opérations de
renouvellement urbain, démolitions et relogements, évolution des équipements et des services de
proximité, mais aussi changements observés dans la vie quotidienne du quartier.
Ces transformations ne se résument pas aux travaux engagés. Elles ont aussi des effets très concrets
sur la vie quotidienne : évolution des espaces publics, relogements, changements dans les habitudes
de fréquentation du quartier. Elles interviennent par ailleurs dans un territoire marqué par des fragilités
sociales et économiques importantes, mais qui dispose également de nombreuses ressources :
habitants, associations, équipements, services publics et professionnels présents sur les Hauts de
Rouen.
Le diagnostic qui suit cherche donc à comprendre les caractéristiques du territoire, les évolutions
observées depuis 2023 et ce qu’en disent ceux qui y vivent ou y travaillent. Les données statistiques
permettent de situer certaines réalités ; la parole des habitants et des jeunes, les observations de
l’équipe et des étudiants ainsi que les échanges avec les professionnels permettent de mieux
comprendre la manière dont elles se vivent au quotidien.34
2.1. Les Hauts de Rouen : quelques repères pour comprendre le territoire
Le QPV des Hauts de Rouen rassemble les secteurs du Châtelet, de la Lombardie, des Sapins et de la
Grand’ Mare.
Les principaux indicateurs font apparaître une pauvreté importante, une forte présence de familles
monoparentales et une situation particulièrement fragile pour une partie des jeunes de 16 à 25
ans. Ils ne résument cependant pas les Hauts de Rouen, également caractérisés par la jeunesse de
leur population, la diversité de leurs habitants, les nombreuses ressources présentes et les profondes
transformations en cours.
2.2. Un territoire en profonde transformation
Lorsque le centre social a ouvert ses portes, le renouvellement urbain était déjà très visible sur les
Hauts de Rouen. Les travaux étaient engagés aux Sapins et la démolition de la « Banane » était
imminente.
Depuis, le paysage a continué à changer. La Banane a disparu, l’ancienne mairie annexe et le bâtiment
Rousseau situés place du Châtelet ont été démolis. D’autres transformations sont encore attendues,
avec notamment le réaménagement de la place du Châtelet, la construction d’une nouvelle école rue
Henri-Dunant ou encore le projet de nouvelle piscine.
Ces transformations suscitent à la fois des attentes et des interrogations. La végétalisation,
l’amélioration des logements, la création d’espaces plus ouverts ou de nouveaux équipements sont
perçues positivement. Les relogements, la durée des travaux, l’évolution de l’offre de logements ou la
disparition de certains repères soulèvent également des questions.
https://sig.ville.gouv.fr/territoire/QN07620M35
LES HAUTS DE ROUEN DEMAIN
Quelques transformations qui accompagneront le territoire pendant la période 2027-2031
Le Châtelet aujourd’hui Le Châtelet demain
Le Châtelet : un nouveau cœur de quartier en construction.36
Un chantier qui se poursuivra pendant la période du prochain projet social, jusqu’en 2031.
Le futur groupe scolaire Henri-Dunant
Le futur groupe scolaire Marot
Le futur centre aquatique
DES ÉQUIPEMENTS QUI MODIFIENT LE QUOTIDIEN
Écoles, espaces publics, commerces et équipements de
loisirs : ces projets donnent à voir un quartier dont les usages
et les repères vont continuer à évoluer dans les prochaines
années.37
Des services et des acteurs qui se recomposent
Les transformations urbaines se sont ajoutées à d’autres événements qui ont modifié la présence des
services publics dans le quartier. Les violences urbaines de juin 2023 et les incendies qui les ont
accompagnées ont notamment entraîné la fermeture ou le déplacement de plusieurs services : mairie
annexe, Maison de la Justice et du Droit, Unité territoriale sociale QPV ou encore commissariat. Ce
dernier a rouvert place du Châtelet en février 2026.
Dans le même temps, d’autres ressources ont évolué ou sont apparues : nouvelle implantation de
l’APRE, Maison des sports, accueil jeunes de mix ‘CITE à la Grand’ Mare et agrément Espace de Vie
Sociale obtenu par l’association en 2025, arrivée de nouvelles associations (Akuma matata, Lab’Haut,
C’est quoi l’projet) ou encore développement du projet Quartier fertile.
Les Hauts de Rouen ne connaissent donc pas seulement une transformation du bâti : les lieux, les
services et les acteurs eux-mêmes se recomposent.
Pour les habitants, cela peut signifier devoir retrouver un service qui a déménagé, comprendre ce qui
va remplacer un bâtiment disparu ou s’habituer à un quartier dont le visage change rapidement.
Dans cette période, le maintien de lieux de proximité identifiés, la circulation de l’information et la
possibilité pour les habitants de comprendre les transformations et de s’exprimer sur leur cadre de vie
restent particulièrement importants.
2.3. Des fragilités socio-économiques qui restent très marquées
Les transformations urbaines ne font pas disparaître les fragilités sociales et économiques du territoire.
En 2024, 59 % des habitants du QPV vivent sous le seuil de pauvreté.
Des difficultés économiques qui pèsent sur le quotidien
Les données plus anciennes permettent de mesurer des écarts entre les différents secteurs. À partir
des données Filosofi 2020, le taux de pauvreté atteignait 61 % à Châtelet/Lombardie, 43 % à Grand
’Mare et 39 % à Sapins/Vieux Sapins, contre 22 % à Rouen. Les niveaux de vie médians étaient
également très inférieurs à la moyenne rouennaise : en 2019, ils s’élevaient à 995 € mensuels par unité
de consommation à Châtelet/Lombardie, 1 238 € à Grand ’Mare et 1 263 € à Sapins/Vieux Sapins,
contre 1 718 € à Rouen.
Ces données, antérieures à la période actuelle, doivent être considérées comme des points de repère.
Elles montrent néanmoins que les difficultés économiques ne touchent pas tous les secteurs avec la
même intensité.
Leurs conséquences sont très concrètes dans la vie quotidienne : alimentation, loisirs, vacances,
mobilité, équipement numérique, pratique sportive ou capacité à faire face à une dépense imprévue.
Les familles monoparentales sont notamment davantage exposées aux difficultés d’accès à l’emploi et
au risque de pauvreté. Le coût peut également limiter l’accès au sport, aux loisirs ou à la culture.38
L’accès aux droits reste une préoccupation quotidienne
La fréquentation de la France services montre combien les démarches administratives et numériques
occupent une place importante dans la vie de nombreux habitants. Les situations rencontrées sont très
diverses : comprendre un courrier, effectuer une démarche en ligne, identifier le bon organisme,
actualiser une situation, accéder à un droit ou simplement savoir vers qui se tourner.
En 2025, 1 573 sollicitations relatives aux droits des étrangers ont notamment été enregistrées.
Mais les difficultés concernent également la fracture numérique, la méconnaissance de certains
dispositifs, l’actualisation des droits ou la difficulté à identifier le bon interlocuteur.
Des ressources existent déjà sur le territoire pour répondre à ces difficultés, notamment la France
services et la Cyberbase. L’enjeu reste de permettre aux habitants d’identifier la ressource adaptée à
leur besoin et, lorsque cela est possible, de gagner en autonomie dans leurs démarches administratives
et numériques.
Une attention particulière à porter aux jeunes adultes
La situation des 16-25 ans constitue un autre point de vigilance : en 2024, 33,3 % des jeunes de cette
tranche d’âge vivant dans le QPV ne sont ni scolarisés ni en emploi.
Les professionnels font régulièrement état de préoccupations autour de l’insertion, de la qualification,
de la mobilité et de la connaissance des dispositifs existants.
Le centre social n’a pas vocation à se substituer aux acteurs de l’insertion. Sa proximité avec les
adolescents et leurs familles peut en revanche permettre de repérer certaines situations, de faciliter
les premières orientations et de créer des liens avec les professionnels compétents.
2.4. Un territoire jeune et familial
La place des enfants et des jeunes constitue une caractéristique importante des Hauts de Rouen.
Les données disponibles montrent une proportion de mineurs nettement supérieure à la moyenne
rouennaise dans plusieurs secteurs. En 2019, les moins de 18 ans représentaient 34,6 % de la
population de Grand’ Mare, 30 % à Châtelet/Lombardie et 22,2 % à Sapins/Vieux Sapins, contre 16,7
% à Rouen. À l’échelle des IRIS du QPV des Hauts de Rouen, les mineurs représentaient 29,4 % de la
population.
Des familles nombreuses à fréquenter le centre social, avec des besoins qui dépassent les
activités
La présence importante des familles se retrouve dans la fréquentation du centre social. Les sorties, les
activités parents-enfants et les propositions pendant les vacances restent particulièrement39
demandées. Dans le questionnaire réalisé en 2026, 14 répondants souhaitaient davantage
d’activités pour les enfants et les jeunes et 12 davantage de soutien aux familles.
Le territoire se caractérise également par une forte monoparentalité : 45,6 % des familles du QPV
sont monoparentales.
Mais les préoccupations exprimées par les parents ne se limitent pas aux difficultés économiques ou
éducatives. Lors des échanges menés au centre, ils parlent aussi du besoin de rencontrer d’autres
personnes, de sortir de chez eux, de rompre avec la solitude ou la routine et de disposer de moments
où ils peuvent souffler.
En janvier 2026, les expressions utilisées étaient particulièrement parlantes : « sortir de chez soi », «
sortir de sa solitude », « connaître d’autres personnes », « se faire des amies », « couper de la
routine », « respirer hors du travail, de la famille ».
Le soutien à la parentalité ne se résume donc pas à apporter des réponses éducatives. Il concerne
également le bien-être des parents, le répit, les rencontres entre familles et la possibilité de trouver un
espace où parler de ce que l’on vit. Les sujets abordés lors des Rendez-vous des parents en témoignent
: scolarité, adolescence, handicap, conflits dans la fratrie, sommeil, alimentation, écrans ou relations
avec l’école.
Des adolescents qui ont besoin d’espaces, mais aussi d’ouverture
Pour les adolescents, les attentes concernent les loisirs et les activités, mais aussi la possibilité de se
retrouver, de sortir du quartier et de découvrir autre chose.
Les sorties et les séjours prennent ici une place particulière. Au-delà du loisir, ils permettent de vivre
en groupe, de découvrir de nouveaux lieux, d’expérimenter d’autres activités et de créer une relation
différente avec les professionnels.
Les jeunes parlent eux-mêmes beaucoup de l’ambiance et des relations créées dans la salle jeunesse
: « j’aime l’ambiance ».
La forte fréquentation fait néanmoins apparaître des limites : taille de la salle, nombre de jeunes
présents simultanément et ressources humaines disponibles. Les projets menés avec les adolescents
restent également insuffisamment connus de certains professionnels du territoire.
Pour les prochaines années, il ne s’agit donc pas uniquement de proposer de nouvelles activités, mais
aussi d’accompagner les parcours des jeunes, de maintenir des espaces où ils peuvent se retrouver, de
favoriser leur ouverture et de renforcer les liens entre jeunes, familles, établissements scolaires et
professionnels.40
La santé et le bien-être : des préoccupations qui traversent les âges
Les questions de santé apparaissent à plusieurs endroits du diagnostic. Elles
concernent l’accès aux soins, mais aussi l’alimentation, le sommeil, l’activité
physique, la santé mentale, les usages des écrans ou encore l’accès à la prévention.
Entre mai 2024 et mai 2025, le programme « Femmes des QPV », porté par l’IRMS², a accompagné 15
femmes autour de l’activité physique adaptée, de la prévention en santé, de la nutrition, du bien-être
et de la santé mentale. Le programme a été reconduit en 2025-2026 avec un objectif de 30
participantes et deux séances hebdomadaires.
Les difficultés rencontrées par les participantes montrent aussi combien santé et vie familiale peuvent
être liées : la garde des enfants constituait le premier motif d’absence, devant les problèmes de
santé personnels et les rendez-vous concomitants.
L’accès financier à la pratique sportive peut également constituer un frein. L’ASPTT a obtenu un
financement dans le cadre du Contrat de ville pour la période 2025-2027 afin de développer sur les
Hauts de Rouen une politique tarifaire solidaire pouvant aller jusqu’à 80 % de réduction.
Entre envie de pratiquer et pratique régulière
Au centre social, la demande de pouvoir pratiquer une activité physique revient
régulièrement, aussi bien pour des temps parents-enfants que pour des
activités entre adultes. Les initiations proposées ponctuellement ont rencontré
leur public : le yoga parents-enfants comme l’initiation au MMA ont affiché
complet.
Pour autant, une envie exprimée ne se transforme pas toujours en pratique régulière. Une proposition
multisports portée par l’ASPTT l’a montré : malgré un tarif attractif et un créneau choisi après
consultation des habitants, personne ne s’est finalement présentée.
Cette expérience invite à regarder au-delà de la seule existence d’une offre ou de son prix. Les
contraintes familiales, la disponibilité, les habitudes, la mobilisation ou encore la différence entre
l’envie de découvrir ponctuellement une activité et celle de s’y engager régulièrement peuvent jouer.41
Des préoccupations autour du sommeil, de l’alimentation et des écrans chez les adolescents
Les préoccupations autour de la santé et du bien-être concernent également
les adolescents.
En 2025, l’équipe enseignante du collège Georges-Braque et d’autres
professionnels du territoire ont notamment fait part de leurs inquiétudes
concernant l’alimentation et le sommeil de certains élèves, leur condition
physique et leurs usages des écrans. Selon les éléments communiqués par
le collège, 80 % des élèves entrant en 6e seraient non-nageurs.
La place des écrans revient également régulièrement dans les échanges avec les parents : temps
passé devant les écrans, contenus parfois inadaptés à l’âge, difficulté à poser un cadre ou encore à «
donner l’exemple » dans une société très connectée.
Les séjours avec les adolescents ont permis d’observer très concrètement les effets de certaines
habitudes sur le sommeil. Plusieurs jeunes ont indiqué rester connectés sur les réseaux sociaux ou
jouer aux jeux vidéo jusque très tard, parfois jusqu’à 3h ou 4h du matin, rendant les réveils
particulièrement difficiles.
Les préoccupations exprimées par les professionnels se retrouvent donc dans les
échanges avec les parents et dans ce que les adolescents racontent eux-mêmes de
leurs habitudes.
Ces différents éléments ne permettent pas de dresser un état de santé de l’ensemble des
habitants des Hauts de Rouen. Ils font cependant apparaître plusieurs points de vigilance
autour de l’alimentation, de l’activité physique, du sommeil, des écrans, de la prévention, de la santé
mentale, de l’accès aux soins et, plus largement, de la possibilité de prendre soin de soi.
2.5. Une diversité interculturelle très présente
Les Hauts de Rouen se caractérisent par une grande diversité de parcours, d’origines et de cultures.
87 nationalités sont représentées sur le territoire.
Cette diversité fait partie de la vie quotidienne du quartier, des écoles, des associations, des
événements et des relations entre habitants. Elle constitue une richesse du territoire et contribue à son
identité.
Des parcours et des situations très différents
Pour certains habitants, la maîtrise du français, la compréhension du fonctionnement des institutions
ou certaines démarches administratives peuvent constituer des difficultés. Les nombreuses
sollicitations reçues par la France services autour du droit des étrangers en donnent une illustration.
Mais la diversité des Hauts de Rouen ne peut pas être abordée uniquement à travers les difficultés
administratives ou linguistiques. Elle est d’abord une réalité humaine et sociale du quartier.
Cette réalité invite à rester attentif à l’accessibilité de l’information et des actions proposées, mais
aussi à favoriser les occasions de rencontre, de découverte et de partage entre habitants.42
2.6. Mobilité, services de proximité et cadre de vie : des préoccupations très concrètes
Un cadre de vie qui reste une préoccupation
Les questions de cadre de vie occupent une place importante dans la manière dont les habitants et les
professionnels parlent du quartier. Propreté de certains espaces, déchets et encombrants,
nuisibles, mécanique sauvage, nuisance ou occupation de certains espaces publics reviennent
dans les échanges.
Ces difficultés ont également été observées par les étudiants lors de leurs « balades » dans les
différents secteurs des Hauts de Rouen, notamment concernant les déchets et encombrants, la
mécanique sauvage ou certaines nuisances.
Le constat n’est cependant pas uniforme. Des interventions sont menées par les bailleurs, les services
municipaux et parfois les habitants eux-mêmes, et des améliorations ont été constatées sur certaines
problématiques.
Les questions de tranquillité peuvent également modifier les usages du quartier. Certaines personnes
âgées limitent leurs déplacements et certaines familles peuvent hésiter à laisser leurs enfants
fréquenter certains espaces.
Ces préoccupations font déjà l’objet de réponses coordonnées dans le cadre de la Gestion urbaine et
sociale de proximité (GUSP), qui associe notamment les services de la Ville et de la Métropole, les
bailleurs, les associations et les habitants (clean walk avec les jeunes de mix’CITÉ par exemple).
Le centre social contribue à faire remonter certaines préoccupations exprimées par les habitants et à
les orienter vers les acteurs compétents.
Des évolutions positives sont d’ailleurs observées sur certains secteurs notamment au Châtelet.
La présence de rats semble avoir diminué et certains espaces, auparavant régulièrement marqués par
des dépôts d’encombrants ou de mobilier abandonné, sont aujourd’hui moins concernés.
Ces améliorations montrent que les actions engagées peuvent avoir des effets concrets sur le
quotidien, même si certaines difficultés persistent et nécessitent une attention dans la durée.
Des commerces et des services de proximité attendus
Les commerces constituent une autre préoccupation récurrente. Leur faible nombre ne pose pas
uniquement une question pratique : les commerces génèrent aussi du passage, des rencontres et de
l’animation.
Dans le questionnaire réalisé en 2026, 11 répondants souhaitaient davantage de commerces et 12
davantage de services de proximité.
La place du Châtelet conserve à ce titre un rôle particulier. Le marché reste un temps important de la
semaine, générant du passage et des rencontres dans un quartier où les commerces ont
progressivement fermé.43
Une mobilité à deux visages
La présence du TEOR constitue une ressource importante et permet de rejoindre relativement
facilement le centre-ville.
Mais tous les déplacements ne sont pas simples. Des difficultés sont notamment évoquées pour
rejoindre certaines zones d’emploi ou de formation lorsque les horaires sont décalés, le soir ou le week-
end.
Les étudiants ont fait le même constat lors de leurs parcours : un quartier bien relié au centre-ville,
mais des déplacements qui peuvent devenir plus compliqués dès qu’il faut sortir des principaux
axes de transport.
Ces difficultés concernent particulièrement les personnes qui ne disposent pas de véhicule et cela a
des conséquences sur l’emploi, la formation, les loisirs ou les activités des enfants.
Dans ce contexte, les futurs aménagements sont fortement attendus. Leur appropriation dépendra
aussi de la manière dont ils répondront aux usages quotidiens et permettront aux habitants de disposer
d’espaces accessibles, agréables et propices aux rencontres.
2.7. Des besoins de lien, d’ouverture et de participation
Au-delà des difficultés économiques ou matérielles, la parole recueillie auprès des habitants fait
ressortir fortement le besoin de sortir, de rencontrer d’autres personnes et de découvrir.
Dans le questionnaire réalisé en 2026 :
- 20 personnes ont exprimé l’envie de « sortir et découvrir » ;
- 15 souhaitaient davantage d’activités ;
- 14 souhaitaient rencontrer d’autres personnes ;
- 9 souhaitaient pouvoir davantage s’impliquer dans la vie du quartier.
Les mots utilisés pour parler du centre social vont dans le même sens : partage, convivialité, sourire,
écoute, ambiance, être ensemble.
Sortir du quotidien et découvrir
Ces attentes donnent une autre lecture des sorties, des séjours, des événements ou des activités
collectives. Ils ne répondent pas uniquement à un besoin de loisirs : ils permettent aussi de sortir du
quotidien, de découvrir de nouveaux lieux, de rencontrer d’autres habitants et de vivre des expériences
en famille ou en groupe.
Cette demande d’ouverture est particulièrement présente pour les enfants et les adolescents. Les
sorties culturelles, sportives ou de loisirs, les séjours et les projets menés à l’extérieur du quartier
peuvent contribuer à cette découverte.44
Proposer ne suffit pas toujours à mobiliser
Les expériences conduites montrent également que l’existence d’une activité ne suffit pas toujours
pour que les habitants s’en saisissent. Certaines propositions ponctuelles affichent rapidement
complet alors que d’autres, pourtant construites à partir d’une demande exprimée, rencontrent peu ou
pas leur public (initiation à la zumba en 2025 ou récemment la soirée barbecue proposée en juillet).
La mobilisation dépend aussi de la relation créée avec les habitants, de la manière dont l’activité est
proposée, du groupe, du moment choisi et parfois de la possibilité d’essayer avant de s’engager.
Cette question rejoint directement celle de l’aller-vers : la proximité d’un équipement ou l’existence
d’une offre ne garantissent pas à elles seules sa fréquentation.
Une participation qui existe déjà mais qui peut aller plus loin
Les habitants ne sont pas uniquement bénéficiaires des actions. Certains participent déjà à leur
préparation et à leur réalisation : habitantes animant des ateliers cuisine, mères participant au
maquillage lors du Carnaval ou de la Rue aux enfants, adolescents assurant le service lors de temps
collectifs, propositions formulées lors des Comi’thé…
L’enjeu pour les prochaines années est donc moins de « créer » la participation que de permettre à
davantage d’habitants de passer de la participation à une activité à la proposition d’une idée puis,
lorsqu’ils le souhaitent, à sa réalisation.
Toutes les personnes ne souhaitent pas s’engager de la même manière ni avec la même intensité. Il
s’agira donc de continuer à proposer différentes portes d’entrée : donner son avis, aider
ponctuellement, proposer une idée, participer à sa préparation ou porter un projet.
2.8. Un territoire riche en ressources, mais où il reste parfois difficile de savoir qui fait quoi
Les Hauts de Rouen disposent d’un réseau important d’associations, de services publics,
d’établissements scolaires et de professionnels intervenant dans des domaines très divers : action
sociale, éducation, jeunesse, prévention, santé, insertion, sport ou culture.
Les étudiants ont eux-mêmes été frappés par la densité de ce réseau : ils ont rencontré directement
14 partenaires et identifié au moins 39 acteurs au cours de leur travail.
Cette richesse se retrouve dans de nombreux projets : événements collectifs, orientations entre
structures, permanences, actions menées en commun, prêts de salles ou de matériel et mutualisation
de certaines ressources. Le territoire dispose également de dispositifs structurants comme la Cité
éducative, le Programme de Réussite Éducative, l’Atelier Santé Ville ou encore la prévention
spécialisée.45
Beaucoup d’acteurs, mais une offre qui n’est pas toujours lisible
Avoir beaucoup d’acteurs ne signifie pas nécessairement que chacun sait précisément ce que font
les autres. Certains professionnels ont par exemple découvert, dans le cadre du renouvellement du
projet social, des actions développées par le centre social avec les adolescents. Elles ont été qualifiées
de « supers mais pas assez connues de l’extérieur ».
La même difficulté peut concerner certaines permanences ou certains dispositifs. La France services
est aujourd’hui bien identifiée, mais toutes les possibilités d’aide ou les permanences présentes dans
le bâtiment ne le sont pas nécessairement.
Les étudiants ont fait un constat proche au cours de leurs rencontres : la multiplicité des structures et
la dispersion de l’information peuvent rendre difficile l’identification du bon interlocuteur.
Mieux se connaître pour mieux orienter et coopérer
L’enjeu n’est donc pas forcément de créer de nouvelles instances de coordination. Il est aussi de mieux
connaître les missions et les ressources de chacun, de mieux faire circuler l’information et de
renforcer le travail commun lorsqu’une situation nécessite l’intervention de plusieurs acteurs.
Cette richesse partenariale constitue une ressource importante pour le prochain projet social.
2.9. Ce que le diagnostic fait ressortir pour les cinq prochaines années
Les Hauts de Rouen sont un territoire en mouvement, marqué à la fois par d’importantes
transformations, des fragilités sociales et économiques persistantes et de nombreuses ressources
humaines, associatives et institutionnelles.
La parole des habitants, des jeunes et des professionnels fait ressortir des besoins de proximité, de lien
social et d’ouverture, mais aussi des attentes autour des familles, des parcours des adolescents, de
l’accès aux droits, du cadre de vie et de la possibilité de prendre davantage part à la vie du quartier.
Ces constats invitent moins à repartir de zéro qu’à s’appuyer sur ce qui existe déjà, à mieux relier les
ressources du territoire et à faire évoluer le projet du centre social pour répondre aux besoins qui se
dessinent pour les prochaines années.46
PARTIE 3 — LE PROJET SOCIAL 2027-2031
3.1. Du diagnostic aux orientations du projet social
Les trois premières années de fonctionnement du centre social ont permis de construire une présence
sur les Hauts de Rouen, de développer des actions avec les familles et les jeunes, d’investir davantage
l’animation du quartier et de créer des habitudes de travail avec de nombreux partenaires.
Le renouvellement du projet social intervient aujourd’hui à une autre étape où il s’agira de consolider
ce qui fonctionne tout en faisant évoluer la place que le centre social souhaite prendre sur le
territoire. Les échanges avec les habitants, les jeunes et les professionnels montrent notamment
l’importance des liens créés au centre social : les habitants ne viennent pas seulement chercher une
activité.
Le prochain projet devra donc continuer à proposer des activités et des services, mais aussi permettre
aux habitants de prendre davantage de place dans ce qui se construit et accompagner ceux qui
souhaitent s’impliquer ou porter une initiative. Cette évolution suppose également d’aller davantage
vers ceux qui fréquentent peu ou pas le centre social.
Les transformations importantes que connaissent les Hauts de Rouen renforcent cette nécessité.
Dans un quartier où les logements, les équipements, les services et les repères évoluent, le centre
social doit pouvoir rester un lieu de proximité, mais aussi être davantage présent hors-les-murs, au
plus près de la vie du quartier.
Enfin, les nombreux acteurs présents sur les Hauts de Rouen constituent une ressource importante. Le
prochain projet devra toujours s’appuyer sur cette richesse, en améliorant la connaissance mutuelle,
la circulation de l’information et la capacité à agir ensemble lorsque les besoins des habitants
nécessitent la mobilisation de plusieurs professionnels.
Des orientations confortées par le comité de pilotage
La présentation du bilan et des premières orientations au comité de pilotage a permis de croiser les
constats issus du diagnostic avec le regard des élus. Les échanges ont conforté plusieurs enjeux déjà
identifiés : la persistance de fragilités sociales et l’attention à porter aux familles monoparentales
et au répit des parents ; l’évolution des problématiques qui concernent désormais davantage les
11-15 ans ; la nécessité de préserver une présence éducative de proximité ; ainsi que l’importance
des partenariats dans un contexte où les acteurs associatifs et institutionnels disposent eux-mêmes
de moyens contraints.
Les échanges ont également souligné l’importance d’associer davantage les habitants aux questions
de cadre de vie et aux transformations du quartier, notamment dans le cadre de la GUSP. Les enjeux
environnementaux, en particulier les effets des épisodes de forte chaleur sur les conditions de vie, ont
également été évoqués. Ces contributions viennent conforter les orientations du projet social tout
en rappelant que certaines réponses dépassent le seul champ d’intervention du centre social et
nécessitent une mobilisation collective à l’échelle du territoire.47
À partir de ces constats, cinq orientations sont proposées pour la période 2027-2031 :
1. Soutenir les familles et conforter les parents dans leur place et leur pouvoir d’agir.
2. Accompagner les adolescents dans leurs parcours, leur ouverture et leur capacité à agir.
3. Faciliter l’accès aux droits et renforcer l’autonomie numérique et administrative des
habitants.
4. Renforcer les liens sociaux et soutenir la participation et les initiatives des habitants.
5. Renforcer les coopérations au service des habitants et du territoire.
Ces orientations ne constituent pas cinq champs indépendants. Elles se croisent dans de nombreuses
actions : une sortie familiale peut favoriser à la fois le lien social, le répit parental et la découverte ; un
projet porté par des adolescents peut travailler leur autonomie tout en participant à l’animation du
quartier ; une situation rencontrée à la France services peut conduire vers une action collective ou un
partenaire du territoire.
Le projet social 2027-2031 cherchera donc à renforcer ces passerelles plutôt qu’à juxtaposer des
actions.48
3.2. Les cinq orientations du projet social 2027-2031
AXE 1 — Soutenir les familles et conforter les parents dans leur place et leur pouvoir d’agir
Les familles occupent une place centrale dans la vie du centre social depuis son ouverture. Les
différentes propositions ont permis de créer des relations avec de nombreuses familles. Les attentes
dépassent cependant largement la recherche d’activités mais aussi le besoin de sortir de chez eux, de
souffler, de partager des expériences et de trouver des espaces où parler de leurs préoccupations.
La participation des parents est déjà présente, notamment à travers le Comi’thé habitants ou dans les
échanges du quotidien et dans la préparation de certaines actions. L’enjeu pour les prochaines années
sera de permettre à davantage de parents de trouver leur place dans cette dynamique, selon leurs
envies, leurs disponibilités et la manière dont ils souhaitent s’impliquer.
Il s’agira également de mieux accompagner les envies et les idées exprimées par les parents pour
leur permettre de se concrétiser. Le rôle du centre social sera de faciliter ce passage de l’idée à
l’action, en aidant les parents qui le souhaitent à construire puis à animer une activité ou à porter un
projet avec l’appui de l’équipe.
NOS OBJECTIFS Ce que cela signifie concrètement
1. Favoriser la
participation de tous les
parents et diversifier les
formes d’implication
Associer davantage les parents à la construction des activités, sorties, séjours et projets,
soutenir leurs propositions et rechercher une plus grande participation des pères et de
l’entourage familial.
2. Soutenir le bien-être des
parents et prévenir
l’isolement.
Maintenir des temps de rencontre, des activités entre adultes, des sorties, des espaces de
parole et des moments permettant simplement de souffler.
3. Accompagner les
parents dans les
différentes étapes de la vie
familiale.
Aborder avec les parents et les professionnels compétents les préoccupations liées à
l’enfance, à l’adolescence, à la scolarité, au handicap, aux écrans, au sommeil, à
l’alimentation ou aux relations familiales.
4. Favoriser l’ouverture
des familles et les
expériences partagées.
Continuer à proposer des sorties, séjours, activités culturelles, sportives ou de découverte
permettant de vivre des moments ensemble, de sortir du quotidien et de découvrir de
nouveaux lieux.
CE QUE NOUS VOULONS FAIRE EVOLUER D’ICI 2031
Elargir à davantage de parents les occasions de sortir du quotidien, de rencontrer d’autres personnes et de partager des
moments qui leur font du bien. Il s’agira également de poursuivre la dynamique de participation déjà engagée en permettant
à chacun de trouver sa place et, s’il le souhaite, de s’impliquer davantage dans la vie du centre social.49
PISTES D’ACTIONS 2027-2031
Piste d’actions
Parents acteurs Comi’thé habitants, recueil des propositions, projets proposés par des parents,
participation à la préparation et à la réalisation des activités, sorties et séjours
Soutien et répit Rendez-vous des parents, groupe de parole, activités entre adultes, temps
autour du bien-être et moments conviviaux
Temps en famille Activités parents-enfants, sorties, séjours, découvertes culturelles et sportives,
temps intergénérationnels
Préoccupations du
quotidien
Temps d’échange autour de la scolarité, de l’adolescence, du handicap, des
écrans, du sommeil, de l’alimentation ou des relations familiales, avec les
partenaires compétents
Aller-vers Présence dans les différents secteurs des Hauts de Rouen, rencontres à la sortie
des écoles et lors des événements du quartier, mobilisation des familles qui
fréquentent peu ou pas le centre
Inclusion et
accessibilité
Travail avec le groupe inclusion et les professionnels du territoire pour mieux
identifier les freins et adapter les propositions lorsque cela est nécessaire
SUIVI ET EVALUATION DE L’AXE
CE QUE NOUS
REGARDERONS
QUELQUES REPERES
Qui participe ? Nombre de familles différentes touchées, nouveaux participants, régularité de
fréquentation, diversité des secteurs représentés
Touchons-nous une plus
grande diversité ?
Participation des pères, de l’entourage familial et de familles jusque-là peu
présentes
Quelle place prenne les
parents ?
Propositions formulées, projets coconstruits, parents participant à la préparation
ou à la réalisation d’une action
Les actions répondent-
elles aux besoins des
parents ?
Retours des familles, sujets proposés, satisfaction, évolution des attentes
Quels effets les parents
identifient-ils ?
Sentiment de rompre avec l’isolement, possibilité de souffler, rencontres créées,
confiance dans leur rôle de parent, expériences vécues en famille
L’aller-vers permet-il de
toucher d’autres
familles ?
Nouvelles familles rencontrées hors-les-murs et passerelles créées vers le
centre social50
AXE 2 — Accompagner les adolescents dans leurs parcours, leur ouverture et leur capacité à agir
La jeunesse est rapidement devenue l’un des points forts du centre social. Dès l’ouverture de la salle
jeunesse en février 2024, les adolescents se sont fortement approprié le lieu. Cette fréquentation
confirme le besoin d’un espace où ils peuvent se retrouver et construire une relation avec des adultes
identifiés.
Elle a aussi fait apparaître certaines limites : capacité de la salle, ressources humaines disponibles et
difficulté à maintenir l’ensemble des activités lorsque l’équipe est mobilisée sur un séjour ou un projet
extérieur.
Les préoccupations concernant les adolescents dépassent par ailleurs largement les loisirs : scolarité,
orientation, premières expériences, mobilité, activité physique, sommeil, écrans, ouverture sur
l’extérieur ou capacité à prendre des initiatives traversent les échanges avec les jeunes, les familles et
les professionnels.
NOS OBJECTIFS Ce que cela signifie concrètement
1. Maintenir des
espaces accueillants où
les adolescents peuvent
se retrouver et créer une
relation avec les
professionnels.
Préserver un lieu où les jeunes peuvent se retrouver librement, échanger avec les
professionnels et construire une relation de confiance dans la durée.
2. Favoriser l’ouverture,
la découverte et la
mobilité.
Permettre aux adolescents de sortir du quartier, de découvrir de nouveaux lieux,
de vivre des expériences collectives et d’accéder à des propositions culturelles,
sportives ou de loisirs diversifiés.
4. Contribuer à la
réussite éducative et
accompagner les
parcours.
Faciliter les liens avec les familles, les établissements scolaires et les partenaires
lorsqu’un adolescent rencontre une difficulté ou recherche une information
concernant sa scolarité, son orientation, une formation, un engagement ou une
première expérience.
5. Prendre davantage
en compte le bien-être
des adolescents.
Aborder les questions de sommeil, d’écrans, d’alimentation, d’activité physique
ou de santé à partir des situations vécues et des préoccupations exprimées par
les jeunes.
CE QUE NOUS VOULONS FAIRE EVOLUER D’ICI 2031
Faire de la salle jeunesse un point d’appui dans le parcours des adolescents, et pas seulement un lieu qu’ils
fréquentent. Leur permettre d’y trouver un espace pour se retrouver, mais aussi pour exprimer leurs envies, construire
des projets, découvrir de nouveaux horizons et être orientés lorsqu’ils rencontrent une difficulté.51
PISTES D’ACTIONS 2027-2031
Piste d’actions
Accueil et proximité Salle jeunesse en accueil libre, temps d’échange informels, présence des
professionnels, actions hors-les-murs et Promeneurs du Net
Ouverture et découverte Sorties, séjours, activités sportives et culturelles, découverte de nouveaux lieux
et projets menés à l’extérieur du quartier
Initiatives des jeunes Représentants jeunesse, projets proposés par les adolescents, Junior
Association, participation à la programmation et à l’organisation de temps
collectifs
Parcours et réussite
éducative
Liens avec les collèges, les familles et les acteurs jeunesse ; premières
orientations concernant la scolarité, l’orientation, la formation, le BAFA,
l’engagement ou les premières expériences
Bien-être et santé Projets ou temps d’échange autour du sommeil, des écrans, de l’alimentation, de
l’activité physique ou de la santé, construits avec les jeunes et les partenaires
compétents
Maintenir le lien Aller à la rencontre des adolescents qui fréquentent peu le centre ou qui en sont
éloignés afin de mieux comprendre leurs parcours et leurs attentes
SUIVI ET EVALUATION DE L’AXE
CE QUE NOUS
REGARDERONS
QUELQUES REPERES
Qui participe ? Nombre de jeunes différents, âge, filles/garçons, nouveaux jeunes, régularité de
fréquentation
La relation avec les
jeunes se renforcent-
elles ?
Jeunes sollicitant spontanément les professionnels, demandes individuelles,
maintien du lien dans la durée
Quelle place prenne les
jeunes ?
Idées proposées, participation aux décisions, projets initiés ou réalisés par les
jeunes, implication des représentants
Les jeunes découvrent-
ils de nouveaux
horizons ?
Participation aux sorties et séjours, nouveaux lieux découverts, nouvelles
pratiques ou expériences
Les jeunes sont-ils
mieux accompagnés
dans leurs parcours ?
Orientations et liens créés avec les collèges, familles, associations, dispositifs ou
professionnels compétents
Quels effets les jeunes
identifient-ils ?
Retours sur la salle jeunesse, les projets, les expériences vécues, leur place dans
le groupe et leur capacité à proposer ou agir52
AXE 3 — Faciliter l’accès aux droits et renforcer l’autonomie numérique et administrative des
habitants
La présence de la France services au sein du centre constitue une ressource importante pour les
habitants des Hauts de Rouen. Les nombreuses sollicitations reçues montrent que les démarches
administratives et numériques restent une difficulté quotidienne pour une partie de la population :
comprendre un courrier, réaliser une démarche en ligne, identifier le bon organisme ou savoir vers quel
professionnel se tourner.
Le rapprochement engagé depuis janvier 2026 entre le centre social et la France services vise à mieux
articuler l’accueil, l’information, l’aide administrative et numérique et les autres ressources présentes
au sein du centre ou sur le territoire. Cette organisation récente nécessite encore des ajustements.
NOS OBJECTIFS Ce que cela signifie concrètement
1. Faciliter l’accès à
l’information et aux
droits.
Permettre aux habitants de mieux identifier les services et ressources existants
et de savoir vers qui se tourner en fonction de leur besoin.
2. Renforcer
l’autonomie des
habitants dans leurs
démarches
administratives et
numériques.
Ne pas répondre uniquement à la difficulté immédiate, mais proposer, lorsque
cela est possible, un apprentissage permettant à l’habitant de réaliser
progressivement certaines démarches lui-même.
3. Améliorer
l’orientation entre le
centre social, la France
services, les
permanences et les
partenaires.
Mieux articuler l’accueil du centre social, la France services, la Cyberbase, les
permanences et les autres acteurs afin de faciliter les orientations et d’éviter que
les habitants aient à chercher seuls le bon interlocuteur.
4. Aller vers les
habitants qui
connaissent peu les
services ou rencontrent
des difficultés pour y
accéder.
Profiter des actions hors-les-murs, des événements et des autres activités du
centre pour informer, orienter et créer un premier contact.
CE QUE NOUS VOULONS FAIRE EVOLUER D’ICI 2031
Faire en sorte qu’un habitant puisse plus facilement comprendre où aller, obtenir une première réponse et être orienté
vers le bon interlocuteur, tout en développant son autonomie lorsque cela est possible.53
PISTES D’ACTIONS 2027-2031
Piste d’actions
Une première réponse
plus lisible
Poursuivre le travail autour de l’accueil commun et améliorer l’information sur
les services, permanences et ressources accessibles au centre social et sur le
territoire
De l’aide à l’autonomie Poursuivre les aides individuelles lorsque cela est nécessaire et proposer plus
systématiquement les ateliers ou temps d’apprentissage de la Cyberbase
lorsqu’ils peuvent permettre à l’habitant de gagner en autonomie
Des réponses collectives Développer ou adapter des ateliers lorsque plusieurs habitants rencontrent les
mêmes difficultés administratives ou numériques
Des passerelles entre
professionnels
Faciliter les orientations entre l’accueil, la France services, la Cyberbase, les
permanences et les partenaires du territoire.
Aller-vers Profiter des actions hors-les-murs, des événements de quartier et des actions
familles ou jeunesse pour faire connaître les droits, les services et les
interlocuteurs existants
Des outils accessibles Maintenir l’accès aux équipements numériques disponibles au centre et faire
connaître les possibilités d’aide ou d’ateliers existants
SUIVI ET EVALUATION DE L’AXE
CE QUE NOUS
REGARDERONS
QUELQUES REPERES
Les habitants trouvent-
ils plus facilement une
réponse ?
Nature des demandes, orientations réalisées, capacité à identifier le bon service
ou interlocuteur
Les passerelles
fonctionnent-elles ?
Orientations entre accueil, France services, Cyberbase, permanences et
partenaires ; retours des professionnels
Passons-nous
davantage de l’aide à
l’apprentissage ?
Habitants orientés vers les ateliers ou aides individuelles de la Cyberbase,
participation et régularité
L’autonomie progresse-
t-elle ?
Démarches que les habitants disent pouvoir réaliser seuls après une aide ou un
apprentissage
Touchons-nous des
habitants hors du
centre ?
Informations et orientations réalisées lors des actions hors-les-murs, nouveaux
habitants venant ensuite solliciter une ressource
Les ressources sont-
elles mieux connues ?
Retours des habitants sur leur connaissance de la France services, de la
Cyberbase, des permanences et des autres ressources du territoire54
AXE 4 — Renforcer les liens sociaux et soutenir la participation et les initiatives des habitants
Le besoin de rencontre traverse l’ensemble du diagnostic. Les habitants parlent de sortir de chez eux,
de rencontrer d’autres personnes, de partager des moments et de rompre avec le quotidien.
Les actions menées depuis l’ouverture montrent aussi que les habitants prennent déjà une place dans
la vie du centre : certains proposent une idée, partagent un savoir-faire, participent à la préparation
d’un événement ou donnent un coup de main lors d’une action. Le projet 2027-2031 doit permettre de
poursuivre cette dynamique et d’ouvrir davantage de possibilités de participation.
Cette implication peut également trouver sa place dans un quartier qui continue de se transformer.
Les projets autour de la nature, de l’alimentation, des espaces publics ou du cadre de vie offrent des
occasions concrètes d’associer les habitants à la vie de leur quartier.
NOS OBJECTIFS Ce que cela signifie concrètement
1. Consolider les
occasions de rencontre,
de convivialité et
d’ouverture
Continuer à proposer des temps permettant aux habitants de se rencontrer, de
partager des expériences, de découvrir et de créer des liens au centre social
comme dans le quartier.
2. Poursuivre l’aller-
vers et les actions hors-
les-murs
Être présent dans les différents secteurs des Hauts de Rouen et aller à la
rencontre des habitants qui fréquentent peu ou pas le centre social.
3. Soutenir la
participation et les
initiatives des
habitants
Permettre différentes formes d’implication, sans imposer un même niveau
d’engagement à tous : donner son avis, faire une proposition, contribuer à une
action, partager un savoir-faire ou porter une initiative.
4. Favoriser
l’implication des
habitants dans la vie et
les transformations de
leur quartier
Créer des occasions de participer aux projets et aux réflexions concernant le
cadre de vie, les espaces publics, la nature, l’alimentation ou les transformations
du quartier, en lien avec les acteurs compétents.
CE QUE NOUS VOULONS FAIRE EVOLUER D’ICI 2031
Consolider les occasions de rencontre qui existent déjà, aller davantage vers les habitants et permettre à chacun de
prendre la place qu’il souhaite dans la vie du centre et du quartier.55
PISTES D’ACTIONS 2027-2031
Piste d’actions
Créer des occasions de
rencontre
Événements de quartier, temps conviviaux, sorties, activités collectives et
propositions favorisant les rencontres entre habitants
Aller-vers Présences régulières hors-les-murs dans les différents secteurs, participation
aux événements du quartier et rencontres dans les lieux fréquentés par les
habitants
Recueillir la parole Comi’thé, temps d’échange informels, consultations ponctuelles et autres
formes souples permettant de donner son avis ou de faire une proposition
Passer de l’idée au
projet
Accompagner les habitants souhaitant proposer une activité, partager un savoir-
faire, participer à sa préparation ou porter une initiative
Faire avec les habitants Associer davantage les habitants à la préparation et à la réalisation des
événements, sorties, animations et projets du centre
Agir sur son cadre de vie S’appuyer sur les projets existants autour de la nature, de l’alimentation, des
espaces publics et du cadre de vie ; créer des passerelles avec les démarches
conduites dans le cadre de la GUSP
SUIVI ET EVALUATION DE L’AXE
CE QUE NOUS
REGARDERONS
QUELQUES REPERES
Qui touchons-nous ? Diversité des habitants rencontrés, nouveaux participants, provenance des
différents secteurs des Hauts de Rouen
L’aller-vers crée-t-il de
nouveaux liens ?
Habitants rencontrés hors-les-murs, nouveaux contacts et personnes rejoignant
ensuite une activité ou un projet
Les habitants
proposent-ils
davantage ?
Nombre et diversité des idées, propositions et savoir-faire partagés
Quelle place prennent-
ils dans les projets ?
Habitants participant à la préparation ou à la réalisation d’une action,
responsabilités prises, régularité de l’implication
Des initiatives vont-
elles jusqu’à leur
réalisation ?
Projets proposés, accompagnés puis effectivement réalisés avec ou par des
habitants
Les habitants
participent-ils
davantage à la vie du
quartier ?
Participation à des projets concernant le cadre de vie, les espaces publics ou les
transformations du quartier56
AXE 5 — Renforcer les coopérations au service des habitants et du territoire
Les Hauts de Rouen disposent d’un réseau particulièrement dense d’associations, de services,
d’établissements et de professionnels. Cette richesse constitue une ressource importante, à condition
de bien connaître les missions et les possibilités d’intervention de chacun.
Pour les cinq prochaines années, l’enjeu est donc de faciliter la circulation de l’information, de mieux
identifier les ressources disponibles et de renforcer les coopérations lorsqu’un besoin, une situation ou
un projet nécessite l’intervention de plusieurs acteurs.
Le centre social n’a pas vocation à répondre seul à l’ensemble des besoins repérés. Il doit aussi
pouvoir orienter vers les ressources existantes, mettre en relation et construire avec d’autres acteurs
lorsque cela apporte une réponse plus adaptée aux habitants.
NOS OBJECTIFS Ce que cela signifie concrètement
1. Mieux faire
connaître les
ressources et les
actions de chacun
Améliorer la connaissance mutuelle entre le centre social et les acteurs du
territoire afin que les habitants puissent plus facilement être informés et orientés.
2. Renforcer les
partenariats lorsqu’un
besoin nécessite
plusieurs
compétences
Mobiliser les partenaires concernés autour de situations, de besoins ou de projets
précis, sans créer systématiquement de nouvelles instances.
3. Faire du partenariat
un appui pour les
quatre autres axes du
projet
Mobiliser les ressources du territoire autour des familles, des adolescents, de
l’accès aux droits, de la participation des habitants et du cadre de vie.
CE QUE NOUS VOULONS FAIRE EVOLUER D’ICI 2031
Le centre social travaille déjà avec de nombreux acteurs des Hauts de Rouen. L’enjeu pour 2027-2031 n’est
donc pas de développer le partenariat pour lui-même, mais de mieux connaître et mobiliser les ressources
existantes et de faciliter le travail en commun pour apporter des réponses plus lisibles et adaptées aux
habitants.57
PISTES D’ACTIONS 2027-2031
Piste d’actions
Des outils partagés Utiliser et faire vivre les outils existants ou en cours de développement sur le
territoire : annuaire des acteurs, cartographie de l’offre de services, contacts et
ressources partagés
Des temps de rencontre
ciblés
S’appuyer sur les réseaux existants et organiser, lorsque c’est nécessaire, des
rencontres autour d’un besoin ou d’un projet précis
Des projets construits
ensemble
Développer des actions communes lorsque les compétences de plusieurs
acteurs sont nécessaires : interventions croisées, événements, projets familles
ou jeunesse, actions hors-les-murs…
Des ressources mieux
connues
Faire connaître régulièrement aux partenaires les actions du centre social et,
réciproquement, rendre plus visibles auprès des habitants les ressources et
possibilités proposées par les acteurs du territoire
SUIVI ET EVALUATION DE L’AXE
CE QUE NOUS
REGARDERONS
QUELQUES REPERES
Les ressources sont-
elles mieux connues ?
Meilleure connaissance des acteurs et de leurs missions par l’équipe ; meilleure
connaissance des actions du centre social par les partenaires
Les partenariats
répondent-elles à des
besoins identifiés ?
Projets ou réponses construits avec les partenaires concernés à partir d’un
besoin, d’une situation ou d’un projet concret
Apportent-elles
quelque chose aux
habitants ?
Accès facilité à une ressource, orientation plus simple, réponse rendue possible
ou complémentarité entre plusieurs professionnels58
3.3. Des principes qui traverseront l'ensemble du projet
La mise en œuvre des cinq axes reposera sur quelques principes communs : aller-vers les habitants,
construire davantage avec eux, favoriser l’ouverture et la découverte et rester attentif à
l’accessibilité des actions pour tous.
Une attention particulière sera portée aux habitants qui rencontrent des freins à leur participation.
Le groupe inclusion et les professionnels du territoire pourront contribuer à identifier ces difficultés et
à rechercher des réponses adaptées.
Enfin, le projet sera suivi tout au long des cinq années à partir des indicateurs définis pour chaque axe,
mais aussi de la parole des habitants et des jeunes et des effets observés. L’objectif restera de pouvoir
mesurer ce que les actions changent59
3.4 Pilotage, gouvernance et participation au suivi du projet
Le projet social sera suivi tout au long de la période 2027-2031. Son pilotage repose sur plusieurs acteurs qui échangent régulièrement pour ajuster les
actions et mesurer les effets à partir des retours et des contributions des usagers et habitants.
La direction assure le pilotage
opérationnel avec l’équipe, avec
l’appui de la chargée d’appui au
pilotage.
Réunions d’équipe centre social et
France services, échanges avec les
coordinateurs : autant de temps pour
suivre les actions, en partager les
effets et les faire évoluer
Les réseaux et groupes de travail
existants permettent de partager les
évolutions du projet et de mobiliser
les partenaires.
Une rencontre est envisagée en 2027
pour présenter le projet social 2027-
2031 et poursuivre les échanges
autour de sa mise en œuvre
Le Comi’thé et les représentants de la
salle jeunesse seront associés au suivi
du projet pour partager leur regard sur
les actions, ce qui fonctionne et ce qui
mérite d’évoluer.
Leur parole complète les bilans et
éclaire les ajustements à apporter
Echanges réguliers avec l’élue de
référence, la direction et le chef de
service pour partager les avancées, les
réalités rencontrées et les
ajustements nécessaires.
Le Conseil municipal sera associé aux
décisions et validations qui relèvent
de sa compétence.
Les échanges avec la CAF 76 accompagneront le
projet pendant les cinq années : appui, conseil et
suivi partagé.
Le travail engagé avec le centre socioculturel Simone Veil sera poursuivi : échanges
entre directions, mutualisation des ressources et développement de projets
communs.60
ANNEXESSynthèse du Projet Social
Centre social DIANA ARMENGOL MARKARIAN
Gestionnaire
Ville de Rouen
Commune d’implantation
Rouen
Territoire de compétence
Hauts de Rouen (Châtelet,
Lombardie, Grand’ Mare,
Les Sapins)
Période d’agrément
01/01/2025 au 31/12/2026
Date de mise à jour
03/09/2026
✓ QPV
Veille active
ZRR
Première année
d’agrément
2023
Agréments
Animation Globale et Coordination
Animation Collective Familles
Qualification du Directeur (et Directeur
adjoint si concerné)
Master pro médiation cultuelle (niveau 7)
Nombre total d’ETP
1
Compte de Résultat N-1
383 650,93€
Compte de Résultat N-1 Animation
Collective Familles
64 925,29€
Qualification du Référent Familles
BPJEPS Animation sociale
(niveau 4)
Nombre de salariés
8 ETP
Fonction Direction
1 ETP - BE Mélissa
Fonction Gestion /Comptabilité
0,2 ETP - Centralisée au sein de la Direction des Finances
Fonction Référent Familles
1 ETP - CREVEL Kelly
Fonction Accueil
1,5 ETP ONDJANGUIS Flore et LUKUKU Luck’s
Animation Globale et Coordination : Axes prioritaires d’intervention et déclinaison des objectifs opérationnels
Axe prioritaire : Soutenir les familles et conforter les parents dans leur place et leur pouvoir d’agir
Favoriser la participation de tous les parents et diversifier les formes d’implication
Soutenir le bien-être des parents et prévenir l’isolement
Accompagner les parents dans les différentes étapes de la vie familiale
Favoriser l’ouverture des familles et les expériences partagées
Axe prioritaire : Accompagner les adolescents dans leurs parcours, leur ouverture et leur capacité à agir
Maintenir des espaces accueillants où les adolescents peuvent se retrouver et créer une relation avec les professionnels
Favoriser l’ouverture, la découverte et la mobilité
Favoriser la participation et les initiatives des adolescents
Contribuer à la réussite éducative et accompagner les parcours Prendre davantage en compte le bien-être des adolescents
Axe prioritaire : Faciliter l’accès aux droits et renforcer l’autonomie numérique et administrative des habitants
Faciliter l’accès à l’information et aux droits
Renforcer l’autonomie des habitants dans leurs démarches administratives et numériques
Améliorer l’orientation entre le centre social, la France services, les permanences et les partenaires
Aller vers les habitants qui connaissent peu les services ou rencontrent des difficultés pour y accéder
Axe prioritaire : Renforcer les liens sociaux et soutenir la participation et les initiatives des habitants
Consolider les occasions de rencontre, de convivialité et d’ouverture
Poursuivre l’aller-vers et les actions hors-les-murs
Soutenir la participation et les initiatives habitants
Favoriser l’implication des habitants dans la vie et les transformations du quartier
Axe prioritaire : Renforcer les coopérations au service des habitants et du territoire
Mieux faire connaître les ressources et les actions de chacun
Renforcer les partenariats lorsqu’un besoin nécessite plusieurs compétences
Faire du partenariat un appui pour les quatre autres axes du projet
Zoom sur le Projet Familles : Axe prioritaire d’intervention et déclinaison des objectifs opérationnels
Axe prioritaire : Soutenir les familles et conforter les parents dans leur place et leur pouvoir d’agir
Favoriser la participation de tous les parents et diversifier les formes d’implication
Soutenir le bien-être des parents et prévenir l’isolement
Accompagner les parents dans les différentes étapes de la vie familiale
Favoriser l’ouverture des familles et les expériences partagées
Liste des activités intégrées au Projet Social
Rendez-vous des Parents et Groupe de paroles
Comi’thé habitants/ Instance jeunesse
Activités parents-enfants et temps en familles
Sorties et séjours familles
Salle jeunesse
Activités, sorties, séjours jeunesse et projets portés par les adolescents
Animations et temps-forts de quartier
Actions hors-les-murs
Ateliers socioculturels et temps conviviaux
Actions collectives autour de l’accès aux droits
Actions et aides numériques favorisant l’autonomie
Actions et projets construits avec les partenaires du territoire
Champs d’intervention
Animation de la vie sociale,
Parentalité,
Enfance
Jeunesse
Accès aux droits et inclusion numérique
Participation des habitants et citoyenneté
Dispositifs et agréments Caf et autres Partenaires
Ex :ALSH (3-14 ans), LAEP, REAAP, PAVA
Nombre de bénévoles
d’activité réguliers
…
Nombre de bénévoles
d’activité occasionnels
…
Nombre d’usagers
…
Nombre d’adhérents
… adhésions individuelles,
… adhésions familialesModalités de suivi des engagements et d’évaluation des actions (Complété par le Conseiller Technique Territorial)