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Acte - Lessentiel des recommandations sur lalimentation
Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Saint-Laurent-en-Royans.
Lien du pdf (Acte - Lessentiel des recommandations sur lalimentation)
Thèmes du document : Santé, Agriculture et alimentation, Pêche et métiers de la mer,
Quelques chiffres sur l’alimentation en France
L’alimentation est un facteur de risque et de protection
de nombreuses maladies
L’essentiel des recommandations
sur l’alimentation Les recommandations sur l’alimentation pour les adultes ont été actualisées en 20191 afin de prendre en compte l’évolution des données scientifiques des dix dernières années.
La nutrition représente le premier facteur de risque de perte d’années de vie en bonne santé, devant le tabac (12 %) et l’alcool (7 %)5.
Consommation trop importante de sel
dépassent la limite
recommandée par
l’Organisation mondiale de la
santé de 5 g de sel par jour2, 3.
90 % DES ADULTES
Trop d’acides gras saturés, pas assez d’oméga 3
dépassent le seuil recommandé des
apports en acides gras saturés
(< 36 % des apports en lipides totaux)2.
Les apports moyens en acides gras
oméga 3 (ALA, DHA, et EPA) des adultes
sont environ deux fois trop faibles4.
83% DES ADULTES
Trop de charcuterie
dépassent la limite des 150g
de charcuterie par semaine2, 3.
63 % DES ADULTES
Trop de produits sucrés
ont une consommation de produits
sucrés supérieure aux recommandations.
30 % des adultes dépassent un verre
par jour de boissons sucrées2, 3.
40 % DES ADULTES
Insuffisance de fibres
En cause, une consommation trop faible :
- de produits céréaliers notamment complets (plus de 60 %
des adultes ne les incluent pas dans leur alimentation) ;
- de légumes secs (plus de 85 % des adultes ne satisfont
pas la recommandation) ;
- de fruits et légumes (72 % des adultes en consomment
moins de 5 par jour)2, 3.
de 18 à 54 ans n’atteignent
pas les recommandations
fixées à 25 g de fibres
par jour.
89,7 % DES ADULTES
français âgés
de 18 à 54 ans
sont en surpoids et
15 % sont obèses 6.
28% DES ADULTESLa révision des recommandations alimentaires vise à couvrir les besoins nutritionnels dans leur ensemble, prévenir les maladies chroniques non transmissibles, minimiser les expositions aux contaminants de l’alimentation tout en essayant de rester relativement proche des consommations alimentaires actuelles afin de faciliter leur adoption.
Elle prend également en compte l’impact de l’alimentation sur l’environnement.
Quelles sont les nouvelles recommandations pour les adultes ?
Réduire la consommation de viande et de charcuterie
Leur consommation augmente les risques de cancer colorectal, de MCV et de diabète de type 28.
RECOMMANDATIONS
Privilégier la volaille et limiter
la viande (porc, bœuf, veau,
mouton, agneau et abats) à
500 g par semaine (soit environ
3 à 4 steaks).
Limiter la consommation
de charcuterie à 150 g par
semaine (soit environ 3
tranches de jambon blanc).
Alterner dans la semaine
la viande, la volaille,
le poisson, les œufs et
les légumes secs.
Augmenter la consommation d’aliments d’origine végétale riches en fibres : fruits et légumes, légumes secs et féculents complets
Ces aliments diminuent le risque de cancers aérodigestifs, de maladies cardiovasculaires (MCV), d’obésité et de diabète8.
RECOMMANDATIONS
Au moins 5 fruits et légumes par jour
(par exemple 3 portions de légumes et
2 fruits) qui apportent des antioxydants,
des vitamines et des minéraux.
Des légumes secs au moins 2 fois par
semaine : lentilles, haricots secs, pois
chiches, etc.
Au moins un féculent complet
par jour : pain complet, pâtes,
semoule et riz complets.
Consommer de préférence
des produits locaux, de saison
et si possible bio.
Privilégier la consommation d’aliments riches en acide alpha-linolénique (ou oméga 3), ainsi que l’huile d’olive
Les omega 3 participent à la bonne santé cardiovasculaire, de la rétine, du cerveau et du système nerveux. Dans le cadre d’un régime méditerranéen, l’huile d’olive est associée à une diminution du risque de MCV8.
RECOMMANDATIONS
Privilégier les huiles
riches en oméga 3
(colza, noix) et l’huile
d’olive.
Consommer du
poisson 2 fois par
semaine dont un
poisson gras car riche
en oméga 3 (sardine,
maquereau, hareng,
saumon, etc.).
Consommer une petite poignée
de fruits à coque non salés par
jour (noix, noisettes, amandes,
pistaches) dont la teneur en
acides gras polyinsaturés est
élevée (notamment en oméga 3
dans les noix).Réduire la consommation d’aliments gras, sucrés, salés et ultra-transformés Ils sont souvent de densité énergétique élevée et de faible qualité nutritionnelle. De récentes études ont montré des associations entre la consommation d’aliments ultra-transformés et un risque accru de différentes maladies chroniques9.
RECOMMANDATIONS
Limiter la consommation de céréales du petit-déjeuner
sucrées, les gâteaux, le chocolat, les crèmes dessert,
les glaces, les biscuits apéritifs, la charcuterie et
certains plats préparés du commerce.
Quand c’est possible, privilégier le fait
maison en utilisant des produits frais,
des aliments en conserve ou surgelés
peu transformés.
LE NUTRI-SCORE
Le logo Nutri-Score est
l’étiquetage nutritionnel
simplifié recommandé par les
pouvoirs publics en France.
Il a pour objectif de faciliter
la compréhension par le
consommateur de la qualité
nutritionnelle des aliments
préemballés. Grâce à une
lettre couplée à une couleur,
le Nutri-Score classe les
produits sur une échelle à 5
niveaux allant de A à E.
Il peut aider vos patients à
manger mieux au quotidien
en limitant les produits de
score D et E.
1. Une étude française récente met en avant une association significative entre forte consommation d’aliments issus de l’agriculture biologique et diminution du risque de cancer (tous types de
cancer confondu). Cependant, les preuves ne sont pas encore suffisantes pour parler de lien de causalité.
Limiter la consommation de sel et de produits salés
Ils entraînent des risques de maladies cardiovasculaires, d’hypertension artérielle et de cancer de l’estomac8.
Le sel consommé provient surtout des produits transformés :
charcuterie, plats préparés du commerce, soupes
déshydratées, fromage, pain, etc.
Réduire la quantité de
sel en cuisinant et ne
pas resaler à table.
Privilégier le sel iodé
(indiqué sur l’étiquette).
RECOMMANDATIONS
Réduire la consommation de boissons sucrées et de boissons alcoolisées On entend par boissons sucrées : les jus de fruits, les boissons aux fruits, les sirops, les eaux aromatisées, les sodas même « light » et les boissons dites « énergisantes ». Une augmentation du risque de prise de poids, de MCV et de diabète de type 2 est observée avec la consommation d’un verre de boisson sucrée par jour8. L’alcool augmente le risque de cancers aérodigestifs, du côlon-rectum, du foie, du sein10, ainsi que d’autres maladies comme l’hypertension artérielle et la fibrillation auriculaire11.
L’eau est la seule boisson
recommandée, elle peut
également être apportée par le
thé, le café (sans excès) et des
infusions non sucrées.
Maximum 2 verres
d’alcool par jour et
pas tous les jours.
Les boissons sucrées doivent être limitées
le plus possible sans être substituées
par des boissons édulcorées ; dans tous
les cas, pas plus d’un verre par jour et
privilégier les jus de fruits pressés.
RECOMMANDATIONS
Une consommation suffisante mais limitée de produits laitiers
La consommation de lait diminue le risque
de cancer colorectal et la consommation
globale de produits laitiers fait baisser le
risque de diabète de type 2 avec un niveau
de preuve probable. La consommation
totale de produits laitiers est associée à une
augmentation du risque de cancer de la
prostate (avec un niveau de preuve suggestif
mais limité). Les fruits à coque, les légumes
secs et les légumes peuvent également
contribuer aux apports en calcium.
2 produits
laitiers par jour
(par exemple
un yaourt
nature et un
morceau de
fromage).
RECOMMANDATIONS
QUID DE L’ALIMENTATION
DURABLE ?
Pour la première fois, les recommandations intègrent
la dimension environnementale de l’alimentation
en conseillant de privilégier les aliments d’origine
végétale plutôt qu’animale, les aliments des
producteurs locaux, les aliments de saison, et si
possible les aliments bio, qui par ailleurs pourraient
avoir un impact bénéfique sur la santé1.1. Recommandations relatives à l’alimentation, à l’activité physique et à la sédentarité pour les adultes. Saint-Maurice : Santé publique France, 2019. 61 p. https://www.santepubliquefrance. fr/determinants-de-sante/nutrition-et-activite-physique/documents/rapport-synthese/ recommandations-relatives-a-l-alimentation-a-l-activite-physique-et-a-la-sedentarite-pour-les- adultes
2. Étude de santé sur l’environnement, la biosurveillance, l’activité physique et la nutrition (Esteban), Chapitre Consommations alimentaires. Saint-Maurice : Santé publique France, 2017. 193 p.
3. Adéquation aux nouvelles recommandations alimentaires des adultes âgés de 18 à 54 ans vivant en France : Étude Esteban 2014-2016. Volet Nutrition - Surveillance épidémiologique.
4. Étude individuelle nationale des consommations alimentaires 3 (INCA 3). Maisons-Alfort : Anses, 2017. 535 p.
5. Graphique établi à partir de l’outil de visualisation de l’IHME [http://www.healthdata.org/data- visualization/gbd-compare] Principaux déterminants comportementaux et métaboliques : tabac, alcool, avec un regroupement pour la nutrition proposé par lS. Capewell. Valeur exprimée en pourcentage des DALYs totaux pour la France en 2017.
6. Étude de santé sur l’environnement, la biosurveillance, l’activité physique et la nutrition (Esteban), Chapitre Corpulence. Saint-Maurice : Santé publique France, 2017. 42 p.
7. Marant-Micallef C et al. Nombre et fractions de cancers attribuables au mode de vie et à l’environnement en France métropolitaine en 2015 : résultats principaux. Bull Epidémiol Hebd. 2018;(21):442- 448
8. Actualisation des repères du PNNS : étude des relations entre consommation de groupes d’aliments et risque de maladies chroniques non transmissibles. Maisons-Alfort : Anses, 2016. 186 p.
9. Bernard Srour et al. Ultra-processed food intake and risk of cardiovascular disease: prospective cohort study (NutriNet-Santé). BMJ, 2019.
Anaïs Rico-Campà et al. Association between consumption of ultra-processed foods and all-cause mortality: SUN prospective cohort study. BMJ, 2019.
10. WCRF /, AICR (2018), ‘Diet, Nutrition, Physical Activity and Cancer : a Global Perspective’, Technical report, WCRF / AICR
11. Roerecke, M et al. Sex-Specific Associations Between Alcohol Consumption and Incidence of Hypertension: A Systematic Review and Meta-Analysis of Cohort Studies. J Am Heart Assoc. 2018.
Références bibliographiques
COMMENT PARLER D’ALIMENTATION À VOS PATIENTS ?
Des conseils simples, peu nombreux et adaptés à chaque patient, sont la clé pour
initier un changement d’alimentation. Pour aider vos patients à mieux appréhender les
nouvelles recommandations, elles sont dorénavant classées en 3 catégories avec des
messages courts, simples et accessibles, qui privilégient la progressivité :
LES RECOMMANDATIONS, C’EST AUSSI :
prendre plaisir à manger, savourer ;
privilégier la variété, le fait maison ;
veiller aux quantités et à la taille des
portions dans les assiettes.
ET AUSSI BOUGER !
au moins 30 minutes d’activités physiques
dynamiques par jour ;
ne pas rester assis trop longtemps :
prendre le temps de marcher un peu
toutes les 2 h.
Encourager à consommer toujours davantage de fruits et légumes et à réintroduire des aliments délaissés (fruits à coque non salés et légumes secs).
AUGMENTER
Accompagner petit à petit la substitution de certains aliments au sein d’une même catégorie : par exemple, manger du pain complet plutôt que du pain blanc ou utiliser l’huile de colza, de noix ou d’olive plutôt que d’autres huiles, consommer des poissons gras, etc.
ALLER VERS
Inciter à diminuer la consommation des aliments et boissons qui augmentent les risques de certaines maladies (viande, charcuterie, produits ultra-transformés, sucre, sel, alcool et boissons sucrées).
RÉDUIRE
LES RECOMMANDATIONS CHANGENT, LE SITE DÉDIÉ À VOS PATIENTS AUSSI.
RENDEZ-VOUS SUR WWW.MANGERBOUGER.FR