Offres
API
Connexion
Documents similaires
Compte-Rendu - 1168 CR litera 4 avril 2026
Compte-Rendu - 1202 CR Rencontre LITERA du 09 Mai 2026
Compte-Rendu - 1201 CR Rencontre LITERA du 09 Mai 2026
Compte-Rendu - 1167 CR litera 21 février 2026
Compte-Rendu - 96 CR 006 2017 du 30.11.17
Arrêté - 1140 2026 3255 (4)
unknown - 757 2502007 Depliant 150x210mm 3volets Patrimoin
Compte-Rendu - 82 COMPTE RENDU CM 23 04 2015
Arrêté - 679 Arrêté Prefectoral Inscription monuments his
unknown - 1032 programme printemps 2026 PDF
Compte-Rendu - 1147 CR litera 4 avril 2026
Document publié le Mercredi 1 janvier 2020 par la commune de Saumane-de-Vaucluse.
Lien du pdf (Compte-Rendu - 1147 CR litera 4 avril 2026)
Thèmes du document : Histoire et mémoire, Culture et patrimoine, Famille,
Rencontre LITERA du 04 Avril 2026
1 - Livres présentés,
Thème libre (cliquer sur le titre pour en savoir plus)
Cécile Coulon, Le visage de la nuit (présenté par Marie-France et Gilbert).
Depuis qu’il a survécu à une fièvre mortelle, personne n’a vu son visage. Chaque nuit, l’enfant quitte le presbytère où il a été recueilli et s’enfonce dans les bois. Sous la lune, la forêt devient son territoire. Cette vie clandestine le protège du regard des autres. Alors qu’il entre dans l’adolescence, une jeune fille apparaît parmi les arbres. Elle ne ressemble en rien aux habitants de ce village perdu, hanté par des haines ancestrales. Mais elle aussi porte un secret et rêve d’échapper à l’avenir qui lui est promis. Le Visage de la nuit est un roman éblouissant, traversé d’éclairs sur l’adolescence, la violence et le désir.
=> rapprochement avec Le Chant du Monde de Giono (épique, vie clandestine au cœur de la nature apaisante)
George Orwell, 1984 (présenté par Colette).
Année 1984 en Océanie. 1984 ? C'est en tout cas ce qu'il semble à Winston, qui ne saurait toutefois en jurer. Le passé a été oblitéré et réinventé, et les événements les plus récents sont susceptibles d'être modifiés. Winston est lui-même chargé de récrire les archives qui contredisent le présent et les promesses de Big Brother. Grâce à une technologie de pointe, ce dernier sait tout, voit tout. Il n'est pas une âme dont il ne puisse connaître les pensées. On ne peut se fier à personne et les enfants sont encore les meilleurs espions qui soient. Liberté est Servitude. Ignorance est Puissance. Telles sont les devises du régime de Big Brother. La plupart des Océaniens n'y voient guère à redire, surtout les plus jeunes qui n'ont pas connu l'époque de leurs grands-parents et le sens initial du mot «libre». Winston refuse cependant de perdre espoir. Il entame une liaison secrète et hautement dangereuse avec l'insoumise Julia et tous deux vont tenter d'intégrer la Fraternité, une organisation ayant pour but de renverser Big Brother. Mais celui-ci veille...
Le célèbre et glaçant roman de George Orwell se redécouvre dans une nouvelle traduction, plus directe et plus dépouillée, qui tente de restituer la terreur dans toute son immédiateté mais aussi les tonalités nostalgiques et les échappées lyriques d'une œuvre brutale et subtile, équivoque et génialement manipulatrice.
=> À rapprocher de Victor Klemperer, philologue juif allemand pour ses analyses du langage du nazisme.
Ji Dahai, Arbres (livre proposé à la consultation par Colette).
Le regard neuf et singulier d’un artiste chinois, qui vit en Provence et parle le langage des arbres : « Deux cultures, chinoise et française, me nourrissent. L’une depuis ma naissance et l’autre depuis l’âge de onze ans. Flâneur des musées et rêveur actif, je choisis de méditer dans la calligraphie et de mener une vie simple en partageant cette passion. Dix ans pour cultiver un arbre, cent ans pour cultiver un homme. Je flâne dans la forêt où des arbres chantent dans toutes les langues, les langues des poètes ».=> Dans le cadre de Trace de Poète, exposition au Musée Vouland à Avignon, « Résurgence » (c. - à-d. les sources du Ventoux), jusqu’au 14 juin.
Akiko Kawasaki, Des chevaux et du vent (présenté par Nicole)
C’est un roman au souffle puissant, une histoire de chair et de sang, de vie et de mort, où l’endurance des humains et la vigueur des chevaux leur permettent seules de résister au froid et au vent glacé qui souffle continuellement du large.L’île de Hokkaidô. C’est sur une terre du bout du monde, bordée par le Pacifique nord, que Sutezô a planté ses racines, une terre rude, impitoyable et belle. Sutezô, l’enfant d’une humaine et d’un cheval, car sa mère le portait dans son ventre lorsque, prisonnière de la neige, elle embrassa son cheval avant de se nourrir de sa chair pour survivre. Ce sacrifice et ce don ont noué inextricablement les liens de la famille de Sutezô avec les chevaux. Ces chevaux au corps trapu, aux jambes puissantes et aux yeux ardents qui halent les filets à algues laminaires dans la mer, au pied des falaises. Voici le roman de ces générations d’éleveurs de chevaux, un chant d’amour aux chevaux qui se trouvera à jamais scellé sur l’île inaccessible de Hanajima, leur ultime royaume.
Finaliste du 7ème Prix Emile Guimet de littérature asiatique, lauréat du Prix Escapades 2025.
François Cheng, Cinq méditations sur la beauté (présenté par Nicole)
« En ces temps de misères omniprésentes, de violences aveugles, de catastrophes naturelles ou écologiques, parler de la beauté pourrait paraître incongru, inconvenant, voire provocateur. Presque un scandale. Mais à cause de cela même, on voit qu'à l'opposé du mal, la beauté se situe bien à l'autre bout d'une réalité à laquelle nous avons à faire face. Nous sommes donc convaincus qu'au contraire nous avons pour tâche urgente, et permanente, de dévisager ces deux mystères qui constituent les deux extrémités de l'univers vivant : d'un côté, le mal, et de l'autre, la beauté ... Ce qui est en jeu, nous n'en doutons pas, n'est rien moins que l'avenir de la destinée humaine, une destinée qui implique les données fondamentales de la liberté humaine. ». Confronté très jeune à ces deux « mystères » par la fréquentation de l'époustouflant site du mont Lu dans sa province natale d'une part, et par le terrible massacre de Nankin perpétré par l'armée japonaise de l'autre, François Cheng livre ses réflexions sur les questions existentielles les plus radicales. Ce faisant, il nous fait revisiter les moments phares de la culture d'Orient et d'Occident..
=> face au mal, ce n’est pas le bien qu’il faut opposer, mais la beauté, émanant de l’intérieur et non du raisonnement
Magazine LEGENDE n° 16 consacré à Frida Khalo (présenté par Nicole)
Le nouveau numéro de Légende est consacré à Frida Kahlo, artiste au destin singulier, broyée mais jamais brisée, qui sut faire des drames de sa vie la source d'une oeuvre multiple, ou` se mêlent modernité picturale et tradition mexicaine, engagement marxiste et exploration intime de son corps et de son esprit. Rarement le mot « légende », ce qu'il signifie de fiction mêlée au réel, n'aura si bien défini un personnage. Elle qui absorba le masculin dans le féminin et vice versa ; elle qui changea sa date de naissance pour naître au monde l'année de la révolution mexicaine (1910, au lieu de 1907, se rajeunissant de trois ans). Et bien sûr, malgré sa disparition prématurée, reste ce legs universel qui éclate dans ses oeuvres d'artiste majeure du XXe siècle, de ses autoportraits rêvés en scènes oniriques peuplées d'anges et de démons.
Timothée de Fombelle, La vie entière (présenté par Gilbert)
« Hier j’ai eu dix-neuf ans, mais il y a sous mes mains cette nuit une femme qui se met à exister dans ma chambre, bavarde et vieille. Elle descend le clavier comme un escalier d’honneur. Une femme très âgée qui parle et me survivra. C’est moi. »Paris sous l’Occupation. Claire attend son chef de réseau, dont le retard laisse présager le pire. Elle devrait quitter l’appartement. C’est la règle. Mais elle reste et tape à la machine, inventant sa vie avec cet homme qu’elle aime en secret : les baisers sur les toits, l’amour fou, les enfants, la mer, la vieillesse heureuse, et tous les miracles ordinaires d’un temps de paix. Dans l’urgence de cette nuit où l’existence ne tient qu’à un fil, Claire se sauve par les mots et crée sur le papier l’espace d’une vie entière.
Habitué des récits au long cours – Tobie Lolness, Vango, Alma –, Timothée de Fombelle célèbre ici en quelques pages virtuoses la toute-puissance de l’écriture et de l’imaginaire.