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Déliberation - Delib2022 095 Debat orientations budgetaires 2023
Document publié le Mercredi 14 décembre 2022 par la commune de Suresnes.
Lien du pdf (Déliberation - Delib2022 095 Debat orientations budgetaires 2023)
Thèmes du document : Travail et emploi, Économie et finances, Handicap et inclusivité,
EXTRAIT DU REGISTRE DES
DELIBERATIONS DU CONSEIL MUNICIPAL
Séance du 14 décembre 2022
Le Conseil Municipal de la commune de Suresnes, légalement convoqué s’est réuni à la salle des Fêtes, à 18h00, sous la présidence de M. Guillaume BOUDY, Maire de Suresnes.
Le nombre des conseillers municipaux en exercice est de 43.
Etaient présents :
- Adjoints -
Mme Muriel RICHARD, M. Fabrice BULTEAU, Mme Isabelle de CRECY, Mme Nassera HAMZA, Mme Béatrice de LAVALETTE, Mme Florence de SEPTENVILLE, Mme Elodie REBER, Mme Frédérique LAINE, M. Louis- Michel BONNE, M. Jean PREVOST, M. Amirouche LAIDI, Mme Sandrine du MESNIL
- Conseillers municipaux -
Mme Cécile GUILLOU, Mme Isabelle FLORENNES, Mme Sophie de LAMOTTE, M. Jean-Marc LEMBERT, Mme Marie LE LAN, M. Bruno JACON, Mme Valérie BARBOILLE, M. Frédéric VOLE, Mme Valérie BETHOUART-DOLIQUE, Mme Perrine COUPRY, M. Antoine KARAM, M. Xavier IACOVELLI, Mme Safia EL-BAKKALI, M. Nicola D'ASTA, M. Pascal GENTIL, M. Yohann CORVIS, Mme Katya VERIN-SATABIN, M. Valéry BARNY
Formant la majorité des membres en exercice.
Absents représentés :
- Adjoints -
M. Vianney RASKIN à M. Guillaume BOUDY, M. Yoann LAMARQUE à Mme Isabelle de CRECY, M. Pierre PERRET à Mme Muriel RICHARD, M. Alexandre BURTIN-LUCIOTTO à M. Fabrice BULTEAU
- Conseillers municipaux –
M. Stéphane PERRIN-BIDAN à Mme Sandrine DU MESNIL, M. Thomas KLEIN à Mme Nassera HAMZA, Mme Véronique RONDOT à Mme Florence DE SEPTENVILLE, M. Yves LAURENT à M. Louis-Michel BONNE, Mme Olfa COUSSEAU à Mme Katya VERIN-SATABIN, M. Abraham ABITBOL à M. Yohann CORVIS, M. Loïc DEGNY à Mme Valérie BETHOUART-DOLIQUE
Absent non-représenté :
- Conseiller municipal –
Mme Julie TESTUD
Mme Sandrine du MESNIL
« Le Maire de Suresnes certifie que la convocation du Conseil Municipal et le compte rendu de la présente délibération ont été affichés à la mairie, conformément aux articles L. 2121-10 et 2121-25 du Code Général des Collectivités Territoriales ».Delib2022-095 Débat d’orientations budgétaires pour l’année 2023
- Conseil Municipal du 14 décembre 2022 -
Vu le Code Général des Collectivités Territoriales, et notamment ses articles L.2121-29 et L.2312-1,
Considérant qu’avant le vote du budget, un débat a lieu au Conseil Municipal sur la base d’un rapport portant sur les orientations budgétaires, les engagements pluriannuels envisagés ainsi que sur la structure et la gestion de la dette,
Considérant le rapport joint en annexe déclinant les orientations qui vont guider l’élaboration du budget 2023,
Vu le budget communal,
Sur rapport de Monsieur Jean Prévost, Adjoint au Maire,
Le Conseil Municipal, après débat,
Prend acte de la tenue du Débat d’Orientations Budgétaires
Ayant eu lieu sur la base de la présentation du
Rapport d’Orientations Budgétaires 2023 ci-annexé.
Fait et délibéré en séance les jour, mois et an susdits.
Et ont signé au registre les membres présents.
#signature#
Guillaume BOUDY
Maire de Suresnes
Le 23 décembre 2022
Accusé de réception en préfecture
092-219200730-20221214-Delib2022-095-DE
Date de réception préfecture : 27/12/2022Rapport
d’orientations
Budgétaires pour
2023
Rapporteur : M. Jean PREVOST,
adjoint au maire délégué
Finances, Contrôle de Gestion,
Achats, Modernisation et suivi
de programme
Direction de la performance de la gestion
publique
Accusé de réception en préfecture
092-219200730-20221214-Delib2022-095-DE
Date de réception préfecture : 27/12/20221
Table des matières
Préambule _______________________________________________________________________________________________________ 2
Les éléments contextuels et financiers impactant le budget 2023 ___________________________________________________________ 3
Les perspectives économiques et le contexte de marché _________________________________________________________________________ 3 Environnement macroéconomique ________________________________________________________________________________________________________ 3 Une croissance retrouvée _____________________________________________________________________________________________________________ 3 Une inflation record depuis près de 40 ans _______________________________________________________________________________________________ 3 Un taux de chômage stabilisé __________________________________________________________________________________________________________ 3 Une hausse des taux d’intérêt __________________________________________________________________________________________________________ 4 Finances publiques ____________________________________________________________________________________________________________________ 4 Programme de stabilité 2023-2027 et trajectoire de la dépense locale __________________________________________________________________________ 4 Le déficit des administrations publiques _________________________________________________________________________________________________ 4 La dette publique____________________________________________________________________________________________________________________ 5 Des chiffres qui posent question ________________________________________________________________________________________________________ 6
Les principales mesures du projet de loi de finances (PLF) pour 2023 _____________________________________________________________ 6 Les dépenses réelles de fonctionnement à nouveau encadrées … (Article 23) ______________________________________________________________________ 6 Le gouveƌŶeŵeŶt veut iŵposeƌ uŶe Đuƌe d’austĠƌitĠ audž ĐolleĐtivitĠs… Qu’il Ŷe s’appliƋue pas à lui-même ___________________________________________ 6 …assoƌtie de ƌepƌĠsailles sĠvğƌes eŶ Đas de ŶoŶ-respect des contraintes _______________________________________________________________________ 7 Le plafonnement des concours financiers de l’Etat aux collectivités (Article 13) ___________________________________________________________________ 7 UŶe pƌogƌessioŶ du soutieŶ de l’État audž ĐolleĐtivitĠs dğs le PLF ϮϬϮϯ _________________________________________________________________________ 7 Un soutien toujours présent pour l’investissement local _____________________________________________________________________________________ 8 Le fonds de soutien inflation ________________________________________________________________________________________________________ 8 La Dotation Globale de Fonctionnement du bloc communal _______________________________________________________________________________ 9 Les autres mesures prévues intéressant le bloc communal _________________________________________________________________________________ 10 La suppression de la CVAE _________________________________________________________________________________________________________ 10 La ƌĠfoƌŵe de la tadže ĐoŵŵuŶale suƌ la ĐoŶsoŵŵatioŶ fiŶale d’ĠleĐtƌiĐitĠ __________________________________________________________________ 10 La vigilaŶĐe est doŶĐ de ŵise… _____________________________________________________________________________________________________ 10 Des dispositifs de péréquation de plus en plus impactants __________________________________________________________________________________ 10 La péréquation verticale ___________________________________________________________________________________________________________ 10 La péréquation horizontale _________________________________________________________________________________________________________ 11
La commune au sein de l’intercommunalité _________________________________________________________________________________ 11 Des modifications à venir ______________________________________________________________________________________________________________ 12 Le transfert de la Cotisation Financière des Entreprises ____________________________________________________________________________________ 12 L’impact budgétaire pour Suresnes ____________________________________________________________________________________________________ 12
Les orientations budgétaires de la commune pour 2023 _________________________________________________________________ 12
Vue d'ensemble des masses financières réelles : un excédent régulier des recettes sur les dépenses ____________________________________ 12 Des recettes de fonctionnement qui progressent essentiellement sous l’effet de recettes fiscales ______________________________________________________ 13 Les impôts et taxes ___________________________________________________________________________________________________________________ 13 Les dotations ________________________________________________________________________________________________________________________ 14 Les autres recettes d’exploitation ________________________________________________________________________________________________________ 14 Des produits des services et du domaine peu dynamiques __________________________________________________________________________________ 14 Les autres produits _________________________________________________________________________________________________________________ 15 L’autonomie financière de notre collectivité remise en cause ________________________________________________________________________________ 15
Des dépenses de fonctionnement alourdies par une inflation record ______________________________________________________________ 15
Les ressources humaines _________________________________________________________________________________________________ 18 Chiffres clés et perspectives __________________________________________________________________________________________________________ 18 Eléments des rémunérations prévisionnels 2022 _________________________________________________________________________________________ 19 Evolution prévisible des postes en 2023 ________________________________________________________________________________________________ 19 Les conditions de travail _____________________________________________________________________________________________________________ 19 La politique sociale _________________________________________________________________________________________________________________ 21 Les avantages en nature _____________________________________________________________________________________________________________ 21
Les charges à caractère général victimes de l’inflation _________________________________________________________________________ 21
Les autres charges de gestion courante ______________________________________________________________________________________ 22
Des charges financières maitrisées _________________________________________________________________________________________ 22
Une politique dynamique d’investissement __________________________________________________________________________________ 22 Un programme d’investissement qui correspond aux ambitions de la municipalité _________________________________________________________________ 23 Parmi les nouveaux projets figurent : ___________________________________________________________________________________________________ 23 Pour une ville durable et éco-responsable : ____________________________________________________________________________________________ 23 Pour une ville conviviale où il fait bon vivre : _________________________________________________________________________________________ 23 Pour une ville proche et solidaire :___________________________________________________________________________________________________ 23 Pour une ville innovante et participative : _____________________________________________________________________________________________ 23 La section d’investissement : les recettes __________________________________________________________________________________________________ 24 Un niveau d’autofinancement préservé malgré les incertitudes _________________________________________________________________________________ 24 Une politique volontariste de maitrise de l’endettement ______________________________________________________________________________________ 24
Annexe - Ratios _________________________________________________________________________________________________ 26
Accusé de réception en préfecture
092-219200730-20221214-Delib2022-095-DE
Date de réception préfecture : 27/12/20222
Préambule
Depuis la loi « Administration Territoriale de la République » (ATR) du 6 février 1992, la tenue d’un débat d’orientations budgétaires s’impose aux collectivités locales dans un délai de deux mois précédant l’examen du budget primitif. Première étape du cycle budgétaire annuel des collectivités locales, le Rapport d'Orientations Budgétaires (ROB) est un document essentiel qui permet de rendre compte de la gestion de la ville.
Il convient de présenter à l’assemblée délibérante un rapport sur les orientations budgétaires comportant les évolutions prévisionnelles de dépenses et recettes, les engagements pluriannuels envisagés, ainsi que la structure et la gestion de l’encours de dette. Ces orientations doivent permettre d’évaluer l’évolution prévisionnelle du niveau d’épargne brute, d’épargne nette ainsi que de l’évolution des dépenses et des effectifs, notamment l’exécution des dépenses de personnel, des rémunérations, des avantages en nature et du temps de travail.
Il est rappelé que :
- le rapport d’orientations budgétaires, destiné à servir de base au débat d’orientations budgétaires, ne peut s'articuler qu'autour des intentions générales et des grandes lignes du futur budget, qui sera définitivement présenté au vote du Conseil Municipal le 2 février 2023. - le rapport d’orientations budgétaires doit être transmis au président de l’EPT dans un délai de 15 jours à compter de son examen par l’assemblée délibérante.
- le rapport d’orientations budgétaires doit également être mis à disposition du public à l’hôtel de ville dans ce même délai.
Ce rapport présente en premier lieu le contexte économique et financier dans lequel s’effectue la préparation budgétaire 2023, expose ensuite la situation financière de la collectivité, et donne enfin de la visibilité sur les perspectives en termes de politiques publiques portées par l’équipe municipale.
Après la crise sanitaire et aujourd'hui la guerre en Ukraine, le contexte macroéconomique mondial très instable suscite pour notre pays et pour notre ville de nombreuses incertitudes sur la poursuite de la montée de l’inflation, de la hausse des taux d'intérêt, laissant entrevoir dès à présent des conséquences lourdes pour les finances des communes.
Le projet de loi de programmation des finances publiques pour 2023-2027 qui doit fixer le cap envisagé pour parvenir à la maitrise des comptes publics, et notamment ramener le déficit public sous la barre des 3% d’ici 2027 et impose unilatéralement une nouvelle diminution des dépenses des collectivités qui est évaluée à près de 20Md€, sans pour autant que l’Etat lui-même réduise sensiblement son déficit. –
Dans ce cadre, le budget de notre ville sera élaboré sur la base des contraintes suivantes :
• Une inflation encore attendue en progression (entre 4,2 et 6,9% selon les estimations1), mais surtout la revalorisation de nombreux contrats (achat d’énergie, d’alimentation pour la restauration, de produits d’entretien, de papier …) ; • Une masse salariale qui devra absorber en année pleine plusieurs décisions gouvernementales2 prises en 2022 ; • Des obligations réglementaires (loi Egalim, décret tertiaire, …) qui engendreront des coûts supplémentaires ; • La modification des indicateurs financiers (potentiels fiscal et financier, effort fiscal) servant au calcul des dotations et de la péréquation3 ; • Une « nationalisation » de la fiscalité locale4 : le pouvoir de taux, reconnu en 1980 aux collectivités locales s’est progressivement réduit et est désormais limité à la seule taxe foncière, qui représente moins de 30% des recettes réelles de fonctionnement pour la ville ; • Une fiscalité de plus en plus instable qui n’en finit plus d’être réformée (poursuite de la montée en puissance de la fiscalité spécifique5, suppression de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE)6, réforme de la taxe communale sur la consommation finale d’électricité7, recentralisation des DMTO) ;
• Un nouvel écrêtement de notre Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) : contribution des villes les plus riches pour financer la Dotation de Solidarité Urbaine (DSU) et la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) ;
• Un tarissement significatif des subventions et des dotations de la part des financeurs que sont l’Etat, mais aussi les régions et les départements qui font face à d’importantes hausses de dépassement également ;
• Et enfin, la réactivation du cadrage de nos dépenses réelles de fonctionnement via « un pacte de confiance » décidé unilatéralement par l’Etat, via le recours à l’article 49-3.
Ces nouveaux bouleversements fragilisent le budget 2023, comme ceux qui suivront. Ils poussent les collectivités à se réinterroger sur la revalorisation des tarifs des services, des taux d’imposition, et ils pourraient handicaper les programmes d'investissement prévus, avec un effet négatif sur l’activité des entreprises sur l’emploi.
Malgré ces incertitudes et contraintes, le Budget Primitif de l’année 2023 entend préserver une dynamique d’investissement qui reflète la mise en œuvre effective des engagements de la majorité municipale, inscrits dans le Contrat de mandat, sans altération du pouvoir d’achat (stabilisation du taux de taxe foncière et des tarifs des services) et sans dégradation de la qualité de service rendu aux Suresnois.
Il s’agit d’une part de nos grands projets :
• Le réaménagement du Centre-ville bas, engagé en 2021 avec la suppression de la passerelle des arts, rentrera dans une nouvelle phase de transformation en concertation avec la population et une 1ère tranche de travaux qui devrait débuter à l’été 2023. La partie haute de Suresnes, après la réfection de l’avenue Aristide Briand, sera également concernée avec la reprise du parvis Caron et l’aménagement de la rue Edouard Vaillant.
• La continuation de la modernisation de nos équipements sportifs : livraison de l’agrandissement des vestiaires du stade Jean Moulin, construction d’une nouvelle tribune et de vestiaires au stade Maurice Hubert, création d’un mur d’escalade (gymnase du belvédère) • L’aménagement d’un nouveau lieu de vie pour les Suresnois au parc du château : le village Bel air : bar convivial, brasserie moderne, restaurant cosy, bar à cocktails ou encore guinguette pour grignoter.
Mais également de la poursuite de nos grandes actions en faveur :
1 Source Banque de France vs une estimation à 5,8% en 2022
2 Augmentation du point d’indice, revalorisation des carrières des agents de catégories B et C, des agents des services d’aide à domicile (Ségur de la santé…) en sachant que le Ministre de la Fonction Publique a annoncé l’ouverture de nouvelles négociations salariales à partir de janvier prochain
3 La modification des indicateurs financiers fait suite à la suppression de la TH sur les résidences principales. Elle devrait commencer à produire ses effets en 2023, l'année 2022 ayant bénéficié d'une
neutralisation intégrale des nouvelles règles pour les communes et les ensembles intercommunaux. Il n'est pas exclu qu'une refonte générale du système soit de nouveau imaginée sous l'impulsion des Elus locaux qui remettent en cause le maintien de la notion même de potentiel fiscal. 4
La prise de contrôle de l’Etat sur la gestion des collectivités locales se reflète dans les chiffres du projet de loi de finances. Ainsi, sur des recettes fiscales nettes attendues pour un montant de 320Md€, près de 44Md€ seront prélevées à destination des collectivités territoriales. 5
TEOM, versement mobilité, taxe GEMAPI, qui financent les dépenses correspondantes 6 Bruno Le Maire a précisé, le 12 septembre dernier que la suppression de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) initialement prévu en 2023, sera étalée sur 2 ans et donc supprimer totalement en 2024. 7
Pour mémoire, la loi du 29 décembre 2020 de finances pour 2021 a réformé le régime de taxation de l’électricité. L’objectif est d’harmoniser le dispositif régissant la taxation sur la consommation finale d’électricité : un taux unique au plan national sera fixé d’ici 2023 et l’ensemble des taxes la composant seront regroupées pour en confier à terme la gestion à la Direction générale des finances publiques.
Accusé de réception en préfecture
092-219200730-20221214-Delib2022-095-DE
Date de réception préfecture : 27/12/20223
• de la transition écologique et énergétique : développement du plan vélo et de modes de déplacements plus vertueux, du verdissement de la ville, mais également la poursuite de la rénovation énergétique des bâtiments et du passage en LED de l’éclairage public, actions qui ont permis de réduire nos consommations d’énergie et de limiter la hausse des coûts pour la Ville, • de la prévention en matière de sécurité publique : réseau de vidéoprotection modernisé et élargi, • de la modernisation de notre administration pour un meilleur service rendu aux Suresnois notamment avec notre projet de guichet unique pour une nouvelle gestion des accueils physique, téléphonique et numérique.
Les éléments contextuels et financiers impactant le budget 2023
Les perspectives économiques et le contexte de marché
Environnement macroéconomique
Une croissance retrouvée
Après avoir enregistré la contraction la plus marquée de son histoire en temps de paix au printemps 2020 (perte d’activité instantanée d’environ 30 % lors du premier confinement), l’économie française a amorcé un rebond malgré plusieurs périodes de contraintes sanitaires (progression du PIB de + 6,8 % en 2021 après - 7,9 % en 2020). La France n’est pas seule à avoir connu un tel ressaut, ce qui a généré des tensions fortes dans l’économie mondiale, synonymes de difficultés d’approvisionnement et de hausses des prix (composants, transport maritime, matières premières).
Une inflation record depuis près de 40 ans
Début 2022, le déclenchement de la guerre en Ukraine a renforcé le renchérissement des prix des matières premières, notamment pour les céréales et encore plus pour le gaz, du fait d’anticipations d’une rupture des approvisionnements en provenance de Russie. Sous l’effet des mesures gouvernementales mises en place pour limiter la perte de pouvoir d’achat des ménages (bouclier tarifaire sur les prix du gaz et de l’électricité, ristourne sur les prix de l’essence), l’inflation est restée un peu plus contenue en France (5,8 % sur un an en août contre 9,1 % en zone euro). A noter qu’à l’instar de la plupart des collectivités, Suresnes ne bénéficie pas du bouclier énergétique mise en place par l’Etat, en 2022.
Prix à la consommation (taux de variation sur un an)
Il est à noter que ces prévisions sont plus « pessimistes » que celles du Gouvernement qui sous-tendent le Projet de Loi de Finance 2023, que nous détaillerons dans un second temps, et qui s’inscrivent dans un cadre plus large du PLPFP 2023-2027, lequel prévoit le retour dès 2024 à une croissance de 1,6%- 1,8% et à une décrue de l’inflation.
Le Haut Conseil des Finances publiques (HCFP), obligatoirement saisi par avis sur les PLF, a jugé optimistes les hypothèses d’inflation et croissance retenues par le Gouvernement pour 2023, observant qu’elles excédaient celles du consensus des économistes.
Un taux de chômage stabilisé
En dépit de la crise sanitaire, le soutien des politiques économiques a permis une résilience du marché du travail. En France, le taux de chômage est ressorti à 7,4 % au 2e trimestre 2022, inférieur de 0,8 point à son niveau de fin 2019. Les salaires ont connu une augmentation de 3,0 % sur un an au 2iéme trimestre 2022, en partie en raison de la revalorisation du Smic.
2021 2022 2023
Croissance du PIB réel 6,8% 2,6% 0,5%
source : Projections de la Banque de France, Septembre 2022
Inflation en France - Source Banque de France - IPC ( Indice des Prix à la Consommation)
2019 2020 2021 Prev 2022 Prev 2023 Prev 2024
1,3% 0,5% 2,1% 5,8% 4,2% / 6,9% 2,7%
2021 2022 2023
Taux de chômage (BIT, France entière, moyenne annuelle) 7,9% 7,3% 7,6%
source : Projections de la Banque de France, Septembre 2022
Accusé de réception en préfecture
092-219200730-20221214-Delib2022-095-DE
Date de réception préfecture : 27/12/20224
Une hausse des taux d’intérêt
Pour faire face à ce retour de l’inflation, les banques centrales ont amorcé un resserrement de leur politique monétaire. Après avoir interrompu les achats nets d’actifs, la BCE a porté son taux directeur à 1,25 % en septembre, en hausse de 50 points de base (pb) en juillet, de 75 pb en septembre 2022, et d’autres hausses devraient suivre. Dans ce contexte, les taux longs se sont vivement redressés depuis le début de l’année après une longue période de taux négatifs.
Taux des obligations d’Etat à 10 ans
Aussi, après avoir traversé une période sans précédent de taux très bas depuis 2014, les collectivités locales se retrouvent en 2022 confrontées à un mouvement de hausse des taux d’intérêt de court et long termes. L’Euribor 3 mois s’établit désormais à plus de 1,0 % environ, alors qu’il était encore négatif en début d’année, tandis que le taux des emprunts d’État à 10 ans cote à plus de 2,6 % fin novembre 2022.
Finances publiques
Programme de stabilité 2023-2027 et trajectoire de la dépense locale
Le programme de stabilité 2023-2027 a été présenté en Conseil des ministres le 29 juillet 2022. Il retrace la trajectoire des finances publiques fixée par le Gouvernement à l’horizon de 5 ans pour transmission à la Commission européenne.
Ce nouveau programme confirme la participation des collectivités locales à la limitation de l’évolution des dépenses publiques qui sera engagée dès 2023 pour parvenir en 2027 à un déficit public de 3 % du PIB et à une dette stabilisée.
Le secteur local (auquel est agrégé la Société du Grand Paris, entité dont les besoins en emprunt vont être conséquents au cours des 5 années à venir) sera mis à contribution : Il est censé dégager des excédents croissants par : - une stricte maîtrise de ses dépenses : -2,5% d’ici 2027 soit -0.5% en moyenne par an - une compression de sa dette de l’équivalent de 2 points de PIB (de 9,4% à 7,4%) sachant que celle-ci ne pose pas de problème de soutenabilité aujourd’hui. En valeur absolue, la dette locale devrait reculer de 13 Mds € en 5 ans. Elle représente seulement 8,4 % de la dette publique totale.
Le déficit des administrations publiques
Le déficit public de la France atteindrait 5% du PIB en 2022 après 6,4% en 2021.
Le projet de loi de programmation des finances publiques pour les années 2023 à 2027 (LPFP) prévoit de ramener le déficit public sous la barre des 3%, imposée par l’Union Européenne d’ici 20278.. Après une stabilisation à 5% du PIB en 2023, le déficit public serait ramené à 4,5% en 2024, à 4% en 2025 puis 3,4% en 2026 pour atteindre 2,9% en 2027.
Le déficit se réduirait lentement sous l’effet de la diminution du soutien budgétaire à l’économie, en particulier en 2023 et 2024, avec l’extinction des mesures d’urgence sanitaire et la réduction de celles liées à la crise énergétique et à la diminution des dépenses des collectivités.
8 Selon une étude de l’Observatoire Français des conjonctures économiques (OFCE), une prévision légèrement supérieure à 5,5% en 2022 et de 3,7% en 2027 serait plus réaliste.
2023 2024 2025 2026 2027
Dépense globale -1,5% -0,6% 0,3% 0,2% 0,6%
dont Etat -2,6% -2,5% -1,1% 0,4% 1,6%
dont monde local -0,6% 0,1% 0,4% -1,3% -1,1%
dont s écurité s ociale -1,0% 0,5% 1,2% 0,7% 0,6%
PLPFP 2023-2027: évolution de la dépense publique en volume
Accusé de réception en préfecture
092-219200730-20221214-Delib2022-095-DE
Date de réception préfecture : 27/12/20225
Evolution du déficit public
La dette publique
À la fin du premier trimestre 2022, la dette publique au sens de Maastricht s’établit à 2 901,8 Md€, soit 114,5 % du PIB (vs un ratio dette / PIB plafond de 60 % selon le critère de Maastricht).
En 2000, la dette de la France s’élevait à 58,6 % du PIB, à savoir 871,1 milliards d’euros. Elle a donc plus que triplé en une vingtaine d’années9
Cette tendance s’explique par un déficit public annuel qui est devenu la norme depuis 1974 et qui s’est particulièrement alourdi ces dernières années (pour mémoire : en 2020, pour remédier à la crise sanitaire, l’Etat a généré un déficit de 209,2 milliards d’euros, le plus important depuis la seconde guerre mondiale).
Le projet de loi de programmation des finances publiques pour les années 2023 à 2027 (LPFP) prévoit une dette publique aux alentours de 111,2% du PIB en 2023, 111,3% en 2024, 111,7% en 2025, 111,6% en 2026 avant de baisser à 110,9% en 2027.
Pour combler ce déficit, la France doit emprunter tous les ans quelques centaines de milliards d’euros sur les marchés financiers en émettant des bons du Trésor et des obligations assimilables au Trésor.
Dans la pratique, la France a des échéances de paiement tous les trimestres et doit donc refinancer une partie de sa dette en conséquence. Par exemple, sur l’année 2023, la France devra refinancer au moins 160 milliards d’euros, en plus du financement de son déficit budgétaire de l’année, soit un total prévisionnel de 270 Md€.
Compte tenu de la conjoncture actuelle, la France ne bénéficie plus des faibles taux d’intérêt de ces dernières années. Elle doit désormais emprunter à plus de 2 % pour les émissions à dix et trente ans, ce qui va augmenter la charge de la dette (~52Mds€ en 2023), c’est-à-dire le paiement des intérêts.
Evolution de la dette publique
9 En comparaison avec ses voisins européens, la France est plutôt un mauvais élève car seuls la Grèce, le Portugal, l’Italie et l’Espagne affichent des niveaux de dette plus élevés.
Accusé de réception en préfecture
092-219200730-20221214-Delib2022-095-DE
Date de réception préfecture : 27/12/20226
Des chiffres qui posent question
En 2023, les impôts sont attendus pour un montant total de 314 milliards d'euros. En face, les charges de fonctionnement sont estimées à 414 milliards d'euros, auxquels viendront s'ajouter 52 milliards d’intérêts de la dette (quasiment le budget de l’Education Nationale…) et sans compter 160 milliards d'euros de remboursement du capital de dette (soit un déficit des recettes propres de l’Etat de 41% par rapport à l’ensemble de ces dépenses).
En définitive le budget 2023 s’affiche avec un besoin d'autofinancement de près de 125 milliards d'euros et, un solde général négatif de 159 milliards d'euros.
A noter également que les recettes fiscales des collectivités locales sont passés de 95 milliards d'euros en 2019 à 65 milliards d'euros en 2021. Avec la loi de finances 2023 ce montant tombera à 55 milliards d'euros. Autrement dit, ce sera presque un euro sur deux des collectivités qui proviendra directement ou indirectement de l'Etat. La perte d’autonomie financière des collectivités territoriales n’est plus un risque potentiel mais est devenu une réalité : une recentralisation de l’Etat jacobin qui ne dit pas son nom.
Les principales mesures du projet de loi de finances (PLF) pour 2023
M. LE MAIRE, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, et M. ATTAL, ministre délégué chargé des Comptes publics, ont présenté le lundi 26 septembre, en Conseil des ministres, le projet de loi de finances (PLF) pour 202310.
Le PLF 2023 affiche 4 objectifs :
1 - préserver le pouvoir d’achat (maintien sur 2023 du bouclier tarifaire sur le gaz et l’électricité11, indexation sur l’inflation du barème de l’impôt sur le revenu12, suppression définitive de la taxe d’habitation),
2 - financer l’action publique (particulièrement les missions régaliennes : hausse de 3 Md€ en 2023 pour la défense, 1,4 Md€ pour les forces de sécurité, et hausse de 8% du budget alloué à la justice),
3 - préparer l’avenir (augmentation du budget de l’Education Nationale de 3,7 Md€, 6,7 Md€ de crédits en faveur du plein emploi, 2 Md€ d’engagements dédiés au Fonds Vert pour l’investissement des collectivités et ainsi contribuer au financement des transitions écologique, énergétique et territoriale.
4 - poursuivre le rétablissement des comptes publics avec un effort attendu de la part des collectivités locales.
Le cadrage imposé aux collectivités locales passe par deux canaux :
Les dépenses réelles de fonctionnement à nouveau encadrées … (Article 23)
La crise sanitaire a entraîné la suspension des contrats de Cahors qui limitaient l’évolution des dépenses de fonctionnement des plus grandes collectivités.
Néanmoins, le programme de stabilité 2023-2027, réactive la contribution des collectivités locales à l’effort de redressement des comptes publics. Brièvement évoquée dans ce programme, cette participation a depuis été confirmée par le ministre de l’Économie (LPFP 2023-27).
Le gouvernement veut imposer une cure d’austérité aux collectivités… Qu’il ne s’applique pas à lui-même
Afin d’associer les collectivités territoriales à la maîtrise des finances publiques, la LPFP reconduit l’objectif qui figurait dans la LPFP pour les années 2018 à 2022 d’évolution des dépenses réelles de fonctionnement (DRF) de l’ensemble des budgets des collectivités.
En raison du contexte marqué par la reprise de l’inflation, l’objectif de DRF sera désormais évolutif et correspondra à une limitation de la progression des dépenses de fonctionnement des collectivités au niveau du taux d’inflation minoré de 0,5 point.
La chose est très clairement énoncée à l’article 16 du PLPFP, au chapitre Cadre financier pluriannuel des administrations publiques locales.
Cet article dispose que lors du DOB, chaque année, « chaque collectivité territoriale ou groupement de collectivités territoriales présente son objectif concernant l’évolution de ses dépenses réelles de fonctionnement en valeur, tant dans les budgets principaux que dans les budgets annexes.
10 Le projet de budget s’inscrit dans le cadre du projet de loi de programmation des finances publiques (LPFP) pour 2023-202, présenté en même temps.
11 Le coût du bouclier tarifaire énergétique est estimé à 45Md€. La hausse des prix du gaz sera limitée à 15% à partir de janvier 2023 et la hausse des prix de l'électricité à 15% à partir de février 2023. 12 Le barème de l’impôt sur le revenu augmentera de 5,4%.
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Date de réception préfecture : 27/12/20227
Les collectivités dont les dépenses réelles de fonctionnement nettes 2022 dépasseront 40 M€ (60 M€ en 2016 dans la précédente LPFP 2027-2022) feront l’objet d’un suivi national spécifique, L’année de référence est 2022. L’évolution des DRF est donc observée dès 2023.
Le texte donne une trajectoire sur 5 ans :
Plus qu’une limitation des dépenses, c’est bel et bien une réduction des dépenses en termes réels que l’Etat compte imposer aux collectivités, puisque celles-ci devront augmenter moins vite que l’inflation, qui plus est estimée en deçà de la réalité d’ores et déjà vécue par les collectivités. La hausse des prix enregistrée par les communes sur leurs dépenses est de 4.9% au 1er semestre 2022 sur un an. Avec l’estimation d’un trimestre supplémentaire, elle serait de 7,2%. Réduire nos dépenses à +3,8% en 2023 par rapport à 2022 représente un effort considérable qui pèse fortement sur l’élaboration du budget primitif 2023 et les années suivantes. Comme l’indique la banque postale : « cette réalité inflationniste ne sera absorbée qu’aux prix d’arbitrages difficiles pour les communes. »
De plus, il est à noter que l’effort demandé, en 2026 et 2027, est plus important que celui qui était prévu dans les contrats de Cahors, qui prévoyaient une possibilité de modulation permettant à certaines collectivités d’aller jusqu’à 1,65% d’augmentation de leurs dépenses.
…assortie de représailles sévères en cas de non-respect des contraintes
La LPFP institue également un nouvel instrument permettant de garantir la contribution des collectivités territoriales à la maîtrise des finances publiques.
À la différence des « contrats de Cahors », ce nouvel instrument se fonde sur « la confiance » et confie aux collectivités, organisées au sein de chacune des catégories (bloc communal, départements et régions), le soin d’établir les conditions d’atteinte de l’objectif global d’évolution des dépenses.
En cas de dépassement de l’objectif de DRF par la catégorie dans son ensemble, une limitation à l’accès aux dotations de soutien à l’investissement de l’État ainsi qu’au futur fonds de transition écologique, prévu dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2023, pourra être décidée pour les collectivités ayant contribué au dépassement de l’objectif.
Ces collectivités seront alors, et ce jusqu’à la fin de la période de programmation, soumises à un accord de retour à la trajectoire, qui sera négocié au niveau local avec le représentant de l’État. Cet accord fixera :
- un objectif individualisé d’évolution des DRF tenant compte de la situation de la collectivité13. - Un objectif d'amélioration du besoin de financement,
- un objectif d'amélioration de la durée de désendettement pour les collectivités dépassant les plafonds (déjà définies en 2018) : régions et CU : 9 ans, départements : 10 ans, entités du bloc communal : 12 ans.
Bien que le projet de loi de finances pour 2023 indique qu’en cas de non-respect de la trajectoire la collectivité concernée pourra être soumise à une reprise correspondant à 75 % de l’écart constaté par rapport à l’objectif, voire à 100 % si la collectivité a refusé l’accord de retour à la trajectoire et, plafonner à 2% des RFF nettes, la première ministre a annoncé au congrès des maire la suppression des sanctions en cas de non-respect de la trajectoire fixée.
Le plafonnement des concours financiers de l’Etat aux collectivités (Article 13)
La LPFP fixe également la trajectoire des concours financiers de l’État aux collectivités
La trajectoire des concours financiers de l’État aux collectivités locales sera fixée pour la période du budget quinquennal.
Comme la précédente LPFP, le projet de loi distingue 2 catégories de concours : • Ceux projetés de manière indicative : ici le FCTVA.
• Ceux plafonnés : tout le reste.
L’objet premier de ces dispositions, tout comme en 2018, est de ا donner le change ب à la Commission européenne, laquelle pourrait s’émouvoir de ce que le strict effort attendu des administrations publiques locales ne soit assorti d’aucune incitation.
Une progression du soutien de l’État aux collectivités dès le PLF 0
Les concours financiers de l’État aux collectivités locales connaissent une nouvelle progression en 2023 de plus de 2,1 Md€ dû notamment à la création du fonds vert pour un montant de 2 Md€.
Le PLF 2023 porte également 430 M€ dédiés au dispositif de compensation des effets induits par l’inflation sur les dépenses de fonctionnement des collectivités (LFR 2022).
L’enveloppe de la DGF, elle, baisse de 186M€ (effet périmètre) …Mais un amendement a été déposé et viendrait majorer de 320 millions d'euros le montant de la DGF pour 2023, annoncé par la Première ministre. Il est également précisé que cet amendement sera complété par un amendement en seconde partie qui suspendra l’écrêtement sur la dotation forfaitaire des communes et précisera les règles de répartition. Ce qui pourrait signifier qu’il n’y aurait pas de baisse de la DGF l’année prochaine.
13 L’objectif annuel d’évolution des DRF, en partant de la norme générale inflation - 0,5%, modulable jusqu'à +/-0,45 point selon les caractéristiques de la collectivité : croissance démographique, maîtrise récente des
DRF, revenu par habitant
2023 2024 2025 2026 2027
Evolution des dépenses de fonctionnement 3,8% 2,5% 1,6% 1,3% 1,3%
source : LPFP 2023-2027
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Date de réception préfecture : 27/12/20228
Un soutien toujours présent pour l’investissement local
Les mesures nationales de soutien à l’investissement local sont reconduites en 2023, excepté pour la DSIL qui retrouve son niveau de 202114.
Récapitulatif des concours financiers au soutien de l’investissement local en 2022 et pour 202315
2022 2023
FCTVA 6,5Mds€ 6,7Mds€
DSIL 873M€ 570M€
DETR 1,046Mds€ 1,046Mds€
Dotation Politique de la Ville 150M€ 150M€
DSID 212M€ 212M€
TOTAL 8,9Mds€ 8,7Mds€
Le fonds de soutien inflation
Afin de compenser en partie l’inflation, il a été voté en loi de finances rectificative (LFR) de juillet 2022, trois transferts financiers en 2023 (mais sur la base des comptes 2022) à destination des collectivités locales :
• une compensation de 120 millions d’euros aux départements pour la revalorisation du RSA, • une dotation de 18 millions d’euros au profit des régions pour compenser la revalorisation des rémunérations des stagiaires de la formation professionnelle à compter du 1er juillet 2022,
• et un dispositif de compensation pour atténuer les effets de l’inflation et de la revalorisation du point d’indice pour les communes et leurs groupements.
En sus, le Gouvernement a annoncé le 27 octobre dernier la création d’un nouveau dispositif nommé « amortisseur électricité » au 1er janvier 2023. Cette aide s’adressera aux TPE et aux PME mais également aux collectivités locales avec 2,5Md€ de mesures de soutien en leur faveur. L’Etat prendra ainsi en charge la moitié du surcoût sur les factures d’électricité au-delà d’un prix de référence de 325€ le MWh. L’Etat a aussi annoncé la prolongation et la simplification du filet de sécurité qui s’appliquera aux surcoûts du gaz. L’intérêt de ce dispositif est qu’il concernera toutes les catégories de collectivités, pas seulement celles qui étaient couvertes par le bouclier tarifaire c’est-à-dire les plus petites d’entre-elles (moins de 10 agents et moins de 2M€ de recettes de fonctionnement). Pour l’instant, les modalités précises de mise en œuvre de ces dispositifs d’aide ne sont pas connues. La première ministre a annoncé le 24 novembre, des critères moins nombreux et moins complexes après que les parlementaires avaient demandé la simplification de ces dispositifs tout au long du débat sur le projet de loi de finances pour 2023.
Description du dispositif de soutien exceptionnel de l’État (compensation des effets de l’inflation et de la revalorisation du point d’indice)
Le Parlement a voté en loi de finances rectificative de juillet 2022 un dispositif de compensation pour atténuer les effets, dans les communes et groupements, de la hausse des prix de l’énergie et de l’alimentation, ainsi que de l’augmentation de la valeur du point d’indice de la fonction publique. Un montant de 430 millions d’euros a été budgété pour un versement prévu en 2023 (avec possibilité d’un acompte versé en 2022 à la demande de la collectivité sur le fondement d’une estimation de sa situation financière).
Plusieurs conditions doivent être remplies par la collectivité pour bénéficier de cette dotation : • au 31/12/2021, l’épargne brute représentait moins de 22 % de ses recettes réelles de fonctionnement, • en 2022, son épargne brute doit enregistrer une baisse de plus de 25 %, principalement du fait de la revalorisation du point d’indice au 1er juillet 2022 et des effets de l’inflation sur les dépenses d’énergie et les produits alimentaires.
De plus, parmi les communes et les EPCI qui remplissent ces deux conditions, seuls sont éligibles au versement de cette dotation : • les communes dont le potentiel financier par habitant est inférieur au double du potentiel financier moyen par habitant de l’ensemble des communes de leur strate ;
• les EPCI dont le potentiel fiscal par habitant est inférieur au double du potentiel fiscal par habitant moyen des EPCI appartenant à la même catégorie.
Pour chaque commune ou EPCI bénéficiaire, cette dotation est égale à la somme : • d’une fraction de 50 % de la hausse des dépenses constatées en 2022 au titre la revalorisation du point d’indice, • d’une fraction de 70 % des hausses de dépenses d’approvisionnement en énergie, électricité et chauffage urbain et d’achats de produits alimentaires constatées en 2022.
14 La DSIL a connu un abondement exceptionnel en 2022
15 Dotation de soutien à l'investissement local (DSIL), dotation d'équipement des territoires ruraux (DETR), dotation politique de la ville (DPV) Dotation de soutien à l'investissement des départements (DSID)
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L’éligibilité de la ville de Suresnes à ce dispositif
Selon nos premières estimations, fondées sur des hypothèses qui restent évidemment à confirmer, la ville de Suresnes ne serait pas éligible à ce dispositif. La première ministre a annoncé l’abaissement du critère 3 mais nous ne savons pas à ce jour ce qui sera définitivement arrêté.
La Dotation Globale de Fonctionnement du bloc communal
Hors amendement, le besoin de financement de la DGF passe à 55M€ en 2023 :
- Croissance de la population communale + communes nouvelles : 35M€ - Dotation d’Intercommunalité 30M€
- DSU : 90M€
- DSR : 200M€
La règle en vigueur pour le financement de la DGF est identique à celle des années précédentes et se fait via la mobilisation de 2 variables d’ajustement au sein de la DGF :
- La dotation forfaitaire des communes les moins défavorisées : 60%
- La dotation de compensation des EPCI (Ex part salaire de la TP) : 40%.
Suresnes fait partie des communes les moins défavorisées et pourrait une nouvelle fois voir sa DGF réduite de près de 500K€.
Pour Suresnes : Entre 2011 et 2023, la DGF est passée de 9,5M€ à 0,5M€. 2023 devrait être la dernière année où la ville percevra encore cette dotation, qui disparaîtra sans doute dès 2024.
Evolution de la Dotation Globale de Fonctionnement de la ville de Suresnes
Rappel : situation des communes de POLD au regard de l’écrêtement en 2022 :
En 2022, 4 communes ont une DGF nulle : Courbevoie, Levallois-Perret, Puteaux, Neuilly s/ Seine et Nanterre. Elles ne contribueront donc plus, dorénavant, a cette péréquation. En 2025, plus aucune de POLD ne devrait contribuer à cette péréquation.
L’impossibilité actuelle de prélever l’écrêtement sur les communes qui n’ont plus de dotation forfaitaire conduit à les exonérer de toute contribution au financement de la DGF nationale, alors qu’il s’agit souvent de communes riches en termes de potentiel fiscal. Des amendements ont déjà été déposés lors de l’examen de précédentes lois de finances, sans succès jusqu’à présent, pour remédier à cette situation.
Critère 1 : Taux d’épargne brute inférieur à ϮϮ% en ϮϬϮϭ :
EpaƌgŶe ďƌute = ϮϮ ϰϱϳ ϰϴϴ€
RRF : ϭϮϯ Ϭϭϳ ϰϬϵ€
Taudž d’ĠpaƌgŶe ďƌute : ϭϴ.ϯϮ%
Critère 2 : Potentiel financier par habitant inférieur au double de la moyenne de la strate :
PoteŶtiel fiŶaŶĐieƌ paƌ haďitaŶt de SuƌesŶes eŶ ϮϬϮϭ : ϮϬϰϴ,Ϭϲ€
PoteŶtiel fiŶaŶĐieƌ ŵoLJeŶ de la stƌate : ϭϮϵϯ,ϰϲ€
Rapport : 1,5834
Critère 3 : Une perte d'au moins 25% de l'épargne brute en 2022 par rapport à 2021 :
EpaƌgŶe ďƌute pƌojetĠe eŶ ϮϬϮϮ: ϭϳ,ϰM€
EpaƌgŶe ďƌute ϮϬϮϭ: ϮϮ,ϱM€
Diminution épargne brute vs 2021 : -22,7%
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Toutefois, certaines communes, dites « à DGF négatives » subissent déjà un prélèvement sur leurs ressources fiscales. C’est là un point de vigilance pour nous au moment où notre DGF se rapproche de zéro.
Les autres mesures prévues intéressant le bloc communal
La suppression de la CVAE
La CVAE est un impôt de production perçu par les collectivités locales et due en majorité par les entreprises. Elle avait déjà été divisée par deux en 2021 par suppression de la part régionale.
La suppression des parts communales et départementales en 2023 est estimée à 9,32 Md€ Le projet de loi de finances prévoit sa suppression en deux temps pour les entreprises, de moitié en 2023 et totalement en 2024.
Elle disparaîtra complètement pour les collectivités : donc en 2 années la perte de recettes induite par cette suppression leur sera compensée dès le 1er janvier 2023 par l’affectation d’une fraction de taxe sur la valeur ajoutée, égale à la moyenne de la CVAE perçue au titre des années 2020, 2021, 2022 et 2023.
Cela signifie donc que cette part est figée, sans lien avec le dynamisme ou les initiatives locales. Une autre part doit venir de l’évolution positive des recettes de TVA au niveau national.
Pour les communes du Grand Paris, La CVAE est perçue par la MGP ~1,2Md€ (Dont ~9M€ pour le territoire de Suresnes reversée par la MGP à la Ville via les Attributions de Compensation (AC).
Il existe un point de vigilance sur les AC versées à la Ville du fait de la disparition de la CVAE.
La réforme de la taxe communale sur la consommation finale d’électricité
Au 1er février 2023, la taxe communale sur la consommation finale d’électricité devient un impôt indirect national.
Pour mémoire, la loi du 29 décembre 2020 de finances pour 2021 a réformé le régime de taxation de l’électricité avec pour objectifs : la sécurisation et la simplification du dispositif des taxes sur la consommation finale d’électricité. Ces taxes sont au nombre de trois :
• la taxe communale sur la consommation finale d’électricité (TCCFE)16, • la taxe départementale sur la consommation finale d’électricité (TDCFE), • la taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité (TICFE).
Afin d’harmoniser le dispositif, un taux unique au plan national sera fixé d’ici 2023 et l’ensemble des taxes la composant seront regroupées sous un acronyme unique TICFE et seront versées par les fournisseurs d’électricité directement aux services fiscaux de l’Etat. A charge pour ces derniers de reverser ensuite aux collectivités la part qu’il leur revient.
Jusqu’à présent, les tarifs des TCCFE et TDCFE étaient modulés localement.
La vigilance est donc de mise…
Les collectivités doivent rester très vigilantes sur les modalités de reversement de ces parts de taxe leur revenant car toutes les dispositions n’ont pas encore été fixées.
Des dispositifs de péréquation de plus en plus impactants
La péréquation verticale
Par la péréquation verticale, l’Etat prélève et répartit différemment les dotations qu’il verse aux collectivités territoriales. Ainsi, l’Etat a intégré trois dotations de péréquation au sein de la dotation globale de fonctionnement pour les communes en difficulté : la dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale (DSU), la dotation de solidarité rurale (DSR) et la dotation nationale de péréquation (DNP).
Pour Suresnes : Compte tenu du potentiel financier de ses habitants, Suresnes ne perçoit aucun versement de ces dispositifs de péréquation.
16 La taxe ĐoŵŵuŶale ;TCCFEͿ et la taxe dépaƌteŵeŶtale ;TDCFEͿ suƌ la ĐoŶsoŵŵatioŶ fiŶale d’éleĐtƌiĐité s’appliƋueŶt suƌ les ĐoŶsoŵŵatioŶs d’éleĐtƌiĐité pouƌ lesƋuelles la puissaŶĐe sousĐƌite est iŶféƌieuƌe ou
égale à 250 kVA. Ces ƋuaŶtités d’éleĐtƌiĐité ĐoŶĐeƌŶeŶt essentiellement des consommateurs non professionnels (usagers résidentiels) ou des petites et moyennes entreprises.
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La péréquation horizontale
Un Fonds de Solidarité des communes de la Région Ile de France pour l’instant maintenu en 2023
Rien n’est pas prévu dans le PLF mais à priori, l’enveloppe Nationale du Fonds serait maintenue à 350M€ pour la 4ème année consécutive.
Evolution de l’enveloppe nationale du FSRIF
Pour Suresnes : Par précaution (la variation, même légère, d’un critère permettant de calculer le FSRIF pouvant entrainer une hausse importante) et en raison de la réforme des indicateurs de richesse des communes (~+5% pour le potentiel financier de Suresnes), nous prévoyons une augmentation du coût du FSRIF pour Suresnes de de + 400K€ par rapport au BP 2022 (de 2,4M€ à 2,8M€).
Cas de Paris : Aux termes de la LFI 2022, le potentiel financier de la Ville de Paris diminuerait de – 13 % entre 2022 et 2028 (de 2 194 €/hab à 1 907 €/hab). Ce qui engendrerait une hausse du FSRIF sur le territoire de POLD de 25M€ entre 2023 et 2028 (sans augmentation de l’enveloppe Nationale). Toutefois, ce calcul pourrait être corrigé et ne diminuer que de -1.6% ce qui représenterait une hausse du FSRIF de « seulement » 15 M€ sur le territoire de POLD.
Un Fonds national de Péréquation des ressources Intercommunales et Communales toujours maintenu à 1Md€
L’enveloppe globale du FPIC ne connait pas non plus de modification dans le PLF 2023 et reste, cette année encore, figée à 1Md€ comme décidé en loi de Finances pour 2021. Le plafond de contribution FPIC + FSRIF reste de 14% des recettes fiscales agrégées. Fixé initialement à 10% le plafond s’appliquant au cumul FPIC N + FSRIF N-1 avait été relevé à 11% en 2013, 13% en 2014, 13,5% en 2018 et 14% en 2019, 2020 et 2021.
Evolution de l’enveloppe globale du FPIC
Pour Suresnes : Idem FSRIF, nous prévoyons une augmentation du coût du FPIC de 100K€ par rapport au BP 2022 (de 3,9M€ à 4M€).
La commune au sein de l’intercommunalité
Au sein de la Métropole du Grand Paris (MGP), créée au 1er janvier 2016, l’Etablissement Public Territorial (EPT) Paris Ouest La Défense (POLD) comprend les communes de Courbevoie, Garches, La Garenne Colombes, Levallois-Perret, Nanterre, Neuilly sur Seine, Puteaux, Saint Cloud, Suresnes, Rueil- Malmaison et Vaucresson.
Pour rappel, le schéma global de financement de ces trois acteurs, MGP, EPT, Communes tient en trois mouvements financiers que l’on peut résumer ainsi :
- une attribution de compensation (AC) versée par la MGP aux communes, égale à celle que les anciennes communautés d’agglomération versait à leurs communes membres jusqu’au 31 décembre 2015 avec un risque du fait de la suppression sur 2 ans de la CVAE perçue par la MGP
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- un fonds de compensation des charges transférées (FCCT) versé par les communes à leur EPT de rattachement, afin que ces derniers puissent assurer les compétences transférées et mutualisées
- une dotation d’équilibre (DE) : Elle vise à assurer la neutralité financière à l’occasion de la création de la MGP en 2016. Il s’agit principalement de la différence entre le montant de CVAE (en valeur 2015) et l’AC versée (en valeur 2015 également). Le montant de l’AC versé en 2015 par la MGP aux communes étant supérieur au montant de CVAE (~30M€ - valeur 2015 vs ~10M€ pour Suresnes), une Dotation d’équilibre est versée par l’EPT à la MGP (~20M€ pour Suresnes).
Pour récapituler, ces mouvements financiers s’articulaient ainsi :
- les communes reçoivent une Attribution Compensatrice (AC) de la MGP mais versent un FCCT à l’EPT ;
- l’EPT reçoit le FCCT des communes ainsi que la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE), mais verse une Dotation d’équilibre à la MGP;
La MGP reçoit la Dotation d’équilibre des EPT ainsi que la Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE), mais verse une AC aux communes. En 2021 et 2022, les 2/3 de la croissance de CFE de POLD ont été également versées à la MGP.
Des modifications à venir
Le transfert de la Cotisation Financière des Entreprises
Le transfert de la Cotisation Financière des Entreprises à la Métropole du Grand Paris devait intervenir en 2021. Ainsi, les EPT, dont POLD, devaient perdre la CFE, au bénéfice de la MGP, la compensation se faisant certainement via le versement de la dotation d’équilibre versée à la MGP par POLD.
Ce transfert avait été remplacé en 2021 par un reversement exceptionnel par les établissements publics territoriaux à la métropole du Grand Paris de deux tiers de la croissance de leur CFE… dispositif qui avait été reconduit pour un an en 2022.
Repoussé à 2023, la discussion au parlement a finalement prévu le maintien de la CFE au sein des EPT… et même la réintégration des 2/3 de la croissance.
L’impact budgétaire pour Suresnes
En baisse depuis 5 ans, la CFE perçue sur le territoire de Suresnes s’était stabilisée en 2021 autour de 6,5M€ et elle a augmenté légèrement sur 2022 avec un travail effectué sur les bases fiscales par la Ville.
Ces recettes supplémentaires ont permis de baisser le FCCT versé par la Ville à POLD à 15,6M€ en 2021 puis à 15,9M€ cette année (Grâce à des rôles supplémentaires de CFE élevés de près de 500K€ en 2022) …Toutefois, celui-ci s’élève à 17,6M€ en 2023 du fait de l’augmentation du coefficient de revalorisation des bases de 7% en 2023 et du transfert de nouvelles dépenses concernant la compétence Ordures Ménagères (~400K€ en 2023) de la Ville vers POLD.
Les orientations budgétaires de la commune pour 2023
La Ville continue à jouir d’une santé financière solide malgré le contexte international et national. Toutefois, dans le contexte défavorable précédemment décrit, les résultats seront moins favorables et nous sommes contraints de puiser dans nos excédents des années précédentes. La réforme de la fiscalité locale et l’appauvrissement tendanciel du panier de ressources perçues par les communes, induit une stratégie plus prudente et une adaptation de notre prospective budgétaire pour tenir compte d’une dépendance plus marquée au contexte économique national, sans oublier une péréquation qui va encore peser très fortement dans nos comptes.
L’équilibre budgétaire en 2023 sera atteint sans augmentation du taux de taxe de foncière et sans augmentation des tarifs des services. La ville devrait à nouveau recourir à un emprunt qui atteint 10M€ aujourd’hui (7,2M€ en 2022) afin de financer son programme d’investissement au service des Suresnois. Toutefois, l’ambition de la ville est de réduire le niveau de cet emprunt au montant du remboursement de l’annuité de dette au cours du processus lié aux arbitrages budgétaires. C’est ainsi que nous prévoyons un encours égal ou très légèrement supérieur (+1M€) à celui de la fin de l’année 2022.
Il est important de souligner que l’avancement du vote du budget entraînera une conséquence importante sur le niveau de l’emprunt affiché lors du vote : Les résultats ne pouvant être repris cette année, celui-ci pourrait ainsi se situer autour de 20M€ dans un 1er temps. Mais, lors du vote du Compte Administratif en juin 2023, un Budget supplémentaire sera voté avec une reprise des excédents qui diminuera le montant final.
En effet, une première tendance nous indique que le résultat 2022 sera supérieur à 10M€.
Vue d'ensemble des masses financières réelles : un excédent régulier des recettes sur les dépenses
Durant la période 2017 à 2021, les masses financières réelles totales de fonctionnement se sont établies en moyenne, à 100M€ en dépenses et 120M€ en recettes. Un pic de recettes a été constaté en 2019 dû à l’importance cette année des droits de mutation (7M€). Nous prévoyons une augmentation des recettes de fonctionnement jusqu’en 2026 sous l’effet de l’augmentation des bases fiscales (près de 130M€ de recettes en 2026) et, une augmentation plus importante des dépenses de fonctionnement portées par une forte inflation, et des prélèvements en constante augmentation (près de 120M€ de dépenses en 2026). Nous parvenons à conserver un excédent supérieur à 10M€ au titre de notre section de fonctionnement, sans mettre à mal notre dette et la fiscalité des Suresnois. Mais les incertitudes liées à l’inflation, à la réforme fiscale en cours (suppression de la CVAE…) nous obligent à redoubler de prudence.
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Evolution des épargnes :
Des recettes de fonctionnement qui progressent essentiellement sous l’effet de recettes fiscales
Les recettes de fonctionnement devraient s’élever à ~124,5M€ en 2023. Elles devraient légèrement augmenter sur les années à venir notamment sous l’effet de la variation du coefficient de revalorisation des bases fiscales, le taux voté par la Ville n’augmentant pas. Les produits réels de fonctionnement par habitant sont supérieurs aux moyennes de référence de la strate, témoignant d'une situation plutôt favorable. Tout comme le potentiel financier qui indique un niveau de ressources stables.
Evolution des recettes réelles de fonctionnement :
Les impôts et taxes
Depuis la suppression de la taxe d'habitation de son panier de ressources, la taxe foncière sur le foncier bâti est désormais la seule recette fiscale sur laquelle la ville dispose d'un pouvoir de taux : celle perçue initialement par la commune (taux de 19,02%) et la part attribuée précédemment au département (taux de 7,08%), auquel vient s’ajouter le produit d’un coefficient correcteur (coco) si la compensation du foncier bâti départemental est inférieure à la taxe d’habitation disparue, ce qui est le cas de Suresnes (le coco de la ville de Suresnes est de 1,463647), plaçant la ville en plus forte dépendance vis-à-vis de dotations décidées par l’Etat.
En résumé, avant la suppression de la TH, nous percevions ~25M€/an. La réaffectation des ressources (part départementale de la TH) représentait ~9M€/an et le coefficient correcteur ~16M€/an, nous retombions ainsi sur 25M€ /an. Il est rappelé que pour les propriétaires contribuables, la disparition de la taxe d'habitation était progressive et sera supprimée définitivement en 2023. En revanche, depuis 2021, l'impôt est bien nationalisé et le produit n'est plus perçu que par l'Etat.
A noter également qu’en dépit de la suppression de la taxe d'habitation, une fraction résiduelle subsiste pour les résidences secondaires dont la recette représente 1,6M€ en 2023.
En 2023, la taxe foncière sur le bâti devrait connaître une progression notable, du fait de la révision des valeurs locatives qui pourrait être proche de +7%, car calculée sur l’évolution de l’indice des prix à la consommation harmonisé qui aura été constatée en novembre 2022 17 ce qui permet d'anticiper un produit supplémentaire de l'ordre de 3,5M€. Pour rappel, seuls 37% des habitants de Suresnes payent la Taxe Foncière.
Nous ne prévoyons pas d’augmentation physique des bases. En effet, depuis 2 ans, celle-ci est négative du fait des démolitions au sein de la Ville. Toutefois, deux programmes de logements neufs devraient être livrés à la fin de l’année (programme RESONANCE, rue Benoit Malon, avant la livraison de la nouvelle école prévue au 2ème trimestre 2023, programme NARAYA) et pourraient amener une revalorisation physique des bases fiscales.
Pour la 12ème année consécutive, la ville n'augmentera pas le taux de la taxe du foncier bâti.
En contrepartie de cette augmentation significative, nous restons toujours prudents sur les droits de mutation (4M€ au BP 2023 vs 4,5M€ prévisionnel 2022). Si la croissance des DMTO ne se dément pas depuis plusieurs années, elle pourrait enregistrer un revirement de tendance, influencée par un marché immobilier qui commence à ralentir en lien notamment avec la remontée des taux d'intérêt et le durcissement des conditions exigées par les financeurs.
Le montant des Attributions de Compensation (versées par la MGP) ne devrait pas évoluer malgré la suppression de la CVAE et devrait s’élever à 40,9M€. Le chapitre Impôts et taxes (73) atteindra la somme de 104M€ en 2023 vs 101M€ en 2022
17 Pouƌ iŶfoƌŵatioŶ l’iŶflatioŶ ĐoŶstatée d’octobre 2021 à octobre 2022 = 6,5 %.
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026
Total des recettes réelles de fonctionnem ent 131 653 120 421 123 017 123 656 124 500 126 538 128 419 129 813
Total des dépenses réelles de fonctionnem ent 99 610 99 003 100 149 106 273 114 672 116 338 118 033 119 645
Epargne de gestion 26 839 22 610 23 476 18 311 10 748 11 198 11 510 11 531
Intérêts de la dette 1 312 1 192 1 018 929 921 998 1 124 1 363
Epargne brute 25 527 21 419 22 457 17 382 9 827 10 200 10 386 10 169
Remboursement capital de la dette (chap 16 hors 166, 16449 et 1645) 7 220 6 578 6 531 6 225 6 708 6 709 7 066 5 765
Epargne nette 18 307 14 840 15 927 11 157 3 119 3 491 3 320 4 404
Rétrospective Prospective
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Décomposition de la fiscalité locale en 2023
Les dotations
Les dotations poursuivent leur érosion pour s’établir à 6,8 M€ vs 7,2M€ en 2022 et s’expliquent avant tout par la baisse de la DGF (~-500K€).
La ville œuvre à élargir et renforcer ses partenariats avec ses financeurs habituels : l’Etat, la région Ile-de-France, le conseil départemental des Hauts de Seine et la caisse d’allocations familiales.
L’ensemble des dispositifs existants sont maintenus :
o 3,7M€ de la CAF via la Prestation de Service Unique (PSU) pour nos établissements de petite enfance (3,4M€) et jeunesse (300K€) o 1M€ du Département dans le cadre du contrat de développement pour nos actions sportives et nos manifestations (environ 400K€) ou encore pour nos établissements de petite enfance (environ 600K€)
o 600K€ de l’Etat (hors DGF) dont 350K€ pour le FCTVA, 170K€ pour la DGD - services communaux d’hygiène et de santé.
Les autres recettes d’exploitation
Des produits des services et du domaine peu dynamiques
La ville a choisi de ne pas augmenter les tarifs des services publics, exceptés pour l’école d’arts plastiques, qui, étaient inchangés depuis fin 2018. La ville prend donc à sa seule charge les impacts des hausses des dépenses.
Nous maintenons stable le montant des recettes pour la restauration scolaire (~3M€), les activités périscolaires (accueils du soir et du matin, centres de loisirs…, 2,2M€), nos établissements de petite enfance (1,7M€) et, notre centre médical (0,5M€) celles de la santé et des droits de voirie sont en légère diminution
Les droits de voirie enregistrent une légère décroissance (un rattrapage de l’année 2021 devait être effectué au début de l’année 2022), 600K€ vs un projeté à 850k€.
Enfin, les Forfaits Post Stationnement (FPS) sont prévus pour un montant de 2M€.
Décomposition des produits et services du domaine : 11M€
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Les autres produits
Les autres produits de gestion courante sont composés pour 1/3 par les loyers et pour le reste par les redevances des délégataires. Le montant 2023 devrait se stabiliser aux alentours des 2 M€.
Les produits exceptionnels18 sont estimés à 130k€ en 2023.
L’autonomie financière de notre collectivité remise en cause
L’article 72-2 de la Constitution précise le contenu de l’autonomie financière des collectivités :
• les collectivités bénéficient de ressources dont elles peuvent disposer librement .
• les recettes fiscales et les autres ressources propres des collectivités territoriales représentent, pour chaque catégorie de collectivités, une part déterminante de l’ensemble de leurs ressources.
Comme nous l’avons indiqué préalablement, les recettes de la ville sont portées par un chapitre « impôts et taxes » élevé, ce qui semble confirmer une autonomie financière réelle.
Pourtant, sur les 104M€ de ce chapitre, 39% proviennent d’un reversement de la MGP, qui tire d’importantes recettes de la CVAE qui sera totalement supprimée en 2024. La MGP pourra-t-elle continuer à nous verser les Attributions de Compensation à hauteur de 40,9M€, montant qui par ailleurs n’évolue plus ?
Avec la suppression de la taxe d’habitation, c’est plus de 26M€ de produits qu’aurait maitrisé complètement la collectivité en 2023 qui ont été perdus. Compensés en partie par l’ex part TF du département…mais pour la plus grande partie par l’Etat (coefficient correcteur) à hauteur de 17,2M€ en 2023. Le Co-Co ne subira-t-il pas le même sort que la DGF, soit sa réduction puis sa disparition à terme ?
Les DMTO proviennent d’une taxe instituée sur les transactions immobilières effectuées sur notre territoire et reversées par les notaires. La recentralisation du RSA au niveau de l’Etat donne lieu à une recentralisation des moyens des Départements volontaires. Ainsi, l’État suspend le versement aux Départements des fractions de TICPE, du FMDI et du dispositif de compensation péréquée. Si cette reprise ne suffit pas à couvrir le reste à financer de l’État, un prélèvement pourra être effectué sur les DMTO à hauteur de 20%. Serons-nous également mis à contribution ?
Au total, sur les 104 M€ de recettes dues aux impôts et taxes, la ville ne maîtrise que les 37M€ des taxes foncières. A ces recettes maîtrisées directement par la ville, nous pouvons ajouter les produits des services pour 11M€. La Ville maîtrise donc directement 48M€ de ses recettes sur un total de 124,5M€ soit 38,5%.
Des dépenses de fonctionnement alourdies par une inflation record
Les dépenses réelles de fonctionnement devraient s’élever autour de 115M€ en 2023. Les dépenses sur lesquelles reposent le pacte de confiance (chapitre 011 des charges à caractère général + chapitre 012 masse salariale + chapitre 65 Autres charges de gestion courante + chapitre 66 charges financières + chapitre 67 charges exceptionnelles – le FCCT – les péréquations) vont progresser au rythme instauré par le gouvernement. La masse salariale représentant 42% de ce total (~48,5M€).
Cette modération dans l’évolution de nos dépenses réelles de fonctionnement est très ambitieuse et elle résulte des actions mises en place depuis de nombreuses années et qui nous permet d’envisager cet objectif : que ce soient les actions mises en place pour limiter notre consommation énergétique tels que les nombreux travaux d’économie d’énergie ou le plan de sobriété énergétique ; une politique achat volontariste qui permet une augmentation moindre de nos charges à caractère général ; une rigueur juste pour la maîtrise des deniers publics avec une analyse systématique de nos gros postes de dépenses ( périmètre, besoins…) ; des subventions versées aux associations et aux autres organismes importantes mais toujours très encadrées…
Toutefois, il faut souligner que l’inflation ne cesse encore de progresser et que dans ces conditions l’augmentation de 3,8% ne pourrait peut-être pas être tenue mais alors le pourcentage retenu dans le pacte de confiance serait également revu à la hausse en cas d’évolution supérieure à 4,3%
Evolution des dépenses réelles de fonctionnement :
Nous maîtrisons ~78% de nos dépenses de fonctionnement destinées aux Suresnois (charges à caractère général « nos achats de fonctionnement » ; masse salariale, subventions à nos associations et à nos budgets annexes et satellites (CCAS, Caisse des écoles, Restaurant Municipal). En conséquence ~22% de nos charges de fonctionnement sont donc exogènes à la ville, avec en 1er lieu, les fonds de péréquation (FPIC y compris part POLD et FSRIF) qui représentent près de 8% de nos dépenses réelles de fonctionnement (entre 8 et 9M€ du total), le FCCT et les contributions obligatoires (Sapeurs-Pompiers de Paris notamment).
18 Les produits exceptionnels recouvrent les annulations/réductions de mandats, les différentes recettes des sponsors et les régularisations diverses (cessions …)
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Le budget 2023 traduit également l’ambition de l’équipe municipale pour les Suresnois en y inscrivant les engagements pour mener à bien le projet de mandat autour de 155 engagements. Ainsi, les inscriptions budgétaires s’articulent toujours autour des 4 grands axes qui fondent notre contrat de mandat et qui constituent notre feuille de route.
En 2022, les engagements suivants ont été réalisés et un programme ambitieux sera déployé en 2023 :
- Pour une ville durable et éco-responsable
▪ Un objectif BIO ambitieux à l’école et dans les crèches ainsi qu’un plan 0 jetable, 0 plastique19, 0 pesticides pour les services de la ville et la poursuite de de la démarche mon Restau Responsable20 qui vise à garantir une restauration collective de qualité et respectueuse de l’environnement.
▪ Au terme du mandat, il est prévu 80% d’alimentation durable dans les écoles et dans les crèches. Nous avons d’ores et déjà atteint l’objectif de 52% fin 2022. L’objectif est de 60% en 2023. La ville sera accompagnée dans cette démarche par le Curious lab du département et par la métropole du Grand Paris avec le groupement des agriculteurs bio d’Ile de France dans le cadre de leur appel à projets " Restauration collective bio et locale" pour lequel la ville a été lauréate.
▪ Définition d’un plan « construisions Suresnes ensemble » en concertation avec les Suresnois, qui assurera un équilibre harmonieux entre logements et activités économiques, vie des quartiers, espaces de détente….
▪ La création d’une brigade verte dès le 1er semestre 2022 afin de poursuivre nos efforts pour la propreté de la ville
▪ Donner une seconde vie à nos objets avec une ressourcerie qui ouvrira en septembre 2023 dans le haut de Suresnes, des ateliers de récupération et de réparation
▪ Apporter notre soutien aux initiatives et aux associations écoresponsables : Jardins partagés, AMAP , Épicerie participative, associations d’écomobilité et étendre les jardins familiaux (terrains SNCF, résidences sociales) et soutenir les projets d’agriculture urbaine
▪ En 2022, de nouvelles cours d’écoles adaptées au changement climatique (« cours Oasis ») ont été rénovées en concertation avec les équipes éducatives dans les maternelles Dunant (354K€) et Wilson (609K€)
- Pour une ville conviviale où il fait bon vivre
▪ Tout au long de l’année 2022, de nombreux évènements festifs ont été organisés au sein de la ville (Week-End d’été, Une fête de la Vigne plus populaire, avec la participation active des Suresnois et des associations, une grande fête de la musique, installation d’une patinoire et de nombreuses animations pour les fêtes de fin d’année). Ces évènements seront reconduits sur 2023 et de nouvelles manifestations verront le jour. Vide-greniers (1er en octobre 2022 avec 90 places et le suivant quartier Liberté en avril 2023 et un autre en septembre 2023)
▪ La mise en place d’un dispositif « Voisins Vigilants » regroupant 164 inscrits et 32 signalements depuis juin 2022, la verbalisation des infractions et rodéos (opération sur Suresnes en 2022), la confiscation des engins bruyants et l’augmentation des contrôles de vitesse sur les grands axes (53 contraventions dressées), de nouvelles caméras de vidéoprotection installées dans la Ville et la poursuite de la sécurisation des entrées d’école ;
▪ La Création d’un groupe de coordination et d’action avec les forces de police, les médiateurs, les bailleurs sociaux, les commerçants (GPO). 3 GPO se réunissent mensuellement sur le quartier Centre-Ville, le quartier Cité-jardins et les Chênes. A l’initiative du Commissaire et réunissant les présidents des Conseils de Quartiers, les bailleurs, la police municipale et la police nationale, ces GPO visent à identifier les incivilités et les problématiques de tranquillité publique et d’y apporter des réponses concrètes.
▪ La généralisation du brevet de secourisme et la promotion des actions citoyennes de la ville dans les collèges et lycées de Suresnes : égalité HF, lutte contre violences et discriminations, prévention contre les addictions et actions de formation santé et Sensibilisation des jeunes aux enjeux de l’égalité Homme- Femme. Nouveautés 2022 et 2023 formations aux gestes qui sauvent, prise en compte de la santé mentale
▪ Une rencontre entre acteurs jeunesse et établissements du second degré a été organisée pour la 1ère fois en octobre 2022 pour mieux coordonner les actions de prévention et partager les bonnes pratiques. Une action de prévention sur les usages des réseaux sociaux et leur dérive doit être coconstruite à la demande du lycée Paul Langevin sur cette année scolaire. Afin de travailler sur la lutte contre le
19 0 plastique : La vaisselle en plastique a été remplacée dans les réfectoires des écoles. Pour la petite enfance, la livraison en barquettes a été remplacée par des bacs inox, la vaisselle en crèches est remplacée
progressivement. Le service a pour objectif, partagé avec les directrices de crèche, de supprimer les bouteilles d'eau livrées en crèches pour la confection des biberons et d’utiliser l’eau du robinet, à partir de janvier 2023.20
Mon Restau Responsable : Poursuite des 14 engagements pris avec notamment : des tables de tri seront déployées dans toutes les écoles maternelles et élémentaires à fin 2023 ; la reprise d’ateliers d’éveil au goût (ateliers pratiques et actions thématiques) sur le temps de la pause méridienne, l’organisation des groupes d’enfants testeurs de nouvelles recettes sur la cuisine centrale en partenariat avec le CCJ (à partir de novembre 2022) ; des suggestions de dîners équilibrés aux familles d’ores et déjà inscrits sur les menus affichés dans les écoles ; la reprise depuis la rentrée 2022 des exercices de réveil musculaire pour les agents du service restauration pour la politique de prévention des Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) + mener une politique de prévention du bruit auprès des personnels avec le conseiller de prévention des RH + étudier la faisabilité du nettoyage des salles de restaurants par la méthode de pré-imprégnation (en prévention des TMS, moins de produits d’entretien). Former les personnels à des recettes à base de protéines végétales, La déclinaison du Plan d’actions de lutte contre le gaspillage alimentaire dont certaines actions sont en cours et d’autres à venir ( formation des équipes à la lutte contre le gaspillage alimentaire, enquête de satisfaction auprès des convives, composition des menus avec des groupes d’enfants, mise en place de salad’bar où l’enfant se sert selon les quantités qu’il souhaite, coupe fruits pour servir des quartiers de fruits, reprise des tables de troc, …)
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harcèlement, une formation dispensée aux directeurs d'animation a été organisée sur la santé mentale pour prendre en compte sur les temps périscolaires dès le plus jeune âge les postures d’empathie, d’écoute, de bienveillance et de respect de l’autre.
▪ La création du Plan de prévention enfance jeunesse : avec des partenaires jeunesse (Suresnes information jeunesse et l’Association du Site de la Défense). 21.
▪ L’appui à des associations-relais pour l’éducation et la protection de leur animal, définition d’itinéraires de promenade, Création de Caniparcs et lutte contre les déjections canines : plus de sanichiens22 plus de prévention, des sanctions si nécessaire
▪ Des équipements de sport de rue dans chaque quartier et des locaux pour se réunir et monter des projets collectifs, culturels ou sportifs : 1 streetwork out livré en 2020 sur la Cité-jardins ; une étude en cours pour ‘installation d’un équipement sportif sur le toit du gymnase du gymnase du Belvédère
▪ Le nouveau marché avec l’IFAC met l’initiative habitants au cœur de la démarche des maisons de quartier qui doit également promouvoir le montage de projets pour et avec les jeunes.
▪ L’ouverture en week-end des gymnases, cours d’écoles à la pratique sportive des particuliers et ouverture de la piscine le dimanche après-midi depuis la rentrée de septembre 2022
▪ Le renforcement de la pratique artistique dans les maisons de quartier, à l’école23 et dans la rue en s'appuyant sur les associations culturelles Suresnoises : cours de danse hip hop le mardi soir pour enfants et adolescents à la maison de quartier des chênes ; saison culturelle du conservatoire avec une grande fête à la terrasse du Fécheray en juin2023
▪ Multiplication des actions en faveur de l’inclusion des personnes handicapées24 (Renouvellement signature charte ville handicap et élargissement des signataires (29 associations et structures), Signature de la charte Romain Jacob (avec Foch, la Communauté Professionnelle Territoriale de Santé - CPTS…), soutien et accompagnement du projet TEMPO (compagnie de danse constituée de travailleurs en situation de handicap de l’ESAT de Suresnes) ; …)
- Pour une ville proche et solidaire
▪ L’intensification des sorties scolaires grâce à une gestion de réservation des bus pour garantir une sortie par école25.
▪ La Multiplication des stages sportifs et culturels pendant les vacances : 24 enfants inscrits sur la 1ère semaine des vacances de la Toussaint avec une matinée sportive au gymnase du Belvédère, et une pratique artistique l’après-midi. Ce stage ayant connu un fort succès (puisqu’une liste d’attente a été ouverte) nous invite à proposer une nouvelle offre pour les vacances d’hiver et les vacances de Pâques en 2023.
▪ Des places supplémentaires dans les centres de loisirs pour répondre aux besoins des familles 26
▪ Le renforcement des aides aux associations en faveur du soutien scolaire et la mise en place de coaching pour les élèves les plus fragiles (en partenariat notamment avec SKEMA ).
▪ Le renforcement du dispositif “Actif’Jeunes” (aide financière27 et accompagnement des jeunes sur leurs projets humanitaires et de découverte)
▪ Le renforcement de la détection précoce des difficultés, en particulier les DYS28
▪ Fidéliser les animateurs en leur proposant des contrats plus longs 48 consolidations de postes (CDE ville) et en renforçant leur formation29
▪ Le développement des actions en faveur de nos ainés et des plus fragiles : PASS LOISIRS VERMEIL, transports facilités vers les équipements de soins, crédits transports, lutte contre la fracture numérique, participation aux frais en cas de déménagement vers un logement social plus petit
21 Il permet de coordonner les acteurs sur les actions en faveur des enfants et des jeunes et d’ajuster les actions aux besoins :La citoyenneté, la laïcité et le civisme ; La promotion de la santé, de la santé mentale et des compétences psychosociales, La promotion de la réussite éducative et de l’orientation choisie, La lutte contre les discriminations, La prévention primaire de la délinquance, Le soutien à la parentalité 22 La ville a mis en place des aménagements urbains pour les chiens : 52 sanichiens sont nettoyés chaque jour et désinfectés une fois par mois. Le sable est changé une fois par an. 3 caniparcs afin de leur permettre de courir et de s’ébattre en toute liberté dans un espace clos (avec un point d’eau). (2 au Mont-Valérien, 1 au parc du Château.)13 distributeurs de sacs pour les déjections canines sont mis à disposition gratuitement et répartis dans tous les quartiers de la ville. En 2022 nous avons réalisé 1 nouveau sanichien dans l’aménagement de la rue Jean Macé 1 nouveau sanichien dans l’aménagement de l’angle Appay/rue des Moulineaux (en cours) la réfection du sanichien de la rue de la Procession et du sanichien de la rue de la Liberté l’agrandissement et la réfection du sanichien de la rue du chemin vert (en cours) l’agrandissement des deux caniparcs des Landes (en cours).Pour 2023 sont prévus le déplacement du caniparc du parc du château, la réfection de sanichiens en rondins de bois vétuste par des rondins en plastique recyclé. L’Installation de fontaine à boire dans les deux caniparcs du Parcs de Landes 23 En 2022, plusieurs projets ont vu le jour dans le cadre du parcours artistique et culturel entre les écoles élémentaires et les collèges, notamment une chorale interdegrés entre l’école du Parc et le collège Henri Sellier, entre l’école Jules Ferry et le collège Emile Zola. Le service des activités périscolaires et éducatives s’efforce d’augmenter les ateliers CEL proposés par des associations suresnoises (9 conventions à la rentrée 2022-2023 vs 7 en 2021-2022)
24 Ex : Groupe de travail commission communale pour l’accessibilité afin de prioriser le plan d’action charte ville handicap ; Création d’un nouveau collège composé de 10 Suresnois vivant avec un handicap et d’aidants au sein de la commission communale pour l’accessibilité ; Copilotage d’un groupe de travail avec la CPTS : constitution d’une « culture commune » santé et handicap en partageant des outils existants, enregistrement de podcasts à destination des professionnels de santé (…) 5 sessions de travail en 2022. ; Participation à la commission handicap de l’hôpital Foch (membre permanent) ;Dossier handicap au sein du Suresnes Mag de décembre ; Identification d’un numéro de téléphone et d’une adresse e-mail pour toute question relative au handicap ; Réunion d’information à destination des membres des conseils de quartiers (23/11/22) ; Réunion d’information à destination des partenaires du territoire (40 participants) ; o Soutien et accompagnement du projet TEMPO (compagnie de danse constituée de travailleurs en situation de handicap de l’ESAT de Suresnes) : organisation d’un atelier de danse ouvert au public lors du mois de l’égalité en mars 2022, participation à « Voyez comme on danse » en juin 2022, représentation grand public en juin 2023 ; Soutien au projet d’habitat inclusif de l’UNAPEI92 (prévu pour 2ème semestre 2023) : Sur les 3 prochaines années, 8 appartements de types F1 ou studio implantés en centre-ville seront identifiés et attribués à l’UNAPEI92 dans le cadre de ce projet ; o Budget participatif : mise en place audiodescription au cinéma, Guichet unique afin de faciliter l’accès à l’information : accompagnement et sensibilisation à la démarche Facile à Lire et à Comprendre (transcription de 2 documents types et demi-journée de sensibilisation) ; Politique familiale : questionnaire à destination des parents (notamment d’enfants à besoins particuliers ou en situation de handicap), participation aux réflexions pour l’ouverture de la nouvelle structure de soutien à la parentalité, animation d’un atelier lors de la réunion de lancement de la coordination parentalité (16/11/22) et animation des ateliers de concertation (novembre et décembre22) :; 25 Une nouvelle organisation des réservations de cars a été mise en place en 2022 permettant d’optimiser les cars de la ville et garantir au moins une sortie par classe entre mai et juin. Pour parfaire le dispositif, des réservations en ligne sont mises en place pour 2023.
26 Un nouveau mode opératoire des inscriptions aux centres de loisirs des mercredis a été mis en place, en concertation avec les fédérations de parents d’élèves pour régler la période de tension au moment de l’ouverture des inscriptions. Un travail de partenariat avec l’Ifac a permis d’accueillir une 20aine d’enfants dans les maisons de quartiers jusqu’aux vacances de la Toussaint, enfants qui ont depuis intégré leur centre de loisirs de secteur
27 A octobre 2022, 3400€ ont été alloués dans le cadre de la bourse « Actifs Jeunes » 28 une réflexion est engagée entre le Programme de Réussite Educative et la maison des familles pour une réponse globale aux problématiques d’orientation des familles et un diagnostic plus rapide par les professionnels du sujet. En outre, une nouvelle coordonnatrice du Programme de réussite éducative arrive début janvier pour notamment engager une concertation avec les établissements du 2ndaire sur le déploiement d’un PRE Collégiens contre le décrochage scolaire en partenariat avec la coordination des acteurs jeunesse du territoire. Les ateliers de la coéducation ont également vu le jour sur les écoles de la Cité Jardins afin de mettre en lien les directeurs d’école, enseignants, équipes périscolaires, professionnels de l’Espace des parents permettant de partager sur la réussite et le bien-être des enfants. 29 La rentrée 2022 a été marquée par la contractualisation de 48 postes d’animateurs en temps complet sur la ville pour fidéliser les équipes et rendre plus attractif le recrutement. Un plan de formation est maintenu, notamment sur le handicap, sur la prise en charge de formation Bafa, Bafd, le lancement d’un VAE Bpjeps,… Un premier forum des partenaires a été organisé en octobre 2022 qui sera reproduit 3 fois dans l’année scolaire autour de transfert de compétence auprès des animateurs avec les partenaires locaux : CCJ comment créer un conseil d’enfants, SIJ : éducation aux media, Santé mentale : outils sur la bienveillance, conservatoire, MUS, médiathèque, service environnement : jardinage et biodiversité, économie d’NRJ, service citoyenneté : sensibilisation égalité – lutte contre les discriminations, (112 animateurs environ présents). Une nouvelle intervention devrait voir le jour pour accompagner les animateurs sur les problèmes de comportement d’enfants. Il s’agit de donner des outils concrets et des conseils de postures aux équipes pour faciliter la communication avec les parents et l’accompagnement des enfants démontrant une difficulté de gestion de leurs émotions, une difficulté d’intégration dans un groupe, de respect des règles, des adultes ou de leurs pairs, pouvant également se montrer violents (physiquement ou verbalement).
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▪ La création d’un nouveau Club Loisirs à la Médiathèque de la Poterie et plus de moyens pour les autres Clubs (réhabilitation du club Verdun…)
▪ Développement des outils pédagogiques innovants à destination des enseignants : langues numériques, des classes en ligne avec les collègues et lycées des villes jumelées, partenariat renforcé avec les institutions culturelles et sportives suresnoises30. Dispositif Tout apprendre présent à la médiathèque. Cette plateforme numérique offre de nombreuses ressources en ligne pour tous les publics avec des modules pédagogiques dans divers domaines : langues, histoire, outils numériques, vie quotidienne…
▪ Le maintien d’un tiers de logements sociaux, répartis dans tous les quartiers de Suresnes, favoriser la construction d’appartements de 3 et 4 pièces pour loger les familles
▪ Augmentation des clauses d’insertion en faveur des Suresnois dans les marchés publics de la Ville, 14040 heures au 30/06/2022), le développement des chantiers d’insertion pour l’emploi des jeunes, le recours aux ESAT pour les achats de la ville
▪ Multiplier les défibrillateurs cardiaques dans la ville : Déploiement de 35 défibrillateurs en 2022 + 10 nouveaux prévus en 2023.
▪ Point Accueil Ecoute Jeunes dans les collèges, les lycées, le CMM et l’espace jeunes (520 heures de permanences, 180 jeunes accompagnés et 35 parents) ; Organisation du Forum « C’est quoi l’amour ? » pour les jeunes de 3ème du collège Jean Macé
▪ Organisation et animation de formations sur la santé mentale 31.
- Pour une ville innovante et participative
▪ La rentrée 2022 a été marquée par le lancement du nouveau projet éducatif pour Suresnes, fruit d’une évaluation du précédent projet éducatif et d’une concertation réalisée avec les acteurs œuvrant autour des enfants de 0 à 25 ans en mai et juin 2022. Il déclinera des actions visant à garantir la continuité éducative, à renforcer la cohésion des acteurs autour de l’enfant/du jeune, à poursuivre les efforts en matière d’inclusion, à développer une offre qualitative sur les temps périscolaires. Feuille de route de la Direction Famille Education, le projet éducatif pour Suresnes s’appuie sur une transversalité renforcée entre les services de la Petite enfance, périscolaire, vie dans les écoles, restauration et jeunesse. Ce dernier inclue la dynamique du Conseil Communal de la Jeunesse et s’attache à coordonner les actions des acteurs jeunesse pour couvrir de manière complémentaire les besoins des jeunes dans toute leur diversité.
▪ Impliquer les enfants dans le choix des menus (cf. mon restaurant responsable)
▪ Une gestion des Ressources Humaines de la Ville toujours plus attentive et participative : de l’innovation sociale mais aussi du suivi individualisé de chaque agent
▪ Création de la coordination parentalité associant 50 membres (services et partenaires) pour favoriser la cohérence de l’offre faite aux parents sur le territoire, d’identifier et d’actualiser les besoins et de fédérer les partenaires autour de la politique familiale32. ▪ Expérimenter des ateliers de la coéducation avec l’Education nationale : ateliers pour les parents sur la réussite des enfants.
▪ Création d’un projet spécifique sur le harcèlement et le cyber harcèlement réunissant les acteurs et les parents
▪ Simplifier le système de réservation des centres de loisirs33
▪ Ouvrir une plate-forme participative en ligne pour permettre aux Suresnois de s'exprimer et faire des propositions sur les projets en cours et Enquête sur les attentes des habitants et baromètre de satisfaction tous les deux ans : 11 enquêtes depuis janvier 2022. 158 705 consultations et 3504 participations au vote.
▪ Renforcer le partenariat entre le Service de l’Emploi de la Ville et les entreprises : bourse aux stages et à l’apprentissage, offres d’emploi locales ...
▪ Création d’une instance de “coordination et de partage” entre les associations de solidarité.
Les ressources humaines
Chiffres clés et perspectives
Les collectivités locales ont de plus en plus de mal à recruter. Ce phénomène touche plus particulièrement les grandes agglomérations dans lesquelles la vie est plus chère et les loyers élevés. A cela s’ajoute une concurrence du secteur privé avec des rémunérations plus attractives, mais également entre collectivités sur des secteurs en tension.
Il est à noter également que l’attrait des jeunes pour un emploi public est très faible (1 jeune sur 10 intéressé alors que celui-ci représente 1 emploi sur 5). Le manque d’attractivité de la fonction publique se traduit également par une baisse significative du nombre de candidats aux concours (moins 33% de candidats entre 2014 et 2017).
Enfin, les jeunes générations sont moins intéressées par la sécurité de l’emploi ou encore la notion de carrière. Le niveau d’engagement est plus fragile et se constate même lors des procédures de recrutements avec des désistements importants.
30 Dans le cadre du Plan de relance, la ville a obtenu un cofinancement pour poursuivre le développement des outils numériques dans les écoles : le renouvellement des écrans numériques interactifs dans toutes
les classes élémentaires, de nouvelles classes mobiles et la création d’un environnement numérique de travail en maternelle et élémentaire. Cet ENT permettra une communication plus fluide entre la ville et les familles, entre les écoles et les parents, entre les enseignants et les élèves au travers de ressources pédagogiques partagées ouvrant de nouvelles perspectives en matière d’échanges avec des d’autres écoles d’autres villes, de pays… 31
Ex : Formation de 4 jours pour les pilotes du Plan de Prévention enfance jeunesse sur la santé mentale et les mécanismes discriminatoires ; Formation de 2 jours des acteurs jeunesse (collèges, éducateurs spécialisés, informateurs jeunesse) sur la santé mentale et les mécanismes discriminatoires ; Formation 1 journée et ½ pour les directeurs d’animation sur la santé mentale, l’estime de soi, le développement des compétences psychosociales des enfants ; Journée pédagogique des animateurs sur la santé mentale et ateliers de réflexions avec les équipes sur des outils d’animation pour promouvoir le développement de l’empathie ; Journée pédagogique des ATSEM sur la santé mentale et projets qui seront déclinés en 2023 pour accompagner les équipes ; Organisation des Semaines d’Information en Santé Mentale dont une soirée grand public : « Comment favoriser ma santé mentale ?; Renouvellement de la convention de partenariat du CLSM et intégration du secteur de pédopsychiatrie ; actions de prévention dans les collèges : santé mentale, développement de l’empathie et du respect, prévention du sexisme et des insultes, prévention du harcèlement et du cyber-harcèlement, développement de l’estime de soi
32 Quatre groupes de travail sont mis en place et se poursuivront en 2023 : périnatalité et petite enfance, coéducation, parents d’adolescents et parents d’enfants en situation de handicap.
33 Mise en place en juillet 2022 d’une nouvelle procédure avec une inscription à partir du 18 juillet en deux temps : (familles socle : 100% du temps Pas clair à reformuler, svp)) 1er temps ouverture des
inscription aux familles fortement utilisatrices ~100% du temps et inscription des autres familles dans second temps à partir du 25 juillet) avec la création d’une liste d’attente.
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Dans ce contexte, un plan d’actions a été déployé en développant notamment la marque employeur, la mobilité interne, le recours à des jobboards spécialisés, à des cabinets de recrutements. Un marché pour de l’intérim et la sollicitation de la mission remplacement du CIG sont en cours de formalisation.
En 2023, nous prévoyons une évolution de + 4.65% de la masse salariale par rapport au BP 2022.
Une augmentation de 3.25% sur les emplois permanents dont 2.52% liée à la consolidation de 48 postes d’animateurs auparavant rattachés à la caisse des écoles.
Une évolution qui s’explique également par des mesures gouvernementales très impactantes et qui s’imposent aux collectivités qui représentent 2.13% de la masse salariale :
- La revalorisation du SMIC au 1er mai 2022,
- La revalorisation du point d’indice au 1er juillet 2022,
- La revalorisation de la Cie B en septembre 2022.
Les leviers de maîtrise de la masse salariale seront les suivants :
- Une gestion et un suivi très rigoureux des éléments annexes de rémunération (heures supplémentaires, astreintes, vacations)
- Le développement, chaque fois que possible, des transversalités entre les services et la recherche de nouvelles organisations, dans le cadre d’une démarche participative des agents et d’un dialogue social constructif,
- Le recours à la mutualisation,
- Le renforcement de la mobilité interne et le développement de la GPEEC,
- L’identification de postes réservés à mobilité interne et aux reclassements professionnels et qui ne pourront être pourvus par des recrutements extérieurs.
- L’interrogation systématique de l’organisation du travail, lors de départs (retraite ou mutation), et de la nécessité de remplacer.
A cet objectif équilibré d’optimisation des effectifs de la collectivité, s’ajoute un objectif de développement du progrès social et de la performance publique pour toujours mieux répondre aux attentes et besoins des Suresnois. La collectivité est convaincue que de bonnes conditions de travail et une politique de qualité de vie au travail favorisent l’investissement, l’engagement et l’efficacité de ses agents au quotidien, et agissent pour la prévention de l’absentéisme. Le taux d’absentéisme compressible de la collectivité en 2021 est de 5,05% (Au niveau national, les taux varient de 4% à plus de 12%).
Eléments des rémunérations prévisionnels 2022
Montant annuel des
traitements indiciaires
Permanents et non-
Permanents
Montant annuel des
régimes indemnitaires
Montant
annuel des
indemnités de
régisseurs
Montant
annuel des
indemnités
d’astreintes
Montant
annuel
indemnités de
garantie du
pouvoir
d’achat
Montant
annuel des
Nouvelles
Bonifications
Indiciaires
Montant annuel
des heures
supplémentaires
Montant
annuel des
avantages en
nature
23 965 185,80 € 6 607 783,20 € 4 638,33 € 65 372,92 € 29 492,55 € 132 371,74 € 501 034,40 € 94 499,56 €
Evolution prévisible des postes en 2023
Postes budgétés en 2022 Postes budgétés prévisionnels
en 2023
1112 1176
Les conditions de travail
La collectivité met tout en œuvre pour que le pilotage des Ressources Humaines puisse permettre de répondre aux différents enjeux de performance de nos politiques publiques. Il s’agit pour l’essentiel, d’évaluer les équilibres nécessaires à travers la gestion des effectifs, la formation, la lutte contre l’absentéisme, l’action sociale pour incarner les valeurs d’équité, de participation et de responsabilisation du personnel à tous niveaux. Quatre axes structurants sont poursuivis : le bien-être, la santé et la sécurité et la qualité de vie au travail, l’accompagnement du handicap, l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et le dialogue social.
En matière de bien-être et santé et qualité de vie au travail (démarche BEST), la ville considère qu’il n’y a pas de qualité du travail sans qualité de vie au travail et a ainsi mis en place 25 accords souvent pionniers, favorisant l’attractivité de la collectivité. Parmi ces accords, citons :
- La « mutuelle pour tous » avec une participation employeur à hauteur de 42€ pour les agents de catégorie C (36€ pour les B, 33€ pour les A), alors que la moyenne en Ile-de-France est de 8€.
- Le régime indemnitaire au mérite, dispositif unique dans la fonction publique, qui permet de mieux valoriser les agents particulièrement impliqués et investis. La collectivité étant très attachée à ce principe qui place la reconnaissance et l’engagement professionnel et le mérite au cœurs des valeurs de la politique RH, un nouvel accord relatif au RIFSEEP a été signé en juin 2021 pour permettre de pérenniser le régime indemnitaire au mérite à la hausse et à la baisse, en le rendant plus souple, en donnant encore davantage de marge de manœuvre financière dans le cadre des évaluations et de l’investissement des agents dans certains dispositifs (parrainage, tutorat, etc).
- L’aménagement du temps de travail à 35h, 36h ou 37h hebdomadaires, toujours dans le respect des 1607h annuelles légales, et la flexibilité horaire (plages fixes et souples), dans un souci de plus grande liberté organisationnelle laissée aux agents dans l’organisation de leur travail, favorisant ainsi leur autonomie, leur responsabilisation, améliorant durablement leur qualité de vie au travail et donc l’efficacité du service public.
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- Le projet « Incarnons le travail de demain » de transformation de l’administration publique, qui s’articule autour de trois valeurs cardinales – confiance, autonomie et responsabilité – et se fonde sur trois piliers :
➢ Le télétravail, levier d’efficacité et de qualité de vie au travail, déployé en 2019 après deux phases d’expérimentation conduites en 2017 et 2018. Au vu du bilan global qui a été réalisé, la décision de pérenniser ce dispositif et de le développer progressivement a été prise par délibération du Conseil Municipal du 19 septembre 2019. A ce jour, 310 postes sont télétravaillables. En 2022, 126 personnes ont bénéficié d’un aménagement de jours télétravaillés. Le dispositif de télétravail a été enrichi en 2021 d’un nouvel accord relatif à l’introduction de jours flottants pour les cadres, pour un télétravail plus souple et efficace.
➢ L’aménagement d’espaces de travail ouverts, conviviaux, chaleureux et « flex », en fonction des besoins et des missions de la journée, favorisant le travail collaboratif ; un management de projet, plus transversal, moins en silo, sur objectifs et résultats, qui s’inspire de visites organisées dans plusieurs grandes entreprises pionnières en matière de transformation.
➢ Un management de projet, plus transversal, moins en silo, sur objectifs et résultats qui favorise la communication, facteur de créativité, d’innovation et d’une plus grande performance, dans l’autonomie et la responsabilité. C’est dans cette optique que plusieurs directeurs et chefs de service ont mis en place le « management visuel », facilement adaptable à n’importe quel service, qui permet de partager l’information au sein d’une équipe et de suivre l’évolution du travail de chacun.
- Le dispositif « Osons le sport et la culture sur le temps de travail », qui propose aux agents plusieurs activités physiques et culturelles sur le temps de travail intégrées dans le plan de formation, notamment les échecs, le chant choral, le théâtre, le ping-pong, le badminton et l’aquagym, qui favorise la réduction du stress, l’accroissement de la confiance en soit, et développe la performance au travail. Parce que ce dispositif ne peut correspondre au cycle de travail de tous les agents, des actions sur mesure sont déployées au sein des établissements de la petite enfance, notamment. Profitant de la journée pédagogique, un réveil musculaire a été proposé aux agents :
➢ Deux agents de l’équipe RH se sont mobilisés pour aller à la rencontre des agents des crèches. Elles ont proposé un réveil musculaire sur 11 sites durant la journée pédagogique. L’ensemble des personnels de Petite Enfance bénéficiaires de ce réveil musculaire ont unanimement et spontanément exprimé leur entière satisfaction. Ce réveil musculaire est une « routine » à intégrer à leur journée de travail pour prévenir les accidents sur le lieu de travail.
Fort de cette expérience, le dispositif Sport sur le temps de travail a été mis en place au sein de 3 crèches sur des horaires adaptés pour permettre au plus grand nombre de bénéficier de séances de remise en forme, réservées spécifiquement à ce public.
- L’accueil des animaux domestiques sur le lieu de travail, qui permet aux agents des services administratifs, non-ouverts au public, de venir accompagnés de leur animal domestique dans un cadre défini, favorisant ainsi les conditions d’un environnement de travail stimulant, facteur de pacification des relations, d’apaisement des tensions, de réduction du stress, mais aussi de concentration, gages de performance publique accrue au service des Suresnois. Cet accord pionnier dans la fonction publique essaime aujourd’hui dans de très nombreuses collectivités (La Garenne-Colombes, Grenoble, Cannes, Palaiseau, Levallois- Perret, La Garenne-Colombe, Rueil-Malmaison et Carrières-sous-Poissy, Nice, Ambérieu en Bugey, Bar-Le-Duc, Bezons, Blois, Châteauroux, Charenton-Le- Pont, Montpellier, Rouen, Chamonix, Neuville-de-Poitou, Paris et Strasbourg).
- La « reconnaissance entre pairs » avec le dispositif CLIC qui permet de féliciter, remercier ou distinguer un collègue hors hiérarchie, sur quatre thématiques (leader, innovant, cool ou efficace). Par son caractère spontané, authentique et sincère, ce dispositif constitue un élément fort de motivation et de renforcement du lien interpersonnel.
- Le dispositif « Vis ma vie », un vrai facteur d’enrichissement qui permet à tous les agents de découvrir et de partager le temps d’une journée ou d’une demi-journée le métier d’un collègue.
- Le dispositif « Parrainer pour performer » qui permet à des responsables d’unité, chefs de service et directeurs, quelle que soit leur ancienneté, d’être accompagnés par des agents expérimentés qu’ils soient de catégorie A, B ou C.
- La formation BEST, inspirée du kit SOLVE de l’OIT (prévention des RPS, des conduites addictives, des troubles du sommeil, de l’équilibre de l’alimentation, etc.), permet à l’ensemble des agents de la ville d’être sensibilisés en interne sur les dispositifs en faveur du bien-être au travail mis en œuvre au sein de la collectivité et aux questions de santé au travail.
De manière plus générale, la politique RH de la ville vise à l’épanouissement personnel et professionnel des agents sur leur lieu de travail, vu comme un véritable facteur d’attractivité de la collectivité :
- Un plan de formation annuel très ambitieux : 90% des demandes de formations sont acceptées et 80% des agents partent en formation chaque année. L’élue a également fait un choix politique fort en permettant à chacun, cadre ou non-cadre, de bénéficier d’un nombre de jours de formation équivalent, alors qu’au niveau national le nombre de jours de formation des cadres est très supérieur à celui des non-cadres. Enfin, la ville, dans le cadre de la Charte de reconnaissance du parcours syndical, propose depuis plus de 10 ans des formations d’excellence aux représentants syndicaux et agents cadres, dans des écoles ou universités prestigieuses. Ainsi, depuis 2009, plus de 350 agents et représentants syndicaux ont suivi une formation d’excellence à Sciences Po Paris, l’ESSEC, Paris-Dauphine, Panthéon-Sorbonne et au sein du Centre de formation de l’Organisation internationale du travail (OIT).
- Une politique fonctionnant comme un véritable « ascenseur social », qui favorise un parcours individualisé, générateur de motivation et d’implication, avec un sur quota en matière d’avancements de grade et de promotion. Cette politique s’inscrit dans une démarche RH plus large, affirmée, de non-discrimination dans l’évolution des carrières.
- Une politique favorisant l’évolution dans la carrière à travers des métiers très différents et la mobilité.
- En matière d’égalité professionnelle femmes-hommes : la ville, à travers une action extrêmement volontariste en matière d’égalité professionnelle femmes-hommes, labellisée AFNOR, s’est engagée dans une démarche forte en faveur de l’égalité salariale (écart de 1,2% entre les femmes et les hommes, contre 8,9% dans la FPT, 13,6% dans la FPE et 24% dans le privé), de la mixité (8 directions sur 11 ont rempli l’objectif « 80-20 »), des parcours professionnels (la part des agents femmes de catégorie A est de 73,8% contre 62,4% dans la FPT) et de la lutte contre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles sur et en-dehors du lieu de travail, avec le principe « Tolérance zéro » dès le premier agissement sexiste avéré.
- En matière de handicap : la ville, à travers une politique très ambitieuse en faveur du recrutement, de la reconnaissance en interne du statut RQTH, et en matière de sensibilisation des agents au handicap, a porté le taux d’agents RQTH au sein de la ville de 4,50% en 2008 à près de 10% en 2021.
- Sur les questions de genre : la ville, dans un accord signé en 2021, s’est engagée résolument dans la lutte contre toutes les formes de discriminations LGBT, source de mal-être, à travers un plan d’actions ambitieux qui fait la part belle aux actions de sensibilisation des agents et aux procédures d’alerte en cas de discrimination avérée.
- En matière syndicale : alors que la discrimination syndicale constitue la 3e cause de discrimination au travail et qu’un syndiqué sur deux se déclare « souvent victime de discriminations syndicales » (Baromètre OIT/Défenseur des droits), la Charte de reconnaissance du parcours syndical, texte quasi-unique en France, permet de reconnaître et de valoriser les compétences acquises lors d’un mandat syndical.
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La politique sociale
S'agissant de la politique sociale, la ville de Suresnes participe financièrement à la protection sociale de ses agents (santé et prévoyance). La contribution financière au 31 octobre 2022 est la suivante :
- aux dépenses de prestations sociales (allocations enfants handicapés, garde de jeunes enfants…) concernant 15 agents, pour un montant total de 26 081€,
- à l’adhésion de 463 agents à la mutuelle santé, pour un montant total de 175 752 €, - à l’adhésion de 214 agents à la prévoyance, pour un montant total de 16 787 €, - à l’adhésion de 623 agents au cos, pour un montant total de 31 150€.
Les avantages en nature
Les ATSEM, les agents de restauration et les animateurs bénéficient de repas, en avantages en nature, compte tenu des missions qui leur sont confiées et l’organisation au travail qui en découle. La liste des emplois bénéficiant d’un logement de fonction pour nécessité absolue de service ou d’une convention d’occupation précaire avec astreinte, considérés comme avantages en nature, a été approuvée par le Conseil Municipal en sa séance du 1er juillet 2015, puis actualisée par délibérations des 11 juillet 2020, 12 novembre 2020 et 10 février 2021.
Les charges à caractère général victimes de l’inflation
Du fait de leur composition (achat d’énergie, de fournitures, de petits équipements, dépenses d’entretien – réparation et contrats de prestation des services), les charges à caractère général constitueraient le premier poste touché par la hausse des prix. Elles ne progresseraient que de 4,8% soit au même niveau que l’inflation anticipée, ce qui représenterait 1,2M€ de plus que la prévision budgétaire de l’an passé, portée essentiellement par la hausse des prix de l’énergie et de l’alimentation.
Ce poste est en effet composé pour plus du tiers par les achats de matières et fournitures dont les dépenses énergétiques qui supportent les hausses de prix les plus fortes. Il en va de même pour le poste « entretien et réparation » qui représente 12% des charges à caractère général et intègre la hausse des coûts de la construction et des travaux publics, le poste de l’alimentation ou encore les produits d’entretien, le papier, l’impression du Suresnes Magazine, le contrat de nettoiement de la voirie (+350K€ d’évolution des prix), …
L’évolution des prix du gaz et de l’électricité sera de + 1,5M€ vs BP 2022 soit près de 50 % d’augmentation. Toutefois, notre consommation baisse de façon importante ce qui souligne l’importance des investissements réalisés ces dernières années sans lesquels cette hausse aurait été nettement plus importante.
Evolution de certains indicateurs de prix impactant les charges à caractère général
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Les autres charges de gestion courante
Le FFCT sera augmenté de 800K€ par rapport au budget 2022 (revalorisation des bases et transfert de nouvelles prestations de la Ville vers POLD pour les déchets – marchés et dépôts sauvages)
Les subventions à nos différents organismes devraient se stabiliser à leur niveau de 2022, attention pour le CCAS, la subvention ne baissera que lors du Budget Supplémentaire voté en juin du fait de la reprise des résultats, la CDE baisse du fait du transfert vers la ville de 1.5M€ qui correspond à la masse salariale de 48 animateurs qui bénéficient de contrats plus sécurisés, le restaurant municipal, qui seront très fortement impactés par l’inflation et les décisions gouvernementales (revalorisation du point d’indice, des catégories C, …).
Des charges financières maitrisées
Les frais financiers représentent aujourd’hui moins de 1 % des dépenses de fonctionnement.
Les prévisions sont ajustées pour ce qui concerne les emprunts à taux révisable (notamment en matière d’intérêts courus non échus 2023), indexés le plus souvent sur l’Euribor 3 ou 12 mois, ou encore sur le Livret A et le LEP et intègrent le nouvel emprunt de 7,2M€. Une légère augmentation globale des frais financiers est donc prévue (+70K€)
A ces charges financières doivent s’ajouter le remboursement des intérêts à POLD pour les emprunts effectués entre 2011 et 2018 concernant les compétences éclairage public et voirie reprises par la Ville pour un montant de 144K€ en 2023.
Evolution des frais financiers
Evolution du taux moyen de la dette
Une politique dynamique d’investissement
En 2023, pour la deuxième année consécutive, pour mettre en œuvre son programme d’investissement, la Ville aura recours à l’emprunt. Elle pourrait emprunter autour de 8M€ vs 7,2M€ en 2022. L’encours de dette devrait retrouver son niveau de 2020 autour de 54M€ à la fin de l’année, vs 53M€ à la fin de l’année 2022, car la ville empruntera légèrement plus (8M€) qu’elle ne remboursera (7M€).
Taux moyen de la dette
au 31/12 de n 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2020 BP 2022 BP 2023
Suresnes 3,49% 3,36% 3,58% 3,22% 2,71% 2,49% 2,42% 2,36% 2,01% 2,03% 1,94% 1,95% 1,98% 2,29%
Moyenne de la strate 3,69% 3,69% n.c n.c n.c n.c n.c n.c n.c n.c n.c n.c n.c n.c
3,49% 3,36% 3,58%
3,22%
2,71% 2,49%
2,42% 2,36%
2,01% 2,03% 1,94% 1,95% 1,98% 2,29%
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2020 BP 2022 BP 2023
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Evolution du flux net de la dette
L’ambition de la municipalité est de maintenir un niveau d’autofinancement important pour continuer à investir de façon significative pour respecter son contrat de mandat tout en maîtrisant son encours de dette.
Un programme d’investissement qui correspond aux ambitions de la municipalité
Hors remboursement de la dette et hors reports, le montant des nouvelles dépenses réelles d’investissement devrait se situer autour de 30M€ en 2023 :
Parmi les nouveaux projets figurent :
Pour une ville durable et éco-responsable :
La ville poursuivra le développement de modes de transport plus vertueux :
▪ Le déploiement de stations Vélib : objectif de 12 stations à fin 2023 – 10 stations ouvertes fin 2022 ; ▪ La poursuite de la création de pistes et bandes cyclables : 4,1 km linéaires réalisés à fin 2021 (rue de la République en 2021) ; 1.9km étudié en 2022 sur le boulevard Washington dont les travaux verront le jour en 2023 sous réserve du vote du budget du département ▪ Le déploiement de bornes de recharge électrique, en partenariat avec le SIGEIF : 28 points de charge répartis sur la ville à horizon mi 2022 (14 points de charges à 7kW (Jaurès, Stalingrad, Huché)14 points de charges à 24kW DC (Gardenat, Tuilerie, Carnot, Pompidou, Verdun, Péguy, Monge) – 3 stations actives sur 10 à ce jour .
▪ Le déploiement de dispositifs d’éclairage public en LED sera poursuivi : 66% du patrimoine communal équipé à fin 2023 (57% fin 2022)
▪ Le développement de la végétalisation de l’espace public continuera : près d’un demi-hectare de nouveaux espaces verts crées (4700 m²) par des aménagements de voirie et la désartificialisation d’espaces (cimetière, cours d’écoles) depuis 2020. Avec des innovations comme la création de places de stationnement végétalisées sur le rue Burgod favorisant l’infiltration. ▪ La plantation d’arbres accrue avec un solde positif depuis 2005 de 541 arbres sur l’espace public, dont 104 de plus ces deux dernières années.
▪ Enfin le programme d’optimisation énergétique des bâtiments communaux (décret tertiaire) sera accru.
Pour une ville conviviale où il fait bon vivre :
▪ Nous allons poursuivre le programme de vidéo protection afin de renforcer la sécurité contre les risques d'intrusions. ▪ Nous créerons un nouveau lieu de vie pour les Suresnois au parc du château : le village Bel air….bar convivial, brasserie moderne, restaurant cosy, bar à cocktails ou encore guinguette pour grignoter.
▪ La continuation de la modernisation de nos équipements sportifs : Fin de la surélévation des vestiaires de Jean Moulin, la construction d’une nouvelle tribune et de vestiaires à Maurice Hubert, la création d’un mur d’escalade (gymnase du belvédère) et d’un nouvel équipement sportif de proximité et enfin, la poursuite des études pour notre nouveau parc aquatique ▪ La poursuite du réaménagement de la partie basse du Centre-ville bas, avec une 1ère tranche de travaux qui devrait débuter à l’été 2023, et de la partie haute avec la reprise du parvis Caron et l’aménagement de la rue Edouard Vaillant.
Pour une ville proche et solidaire :
▪ Ouverture de la nouvelle école, rue B. Malon
▪ Création de la Maison des Familles : pour faciliter la lisibilité et l’accessibilité des services de la ville de soutien et d’accompagnement à la parentalité, regroupant deux structures et des actions hors les murs : ➢ L’espace des parents sera renommé « Le cocon » structure accompagnant les futurs et jeunes parents située au sein de la Cité-jardins
➢ Le trait d’union : nouvelle structure située dans le quartier Liberté ouvrira en février 2023. Elle accompagnera également des parents d’adolescents et des parents d’enfants en situation de handicap
Pour une ville innovante et participative :
▪ de la modernisation de notre administration pour un meilleur service rendu aux Suresnois notamment avec notre projet de guichet unique pour une nouvelle gestion des accueils et prise de rdv,
▪ la refonte du site internet de la ville, …
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Date de réception préfecture : 27/12/202224
La section d’investissement : les recettes
Les ressources propres de la collectivité sont portées par les excédents de fonctionnement nécessaires à la couverture du déficit pour un montant de l’ordre de 16M€.
Le FCTVA devrait s’élever à plus de 4,4M€ et la Taxe d’Aménagement sera revue à la hausse (2M€), avec la perception de la 1ère moitié de la taxe sur l’immeuble Galliéni.
Des subventions seront inscrites pour plus de 5M€ issues principalement des contrats de développement conclus avec le département (2020/2022 et 2023/2025) qui financeront notamment les dépenses de nos équipements sportifs et celles de l’aménagement du centre-ville. D’autres subventions sont inscrites au titre de la DSIL ou du plan vert.
Une cession d’1M€ devrait s’ajouter à nos recettes cette année.
Un niveau d’autofinancement34 préservé malgré les incertitudes
La ville poursuit son objectif de maintenir son autofinancement à un bon niveau afin de minimiser le recours à l’emprunt tout en maintenant un programme d’investissement ambitieux. Le contexte incertain dans lequel les collectivités locales se trouvent incite également à la plus grande prudence. Ainsi, le résultat reporté d’une année sur l’autre est systématiquement mis en réserve et intégré à notre autofinancement.
A ces réserves constituées lors des années précédentes, nous ajoutons l’épargne brute de l’année dégagée en 2023, calculée par différence entre les produits réels et les charges réelles de fonctionnement, et qui traduit la capacité de la collectivité à financer, par son fonctionnement courant, ses opérations d'investissement. Depuis 2017 (mais cela se vérifie sur les années précédentes également), la commune parvient à dégager un niveau d’épargne brute très satisfaisant, s'échelonnant entre 19 M€ et 25M€. Ce dernier représente, selon les années, entre 16 et 20% des produits réels de fonctionnement mais il tend à se dégrader.
Ce seuil devrait être de 14% en 2022, et nous souhaitons le maintenir autour de 8% (soit + de 10M€) sur les années à venir. Il est important de souligner que le taux d’épargne brute est toujours plus élevé lors du CA que du BP que nous voulons évidemment prudent, c’est pour cela que nous inscrivons des crédits en réserve à hauteur de 2,5M€ chaque année, qui viennent diminuer notre épargne prospective.
Evolution du taux d’épargne brute et épargne nette
Une politique volontariste de maitrise de l’endettement
Cet autofinancement historiquement élevé a toujours permis à la Ville d’avoir un ratio de désendettement inférieur à la moyenne. A cela s’ajoute des ressources propres importantes perçues par la Ville. Ainsi, en 2023, malgré un investissement qui restera élevé, et un contexte économique perturbé, si la ville réussit à avoir recours à l’emprunt mais pour un montant qui se situera autour de son remboursement annuel (~7M€) alors elle continuera alors à maîtriser son encours de dette qui se situera aux alentours de 49 M€ (en deçà du niveau de 2020).
A cet encours, s’ajoute celui contracté par POLD entre 2011 et 2018 pour les compétences voirie et éclairage public reprises par la Ville en 2015 et 2018 (environ 4,5M€ en 2023). Soit un encours total de 54M€ à la fin de l’année 2023.
34 La ĐapaĐité d’autofiŶaŶĐeŵeŶt ďƌut ;CAFͿ ƌepƌéseŶte l’exĐédeŶt des ƌeĐettes de foŶĐtioŶŶeŵeŶt suƌ les dépeŶses ƌéelles de foŶctionnement après paiement des intérêts de la dette. Appelée aussi épargne
brute, la CAF est affeĐtée à la Đouveƌtuƌe des dépeŶses d’iŶvestisseŵeŶt, et ŶotaŵŵeŶt au ƌeŵďouƌseŵeŶt de la dette.
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Evolution de l’encours de dette Ville + POLD
La réduction de notre dette commencée en 2010 (-42% entre 2014 et 2022) a un impact positif sur notre capacité de désendettement qui se situait à 2,3 ans en 2021. Elle remonte à 5,5 ans en 2023 soit bien en deçà du seuil d’alerte de 12 années.
Evolution du ratio de désendettement
Pour rappel, au cours de l’été 2016, la ville de Suresnes a profité des conditions de marché exceptionnelles pour optimiser l’encours de sa dette, en procédant au réaménagement de 5 emprunts à taux variables, qui s’est traduit par la conversion de 5 emprunts à taux variables en emprunts à taux fixes (entre 0,25 et 1,15%) au moment où le marché était au plus bas.
Le taux moyen de la dette au 31/12/2022 est de 2,16%.
La part des taux fixes représente 82%. Ces emprunts, dont le coût est connu, offrent une bonne vision et sécurisent en très grande majorité l’encours de dette. Le taux moyen des emprunts à taux variable reste inférieur à la moyenne des emprunts à taux fixe (1,61% vs 2,13%).
La Ville a emprunté 7,2M€ en 2022 dont 4,5 M€ à taux fixe à un taux de 1,67% soit en dessous du taux d’usure, sur une durée de 15 ans. Et 2,7M€ à taux variable (euribor 3 mois + 0.62 point de marge), mobilisable jusqu’en 2024, sur 15 ans également.
Pour rappel, le taux d’usure est un taux fixé par la banque de France au-delà duquel une banque ne peut pas prêter. Celui-ci est très faible, et dans un contexte d’augmentation importante des taux, les banques ne prêtent plus qu’à taux variable. Il est à souligner que, dans ce contexte, la Ville a malgré tout obtenu un taux fixe de la Caisse d’Epargne…sous le taux d’usure ! (1,67% quand celui-ci s’élevait à 1,76%). Preuve de la très bonne santé financière de la Ville.
Telles sont mes chers collègues les orientations qui ont guidé l’élaboration du budget 2023 et de la prospective 2024/2026.
Il est demandé au Conseil Municipal de bien vouloir :
❑ Prendre acte de la tenue du débat d’orientations budgétaires.
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Annexe - Ratios
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
Suresnes 759 747 778 788 813 830 975 969 991 1 009 1 037 1 044
Moyenne de la strate 506 525 540 556 566 582 607 613 625 641 653 669
Moyenne de la strate sup. 499 511 527 553 571 593 626 633 645 663 676 705
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
Suresnes 2 189 1 914 1 925 1 876 1 947 2 151 2 355 2 316 2 589 2 548 2 326 2 357
Moyenne de la strate 1 375 1 431 1 437 1 471 1 469 1 481 1 552 1 528 1 515 1 533 1 487 1 519
Moyenne de la strate sup. 1 422 1 467 1 491 1 510 1 554 1 580 1 712 1 690 1 666 1 659 1 584 1 687
1) Charges de personnel retraitées des comptes 62,63,64 du
chapitre 013 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
Charge de personnel M€(1) 41,10 42,41 43,13 43,72 45,83 46,49 46,01 46,55 45,16 45,13 44,10 43,82
% d'évolution 3,2% 1,7% 1,4% 4,8% 1,4% -1,0% 1,2% -3,0% -0,1% -2,3% -0,6%
Suresnes 48,5% 53,0% 54,3% 54,4% 54,7% 50,7% 46,8% 46,8% 40,7% 43,4% 46,0% 44,9%
Moyenne de la strate 54,7% 54,0% 54,0% 54,3% 55,3% 55,8% 52,9% 54,2% 54,7% 54,6% 56,2% 56,2%
Moyenne de la strate sup. 54,4% 54,4% 54,4% 55,1% 55,1% 55,4% 51,3% 53,3% 58,9% 59,0% 54,6% 54,7%
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
Suresnes 1 880 1 741 1 710 1 706 1 768 1 918 2 082 2 029 2 257 2 117 1 968 1 981
Moyenne de la strate 1 250 1 290 1 307 1 350 1 369 1 358 1 426 1 403 1 380 1 393 1 360 1 378
Moyenne de la strate sup. 1 298 1 344 1 370 1 400 1 461 1 470 1 589 1 552 1 520 1 510 1 504 1 527
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
Suresnes 599 444 435 360 338 385 408 313 442 585 504 563
Moyenne de la strate 303 327 351 379 328 278 273 323 324 394 340 340
Moyenne de la strate sup. 323 375 366 406 335 301 292 326 357 406 342 358
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
Population 45 039 45 980 46 477 47 121 47 353 47 772 48 573 49 041 49 113 49 145 48 736 49 257
CAF 16 641 10 767 12 752 11 021 12 445 16 345 17 781 18 672 20 253 26 006 21 438 22 649
CAF / Hab Suresnes 369 234 274 234 263 342 366 381 412 529 440 460
Moyenne de la strate 171 186 180 172 152 176 180 178 191 198 188 205
Moyenne de la strate sup. 169 176 172 166 148 169 184 197 209 219 203 224
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
Suresnes 2 243 2 175 2 067 1 969 1 924 1 893 1 709 1 572 1 480 1 333 1 209 1 064
Moyenne de la strate 1 047 1 049 1 066 1 092 1 100 1 109 1 095 1 063 1 036 1 032 1 011 999
Moyenne de la strate sup. 1 209 1 218 1 238 1 282 1 322 1 335 1 430 1 416 1 384 1 368 1 370 1 361
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
Suresnes 102% 114% 107% 105% 99% 88% 73% 67% 57% 58% 52% 45%
Moyenne de la strate 76% 73% 74% 74% 75% 75% 71% 70% 68% 67% 68% 66%
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
Suresnes 27% 23% 23% 19% 17% 18% 17% 14% 17% 23% 22% 24%
Moyenne de la strate 22% 23% 24% 26% 22% 19% 18% 21% 21% 26% 22% 22%
Dépenses de fonctionnement par habitant
Source : collectivitéslocales.gouv / les comptes des communes, Comptes administratifs
Source : collectivitéslocales.gouv / les comptes des communes
Source : collectivitéslocales.gouv / les comptes des communes
Source : collectivitéslocales.gouv / les comptes des communes
Source : collectivitéslocales.gouv / les comptes des communes
Ratio : Recettes fiscales par habitant
Recettes de fonctionnement par habitant
Ratio entre les frais de personnel et les dépenses réelles de fonctionnement
Source : collectivitéslocales.gouv / les comptes des communes
Source : collectivitéslocales.gouv / les comptes des communes
Dépenses d'équipement brut par habitant
Capacité d'autofinnacement brut par habitant
Encours de la dette par habitant
Encours de la dette / RRF
Mesure volumétrique de l'investissement
Dépenses d'équipement brut/ RRF
Mesure le poids relatif de l'investissement dans le budget communal
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