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PLU - Annexes - liste annexes
PLU - Rapport de présentation - Rapport
Document publié le Dimanche 10 juin 2007 par la commune de Couladère.
Lien du pdf (PLU - Rapport de présentation - Rapport)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Logement, Eau et assainissement,
²
HAUTE GARONNE
COULADERE
Conduite d'étude :
Direction
Départementale de
l’Equipement
Haute Garonne
CARTE COMMUNALE
Maîtrise d'œuvre
AMENA-Etudes
ZA de Montredon
3, rue d'Apollo
31240 L'Union
Approuvée le :
Exécutoire le :
VISA
Date
Le Maire
ELABORATION
RAPPORT DE PRESENTATION2
SOMMAIRE
PARTIE I : Etat des lieux
Cadre physique..................................................................................... P. 4
L’urbanisation ...................................................................................... P. 8
Les paysages.......................................................................................... P.13
Les contraintes du territoire ............................................................... P. 18
PARTIE II : Bilan socio-économique
La démographie .................................................................................... P.24
L’économie ........................................................................................... P.27
Le parc logement .................................................................................. P.29
PARTIE III : Prévisions de développement et choix retenus
Perspectives d’évolution ...................................................................... P.33
Stratégie de développement ................................................................. P.36
PARTIE IV : Incidences du PLU
Incidences sur l’environnement ......................................................... P. 41
Prise en compte des contraintes ......................................................... P. 43
Incidences sur l’agriculture .................................................................. P.443
PARTIE I
ETAT DES LIEUX4
CADRE PHYSIQUE
1 - Situation géographique
Petite commune du canton de Cazères, Couladère (218 ha) est séparée de son
chef lieu par la Garonne qui borde son territoire au nord. Le territoire
communal se situe en rive droite de la rivière et le village domine celle-ci
d’une quinzaine de mètres.
Couladère bénéficie des bonnes conditions de desserte de Cazères vers
l’échangeur autoroutier de l’A64 situé à moins de 4km via la RD 6. Elle se
situe à une quarantaine de kilomètres de St Gaudens et une soixantaine de
Toulouse soit, grâce à l’autoroute, à respectivement 30 et 45 minutes. Elle
Cazères5
bénéficie également d’un réseau de routes départementales secondaires qui la
relient dans de bonnes conditions à toutes les communes environnantes,
notamment la RD 6 vers le sud-est et la RD 62 vers l’est et l’ouest.
A l’origine, le village s’est développé au plus près de Cazères, mais sur les
terrains dominant la rivière, donc à l’abri des crues fréquentes de celle-ci. Un
habitat dispersé, formé de sièges d’exploitation agricole, essaime les coteaux
molassiques qui, vers le sud et au-delà du talus de la Garonne, constitue
l’essentiel du territoire communal. Plus récemment un groupe d’habitations
s’est développé à l’écart et au sud-ouest du village, sur les premières pentes du
talus et des constructions isolées sont de plus en plus densément implantées
sur le plateau, en étirement le long des axes.
2 - Données physiques
2.1 Les milieux naturels
Le territoire communal est situé dans la zone de transition entre le piémont
pyrénéen et la plaine alluviale de la Garonne. Il culmine à 300 m au
Séguelong situé à l’extrême sud-ouest de la commune. Son altitude minimale
est de 231 m au lit de la Garonne au nord de la commune. Couladère est une
Couladère6
commune de piémont qui partage son territoire entre 4 entités
géographiques principales :
Au nord, l’ancienne plaine alluviale quaternaire de la
Garonne d’une altitude moyenne de 230 m. Sa largeur atteint 600m
au creux du méandre de la rivière. Entre la berge et le talus menant
aux coteaux, la basse plaine présente un palier dénivelé d’une
dizaine de mètres. C’est sur ces terrains dominant la rivière, donc à
l’abri des crues, que le village s’est implanté ;
Au sud, le plateau aux pentes douces des coteaux molassiques
occupe les 2/3 du territoire communal. Il domine la plaine d’une
cinquantaine de mètres. L’agriculture est ici très présente et n’a
laissé aux boisements, essentiellement liés à la série du chêne
pédonculé, que les terres les moins bien exposées ;
Entre ces 2 milieux naturels, le talus pentu et boisé sert de
transition. Ce secteur est potentiellement soumis à des phénomènes
d’instabilité et à des risques d’affaissement ;
La Garonne : du fait de la proximité de la retenue de Labrioulette,
elle s’élargit sur le territoire communal jusqu’à atteindre une
centaine de mètres de large. Elle est bordée, surtout à l’est, d’une
ripisylve essentiellement constituée d’aulnes glutineux, de saules et
de peupliers noirs. Son méandre limite la commune au nord et la
sépare de Cazères.
2.2 La géologie
Deux types de formations principales caractérisent Couladère :
Au nord, les alluvions des bas niveaux de Garonne formées par une
couche de cailloux d’origine pyrénéenne surmontée de limons
d’inondation actuels ou subactuels ;
Au sud, les éboulis et solifluxions issus de la molasse des coteaux.
2.3 Le réseau hydrographique
Couladère est drainée par la Garonne, ici assez profondément enfouie dans
ses alluvions. Elle présente un lit majeur relativement étroit et ses crues,
fréquentes, concernent une petite partie du territoire communal, notamment
les parties basses du village. La plaine alluviale présente des nappes
phréatiques dont les oscillations sont assez importantes et rapides. La période
des basses eaux est marquée en fin d’été ou en automne. Le secteur des7
coteaux ne contient pas de nappes susceptibles d’alimenter des sources
importantes et régulières.
2.4 La végétation et la faune
Sur le plateau et dans la plaine, la végétation spontanée recule devant la
mécanisation de l’agriculture, le développement des terres labourables et
l’extension de l’urbanisation. Il reste malgré tout quelques haies et bosquets.
Les boisements les plus importants se localisent sur les versant du talus (série
atlantique du Chêne pédonculé) et sur les berges et les îles de la Garonne
(série de l’aulne glutineux). Ces milieux, peu anthropisés, présentent le plus
fort intérêt faunistique et floristique de la commune. On y recense :
La zone naturelle d’intérêt faunistique et floristique de la retenue
de Labrioulette (ZNIEFF de type 2) présentant un grand intérêt
biologique, notamment ornithologique avec des concentrations
d'oiseaux hivernants tels que Fuligule motillon, Fuligule milouin,
Foulque macroule, Grand cormoran, Héron cendré, Goéland
leucophée, Mouette rieuse.. Il s’agit d’une halte migratoire du
Balbuzard. C’est également un site de repos et d'alimentation
d'Ardéidés en estivage (Héron bihoreua, Héron cendré, Héron
pourpré, Aigrette garzette) et un site de nidification du Grèbe
castagneux, de la Poule d'eau, du Râle d'eau, du Foulque macroule ;
La Zone d’Importance Communautaire pour les Oiseaux concernant
la vallée de la Garonne de Boussens à Carbonne, cette zone est
notamment recensée pour la présence de divers hérons, en
particulier : Bihoreau gris et Aigrette garzette ;
ZNIEFF de Labrioulette ZICO de la Vallée de la Garonne8
L’Arrêté préfectoral de protection de biotope concernant la
conservation des biotopes nécessaires à la reproduction, à
l’alimentation, au repos et à la survie de poissons migrateurs sur la
Garonne ;
La proposition de site d’intérêt communautaire FR7301822
concernant la Garonne, l’Ariège, l’Hers, le Salat, la Pique et la Neste.
La proposition de site a été transmise à la Commission Européenne
(31/05/01). Celle-ci en vérifiera la cohérence avant de l’inscrire (si le
site est retenu) dans la liste des sites d’importance communautaire.
L’Etat aura ensuite 6 ans pour désigner (éventuellement) ce site
comme Zone Spéciale de Conservation (ZSC) ;9
2 - L’URBANISATION
L’occupation humaine de Couladère est très ancienne comme en témoigne la
découverte de vestiges archéologiques tel le four à tuile gallo-romain datant
du 1er siècle avant JC.
Du fait de la proximité et du dynamisme du petit pôle local qu’est Cazères,
Couladère connaît un fort développement résidentiel et le tissu urbanisé a
depuis longtemps débordé le noyau villageois traditionnel. Aujourd’hui, la
commune présente plusieurs visages.
1 - L’urbanisation traditionnelle
Le village : il s’est développé sur le palier de la plaine de la Garonne. C’est
un village relativement groupé et dense, qui s’organise de part et d’autre
de la RD 7 qui traverse le village dans le sens nord-sud, et d’une trame
viaire orthogonale qui s’est développée autour de cet axe (rues de
Normandie, du Comminges et du Roussillon). Un petit îlot surplombant la
Garonne constitué de l’église et du château symbolise le cœur du village
traditionnel.10
De façon plus contemporaine, celui-ci s’est un peu déplacé vers le sud, en
bord de la RD 7, avec l’ensemble constitué de la Mairie, de la salle des fêtes et
des parcs de stationnement.
Les constructions sont généralement implantées à l’alignement et en
continuité les unes avec les autres. Les constructions présentent une
architecture très homogène tant dans les volumes : il s’agit généralement
de petits immeubles d’habitation de 1 étage sur rez-de-chaussée, que dans
les matériaux utilisés (façades crépies, toiture en tuiles canal). Les
alignements sont parfois interrompus par des bâtiments traditionnels
agricoles. Les efforts réalisés en matière d’aménagement et
d’embellissement urbains : qualité des équipements publics, trottoirs,
mobiliers urbains, parkings, mail de platanes, nom des rues... renforcent la
sensation d’urbanité que dégage le village. On note plusieurs bâtiments de
qualité, notamment l’église, le château et la Mairie.11
L’habitat isolé : le plateau est essaimé de bâtiments traditionnels, fermes
parfois encore en activité, et maisons de maître. Certaines de ces
constructions présentent un incontestable intérêt architectural du fait de
leur volume et de leurs matériaux.
2 - L’urbanisation récente
Au cours des dernières décennies, le village s’est beaucoup développé du fait
d’une augmentation de la pression foncière liée au développement d’un
phénomène de péri-urbanisation. Les constructions récentes se démarquent
du bâti traditionnel tant par leurs volumes généralement simples que par leur
implantation en milieu de parcelles. Entre ces constructions, surtout sur le
plateau, on trouve de nombreux espaces libres et quelques bâtiments
agricoles dont la plupart ne sont plus en activité. L’extension de
l’urbanisation a pris plusieurs formes :
Un quartier : l’urbanisation s’est développée sous une forme organisée et
maîtrisée en entrée nord et dans la continuité immédiate du village avec12
une opération d’aménagement datant des années 60. Les largeurs de
voirie, l’homogénéité des reculs et des clôtures, le traitements des abords
(trottoirs, mobiliers urbains, végétalisation...) et la continuité
fonctionnelle et visuelle avec le village font de cet ensemble une véritable
extension, un vrai quartier de Couladère, agréable et de qualité. Le lien de
ce quartier avec le centre du village est encore renforcé par la présence du
très beau mur de galets situé en vis à vis depuis le rond-point jusqu’au
village ;
Trois hameaux résidentiels : de façon moins organisée mais relativement
rationnelle, se sont développés sur les premières pentes du talus, 2
quartiers bien reliés au village mais disjoints de celui-ci :
✓ Le quartier des Tambourets, au-dessus du port sur la Garonne,
est un groupe d’habitations relativement important bien relié
au village par le chemin des Tambourets assurant une liaison
transversale entre les RD 62 et 6 ;
✓ Le quartier de la Hèche situé en limite communale au sud
ouest du village, est relié à celui-ci par les RD 49 et 62. Les
constructions, maisons de qualité sur grande parcelle, sont
implantées sur des pentes parfois importantes et desservies par
le chemin de Hèches qui se termine en impasse ;13
✓ Plus récemment, un étirement de constructions s’est
développé sur le plateau, le long du chemin de la Côte de
Péré, voie communale assurant la liaison entre les RD 7 et 6.
La densification de ce secteur par le comblement des parcelles
intercalaires atténue aujourd’hui la sensation de mitage et
transforme peu à peu cette urbanisation diffuse en véritable
hameau. C’est ici que la dynamique récente de Couladère est
la plus apparente. Le hameau de la Côte de Péré est bien relié
au village par les RD 7 et 6 ;
Des groupes d’habitations : l’urbanisation se développe également sur le
plateau sous la forme de petits groupes d’habitations desservies par des
impasses (Imp. St Michel, Chemin de Rasclet) ;14
3 - LES PAYSAGES
Couladère présente plusieurs paysages très différents :
Ruisseau de Séguelong
GARONNE
RD 6
(vers
Cazères)
RD 6
RD 62
RD 62
RD 49
RD 7
RD 7
Ch. Côte de Péré
Imp. St Michel
Ch. de Rasclet
LA HECHE
COULADERE
1
2
3
4 La Garonne et sa ripisylve
La plaine alluviale 2
Le talus de la
terrasse 3
1
Le plateau de
coteaux molassiques 415
1 - La Garonne :
Le territoire communal de Couladère s’inscrit dans un méandre de la Garonne qui lui sert de frontière nord. Très visible et relativement accessible, elle est un des atouts majeurs des paysages de Couladère. On découvre notamment de magnifiques perspectives sur elle depuis le village qui la surplombe d’une quinzaine de mètres. Large, bordée d’une belle ripisylve, animée par la petite faune classique du bord des eaux, notamment de très nombreux oiseaux, elle dégage vers l’ouest une impression de nature sauvage et préservée.
Vers l’est, la sensation est fondamentalement différente du fait de la présence assez surprenante du port et de l’activité liée aux activités nautiques. Ici, la ripisylve est moins épaisse, la rivière plus accessible. C’est au contraire une rivière très anthropisée et domestiquée qui annonce la retenue de Labrioulette toute proche.16
2 - La plaine
Le paysage naturel a ici quasiment disparu, remplacé par les paysages urbain et agricole. Ce dernier apparaît un peu « étriqué » compte tenu de l’étroitesse de la plaine, il recule d’ailleurs chaque jour devant le développement du village. Il reste encore quelques parcelles de terres labourables, surtout à l’ouest de la commune entre les RD 62 et 49. Le paysage urbain est plus remarquable du fait de la localisation du village en surplomb de la Garonne et de la qualité du bâti et des aménagements urbains. On note la jolie église bien restaurée et le château avec notamment un très beau donjon faisant la part belle aux matériaux traditionnels : briques, galets et tuiles canal.
On note de très belles perspectives sur la Garonne et au-delà sur le beau paysage urbain de Cazères ;
3 - Le talus
Ses pentes abruptes et boisées servent d’arrière plan au village depuis la plaine. Il est peu bâti à l’exception du quartier de la Hèche. Sa couverture forestière importante, la pente forte et les virages aigus de la RD 7 qui permet d’atteindre le plateau, renforcent la sensation de nature rude, refuge pour la faune sauvage de la commune ;17
4 - Le plateau :
C’est un ensemble de coteaux molassiques très doucement ondulés, principal domaine de l’agriculture sur la commune. C’est un paysage agricole de champs ouverts essentiellement constitué par les terres labourables de l’agriculture céréalière (maïs). La monotonie de ce paysage est interrompue par les dernières haies, quelques bosquets et de beaux bâtis traditionnels.
Le terroir agricole est de plus en plus grignoté par l’urbanisation et tend même à disparaître de certains secteurs, notamment au lieu-dit Laslanes où l’habitat se développe de façon très importante. Vers le sud, on note de belles perspectives sur les reliefs boisés du Plantaurel, partie est des Petites Pyrénées.
5 - Les enjeux :
L’une des seules choses qui menace les paysages de la commune est
incontestablement l’étalement urbain. Couladère est une très petite
commune et l’urbanisation occupe déjà un pourcentage important de son
territoire. Le plateau, jusqu’à peu réservé uniquement à l’agriculture, voit se
développer de nouveaux noyaux urbains, aujourd’hui distincts mais qui
semblent logiquement appelés à se rejoindre, notamment dans le secteur de
Laslanes. Les possibilités d’urbanisation dans la plaine étant aujourd’hui
limitées, c’est probablement ici que se fera l’essentiel du développement de la
commune à moyen et long termes. Au-delà des problèmes de concurrence
avec l’agriculture et de risques pour l’environnement liés notamment à la18
multiplication des assainissement autonome, sans parler des incidences sur les
finances communales, l’enjeu de l’urbanisation du plateau se pose aussi en
terme de banalisation des paysages surtout si l’urbanisation continue de se
faire au coup par coup sans schéma d’organisation d’ensemble. Il apparaît
essentiel de bien identifier et de dimensionner correctement les secteurs
constructibles afin de préserver autant que possible les espaces encore
naturels et agricoles. A défaut, la commune risque de perdre son identité, les
noyaux anciens et les beaux bâtis isolés se diluant dans les « mers
pavillonnaires » classiques des communes périurbaines, juxtaposition de
constructions modernes manquant souvent de caractère.19
4 - LES CONTRAINTES DU TERRITOIRE
1 - Servitudes d’Utilité Publique
La commune de Couladère est concernée par 4 servitudes d’utilité publique :
Servitude de protection des monuments historiques inscrits : une
partie du territoire et notamment du village est concernée par les
débords des périmètres de protection de l’église et de la maison à
pans de bois de Cazères ;
Servitude de protection des sites et monuments naturels inscrits
concernant d’une part le château et son jardin (15/10/45) et d’autre
part les rives de l’Hourride et la falaise de la Garonne (4/01/45) ;
Servitude relative à l’établissement des canalisations électriques
pour la ligne 63 Kv Carbonne-PP St Julien-Palaminy ;
Servitude résultant du Plan de Prévention des Risques Naturels
Prévisibles concernant les risques d’inondation de la Garonne et les
mouvements de terrains;
Ces servitudes ont des incidences variées en matière d’urbanisme, du simple
avis demandé à l’Architecte des Bâtiments de France à la remise en cause de
la constructibilité des terrains.
2 - Risques
La commune est potentiellement soumise à 3 risques naturels ou
technologiques :
Le risque d’inondation lié aux crues de la Garonne : Couladère est
couverte par le Plan de Prévention des Risques Naturels (PPRN) approuvé
le 9/11/01 qui se substitue au Plan de Surface Submersible de 1951. Le
PPRN concerne les risques d’inondations et de mouvements de terrains ;
Le risque de mouvement de terrain : l’élaboration d’un Plan de Prévention
des Risques Naturels Prévisibles sur les mouvements différentiels de
terrains liés au gonflement/retrait des sols argileux a été lancé sur
l’ensemble des communes de Haute-Garonne. Il a été prescrit le 28/06/04 à
Couladère ;
Le risque de rupture de barrage : la probabilité de ce risque est trop faible
pour qu’il soit pris en compte dans le cadre de cette élaboration.20
3 - Le bruit
Couladère n’est pas concerné par l’arrêté préfectoral concernant le
classement sonore des infrastructures de transports terrestres en Haute-
Garonne ;
4 - Périmètres de captage d’eau potable
Couladère ne compte pas de point de captage d’eau potable et n’est concernée
par aucun périmètre de protection lié à un captage situé sur une autre
commune.
5 - Elimination des déchets
Couladère n’est pas concernée par le plan d’épandage d’une station
d’épuration d’une autre collectivité ;
6 - Patrimoine architectural et archéologique :
Le Service Départemental de l’Architecture et du Patrimoine (service de
l’Architecte des Bâtiments de France) recommande que le développement
urbain de Couladère conserve l’aspect aggloméré en évitant tout mitage,
mai ne demande pas de protection particulière ;
Des vestiges archéologiques ont été trouvés sur la commune. Le service
archéologie de la DRAC n’a pas demandé de protection particulière. Il est
rappelé que le patrimoine archéologique relève du livre V de la partie
législative du Code du Patrimoine créé par ordonnance N° 20004-178 du
20 février 2004.21
7 - La protection des milieux naturels
Couladère est partiellement concernée par :
La Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique de
Labrioulette (ZNIEFF de type 2) présentant un grand intérêt biologique,
notamment ornithologique et par la Zone d’Importance Communautaire
pour les Oiseaux (ZICO) concernant la vallée de la Garonne de Boussens à
Carbonne. Ces inventaires n’ont pas de portée juridique mais sont des
« indices » donnant lieu, sans automaticité, à une appréciation au cas par
cas. Il est cependant essentiel de protéger ces secteurs d’une importance
écologique et paysagère remarquable.
L’arrêté préfectoral de protection de biotope de la Garonne ;
La proposition de site d’intérêt communautaire FR7301822 concernant la
Garonne, l’Ariège, l’Hers, le Salat, la Pique et la Neste. Elle a été validée
par l’arrêté ministériel du 6/04/06.
Toutes ces zones concernent la Garonne et ses abords. Elles correspondent à
des espaces d’intérêt biologique remarquable et il est recommandé d’en tenir
compte dans les projets de développement des communes.
8 - L’agriculture
En ce qui concerne certains modes d’utilisation et d’occupation des sols à
usage agricole, des distances d’implantation sont à respecter par rapport aux
autres constructions. En deçà de ces distances, les possibilités d’extension des
activités existantes sont interdites. L’agriculture est présente dans le paysage
de Couladère puisque la surface agricole communale couvre près de la moitié
du territoire, mais il n’y a aucune installation susceptible de générer des
périmètres d’isolement inconstructibles.
9 - L’équipement du territoire :
Le développement de l’urbanisation d’une commune dépend bien sûr
également du niveau d’équipement du territoire communal à commencer par
les voiries et réseaux divers.
7.1 La voirie
Couladère est desservie depuis Cazères par la RD 6 et est reliée aux
communes environnantes par plusieurs autres routes départementales (RD
62, 49, 7, 158 et 159). C’est à partir de ces axes que s’est développée, et que
continue de se développer, l’urbanisation. Le gabarit de ces voies est, a priori,
suffisant pour desservir les constructions actuelles et à venir. Sur le plateau, le22
chemin de la Côte de Péré présente des caractéristiques satisfaisantes mais la
multiplication des impasses est plus problématique.
7.2 Réseau d’adduction d’eau potable et défense-incendie
Dans la plaine, l’état actuel du réseau d’adduction d’eau potable permet
d’admettre de nouvelles constructions sans renforcement notable des
dessertes principales pour l’adduction. Sur le plateau, le réseau devra être
renforcé ;
La défense incendie du village est assurée par 3 bornes incendie, les
quartiers excentrés (La Hèche et Tembourets) et l’urbanisation du plateau
ne sont pas équipés.
7.3 Assainissement
La commune de Couladère a délégué sa compétence à la Régie
Intercommunale d’Eau et d’Assainissement de Cazères-Couladère. Une
partie du territoire communal, notamment le village, est desservie par le
réseau public d’assainissement. La commune est raccordée à la station
d’épuration située sur Cazères ; son exutoire est la Garonne. Une nouvelle
station est en cours de réalisation et devrait être opérationnelle dans le
courant de l’année 2006. Suite à la réalisation du Schéma Communal
d’assainissement, la Commune a décidé de retenir le scénario reposant sur
l’assainissement collectif du village et le maintien du mode
d’assainissement non collectif sur le reste du territoire communal. Ce
scénario est a priori le seul financièrement envisageable. L’aptitude des
sols à l’assainissement autonome est très variable selon les secteurs en
fonction des types de sol, de la pente et de l’hydromorphie. Dans les
secteurs étudiés par la Carte d’Aptitude des Sols à l’Assainissement
Autonome (CASAA) 2 filières sont préconisées :
▪ Sur le plateau où l’aptitude à l’assainissement autonome est
mauvaise : mise en place de filtre à sable drainé surélevé avec
rejet au fossé. La taille des parcelles est fixée à 2500m²
minimum. L’autorisation de rejet dans le milieu superficiel
suppose qu’aient été étudiées en préalable à la constructibilité
les modalités d’évacuation avec mise en place d’un réseau de
fossés en parfait état pour toutes les parcelles constructibles.
▪ Dans les autres secteurs, l’épandage souterrain à faible
profondeur peut être autorisé (infiltration dans le sol). La
taille des parcelles est fixée à 1500m² minimum.23
7.4 Les autres équipements
Couladère dispose d’une école avec cantine et garderie, d’une salle des fêtes et
d’une salle pour les associations. Du fait de sa localisation, Couladère
bénéficie du bon niveau d’équipement et de l’infrastructure commerciale et
de service de Cazères.24
PARTIE II
BILAN SOCIO-ECONOMIQUE25
1 - LA DEMOGRAPHIE
1968 1975 1982 1990 1999
Population 271 286 305 330 351
Evolution globale 5,5% 6,6% 3,5% 6,4%
Couladère connaît depuis le début des années 60, une longue période de
croissance démographique, modérée mais régulière. La commune voit sa
population augmenter de 30% entre les recensements de 1968 et de 1999.
Pour mémoire, rappelons qu’au cours de cette même période la population du
canton de Cazères connaît une évolution en dents de scie mais reste stable.
0
50
100
150
200
250
300
350
400
1968 1975 1982 1990 1999
La croissance de Couladère est due :
à un solde migratoire largement excédentaire : depuis au moins le
début des années 60, la commune enregistre plus d’installations que
de départs ;
à l’amélioration du solde naturel qui reste négatif mais dont
l’influence sur l’évolution communale tend à devenir négligeable du
fait de l’accroissement démographique.
1968/1975 1975/1982 1982/1990 1990/1999
Naissances 14 8 22 33
Décès 24 25 33 40
Solde naturel -10 -17 -11 -7
Solde migratoire 25 36 36 28
Variation pop. 15 19 25 2126
-20
-10
0
10
20
30
40
68/75 75/82 82/90 90/99
Solde naturel
Solde migratoire
Malgré l’amélioration globale du solde naturel et l’évolution positive du taux
de natalité qui augmente nettement sur la période (10,8%0 en 1999 pour
7,2%0 en 1968), la mortalité reste très forte ce qui laisse supposer que l’on
assiste à un certain vieillissement de la population. Le taux de mortalité est
d’ailleurs également en légère augmentation.
0
2
4
6
8
10
12
14
68/75 90/99
Taux natalité
Taux mortalité
L’analyse de la structure par âge de la population va également dans ce sens.
En 1999, plus de 36% de la population avaient plus de 60 ans (moyenne des
communes rurales du département : 23,7%). Elles n’étaient que 23,3% en
1982.
1982 1999
- de 20 ans 23,2% 16,6%
de 20 à 39 ans 24,6% 20%%
de 40 à 59 ans 28,9% 27,1%
de 60 à 74 ans 13,1% 25,1%
+ de 75 ans 10,2% 11,1%27
0,00%
5,00%
10,00%
15,00%
20,00%
25,00%
30,00%
< 20 ans 20/39 ans 40/59 ans 60/74 ans > 75 ans
1982
1999
L’attractivité de Couladère semble porter essentiellement sur des personnes
plutôt âgées ce qui contrarie quelque peu le profil de commune périurbaine
qu’il serait facile de dresser compte tenu des autres indicateurs d’évolution
démographique.28
2 - L'ECONOMIE
1. La population active
1982 1999
Population active (PA) 120 132
PA ayant un emploi 98 110
PA vivant et travaillant à C. 11 8
PA vivant à C. et travaillant ailleurs 87 102
Demandeurs d’emplois 22 22
La croissance démographique enregistrée par la commune se retrouve,
mais à un moindre niveau, à travers l’analyse de la population active qui
augmente de 10% entre 1982 et 1999, période au cours de laquelle la
population augmente de plus de 15%. Ce sont bien des personnes plutôt
âgées qui s’installent sur la commune au cours de cette période ;
Conséquence directe, le taux d’activité (rapport entre le nombre d’actifs et
la population âgée de plus de 15 ans) diminue, passant de 45,8% en 1982 à
43% en 1999. On note que ce taux est inférieur à celui des communes
rurales du département (46,8%) ;
Le taux de chômage est en légère régression mais reste très supérieur à la
moyenne départementale (16,7% pour 13,9% en 1999) ;
En 1982, 11,2% des actifs ayant un emploi travaillaient à Couladère, en
1999, ils ne sont plus que 7,3% dans ce cas, ce qui confirme le phénomène
de péri-urbanisation évoqué plus haut. Une majorité d’actifs travaille dans
les communes proches, Cazères mais surtout Boussens et Martres
Tolosane. L’agglomération toulousaine fournit de plus en plus d’emplois ;
2. Les activités agricoles
Pendant longtemps, l’agriculture a été la seule activité économique
significative de la commune. Elle recule aujourd’hui face au développement
de la vocation résidentielle mais reste importante dans l’identité locale en
continuant d’être inscrite dans le bâti et les paysages de la commune ;29
Le territoire agricole se situe essentiellement dans les coteaux. La SAU
communale1 couvre 98 ha soit 45% du territoire de Couladère ;
Le nombre d’exploitations agricoles diminue fortement entre 1979 et 2000
(date du dernier Recensement de l’Agriculture). A cette date, la commune
comptait 4 exploitations soit 3 de moins qu’en 1979. Il n’y a plus de siège
d’exploitations sur la commune en 2005 ;
La Surface Agricole Utile2 exploitée par les agriculteurs de Couladère est
par contre en forte augmentation, elle est multipliée par plus de 2 de 1979
et 2000, elle couvre 105 ha à cette date. On assiste à une restructuration
des exploitations comme en témoignent l’augmentation de la surface
moyenne par exploitation qui est de 26 ha en 2000 pour 5 ha en 79 ;
Si l’agriculture est encore très présente dans le paysage de Couladère, les
bâtiments d’exploitation sont par contre peu visibles. L’élevage étant
pratiquement absent de la commune, il n’y a pas de bâtiments susceptibles
de générer des périmètres d’isolement inconstructibles ;
En 2000, les superficies en fermage deviennent majoritaire, alors que le
faire-valoir direct était le mode d’exploitation dominant en 1979 ;
3. Les autres activités
On trouve sur la commune quelques activités artisanales. Elle ne compte
aucun commerce.
1 Superficies agricoles localisées sur la commune.
2 Superficies des exploitations ayant leur siège sur la commune quelle que soit la localisation des
parcelles.30
3 - LE PARC LOGEMENT
1. Le parc logement
1975 1999
Parc logement 125 207
Dt résidences principales 101 162
Dt résidences secondaires 9 31
Dt logements vacants 15 14
Au cours de la période 1975/1999, le parc logement se développe à un
rythme très supérieur à celui de la croissance démographique (66% pour
une croissance démographique de 33%). Avec 61 logements
supplémentaires, le nombre des résidences principales augmentent de plus
de 60%, le parc des résidences secondaires se développe également très
fortement mais reste très minoritaire. La part des logements vacants
diminue du fait de l’accroissement du parc, mais leur nombre reste stable.
En 1999, le parc est constitué à:
▪ 78,3% par des résidences principales pour 80,8% en 82 ;
▪ 15% par des résidences secondaires pour 8,9% en 82 ;
▪ 6,8% par des logements vacants pour 12% en 1982.
0 50 100 150 200
Résidences
principales
Résidences
secondaires
Logements
vacants
1999
197531
En 1999, le parc des résidences principales est constitué à près de 91% par
des maisons individuelles (moyenne des communes rurales du
département : 93%) ;
68% des résidences principales sont des grands logements de type 4 et
plus (moyenne des communes rurales du département : 80%) ;
80% des résidences principales sont occupées par leurs
propriétaires (moyenne des communes rurales du département : 78%) ;
Le parc locatif représente 15,4% de l’ensemble (moyenne des communes
rurales du département : 18,4%) ;
La commune ne compte aucun logement social.
On constate que la structure du parc des résidences principales se démarque
peu de celle des autres communes rurales du département. On note
néanmoins le nombre relativement important de logements petits ou moyens
ce qui doit permettre de répondre à la demande émanant de personnes jeunes
souhaitant décohabiter, de jeunes ménages et même de personnes âgées
souhaitant se rapprocher du village….
2 - La dynamique résidentielle récente
Source : registre des permis de construire
Au cours de la période 1999/2005, 32 permis de construire pour 37
nouveaux logements ont été accordés à Couladère, soit un peu plus
de 4,5 par an en moyenne ce qui est très important pour une
commune de cette taille ;
Tous ces permis concernent des résidences principales dont 12
logements locatifs ;
5 logements soit 13,5% de l’ensemble sont destinés à des personnes
déjà domiciliées sur la commune ce qui correspond essentiellement
à des accessions à la propriété pour des personnes auparavant
locataires ou pour des jeunes quittant leur famille ;
18 permis (20 logements dont 6 locatifs) soit 51,4% ont été demandé
par des personnes domiciliées dans des communes proches. 1332
logements soit 35% de l’ensemble sont destinés à des personnes
auparavant domiciliées à Cazères ;
A partir de 2002, de plus en plus de permis sont demandés par des
personnes domiciliées dans l’agglomération toulousaine (6 permis
pour 8 logements dont 4 locatifs) ;
Les logements locatifs sont tous créés par des personnes non
domiciliées sur la commune ;
Couladère connaît actuellement une dynamique de la construction
impressionnante et bénéficie manifestement de l’évasion résidentielle que
subit en premier lieu Cazères et, de plus en plus, des communes plus
éloignées comme St Gaudens et surtout celles de l’agglomération toulousaine.
Couladère joue depuis longtemps le rôle de quartier résidentiel de Cazères.
Compte tenu de sa localisation, des qualités de son cadre de vie, de
l’évolution des mentalités qui favorise les installations « à la campagne », de la
saturation foncière et de la cherté des terrains à bâtir autour de Toulouse et
surtout du dynamisme de l’agglomération ... la commune a tout pour devenir
une commune de la quatrième couronne toulousaine.33
PARTIE III :
PREVISIONS DE DEVELOPPEMENT
CHOIX RETENUS POUR LA DELIMITATION DES
SECTEURS CONSTRUCTIBLES34
1 - PERSPECTIVES D’EVOLUTION
1 - Evolution démographique
Depuis le recensement de 1999, des permis pour la création de 37 nouvelles
résidences principales ont été accordés dont 32 pour des personnes ne
résidant pas sur la commune auparavant. Ces permis ont donc logiquement
généré une augmentation de la population. Si on prend le ratio de 3,5
habitants en moyenne par logement, l’attractivité résidentielle (logement
locatif ou accession à la propriété) sur Couladère au cours de cette période a
dû entraîner un gain d’une centaine d’habitants. Il est par ailleurs probable
que cette dynamique a amélioré le solde naturel. Couladère a donc enregistré
une très forte croissance depuis le dernier recensement, croissance
certainement supérieure à celle des périodes précédentes. En effet, il est
difficile d’imaginer qu’avec une dynamique de la construction de ce type,
Couladère continue de croître à un rythme aussi modéré qu’au cours des
dernières décennies. Selon les estimations actuelles, la population
communale se situera, dès l’achèvement des chantiers en cours, aux alentours
de 450 habitants, soit une croissance de 28% depuis 1999.
L’attractivité de Couladère est de type périurbain, liée à la proximité du
bassin d’emplois de Boussens et Martres T. mais surtout de l’agglomération
toulousaine. La commune est soumise à relativement peu de contraintes
limitant son urbanisation, présente de bonnes disponibilités foncières et
dispose d’un bon cadre de vie. Les conditions sont réunies pour que la
croissance s’emballe. L’élaboration de la Carte Communale vise à maîtriser
cette croissance afin que Couladère ne devienne pas une nouvelle cité dortoir
de la banlieue toulousaine.
Pour les 10 ans à venir, l'hypothèse d'évolution démographique retenue dans
le cadre de cette élaboration de Carte Communale est celle d'une croissance
de l’ordre de 20% à l’horizon 2016. Si la population actuelle est d’environ 450
habitants, Couladère compterait à cette date environ 550 habitants.35
2 - Besoins en terrains à bâtir
En terme de logements, une moyenne annuelle de l’ordre de 4 nouveaux
logements, soit un rythme un peu inférieur à celui des 5 dernières années, est
le maximum envisageable pour contrôler la croissance démographique. Si on
retient une moyenne de 1000m² par logement, cela porte à 4 ha le besoin
strict en terrains à bâtir auquel doivent se rajouter environ 20% pour les
voiries, stationnement, espaces publics… soit un total d’environ 5 ha
nécessaires. Si l’on applique un coefficient de majoration de 2 afin de faire
face aux inévitables problèmes de blocages fonciers, de difficultés
d’équipement ou de pentes… c’est une offre d’environ 10 d’hectares
constructibles libres que devra proposer la Carte Communale à l’horizon
2016.
3 - Les enjeux de la Carte Communale
L’élaboration de la carte communale s’appuie sur la définition d’une stratégie
de développement, elle est l’occasion de mener une réflexion sur le rythme et
les formes de l’urbanisation que la commune souhaite voir se développer dans
l’avenir. L’enjeu est de contrôler le développement de la commune en
maîtrisant la croissance démographique. En effet, compte tenu des atouts de
Couladère, le rythme de la croissance va dépendre essentiellement des choix
que la commune va faire en matière d’ouverture du territoire pour l’accueil
de nouveaux habitants.
La vocation résidentielle de Couladère n’est pas nouvelle. Jusqu’à il y a peu, le
développement du village s’est fait de manière modéré et dans la continuité
ou dans la proximité du noyau ancien. Depuis quelques années, la pression
foncière augmente fortement et le territoire se voit peu à peu grignoter au
gré des opportunités foncières. L’urbanisation du plateau sous forme de
maisons isolées ou de petits groupes d’habitations est à ce titre exemplaire.
L’urbanisation se fait de façon diffuse, sur grande parcelle du fait des
difficultés d’assainissement, en étirement le long des axes et généralement sur
une seule épaisseur.36
La construction au coup par coup de maisons individuelles selon une logique
basée sur la seule présence de réseaux le long des axes ne peut pas être une
solution à long terme. En effet, cette urbanisation « au fil des réseaux »
présente de nombreux inconvénients :
Elle est très consommatrice d’espace et, compte tenu de la petite
taille de la commune et de sa topographie, elle est limitée dans le
temps, déjà les constructions approchent ou atteignent certaines
limites physiques de la commune ;
Elle est très coûteuse pour les finances communales, les réseaux
existants n’ayant pas été au départ dimensionnés pour desservir
autant de constructions (le réseau d’adduction d’eau potable du
plateau devra rapidement être renforcé) ;
Elle fait peser un risque sur le développement futur de Couladère en
réduisant les possibilités de desserte des terrains en profondeur, ce
qui compromet l’extension à plus long terme de l’urbanisation ;
Elle contribue à la banalisation des paysages par la multiplication de
constructions récentes manquant souvent de caractère ;
Elle constitue une gêne au maintien des activités agricoles, puisque
l’étirement de l’habitat le long des voies ferme peu à peu l’espace
agricole.
La Municipalité a donc souhaité rompre avec ce type
d’urbanisation.37
2 - LA STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT
La volonté est de mettre en place une stratégie responsable et soucieuse de
développement durable.
1. Localisation géographique, la stratégie s’appuie sur les principes
suivants :
1.1 Le village : il existe de bonnes disponibilités foncières au sud-est de la place de l’hôtel de ville et surtout dans le quartier des Tembourets. Ces secteurs sont privilégiés et classés en secteur constructible dans la mesure où : ▪ Ils sont dans la logique urbaine de Couladère puisqu’ils sont
situés dans la continuité du bâti traditionnel. L’urbanisation des
terrains situés à l’est de la RD 6 permettra de recoudre le village
et de renforcer sa cohésion en établissant la continuité entre
celui-ci et le quartier des Tembourets ;
▪ Les réseaux existants dans leur proximité immédiate sont
suffisants pour permettre leur urbanisation (eau potable,
électricité) ;
▪ Ils sont raccordables au réseau public d’assainissement ;
▪ La vocation agricole dans la plaine est relativement marginalisée
avec notamment le développement de friches dans les secteurs
concernés ;
▪ La grande majorité des terrains retenus sont desservis par la route
départementale menant à Cazères et, au-delà, aux différents pôles
d’emplois environnants. La densification du trafic routier dans le
village sera donc limitée ;
Il est donc logique que l’essentiel de l’urbanisation de Couladère se fasse dans
ces secteurs. Elle pourra se faire de façon relativement dense du fait de
l’existence du réseau public d’assainissement, permettant ainsi d’économiser
le territoire communal et de rentabiliser les investissements de la commune
en matière d’équipement public. Le plus fort potentiel de développement se
localise dans le quartier des Tembourets. La qualité de l’urbanisation de ce
quartier est essentielle et nécessitera une réflexion approfondie sur la forme38
de celle-ci. L’objectif est de créer une véritable extension du village
respectueuse de l’identité villageoise de Couladère en terme de :
Tissu urbain : il s’agira de faire «du village» et pas
simplement du pavillonnaire. La réflexion sur la trame
viaire sera notamment primordiale ;
Densité d’occupation : taille des parcelles, création
éventuelle de «collectifs», hauteur des constructions...
Circulation : avec notamment le raccordement au
village et la perméabilité du nouveau quartier, la mise
en place de cheminements piéton ou cycliste...
La logique voudrait que l’urbanisation de la principale parcelle concernée
(N°365) se fasse en une seule opération. Cette parcelle se situe en grande
partie dans le périmètre de protection des monuments historiques de Cazères
et en covisibilité avec l’église. Les prescriptions de l’Architecte des Bâtiments
de France permettront donc de maîtriser les modalités de son urbanisation.
1.2 La Hèche : l’extension de ce quartier disjoint du village, situé en partie dans la zone inondable de la Garonne et en partie sur les premières pentes du talus, dans un secteur non raccordable au réseau public d’assainissement n’est pas une priorité pour la commune. Le secteur constructible est délimité afin de permettre le comblement des dernières dents creuses.
1.3 Le plateau : il a accueilli l’essentiel des constructions neuves ces dernières années. Cependant, la densification de cet espace pose plusieurs problèmes :
▪ L’aptitude des sols du plateau à l’assainissement autonome est,
selon les termes de la CASAA, « nulle », notamment du fait de
leur hydromorphie. La CASAA préconise donc la mise en place
de filtre à sable drainé surélevé avec rejet dans le milieu
superficiel (fossé). Selon le Porter à la Connaissance de l’Etat, le
recours à ce type d’assainissement doit « demeurer
exceptionnel ... compte tenu des problèmes de salubrité et de
pollution des milieux qu’engendre la multiplication de ce type de
rejets. ». Afin de limiter au maximum l’impact de la construction
sur le milieu naturel, un minimum de 2500m² de terrain par
construction est exigé. De ce fait, la consommation de terrain du
plateau serait trop importante au regard du nombre de
constructions et ne serait pas compatible avec les lois récentes sur39
l’urbanisme qui prônent l’économie du territoire et la limitation
de l’étalement urbain. La densification de l’urbanisation sur le
plateau est conditionnée à l’extension du réseau public d’assainis-
sement qui permettra de réduire les superficies consommées.
Cette solution n’est pas financièrement envisageable pour la
Commune à court terme ;
▪ Le réseau d’eau potable desservant le plateau n’est pas suffisant
pour permettre une densification importante de l’urbanisation.
Le renforcement de ce réseau suppose des investissements qui ne
sont pas envisageables à court terme ;
▪ Le réseau de fossés susceptibles de servir d’exutoires pour
l’assainissement autonome est suffisant pour les constructions
existantes. Il permettra d’accueillir quelques constructions
supplémentaires, mais l’ouverture de surfaces importantes sur le
plateau nécessiterait la création de nouveaux fossés. Ces dépenses
ne sont pas envisageables à court terme ;
▪ La forte consommation d’espace sur le plateau poserait également
le problème du maintien des activités agricoles sur les terres de
plus forte valeur agronomique de la commune. Même si celles-ci
ne sont plus le fait d’exploitants résidant sur la commune, le
maintien des activités agricoles est un des enjeux de cette Carte
Communale, car elles sont l’une des seules alternatives à la
transformation de Couladère en commune dortoir.
La densification de l’urbanisation sur le plateau n’est donc pas envisageable
dans l’état actuel des choses. Néanmoins, dans la réflexion d’urbanisme
menée lors de l’élaboration de la Carte Communale, le comblement des
espaces intercalaires, notamment au lieu dit Laslanes, est un principe acquis.
Le plateau constitue le futur du développement de l’urbanisation de
Couladère, même si cela ne peut être d’ores et déjà transcrit dans le
document graphique.
Dans l’immédiat, le secteur constructible est délimité afin de permettre le
comblement des dernières dents creuses.
1.4 Le talus : du fait de ces fortes pentes boisées, il n’est pas propice au développement de l’habitat. Il est donc exclu des secteurs constructibles ;40
1.5 Les zones inondables : elles sont bien sûr exclues des secteurs constructibles.
2. Superficie des secteurs constructibles
La volonté est d’étaler la croissance dans le temps, et donc de ne pas prévoir
les surfaces constructibles à trop long terme. En effet, dès que la Carte
Communale sera approuvée, les permis de construire seront accordés au
rythme des demandes et non pas en fonction d’une planification annuelle, il
sera bien sûr impossible de limiter le nombre de permis accordés chaque
année. De plus l’existence d’un réseau public d’assainissement autour du
village risque de conduire à une densification de l’habitat. Il est donc
impossible de prévoir à quel rythme et avec quelle densité les surfaces
constructibles seront consommées. La seule possibilité de freiner un éventuel
emballement de la demande est donc de limiter les surfaces constructibles
quitte à modifier le document lorsque celui-ci sera saturé.
Les secteurs constructibles de la Carte Communale recouvre environ 7 ha a
priori libres dans la plaine et quelques rares possibilités sur le plateau et à la
Hèche, en comblement de « dents creuses ».
Cette stratégie va dans le sens de l’intérêt général de la commune
puisqu’elle s’appuie sur la volonté de ne pas perturber l’équilibre
économique, social et financier de Couladère. Elle va également
dans le sens des demandes de l’Etat énoncées dans le Porter à la
Connaissance, ce qui est essentiel dans la mesure où la Carte
Communale devra être approuvée par le Conseil Municipal et par le
Préfet pour devenir exécutoire.41
PARTIE IV :
INCIDENCES DES CHOIX RETENUS SUR
L’ENVIRONNEMENT42
1 - INCIDENCES SUR L’ENVIRONNEMENT
1 - Risques
Risques d’inondation, il n’y a pas de secteur constructible dans les
zones potentiellement inondables ;
Mouvements de terrains dans l’attente des résultats du PPRN, ce
risque ne peut être pris en compte par la Carte Communale. A
l’exception du quartier de la Hèche, le talus, potentiellement soumis
à ce risque, est exclu des secteurs constructibles ;
Rupture du barrage : ce risque ne peut être pris en compte par la
Carte Communale ;
2 - Milieux naturels
Les choix retenus, basés sur la volonté forte de maîtriser la croissance
démographique, visent aussi à préserver les milieux naturels en limitant
l’importance des secteurs constructibles et en privilégiant les secteurs
raccordables au réseau public d’assainissement ;
Les zones concernées par les différents inventaires et mesures de
protection des milieux naturels sont situées en dehors des secteurs
constructibles. Il en est de même de l’ensemble des boisements : ripisylve,
pentes du talus ou derniers boisements de la plaine restent non
constructibles.
3 - Equipement du territoire
3.1 La voirie : le gabarit des différentes voies destinées à desservir les secteurs constructibles est suffisant pour desservir les constructions actuelles et à venir. Il s’agit essentiellement de routes départementale (RD 7, 6, 62...) ou de voies communales récentes (chemin de la Côte de Péré...). Les secteurs constructibles se situent le long de tronçons rectilignes, sans alignement d’arbres (sauf RD 6) ou talus pouvant limiter la visibilité. L’implantation des constructions pourra donc se faire dans de bonnes conditions de sécurité.43
3.2 Réseau d’adduction d’eau potable et défense-incendie
Dans la plaine, le réseau d’adduction d’eau potable est suffisant pour
desservir les constructions actuelles et futures sans renforcement notable.
Par contre, il n’est pas suffisant pour permettre un développement
important de l’urbanisation sur le plateau. C’est un des éléments qui a
guidé le choix de concentrer les possibilités d’urbanisation dans la plaine ;
La défense-incendie devra être renforcée à La Hèche et sur le plateau.
Dans la plaine, le développement du quartier des Tembourets devra
s’accompagner de la mise en place d’un système de défense-incendie. Une
étude est en cours afin d’estimer les besoins et de mettre en place un
programme et un échéancier de travaux ;
3.3 Assainissement
La quasi-totalité des nouvelles constructions sera raccordable au réseau
public d’assainissement ;
Sur le plateau et à La Hèche, le comblement des rares dents creuses devra
respecter les préconisations du Schéma Communal d’Assainissement et de
la Carte d’Aptitude des Sols à l’Assainissement Autonome en matière de
superficie minimum et de filière d’assainissement autonome. Le réseau de
fossé existant est suffisant pour recevoir les rejets de ces futures
constructions.44
2. PRISE EN COMPTE DES CONTRAINTES
1 - Servitudes d’Utilité Publique
La commune de Couladère est concernée par 4 servitudes d’utilité publique
ayant plus ou moins d’incidences du point de vue de l’urbanisme :
Monuments historiques de Cazères : les périmètres de protection de
ces monuments recouvrent en partie les secteurs constructibles mais
dans un secteur déjà urbanisé. L’Architecte des Bâtiments de France
devra être consulté sur chaque projet ;
Sites naturels et urbains : le château et son jardin sont situés dans le
secteur constructible mais, le site étant limité à la parcelle portant le
château, il n’est pas menacé. Pour ce qui est du site concernant les
falaises de la Garonne, il est situé en zone non constructible ;
Canalisation électrique : la ligne 63 Kv traverse le secteur
constructible du plateau, le service gestionnaire devra être consulté
sur chaque projet ;
PPRN : les zones concernées sont exclues des secteurs
constructibles.
2 - Patrimoine architectural et archéologique :
L’essentiel des terrains à bâtir se situe dans la continuité du village, dans la
plaine ce qui permettra de conserver l’aspect aggloméré du village.
L’urbanisation du plateau est stoppée à l’existant dans l’attente de son
équipement. Celui-ci permettra de densifier et de structurer cet espace
aujourd’hui mité en véritable quartier.45
3 - INCIDENCES SUR L’AGRICULTURE
Les choix retenus pour la délimitation des secteurs constructibles,
notamment celui de construire en continuité du bâti existant dans la plaine,
visent à préserver au maximum les terres agricoles. En effet, du fait de la
pression foncière très forte que connaît la commune depuis quelques années,
l’agriculture est d’ores et déjà très marginalisée dans la plaine et ce malgré le
bon potentiel des terres dans cette plaine alluviale. Sur le plateau, la carte
communale limite les secteurs constructibles à l’existant et au comblement de
quelques rares dents creuses, la situation n’est donc pas aggravée.
Couladère est une commune en voie de mutation. De commune agricole, elle
se transforme inéluctablement en commune périurbaine. Ce développement
de l’urbanisation ne peut donc se faire que sur des terrains à vocation
agricole. Les choix retenus permettre dans l’immédiat de freiner la réduction
des terres agricoles puisque la zone d’extension de l’urbanisation, c’est à dire
l’ensemble des terrains vierges passant d’une vocation a priori agricole à une
vocation résidentielle ne concerne qu’un peu plus de 7 hectares, soit moins
3,5% du territoire communal, situés en quasi-totalité dans la plaine et parfois
déjà en friche. Cependant, sauf arrêt improbable de l’attractivité résidentielle
de Couladère, le développement de l’urbanisation du plateau apparaît
inévitable et ce à relativement court terme.