Offres
API
Connexion
Documents similaires
Procès Verbal - 01 BUDGET PRIMITIF 2025 CCAS
Convocation - DCA2024M04N07 BP CCAS 2024
Procès Verbal - 1db7fc0fa045f51cf8759f43157d5ee0 1
Procès Verbal - 1db7fc0fa045f51cf8759f43157d5ee0
Procès Verbal - REGLEMENT BUDGETAIRE ET FINANCIER (pdf, 1,71Mo)
Procès Verbal - dca2023m04n09 bp ccas 2023
Procès Verbal - 1db7fc0fa045f51cf8759f43157d5ee0
Procès Verbal - b8e522c47f11b26ffb543a45eefe06c3
Convocation - 03 RGLT BUDGETAIRE ET FINANCIER
Convocation - dca2023m04n02 compte administratif 2022 ccas annex
Procès Verbal - b8e522c47f11b26ffb543a45eefe06c3
Document publié le Jeudi 1 janvier 2026 par la commune d'Orvault.
Lien du pdf (Procès Verbal - b8e522c47f11b26ffb543a45eefe06c3)
Thèmes du document : Budget, Banque, Investissement et développement économique,
Commune D'ORVAULT
DEPARTEMENT
Loire-Atlantique EXTRAIT DU PROCES-VERBAL DES DELIBERATIONS
ARRONDISSEMENT CONSEIL MUNICIPAL
NANTES
7 avril 2026
CANTON
SAINT-HERBLAIN II
L'an deux mil vingt-six le mardi sept avril, le Conseil municipal de la Commune
d'ORVAULT s'est réuni en session d'installation, au lieu habituel de ses séances,
après convocation légale en date du trente-et-un mars deux mil vingt-six, sous la
présidence de Sébastien ARROUËT, Maire.
Etaient présents :
Mme Elodie RAGUIN, M. Dominique FOLLUT, Mme Sandrine FOUILLÉ, M. Damien
LE ROUX, Mme Gaëtane THOMAS-TINOT, M. Gilles BERRÉE, Mme Maryse PIVAUT,
M. Éliseo BASTARD, Mme Moïra ASSES, M. Florent THOMAS, Mme Stéphanie LE GOFF,
M. Bernard GIUMELL, Mme Emmanuelle BÉTY, M.Jean-Jacques DERRIEN,
Mme Charline TANGUY, M. Arnaud CHAGNEAU, Mme Estelle DE PLINVAL, M: François
OILLIC, Mme Stéphanie LEFEBVRE, M. Bertrand DESSIRIER, Mme Aurélie LACROIX,
M. Armel PÉDRON, M. Jean-Sébastien GUITTON, Mme Dominique VIGNAUX, M. Lionel
AUDION, M. André NYAMSI, Mme Anne-Sophie LOUBOUTIN, M. Thierry GUISNEL,
Mme Valérie DREYFUS
Absents ayant donné pouvoir :
M. Thierry BOUTIN donne procuration à Mme Elodie RAGUIN
‘Mme Mathilde LALART donne procuration à Mme Sandrine FOUILLÉ
Mme Laure PALISSE donne procuration à Mme Charline TANGUY
M. Alban VARUTTI donne procuration à M. Gilles BERRÉE
Mme Armelle CHABIRAND donne procuration à M. Jean-Sébastien GUITTON
Il a été procédé, conformément à l'article L2121-15 du code général des collectivités
territoriales, à l'élection d'un secrétaire pris dans le sein du Conseil : Mme Moïra
ASSES ayant obtenu la majorité des suffrages a été désignée pour remplir ces
fonctions qu'elle a acceptées.
Conseil municipal du 7 avril 2026 1/30 DCM2026S3N34 — Règlement budgétaire et financier34. DCM2026S3N34 - Règlement budgétaire et financier
Monsieur le Maire rapporte :
L'adoption d'un règlement budgétaire et financier (RBF), qui s'inscrit dans un mouvement d'harmonisation de la comptabilité publique et de modernisation de la gestion des collectivités territoriales, est obligatoire pour toutes les entités appliquant l'instruction budgétaire et comptable M57 et comportant plus dé 3 500 habitants.
Le Conseil municipal a adopté en date du 9 octobre 2023 le référentiel budgétaire
et comptable M57 à compter du ler janvier 2024, pour le budget principal de la
commune d'Orvault, puis a approuvé son DEL budgétaire et financier en
date du février 2024.
L'adoption du RBF doit intervenir avant le vote de la première délibération
budgétaire qui suit le renouvellement de l'assemblée.
Il convient donc de proposer à nouveau ce règlement à l'approbation du conseil
municipal, avec quelques ajustements par rapport à la version approuvé en 2024.
Ce règlement budgétaire et financier s'articule autour de quatre thématiques :
1 Les grands principes budgétaires et les différentes phases de conception et
de modification du budget.
2. ‘La gestion de la pluriannualité dans le respect du cadre prévu par la
réglementation. À ce titre, il fixe les règles relatives a :
. La création, l'actualisation et la clôture des autorisations de programme,
° La caducité des crédits de paiement prévus dans les autorisations de
programme (hormis des AP de dépenses imprévues si deviennent
obligatoirement caduques en fin d'exercice),
° L'information transmise à l'assemblée délibérante portant sur la gestion
des engagements pluriannuels au cours de l'exercice (BP, BS et DM).
3. L'exécution budgétaire qui rappelle les grands principes de base auxquels la
collectivité doit se contraindre pour garantir la régularité de son
fonctionnement. || fait ainsi état de l'obligation de la comptabilité
d'engagement, la gestion du service fait, le cas d'utilisation des régies et les
opérations de fin d'exercice.
4. La gestion du patrimoine, de la dette et des risques qui devient un enjeu
majeur dans le cadre de la modernisation des finances publiques.
Ce règlement doit pouvoir être révisé et pourra faire l'objet d'adaptations par voie
d'avenant adopté en Conseil municipal.
La mise en œuvre de ce droit relève de l'initiative de chacun des élus et peut
concerner des formations sans lien avec l'exercice du mandat.
Conseil municipal du 7 avril 2026 2/30 DCM2026S3N34 — Règlement budgétaire et financierDECISION
VU l'article L1612-30 du Code général des collectivités territoriales,
Sur proposition de la commission plénière et après en avoir délibéré, le Conseil
municipal, à l'unanimité :
— APPROUVE le règlement budgétaire et financier de la Ville d'Orvault tel que
présenté dans le document annexé.
— AUTORISE le maire à procéder à des virements de crédits de chapitre à
chapitre au sein de la même section, dans la limite de 7,5 % des dépenses
réelles de chaque section, et à signer tout document s'y rapportant. Le cas
échéant, il en sera rendu compte par le maire lors de la plus proche réunion
de l'assemblée délibérante.
Extrait certifié conforme
Orvault, le 8 avril 2026
Pour le Maire
Le Directétr général des services La secrétaire de séance
François BONNEAU Moiïra ASSES
Rendu exécutoire
Par télétransmission en Préfecture le : 0 8 AVR. 20%
Et par publication le : O 8 AVR 2%
Conseil municipal du 7 avril 2026 3/30
DCM2026S3N34 - Règlement budgétaire et financierRèglement
budgétaire et
financier
Ville d'Orvault
Conseil municipal du 7 avril 2026. 4/30 DCM2026S3N34 - Règlement budgétaire et financierTable des matières
Table des matières ...:,,... osseuse done 2
Introduction aise ose DO 6 6e a nn 9 PO a nd 5 à 4
1. Le processus budgétaire .......,,,,....,.,.,4,4444ussssssssssesneessennesenenseseseneessenee 4
IL Le budget primitif... ssssssnssissssesssseeseesnesessesseseenesnesesssensnsnssese 4
Le rapport et le débat sur les orientations budgétaires .......................,....,,.. 5
Le calendrier des actions à mener jusqu'au vote du budget ............................... 6
Le vote du budget primitif... 7
La saisie des inscriptions budgétaires .............,..,.,,,,,,,,44444ssssssssssssesssssss 7
Exécution des dépenses et des recettes par anticipation du vote du budget 7
1.2. Les autorisations de programmes où d'engagement et les crédits de paiement
(APJAE = CP) nsc modern samenesre sa annees 8
1.8. Le budget supplémentaire, les décisions modificatives et virements de crédits
10
14. Le compte de gestion (CG) et le compte administratif (CA)... 10
15. Le Compte Financier Unique (CFU)....................,.,,,.sssssss 11
2. l'exécution budgétaire... sise 12
21. , Les grandes catégories de dépenses et de recettes .…............................. 12
2.1. Les recettes de fonctionnement is sssssssississsisesssssessessseeseeseesses 12
21.2. Le pilotage des charges de personnel ..........,,,,.,444sssssssssssssssrsssssss 13
213. Les subventions accordées ..........,...4,444,4444iussssssesesirsrseenensnesee 13
214. Les autres dépenses de fonctionnement... 14
21.5. Les recettes d'investissement... 14
216. Les dépenses d'investissement 4,4. 15
2.2. La comptabilité d'engagement ss 15
22.2. Engagement financier et engagement juridique ................................ 15
223. La gestion des tiers sise 15
2.3. Le traitement comptable des factures... 16
23.2. La gestion du service fait et les motifs de refus... :16
23.3. La liquidation et le mandatement ou l'ordonnancement ....................... 17
2.3.4. Le délai global de paiement 4.444444 ssssssssssssssssssssssesnenenes 18
Conseil municipal du 7 avril 2026
DCM2026S3N34 - Règlement budgétaire et financier
5/3024 Lalgestion des recettes... sas maersmeniagadianesesneteti een onueene este 19
24.2. Les recettes tarifaires et leur SUÏVI .susssssssessessssessscrenenmeneessoneeemnsensen ee 19
24.3. Les annulations de recettes ..…....,.,.,,.,,,,,,,,,,,u use sieuesesseneeesesnenses 20
2.4.4. Le suivi des demandes de subventions d'équipement à percevoir 20
2.5. Les opérations de fin d'exercice... 21
2.5.2. Le rattachement des charges et des produits .......:....,,,...,,,,,,.,,,,44 21
2.5.3. Les reports de crédits en investissement 4444 22
3. La gestion du patrimoine... sssissisiseresceeeeneeneaeuesnes 22
31. La tenue de l'inventaire... sssssreemnnnnenseneneneeenensseennese :. 22
32: (Lamortissement.…....sssvmmeaxrc“derarnemmsmesensinnusncpeussunerinet scie 23
3.3. La cession de biens mobiliers et bièns immobiliers... 23
4. La gestion des garanties d'emprunt... usines 24
Les régies... Le ner ann ee Rs nunntr ice enhenneene 25
5.1. La création des régies sure tesneeneeneenneeeneennenennens 25
5.2. La nomination des régisseurs .....,.,..,,,,,,,,,,,,,444 suisses euseeueseuesss 25
5.5.,. Les obligations des régisseurssscssussseasesenrnescananasncanennéieninesse 25
6. Contrôle interne comptable et financier (CICF) sus. 26
GI LeCICF............ barres es a 26
6.1.1. La notion de « contrôle interne » 4.4 sisiuiiusereuesneenesensennes 26
612. L'objectif de qualité des comptes publics IDCAUX........ su scsscssesurssnernsss 26
7., Information des élus et des citoyens... 27
3
Conseil municipal du 7 avril 2026 6/30 DCM2026S3N34 - Règlement budgétaire et financierIntroduction
Le budget principal de la Commune d'Orvault est placé sous le régime de l'instruction
budgétaire et comptable M57 depuis le 1 janvier 2024, Il en découle les impératifs
suivants:
+ L'adoption de la norme budgétaire et comptable M57 (en lieu et place de la M14),
lors du conseil municipal du 9 octobre 2028.
° L'adoption d'un Règlement Budgétaire et Financier (RBF) fixant le cadre et les principales règles de gestion applicables à la collectivité pour la préparation et l'exécution du budget, à l'occasion du conseil municipal du 12 février 2024.
Le règlement budgétaire et financier doit formaliser et préciser les principales règles de
gestion financière qui résultent du Code général des collectivités territoriales (CGCT), de
la Loi organique relative aux lois de finances (LOLF) du 1° août 2001 et du décret n°2012- 1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique et des instructions budgétaires et comptables applicables aux communes. |
Il est également utilisé pour recenser les règles internes de gestion propres à la:
collectivité dans le respect destextes ci-dessus énoncés, l'objectif étant d'harmoniser
des règles jusque-là implicites ou disséminées dans diverses notes internes. Par
conséquent, le présent RBF évoluera et sera complété en fonction des modifications
législatives et réglementaires ainsi que des nécessaires adaptations des règles de
gestion internes.
L'adoption du RBF doit intervenir avant le vote de la première délibération budgétaire qui
suit le renouvellement de l'assemblée.
1. Le processus budgétaire
Orvault compte un budget principal (M57) et un budget annexe Production et revente
d'énergie (M4).
1.1. Le budget primitif
Le budget est l'acte par lequel le conseil prévoit et autorise les recettes et les dépenses
d'un exercice :
+ En dépenses : les crédits votés sont limitatifs ; les engagements ne peuvent être
validés que si des crédits ont été mis en place ;
+ En recettes : les crédits sont évaluatifs ; les recettes réalisées peuvent être
supérieures aux prévisions. En vertu du principe de non-affectation, la prévision
Conseil municipal du 7.avril 2026 7/30 DCM2026S3N34 - Règlement budgétaire et financieret/ou l'encaissement des recettes ne peuvent justifier de l'octroi de crédits
supplémentaires en dépenses.
Le budget comporte deux sections : la section de fonctionnement et la section
d'investissement. Chacune des sections est présentée en équilibre en dépenses et en
recettes. ‘
Le budget est constitué de l'ensemble des décisions budgétaires se déclinant en
budget primitif (BP), budget supplémentaire (BS) et décisions modificatives (DM).
Les budgets annexes sont votés dans les mêmes conditions par l'assemblée délibérante.
Le budget est présenté par chapitre et article conformément à l'instruction comptable
M57 en vigueur à la date du vote. Il contient également des annexes présentant
notamment la situation patrimonidle, l'état de la dette et des emplois ainsi que divers
engagements de la collectivité.
Le rapport et le débat sur les orientations budgétaires
Dans un délai de dix semaines précédant le vote du budget, le Maire doit présenter au
conseil municipal un Rapport sur les Orientations Budgétaires (ROB) devant donner lieu
à débat. Ce rapport porte sur les orientations générales à retenir pour l'exercice ainsi que
sur les engagements pluriannuels envisagés.
Le ROB communal comprend donc :
+ Le contexte économique avec les orientations du Projet de Loi des Finances et les
dotations dé l'État ;
° __Le plan pluriannuel d'investissement (PPI) ;
+ __Les orientations budgétaires envisagées portant sur les évolutions prévisionnelles
des dépenses et recettes en fonctionnement. Sont notamment précisées les
hypothèses d'évolution retenues pour construire le projet de budget, notamment
en matière de concours financiers, de fiscalité, de tarification, de subventions ainsi
que les principales évolutions relatives aux relations financières entre la
collectivité et le groupement dont elle est membre ;
* La gestion et la structure de l'endettement, avec la présentation des différents
ratios et indicateurs sur la capacité de désendettement, d'endettement et
d'autofinancement de la commune ;
+ Les éléments RH suivants : structure des effectifs, temps de travail et ses
aménagements, évolution prévisionnelle des éléments précédents pour l'exercice
auquel se rapporte le projet de budget, …
+
À Orvault, le débat portant sur le rapport d'orientations budgétaires se tient
généralement au cours de la séance du conseil municipal du mois de janvier ou février.
Conseil municipal du 7 avril 2026
DCM2026S3N34 — Règlement budgétaire et financier
8/30Le calendrier des actions à mener jusqu'au vote du budget
Le budget est prévu pour la durée d'un exercice qui commence le 1° janvier et se termine
le 31 décembre. Il peut être adopté jusqu'au 15 avril de l'exercice auquel il s'applique. Sauf
circonstances particulières, Orvault vote son budget primitif en appliquant la reprise des
résultats N-1. Par conséquent, le calendrier budgétaire prévisionnel est le suivant :
Commission Finances
Conseil Municipal
Service Finances
Gestionnaires de
crédit
Juin N-1 Mise à jour de la
prospective
Cadrage budgétaire
Transmission note de
cadrage fin juin
Juillet N-1 à Saisie des demandes
Septembre N-1 budgétaires
Octobre N-1 Réunions budgétaires -
phase technique
Réunions budgétaires
—phase technique
Novembre -
Décembre N-1
Réunions budgétaires-
phasepolitique
Réunions budgétaires-
phase politique
Réunions budgétaires
—phase politique
Décembre N-1 Mise à jour PPI
Rédaction du ROB
Clôture comptable
Janvier N Examen des dernandes | ROB
de subventions Clôture comptable
Arbitrages budgétaires | Equilibre budgétaire avec
définitifs résultat n-1
Février N Débat d'orientations Saisies des annexes
budgétaires Présentation pour le CM
Mars N Vote du CA N-1
Affectation du résultat de
fonctionnement de N-1
Vote du BP N
Edition des documents
budgétaires
Nouveaux crédits
accessibles sur Civil
net finances
Conseil municipal du 7 avril 2026
DCM2026S3N34 - Règlement budgétaire et financier
9/30Le calendrier présenté ci-dessus peut être modifié sous réserve du respect des
échéances légales.
Le vote du budget primitif
Le conseil municipal vote le budget présenté par nature, complété d'une préséntation
croisée par fonction. Il contient également dés annexes présentant notamment la
situation patrimoniale ainsi que divers engagements de la commune.
Le budget doit être voté en équilibre réel. Les ressources propres définitives doivent
impérativement permettre a minima le remboursement de la dette. En vertu de cette
règle, la section de fonctionnement doit avoir un solde nul ou positif, La collectivité ne
peut pas couvrir ses charges de fonctionnement par le recours à l'emprunt.
Le budget est exécutoire dès publication et transmission au représentant de l'État dans
le département mais uniquement à partir du 1° janvier de l'exercice auquel il s'applique.
La saisie des inscriptions budgétaires
La Saisie des propositions budgétaires est effectuée par les services, les responsables
des services et directeurs veillant à ce que chaque montant inscrit puisse être justifié.
Le service finances veille à la cohérence entre l'objet des demandes budgétaires et les
comptes utilisés, il retraite ensuite les demandes pour préparer les supports nécessaires
aux arbitrages. Ces documents seront présentés lors des réunions d'arbitrages qui se
tiennent à l'automne. |
A l'issue des arbitrages techniques et politiques puis du vote des budgets primitifs, les
services pourront visualiser les crédits qui leur sont accordés pour l'exercice en utilisant
l'application financière dédiée, via le module d'interrogation de leurs comptes.
Exécution des dépenses et des recettes par anticipation du vote du
budget
Dans le cas où le budget n'a pas été adopté avant le 1° janvier de l'exercice auquel il
s'applique, l'exécutif de la collectivité territoriale est en droit, jusqu'à l'adoption de ce
budget, de mettre en recouvrement les recettes et d'engager, de liquider et de mandater
les dépenses de la section de fonctionnement dans la limite de celles inscrites au budget
de l'année précédente.
Il est en droit de mandater les dépenses afférentes au remboursement en capital des
annuités de la dette venant à échéance avant le vote du budget.
Conseil municipal du 7 avril 2026 | 10/30 DCM2026S3N34 - Règlement budgétaire et financierEn outre, jusqu'à l'adoption du budget où jusqu'au 15 avril, en l'absence d'adoption du
budget avant cette date, l'exécutif de la collectivité territoriale peut, sur autorisation de
l'organe délibérant, engager, liquider et mandater les dépenses d'investissement, dans
la limite du quart des crédits ouverts au budget de l'exercice précédent, non compris les
crédits afférents au remboursement de la dette. L'autorisation donnée à l'exécutif précise
le montant et l'affectation des crédits.
Pour les dépenses à caractère pluriannuel incluses dans une autorisation de programme
ou d'engagement votée sur des exercices antérieurs, l'exécutif peut les liquider et les
mandater dans la limite des crédits de paiement prévus au titre de l'exercice par la
délibération d'ouverture de l'autorisation de programme où d'engagement.
Les crédits correspondants, visés aux alinéas ci-dessus, sont inscrits au budget lors de
son adoption.
1.2. Les autorisations de programmes ou d'engagement et les
crédits de paiement (AP/AE - CP)
Les AE/CP : Les dotations affectées aux dépenses de fonctionnement peuvent
comprendre des autorisations d'engagement (AE) et des crédits de paiement (CP). Cette faculté est réservée aux seules dépenses résultant de conventions, de délibérations ou de décisions, au titre desquelles la commune s'engage, au-delà d'un exercice budgétaire, dans le cadre de l'exercice de ses compétences, à verser une subvention, une participation ou une rémunération à un tiers, à l'exclusion des frais de personnel.
Les AE constituent la limite supérieure des dépenses qui peuvent être engagées pour le
financement des dépenses mentionnées à l'alinéa précédent. Elles demeurent valables
sans limitation de durée jusqu'à ce qu'il soit procédé à leur annulation. Elles peuvent être
révisées.
Les CP constituent la limite supérieure des dépenses pouvant être mandatées pendant
l'année pour la couverture des engagements contractés dans le cadre des AE
correspondantes.
L'équilibre budgétaire de la section de fonctionnement s'apprécie en tenant compte des
seuls CP.
Conseil municipal du 7 avril 2026 11/30 DCM2026S3N34 - Règlement budgétaire et financierLes AP/CP : Les dotations budgétaires affectées aux dépenses d'investissement peuvent
comprendre des autorisations de programme (AP) et des crédits de paiement (CP).
Les autorisations de programme constituent la limite supérieure des dépenses qui
peuvent être engagées pour le financement des investissements. Elles demeurent
valables, sans limitation de durée, jusqu'à ce qu'il soit procédé à leur annulation. Leurs
révisions à la hausse ou à la baisse doivent être soumises au Conseil Municipal.
Les crédits de paiement constituent la limite supérieure des dépenses pouvant être
mandatées pendant l'année pour la couverture des engagements contractés dans le
cadre des autorisations de programme correspondantes.
L'équilibre budgétaire de la section d'investissement s'apprécie en tenant compte des
seuls crédits de paiement.
La somme de ces CP annuels doit être égale à tout moment au montant de l'AP et les
CP de l’année N représentent alors la limite maximale de liquidations autorisée au titre
de N.
Les AP sont décidées et modifiées par le conseil municipal à l'occasion de l'adoption du
budget et/ou de décisions modificatives. Elles sont toutefois délibérées
indépendamment de la délibération du budget. Seul le montant global de l’AP fait l'objet
du vote ; l'échéancier de CP des exercices postérieurs à l’année en cours est indicatif.
Par ailleurs, une annexe budgétaire retrace le suivi pluriannuel de ces autorisations.
Une AP peut financer une ou plusieurs opérations et comporter une ou plusieurs natures
comptables.
‘Dans tous les cas, une délibération annuelle relative aux AP sera présentée à
l'approbation du conseil municipal à l'occasion de l'adoption du budget. Cette
délibération présentera d'une part un état des AP en cours et leurs éventuels besoins de
révisions et d'autre part la création de nouvelles AP et les opérations y afférentes. Un
ajustement sera présenté si nécessaire lors du vote de la dernière décision modificative
de l'exercice.
L'augmentation ou la diminution de CP sur l'exercice en cours doit être constatée par
décision modificative, l'ajustement des CP, à la hausse ou à la baisse, doit permettre
d'améliorer les taux de réalisation des budgets. J
Il n'y a pas de report automatique des CP non utilisés, sur l'exercice suivant.
Pour les dépenses à caractère pluriannuel incluses dans une autorisation de
programme ou d'engagement votée sur des exercices antérieurs, l'exécutif peut les
liquider et les mandater dans la limite des crédits de paiement prévus au titre de
l'exercice par la délibération d'ouverture de l'autorisation de programme ou
d'engagement.
Conseil municipal du 7 avril 2026 12/30 DCM2026S3N34 - Règlement budgétaire et financier13. Le budget supplémentaire, les décisions modificatives et
virements de crédits
Le budget supplémentaire est une décision modificative particulière qui a pour objet
d'intégrer les résultats antérieurs reportés ainsi que les reports. Il n'a pas lieu d'être à
Orvault lorsque la reprise des résultats est réalisée à l'occasion du vote du budget
primitif.
La décision modificative s'impose dès lors que le montant d'un chapitre préalablement
voté doit être modifié. Seules les dépenses et les recettes non prévues et non prévisibles
au budget primitif (principe de sincérité du budget) peuvent être inscrites en décision modificative.
Dans le cadre de la M57, il est néanmoins possible de procéder à des virements de
crédits de chapitre à chapitre, dans la limite de 7,5 % des dépenses réelles de chacune
des sections, à l'exclusion des crédits relatifs aux dépenses de personnel.
Le service des finances recense les demandes de crédits complémentaires proposées
et motivées par les gestionnaires de crédits. Ces demandes nouvelles sont arbitrées en
dernier ressort par les élus sur proposition de la direction générale.
Le vote des décisions modificatives est effectué selon les mêmes modalités que le vote
du budget primitif. Les annexes budgétaires qui seraient modifiées lors d'une décision
modificative ou par le budget supplémentaire doivent être présentées au vote de
l'assemblée délibérante. °
Les virements de crédits peuvent avoir lieu entre chapitres (cf. supra) ou au sein du
même chapitre budgétaire. Après demandes motivées de la part des gestionnaires de
crédits, le service finances peut procéder à des virements de crédits entre comptes, en
saisissant le motif de la requête, le compte budgétaire à créditer, le compte budgétaire
à débiter et la somme mouvementée sur le module dédié du logiciel de gestion
financière.
1.4. Le compte de gestion (CG) et le compte administratif (CA)
Jusqu'au passage au compte financier unique (CFU), l'assemblée délibérante doit
chaque année arrêter le compte de gestion (CG) et adopter le compte administratif
(CA) pour l'exercice de l'année précédente :
Le compte de gestion, présenté par le comptable public, correspond au bilan (actif /
passif) de la collectivité et rassemble tous les comptes mouvementés au cours de
l'exercice accompagnés des pièces justificatives correspondantes. || est remis par le
comptable au plus tard le I°' juin de l'année suivant l'exercice budgétaire considéré.
10
Conseil municipal du 7 avril 2026 13/30
DCM2026S3N34 - Règlement budgétaire et financierLe conseil municipal entend, débat et arrête les comptes de gestion (budget principal
et budgets annexes) avant le compte administratif.
Le compte administratif présente les résultats de l'exécution budgétaire d'un exercice.ll fait apparaître : |
s
+ Les restes à réaliser de dépenses et recettes par section (rattachements en
fonctionnement, reports eninvestissement) ;
+ _Les résultats de l'exercice budgétaire (déficit ou excédent réalisé de chacune des deux sections).
ll comprend les annexes obligatoires et doit être concordant avec le compte de gestion
présenté par le comptable public.
Il est proposé au vote du conseil municipal au plus tard le 30 juin de l'année suivant
l'exercice budgétaireconsidéré. Le Maire présente le compte administratif mais ne prend pas part au vote.
Le conseil municipal entend, débat et arrête le compte administratif après le compte de
gestion. |
1.5. Le Compte Financier Unique (CFU)
Le CFU devient la nouvelle présentation des comptes locaux pour les élus et les citoyens.
La production du CFU, en lieu et place des comptes de gestion et comptes administratifs,
devient obligatoire à partir des comptes 2026, soit pour l'année 2027 pour toutes les
entités publiques locales citées ci-avant en nomenclature M57 et M4. La Ville d'Orvauit
fait le choix d'anticiper cette échéance et décide le passage au CFU à partir des comptes
2025, soit dès l'année 2026.
Sa mise en place vise plusieurs objectifs :
+ __ Favoriser la transparence et la lisibilité de l'information financière,
+ Améliorer la qualité des comptes,
+ Simplifier les processus administratifs entre l'ordonnateur et le comptable.
Le vote du.CFU doit avoir lieu au plus tard le 30 juin N.
Le conseil municipal arrête le compte financier unique qui lui est annuellement présenté
par le maire. Le maire, en exercice ou ayant exercé précédemment cette fonction, doit
se retirer au moment du vote, sous peine de nullité de la délibération d'approbation.
À terme, le CFU participera à un bloc d'information financière modernisé et cohérent,
composé d'un rapport surle CFU, du CFU lui-même et des données ouvertes (‘open
data’).
11
Conseil municipal du 7 avril 2026 14/30 DCM2026S3N34 — Règlement budgétaire et financier2. L'exécution budgétaire
2.1. Les grandes catégories de dépenses et de recettes
La circulaire NOR/INT/B/02/00059C du 26 février 2002 rappelle et précise les règles d'imputation des dépenses du secteur public local telles qu'elles sont fixées par les instructions budgétaires et comptables.
. Les dépenses ont le caractère d'immobilisations si elles ont pour effet une augmentation
de la valeur d'un élément d'actif ou une augmentation notable de sa durée d'utilisation.
Ainsi, les dépenses à inscrire à la section d'investissement comprennent essentiellement
des opérations qui se traduisent par une modification de la consistance ou de la valeur
du patrimoine de la collectivité : achats de matériels durables, construction ou
aménagement de, bâtiments, travaux d'infrastructure (voirie, réseaux divers).
Inversement, sont imputées en fonctionnement les dépenses qui concernent le
quotidien de la gestion municipale : charges, fournitures courantes, prestations
récurrentes qui n'améliorent pas la valeur du patrimoine possédé par la collectivité.
La difficulté réside dans l'interprétation de ce que sont les déperises de gros entretien et
d'amélioration. Car dès lors que l’on prolonge la durée de vie d'un bien, qu'on augmente
sa valeur, alors l'imputation en investissement s'impose.
2.1.1. Les recettes de fonctionnement
Les recettes de fonctionnement comprennent notamment des prestations facturées sur
la base de tarifs définispar délibération, des impôts et taxes, des subventions accordées
à la collectivité.
La prévision des recettes est évaluative, l'ordonnancement des recettes peut donc être
supérieur aux prévisions. Cependant, dans le cadre des principes de prudence et de
sincérité budgétaire, les recettes de fonctionnement ne doivent pas être surévaluées, ni
sous-évaluées.
Les recettes issues des tarifs doivent être évaluées au regard des réalisations passées et
de l'évolution des tarifs. Les prévisions relatives aux subventions et autres recettes de
fonctionnement doivent être justifiées.
Les directions sont chargées, chacune en ce qui la concerne, de la recherche de
subventions de fonctionnement et d'investissement.
Chaque gestionnaire doit veiller à la bonne perception des recettes qu'elle a inscrites,
notamment en veillant à leur engagement comptable. || doit être procédé à
l'engagement comptable des subventions accordées à la collectivité dès réception
12
Conseil municipal du 7 avril 2026 15/30 DCM2026S3N34 - Règlement budgétaire et financierd'une décision formelle de l'organisme financeur (délibération, arrêté d'attribution ou
courrier de notification).
2.1.2. Le pilotage des charges de personnel
Les crédits inscrits au budget primitif doivent être suffisants pour honorer toutes les
dépenses obligatoires (salaires et charges) de l'exercice budgétaire considéré.
Le tableau des effectifs fait partie des annexes obligätoires au budget et au compte
administratif. Il estégalement fourni par la DRH, sous un format compatible avec la
production des annexes budgétaires (protocole TOTEM).
Le mandatement et le titrage des écritures relatives à la gestion de la masse salariale
est réalisé par la DRH.
Le suivi des recettes, en particulier l'engagement des indemnités journalières versées
par les caisses d'assurance maladie est assuré par la direction des ressources humaines
et le titrage est réalisé par le service finances.
2.1.3. Les subventions accordées
Une subvention est Un concours financier volontaire et versé à une personne physique
ou morale, dans un objectif d'intérêt général et local.
L'article 59 de la loi n°2014-856 du 31 juillet 2014 relative à l'économie sociale et solidaire
donne la définition suivante des subventions qui sont « des contributions de toute nature
(..) décidées par les autorités administratives et les organismes chargés de la gestion
d'un service public industriel et commercial, justifiées par un intérêt général ».
Les subventions accordées sont de trois types :
+ __Les subventions de fonctionnement général,
+ __Les subventions affectées (= assorties de conditions d'octroi) qu'elles relèvent de la section de fonctionnement ou de la section d'investissement,
+ Etles subventions en nature.
Les subventions de fonctionnement correspondent aux prévisions de l'article par nature
6574 « subventions de fonctionnement aux associations et autres personnes de droit
privé », déclinées selon que les bénéficiaires sontdes ménages (65741), des entreprises
(65742) où d'autres personnes morales de droit privé — associations notamment
(65748).
Les subventions de fonctionnement ne peuvent pas être accordées sans crédits
préalablement votés au chapitre concerné.
13
Conseil municipal du 7 avril 2026 | 16/30 DCM2026S3N34 — Règlement budgétaire et financierL'individualisation des subventions au budget est autorisée au moÿen de l'annexe
budgétaire pour les subventions de fonctionnement général.
S'agissant des subventions affectées, l'individualisation doit aussi s'opérer par une
délibération distincte du vote du budget, quel qu'en soit le montant.
Une convention doit être annexée à la délibération, dès lors que l'ensemble des
subventions (en nature + fonctionnement général + affectée) dépasse le seuil des 23
000 € par année civile par bénéficiaire de subvention. La convention indique
notamment le bénéficiaire de la subvention, le montant, l'objet et, le cas échéant, les
modalités particulières de versement des fonds ainsi que les conditions d'octroi et les
charges d'emploi.
Toute subvention accordée au cours d'un exercice doit faire l’objet d'un engagement.
Dans l'hypothèse où la subvention ne peut être versée, pour tout ou partie, au cours de
l'exercice d'attribution, l'engagement pourra être rattaché sur l'exercice suivant.
2.1.4. Les autres dépenses de fonctionnement
Les dépenses courantes correspondent aux charges à caractère général (chapitre On),
aux charges de gestion courantes hors subventions (chapitre 65 hors 6574x..) et aux
atténuations de produits (chapitre O14).
La saisie des propositions budgétaires est effectuée par les services. Toute proposition
doit être justifiée, unarbitrage est effectué selon les termes fixés par la note de cadrage
budgétaire.
Les autres dépenses (opérations d'ordre, charges financières et charges
exceptionnelles) sont saisies par le service finances.
2.1.5. Les recettes d'investissement
Les recettes d'investissement sont composées des ressources propres définitives
(FCTVA, excédent de fonctionnement n-1, …), des subventions d'équipement, des recettes
d'emprunt, des cessions patrimoniales et de l'autofinancement dégagé par la section
de fonctionnement. Elles sont prévues et saisies par le service finances.
Les recettes affectées à des opérations sont inscrites qu budget par le service finances
qui procède à leurengagement dès lors que la Ville reçoit une notification (arrêté de
subvention, convention...).
Les éventuelles recettes d'emprunt assurent le financement complémentaire de la
section d'investissernent (à l‘exception du remboursement en capital de la dette).
14
Conseil municipal du 7 avril 2026 17/30 DCM2026S3N34 - Règlement budgétaire et financier2.1.6. Les dépenses d'investissement
Le service finances est chargé de la saisie des dépenses d'investissement de l'exercice
en se basant sur la programmation pluriannuelle des investissements arbitrée par les
élus, et mise à jour des éventuels reports ou restes à réaliser de l'exercice précédent.
Le service finances se charge de la saisie des annuïités de la dette sur la base de son
outil de suivi de l'encours de dette de la collectivité. Des ajustements pourront, le cas
échéant, être prévus par décision modificative. L'état de la dette est présenté au travers
de différentes annexes budgétaires.
2.2. La comptabilité d'engagement
2.2.2. Engagement financier et engagement juridique
Sur le plan juridique, un engagement est un acte par lequel la collectivité crée ou
constate à son encontre une obligation qui entraînera une charge (engagement
juridique) ou une recette: || résulte de la signature d'un contrat, d'un marché, d'une
convention, d'un simple bon de commande, etc.
L'engagement financier est obligatoire dans l'application financière en dépenses et en
recettes, quelle que soit la section (investissement ou fonctionnement). Il permet de
constater l'engagement juridique et de réserverles crédits correspondants.
L'engagement financier permet de répondre à quatre objectifs essentiels :
+ _ Vérifier l'existence de crédits sur les bonnes lignes budgétaires ;
+ Déterminer les crédits disponibles ;
+ Rendre compte de l'exécution du budget ;
+ Générer les opérations de clôture (rattachement des charges et produits à
l'exercice et détermination des reports).
L'engagement en dépenses dans l'application financière doit toujours être antérieur à la
livraison des fournitures ou au démarrage des prestations. L'engagement financier est
matérialisé par la saisie d'un bon de commande, sous le contrôle comptable du service
finances, et qui sera visé par le responsable de service.
La signature des engagements juridiques et bons de commande est de la seule
compétence des élus et agents détenteurs d'une délégation de signature.
2.2.3. Lagestion des tiers
La qualité de la saisie des données des tiers est une condition essentielle à la qualité
des comptes de la Ville.Elle impacte directement la relation au fournisseur et à l'usager
et fiabilise le paiement et le recouvrement.
15
s Conseil municipal du 7 avril 2026 18/30 DCM2026S3N34 — Règlement budgétaire et financierLa création des tiers dans l'application financière est effectuée par le service finances.
Toute demande de création d'un tiers est conditionnée par la transmission au service
finances, a minimade l'adresse et:
: e D'un relevé d'identité bancaire ;
«Por une société : son référencement par n° SIRET et code APE;
« Pour un particulier : son identification par civilité, nom, prénom, lieu et date de
naissance. °
* _ Pourles associations : son référencement par n° SIRET et/ou n° RNA (nomenclature
WALDEC).
Seuls les tiers intégrés au progiciel financier peuvent faire l'objet d'engagements de
dépenses ou de recettes.
2.3. Le traitement comptable des factures
La collectivité s'inscrit dans le schéma de dématérialisation exprimé dans l'ordonnance
n°2014-697 du 26 juin 2014 et, depuis le 1°’ janvier 2020, l'utilisation obligatoire pour toute
entreprise/société de la facture sous forme électronique, via l'utilisation du portail
internet Chorus Pro: https://chorus-pro.gouv.fr/
La collectivité a choisi de rendre obligatoire le dépôt des factures sur Chorus avec la
référence à l'engagement juridique (ou numéro de bon de commande).
Le dépôt de factures sur Chorus Pro ne doit pas se conjuguer avec des envois au format
papier ou par messagerie électronique afin d'éviter les risques de doublon.
Le service finances se charge ensuite de transmettre les factures aux gestionnaires par
le biais d'affectation de fiches suiveuses dans le circuit de traitement des factures.
2.3.2. La gestion du service fait et les motifs de refus
Le constat et la certification du « service fait » sont les étapes obligatoires préalables à
la tiquidation d’une facture. La certification du « service fait » est justifiée par la présence
d'un bon de livraison où d'intervention, un procès-verbal de réception ou toute autre
pièce justificative.
Le contrôle consiste à certifier que :
° La quantité facturée est conforme à la quantité livrée,
« _Le prix unitaire est conforme au contrat, à la convention ou au bordereau de prix
du marché,
« La facture ne présente pas d'erreur de calcul,
. La facture comporte tous les éléments obligatoires permettant de liquider la
- dépense.
16
Conseil municipal du 7 avril 2026 19/30 DCM2026S3N34 - Règlement budgétaire et financierLa date de constat du service fait dans l'application financière est celle de:
+ La date du bon de livraison pour les fournitures,
+ La date de réalisation de la prestation (quelques exemples : réception d'un
rapport conforme à la commande,date d'intervention, .),
+ La constatation physique d'exécution de travaux.
Sous réserve des exceptions prévues par l'article 3 de l'arrêté du 16 février 2015
énumérant la liste des dépenses pouvant faire l'objet d'un paiement avant service fait,
l'ordonnancement ne peut intervenir avant l'échéance de la dette, l'exécution du service,
la décision individuelle d'attribution d'allocations ou la décision individuelle de
subvention.
Dans le cas où la date de constat n'est pas déterminable, la date dé facturation en tient
lieu. |
Pour mémoire, une facture établie sur devis doit être égale ou inférieure, en quantité
comme en Valeur, au devis.
Toute facture doit être refusée lorsqu'elle ne peut être payée pour des motifs tels que :
+ Mauvaise exécution;
+ Exécution partielle ;
+ Montants erronés ;
+ Quantités erronées ;
+ Prestations non détaillées en nature et/ou en quantité ;
+ __ Non concordance entre l'objet du bon de commande et les prestations facturées
+ Différence entre un bon de commande effectué sur devis et les prestations
facturées.
2.3.3. Laliquidation et le mandatement ou l'ordonnancement
La liquidation désigne l'action visant à proposer une dépense ou une recette après
certification du service fait.
Le mandatement des dépenses et l'ordonnancement des recettes se traduisent par
l'émission des pièces comptables règlementaires (bordereaux de dépenses et de
recettes et pièces justificatives correspondantes) qui permettent au comptable public
d'effectuer le contrôle des pièces justificatives, le paiement des dépenses et
l'encaissement des recettes.
En recettes, les titres sont émis, soit avant encaissement avec édition d'un avis des
sommes à payer, soit après encaissement pour régularisation.
17
Conseil municipal du 7 avril 2026 20/30 DCM2026S3N34 - Règlement budgétaire et financierÀ titre dérogatoire, le mandatement peut être effectué après paiement (prélèvements, échéances d'emprunt, abonnements...) pour certaines dépenses, avec l'autorisation du comptable public.
2.3.4. Le délai global de paiement
Le délai de paiement ne commence à courir qu'à compter de la date d'exécution des
prestations (date du service fait) ou, si elle lui est postérieure, à la date de réception de
la facture par la collectivité.
Le délai global de paiement peut être suspendu dans les cas prévus par la
réglementation. La facture est alors retournée sans délai au fournisseur.
Les délais de mandatement (hors marchés publics avec intervention d'un maître
d'œuvre) courent à compter de la daté de la facture enregistrée dans l'application
financière :
+ 10 jours pour les services gestionnaires de crédits : certification du service fait,
vérification des montants, transmission des pièces justificatives ; liquidation ;
«10 jours pour le service finances : enregistrement chronologique, transmission au
gestionnaire de crédits concerné, vérification des éléments nécessaires au bon
mandatement (numéro SIRET, RIB, adresse, …), mandatement, mise en signature
des bordereaux avant transmission au comptable public ;
° ‘10 jours pour le comptable public : paiement. Le contrôle du comptable public est effectué sur la régularité des pièces présentées et non sur l'opportunité ou la
légalité de la dépense.
Les pièces justificatives sont l'ensemble des documents nécessaires au comptable
pour lui permettre d'effectuer lés contrôles qui lui sont assignés par le décret du 29
décembre 1962, confirmés par la loi du 2 mars1982.
La liste des pièces justificatives que l'ordonnateur doit transmettre au comptable pour
permettre le paiement des dépenses publiques locales est périodiquement actualisée,
pour tenir compte de l'évolution de la réglementation applicable aux collectivités. Le
décret n°2022-505 du 23 mars 2022 est le texte de référence àla date d'adoption du
présent règlement.
18
Conseil municipal du 7 avril 2026 21/30 DCM2026S3N34 — Règlement budgétaire et financier2.4. La gestion des recettes
La liquidation de la recette est exécutée dès que la dette est exigible (dès service fait)
avant encaissement. ù
Elle se concrétise par l'envoi, par le service finances, d'un avis des sommes à payer
(ASAP) communiqué automatiquement aux redevabies.
La gestion des ASAP de façon dématérialisée a pour finalité de faire traiter de manière
centralisée et automatisée l'impression, la mise sous pli, l'affranchissement et l'envoi des
ASAP par la filière éditique de la DGFiP.
2.4.2. Les recettes tarifaires et leur suivi
Le service finances dispose d'une vision consolidée des tarifs et interpelle les diréctions
sur l'opportunité de leur actualisation. Il est procédé à l'actualisation des tarifs deux fois
par an : en juin pour ce qui concerne les tarifs trouvant à s'appliquer en septembre, et en
novembre pour les tarifs qui seront applicables en janvier de l'année suivante. Si le
Conseil Municipal a donné délégation au Maire en matière d'actualisation des tarifs,
cette actualisation prend la forme d'une décision du maire. La création d'un tarif prend
quant à elle la forme d'une délibération du Conseil Municipal.
La gratuité d’un service est une décision qui relève du Conseil municipal.
Les tarifs sont appliqués soit au sein de régies de recettes, soit par émission de titres de
recettes envoyés aux administrés.
+ __Dansie premier cas, par exemple, les repas servis aux enfants dans les restaurants
scolaires sont payés à la régie à réception de la facturation mensuelle ;
° Dans le second cas, par exemple lorsqu'une famille n'a pas respecté le déläi de
facturation de la régie, elle pourra régler à la réception d'un avis de sommes à
payer (ASAP) transmis par le Trésor public.
La séparation ordonnateur/comptable rend responsable le comptable public de
l'encaissement des recettes de la collectivité. Il peut demander aux services municipaux
toute pièce nécessaire pour justifier du droit à l'encaissement d'une recette.
Contrairement äux dépenses il n'existe pas de nomenclature de pièces justificatives
en recettes. Le comptable doit seulement s'assurer que la recette a été autorisée par
l'autorité compétente.
La commune a la possibilité de récupérer une liste des impayés établie par la Trésorerie,
via l'applicatif Hélios.
19
Conseil municipal du 7 avril 2026 22/30 DCM2026S3N34 — Règlement budgétaire et financier2.4.3. Les annulations de recettes
Lorsqu'une recette a fait l'objet d'une contestation fondée sur l'application du règlement
intérieur du service ou lorsqu'une erreur de facturation est constatée, le titre de recette
fait l'objet d'une annulation.
L'annulation est émise par le service finances sur la base des justificatifs produits par le
service gestionnaire. Un certificat administratif est établi et doit être signé par l'élu
référent.
Les annulations sont traitées différemment selon que le titre initial a été effectué sur
l'exercice en cours où sur un exercice antérieur :
- Dans le premier cas, une annulation de titre vient diminuer le montant total des
recettes constatées pour l'exercice,
- Dans le second, l'annulation est matérialisée par un mandat puisque le titre
annulé est venu alimenter le résultat de l'exercice clos.
La remise gracieuse, le remboursement d'une recette (à l'exception de celui qui fait suite
à une erreur matérielle) et l'admission en non-valeur d'une dette relèvent quant à elles
de la compétence exclusive de l'assemblée délibérante. Les règlements intérieurs ne
peuvent inclure de disposition prévoyant d'accorder une remise gracieuse, un avoir ou
le remboursement d'un produit perçu par la collectivité sans délibération préalable et
nominative du conseil municipal.
l'admission en non-valeur est demandée par le comptable public dès que la créance
est prescrite ou lui paraît irrécouvrable du fait de la situation du débiteur et en cas
d'échec des procédures de recouvrement prévues parla loi.
Les admissions en non-valeur sont présentées par le service finances sur la base d'un
état transmis par le comptable public ; à l'issue de la délibération, la créance reste due
mais les poursuites du comptable sont interrompues.
Les provisions sont évaluées en fin d'exercice et sont réajustées au fur et à mesure de
la variation des risqueset éventuellement des charges.
Les provisions pour créances douteuses s'effectuent sur la base d'un état partagé avec
le comptable public au regard de la qualité du recouvrement des recettes de la
collectivité.
Les provisions font l’objet d'une annexe spécifique au sein des rapports accompagnant
les budgets primitifs et comptes administratifs.
2.4.4. Le suivi des demandes de subventions d'équipement à percevoir
Ce sont les services gestionnaires de crédits, en lien avec le service finances, qui ont la
responsabilité du montage des dossiers de subvention.
20
Conseil municipal du 7 avril 2026 23/30 DCM2026S3N34 - Règlement budgétaire et financierLes demandes d'aide sont faites auprès de partenaires institutionnels (Région des Pays
de Loire, Dépaitement de Loire-Atlantique, Etat, Union Européenne, …) pour financer des
projets ou services spécifiques. Les demandes de subventions doivent préalablement
faire l'objet d'une délibération du conseil municipal (ou d'une décision du maire en cas
de délégation de l'assemblée délibérante à celui-ci), à l'initiative des services
gestionnaires.
Une attention particulière doit être portée au respect de la règle de non-
commencement des travaux au moment où la subvention est sollicitée. De même, une
attention particulière doit être portée au respect des conditions de publicité imposées
par les organismes financeurs (panneau de chantier, insertion des logos ou de certaines
mentions obligatoires dans les supports de communication de la collectivité, etc.)
Une fois les dossiers déposés et les subventions attribuées, le suivi de l'encaissement
est de la responsabilité du service finances.
2.5. Les opérations de fin d'exercice
La bonne tenue de la comptabilité d'engagement constitue un préalable indispensable
au bon déroulement desopérations de clôture.
2.5.2. Le rattachement des charges et des produits
Le rattachement des charges et des produits est effectué en application du principe
d'annualité budgétaire. Il vise à faire apparaître dans le résultat d’un éxercice donné, les
charges et les produits qui s'y rapportent et ceux-là seulement.
Le rattachement concerne les engagements en section de fonctionnement pour
lesquels:
* __En dépenses : le service a été effectué et la facture n'est pas parvenue,
+ En recettes: les droits ont été acquis au 31 décembre de l'exercice budgétaire.
Le rattachement des intérêts courus non échus (ICNE) des emprunts en cours est réalisé
sur un article budgétaire spécifique en dépense de fonctionnement. Aussi, la prévision
et la réalisation peuvent, le cas échéant, être négatives si la contrepassation est
supérieure au rattachement. |
Le rattachement donne lieu à mandatemient (ou titre de recette) au titre de l'exercice N
et contrepassation à l'année N+1 pour le même montant.
21
Conseil municipal du 7 avril 2026 24/30 DCM2026S3N34 — Règlement budgétaire et financier2.5.3. Les reports de crédits en investissement
Les engagements (en dépenses comme en recettes) qui n'auraient pas été soldés à la
fin de l'exercice budgétaire peuvent être reportés sur l'exercice suivant par le service
finances.
Les engagements non reportés sont soldés.
3. La gestion du patrimoine
Le patrimoine correspond à l'ensemble des biens meubles ou immeubles, matériels,
immatériels ou financiers,en cours de production où achevés, propriétés ou quasi-
propriétés de la Ville.
Ce patrimoine nécessite une écriture retraçant une image fidèle, complète et sincère.
La bonne tenue de l'inventaire participe également à la sincérité de l'équilibre
budgétaire et «au juste calcul des recettes.
Ces biens font l'objet d'un mandatement en section d'investissement, exceptions faites
des dons, acquisitions àtitre gratuit ou échanges sans soulte.
Les acquisitions de l'année (à titre onéreux ou non) sont retracées dans une annexe du
Compte financier unique.
3.1. Latenue de l'inventaire
Chaque élément de patrimoine est référencé sous un numéro d'inventaire unique qui
identifie le compte de rattachement et qui est transmis au comptable public en charge
de la tenue de l'actif de la collectivité. Le numéro attribué comporte quatre chiffres pour
l'année, puis une numérotation automatique.
Les travaux réalisés en investissement viennent augmenter à leur achèvement la valeur
du patrimoine ou empêcher sa dépréciation. Cette dernière peut être constatée au
travers des dotations aux amortissements ou lors des mises à la réforme et des cessions.
Pour les communes, exception faite des immeubles de rapport ou participant à des
activités commerciales ou industrielles, l'amortissement n'est obligatoire que pour les
biens meubles, les biens immatériels (en particulierles études non suivies de réalisation)
et les subventions d'équipement versées.
Un ensemble d'éléments peut être suivi au sein d'un lot. Un lot se définit comme une
catégorie homogène de biens dont le suivi comptable individualisé ne présente pas
d'intérêt. Cette notion ne doit pas faire obstacle à la possibilité par la suite de procéder
à une sortie partielle.
22
Conseil municipal du 7 avril 2026 | 25/30 DCM2026S3N34 — Règlement budgétaire et financierÀ noter:
+ Sont à inscrire au chapitre 21 les travaux dont le délai de réalisation est égal ou
inférieur à 12 mois, et auchapitre 23 tous ceux excédant cette durée (études non
comprises) :
+ Un doute peut exister quant à l'inscription d'un matériel dont le montant unitaire
est de faible valeur et dontla nature s'apparenterait à du matériel immobilisé en
218x.
3.2. L'amortissement
La durée d'amortissement propre à chaque catégorie de bien est fixée par délibération
du conseil municipal et fait l'objet d'une annexe aux documents budgétaires. Cette
délibération précise également le seuil en-deçà duquel un investissement est déclaré
de faible valeur avec une-‘durée d'amortissement d'un an. Ce seuil a été fixé à 1000 €.
Si des subventions d'équipément sont perçues pour des biens amortissables alors la
collectivité doit les amortir sur la même durée d'amortissement que celle des biens
qu'elles ont financés.
3.3. La cession de biens mobiliers et biens immobiliers
Pour toute réforme de biens mobiliers, un certificat de réforme mentionne les références
du matériel réformé ainsi que l'année et la valeur d'acquisition.
Dans le cas d'un achat avec reprise de l'ancien bien, il n'y a pas de contraction entre la
recette et la dépense. '
»
Concernant les biens immeubles, les cessions donnent lieu à une délibération
mentionnant l'évaluation qui a été faite de ce bien par France Domaine et doivent être
accompagnées obligatoirement d'un acte de vente. Les écritures de cession sont
réalisées par le service finances. La constatation de la sortie du patrimoine du bien
mobilier ou immobilier se traduit par des opérations d'ordre budgétaire (avec
constatation d'une plus- value ou moins-value le cas échéant traduisant l'écart entre la
valeur nette comptable du bien et sa valeur de marché).
Les sorties d'actif constatées au cours de l'exercice font l'objet d'une annexe au compte
financier unique (CFU).
Les cessions patrimoniales sont prévues en recettes d'investissement sur un chapitre
’ dédié 024 mais ce chapitre ne présente pas d'exécution budgétaire. Les titres de
recettes émis lors de la réalisation de la cession sont comptabilisés sur le compte 775
qui ne présente pas de prévision.
23
Conseil municipal du 7 avril 2026 : 26/30
DCM2026S3N34 — Règlement budgétaire et financier4. La gestion des garanties d'emprunt
La garantie d'emprunt est un engagement hors bilan par lequel la collectivité accorde
sa caution à un organisme dont elle veut faciliter le recours à l'emprunt en garantissant
aux prêteurs le remboursement en cas de défaillance du débiteur.
La décision d'octroyer une garantie d'emprunt est obligatoirement prise par l'assemblée
délibérante. Le contrat de prêt ou, le cas échéant, l'acte de cautionnement est ensuite
signé par le Maire. |
Les garanties d'emprunt accordées à des personnes morales de droit privé sont
soumises aux dispositions de la loi du 5 janvier 1988 modifiée dite « loi Galland ». Elle
impose aux collectivités trois ratios prudentiels conditionnant l'octroi de garanties
d'emprunt:
* La règle du potentiel de garantie : le montant de l'annuité de la dette propre
ajouté au montant de l'annuité de la dette garantie, y compris la nouvelle annuité
garantie, ne doit pas dépasser 50% des recettes réelles de fonctionnement;
+ La règle de division des risques : le volume total des annuités garanties au profit
d'un même débiteur ne peut aller au -delà de 10% des annuités pouvant être
garanties par la collectivité ;
+ La règle de partage des risques : la quotité garantie, par une ou plusieurs
collectivités, peut aller jusqu'à 50% du montant de l'emprunt contracté par
l'organisme demandeur. Ce taux peut être porté à 80% pour des opérations
d'aménagement menées en application des articles L.300-1 à L300-4 du Code de
l'Urbanisme et à 100% pour la plupart des associations d'intérêt général en
application de l'article 238 bis du Code Généraldes Impôts.
Les limitations introduites par les ratios Galland ne sont pas applicables pour les
opérations de construction, acquisition ou amélioration de logements réalisées par les
organismes d'habitation à loyer modéré (OPH) oules sociétés d'économie mixte ou subventionnées par l'Etat (article L.2252-2 du CGCT).
Le service finances est en charge de la rédaction de la délibération accordant la garantie
ainsi que le suivi de la dette garantie.
L'ensemble des garanties d'emprunt fait obligatoirement l'objet d'une communication
qui figure dans les annexés du budget primitif et du compte administratif au sein du
document intitulé « Etat de la dette propre etgarantie ».
24
Conseil municipal du 7 avril 2026 27/30 DCM2026S3N34 — Règlement budgétaire et financier5. Les régies
5.1. La création des régies
Seul le comptable assignataire est habilité à régler les dépenses et recettes de la
collectivité. Ce principe connaît un aménagement avec les régies d'avances et de
recettes qui permettent, pour des motifs d'efficacité du service public, à des agents
placés sous l'autorité de l'ordonnateur et la responsabilité du comptable public,
d'encaisser certaines recettes et de payer certaines dépenses:
La création d'une régie est de la compétence du conseil municipal mais elle peut être
déléguée au Maire. Le cas échéant, les régies sont créées par décision du maire.
L'avis conformé du comptable public est une formalité substantielle préalable à la
décision de création de la régie. La nature des recettes pouvant être perçues ainsi que
les dépenses pouvant être réglées par régie sont encadrées par les arrêtés constitutifs.
L'acte constitutif doit indiquer le plus précisément possible l'objet de la régie, c'est-à-dire
lanature des opérations qui seront rédlisées par l'intermédiaire de celle-ci, ainsi que les
moyens de paiement autorisés. À
5.2. La nomination des régisseurs
Les régisseurs et leurs mandataires sont nommés par arrêté de l'ordonnateur sur avis
conforme du comptable public assignataire des opérations de la régie.
5.3. Les obligations des régisseurs
Les régisseurs sont les garants de la garde et de la conservation des fonds et valeurs
qu'ils recueillent ou qui leur sont avancés par les comptables publics, du maniement des
fonds, de la conservation des pièces justificatives ainsi que de la tenue de la
comptabilité des opérations. Dans ce cadre, ils sont soumis aux contrôles du comptable
et de l'ordonnateur.
En tant que gestionnaires publics au sens de l'ordonnance n°2022-408 du 23 mars 2022,
les régisseurs sont soumis à un régime de responsabilité unifié, commun à l'ensemble
des acteurs de la chaîne financière appelé responsabilité des gestionnaires publics. Ils
sont ainsi justiciables devant le juge financier en cas d'infractions aux règles relatives à
l'exécution des recettes et des dépenses constitutives d'une faute grave ayant causé un
préjudice significatif. Ces infractions sont sanctionnées par des amendes dont le
montant sera proportionné à la gravité des faits.
IIS sont également susceptibles de faire l'objet de poursuites judiciaires en cas
d'infractions à la loi pénale (par exemple, détournement de fonds).
25
Conseil municipal du 7 avril 2026 28/30 DCM2026S3N34 — Règlement budgétaire et financier6.. Contrôle interne comptable et financier (CICF)
6.1. Le CICF
6.1.1. La notion de « contrôle interne »
Le « contrôle ‘interne » désigne l'ensemble des dispositifs formalisés et permanents,
décidés par la direction d'une entité et mis en œuvre par les responsables de tous
niveaux, visant à maîtriser les risques liés à la réalisation des objectifs de la collectivité.
Le terme « contrôle » doit être compris au sens large de « maîtrise », il ne renvoie pas
uniquement à la vérification ou à l'inspection du fonctionnement des services de la
collectivité. Si cette dimension n'est pas absente, elle n'en constitue qu'une composante
parmi d'autres : toütes les mesures concourant à la maîtrise des risques susceptibles de
compromettre l'atteinte des objectifs (documentation des procédures, formation des
acteurs, intégrité du système d'information, etc.) relèvent du contrôle interne.
Le contrôle interne est avant tout un ensemble de mesures de « bon sens » destinées à
sécuriser les procédures mises en œuvre au sein d'une entité. Ces mesures ont vocation
à renforcer les trois leviers du contrôle interne que sont:
* L'organisation (attribuer les tâches de manière claire et pertinente, supprimer les
tâches redondantes, éliminer les incompatibilités de tâches, insérer des points de
contrôle au sein des procédures, etc.) ;
° La documentation (mettre à la disposition des agents opérationnels et des
encadrants une documentation complète, actualisée et facilement accessible sur
l'organisation des différents services de l'entité, les procédures et les risques qui
leur sont attachés, former les acteurs, etc.) ;
* La traçabilité (archiver les documents et leurs pièces justificatives, conserver les
justifications des corrections et des opérations à fort enjeu, etc.).
Le contrôle interne comptable et financier (CICF) vise plus spécifiquement la maîtrise
des risques liés à l'objectif de qualité comptable. Ilest également appelé « maîtrise des
risques comptables et financiers ».
6.1.2. L'objectif de qualité des comptes publics locaux
La qualité (ou fiabilité) des comptes publics locaux renvoie à la capacité de ces derniers
à présenter la situation financière et le patrimoine de chaque collectivité territoriale ou
établissement public de coopération intercommunale (EPCI) de façon régulière, sincère
et la plus fidèle à la réalité! :
1 Les principes comptables assurant la qualité des comptes publics sont déclinés à l'article 57 du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique (GBCP).
26
Conseil municipal du 7 avril 2026 29/30 DCM2026S3N34 — Règlement budgétaire et financier+ __ La régularité correspond à la conformité à la réglementation en vigueur;
+ La sincérité est l'application de bonne foi des règles afin de traduire la
connaissance que les acteurs ont de la réalité et de l'importance relative des
opérations comptables ;
° La fidélité est la retranscription, de manière aussi objective et précise que
possible, de la réalité financière et patrimoniale de l'organisme public local afin
que toute personne externe puisse en avoir une perception exacte.
7. Information des élus et des citoyens
Information des élus
Les élus (majorité et minorité), sont régulièrement informés, au sein des commissions dédiées puis du conseil municipal : lors du débat d'orientation budgétaire (DOB), du vote du budget primitif (BP), du budget supplémentaire (BS) si besoin, et des décisions modificatives (DM). Les virements de crédits décidés à l'initiative du Maire et sur autorisation du Conseil municipal, font l'objet d'une information détaillée.
Le débat d'orientation budgétaire est l'étape permettant à l'ensemble des élus de
prendre connaissance des orientations générales et de s'exprimer à leur sujet. Un
tableau récapitulatif de l'état d'avancement des AP/CP, est intégré chaque année dans
le rapport d'orientation budgétaire (ROB).
La révision ou la clôture des autorisations de programme ou d'engagement (AP-AE/CP) existantes ou la création d'une nouvelle AP où AE, à l'occasion du vote du budget primitif ou d'une décision modlificative, donne lieu à une délibération spécifique d'actualisation.
Enfin, un bilan de la gestion pluriannuelle, et notamment un point sur la réalisation des
crédits de paiement, est présenté au conseil municipal à l'occasion du vote du CFU. La
maquette budgétaire du CFU intègre également un état annexé relatif à la situation des
autorisations de programme et d'engagement.
Mise en ligne des documents budgétaires et des rapports de présentation
L'article 107 de la loi n° 2015-991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale
de la République (NOTRe) crée, par son article 107, de nouvelles dispositions relatives à
la transparence et la responsabilité financières des collectivités territoriales.
Les documents de présentation du ROB, du budget primitif et du CFU sont mis en ligne
sur le site internet de la collectivité, après l'adoption par l'assemblée délibérante.
Le décret n°2016-834 du 23 juin 2016 relatif à la mise en ligne par les collectivités
territoriales de documents d'informations budgétaires et financières est venu préciser
les conditions de cette mise en ligne, en particulier leur accessibilité intégrale et sous un
format non modifiable, leur gratuité et leur conformité aux documents soumis à
l'assemblée délibérante.
27
Conseil municipal du 7 avril 2026 30/30 DCM2026S3N34 - Règlement budgétaire et financier