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Thèmes du document : Vieillesse, Santé, Fin de vie,
>
Une
réponse
doit
également
être
apportée
aux
jeunes
de
19
ans
et
moins.
Sur
une
population
de
Picardie
d'environ
1
682
500
personnes
de
19
ans
et
plus
(sur
885
000
habitants},
on
estime
à
10%,
soit
16
800
environ
les
personnes
dépendantes
de
l'alcool.
Si
50%
de
ces
personnes
devaient
bénéficier
d'un
accueil
en
hospitalisation
pour
sevrages
complexes,
cela
nécessiterait
de
disposer
de
180
lits
de
sevrages
et
soins
résidentiels
complexes.
Une
partie
de
cette
population
bénéficie
d'une
prise
en
charge
ambulatoire
spécialisée
:
1873
ont
été
réalisés
en
2006
par
les
CCAA
de
Picardie
(voir
supra),
d'autres
sont
assurées
par
la
médecine
de
ville,
2041
l'ont
été
en
hospitalisation
(dont
554
pour
des
durées
de
plus
de
10
jours),
d'autres
diffèrent
ce
projet,
enfin
un
certain
nombre
pourront
bénéficier
du
développement
des
hôpitaux
de
jour
et
de
l'offre
médico-sociale
(futur
schéma).
1/
Objectifs
quantifiés
pour
l'Offre
en
sevrage
simple/territoire_:
Cet
objectif
ne
peut
être
fixé
dans
la présente
version
du
volet
sanitaire
en
addictologie.
Le
volume
des
objectifs
de
soins
en
sevrage
simple
par
territoire
pour
2010
sera
déterminé
dans
la
version
2
de
ce
volet
en
articulation
avec
les
données
du
Schéma
Régional
en
Addictologie,
qui
doit
être
engagé
au
second
semestre
2008.
L'offre
de
sevrages
simples
en
hospitalisation
doit
être
définie
en
lien
avec
l'offre
ambulatoire
du
territoire
ou
de
ta
zone
de
proximité,
l'offre
sanitaire
ou
médico-sociale
et
de
ville.
Elle
tient
compte
des
besoins
locaux
de
la population
variable,
notamment
des
jeunes
(binge
drinking,
polyconsommations,
addictions
au
jeu.)
et
des
populations
cibles
:
femmes
en
âge
de
procréer,
population
sous
main
de justice,
populations
précarisées.
2/
Obiectifs
de
séjours
pour
sevrage
et
soins
résidentiels
complexes
en
2010
au
regard
de
l'offre
de
soins
2006
par
territoire
:
Il
ressort
de
l'état
des
lieux
(2ème
partie)
et
des
constats
des
professionnels
en
addicologie,
notamment
alcoologues,
qu'il
convient
de
développer
l'offre
de
soins
en
hospitalisation
pour
sevrages
et
soins
résidentiels
complexes.
9
60
Objectifs
de
séjours
par
territoire
proposés
:
AE
ETS
PRE
M
NS
de
séjours
ee
AOC
M
MCO
DMS
»
à | séjours
5SR,
19 jours
Psychiatrie +3
semaines
Re
E
Nord-Est
| “
ÊT
nero
|
ie *:
92
lits
installés
à
90
%
de
taux
d'occupation
(séjours
de
3
semaines,
soit
15,6
séjours/lit/an) Et
prise
en
compte
des
séjours
> à 10
jours
en
MCO
réalisés
en
2006
à transformer
en
sevrages
complexes
(nouveaux
tarifs
MCO)
et
des
besoins
des
territoires :
Proposition
d'augmentation
maximum
de
l'offre
/territoire
de
santé
de:
+
15
lits/territoire Les
hypothèses
hautes
tiennent
compte
des
services
autorisés
en
2008
avec
une
cible
de
90%
de
taux
d'occupation
et
de
la
création
de
15
lits
de
sevrages
et
soins
résidentiels
complexes
par
territoire
à horizon
1010.
A
noter
que
ces
créations
pourront
correspondre
à
une
partie
des
séjours
déjà
réalisés
dans
les
établissements
MCO
de
chacun
des
territoires
(séjours
> à
10
jours
tels
que
constatés
dans
les
données
CRAM
PMSI
MCO
de
2006
pour
les
établissements
de
santé
de
Picardie),
qui
représentent
en
2006,
un
nombre
de
554
séjours,
soit
l'équivalent
de
12
lits occupés
à 90%.
612-2-3
Les
SSR,
services
de
soins
et
de
réadaptation
:
Contexte
réglementaire
:
« Les
SSR
sont
intégrés
au
niveau
2. Leur
implantation
est
fonction
des
besoins
de
la région
et
de
la diversité
des
projets
thérapeutiques
de
ces
structures
afin
d'assurer
une
couverture
satisfaisante
des
besoins.
»
Le
contexte
réglementaire
des
SSR
est
modifié
par
deux
décrets
du
17 avril
2008 :
.
le
décret
n°2008-376
relatif
aux
conditions
techniques
de
fonctionnement
applicables
à
l'activité
de
soins
de
suite
et
de
réadaptation,
.
le décret
n°
2008-377
relatif
aux
conditions
d'implantation
applicables
à
l'activité
de
soins
de suite et de réadaptation.
Le
décret
n°2008-376
définit
au
8
11
les
«
conditions
particulières
à
ia prise
en
charge
spécialisée
des
affections
liées
aux
conduites
addictives
»
(articles
D
6124-177-45
-46
-47,
-48)
suivantes
:
.
la
présence
d'un
médecin
coordonnateur
et
d'une
équipe
pluridisciplinaire
justifiant
d'une
formation
et
(/ou
pour
le médecin)
d'une
expérience
attestée
en
addictologie,
.
l'obligation
pour
le titulaire
de
l'autorisation
:
.
d'assurer
une prise
en charge
d'au
moins
2 des
pratiques
thérapeutiques
et de
réadaptation
suivantes
: psychothérapie,
éducation
thérapeutique,
ergothérapie,
diététique,
.
des
séances
individuelles
ou
collectives,
au
moins
une
chaque
jour
ouvré
pour
chaque
patient,associant,
sur
proposition
médicale
et
accord
du
patient,
un
ou
plusieurs
membres
de
son
entourage.
.
De
disposer
de
locaux
appropriés
la
mise
en
œuvre
d'ateliers
de
réadaptation
à
la
vie
sociale et professionnelle,
de même
qu'à la participation
des
patients
aux
programmes
de soins.
Le
décret
n°2008-377
indique
que
les
dispositions
des
schémas
prévus
aux
articles
L.
6121-1
et
suivants
du
code
de
la santé
publique
relatives
à
l'activité
de
SSR
seront
révisées
dans
un
délai
de
18
. mois
à compter
de
la publication
de
ce
texte
(JO
du
20
avril
2008),
soit
avant
le 20
octobre
2009.
Il prévoit
en
outre
diverses
dispositions
relatives
:
.
aux
modalités
d'exercice
de
l'activité
SSR
sous
la forme
de
l'hospitalisation
à temps
partiel
(art R. 6123-121),
.
à
l'intégration dans
le réseau
de
prise
en charge
des
urgences
(art
R. 6123-123),
.
à l'obligation
de
convention
avec
d'autre
établissements
de
santé,
pour
les
cas
où
l'état
de
santé
des
patients
le
nécessiterait
(soins
de
courte
ou
longue
durée,
autres
5SR)
.
à
l'intervention
pour
expertise
ou
concours
dans
d'autres
établissements
de
santé
ou
médico-sociaux,
,
à
l'obligation
de
définir,
par
convention
(transmises
à
l'ARH),
les
coopérations
avec
les
établissements,
services
ou
personnes
…,
nécessitées
par
la
réinsertion
, la
coordination
de
prise
en
charge
et du suivi
des
patients.
Ces
textes
récents
impactent
pleinement
le
champ
des
SSR
en
addictologie
qui
seront
concernés
par
la révision
du
SROS
SSR
prochainement.
En
raison
de
cet
objectif
et
des
cbligatians
nouvelles
apportées
par
ces
décrets
aux
modalités
d'organisation
des
SSR,
notamment
en
addictologie,
il
est
proposé
de
reporter
l'élaboration
des
recommandations
sur
les
SSR
en
addicfolagie
à
la
prochaine
révision.
Seul
un
objectif
quantifié
de
lits/territoire
sera
retenu
dans
ce
volet.
62
4
(1)/Rappel
de
l'état
des
lieux,
des
besoins
et
sites
identifiés
en
SSR
Spécifiques
(Chapitre
12)
du
SROS
3
adopté
en
mars
2006 :
État
des
lieux
du
SROS
3
: Soins
de
suite
spécifiques
-cure
et
post-cure
alcoolique
.
Le
constat
établi
dans
le SROS
3
demeure
presque
identique
à celui
de
2008 :
ainsi,
il est
constant
que
: «
/e sevrage
s'effectue
en
ambulatoire
ou
en
hospitalisation
et est suivi pour
certains patients par
une
cure
qui s'effectue
soit
:
-
En
service
de médecine,
-
En
unité de psychiatrie
-
Eh
Soins
de suite
en
alcoologie.
Il
est
indigué
que
« En
principe,
tous
les
lits
identifiés
cure
en
alcoologie
doivent
être
identifiés
comme
des
lits de psychiatrie
ou
de
S5R».
L'offre
de
soins
était
alors
établie
comme
suit
:
Territoires
Lits
de
sevrages
Lits
de
55R
Nord-Ouest
CHS
Pinel-Sésame:
20
Sésame
: 10
lits
lits
Nord-Est
EPSMD
Prémontré
:28
21
lits
de
SSR
lits
de
psychiatrie
{actuellement
médecine)
Sud-Ouest
CH
Clermont
:
6
lits
de
1 site
de
15-20
lits
médecine
à transformer
Sud-Est
|
Apte
Bucy-le-Long
: 12
lits
Rappel
des
lits de
post-cure
identifiés
dans
le SROS
3
de
Mars
2006 :
Il
est
rappelé
que
« pour
10%
»
des patients,
la cure
doit
être
suivié
d'une post-cure
de
3
à
4
mois
proposant
la réinsertion
sociale
et professionnelle
…
Les
besoins
pour
la Picardie
était alors
évalués
à 40 lits de post-cure».
>
«15
lits
de
post-cure
devaient
être
installés
au
CH
de
Roye
selon
le
SROS
2,
non
installés
en
2006.
»
II s'agissait
« d'une
unité
à caractère
régional
»,
>
9
lits sont
installés
à APTE,
Bucy-le-long
sur
tes
12
autorisés
(idem
en
2008).
(2)
/
Lits
de
post-cure
identifiés
en
2008 :
En
2008,
l'offre
de
soins
en
SSR
post-cure
n'a
pas
évolué,
à
l'exception
toutefois
de
l'autorisation
accordée
à
la
SARL
Santé
et
Action
de
créer
6
lits
de
SSR
post-cure
à
Gouvieux-chantitly.
Au
total,
l'offre
actuelle
de
SSR
post-cure
en alcoologie
est
de :
*
12
lits autorisés
à APTE
(Bucy-le-Long-Aisne),
9
installés
+
6
lits autorisés
à Gouvieux,
prévus
pour
fin
2008-2009.
>
Soit
un
total
de
18
répartis
dans
2 territoires
de
santé
(Sud-Ouest
et
Sud-Est}.
63
€-Besoins
à
couvrir
: en
terme
de
répartition
territoriale,
il convient
de
doter
chacun
des
territoires
de
santé
d'un
site
de
SSR
de
post-cure
addictions
de
20
lits.
3
Créer
un
service
de
55R
sur
le
territoire
de
santé
Nord-Est,
actuellement
non
doté
et
aux
indicateurs
de
santé
défavorables
(forte
surmortalité
liée
à
l'alcoo!
chez
les
hommes
et
chez
les
femmes
des
cantons
nord
de
l'Aisne
et
taux
élevés
des
ALD)
>
Compléter
l'équipement
de
la région
en
augmentant
l'offre
en
SSR
sur
au
moins
un
établissement
par
territoire
de
santé
(unités
de
10
lits)
>
Identifier
et
Equiper
1 ou
2
SSR
de
la région
pour
assurer
l'accueil
des
patients
à
co-morbidités
associées
»
Cible
quantitative
à
atteindre
:
Te
OR
T7
20 tits
3-1/
Prise
en
charge
des
populations
spécifiques
et/ou
fragilisées
:
femmes
enceintes,
jeunes,
détenus
et
populations
en
situation
de
précarité
personnes
sans
hébergement
Recommandations
:
Au
sein
de
chaque
réseau
interhospitalier
de
territoire
ou
de
zone
de
proximité
(bassin
de
vie)
de
niveau
1, 2
ou
3,
un
référent
hospitalier
est
désigné
pour
co-animer
un
réseau
en
addictologie
de
territoire
(mesure
du
plan
national,
pour
laquelle
sont
prévus
des
financements
sur
le
FISQ)
qui
associe
les
partenaires
médico-sociaux,
sociaux
et
de
médecine
de
ville et
sociaux
locaux.
-
Ce
réseau
en
addictologie
a
notamment
pour
vocation
de
définir
les
protocoles
locaux
territoriaux
permettant
d'inscrire
les
patients
dans
une
filière
de
soins
coordonnée
quelie
que
soit
l'addiction
avec
ou
sans
substance
(jeu)
ou
les
pathologies
associées
(co-
morbidités
psychiatriques).
Nord-Est
/
20
lits en 1 ou 2
sites
ÉTÉ
oo
SARL
Santé
Actions
: 6
1 site de
15 à 20
lits
|
D
lits
ÉTÉ
Apte
Bucy-le-Long
: 12
15
lits
autre
type
de
DE
lits modèle
Minnesota
thérapie
2-3-
Le
Niveau
3
:
Le
CHU
et
les
intersecteurs
en
addictoloaqie
des
Etablissements
psychiatriques :
Il convient
de
mettre
à niveau
cet
équipement
de
niveau
à horizon
2010
par
l'instauration
d'une
ELSA
complète,
en
identifiant
une
unité
de
soins
en
addictologie
identifiée
disposant
de
l'ensemble
des
équipements
prévus
: de
niveau
1 auquel
s'ajoute
un
hôpital
de
jour
et
un
service
pour
soins
résidentiels
complexes,
en
réseau
avec
le CHS
Pinel
et
els
établissements
de
santé
du
territoire.
Intersecteurs
de
psychiatrie
publics
en
addictologie:
A
terme,
il est
recommandé
que
chacun
des
trois
établissements
publics
de
santé
mentale
départementaux
:
s'inscrive
dans
les
réseaux
hospitaliers
de
territoire
constitués,
dispose
des
équipements
de
niveau
1
participe
à
l'offre
de
niveau
2
(hôpital
de
jour
et
services
de
sevrage
et
soins
résidentiels
complexes) et
contribue
aux
formations
des
professionnels
de
leur
département
et
à
la
recherche
clinique.
ñ
64
-
Une
articulation
en
réseau
avec
les
établissements
psychiatriques
publics,
les
structures
médico-sociales
spécialisées
en
addictologie
et
celles
relevant
du
Schéma
d'accueil,
d'hébergement
et
d'insertion
(AHI)}
est
recommandée
afin
de
favoriser
la
complémentarité
des
prises
en
charge
d'un
patient,
notamment
pour
les
personnes
en
rupture
familiale
et/ou
de
logement,
en
précarité,
les
jeunes
et
sortants
de
prison
et
pour
favoriser
le retour
dans
l'entourage
habituel.
-
Adolescents
et
jeunes
: Une
offre
de
soins
coordonnée,
avec
une
diversité
d'accès,
dont
celle
ouverte
par
les
structures
de
consultation
en
addictologie
et/ou
psychiatrie,
pourrait
être
accessible
dans
chaque
territoire
voire
sous-territoire,
en
coordination
avec
les
Maisons
des
adolescents.
Ces
points
relatifs
à
la prise
en
charge
des
publics
spécifiques,
ainsi
que
les
articulations
nécessaires
avec
les
autres
composantes
de
l'offre
de
soins,
seront
revus
au
moment
de
la
version
2 de
ce volet
en
lien avec
le schéma
médico-social
régional
en addictologie.
3-2
Les
Recommandations
relatives
aux
réseaux
et
à la formation.
Axe
stratégique
relatif
aux
formations
des
professionnels
du
champ :
La
formation
initiale
et
continue
des
personnels
des
équipes
à
l'addictologie
devra
être
soutenue
et
encouragée
au
sein
des
programmes
de
formation
continue
des
établissements
de
santé,
ainsi
que
celle
permettant
une
diversité
des
pratiques
d'accompagnement
et
de
soutien
des
patients
: formations
au
RPIB,
aux
TCC
(thérapies
cognito-comportementales),
thérapies
familiales
et
aux
autres
techniques
de
prise
en
charge.
65
£?Les
médecins
libéraux
seront
informés
de
l'évolution
et
des
équipements
du
dispositif
sanitaire
de
prise
en
charge
des
addictions
par
une
campagne
d'information,
qui
sera
destinée
à l'ensemble
des
partenaires
et
du
public.
Ils
seront
sensibilisés
aux
risques
liés
aux
addictions
avec
ou
sans
substance,
intégrés
dans
les
réseaux
territoriaux
et
formés
au
RPTRB.
66
Annexe
: Tableaux
des
objectifs
du
volet
en addictologie
du
SROS
3.
672°"
Révision
du
SROS
3 de
Picardie
CHAPITRE
20
PRISE
EN
CHARGE
DES
PERSONNES
AGEES
Le présent nouveau
chapitre se substitue au chapitre 26 publié en date du 31
mars
2006.
Introduction
: Le
contexte
de
la révision
du
volet
«
Personnes
Agées
» du
SROS
Ii
Le
volet
«
Personnes
Agées
»
du
SROS
Ill
en
cours,
applicable
depuis
le
1%
avril
2006,
se
fonde
sur
les
deux
objectifs
stratégiques
suivants
:
-
améliorer
la filière
de
soins
de
la
personne
âgée
;
-
insérer
les
structures
de
sains
dans
un
réseau
territorial
de
coordination
gériatrique.
Ces
deux
objectifs
stratégiques
ont
été
déclinés
selon
les
orientations
suivantes :
-
création
de
pôles
d'évaluation
gériatrique
(PEG)
;
-
déploiement
de
consultations
gériatriques
(CG)
et
de
consultations
gériatriques
avancées
(CGA)
;
-
mise
en
place
d’équipes
mobiles
gériatriques
(EMG)
;
-__
développement
de
structures
de
court
séjour
gériatrique
(CSG)
;
-__
développement
des
alternatives
à
l'hospitalisation
;
-
contribution
des
soins
de
suite
et
de
réadaptation
{SSR)
dans
la
filière
gériatrique
;
-
prise
en
charge
des
troubles
psychiatriques
de
la
personne
âgée
;
-
prise
en
charge
des
personnes
atteintes
de
la maladie
d'Alzheimer
;
-
requalification
des
unités
de
soins
de
longue
durée
(USLD)
;
-
mise
en
place
de
réseaux
gérontologiques.
Depuis
la
mise
en
oeuvre
du
SROS
3
de
Picardie
à
partir
d'avril
2006,
les
plans
nationaux
et
textes
réglementaires
ayant
trait
à
la
prise
en
charge
des
personnes
âgées
suivants
sont
parus
:
-
circulaire
DHOS/02/DGAS/2C/2006
n°212
du
15/06/2006
portant
sur
les
USLD
;
-
Pian
Solidarité
Grand
Age
(27/06/2006)
;
-
Circulaire
DHOS/02/2007
n°117
du
28/03/2007
relative
à
la filière
gériatrique
;
-
circulaire
DHOS/02/2007/176
du
30/04/2007
relative
à
la
prise
en
charge
des
troubles
psychiatriques
des
personnes
âgées
;
-
circulaire
DHOS/02/03/UNCAM/2007/197
du
15/05/2007
relative
au
référentiel
national
d'organisation
des
réseaux
de
santé
« personnes
âgées
» ;
-
Plan
ALZHEIMER
2008-2012
(01/02/2008)
;
-
décrets
n°
376
et
n°
377
du
17
avril
2008
relatifs
aux
activités
de
soins
de
suite
et
de
réadaptation.
L'ensemble
de
ces
nouvelles
dispositions
et
orientations
réglementaires
légitime
la
révision
du
volet
Personnes
âgées
du
SROS
3.
Rappel
de
définition :
La
GERIATRIE
est
une
branche
de
la médecine
concernant
les
aspects
physiologiques
et
pathologiques
liés
à
l'âge,
y compris
les
problèmes
cliniques
de
la sénescence
et de
la séniité.
La
GERIATRIE
s'inscrit
dans
là
GÉRONTOLOGIE,
qui
constitue
l'ensemble
des
sciences
de
la
vieillesse
et
du
vieillissement. 20.1
DIAGNOSTIC
20.1.1
LA
DEMANDE
À)
Données
socio
économiques
(source
ORS2)
Les
personnes
âgées
de
plus
de
60
ans
comme
celles
de
plus
de
75
ans
constituent
une
population
sédentaire.
Ces
personnes
quittent
très
peu
leur
logement
:
80
%
d'entre-elles
sur
toute
la
région
sont
recensées
au
même
domicile
depuis
1990.
Les
proportions
de
personnes
vivant
seules
sont
plus
fortes
dans
là
population
des
80
ans
et
plus,
que
dans
celle
des
60
ans
et
plus
: 25,6
%
en
moyenne
régionale
pour
les
60
ans
et plus,
contre
41,7
%
pour
les 80 ans et plus. 10,4
%
des
personnes
de 75
ans
et plus vivent en logement
collectif,
Les
75
ans
et plus représentent
près
de
78
%
des
personnes
vivant en
maison
de
retraite.
C'est
dans
le
département
de
l'Aisne
que
les
résidents
des
maisons
de
retraite
sont
les
plus
jeunes
:
seulement
74,2
%
de
75
ans
et plus.
La
proportion
de
personnes
âgées
de
75
ans
et
plus
dans
l'ensemble
de
la
population
des
maisons
de
retraite
est la suivante
:
GELa
population
des
maisons
de
retraite est majoritairement
féminine,
ce qui semble
logique
étant donné
les
écarts importants entre l'espérance de vie des
hommes
et des femmes.
La
proportion
des
personnes
âgées
de
75
ans
et plus
vivant
en
maisons
de
retraite
parmi
l'ensemble
de
la
population
des
75
ans
et plus
est la suivante
:
L'Oise
se
place
nettement
au
dessus
de
la
moyenne
régionale.
Il
convient
de
rappeler
que
c'est
le
département
qui compte
le plus
de
maisons
de
retraite
et le moins
de
personnes
âgées
de
75
ans
et plus.
La
propoition
des
personnes
âgées
de
75
ans
et plus
dans
Fensemble
de
la population
vivant
dans
les
unités
de
soins
de
longue
durée
(USLD)}
est
la suivante
:
Les
données
ci-dessus
sont celles
constatées
avant
la requalification
des
USED.
B) Données
Démographiques
La
démographie
de
la population
de
75
ans
et plus
en
1999.
Territoires
de santé
Nord
Quest
Nord
Est
Sud
ouest
Sud
Est
POPULATION
509
781
400
718
554
176
392
430
TOTALE
Amiens
: 378
555
St Quentin
: 202
660
Beauvais
: 225952
|
Compiègne
: 212
137
Abbeville
: 131
226
Laon
: 198
058
Creil
: 328
224
Soissons
: 180
293
EFFECTIF
DE
75
37207
29
837
29 397
25 663
ANS
ET
+
Amiens
: 26 012
St Quentin
: 14973
Beauvais
: 12 817
Compiègne
: 12 930
Abbeville
11
195
Laon
: 14864
Creil
: 16
580
Soissons
: 12 733
PART
RELATIVE
7,29
%
14%
5,30
%
6,54 %
DES
75 ANS
ET
+
Amiens:
6,87
%
St Quentin
: 7,39%
Beauvais
: 5,67
%
Compiègne
: 6,10
%
Abbeville
: 8,50
%
Laon
: 7,50
%
Creil
:
505%
Soissons
: 7,06
%
Evolution
en
%
de
la
population
totale
Amiens:
+ 2,3
St Quentin
:-3,5
Beauvais
: +9,9
Compiègne
: +7
en
2010
Abbeville
: - 0,7
Laon
:-2,4
Creil
:
+76
Soissons
:+2,7
Evolution
en % de
la population
de
75
Amiens:
+ 18,4
St Quentin
: + 22,7
Beauvais
: + 28,3
Compiègne
: + 29,8
ans
et plus
Abbeville
: +23.5
Laon
: +21,3
Creil
:+27,7
Soissons
: + 27,1
Source
INSEE
RP99
Projections
réalisées
à l'aide de
l'outil
OMPHALE
mis
en
œuvre
par
l'INSÉE pour
la
DRASS
de
Picardie
à partie d'hypothèses
élaborées
par Thérèse
Roussel.
8}-
La
Région
Picardie
a connu
un
vieillissement
de
sa
population
entre
les
2 recensements.
Toutefois
la région
présente
un indice de vieillissement (65 ans et plus pour
100
personnes
de moins
de 20
ans) inférieur à celui de la moyenne
France
entière.
La
région
présente
une
population
de
65
ans
et plus
de
l'ordre
de
14,8
%,
inférieure
à la moyenne
française
(16,7 %).
Mais elle présente
une
situation hétérogène
au niveau
infra régional.
L'Aisne
et la zone
d'Abbeville
dans
{a Somme
présentent
ta proportion
la plus
élevée
de
personnes
âgées
de
75
ans
et plus.
Par
contre
ce
sont
les
secteurs
du
département
de
l'Oise
qui
présentent
l'indice
de
vieillissement
le
plus
important. La
tranche
d'âge
des
personnes
de
85
ans
et
plus
connaît
une
augmentæfion
nettement
plus
forte
que
les
projections prévues
(source
ORS2).
Le
poids
des
personnes
âgées
de
60
ans
est
plus
est
important
dans
les
cantons
excentrés
et plutôt
ruraux
et plus
faible
dans
les cantons
proches
des
zones
urbaines.
Cette
tendance
est identique
pour
les
75
ans
et
plus.
(source
ORS2).
Les
projections
démographiques
à
l'horizon
2010
par
territoires
de
santé
mettent
en
évidence
l'augmentation
très
importante
des
personnes
âgées
de
75
ans
et plus,
entre
24
et 30
%
dans
certains
secteurs
géographiques
(Compiègne
et
Abbeville}
alors
que
ce
sont
les
secteurs
géographiques
de
Beauvais
et Creil qui vont connaître
la plus forte progression
de population.
Le
tableau
suivant
décrit
l'évolution
de
la
population
par
territoire
de
santé
entre
1999
et
2010
selon
FINSEE.€) Données
sanitaires
a) Les
personnes
âgées
dépendantes
et leurs
besoins
en
soins
Les
besoins
de
prise
en
charge
des
personnes
âgées
(aides
sociales,
soins
de
base
et soins
de
santé,
au
travers
notamment
du
concept
de
fragilité}
sont
bien
appréhendés
avec
les
modèles
AGGIR
et
PATHOS
qui constituent
des
outils
d'analyse
précieux
dans
le cadre
de
la planification
autour
du
grand
âge.
Les
modèles
élaborés
par
les
régions
Languedoc
Roussillon
et
Bretagne
ont
été
repris
comme
modéle
au
niveau
national
pour
être
appliqués
à teute
échelle
géographique,
car its constituent
une
approche
intégrant
les
besoins
réels
dans
la
réflexion
sur
l'organisation
du
système
d'aides
et
de
prise
en
charge
de
cette
population
à toute
échelle
géographique.
À
partir
d'un
tableau
de
prévalence
des
GIR
1 à 4
répartis
par
tranches
d'âge
et
par
sexe,
il est
possible
d'estimer
te nombre
de
personnes
âgées
de
plus
de
60
ans
dépendantes.
L'application
de
cette
prévalence
à la Picardie
donne
les
résultats
suivants
:
Territoire desanté
|
1999 |
2003
|
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
Nord-est |
26848 |
30507 |
31421 |
32226
|
33140
|
33963 |
34742 |
35270 |
35789
Nord-ouest |
33877 |
37981 |
39052 |
40011 |
41131
!
42178 |
43143 |
43731 |
44479
Sud-est |
23423 |
26686 |
27453
|
28304
|
29300
|
30260 |
31113
|
31827
|
32595
Sud-ouest |
26919 |
30251 |
31172 |
32140 |
33233
|
34452
|
35409
|
36227 |
37334
|
Picardie
|
111067
| 125435 |
129098
| 132681
|
136804
| 140853
| 144497
| 147155
| 150197
9€
Territoires
Nord
Ouest
Nord
Est
Sud
ouest
Sud
Est
Personnes
8638
6856
1117
6175
relevant de l'APA | Amiens
:
6048
St Quentin:
3471
| Beauvais
: 3071
| Compiègne
: 3119
Abbeville
: 2590
Laon :
Creil
:
4046
|Soissons:
3056
3385
Nombre
de
SOMME :
9 957
OISE
: 7 027
{chiffre actuel)
personnes
(31/12/04)
bénéficiaires
AISNE
: 8 578 (31/12/04)
Selon
ces
estimations,
28
786
personnes
seraient
susceptibles
de
bénéficier
de
l'APA.
En
réalité
au
31
décembre
2004,
on
comptait
25
562
bénéficiaires,
soit 89%
du
potentiel
estimé.
ll est
considéré
que
les
personnes
âgées
en
GIR
1,2,3
et
30
%
des
personnes
en
GIR
4
requièrent
une
intervention
médicalisée
: soins de
longue
durée
(en
USLD),
soins dispensés
en
EHPAD,
soins
en services
de
soins
infirmiers
à domicile
(SSIAD)
et soins
à domicile
par les
infirmières
libérales.
L'application
de
cette
prévalence
à la Picardie
donne
les
résultats
suivants
:
Territoires
Nord
Ouest
Nord
Est
Sud
ouest
Sud
Est
Personnes
6037
4769
4967
4321
nécessitant une |
Amiens
: 4231
St Quentin
: 2415
Beauvais
: 2143
|
Compiègne
: 2184
PEC
médicalisée |
Abbeville
: 1806
Laon
: 2354
Creil : 2824
Soissons
: 2137
Selon
ces
estimations,
20
094
personnes
demanderaient
une
prise
en
charge
(PEC)
médicalisée
à des
degrés
divers.
e-b} Les personnes
âgées
fragiles
« Les personnes
âgées
fragiles
nécessitent dès
le stade
initial de leur prise
en
charge,
l'identification
des
risques
d'aggravation
et les
mesures
de
prévention
en
même
temps
que
les
décisions
thérapeutiques
que
requière
leur
état.
La
fragilité
est
un
état
instable,
de
forte
vulnérabilité
aux
évènements
nécessitant
une
adaptabilité
résultant
d'une
réduction
des
réserves
adaptatives
de
mullipies
systèmes
biologiques
et
physiologiques
sous
l'action
conjuguée
de
l'âge,
des
maladies,
du
contexte
de
vie,
entraînant
un
risque
particulièrement
élevé
de
dévendance,
d'hospitalisations,
d'entrée
en
institution,
de mortalité
»,
L'étude
bretonne
repère
les
principaux
marqueurs
d'un
état fragile :
-
l'âge
supérieur
à
85
ans
(constamment
associé
à
une
morbi-mortalité
forte
et
à
une
perte
d'autonomie
plus fréquente
au
décours
d'une
hospitalisation,
|
-
la polymédication
(4 médicaments
et plus par jour exposant
au risque de iatrogénie),
-
l'altération
des
fonctions
intellectuelles,
la
dépression
et
la
démotivation,
la
dénutrition,
les
troubles
neuro-sensoriels
(visuels
et auditifs,
pouvant
conduire
au syndrome
de désafférentation,
à
la passivité), - la perte des
automatismes
et de
l'adaptabilité,
-
l'instabilité
posturale
(amenant
40%
des
chuteurs
à
la
perte
d'autonomie
et
à
l'institutionnalisation), - la sédentarité.…
La
prévalence
de
la fragilité dans
ia population
générale
déduite
du
modèle
national
étudiée
en
fonction
du
sexe
et des
tranches
d'âge
permet
d'estimer
le nombre
de
personnes
âgées
de
75
ans
et plus considérées
fragiles
à environ
36
à 37%
de
cette
tranche
d'âge
Les
Persannes
âgées
fragiles
Prévalence
en % selon le sexe et l'âge
Tranches
d'âge
Hommes
Femmes
De
75
à 79
ans
21.5
29,2
De
80
à 84
ans
33
36.8
De
85
à 89
ans
45.4
46.6
De
90
ans
et plus
53.2
64.9
Application
du
modèle
en
Picardie
fragiles,
pour
37.5%
en
EHPAD
{maison
de
retraite
ou
foyer
logement)
et
95.9%
en
USLD
et 68%
des
hospitalisées. c} Les patients âgés hospitalisés Ces
patients
nécessitent
le plus
souvent
une
prise
en
charge
spécifique
adaptée
à leur état de
santé
et
leurs
besoins.
Ce
sont
en
général
des
personnes
de
plus
de
75
ou
80
ans,
atteints
de
poly-pathologies,
dont
certaines
chroniques,
responsables
d'une
réduction
des
réserves
fonctionnelles
les
exposant
en
cas
d'événement
pathologique
nouveau,
à
des
décompensations
somatiques
et/ou
psychologiques,
des
modifications
du
mode
de
vie en
raison
d'immobiisation
ou
de
perte
d'autonomie.
Une
étude
hospitalière
réalisée
en
Bretagne
en
2002
permet
d'estimer
la situation
des
personnes
fragiles
de
75
ans
et plus
à l'hôpital.
Les
constats
confortés
par
les
études
ultérieures
réalisées
en
Région
Rhône
Alpes
et
Languedoc
Roussillon,
peuvent être extrapolés à d'autres régions.
Selon
ces
diverses
études,
les personnes
âgées
fragiles
sont
3 fois
plus
hospitalisées
que
les autres,
On
peut
considérer
qu'à
tout
moment
2,3
%
de
la
population
des
personnes
de
75
ans
et
plus
sont
hospitalisées
en
court séjour,
en
psychiatrie
ou
en
soins
de
suite et de
réadaptation.
Ces
personnes
représentent
près
de
39%
de
l'ensemble
des
patients
hospitalisés
à
un
moment
donné.
Parmi ces
personnes
âgées,
68%
présentent
au moins
un des
critères de fragilité répertoriés dans
la coupe
PATHOS,
en sus de l'âge et de la perte d'autonomie.
Ces
chiffres
appliqués
à la Picardie
donnent
les estimations
suivantes,
qu'il convient
de
moduler
en
fonction
des
taux
de
fuite
de
patients
qui
affectent
principalement
les
deux
territoires
de
santé
du
Sud
Est
et
Sud
Ouest.
Territoires
Nord
Ouest
Nord
Est
Sud
ouest
Sud
Est
Personnes
13571
10
726
10
955
9 414
âgées
fragiles :
Amiens
: 9 500
St Quentin
: 5393
Beauvais
:4684
|
Compiègne
: 4758
Abbeville
: 4071
Laon
: 5333
Creil
:6091
Soissons
: 4656
Par
ailleurs,
on
considère
que
32.6%
des
personnes
âgées
de
75
ans
et
plus,
vivant
au
domicile
sont
&
-
7
Territoires
Nord
Ouest
Nord
Est
Sud
ouest
Sud
Est
Personnes
âgées
de
75
855
686
676
590
ans et +
Amiens
: 598
St Quentin
:344
Beauvais
:294
Compiègne
: 297
hospitalisées
hors
USLD
Abbeville
: 257
Laon
: 342
Creil :382
Soissons
: 293
Personnes
âgées
fragiles
581
466
459
aûi
de
75
ans
et +
Amiens
: 406
St Quentin
: 234
Beauvais
:200
Compiègne
: 202
hospitalisées
Abbeville
: 175
Laon
: 232
Creil
: 259
Soissons
: 199
Projections
2010
1026
837
865
758
Personnes
âgées
de
75
Amiens
: 708
St Quentin
: 422
Beauvais
: 378
Compiègne
: 386
ans
et + hospitalisées
Abbeville
: 318
Laon
: 415
Creil
: 487
Soissons
: 372
hors
USLD
Projections
2010
696
568
587
515
Personnes
âgées
fragiles
Amiens
: 489
St Quentin
: 287
Beauvais
: 256
Compiègne
: 262
de
75
ans
et +
Abbeville
: 216
Laon
: 281
Creil
: 331
Soissons
: 253
hospitaliséesd} Les
personnes
âgées
atteintes
de
la maladie
d’Alzheîmer
ou
de
troubles
apparentés.
Si la première
grande
cause
de décès
concerne
le cancer
et les maladies
de l'appareil circulatoire,
près
de
11
000
personnes
soit 4,3
%
des
personnes
de
75
ans
et plus
seraient
atteintes
de
démences.
L'importance
de
ces
troubles
est
confirmé
par
les
données
du
PMSI
qui
indiquent
que
environ
25
%
des
séjours
pour troubles
mentaux
concernent
les personnes
âgées.
Les
projections
démographiques
nous
permettent
de
considérer
que
ce
problème
deviendra
une
grande
cause
de
santé
publique
dans
les décennies
à venir.
Ceci
explique
que
le Président
de
la République
ait
souhaité en faire une cause
nationale.
Les
documents
préparatoires
au
plan
Alzheimer
2004-2007
indiquent
que
près
de
800
000
personnes
sont
atteintes
en
France,
ce
qui
représente
18%
des
personnes
de
plus
de
75
ans
{étude
épidémiologique
longitudinale
Paquid
en
cours
depuis
1988,
coordonnée
par
le
Pr
JF
Dartigues
- Unite
INSERM
330
Bordeaux}. La
maladie
d'Alzheimer
et
les
troubles
apparentés
réduisent
de
moitié
l'espérance
de
vie
avec
une
survie
moyenne
estimée
à 5 ans
à partir de
l'établissement
du
diagnostic.
« En
transposant
les
chiffres
de prévalence
issus
d'études
épidémiologiques
européennes,
on peut
estimer
qu'en Picardie il y a 20 000 à 25 000 patients souffrant de syndrome
démentiel dont 50%
lié à une maladie
d'Alzheimer.
Une
étude
récente
en
Picardie
a montré
que
25
à
28%
des
personnes
au plus
recevaïent
lé
traitement
médicamenteux
approprié,
ce
qui
indique
une
carence
et
un
retard
thérapeutique
(Magnier,
Godefroy
et al, revue
Neurologie)
».
e) Les
personnes
âgées
atteintes
d’autres
pathologies
Les
personnes
âgées
par
ailleurs,
se
soignent
en
grand
nombre
pour
des
affections
de
la
vue,
et
des
affections touchant les appareils
respiratoire et circulatoire ainsi que
les maladies du sang.
Le
constat
est général
tant dans
les établissements
pivots
de territoire
que
dans
les
hôpitaux
de
proximité.
On
retrouve
les
personnes
âgées
en
grand
nombre
dans
le
cadre
des
séances
de
dialyse
ou
de
chimiothérapie. En soins de suite et de réadaptation
(SSR),
l'âge moyen
de 68 ans
est plus élevé
que
la moyenne
nationale
et les
patients
plus
dépendants,
et conduit
à privilégier
une
offre
de
soins
nouvelle
mieux
coordonnée
entre
les
S$R
et le médico-social
de
manière
à améliorer
l'aval
des
SSR.
De
l'analyse
des
suites
de
séjours,
quelques
tendances
se
dégagent
concernant
la description
de
la filière
de
soins.
Ainsi
pour
les établissements
des
trois départements
picards,
on
peut
constater
que
:
-
environ
85
à 90
%
des
séjours
concernent
des
patients
provenant
des
services
de
court
séjour ;
-
environ
10 à 12,5 % des séjours concernent
des
patients provenant
du domicile.
À la fin du séjour,
i apparaît que les patients repartent majoritairement vers le dornicile
(entre 60 et 75 %).
Une
proportion
non
négligeable
repart
en
court
séjour
(entre
12
et
20
%).
Les
orientations
vers
le
long
séjour concernent
semble-t-il
entre
5 et 10
%
des
patients.
Les
décès
en
structures
de
SSR
sont
assez
conséquents,
entre
5
et
10
%..
Ce
qui
met
en
évidence
l'importance
de
l'accompagnement
de
fin
de
vie
et l'utilité des
lits
identifiés
en
soins
palliatifs
(LISP}
en
SSR. La sortie vers d'autres services
ou établissements de soins de suite sans
doute plus proches
du domicile ou
de la famille conceme
3%
des sorties.
Les transferts vers
les siructures
de psychiatrie sont négligeables.
20.1.2 L'OFFRE
DE
SOINS
PICARDE
Le
mode
d'exercice
du
médecin
généraliste,
premier
interlocuteur
des
personnes
âgées
en
difficulté,
reste
davantage
axé
sur
le
soin
que
sur
la
prévention
et
la
coordination,
et
rend
parfois
difficile
une
approche
globale
de
la personne
âgée.
Trop
souvent
la personne
âgée
polyGpathologique
arrive à l'hôpital par la structure
de
médecine
d'urgence
et ne bénéficie,
pas
faute d'organisation
appropriée tant en amont
qu'aux
urgences,
d'une
prise en charge
globale
adaptée.
Les
établissements
de
santé
ne
disposent
pas
suffisamment
de
structures
de
gériatrie
aiguë
permettant
une
prise
en
charge
adéquate
de
ces
patients.
Les structures
alternatives
à l'hospitalisation
complète
sont en développement,
mais encore
insuffisamment
orientées vers l'évitement de l'hospitalisation. Les
services
de
SSR
ne
sont
pas
tous
opérationnels
pour
l'accueil
des
personnes
âgées.
La psychogériatrie fait souvent défaut par manque
de relais ou de structures
adaptés.
Le
travail
en
réseau
entre
la ville
et
l'hôpital
est
encore
trop
peu
formalisé
ou
inexistant,
à
l'exception
des
réseaux
constitués
avec
le soutien
du
FIQCS,
à Saint
Valéry
sur
Somme
et à Senlis.
ll existe
peu
de
liens
à la sortie
de
l'hospitalisation
avec
les structures
œuvrant
autour
du
domicile.
On
constate
un
déficit des
professionnels
de
santé
en
lien direct avec
les
personnes
âgées.
Dans
le
secteur
libéral,
les
médecins
compétents
en
gériatrie
représentent
une
faible
proportion
des 10
Senur
+ gr
Dans
le secteur
libéral,
les
gériatres
représentent
une
faible
proportion
des
généralistes
comme
le
montre
le tableau
suivant.
Nombre
de
Médecins
Génératistes
Densité
Pour
100 G00
H
PICARDIE
1788
96
AISNE
474
89
OISE
663
85
SOMME
651
117
FRANCE
114
Source
: Statiss
1.01.2004
Dans
le
secteur
hospitalier,
on
dénombre
88
postes
de
gériatres,
mais
près
de
20
%
des
postes
sont
vacants. En
ce
qui
concerne
les
professions
paramédicales
en
contact
direct
avec
les
personnes
âgées
(infirmières
et masseurs
kinésithérapeutes
DE),
leur densité
est
beaucoup
plus
faible
en
Picardie
qu'en
France.
Nombre
d'Infirmiers
Densité
Nombre
de
Densité
libéraux
pour
100
000
H
!
Kinésithérapeutes
pour
100
CO
H
PICARDIE
1 233
66
889
48
AISNE
399
15
226
42
OISE
437
56
359
46
SOMME
397
1i
304
55
FRANCE
102
11
Source
: STATISS
1e: janvier 2004
En
plus
du
problème
quantitatif
touchant
les
professionnels
qualifiés
en
gériatrie,
se
pose
également
celui
de la formation des personnels
hospitaliers à la gériatrie.
Dans
le secteur hospitalier
La
gériatrie
n'est
pas
une
spécialité
médicale
au
sens
des
textes
réglementaires.
1! s'agit
d'une
capacité,
c'est-à-dire
d'un
diplôme
national
reconnaissant
à
des
médecins
généralistes
une
compétence
particulière. Cette
capacité
qui
se
prépare
en
deux
ans,
existe
à Amiens
depuis
1990.
Depuis
1999,
on
constate
une
augmentation
significative
des
diplômes
concernés.
Une
partie des
médecins
ainsi diplômés
continuent
à exercer en libéral comme
médecins
généralistes.
Pour
les établissements
publics
de
santé,
la gériatrie
a été
introduite
comme
spécialité
au
concours
national
11
QS-
de praticiens hospitaliers depuis
1994. La
délivrance
des
capacités
90/96
96/00
90/01
01/02
02/03
03/04
88
69
22
33
29
24
Médecins
exerçant
leur activité principale
en
Picardie
ayant
une
compétence
«gériatrie
ou gérontologie
»
{Source
ADELI)
Territoires
MODE
D'EXERCICE
{Fichier ADELI
{
Libéral
Mixte
Salarié
Total
Densité
pour
1 000
PA
1/1/05)}
de 75 ans et plus
NO
22
4
21
47
1.26
SC
3
2
17
22
0.74
NE
1
4
12
17
0.56
SE
4
1
6
11
0.42
REGION
30
11
56
97
0.79
Postes
de praticiens
hospitaliers
spécialité
: médecine
polyvalente
et médecine
polyvalente
gériatrique
(Source DRASS
septembre
2005)
Territoire
Nombre
de
postes
PH
Temps
Plein
PH
Temps
partiel
occupé
!
vacant
Occupé
vacant
Nord
ouest
31
16
5
7
3
Nord
est
32
15
3
5
9
Sud
ouest
30
17
3
6
À
Sud
est
20
13
2
1
4
Région
113
61
13
19
20
29%
des
postes de praticiens hospitaliers sont déclarés vacants
à cette date.
20.2.
ORIENTATIONS
DU
SROS
3
20.2.1.
LES
OBJECTIFS
STRATEGIQUES
DU
SROS
3
La révision du volet
« Prise en charge
des
Personnes
Agées
» du
SROS
3 de la Région
Picardie vise à :
12
6
-- mettre
en
oeuvre
une
véritable
filière de
soins
coordonnée
pour une
prise en charge
globale
et continuée
de la
personne
fragilisée
par
le
vieillissement
et
la maladie,
sans
rupture,
et dans
toutes
ses
composantes
{prévention,
orientation,
diagnostic complet,
individualisation,
accueil
de proximité)
;
- insérer
les
structures
sanitaires
et
médico-saciales
dans
un
réseau
de
coordination
gériatrique
au
niveau
territorial
ou
infra-territorial,
pour
accroître
la synergie
entre
tous
les
acteurs
de
la prise
en
charge
(secteur
libéral,
secteur
hospitalier,
secteur
social,
secteur
médico-social)
en
vue
de
promouvoir
la
santé
et
l'autonomie
de
la
personne
âgée
et son
maintien
à son
domicile
ou
en institution.
20.2.2
LES
ORGANISATIONS
A METTRE
EN
OEUVRE
20.2.2,1 - La filière gériatrique a} Mission
de
la filière gériatrique
La
fiière
gériatrique
doit
proposer
une
organisation
cohérente
et
graduée
des
soins
gériatriques
sur
un
territoire considéré. Eke
a pour
objectif d'une
part une
prise
en
charge
globale
de
la personne
âgée,
et d'autre
part la couverture
de
l'intégralité
des
parcours
du
patient
âgé,
prenant
en
compte
l'évolution
de
ses
besoins
en
soins
et
de
recours
à un
plateau
technique.
La filière gériatrique
doit
être en
mesure
de
prendre
en
charge
:
-
les hospitalisations
non
programmées
;
-
les hospitalisations
programmées
;
-
les activités
de
bilan
« à froid
» ;
-
là féponse
aux
patients
et soignants
entrant
dans
la zone
territoriale
couverte :
-
les soins palliatifs (en s'appuyant sur les équipes
mobiles
et les unités de soins palliatifs) ;
-
les personnes
atieintes de la maladie
d'Aizheimer ou maladies
apparentées
;
-
les personnes
âgées
relevant de la gérontopsychiatrie.
b) Organisation
de
la filière
gériatrique
L'organisation
de
la
filière
gériatrique
repose
sur un
maillage
cohérent,
impliquant
un
ou
plusieurs
établissements
de
santé,
entre
:
-
le court séjour
gériatrique
(CSG) ;
-
l'équipe
mobile
de
gériatrie
(EMG)
;
-
des unités de consultations
spécialisées
(gériatrique,
mémoire)
;
-
des unités d'hospitalisation
de jour gériatrique
;
-
le Pôle d'Evaluation
Gériatrique
(PEG)
;
-
Une où plusieurs structures de soins de suite et de réadaptation
(SSR)
appropriés
:
-
une Où plusieurs
unités de soins de longue
durée
(USLD)
;
-
des établissements
et structures d'hébergement
pour personnes
âgées
dépendantes
(EHPAD).
13
<-
L'établissement
de
santé
support
de
la
filière
gériatrique
doit
disposer
d’une
structure
de
médecine
d'urgence,
ou
être
conventionné
avec
un
établissement
disposant
d'une
telle
structure,
et
comporter
un
court
séjour
gériatrique,
une
unité
de
consultations
spécialisées
et
d'hospitalisation
de
jour
gériatrique
et
une
équipe
mobile
de gériatrie.
Il peut
également
disposer
lui-même
de
SSR
adaptés
et d'une
USLD.
L'implantation
des
établissements
supports
de
filière gériatrique
en
Picardie
se
décline
comme
suit :
Territoire
de
santé
Nord-Est
Nord-Ouest
Sud-Est
Sud-Ouest
Établissements
supports
| CH
de
St Quentin
CHU
d'Amiens
de la filière gériatrique
CH
de
Soissons
CH
de
Beauvais
CH
de
Laon
CH
d'Abbeville
CH
de
Compiègne
CH
de
Senlis
(en
partenariat
avec
CH
de
Chauny
et La
Creil)
Fère
Les
autres
établissements
participant
à la filière de
soins
gériatriques
(dont
les hôpitaux
locaux)
disposent
au minimum
de lits de SSR,
d'USLD
ou d'EHPAD.
Par
ailleurs,
des
partenariats
et une
articulation
doivent
être engagés
avec
:
-
les
réseaux
de
santé,
-
les structures d'hospitalisation à domicile (HAD),
-
les médecins
traitants (programmation,
retour à domicile ou en EHPAD),
-
les acteurs du secteur médico-social
(EHPAD,
Plans
Bleus,
Conventions),
-
les
structures
de
coordination
(CLIC,
Coordination
Gérontologige,
Réseaux
de
Santé,
SSIAD)
pour
l'organisation
du
retour
à domicile
notamment.
20.2.2.2
- Les
pôles
d'évaluation
gériatrique
(PEG)
L'amélioration
de
la
filière
de
soins
passe
par
la
création
de
pôles
d'évaluation
gériatrique
(PEG),
qui
doivent
être
des
centres
de
prévention
et d'orientation
de
la
personne
âgée
fragile
au
sein
du
territoire
de
santé.
14a) Définition
et objectifs
des
PEG
Les
Pôles
d'Evaluation
Gériatrique
(référence:
circulaire
n°
2002-157
du
18
mars
2002
relative
à
l'amélioration
de
la filière
gériatrique)
proposent
des
consultations
avec
accès
à
l'hospitalisation
de
jour,
et
permettent
d'effectuer des
bilans
approfondis
par
une
équipe
pluridisciplinaire
formée,
Ils s'adressent
aux
personnes
âgées
fragiles
dans
le
domaine
de
la
prévention
secondaire
en
posant
un
diagnostic
précoce
évitant
toute
aggravation
de
la
pathologie
et dans
celui
de
la
prévention
tertiaire
en
proposant
des
stratégies
de
soins
évitant toute
récidive.
ils
peuvent
également
participer
à
des
actions
de
prévention
primaire
en
direction
des
personnes
vieillissantes
en
lien
avec
les
organismes
spécialisés.
Ils
fonctionnent
sous
forme
de
consuitation
avec
accès
à
une
hospitalisation
de
jour
si
besoin
de
la
personne. Le
médecin
généraliste,
qui
est le premier
interlocuteur
du
patient
gériatrique,
joue
un
rôle essentiel
dans
la
détection
des
troubles
de
la
personne
âgée
et
doit
pouvoir
être
aidé
dans
sa
prise
en
charge
par
une
évaluation gériatrique,
réalisée
par un pôle spécialisé qui communique
avec lui.
L'évaluation
gériatrique
doit se faire en
collaboration
avec
les structures
gérontologiques
et psychiatriques
locales,
l'Assurance
Maladie
et
les
organismes
complémentaires,
les
collectivités
territoriales,
le
mifieu
associatif.
Elle
constitue,
en
amont
et
en
avai
de
l'hôpital,
un
moyen
de
prise
en
charge
efficace
et
efficiente de la personne
âgée.
Des
rapports
formalisés
de
partenariat
et
de
complémentarité
devront
être
établis
entre
le
PEG
et
notamment
les
structures
suivantes:
CLIC,
autres
PEG
régionaux
{voire
nationaux},
hôpitaux
de
jour,
services
hospitaliers
et hospitalo-universitaires,
services
de
psychiatrie
et de
psychogériatrie,
réseaux
de
santé existants. Le
PEG
est le centre
de référence
des
consultations
gériatriques
avancées
(CGA)
du
secteur.
Il établit un
partenariat
avec
les consultations
mémoire
ou
gériatriques
existantes.
11 prévient
et évite
les
hospitalisations
itératives
des
sujets
âgés.
En
raison
de
l'absence
de
prise
en
charge
globale,
les hospitalisations
des
personnes
âgées
sont
parfois
fréquentes
et injustifiées.
En
permettant
une
évaluation
gérontologique
{appréciant
le handicap
fonctionnel
et
appréhendant
l'environnement
psycho-social
du
sujet
âgé)
le
PEG
doit
permettre
de
limiter
les
hospitalisations
indues.
Le
recueil
et
le traitement
des
données
permettant
ensuite
une
diffusion
vers
l'ensemble
des
partenaires
contribuera
à apporter une
aide de qualité
aux
personnes
âgées
et optimisera
les moyens
mis en œuvre
en
aval,
15
SK-
b)
Localisation
et quantification
des
PEG
L'implantation
logique
de
chaque
PEG
est
l'établissement
de
support
de
la
filière
gériatrique,
ce
qui
correspond
a minima à 2 PEG
par territoire de santé.
Cependant,
les
établissements
de
santé
ayant
développé
une
filière
gériatrique
peuvent
être
siège
d'un
PEG,
en
lien avec le plateau technique de l'établissement support (comme
par exemple
le CH
de la Fère).
Au
sein
de
l'organisation
hospitalière,
le PEG
peut
être
une
unité
fonctionnelle
composante
d'une
structure
de gériatrie, de gérontologie clinique ou de psychogériatrie. Son
implantation
au
sein
d'un
hôpital
général
ou
du
C.H.U.
est
un
atout
permettant
de
réunir et coordonner
des
compétences
et de
centraliser
les
actions,
d'utiliser
au
mieux
les
professionnels
spécialisés
en
évitant
de
multiplier
les
demandes
d'examens
spécialisés
et les transferts
de
patients.
Dans
le cas
d'un
PEG
distant
d’un
hôpital
général
il conviendra
de
développer
les outils de
la télémédecine.
Compte
tenu
des
modalités
de
fonctionnement
des
PEG,
de
la disponibilité
du
personne!
soignant,
on
peut
considérer
que
sur
un
fonctionnement
5/7 jours
sur 42
semaines
par
an,
chaque
PEG
peut
traîter
environ
1000
patients par an.
c) Le
nombre
de
personnes
pouvant
bénéficier
d’un
bilan
gériatrique
approfondi
Territoires
de
santé
Nord
Ouest
Nord
Est
Sud
Quest
Sud
Est
Personnes
âgées
5316
4 262
4200
3 666
ayant
besoin
d'un
Amiens
: 3 716
St Quentin
: 2 139
Beauvais
:1 831
Compiègne
: i 847
avis gériatrique
Abbeville
: 1 600
Laon
: 2 123
Creil
:2 369
Soissons
: 1 819
Perspectives
2010
pour les 75
ans
et
6 376
5 199
5 374
4709
plus
Amiens
: 4 400
St Quentin
: 2 624
Beauvais
:2 349
Compiègne
: 2 397
Abbeville
: 1 976
Laon
: 2575
Creil
:3 025
Soissons
: 2 312
%
de patients
vus
en
PEG
à court terme
37.6
47
47
.59
Avec
des
possibilités
d'accueil
de
1 000
patients
par
an,
le nombre
de
PEG
correspondant
au
nombre
des
établissements
pivots,
soit 8, c'est environ
8 000
patients qui pourraient
bénéficier de cette évaluation,
soit
entre
37
et 55
%
de
ia population
concernée
par an
minimum
de
la population
concernée.
20.2.2.3
- Les
consultations
gériatriques
Les consultations
gériatriques
avancées
seront des
antennes
du
PEG
dans
les établissements
hospitaliers
de
proximité.
16Définition
et objectifs
Les consultations
gériatriques constituent des
consultations
externes
programmées
à la demande
du
médecin
traitant
qui
permettent
à la personne
âgée
de bénéficier d'un
bilan
médico-psycho-social,
Elles
sont
assurées
par
un
médecin
gériatre
qui
peut
faire
appel
à
d'autres
professionnels
(psychologue,
paramédicaux,
travailleurs
sociaux..….},
et organisées
en
lien et à proximité
de
l'hôpital
de jour lorsqu'il
existe,
ou
au
sein
d'un hôpital
local (consultations gériatriques
avancées)
par convention
entre
établissements
de santé.
Le
bilan
médico-psycho-social
permet
de :
- repérer
les incapacités
potentielles
à brève
échéance
(prévention
secondaire),
- proposer
un
ajustement
des
traitements
en
cours,
- établir un plan de soin et éventuellement d'aide, - anticiper les limites du maintien
à domicile,
- programmer,
si nécessaire,
une
hospitalisation
adaptée
ou
une
consultation
au
pôle d'évaluation
gériatrique.
|
Localisation
et quantification
Chaque
territoire
de
santé
dispose
au
sein
des
établissements
supports
de
consultations
gériatriques
(a
minima
2
par
territoire
de
santé),
ce
dispositif
étant
complété
par
des
consultations
gériatriques
avancées
en
nombre
suffisant
pour
permettre
une
prise en
charge
harmonieuse
sur
l'ensemble
du
territoire.
La
consultation
gériatrique
avancée
est
située
de
manière
à ce
qu'elle
soit
d'accès
facile
pour
le
patient,
c'est
à dire
sous
forme
d'une
consultation
externe
dans
un
établissement
de
proximité.
Elle
peut
bénéficier
de moyens
de télémédecine
avec le PEG.
Le
PÈG
aidera
à la mise
en
place
de
CGA
en fonction
des
acteurs
locaux
et des
structures
existantes.
Idéalement et pour favoriser un maillage territorial, chaque
personne
consultante doit pouvoir accéder à une
CGA
dans
le délai d'environ
30
minutes
en
moyenne.
l'est recommandé
que
les CGA
soient
implantées
au
sein
des
hôpitaux
de
proximité
car elles constituent
un
premier
niveau
de
prise
en
charge
gériatrique.
Ces
CGA,
lorsque
les
établissements
concernés
ne
disposent
pas
de
compétences
gériatriques
sur
place,
s'appuient
sur
des
conventions
de
coopération
avec
les
centres
hospitaliers
sièges
de
PEG
afin
de
permettre
à
des
gériatres
d'intervenir
en
appui
des
médecins
généralistes.
Les
CGA
fonctionnent
en
lien
étroit
avec
le
médecin
traitant,
te
réseau
de
coordination
gériatrique
et
le
CLIC
de son
secteur
d'implantation.
Le
CLIC,
lieu
d'accueil
de
proximité,
d'écoute
et
de
soutien
pour
les
personnes
âgées
et
leur
entourage
peut
orienter
vers
une
CGA.
17
Le
réseau
de
coordination
gériatrique
intervient
en
aval
de
la
CGA
car
il
assure
des
missions
de
coordination
des
différents
dispositifs
de
soins
et de
maintien
à domicile.
La
CGA
fonctionne
également
en
collaboration
avec
les
consultations
mémoire
ou
d'autres
consultations
spécialisées
selon
des
possibilités
à définir au
niveau
local.
La
CGA
collabore
en
articulation
étroite avec
le PEG
sectoriel.
Elle
adresse
de
façon
privilégiée
au
PEG
le
consultant
nécessitant
un
bilan
plus
approfondi.
Elle
établit
avec
lui les outils d'évaluation du patient et les plans
de formation
des
personnels.
Elle définit des
plans de
concertation
et d'échange.
20.2.2.4.
— Les
consultations
mémoire
Les
consultations
mémoire
(circulaires
n°2002-222
du
16
avril
2002
et
n°2005-172
du
30
mars
2005
complémentaire
à
la
précédente)
permettent
le
dépistage
précoce
de
la
maladie
d'Alzheimer
ou
apparentées,
en
s'appuyant
sur
les
compétences
des
médecins
gériatres,
neurologues
et
psychiatres,
en
liaison
avec
les
médecins
traitants.
Les
consultations
mémoire
font l'objet d’une
procédure
de
labellisation
régicenale
et doivent
répondre
à un
cahier
des
charges
(annexe
à la circulaire
précitée).
Pour la Picardie,
la labellisation s'effectue après
avis du
Réseau
Régional
Mémoire
de
Picardie.
Chaque
territoire
dispose
de
consultations
mémoire
adossées
à
une
filière
gériatrique
et
à
un
service
de
neurologie
(à raison de 1 à 2 par territoire de santé).
Des
consultations
mémoires
avancées
peuvent
être
organisées
au
sein
des
établissements
de
santé
de
proximité et des hôpitaux locaux par voie de convention
inter-établissements.
Au
1€ juillet 2008,
les consultations
mémoires
labellisées mises en œuvre
s'établissent comme
suit :
-
CH
de
St
QUENTIN,
avec
antenne
à
Laon
et
consultations
avancées
à
Ham,
Péronne
et
Bohain
depuis
septembre
2008) ;
-
CH
de
BEAUVAIS,
avec
consultation
avancée
à Chaumont
en
Vexin ;
-
CH
de
COMPIEGNE
;
-
en
coopération
CH
de
SENLIS,
CREIL
et CLERMONT ;
-
CHde
SOISSONS,
avec
antenne
à Villers
St
Denis.
18
er20.2.2.5 - Le Centre
Mémoire
de
Ressources
et de Recherche
(CMMR)}
a)
Définition
et objectifs
Les
Centres
Mémoire
de
Ressources
et de
Recherche
(CMRR),
prévus
par
les circulaires
n°2002-222
du
16
avril
2002
et
n°2005-172
du
30
mars
2005,
sont
chargés
de
coordonner
la
recherche
clinique,
l'innovation
en
matière
de
prise
en
charge
et la formation
de
tous
les professionnels.
Les
CMRR
travaillent
en
collaboration
avec
les
unités
de
l'INSERM,
du
CNRS
et
des
Universités,
ainsi
qu'avec
le réseau
européen
de
recherche
sur
la maladie
d'Alzheimer.
Les
CMRR
assurent
également
les missions
de
la consultation
mémoire
sur son
territoire
de
proximité.
b}
implantation
Les
ressources
mobilisées
et
le
niveau
d'expertise
conduisent
à
privilégier
l'implantation
sur
un
site
hospitalo-universitaire. Pour
la Picardie,
ie CMRR
est implanté
au
CHU
d'AMIENS.
20.2.2.6
- Les
équipes
mobiles
gériatriques
(EMG)
L'équipe
mobile
de
gériatrie
(référence :
circulaire
n°2002-157
du
18
mars
2002
et n°2007-117
du
28
mars
2007)
permet
d'émettre
un
avis
gériatrique
et d'établir
un
projet
de
soins
et de
vie
adaptés
aux
besoins
de
là personne
âgée.
Adossée
à une
activité gériatrique
structurée,
l'intervention de l'équipe
mobile de gériatrie s'opère :
-
enintra-hospitalier: services
de
l'hôpital,
urgences
(pré-admission
gériatrique)
-
en
extra-hospitalier:
hôpitaux
locaux
(consultations
avancées,
transferts
notamment),
EHPAD
ou
domicile
sous
certaines
conditions
L'EMG
établit
des
partenariats
avec
la psychiatrie
(prises
en
charges
communes
avec
la
psychiatrie
de
liaison
et
les
secteurs),
les
soins
palliatifs
(liens
avec
l'équipe
mobile
de
soins
palliatifs),
l'oncologie
(avis
à
la demande,
participation
aux RCP).
L'EMG
participe
également
à la diffusion
des
bonnes
pratiques
gériatriques
auprès
des
acteurs
concernés.
19
PE
Implantation
des
EMG
Les
EMG
sont
installées
dans
les
établissements
supports,
sièges
d'un
court
séjour
gériatrique
et
d'un
service
d'urgences.
À minima,
chaque
territoire
dispose
de
2 EMG.
Les
équipes
mobiles
gériatriques
intra
et
extra
hospitalières
mettront
leurs
compétences
au
service
des
personnes
âgées
hospitalisées
ou relevant de structures
médico
sociales.
a) L'EMG
intra hospitalière
Sur
appel
du
médecin
référent,
l'équipe
mobile
gériatrique
intra
hospitalière
dispense
un
avis
gériatrique
au
lit du patient hospitalisé, Sa
présence
au
sein
d'un
établissement
de
santé
permet
aux
services
hospitaliers
de
bénéficier d'un
avis
ou
d'une
évaluation
gériatrique
pour toute
personne
âgée
au
« profil
gériatrique
».
ll est souhaitable
qu'une
équipe
mobile
gériatrique
soit développée
au
minimum
dans
l'établissement
pivot
de
secteur
où
dans
la
structure
hospitalière
ayant
développé
une
filière
gériatrique
reconnue
dans
le
secteur. Toutefois,
elle ne peut être mise en place que s'i existe un service de court séjour gériatrique de
rattachement,
centre d'organisation
et de mutualisation des
moyens.
L'équipe mobile peut toutefois être rattachée à un autre service de la filière gériatrique {soins de suite.) b) L'EMG
extra
hospitalière
L'expérience
démontre
que
l'intervention
d'une
EMG
au
sein
des
établissements
d'hébergement,
à
la
demande
de ceux ci, pour des
résidents
en situation de crise,
(semi
urgence)
peut
être très utile au
même
titre que
celle de l'équipe psychiatrique de secteur ou de l'équipe mobile de soins palliatifs.
Il peut donc
être envisagé
la création
sur un territoire de santé,
d'une
EMG
extra
hospitalière
rattachée
au
réseau
gériatrique.
Celle
ci
est
composée
de
personnels
hospitaliers
et
d'intervenants
libéraux
et
peut
intervenir
auprès
des
établissements
d'hébergement
pour
personnes
âgées
où
le
GIR
moyen
pondéré
est
très
élevé
et où
elle
peut jouer un
rôle de
conseil
auprès
du
personnel
confronté
à des
situations
de
crise.
À
la demande
du
médecin
traitant,
elle
peut
également
intervenir
au
domicile
du
patient
lorsque
ce
dernier
est
pris en
charge
dans
le cadre
d'un
service
de
soins
infirmiers
à domicile.
L'intervention de l'équipe peut permettre
ainsi d'éviter une
hospitalisation,
d'apporter
un avis spécialisé
pour
l'orientation future du patient vers une structure adaptée
à son état (sanitaire ou
médico
sociale).
20
AAL'équipe
travaille
au
sein
d'un
réseau,
en
partenariat
avec
le pôle
d'évaluation
gériatrique,
les consultations
d'évaluation,
des
praticiens
libéraux,
dans
le but d'éviter des
hospitalisations
ou
des
ré hospitalisations.
20.2.2.7-
Les
unités
de
court
séjour
gériatrique
(CSG)
a}
Définition
et objectifs
L'unité de court séjour gériatrique
(référence
: circulaire
n°2002-157
du
18 mars
2002
et n°2007-117
du 28
mars
2007)
prend
en charge en hospitalisation
complète
des
patients gériatriques
généralement âgés
de 75
ans
et
plus,
polypathologiques
chroniques
à
haut
risque
de
dépendance,
suite
à
aggravation
d'une
ou
plusieurs
pathologies dont ils sont atteints ou de la survenue
d'une affection aïgue.
Le
CSG
permet
l'hospitalisation
directe
{après
entretien
entre
le
médecin
traitant
et
le gériatre
référent)
ou
après
passage
aux
urgences,
l'investigation,
la stabilisation
d'un
traitement
ainsi
que
l'orientation
adéquate
du patient à la fin de la période d'hospitalisation. L'objectif
est
de
favoriser
les
admissions
directes
des
personnes
âgées
en
service
de
court
séjour
gériatrique,
chaque
fois
qu'une
hospitalisation
dans
ce
service
est
nécessaire,
sans
passage
préalable
par
la structure
des
urgences
polyvalentes.
Cette
procédure
représente
un
bénéfice
tel pour
le patient qu'il est impératif qu'elle
soit offerte
dans
tous
les
services de médecine
gériatrique.
Dans
cette
optique,
le CSG
doit travailler en
étroite
collaboration
avec
la médecine
de
ville.
Les
médecins
traitants et les médecins
coordonnateurs
d'EHPAD
pourront
négocier
l'admission
directe de
leurs
patients
résidant
à domicile
ou
dans
les
établissements
d'hébergement
pour
personnes
dépendantes
(EHPAD)
en
évitant des
passages
indus
aux
urgences.
Dans
l'immédiat,
le partenariat
entre
les
CSG
et les
EHPAD
sera
renforcé,
sur
la
base
de
conventions
de
coopération
afin de faciliter la continuité
de la prise en charge.
Le
court
séjour
gériatrique
s'intègre :
- dans
une
filière
intra
hospitalière,
travaillant
en
complémentarité
étroite
avec
les autres
services
et
notamment
avec
le service
des
urgences
et le pôle
d'évaluation
gériatrique,
-
dans
un
réseau
de
coordination
gériatrique
comprenant
sur
la
zone
d'attractivité
de
l'établissement
de
santé,
l'ensemble
des
services,
institutions,
professionnels
de
santé
concourant
au
maintien
au
domicile
et au
bien
être
des
personnes
âgées.
Le médecin
coordonnateur de l'EHPAD
est un maillon
important de cette coopération.
Un
bilan social étant réalisé à l'entrée du patient, les sorties sont organisées dès
la stabilisation de son état,
21
LAES
soit vers le domicile (avec
prise en charge
éventuelle
en hôpital de jour, par le secteur psychiatrique.)
soit
vers les services
ou institutions (soins de suite et de réadaptation,
soins de longue
durée,
EHPAD).
Les
sorties
doivent
satisfaire
à un
protocole
élaboré
en
concertation
avec
les partenaires
intéressés
{médecin
traitant,
SSIAD,
services
de
maintien
à domicile,
travailleur social
de
secteur,
sectorisation
psychiatrique,
service
de
soins
de
suïte et de
réadaptation.)
b}
Localisation
et quantification
L'Unité
de
Court
Séjour
Gériatrique
{UCG)
doit disposer
d'une
capacité
d'accueil
minimale
de
20
lits pour
assurer son efficience médico-économique. L'UCG
doit offrir au
moins
25
séjours
de
court
séjour
gériatrique
pour
1000
habitants
âgés
de
75
ans
et
plus, soit 1 lit pour 1000
(Plan Solidarité Grand
Age).
L'implantation
est
possible
dans
les
établissements
disposant
d'une
structure
de
médecine
d'urgence
en
propre
{établissements
supports)
ou
par voie
de
convention,
l'accès
au
plateau
technique
étant
privilégié.
Chaque
territoire de santé
dispose
a minima de deux
unités de court séjour gériatrique,
La création
d'un service de court séjour gériatrique est préconisée dans
les établissements
disposant
d'une
structure
de
médecine
d'urgence
de
niveau
recours
ou
référence
ou
ayant
développé
une
filière
gériatrique
{comme
le CH
de La Fère}.
La
nécessité
d'un
plateau
technique
minimum
dont
la qualité
technique
l'emporte
sur
la notion
de
proximité
est indispensable. Selon
les études
menées
dans
les
Régions
Languedoc
Roussillon
et Bretagne,
reprises
au
niveau
national,
entre
0.1%
et 0,7%
de
la population
âgée
de
75
ans
et plus,
aurait
besoin
du
recours
au
CSG,
sachant
que
? personnes
sur
1000
de cette
tranche
d'âge
nécessitent
un
avis
gériatrique
qui
peut
aussi
être apporté
par
une équipe
mobile gériatrique.
Territoires
Nord Quest
Nord Est
Sud ouest
Sud Est
37207
29 837
29 397
25 663
EFFECTIF
DE
75
| Amiens
: 26
012
St Quentin :
14 973
Beauvais
: 12 817
Compiègne
: 12
930
ANS
ET
+
Abbeville
11
195
Laon
: 14 864
Creil
: 16 580
Soissons
: 12 733
Prospective
de
1999
70
693
56
690
55
854
48
760
à 2030
Amiens
: 49
422
St Quentin
:
28 448
Beauvais
: 24
352
Compiègne
: 24
567
{x 18)
Abbeville
: 21
271
Laon
: 286 242
Creil
: 31
502
Soissons
: 24
193
Personnes
âgées
855
686
676
590
de 75
ans
et+
Amiens
: 598
St Quentin
: 344
Beauvais
: 294
Compiègne
: 297
hospitalisées
hors
Abbeville
: 257
Laon
: 342
Creil
: 382
Soissons
: 293
USLD
Personnes
âgées
581
466
459
401
fragiles de
75
ans
et
Amiens
: 406
St Quentin
: 234
Beauvais
: 200
Compiègne
: 202
AE"
22[
+hospitalisées
|
Abbevile:175
|
Laon : 232
|
Creil : 259
|
Soissons:199
|
20.2.28-
L'Hôpital
de jour gériatrique
a}
Définition
et objectifs
L'hospitalisation
de jour constitue
l'offre
de
soins
privilégiant
réellement
une
prise
en
charge
de
proximité
et
favorisant le maintien
sur le lieu de vie habituel {domicile ou EHPAD).
L'hôpital
de
jour
permet
de
réaliser,
en
complément
de
l'évaluation
gériatrique,
une
prise
en
charge
de
courte
durée
en
cas
de
situation
complexe,
l'adressage
se
faisant
par
le médecin
traitant
ou
un
service
hospitalier. L'hôpifat
de jour gériatrique
intervient
plus
particulièrement :
-
dans
le suivi
des
patients
à risques
médicaux,
psychologiques
et sociaux
-
pour
le traitement
en
période
de
crise
du
maintien
à domicile
et en
aval
dans
l'accompagnement
du
patient et de
son
entourage
-
la réorientation
ou
réinsertion
à domicile
L'hôpital
de
jour
gériatrique
est
à
différencier
de
l'accueil
de
jour
proposé
par
le
secteur
social
ou
médico-social
(EHPAD)
dans
le cadre du soutien des aidants familiaux.
b)
Implantation
il est
recommandé
que
les
unités
d'hospitalisation
de
jour
gériatrique
puissent
proposer
une
capacité
d'accueil
de
5
à
7
places
minimum,
l'offre
de
soins
à
mettre
en
œuvre
étant
d'une
place
pour
2000
habitants
âgées
de 75 ans et plus (référence
Plan
Solidarité Grand
Age,
circulaire
n° 2007-117
du
28 mars
2007
relative
à la filière de
soins
gériatriques).
Chaque
territoire de santé
dispose
au sein des établissements
supports
de
la filière gériatrique
(sièges
d’un
court séjour gériatrique) d'une
hospitalisation de jour gériatrique (soit a minima
2 par territoire de santé).
20.2.2.9
- Les
structures
alternatives
à l’hospitalisation
complète
Les
structures
alternatives
à l'hospitalisation
complète
offrent
des
modes
de
prise
en
charge
privilégiés
pour
les personnes
âgées.
23
APT
-
a}
Définition
et objectifs
L'hospitalisation
de
jour et
hospitalisation
à domicile
répondent
incontestablement
au
souhait
d'un
nombre
grandissant
de
personnes
malades,
de
surcroît
lorsqu'elles
sont
âgées
et
atteintes
de
pathologies
chroniques. L'hospitalisation
à
domicile
(HAD)
quant
à
elle,
est
particulièrement
adaptée
à
la
prise
en
charge
de
maladies
chroniques
ou
évolutives
qui
nécessitent
des
soins
techniques
entrecoupés
de
phases
de
rémission
comme
les cancers
ou
les pathologies
neurologiques,
orthopédiques,
cardiologiques
ou
des
poly
pathologies. Les
patients
gériatriques
concernés
sont
ceux
qui ont
besoin
de
soins
complexes
coordonnés.
b)
Localisation
et quantification
Les
structures développant
ce type
d'activité
sont
encore
trop
peu
présentes
sur la région
et doivent donc
être développées
sur chaque
territoire
de
santé
et territoire
de
proximité.
Les
services
d'hospitalisation
complète
doivent
offrir
dans
leur
palette
de
prises
en
charge,
des
places
d'hospitalisation
de jour prioritairement
pour
des
personnes
âgées
pour
lesquelles
tout
séjour
hospitalier
est
traumatisant. Les
unités
de
court
séjour
gériatrique
ainsi
que
les
services
de
soins
de
suite
doivent
disposer de
quelques
places
d'hospitalisation
de
jour
{le cas
échéant
mutualisées)
pour
l'approfondissement
d'examens
et de
diagnostics,
la prise en charge thérapeutique
et la surveillance de traitements médicamenteux.
ls
peuvent
constituer
un
recours
intéressant
en
cas
de
situations
complexes
dépassant
les
possibilités
d'une
simple
consultation.
L'objectif
vers
lequel
tendre
est
de
source
nationale,
de
0.2
place
dans
un
premier
temps
puis
à terme
de
0.4 place
pour
1 000
habitants
de
75
ans
et plus.
Estimation
indicative
des
besoins
en
Picardie
Territoires
de
santé
Nord
Ouest
Nord
Est
Sud
ouest
Sud
Est
EFFECTIF
DE
75
37207
29
837
29 397
25
663
ANS
ET
+
Amiens
: 26
612
St Quentin
: 14
973
Beauvais
: 12 817
Compiègne
: 12
930
Abbeville
11
195
Laon
: 14
864
Creil
: 16 580
Soissons
: 12
733
Fourchette
de
8 à 15 places
6 à
12 places
5 à 11
places
5 à 10
places
besoins
à court et
Amiens
: 5 à 10
St Quentn
: 3 à 6
Beauvais
: 2 à 5
Compiègne
: 3 à 5
long
terme
Abbeville
: 3 à 5
Laon:
3à6
Creil : 3 à 6
Soissons
: 2 à 5
en H de
Jour
gériatrique
AA
24L
|
|
|
20.2.2.10
- Les
soins
de
suite
et de
réadaptation
(SSR)
à orientation
gériatrique
a}
Définition
et objectifs
Les
soins de suite et de
réadaptation
(référence : circulaires
n°2002-157
du
18 mars
2002,
n°2007-117
du
28
mars
2007,
décrets
n°2008-376
et 377
du
17
avril 2008)
ont
pour
objet
de
prévenir
ou
de
réduire
les
conséquences
fonctionnelles,
physiques,
cognitives,
psychologiques
ou
sociales
de
déficiences
et
des
limitations
de
capacité
des
patients,
ainsi
que
de
promouvoir
leur réadaptation
et leur réinsertion.
Les
établissements
de
soins
assurant
la
prise
en
charge
spécialisée
des
affections
de
la
personne
âgée
polypathologique,
dépendante
ou
à
risque
de
dépendance
doit
répondre
aux
conditions
particulières
énoncées
au décret
n°2008-378
du
17
avril 2008,
notamment
assurer une
prise
en
charge
dans
au
moins
trois
des
pratiques
thérapeutiques
suivantes
:
masso-kinésithérapie,
ergothérapie,
psychomotricité,
diététique,
orthaphonie,
neuropsychologie,
Actuellement
les patients sont pour l'essentiel accueillis au sein de service
SSR
Polyvalents,
mais
aussi
au
sein de services
SSR
à « orientation gériatrique
».
La
prise
en
charge
spécialisée
des
affections
de
la
personne
âgée
polypathologique,
dépendante
ou
à
risque
de
dépendance
pourra
se faire sous
la forme
d'une
spécialisation
des
lits existants
ou
redéploiement
des lits MCO
existants (recommandation
inscrite au Rapport
LARCHER
du
10 avril 2008).
Les
soins
de
suite
et
de
réadaptation
s'intègrent
pleinement
dans
la
filière
gériatrique
puisqu'ils
sont
destinés
à
assurer
dans
une
approche
globale
du
patient
âgé,
après
la
phase
aiguë
de
la
maladie,
le
prolongement
des
soins
actifs
ainsi
que
les
traitements
nécessaires
à
la réadaptation,
en
vue
du
retour
à
une existence
autonome.
L'admission
dans
ces
SSR
peut
être
directe,
sans
passage
systématique
par
un
service
de
court
séjour,
sous
réserve
qu'une
évaluation
gériatrique,
justifiant
l'orientation
vers
un
service
de
soins
de
suite
et
de
réadaptation
ait
été
préalablement
réalisée.
Le
service
travaille
donc
en
partenariat
très
étroit
avec
les
autres
acteurs de la filière gériatrique.
L'intégration
formalisée
et
progressive
de
l'unité
dans
un
réseau
gériatrique
de
proximité
orienté
vers
les
professionnels
libéraux,
les services
à domicile
et les
EHPAD
doit être
entreprise.
L'efficience
des
soins
de
suite
et de
réadaptation
de
la personne
âgée
conduisant
à un
retour
à domicile
optimal,
est tributaire d'une bonne
organisation de la filière gériatrique.
il n'est plus
question
d'envisager le retour au
domicile
sans
s'être
préoccupé
des
bonnes
conditions
de
ce
retour.
25
Si là solution
du
placement
en
EHPAD
est préconisée,
les SSR
doivent
pouvoir
offrir en
lien
avec
le réseau
de
coordination
gériatrique
des
propositions
de
solutions
à la personne
où
à son
entourage.
b}
Localisation
et quantification
L'accueil
des
patients
doit
s'effectuer
dans
des
unités
de
20
à
0
lits
regroupés,
pour
une
offre
de
soins
équivalente
à 3 lits pour
1000
habitants
âgés
de
75
ans
et plus
(Plan
Solidarité
Grand
Age).
La
notion
de
proximité
des
soins
est
à privilégier
pour
les
implantations
retenues.
Les
besoins estimés
à partir des
projections démographiques
pour chaque
territoire de santé s'établissent
à
2010
comme
suit :
Territoire de
santé
Nord-Est
Nord-Ouest
Sud-Est
Sud-Ouest
Lits SSR
gériatriques
123
152
113
125
Les
unités
de
SSR
gériatriques
doivent
également
comporter
autant
que
de
besoins
des
lits identifiés
de
soins
palliatifs,
une
réelle
articulation
entre
les
réseaux
de
santé
« Personnes
Agées
», de
soins
palliatifs
et
le cas
échéant
de
cancérologie
restant indispensable.
Une
unité
identifiée
« cognitivo-comportementale
» destinée
aux
patients
atteints
de
la maladie
d'Alzheimer
ou
de
maladies
apparentées
sera
à créer
lorsque
nécessaire
au
sein
de
la RRF
gériatrique
(Plan
Alzheimer
2008-2012). Les
soins
de
suite
à vocation
gériatrique
sont
des
services
de
soins
fonctionnant
en
liens
étroits
avec
le
secteur médico
sociat,
La
notion
de
proximité
des
soins
de
suite
est
très
importante.
Les
services
de
soins
de
suite
et
de
réadaptation
gériatriques doivent être développés
sur l'ensemble de {a région
à un bon
niveau de proximité,
20.22.11
- Le
rôle
des
établissements
et services
de
santé
mentale
Les
établissements
et services
de
santé
mentale
devraient
être
dotés
d’un
cadre
spécifiquement
adapté
à
la prise
en
charge
des
troubles
psychiatriques
de
la personne
âgée.
Avec
le Vieillissement
de
la population,
toutes
les
prévisions
s'accordent
sur
l'augmentation
prévisible
de
la
prévalence
des
états démentiels
(Alzheimer
et autres
démences)
dans
la population.
Les
démences
cependant
ne
résument
pas
toutes
les
pathologies
mentales
des
personnes
âgées,
celles
26des
malades
mentaux
âgés,
ni
celle
des
troubles
mentaux
et
de
la
souffrance
psychique
liée
au
vieilissement,
à la co-
morbidité
handicap-
santé
mentale,
à l'association
poly pathologique
due
à l'âge,
le
tout
survenant
dans
un
contexte
de
désavantage
physique,
sensoriel,
fonctionnel
et
souvent
financier,
famitial et social. Les
trajectoires
de
soins
des
personnes
âgées
souffrant
de
problèmes
psychiatriques
doivent
s'inscrire
dans
une
filière
de
soins
géronto-
psychiatrique,
pluri disciplinaire,
offrant
un
panel
de
ressources
adaptées
aux
besoins
de
ces
personnes,
à domicile
ou
en
institution.
Les
unités
de
soins
en
géronto
psychiatrie
doivent être
des
lieux de soins
actifs et spécifiques
permettant
d’accueillir pour une durée temporaire
des patients à profil gériatrique
atteints de troubles
mentaux.
La
continuité
des
soins
entre
référent
psychiatrique
et référent
somaticien
doit être
assurée
et formalisée
sous
forme
de
conventions
entre
les établissements
de
rattachement.
Chaque
projet
d'établissement
de
santé
mentale
doit
prévoir
un
volet
obligatoirement
consacré
aux
personnes
âgées
et à la psycho-gériatrie.
La
psychiatrie
doit constituer
une
composante
des
équipes
d'évaluation
médico-psycho
sociale.
20.2.2.12 -
La prise
en charge
de la démence
de type ALZHEIMER
au
stade
sévère
a)
Définition
et objectifs
L'enquête
PAQUID
(INSERM
U593
Université
Bordeaux
2) évalue
la prévalence
de
la maladie
d'Alzheimer
et des
syndromes
apparentés
à17,8%
chez
les
personnes
de
75
ans
et plus.
Cette
prévalence
augmente
avec
l'âge et double
environ
tous
les
5 ans.
Il faut
donc
s'attendre
à
ce
que
le
nombre
de
personnes
âgées
atteintes
de
la
maladie
d'Alzheimer
ou
apparentées
croisse fortement
dans
les années
à venir, et faire face aux difficultés
particulières
posées
par
la perte
d'autonomie
et les
pathologies
associées,
qui
retentissent
lourdement
sur
l'entourage
(60%
des
personnes
présentant
une
démence
sévère
vivent
à domicile
et 40%
en
EHPAD).
La
filière
gériatrique
doit
organiser
l'accompagnement
et
les
soins
pour
les
personnes
atteintes
de
la
maladie
d'Alzheimer
ou
de
maladies
apparentées
(circulaire
n°2007-117
du
28
mars
2007).
Les
structures
hospitalières
constituent
un
des
acteurs
pivot
de
la prise
en
charge
au
sein
de
la
filière
gériatrique,
de
part
leur
implication
en
amont,
en
aval
ou
pendant
le
suivi
du
patient
(à
domicile,
en
structure
médico-sociale
(SSIAD,
EHPAD)
ou
HAD).
27
b}
Implantation
Chaque
territoire
de
santé
doit
disposer
de
2
équipes
mobiles
de
gériatrie,
capables
d'intervenir
tant
en
milieu hospitalier (en intra, en extra} qu'au
domicile ou
en EHPAD
si besoin est.
Chaque
territoire
de
santé
doit
offrir
le
bénéfice
de
consultations
gériatriques
et
de
consultations
mémoire
pour
leur ressortissants
territoriaux
(a minima
2 par territoire).
Les structures
hospitalières
participeront
aux actions
relevant des
Maisons
pour l'Autonomie
et l'intégration
des
malades
Alzheimer
(MAIA),
notamment
en
matière
de
coordination,
de
diagnostic
(bilan
Alzheimer),
dispositif d'annonce
(référence
Plan Alzheimer 2008-2012).
Le
dispositif
sanitaire
s'articule
notamment
avec
celui
du
champ
médico-social
dans
la
recherche
de
la
solution
appropriée
selon
l'état de
santé
du
patient
:
-
l'accueil
de jour en
EHPAD
-
l'accueil de nuit en EHPAD
-
l'accueil de
répit pour
les aidants
-
l'hébergement temporaire
en EHPAD
-
l'hébergement
complet
en
unité
Alzheimer
en
EHPAD
La coordination
avec
le médecin
traitant est également
un
point fort à consolider.
Les
réseaux
de
santé
comme
« ALOÏSE
» existant
pour
le territoire
Sud-Ouest
concourent
au
maintien
au
domicile des
personnes
âgées
atteintes de la maladie
d'Alzheimer ou apparentées.
20.2.2.13
-
Les
unités
de
soins
de
longue
durée
(ÜSLD)
20.2.2.13.1
- Contexte
réglementaire
Article
46
de
la
Lai
n°
2005-1579
du
19
décembre
2005
de
financement
de
la
sécurité
sociale
pour
2006
Cet
article
prévoit
:
-
{a
redéfinition
des
Unités
de
Soins
de
Longue
Durée
(USLD)
afin
de
permettre
aux
personnes
âgées
de
bénéficier
d’une
prise
en
charge
adaptée
à
leurs
besoins,
soit
dans
le
secteur
sanitaire,
soit
dans
le
secteur
médico-social
:
-
la
réalisation
de
coupes
transversales
à
visée
statistique
par
les
médecins
des
établissements
sites
d'USLD,
conventionnés
ou
non,
ayant
un
statut
juridique
sanitaire,
en
fonction
d'un
28
AM-référentiel
fixé
par
arrêté
ministériel
;
-
la
réintégration
des
USLD
dans
l'objectif
national
de
dépenses
de
l'assurance
maladie
(ONDAM)
;
-
la
répartition
des
capacités
d'accueil
et
des
crédits
entre
le
secteur
sanitaire
(USLD)
et
le
secteur
médico-social
(USLD
redéfinie
ou
EHPAD).
Arrêté
du
12
mai
2006
relatif
au
référentiel
destiné
à
la
réalisation
de
coupes
transversales
dans
les
unités
de
soins
de
longue
durée
IE définit
ainsi
les
USLD :
-
«les
unités
de
soins
de
longue
durée
(USLD)
accueillent
et
prennent
en
charge
des
personnes
présentant
une
pathologie
chronique
ou
une
poly
pathologie,
soit
active
au
long
cours,
soit
susceptibles
d'épisodes
répétés
de
décompensation,
et pouvant
entraîner
ou
aggraver
une
perte
d'autonomie.
Les
situations
cliniques
susmentionnées
requièrent
un
suivi
médical
rapproché,
des
actes
médicaux
itératifs,
une
permanence
médicale,
une
présence
infirmière
continue
et
l'accès
à
un
plateau
technique
minimum
».
Circulaire
n°
193
du
10
maï
2007
Elle
inscrit
la
réforme
des
USLD
dans
la
révision
du
volet
«
Personnes
âgées
»
du
Schéma
Régional
d'Organisation
Sanitaire
de
troisième
génération
(SROS
HI),
en
terme
d’implantations
et
d'objectifs
quantifiés
exprimés
en
journées.
Elle
précise
l'évaluation
territoriale
et
régionale
des
besoins
-
sur
la
base
des
résultats
de
la
coupe
transversale
PATHOS
réalisée
en
2006;
-
en
tenant
compte
de
l’évolution
démographique
attendue,
de
l'estimation
du
nombre
de
personnes
âgées
prises
en
charge
dans
les
établissements
d'hébergement
pour
personnes
âgées
(EHPAD),
de
Flidentification
de
groupes
de
patients
particuliers
(âge,
symptomatologie,
pathologie)
pouvant
bénéficier
de
prises
en
charge
spécifiques
dans
certaines
USLD,
Elle
prévoit
une
partition
pluriannuelle
et
concertée
:
-
des
capacités
sur
la
base
d'un
socle
sanitaire
minimum
constituant
les
USLD
redéfinies
de
taille
critique
suffisante
et
économiquement
viables
;
-
des
crédits
répartis
en
fonction
du
GIR
moyen
pondéré
soins
(GMPS).
20.2.2.13.2
- Méthodeclogie
Type
d'enquête
Il
s'agit
d’une
étude
descriptive
qui
évalue,
au
moyen
d'une
coupe
transversale
sur
site,
l'état
de
santé
global
de
toutes
les
personnes
présentes,
un
jour
donné,
dans
les
unités
de
soins
de
longue
durée
(USLD)
des
quatre
territoires
de
santé
de
la
région
Picardie.
29
Référentiel Le
référentiel
destiné
à
la
réalisation
de
l'enquête
est
défini
par
l'arrêté
du
12
mai
2006
Il prend
en
compte
les
données
issues
de
l’outil
Pathos
et
comporte
quatre
rubriques
:
1
Des
données
d'identification
des
unités
de
soins
existantes
2
Des
pré
requis
concernant
la
continuité
des
soins
et
de
la surveillance
3
Desindicateurs
de
profil
des
soins
requis
issus
du
logiciel
Pathos
4
Unindicateur
de
fréquence
des
épisodes
de
décompensation.
Le
logiciel
GALAAD
Les
pathologies
et
les
besoins
d'aides
et
de
soins
de
chaque
personne
présente
au
moment
de
l'étude
sont
évalués
par
deux
types
de
modèles :
1
le
modèle
AGGIR
(Autonomie
Gérontologique
et
Groupes
Iso
Ressources)
permet
d'évaluer
les
besoins
en
soins
de
base
(aide
aux
actes
essentiels
de
la
vie
et
soins
d'hygiène)
liés
à
la
perte
d'autonomie
corporelle
et
mentale,
2
le
modèle
PATHOS
permet
d'évaluer
les
niveaux
de
soins
médicaux
et
techniques
liés
à
la poly
pathologie.
Le modèle
PATHOS
A
partir
des
situations
cliniques
observées,
ce
modèle
évalue
les
soins
médico-techniques
nécessaires
pour
assumer
la
prise
en
charge
de
toutes
les
pathologies
d'une
population
de
personnes
âgées,
en
établissement
ou
à
domicile.
Ce
modèle
comporte :
1
un
thésaurus
de
49
états
pathologiques
plus
un
50°"
dénommé
« aucune
pathologie
pertinente
à
retenir
»,
2
12
profils
de
stratégie
thérapeutique
ou
profils
de
soins
indiquant
la
gravité
de
l’état
pathologique.
Profil
F1
Soins
importants
et
multiples
avec
surveillance
médicale
quotidienne
Pronostic
vital
en
jeu
dans
l'immédiat
Profil
T2
Equilibration
et
surveillance
rapprochée
Surveillance
médicale
pluri-hebdomadaire
et
permanence
infirmière
24h
sur
24
Profil
P1
Soins
de
prise
en
charge
psychiatrique
de
crise
Profil
P2
Soins
de
prise
en
charge
psychiatrique
continue,
soutien
psychothérapique
ProfilR1
Rééducation
fonctionnelle
intensive,
le plus souvent
individuelle
Profil
R2
Rééducation
fonctionnelle
d'entretien,
le
plus
souvent
collective,
ou
allégée
chez
un
30
MG;patient
ne
pouvant
supporter
une
rééducation
intensive
Profil
CH
Plaies,
soins
locaux
complexes
et
long
(opérés
récents,
plaies
importantes,
dermatose)
mobilisant
l'infirmière
au
moins
30
mn
tous
les
deux
jours
Profil
DG
investigations
pour
un
état
non
diagnostiqué
Profil
M1
Soins
palliatifs
lourds
psychothérapiques
et
ou
techniques
Profil
M2
Soins
palliatifs
d'accompagnement
d'affections
terminales
conduisant
au
décès
à
plus
ou
moins
longue
échéance
Profil
Si
Surveillance
épisodique
programmée
au
long
cours
des
affections
chroniques
stabilisées
et
de
leurs
traitements
Profil
S0
Absence
de
toute
surveillance
ou
de
traitement
(pathologie
séquellaire,
traitement
inutile
ou
inefficace)
À
chaque
état
pathologique
ne
correspond
qu'un
nombre
limité
de
profils
:
250
couples
« état
pathologique-profil
» décrivent
l'ensemble
des
situations
rencontrées
en
gériatrie.
Un
algorithme
mesure
pour
chaque
couple
«
état
pathologique-profil
»
Les
niveaux
de
soins
nécessaires
à
sa
prise
en
charge
dans
huit
postes
de
ressources
qui
représentent
les
huit
acteurs
des
soins
: médecin,
psychiatre,
infirmier,
rééducation,
psychothérapie,
biologie,
imagerie,
pharmacie.
Ces
huit
indicateurs,
calculés
pour
une
population
sur
la
base
de
niveaux
movens
de
sains
nécessaires
par
personne
sont
exprimés
en
points,
correspondant
à
des
unités
différentes
selon
les
postes
de
ressources,
rapportés
à
une
valeur
maximale
de
100.
Après
analyse
des
associations
de
pathologies
présentées,
l'algorithme
réalise
une
sommation
pondérée
des
moyens
requis
dans
les
huit
postes
de
soins.
Deux
autres
indicateurs
synthétiques
sont
utilisés
dans
cette
enquête
transversale
:
-
Îles
« Soins
Médicaux
et Techniques
Importants
» {SMTI)
:
un
patient
est
SMTI
quand
il
présente
un
ou
plusieurs
couples
«
état
pathologique-profil
»
imposant
une
permanence
infirmière
24
heures
sur
24
et
une
surveillance
médicale
rapprochée
pluri
hebdomadaire;
-
le
PATHOS
Moyen
Pondéré
(PMP)
:
le
PMP
est
un
indicateur
global
de
charge
en
soins
médicaux
et
techniques
pour
la
prise
en
charge
des
poly
pathologies
dans
une
population
donnée.
Les
populations
« SMTI
» et « non
SMTI
» peuvent
être
subdivisées
en
« groupes
de
patients
proches
»
(GPP}
rassemblant
des
personnes
ayant
des
besoins
qualitativement
et
quantitativement
comparables :
SMTI
Non
SMTI
GPP1
Pronostic
vitai
en
jeu
au
quotidien
GPP6
Déments
susceptibles
d'être
perturbateurs
GPP2
Prise
en
charge
psychiatrique
de
crise
GPP7
Mourants
non
lucides
GPP3
Rééducation
intensive
GPP8
Pathologies
chroniques
stabilisées
GPP4
Soins
palliatifs
GPP9
Autres
situations
non
SMTI
31
AIS
GPP5
Autres
situations
SMTI
20.2.2.13.3
- Résultats
de
l'évaluation
des
besoins
Il'est
rappelé
que
la
réforme
des
USLD
est
engagée
depuis
2007
et
étalée
sur
3
ans
: 2008
à
2010.
2868
personnes
étaient
présents
au
jour
de
la
coupe.
Les
coupes
réalisées
à
l'été
2006
ont
chiffré
à
1392
lits
le
nombre
de
lits
« pathosifiés
»
en
Picardie,
dont
: -
525
pour
le territoire
Sud-ouest
{yc
Liancourt
APHP
89
lits),
-
415
pour
le
Nord-ouest,
-
241
pour
le
Nord-est,
-
211
pour
le Sud-est.
Chaque
établissement
de
santé
à
été
destinataire
des
résultats
de
sa
coupe
PATHOS.
20.2.2.13.4 - La mise
en
œuvre
de la réforme
des
USLD
Un
minimum
de
30
lits
par
unité
autorisée
est
retenu
comme
le seuil
d’efficience
pour
une
USLD.
Ce
seuil
s'entend
comme
un
référentiel
d'organisation.
Au-delà
de
30
lits,
if convient
de
raisonner
par
multiple
de
15
ou
30
lits.
L'idéal
est
d'organiser
les
multiples
de
30
lits
sur
un
même
niveau,
de
manière
à
optimiser
la
prise
en
charge
des
personnes
soignées
et
les
personnels
affectés
à
la continuité
des
soins,
Les
établissements
disposant
d'USLD
requalifiables
ont
été
invités
à
faire
délibérer
leurs
instances
sur
leur
engagement
dans
la
réforme
des
USLD.
Cette
réforme,
qui
doit
se
mettre
en
place
de
manière
neutre
au
plan
tarifaire
comme
pour
les
personnes
hébergées,
est
mise
en
œuvre
en
3 tranches :
-
une
première
en
2008
pour
laquelle
les
établissements
devaient
s'engager
en
2007,
-
une
seconde
en
2009
pour
laquelle
les
établissements
se
sont
engagés
en
2008,
-
une
dernière
pour
laquelle
ils
devront
s'engager
en
2009
pour
mise
en
œuvre
en
2010.
La
1*° tranche
a concerné
les
12 établissements
suivants,
représentant
735
lits requalifiés
:
-
Territoire
Nord-ouest
: CH
de
Doullens
(35
lits),
CH
de
Roye
(35
lits),
H1
de
Saint
Valéry
(68
lits)
;
-
Territoire
Nord-est
: CH
de
Chauny
(44
lits),
CH
de
Laon
(41
iits)
;
32
M& --
Territoire
Sud-ouest:
CH
de
Beauvais
{100
lits),
CH
de
Clermont
(88
lits),
CH
de
Chaumont
en
Vexin
(80
lits),
CH
de
Senlis
(73
lits),
Fondation
Condé
{51
lits) ;
-
Territoire
Sud-est
: CH
de
Compiègne
(73
lits),
CH
de
Noyon
(47
lits).
Ces
établissements
sont
entrés
dans
la
réforme
à compter
du
1” janvier
2008
sur
la
base
des
arrêtés
de
partition
signés
conjointement
par
le
préfet
de
département
concerné
et
le
directeur
de
l’ARH
en
date
du
13
décembre
2007.
À
contrario,
ces
12
établissements
ont
vu
415
de
leurs
lits
requalifiés
en
EHPAD,
soit
36
%
des
capacités
antérieurement
en
USLD,
L'accompagnement
financier
de
la
réforme
s'élève
pour
les
12
établissements
susvisés
à
4,4
M€
en
crédits
DAF
reconductibles
dès
2008.
Cet
abondement
supplémentaire
doit
leur
permettre
de
renforcer
la
médicalisation
et
la
paramédicalisation
des
USLD
requalifiées
pour
prendre
en
charge
les
personnes
SMTI-requérantes. La
seconde
tranche
validée
par
la
DHOS
en
2008
concerne
les
établissements
suivants
:
-
Territoire
de
santé
Nord-ouest
: CHU
d’Amiens
(190
Hits),
CH
de
Montdidier
(30
lits},
CH
de
Corbie
(30
lits),
CH
de
Ham
(30
lits)
;
-
_ Nord-est
: MS.
Bohain
(30
lits),
-
Sud-est
: HL
de
Crépy
en
Valois
{30
lits} ;
-
Sud-ouest
: HL
de
Grandvilliers
(31
its).
La
troisième
tranche
n'est
pas
déterminée
à
ce
jour.
20.2.2.13.5
— La
planification
des
besoins
en
USLD
à moyen
terme
L'exercice
de
planification
que
constitue
le
SROS
se
distingue
de
la
requalification
susvisée
issue
de
la
réforme
des
USLD.
Elle
repose
toutefois
sur
la
même
approche
organisationnelle
d'unités
de
30
lits
et
plus. La
planification
régionale
intègre
les
besoins
liés
au
Vieillissement
de
la
population
depuis
la
coupe
PATHOS
2006,
et
vise
à
répondre
non
seulement
aux
inadéquations
de
prise
en
charge
constatées
en
USLD
{champ
de
la
réforme),
mais
aussi
à
celles
pouvant
être
constatées
en
EHPAD
(plusieurs
établissements
ont
procédé
à
une
évaluation
des
besoins
en
EHPAD
sur
la
base
de
la
méthodologie
PATHOS)..
‘
De
cette
façon,
il est
proposé
de
retenir
le
principe,
dans
la
présente
révision
du
SROS
3,
d'un
indice
bas
correspondant
aux
capacités
requalifiées
en
USLD
à
l'issue
de
la
3°
tranche
de
la
réforme
des
USLD,
et
d’un
indice
haut
de
10
lits
d'USLD
pour
1000
habitants
de
75
ans
et
plus.
33
AMF
Territoire Région * SO
incluant
Villemin
Paul
Doumer
APHP
Compte
tenu
des
données
du
tableau
ci-dessus,
le
principe
décrit
précédemment
est
adapté
comme
suit
:
- pour
les
territoires
Nord-ouest,
Nord-est
et
Sud-est,
la
fourchette
basse
de
l'objectif
quantifié
de
l'offre
de
sons
en
volume
est
calculée
selon
les
données
de
la
coupe
PATHOS
2006
et
la fourchette
haute
sur
la
base
de
l'indice
de
10
lits
pour
1000
habitants
de
75
ans
et
plus
;
- pour
le territoire
Sud-ouest
la fourchette
basse
est
celle
de
l'indice
de
10
lits
pour
1000
habitants
de
75
ans
et
plus,
et
la
fourchette
haute
celle
résultant
des
données
de
la
coupe
PATHOS
2006
incluant
les
capacités
de
l'AP-HP
à Liancourt.
20.2.2.14 - LES
BESOINS
EN
GERCNTOPSYCHIATRIE
a)
Définition
et objectifs
La
circulaire
2007-176
du
30
avril
2007
relative
à
la
prise
en
charge
des
troubles
psychiatriques
des
personnes
âgées
énonce
les
orientations
relatives
à
la
prise
en
charge
des
sujets
âgés
souffrant
de
troubles
psychiques.
34
NFLa
gérontopsychiatrie
pourrait
être
définie
comme
étant
ia prise
en
charge
des
troubles
psychiatriques
des
sujets âgés ou de patients chez
lesquels survient une
pathologie
psychiatrique
après
65 ans.
Cette
prise en charge
est à distinguer de la prise en charge
de
personnes
âgées
démentes
présentant des
troubles
du
comportement,
associés
ou
non
à
des
comorbidités
psychiatriques
qui
relèvent
du
dispositif
gériatrique. Les
modes
de
prise en
charge
et les traitements
spécifiques
destinés
aux
patients
psychiatriques
âgés
font
l'objet du volet révisé « Psychiatrie
» du SROS
3.
b}
Impiantation
L'offre
de
soins
doit
proposer
l'hospitalisation
complète,
et
des
dispositifs
d'alternative
à
l'hospitalisation
{hospitalisation de jour, CMP,
CATTP}.
Actuellement,
El existe des
unités
de
psychogériatrie
pour
3 des
territoires
de
santé
:
-
EPSM
Prémontré
(Nord-Est et Sud-Est)
;
-
CH
gérontologique
de La Fère
(Nord-Est)
;
- _
CHide
Clermont
(Sud-Ouest
et secteurs
de
Compiègne
et de
Noyon)
;
-
CH
Philippe
Pinel
à Amiens
(Nord-Ouest).
L'ensemble
des
quatre
territoires
de
santé
doit
pouvoir
disposer
de
l'offre
de
soins
adéquate
à
la
prise
en
charge
des
personnes
âgées,
Des
petites
unités
de
gérontopsychiatrie
peuvent
être
constituées
au
sein
des
établissements
psychiatriques
destinées
à
prendre
en
charge
en
milieu
spécialisé
et
pour
des
durées
courtes
les
personnes
présentant une
symptomatolcgie
trop importante
pour un accueil en ambulatoire,
Des
équipes
mobiles
de
psychiatrie
sont
à mettre
en
œuvre
(il n’en
existe
pas
de
constituées
à l'heure
actuelle). L'hospitalisation
de
jour,
inexistante
actuellement,
est
à
organiser
notamment
pour
des
prises
en
charge
conjointes
avec
les services
de gériatrie et les bilans.
Données
par territoire de santé
pour l'orientation
théorique
en gérontopsychiatrie
:
467
personnes
relèveraient
d’une
orientation
en
gérontopsychiatrie.
La
répartition
des
patients
selon
l'orientation
théorique
en
gérontopsychiatrie
(SMTI
à
dominante
psychiatrique
et
patients
présentant
deux
affections
psychiatriques
P2
dans
les
GPP
6
et
9)
figure
dans
35
PAS
les
tableaux
suivants.
Territoire
Nord
Ouest
USLD
SMTI
Non
SMTI
Total
Abbeville
0
0
0
Albert
3
3
6
Amiens
27
17
44
Corbie
â
1
5
Doullens
6
2
8
Montdidier
2
0
2
Roye
12
1
13
Rue
3
3
6
Saint
Valéry
7
2
9
total
64
29
93
Territoire
Nord
Est
USLD
SMTI
Non
SMTI]
Total
Bohain
1
9
10
Chauny
2
10
12
Guise
1
0
1
La
Fère
0
0
0
Laon
12
3
15
Le
Nouvion
2
0
2
Saint
Quentin
5
32
37
Ham
6
0
6
Péronne
1
1
2
Total
30
55
85
Territoire
Sud
Quest
USLD
SMTI
Non
SMTI
Total
Beauvais
33
5
38
Conde
chantilly
7
0
7
Chaumont
15
0
15
Clermont
53
0
53
Crevecoeur
3
2
5
Grandvilliers
9
1
10
Liancourt
43
1
44
Nanteuïl
le
Haudoin
0
1
1
Pont
Ste
Maxence
2
1
3
Senlis
7
5
12
Total
72
16
188
$
36Territoire
Sud
Est
USED
SMTI
Non
SMTi
Total
Soissons
10
34
44
Chateau
thierry
4
0
a
Compiegne
28
0
28
Crepy
en
Valois
7
4
il
Noyon
13
1
14
Total
62
39
101
20.2.2.15
— Les
réseaux
de
santé
et réseaux
gérontologiques
20.2.2.15.1
- Les
Réseaux
de
Santé
Personnes
Agées
a)
Définition
et Objectifs
Les
réseaux
de
santé
« Personnes
Agées
» tels
que
définis
par
la circulaire
n°2007-197
du
15
mai
2007
relative
aux
réseaux
de
santé
« PA.»
et
au
référentiel
national
de
mise
en
œuvre,
s'adressent
prioritairement
à des
personnes
âgées
de
75
ans
et plus,
vivant et souhaitant
rester ou
retourner
à domicile.
Les
réseaux
de
santé
« PA.
» permettent
aux
personnes
concernées
de
bénéficier d'une
prise
en
charge
correspondant
le mieux
à
leurs
besoins
de
santé
et médico-sociaux,
la prise
en
charge
au
domicile
restant
privilégiée. Les
réseaux
favorisent
la
coordination
autour
de
la
personne
âgée
de
tous
les
acteurs
médicaux,
paramédicaux,
sociaux
et médico-sociaux.
Les réseaux de santé
personnes
âgées
ont pour objectifs :
-
le repérage
des
personnes
en
situation
de
rupture
socio-sanitaire
-
d'établir
un
plan
d'intervention
personnalisé
en
équipe
pluridisciplinaire
(diagnostic,
proposition
de
plan
d'intervention,
soutien
aux
aidants
et intervenants
professionnels)
-
la mise
en
œuvre
d'actions
d'information
et d'éducation
de
la santé
-
la
définition
et
la
gestion
de
l'organisation
des
relations
avec
les
financeurs
intervenants
dans
la
prise
en charge,
pour
éviter toute
rupture
dans
cette
prise
en
charge
b)
Implantation
37
L'aire géographique
du
réseau
, établie
en
association
avec
le Conseil
Générat
concerné,
tient compte
des
ressources
et
compétences
médico-sociales
disponibles
ainsi
que
de
l'organisation
territoriale
de
la filière
gériatrique. Le
réseau
gériatrique
devrait assurer
le suivi d'un
minimum
de
200
patients
par
an.
Les
réseaux
de
santé
personnes
âgées
doivent
rechercher
une
articulation
avec
les
autres
réseaux
de
santé
du
territoire
(soins
palliatifs,
douleur,
cancérologie.….),
une
mutualisation
des
fonctions
support
étant
souhaitée. Les
réseaux
de
santé
personnes
âgées
sont
complémentaires
des
Centres
Locaux
d'Information
et
de
Coordination
(CLIC).
L'information
et là coordination
sont
organisées
comme
suit
:
- département
de
l'Aisne :
9 CLICS,
répartis
sur l'ensemble
du
territoire départemental
-
département
de
l'Oise
:
4
CLICS
en
2006,
faisant
place
progressivement
à
des
« relais
autonomie
»,
lieux
d'accueil,
d'information
et
d'orientation
dédiés
aux
personnes
en
pertes
d'autonomie
{personnes
âgées
et
handicapées)
pour
des
réponses
convergentes
à
ces
publics.
Deux
relais
ont
été
ouverts
en
2007,
deux
le seront
en
2008,
et trois
en
2009
- département
de
la Somme
: 4 Coordinations
Territoriales
ls sont également
complémentaires
aux
réseaux
de
santé
gérontologiques
(cf point 4.2).
Pour
la
Picardie,
il est
souhaité
que
chaque
territoire
constitue
un
réseau
de
santé
personnes
âgées
par
filière gériatrique. 20.2.2.15.2 — Les réseaux
gérontologiques
a)
Définition
et Objectifs
En
référence
à
la
circulaire
n°
2004-452
du
16
septembre
2004,
les
réseaux
de
santé
répondent
aux
besoins
spécifiques
de
la populaïion,
ou
à des
pathologies
particulières
ou
encore
à certaines
activités
du
champ
sanitaire.
Les
réseaux
de
santé
gérontologiques
concernent
les
personnes
âgées
souffrant
de
maladies
chroniques
ou
aïgues
nécessitant
une
prise
en
charge
pluridisciplinaire.
Les
réseaux
de
santé
gérontologiques
offrent
une
expertise
médicale
faciement
mobilisable
permettant
aux
personnes
âgées
polypathologiques
de
bénéficier
d’une
prise
en
charge
globale
et continue.
38
AULe
réseau
doit
également
assurer
la
continuité
des
soins
sans
rupture
pendant
toute
la
trajectoire
du
patient,
de
l'amont jusqu'à
l'aval
(consultation
chez
le généraliste
et spécialiste,
hospitalisations
en
court
séjour ou soins
de suite et, le cas
échéant,
en
unités de
soins
psychiatriques,
retour à domicile
avec soins
ambulatoires…}. Le
plus
souvent
sollicité
par
le
médecin
généraliste,
référent
du
patient,
le
réseau
permet
l'articulation
contractualisée
autour
de
la personne
âgée
fragile
{et de
son
entourage)
de
toutes
les
institutions
et acteurs
des
champs
d'intervention
concernés
: ville/hôpital,
médical/paramédical,
sanitaire/social,
psychiatrie,
associations
d'aides
et de
soins
aux
personnes
âgées,
usagers
et famille.
b)
Implantation
Eu
égard
à
Forganisation
de
la
filière
gériatrique,
il
est
souhaitable
qu'au
moins
un
réseau
de
santé
gériatrique
soit constitué
par teritoire
de
santé.
C'est
au
sein
d'un
réseau
gérontologique
que
doit s'opérer
l'articulation
de
toutes
les
structures
concourant
a la préservation
de
l'état de santé
et de
l'autonomie
de
la personne
âgée.
Des
conventions
passées
entre
celles-ci,
des
coopérations
poussées
le
cas
échéant
sous
forme
de
groupements
de
coopération
permettront
de
mettre
au
point
leurs
complémentarités
dans
la
filière
gériatrique. Des
conventions
avec
les
acteurs
médico
sociaux,
le
Conseil
général,
les
caisses
d'Assurance
Maladie
permettront
de
préciser
les
relations
afin de
coordonner
la démarche
vers
le plan
d'aide.
Elaboré
à
partir
d'un
service
hospitaker
de
la
filière
gériatrique
reconnu
pour
sa
compétence
dans
le
domaine
et des
professionnels
de
santé
libéraux,
le réseau
de
coordination
est
constitué
autour
d’un
noyau
composé
dans
un
premier
temps
d'un
référent
médical
(vacations
ou
temps
partagé},
d'un
cadre
de
santé
ou
d’une
infirmière
coordonnatrice
ayant
une
parfaite
connaissance
des
milieux
hospitalier
et
médico
social
et d'un temps
de secrétariat médical.
Ce
staff sollicité
par les différents
acteurs
du
réseau
.(cf schéma
en
annexe
) travaillant
en
lien
avec
les
CLIC
dont
la couverture
géographique
concerne
une
population
de
30
000
à 40
000
personnes
âgées
de
60
ans
et plus
, doit être
en
mesure
d'offrir aux
personnes
âgées
dont
l'état de
santé
et de
dépendance
nécessitent
l'aide
de
plusieurs
intervenants
une
coordination
des
soins
et des
aides
dont
il a besoin
après
évaluation
par les services
compétents
du
réseau.
39
AR-
20.2.2.16
— La
prise
en
charge
en
oncogériatrie
a)
Définition
et objectifs
Les
modes
de
prise
en
charge
et
les
traitements
spécifiques
destinés
aux
patients
atteints
de
cancer
font
l'objet du volet révisé « Cancérologie
» du SROS
3.
b)
Implantation
Actuellement
au
niveau
régional
il n'existe
qu'une
équipe
mobile
d'oncogériatrie
implantée
dans
le territoire
Sud-Ouest
(Centre
Hospitalier
de
Senlis).
Il est
nécessaire
d'atteindre
à
terme
la
constitution
d'une
(a
minima}
à deux
équipes
par
territoire
de
santé,
sachant
que
70%
des
cancers
surviennent
chez
les
sujets
âgés
de
70
ans
et plus.
Au
minimum
une
consultation
d'oncogériatrie
par
territoire
de
santé
est
à
organiser
pour
l'évaluation
des
patients
déjà
atteints
de
cancers
(une
fédération
inter-hospitalière
créée
entre
les
huit
établissements
supports
de
la filière
gériatrique
régionale
est
chargée
de
développer
les
outils
communs
et
le recueil
des
données). 20.2.2.17
- L'articulation
entre
le SROS
et le PRIAC
Concernant
la prise
en
charge
des
personnes
âgées,
l'articulation
avec
le volet
SROS
3 s'attache
à :
-
la
mise
en
place
de
consultations
avancées
au
sein
des
Hôpitaux
Locaux
(gérontologiques,
mémoire);
-
le développement
des
réseaux
gérontologiques
;
-
la mise
en
œuvre
de
la réforme
des
USLD
(requalification)
;
-
le développement
de
l'Hospitalisation
à Domicile
(HAD)
en
EHPAD ;
-
l'accroissement
des
capacités
de
prise
en
charge
des
SSIAD,
des
capacités
d'accueil
de
jour,
d'hébergement
temporaire.
Ainsi,
sont
inscrites
au
PRIAC
2068-2012
:
-
la programmation
de
1978
places
supplémentaires
d'EHPAD ;
-
la programmation
de 274
places supplémentaires
d'hébergement
temporaire
;
-
la programmation
de
415
places
supplémentaires
d'accueil
de jour ;
-
la programmation
de
1504
places
supplémentaires
de
SSIAD
Personnes
Agées.
40
AA -territoire
nord
ouest
-
activités
de
soins
existant
-nb
d'implantations
(etes)
tutur
- nb
d'Implantations
{sites)
volume
d'activité
2010
Abbeville,
Amiens
GHU
urgences,
CH
Ooullens,
CH
urgence
pédiatrique,
4 SMUR,
4
structures de médecine a2
urgences
pédiatriques, 2
à
4
4
SMUR
pédiatrique,
1
SAMU
T sacs
(Abbevilie,
St
Valéry,
Amiens,
Doullens,
à
.
Albert, Corbie, Montdidider)
Tstes (idem)
97000 à 112000 séjours
4
sites
(Abbeville,
Amiens,
Douflens,
Mantdiakder)
28
3
sites
(Abbavilé,
Amiens,
Ooulians)
48000
8
58000
séjours
3 sites (Abbeville, Amjens,
Doullens)
2 sites (Amiens CHU,
Abbeville GH}
2 sités (Amiens,
Abbeville)
réanimation
2
à 3
sites
(Amiens,
Abbeville,
Doullens)
1
site
(Amlens]:
2 centrés
(CHU,
SARL
PECY)
1 site
fidem)
2000/2000
235 f 280
(59 à 70 actes minimum7
1
ste
(Amiens)
radlofréquence
guraton)
site
(Amiens)
contre
: besoin
régional
380
= 200
M
2 sites (Abbeville, Amiens}
2 ses
(idem)
3051 Pre
fposser da
sa a snrrm
25tes
: Abbeville
[1
centre:
CH},
Amiens
{2
4
.
.
centres:
CHU,
SAS
cardiologie-urgences|
. 2stes (idem)
critères spécifiques
implantables
1
site
[Amiens
: CHU)
1
site
(2ème
centre
possible
4
Amiens}
critères
spécifiques
: 142
sites Amiens, Abbeville
: 2
sites
Amiens
Abbeville
2 sites
Amiens
Abbavita
1 site
Amiens
1 site
Amiens
sites
Amiens
Abbeville
Doullens
hospital
universiaire
aréc
US
2
(Amiens
et Abbeville)
2{idem)
néurovasculaire
de
séférence
1
(Amiens
: CHU)
À
dem)
neuravaseutaire
(Sel
subaïgue}
+
(Amiens
: CHU)
142
(impliqué
SAU,
RM,
Neuro]
2 (Amiens, Abbeville)
2 idem)
l'RC
par
palients
243
/ 311
dont
aternatives
extra rénale
1 HAralens)
1051135
d'autodialyse
4 Corbie,
Roys.
Rug,
$1 Valéry, Vilers
Erelonneux}
4
À
163000
à
196300
journées
À
site
fem
+
1
site
en
coopération
inter
territoriale
{implantation
à déterminer)
polyvalente
3 (Amiens,
Albert,
Corbie}
néurolègique
2 (Amiens,
Corbie]
0
à
1 {Amiens]
112000
à
135000
joumées
1 {Corble)
.
1 {Amiens}
7
Professionnel
ÿ
à
1 (Corbie)
Adomiclle
compta de
jour
de
nutt thérapeutique
thérapeutiques
psychlatrique
complète
périnatal
da
proximité
(CPP)
{A}
Intensls
(6)
réanimation
néonatale
(niveau
3]
cliniques
d'AMP
et
traitement
du
sperme
kngue
durée
mémoire
de
ressources
el
recherche
gériatique
(PÉG)
+
hôpial
de
jour
edra)
non
munie
de
détecteur
d'émission
de
positons
munie
de
détecteur
d'émission
de
posttons
en
coïncidence .
à émission,
caméra
à
positons
à
utilisation
clinique
Sektes
(Amiens,
Abbeville,
Doullens,
Albert,
ontdik
0
2
sites
{Amiens
et Abbedlie)
6
sites
(Amiens,
St
Valery,
Corbie,
Monididier,
2 (Amiens et Abbeville 2 (Amiens
et
Abbeville}
1 {Amiens}
3
(Amiens,
Abbeville
at
Montdidier}}
1 (amiens) À (Amiens)
3
2 sites (Cocbie,
Montdidier)
3
sites
(CH
Abbeville,
Amiens
CHU
et
clinique
Victor
Pauchet,
CH
Douliens}
1säe
{Amiens
: CHU}
1
she
(Amiens:
CHU}
+ site
(Amiens:
CHU
et Pauchet)
1
site(Amiens: CHU
et LABM
Mail
Albert
ler)
1 site (Amiens : CHU
et LAEM
Mail Albert ler
1
site
{Amiens:
CHU}
1 site
(Amiens
: CHU
et
LABM
Maïl
Albert
ler)
6 sites
(Amiens
CHU,
Corbie,
Doullans,
Montdidler,
Roye,
St
Valéry}
1
(Amiens
: CHU)
1
(Amiens
: CHU}
2 services (Abbeville, Amisns]
équipements
matériels
lourds
1 site : Amiens (5 sppareits) 1 site
: Amiens
(2
appareils)
2
sites:
Amiens
(3
apparelis),
Abbeville
{1
appareli}
4 sites
: Amiens
(6
appareils),
Abbeville
(2
appareïs},
Douflens,
Montdidier
3
à
S sites
{ avec
des
cegroupements}
1{Amiens
: CHU}
2
sites
idem)
8 à 8 sites (Idem + Deuliens
et Albert}
24$omme:
121548 journées en
2006)
Somme:
120000
à
148000
Journées
24{50omme
; 85
places)
Sommes
: 85
à
425
places
1
{kfem}
3 (fem) 1 idem)
T {Somme
: 6717 Journées}
Somme:
6500
à 1300
journées,
79 à
3
{Somme
: 70
places)
80
piaces
233sites 2assites
2 sûes (Abbeville, Amiens}
1 site (Amiens)
1 {item} {idem}Tidem) À fidem) 4 (idem)À fidem) Tagsies
151 475 à 162 425 jouées
1 idem)
1 42 {idem + Abbeville]
2 idem)
À à 2 (Amiens
: CHU, Abbeville]
142
(Amiens:
CHU,
Abbeville]
1
site
(idem)
S appareils
minimum
1
site
(idem)
2
appareës
appareil supplémentaire sur le site
2 shes
(for)
Amiens
(CRIM),
soit
5 appareils
au
total
appareit
SUpplémentaire
à
Abbeville
selon
activité,
so
8
à
12
appareils
au
total
2à4sitesterritoire
nord
est
-
activités
de
soins
existènt - nb d'implantations
[sites]
Ssites,
dont
2 structures
SAU
(St
Quentin,
Laon)
et 4
structures
UPATOU
{St
Quentin,
Péronne,
Hirson,
Chauny)
10
sites
(Guise,
Le
Nouvion,
Vervirs, , Hirson,
Ham,
Péronne,
St Quentin, Chauny,
La Fêre,
Laor}
5 sites (Hirson, Péronne, St Quentin, Chauny-
Tergnier,
Laon)
4
sites
(St
Quentin,
Laon,
Chauny,
Péronne}
2 sites (St Quentin,
Laon}
Take (1
centre : CH
S1 Quentin}
interventionneile
(sablation
par radiofréqui
{ fulquration}
1 site
(f
centre
: CH
Laon)
2 sites (Laon . St Quenün)
3sites
St
Quentin
Laon
Chaumy
Péranne
Asites
St
Quentin
Laon
Péronne
Ghaurny
site
Si
Quentin
o
2 sites
{St Quentin
st
Laon)
naurovasculaire de référence
o
9 (rmabs 1 unité de Neurologie
à $t Quentin}
d'hémodialyse
Z sites (St Quentin
et Laon)
2 {St Quentin, Chauny}
3
Â1
sites
(St
Quentin,
Guise,
Bohain,
Péronne,
Ham,
Laon,
Chauny,
La
Fère,
Hiron
Vervins,
2 sites (Ham, Vervins)
polyvalente
2 sites (St Quentin, St Gobain) 2 sites (St Quentin, St Gobain)
professionnelle
T sites
{St Quentin,
Ham,
Péronne,
Guise,
hauny,
Laon,
Le
Nouvion]
1 (LaFère)
2 (St Quentin
et Laon)
5
(St
Quentin,
Laon,
Le
Nouvion,
Guise,
Péronne) LD
F
futur - nb d'implantations {sites
5 ses
de médecine
d'urgence {dont St Quentin
: 1
8
2 urgences
pédiabiques
;
4
SMUR:
1 SAMU
10
sites
(idem,
avec
des
complémentarités
à
renforcer)
3
à
é sites
(Péronne,
St
Quentin,
Chauny-Tezgrier,
Laon)
2 sites {St Quentin, Leon)
cat
2
sites
(St
Quentin,
Laon)
à
3
ses
médice-
(Chauny,
Péronne,
Quentin}
1
site
(idem}
1 sie kem
{en coopération avec
les sites
de St
Quentin
et
de
Soissons)
2
sites
fiderm)
1
site
: Laon
{en
coopération
avec
les
sites
de
St
Quentin
at de
Soissons]
: 4
4 2 sites St
Quentin,
Chauny
#ites
St Quentin
Laon
: 2 sites
St
Quentin
Laon
51
site St
Quentin
2A3etes
St
Quentin
Laon
Chauny
1 site
StQuentin
ü
2 sites
(idem)2
283
11 sites (idem) 2 sites
(idem)
2
sites
(idem)
2 siles
(idem)
tsie
1
(en
cooptration]
0 à
1
site
{St
Gobain}
3
à
7 {regroupements
à
opérer)
182 2à3
5 à
10
(idem
+
Hisson,
Chauny,
Vervins,
Bohain,
Ham)
vokime d'activité 2010 26000 à 35000 séjours
600
à #00
50 actes minimum / centre - basoin
386 pour
200 / 1 000 000
hab,
(passer
de
560
8
037 /1
000
habitants
- faux
national}
critères
spécifiques
critères spécifiques
1278
dont ahematives 34
129200
à 155500 journées
41000
4 97700 joumées
W
intensifs (6)
{nivoau
3)
mémoire
de
ressources
et
recherche
mériredéristrique
scintillation
non
munie
de
détecteur
d'émission
de
pasitons
scntlaion
munie
de
détecteur
d'émission
de
positons
er
.tomégraphe
à émission,
caméra
à
positons
à utilisation médicale
6 (St Quentin, Prémontré, Laon, Cheuny,
Péri
Hireon)
# Qson, Tergrier,
Péronne, St Quentin}
1 {Pératine)
2 {Péronne,
EPSMDA} 3
2
(Prémontré,
Ghauny)
{St Quentin, Chauny, La Féro, Hison, Laon,
2
6ites (Guise
et
Hzson)
4 sites (St Quentin : CH et CI St Claude; CH
Péronne, CH Chauny, CH Laon)
2
sites
: St
Quentin
(CH)
et
Laon
{CH}
2 sites : St Quentin (CH) et Laon {CH dans le cadfe
d'urie
coopération
avec
CH
Soissons)
0 9
4
sites
(Bohain,
Chauny,
Laon,
Ham)
q
1 {St Quentin CH)
4
sites,
dont
2 services
(Si
Quentin,
Le
Nouvion},
2 unités
(La
Fère,
Péronne)
1
(La
Fére en
coopération
avec
Chauny}
q
équipements
matériels
lourds
1 site
: St
Quentin
(2
sppareës)
4 (St Quentin)
2 sites : St Quentin
(1 appareil], Laon (1
apparei)
5 sites
: St Quentn
(2
appareës},
Laon
(1
Chäuny {1 apparel}, Hrson,
6 (idem
; Aisne : 163459
Journées en
2005)
Aisne
: 147000
à 181000 joumées
4
(Aisne
: 84 places}
Aisne
: £4 à 120 places
TÜdem) 2 (idem) 9 Gdem)
3 (dem
+
Laon
; Aisne
: 4954
Joumées)
: 4900à 7600 Journées,
94 à
5 {Aisne
: 113 places)
places
Za sites Jadsites
2
sites
(St
Quentin
avec
coopération
public/privé,
Laon)
2 sites
(der)
87 965 à 130 670 loumées
C2 uppareës} Tappaure
À
appareï
supplémentaire
sur
le
site
da
St
Quectin,
soit
3
appareës
au
total,
2
sites
(idem)
+ous
condition
de
permanence
des
soins coordonnée
apparei
suppmentaire
Laon
selon l'activité.
au
total
5 à
8
appareïsterritoire
sud
ouest
-
äctivités
de
soins
dstant -
nb
{sites
volume
d'activité 2010
5 sites
: Beauvais
(sous
réserve avec
1
Sa Gstes
: Beauvais
{nous réserve avec
1
structure
supplémentaire],
Creil,
Sens,
#tructure
supplémentaire],
Crel,
Serks,
Clermont,
Méry
: 3
urgences
pédiatriques
; |
Clermont,
Chanüky,
Méru
: 3 urgences
S sites
(Beauvais, St
Omer,
Chantiy,
Mostaye)
4
SMUR
;
1 SAMU
pédiatriques
; 3 À 4 SMUR
; 1 SAMU
Chaumont,
La:
5 em)
3 sites (Beauvais, St Omer, Chantty)
9
sites
(Beauvais,
Chaumont,
Méru,
3
Clermont, Liancourt, Crel, Sengs, |
es
Eee
sn
du
Pont
Ste
Maxence)
3 44 sites (dem + Chaumont)
111 000 à 154 000 joumées
69000 à 81000 séjours
1 site (Lamodaye
1 Gdem}
1 6e {St Omer)
(Beauvais,
Méru,
Chantiy,
Cred, Senbs)
Fa 2(+ Beauvais)
)
26000
À
39000
séjours
2 Beauvais
et
CredSenEs)]
2
(dem)
soins
palliatifs
1 (Sent)
142
.
.
Senk
24%
stes
(Beauvais,
Crei
ét
Senks
en
Fes
(Hem,
Grel,
)
caopératian)
mobiles
2 {Beauvais, Creil Senis)
2 Gidem)
Zstes
(Beauvais,
Creë)
2 dem}
54
11Ckfem
+ Clermont,
Granciers,
identifiés
SBenras Ce
es,
CRT.
| Cidrocaeur, Pont Ste Maxence, Nanieuila
ument)
Haudouin, Cire les Melo)
à
une
réanimation
ZèSsites
2 (Oise
: 269209
Journées
en 2006)
Oise
: 260 O0
à 290 000 journées
4
224
places
maximun
44
3 ses
{Chantiy an coopération
avec Creil,
2 (idem)
Bcauvais en
pubGc-prvé,
le cas
échéant Senfs en coopéerfion avec Cral)
tem)
4 sie : Creil (CH)
142
400à 606
/ centre
thérapeutiques
13 Géem}
psychlatrique
+ Gide)
Pr
50
à 60
(50 actes
minimunt
/ cenire -
par radiofréquenca j fulquration)
{sie : Grei (OH)
1 dem)
380 = 200
/ M
habitante]
complète
2 sites
: Cref {CH}, Beauvais (CH}
2stes (idem)
430 /$45 {asser
de 580 à 037 /M
2
(Oise :
9725
jouées)
habitants
- faux
nabonal)
Oise : 9600 à 5800 journées, 144 à 230
Jour
3
3 (Oise : 230 placer)
places
périnatal
de
proximité
(CPP}
1 (Mérs)
142
1
site
: Creï
(CH}
1
(idem)
erièras
spécifiques
334
d'a gynécologie obstétrique (niveau 1}
+ Gervais
CH
Gel en
Senks CH,
3 (Beauvais
CH,
Creil
CH,
Senlis
CH}
3 (idem)
1 sta
: CH
de Crea
critéres spécifiques
tB)
2 {Beauvais CH, Cred CH)
2 (dem)
réanimation
réonatale
(niveau
4}
1
(Creï
CH}
À (idem)
JA 4
stos
Beauvais
Chant
Sens
13
1 idem)
cliniques d'AMP
1 (Senés CH)
&dtes
ettrañoment
du
sperme
2
(CH
Creil,
LABM
Maarek
à
Gotniéux}
2 (dem)
Beauvais,
Crea,
Chantify,
Clermont,
Senis
= 243
sites
Beauvais
Creil
1 Gdem)
À
(LAGM
Maarek
à
Gouvieue)
:2
sites
Beauvais
Chant
ü
0
Ssies
Jadsies
Beauvais,
Creil,
Chanty,
Clermont,
Sens
Beauvais
Chanfly
CreA
Sen
ks
©
Ô
136
145
à
151 625
journées
25ies
à
Beauvais,
Creil
1 (Beauvais CH)
2 {idem
+ Cri)
Gsñes, dont 4 services (Beauvais,
Senlis,
gériatrique
Creil,
Pont
Ste
Maxence}
et
2 structures
Liancourt}
+{Senss)
4 à
6
sites
(yc
Liancotnt)
d'évaluation
gériatrique
(PEG)
+
hâpital
de
jour
avec use
2
sites
(Beauvais
et
Crei
2sites
(dem)
mobées
de
gériatrie
(infra
/ extra)
1
(Crei
/ Sentis)
de
référence
0
Û
équipernents
matériels
lourds
et subaigue)
à
Beauvais
et
2 sites
(eauvais,
Creñ}
da détecteur d'émission de positons
skes: perse {'sposen, Grei (2
2 (dem)
1
appared
suppémentaire
sur
le ste
de
2
sites
(idem)
Beauvais,
soit
4
appareils
au
total
à
scintiation
munis
de
détecteur
d'émission
de
positons
en
a
| tomographe à émission, caméra à posons
1 site : Crea (1 apparei)
2 (Beauvais,
Senés)
2
Patents 190 / 249
#
3
1 s%e
(idem)
(132
appareils)
243
Sites
(Beauvais,
Chaumont,
Crévecoeur,
Breteuil,
Méru,
Creil,
Clermont,
Pont
Ste
. Senis, Liancourt, Chantly, Gires
14 ses (idem)
les
Melo,
Gouvieux,
Brégy)
à
utilisation
efinique
3 sites
: Beauvais
(1
appared),
Creil
(1
dont
1
appareë
supplémentaire
à
appareil, Sens (1 apparei}
3 à 4 sites (idem + Chanüky)
Beauvais
et à
Creil,
soit
4
à 6
apparoïs
a total
5 ses :
Beauvais
(3
appareds},
Creil
(7
1 appareil
supplémentaire
à
utilisation
médicale
appareîs),
Senës
(i
appared).
Clermont.
Creil
Selon
activité,
soit
7 à
10
Ch
Tite
{ Chaurnent
: avc
el
evc)
sney
autotal
1
255 000
à
316
000
Joumées
inter
territoriale
PR.
Fterritoire
sud
est
-
activités
de
solns
existant -
nb
d'Implantations
(sites)
futur
- nb
d'Implantations
{sites}
sies de
éane
singer
:
3 à 4 sites de médecine
Furgence
: 1 à 2
MUR
urgences pédiatriques : 3 à 4 SM
5
sites
(Compiègne,
Crépy
en
Valois,
Noyon,
sd
Soissons, Château-Thierry}
em)
4
5ites
(Compiègne,
Noyon,
Soissons,
Chäteau-Thiery}
S sites
{Complégne,
Soissons,
Chäteau-
S sites
(tem)
Thierry}
3 gites (Compiègne, Soissons, Château
3 ste (Somplégee, Essen
Mers St
À
They sue au transtert de FUSIC de
Villiers St Denis}
3 sites
(Complégne,
Soissons,
Château-
Thierry}
une
réankmation
de
suiveiltance
1site
1à2slesen
4sie
(CH
Compiègne]
pemaantace
des
soins
hospitalière
coordonnée
Interventionnalla {#ablation
par
radlotréquence
/
fulguratlon}
3
sites
(CH
Soissons,
CH
Chätsau
Thierry,
Ci
#
StCome
ègne}
3
sites
(idem)
imagerie
k
{site
fem
(CH
Soissons,
1 site
(CH
Soissons}
CH
Laon]
Implantables
:2
sites
Compiègne,
Soissons
sites
Compiègne,
Soissons
: 4 sites
Château
Thierry,
Soissons :2
sites
Compiègne,
4sites
Chéteau-Thlerry,
Compiègne,
Noyon,
Solssons
1
ste
Compiègne
o
3 sites
2sites
Compiègne,
Noyon,
Soissons
Compiègne,
Soissons
2sites
Taies
Compiègne
et Soissons
Compiègne,
Soissons
hospitalo
universitaire
avec
usic
34{Compiègne,
Soissons,
Villers
St
Denis)
neurovascylaire de référence
0
0
neurovaseulaire
(SI
et subaigué)
0 {mais
unités
ne
à Compiègne
et
et
2
sites
(Complègne.
Soissons)
2 Giééim}
3
(Compiègne,
Soissons,
Château-Thierry]
rIRC
épuration extra
médicallsée
4
334
d'hémodialyse
3{isem}
6 {Compiègne,
Noyon,
Crépy
en
Valois,
€
fidem!
Soissons, Villiers St Denis, Autréches)
idem] LEE
volume d'activité
2010
53000
à 66500
séjours
26000 4 35000 séjours
2351376
(pssser de
560
à
937/M
habitants
- {aux
national}
cnières
spécifiques
critères
spécifiques
14
2
(disposent
de
urgences,
RM,
patients 202 / 258
dont attemalives 75 / 87
122 000
à
148 000
jeunées
do
suite
1
site
en
cocpération
inter
territoriale
{mptantation
à déterminer)
2{Complègne,
Bucy
le
Long)
2{kem)
2{Complègne,
Viliers
St
Denis}
2 tidem)
neurologique
2{Compiègne,
Viliers
St
Denis}
2 Giem)
2 {Tracy le Mont, Viliers St Denis)
2 idem)
1 (Villiers St Danis)18
-
professionnelle
103 000à
125 000 jpumées
palllatits
palliatifs
mobtlcs
Kentitiés
4{Sofssons,
Villers St Denis, Pierrefonds, Compiègne)
thérapeutiques
psychiatrique
de
jour
do
proximité
[CPP]
(niveau
1}
{a}
intensifs
(B}
néonatalo
(niveau
3]
longue
durée
mémoire
de
ressources
et recherche
+ hôpital de Jour
scintittatlon
non
munle
de
détoctour
d'émission
de
positions
à
scntiflation
munis
de
détecteur
d'émission
da
positons
en
.
à émission,
caméra
à
postons
utilisation
clinique utilisation
médieake
3(Complêgne,
Soissons,
Villers
St Denis)
Château-Thierry}
2
{Compiègne
et
Soissons)
2
sites
(idem)
1 (Complègne)
182
2 lComptègne, Soissons)
2 idem)
336 {idem + Noyon, Crépy en Valois,
atom)
000 à 581000
142
(84à 120 places} et Oise (224
245
maxi)
za S idem) 1 idem)
A9
à 7600
à
S890
jouées
et
3 (idem
+ Soissons]
6 {idem
+
Soissons)
ouai
â sites:
Noyon
3ä4
2 sites : Compiègne {CH), Soissons {CH}
2 idem)
2sites
:Compiègne
(CH),
Soissons{
CH
dans
2620)
la cadre
d'une
cospération
avec
le CH
Laon)
© 0
2
(LABM
Lauran
à Compiègne,
CH
Soissons)
3
( Gémgikgne,
Crépy,
Noyon}
77
015
à
+18
990
jouées
o
Z (Soissons CH, Compiègne
CH)
7e
LI o
équipements
matériels
lourds
{142
appareils
suppiémentaires
selon
besoins}
2
sites
(idem)
2
sites
: Compiègne
{2appareits),
Soissons
{2
appareils)
ù
sites
: Complègne
{2
appareils},
Soissons
{t
1
appareil
supplémentaire
par
sité
#lon
appareil,
Château-Thierry
{CH)
besoins,
soil
4
4
6
appareïts
au
total
ces: Core
2 apat), Satus
ces
crie
Chäteau-Fhiesry
(+
appareil},
appareils
au t Lotal
32—SROS
3
Révision
du
volet
PSYCHIATRIE
ET
SANTE
MENTALE
Chapitre
15
Plan
du
chapitre
PREMIERE
PARTIE
: CADRES
EXISTANTS
1 - RAPPEL
DES
ORIENTATIONS
NATIONALES
4-1
Plan
national
psychiatrie
et santé
mentale
2004-2008
1.2
SROS
1-3
PRIAC
1-4
PRSP
et loi de
santé
publique
4-5 Contexte
financier
2 + PROGRAMMATIONS
REGIONALES
EXISTANTES
2-1
SROS
2 et SROS
3 PSYCHIATRIE
2-1-1
LE
SRO
DE
PSYCHIATRIE
2001-2005
2-1-2
LE VOLET
PSYCHIATRIE
ET SANTE
MENTALE
DU
SROS
111 2006-2010
2-2
PRIAC
2-3
PRSP
(Programme
Régional
de
Santé
Publique}
2-4 Contrat
Etat-ARH
2-5
informations
épidémiologiques
3 - SCHEMAS
DEPARTEMENTAUX
MEDICO-SOCIAUX
:
PLACE
DE
£A
MALADIE
MENTALE
3-1
Personnes
agées
3-2
Personnes
handicapées
4- DEMOGRAPHIE
ET
FORMATION
DES
PROFESSIONNELS
DE
SANTE...
4-1
démographie
médicale
4-1-1
médecins
psychiatres
hospitaliers
4-1-2 médecins
psychiatres
libéraux
4-1-3 plan
régional
démographie
médicale
hospitalière.
4-2
place
et formation
des
professionnels
de
la santé
mentale...
4-2-1
formation
initiale des
médecins
psychiatres
4-2-2
infirmiers
4-2-3
Place
des
psychologues
4-2-4 Médecins
généralistes
DEUXIEME
PARTIE
: METHODOLOGIE
Version
26/08
intégrant
PF
_A33-
1 - Pilotage
régional
{commun
au
plan
de santé
mentale)
2-
Commission
régionale
de concertation
en
santé
mentale
3 - Groupes
de travail
et thématiques
3-1
Révision
du
SROS
{M.
DELAHAYE,
Directeur
du
CH
Pinel}).…..….......
3-2
CMP
adultes
.
3-3
Inadéquations
en
hospitalisation
complète
aduites
3-4 Pédopsychiatrie 3-5 Santé
- justice
3.5.1
Soins
aux
détenus
3.5.2 Délinquants
sexuels)
3-6
Familles
(UNAFAM}
3-7 Télémédecine
en
psychiatrie
3-8 Autres
thématiques
4- Autres
instances
concernées
4-1
Commission
régionale
de
la naissance
4-2 CROSEA
4:3
Groupe
de travail
démographie
médicale
Version
26/08
intégrant
PF
A4
-TROISIEME
PARTIE
: APPROCHE
THEMATIQUE
: ETAT
DES
LIEUX
ET
ORIENTATIONS
1 - PSYCHIATRIE
ADULTE
1-1
- Démographie
et moyens
des
secteurs
de
psychiatrie
4-2 - Offre
en
lits et en
places
1-3-
Fonctionnement
des
CMP
1-3-1 État des lieux
1-3-1a- Bilan réalisé par l'enquête 1-3-1b
Réflexions
1-3-2 Propositions
1-3-2 a - Accueillir 1-3-2
b -
Orienter
1-3-2
c - Proposer
4-4- inadéquations
en
hospitalisation
complète
1-4-1
définition
1-4-2 évaluation
quantitative
1-43
propositions
(sur le plan
quantitatif)
1-5-
articulations
avec
le
secteur
social
et
médico-social
(concernant
l'ensemble
de
ta
psychiatrie
adulte)
1-5-1
constats
1-5-2 propositions 1-5-3
concrétisation
et
perspectives
2- PSYCHIATRIE
INFANTO
JUVENILE
2-1
Le
partenariat
2-2
L'hospitalisation
2-3 Constats
et propositions
pour
les CMP
2-4
Les
Maisons
des
Adolescents
2-5 La
périnatalité
: Déclinaison
pratique
en
Picardie
du
plan
périnatalité
à partir dé 2009...
2-6
La
prise en
charge
des
plus
de
16
ans
2-7
Conclusion
3 - SANTE
MENTALE
ET
JUSTICE
3-1
Psychiatrie
en
milieu
pénitentiaire
3-1-1
Etats
des
lieux
3-1-2 Propositions 3-1-3
Cas
de
l'hospitalisation
en psychiatrie
des
détenus
Version
26/08
intégrant
PF
LA2S
3
3-2 délinquants
sexuels
3-2-1
Etat des
lieux de l'offre de soins
3-2-2 Propositions
{groupe
de
travail de M.
SAVIN
et Mme
LEMAIRE)............
3-3
articulations
avec
la Justice
4-URGENCES 5 - PSYCHIATRIE
DES
PERSONNES
AGEES
6 - SANTE
EXCLUSION,
SANTE
PRECARITE
6-1
état des
lieux
: principaux
constats
6-2
Recommandations
7 - TÉLEMEDECINE
Développement
de
la Télémédecine
et de
la Télépsychiatrie
8 - PLACE
DU
SECTEUR
PRIVE
8-1
Secteur
hospitalier
8-2 Secteur
ambulatoire
8-3
Résultat
de
l'enquête
de
l'URML
sur l'hospitalisation
en
psychiatrie
pour
l'année
2007,
auprès
de
320
médecins
répartis
sur les 3 départements
9- RECHERCHE
ET ENSEIGNEMENT
9-1
Psychiatrie
adultes
9-2
Pédopsychiatrie
9-3
Liens
pédopsychiatrie
/ psychiatrie
adultes
9-4 Contribution
des
familles
(UNAFAM)
10 - PLACE
DES
FAMILLES
Aide
aux
aidants
/ accompagnants
familiaux.
QUATRIEME
PARTIE
: SUIVI
ET
EVALUATION
1- PREAMBULE
nn
enrmernrnennneeenneeneennneenennenennneenentnes
2- ORGANISATION 3- OUTILS CINQUIEME
PARTIE
: RESUME
DU
SROS
Il! DE
PSYCHIATRIE
1 MÉTHODOLOGIE.
nn
nnnrnremnrnenrnrnnennnernennenenenennnnennenennenennnnnnnnennnenneneninnnennenennnneenennnensenennesens
2- CADRES 3-CONTRIBUTIONS Version
26/08
intégrant
PF
4
ABVI
- ANNEXES
VI -
1 : Centre
de
soins
et coordination
psycho
légale du
CHI
Clermont
Vi-
2:
Service
médecine
psychologique
régional
d'Amiens
VI -
3 :
Etat des
lieux et propositions
pour
le milieu
pénitentiaire
VI -
4 : Hopital
de jour du
SMPR
d'Amiens
VI- 5
: Consultations
externes
du
SMPR
d'Amiens
VI-
6 : Résumé
du
SROS
Psychiatrie
Version
26/08
intégrant
PF
-B7-
Le présent
volet révisé se substitue
au chapitre
15 du
SROS
3 publié
en date du
31mars
2006.
PREMIERE
PARTIE
: CADRES
EXISTANTS
1-
RAPPEL
DES
ORIENTATIONS
NATIONALES
141
Plan
national
psychiatrie
ef santé
mentale
2004-2008
Ce
plan concerne à
la fois la prévention
et le dépistage,
le soin
et le médico
social.
Il comporte
des
financements
spécifiques
notamment
sur
l'investissement,
les
personnels
en
psychiatrie
et
les
créations
de place en
secteur médico
social.
Le plan se décline
en 5 axes :
>
Le décloisonnement
de
la prise en
charge
psychiatrique
>
Les familles,
patients et professionnels
>
Le développement
de la qualité et de
la recherche
>
La mise
en
œuvre
es
programmes
spécifiques
>
Enfin,
là mise
en
œuvre,
le suivi et l'évaluation
du
plan.
Le décloisonnement
de la prise en
charge
s'appuie
sur :
une
meilleure
information
et visibilité
du
système
de
prise
en
charge
sur
la
base
de
campagnes
grand
public de
promotion
de la santé
mentale,
une
amélioration
de
l'accueil
des
patients
et
une
meilleure
prise
en
charge
par
la formation
des
médecins
généralistes,
le renforcement
de la prise en charge
ambulatoire
au sein
des
CMP
la diversification
des alternatives à l'hospitalisation
complète,
une
adaptation
de
l'hospitalisation
complète
le développement
de réseaux
en santé
mentale.
YNYNYYV
Renforcer
les
prises
en
charge
ambulatoires
au
sein
des
CMP
et
la
diversification
des
alternatives
à
lhospitalisation
complète
par :
«Le
renforcement
du
dispositif ambulatoire
et de
l'accès
aux soins de
proximité
au sein des CMP
;
e
L'infensification
de
la
diversification
des
modes
de
prise
en
charge
au
profit
des
alternatives
à
Fhospitalisation
et des
actions
en
amont,
en
aval
de
l'hospitalisation
afin
de
favoriser
une
offre
de
soin
publique
et
privée
diversifiée
et
coordonnée
pour
assurer
une
répartition
optimale
des
équipements
sur l'ensemble
du territoire en adéquation
avec
les besoins
de la population.
Mesures
à
mettre
en
œuvre
dans
chaque
territoire
de
santé
en
articulation
avec
les
secteurs
de
psychiatrie
générale
et infanto-juvéniles : +
Optimisation
des
moyens
humains
en
psychiatrie
générale
et
infanto-juvénile
pour
consolider
le
maillage
territorial
et le rôle des
CMP
dans
l'accès
aux
soins
de
proximité
et le développement
de
prise
en
charge
extra-hospitalière,
en
favorisant
les
organisations
fédératives
entre
plusieurs
CMP
avec
la mutualisation
des
moyens.
+
Déveioppement
des
alternatives
à l'hospitalisation
complète
pour
les
établissements
sous
dotation
annuelle
de
financement,
et développement
de
l'hospitalisation
de
jour
et
de
nuit
pour
le
secteur
privé ex-OQN.
«
Développement
de
la mutualisation
des équipements
sur les territoires de santé.
Adapter
l'hospitalisation
complète
par :
Version
26/08
intégrant
PF
12
6«
Développement
adapté
des
capacités
d'hospitalisation
complète
en
psychiatrie
infanto-juvénile
par
la création
de
lits, et l'amélioration de la coopération
entre
la pédiatrie et la psychiatrie.
<
Amélioration
de
la réponse
à la crise
et à
l'urgence
pour
prévenir
les
hospitalisations
inadéquates
en
psychiatrie générale.
e
Développement
d'organisations
fédératives
et mutualisées
des
moyens
des
secteurs.
°
Poursuite
de
la politique
de
rapprochement
des
unités d'hospitaïsation
des
populations
desservies,
tenant compte
des
nécessités
de
la permanence
des soins
hospitalière.
+
Renforcement
de
la coopération
avec
tes établissements
privés.
e<
Amélioration
des conditions
d'accueil
et d'hospitalisation.
«<
Développement
d'une
offre médico-sociaie
adaptée
articulée
avec
l'évolution du
sanitaire.
Faire
évoluer
la rééquilibration
géographique
des
professionnels
de
santé
notamment
les
psychiatres
sur le territoire et entre secteurs
libéral et le secteur hospitalier.
Développer
des
réseaux
en
santé
mentale
pour
une
meilleure
coordination
des
prises
er
charge
sur
le
secteur avec
élaboration
d'un
cahier des charges
Mieux
accompagner
les
personnes
souffrant
de troubles
psychiques
persistants
en :
-
promouvant
une
offre
sociale
et
médico-sociale
diversifiée
et
adaptée
par
le développement
des
services
d'accompagnements
avec
la
création
en
3
ans
de
1
900
places
de
SAMSAH
et
fencouragement
de
la création
de
places
de
SAVS
par les Conseil
Généraux,
-
en créant des groupes
d'entraide
mutuelle,
-
en
favorisant
l'accès
à
un
logement
ou
un
hébergement
adapté
basé
sur
une
évaluation
de
la
population
faisant l'objet d'un
accueil
inadéquat
et en mobilisant
les dispositifs de travail
protégé.
Version
26/08
intégrant
PF
T 33
7
ot
.
Enjeux pour
les Patients,
familles
et professionnels
*
Renforcer
les
droits
des
malades
et
de
leurs
proches
par
l'accroissement
de
la
place
des
usagers
et des
familles
dans
la concertation,
notamment
dans
toutes
les
étapes
de
l'élaboration
et
de
la mise
en œuvre
du
SROS
et au sein
des
établissements
et des
structures
de
prise en charge.
+
Renforcer
le
soutien
aux
associations
d'usagers
et
de
familles
en
qualité
d'acteurs
et
de
promoteurs
dé
réponse
aux
besoins
de
santé.
+
Renforcer
l'investissement
pour soutenir
l'évolution
de l'offre de soins
en
psychiatrie.
Mettre
en
œuvre
des
programmes
spécifiques
sur
ia
dépression
et
le
suicide
par
notamment
le
développement
d'actions
de
prévention
du
suicide
chez
l'enfant
et
l'adolescent
(SROS
enfants
et
adolescents)
mais
aussi
par
des
actions
santé/justice
pour
améliorer
la
prise
en
charge
psychiatrique
des
personnes
détenues,
notamment
des
personnes
sous
injonction
de soins.
Périnatalité,
enfants
et adolescents.
+
Développer
la coflaboration
médico-psychologique
en
périnatalité
pour
renforcer
la prévention
des
troubles
du
développement
psycho-affectif
des
enfants
par
la
réalisation
d'un
état
des
lieux
des
collaborations
médico-psychologiques
en
lien avec
la naissance,
une
meilleure
définition des
conditions
d'intervention
des
psychologues
en maternité
et la mise
en
place de formations.
+
Répondre
aux
besoins
de
prise
en
charge
coordonnée
des
enfants
et
des
adolescents
afin
d'améliorer le repérage
des enfants
et adolescents
en souffrance,
de favoriser une
organisation
de soins
centrée
sur
les
enfants
et
adolescents
en
renforçant
les
moyens
en
hospitalisation
complète,
en
ambulatoire
et
dans
les
alternatives
à
l'hospitalisation
en
renforçant
les
articulations
entre
pédopsychiatrie,
psychiatrie
générale,
libéraux,
champs
social,
médico-social,
éducatif et judiciaire
ainsi
que
le
renforcement
des
moyens
d'intervention
des
équipes
de
pédopsychiatrie
pour
assurer
la
prévention
et les soins dans
les différents champs
cités.
Précarité
Exclusion
«
Favoriser
la
prise
en
charge
des
besoins
en
santé
mentale
des
personnes
en
situation
de
précarité
et d'exclusion
par la création
et le renforcement
des équipes
mobiles
spécialisées.
Personnes
âgées
+
Répondre
aux
besoins
de
santé
mentale
des
personnes
âgées
dans
le
cadre
d'une
prise
en
charge
coordonnée
sanitaire
ét médico-sociale
par le renforcement
des
réponses
de
proximité,
et le
renforcement
des
compétences
psychiatriques
au
sein
des
équipes
pluri-disciplinaires
dans
le cadre
de
là poursuite
du développement
des
consultations
mémoire.
Finaliser la montée
en charge
du
réseau
national de
l'urgence
médico-psychologique
en cas
de
catastrophe
pour
achever
le renforcement
du
réseau
national
de
prise
en
charge
de
l'urgence
médico-psychologique 1.2 SROS
3
Le
SROS
3 publié
en
avril 2006
reposait sur 3 orientations :
-
Améliorer l'accessibilité aux soins en psychiatrie ;
-
Diversifier et améliorer les modalités
de prise en charge
en psychiatrie
;
-
Mieux
répondre
aux besoins
de populations
spécifiques.
Version
26/08
intégrant
PF
8
Le1-3 PRIAC
En
application
du
Plan
National
de
Santé
Mentale,
la Caisse
Nationale
de Solidarité
pour l'Autonomie
(CNSA),
en
lien
avec
la Direction
Générale
de
l'Action
Sociale
(DGAS),
a défini
les orientations
nationales
qui
vont
favoriser
les
articulations
entre
les
secteurs
sanitaire
et
médico-social
(handicap
et
dépendance).
Ces
articulations
se
concrétisent
au
niveau
régional
dans
le PRIAC
(programme
interdépartementai
d'accompagnement
du
handicap
et de
la perte d'autonomie),
dont
le détail est présenté
dans
les programmätions
régionales
existantes.
Le
niveau
national
insiste sur la nécessité
de
renforcer
le développement
des
articulations
sanitaires,
sociales
et
médico-sociales
dans
le champ
de
la santé
mentale
et du
handicap
psychique.
En
effet,
le plan
santé
mentale
pointe
à la fois
13 000
patients
qui
restent
hospitalisés
de
manière
inadaptée
faute
de
relais
médico-sociaux
ou
sociaux
suffisants et des
difficultés
à faire hospitaliser certains
patients faute de
lits disponibles.
Les
effets
d'une
meilleure
articulation
entre
les
secteurs
sanitaires,
sociaux
et médico-sociaux
doivent
donc
se
traduire
par
une
meilleure
capacité
de
la
psychiatrie
à
répondre
à
l'ensemble
des
demandes
de
soins
et
permettre
aux
patients
accueillis dans
les structures
sociales
et médico-sociales
de
bénéficier d'un
suivi sanitaire
de qualité. Outre
les
opérations
de
transformation
et
le
renforcement
de
l'offre
médico-sociale,
il
est
recherché
le
développement
des
pratiques
de
coopération
de
terrain
entre
les
professionnels
des
champs
sanitaire,
social
et
médico-social.
À
ce
titre,
il est
encouragé
une
colaboration
entre
les
équipes
de
psychiatrie
et
les
Maisons
Départementales
des
Personnes
Handicapées
(MDPH}
car elle est une
condition
indispensable
à une
évaluation
et une
compensation
appropriée
des
personnes
en
situation de
handicap
psychique.
En
ce
qui
conceme
la
politique
en
faveur
des
personnes
âgées,
suite
à
une
enquête
menée
par
la
Direction
Générale
de ia Santé
(DGS)
en 2007,
les priorités suivantes
ont été définies :
-
améliorer
la qualité
des
pratiques
en
particulier du
suivi
de
la santé
somatique
des
adultes
atteints
de
troubles
psychiatriques
lors de leur vieillissement
-
Mettre
en
place
des
équipes
de
psycho-gériatrie.
-
élaborer
et
mettre
en
œuvre
une
stratégie
d'amélioration
des
connaissances
scientifiques,
épidémiologiques,
démographiques
et statistiques
-
généraliser,
dans
tous
les
départements,
l'utilisation
de
la
mallette
d'outils
pour
le
repérage,
le
diagnostic et la prise en charge
de
la dépression
du sujet âgé.
1-4 PRSP
et loi de
santé
publique
L'Axe
stratégique
3 du
PRSP
est
réservé
à la déclinaison
au
niveau
régional
du
volet
prévention
du
plan
Santé
Mentale.
|! se concentre
donc
sur 2 objectifs généraux
:
—
La
réduction
des
conséquences
du
mal-être,
concrétisée
par
la
diminution
de
l'incidence
des
suicides
en
Picardie
en
ciblant
sur 3
populations
spécifiques:
les jeunes,
les
personnes
en
situation
de
précarité
et les
personnes
âgées.
Le
PRSP
préconise
pour cela
:
— La poursuite
et l'amélioration
via des
évaluations
des
formations
pluriprofessionnelles.
—
La finalisation
et la valorisation
des
audits
cliniques
sur
la prise
en
charge
des
personnes
ayant
fait
une
tentative
de
suicide
par
une
synthèse
régionale
commune
des
résultats
et
problématiques.
— L'évaluation
de
la
pertinence
du
guide
répertoire
régional
sur
la
prévention
du
suicide
par
une
enquête. — L'adaptation
de
la prévention
et du dépistage
du
mal-être
et du
suicide
dans
les différents
lieux de
vie (milieu
scolaire,
travail
et milieu
pénitentiaire).
—
L'amélioration
de
la prévention
ef du dépistage
des
maladies
mentales
en
Picardie
— Par
le
renforcement
de
l'implicaäon
des
médecins
généralistes
par
le
biais
de
la
formation,
d'intégration
dans
des
réseaux
pluridisciplinaires
de
santé
mentale
et
la
diffusion
des
bonnes
pratiques
de soins
en santé
mentale.
— Par le développement
d'un
réseau
d'écoute
spécifique
Version
26/08
intégrant
PF
j
AG
T
1-5
Contexte
financier
Les
travaux
menés
dans
le cadre
de
la révision
du
volet
psychiatrie
du
SROS
ill ont pris
en
compte
le contexte
financier actuel,
particulièrement
difficile, des
établissements
hospitaliers.
il a
donc
été
demandé
à
chacun
des
groupes
de
travail
de
faire
quelques
propositions
très
structurantes
et
susceptibles
d'être
mises
en
œuvre
dans
des
délais
rapprochés.
En
effet,
compte
tenu
du
faible
taux
de
progression
de
l'ONDAM
hospitalier et de
la situation
financière
des
établissements
psychiatriques,
il est apparu
important de
privilégier quelques
actions fondamentales
et ce dans
un cadre
financier détibérément
raisonnable.
1! convient
de
souligner
que
les
établissements
psychiatriques
se
sont
vus
également
concernés
par
le
plan
d'économies
de
l'Assurance
Maladie,
que
donc
leur marge
de
manœuvre
reste
relativement
faïbie.
Le
contexte
financier
est
également
aujourd'hui
marqué
par
la
préoccupation
du
retour
à
l'équilibre
des
comptes
de
l'Assurance
Maladie
d'ici à 2012.
En
région,
deux
des
trois
établissements
publics
de
santé
mentale,
Prémontré
et
le
CHi
de
Clermont,
sont
confrontés
à
des
déficits
à
résorber,
et
à
la
nécessité
de
soutenir
ure
politique
d'investissement
et
de
modernisation
de leur patrimoine.
li convient de souligner à cet égard
que
le plan de
Santé
Mentale
a permis
de
redonner
du souffle
à la psychiatrie
et
que
si celui-ci
n'était
pas
renouvelé
à son
terme,
il serait
très
difficile
aux
établissements
psychiatriques
de
dégager des
moyens
pour financer des
mesures
nouvelles.
Par
afleurs,
il est
nécessaire
que,
compte
tenu
des
problèmes
de
suroccupation
actuels
rencontrés
dans
les
établissements
et
des
inadaptations
de
prises
en
charge
constatées,
que
de
nouvelles
structures
sociales
et
médico-sociales
soient
créées
au
sein
de
l'enveloppe
spécifique
de
ce
secteur
afin
de
répondre
aux
inadaptaions
mais
aussi
de
redonner
une
marge
de
manœuvre
aux
établissements
psychiatriques
quant
au
développement
de leurs
projets au
plan sanitaire.
En effet, les redéploiements
entre
les deux enveloppes
ne doivent être que
partiels et à la marge
car c'est en
leur
laissant
les
moyens
au
plan
sanitaire
que
des
marges
de
manœuvre
pourront
être
dégagées
au
niveau
des
établissements
psychiatriques
pour
mettre
en
place
et financer
les
projets
prioritaires
contenus
dans
le présent
document. Compte
tenu
de ce contexte,
les différents travaux
réalisés
par les groupes
ont privilégié deux
approches
:
-
la création
de structures
nouvelles
par redéploiement,
-
des
approches
qualitatives liées à des
réorganisations
et à des coordinations
internes et externes.
Version
26/08
intégrant
PF
10
At2 - PROGRAMMATIONS
REGIONALES
EXISTANTES
2-1
SROS
2 et SROS
3 PSYCHIATRIE
2-1-1
LE
SRO
DE
PSYCHIATRIE
2001-2005
Ce
schéma
avait été arrêté
le 26 janvier 2001.
Les
éléments
du
bilan
faisaient
apparaître
notamment
une
faible
progression
démographique,
un
découpage
sectoriel
non
homogène,
des
niveaux
d'équipements
variables
selon
les
départements
et
les
secteurs
et
une
démographie
médicale
peu
favorable
à la Région.
Les orientations
régionales
qui avaient
été
retenues
étaient les suivantes :
_ * AMELIORER
L'ACCESSIBILITE ET LA QUALITE DE L'ORGANISATION
:
- recomposer
l'offre en
santé
mentale,
- renforcer les articulations
avec
les secteurs
social et médico-social.
* ELARGIR
LA DEMARCHE
DE SOINS
:
- accroître
la prévention,
- favoriser la réinsertion
sociale et professionnelle.
* RENFORCER
LES PRISES EN CHARGE
SPECIFIQUES
:
- petite enfance,
mère-enfant,
maltraitance,
- Optimiser la réponse
aux
besoins
de soins
des adolescents,
-les
malades
chroniques
hospitalisés,
- la prise en chärge
dés
personnes
âgées,
- la prise en charge
des
malades
difficiles et dangereux,
- l'activité psychiatrique
en milieu pénitentiaire.
* ACCOMPAGNER
L'EVOLUTION DES PRATIQUES
PROFESSIONNELLES
:
- favoriser une
politique dynamique
de formations
et de
promotions,
- réfléchir à l'élaboration de
référentiels de
prises
en charge,
- poursuivre
la dynamique
régionale
de réflexion
en santé
mentale.
* VALORISER
LA PLACE DE L'USAGER DANS LE DISPOSITIF DE SANTE MENTALE
:
- un constat
préalable
: la spécificité de la psychiatrie,
- le respect du droit des
patients.
* METTRE
EN ŒUVRE
LE SRO,
LE SUIVRE ET L'EVALUER
:
- des
outils d'accompagnement
au service de
la mise
en œuvre
du SRO
de
psychiatrie,
- un suivi et une
évaluation
au service
de la connaissance
et de l'adaptation.
2-1-2
LE
VOLET
PSYCHIATRIE
ET SANTE
MENTALE
DU
SROS
il 2006-2010
Le
SROS
Il
a
été
arrêté
par
l'Agence
Régionale
de
l'Hospitalisation
de
Picardie
en
Mars
2006.
Un
volet psychiatrie
et santé
mentale
y figure.
Version
26/08
intégrant
PF
À
U
11
Les objectifs stratégiques
de ce volet sont développés
autour des
orientations
suivantes
:
* AMELIORER
L'ACCESSIBILITE AUX SOINS EN PSYCHIATRIE
:
- renforcer les prises
en charge
ambulatoires
et l'accès
aux soins de
proximité
au
sein des
CMP,
- améliorer
l'accueil et le traitement des
situations d'urgence
et de crise,
- développer
la prise en charge
psychiatrique
dans
les établissements
non
spécialisés.
* DIVERSIFIER ET AMELIORER LES MODALITES
DE PRISES
EN CHARGE
EN PSYCHIATRIE
:
- poursuivre
le développement
et la diversification
des
alternatives
à l'hospitalisation
complète,
- améliorer les conditions
d'hospitalisation complète,
- développer
les coopérations
sanitaires et renforcer l'articulation
avec
les secteurs
social et médico-social.
* MIEUX
REPONDRE
AUX BESOINS
DE
POPULATION
SPECIFIQUES
:
- améliorer l'adéquation
de
la prise en charge
aux
besoins
des
patients,
- améliorer la prise en
charge
des
enfants
et adolescents,
- répondre
aux
besoins
de santé
mentale
des
personnes
âgées
dans
le cadre
d'une
prise en
charge
coordonnée
sanitaire
et médico-sociate,
- améliorer
les
soins
psychiatriques
des
personnes
détenues
tant
en
milieu
pénitentiaire
qu'en
matière
d’hospitalisation.
2-2 PRIAC
Le
PRIAC
est
une
programmation
interdépartementale
prévisionnelle
à
5
ans
des
besoins
de
créations,
d'extensions
de
transfommafions
de
places
en
structures
pour
personnes
âgées
et pour
personnes
handicapées.
Îlest arrêté chaque
année
par le Préfet de Région
et transmis
à la CNSA.
Le
PRIAC
de
la Picardie,
en
sa
version
3,
a été
arrêté
en
avril
2008
pour
la période
2008-2012.
Il identifie
de
nombreux
axes
d'articulation avec
le SROS
3 et notamment
sur le champ
de
la santé
mentale :
-
là mise
en place d'équipes
mobiles
en
psychiatrie
intervenant en établissements
médico-sociaux
-
identifier les prises en charge
inadéquates
-
diversifier l'offre d'accueil
en établissements
et structures
médico-sociaux
-
formation
mutuelle
du
personnel
en
psychiatrie et en médico-social
En
terme
de
programmation,
le
PRIAC,
sur
la
période
du
présent
SROS
3,
soit
jusqu'en
2011,
identifie
par
arrondissement
les besoins
en matière
de handicap
psychique.
I conclut
au
niveau
régional
à un
besoin
en
places
de 854
places
qui
se décline
par type
d'équipement
et par
département
de la manière
suivante :
Adultes
Oise
Aisne
Somme
Picardie
ESAT
240
29
260
SAMSAH
60
39
28
127
MAS
120
120
GEM
3 créations
3 créations
FAM
51
30
81
Enfants
Oise
Aisne
Somme
Picardie
ÎTEP
130
24
154
SESSAD
56
2
50
108
CMPP
2 créations
2 créations
ESAT
: Etablissements
et Services
d'Aide par le Travail
SAMSAH
: Service
d'Accompagnement
Médico
Social pour adultes handicapés
MAS
: Maison
d'Accueil Spécialisée
GEM
: Groupe
d'Entraide
Mutuelle
Version
26/08
intégrant
PF
_ AG
12FAM
: Foyer d'Accueil Médicalisé
SESSAD
: Service
d'Education
et Soins
à Domicile
ITEP
: Institut Thérapeutique
Educatif et Pédagogique
CMPP:
Centre
Médico
Psycho
Pédagogique
Le
secteur
sanitaire
peut-être
également
impacté
par
les
créations
de
structures
et
services
pour
personnes
âgées,
tant les services
de
psychogériatrie
que
les
services
gérant
des
équipes
mobiles.
Il est donc
intéressant
de
noter
que
le
PRIAC
identifie
d'ici
2011
les
besoins
suivants
en
places
pour
personnes
âgées: EHPAD:
1139
; SSIAD
: 1234
; Hébergement
temporaire
: 193
et Accueil
de jour: 261.
2-3
PRSP
(Programme
Régional
de
Santé
Publique)
Le Programme
Régional
de
Santé
Publique
est arrêté
par le Préfet de région
après
consultation
de
la Conférence
Régionale
de
Santé.
L'Axe
stratégique
3
du
PRSP
est
réservé
à
la déclinaison
au
niveau
régional
du
volet
prévention
du
plan
de
Santé
Mentale.
ll se concentre
donc
sur 2 objectifs généraux
:
—
La
réduction
des
conséquences
du
mal-être,
concrétisée
par
la diminution
de
l'incidence
des
suicides
en
Picardie
en
ciblant
sur
3
populations
spécifiques:
les
jeunes,
les
personnes
en
situation
de
précarité
et les
personnes
âgées.
Le
PRSP
préconise
pour
cela
:
— La
poursuite
et l'amélioration,
via des
évaluations,
des formations
pluriprofessionneiles.
— La
finalisation
et la valorisation
des
audits
cliniques
sur
la prise
en
charge
des
personnes
ayant
fait
une
tentative
de
suicide
par
une
synthèse
régionale
commune
des
résultats
et
problématiques.
— L'évaluation
de
la
pertinence
du
guide
répertoire
régional
sur
la
prévention
du
suicide
par
une
enquête. — L'adaptation
de
la prévention
et du dépistage
du
mal-être
et du
suicide
dans
les différents
lieux de
vie {milieu scolaire,
travail et milieu
pénitentiaire).
—
L'amélioration
de
la prévention
et du
dépistage
des
maladies
mentales
en
Picardie
— Par
le
renforcement
de
l'implication
des
médecins
généralistes
par
le
biais
de
la formation,
de
l'intégration
dans
des
réseaux
pluridisciplinaires
de
santé
mentale
et
ja
diffusion
des
bonnes
pratiques
de soins en
santé
mentale.
— Par le développement
d'un
réseau
d'écoute
spécifique.
2-4
Contrat
État-ARH
Signé
fin juin 2006
avec
la DHOS
pour
3 ans,
il engage
la région
sur des
objectifs
nationaux
(déclinés
en
région)
et régionaux
dont la psychiatrie.
Concernant
la psychiatrie,
le contrat
Etat-ARH
2007-2010
a pour
objectif
général
de
renforcer
les
structures
de
proximité,
la prise en
charge
de
l'enfant et l'adolescent
et de
développer
les altematives
à l'hospitalisation.
Pour
atteindre cet objectif,
le contrat
Etat-ARH
s'appuie
sur 3 objectifs opérationnels :
—
L'assurance
et
le
renforcement
des
prises
en
charge
de
proximité
par
les
CMP
de
psychiatrie
générale
et de pédopsychiairie.
Le
contrat
Etat-ARH
prévoit
:
— Un
élargissement
des
plages
horaires des centres
d'au
moins
20 %
par secteur de
psychiatrie
adulte
et
de pédopsychiatrie. — Une
réduction
à moins
de
2 mois
les délais
d'attente
pour un
premier
rendez-vous.
—Au
moins
un
créneau
horaire
hebdomadaire
par
intersecteur
de
psychiatrie
adulte
et
de
pédopsychiatrie
réservé
à l'accueil
non
programmé.
Version
26/08
intégrant
PF
13
LS" i A
— Et à titre expérimental
un accueil
téléphonique
24
heures
sur 24 par secteur ou groupe
de secteurs.
—
Le
2m
objectif
opérationnel
a
pour
but
de
rééquitibrer
la
répartition
territoriale
des
structures
d'accueil
en
pédopsychiatrie
en
hospitalisation
complète
et
de
garantir
1
CMP
de
pédopsychiatrie
opérationnel
par intersecteur
de
pédopsychiatrie.
Le contrat
Etat-ARH
préconise :
— Une
couverture
d'activité
d'hospitalisation
complète
de
pédopsychiatrie
à
100
%
des
territoires
de
santé. — Une
couverture
optimale
fonction
des
besoins
de
la population
via
une
évaluation
de
l'adéquation
du
nombre
de
lits aux
besoins.
—
Enfin,
le troisième
objectif
opérationnel
a pour
but
de
développer
les
alternatives
à
l’hospitalisation
complète.
Le contrat
Etat-ARH
prévoit
:
—
100
%
des
secteurs
pourvus
d'un dispositif complet d'alternative
à l'hospitalisation.
— Et une
augmentation
de
10 %
des
places
en
hospitalisation
de jour de
psychiatrie.
Version
26/08
intégrant
PF
Je
142-5 Informations
épidémiologiques :
La
mortalité
par suicide
en
Picardie
en
2000-2005
est de
22,7
pour
100
000,
ce
qui
est
largement
au-dessus
de
la
moyenne
nationale
(17,6).
Elle
est
la
plus
élevée
dans
la
Somme
(26,4).
La
différence
est
encore
plus
marquée
pour
les hommes
: 37,6
pour
100
000
habitants
contre
28,7
pour
100
000
au
niveau
national.
La
même
tendance
est observée
sur
la mortalité
prématurée
par suicide
(avant 65 ans)
qui
reste
au-dessus
de
la moyenne
nationale
(19,2
en
Picardie
contre
15,4
en
métropole).
Ceci
s'inscrit dans
un
contexte
de
sur-mortalité
globale
au
niveau
régional
puisque
le taux de mortalité
générale
picard
est très
largement
supérieur
au taux
national
(1043,7
versus
903,2).
Mais,
de
façon
globale
au
niveau
de
la
région
Picardie
le
taux
standardisé
d'admissions
en
ALD
{Affection
Longue
Durée}
pour
affection
psychiatrique
de
longue
durée
est
de
131,9
pour
100
000
habitants,
ce
qui
est
inférieur
au
taux
national
qui
est
de
169,8.
Inversement,
concemant
les
admissions
en
Affections
de
Longue
Durée
pour
maladie
d'Alzheimer
et
autres
démences,
le
taux
picard
est
supérieur
à
celui
de
la
France
métropolitaine
(89,5 pour
100
000
habitants
contre
86,2).
Sur l'ensemble
de
la région,
24,1
%
des
assurés
sociaux
ont été
remboursés
au
moins
une
fois sur l'année
2005
pour
un
psychotropes.
Les
anxiolytiques
sont
les
plus
prescrits
(16,4
%
des
assurés),
puis
viennent
les
anti-
dépresseurs
(6,3 %),
les neuroleptiques
(1,6
%)
et les normothymiques
(0,2 %).
Un
traitement
de
la dépendance
alcoclique
a été
prescrit
au
moins
une
fois sur l'année
à 0,4
%
des
assurés
et un
traitement
de
substitution
aux
opiacés
à 0,3 %
des
assurés.
Venant
se
surajoufer
à
une
situation
sanitaire
médiocre,
la
Picardie
se
démarque
avec
la
plus
faible
densité
médicale
de
France
au
1%
janvier
2003
(257
médecins
pour
100
000
habitants
contre
338
pour
100
000
de
moyenne
nationale)
et la densité
de
psychiatres
y est trois fois
inférieure
à la moyenne
nationale
(3.5 versus
10.9
pour
100
000
habitants).
Source
: or2s
Version
26/08
intégrant
PF
À
k
+
15
3 - SCHEMAS
DEPARTEMENTAUX
MEDICO-SOCIAUX
: PLACE
DE
LA
MALADIE
MENTALE
(CF
annexe
VI-1)
3-1
Personnes
agées
- Les
évolutions
démographiques
vont
vers
un
vieillissement
sensible
de
la
population
qui
touche
plus
l'Oise,
actuellement
département
plus
“jeune”.
- Les
schémas
ont des
temporalités
peu
différentes
:
>
Aisne
: 2007-2011
>
Oise
: 2003-2007
>
Somme
: 2607-2011
- les départements
sont divisés
en territoires
avec
une
coordination
assurée
par les CLIC
sauf dans
la Somme
où
le département
assure
lui-même
une
coordination
sur 4 grands
territoires.
- La couverture
insätutionnelle est relativement complète
:
>
Taux
d'équipement
en
EHPAD
{établissement
d'hébergement
pour
personnes
âgées
dépendantes)
supérieur à la moyenne
nationale
surtout dans
l'Oise
>
Une
bonne
couverture
territoriale des services
de soins
infirmiers à domicile
(SSIAD)
>
L'existence
d'unités ALZHEIMER
de
plus en
plus nombreuses
>
Un
accueil familial surtout développé
dans
la Somme.
- les orientations
(PRIAC
et schémas)
sont les suivantes
:
->
Renforcer
et
améliorer
les
services
à
domicile
: maillage
des
SSiAD,
professionnalisation
des
intervenants,
téléalarme,
portage
de
repas
>
Augmenter
le nombre
de
places
d'EHPAD,
d'USLD,
en
variant
les modes
de
prises
en
charge
(accueil
temporaire,
de
jour)
et
développer
des
unités
ALZHEIMER
(+
réhabiätation
et
modernisation
sur
l'existant)
>
Renforcer
la coordination,
les réseaux,
en
incluant les médecins
généralistes.
3-2
Personnes
handicapées
- l'existant:
>
80
%
des
places
concernent
la
déficience
mentale
et
les
créations
en
relation
avec
ta
pathologie
mentale
sont consacrées
essentiellement
aux autistes.
>
Une
estimation
place
la maladie
mentale
en
3è%e
place
dans
les handicaps
après
la déficience
mentale
et motrice
: prévalence
de
6 pour mille soit 600
(pour
100.000
habitants)
adultes
handicapés
de 20 à 59
ans.
>
Les
taux d'équipement
sont globalement
supérieurs
à la moyenne
nationale
avec
quelques
nuances
:
Version
26/08
intégrant
PF
16
ANo
Somme
: taux
en
MAS
voisin
de
la
moyenne,
manque
de
places
de
foyers
pour
déficience
motrice
et sensorielle
o
Aisne:
pas
de place
spécifique
pour handicapé
psychique.
- Quelques
chiffres sur l'ensemble
des
places:
DEPT
MAS
Foyers
Foyers
ÉSAT
Foyers
SAVS
|
Placement |
Total
occupationnels |
médicalisés
d'hébergement
familial
+ accueil
de
jour
Aisne
201
+ 161
111
535
21
Oise
256
+ 45
76
1794
749
-111
Somme |
128
546
+145
313
Total - Principales
orientations
des schémas
(en général)
:
> VNVNNN ON VV
S'adresser à tous
les types de handicaps
Rendre
la personne
active de son choix et la placer au centre
des dispositifs
Développer
l'observation
des
dispositifs
Améliorer
la qualité des
services
notamment
à domicile
(dont formation
des
personnels)
Favoriser l'accès au logement
de choix commun
Renforcer
l'accueil temporaire
et d'urgence
Formaîiser
des coopérations
par territoire.
- orientations
concernant
la prise en
charge
institutionnelie :
> >
Développer
l'accueil familial
Adapter
les prises en charge
aux
handicapés
vieillissants.
- évocation
réduite
du
handicap
psychique,
essentiellement
dans
le schéma
de l'Aisne qui reconnaît
l'absence
de
place
spécifique
et propose
de :
> > > >
Mieux
connaître
le public
Renforcer
la coopération
avec
la psychiatrie
Offrir des
services
variés en
privilégiant la vie à domicile
Ouvrir et diversifier le dispositif existant
Version
26/08
intégrant
PF
17
1{uG-
>
Coopérer avec
les familles.
En
conciusion
: un
équipement
globalement
important
malgré
une
demande
encore
non
satisfaite
{listes
d'attente)
mais
très peu
de
place
pour
le handicap
psychique.
Cependant
les orientations
générates
des schémas
(et spécifiques
dans
l'Aisne)
pourraient
être
reprises
pour
le handicap
mental.
Visiblement
il y a sous
estimation
de ce type de handicap
et connaissance
incomplète.
Version
26/08
intégrant
PF
So
184
DEMOGRAPHIE
ET
FORMATION
DES
PROFESSIONNELS
DE
SANTE
4-1
démographie
médicale
4-1-1
médecins
psychiatres
hospitaliers
- Données
de la SAË
2006
par établissement
de santé
:
http:/{www.picardie.sante.gouv.fr/doc/stateud/synthese public
_ de
_2006.pdf
- Résuitats
de
l'enquête
du
service
statistiques
de
la DRASS
2007
présentés
lers des
1ers
Etats
régionaux
de
la
démographie
médicale
hospitalière
:
La
DRASS
de
Picardie
a
mené
une
enquête
auprès
des
établissements
de
santé
en
2007
sur
l'ensemble
des
postes
médicaux.
Le
protocole
a été
validé
par le groupe
de travail
"démographie
médicale
hospitalière"
et testé
dans
4
établissements.
La
psychiatrie
représentait
environ
250
ETP
budgétés
dans
les
hôpitaux
publics
de
Picardie en
décembre
2006,
dont
200
environ
pour la psychiatrie
“adultes”,
et 50
ETP
pour
la psychiatrie
infanto-
juvénile {en ne comptant
ici ni les internes,
ni les personnels
universitaires).
Le
taux
de
vacance
en
psychiatrie
pour
adultes
était
de
14
%,
mais
le
taux
de
vacance
totale
dans
cette
discipline
{en comptant
les postes
occupés
par des faisant fonction},
de 23 %.
Pour la psychiatrie
infanto-juvénile,
ces
taux étaient
respectivement
de
34 et de 44
%.
Les
praticiens
étaient
plus
âgés
en
psychiatrie
infanto-juvénile
qu'en
psychiatrie
pour
aduites
: les taux
de
praticiens
de
plus
de
55
ans
y étaient
respectivement
de
39 et de
23
%. Géographiquement,
dans
l'Aisne,
on
remarque
des
taux
de
vacances
très
importants
en
psychiatrie juvénile
(48
%),
moins
en
psychiatrie
pour
adultes
(15
%),
ainsi
que,
dans
ces
spécialités,
des
praticiens
assez
âgés
: les
taux
de praticiens de
plus de
55 ans y étaient à cette date
respectivement
de
28 et 31
%.
Par contre dans
l'Oise c'est la psychiatrie juvénile
qui avait le taux de
praticiens de
plus
de 55
ans,
le plus élevé
:
50
%
environ,
et 31
%
de
vacances
en
psychiatrie
générale,
tandis que
dans
la Somme
on
était plus jeune
dans
ces
deux
disciplines
(36 et 3 %
respectivement}.
- Les
données
publiées
dans
le rapport de
la mission
« Démographie
médicale
» (septembre
2006)
piloté
par
le
Pr Yvon
BERLAND,
sont les suivantes
pour la psychiatrie
hospitalière
en Picardie :
-
effectif temps
plein
: 196
salariés
:
-
effectif temps
partiel
: 67 salariés ;
-
soit au total 221,80
ETP
;
-
plus 8 libéraux exclusifs
et 14 libéraux
non
exclusifs.
Le
nombre
dé
salariés
en
ETP
représente
2,58
%
de
l'effectif
France
entière,
alors
que
la population
picarde
représente
3 %
de
la population
française.
Un
autre
élément
de
comparaison
peut
être
fourni
avec
le
nombre
de
journées
d'hospitalisation
picarde
qui
représente
3,40
%
du
nombre
France
entière.
4-1-2
La
démographie
médicale
des
spécialistes
en
psychiatrie
(source
URCAM)
Nombre
de
médecins
libéraux
en
psychiatrie
en
Picardie
en
2008
Aisne
|
Oise
|
Somme
|
Picardie
Neuropsychiatre
2
0
1
3
Psychiatrie
générale
13
26
19
58
Psychiatrie de
l'enfant et de
l'adoiescent
0
1
û
{
Ensemble
des
spécialistes
en
psychiatrie
15
27
20
62
Densité
des
spécialistes
en
psychiatrie
pour
100
000!
2,8
3,4
36
3,3
habitants
Version
26/08
intégrant
PF
19
AN -
NB:
1
spécialiste
temps
plein
hospitalier
ayant
une
activité
libérale
(T
psychiatre
dans
la
Somme)
n'est
pas
intégré dans
le tableau.
Effectifs
de
psychiatres
libéraux*
en
Picardie
en
2008
Errecttts @- S:
LEE]
Source
: Urcam
Picardie,
Erasme
régional
«activité
béralo
irtégral,
smariéo
et mi-tames
hosplaler
La profession
est majoritairement
masculine
: 7 spécialistes sur 10 sont des
hommes.
Entre
le 1* janvier 2006
et le 1e' juillet 2008,
la Picardie
à perdu
7 spécialistes
(1
dans
l'Aisne,
1 dans
l'Oise et 5
dans
là Somme)
dont 3 seulement
ont été
remplacés
(1 dans
l'Aisne et 2 dans
la Somme).
La
densité
des
médecins
spécialistes
en
psychiatrie
libérale
en
Picardie
est
estimée
à
3,3
pour
100
000
habitants.
Elle est inférieure
à celle
de
la France
qui
est de
10,6.
Dans
l'Aisne,
elle est évaluée
à 2,8
médecins
peur
100 000
habitants,
densité
la plus faible de
la région.
Les
cartes
de
densité
régionale
montrent
globalement
un
fort ratio
nord-sud
croissant,
que
l'on
s'intéresse
aux
psychiatres
d'exercice
hospitalier ou aux
praticiens exerçant en
ville.
La
carte
ci-dessous
représente
les densités
régionales
de
psychiatres,
tous
exercices
confondus,
rapportées
à
10 000
habitants
(source
DREES
2000).
Ces
densités
varient globalement
d'un facteur 3 entre
la région
la mieux
dotée
(Ile de
France}
et la région
la plus mal
dotée
(Picardie).
Version
26/08
intégrant
PF
20
f$S2
-D
155-353
BE
:57
-15
D
1,56
-1,67
12:
1,8
Densité
de
psychiatres
en
France
pour
19
000
habitants
4-1-3
Plan
régional stratégique
sur la démographie
médicale
hospitalière
- Le
plan
régional
pour
la démographie
médicale
hospitalière
est
en
cours
de
formalisation.
Le
principe
de
son
élaboration
a été acté
lors des
1ers états
régionaux
de
la démographie
médicale
hospitalière organisés
par l'ARH
de
Picardie
le 4 décembre
2007.
- Il s'appuie
sur un groupe
de travail spécifique
ouvert aux
professionnels
et établissements,
ainsi
qu'une
enquête
menée
en
2007
par la DRASS
auprès
des
établissements
de santé.
- Il comporte
des
actions déjà en cours
ou
envisagées,
dans
3 grandes
directions
:
>
Les
internes
et
étudiants
en
médecine
: séminaires
d'accueil
et
de
carrière,
livret
de
l'interne,
amélioration
de
la qualité des
stages.
>
L'attractivité
des
postes
hospitaliers
:
postes
prioritaires,
postes
partagés
CHU/Hôpitaux
périphériques
…
Seurcs: DREES
2000
>
Les
médecins
à diplôme
étranger
- De
plus chaque
volet du
SROS
compcertera désormais
un volet démographie
médicale.
4-2
Piace
et formation
des
professionnels
de
la santé
mentale
Version
26/08
intégrant
PF
LAS
2
4-2-1Formation
initiale des
médecins
psychiatres
— Favorisé
par
la
féarisation,
le
nombre
d'internes
en
psychiatrie
a
rapidement
augmenté
ces
dernières
années
avec
actuellement
des
promotions
de
15
internes
et une
quarantaine
en
cours
de formation.
Ce
chiffre
ne
pourrait
pas
beaucoup
augmenter
en tenant compte
des
capacités
de
formation
pratique,
un
effort
ayant
déjà
été
consenti
pour
créer
des
postes
d'intemes
supplémentaires. — Cependant
parmi
eux
certains
qui
ont
fait
un
choix
par
défaut
ou
se
sont
découragés
lors
des
1ers
semestres,
quittent la filière
>
lf est
souhaité
de
désigner
les
services
plus
adaptés
à
l'accueil
des
jeunes
internes
:
encadrement
important
et 2
interne senior
>
Les
internes
ne
doivent
pas
être
confinés
à
l'hospitalisation
mais
accéder
aux
services
arnbulatoires
au sein des services
de
psychiatrie
>
Un
appui
peut
être
apporté
aussi
par
le
suivi
individualisé
et
les
mesures
d'attractivité
(livret, séminaires
d'accueil
et de carrière, dispositif d'accueil dans
les établissements).
— Le départ
hors
région de
la plupart des
internes formés
en
Picardie
reste
préoccupant
:
>
Les
postes
de
chefs
de
clinique
sont
peu
nombreux
eu
égard
aux
sortants
: if est souhaité
un
ratio
de
2
postes
pour
12
internes,
chiffre
également
nécessaire
pour
renforcer
la
formation
des étudiants
et le suivi des
internes en
périphérie
>
Un
appui
peut
être
apporté
par
les
postes
d'assistants
partagés
avec
le
CHU
créés
par
l'ARH,
et l'éventuelle
création
régionaie
de postes
de chefs
de clinique.
- la création
d'équipes
tripartites
intégrant
des
intemes
dans
là
procédure
d'agrément
des
services
contribuera
à renforcer la qualité des
stages.
- l'offre de formation
spécialisée
initiale
:
>
Le DES
de psychiatrie
(Diplôme
d'Etudes
Spécialisées)
>
Le
DESC
de
pédopsychiatrie
(Diplôme
d'Etudes
Spécialisées
Complémentaires)
avec
des
formations
théoriques
en
régional
et interrégional
(au
sein du
G4)
21
Version
26/08
intégrant
PF
AN
22
AT- Offre de fommation
continue
:
>
2 Diplômes
d'Université
{DU):
o
adolescence
: rupture
et crise
o
observation
du
nouveau
né
selon
la méthode
d'Ester Bick
>
enseignement
post
universitaire
avec
participation
des
services
universitaires,
sur toute
la
région
>
l'institut collégial
pour
la santé
mentale
en
Picardie
(depuis
1976)
: joumées
de
travail
de
pédopsychiarie
ouvertes
à des
partenaires
extérieurs
4-2-2 Infirmiers - la disparition
progressive
des
infirmiers
psychiatriques
(remplacés
par
des
diplômés
généralistes)
a
de
l'avis général
un
impact
sur le fonctionnement
des
soins,
contribuant
à aggraver
le déficit médical
en
mettant
es
psychiatres
en
première
ligne.
- la mise
en
place
du
tutorat
pour
les
nouveaux
infirmiers
de
psychiatrie,
financée
et
mise
en
place
dans
le cadre
du
plan
de
santé
mentale,
doit
être
poursuivie
ainsi
que
la consolidation
des
savoirs
après
évaluation,
si besoin
sur les fonds
de formation
continue.
- de
nombreux
postes
d'infimmiers
restent
vacants
en
établissements
de
santé
mentale,
posant
la
question
des vocations
et de
l'attractivité des établissements.
- un
renforcement
des
formations
initiales
en
santé
mentale
en
[FSI
peut
être
envisagé
surtout
sur
certains aspects
peu
développés
(santé
des
détenus,
psychogériatrie…}
- L'organisation
régulière de séminaires
d'échanges
de
pratiques
pour
les infirmiers au niveau
régional
doit être réalisée. - faire valoir la dimension
psychiatrie dans
les nouveaux
programmes
de formation
(2009)
- l'organisation
régulière de séminaires
d'échanges
de
pratiques
pour les infirmiers
au
niveau
régional
doit être réalisée.
Version
26/08
intégrant
PF
LA
=
23
Version
26/08
intégrant
PF
- Accentuer
le
partenariat
et développer
la
collaboration
IFSI/TERRAINS
DE
STAGE
+
Engagerles
instituts de
Formation
en
Soins
Infirmiers
(FSI)
et tes terrains
de
stage
à développer
et formaliser
un
partenariat
réellement
interactif
qui
S'appuierà
sur
une
politique
commune
de
formation
initiale
en
psychiatrie
avec
une
organisation,
des
principes
d'action,
des
objectifs
opérationnels,
des
logiques
d'apprentissage,
des
méthodes
pédagogiques,
des
pratiques
d'encadrement
et d'évaluation
pleinement
partagés
%
Traduire
clairement
cetie
politique
dans
l'élaboration
des
Projets
Pédagogiques
des
[FSI
d'une
part
et
des
Projets
de
Soins
des
établissements
d'autre
part.
Après
validation
des
instances
concérnées,
ces documents
seront mutuellement
mis
à disposition
des
différents
partenaires.
%
Développer
les supports
techniques
communs
nécessaires
à l'optimisation
de
ce
partenariat
et
permettant
de formaliser
:
- le pilotage du dispositif par l'ensemble
des
différents
partenaires
- l'organisation
spécifique
de
l'enseignement
théorique
des
modules
de
psychiatrie
dans
le
cadre
des
orientations
pédagogiques
définies
- l'organisation,
la préparation,
le suivi et l'exploitation des stages
- les principes
d'évaluation
retenus
pour les différentes
séquences
de formation.
%
Favoriser
dans
l'ensemble
des
IFSI,
l'intégration
dans
les équipes
pédagogiques
permanentes
de
cadres
de
santé
possédant
une
expérience
avérée
d'exercice
clinique
en
milieu
psychiatrique.
%
Favoriser,
tout en
respectant
le projet
pédagogique
des
IFSI
et en
respectant
les
réseaux
mis
en
place,
des
analyses
critiques
de
situations
de
soins,
tables
rondes,
panels,
vidéo,
exercices
de
mise
en
situation,
présentations
de
rapports
de
stage,
études
documentaires
sur
des
thèmes
ciblés.
%
Favoriser le préalable
de
préparation
des
stages
en
psychiatrie
en
partenariat avec
les équipes
d'accueil,
surtout pour lé premier stage
%
Construire,
en
collaboration
avec
les référents
IFSI
/ tuteurs
de
terrains
de stage,
un
référentiel
des
compétences
à
acquérir
et
à
intégrer
au
cours
du
stage
en
précisant
les
niveaux
de
progression
attendus
ss
Optimiser
la
formation
des
étudiants
par
le
stage
et
par
la
contribution
active
des
professionnels
soignants
au dispositif de formation.
%%
Définir dans
les projets de soins
des établissements
:
-les enjeux de
la formation
initiale des
IDE
pour la psychiatrie
- la politique d'accueil
et d'encadrement
des
étudiants
en
soins
infirmiers
dans
les services
de
psychiatrie - Une
politique de formation
sur la consolidation
des
savoirs
et le tutorat des
infirmiers issus du
programme
après
1992
s%
Solliciter
la
participation
active
des
médecins
psychiatres
à
l'enseignement
théorique
et
à
la
formation
clinique des étudiants
sur les terrains
de stage
- le sujet des transferts de
compétences
: pourrait être travaillé au
niveau
régional
à 2 conditions
:
“une
améñoration
de
la démographie
des
infirmiers
et un
renforcement des
formations
* un travail
préalable
sur la place
et la formation
initiale des
psychologues.
4-2-3 Place
des psychologues
- On
note
des
fonctions
très
polymorphes
liées
aux
modes
et lieux d'exercice
avec
des
spécificités
de
plus en plus
marquées
remettant
en question
l'unicité du
métier.
JE”
24