SLAËP dela Basse Limagne
S.I.A.E.P. de la Basse Limagne
38, Les Fours à Chaux
63350 JOZE
Tél.: 0473686233 Fax : 04 73 68 64 00
DUP PERIMETRE DE PROTECTION DU CAPTAGE D’ARGNAT
Note de présentation des deux solutions
Mémoire technique et financier
Version 2
Mara emenrilen arret
17.27 1! WANGOO5CLM
@)egis
AVRIL 2018Informations qualité
Titre du projet SIAEP de La Basse Limagne
Titre du document
Date Avril 2018
Auteur(s) S. GRAU
N° SCORE 17.27 | WANGO05CLM
Contrôle qualité
Version Date Rédigé par Visé par :
vi 30/11/2017 S. GRAU S. GRAU
v2 03/04/2018 S. GRAU S. GRAU
LU ET ACCEPTE
A JOZE, LE
LE MAITRE D'OUVRAGE. de la Basse Limagne DUP Périmètres de protection
Du captage d'Argnat
« Note de présentation des deux solutions »
SOMMAIRE
1- GENERALITE
1.1 OBJET DE LA NOTE
1.2 RAPPEL SUR LES AVIS HYDROGEOLOGIQUES
11 - DESCRIPTION DES TRAVAUX
IT.1. SOLUTION 1 AVEC BUSAGE DE LA GALERIE : PERIMETRES DE PROTECTION ET RECOMMANDATIONS, SELON
LE RAPPORT DE L'HYDROGEOLOGUE AGREE DE MARS 2001
IL I.1 - Définition des périmètres de protection ...
11.12 — Travaux d'aménagement à mettre en œuvre d'après les recommandations de l'hydrogéologue
agréé. és _
112.— SOLUTION 2 SANS BUSAGE DE LA GaL ERI PERIMETRES DE PROTECTION ET RECOMMANDATIONS, SELON LE RAPPORT DE L'HYDROGEOLOGUE AGREE DE MARS 2001 ET L’AVIS COMPLEMENTAIRE DE 2013 ...
112.1 - Définition des périmètres de protection. s
— Travaux d'aménagement à mettre en œuvre d'après les recommandations de l'hydrogéologue
HI - COUT DE L’OPERATION,
IV - DUREE DES TRAVAUX POUR LE BUSAGE ...
V - DESSERTE EN EAU PENDANT L’EXECUTION DES TRAVAUX DE BUSAGE..
VI- AVANTAGES / INCONVENIENTS DE CHAQUE SOLUTION.
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Du captage d'Argnat
« Note de présentation des deux solutions »
1- GENERALITE
1.1 Objet de la note
Le présent document a pour objet de présenter les deux solutions techniques et financières envisagées pour
réaliser la mise en protection du captage d’Argnat.
Un ensemble de dispositions ont été préconisées par l’hydrogéologue agrée pour mettre en place cette
protection, L'ensemble des dispositions sont détaillées dans les chapitres suivants. La différence principale entre
les deux solutions se résume au busage où au non busage de la galerie de captage. Chacune de ces solutions
s'accompagne de la mise en place de périmètres de protection immédiate et rapprochée. Les limites de ces
périmètres diffèrent selon la solution.
1.2 Rappel sur les avis hydrogéologiques
Les travaux à réaliser dans le cadre de la Déclaration d ité Publique des périmètres de protection du captage
d’Argnat sont établis par l'hydrogéologue agréé dans son « avis hydrogéologique »
Le dossier a fait l'objet d'un avis principal en mars 200 let d’un avis complémentaire en septembre 2013 faisant
suite à une volonté d'examiner un certain nombre d’alternatives aux propositions faites dans le premier avis.
Un mail du 27 mai 2017 vient préciser certains points de ses avis.
Les documents sont présentés en annexe :
Annexe 1 : Avis de l'hydrogéologue agrée de mars 2001
Annexe 2 : Avis complémentaire de septembre 2013
Annexe 3 : Mail de l'hydrogéologue agréé du 27 mai 2017
Les annexes et 2 sont intégrées dans le dossier DUP dans le dossier : « 1 Dossier principal d'enquête
—e- Rapports de l'hydragéologue agréé »
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Du captage d'Argnat
« Note de présentation des deux solutions »
II - DESCRIPTION DES TRAVAUX
11.1. SOLUTION 1 avec busage de la galerie : périmètres de
protection et recommandations, selon le rapport de
l’hydrogéologue agrée de mars 2001
En résumé, la première solution envisagée lors de l'avis de mars 2001 consiste principalement à mettre en place
un périmètre de protection à l’aplomb du point de captage : et à réaliser un busage de la galerie pour canaliser
les eaux entre le point de captage et le point de mise en distribution sur le réseau.
Quelques points de l'avis de mars 2001 ont été modifiés par l’avis de septembre 2013.
Dans cette note et dans le dossier DUP, les prescriptions mentionnées sont celles qui s’appliqueront aux
périmètres selon ce que prévoit la réglementation actuelle (liste établie par l'ARS); sous réserve de
modifications mineures qui peuvent intervenir après l’enquête.
Le détail technique de l'avis est repris ci après :
IL LI - Définition des périmètres de protection
1 Le périmètre de protection immédiate
Il porte sur les parcelles suivantes : 155pp, 157pp. 158, 159, 160 de la section OB du plan cadastral de Sayat.
De plus il est rajouté un PPI satellite comprenant les parcelles : 769, 780, 782, 783, 786 et 787 de la section OB
de Sayat.
Les limites du PPI et du PPR sont présentés en annexe 4,
Ces parcelles de terrains devront être acquises en plein propriété par le Syndicat de la Basse Limagne et
hermétiquement closes ; elles seront débarrassées de tout dépôt ; les anciens chemins seront défoncés. Cet
espace sera maintenu où converti en prairies rases,
Dans ce périmètre, il sera interdit toute activité autre que celle liée à la gestion et l’entretien du captage.
2 Le périmètre de protection rapprochée
Il porte sur les parcelles
# 10,11,12, 13, section ZT, commune de Volvic :
«105 à 126, 130 à 133, 137 à 154, 155pp et 157pp, 156, 161 à 167, 169, 183 à 187, 190pp, 191, 724 à
729, 736, 767 à 912, 1171 de la section OB du plan cadastral de Sayat.
Dans ces périmètres de protection rapprochée est interdit tout fait susceptible de porter atteinte directement ou
indirectement à la qualité des eaux notamment :
+ l'établissement de toute construction nouvelle (aérienne ou souterraine) même provisoire quelle que soit
sa destination, hormis les constructions liées à l'adduction d’eau publique ou les travaux de rénovation
de l'existant qui restent soumis à l'avis de l'autorité sanitaire,
+ l'installation de tombes, la création de cimetières, l'enfouissement de cadavres d'animaux,
# tout aménagement entraînant la concentration d'animaux même provisoire (abri, hébergement pour
animaux, parc de contention, stabulation, enclos à gibier...)
® l'installation de canalisations et la création de réservoirs [sauf les abreuvoirs, dans les conditions
précisées ci-après (1)], autres que pour l'usage de l'eau potable ou nécessaires à la protection, la
surveillance, l'exploitation de la ressource en eau,
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Du captage d'Argnat
« Note de présentation des deux solutions »
le forage et/ou le captage de sources, hormis celui destiné à l'alimentation en eau potable d'une
collectivité ou celui destiné à une étude spécifique qui fera l’objet néanmoins d'un avis préalable de
l'autorité sanitaire,
la pratique des opérations de vidange et d'entretien des véhicules,
la manipulation d'huiles et de tout hydrocarbure liquide ou gazeux, hormis le ravitaillement du matériel
nécessaire à l'exploitation des parcelles (tronçonneuses, scies.) et le remplissage des cuves à fioul
existantes,
le dépôt, le stockage même temporaire d'huiles et d'hydrocarbures liquides ou gazeux hormis le volume
stocké dans les cuves à fioul existantes ou le volume nécessaire à une journée de travail maximum, dans
la mesure où des dispositions sont prises pour empêcher tout risque de diffusion d’une pollution dans le
milieu naturel (obligation d’un dispositif de rétention, stock de matières absorbantes par exemple....).
Le cas échéant les cuves à fioul seront mises en conformité,
le dépôt, le stockage même temporaire et la manipulation de tout autre produit chimique de produits
phytosanitaires, d'eaux usées, de produits de traitement des routes et de tout produit susceptible d'altérer
la qualité de l'eau, hormis dans des locaux soumis à réglementation ou dans les habitations existantes
(quantités domestiques dans la mesure où des dispositions sont prises pour empêcher tout risque de
diffusion d’une pollution dans le milieu naturel),
le dépôt et stockage de tous matériaux ou produits non inertes (les inertes sont la terre, les pierres),
comme les engrais chimiques ou organiques (fumier...), les matières fermentescibles (produits
d'ensilage.....), les ordures ménagères ou assimilés, les immondices, les déchets industriels, les matières
radioactives, les détritus ou autres, hormis dans des locaux soumis à réglementation ou dans les
habitations existantes (quantités domestiques dans la mesure où des dispositions sont prises pour
empêcher tout risque de diffusion d'une pollution dans le milieu naturel),
la destruction des nuisibles par voie chimique,
l'utilisation et/ou l'épandage de produits phytosanitaires et apparentés (sauf solutions d’urée pour
traitement ponctuel antifongique et localisé en milieu forestier),
l’utilisation de mâchefers ou tout autre produit dérivé d'ordures ménagères pour tout type de travaux
publics,
le rejet et/ou l'épandage de fertilisants organiques (lisier, purin, fumier etc),
le rejet et/ou l'épandage de fertilisants chimiques sauf dans les conditions précisées ci-après
l'épandage ou le rejet, sur ou sous le sol, d'eaux usées industrielles, domestiques ou agricoles,
d'hydrocarbures et autres substances polluantes, notamment l’épandage de boues de station
d'épuration, de jus d’ensilage et résidus verts, de lactosérum, de matières de vidange, de résidus de
curage de fossés...
l'usage de produits chimiques destinés à l'entretien de la voie ferrée ;
le camping, caravaning et tout aménagement touristique et/ou de loisirs,
la pratique de sports mécaniques,
la pratique tout terrain d'engins motorisés (motocross, 4 X 4, quad, ....) à travers les parcelles et sur les
voiries en terre, sauf celle nécessaire à l'entretien et à la surveillance de la forêt et/ou des ouvrages
d’eau et leurs périmètres associés, ainsi qu’à l'entretien et l'exploitation des parcelles,
toute manifestation sportive, touristique ou autre devant amener un large public sur la zone,
la création de voies de communication (routes, chemins, pistes...), autre que celles nécessaires à
l'exploitation du point d'eau, de la forêt, ou de parcelles enclavées (cf. infra) ;
le parcage de véhicules motorisés hormis sur des aménagements adaptés,
l'ouverture et l'exploitation de zones d'emprunt, de mines ou de carrières,
le remblaiement avec des matériaux non inertes,
la réalisation de tranchées
l'établissement d'ouvrages hydrauliques modifiant les circulations d'eau superficielles ou souterraines
(irrigation, drainages, fossés, biefs, canaux, prises d’eau, étangs, retenues, mares, plan d’eau ou toute
autre pièce d'eau...)
l'aménagement et l’installation d'activité piscicole où aquacole,
tout décaissement venant à mettre à nu la nappe ou tout creusement susceptible de modifier les
circulations d’eau superficielles ou souterraines, sauf celles nécessaires pour la protection de la
ressource en eau,
le décapage de la couverture pédologique, le sous solage, le labour profond, le dessouchage (risque de
déstructuration du sol), hormis pour replantation de la forêt suite à une coupe ou évènement naturel
exceptionnel (tempête, glissement de terrain...) ;
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Du captage d'Argnat
« Note de présentation des deux solutions »
Toutes les dispositions devront être prises pour éviter une pollution de la ressource captée, par stagnation
infiltration ou ruissellement des eaux de surface.
Toute opération devra être réalisée dans les règles de l’art, avec le minimum de risques pour le captage. Les
engins qui interviennent dans ce périmètre devront être en bon état d'entretien et les entrepreneurs devront être
informés des prescriptions particulières qui se rapportent à la zone des périmètres de protection pour prendre les
dispositions nécessaires au respect des prescriptions notifiées dans ce présent arrêté. Tout intervenant dans cette
zone devra être prévenu des mesures à prendre lors d'incident pour éviter toute pollution de l’eau (obligation de
prendre les mesures nécessaires pour enrayer l’origine du problème, de confiner l'épandage, d'avertir la
collectivité bénéficiaire et/ou les services de la Mairie, du Préfet et de l'Agence Régionale de Santé
d’Auvergne-Rhône-Alpes et de faire enlever et nettoyer les zones souillées).
A l'intérieur des périmètres de protection rapprochée sont autorisés toute activité, toute circulation, toute
construction, tous travaux, tout aménagement et occupation des lieux qui sont directement nécessités par la
surveillance, l'exploitation et l'entretien des ouvrages et du périmètre de protection immédiate, ou par la
protection de la ressource en eau.
Dispositions complémentaires pour les pratiques agricoles (1)
L'épandage d'engrais chimiques y sera autorisé sous réserve de ne pas dépasser 60 unités d'azote/an/ha, et dans
le respect de la réglementation générale des bonnes pratiques agricoles, L'exploitant tiendra à jour un cahier
d'épandage qui sera mis à disposition des services chargés du contrôle du présent arrêté.
L'épandage d'engrais chimiques est autorisé sous ces conditions tant que la teneur en nitrates de l’eau reste
inférieure à 10 mg/l.
Toute disposition devra être prise afin d'éviter une concentration de polluants ou de laisser un sol à nu suite à
une pratique culturale et/ou au piétinement des animaux notamment :
» un couvert végétal sera maintenu même en hiver,
# le pacage du bétail est autorisé sous réserve qu’il demeure extensif (charge instantanée inférieure ou
égale à 0,8 UGB par hectare).
L'apport en eau et en nourriture s'effectuera à distance des limites du périmètre de protection immédiate
(distance à adapter au contexte).
Dispositions complémentaires pour les pratiques svlvicoles (2
L'exploitation de la forêt et le renouvellement des plantations se feront de manière à ne pas bouleverser la
couverture pédologique.
La collectivité bénéficiaire et le cas échéant les autres collectivités concernées par l'emprise des
périmètres de protection devront être tenues averties des travaux forestiers envisagés, afin de pouvoir faire
part aux intervenants, de la position des équipements liés à l’eau potable (captages, canalisations, trop-plein,
bouches à clef, borne de balisage et limite des périmètres...) et de pouvoir envisager la prise de mesures
préventives où palliatives (renforcement du suivi analytique, augmentation de la chloration, basculement de la
production sur d'autres ressources.....).
Des plans de circulation seront établis pour diminuer autant que possible les pistes et favoriser le travail de
débusquage au treuil (dans le cas d'exploitation de troncs). Les voies seront balisées au sol et les conducteurs
tenus de s’y conformer.
Le programme des travaux forestiers devra être positionné sur plan (parcelles exploitées, voies d'accès de
manœuvre et de travail des engins forestiers ....) et défini (calendrier, nature, mode d'exploitation). Les noms,
les qualités et les responsabilités de chacun des intervenants devront être clairement définis,
Avant le début des travaux, un état des lieux sera dressé en présence de représentants des différentes parties.
Cet état portera sur la surface du sol, les chemins, la présence d’eau de surface, les clôtures des périmètres de
protection immédiate, les bornes de balisage des canalisations, les canalisations et autres ouvrages enterrés.)
A l'issue du chantier, le cas échéant, les surfaces seront remises en état, les ornières soigneusement comblées,
les buses rapatriées..... Une visite de réception de travaux sera organisée, elle pourra donner lieux à la demande
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« Note de présentation des deux solutions »
par la collectivité bénéficiaire et/ou de la Mairie de travaux de remise en état complémentaires et/ou de
dispositions adaptées au contexte,
En outre, l’exploitation de la forêt, le débardage et l'entretien des chemins ou autres travaux réalisés avec des
engins se feront en période où le sol est sec.
Les huiles utilisées sur le chantier dans les conditions du présent arrêté seront biodégradables.
Les andains seront disposés de façon préférentielle perpendiculairement à la pente.
Le chargement de tronc s'effectuera hors des périmètres.
Seront interdits au sein des périmètres de protection rapprochée :
la réalisation de route forestière empierrée ou piste (voie non terrassée et non empierrée) pour le
débardage, qu'elle soit permanente ou provisoire, est interdite à moins de 80 mètres en amont des PPI.
les andains dont la largeur dépasse trois mètres
le stockage des coupes au-delà de trois mois, sauf pour un usage domestique
l’écorçage,
La coupe sera suivie d'une reforestation.
II.L2 - Travaux d'aménagement à mettre en œuvre d'après les
recommandations de l'hydrogéoloque agréé
Les travaux à réaliser, à la demande de l'hydrogéologue agréé, dans le cadre de la Déclaration d’Utilité Publique
des périmètres de protection du captage d’Argnat sont présentés ci-après.
Le présent dossier à fait l’objet d'un avis principal en mars 2001.
Ainsi, au préalable à l’établissement des périmètres de protection, un certain nombre de travaux devront être
réalisés. Ils sont détaillés ci après. Un plan des travaux est présenté en annexe 4.
Pose d’une canalisation étanche dans la galerie
Traitement de la zone d'infiltration entre socle et volcanisme, à l’amont de la voie SNCF ; réfection du
rétablissement hydraulique sous la voie SNCF et canalisation des eaux à l'aval du PPI. Le traitement de
cette zone se fera par élimination des végétaux sur une bande de 5 m de large et 150 m de long. On ne
procèdera pas au dessouchage complet des arbres, la structure racinaire sera abandonnée dans le sol ; la
tête de la souche sera détruite, Une fois cette opération réalisée, on procèdera au drainage des eaux
issues du versant, soit en mettant en œuvre un corroi argileux compacté, soit une géomembrane. Ces
eaux seront captées à l’aval au niveau du rétablissement hydraulique sous la voie SNCF. Ce dernier
laisse s’infiltrer les eaux immédiatement après la voie ; pour supprimer cet état de fait, un collecteur
sera posé et rejettera les eaux drainées à laval du PPI. Une partie des eaux de voirie transiteront
également par cet ouvrage
La restriction des échanges entre le CD90 et le CD943 à l'usage des riverains par mise en place de
panneaux d’information.
Pose de panneaux interdisant l'usage des chemins à toutes personnes autres que les riverains; la
position de ces panneaux est donnée sur le plan cadastral en annexe 6.
Déplacement localisé du chemin principal à l'aval de la voie SNCF, Celui-ci pourra emprunter un
chemin partiellement existant en contrebas de la coulée.
Traitement du chemin principal à l'amont et à laval du Pont des Tirades. Ce chemin étant imperméable
par le compactage lié au trafic, seul le fossé de collecte des eaux devra être rendu étanche. Il
appartiendra à la maitrise d'œuvre en charge des travaux de réaliser, une liaison entre ce fossé et le
chemin, qui n’autotise pas de fuite vers la coulée.
A l'intérieur de la galerie, collecte des eaux parasites et évacuation vers le trop plein ;
EGIS EAU / SGR / Avril 2018 page 6SIA.E.P. de la Basse Limagne DUP Périmètres de protection
Du captage d'Argnat
& Note de présentation des deux solutions »
# Enfin, au niveau même du bâtiment du captage : fermeture avec aération par Capot Foug du regard de
visite du trop-plein.
+ Haie autour de la station : Les protections actuelles contre les intrusions permettent de s'affranchir de la
suppression de la haie entourant la station.
1 Le périmètre de protection immédiate
A. Nettoyage des parcelles acquises (évacuation des dépôts sauvages et du cabanon), mises en prairie et
pose de clôtures
Le syndicat souhaite ne pas défricher la totalité des parcelles du PPI, car elle représente une surface très
importante (3,1 hectares), Le défrichement aurait un impact visuel important sur cette zone
naturellement boisée.
Les hydrogéologues agréés demandent systématiquement de défricher les PPI pour que les racines des
arbres ne détériorent pas les ouvrages de captages et pour que la consommation en eau par la végétation
n'entre pas en compétition avec la production d'eau. Dans le cas présent, la profondeur de la galerie
(environ 40 mètres) au niveau de la résurgence mettrait l’ouvrage hors de portée des racines,
L'impluvium du PPI n'est pas la source principale d’alimentation du captage.
Aussi, le syndicat demande d’être autori: ne pas défricher les parcelles du PPI. Néanmoins, le
coût de ces travaux sont prévus dans l'estimation des dépenses.
B. Le busage de la galerie.
Ces travaux comprennent :
- La dépose de l’ensemble des dalles de couverture béton du caniveau d'écoulement des eaux dans la
galerie
La galerie est couverte de dalle béton. Elles devront être toutes déposées et sorties de la galerie
pour la réalisation des travaux.
- Le curage du caniveau pour préparer le fond de l'ouvrage et permettre la pose de la conduite dans
les règles de l'art
- La mise en œuvre de mignonette ou gravette pour drainage dés eaux d'infiltrations
- L'aménagement d’un dispositif d'écoulement des eaux d’infiltrations collectées dans la galerie en
périphérie de la conduite vers l'extérieur de la galerie
- Fourniture et pose de la conduite PEHD 630 mm extérieur (500 mm intérieur).
La galerie se compose d'une ligne droite de 330 mètres linéaires dans l'axe de la porte d'accès,
puis d’un angle de 120 degrés puis une ligne droite de 40 mètres linéaires. Les tubes qui
composent ces canalisations ne sont pas flexibles. Il sera nécessaire de poser un coude et de
poursuivre la pose dans le second tronçon de la galerie avec un angle par rapport au premier
tronçon.
Il est envisagé de mettre en œuvre une conduite en PEHD plus légère à transporter qu'un matériau
métallique type Fonte.
La réalisation de soudure à l’intérieure de la galerie sera difficilement réalisable en raison de la
taille de l'atelier de soudure et des conditions de travail en milieu confiné. Par conséquent, il est
envisagé de souder la première partie de la conduite de 330 mètres linéaires, à l’extérieur de la
galerie et de la tirer par des moyens mécaniques dans la galerie.
Le second tronçon de 40 mètres devra être posé et soudé dans la galerie,
- Mise en place de dispositif de lestage ou fixation pour éviter les risques de soulèvement de la
conduite gravitaire en cas de monter du niveau d’eau dans la galerie
- Fourniture et pose de dalle de couverture de type caillebottis en résine pour ré aménager la voie de
circulation accès piéton au fond de la galerie
C. Traitement de la zone d'infiltration entre socle et volcanisme, à l'amont de la voie SNCF. C'est travaux
comprennent :
EGIS EAU /SGR * Avril 2018 page 7SLAE.P. de la Basse Limagne DUP Périmètres de protection
Du captage d'Argnat
« Note de présentation des deux solutions »
Etanchéification de la zone d'infiltration de 750 m2 par mise en place d'une géomembrane
protégée par un feutre antiroche de part et d'autre + couverture par les terres extraites +
revégétalisation
Pose d’une conduite entre cette zone et le fossé de la départemental RD 943 à l’aval du PPI,
pour l'évacuation des eaux drainées
Création d’un bassin tampon pour réguler le débit qui alimentera le fossé du RD 943. A noter
que ce réseau et ce bassin collecteront également les eaux drainées par les fossés du chemin à
étanché en amont et aval du Pont des Tirades (travaux mentionnés ci-après). Le volume et Le
débit de fuite seront à dimensionner avec exactitude en étude conception.
Le captage des fontaines d'Argnat est situé en amont de cette zone de travaux. Les travaux de
terrassement pour l’étanchéification de cette zone et pour la pose de la conduite de collecte va
nécessiter le dégagement de la conduite d’adduction des eaux de la fontaine. Aussi, il est prévu
de remplacer entièrement cette conduite depuis le site du captage jusqu'au point de
raccordement à la conduite existante au niveau du RD 943, soit environ 850 mètres linéaires
de canalisations.
D. Déplacement localisé du chemin principal à l'aval de la voie SNCF :
o
o
Le chemin traverse le futur PPI. Afin de maintenir cet accès, il sera déplacé pour être sortie du
PPI.
Le chemin utilisé par les riverains traverse le PPI. Il existe un chemin plus au nord. Ce chemin
au nord sera remis à neuf pour être employé par les riverains et le chemin dans le PPI sera
fermé à l’issu des travaux, pour être réservé à l’accès du réservoir du SIAEP.
E. Traitement du fossé le long du chemin principal à l’amont et à l’aval du Pont des Tirades.
o Les fossés de part et d'autre seront étanchés et raccordé au réseau à créer pour l'évacuation
des eaux collectées dans la zone d'infiltration citée ci dessus
F. Au niveau même du bâtiment du captage : fermeture avec aération par Capot Foug du regard de visite
du trop-plein.
2 Le périmètre de protection rapprochée
Liste des travaux à réaliser :
G. Pose de panneaux interdisant l'usage des chemins à toutes personnes autres que les riverains.
3 Hors emprises des périmètres
Liste des travaux à réaliser :
H. Mise en place d’un dispositif pour le suivi du débit réservé
EGIS EAU / SGR / Avril 2018 page 8SLAE.P. de la Basse Limagne DUP Périmètres de protection
Du captage d'Argnat
« Note de présentation des deux solutions »
11.2. - SOLUTION 2 sans busage de la galerie : périmètres de
protection et recommandations, selon le rapport de
lhydrogéologue agrée de mars 2001 et l'avis
complémentaire de 2013
Dans cette note et dans le dossier DUP, les prescriptions mentionnées sont celles qui s’appliqueront aux
périmètres selon ce que prévoit la réglementation actuelle (liste établie par l'ARS): sous réserve de
modifications mineures qui peuvent intervenir après l'enquête.
IL 2.1 - Définition des périmètres de protection
1 Le périmètre de protection immédiate
Il porte sur les parcelles suivantes : 155pp, 156 à 176 et 178pp de la section OB du plan cadastral de Sayat.
De plus il est rajouté un PPI satellite comprenant les parcelles : 769, 780, 782, 783, 786 et 787 de la section OB
de Sayat.
Les limites du PPI et du PPR sont présentés en annexe 5.
Ces parcelles de terrains devront être acquises en plein propriété par le Syndicat de la Basse Limagne et
hermétiquement closes ; elles seront débarrassées de tout dépôt; les anciens chemins seront défoncés. Cet
espace sera maintenu ou converti en prairies rases.
Dans ce périmètre, il sera interdit toute activité autre que celle liée à la gestion et l'entretien du captage.
2 Le périmètre de protection rapprochée
Il porte sur les parcelles
e 10,11, 12, 13, section ZT, commune de Volvic;
e S51à58, 81 à 99, 105 à 126, 130 à 133, 137 à 154, 15Spp, 179 à 187, 190pp. 191. 724 à 729, 736, 767,
768, 770 à 779, 781, 784, 785, 788 à 912, 1171 de la section OB du plan cadastral de Sayat.
Dans ces périmètres de protection rapprochée est interdit tout fait susceptible de porter atteinte directement ou
indirectement à la qualité des eaux notamment :
«l'établissement de toute construction nouvelle (aérienne ou souterraine) même provisoire quelle que soit
sa destination, hormis les constructions liées à l'adduction d’eau publique ou les travaux de rénovation
de l'existant qui restent soumis à l’avis de l’autorité sanitaire,
+ l'installation de tombes, la création de cimetières, l’énfouissement de cadavres d'animaux,
+ tout aménagement entraînant la concentration d'animaux même provisoire (abri, hébergement pour
animaux, parc de contention, stabulation, enclos à gibier...)
+ l'installation de canalisations et la création de réservoirs [sauf les abreuvoirs, dans les conditions
précisées ci-après (1)], autres que pour l'usage de l'eau potable ou nécessaires à la protection, la
surveillance, l'exploitation de la ressource en eau,
+ le forage et/ou le captage de sources, hormis celui destiné à l'alimentation en eau potable d'une
collectivité ou celui destiné à une étude spécifique qui fera l’objet néanmoins d’un avis préalable de
l'autorité sanitaire,
e la pratique des opérations de vidange et d’entretien des véhicules,
e la manipulation d'huiles et de tout hydrocarbure liquide ou gazeux, hormis le ravitaillement du matériel
nécessaire à l'exploitation des parcelles (tronçonneuses, scies.) et le remplissage des cuves à fioul
existantes,
e le dépôt, le stockage même temporaire d'huiles et d'hydrocarbures liquides ou gazeux hormis le volume
stocké dans les cuves à fioul existantes ou le volume nécessaire à une journée de travail maximum, dans
la mesure où des dispositions sont prises pour empêcher tout risque de diffusion d’une pollution dans le
milieu naturel (obligation d’un dispositif de rétention, stock de matières absorbantes par exemple).
Le cas échéant les cuves à fioul seront mises en conformité,
EGIS EAU / SGR / Avril 2018 page 9SLAE.P. de la Basse Limagne DUP Périmètres de protection
Du captage d'Argnat
« Note de présentation des deux solutions »
ele dépôt, le stockage même temporaire et la manipulation de tout autre produit chimique de produits
phytosanitaires, d'eaux usées, de produits de traitement des routes et de tout produit susceptible d'altérer
la qualité de l'eau, hormis dans des locaux soumis à réglementation ou dans les habitations existantes
(quantités domestiques dans la mesure où des dispositions sont prises pour empêcher tout risque de
diffusion d’une pollution dans le milieu naturel),
+ le dépôt et stockage de tous matériaux ou produits non inertes (les inertes sont la terre, les pierres),
comme les engrais chimiques ou organiques (fumier...), les matières fermentescibles (produits
d’ensilage...), les ordures ménagères ou assimilés, les immondices, les déchets industriels, les matières
radioactives, les détritus ou autres, hormis dans des locaux soumis à réglementation ou dans les
habitations existantes (quantités domestiques dans la mesure où des dispositions sont prises pour
empêcher tout risque de diffusion d’une pollution dans le milieu naturel),
«la destruction des nuisibles par voie chimique,
+ l’utilisation et/ou l’épandage de produits phytosanitaires et apparentés (sauf solutions d’urée pour
traitement ponctuel antifongique et localisé en milieu forestier),
+ l’utilisation de mâchefers ou tout autre produit dérivé d’ordures ménagères pour tout type de travaux
publics,
# le rejet et/ou l’épandage de fertilisants organiques (lisier, purin, fumier etc),
+ le rejet et/ou l’épandage de fertilisants chimiques sauf dans les conditions précisées ci-après
s l'épandage ou le rejet, sur ou sous le sol, d'eaux usées industrielles, domestiques ou agricoles,
d'hydrocarbures et autres substances polluantes, notamment l'épandage de boues de station
d'épuration, de jus d’ensilage et résidus verts, de lactosérum, de matières de vidange, de résidus de
curage de fossés.
l'usage de produits chimiques destinés à l'entretien de la voie ferrée :
le camping, caravaning et tout aménagement touristique et/ou de loisirs.
la pratique de sports mécaniques,
la pratique tout terrain d'engins motorisés (motocross, 4 X 4, quad, ....) à travers les parcelles et sur les
voiries en terre, sauf celle nécessaire à l'entretien et à la surveillance de la forêt et/ou des ouvrages
d’eau et leurs périmètres associés, ainsi qu’à l'entretien et l'exploitation des parcelles,
toute manifestation sportive, touristique ou autre devant amener un large public sur la zone,
“ la création de voies de communication (routes, chemins, pistes...), autre que celles nécessaires à
l'exploitation du point d'eau, de la forêt, ou de parcelles enclavées (ef. infra) :
le parcage de véhicules motorisés hormis sur des aménagements adaptés,
l'ouverture et l'exploitation de zones d'emprunt, de mines ou de carrières,
le remblaiement avec des matériaux non inertes,
la réalisation de tranchées
l'établissement d'ouvrages hydrauliques modifiant les circulations d’eau superficielles ou souterraines
(irrigation, drainages, fossés, biefs, canaux, prises d'eau, étangs, retenues, mares, plan d’eau ou toute
autre pièce d'eau...)
l'aménagement et l’installation d'activité piscicole ou aquacole,
° tout décaissement venant à mettre à nu la nappe ou tout creusement susceptible de modifier les
circulations d’eau superficielles ou souterraines, sauf celles nécessaires pour la protection de la
ressource en eau,
ele décapage de la couverture pédologique, le sous solage, le labour profond, le dessouchage (risque de
déstructuration du sol), hormis pour replantation de la forêt suite à une coupe ou évènement naturel
exceptionnel (tempête, glissement de terrain...) :
Toutes les dispositions devront être prises pour éviter une pollution de la ressource captée, par stagnation
infiltration ou ruissellement des eaux de surface,
Toute opération devra être réalisée dans les règles de l’art, avec le minimum de risques pour le captage. Les
engins qui interviennent dans ce périmètre devront être en bon état d'entretien et les entrepreneurs devront être
informés des prescriptions particulières qui se rapportent à la zone des périmètres de protection pour prendre les
dispositions nécessaires au respect des prescriptions notifiées dans ce présent arrêté, Tout intervenant dans cette
zone devra être prévenu des mesures à prendre lors d’incident pour éviter toute pollution de l’eau (obligation de
prendre les mesures nécessaires pour enrayer l'origine du problème, de confiner l’épandage, d’avertir la
collectivité bénéficiaire et/ou les services de la Mairie, du Préfet et de l'Agence Régionale de Santé
d'Auvergne-Rhône-Alpes et de faire enlever et nettoyer les zones souillées).
EGIS EAU /SGR / Avril 2018 page 10S.LA.E.P. de la Basse Limagne DUP Périmètres de protection
Du captage d'Argnat
« Note de présentation des deux solutions »
A l'intérieur des périmètres de protection rapprochée sont autorisés toute activité, toute circulation, toute
construction, tous travaux, tout aménagement et occupation des lieux qui sont directement nécessités par la
surveillance, l'exploitation et l'entretien des ouvrages et du périmètre de protection immédiate, ou par la
protection de la ressource en eau.
positions complémentaires pour les pratiques agricoles (1) :
L'épandage d'engrais chimiques y sera autorisé sous réserve de ne pas dépasser 60 unités d’azote/an/ha, et dans
le respect de la réglementation générale des bonnes pratiques agricoles. L'exploitant tiendra à jour un cahier
d'épandage qui sera mis à disposition des services chargés du contrôle du présent arrêté.
L'épandage d'engrais chimiques est autorisé sous ces conditions tant que la teneur en nitrates de l’eau reste
inférieure à 10 mg/l.
Toute disposition devra être prise afin d'éviter une concentration de polluants ou de laisser un sol à nu suite à
une pratique culturale et/ou au piétinement des animaux notamment :
e un couvert végétal sera maintenu même en hiver,
» le pacage du bétail est autorisé sous réserve qu'il demeure extensif (charge instantanée inférieure ou
égale à 0,8 UGB par hectare).
L’apport en eau et en nourriture s'effectuera à distance des limites du périmètre de protection immédiate
(distance à adapter au contexte).
Dispositions complémentaires pour les pratiques sylvicoles (2) :
L'exploitation de la forêt et le renouvellement des plantations se feront de manière à ne pas bouleverser la
couverture pédologique.
La collectivité bénéficiaire et le cas échéant les autres collectivités concernées par l'emprise des
périmètres de protection devront être tenues averties des travaux forestiers envisagés, afin de pouvoir faire
part aux intervenants, de la position des équipements liés à l’eau potable (captages, canalisations, trop-plein,
bouches à clef, borne de balisage et limite des périmètres...) et de pouvoir envisager la prise de mesures
préventives ou palliatives (renforcement du suivi analytique, augmentation de la chloration, basculement de la
production sur d’autres ressources. ).
Des plans de circulation seront établis pour diminuer autant que possible les pistes et favoriser le travail de
débusquage au treuil (dans le cas d'exploitation de troncs). Les voies seront balisées au sol et les conducteurs
tenus de s’y conformer.
Le programme des travaux forestiers devra être positionné sur plan (parcelles exploitées, voies d’accès de
manœuvre et de travail des engins forestiers ...) et défini (calendrier, nature, mode d'exploitation). Les noms,
les qualités et les responsabilités de chacun des intervenants devront être clairement définis.
Avant le début des travaux, un état des lieux sera dressé en présence de représentants des différentes parties.
Cet état portera sur la surface du sol, les chemins, la présence d’eau de surface, les clôtures des périmètres de
protection immédiate, les bornes de balisage des canalisations, les canalisations et autres ouvrages enterrés.....).
A l'issue du chantier, le cas échéant, les surfaces seront remises en état, les ornières soigneusement comblées,
les buses rapatriées.... Une visite de réception de travaux sera organik Île pourra donner lieux à la demande
par la collectivité bénéficiaire et/ou de la Mairie de travaux de remise en état complémentaires et/ou de
dispositions adaptées au contexte.
En outre, l'exploitation de la forêt, le débardage et l’entretien des chemins ou autres travaux réalisés avec des
engins se feront en période où le sol est sec.
Les huiles utilisées sur le chantier dans les conditions du présent arrêté seront biodégradables.
Les andains seront disposés de façon préférentielle perpendiculairement à la pente.
Le chargement de tronc s'effectuera hors des périmètres.
Seront interdits au sein des périmètres de protection rapprochée :
e la réalisation de route forestière empierrée ou piste (voie non terrassée et non empierrée) pour le
débardage, qu’elle soit permanente ou provisoire, est interdite à moins de 80 mètres en amont des PPT.
EGIS EAU / SGR / Avril 2018 page 11SLA.E.P. de la Basse Limagne DUP Périmètres de protection
Du captage d'Argnat
« Note de présentation des deux solutions »
+ les andains dont la largeur dépasse trois mètres
“le stockage des coupes au-delà de trois mois, sauf pour un usage domestique
s l'écorçage,
La coupe sera suivie d’une reforestation.
II.2,2 - Travaux d'aménagement à mettre en œuvre d'après les
recommandations de l'hydrogéoloque agréé
Les travaux à réaliser, à la demande de l’hydrogéologue agréé, dans le cadre de la Déclaration d'Utilité Publique
des périmètres de protection du captage d'Argnat sont présentés ci-après.
Le présent dossier à fait l’objet d'un avis principal en mars 2001et d’un avis complémentaire en septembre 2013
faisant suite à une volonté d'examiner un certain nombre d’altematives aux propositions faites dans le premier
avis.
Ainsi, au préalable à l’établissement des périmètres de protection, un certain nombre de travaux devront être
réalisés. [ls sont détaillés ci-après. Un plan des travaux est présenté en annexe 5.
+ Traitement de la zone d'infiltration entre socle et volcanisme, à l’amont de la voie SNCF; réfection du
rétablissement hydraulique sous la voie SNCF et canalisation des eaux à l'aval du PPI. Le traitement de
cette zone se fera par élimination des végétaux sur une bande de 5 m de large et 150 m de long, On ne
procèdera pas au dessouchage complet des arbres, la structure racinaire sera abandonnée dans le sol : la
tête de la souche sera détruite. Une fois cette opération réalisée, on procèdera au drainage des eaux
issues du versant, soit en mettant en œuvre un corroi argileux compacté, soit une géomembrane, Ces
eaux seront captées à l’aval au niveau du rétablissement hydraulique sous la voie SNCF. Ce dernier
laisse s'infiltrer les eaux immédiatement après la voie ; pour supprimer cet état de fait, un collecteur
sera posé et rejettera les eaux drainées à l'aval du PPI. Une partie des eaux de voirie transiteront
également par cet ouvrage
+ La restriction des échanges entre le CD90 et le CD943 à l’usage des riverains par mise en place de
panneaux d’information,
+ Pose de panneaux interdisant l'usage des chemins à toutes personnes autres que les riverains ; la
position de ces panneaux est donnée sur Le plan cadastral en annexe 6.
«Déplacement localisé du chemin principal à l’aval de la voie SNCF. Celui-ci pourra emprunter un
chemin partiellement existant en contrebas de la coulée.
+ Traitement du chemin principal à l’amont et à l'aval du Pont des Tirades. Ce chemin étant imperméable
par le compactage lié au trafic, seul le fossé de collecte des eaux devra être rendu étanche. fl
appartiendra à la maitrise d'œuvre en charge des travaux de réaliser, une liaison entre ce fossé et le
chemin, qui n’autorise pas de fuite vers la coulée.
«Enfin, au niveau même du bâtiment du captage : fermeture avec aération par Capot Foug du regard de
visite du trop-plein.
+ Haie autour de la station : Les protections actuelles contre les intrusions permettent de s'affranchir de la
suppression de la haie entourant la station.
1 Le périmètre deprotection immédiate
Liste des travaux à réaliser :
A. Nettoyage des parcelles acquises (évacuation des dépôts sauvages et du cabanon), mises en prairie et
pose de clôtures
EGIS EAU / SGR / Avril 2018 page 12SLA E.P. de la Basse Limagne DUP Périmètres de protection
Du captage d'Argnat
« Note de présentation des deux solutions »
Le syndicat souhaite ne pas défricher la totalité des parcelles du PPI, car elle représente une surface très
importante (10,6 hectares). Le défrichement aurait un impact visuel important sur cette zone
naturellement boisée.
Les hydrogéologues agréés demandent systématiquement de défricher les PPI pour que les racines des
arbres ne détériorent pas les ouvrages de captages et pour que la consommation en eau par la végétation
n'entre pas en compétition avec la production d’eau. Dans le cas présent, la profondeur de la galerie
(environ 40 mètres) au niveau de la résurgence mettrait l’ouvrage hors de portée des racines.
L’impluvium du PPT n’est pas la source principale d'alimentation du captage.
Aussi, le syndicat demande d’être autorisé à ne pas défricher les parcelles du PPI. Néanmoins, le
coût de ces travaux sont prévus dans l'estimation des dépenses.
B. Traitement de la zone d'infiltration entre socle et volcanisme, à l’amont de la voie SNCF. C'est travaux
comprennent :
a. Etanchéification de la zone d'infiltration de 750 m2 par mise en place d’une géomembrane
protégée par un feutre antiroche de part et d’autre+ couverture par les terres extraites +
revégétalisation
b. Pose d’une conduite entre cette zone et le fossé de la départemental RD 943 à l'aval du PPI,
pour l'évacuation des eaux drainées
c. Création d’un bassin tampon pour réguler le débit qui alimentera le fossé du RD 943. À noter
que ce réseau et ce bassin collecteront également les eaux drainées par les fossés du chemin à
étanché en amont et aval du Pont des Tirades (travaux mentionnés ci après). Le volume et le
débit de fuite seront à dimensionner avec exactitude en étude conception.
d. Le captage des fontaines d’Argnat est situé en amont de cette zone de travaux, Les travaux de
terrassement pour l’étanchéification de cette zone et pour la pose de la conduite de collecte va
nécessiter le dégagement de la conduite d'adduction des eaux de la fontaine. Aussi il est prévu
de remplacer entièrement cette conduite depuis le site du captage jusqu'au point de
raccordement à la conduite existante au niveau du RD 943, soit environ 850 mètres linéaires
de canalisations.
C. Déplacement localisé du chemin principal à l’aval de la voie SNCF :
a. Le chemin traverse le futur PPL Afin de maintenir cet accès, il sera déplacé pour être sortie du
PPL.
b. Le chemin utilisé par les riverains traverse le PPL. Il existe un chemin plus au nord. Ce chemin
au nord sera remis à neuf pour être employé par les riverains et le chemin dans le PPI sera
fermé à l’issu des travaux, pour être réservé à l’accès du réservoir du SIAEP.
D. Traitement du fossé le long du chemin principal à l’amont et à l'aval du Pont des Tirades.
a. Les fossés de part et d'autre seront étanchés et raccordé au réseau à créer pour l’évacuation des
eaux collectées dans la zone d'infiltration citée ci dessus
E. Au niveau même du bâtiment du captage : fermeture avec aération par Capot Foug du regard de visite
du trop-plein.
2 Le périmètre de protection rapprochée
Liste des travaux à réaliser :
F._ Pose de panneaux interdisant l’usage des chemins à toutes personnes autres que les riverains.
3 Hors emprises des périmètres
Liste des travaux à réaliser
G. Mise en place d’un dispositif pour le suivi du débit réservé
EGIS EAU; SGR/ Avril 2018 page 13SLA.E.P. de la Basse Limagne DUP Périmètres de protection
Du captage d'Argnat
« Note de présentation des deux solutions »
III - COUT DE L’OPERATION
Voir Annexe 7 : Chiffrage détaillé des deux solutions
Le coût prévisionnel s'établit comme suit :
SOLUTION 2: | SOLUTION 1:
Sans busage | Avec busage
1. Opérations au cours de l'obtention de la DUP
8 000 7 800 (Frais de procédures : commissaire enquêteur, publicités, notifications de l'enquête aux H ie
propriétaires.)
2. Opérations subséquentes à l'obtention de la DUP
370 000 € 294 000 € {Notifications de l'arrêté aux propriétaires, Publications des servitudes aux hypothèques, achats
de terrains, frais de bomnage et piquetage par un géomètre, frais de notaires)
3. Travaux de mise en conformité selon avis de l'hydrogéologue agréé 710 000 € 1 050 000 €
TOTAL GENERAL HT 1 088 000 € 1351 800 €
IV - DUREE DES TRAVAUX POUR LE BUSAGE
La durée des travaux les travaux de busage de la galerie est évaluée à 3 mois.
Les autres travaux sont sensiblement les mêmes dans les deux solutions et n’ont pas d'incidence sur la
distribution en eau potable des abonnés.
Ils sont évalués dans le tableau ci après :
SOLUTION1 : | SOLUTION2 :
avec Busage Sans Busage
Travaux de défrichage et clôtures 2 mois 1 mois
Travaux de busage de la galerie 3 mois
Travaux de traitement de la zone d'infiltration 2 mois 2 mois
Travaux d'étanchéification des fossés du chemin 2 mois 2 mois
Travaux de pose de la conduite d'évacuation des eaux de traitement de
la zone d'infiltration, et de l'étanchéification du fossé + pose de la à r
conduite des fontaines d'Argnat 5 mois 5 mois
Et création d'un bassin Tampon
Déplacement du chemin 1 mois 1 mois
Travaux sur les ouvrages (capot foug, dispositif de suivi du débit 0.5 mois 0,5 mois
réservé)
Mise en place de Panneaux et barrières 0,5 mois 0,5 mois
TOTAL 13 mois 15 mois
EGIS EAU / SGR / Avril 2018 page 14S.LA.E.P. de la Basse Limagne DUP Périmètres de protection
Du captage d'Argnat
« Note de présentation des deux solutions »
V - DESSERTE EN EAU PENDANT L’EXECUTION DES
TRAVAUX DE BUSAGE
La solution 1 avec busage de la galerie présente une contrainte principale pour laquelle le syndicat n’a pas
d’alternative à ce jour. En effet, pendant les travaux, il ne sera pas possible d’utiliser le captage d’Argnat pour la
desserte en eau potable du syndicat. Hors, un ensemble de communes du secteur « haut » du syndicat de Basse
Limagne ne sont alimentées que par ce captage : Sayat, Argnat, Blanzat, Cébazat et Nohanent
A ce jour, il n’existe pas d’autre moyen de desservir ces habitants.
Ci-après, l'extrait du schéma fonctionnel des réseaux du syndicat de Basse Limagne représente le secteur
«haut » concerné par l’alimentation par le captage d’Argnat comme ressource unique.
Sarceratà
15;
LS AS
Le tableau ci après synthétise les nombre d’habitant et d'abonnés par commune qui seraient concernés :
(source : données syndicat 2013)
Habitants Abonnés
Sayat + Argnat 2222 1098
Cébazat 7 856 3417
Blanzat 3 965 1611
Nohanent 1912 951
TOTAL 15 955 7 077
La population desservie représente environ 15 955 habitants.
Sur la base d’une consommation de 120 litres par jour par habitant, le besoin à fournir pour la
consommation des habitants du secteur « haut » du syndicat serait de 1 900 m3/j.
Ce chiffre ne prend pas en compte les effets de point des consommations journalières.
EGIS EAU/SGR/ Avril 2018 page 15SLA.E.P. de la Basse Limagne DUP Périmètres de protection
Du captage d'Argnat
« Note de présentation des deux solutions »
VI - AVANTAGES / INCONVENIENTS DE CHAQUE
SOLUTION
SOLUTION1 : avec Busage SOLUTION2 : Sans Busage
Avantages Réduit le nombre de parcelles à acquérir Augmente la maîtrise de l'exploitation des
parcelles à l'aplomb de la galerie de captage
Maintenir la capacité du captage en collectant
les infiltrations de la galerie
Permet d'acquérir en pleine propriété la
parcelle où sont implantés le réservoir
d'Argnat et la station de captage de la source
d’Argnat: ouvrages construits et exploités
par le syndicat pour l’adduction et la
distribution d'eau potable issue de la galerie
d’Argnat
Permet de clôturer les parcelles où sont
implantés les ouvrages du syndicat (réservoir
et station) et de les protéger des incivilités et
de répondre aux obligations de protection des
ouvrages AEP contre les malveillances.
Inconvénient
s
La desserte des habitants du secteur « haut »
du syndicat (Sayat, Argnat, Blanzat, Cébazat,
Nohanent) n’est pas possible pendant les
travaux de busage de la galerie. Et il n’existe
pas d’alternative
Réduit la capacité du captage en ne collectant
pas les infiltrations de la galerie
Coût des travaux plus important
Durée des travaux plus importante
Risque technique plus important car les
travaux de busage présentent des contraintes
particulières à prendre en compte (galerie
exigüe, poids des matériaux à mettre en
œuvre, travaux en milieu confinée)
Risque humain : rupture de l'alimentation en
eau et risque accident lié au contexte des
travaux
Les parcelles où sont situés les travaux de
pose de conduite pour l’évacuation des eaux
de fossés étanchés et de la zone d'infiltration
à étancher, ne sont pas acquises. Il faut
prévoir de mettre en place des conventions
Augmente le nombre de parcelles à acquérir
et donc augmente le risque de devoir avoir
recours à l’expropriation
EGIS EAU / SGR / Avril 2018 page 16S.LA.E.P. de la Basse Limagne DUP Périmètres de protection
Du captage d'Argnat
« Note de présentation des deux solutions »
ANNEXES
Annexe 1 : Avis de l’hydrogéologue agrée de mars 2001
Annexe 2 : Avis complémentaire de septembre 2013
Annexe 3 : Mail de l'hydrogéologue agréé du 27 mai 2017
Annexe 4 : Plan de la solution 1 avec busage
Annexe 5 : Plan de la solution 2 sans busage
Annexe 6 : Plan général des travaux hors busage des deux solutions
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Annexe 7 : Chiffrage détaillé des deux solutions
EGIS EAU / SGR / Avril 2018 ANNEXESSLA.E.P. de la Basse Limagne DUP Périmètres de protection
Du captage d'Argnat
« Note de présentation des deux solutions »
EGIS EAU / SGR / Avril 2018 ANNEXESS.LA.E.P. de la Basse Limagne DUP Périmètres de protection
Du captage d'Argnat
« Note de présentation des deux solutions »
Annexe 1 : Avis de l’hydrogéologue agrée de mars 2001
EGIS EAU / SGR / Avril 2018 ANNEXESSyndicat Basse Limagne
Captages
d’Argnat et des Grosliers
& À À
AVIS
sur les mesures de protection
Marc Livet
Hydrogéologue agréé
pour le département du Puy-de-Dôme
Mars 2001Cet avis est émis dans la cadre de l'établissement des périmètres de protection des
captages d'Argnat et Grosliers appartenant au Syndicat Basse Limagne.
Le plan au 1/25 oooème ci-après situe les deux ouvrages.Tables des matières
1. Contexte géologique et hydrogéologique 3
2. Le bassin d'Argnat
2.1 Le bilan hydrogéologique 8
2.2 Les reconnaissances géologiques et hydrogéologiques.
2.8 Les reconnaissances géophysiques ...
2.4 Les caractéristiques hydrodynamiques de l'aquifère 12
2.5 Les limites du bassin versant d'Argnat....................... td
2.6 L'usage de la ressource d'eau du bassin... 15
2.7 Vulnérabilité du système hydrogéologique d'Argnat....................... 18
2.8 Environnement du bassin d'Argnat..................
2.9 Qualité des eaux du bassin d'Argnat
8: Gaptage dés: GrOSIIESs ss iinnenrmnmmimneninantnnsisppantuus23
BA SALONS. srrrnnssssssrsssnnenserisreagrnmnnnnnienenanssnsipe23
312) C6 CADTAQÉ ant ist ces ranse see snc2ee State de RMI UNT ur ren ins ansrousse23
8:3:Contexte J60l0DIQUE rss ssresssnsnnepanen ne diiasistes 24
3.4 Contexte hydrogéologique
3.5 L'évolution des débits.
3.6 Qualité: désedlika ac neremnerneisanseniunianmnnrretétintns27
3.7 Conditions d'environnement du captage... 27
8.8 Périmètres de protection nine29
Mars 20014, Captage PAPA nresrssisnnrniunirseNenninsetdnnannanntinsss 00
4.1 Situation
4.4 Contexte hyArOgÉDIOGIQUE nn.33
45 Qualité des SAUX unis ramener35
4.7 Périmètre de protection proposé... À
Annexes
Mars 2001Introduction
Le SIAEP Basse Limagne alimente 44 communes de la Limagne ; soit sensiblement
76 900 personnes.
Ses pôles d'alimentation sont liés à deux types de ressources :
"+ une ressource de type volcanique avec les captages des Grosliers et d'Argnat
respectivement implantés sur les communes de Blanzat et Sayat ;
“+ Une ressource de type alluviale avec une série de puits dans les alluvions
récentes de l'Allier, depuis le Sud vers le Nord :
* Les Cotilles (5 puits) et Boucle du Buisson {8 puits) implantés sur la commune
de Pont-du-Château ;
* Limons, confluent Dore Allier, puits de Mons sur les communes de Limons et
Mons.
Le > Le syndicat envisage de renforcer ses ressources par deux puits dits Tissonnières sur
la commune de Joze.
Quelques apports proviennent également de Clermont-Fd et Chamalières.
Une première visite a été faite sur le terrain en date du 10/11/2000 en présence des
personnes suivantes :
Mrs Brunie et Bernon du Syndicat Basse Limagne
+. Mrs Ranglaret et Martinez de la SEMERAP
= Mme Bertin de la SEAU
+ M. De Escobar de la DDASS
— Mme Dyduch et M. Coudert du Conseil Général
# M. Gonelle de la DDAF
L'analyse des conditions environnementales des captages a été complétée par deux
visites sur le terrain en date du 21/01/2001 et du 11/02/2001,
Mars 200 OT pa1. Contexte géologique et hydrogéologique
Les captages d'Argnat et des Grosliers appartiennent aux formations géologiques de la
chaîne des Puys ; celle-ci s'est surimposée il y a tout juste 80 000 ans au relief de socle
préexistant et constituant le plateau des Dômes, massif granitique pénéplané qui
dominait d'un relief abrupte, toujours visible aujourd'hui, l'importante fosse
d'effondrement de la Limagne à l'Est. À l'Ouest, ce même massif descendait en pente
beaucoup plus douce vers la Sioule.
Entre 80 000 ans et moins 10 000 ans, c'est 80 édifices volcaniques qui vont se mettre
en place suivant un axe Nord-Sud soulignant les grandes fractures qui guident la
remontée du magma.
L'espace recouvert par ces manifestations se limite essentiellement au Nord aux
environs de Charbonnières, au Sud au niveau du lac d'Aydat. Quelques éruptions
échappent à ce territoire :
l'ensemble méridional : Montchal, Montcineyre et Estivadoux ;
le gour de Tazenat et le petit massif du Puy de Chalard au Nord
L'ensemble des produits émis par ces éruptions peut se classer en deux types :
des scories qui sont du magma projeté avec violence dans les airs par l'éruption
et qui retombent sous la forme de matériaux plus ou moins finement Scoriacés,
essentiellement à proximité immédiate où rapprochée du point d'émission, C'est
ainsi que s'édifient les cônes volcaniques constitués en grande partie par un
matériau poreux ;
des laves qui se mettent en place en fin d'activité éruptive et qui s'écoulent
gravitairement du cratère sous la forme d'un magma fluide guidé par la
topographie.
Ces matériaux, au moment où ils refroidissent, se fissurent et se figent en masse. La
particularité des laves est leur capacité plus ou moins marquée suivant leur fluidité à
s'écouler loin de leur point d'émission portant parfois sur leur dos des matériaux
scoriacés qu'une reprise de l'activité éruptive disperse.
Tous ces matériaux ont masqué le relief préexistant du plateau des Dômes, gommant
les vallées et thalwegs qui le drainaient à l'origine.
Mars 2001 | P.3La disparition de ces vallées n'est cependant pas totale; au fur et à mesure que l'on
s'éloigne de l'axe d'émission, le socle granitique peut réapparaître localement, révélant
les anciennes limites entre bassins versants.
Cette situation est beaucoup plus marquée sur le versant Est, où la dénivelé de la
grande faille n'a pas permis aux coulées de s'étaler, par contre, elle les a drainées
parfois fort loin en Limagne.
A l'Ouest, au contraire, l'étalement est beaucoup plus large, la pente étant plus faible,
Avec un empilement de matériel aussi diversifié et très perméable, la Chaîne des Puys
constitue un environnement très favorable à l'existence de nappes d'eau souterraines.
En effet, par le biais de la fissuration et de la porosité des terrains, l'intégralité de la pluie
tombée, amputée de l'évapotranspiration vient à s'infiltrer et percole jusqu'au socle. Là,
les eaux infiltrées se forment en une mince lame d'eau qui s'écoule gravitairement pour
rejoindre le coeur de la paléovallée où l'aquifère proprement dit prend naissance sous la
forme d'une nappe de quelques mètres à quelques dizaines de mètres d'épaisseur.
Les limites entre système hydrogéologique s'appuient sur es bilans hydrologiques, les
limites topographiques des paléovallées données par les quelques affleurements
granitiques, enfin des sondages et reconnaissance géophysique,
On dénombre 10 bassins hydrogéologiques bien individualisés dans la Chaîne des
Puys (cf. planche 1 : carte du bassin) : six bassins sur le versant Est et quatre sur le
versant Ouest. On constate souvent un écart entre les limites des bassins
topographiques et celles des bassins hydrogéologiques. Cet écart est le reflet du rôle
joué par la morphologie du relief pré-volcanique qui conditionne le sens d'écoulement
des nappes,
Ceux-ci se font globalement d'Ouest en Est pour les bassins orientaux, et d'Est en
Ouest pour les bassins occidentaux, ce qui se caractérise par l'existence d'une ligne de
partage des eaux souterraines légèrement décalée à l'Ouest de l'axe sommital du
plateau des Dômes.
Les exutoires naturels de ces systèmes hydrogéologiques sont représentés par des
Sources qui s'écoulent soit en extrémité des coulées (sources de déversement) soit sur
les flancs des coulées (sources d'étrangiement).
Mars 2001 P.4Le rôle des terrains volcaniques est fondamentalement différent suivant que l'on a affaire
à des scories ou des coulées basaltiques :
les projections scoriacées poreuses jouent un rôle essentiel de réservoir sous la
forme non saturée où saturée ;
“ les basaltes souvent fissurés sont caractérisés par une perméabilité en grand
due aux fissures. Les circulations au sein de ceux-ci peuvent être rapides, ceci
est plus particulièrement vrai en extrémité de coulée où apparaissent des
phénomènes du type chenaux d'éclusée. Cela l'est beaucoup moins dans les
parties amont du bassin où l'existence d'une nappe bien matérialisée ne pourrait
être si la fracturation des basaltes était aussi continue qu'elle apparaît de prime
abord. Des forages de reconnaissance très récents (coulée de Côme, AEP CEV)
ont montré que des formations basaltiques pouvaient jouer le rôle de toit
imperméable à l'aquifère sous-jacent, captif.
La grande régularité des sources volcaniques montre que le système scories, associée
au basalte, a une capacité de régulation considérable, voire exceptionnelle pour des
unités hydrogéologiques aussi limitées en surface. Là encore, la notion de barrage par
des basaites peu fracturés permet probablement de justifier de cette grande régularité.
La vulnérabilité de ces aquifères est fonction de la nature des roches qui constituent le
magasin, également de la nature des sols de couverture,
Les basaltes constituent à ce titre des réservoirs très vulnérables, leur réseau de
fracturation favorisant des écoulements peu filtrants. Les aquifères au sein des scories
sont par contre peu vulnérables, leur forte porosité, leur épaisseur non saturée et
saturée, constituent un gage de bonne filtration,
La couVeriure pédologique des formations volcaniques est relativement limitée, parois
absente comme sur les Cheires de la coulée de Côme. Cette couverture, quand elle est
présente, offre des perméabilités suffisantes pour infltrer la presque totalité des pluies ;
le ruissellement est donc pratiquement absent sur ces terrains.
Mars 200 P.5On comprend donc que la vulnérabilité de ces aquifères est fortement dépendante des
conditions de mise en œuvre des formations volcaniques et notamment de l'importance
des saupoudrages terminaux, susceptibles de masquer les coulées sous-jacentes ; la
vulnérabilité des aquifères volcaniques sera également liée à la continuité hydraulique
qui peut se faire entre les coulées successives. C'est ainsi que les extrémités de
bassin hydrologique sont beaucoup plus vulnérables, les scories se raréfiant et les
phénomènes de fissuration prenant toute leur importance par l'étirement des coulées et
un refroidissement beaucoup plus rapide,
On peut donner, à titre d'exemple, de vulnérabilité différentielle, des bassins comme
celui de Cême avec une cheire très marquée et le bassin de chez Pierre totalement
masqué par des projections.
Mars 2001 © P.6FRERE
PLANCHE 1
Durtol |
Côme
@® Louchadière
© Nobanent
© Tiretaine
© auxon
© Mazaye
© Argnat
© veyre
Carte des bassins hydrogéologiques de la Chaîne des Puys
| © voirie
à @ Chez Pierre
|
Lx
RCE
P.7 Mars 2001ll s'agit principalement des sources de la Vernède, des Grosliers, des Vergnes, des
sources de Reilhat, et de manière beaucoup plus limitée, les sources de Feligonde et de
Malauzat. Aux débits de ces émergences, il faut ajouter le débit du captage de la Galerie
d'Argnat, objet du présent rapport, qui est venu recouper l'écoulement sous basaltique à
l'amont de l'ensemble des émergences naturelles citées précédemment.
Des mesures faites par le BRGM entre 1965 et 1974 aboutissaient à un bilan
hydrogéologique de 130 /s1, ces mesures ont été rapidement remises en cause par les
travaux de Barbaud? qui a estimé la ressource à 300-360 litres seconde.
Ces derniers chiffres ont été indirectement confirmés par les mesures des débits d'étiage
réalisés sur les ressources volcaniques de la face Ouest de la Chaîne des Puys dans
le cadre de la révision du SDAUS qui ont donné les chifires suivants :
* Bassin d'Argnat : 201 l/s
Bassin de Volvic : 419 l/s
La ressource du bassin de Volvic étant estimé à 550-600 //s, si on admet une similitude
de comportement entre les deux bassins, on voit immédiatement que les chiffres de
Barbaud sont parfaitement réalistes.
Il importerait cependant pour le futur, dans le cadre d'une gestion rationnelle de ces
ressources de réaliser des bilans ponctuels mais précis permettant de bien resituer les
ordres de grandeur des débits.
2.2 Les reconnaissances géologiques et hydrogéologiques
On trouvera sur la carte au 1/25 000e en planche 2 l'ensemble des forages réalisés
dans le bassin d'Argnat à l'occasion de deux campagnes de reconnaissance en 19884
et 19905.
De la première campagne, réalisée à l'amont du captage d'Argnat, on retiendra les
résultats essentiels suivants : sept forages profonds atteignent le substratum.
1 Radouane Belkessa, Hydrogéologie de la Chaîne des Puys - DES Université de Clermont-Fd, Avril 1977
2 Barbaud J.Y, Etude chimique et isotopique des aquifères Nord de la Chaîne des Puys Temps de transit et vulnérabilité des systèmes de Volvic et Argnat. Thèse 3ème cycle - Avignon 1983
8 Bilan Hydrogéologique de la façade Est de la Chaîne des Puys en période de sécheresse exceptionnelle
Etiage 1990 / LRPC (63/90/2893) et BRGM (R31717 AUV 4590)
4 Autoroute Périgueux - Clermont-Fd, Etude hydrogéologique de la Chaïne des Puys - LRPC (63/88/0589)
5 Autoroute Périgueux - Clermont-Fd, Etude hydrogéalogique de l'extrémité aval du bassin d'Argnat
Mars 2001 | P. 9PLANCHE 2
Plan de situation des forages (échelle 1/25 000)
oo HéIls permettent de remettre en question le sens d'écoulement de la nappe et également
d'alimentation du captage d'Argnat. Celui-ci n'est pas Ouest-Est comme le laisserait
supposer la largeur de la ou des coulées en provenance de cette direction, mais Sud-
Ouest Nord-Est au travers du “diverticule d'Égaules" qui est un important paléothalweg,
étroit, dont la profondeur au sondage C32 (666 NGF) est à une cote sensiblement égale
à celle de la galerie d'Argnat (664,17 NGF amont, 662,31 NGF aval).
Cette dernière, à plus de 1,5 km en aval, se trouve donc, contrairement aux idées
D admises, très au-dessus du fond de la vallée,
M | aa ete pe # RU La série de sondages C3, C34 et S33 précisent la cote du substratum granitique au
di droit des Bois de Pérol et du Bois Couvert et permet d'affiner la limite Argnat - Volvic.
L'aquifère au cœur du paléothalweg, au droit de C32, est important avec une épaisseur
d'environ 65 mètres et une épaisseur non saturée d'environ 50 mètres. || disparaît
complètement dans les petits thalwegs adjacents comme en C31, et il se réduit très vite
en tête de thalweg où en C34 la nappe n'excède pas les cinq mètres d'épaisseur.
A partir de ces éléments, on voit se dessiner le fonctionnement hydrogéologique du
cœur du bassin d'Argnat avec une paléovallée majeure de direction NE-SO qui se
divise probablement en deux affluents: un premier parfaitement identifié en direction du
Nord Nord-Ouest, isolé de la vallée principale par un môie granitique, pointement du
socle, émergeant au cœur du recouvrement volcanique; un deuxième, hypothétique,
prolongement de la paléovallée principale en direction du SO.
De la deuxième campagne de onze forages réalisés à l'aval d'Argnat, il ressort que les
différentes coulées qui ont atteint le pied de la faille se sont mises en place en deux
grandes phases successivesf,
On distingue la coulée dite de Saint Vincent qui a emprunté un paléothalweg assez
marqué de direction NO-SE jusqu'au lieu actuel de Sayat, son épaisseur avoisine les
cinquante mètres (forage W11).
Les deux coulées ultérieures qui se sont épanchées sur la coulée de Saint Vincent ont
emprunté pour leur part un, voire deux paléothalwegs en direction de Blanzat. En effet,
les sources de Reilhat se distinguent très nettement de celles des Grosliers et des
Vergnes.
6 Gaubie E, Etude hydrogéologique de l'extrémité aval du bassin d'Argnat - DEA Université Franche Comté 1990
Mars 200 | OOOPitLes niveaux piézométriques relevés dans ces forages permettent de distinguer deux
aquifères superposés, liés apparemment aux deux phases de mise en place des
coulées décrites précédemment. Le niveau piézométrique s'établit vers -20 m/TN, le
Second vers -45 m/TN. La distinction en deux unités hydrogéologiques bien tranchées
n'est cependant pas aussi franche comme l'a montré le traçage du débit réservé de la
galerie d'Argnat qui a intéressé aussi bien les sources de Reilhat que des Grosliers.
2.3 Les reconnaissances géophysiques
Ce sont exclusivement des campagnes de polarisation spontanée réalisées par l'institut
de Physique du Globe de Ciermont-Ferrand?.
Deux campagnes ont été réalisées, la première au niveau des limites entre bassin
versant d'Argnat Volvic, la seconde à l'aval d'Argnat.
La première campagne, en s'appuyant sur les reconnaissances mécaniques, a permis
d'apporter des éléments précis sur les limites entre les bassins d'Argnat et de Voivic.
La seconde campagne a été moins probante tout en confirmant certains éléments relatifs
à la mise en place des formations volcaniques en deux phases successives.
2.4 Les caractéristiques hydrodynamiques de l'aquifère
On dispose d'un certain nombre d'éléments au travers de traçages (cf. 4 et 6 en note de
bas de page) ainsi que des analyses isotopiques systématiques en O18 (cf. 8 en note
de bas de page).
Les iraceurs utilisés sont très variés, il a été employé aussi bien des traceurs
radioactivés que de l'Indium 113, des sels, de la fluoresceine,
Toutes ces expérimentations, à l'exception d'une, ont été réalisées dans la partie aval
de la coulée d'Argnat.
Le traçage le plus remarquable est celui aux traceurs radioactivés, fait à partir du débit
réservé de la galerie d'Argnat, lequel après s'être réinfiltré, se retrouve sur les sources
d'extrémité de coulée.
Là, il a été montré que les vitesses de circulation peuvent atteindre 360 à 470 mjour (ct,
graphique ên planche 3).
7 Quentin Y.A,, Reconnaissance de la partie aval de la coulée d'Argnal par polarisation spontanée - 1990 Auben, Dana Livert - Vérification de limite de nappe aquifère en terrain volcanique par la méthode de polarisation - CRAS Tome 311, série Z, pages 999 à 1004 - Année 1990
Mars 200 p.12PLANCHE 3
Traçage en extrémité du bassin d'Argnat
1725009
sis
Ltssese À
{
Cete Lyon/ LRPC Clermont-FdLes mesures faites à l'indium 113 entre les forages W12 et W15 ont confirmé de telles
vitesses sur de petites distances; par contre, les traçages au sel ou à la fluoresceine
(forages W11 et W29) ont donné des vitesses beaucoup plus faibles soulignant le rôle
majeur des chenaux d'écoulements privilégiés.
Le traçage du forage C2 au captage du Mas d'Argnai, sur une distance d'environ 1500
mètres, s'est révélé, par contre, un échec malgré l'importance des quantités de sel
utilisé : 2,5 tonnes diluées dans 25 m? d'eau claire puis "poussées" par un volume
équivalent en eau.
Le suivi en continu sur plus d'un mois (06/10 au 09/11/1988) s'est révélé négatif.
Plusieurs hypothèses peuvent justifier ces résultats : trop forte dilution dans un débit et
volume important, piégeage dans des "zones mortes", vitesse moyenne de la nappe à
cet endroit faible en raison d'un gradient hydraulique peu marqué. L'importance de la
Section mouillée pourrait justifier d'une telle situation.
Ce résultat de traçage rejoint les échecs de celui réalisé par le BRGM en 1991 et Camus
dans les années 1975.
Le suivi qualitatif, et plus particulièrement isotopique (cf. 6 en note de bas de page),
montre à l'évidence que le bassin d'alimentation des sources est au niveau du plateau
des. Dômes et que quelques différences apparaissent dans la partie terminale des
coulées par des apports de faible altitude et le contact des eaux avec les marno-
calcaires de Limagne.
2.5 Les limites du bassin versant d’Argnat
Elles découlent de l'ensemble des éléments précédemment développés et d'études
réalisées sur les bassins voisins,
Avec un bilan hydrogéologique annuel de 300 à 360 US, on voit immédiatement que la
surface de bassin versant nécessaire est de l'ordre de 22 km2. En effet, le débit
spécifique souterrain de la partie sommitale de la façade Est est de l'ordre de 14 à
16 l/s/km2, différence entre pluviométrie et évapotranspiration, le terme ruissellement
supericiel étant inexistant.
Mars 2001 | P.14Il s'agit donc de caler cette surface potentielle dans le puzzle des bassins
hydrogéolagiques voisins, à savoir : Volvic, Louchadière, Côme et Nohanent-Durtol, en
tenant compte de leur bassin respectif. La confrontation de l'ensemble des données à
notre disposition, et que nous ne développerons pas ici, a permis de tracer les limites
probables du bassin d'Argnat telles qu'elles sont données sur la carte au 1/25 000e (ci.
planche 4) ; les limites indiscutables à l'Est et au Nord-Est données par les affleurements
du socle sont des éléments qui facilitent cet exercice.
Pour que l'ensemble des éléments analysés soient rapportés ici, signalons que les
reconnaissances faites pour le Centre Européen du Voicanisme pourraient
éventuellement modifier la limite Sud-Ouest du bassin versant telle qu'elle est dessinée
icis.
2.6 L'usage de la ressource d'eau du bassin
Les sources de Reilhat et Grosliers furent les premières captées pour l'alimentation en
eau potable par le Syndicat Basse Limagne. Elles ne font plus à l'heure actuelle l'objet
d'une exploitation. Les sources de Reilhat sont utilisées pour l'irrigation des vergers et
jardins. Quant au Grosliers, il perpétue un droit d'eau alimentant les Cressonnières et
les vergers etjardins avais.
La source des Vergnes a longtemps été utilisée pour alimenter une pisciculture, quant
aux sources de la Vernède, au cœur de Sayat, elles n'ont plus qu'un usage industriel
(fromagerie Dischamps).
Citons également la modeste source de Malauzat captée par Chatel-Guyon et celle qui
anime les bassins du château de Féligonde.
Devant un certain nombre de contraintes environnementales fortes qui portaient
régulièrement atteintes à la qualité de l'eau, le syndicat Basse Limagne décidait de
déplacer le captage de ces émergences naturelles vers l'amont, en réalisant une galerie
foncée dans la coulée au-dessus d'Argnat imitant en cela la démarche faite quelques
années plus tôt par les exploitants de la ressource en eau du bassin de Volvic.
8 CEV, Etudes géotechniques et hydrogéologiques complémentaires - LAPC (63/94/8169)
Te
Mars 2001 | P.15rues ar
DUT joe au peser ET gi pc F JeuBiv,pJuesian uisseq np essoddns
au Er” Ÿ ZHONVTIdCette galerie, dont une coupe technique est
donnée Gi-après, d'une longueur de
370 mètres permet de dériver une importante
partie de l'écoulement du bassin.
L'autorisation de prélèvement est de 140 IS,
l'excédent est rejeté dans la coulée à l'aval
de l'ouvrage. En période estivale, le débit
est Susceptible d'être inférieur au 140 /s
autorisé.
in VAN DER MIN, 1965)
Cette galerie a cependant été partiellement
foncée dans le paléothalweg comme cela
a été mentionné dans
le chapitre relatif aux forages de reconnaissance.
A ce titre, il ne peut
que contrôler les débits Supérieurs aux
débits de base de la coulée, confirmant
les études faites
par le SRAES en 1986 et qui montraient
le peu d'influence en période
d'étiage du débit réservé sur les émergences
aval.
I! n'en demeure pas moins un impact sur
les “sources du Bédat”, émergences les plus
hautes dans le bourg de Sayat dont le
tarissement en période estivale est devenu
courant.
ee
S Direction Régionale de l'Agriculture et de la Forêt ‘Auvergne"-
SRA Région Auvergne - Commune de Sayat, observation du captage d'Argnat et des sources à l'aval.
Mars 2001 p.172.7 Vulnérabilité du Système hydrogéologique d’'Argnat
Celle-ci est liée exclusivement à Ja nature des terrains,
à leur protection pédologique, à
la position de la surface piézométrique par rapport
au terrain naturel, à la présence de
ruissellement venant à se concentrer et s'infiltrer
localement.
Si on tente une cartographie de ce facteur, on
fera à terme la distinction suivante, en
retenant qu'à l'échelle du bassin, aucune eau
ne ruisselle effectivement, l'infiltration étant
totale.
+ les cônes constitués essentiellement de
scories sont, par essence, le système
hydrogéologique le moins vulnérable, même si
la couverture pédologique y est
très limitée; en effet, l'épaisseur de ces terrains, leur
fort degré de désaturation,
leur surface spécifique d'échange en font le matériau
filtre par excellence, Capable
de réduire toute pollution bactériologique en quelques
mètres de transit vertical
non saturé, mais également capable de piéger
des pollutions par hydrocarbures
de manière pratiquement irréversible ;
æ les coulées sont en général considérées
comme une formation fortement
Vulnérable par le rôle des fissures ou des
diaciases qui les affectent. En
préambule à cet avis, nous avons apporté quelques
nuances à ce point de vue,
car le système aquifère ne peut pas être considéré
comme exclusivement
composé de coulées volcaniques, il est
en général et ici particulièrement, le
résultat d'un empilement de coulées inter-stratifiées avec des niveaux
Scoriacées. || suffit d'analyser la coupe du
sondage C32 pour se faire une idée
du rapport scories-basalte qui est de l'ordre
de 40 % de scories et de 60 % de
basalte,
A cela il convient de prendre en compte la couverture
pédologique et les profondeurs de
l'aquifère. Si on tente, au niveau de la partie
sommitale du bassin, un classement des
formations volcaniques, les cônes étant exclus,
on devrait pouvoir considérer la partie
forestière du bassin comme peu vulnérable en
raison de l'importance des projections
ultimes ayant ennoyé le relief d'une couverture
Presque uniforme de scories et ceci
malgré un sol qui, s'il dépasse le mètre d'épaisseur, se confond souvent avec des
colluvions basaltiques ou scoriacées assez
hétérogènes.
La couverture forestière est le reflet de
la qualité de ces sols, abandonnés
Progressivement par la culture et reconquis
avec le temps par la forêt.
Mars 2001 P.18Localement, malgré tout, le Saupoudrage n'a pas totalement masqué le relief des coulées
basaltiques qui apparaissent bien marquées dans le paysage.
La parte aval du bassin, que l'on peut situer au niveau
de la D90, présente un niveau
d'argilosité plus important que celle du secteur boisé, mais qui ne permet pas, malgré
tout, l'apparition de ruissellement. Les eaux de pluies s'infiltrent sans problèmes majeurs
dans ces terrains où une importante fraction de scories va assurer sa filtration et son
acheminement lent vers l'aval : toute cette entité
peut être considérée comme peu
vulnérable.
Un seul point mérite notre attention, il s'agit du contact
coulée-limite Est granitique du
bassin d'Argnat. Là, le colluvionnement du pied de pente à partir de produit d'altération
du socle ou des formations volcaniques constitue
au cœur de la goulotte de contact
socle-volcanisme, un niveau plus imperméable
permettant la rétention d'eau comme en
atteste le plan d'eau situé au NE d'Egaules ou les
reconnaissances géologiques faites
par la DDAF et IEA. C'est à l'aval de ce plan d'eau
que se dessine le seul axe de
drainage des eaux, visible ici et matérialisé par
un fossé. Le ruissellement issu des
formations de socle va se concentrer au cœur de
la goulotte et s'écouler tout en
s'infiltrant progressivement au contact de la coulée
fortement masquée par le
colluvionnement .
À quelques 200 mètres à l'aval du plan d'eau, cet ouvrage vient à disparaître.
La partie la plus vulnérable du Système apparaît au moment où les coulées volcaniques
commencent à dévaler le relief de la grande faille. La fragilité du système est flagrante,
les coulées sommitales sont parfaitement visibles et offrent leur flanc à l'infiltration en
Provenance du relief granitique constituant les bords de la vallée. Là également, par le
jeu de l'écoulement rapide lors de leur mise en place, les coulées se déchirent, et
prennent des allures superficielles chaotiques que l'altération ne gomme pas et qui
favorisent des infiltrations préférentielles. On fera
cependant une distinction entre la
partie immédiatement à l'aval de la D90 et pratiquement jusqu'à 200 m à l'amont de la
voie SNCF où les pentes plus faibles et l'importance
du Saupoudrage favorisent un
ennoiement partiel da la coulée que reflètent de nombreuses prairies et celle à l'aval
jusqu'à la D941 où le relief chaotique de la coulée
prend tout son essor et où les bois et
taillis l'emportent.
Mars 200 P-19Enfin, comme on le voit bien au niveau du captage d'Argnat, les phénomènes de
chenaux d'éclusée, de cavernement, prennent toutes leur ampleur et favorisent
probablement les écoulements privilégiés comme l'ont démontré les traçages de la partie
aval de la coulée d'Argnat.
2.8 Environnement du bassin d’Argnat
Le haut bassin versant d'Argnat est essentiellement forestier. Cette activité y est
cependant ponctuelle et brève, et parfois peu
soucieuse des contraintes
environnementales. Un couloir de prairies, calé sur la départementale 90 et sur les
affleurements du socle granitique affleurant de part et d'autre de cet axe, constitue le
domaine où s'exerce l'activité agricole tournée ici essentiellement vers l'élevage.
Rappelons que la D90 se situe, ici, à l'aplomb du paléothalweg d'Argnat. Dans cet
espace, le pâturage constitue l'essentiel de l'activité au travers de trois exploitations
agricoles, deux pratiquant l'élevage de bovins et une
celle d'ovins.
Le nombre et l'importance des “fumiers sauvages”, le long des bois où au cœur des
prés, doivent être soulignés.
Il y a enfin, au Sud de cet espace agricole, le hameau d'Egaules. Celui-ci est implanté
sur une extrémité de coulée dont localement quelques pointements demeurent
apparents.
Hors les exploitations agricoles, l'habitat est constitué de résidences principales pour
des gens retraités ou ayant des activités hors de la
commune, des résidences
secondaires.
L'assainissement est aujourd'hui collectif, la filière biologique mise en oeuvre (fosses
toutes eaux, décoloideur, ouvrage de répartition, filtre à sable drainé) répond à un niveau
d'objectif de traitement donné par l'arrêté du 21 juin 1996 et la circulaire n° 97-81 du 17
février 1997,
Le ruissellement superficiel issu d'Egaules, drainant les eaux pluviales, s'écoule
gravitairement en direction du NE, s'infiltrant partiellement dans les formations
volcaniques où rejoignant le thalweg entre volcanisme et socle. Là, il se mêle aux eaux
de ruissellement issues des formations de Socle et après avoir transité dans le plan
d'eau précédemment évoqué, emprunte temporairement le fossé à l'aval de celui-ci pour
se perdre progressivement au contact colluvions-coulée. |
Mars 2001 P. 20Il'y a, pour clore le panorama de l'environnement du bassin d'Argnat, la circulation
routière sur la D90, elle est cependant modeste.
Au-delà du captage d'Argnat, on retrouvera de fort contraste de vulnérabilité liés
fondamentalement à la variabilité des pentes ; à l'aval du Mas d'Argnat, prairies et
cultures sont le reflet de l'importance de la couverture pédologique qui masque une
grande partie de la coulée, qui réapparaît à nouveau, très temporairement, craquelée et
chaotique à l'amont des terrains de Sport.
Au-delà de l'épanchement de la coulée, la plaine de la Limagne lui confère une allure
tabulaire où l'altération de surface a fermé l'ensemble des micro-reliets d'un tel système
et, par là même, a permis de développer une agriculture variée (vignes, cultures,
vergers..),
Le ruissellement sur ces terrains reste modeste, l'infiltration s'exerçant efficacement :
cette dernière est limitée, les conditions pluviométriques étant modestes (- 600 mm).
Le bassin intermédiaire d'Argnat que nous limiterons à la du relief de faille (D90, terrain de
Sport de Sayat) a un environnement contrasté : avec des forêts, tailis et des prairies qui
occupent aussi bien la coulée elle-même que les flancs granitiques de la gorge. Ce
paysage se prolonge jusqu'en extrémité aval de la galerie d'Argnat (D90). Une forte
densité de chemin agricole et forestier souligne la proximité des lieux habités. A partir de
là, la pression urbaine s’affirmera avec les lotissements du Mas d'Argnat implantés à
même la coulée puis la proximité du hameau du Mas d'Argnat et une occupation forte de
l'espace par l'agriculture ; prés, cultures et quelques vergers.
Le bassin aval s'amorce à partir des terrains de sport de Sayat, il s'agit d'un
environnement avec forte pression agricole lié à la proximité de très nombreux lieux
habités ; vergers, jardins, vignes se mêlent à des activités plus ordinaires : prairies,
cultures.
De nombreux lotissements de Sayat se sont étendus sur la coulée, une très importante
densité de route sillonne cet espace (D2, D15, D764).
Des points durs marquent ce contexte : ferrailleur, ancienne décharge...
Mars 2001 p.212.9 Qualité des eaux du bassin d’Argnat
On dispose d'un certain nombre d'analyses sur les eaux du captage d'Argnat, mais
également sur celui des Grosliers plus à l'aval.
On trouvera, en annexe, les résultats de ces analyses et notamment celles faites sur
les eaux brutes avant traitement. L'analyse de ces données relèvera plus
spécifiquement du chapitre Propre à chaque captage.
Mars 2001 | | P.223. Captage des Grosliers
3.1 Situation
“+. Commune : Blanzat
»_ Parcelle ; 425 section AK
"Coordonnées Lambert II :
x = 656,75
y = 2091,70
2=414
Le captage des Grosliers est localisé à 1 km au Sud Ouest de Blanzat et à 1,3 km
environ à l'Ouest-Sud Ouest de Sayat. Il est implanté sur le flanc Nord de la vallée du
Bédat qu'il surplombe de 20 mètres. On y accède à partir de la D76, en longeant le
château de Saint Vincent puis le front de coulée par un chemin agricole.
3.2 Le captage
La date de réalisation de l'ouvrage n'est pas connue.
Il s’agit d'une galerie creusée dans le pied de la coulée basaltique de direction Nord, sur
les quinze premiers mètres puis N, NE sur 10 mètres s'orientant ensuite rapidement en
direction du N. NO sur pratiquement 47 m et s'achevant par un dernier barreau de 10 m
d'orientation NO.
Ces variations de direction de galerie traduisent les difficultés de réalisation de ce type
d'ouvrage en extrémité de coulée où la circulation entre les fissures constitue le seul fil
directeur, même si la logique veut que l'écoulement provienne du NO, sens d'écoulement
de la coulée.
La galerie a une section moyenne de 2 m par 1,30 m ; elle s'ouvre dans sa partie
terminale sous la forme d'une grotte de 3 m par 2 m taillée à même la coulée où les eaux
jaillissent au contact d'un niveau alluvial de nature granitique et constituent une vasque
de quelques mètres carrés, avant d'emprunter la galerie, Les parois de celle-ci sont
bétonnées, le plafond laisse apparaître sur toute sa longueur le basaite.
Mars 2001 P.23L'eau est canalisée sur 70 m dans une goulotte cimentée de 0,4 m de profondeur par
0,4 m de largeur. Un rebord rive gauche permet le cheminement piétons sans souiller ces
eaux ; celui-ci s'interrompt a quelques mètres de l'extrémité de la galerie. Cette goulotte
est periorée en de nombreux endroits pour accueillir les eaux non drainées par la tête de
la galerie ; ces perforations intéressent la goulotte sur toute [a longueur de la rive droite,
elle ne concerne la rive gauche que dans la partie la plus amont.
Ces dispositions drainantes reflètent la prédominance d'eau en provenance de l'Ouest
lors de la construction de ce captage.
L'extrémité de la galerie a été aménagée pour gérer ces eaux vers le réseau : à cette fin
un bâtiment en béton a été accolé à la paroi, Celui-ci est aujourd'hui relativement
dégradé (vitres brisées, aération déchirée, oxydation des parties métalliques, absence
d'étanchéité sous la porte qui avait permis à d'Arcy, d'observer par le passé, la présence d'un
gros mulot noyé).
3.8 Contexte géologique
La galerie des Grosliers a été réalisée en extrémité du système hydrogéologique
d'Argnat au niveau de la coulée de Saint Vincent ; c'est la première coulée de ce bassin
à s'être épanchée en Limagne, Elle a donc logiquement emprunté le thalweg le plus
marqué, les coulées suivantes, notamment celle de la Vernède, se superposeront
partiellement à celle-ci, mais emprunteront par débordement des thalwegs adjacents,
creusés probablement postérieurement à la mise en place de la 1ère coulée : c'est le cas
du diverticule basaltique à l'origine de la source de Reiïlhat.
La position en altitude de la coulée s'explique par l'inversion du relief liée à l'érosion des
Limagnes ; les coulées quaternaires comme les entablements volcaniques plus anciens,
très résistants à l'érosion, vont freiner celle-ci pendant que leurs marges sont dégagées.
Le captage a été réalisé par creusement de Ja galerie sous le niveau basaitique, le
terrassement étant certainement plus aisé dans le substratum marno-calcaire que dans
la coulée elle-même. La coulée sert de toit à la galerie, Les murs béton coulés de part et
d'autre l'ont été pour éviter l'altération des marnes et soutenir le toit basaltique.
Mars 2001 P,24A ce niveau, localement, on peut observer des traces rougeâtres de cuisson d'un
paléosol au contact avec la coulée. Ce niveau Se retrouve dans la partie terminale de la
galerie avec un pendage globalement Nord qui indique manifestement un axe de
paléovallée situé au Nord de la tête de la galerie, ce qui est cohérent avec la position de
l'émergence des Vergnes à l'amont du château du même nom.
L'épaisseur de la coulée au niveau de la galerie est de l'ordre de 8 à 10 m. Le contact, en
tête de galerie, se fait manifestement avec un niveau alluvial qui traduit la proximité de
l'axe du paléothalweg. Les alluvions sont à prédominance granitique, ce sont des galets
dont certains dépassent la dizaine de centimètres ; la granulométrie de ces alluvions
appartient à un système torrentiel avec fort charriage solide qui diffère des conditions
d'écoulement et de transport actuel, observable sur des cours d'eau proches comme
l'Ambène, J
3.4 Contexte hydrogéologique
Il est celui des émergences d'extrémité de coulée du système d'Argnat. Les venues
principales s'observent en tête de la galerie sur pratiquement toute la périphérie, les
plus fortes venues s'observent grossièrement en direction du Nord donc en direction de
l'axe de la paléovallée,
L'émergence originelle se justifie probablement par une déchirure plus profonde du flanc
Sud du paléothalweg par érosion, laquelle a entraîné le débordement latéral de
l'écoulement.
Il faut garder à l'esprit que l'écoulement qui apparaît concentré en tête de galerie, laissant
imaginer une circulation du type torrentiel, n'est pas représentatif de la réalité. Il s'agit
d'un écoulement en nappe dont l'extension par rapport à l'axe du paléothalweg peut
largement dépasser le coeur du système.
Les nombreux drainages latéraux en rive droite du chenal d'écoulement témoignent de la
nécessité de drainer des apports qui, à l'origine, étaient très significativement plus en
charge qu'ils ne le sont à l'heure actuelle : il ne faut pas oublier que depuis la création du
captage d'Argnat, les débits maximurns de cette galerie ont été amputés.
Mars 2001 | P,253.5 L'évolution des débits
Elle est mal connue ; aucune mesure de débit avant la réalisation de la galerie d'Argnat
ne nous est parvenue. Une série de mesures a été faite de 1983 à 1986 par le SRAE
pour analyser l'impact des prélèvements au captage d'Argnat sur les Grosliers. Les
débits maximums se situent autour de 26 l/s et tombent à l'étiage autour de 12 Vs.
À la suite de ces mesures, le SRAE conciuait en 1986 “que dans des conditions
climatologiques et hydrologiques particulièrement défavorables, le débit des sources en
aval du captage d'Argnat se maintient, démontrant que la galerie d'amenée d'Argnat
Evolution des débits en fonction du temps. Galerie des Groliers
30 =
A
25 >
A À
4 À
PS À 20
#
4
à A A A
À AA À AA Aa
À A À à à
ed — de—— à +
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10 |
5 —
0 A
14 1983 11 1984 3112 1985 31/12 1988 3142
Date
Maïs 2001 P.26Les sondages de reconnaissance de l'autoroute A89 devaient effectivement démontrer
que la tête de la galerie d'Argnat se situe très au-dessus du fond du thalweg et que
dans ces conditions le sous écoulement qui échappe
à la galerie ne peut que se
retrouver sur les émergences des extrémités de
coulées. La complexité des écoulements
à l'aval d'Argnat nécessite cependant d'être prudent,
En effet, il semble d'une part, que
l'impact des prélèvements ne soit pas homogène sur toute les sources, les sources de
la Vernède sont semble t-il beaucoup plus sensibles que
celles des Vergnes ou des
Grosliers, d'autre part, si la galerie d'Argnat bénéficie
que de la partie supérieure de
l'aquifère, il n'est pas logique que les rapports de débit
hautes eaux basses eaux entre
galeries d'Argnat et Grosliers soient les mêmes.
Une explication peut être avancée : le SRAE dans
son rapport de 1986 note les
difficultés rencontrées pour mésurer exactement la
source des Vergnes et rapporte que
cette source, contrairement à ce que reflètent les
mesures, serait très constante. Les
Grosliers s’avérerait beaucoup plus sensible aux variations de débit du niveau de
base, on trouverait |à une meilleure cohérence d'ensemble à ce système.
L'absence de drainage par les nombreuses barbacanes, construites à l'origine du
captage, montre bien la réduction du débit.
3.6 Qualité des eaux
On trouvera en annexe 1, les résultats des analyses faites sur les eaux, soit au
captage, soit sur le réseau desservi par les
Grosliers. On retiendra le marquage des
eaux par un environnement agricole fort avec un accroissement des teneurs en
nitrates
et sulfates et une augmentation de la conductivité
qui s'explique aussi par le substratum
marneux. La qualité bactériologique de ces eaux est médiocre avec des pollutions
chroniques qui confirment la vulnérabilité du système
aval.
3.7 Conditions d'environnement du captage
L'environnement immédiat du captage est essentiellement agricole. L'emprise même de la
galerie est une friche forestière où se mêle buissons, épineux et quelques chênes, avec
de rares lambeaux de pelouse sèche, Cette végétation domine l'extrémité de la galerie
ets'accroche au relief de la coulée, le flanc de celui-ci, à l'aval de l'ouvrage, est une triche
herbacée sèche avec quelques buissons au milieu de laquelle sont implantées les
anciennes cressonnières alimentées Par Une partie de la ressource des Grosliers.
Mars 2001 P.27Sur le plateau basaltique lui même, ce sont les vignes
qui dominent avec ici ou à
quelques vergers ou jardins. Un de ces jardins, clos,
crée une contrainte forte à 100 mde
la tête de la galerie, il s'agit de la parcelle 45 section
AK commune de Blanzat où un puits
exploité par éolienne vient prendre de l'eau dans l'aquifère à l'amont de la galerie des
Grosliers.
L'eau pompée stagne dans une grande vasque en ciment qui peut déborder. Un
terrassement localisé fragilise la protection de surface,
un certain désordre caractérise cet
enclos.
La culture de la vigne et des vergers nécessite
des traitements et éventuellement des
apports azotés ou phosphatés. Avec une teneur en sable qui dépasse le plus souvent
40 % et également une forte Proportion d'éléments
grossiers (cailloux, blocs), les terrains
à l'amont de la galerie sont assez filtrants, les risques
de lessivages ne sont cependant
pas nuls.
Le risque de pollution dans ce Secteur est lié à une
pollution accidentelle par des
produits de traitement, beauco Up moins par les engrais.
La proximité des lieux habités crée une pression forte
sur ce secteur d'autant ed ce
classement AOC de la vigne est intervenu,
De nombreux chemins sillonnent le plateau où stationne nombre de véhicules (voitures,
tracteurs) ; cet espace est bordé au Nord par
le CD15E, ce dernier s'inscrit à ce niveau
sur la bordure Nord de la coulée de Saint Vincent,
à l'Ouest le CD2 vient à recouper
l'intégralité de la coulée rejoignant Sayat.
Au-delà du CD2, il demeure encore tout un secteur
de vignes avant d'arriver aux
premières maisons de Sayat, Depuis une vingtaine
d'années c'est toute une zone de
lotissements qui s'est développée ici ; parallèlement le paysage routier s'est restruciuré
avec de nombreux échanges qui ont accrus le trafic.
L'essentiel de ce bâti a été construit sur la coulée,
la partie la plus au Nord a de forte
probabilité de se situer à l'aplomb même
du chenal d'écoulement, Nombre de
terrassements ont été portés jusqu'au toit des basaltes fragilisant la protection naturelle
de surface.
Mars 2001 P.28Des cuves à fuel équipent certaines de ces habitations.
Les réseaux eaux usées ou
unitaires, bien que récents, ne sont pas à l'abri
de fuites. Les temps de transfert
mesurés par traçage montrent qu'il n'est pas possible de compter ici sur une épuration
par le sol,
L'ancienne décharge de Sayat, comblée et traitée,
fortement excentrée par rapport à la
coulée, ne devrait pas constituer une contrainte
majeure.
Au-delà de cette zone urbaine, rappelons l'existence
de quelques ferrailleurs à l'amont
immédiat de Sayat, Cette activité ne devrait pas, à
notre sens, intéresser les Grosliers,
mais plus particulièrement les sources même de Sayat.
Entre Sayat et Argnat, on retrouve un contexte
agricole fait de vergers, prairies et
quelques cultures, tout cet espace est sillonné par
des nombreuses routes.
Mas d'Argnat, bien que relativement éloigné des Grosliers, se construit partiellement à
même la coulée avec tous les problèmes précédemment évoqués pour les lotissements
de Sayat.
Il y a enfin le captage lui même, particulièrement
dégradé (fenêtre cassé, moustiquaire
déchirée, absence d'étanchéité au niveau des portes,
crépis abîmé). Les infiltrations directes
de la pluie dans le captage par la fissuration de la roche
ne doivent pas être exclus.
3.8 Périmètres de protection
Aux regards des conditions environnementales
actuelles des captages, des risques que
fait porter cet environnement à la qualité de l'eau,
de l'évolution probable du contexte
urbain, il nous semble que l'établissement de périmètres de protection digne de ce nom
est illusoire,
Nous préconisons donc l'abandon des captages des Grosliers.
Mars 2001 P. 294. Captage d’Argnat
4.1 Situation
“Commune : Sayat
+ Parcelle : 178 section B
+ Coordonnées Lambert |] :
x = 653,25
y = 2094,00
Z = 662,81 au captage : 664,17 en extrémité
de galerie
4.2 Le captage
Historique
Les travaux du captage actuel ont été réalisés entre
1940 et 1947, les terrassements de
la galerie étant achevés en 1945.
Ce ne fut cependant pes le premier projet de captage
de la ressource d'Argnat.
La première étude concernant le projet d'un
captage d'eau potable sur le territoire
d'Argnat et de Mas d'Argnat fut confiée à la Compagnie Thorand à Grenoble vers 1887,
sur les indications de M. Roux. Et c'est en 1889
que le puits Trémoulade, plus connu
sous le nom de puits Bonjean, appelé d'après
le nom du propriétaire de ce terrain, Pierre
Bonjean, fut creusé sous sa direction à 500 m en amont
de la ligne de chemin de fer, en
vue de chercher les célèbres sources de Triades.
Ce puits de 1,50 m de diamètre a été
creusé dans des formations volcaniques jusqu'à
une profondeur de 42 m.
Cependant, ce puits fut abandonné Plus tard, à
la suite des divergences de vue entre
les habitants de Mas d'Argnat et d'Argnat qui réclamaient
le droit de conserver les eaux
de leur territoire et la commune de Sayat. Cette
commune avait étabji avec M. Goyon,
docteur en médecine, un traité se rapportant
au dit territoire. Toutefois ce traité n'avait
pas trouvé l'approbation des habitants de
Mas d'Argnat et d'Argnat et bien que ces
demiers entreprirent un ultime recours auprès du
Ministre de l'Intérieur et de Monsieur le
Président de la République Française, ce traité fut
définitivement adopté le 30 août 1895,
entre la commune de Sayat et le docteur Goyon,
cédant à ce demier pour la durée de 99
ans le droit exclusif de pratiquer des travaux
de recherches comme captage d'eau,
adduction... sur tout le territoire dont il étaitquestion.
Mars 2001 P,30Et en 1895, une première galerie dite “galerie Boyer" fut creusée dans le gneiss du
versant Sud de la vallée de Mas d'Argnat, située à proximité du captage actuel de Mas
d'Argnat près de la bordure de la route nationale, Le but proposé consistait à rejoindre
l'ancien puits de Bonjean. Cette galerie Boyer accusait une longueur de 250 m environ
et sa direction était sensiblement N.N.O - S.S.E. Par ce tracé en plein gneiss, on voulait
éviter les difficultés qu'on craïgnait rencontrer dans une galerie creusée directement dans
la coulée de lave, elle-même de la vallée de Mas d'Argnat. Cependant, cette galerie fut
également abandonnée en 1896. Est-ce la mort de deux personnes du Mas d'Argnat (le
15 janvier 1896) à la suite d'une sanglante bagarre qui opposa des manifestants aux
forces de l'ordre, nous l'ignorons.
Un autre drame devait se jouer deux ans plus tard le 5 juin 1898. Deux gamins du Mas
d'Argnat devaient trouver la mort dans l'effondrement du puits Trémoulade qu'ils avaient
provoqué en s'amusant à jeter des pierres dans l'ouvrage abandonné. Les étais ayant
rompu, les quinze premiers mètres du puits devaient s'effondrer, Quelques inconnues
demeurent, il semble notamment que plusieurs puits de reconnaissance aient été
réalisés parallèlement au tristement célèbre puits Trémoulade. Des informations que
nous avons pu avoir, l'un d'entre eux aurait été réalisé dans le socle, en extrémité de la
première galerie foncé dans le socle, un autre apparaît sur la coupe de la galerie d'Argnat
donné par Van Der Min mais à l'aval de celle-ci.
Après un long temps de silence, un nouveau projet fut suggéré en avril 1936 par le
Professeur Jung, de la Facuité de Clermont-Fd, et M. P. Gauthier, Conservateur du
Musée Lecoq qui voulaient voir sa réalisation au-dessus de la route nationale, en face
de Mas d'Argnat, dans l'étranglement de la coulée volcanique. Ce projet fut de nouveau
étudié part le Professeur Jung en 1948 lorsque le syndicat de la Basse Limagne a
souhaité étendre son rayon d'action et c'est encore la même année que le projet fut
accepté définitivement. || consistait à rechercher par une galerie en ligne droite, creusée
dans la coulée de basalte labradorique de Mas d'Argnat, l'ancien thalweg gneissique
qu'on estimait d'après les calculs être situé entre 40 et 45 m de profondeur par rapport à
la cote de 660 m qu'accuse la route nationale 141 à cet endroit. Les projets furent étudiés
au point de vue technique par M. Thiodat, Ingénieur au bureau Sauvanet et exécutés
par M. À. Goumy, entrepreneur à Clermont.
Mars 2001 P.31La galerie d'une longueur de 370 m (et non 430 comme cela apparaît dans plusieurs écrits
dont notre rapport sur l'assainissement d'Egaules) est percée en partant du toit de la
coulée, suivant une direction supposée être l'axe de la paléovallée,
Les premiers 40 m, entièrement bétonnés, ont probablement été réalisés dans les
formations volcaniques. Au-delà de 40 m, on pénètre dans le socle, manifestement la
vallée n'était pas linéaire et un coude prononcé devait être traversé sur une longueur de
l'ordre d'une centaine de mètres. La galerie retrouve la formation basaltique avec
certitude aux environs de 170 mètres à partir du début de l'ouvrage. Au-delà le
chemisage béton ne permet plus aucune observation ; l'ouvrage se prolonge de
manière rectiligne sur près de 330 mètres.
Un virage de quelques degrés conduisait quelques trente mètres plus loin dans des
formations scoriacées où l'eau se mis à couler.
L'infléchissement de l'ouvrage s'explique probablement par l'apparition de venues d'eau
dans cette direction.
Le fond de la galerie a été aménagé sous la forme d'un aqueduc couvert de dalles béton
non jointives sur lesquelles le visiteur déambule.
L'essentiel de la galerie a fait l'objet d'un soutènement béton complet, seuls trois
tronçons laissent voir la roche granitique ou volcanique.
Aucune venue d'eau particulière n'a été notée dans la galerie, sauf en deux points (à
201 et 216 m) au droit des pieds droits rive droite.
Il n'est pas exclu que l'aqueduc puisse être également localement drainant. Nous
n'avons cependant pas pu faire d'observations à l'intérieur de l'ouvrage.
L'épaisseur des formations volcaniques au-dessus de la tête de la galerie est de l'ordre
de 50 mètres.
4.3 Contexte géologique
Il'est pantiellement décrit dans le chapitre relatif au captage. Le chemisage béton de la
presque totalité de la galerie interdit toute observation précise.
On ne connaît réellement la coupe géologique qu'au travers de l'esquisse qui en a été
faite par Van Der Min en 1945 et dont on peut douter aux regards de nos propres
observations.
Mars 2001 P.32En effet, aux regards des seuls affleurements, il est possible de donner les éléments
suivants :
béton granite béton granite béton basalte béton
+ >< + 4—}<4 + —b-4 —p4- Ld
0 44 92 99 123 170 177
360
On voit bien que ces seules indications différent fondamentalement d'une coupe qui
n'est, à notre sens, que schématique.
Le fond de la galerie à la cote 664,14 se situe à une altitude de seulement -10 m par
rapport au granite rencontré au forage C32 (674,9) et cependant distant de 1 200 m. Le
dénivelé du rebord de faille n'autorise pas une si faible différence; le fond de la galerie
se situe au-dessus du fond du-thalweg.
ll reste enfin à imaginer la position de cette galerie par rapport à l'axe de la paléovallée :
l'analyse morphologique laisse à penser que le flanc Sud est nettement plus raide que le
flanc Nord et qu'une forte dissymétrie de section milite Pour une position du cœur du
thalweg plus proche de la rive droite ; la venue d'eau en extrémité amont de la galerie
pourrait signifier que l'on ait dépassé l'axe du thalweg.
L'examen de terrain à l'amont de la voie ferrée et dans les terrassements de celle-ci
semble montrer un étalement de la coulée vers le Nord dans un thalweg adjacent au
thalweg principal et dont on devine mal où il convergeait avec ce dernier. À ce niveau, la
limite coulée socle se devine mal, les colluvions ayant ennoyés le contact. Ce n'est qu'à
l'aval de la voie ferrée que la limite se marque à nouveau avec une limite très nette où
les formations volcaniques surplombent le contact avec le socle.
4.4 Contexte hydrogéologique
La galerie d'Argnat capte la partie supérieure de l'aquifère qui s'écoule au sein du
paléothalweg ; il n'est pas possible ici de dire si cet aquifère est déjà individualisé en
deux unités comme cela a été démontré plus à l'aval, même si cette individualisation est
relative (ct. les résultats de traçages).
Quoi qu'il en soit, il est probable que la galerie pratiquement subhorizontale ait été
arrêtée dès que les venues d'eau captées étaient suffisantes ; c'est donc la partie
Supérieure de l'aquifère qui est concernée.
Mars 2001 | P.33Bien que l’on ne dispose pas de mesures de débit sur les sources d'extrémités de
coulée avant la construction de la galerie ; le prélèvement d'Argnat aurait un impact plus
fort sur les sources de la Vernède et du Bédat que sur les autres sources (Reilhat -
Vergne - Grosliers).
Le prélèvement intéresserait donc prioritairement la ou les coulées les plus jeunes.
L'évolution des débits du captage d'Argnat est mal connue, seuls les prélèvements sont
comptabilisés, le trop-plein pluie ne l'est pas.
Les données reportées sur le graphique ci-dessous ont été fournies par la SEMERAP;
elles montrent une irrégularité des prélèvements qui n'est probablement pas
représentative des débits.
nrhvement (3)
prélèvements mensuels
captage d'Argnat
400 000
360 090
+
trs +
300 000
++
250 000 |
200 0c0
janv-87 janv-88 janv-88
Date
janv-00 janv-01
Mars 2001 P.34Le SRAE a réalisé des mesures de 1988 à 1986. Le débit maximum de cet ouvrage le
15 juin 1983 donne une valeur de 240 l/s suite à des pluies diluviennes d'avril-mai : le
15 septembre de la même année, le débit est toujours de 200 //s,
Le débit minimum mesuré est atteint lors de l'été et de l'automne 1985, particulièrement
sec (7 mois, de début juillet 1985 à fin janvier 1986) ; en
février et mars 1986, c'est un débit
de 140 V/s qui est mesuré.
Contrairement à ce qui a pu être dit, le débit de 240 l/s ne reflète pas une réponse très
rapide du système aux pluies d'avril-mai 1983, pas plus que le débit de 140 l/s suite à
une sécheresse de 7 mois.
En effet, au cours de la sécheresse des années 1989 à 1991, le débit de la galerie a
chuté à 70 [/s traduisant là effectivement, une réponse à une importante sécheresse.
Les chiffres de 240 |/s et de’ 200 /s en Septembre 1983
ainsi que celui de 140 |/s en
mars 1989 traduisent au contraire une remarquable capacité à lisser les extrêmes. La
pointe de débit n'est probablement due qu'aux infiltrations sur la partie terminale des
coulées. || faut des durées beaucoup plus significatives dans les extrêmes
climatologiques pour que le débit moyen soit significativernent affecté comme ce fut le
cas lors de la sécheresse 1989/1991.
Enfin, il faut insister sur le fait que l'ensemble de ces fluctuations doit être comparé au
débit moyen du système estimé ici à 300 Vs, sachant que la galerie d'Argnat ne contrôle
pas le débit de base mais plutôt la partie sommitale de l'aquifère,
Le captage d'Argnat gère PEU où prou un peu moins de la moitié de la ressource (vérifier
avec les données SRAE),
Le syndicat de Basse Limagne ne nous ayant pas fourni la chronique des débits, il
nous sera difficile de prolonger notre analyse.
4.5 Qualité des eaux
On trouvera en annexe 1 les résultats des analyses taites sur le captage ; on retiendra
essentiellement que les eaux du captage d'Argnat sont faiblement minéralisées, avec
une conductivité moyenne comprise entre 160 et 200 HS/cm, les teneurs en nitrates se
situent autour de 5,5 à 6,3 mg/l. Les teneurs en phosphore total se situent autour de
0,7 mg/l.
Mars 2001 P.35Au niveau bactériologique, une
Seule des six analyses réalisées
sur la ressource, la Plus ancienne
en date du 03/02/1991, donne
une eau non potable avec
une contamination résiduelle
par 13 streptocoques, lesquels
semblent être les seuls à avoir
résisté, aucuns Coliformes ou germes
n'ayant été mis en évidence au niveau
de cette analyse.
4.6 Conditions d'environnement
du captage
L'environnement général du bassin d'Argnat
a été Présenté en préambule : NOUS ne
nous intéressons donc qu'à
l'environnement immédiat de
l'ouvrage en gardant à l'esprit
que l'ensemble de la galerie, où
l'écoulement se fait à l'air libre, doit
être considéré comme partie intégrante
du Système à protéger si l'écoulement
dans la galerie demeure à l'air
libre. Notre analyse porte donc depuis
le captage (bâtiment) jusqu'au CD90,
Schématiquement, du CD941 à la voie ferrée,
l'environnement est celui d'une forêt de médiocre
qualité, les arbustes ou buissons
l'emportent largement sur la forêt.
lci où là, et Plus particulièrement
sur les flancs granitiques, quelques
lambeaux de prairies résiduelles
panciuent le Paysage.
La densité des chemins est Sonsidérable
et concentrée autour du chemin principal
liant le CD90 au CD941, Leur utilisation
l'est tout autant.
La proximité des lieux habités ainsi
que de l'agglomération clermontoise
justifie Pour une Part cette situation
; l'ouvrage sous la voie SNCF
permettant la liaison directe
entre le haut bassin et le
Mas d'Agnat est à l'origine également
d'une partie de la circulation :
l'existence d'une maison de garde
barrière habitée, desservie exclusivement
par le pont SOUS la voie SNCF,
va également dans ce sens.
Il y a donc une Pression considérable
sur ce Secteur, où se croisent
promeneurs, chasseurs, propriétaires
et exploitants de bois, amoureux,
gens du voyage, mécanicien amateur,
on comprendra que cette situation
n'est Pas des plus favorables
à une bonne Protection de
la ressource.
À cet aspect des choses, il faut
ajouter un certain nombre de contraintes
plus ou moins bien identifiées, au droit
même de la tête de la galerie :
"* Un ancien terrain de
Sport de Sayat, transformé
en Parcage de chevaux
; la création d'une
surface horizontale s'est faite Par
apport de matériaux, notamment
Mamo-calcaire ;
Mars 2001 |
P.36les anciens vestiaires du terrain de
sport devenus relais de chasse ;
“+ l'existence du puits Trémoulade voire
d'un deuxième ouvrage de reconnaissance
plus ou moins bien rebouché qui pourrait
fonctionner en drain ; l'un au centre de
l'ancien terrain de Sport, l'autre le long
du chemin piétonnier Sud.
L'ensemble de ces informations a été
acquis par enquête auprès d'habitants
d'Argnat et un examen du terrain avec
une des Personnes la plus à même de
connaître les lieux. Le remblaiement
pour la Gonstruction des anciens terrains
de Sport masque
aujourd'hui la ou les cicatrice(s)
qu'ont pu laisser ces Ouvrages.
Une reconnaissance géophysique est
cependant à même de préciser leur
position. Elle devra être mise en œuvre lors
de l'établissement des périmètres de
protection.
"* Un rétablissement hydräulique
sous la voie ferrée et dont les eaux
viennent à se
perdre le long du chemin de randonnée
en rive droite de la coulée, immédiatement
à la hauteur de la tête de la galerie ;
“+ les drainages des chemins qui se
perdent dans la coulée ;
des dépôts erratiques le long du chemin
principal ;
enfin, l'existence de la voie ferrée
avec ses conditions d'entretien qui,
jusqu'à ces
dernières années, se faisait avec des
produits chimiques.
Au-delà de la voie ferrée, l'environnement
de la coulée s'améliore ; bien que les chemins
demeurent nombreux, les forêts s'affirment
(mélange de sapins et de feuillus). La tempête
de décembre 1999 a fait de nombreux
dégâts. De grandes prairies bien entretenues
ponctuent cet espace, tant à l'aplomb
de la coulée qu'en rive gauche de celle-ci
où la limite granite-basalte
ne se dessine pas franchement contrairement
au contact socle - coulée
au Sud.
À ce niveau, on retrouve un Gontact typique
avec le socle plongeant très rapidement
et la coulée gardant un
Surplomb par rapport à celui-ci. C'est une
goulotte très marquée qui
se dessine à ce niveau, où les eaux
de ruissellement en Provenance du
socle viennent
à converger et s'infiltrer dans la formation
volcanique qui présente de larges fissures.
Lors de nos visites, nous avons pu observer
à l'amont de [a voie SNCF un écoulement
parfaitement matérialisé qui se perdait
au contact même de la coulée. On imagine
qu'en période de fortes
Pluies, cet écoulement soit rétabli sous
la voie ferrée et poursuive son
infiltration immédiatement à la hauteur de
la tête de la galerie.
Mars 2001 P.37Cette situation ne se retrouve pas au Nord, où comme
cela a été mentionné dans le
contexte géologique et hydrogéologique, les coulées semblent avoir Surversé Vers un
deuxième thalweg qu'elles n'ont rempli que partiellement et superficiellement.
A l'approche du CD90, la pression agricole s'accroît avec
des stockage intempestifs de
fumiers sur certaines parcelles (11 et 12 section ZS, commune de Volvic).
4.7 Périmètre de protection proposé
L'ensemble des dispositions proposées ici le sont dans l'hypothèse de la pose d'une
canalisation étanche dans la galerie. Si ce n'était
pas le cas, le P.P.I devrait intégrer
l'ensemble de la galerie et condamnerait le chemin desservant la partie Sud de la coulée,
Les périmètres de protection devraient être revus.
Au préalable à l'établissement des périmètres de
protection, un certain nombre de
travaux devront être réalisés :
+ Traitement de la zone d'infiltration entre socle
et volcanisme, à l'amont de la voie
SNCF ; réfection du rétablissement hydraulique
sous la voie SNCF et
canalisation des eaux à l'aval du PPI,
Le traitement de cette zone se fera par élimination
des végétaux sur une bande
de 5 m de large et 150 m de long.
On ne procédera pas au désouchage complet des arbres, la structure racinaire
sera abandonnée dans le sols ; la tête de la souche
sera détruite.
1
/
2 — élimination du pied
2
Une fois cette opération réalisée, on procédera au
drainage des eaux issues du
versant, soit en mettant en oeuvre un
Corroi argileux compacté, soit une
géomembrane (cf. schémas ci-après).
| Mars 2001 P. 38géomembrane
Ces eaux seront captées à l'aval au niveau du rétablissement hydraulique sous
la voie SNCF. Ce dernier laisse s'infiltrer les eaux
immédiatement après la voie :
Pour supprimer cet état de fait, un collecteur
sera posé et rejettera les eaux
drainées à l'aval du PPI.
Une partie des eaux de voirie transiteront également
par cet Ouvrage.
Le plan cadastral au 1/2 sopème ci-après situe les
travaux,
fermeture après |a voie SNCF du chemin principal
de manière à Supprimer les
échanges CD90 - CD941 tout en permettant la desserte
de l'ancienne maison du
garde barrière toujours habitée :
pose de panneau interdisant l'usage des chemins à toutes Personnes autres que
les riverains ; la position de ces Pañneaux est donnée
sur le plan cadastral en
annexe 2 ;
déplacement localisé du chemin principal à l'aval
de la voie SNCF. Celui-ci
Pourra emprunter un chemin partiellement existant en contrebas de la coulée :
Mars 2001 P.39“+ _ traitement du chemin principal à l'amont et
à l'aval du Pont des Tirades. Précisons
de suite que le chemin en tant que tel n'est pas
l'objet de nos inquiétudes ; en
effet, les matériaux qui le composent, remblai
en concassé, sont totalement
imperméables par le biais de compactage lié au
trafic. Par contre, les eaux qui
sont issues de ce chemin aboutissent dans des
figoles permettant une infiltration
plus où moins rapide dans la formation volcanique.
Face à un accident sur cette
voie, épandage d'huile ou d'hydrocarbures,
il sera très difficile de contrôler le
devenir de la dite pollution. C'est Pourquoi
nous préconisons la mise en œuvre
de fossé étanche dont le rôle est de véhiculer
les eaux à l'aval de la zone de
drainage constituée par la tête de la galerie.
Peut-on créer un tel ouvrage de collecte sans
reconsidérer la structure du chemin
actuel ? Cela est peu probable, le terrassement
en bordure de chemin risque de
fragiliser la liaison entre.collecteur voirie ; c'est
pourquoi nous préconisons la mise
en œuvre d'un collecteur de drainage,
tuyau ou fossé, et une imperméabilisation
par mise en oeuvre d'un enrobé (ci. coupe
technique).
bourrelet
devers | TT p
fossé étanche
avaloir bourrelet étanche
lu. "hr
l
© 2
l
[ Ï
=]
) — tuyau
Le plan cadastral au 1/2 500ème donne la partie
de voirie qui devra supporter ce
type de traitement.
Mars 2001 P.40LE a ù am |, Zone de traitement du contact roche coulée
| RS:
.| Déplacement et traitement du
chemin rural KR
TS
}
TBusage etrejer des 7. _ gi ] eaux à}
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LA
+ # oz! ‘
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get d d S
É $, 7 ges
| Er SO
—
la Riads Le
Mars 2001 | | Pat* à l'intérieur de la galerie, collecte des eaux parasites et évacuation vers le trop-
plein ;
enfin, au niveau même du bâtiment du captage :
*_ fermeture avec aération par capot Foug du regard de visite du trop-plein :
* suppression de la haie de thuyas qui permet des effractions de l'ouvrage à
l'abri des regards.
Ces travaux étant réalisés, on établira les périmètres de protection suivants ; ceux-ci
sont conditionnés au busage de la galerie. Si tel n'était pas le cas, les périmètres définis
ci-après devraient être revus :
Périmètres de protection immédiate
Il porte sur les parcelles suivantes : 155 et 157 pp, 158 à 160, section B, commune de
Sayat ; on trouve ses limites sur le plan cadastral en annexe 2.
Ces parcelles de terrains seront acquises en pleine propriété par le Syndicat et
hermétiquement closes ; elles seront débarrassées de tous dépôts ; les anciens
chemins seront défoncés, Cet espace sera maintenu ou converti en prairies rases.
Dans ce périmètre, il sera interdit toute activité autre que celle liée à la gestion et
l'entretien du captage.
Périmètre de protection rapprochée
Il porte sur les parcelles :
ZT
+ 10,11, 12, 18, section ZS, commune de Volvic ;
+ 105 à 126, 130 à 133, 137 à 154, 155 et 157 pp, 156, 161 à 167, 169, 183 à 187,
190 pp, 191, 724 à 729, 736, 767 à 912, 1171, section B, commune de Sayat
Dans ce périmètre, il sera interdit :
“+ _ toute construction hormis celles pour l'alimentation en eau potable destinée à la
distribution publique ;
l'installation d'élevage (porcherie, poulailler, chenil...) ;
+ l'aménagement et l'installation d'activité piscicole où aquicole ;
le parcage ; le pacage étant seul autorisé :
Mars 2001 P.42La
ES
les dépôts d'ordures ou de matériaux non
inertes :
l'épandage de substances organiques
telles que lisiers, purins, fumiers, jus
d'ensilage et résidus vers, lactosérum,
boue de station d'épuration, ainsi que des
eaux résiduaires domestiques ;
l'épandage de produits phytosanitaires
(ou agropharmaceutiques) ;
le stockage de produits de traitement
des routes et tous produits où toutes
activités non énumérées, susceptibles
d'induire une pollution chronique ou
accidentelle de l'aquifère $
l'ouverture de carrières ou de décharges ;
la réalisation de forages hormis ceux destinées
à l'AE,P destinée à la distribution
publique ;
l'usage de produits chimiques destinés
à l'entretien de la Voie ferrée,
Et enfin plus particulièrement au Niveau
forestier :
L2
Pa
ue
=
le traitement de la forêt :
les coupes de bois à blanc x
l'ouverture de nouvelles pistes ;
le débardage du bois et tous types de travaux nécessitant des engins forestiers
hors des périodes de temps sec :
le stockage du bois :
le stockage et le ravitaillement d'hydrocarbures
destinés à l'alimentation des
engins de débardage et des scies.
L'utilisation d'engrais minéraux et d'amendements
sont admis dans la limite où les
Soncentrations en nitrates sur
les eaux du captage ne dépassent
pas 10 mg/l. Si ce
seuil venait à être dépassé, leur usage pourrait
être interdit,
Mars 2001
| P.43SLAE.P. de la Basse Limagne DUP Périmètres de protection
Du captage d'Argnat
« Note de présentation des deux solutions »
Annexe 2 : Avis complémentaire de septembre 2013
EGIS EAU / SGR /Avril 2018 ANNEXESSIAËEP de la Basse Limagne
Département du Puy de Dôme
Mise en place des périmètres de protection du
captage d’Argnat
Avis complémentaire
Marc Livet
Docteur en hydrogéologie
Hydrogéologue agréé
Coordonateur pour le département du Puy de Dôme
Septembre 2013Le bureau d'étude Egis eau en charge de la rédaction du dossier DUP du captage
d’Argnat m'a consulté en date du 20 juillet 2011.
Il souhaitait examiner un certain nombre d’alternatives aux propositions faites dans
mon avis de mars 2001.
La question principale portait sur l’opportunité de rendre étanche l’écoulement dans la
galerie (canalisation ou autre solution) , l'extension du PPI à l’aplomb de l'ensemble
de l’ouvrage pouvant constituer une variante à cette proposition.
Accessoirement, le Sivom s’interrogeait également sur l'opportunité de supprimer la
haie entourant la station de pompage, proposition que j'avais faite pour éviter les
intrusions dans le captage à l’abri de cette dernière.
Cette demande intervenant 10 ans après la rédaction de mon avis, j'ai demandé à
revoir le terrain.
Une réunion au captage d’Argnat s’est tenue le 30 mars 2012,
Le compte rendu de celle-ci rédigé par Egis est donné en annexe 1.
Lors de cette rencontre j’ai souhaité :
-un relevé topographique du canal de drainage de façon à évaluer les capacités
d'écoulement de ce dernier et la possibilité de lui substituer une conduite.
-üne analyse des deux venues d’eau au sein de cette galerie afin de préciser leur
origine.
Le B..E. a également demandé si l’imperméabilisation du chemin à l’amont de la voie
SNCF était impérative et si le traitement de la zone humide pouvait être inscrit en PP]
de manière à faciliter l’acquisition foncière.
Les éléments demandés nous ont été adressés le 23-08-2013.
1) Capacité d’écoulement du canal - solution busage
Le nivellement de l'ouvrage donne, de l’amont vers l’aval, les résultats suivants :
-un premier tronçon de 40,67ml avec une penie de 0.42%
-un deuxième tronçon de 234.9ml avec une pente de 0.55%
-un troisième tronçon de 48.44m] avec une pente de 0.39%
-un quatrième et dernier tronçon de 48.47ml avec une pente de 0.19%
La section du canal est un carré de 0.7m de côté.
Le calcul de la débitance de ce canal a été réalisé par Egis en adoptant une pente
moyenne de l'ouvrage 0.47%.Si ce mode de calcul est exact dans un ouvrage fonctionnant en charge, il ne l’est pas
pour un canal travaillant à surface libre.
C'est en effet le dernier tronçon à 0.19% qui contrôle le débordement de l'ouvrage, un
remous s'établit ensuite entre chaque tronçon.
Ainsi, si on reprend les calculs sur la base des hypothèses prises par Egis, notamment
un Strickler de 80 qui, à notre avis serait plus proche de 60-70, on trouvera que le
débordement de la partie aval du canal intervient pour 530 l/s et non 847 l/s.
Avec un k de 60 beaucoup plus réaliste pour des bétons de ce type, le débit avant
débordement ne serait plus que de 397 /s.
Le dimensionnement d’un tuyau susceptible de se mettre en charge a, par contre, tout
son sens avec une pente moyenne de 0.47%.
Pour des matériaux type PVC ou polyéthylène, on adoptera un Strikler de 100 à 110.
Ainsi, pour un diamètre 500 intérieur, la capacité d'écoulement est de 337 l/s pour
k=100, et 370 l/s pour k=110.
Pour un diamètre 450 intérieur, celle-ci est de 252 l/s pour k=100, et 277 |/s pour
Kk=110.
Ces chiffres doivent être confrontés au débit maximum de la galerie.
-Les mesures de la Semerap sur la période 2009-2011 donne un débit maximum de 175 Vs.
-Les mesures données par Belkessa [mémoire de DESS faculté de Clermont Ferrand
1977] pour la période 1965-1974 affichent un maximum de 185 V/s.
-Guillaume Bertrand [thèse faculté de Clermont Ferrand 2009] donne pour 2006-2007
330 /s pour tout le bassin, galerie d’Argnat et sources avales.
Tous ces chiffres nous confortent, si la solution busage devait être envisagée, dans
l’idée qu'un tuyau de diamètre 450 à 500mm intérieur est suffisant et pourrait être
posé dans le canal actuel.
Il est probable qu’il faille à ce stade privilégier une solution PEHD, PN4, qualité
alimentaire, avec soudure bout à bout, de manière à s’affranchir de toute variation de
section externe comme cela est le cas pour le PVC ou le PEHD soudé par manchons.
Dans cette solution, les « eaux parasites », et notamment les deux venues d’eau issues
de zones fissurées, pourraient s’écouler dans le canal à l’extérieur du tubage et être
rejetées au milieu en extrémité de la galerie.
2) Extension du PPI originel
La solution busage qui peut présenter des contraintes financières et techniques doit
être confrontée à la solution d’étendre le PPI originel au droit de la galerie.Pour établir cette extension de PPI il faut au préalable se définir un schéma de
fonctionnement hydrogéologique à l'aplomb de cette galerie.
Les trois croquis ci-après donnent les bases de notre réflexion.
Täke de La geleus
Alimentation
Ltoote
Suxscepéti
Houli EBauu eaux & +
Sufalra bu guenchique.
Coupe au niveau du point de captage : les alimentations lat r le ruissellement
sur le socle granitique, s'enfouissant rapidement au contact de la coulée, sont des
vecteurs de pollution de la nappe.
2 fotion Jatuants 5 mon aafinants
HbimonLakion
LokéroRe
get
" Sue psoréleique
décoaneelee de do. ges
Coupe à l’aval de la galerie (quand celle-ci traverse les formations volcaniques).
En toute logique, la nappe est à une côte inférieure à la galerie, et seules des eauxs’infiltrant verticalement en non saturée pourraient, si elles se constituent en petite
nappe perchée (saturée), alimenter la galerie. Si elles perdurent en non saturée, elles
contournent la galerie et rejoignent la nappe sous jacente,
Tout ceci s’entend dans un milieu homogène, ce qui est loin d’être le cas,
Toutefois une partie de la galerie s’inscrit dans le granite du flanc Nord de la
paléovallée, et à ce niveau, on ne peut exclure des venues latérales.
LUPAEN EN es
+
9 —— Ealrie
+ Sufaetépmeletqe
Ces venues seront d’autant plus franches que des discontinuités (failles, fractures)
favorisent leur pénétration.
C’est dans un tel contexte que se forment les deux venues d’eau pour lesquelles des
mesures de Ph, conductivités et températures ont été faites,
Les valeurs sont les suivantes :
1% venue depuis l’entrée : PH=6,43 C= 2440 nS/cm T= 9.6°C
2eme venue : PH 6,80 C=1010uS/cm T=9,7°C
La seule conductivité situe ces eaux dans le domaine du thermo minérale (1°* venue)
ou d’un mélange thermo minéral- eau de surface (2% venue).
Ces résultats n’ont rien de surprenant au regard de la proximité de la ou les grandes
failles de Limagne.
On comprendra donc que l’établissement d’un PPI dans le premier cas de figure peut
se limiter à une bande de terrain surplombant la galerie
Dans le deuxième cas, il pourrait se révéler nécessaire de porter celui-ci jusqu'aux
limites granite-socle si on considère que les vitesses de transfert à ce niveau puissent
être très rapides.
Les visites de la galerie n’ayant cèpendant pas révélés d’autres venues d'eau que
celles déjà identifiées et dont l’origine est liée à une fracture, il n'apparait pas évident
que le ruissellement au contact socle-coulée soit significatif.
Ceci nous conduit à limiter le PP] à une partie de la coulée volcanique à l’aplomb de
la galerie mais par contre à poursuivre significativement le PPR vers l'aval au Nord
de la galerie, de manière beaucoup plus limitée au Sud.L'absence de busage de la galerie, conduit à étendre le PPI vers l'aval mais
également en direction du Sud ouest.
Nous nous sommes également refusé à couper les parcelles de manière à faciliter la
mise en œuvre d'une clôture.
Les parcelles de ce nouveau PP] sont donc les suivantes : 155pp, 156 à 176, et 178pp
section B commune de Sayat.
Les parcelles 156, 157 pour partie, 166 à 161, et 169 initialement en PPR sont
portées en PPI.
Enfin, nous rajouterons à nos prescriptions initiales un PPI satellite en retirant du PPR
d’origine, les parcelles 769, 780, 782, 783,786 et 787 section B commune de Sayat.
Les prescriptions relatives aux PPI restent inchangées,
Le PPR portera en conséquence sur les parcelles suivantes :
1
10-11 1213 secon commune de Volvic
51 à 58, 81 à 99
105 à 126, 130 à 133, 137 à 154, 155 pp, 179 à 187, 190 pp, 191, 724 à 729, 736,
767, 768,770 à779, 781, 784, 785, 788 à 912, 1171, section B commune de Sayat.
Les prescriptions relatives au PPR restent inchangées.
Les limites des P.P.L. et P.P.R. sont données à l'échelle du 1/5000 en annexe 1
3) Traitement du chemin principal à l’amont et à l’aval du Pont des
Triades.
Ce chemin étant imperméable par le compactage lié au trafic, seul le fossé de collecte
des eaux devra être étanche.
Il appartiendra à la maitrise d’œuvre des travaux de réaliser, une liaison entre ce fossé
et le chemin, qui n’autorise pas de fuite vers la coulée.
4) Haïe autour de la station,
Les protections actuelles contre les intrusions permettent de s'affranchir de la
suppression de la haie entourant la station.5) Conclusions :
Un choix devra être fait quant à la solution busage ou la solution d’extension du PP]
et du PPR.
Si la solution busage était retenue, les PPI et PPR resteraient inchangés sauf en ce qui
concerne le PPI satellite tel qu’il a été défini précédemment.
La demande d’imperméabiliser le chemin serait également abrogée.
11 en serait de même pour la suppression de la haïe autour de la station.
HET Livet MarcS.LA.E.P. de la Basse Limagne DUP Périmètres de protection
Du captage d'Argnat
« Note de présentation des deux solutions »
Annexe 3 : Mail de l'hydrogéologue agréé du 27 mai 2017
EGIS EAU / SGR / Avril 2018 ANNEXESDe: SEFRICE Marc LIVET
A: GRAU Sylvie
Objet : Re: BASSE LIMAGE DUP ARGNAT : précision sur votre avis complémentaire de septembre 2013
Date : samedi 27 mai 2017 12:20:28
Bonjour Madame
Voilà donc un dossier qui avance à grands pas! Encore quelques années d'efforts et je pourrai le ranger
dans mes archives.
Je suis très surpris par les deux premières questions.
Sur l'imperméabilisation du chemin.
Le chemin étant à l'amont de la galerie captante , qu'elle soit canalisée ou busée, ne change rien quant
aux travaux que l’on envisage à ce niveau.
Considérant qu’un chemin carrossé de longue date est imperméable, seuls les fossés seront
imperméabilisés et je me répète quelque soit la solution retenue.
La haie.
Ubuesquel La haie étant à l'aval de l'ouvrage même raisonnement que précédemment.
Ce point ne relève pas vraiment de l'avis de l'hydro.ll s'agit d'un point de vue sécuritaire, vous gardez
ou enlevez la haie si vous jugez que vous améliorez la sécurité de l'ouvrage;
La canalisation où le busage n'ont rien à voir dans cette histoire.
Défrichement.
Le défrichement en PPI est recommandé pour assurer la protection des drains et de l'ouvrage.
Ici la profondeur de la galerie permet de s'affranchir de tout défrichement dés que la couverture
atteint un minimum de 7 mètres. Au delà les racines ont beaucoup de difficulté à pénétrer.
Je ne sais pas ce que cela représente exactement sur le terrain, à vous de mesurer.
Restant à votre écoute, je vous prie de croire, Madame , en mes respectueuses salutations.
Marc Livet
De : GRAU Sylvie
Date : mercredi 24 mai 2017 17:26
À : marc
Ce : "siaep.basse-limagne@wanadoo.fr" , MARCHAL Cyril
, LITSCHGY Frank , "Agnès PICQUENOT
(agnes.picquenot@ars.sante.fr)" , LITSCHGY NATHALIE
Objet : BASSE LIMAGE DUP ARGNAT: précision sur votre avis complémentaire de septembre
2013
Bonjour
En juillet 2011, nous vous avions consulté pour avoir un avis complémentaire à votre avis
antérieur sur la protection du captage d'Argnat.
Nous avions fait une visite de terrain le 30 mars 2012 (Compte rendu ci-joint) et vous aviez remis
Un avis complémentaire en sept 2013 (pièce ci-jointe).Dans votre conclusion, vous indiquez que les deux solutions : busage de la galerie ou extension
du PPI et PPR sont possibles Et que le maitre d'ouvrage doit faire un choix.
Et vous précisez ce qui doit être fait
- 1 pour l’imperméabilisation du chemin en amont de
la voie SNCF et
2 sur la haie autour de l'ouvrage.
L'ARS et nous même ne sommes pas d'accord sur le lecture et interprétation de vos conclusions
1- Sur l'imperméabilisation du chemin :
Parmi les interrogations, nous vous demandions s’il était opportun d'étancher le chemin
en amont de la voie SNCF.
Dans votre avis complémentaire, vous avez écrit :
- au paragraphe 3), « Ce chemin étant
étanche par le compactage lié au trafic, seul le fossé de collecte des eaux devra
être étanche. || appartiendra à la maitrise d'œuvre des travaux de réaliser, une
liaison entre ce fossé et le chemin, qui n’autorise pas de fuite vers la coulée. »
<--[if IsupportLists]--> en conclusion, « La demande
d'imperméabiliser le chemin serait également abrogée »
L'ARS comprend que cette imperméabilisation du chemin est à faire dans le cas du
busage de la galerie et ne serait pas à faire dans de l’extension du PPI et PPR sans busage
de la galerie.
EGIS comprend que l'imperméabilisation du chemin n'est pas à faire dans les deux
solutions et que seul le busage du fossé est à faire dans les deux solutions. Ce qui est
conforme à nos échanges sur le terrain.
Pouvez vous nous confirmer le sens de votre avis sur ce point : l'imperméabilisation du
chemin est elle maintenue dans l’un ou l’autre cas ?
2- Sur la haie,
EGIS comprend que la haie est supprimée dans les deux solutions de périmètre.
L'ARS comprend que la haie est maintenue si c'est l'option de non busage qui est
retenue.
Que doit on lire ?
Par ailleurs, un autre point demande a être précisé :
3- L'ARS souhaite également votre avis sur la
transformation de la couverture végétale en prairie naturelle uniquement, dans un
rayon de 15 mètres autour des ouvrages (en référence à son courrier du 4 mai 2016 —
Extrait ci après).
«- J'ai noté que vous demandiez d'être autorisé à ne pas défricher les parcelles du PPI,
car elles représentent une surface très importante (10,6 hectares) et le défrichement aurait
un impact visuel important sur cette zone naturellement boisée. Parmi les arguments
avancés, le dossier indique que la profondeur de la galerie (environ 40 mètres) au niveau
de la résurgence mettrait l'ouvrage hors de portée des racines et que l'impluvium du PPI
n'est pas la Source principale d'alimentation du captage. Cette demande devra faire l'objetd'un avis de l'hydrogéologue, à qui il sera proposé d'admettre la transformation de la
couverture végétale en prairie naturelle uniquement, dans un rayon de 15 mètres autour
des ouvrages. »
En effet, compte tenu de la surface du PPI, de la profondeur de la galerie et les risques
éventuels de ravinement si nous défrichons des surfaces trop importantes, nous avons demandé
à ne pas défricher les parcelles du PPI sur toute la surface.
Voir page 24 du mémoire ci-joint. Je vous joins également le plan général des périmètres
et travaux pour information.
Quel est votre avis sur le non défrichement des parcelles du PPI ?
Nous avons programmé une réunion avec l'ARS et le SIAEP de Basse Limagne le 29 juin 2017.
Nous vous serions reconnaissant de bien vouloir nous remettre vos précisions avant cette date
pour avancer sur ce dossier.
Restant à votre disposition,
Cordialement,
@)egiseau
Sylvie GRAU
Chef de Projet Hydraulique Urbaine
Zi du Brézet
SD rue Louis Blériot
CS 50402
63017 Clermont-Ferrand cedex 2
Tél : 04 73 60 35 14
sage ets ces jointes peuvent contenir des informations confidentielles ou privilégiées st
ne doivent donc pas être diffusés, exploités ou copiés sans autorisation. Si vous avez reçu ce
messoge par erreur, merci de le signaler à l'expéditeur et le détruire ainsi que les pièces jointes. Les
messages électroniques étant susceptibles d'altération, Egis décline toute responsabilité s ce
sage a été altéré. déformé ou falsifié, Merci
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protected by law: they should not be distributed, used or copied without authorisation. If you hove
ed this email n error, please notify the sender and delete this messages andits attachments
emails may be altered, Egis is not liable for messages that hoye been modified, changed or
falsified, Thank youS.LA.E.P. de la Basse Limagne DUP Périmètres de protection
Du captage d'Argnai
« Noie de présentation des deux solutions »
Annexe4 : Plan de la solution 1 avec busage
EGIS EAU/ SGR/ Avril 2018 ANNEXES| es
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Du captage d'Argnat
« Note de présentation des deux solutions »
Annexe 5 : Plan de la solution 2 sans busage
EGIS EAU / SGR / Avril 2018 ANNEXESÀ -
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Format: A3 Solution 2: Sans busageSLA.E.P, de la Basse Limagne DUP Périmètres de protection
Du captage d'Argnat
« Note de présentation des deux solutions »
Annexe 6 : Plan général des travaux hors busage des deux
solutions
EGIS EAU/ SGR / Avril 2018 ANNEXESÊ = r COUPE TYPE DE LA GALERE DEPARTEMENT DU PUY-DE-DOME S
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MAITRE D'OUVRAGE
SYNDICAT INTERCOMMUNAL
s D'ALIMENTATION es é 7 DUB : a ù
EN EAU POTABLE DE A \ -[-/ 5 2 N LA BASSE LIMAGNE
MISE EN PLACE DES PERIMETRES DE L \ d ?/ÆMBRE = =
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COMMUNE DE SAYAT # < A 5 . = F
1. Dossier principal d'enquête + - ë | A: \ = Î
HR
4
9. Plan de délimitation des périmètres et des travaux
[seu 172000 K 4
Ée e En / /
LEGENDE
——— Lite du périmètre de protection rapproché + <]
Lis dci de hit de | - -
Gremn ter s
= ——©— Linie same -
7 2 imite dacqusiion par voie amiable - À ls \ Q Ÿ 3 = mn C
me ES \ : $ = -È
SSAEP Basse Limagne
SNCF
Groupemant Les Rioux ie à a EN CE : ù Groupement rester Les Fontanies ù = y l PT
Hbiants arnat et uma d'agnat ot . N = : ji
BND 417 2830 Es k u = \ L BND 417 8833 Fe = A ge À el
END 4178728 AS
LEGENDE TRAVAUX
Cléture du PPI sur 2 165 mt
Poral pour entretien des parcelles
Xs0SLA.E.P. de la Basse Limagne DUP Périmètres de protection
Du captage d'Argnat
« Note de présentation des deux solutions »
Annexe 7: Chiffrage détaillé des deux solutions
EGIS EAU / SGR / Avril 2018 ANNEXESSIAEP BASSE LIMAGNE
Captage d'ARGNAT
Dossier demande DUP Périmètres de protection © egis eau
Note de présentation des deux solutions : chiffrage des travaux
Le montant prévisionnel s'établit de la façon suivante :
SOLUTION 2 SOLUTION 1
Sans busage Avec busage
Lère PHASE : opérations au cours de l'obtention de In DUP
- frais commissaire enquêteur (2 communes)
Zux 2000 € 4000 € 4000 €
- frais de publicité dans a presse pour l'enquête
2ux 850 € 1700 € 1700€
Opérations administratives
- Solution 2 : notification de l'enquête aux 120 propriétaires (231 parcelles + 20 parcelles appartenant au SIAEP)
l0ux BE 960 €
- Solution 1 : notification aux 96 propriétaires (204 parcelles + 20 parcelles appartenant au SIAEP)
%ux se 768€
= imprévus 1340€ 1332€
TOTAL PHASE 1 HT 8 000 € 7800 €
2ème PHASE : opérations subséquentes à de l'obtention de la DUP
Opérations administratives
- Solution 2 : notification de l'arrêté aux propriétaires
10 ux 10€ 1200€
- Solution 1 : notification de l'arrêté aux propriétaires
%éux 10€ 960 €
- Solution 2 : publication des servitudes aux hypothèques
2Siux 150€ 37 650 €
- Solution 1 : publication des servitudes aux hypothèques
Aux 150€ 35 600 €
SOUS-TOTAL AT 38850 € 34 560 €SIAEP BASSE LIMAGNE
Captage d'ARGNAT
Dossier demande DUP Périmètres de protection © eg ISeau
Note de présentation des deux solutions ; chiffrage des travaux
SOLUTION 2 SOLUTION 1
Sans busage Avec busage
Achats de tecrains PPL
Solution 2 : (29 parcelles concernées - dont 8 appartiennent au SIAEP de Basse Limagné)
- Achat de 21 parcelles dans les périmètres de protection immédiate
106 108 m2x 1e 106 108€
Solution 1 : (11 parcelles concernées - dont 1 appartiennent au SIAEP de Basse Limagrie)
- Achat de 11 parcelles dans les périmètres de protection immédiate
31010 m2x 1€ 31010€
Achats de terrains PP)
- Solution 2 : Achat de 55 parcelles dans le périmètres de protection rapprochée
135198 m2x ie 135 198€
= Solution I : Achat de 63 parcelles dans lé périmétres de protection rapprochée
49238 m2x 1e ANDRE
Achats de terrains pour la réalisation des travaux
- Solutions 1 et 2 : Achat de 2 parcelles pour parie (le reste des parcelles sont comptée dansle PPI ou PR) dans le périmètres de protection rapprochè
6249 m2x 1E 649€
- Solution 1 : Achat de térrains hors PPI et PPR par voie amiable (13 parcelles)
85960 m2x 1E 85 960€
- Solution 2 : frais de bornage et piquetage d'un géomètre
Tux 500€ 38000 €
- Solution 1 frais de bornage et piquetage d'un géomètre
S6ux 500 € 43 000 €
- Solution 2 : frais de notaires
Tux 500€ 38000 €
- Solution | : frais de notaires
Béux 500 € 43 000 €
SOUS-TOTAL AT 323555 € 252 208 €
759S€ 722€
= imprévus.
70 000 € 2
TOTAL PHASE 2 HT À ARE
3 ème PHASE : travaux de mise en conformité
PERIMETRE DE PROTECTION IMMÉDIATE ET PERIMETRE DE PROTECTION IMMEDIATE 563 336€ 850 908 €
PERIMETRE DE PROTECTION RAPPROCHEE 12600 € 12 600 €
AUTRES TRAVAUX 10 000 € 10 000 €
Ingénierie, divers et imprévus (environ 20 % du montant des travaux) 124 064 € 17649 €
TOTAL PHASE 3 HT 710 000 € 1 050 000 €
pageSIAEP BASSE LIMAGNE
Captage d'ARGNAT
Dossier demande DUP Périmètres de protection © eg ISea U
Note de présentation des deux solutions : chiffrage des travaux
RECAPITULATIF
SOLUTION 2 SOLUTION 1
Sans busage Avec busage
Le financement prévisionnel s'établit comme suit :
1. Opérations au cours de l'obtention de la DUP
SOUS-TOTAL HT 8000 € 7 800€
2. Opérations subséquentes à l'obtention de fa DUP
SOUS-TOTAL HT 370 000 € 294 000€
3. Travaux de mise en conformité
SOUS-TOTAL HT 710 000 € 1 050 000 €
TOTAL GENERAL HT 1 088 000 € 1351 800 €
page 3SIAEP BASSE LIMAGNE
Captage d'ARGNAT h
ste dé @ egis eau Note de présentation des deux solutions : chiffrage des travaux
Travaux
PERIMETRE DE PROTECTION IMMEDIATE ET PERIMETRE DE PROTECTION IMMEDIATE satellite |SOLUTION 2: |SOLUTION 1 :
A1 : Nettoyage, mise en prairie et clôtures Sans busage _ |Avec Busage
Aile |Désignation des travaux Quantité Une PHRTUnRE Montant HT: Montant HT A11__ [installation chantier 1 G 1.000,00 € 1 000,00 € [Nettoyage évacuation de tout dépôt sauvage dans les PPT
A12 __|et démolition du cabanon 1 : 5 000,00 € 500,00 €
Travaux préparatoires (débroussallage, broyage, ef
A13 _ |piquetage) 2 f 2.000,00 € 4 000.00 €
A4 [Boyage des souches etaballage d'arbres 10,5108 ha 3000,00 € 3183240€
A15 __|clôture en ronce antcielle de 5 rangs sur piquet acacia 2165,00 mi 10,00 € 21 650,00 €
A16 [Portail agricole hauteur 1,5 m, largeur 4 m 4 u 1 000,00 € 4000,00 €
A17__[Ensemensement prairie naturele 10108 ha 5000,00€ 53054,00€
SOUS TOTAL 120 538,40 €
PERIMETRE DE PROTECTION IMMEDIATE ET PERIMETRE DE PROTECTION IMMEDIATE satellite SOLUTION 2: |SOLUTION 1 :
A2a : Nettoyage, mise en prairie et clôtures Sans busage _ |Avec Busage Aricie = |Désignation des travaux Quantité Unie PrxTunE Montant HT Montant HT A2a1 instalation chantier 1 f 1 000,00 € 1000.00 € Nettoyage évacuation de tout dépôt sauvage dans les PPT A2a2 _|et démolition du cabanon 1 f 5 000,00 € 5000.00 €
Travaux préparatoires (débroussallage, broyage, et
A233 _ |piquetage) 1 f 2 000,00 € 2 000,00 €
A2a4 _[Boyage des souches et abatage d'arbres 31010 ha 3000,00€ 9303.00 €
A2a5 _ |Ciôture en ronce artificielle de 5 rangs sur piquet acacia 1330,00 mi 10,00€ 13 300,00 €
A226 _ |Portai agricole hauteur 1,5 m, largeur 4 m 2 u 1.000,00 € 2 000,00 €
A2a7 _|Ensemensement prairie naturelle 31010 ha 5000 00€ 15 505.00 €
SOUS TOTAL 48 108,00 €
PERIMETRE DE PROTECTION IMMEDIATE ET PERIMETRE DE PROTECTION IMMEDIATE satellite |SOLUTION 2: |SOLUTION 1 :
A2b : travaux de busage de la galerie Sans busage _ |Avec Busage Aricien |DEsignalion des travau Quantité Unie PrTunié Montant HT Montant HT
A2b1 _ [installation de chantier - remise en état en fin de travaux 1 Ft 15 000,00 € 15 000,00 € Dépose de l'ensemble des dalles de couverture béton du
A2b2 _ |caniveau 370 mi 200.00 € 74 000,00 €
A2b3 _ [curage du caniveau 370 ml 100,00 € 3700000 €
Mise en œuvre de mignonette ou gravelle pour drainage
A2b4 _ [des eaux d'infitrations 100 ma 30,00 € 3 000,00 €
Aménagement d'un dispositif d'écoulement des eaux
d'inftrations collectées dans la galerie en périphérie de 1a
A2b5 _ [conduite vers l'extérieur de la galerie 1,00 FL 20 000,00 € 20 000,00 € [Foumiture et pose de la conduite PEHD 830 mm extérieur
A2b6 _|y compris coude 370 mi 350,00 € 129 500,00 €
Mise en place de dispositif de lestage ou fixation pour
A2b7 _ léviterles risques de soulèvement de 1a conduite gravitaire 125 Unité 100,00 € 112 500,00 € Fourniture et pose de dalle de couverture de type
lcailebotis en résine pour ré aménager la voie de
A2b8 [circulation accès piéton au fond de la galerie 370 ml 150,00 € 55 500,00 €
“A2b8 _ [Sujétion pour gestion des eaux pendant le chantier 10000 Ft 13 500.00 € 13 500,00 €
SOUS TOTAL 360 000,00 €
ge 4SIAEP BASSE LIMAGNE
Captage d'ARGNAT
Dossier demande DUP Périmêtres de protection
Note de présentation des deux solutions : chiffrage des travaux
@jegiseau
PERIMETRE DE PROTECTION IMMEDIATE ET PERIMETRE DE PROTECTION IMMEDIATE satellite
: Traitement de la zone d'infiltration entre socle granitique et volcanisme, à l'amont de la voie [SOLUTION 2: |SOLUTION 1 : 8 SNCF Sans busage [Avec Busage Atice =]Désignation des travaux [quantité sf Unies Te Prix unité Montant HT.
PARTIE À description : Etanchéification de la zone d'infiltration de 750 m2 par mise en place d'une
lgéomembrane protégée avec un feutre anti roche de part et d'autre de la géomembrane +
revégétalisation et pose de canalisation de drainage
Bi __|Fouiles en masse, mise en dépôt provisoire des déblais
82 __ [Evacuation des débiais en excédent
83 __ |Pius value en terrain rocheux
84 __|Foumiture et Pose d'une géomembrane
B5 __ |Foumiture et pose de deux feutres antiroche
86 __ [Réalisation d'une bêche d'ancrage ou massif poids
87 _ [Fourniture et pose d'un collecteur drainant
Ivise en place d'un collecteur en traversée de chaussée y
88 __|comprs regard de visite et tampon fonte de couverture
IRéemploi en remblai et compactage supericiel des terres
89 Jexraites
B10 _ |Régatage sur place des débiais
Piquetage + Débroussailage + arrachage arbre +
B11 __|Végétalisation sont compris dans les travaux du chapitre A.
SOUS TOTAL 23 400,00 € 23 400,00 €
PARTIE 8 description : Mise en place d'un collecteur en aval de la voie SNCF pour évacuer les
eaux récupérées par l'étanchéification de la zone d'infiltration (travaux décrits précédemment) et [SOLUTION 2: |SOLUTION 1 :
es rojèter à l'aval du PPI ISans busage _ |Avec Busage
Piquetage + Débroussaillage + arrachage arbre +
812 __|Végétaisation sont compris dans les travaux du chapitre A.
813 __|Fouilles en tranchée, mise en dépôt provisoire des déblais
B14 _ [Evacuation des débiais en excédent
815 _ [Plus vaue en terrain rocheux
[Mise en place d'un collecteur en PVC CRB y compris
B16 __|enrobage sable + regard de visite avec tampon fonte
Raccordement sur ouvrage existant sous la voie SNCF y
B17 _|compris Génie Civil
IRéemploï en remblaï et compactage superficiel des terres
B18 extraites
IRemis en état du sie (régalage, végétalisation en
B19 prairie...)
820 _ [Réalisation dun bassin tampon
SOUS TOTAL 121 000,00 € 121 000,00 €
PARTIE C description : Remplacement de la canalisation d'adduction des fontaines d'Argnat sur $ :
850 ml y compris raccordement aux deux extrémités SOLUTIONZ 7 |EDLUTION 1. Sans busage [Avec Busage
Piquetage + Débroussallage + arrachage arbre +
821 __ |Végétalisation sont compris dans les travaux du chay
822 _|Fouiles en tranchée, mise en dépôt provisoire des débiais
823 _|Evacuation des déblais en excédent
B24 _ [Plus vaue en terrain rocheux
[Mise en place d'un collecteur en PVC 16 bars y compris
825 _ lenrobage sable
826 [Raccordements
Réemploi en remblaï et compactage supericiel des terres
827 extraites
IRemis en état du sie (régalage, végétalisation en
B26 prairie...)
SOUS TOTAL 75 000,00 € 75 000,00 €SIAEP BASSE LIMAGNE
Captage d'ARGNAT ñ Dossier demande DUP Périmétres de protection egIs eau Note de présentation des deux solutions : chiffrage des travaux
PERIMETRE DE PROTECTION IMMEDIATE ET PERIMETRE DE PROTECTION IMMEDIATE satellite |SOLUTION 2: |SOLUTION 1 : c : Déplacement localisé du chemin principal à l'aval de la voie SNCF Sans busage _ |Avec Busage Article |Désignation des travaux fQuantité a] unité = TePix unie Montant HT Montant HT
Partie À description : Afin d'échapper de l'emprise du périmètre de protection immédiat, le chemin principal existant
(sera détruit en partie et une nouvelle voie sera créée afin de contourner le PPI, sur 160 mètres linéaires
CT [Piquetage + Débroussaillage + arrachage arbre
C2 [Démolition de l'ancien chemin
C3 __ Terrassement en débais et confection du fond de forme
C4 [Réglage et compactage du fond de forme
C5 __ |Apport de matériaux et réalisation de ta couche de base
SOUS TOTAL 37000,00 € 37 000,00 €
Partie B description : Remise en état du chemin au nord du PPIsur 540 mètres linéaires
CS [Piquetage + Débroussailage + arrachage arbre
C7 [Pure partielle et rénovation du fond de forme
C8 [Réglage et compactage du fond de forme
c9 Apport de matériaux et réalisation de la couche de base
SOUS TOTAL 55 000,00 € 55 000,00 €
PERIMETRE DE PROTECTION IMMEDIATE ET PERIMETRE DE PROTECTION IMMEDIATE satellite [SOLUTION 2: |SOLUTION
D __|: Traitement du fossé le long du chemin principal à l'amont et à l'aval du Pont des Tirades Sans busage _ |Avec Busage
Aide 7 [Désignation des travaux Le Quanttén [unité TEnPrx unité MontantHT Montant HT
description : création de fossés étanches par pose de caniveau béton sur 1200 mi
DT ___ [Terrassement pour reproflage des fossés
D2 __|Création de fossé étanche
Traitement de la traversée sous le pont des Trades par
D3 __|pose d'une canalisation et raccordement à l'aval
D4 __ [Régalage de l'accotement pour remise en état
SOUS TOTAL 120 000,00 € 120 000,00 €
PERIMETRE DE PROTECTION IMMEDIATE ET PERIMETRE DE PROTECTION IMMEDIATE satellite SOLUTION 2 : |SOLUTION 1 :
E : Fermeture avec aération par capot Foug du regard de visite du trop plein Sans busage _ |Avec Busage
Aricle 7 [Désignation des travaux [Quantité [unités " Prune: Montant HT Montant HT.
description
E1___ [Foumiure et pose d'un capot type Foug T 1400.00 €
Ï Ï Ï
SOUS TOTAL 1400,00€ 1400,00€
PERIMETRE DE PROTECTION RAPPROCHEE : Pose de panneaux interdisant l'usage des [SOLUTION 2: |SOLUTION 1:
F chemins à toutes personnes autres que les riverains Sans busage _ |Avec Busage
Article - |Désignation des travaux [= Quantité [unie = [Prix unité Montant HT Montant HT
(description : création d'une signalitique interdisant l'usage des chemins à toutes personne autre
lque les riverains ou services et administations concernées
F1__ [Pose de panneaux T 1 T_ Forait _T 1260000€ 12 600,00 €
Ï Ï
SOUS TOTAL 12 600,00 € 17600,00€
pass 6SIAEP BASSE LIMAGNE
Captage d'ARGNAT n
RP a @egiseau Note de présentation des deux solutions : chiffrage des travaux
SOLUTION 2: [SOLUTION 1 :
& AUTRES TRAVAUX : mise en place d'un dispositif de suivi du débit réservé Sans busage _ [Avec Busage
Aricie [Désignation des travaux [Quantité futé Prx7unte Montant HT Montant HT description
vanne de fond dans la bâche de stockage pour régulation
G1 [au débit réservé
G2 [Génie vil
[Sonde doppler ou hauteur vitesse ou débit mètre pour
G3 _ |mesure des eaux passant au trop plein
SOUS TOTAL 10 000,00 € 10 000,00 €
[ngénierie, divers et imprévus (environ 20 % du montant des travaux) I 124 064 €] 176 492€
MONTANT TOTAL HT DES TRAVAUX DE MISE EN CONFORMITE : 710 000,00 € | 1050 000,00 €
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